Bonjour,
Je me permets de démarrer un nouveau topic suite à la forte mobilisation contre le projet Balcons du Mercantour, qui agite le petit monde de la randonnée, et les Alpes-Maritimes en particulier.
Suite à un reportage télévisé diffusé sur France 3 le 31 août dernier, nous avons tiré la sonnette d'alarme pour dénoncer ce projet destructeur de l'environnement, réalisé sans aucune concertation.
Je vous invite à visualiser la vidéo à l'adresse suivante pour vous rendre compte de l'ampleur des dégats.
Un nouvel itinéraire de randonnée taillé à la pelleteuse
L'article suivant résume la mobilisation sur les différents sites, forums, associations, etc.
http://www.trekmag.com/News/Mercantour/482-balcons-du-mercantour-la-contestation-prend-de-l-ampleur.html
Une manifestation se déroule ce samedi à 13h au Lac de Rabuons, sur le site du chantier, dans la haute vallée de la Tinée (06).
Merci à tous pour votre mobilisation.
Anthony
Bonjour à tous
Je suis présentement à préparer notre voyage en France pour septembre 2016
Nous allons une semaine à Paris, une semaine en Alsace trois jours au Lac de Côme en chemin vers une dernière semaine sur la Côte d'Azur C'est cette dernière semaine qui demande peut être un ajustement
Voici mon premier travail sur la semaine et j'ai peur d'en avoir trop mis chaque jour
Nous avons loué un appartement à Antibes pour 7 nuits Nous aurons une voiture
Voici 1 journée pour Nice 1 journée pour Villefranche , Cap Ferrat, Eze , La Turbie 1 journée pour Monaco et Menton 1 journée pour Antibes, Juan les Pins, Biot, Vence et St Paul de Vence 1 journée pour Cannes , Grasse 1 journée pour Fréjus, Roquebrune sur Argens , St-Raphael
Merci Christine
Je suis présentement à préparer notre voyage en France pour septembre 2016
Nous allons une semaine à Paris, une semaine en Alsace trois jours au Lac de Côme en chemin vers une dernière semaine sur la Côte d'Azur C'est cette dernière semaine qui demande peut être un ajustement
Voici mon premier travail sur la semaine et j'ai peur d'en avoir trop mis chaque jour
Nous avons loué un appartement à Antibes pour 7 nuits Nous aurons une voiture
Voici 1 journée pour Nice 1 journée pour Villefranche , Cap Ferrat, Eze , La Turbie 1 journée pour Monaco et Menton 1 journée pour Antibes, Juan les Pins, Biot, Vence et St Paul de Vence 1 journée pour Cannes , Grasse 1 journée pour Fréjus, Roquebrune sur Argens , St-Raphael
Merci Christine
Bonjour, J'ai besoin d'être sécurisé...aidez-moi ! À lire les discussions sur le site, j'ai l'impression que mon voyage que j'ai planifié en Provene et Cote d'azur en aout 2011 sera un cauchemar; tempéraure trop chaude, embouteillages monstres partour, plages bondées de touristes, etc...Est-ce si pire ? et si oui, comment en tirer le meilleur ?😕
Nous serons 4 (adultes et 2 grand ados) qui aurons un pied à terre à Avigon et une voiture pour se promener...Vos conseils et discours sécurisants sont les bienvenus.🙂
Nous serons 4 (adultes et 2 grand ados) qui aurons un pied à terre à Avigon et une voiture pour se promener...Vos conseils et discours sécurisants sont les bienvenus.🙂
Salut à tous,
Nous voudrions passer une semaine dans le Mercantour et nous souhaitons faire une rando avec 5 ou 6 jours de marche. Nous souhaitons dormir en refuge, en hauteur si possible aussi loin que possible des voitures et autres désagréments de la civilisation. Nous avons un peu de mal à nous construire un circuit en boucle (et oui on aimerait quand même retrouver notre voiture à l'arrivée).
Si vous connaissez bien le massif ou si vous avez des idées de circuits à nous proposer, nous sommes preneurs de tous les bons tuyaux.
Merci d'avance pour votre contribution
Bonjour,
J'ai trouvé la randonnée suivante sur internet:
Monte Carlo – La Turbie – Monaco. La randonnée s’élève magnifiquement jusqu’au village de La Turbie, joyau surmonté du Trophée d’Auguste. L’itinéraire se poursuit en balcon avec un retour par la Tête de Chien et Cap d’Ail.
J'aimerai savoir si cette randonnée convient à quelqu'un qui a le vertige quand le chemin de rando est un peu trop près du vide? (genre les falaises Etretat-Yport)
Merci d'avance
Sylvie
J'ai trouvé la randonnée suivante sur internet:
Monte Carlo – La Turbie – Monaco. La randonnée s’élève magnifiquement jusqu’au village de La Turbie, joyau surmonté du Trophée d’Auguste. L’itinéraire se poursuit en balcon avec un retour par la Tête de Chien et Cap d’Ail.
J'aimerai savoir si cette randonnée convient à quelqu'un qui a le vertige quand le chemin de rando est un peu trop près du vide? (genre les falaises Etretat-Yport)
Merci d'avance
Sylvie
Bonjour les Français,
Ma copine et moi disposons d'environ 3 semaines pour découvrir votre magnifique pays en 2016. Probablement en septembre, mais nous devanceront peut-être le voyage en mai. Nous avons 25 ans et voulons découvrir quelques villes avec ambiance, mais aussi visiter quelques une des merveilles naturelles de France. Sans être des athlètes de haut niveau, nous aimons bouger.
J'ai déjà commencé à lire sur le sujet, et je suis impressionné par la richesse du pays. Il semble y avoir tellement de chose à voir! Moi qui pensait que le tourisme en France tournait surtout autour des grandes villes.... 😊
Bref, en supposant des vols aller-retour par Nice, voici la première ébauche du voyage! Nous ne ferons qu'une petite partie du pays. Nous reviendrons dans quelques années pour en voir plus!
1) Arrivée Nice 2) Nice et alentours 3) Nice et alentours 4) Nice et alentours 5) Nice et alentours 6) Nice et alentours
Cette première partie du voyage est obligatoire. Ma copine a fait un stage à Nice en 2014 et veut retourner voir des amies. Elle me fera découvrir la région (Monaco, Villefranche, Cap-Ferrat, Eze, etc.)
7) Gorges du Verdon et Moustiers Ste-Marie 8) Randonnée Gorge du Verdon (Sentier Martel ou Imbut/Vidal) 9) Aix-en Provence 10) Calanques (Pas encore décidé lesquelles) + Soirée Cassis (Est-ce mieux à Marseille ou Cassis le soir?) 11) Marseille 12) Arles/Baux de Provence + Route vers Carcassonne 13) Carcassonne
Pour cette partie du voyage, est-ce faisable sans voiture? Je me pose surtout la question pour les Gorges du Verdon...
14) Alentours d’Avignon/Gordes/Chateauneuf du Pape OU région Pont-D’Arc (Étape encore floue... je ne sais pas encore si nous aurons assez de temps vue la route à faire pour la suite du voyage...)
15) Lyon 16) Lyon + Annecy 17) Randonnée Annecy (Probablement une Via Ferrata, en connaissez vous des incontournables? Sinon rando de la Tournette) 18) Annecy + Chamonix 19) Randonnée Chamonix (Probablement le Lac Blanc, mais j'ai peur qu'il soit rendu trop tard en fin septembre...) 20) Retour vers Nice 21) Retour Montréal
- Premièrement, croyez-vous que ce circuit est réalisable? Je fais un bon détour par Carcassonne mais il semble être incontournable... - Est-ce que j'oublie des endroits incontournables sur la route? - Et surtout, croyez vous que ce circuit se fait en transport en commun, ou bien il ferait mieux de louer un véhicule pour une partie du voyage. Sur quelle partie?
P.S: L'itinéraire n'est pas coulée dans le béton. Après Carcassonne, je pourrais peut-être décider d'aller dans les Pyrénées (Lac d'Oo?) et même me rendre jusqu'à Biarritz. Mais l'itinéraire ci-haut semble plus simple et mieux construit. Je me trompe peut-être...
Je vous remercie d'avance pour vos réponses! J'ai hâte de vous lire! Je poserai probablement des questions plus spécifiques lorsque le voyage sera un peu plus proche. Mais bon, j'aime trop les voyages donc j'ai déjà commencé à regarder 😇
À bientôt!
Marc-Antoine
Ma copine et moi disposons d'environ 3 semaines pour découvrir votre magnifique pays en 2016. Probablement en septembre, mais nous devanceront peut-être le voyage en mai. Nous avons 25 ans et voulons découvrir quelques villes avec ambiance, mais aussi visiter quelques une des merveilles naturelles de France. Sans être des athlètes de haut niveau, nous aimons bouger.
J'ai déjà commencé à lire sur le sujet, et je suis impressionné par la richesse du pays. Il semble y avoir tellement de chose à voir! Moi qui pensait que le tourisme en France tournait surtout autour des grandes villes.... 😊
Bref, en supposant des vols aller-retour par Nice, voici la première ébauche du voyage! Nous ne ferons qu'une petite partie du pays. Nous reviendrons dans quelques années pour en voir plus!
1) Arrivée Nice 2) Nice et alentours 3) Nice et alentours 4) Nice et alentours 5) Nice et alentours 6) Nice et alentours
Cette première partie du voyage est obligatoire. Ma copine a fait un stage à Nice en 2014 et veut retourner voir des amies. Elle me fera découvrir la région (Monaco, Villefranche, Cap-Ferrat, Eze, etc.)
7) Gorges du Verdon et Moustiers Ste-Marie 8) Randonnée Gorge du Verdon (Sentier Martel ou Imbut/Vidal) 9) Aix-en Provence 10) Calanques (Pas encore décidé lesquelles) + Soirée Cassis (Est-ce mieux à Marseille ou Cassis le soir?) 11) Marseille 12) Arles/Baux de Provence + Route vers Carcassonne 13) Carcassonne
Pour cette partie du voyage, est-ce faisable sans voiture? Je me pose surtout la question pour les Gorges du Verdon...
14) Alentours d’Avignon/Gordes/Chateauneuf du Pape OU région Pont-D’Arc (Étape encore floue... je ne sais pas encore si nous aurons assez de temps vue la route à faire pour la suite du voyage...)
15) Lyon 16) Lyon + Annecy 17) Randonnée Annecy (Probablement une Via Ferrata, en connaissez vous des incontournables? Sinon rando de la Tournette) 18) Annecy + Chamonix 19) Randonnée Chamonix (Probablement le Lac Blanc, mais j'ai peur qu'il soit rendu trop tard en fin septembre...) 20) Retour vers Nice 21) Retour Montréal
- Premièrement, croyez-vous que ce circuit est réalisable? Je fais un bon détour par Carcassonne mais il semble être incontournable... - Est-ce que j'oublie des endroits incontournables sur la route? - Et surtout, croyez vous que ce circuit se fait en transport en commun, ou bien il ferait mieux de louer un véhicule pour une partie du voyage. Sur quelle partie?
P.S: L'itinéraire n'est pas coulée dans le béton. Après Carcassonne, je pourrais peut-être décider d'aller dans les Pyrénées (Lac d'Oo?) et même me rendre jusqu'à Biarritz. Mais l'itinéraire ci-haut semble plus simple et mieux construit. Je me trompe peut-être...
Je vous remercie d'avance pour vos réponses! J'ai hâte de vous lire! Je poserai probablement des questions plus spécifiques lorsque le voyage sera un peu plus proche. Mais bon, j'aime trop les voyages donc j'ai déjà commencé à regarder 😇
À bientôt!
Marc-Antoine
Le Var, les Alpes Maritimes, ma région d'origine. De toute ma famille, nous ne sommes que 2 à en être partis. Mon oncle, qui au fur et à mesure des années s'en rapproche et moi, qui effectue ce retour aux sources au moins une fois par an (en général aux vacances d'avril) avec mari et enfants. L'occasion de découvrir cette magnifique région que je connais finalement bien peu !
Cette année, j'ai eu envie de partager à ceux qui passeront par-là quelques lieux visités lors de ces séjours qui conjuguent famille, tourisme (un peu), balade/randos (le plus possible).
Notre point d'ancrage est Saint Raphaël dans le Var.
Edition 2015 : - St Raphael (balades) : Cap du dramont et sentier du littoral - Plateau de Caussols (rando) et le village de Gourdon - St Jean Cap Ferrat (tourisme + balade): villa Ephrussi de Rothschild et sentier de la pointe Saint-Hospice - Massif de l'Estérel (rando) : les balcons du Cap Roux
Edition 2016 : - Arrière pays varois (kayak + tourisme) : lac de St Cassien, Montauroux, Callian, Tourettes, Fayence) - Massif de l’Estérel (randos) : pic de l’ours depuis la gare du Trayas + petite boucle au départ du col de Belle chasse - Nice (tourisme) : vieux Nice, colline du chateau, musée Chagall - Balade côtière (tourisme) : corniche d’Or, le château de la Napoule) + l’inévitable village de Gourdon (sous le soleil) - Roquebrune sur Argens: kayak + rando jusqu’aux 3 croix
Avant de commencer, voici quelques ressources utiles : - Un beau site de rando dans les Alpes Maritimes signalé par Wallis06, une forumeuse de la région :ICI - J’ai toujours mon guide "Evasion Côte d’Azur" (Hachette) que je trouve pas mal fait avec son cahier de randonnées - En 2015, j’ai investi dans le Rother Côte d’azur, j’aime bien cette gamme de guide (spécial randonnées)
Prêts pour le soleil, la mer, les roches rouges, des superbes paysages ? Oui ? Alors c'est parti 😎....
Notre point d'ancrage est Saint Raphaël dans le Var.
Edition 2015 : - St Raphael (balades) : Cap du dramont et sentier du littoral - Plateau de Caussols (rando) et le village de Gourdon - St Jean Cap Ferrat (tourisme + balade): villa Ephrussi de Rothschild et sentier de la pointe Saint-Hospice - Massif de l'Estérel (rando) : les balcons du Cap Roux
Edition 2016 : - Arrière pays varois (kayak + tourisme) : lac de St Cassien, Montauroux, Callian, Tourettes, Fayence) - Massif de l’Estérel (randos) : pic de l’ours depuis la gare du Trayas + petite boucle au départ du col de Belle chasse - Nice (tourisme) : vieux Nice, colline du chateau, musée Chagall - Balade côtière (tourisme) : corniche d’Or, le château de la Napoule) + l’inévitable village de Gourdon (sous le soleil) - Roquebrune sur Argens: kayak + rando jusqu’aux 3 croix
Avant de commencer, voici quelques ressources utiles : - Un beau site de rando dans les Alpes Maritimes signalé par Wallis06, une forumeuse de la région :ICI - J’ai toujours mon guide "Evasion Côte d’Azur" (Hachette) que je trouve pas mal fait avec son cahier de randonnées - En 2015, j’ai investi dans le Rother Côte d’azur, j’aime bien cette gamme de guide (spécial randonnées)
Prêts pour le soleil, la mer, les roches rouges, des superbes paysages ? Oui ? Alors c'est parti 😎....
Briançon Nice
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Tout a commencé par un trajet en train, Lyon Briançon. Une épopée, en effet huit heures de transport, un premier changement à Grenoble, puis un TER faisant toutes les petites gares jusqu'à Gap. Une fois dans cette ville sans que cela soit prévu arrêt définitif du train et poursuite du voyage, après une petite heure d'attente, en bus. Huit heures pour effectuer 250 kilomètres. On est loin du Paris Lyon et ses 450 kilomètres en moins de deux heures. Mais il serait dommage d'aller plus vite, car le paysage est tellement diversifié d'une part au départ de Grenoble en direction du Vercors puis dans cet immense contour des massifs du Dévoluy et de l'Oisans, qui dévoilent au fur et à mesure du cheminement une partie de leurs joyaux . Je débarque à 18h à la gare.
Le temps n'est pas très engageant mais en juin, bien que la journée soit bien avancée, il reste quatre heures de jour. Je vais donc aller dormir quelque part au pied du col des Ayes. La montée est magnifique, des fleurs partout. Ce long vallon n'est absolument pas monotone, de plus la forme est bonne et j'avance vite. Le temps est de plus en plus menaçant, puis il se met à pleuvoir des hallebardes. Pas de panique, mon altimètre indique 2350 m, cela suffira pour aujourd'hui. Je m'abrite sous le double toit de ma tente sorti à la hâte. J'attends la fin de l'averse, persuadé que c'est une question de minutes. Mais après une demie-heure passée recroquevillé et enroulé sous cette bâche protectrice, la vigueur de la pluie ne faiblit pas et les frissons me gagnent. Donc l'installation aura lieu sous des trombes, beau baptême pour cette nouvelle tente. Enfin je suis dessous mais mouillé, je m'enfonce dans mon duvet. Je commence par avoir un peu froid, il est 21h. Manifestement mon abri est étanche et bien aéré, ce qui sera une garantie de non condensation, bien que cela implique une petite déperdition de chaleur. Une fois bien allongé, les qualités calorifiques de mon sac de couchage font rapidement effet, et comme bien souvent dans ces conditions j'ai la flemme de me faire à manger et je m'endors. Réveil avec le jour. Pas de bruit d'eau sur la toile, la luminosité est intense, je sors la tête, grand ciel bleu. Joie immense de se trouver comme cela en pleine montagne et se sentir complètement à sa place dans ce décor majestueux. A l'ouest, l'Oisans apparaît dans toute sa majesté. La tente épatante, elle n'a absolument pas pris l'eau et pas produit de condensation non plus. Pourtant elle ne pèse qu'un kilo deux cents avec piquets, de plus l'espace intérieur est très grand. J'aurai même l'occasion de l'expérimenter avec un bon confort durant trois nuits consécutives huit moins plus tard à deux en hiver avec un camarade de bonne corpulence. Vive la toile à parachute.
Au-dessus, le col des Ayes, en une petite demi-heure j'y suis, il est barré par un gros névé. Temps splendide, absence de vent, mon itinéraire vers le sud se découvre jusqu'au delà du Pic de la Font-Sancte. A mes pieds la vallée d'Arvieux. Quel bonheur de marcher sur ce chemin souvent si fréquenté et qui est désert à cette période de l'année. La limpidité de l'air après une bonne nuit de pluie donne un aspect très avenant au paysage. Arvieux est vite dépassé. A la sortie du village le chemin se dirige vers la gauche, son tracé est matérialisé par une petite sente très agréable bordée de sapins. Au niveau du lac après le bourg des Maisons, je rencontre un homme lourdement chargé qui suit le même itinéraire que moi. Manifestement il en a plein les bottes, vu la grosseur de sa charge et de ses chaussures, cela me semble normal. Originaire de Saint-Etienne il a emprunté le matériel à son fils pour se mettre quelques jours en rupture de société. Après avoir échangé quelques considérations d'ordre général je le laisse et m'engage dans la descente sur Château Queyras. La pente est raide. Subitement on sent les prémices des Alpes du sud. Le sol semble moins gras, les arbres plus secs, les senteurs même se modifient légèrement. Enfin Château Queyras se dévoile juste au détour d'un lacet. J'ai presque l'impression de survoler les bâtiments tellement la déclivité est importante.
Je débouche sur la route et rentre dans le village. Oh! Surprise tout est fermé, pas de ravitaillement. Un bistrot est ouvert, la tenancière avenante me propose de me servir une boisson mais rien de solide. Cela m'embête car depuis hier matin lors de mon départ de Lyon, je n'ai pas mangé grand chose. Il est treize heures et j'aimerais bien pousser jusqu'à Ceillac, cela fait encore un bon bout de chemin, surtout le ventre creux. Alors gentiment, elle m'avoue qu'elle a bien quelques boîtes qu'elle destinait aux promenades dans les environs avec son mari. Donc enfin quelque chose de solide à se mettre sous la dent, il s'agit de thon à l'escabèche par dessus lequel je bois un coca cola et deux cafés bien sucrés, pas très équilibré mais ça donne du combustible. Alors que je déguste mon second café, mon Stéphanois arrive et comme moi, il est affamé. Mais là, la charmante dame reste intraitable et ne lui propose que du liquide, de l'intérêt égoïste d'être le premier. Sa boisson prise, nous nous retrouvons ensemble dehors. Rapidement je suis le point de départ du chemin très raide, qui conduit au col du Fromage est atteint.
Peu de temps après je me retrouve seul, la marche est agréable et la satisfaction grande de constater que le dénivelé est vite avalé. Je ressens une fois encore ce plaisir immense que procure la sensation de s'élever d'un pas alerte en contemplant le panorama toujours plus vaste, alors que la machine fonctionne bien. Le temps change, de gros nuages commencent à s'accumuler à grande vitesse, et de fortes bourrasques de vent se lèvent. Un petit grain accompagné d'une pluie serrée me cingle le visage. Mais le rythme rapide me permet d'interpréter cette ondée comme un simple refroidissement supplémentaire du moteur. Là aussi l'impression est très agréable de se faire mouiller sans que cela altère en aucune manière le moral. Le lieu est assez escarpé, de grandes ravines bordent le chemin. Le col de Fromage est atteint dans un début de petite tourmente et rapidement je m'engage dans la descente sur Ceillac.
Soudainement les nuages se déchirent et le soleil fait de belles apparitions intermittentes. Sur ce versant il n'y a plus un brin de vent. Je distingue très bien les toits gris de Ceillac qui brillent sous les rayons du soleil. Là encore la marche n'est que plaisir, bien qu'il faille faire attention de ne pas glisser sur le sol gorgé d'eau. Le vert de l'herbe mouillée, ponctué de perles brillantes multicolores, que sont les fleurs, ressort de façon intense à la lumière. Une fois dans le village j'essaie de me remémorer le gîte sympathique dans lequel j'avais l'habitude de venir il y a plus de vingt ans. Mais ma mémoire me trahit quelque peu et je me décide au hasard pour l'un de ceux que propose le lieu. Il me semble que c'est bien celui que je fréquentais mais je ne peux l'affirmer. Il n'est pas tard, un lit m'est attribué dans un dortoir . Une douche réconfortante me délasse, puis je m'allonge en attendant l'heure du souper. Il ne fait pas de doute que deux autres lits sont occupés, la masse d'affaires hétéroclites que j'y vois, l'indique sans ambiguïté. En effet, deux jeunes entrent, nous entamons la discussion et ils m'expliquent qu'ils effectuent un stage de fin de formation d'une école de travaux publics. Cette formation consiste à participer au travail de conception d'une équipe construisant une nouvelle via ferrata. Ils ont l'air tout à fait enchantés par leur activité qui va s'étaler sur plusieurs semaines. A dix neuf heures l'heure du souper ayant sonné, je me dirige vers la salle de restauration. Il y a beaucoup de monde, mais de jeunes peu. Notre société est un peu inquiétante, tandis que les trentenaires en bavent au boulot de nombreux quinquas, dont je fais partie, profitent paisiblement d'une retraite sans doute bien méritée. Mais cela me laisse un certain malaise. La nourriture est copieuse et excellente, le vin gouleyant à souhait coule presque à flot. Une fois regagné le dortoir, le sommeil me prend rapidement. Après une nuit paisible et un copieux petit déjeuner l'esprit tendu vers le but de l'étape de ce jour, Fouillouze, je me retrouve dehors. Je constate que la journée à venir s'avère magnifique. Tellement sûr de l'itinéraire, sans regarder la carte, je pars tête baissée pour rejoindre un petit vallon qui doit me conduire au pied de la Font- Sancte. A vrai dire je viens buter sur les premières pentes de la pointe de Saume. Mais j'insiste et cherche à rejoindre mon vallon par la droite . Après un bon kilomètre, je me dis que ma direction plein ouest ne semble pas coïncider avec l'itinéraire. Je m'arrête, sors la carte. En effet, j'ai fait un 180 degrés à la sortie du gîte en me focalisant sur un vallon qui n'était pas le bon. Demi-tour, faire une telle erreur sur un chemin comme le GR5 pas jojo!!! Enfin personne ne le saura. Rapidement j'atteins le départ du chemin qui monte au col Girardin, plus de mille mètres de dénivelé en perspective. Le soleil darde sur la pierre, il fait chaud dès le matin. Mais la vexation due à mon erreur m'a fouetté les sangs et j'attaque à vive allure, sur un rythme de 600 mètres à l'heure, seul moyen de me réhabiliter à mes yeux. Avoir un fonctionnement binaire permet parfois de se réconcilier à bon compte avec soi-même. Je double à fond de train un certain nombre de groupes d'anciens, attention j'en ferai bientôt partie. La cascade de la Pisse dévale toute couverte d'écume resplendissante parmi les mélèzes et autres rhododendrons. Son cours est ponctué de gros blocs qui ne la freinent pas, étant donné la raideur de la pente. Son courant déclenche un souffle d'air frais du meilleur effet sur la peau.
Je débouche sur le replat du lac des Près. Petite étendue d'eau peu profonde, entourée d'herbe constellée de gentianes sauvages au mauve profond. Site au-dessus duquel trône majestueusement le Pic de la Font-Sancte du haut de ses presque 3400 mètres. L'étape suivante, en cheminant le long des pistes de ski, me conduit au lac Sainte Anne avec sa jolie petite chapelle dédiée à la sainte du même nom. Ce coin merveilleux me rappelle de bons souvenirs et le prénom Anne a toujours tenu une place très importante dans le cœur des hommes de ma famille depuis plusieurs générations, et je ne déroge pas à la règle. De la chapelle un peu surélevée on contemple ce lac turquoise à la forme circulaire enserré dans un site presque minéral. Pas une ride n'en perturbe la surface parfaite. Quelques centaines de mètres au-dessus, le col Giradin se protège par une pente raide de caillasses aux couleurs sombres, piquetée de plaques de neige. Le ciel s'assombrit, cela donne un caractère d'austérité au lieu. Il est extraordinaire de constater l'influence de la présence ou de l'absence d'un rayon de soleil quant'au ressenti que l'on éprouve en regardant un paysage de montagne.
Du col, la vue plonge dans la vallée de l'Ubaye. Je ne m'attarde pas, un petit air frais désagréable me fait quitter les lieux et m'engager à la rencontre de cette belle vallée très encaissée entre de sévères parois rocheuses qui à ma connaissance sont peu parcourues, mise à part la Pierre Andrée. Quelques centaines de mètres sous le col, je rencontre une marmotte pour le moins pas farouche. J'ai constaté que d'une vallée à l'autre le comportement de ces charmants animaux était différent. Je me demande si les cols ne sont pas des frontières délimitant les pays de marmottes, zones à partir desquelles des règles spécifiques sont édictées. Je distingue nettement le groupe de maisons bien groupées de la Chalp. Le chemin se fait plus raide et semble se diriger directement sur le village, alors que la carte indique un contournement par l'ouest, ce qui fait deux kilomètres de moins. Il faut dire que pour des contingences de poids j'utilise les cartes au 100 000 de l'IGN, dont la vocation principale n'est pas d'indiquer les GR. A plusieurs reprises, il m'est arrivé d'y relever des imprécisions, sans doute dues à des modifications qui n'ont pas été prises en compte. En effet, parfois pour des problèmes d'érosion, les tracés sont modifiés, d'autres fois ce sont des propriétaires qui ne veulent plus laisser le chemin traverser leur terre, à moins qu'au contraire ce ne soit par commodité de conduire les randonneurs près de lieux de logement et de restauration. La sente est bordée par endroits de grands cairns dépassant le mètre de hauteur, qui donnent un petit air himalayen, d'autant plus que la vallée de l'Ubaye se développe à l'ouest sur une grande distance. Donc n'ayant pas l'intention de faire le détour, je m'engage dans le petit ruisseau à ma droite qui descend directement à la route. Manifestement il n'y aucune trace d'ancien chemin. C'est raide et ça glisse. De brèves interruptions presque verticales sont à négocier avec prudence. Un petit saut à faire pour me rétablir sur un pan d'herbe raide. A la réception, le pied droit dérape et se tord, j'accompagne le mouvement en faisant un roulé-boulé. Je m'immobilise quelques mètres plus bas. Je prends ma cheville et la masse. De toute évidence il y a plus de peur que de mal. Les réflexes acquis en trente années de pratique du parachutisme m'ont probablement permis une anticipation salvatrice. La morale de cette histoire, pour vouloir gagner une demie-heure, on risque de ne jamais arriver. Mais philosophe je me remémore la pensée de Saint-Exupéry de l'importance de la démarche et non du but, donc de l'intérêt d'arriver!!! Une fois à la route je vais suivre ce vallon durant à peu près huit kilomètres jusqu'au fameux pont de Fouillouze, qui enjambe une gorge étroite absolument splendide. Je rencontre un chien de berger qui décide de m'accompagner. Le premier petit village traversé, la Barge, avec ses maisons un peu délabrées surmontées de ces hautes faces rocheuses sombres dégage une impression forte, d'autant plus qu'il n'y a pas âme qui vive. Au centre une magnifique petite église, qui manifestement souffre de la rigueur du climat local, au nom évocateur de Notre Dame des Neiges renforce encore la puissance de l'ambiance. Puis un peu plus loin sur la droite, le Grand Bec de la Blachière se fait de plus en plus imposant au fur et à mesure que je m'en rapproche. Cette belle face élancée est couronnée d'une crête très dentelée caractéristique. Dans un champ deux jeunes randonneurs se restaurent. J'en profite pour leur céder mon chien qui me suit maintenant depuis plusieurs kilomètres, quémandent en permanence le jet de bâtons, exercice finissant par être fatigant. Manifestement il semble les avoir adoptés. Traîtreusement j'accélère le pas avec un sourire sardonique. Un kilomètre plus loin je me sens définitivement délivré de mon compagnon . Le pont en arc de cercle commence à être bien visible. Il est franchement étonnant au-dessus de cette gorge étroite aux hautes falaises sinueuses. Je recherche le meilleur angle pour effectuer quelques photos, ce qui me conduit un peu en dehors de la route. Je réalise que je n'ai rien mangé et très peu bu depuis le matin, j'en profite pour faire une petite halte. Au moment de repartir, que vois-je arriver, mon jeune couple de randonneurs accompagné du chien qui se précipite sur moi. Bon tout est à refaire, c'est peut-être eux maintenant qui arborent un petit sourire sardonique. Ils cheminent un peu devant moi. Je les retrouve au pont, d'où la vue sur le torrent est vraiment impressionnante. Nous restons un moment pris par la beauté du site, échangeant quelques mots. Ils m'apprennent que leur destination est Nice et que ce soir, ils ont l'intention d'aller bivouaquer un peu au-dessus du village. Je me décide à fuir le premier par le sentier raide montant directement à Fouillouze. Une fois de plus je mets la PC (post-combustion) avec l'espoir de leur abandonner notre ami. Ça dénivelle vite, en contre-bas je les vois et ne relâche pas mon effort. Ils se mettent en route, ils marchent quasiment au pas, très proches l'un de l'autre à un rythme pour le moins rapide. Au détour d'un lacet, juste éclairée par un rayon de soleil apparaît une vieille bergerie à moitié détruite. Des poutres, en équilibre instable, semblent indiquer toutes les directions de la terre dans leur posture totalement erratique. Une partie du toit métallique dissipe un éclat étrange. Le tout se découpe sur une vaste paroi rocheuse blanche éclairée d'une lumière vive filtrant entre deux nuages. Je suis saisi par le spectacle et reste un bon moment contemplatif.
Alors j'entends une cavalcade, c'est notre camarade Gros Chien qui rapplique à fond. Je l'interpelle d'une voix autoritaire, il s'arrête et se cache à une cinquantaine de mètres derrière un arbre, croyant que je ne le vois pas. Alors je lui crie «retourne à ta maison». A ces mots il sort de sa cachette et repart tristement vers le bas. Je constate que les deux jeunes ne chôment pas et que la compétition a commencé. En gardant notre espacement nous atteignons rapidement le hameau. La première bâtisse sur laquelle je bute est le gîte d'étape. Je décide de m'y arrêter, il est presque désert. Le jeune couple a continué stoïquement alors que le temps se fait de plus en plus menaçant. Le lieu est très agréable. Il est assez tôt, vers les seize heures. Après une bière bien fraîche, alors que l'ondée a pris fin, sur les conseils du propriétaire je rejoins un petit promontoire duquel je pourrai passer mon appel téléphonique journalier. Petit rite que je m'impose, lorsque cela est possible, pour rassurer ma famille qui ne goûte pas vraiment mon plaisir de la balade seul. Oh stupeur! Je tombe sur mon camarade, nos regards se croisent, mais manifestement je ne fais plus partie de ses fréquentations, c'est une bonne nouvelle. Le repas est très bon, la maison a une gamme de cartes postales, ayant trait à la nature vraiment remarquable. Nulle part ailleurs je n'ai vu de telles choses, j'en profite pour en envoyer plusieurs. Lorsque qu'un lit m'a été attribué dans l'après-midi, j'étais seul dans le dortoir. Au cours du dîner je vois passer dans l'encoignure de la porte un être un peu étrange avec un sac qui ne ressemble pas à celui d'un arpenteur de l'Alpe. Une fois bien rassasié, je rejoins mon lit, et de l'autre côté du dortoir je reconnais le sac entrevu rapidement. Je m'installe en laissant la lumière allumée, mais au bout d'un bon moment le propriétaire du dit sac ne venant pas j'éteins. Je sombre à moitié dans le sommeil, lorsque je sens une présence dans la pièce. Alors je dis «n'hésitez pas, il n'y a pas de problème allumez». Une voix monocorde, froide et inquiétante me répond «la lumière me fait peur». Ce type de contact peu engageant, me réveille immédiatement. J'entends quelques bruits assez diffus, puis plus rien . Manifestement mon «drôle de client doit être couché». Je n'en reste pas moins relativement troublé. Nous sommes seuls et son intonation m'a vraiment surpris. Le silence s'installe, rien ne semble se produire. S'est-il endormi? Probablement, mon imagination me joue des tours. Puis d'un coup, dans le noir cette voix si particulière se fait entendre très clairement et s'adresse à moi: -Puisque vous semblez ne pas dormir, on pourrait discuter! -Si vous voulez, posez la première question -Quel est votre but dans la vie? -Etant donné l'heure ce type de question ne me semble pas à propos. Un silence s'ensuit, mon interlocuteur aurait-il été vexé par ma réplique sèche au ton sans doute un peu irrité? Dans le doute, je considère que la discussion a tourné court et je me prépare à m'endormir. Alors à nouveau cette voix monocorde comme désincarnée et angoissante s'élève dans la nuit: -Connaissez-vous le club des entendeurs de voix? Alors là plus de doute, je suis en présence d'un être à la recherche d'un absolu qui n'est pas le mien. Je lui réponds simplement non. Il me demande alors si j'ai déjà entendu des voix. Là, ça devient vraiment inquiétant. Je lui réponds par la négative, n'ayant qu'une envie, qu'il se taise. Il poursuit son monologue par une suite de phrases plus ou moins incohérentes. Il commencerait à me foutre plus ou moins la trouille. Soit je me lève et vais dormir ailleurs ou j'essaie de m'endormir en espérant qu'il ne bouge pas de la nuit. Étant de nature assez fataliste et de plus fatigué j'opte pour ce deuxième choix. Le jour se lève, je me réveille et oh miracle! je suis en vie. Mon lascar que je distingue dans le jour naissant dort à poings fermés. Sans bruit je rassemble mes affaires et quitte le dortoir. Une fois installé devant un plantureux petit déjeuner, je dis au patron «vous avez de drôles de clients».Cela le fait sourire. De toute évidence il avait jaugé le quidam et ne l'avait pas jugé dangereux. On est vite suspicieux dans notre société. Je m'en veux presque. D'ailleurs ces rencontres donnent du piquant au voyage et dans les souvenirs elles laissent une petite note qui fait sourire. Ce gîte je le recommande fortement.
Une fois dehors, les ondes positives de la montagne me lavent radicalement les méninges. En levant la tête, je vois le Brec de Chamberon qui domine de sa pyramide massive et tronquée très reconnaissable. Je remonte la rue du village, à la sortie de ce dernier une jolie petite église se laisse admirer, puis l'espace du grand vallon qui conduit au col du Vallonnet, m'ouvre tous les espoirs d'une belle journée de plaisir.
Le ciel est gris vers le sud et relativement dégagé au nord. De grands bancs de brouillard s'accrochent aux murailles rocheuses. Ayant l'intention de dépasser le col de la Cavale après l'Arche, je prie pour que le temps se maintienne. Étant encore assez tôt en saison, de larges traces de neige profitant de toutes les petites anfractuosités constellent de façon anarchique le cirque.
Le sentier bien dessiné permet d'entrée d'afficher un bon rythme. Très vite au-dessus de moi, se dessine le couple, toujours aussi synchronisé. Je force l'allure mais nous gardons nos distances. L'air frais du matin rend cette course agréable. De nombreux ouvrages militaires datant de la seconde guerre mondiale, du genre souterrains ou abris, jalonnent le terrain. Je débouche au col, il n'y a personne.
Un peu plus loin, au bord d'un petit lac, je les vois arrêtés. De loin je leur fais signe et continue mon chemin. Le site est magnifique, les nuages donnent une impression de haute montagne. L'eau prend des reflets presque noirs. La face ouest de la Tête du Sautron en contre-jour a fière allure. Après une légère descente, à nouveau l'itinéraire monte en direction du col de Mallemort.
Ce vallon assez long est emprunté par un large chemin, qui a servi à construire d'importants ouvrages militaires. Au pied du col un grand casernement en ruine rappelle que des centaines de soldats ont attendu et combattu dans ces lieux à 2500 mètres d'altitude. Au-dessus domine la Tête de Viraysse du haut de ses 2765 mètres. L'ampleur du fort militaire qui y a été construit m'intrigue. Que d'efforts a-t-il fallu développer pour conduire ces travaux à terme.
Plongé dans mes pensées, j'attaque les dernières pentes du col, et là face à moi je vois arriver un individu en short, qui en vient. Nous nous arrêtons et engageons la conversation. Il est parti de Menton, cela fait plus d'une semaine. Il a subi un temps exécrable pratiquement tout le temps, dormi dehors devant des refuges fermés. Il n'a plus que quelques croûtes de fromage à manger. Il se demande ce qu'il fait là alors que nous sommes en période de vacances scolaires dans le Nord et que ses enfants l'attendent. Mais qu'est-ce que ses yeux pétillent!!! Nous rigolons une vingtaine de minutes. Je l'assure d'une belle étape gastronomique à Fouillouze, puis nous reprenons notre route, lui vers Mondane et moi vers la mer. Le col de Mallemort est raide et de petite dimension. J'y fait une courte halte, le fond de l'air est frais, le Chti est en short, à croire que c'est le grand nord là-bas. L'itinéraire se dévoile très nettement jusqu'au col de la Cavale. Que cela semble loin, et dire que j'ai déjà 1200 ou 1400 mètres de dénivelé dans les jambes. Tout en-bas le village de Larche se dessine dans tous ses détails.
Au moment où je m'arrache à ce spectacle, les deux jeunes arrivent au col. La descente jusqu'au village me semble longue et monotone. Parfois des petits coups au moral, heureusement temporaires, rendent la marche plus pénible. Sans doute cela me vient d'avoir entrevu dans le lointain les nuages, qui enveloppent le col de la Cavale. Une fois au village, comme d'habitude rien d'ouvert, même pas de quoi boire un café. Je m'assois près de la fontaine en me couvrant et mange un mars arrosé d'un bon litre d'eau. Mes deux jeunes arrivent et semblent embêtés car ils auraient bien aimé faire quelques provisions. A croire qu'en dehors des deux mois d'été les Alpes sont désertes. Cela m'étonne d'autant plus, que la route du col de l'Arche occasionne du passage.
Je m'engage en direction de l'Italie en suivant le goudron sur quelque distance, puis une petite route sur la droite me permet de franchir l'Ubayette et de rejoindre en quatre kilomètres le vallon de la Cavale. Là un parking marque le terminus pour les véhicules à moteur. Un chemin succède à cette route monotone et la pente devient plus importante. Monter est toujours bon pour le mental. En effet, en montagne l'étalon c'est plus souvent le dénivelé que la distance parcourue, ce type de raisonnement rend les longues distances à plat pénibles, car presque considérées comme une perte de temps. Je rencontre un groupe d'enfants accompagnés de leurs institutrices. Je dis «bonjour Mesdames». Elles me répondent gentiment, mais les bambins regardent leurs chaussures, je réalise que j'ai oublié de les saluer et ils l'ont bien noté. Trop tard pour rattraper le coup. Je ferai plus attention la prochaine fois. Je me souviens de ce jour, où une petite fille m'avait répondu «bonjour monsieur le randonneur».
Ce long vallon est agréable, les jeux de lumière provoqués par les conditions météorologiques sont du meilleur effet. Je rejoins un groupe de promeneurs qui donne des carottes aux marmottes. Il paraît que le chocolat leur fait du mal, sans doute pas les légumes. Je fais un arrêt au lac du Lauzanier. Ce petit lac entouré de pelouse, marque la dernière limite de la végétation avant la caillasse aride. Le ciel est noir, le vent souffle, l'itinéraire se dirige très nettement vers la neige. Si les conditions se dégradent cela risque de devenir sportif.
D'un pas alerte je repars en espérant faire le maximum de trajet hors du brouillard. De toute façon une fois au col, il est peu probable que je trouve de la neige en versant sud. Le chemin serpente entre de gros blocs, parmi lesquels des marmottes presque indifférentes à ma présence se roulent dans les rares plaques d'herbe.
J'arrive à un cirque austère où trois petits lacs s'étalent au pied du col, le site est grandiose. Le vent chasse les brumes et la visibilité devient excellente. Deux chamois détalent. Les deux cents derniers mètres dans la caillasse et la neige sont pénibles, le col se rapproche lentement. En contre-bas un magnifique lac minuscule, caché jusqu'à présent, encore partiellement gelé se détache sur la neige et quelques grosses pierres.
Enfin le col, son altitude avoisine les 2700 mètres. La fatigue commence à se faire sentir. La vue vers le sud porte jusqu'au Mont Mounier. Cela paraît être au bout du monde. On verra bien. L'expérience me dit que ce n'est pas si loin. Sur la carte au 100 000, mon étalonnage à grands coups de main déployée me donne pratiquement toujours une bonne approximation des temps de parcours. Dans le cas présent cela fait une «grosse patte», à la louche 25 kilomètres à vol d'oiseau, avec certes un certain nombre de cols. Après un petit repos à l'abri du vent, il est temps de partir si je ne veux pas m'endormir. Que ce versant est raide. Le chemin se faufile au-dessus de barres, la neige rendrait la marche dangereuse, heureusement il n'y en a pas la moindre trace. Quelque cinq cents mètres plus bas, deux petits lacs circulaires en bordure de sentier donnent une touche particulière à ce vallon à l'aspect désolé. Je distingue très nettement un vaste replat à partir duquel le chemin remonte en lacets serrés jusqu'au col de la Fourche. Il reste encore plusieurs heures de jour, je devrais sans problème le dépasser.
Un peu avant d'arriver à cette prairie, alors que je dévale à bonne allure, mon pied gauche roule sur de petits cailloux. Par réflexe, tout naturellement je prends un appui arrière sur mon bâton gauche, mais ce dernier ne rencontre que le vide. Me voilà parti en salto demi-arrière dans un petit à-pic. Après une chute de deux bons mètres j'atterris épaule en premier sur une pierre. Je reste sonné, n'osant bouger, pensant m'être blessé. Reprenant mes esprits, je tente les premiers mouvements, ça marche et ça ne fait pas mal. Le sac a dû amortir une partie du choc. Mais je ne peux pas continuer à prendre une grosse gamelle par jour, cela va forcément mal se terminer! Sans autre atteinte qu'un petit coup au moral, je rejoins la prairie au pied du col des Fourches. Brusquement un accès de fatigue m'écrase, l'émotion et la faim. Je décide de m'arrêter, et monte ma tente.
Je réalise que mon podomètre a disparu. Une fois remonté jusqu'au lieu de la chute je ne trouve rien. A ce moment le jeune couple arrive. Je pense qu'ils vont faire comme moi et bivouaquer au pied du col. Mais non, ils continuent, et je suis triste à l'idée de me retrouver seul. Je les regarde enchaîner les lacets, ils sont vraiment impressionnants, depuis deux jours je les vois progresser, rigoureusement dans la même attitude, à cinquante centimètres l'un de l'autre, avançant au pas à vive allure. Ils ont rapidement avalé la distance les séparant du col et alors ils disparaissent de mon champ de vision. Je me dis avec un petit pincement au cœur que je serai seul ce soir, mais c'est bien ce que je viens chercher. Je me lave au torrent, c'est frisquet, puis une gamelle de purée avec une soupe rapidement avalée, je m'enfonce dans mon sac de couchage. Regarder tomber la nuit seul en montagne est un plaisir à chaque fois renouvelé. Le spectacle est d'autant plus intéressant ce soir, que je peux observer tout à loisir une harde de chamois qui semble se préparer à passer la nuit à proximité. Quelques gouttes de pluie font bruire la toile de tente. Le sommeil me gagne.
Six heures du matin, j'ouvre les yeux. Les conditions météorologiques semblent bonnes. Mes affaires rapidement pliées je démarre en mangeant une barre de chocolat. Une certaine fatigue subsiste. Je passe un petit ravin au pied du col. Une petite bergerie en équilibre n'attend que la prochaine forte crue du ruisseau pour être emportée. Les lacets sont vite négociés dans cette petite sente très raide. Je débouche au col, qui se situe à 2261 mètres avec les premiers rayons du soleil. Là je suis accueilli par une succession de forts, dont les meurtrières à mitrailleuses me jettent de sombres regards.
La route du fameux col de Restefond la Bonnette, le plus haut de France, déroule ses virages serrés. Je la suis quelques dizaines de mètres, jusqu'aux ruines d'un grand camp militaire. Je la quitte et me dirige vers le refuge de Bousiéyas et Saint-Dalmas-le-Sélevage. Et là, au sortir du groupe de bâtiments, sur un petit promontoire herbeux tout inondé de soleil, je vois la tente du jeune couple. Manifestement, ils ne sont pas levés, profitent-ils de ce moment sublime, lorsque le soleil apparaissant vient vous caresser? Je me fais discret et m'éloigne rapidement. Le chemin est mal défini et passe au-milieu de grandes touffes d'herbe mouillée. Attention de ne pas commencer la journée par une roulade.
J'arrive sur le coup des sept heures du matin au refuge de Bousiéyas. Il a un aspect très sympathique de chalet partiellement en bois. Un escalier extérieur conduit à la salle de restauration. J'ouvre la porte, la pièce est petite et semble bondée. En réalité deux groupes prennent leur petit déjeuner, deux couples de Français et cinq Allemands.
La jeune tenancière me propose gentiment un copieux et succulent chocolat au lait accompagné d'un pain moelleux et de confitures faites sur place, un vrai régal. Les Allemands quittent la salle et nous restons à discuter. Les personnes présentes sont intriguées de me voir arriver de si bon matin. Elles me font presque regretter de ne pas avoir poussé jusqu'au gîte hier. En effet, elles me décrivent par le menu l'excellent repas qui leur a été servi, dont le clou fut la magnifique omelette aux mousserons ramassés à proximité. La gardienne nous dévoile une partie des trésors de la région, qu'il s'agisse de promenades, de visites de villages ou de cueillettes de champignons. Une heure très agréable s'écoule, et je me sens bien requinqué. Par la fenêtre je vois le groupe d'Allemands qui attaque la montée du col de la Colombière. De toute évidence ils empruntent le GR5.
Un fois dehors, je me sens en pleine forme et ne tarde pa à les rattraper. Je discute un moment en allemand avec la femme qui marche en tête. Puis je reprends mon rythme et lâche rapidement le groupe. Comme souvent je regarde mes chaussures et fonce. Au détour d'un virage que vois-je mes Allemands qui arrivent à mon niveau par un chemin à quatre vingt dix degrés. Je me suis précipité, comme j'en ai trop l'habitude, sans voir que le chemin de randonnée prenait un raccourci. Je m'exclame «Incredible, nein unmöglich was habe ich gemacht» et tous d'éclater de rire. Cela me permet de rattraper l'Allemande de tête et de reprendre la conversation. Elle avance d'un pas alerte mais ne peut abandonner ses compagnons. J'apprends qu'ils viennent d'Allemagne à pied en faisant un tronçon chaque année. Là ce sera la dernière étape, car ils ont aussi comme destination Nice. Je reprends ma marche solitaire et rejoins rapidement le col de la Colombière qui est à plus de deux mille deux cents mètres. L'air est calme, il fait un temps merveilleux. Je ne résiste pas à l'envie de monter sur le petit sommet qui me domine et qui a pour nom la Tête de Vinaigre. De ce point j'embrasse un vaste panorama, aussi bien sur le chemin que j'ai parcouru que sur celui à venir. Tout au fond, je vois le petit emplacement où j'ai passé la nuit, que surplombe le col de la Cavale. Au sud le Mont Mounier barre l'horizon. Le groupe d'Allemands arrive au col, mais ne réalise pas que je suis sur le petit sommet.
Le chemin descendant sur Saint-Dalmas-le-Selvage est une petite sente à flanc qui du point où je me trouve est impressionnante. Mon interlocutrice, manifestement laisse ses compagnons et se lance dans une course effrénée vers le village. Je quitte mon belvédère et rejoins rapidement la petite troupe qui s'est mise en mouvement. Il faut faire attention, car par endroits la chute ne pardonnerait pas.
L'influence du climat méditerranéen se fait nettement sentir. Le sol devient de plus en plus aride, surtout sur ce raide versant sud. Cela n'empêche pas de jolies petites fleurs comme la clématite alpine de s'accrocher parmi les cailloux, ou bien une jolie petite touffe de marguerites naines de s'épanouir.
Un peu avant le village de grands genêts donnent une belle touche jaune sur le fond rouge d'un vaste champ de coquelicots, le tout sous un soleil radieux aux rayons encore obliques. Cette arrivée dans ce joli hameau est une splendeur.
Je descends une petite rue qui me conduit à la place centrale. Là assise, mon Allemande toute étonnée de me voir arriver par derrière, elle me croyait déjà loin. Je lui demande quelle sera leur point de chute pour ce soir, Saint-Etienne-de-Tinée. Elle m'indique même le nom de leur hôtel. Pour ma part j'ai l'intention de pousser jusqu'à la Roya.
Je reprends mon chemin dans une nature en pleine explosion. Ces derniers temps, les épisodes de pluie ont alterné avec les moments de soleil . Le résultat ne s'est pas fait attendre, des fleurs multicolores envahissent les moindres recoins, et même de gros mais vraiment très gros champignons se laissent admirer.
Le chemin est encore long jusqu'à Saint-Etienne-de-Tinée. En effet, il faut franchir un autre mouvement de terrain et amorcer une descente importante, la ville se situant vers les mille mètres d'altitude. Le temps s'est amélioré, mais une chaleur orageuse rend la marche pénible, et cela d'autant plus en perdant de l'altitude.
Vers treize heures je me trouve sur la place centrale. L'idée de repartir après déjeuner ne m'enthousiasme plus. La Roya me semble subitement très loin. Je me mets à la recherche d'un hôtel. Les premiers essais sont infructueux et alors on me conseille d'aller à l'hôtel que m'a indiqué l'Allemande. En effet, une chambre m'est proposée. Je m'installe sur la terrasse pour déjeuner.
Tout à loisir je peux observer les différents types de touristes qui s'arrêtent. Les marcheurs comme moi, peu nombreux, les cyclistes, les motards, les automobilistes, les campingcaristes. J'imagine ces fonds de vallée à vélo avec cette circulation dense, ce ne doit pas toujours être une partie de plaisir, mais chacun ses motivations.
L'étape de la journée aura été relativement courte, mais mon organisme a sans doute besoin d'un peu de répit après deux grosses étapes en début de randonnée. Dans l'après-midi le groupe d'Allemands arrive. Le soir nous dînerons ensemble dans une ambiance très sympathique, même si le vin n'était pas très bon.
Lever matinal, en ce qui me concerne, car j'espère dépasser le mont Mounier, au moins aller jusqu'au refuge de la Vacherie et pourquoi pas atteindre Saint-Sauveur- sur-Tinée. Le temps est particulièrement mauvais, les prévisions l'avaient prédit. Seul rayon de soleil, l'Allemande s'est levée et vient déjeuner avec moi. Moment très agréable, elle connaît bien les Pyrénées, ce qui est aussi mon cas ayant habité dix ans à Toulouse. Elle me parle en français et je m'efforce de lui répondre en allemand. Le moment de se séparer arrive, je sors, toque un petit coup au carreau en guise d'au-revoir et nous échangeons un dernier regard.
Ce fond de vallée encaissé complètement envahi de gros nuages menaçants ne m'est pas très sympathique. Je sens que la journée va être sportive. La forme est de retour. La montée à la station d'Auron se fait sous une pluie régulière mais modérée, pourvu que cela continue comme cela, c'est encore acceptable.
Une fois dans le village, les conditions empirent. La montée au col du Blainon, qui est raide, est accomplie sous de véritables trombes. Je commence à douter de la possibilité d'arriver jusqu'au refuge de la Vacherie aujourd'hui. Des multitudes de fleurs rutilent sous la pluie malgré la pénombre due à la couche nuageuse épaisse. Je longe un immense champ de myosotis. La nature par conditions humides est toujours resplendissante. Pour pouvoir l'admirer ainsi, j'accepte volontiers de me faire mouiller. Je me souviens d'un article lu dans une revue de montagne, il y a maintenant bien longtemps qui s'intitulait «réhabilitons la pluie». J'en comprends bien la philosophie aujourd'hui. Le gîte de la Roya n'est plus très loin et il sera toujours temps d'évaluer la situation.
Je bascule dans le vallon du même nom. La visibilité est réduite, les chutes d'eau redoublent et par dessus le marché le tonnerre fait son apparition. Des nuées tournent dans la vallée, le grondement s'approche puis s'éloigne. Je n'aime pas beaucoup ce genre d'ambiance, même si cela donne une forte impression. Alors à trois quatre reprises des éclairs frappent à proximité, à une distance de l'ordre de la centaine de mètres, avec un bruit de déchirement suivi d'un claquement sec.
Une grande croix lugubre se dresse dans la tourmente, je n'ose interpréter cette apparition comme un présage. La trouille aidant, je détale dans le but de rejoindre le plus rapidement possible un abri dans le village. Quand on court on a moins peur, mais peut-être augmente-on les risques? Mais je ne suis pas en état de réfléchir.
Enfin le village, la route est une véritable rivière, l'eau passe au-dessus des chaussures. Personne pour m'indiquer le gîte, les quelques minutes afin de le situer me semblent une éternité. Je m'y engouffre. Il est désert. Je m'installe et me change. Le gérant qui était en train de travailler dans les étages arrive. Je commande un repas et il me raconte la vie dans le village et me décrit la population qui fréquente son établissement. Depuis le début de l'année il a vu passer une trentaine de groupes, généralement de deux personnes ou de solitaires qui se lançaient sur la traversée des Alpes. Pour l'un des couples il s'agissait de leur voyage de noces. Vers les trois heures de l'après-midi le temps change brusquement. La pluie s'arrête, les nuages se déchirent laissant en partie la place à un magnifique ciel bleu. Je m'installe sur la terrasse. La motivation pour repartir n'est pas grande. Un groupe d'une vingtaine de randonneurs pas tous jeunes, le plus âgé a plus de soixante dix ans arrive à grand renfort d'éclats de rire. Ils étaient partis avec l'intention de traverser le col de Crousette et de se faire récupérer de l'autre côté. Juste sous le col, ils se sont retrouvés au milieu de l'orage. Trois d'entre eux se sont sentis mal. L'accompagnateur a demandé aux valides de redescendre jusqu'à une bergerie et s'est occupé de gérer les trois personnes en difficulté. Tout s'est bien terminé, mais tous s'en souviendront. Le bus étant revenu les chercher, seul reste l'accompagnateur. Il me racontera sa matinée. C'est la première fois de sa vie qu'il rencontre de telles conditions. Son récit est très impressionnant, pourtant il s'agit d'un professionnel calme et expérimenté. Métier difficile, si le matin il prend la décision de ne pas partir et que le temps s'améliore il sera cloué au pilori, mais s'il engage son groupe et qu'il arrive un accident le juge ne le loupera pas. Je n'aimerais pas être à sa place.
Vers les dix sept heures les Allemands arrivent. La soirée sera encore très agréable, cependant j'écouterai surtout l'accompagnateur qui parle si bien de sa région. Le lendemain matin alors que le groupe d'Allemands est déjà parti je m'attarde encore à écouter les histoires de la vallée. Enfin, il est temps de quitter ce gîte à l'accueil particulièrement chaleureux. Après deux jours de faible activité, je me sens en grosse forme. La montée au col de Crousette se fait à un rythme rapide, plus de 600 mètres à l'heure. Je double les Allemands, fais une dernière photo en me disant que cette fois il est fort possible que nous ne nous revoyions plus. Le chemin du col est très joli, le tracé bien dessiné, l'eau ruisselle partout en petites cascades lumineuses. Une fois au col, le chemin continue à monter en direction de l'arête sud du Mounier et la dépasse au-dessus des deux mille sept cents mètres. De magnifiques petites fleurs s'accrochent à la caillaisse à cette altitude. Le contraste entre leurs couleurs et le gris de ce monde minéral est extraordinaire.
La vue vers le sud ne me permet pas encore de distinguer la mer, bien qu'il n'y ait plus de point plus haut. La descente est longue, de plus il y a un joli raidillon à remonter avant d'arriver au refuge de la Vacherie.
Vers les treize heures, j'y fais halte. Il vient juste d'ouvrir pour la saison. La gardienne me prépare une succulente omelette aux mousserons, qu'elle a ramassés. L'itinéraire jusqu'au village de Roure n'est pas très attractif. De plus, le fait de quitter les zones d'altitude est toujours un peu frustrant, on a l'impression d'être moins en montagne. Le village est magnifique. En finale la vue sur la vallée est très impressionnante. La traversée de ce hameau perché est magnifique. Les Allemands ont prévu d'y faire halte cette nuit. Je ne suis pas certain qu'ils y arriveront, l'un d'entre eux ayant mal aux pieds. Il est encore tôt et j'espère bien atteindre Saint-Sauveur, voire Rimplas de l'autre côté de la vallée de la Tinée. La sortie du Roure est pittoresque, le long d'un petit sentier aérien en encorbellement entre le vide et les façades de belles vieilles maisons.
L'altitude de Saint-Sauveur est de l'ordre de quatre cents mètres, et la remontée sur Rimplas semble bien longue, vue de ce côté de la vallée.
Une fois au bord de la Tinée, la température est vraiment estivale, c'est le cagnard du midi. Je croise un couple de Hollandais à la recherche d'un camping. Je leur indique mais il avait l'air fermé. Avant les vacances ce n'est manifestement pas les vacances. J'attaque les quatre ou cinq cents mètres de dénivelé qui conduisent au village de Rimplas. Malgré la chaleur et la distance dans les jambes l'allure reste soutenue. Les champignons devaient être supervitaminés. Cinquante minutes plus tard, j'arrive dans ce magnifique village médiéval. A l'entrée dominant le chemin, un hôtel m'attire inexorablement. De la fenêtre de ma chambre j'ai une vue imprenable sur le Mont Mounier, et de ce fait sur une bonne partie de l'itinéraire de la journée. On est toujours étonné de voir ce qu'on arrive à faire à pied.
Le propriétaire ne lésine pas sur la qualité ni sur la quantité. De plus sa conversation est un enchantement, ancien baroudeur devant l'éternel il me tient en haleine toute la soirée.
Après une nuit réparatrice et un bon petit déjeuner, l'étape du jour devrait me conduire à Utelle. Le patron doute que j'y arrive. Ce n'est pas grave car j'ai ma tente et je devrais trouver de l'eau. Le sentier commence par descendre, toujours désagréable lorsqu'on ne l'avait pas prévu. Il me faut trois heures pour arriver à Saint Dalmas et la montagne n'a pas encore commencé. Par moments, on a l'impression de se traîner puis ensuite l'itinéraire se déroule comme par enchantement. Donc, ne pas se laisser abattre le moral. La montée au col des deux Caïres est rondement menée. Au milieu rencontre avec deux couples, ils m'offrent gentiment des abricots secs. Une fois au col, une vision tant désirée m'apparaît: la mer.
Le chemin jusqu'à Utelle, bien qu'encore long procure un vif plaisir. En effet, il se déroule en permanence le long d'une crête aérienne, bordée à l'est par la Vésubie et à l'ouest par la Tinée puis par le Var. La pluie se met de la partie et les immenses volutes de nuages m'enveloppant par intermittence procurent une belle impression. Je monte au Brec d'Utelle. Malheureusement la visibilité ne dépasse pas cinquante mètres. Vers les dix sept heures j'arrive à Utelle, magnifique village perché.
Le gîte municipal est très original. La visite du hameau et en particulier de son église est très intéressante. Un bon moment passé dans le bistrot de la place à déguster les spécialités locales, solides et liquides, et à écouter les histoires du cru, me ravit. L'ambiance sympathique me fait presque oublier que demain ma balade prend fin.
Départ matinal, sans faire de bruit car deux personnes dorment. Cette dernière étape se déroule vraiment dans le midi, ce qui est évident. A la sortie du village, un regard à l'est ne laisse aucun doute sur le mauvais temps qui reste accroché au Mercantour. Le chemin zigzague parmi des formations de calcaire blanc, comme on en trouve sur les chemins de la Sainte-Victoire ou de la Sainte-Baume. Il est par moments très aérien, surplombant la vallée de la Vésubie de plusieurs centaines de mètres.
Les dénivelés sont importants. La descente dans la vallée est interminable. Je rencontre un premier olivier à proximité d'une jolie petite chapelle. Elle est dédiée à Saint Antoine. Son clocher est joli et semble d'inspiration bourguignonne.
Le pont par lequel je franchis la rivière est à moins de deux cents mètres d'altitude. J'arrive dans le village de Levens. Je croise un solitaire de langue anglaise, j'ai l'impression qu'il va loin. Mais alors que je termine mon voyage, je n'ose l'interroger sur son but car il attaque seulement son projet. Je me perds dans les rues et sors par le mauvais côté. Mon orientation plein ouest ne me dit rien qui vaille. Je remonte la route sur un bon kilomètre et retrouve le chemin. La densité des maisons commence à ne plus laisser la vue errer parmi les fleurs, les arbres et les rochers. Une rencontre avec un couple en train d'achever un périple de dix jours autour de la Vésubie m'offre une discussion intéressante. Ils me proposent aussi très gentiment des abricots . Après quelques raccourcis et libertés prises par rapport au tracé du GR5, je négocie mon passage sur une propriété privée. Le village d'Aspremont me fait prendre conscience que la fin est imminente. Dernière défense du chemin, des taons qui piquent même lorsqu'on marche, je n'avais jamais vu, plutôt jamais senti.
La dernière bosse jusqu'à Nice je la fais en courant. Sur le plateau au pied du Mont Chauve, je distingue deux silhouettes rapprochées, qui me font penser au jeune couple. J'accélère franchement avec l'espoir de les rattraper. Mais ils disparaissent, ai-je rêvé? La grande ville s'étale à mes pieds. Une fois dans les premiers faubourgs, je sors mon portable et appelle ma cousine. Du côté de mon père nous sommes pieds-noirs. Donc, dans la bonne tradition de là-bas, les femmes sont des vraies mamans bien présentes et très affectueuses. Je vais passer deux jours d'enfer dans cette belle ville animée, aïe aïe aïe mon fils!!!
Bonjour,
Tout d'abord, desole pour les accents, j'ecris d'un clavier etranger. Desole aussi de poser certaines questions betes car reponses facilement trouvables sur internet, mais je suis en tour du monde depuis plus d'un an et demi, j'ai decide sur un coup de tete de rentrer 3 mois en France... et je n'ai rien prepare, et pas le temps pour faire des recherches approfondies... Je sais seulement que je veux marcher.
Bien, premier theme. J'hesite entre le tour du Queyras (tres bien balise, 110 kms et 8000 m de denivele positif, en 8 jours) et le tour des ecrins (180 kms et 13 000 m de denivele positif, en 14 jours)
-Est ce que le tour des ecrins est bien balise ? -J'ai vu qu'il y a des passages difficiles sur le tour des ecrins. Qu'en est il exactement ? J'ai par exemple ete bloque au moment de monter sur l'Amphiteathre (en Afrique du sud, pour ceux qui connaissent) et un passage comme le cirque de la solitude sur le GR20 me poserait certainement de gros soucis. Pour les 2 treks : -J'ai vu qu'il n'y a aucun soucis pour bivouaquer dans les parcs, sous certaines conditions d'horaires et de distance. Rien de changer dernierement sur cela ? Est il simple de trouver un carre propre pour poser la tente ? -Est il facile de se garer et de laisser sa voiture quelque part pendant la duree du trek ? -Quel est le plus beau et interessant entre les deux ?
Deuxieme theme. Le parc du Mercantour, qui m'a l'air fabuleux. Existe t il un trek qui en fasse le tour, par une boucle ? J'ai bien note qu'on pouvait le traverser d'est en ouest, mais j'y vais en voiture et je ne suis pas fan des treks en aller retour. Sinon, je me vois plus multiplier les balades a la journee (decrites sur le site du parc). Bonne idee ?
Troisieme theme. Une bien meilleure idee ?
Merci beaucoup Joel
Tout d'abord, desole pour les accents, j'ecris d'un clavier etranger. Desole aussi de poser certaines questions betes car reponses facilement trouvables sur internet, mais je suis en tour du monde depuis plus d'un an et demi, j'ai decide sur un coup de tete de rentrer 3 mois en France... et je n'ai rien prepare, et pas le temps pour faire des recherches approfondies... Je sais seulement que je veux marcher.
Bien, premier theme. J'hesite entre le tour du Queyras (tres bien balise, 110 kms et 8000 m de denivele positif, en 8 jours) et le tour des ecrins (180 kms et 13 000 m de denivele positif, en 14 jours)
-Est ce que le tour des ecrins est bien balise ? -J'ai vu qu'il y a des passages difficiles sur le tour des ecrins. Qu'en est il exactement ? J'ai par exemple ete bloque au moment de monter sur l'Amphiteathre (en Afrique du sud, pour ceux qui connaissent) et un passage comme le cirque de la solitude sur le GR20 me poserait certainement de gros soucis. Pour les 2 treks : -J'ai vu qu'il n'y a aucun soucis pour bivouaquer dans les parcs, sous certaines conditions d'horaires et de distance. Rien de changer dernierement sur cela ? Est il simple de trouver un carre propre pour poser la tente ? -Est il facile de se garer et de laisser sa voiture quelque part pendant la duree du trek ? -Quel est le plus beau et interessant entre les deux ?
Deuxieme theme. Le parc du Mercantour, qui m'a l'air fabuleux. Existe t il un trek qui en fasse le tour, par une boucle ? J'ai bien note qu'on pouvait le traverser d'est en ouest, mais j'y vais en voiture et je ne suis pas fan des treks en aller retour. Sinon, je me vois plus multiplier les balades a la journee (decrites sur le site du parc). Bonne idee ?
Troisieme theme. Une bien meilleure idee ?
Merci beaucoup Joel
Salut,
une rencontre au bord d'un lac du Mercantour avec un peu de marche sur un week end. Un truc accesssible à tous, même au débutant. Un tente, un duvet et un réchaud et voila vous êtes prêts. Soit le we du 3/4 septembre ou celui d'apres. a bientot, fabio
une rencontre au bord d'un lac du Mercantour avec un peu de marche sur un week end. Un truc accesssible à tous, même au débutant. Un tente, un duvet et un réchaud et voila vous êtes prêts. Soit le we du 3/4 septembre ou celui d'apres. a bientot, fabio
Bonjour,
J'envisage de randonner durant 10 à 15 jours avec mes enfants de 21 et 24 ans début septembre dans les Alpes. Nous n'avons pas encore décidé si nous partirons en totale autonomie ou si nous dormirons en gîtes ou nous conjuguerons certainement les 2. Nous débutons tous les 3 dans la randonnée mais nous voulons nous offrir une belle randonnée. Nous sommes un peu sportifs mais plutôt pour la forme (natation, footing) aussi j'aimerais vraiment savoir si les randonnées décrites dans les topo guide sur le Mercantour, le tour du Queyras et la Vanoise sont à notre portée. Nous voulons randonner cool, si ça monte, pas de problème, nous prendrons notre temps. Si nous mettons 15 jours pour faire une rando prévue en 10 jours, il n'y a pas de problèmes. Mais ces GR présentent-ils des difficultés particulières qui feraient qu'ils ne seraient accessibles qu'aux randonneurs aguerris ou sont-ils accessibles à chacun à condition d'être en forme physique, d'avoir le temps et d'être motivé ? Merci pour vos réponses
J'envisage de randonner durant 10 à 15 jours avec mes enfants de 21 et 24 ans début septembre dans les Alpes. Nous n'avons pas encore décidé si nous partirons en totale autonomie ou si nous dormirons en gîtes ou nous conjuguerons certainement les 2. Nous débutons tous les 3 dans la randonnée mais nous voulons nous offrir une belle randonnée. Nous sommes un peu sportifs mais plutôt pour la forme (natation, footing) aussi j'aimerais vraiment savoir si les randonnées décrites dans les topo guide sur le Mercantour, le tour du Queyras et la Vanoise sont à notre portée. Nous voulons randonner cool, si ça monte, pas de problème, nous prendrons notre temps. Si nous mettons 15 jours pour faire une rando prévue en 10 jours, il n'y a pas de problèmes. Mais ces GR présentent-ils des difficultés particulières qui feraient qu'ils ne seraient accessibles qu'aux randonneurs aguerris ou sont-ils accessibles à chacun à condition d'être en forme physique, d'avoir le temps et d'être motivé ? Merci pour vos réponses
Le lundi, départ de Sanary, via Toulon, puis Cuers, Brignoles, Cotignac (marché le mardi matin) et Aups.
Repas à Aups sur la terrasse du Grand Hôtel (hôtel affiché «sans étoile»), plat du jour à 10 euros. J'ai vu qu'il y avait des chambres à moins de 40 euros dans cet hôtel. Il y a un énorme platane de 400 ans devant.
Puis direction Moustiers Sainte-Marie en longeant le lac de Sainte Croix. Paysages magnifiques. Il y a aussi un pont d'où l'on peut voir Le Verdon se jeter dans le lac.
Le mardi soir, Hôtel Belvedair à l'entrée de Moustiers, chambre double avec bain WC sans petit déjeuner à 46 euros. De la chambre (la 26), une magnifique vue sur la vallée, sur les 2 églises de Moustiers et sur l'étoile fixée entre les 2 collines.
Très très beau village dans un site exceptionnel(avec aussi des fayences en vente pour les amateurs).
Nous partons dans l'après-midi faire les gorges du Verdon et la route des Crêtes, les paysages sont à nouveau fantastiques.
Le lendemain, nous allons à Digne (marché le mercredi matin), puis repas à Castellane. Nous avons mangé une pizza à l'Auberge Bon Accueil. J'ai noté qu'il y avait là des chambres dès 38 euros et des chambres pour 4 personnes à 70 euros.
Ensuite, Entrevaux et Valberg. Nous avons dormi le mercredi à Valberg dans l'Hôtel Blanche Neige à 73 euros la chambre double avec bain/WC sans petit déjeuner. J'ai trouvé cher pour ce que c'était, mais nous voulions rester un moment dans ce village pour nous reposer. Je n'ai d'ailleurs pas trop aimé cette station de ski.
Le soir, nous avons mangé une tartiflette (13, 50 euros par personne) dans un restaurant, Le Tremplin, là c'était parfait.
Nous devions être à Isola 2000 pour jeudi soir car nous avions réservé pour 3 nuits un hôtel dans l'idée de rayonner depuis cet endroit.
Le lendemain, Valberg-Barcelonnette par le col de la Cayolle, un col avec une route extrêmement étroite à déconseiller aux caravanes et aux campings-car (je crois d'ailleurs avoir vu des panneaux les interdisant). Mais toujours un paysage à couper le souffle !
Nous avons visité Barcelonnette et vu les maisons des «Mexicains», très jolie petite ville. A midi, nous avons piqueniqué en faisant nos achats au supermarché en centre ville.
Puis, nous sommes partis par le Col de la Bonnette pour rejoindre Isola 2000. La route est la plus haute d'Europe, mais elle est plus large que celle du col de la Cayolle. A nouveau, les paysages sont magnifiques.
Nous arrivons à Isola vers 17 h. Hôtel Club du Soleil, le Pas du Loup, où tout était compris, petit déjeuner, repas de midi et du soir. Nous avons payé 84 euros par nuit, mais c'était un prix spécial (réservation faite sur un site last minute), normalement, le prix est de 132 euros à cette époque.
Les repas sont servis sous forme de buffets très copieux et variés sur les 3 jours, mais nous n'avons pas vu ceux de midi (puisque nous étions en promenade), uniquement petit-déjeuners et diners.
La chambre était très bien conçue, spacieuse, avec balcon.
La station d'Isola est quelconque, uniquement des chalets récents et des immeubles, de plus, l'extérieur de plusieurs de ces immeubles est vraiment très dégradé.
Le vendredi, nous sommes descendus en direction de Nice par une petite route par Saint-Martin-Vésubie (très joli village), Roquebillière, Sospel (très jolie ville) où nous avons mangé un sandwich.
Puis, par l'arrière de Monaco, nous sommes allés à La Turbie revoir le Trophée des Alpes (entrée 5 euros par personne).
Ensuite, route Nice-Ouest, nous sommes remontés en 1 h 30 par la Route Nationale jusqu'à Isola 2000.
Le samedi, nous voulions éviter de refaire le col de la Bonnette, nous sommes donc passé par l'Italie. Nous avons continué la route au dessus d'Isola 2000 jusqu'à la frontière italienne. Plusieurs marmottes en promenade dans les champs... Petite route, assez étroite. Quelques tout petits lacs avec des campings car et quelques campeurs dans les champs.
Puis col de Larche et col de Vars. Nous avons traversé la station de Vars, à mon sens la plus jolie station vue dans la région. Ensuite, Guillestre, puis Embrun, dont la cathédrale et son porche sont à voir absolument. Pic-nique à Embrun, puis descente le long du lac de Serre-Ponçon et son barrage, la vallée de l'Ubaye jusqu'à Barcelonnette et retour par Jausiers et la même route via l'Italie que le matin.
Le dimanche, même route par l'Italie, puis Cuneo et Turin, ville que nous connaissions déjà, mais nous voulions revoir le centre.
Hôtel Eden, à 15 min. à pied de la gare, chambre avec bain/WC à 70 euros avec petit déjeuner, excellent rapport qualité prix. Possibilité de garer la voiture pour 10 euros supplémentaires dans la cour. Comme c'était dimanche, nous avons pu la laisser gratuitement dans la rue devant l'hôtel.
Ensuite, visite à pied de la ville, repas simple dans un petit restaurant via Nizza pour 20 euros à deux.
Sur la place de la gare, au début de la via Roma, j'ai vu qu'il y avait aussi une caféteria du groupe Brek.
Le lundi, départ pour Suse. Petite visite de la ville, arènes romaines, arc de triomphe, acqueduc et cathédrale. A voir.
En route, nous montons voir Sestrières, déjà mieux qu'Isola comme architecture. Nous avons mangé un menu dans un fast food tout simple à côté de la poste pour 30 euros à deux.
Puis, col du Montgenevre et Briançon.
Hôtel Mont-Brison, chambre simple avec douche/lavabo, WC à l'étage, pour 42 euros sans petit déjeuner. Il y a aussi des chambres doubles avec bain/WC/TV pour 50 euros, mais il n'y avait plus de place.
Ensuite, nous sommes montés à pied dans le vieux Briançon, citadelle de Vauban, exceptionnel et à visiter absolument. On peut aussi aller voir quelques forts un peu plus haut, mais nous ne sommes pas allés.
Le mardi, col du Lautaret, puis col du Galibier, à nouveau des paysages splendides et des vélos zigzaguant dangereusement en travers de la route... Petit détour pour voir Saint-Jean de Maurienne, cela ne nous a pas plu, on repart, on traverse Modane, là aussi, rien d'extraordinaire. Nous montons au col de l'Iseran et nous arrêtons manger à Val d'Isère, assez jolie station, mais quasiment rien d'ouvert. Nous mangeons une tartiflette au restaurant «La Casserole» pour 47 euros, très cher pour ce que c'était.
Puis Bourg Saint-Maurice et Moutiers.
A Moutiers, hôtel Le Welcome, à 100 mètres de la gare. Chambre spacieuse toute neuve en bois (no 209) avec bain/WC sans petit déjeuner pour 52 euros. L'une des meilleures chambres du voyage.
Une petite visite du centre ancien, puis nous montons à Courchevel, nous sommes très décus à nouveau par l'architecture, tout est fermé, et redescendons à Brides-les-Bains. La station spécialisée dans les régimes est très belle, promenade et retour à Moutiers.
Le mercredi, nous rentrons à Genève, via Albertville, Ugine, Megève. Nous connaissons, mais nous nous arrêtons brièvement revoir les magasins. Puis, Cluses, Bonneville et Annemasse. Nous arrivons à la maison à midi, les yeux pleins d'images fantastiques de montagnes ! Nous avons eu une chance inouïe avec la météo, ciel bleu toute la semaine et assez chaud.
Repas à Aups sur la terrasse du Grand Hôtel (hôtel affiché «sans étoile»), plat du jour à 10 euros. J'ai vu qu'il y avait des chambres à moins de 40 euros dans cet hôtel. Il y a un énorme platane de 400 ans devant.
Puis direction Moustiers Sainte-Marie en longeant le lac de Sainte Croix. Paysages magnifiques. Il y a aussi un pont d'où l'on peut voir Le Verdon se jeter dans le lac.
Le mardi soir, Hôtel Belvedair à l'entrée de Moustiers, chambre double avec bain WC sans petit déjeuner à 46 euros. De la chambre (la 26), une magnifique vue sur la vallée, sur les 2 églises de Moustiers et sur l'étoile fixée entre les 2 collines.
Très très beau village dans un site exceptionnel(avec aussi des fayences en vente pour les amateurs).
Nous partons dans l'après-midi faire les gorges du Verdon et la route des Crêtes, les paysages sont à nouveau fantastiques.
Le lendemain, nous allons à Digne (marché le mercredi matin), puis repas à Castellane. Nous avons mangé une pizza à l'Auberge Bon Accueil. J'ai noté qu'il y avait là des chambres dès 38 euros et des chambres pour 4 personnes à 70 euros.
Ensuite, Entrevaux et Valberg. Nous avons dormi le mercredi à Valberg dans l'Hôtel Blanche Neige à 73 euros la chambre double avec bain/WC sans petit déjeuner. J'ai trouvé cher pour ce que c'était, mais nous voulions rester un moment dans ce village pour nous reposer. Je n'ai d'ailleurs pas trop aimé cette station de ski.
Le soir, nous avons mangé une tartiflette (13, 50 euros par personne) dans un restaurant, Le Tremplin, là c'était parfait.
Nous devions être à Isola 2000 pour jeudi soir car nous avions réservé pour 3 nuits un hôtel dans l'idée de rayonner depuis cet endroit.
Le lendemain, Valberg-Barcelonnette par le col de la Cayolle, un col avec une route extrêmement étroite à déconseiller aux caravanes et aux campings-car (je crois d'ailleurs avoir vu des panneaux les interdisant). Mais toujours un paysage à couper le souffle !
Nous avons visité Barcelonnette et vu les maisons des «Mexicains», très jolie petite ville. A midi, nous avons piqueniqué en faisant nos achats au supermarché en centre ville.
Puis, nous sommes partis par le Col de la Bonnette pour rejoindre Isola 2000. La route est la plus haute d'Europe, mais elle est plus large que celle du col de la Cayolle. A nouveau, les paysages sont magnifiques.
Nous arrivons à Isola vers 17 h. Hôtel Club du Soleil, le Pas du Loup, où tout était compris, petit déjeuner, repas de midi et du soir. Nous avons payé 84 euros par nuit, mais c'était un prix spécial (réservation faite sur un site last minute), normalement, le prix est de 132 euros à cette époque.
Les repas sont servis sous forme de buffets très copieux et variés sur les 3 jours, mais nous n'avons pas vu ceux de midi (puisque nous étions en promenade), uniquement petit-déjeuners et diners.
La chambre était très bien conçue, spacieuse, avec balcon.
La station d'Isola est quelconque, uniquement des chalets récents et des immeubles, de plus, l'extérieur de plusieurs de ces immeubles est vraiment très dégradé.
Le vendredi, nous sommes descendus en direction de Nice par une petite route par Saint-Martin-Vésubie (très joli village), Roquebillière, Sospel (très jolie ville) où nous avons mangé un sandwich.
Puis, par l'arrière de Monaco, nous sommes allés à La Turbie revoir le Trophée des Alpes (entrée 5 euros par personne).
Ensuite, route Nice-Ouest, nous sommes remontés en 1 h 30 par la Route Nationale jusqu'à Isola 2000.
Le samedi, nous voulions éviter de refaire le col de la Bonnette, nous sommes donc passé par l'Italie. Nous avons continué la route au dessus d'Isola 2000 jusqu'à la frontière italienne. Plusieurs marmottes en promenade dans les champs... Petite route, assez étroite. Quelques tout petits lacs avec des campings car et quelques campeurs dans les champs.
Puis col de Larche et col de Vars. Nous avons traversé la station de Vars, à mon sens la plus jolie station vue dans la région. Ensuite, Guillestre, puis Embrun, dont la cathédrale et son porche sont à voir absolument. Pic-nique à Embrun, puis descente le long du lac de Serre-Ponçon et son barrage, la vallée de l'Ubaye jusqu'à Barcelonnette et retour par Jausiers et la même route via l'Italie que le matin.
Le dimanche, même route par l'Italie, puis Cuneo et Turin, ville que nous connaissions déjà, mais nous voulions revoir le centre.
Hôtel Eden, à 15 min. à pied de la gare, chambre avec bain/WC à 70 euros avec petit déjeuner, excellent rapport qualité prix. Possibilité de garer la voiture pour 10 euros supplémentaires dans la cour. Comme c'était dimanche, nous avons pu la laisser gratuitement dans la rue devant l'hôtel.
Ensuite, visite à pied de la ville, repas simple dans un petit restaurant via Nizza pour 20 euros à deux.
Sur la place de la gare, au début de la via Roma, j'ai vu qu'il y avait aussi une caféteria du groupe Brek.
Le lundi, départ pour Suse. Petite visite de la ville, arènes romaines, arc de triomphe, acqueduc et cathédrale. A voir.
En route, nous montons voir Sestrières, déjà mieux qu'Isola comme architecture. Nous avons mangé un menu dans un fast food tout simple à côté de la poste pour 30 euros à deux.
Puis, col du Montgenevre et Briançon.
Hôtel Mont-Brison, chambre simple avec douche/lavabo, WC à l'étage, pour 42 euros sans petit déjeuner. Il y a aussi des chambres doubles avec bain/WC/TV pour 50 euros, mais il n'y avait plus de place.
Ensuite, nous sommes montés à pied dans le vieux Briançon, citadelle de Vauban, exceptionnel et à visiter absolument. On peut aussi aller voir quelques forts un peu plus haut, mais nous ne sommes pas allés.
Le mardi, col du Lautaret, puis col du Galibier, à nouveau des paysages splendides et des vélos zigzaguant dangereusement en travers de la route... Petit détour pour voir Saint-Jean de Maurienne, cela ne nous a pas plu, on repart, on traverse Modane, là aussi, rien d'extraordinaire. Nous montons au col de l'Iseran et nous arrêtons manger à Val d'Isère, assez jolie station, mais quasiment rien d'ouvert. Nous mangeons une tartiflette au restaurant «La Casserole» pour 47 euros, très cher pour ce que c'était.
Puis Bourg Saint-Maurice et Moutiers.
A Moutiers, hôtel Le Welcome, à 100 mètres de la gare. Chambre spacieuse toute neuve en bois (no 209) avec bain/WC sans petit déjeuner pour 52 euros. L'une des meilleures chambres du voyage.
Une petite visite du centre ancien, puis nous montons à Courchevel, nous sommes très décus à nouveau par l'architecture, tout est fermé, et redescendons à Brides-les-Bains. La station spécialisée dans les régimes est très belle, promenade et retour à Moutiers.
Le mercredi, nous rentrons à Genève, via Albertville, Ugine, Megève. Nous connaissons, mais nous nous arrêtons brièvement revoir les magasins. Puis, Cluses, Bonneville et Annemasse. Nous arrivons à la maison à midi, les yeux pleins d'images fantastiques de montagnes ! Nous avons eu une chance inouïe avec la météo, ciel bleu toute la semaine et assez chaud.
Bonjour,
J'aurais besoin de renseignements pour savoir s'il était possible de faire le tour du Queyras la 3ème semaine de Juin, commençant le 17 ?
J'aurais besoin de renseignements pour savoir s'il était possible de faire le tour du Queyras la 3ème semaine de Juin, commençant le 17 ?
Bonjour à tous! 🙂
Nous nous préparons pour faire le tour des queyras du 17 au 28 aout et nous avons plusieurs questions.Nous voyageons en autonomie et ferons du bivouac. Si l'occasion et la disponibilité se présente nous dormirons probablement en refuge à l'occasion, mais sans résevation je crois que ce sera impossible.
Nous pensions faire la rando comme dans le topo guide soit de ceillac à ceillac dans le sens anti-horaire. Mais je crois quand cette période de l'année il doit y avoir beaucoup de randonneur d'après ce que j'ai lu. J'aimerais bien que quelqu'un me dise ce que beaucoup de randonneur veux dire. Est-ce un achalandage si élevé que l'on ne peux passer plus de 15 minutes sans être seul ?
Nous aimerions faire le pain de sucre, mais si j'en crois ce que j'ai lu ça ressemble plus à un autoroute qu'a un sentier ? Le faire pour voir le lever ou le coucher du soleil est parait-il très beau...et surement moins achalander?
Est-ce que ça vaut la peine de faire la boucle complète ou certaine partie sont ennuyeuse😕...genre quelques km sur route asphalté🤪 ou parcours en forêt dense sans point de vue sauf des arbres et encore des arbres? (Ça on en à beaucoup au Québec, pas besoin d'aller si loin 😉)
Nous pensions faire la variente vers le mont viso, refuge granero qui semble très bien avec en plus possibilité de voir chamois et bouquetin, qu'en pensez-vous ?
Nous n'avons aucune expérience en alpinisme ou de marche encordée mais est-ce possible de faire le mont viso avec un guide ? En connaissez-vous?
Est-ce moins achalandé de faire le tour du mont viso? Quel est la différence?
Bon assez de question avant de vous faire peu...d'autres suivront surement😉
Au revoir et merci!
Nous nous préparons pour faire le tour des queyras du 17 au 28 aout et nous avons plusieurs questions.Nous voyageons en autonomie et ferons du bivouac. Si l'occasion et la disponibilité se présente nous dormirons probablement en refuge à l'occasion, mais sans résevation je crois que ce sera impossible.
Nous pensions faire la rando comme dans le topo guide soit de ceillac à ceillac dans le sens anti-horaire. Mais je crois quand cette période de l'année il doit y avoir beaucoup de randonneur d'après ce que j'ai lu. J'aimerais bien que quelqu'un me dise ce que beaucoup de randonneur veux dire. Est-ce un achalandage si élevé que l'on ne peux passer plus de 15 minutes sans être seul ?
Nous aimerions faire le pain de sucre, mais si j'en crois ce que j'ai lu ça ressemble plus à un autoroute qu'a un sentier ? Le faire pour voir le lever ou le coucher du soleil est parait-il très beau...et surement moins achalander?
Est-ce que ça vaut la peine de faire la boucle complète ou certaine partie sont ennuyeuse😕...genre quelques km sur route asphalté🤪 ou parcours en forêt dense sans point de vue sauf des arbres et encore des arbres? (Ça on en à beaucoup au Québec, pas besoin d'aller si loin 😉)
Nous pensions faire la variente vers le mont viso, refuge granero qui semble très bien avec en plus possibilité de voir chamois et bouquetin, qu'en pensez-vous ?
Nous n'avons aucune expérience en alpinisme ou de marche encordée mais est-ce possible de faire le mont viso avec un guide ? En connaissez-vous?
Est-ce moins achalandé de faire le tour du mont viso? Quel est la différence?
Bon assez de question avant de vous faire peu...d'autres suivront surement😉
Au revoir et merci!
Bonjour,
Je prépare ma rando du tour du queyras que je ferai pour Juin 2017. J'ai la carte IGN mais ne trouve pas le Topo correspondant !!!! Je n'ai pas encore vraiment finaliser mon parcours et je souhaiterai savoir si quelq'un peut m'envoyer un itinéraire interessant sur 5 ou 6 jours pour la période de fin Juin. Quels sont les bonnes adresses d'hébergements et les refuges merci a tous
Je prépare ma rando du tour du queyras que je ferai pour Juin 2017. J'ai la carte IGN mais ne trouve pas le Topo correspondant !!!! Je n'ai pas encore vraiment finaliser mon parcours et je souhaiterai savoir si quelq'un peut m'envoyer un itinéraire interessant sur 5 ou 6 jours pour la période de fin Juin. Quels sont les bonnes adresses d'hébergements et les refuges merci a tous
Hello,
Si la météo est correcte nous prévoyons une randonnée en bivouac dans le Mercantour depuis Isola 2000 jusqu'à Saint-Dalmas deTende, début octobre.
Je me pose la question de l'intérêt d'emmener un filtre pour l'eau? Des pastilles sont-elles suffisantes? Y a-t-il beaucoup de ruisseaux en fin d'été marqué par la sécheresse?
Nous devrions bivouaquer près des lacs suivants: lac Nègre lac de Trécolpas ou lacs de Prals lac du Basto lac de Fontanalbe lac des Mesches ou lac de la Minière Ces lacs sont-ils propices au bivouac? Sur Google Earth il me semble que oui mais de là-haut tout à l'air plat! Merci à ceux qui connaissent ces endroits de me le confirmer (ou non)...
En cas de temps pourri, les refuges (plus gardés à cette époque sauf celui des Merveilles si j'ai bien compris) ont-ils une salle accessible en dehors des périodes de gardiennage?
Merci d'avance pour votre aide!
Marie
Je me pose la question de l'intérêt d'emmener un filtre pour l'eau? Des pastilles sont-elles suffisantes? Y a-t-il beaucoup de ruisseaux en fin d'été marqué par la sécheresse?
Nous devrions bivouaquer près des lacs suivants: lac Nègre lac de Trécolpas ou lacs de Prals lac du Basto lac de Fontanalbe lac des Mesches ou lac de la Minière Ces lacs sont-ils propices au bivouac? Sur Google Earth il me semble que oui mais de là-haut tout à l'air plat! Merci à ceux qui connaissent ces endroits de me le confirmer (ou non)...
En cas de temps pourri, les refuges (plus gardés à cette époque sauf celui des Merveilles si j'ai bien compris) ont-ils une salle accessible en dehors des périodes de gardiennage?
Merci d'avance pour votre aide!
Marie
bonjour à tous.
j'ai pas mal parcouru le forum, et je ne trouve pas ce qu'il me faut,
alors je pose la question sur ce post.
pour les vacances de cet été, vers le 20 juillet, je souhaite trouver un parcours dans le mercantour pour une semaine, de refuge en refuge, ou à la limite, des randos en étoiles autour d'un gite.
je randonne avec ma femme et mes deux garçons de 8 et 10 ans, et l'année derniére, nous avons fait le tour de méant martin en 5 jours de refuge en refuge au départ de bonneval.
si nous partons de refuge en refuge, il faudrait pouvoir revenir au point de départ.
je voudrais aussi ne pas bivouaquer, faire des étapes entre 6 et 8 heures maxi et pour les plus grosses étapes, pas beaucoup plus de 1000m de dénivelé, pour les enfants (et ma femme😉).
voila, merci pour vos réponses.
voila, merci pour vos réponses.
Existe-t'il des randonnées "faciles" dans le Mercantour ou dans les environs avec bivouac ?
Je suis surpris du niveau de difficulté des parcours (difficiles à très difficiles)
Pour répondre à 2 semaines de vacances imposées, nous décidons de découvrir le parc du Mercantour. Nous y descendons en voiture depuis la région parisienne, en plusieurs étapes, par les (toutes) petites routes. Même chose pour le retour. Nous avons ainsi évité tous les bouchons, toute la fatigue, tout le stress et découvert une France rurale magnifique et tellement variée.
Carnet très court pour partager uniquement notre séjour dans le Mercantour. Pour le reste, trop peu de valeur ajoutée pour en parler.
NOTRE SEJOUR SUR 1 SEMAINE :
Mer 7 Août – … Sospel – Rando #48 : Notre-Dame des Fontaines et Vallon du Mont Noir – 2 nuits à La Brigue Jeu – Rando #47 : Rochers de Maima et Saint-Sauveur Ven –Rando #46 : Vallée des Merveilles – Nuit au refuge des Merveilles Sam – Retour – Nuit à La Brigue Dim – Saorge – Rando #37 : Circuit du Boréon – 2 nuits à Saint Dalmas-Valdeblore Lun – Rando PR#17 : Lac de Trécolpas Mar – Roubion – Rando PR#10 : Gorges de Daluis – Rando PR#7 : Cascade de la Lance – 2 nuits à Saint Martin d’Entraunes Mer – Rando PR#6 : Lac d’Allos – Colmars Jeu – Départ matinal vers Annecy …
GUIDES et CARTES : Carte National Geographic Top 75 #10 - 1:75 000 Mercantour Guide de randonnées ROTHER – Alpes Maritimes – Reinhard Scholl En français. TopoGuides de la FFRandonnée – PR : Promenade & Randonnée Le Parc National du Mercantour
TRANSPORTS : Attention aux routes de montagne. Comptez une moyenne de 40km/h maxi.
ETAPES : Nous avions réservé tous nos hôtels avant de partir, et bien nous en a pris, ils étaient tous complets lors de notre séjour. Je mentionne les parkings car il est parfois très difficile de se garer dans certains petits villages.
La Brigue Hôtel Mirval – 87 € hors pdej Parking facile, juste devant. Bel hôtel confortable et bien renové. Chambre spacieuse et très lumineuse (tout au moins pour les chambres d’angle que nous avons eues). La restauration est quelconque. Petit dej buffet de produits industriels. Zappez. La Brigue est un merveilleux village de pierre, aux ruelles étroites et façades hautes. On s’y promène avec grand plaisir.
Saint Dalmas – Valdeblore Les chambres du Presbytère du Val – 99 € pdej inclus Parking facile dans le village. Sonia nous accueille avec chaleur dans cette maison d’hôte qu’elle a aménagée avec soin et beaucoup de goût. Petit déj maison excellent, surtout les gaufres !
Saint Martin d’Entraunes Hôtel La Vallière – 55 € hors pdej Parking juste devant. Vétuste et tristounet. Tout petit village bien mort. Et trop loin des points de départ des randos intéressantes. Préférez un point de chute à Colmars ou Allos.
Refuge des Merveilles La nuitée : 21 € / p Diner + pdej : 26,50 € /p Refuge de montagne : spartiate mais accueil chaleureux. Grand dortoir inconfortable, 3 ou 4 douches, autant (aussi peu) de WC, pour 75 personnes … Eau chaude payante. Attention, l’éclairage des douches est une minuterie très courte, trop courte pour une douche. N’attendez pas pour vous doucher au risque de devoir finir dans le noir. La restauration est excellente : diner copieux et succulent, servi tous ensemble à 19h pétantes, petit dej à volonté entre 7 et 8h. Réservation indispensable : le refuge est complet du 15 juin au 15 sept nous a-t-on dit …
NOS RANDONNEES : Nous avons choisi de randonner en étoile, avec 3 points de chute pour accéder aux différentes vallées. Les routes de montagne sont étroites et sinueuses. Nous avons mis 50 minutes pour parcourir les 28 km qui séparent Saint-Martin d’Entraunes de Colmars … D’où l’importance de bien choisir son étape.
Je ne vois pas l’intérêt de décrire les randos. Je donne leur référence dans les 2 guides cités plus haut et je me contente de donner notre impression.
La vallée de la Roya : (au départ de La Brigue)
* Rando #48 (guide Rother) : Notre-Dame des Fontaines et Vallon du Mont Noir Malgré une entrée un peu chère (4€), l’église vaut vraiment d’être vue pour les splendides fresques qui la couvrent. De là, petite rando pour nous mettre en jambe jusqu’à un petit vallon. Pas grand intérêt hormis celui de marcher dans une jolie forêt.
* Rando #47 (guide Rother) : Rochers de Maima et Saint-Sauveur De beaux panoramas et une tranquilllité absolue. Sportive.
* Rando #46 (guide Rother) : Vallée des Merveilles Depuis La Brigue, il faut 20 minutes pour rejoindre les petits parkings du lac des Mesches. Il y en a plusieurs le long de la route, vite pleins. La montée vers le refuge est une magnifique randonnée, nous longeons un torrent, traversons de grands pâturages, croisons des vaches munies de grosses cloches … Contrairement à mes craintes, nous croisons peu de monde. Nous mettrons 4 heures pour arriver au refuge, c’est très large, nous avons vraiment lambiné. Une excellente omelette nous redonne des forces. A 15h, nous partons en visite guidée découvrir les gravures rupestres de la Vallée des Merveilles. Nous l’avions réservée sur internet quelques jours auparavant (sans grande utilité finalement même en ce mois d’Août). 4 heures de visite tranquille à écouter Bénédicte nous expliquer les pétroglyphes et les resituer dans leur contexte historique, géographique, culturel, spirituel. Passionnant ! Nous serons de retour au refuge à 19h01, juste à temps pour le dîner. Le lendemain, nous redescendons par le même chemin, à quelques variantes près. Et finalement, en route, nous avons eu un GROS regret. Par trop de prudence, nous avions choisi de redescendre directement plutôt que de monter au Mont Bégo et de passer par le refuge de Fontanalba pour finir en boucle. Dommage ! Nous étions en pleine forme ce matin après la grosse journée d’hier, nous aurions pu finir cette boucle ! On s’est sous-estimé, c’était sage mais on l’a regretté dès la première heure de descente. Le refuge peut vous fournir un pique-nique pour faire cette grande boucle. Un beau raté qu’on regrette amèrement.
La vallée de la Vésubie : (au départ de Saint Dalmas-Valdeblore)
* Rando #37 (guide Rother) : Circuit du Boréon Nous l’avons suivie pour voir des chamois. En vain. Du coup, cette rando est sans aucun intérêt. On démarre dans un affreux pierrier en plein soleil.
* Rando PR#17 (topoguide) : Lac de Trécolpas Notre rando préférée ! Elle conjugue tous les superlatifs : un sentier facile et souple, un splendide décor tout au long du chemin et une arrivée extraordinaire sur le lac. Et cerise sur le clafoutis : des chamois ! Et personne d’autres ! Nous pousserons jusqu’au refuge de la Cougourde installé dans un magnifique site. De très loin, notre rando préférée. En prenant tout notre temps (surtout la séance photos des chamois), en mangeant au refuge, nous y avons passé 6 heures.
La Haute vallée du Var : (en route …)
* Rando PR#10 (topoguide) : Gorges de Daluis Même si elle n’est pas très longue, cette petite rando nécessite quand même d’être correctement chaussé. Ne partez pas en tongs. Le Var coule au fond de cette gorge de pélites rouges très impressionnante. A ne pas manquer.
La vallée du Haut-Verdon : (au départ de Saint Martin d’Entraunes - mieux aurait vallu de Colmars)
* Rando PR#7 (topoguide) : Cascade de la Lance Bôf … Un monde fou pour cette balade familiale qui conduit à une cascade, certes jolie, mais trop de monde pour que la magie opère.
* Rando PR#6 (topoguide) : Lac d’Allos Départ depuis le parking de la Cluite. Pour les pressés, une route payante (8€) permet de poursuivre jusqu’au parking de Laus. Beaucoup de monde, en tout cas, depuis le parking de Laus (personne entre les 2 parkings). Avec les grands sommets qui le bordent et les fleurs violettes au premier plan, ce lac est magnifique. Le tour du lac s’impose. Le monde se disperse vite, qui sur la terrasse du gîte, qui sur les berges du lac, chacun cherchant son petit coin de paradis pour y pique-niquer tranquillement. Source d’eau près du gîte.
Nos randos préférées : 1 – Le lac de Trécolpas 2 – Le Lac d’Allos 3 – La vallée des Merveilles 4 – Gorges de Daluis
LES VILLAGES : Nos randos en étoile nous ont laissé le temps de visiter quelques jolis petits villages. Attention, à cette époque de l’année (tout au moins), il est parfois difficile de se garer. Assez souvent, un parking à l’extrêmité du village est la seule option.
Parmi nos préférés : La Brigue Tende (ne manquez pas le musée des Merveilles, gratuit) – Parking gratuit près de la gare Saorge Roubion Colmars-les-Alpes
SI C’ETAIT A REFAIRE : Finir la boucle de la vallée des Merveilles en passant par Fontanalba. Faire étape à Colmars plutôt qu’à Saint Martin d’Entraunes. Passer une nuit supplémentaire à Saint Dalmas Valdeblore pour aller jusqu’aux lacs de Prals. Plus de temps … randonner dans ces montagnes fut un enchantement.
DIVERS : Le climat à cette époque : on a toujours eu beau temps et une température très agréable. Nous n’avons dû enfiler un sweat que lors de notre pause repas autour du lac d’Allos. Vêtements : chaussures de marche, tige basse, nécessaires et suffisantes. T-shirts respirant qui sèchent en une nuit, ultra pratiques. L’affluence touristique à cette époque : les hôtels étaient complets, néanmoins pas grand monde dès qu’on part en randonnée (sauf cascade de la Lance).
EN CONCLUSION : J’avoue avoir eu quelques craintes sur ce voyage (un peu forcé) en plein mois d’Août, dans le sud de la France … bien infondées dès lors qu’on part en montage. Et quel bonheur ! Paysages extraordinaires et randonnées revigorantes. Un vrai bienfait pour le corps et l’esprit. Nous renouvellerons.
NOTRE SEJOUR SUR 1 SEMAINE :
Mer 7 Août – … Sospel – Rando #48 : Notre-Dame des Fontaines et Vallon du Mont Noir – 2 nuits à La Brigue Jeu – Rando #47 : Rochers de Maima et Saint-Sauveur Ven –Rando #46 : Vallée des Merveilles – Nuit au refuge des Merveilles Sam – Retour – Nuit à La Brigue Dim – Saorge – Rando #37 : Circuit du Boréon – 2 nuits à Saint Dalmas-Valdeblore Lun – Rando PR#17 : Lac de Trécolpas Mar – Roubion – Rando PR#10 : Gorges de Daluis – Rando PR#7 : Cascade de la Lance – 2 nuits à Saint Martin d’Entraunes Mer – Rando PR#6 : Lac d’Allos – Colmars Jeu – Départ matinal vers Annecy …
GUIDES et CARTES : Carte National Geographic Top 75 #10 - 1:75 000 Mercantour Guide de randonnées ROTHER – Alpes Maritimes – Reinhard Scholl En français. TopoGuides de la FFRandonnée – PR : Promenade & Randonnée Le Parc National du Mercantour
TRANSPORTS : Attention aux routes de montagne. Comptez une moyenne de 40km/h maxi.
ETAPES : Nous avions réservé tous nos hôtels avant de partir, et bien nous en a pris, ils étaient tous complets lors de notre séjour. Je mentionne les parkings car il est parfois très difficile de se garer dans certains petits villages.
La Brigue Hôtel Mirval – 87 € hors pdej Parking facile, juste devant. Bel hôtel confortable et bien renové. Chambre spacieuse et très lumineuse (tout au moins pour les chambres d’angle que nous avons eues). La restauration est quelconque. Petit dej buffet de produits industriels. Zappez. La Brigue est un merveilleux village de pierre, aux ruelles étroites et façades hautes. On s’y promène avec grand plaisir.
Saint Dalmas – Valdeblore Les chambres du Presbytère du Val – 99 € pdej inclus Parking facile dans le village. Sonia nous accueille avec chaleur dans cette maison d’hôte qu’elle a aménagée avec soin et beaucoup de goût. Petit déj maison excellent, surtout les gaufres !
Saint Martin d’Entraunes Hôtel La Vallière – 55 € hors pdej Parking juste devant. Vétuste et tristounet. Tout petit village bien mort. Et trop loin des points de départ des randos intéressantes. Préférez un point de chute à Colmars ou Allos.
Refuge des Merveilles La nuitée : 21 € / p Diner + pdej : 26,50 € /p Refuge de montagne : spartiate mais accueil chaleureux. Grand dortoir inconfortable, 3 ou 4 douches, autant (aussi peu) de WC, pour 75 personnes … Eau chaude payante. Attention, l’éclairage des douches est une minuterie très courte, trop courte pour une douche. N’attendez pas pour vous doucher au risque de devoir finir dans le noir. La restauration est excellente : diner copieux et succulent, servi tous ensemble à 19h pétantes, petit dej à volonté entre 7 et 8h. Réservation indispensable : le refuge est complet du 15 juin au 15 sept nous a-t-on dit …
NOS RANDONNEES : Nous avons choisi de randonner en étoile, avec 3 points de chute pour accéder aux différentes vallées. Les routes de montagne sont étroites et sinueuses. Nous avons mis 50 minutes pour parcourir les 28 km qui séparent Saint-Martin d’Entraunes de Colmars … D’où l’importance de bien choisir son étape.
Je ne vois pas l’intérêt de décrire les randos. Je donne leur référence dans les 2 guides cités plus haut et je me contente de donner notre impression.
La vallée de la Roya : (au départ de La Brigue)
* Rando #48 (guide Rother) : Notre-Dame des Fontaines et Vallon du Mont Noir Malgré une entrée un peu chère (4€), l’église vaut vraiment d’être vue pour les splendides fresques qui la couvrent. De là, petite rando pour nous mettre en jambe jusqu’à un petit vallon. Pas grand intérêt hormis celui de marcher dans une jolie forêt.
* Rando #47 (guide Rother) : Rochers de Maima et Saint-Sauveur De beaux panoramas et une tranquilllité absolue. Sportive.
* Rando #46 (guide Rother) : Vallée des Merveilles Depuis La Brigue, il faut 20 minutes pour rejoindre les petits parkings du lac des Mesches. Il y en a plusieurs le long de la route, vite pleins. La montée vers le refuge est une magnifique randonnée, nous longeons un torrent, traversons de grands pâturages, croisons des vaches munies de grosses cloches … Contrairement à mes craintes, nous croisons peu de monde. Nous mettrons 4 heures pour arriver au refuge, c’est très large, nous avons vraiment lambiné. Une excellente omelette nous redonne des forces. A 15h, nous partons en visite guidée découvrir les gravures rupestres de la Vallée des Merveilles. Nous l’avions réservée sur internet quelques jours auparavant (sans grande utilité finalement même en ce mois d’Août). 4 heures de visite tranquille à écouter Bénédicte nous expliquer les pétroglyphes et les resituer dans leur contexte historique, géographique, culturel, spirituel. Passionnant ! Nous serons de retour au refuge à 19h01, juste à temps pour le dîner. Le lendemain, nous redescendons par le même chemin, à quelques variantes près. Et finalement, en route, nous avons eu un GROS regret. Par trop de prudence, nous avions choisi de redescendre directement plutôt que de monter au Mont Bégo et de passer par le refuge de Fontanalba pour finir en boucle. Dommage ! Nous étions en pleine forme ce matin après la grosse journée d’hier, nous aurions pu finir cette boucle ! On s’est sous-estimé, c’était sage mais on l’a regretté dès la première heure de descente. Le refuge peut vous fournir un pique-nique pour faire cette grande boucle. Un beau raté qu’on regrette amèrement.
La vallée de la Vésubie : (au départ de Saint Dalmas-Valdeblore)
* Rando #37 (guide Rother) : Circuit du Boréon Nous l’avons suivie pour voir des chamois. En vain. Du coup, cette rando est sans aucun intérêt. On démarre dans un affreux pierrier en plein soleil.
* Rando PR#17 (topoguide) : Lac de Trécolpas Notre rando préférée ! Elle conjugue tous les superlatifs : un sentier facile et souple, un splendide décor tout au long du chemin et une arrivée extraordinaire sur le lac. Et cerise sur le clafoutis : des chamois ! Et personne d’autres ! Nous pousserons jusqu’au refuge de la Cougourde installé dans un magnifique site. De très loin, notre rando préférée. En prenant tout notre temps (surtout la séance photos des chamois), en mangeant au refuge, nous y avons passé 6 heures.
La Haute vallée du Var : (en route …)
* Rando PR#10 (topoguide) : Gorges de Daluis Même si elle n’est pas très longue, cette petite rando nécessite quand même d’être correctement chaussé. Ne partez pas en tongs. Le Var coule au fond de cette gorge de pélites rouges très impressionnante. A ne pas manquer.
La vallée du Haut-Verdon : (au départ de Saint Martin d’Entraunes - mieux aurait vallu de Colmars)
* Rando PR#7 (topoguide) : Cascade de la Lance Bôf … Un monde fou pour cette balade familiale qui conduit à une cascade, certes jolie, mais trop de monde pour que la magie opère.
* Rando PR#6 (topoguide) : Lac d’Allos Départ depuis le parking de la Cluite. Pour les pressés, une route payante (8€) permet de poursuivre jusqu’au parking de Laus. Beaucoup de monde, en tout cas, depuis le parking de Laus (personne entre les 2 parkings). Avec les grands sommets qui le bordent et les fleurs violettes au premier plan, ce lac est magnifique. Le tour du lac s’impose. Le monde se disperse vite, qui sur la terrasse du gîte, qui sur les berges du lac, chacun cherchant son petit coin de paradis pour y pique-niquer tranquillement. Source d’eau près du gîte.
Nos randos préférées : 1 – Le lac de Trécolpas 2 – Le Lac d’Allos 3 – La vallée des Merveilles 4 – Gorges de Daluis
LES VILLAGES : Nos randos en étoile nous ont laissé le temps de visiter quelques jolis petits villages. Attention, à cette époque de l’année (tout au moins), il est parfois difficile de se garer. Assez souvent, un parking à l’extrêmité du village est la seule option.
Parmi nos préférés : La Brigue Tende (ne manquez pas le musée des Merveilles, gratuit) – Parking gratuit près de la gare Saorge Roubion Colmars-les-Alpes
SI C’ETAIT A REFAIRE : Finir la boucle de la vallée des Merveilles en passant par Fontanalba. Faire étape à Colmars plutôt qu’à Saint Martin d’Entraunes. Passer une nuit supplémentaire à Saint Dalmas Valdeblore pour aller jusqu’aux lacs de Prals. Plus de temps … randonner dans ces montagnes fut un enchantement.
DIVERS : Le climat à cette époque : on a toujours eu beau temps et une température très agréable. Nous n’avons dû enfiler un sweat que lors de notre pause repas autour du lac d’Allos. Vêtements : chaussures de marche, tige basse, nécessaires et suffisantes. T-shirts respirant qui sèchent en une nuit, ultra pratiques. L’affluence touristique à cette époque : les hôtels étaient complets, néanmoins pas grand monde dès qu’on part en randonnée (sauf cascade de la Lance).
EN CONCLUSION : J’avoue avoir eu quelques craintes sur ce voyage (un peu forcé) en plein mois d’Août, dans le sud de la France … bien infondées dès lors qu’on part en montage. Et quel bonheur ! Paysages extraordinaires et randonnées revigorantes. Un vrai bienfait pour le corps et l’esprit. Nous renouvellerons.
Bonjour ! Mon frère et moi cherchons un circuit sympa de rando de plusieurs jours (4 à 7 jours) praticable fin mars.
Nous souhaiterions un circuit sans villages avec le moins de traces de civilisation possible.
Nous avons pensé au mercantour, mais il parait qu'il s'y trouve 2m de neige.
Voilà, merci de votre aide !
bonjour
envie de grand air, nous prenons quelques jours la semaine prochaine pour aller marcher (4 a 5 h) par jour dans la montagne et notamment dans le parc du mercantour. Nous arriverons vers st martin ou les environs lundi 14 h et devons repartir le vendredi matin;
qui peut me donner un cricuit sympa ? avec ou dormir ? et temps de marche
j'ai noté sur le forum
Jour 1 depart de la madone de fenestre Pas du mont colomb Pas de la Foux (hors GR mais bien cairné) (des chamois partout) arrivée au refuge de Valmasque 7 h de marche jour 2 passage le long des trois lacs passer la Baisse de Valmasque (des bouquetins partout) descendre la vallée des Merveilles arrivée au refuge des merveilles jour 3 depart du refuge des merveilles et rejoindre la madone de fenestre dernière étape un peu moins haute, plus verte
qu'en pensez vous ? avez vous d'autres suggestions ? ca ne nous gene pas de faire demi tour si le paysage est sympa : animaux, torrent ...merci
autre possibilité: peut on me confirmer les temps de marche on se gare a casterino lundi 14 h : balades jusqu'aux lacs jumeaux lundi apres midi et dodo au refuge de fontanalbe (4 h de marche) mardi : aller jusqu'au refuge de valmasque (4 h) mercredi : aller jusqu'au refuge des merveilles (5 h) jeudi : retour vers caterino Est ce possible temps ??
en vous remerciant
Jour 1 depart de la madone de fenestre Pas du mont colomb Pas de la Foux (hors GR mais bien cairné) (des chamois partout) arrivée au refuge de Valmasque 7 h de marche jour 2 passage le long des trois lacs passer la Baisse de Valmasque (des bouquetins partout) descendre la vallée des Merveilles arrivée au refuge des merveilles jour 3 depart du refuge des merveilles et rejoindre la madone de fenestre dernière étape un peu moins haute, plus verte
qu'en pensez vous ? avez vous d'autres suggestions ? ca ne nous gene pas de faire demi tour si le paysage est sympa : animaux, torrent ...merci
autre possibilité: peut on me confirmer les temps de marche on se gare a casterino lundi 14 h : balades jusqu'aux lacs jumeaux lundi apres midi et dodo au refuge de fontanalbe (4 h de marche) mardi : aller jusqu'au refuge de valmasque (4 h) mercredi : aller jusqu'au refuge des merveilles (5 h) jeudi : retour vers caterino Est ce possible temps ??
en vous remerciant
Bonjour,
J'envisage de découvrir le Mercantour cet été. Je ne connais pas du tout la région...Quels sont les plus beaux coins, les plus beaux villages et surtout les plus belles randonnées? Je suis contraint de partir entre le 14 juillet et le 15 aout...Quelle est l'affluence dans la région? Des chemins de randos telles que la Vallée des Merveilles sont-ils saturés en cette saison? Trouve-t-on facilement de la place dans les campings et en connaissez-vous d'agréables? Merci d'avance de vos réponses...!
J'envisage de découvrir le Mercantour cet été. Je ne connais pas du tout la région...Quels sont les plus beaux coins, les plus beaux villages et surtout les plus belles randonnées? Je suis contraint de partir entre le 14 juillet et le 15 aout...Quelle est l'affluence dans la région? Des chemins de randos telles que la Vallée des Merveilles sont-ils saturés en cette saison? Trouve-t-on facilement de la place dans les campings et en connaissez-vous d'agréables? Merci d'avance de vos réponses...!
En juillet, on débarque de l'avion à Nice, on file illico en voiture de location vers Gap ( même avec le décalage horaire 🏴☠️), la veille du jour d'arrivé du Tour de France. Amateurs de vélo, surtout mon mari, ça lui ferait plaisir de vivre un peu la frénésie autour de cet événement très médiatisé et suivi.
On sait que ça prend 4 hrs de Nice, du coup, on va tout manquer les points d'intérêts touristiques en chemin, mais on va changer notre plan en conséquence.
Est-ce que c'est une belle idée d'aller dormir deux soirs à une étape du tour de France, à Gap ( avec parking , à côté de la zone piétonne ) ?
Ensuite, de Gap, en se dirigeant vers l'est, auriez-vous des suggestions de villages à visiter dans les Alpes jusqu'au parc de Mercantour ? Ensuite j'irai vers Menton, et visiterai la côte jusqu'à Antibes. Je vais passer devant Nice, pour finir en beauté, près de l'aéroport, avec cette ville, les 2-3 derniers jours.
Pour un voyage de deux semaines en passant 🙂
Ha oui !!!! J'oubliais... On peut atterrir à Lyon à la place pour 200 $ de plus chacun. On serait alors moins loin du Tour de France. Comment est la circulation à la fin-juillet dans les Alpes ? Sûrement mieux que sur la côte !!! S'il y a des piscines et des beaux lacs et rivières pour faire trempette, je peux bien me passer de la côte, qui sera consacrée pour un autre voyage. Devrais-je alors me concentrer sur les splendides montagnes et être moins stressée pour la cohue estivale ? 🤪
On sait que ça prend 4 hrs de Nice, du coup, on va tout manquer les points d'intérêts touristiques en chemin, mais on va changer notre plan en conséquence.
Est-ce que c'est une belle idée d'aller dormir deux soirs à une étape du tour de France, à Gap ( avec parking , à côté de la zone piétonne ) ?
Ensuite, de Gap, en se dirigeant vers l'est, auriez-vous des suggestions de villages à visiter dans les Alpes jusqu'au parc de Mercantour ? Ensuite j'irai vers Menton, et visiterai la côte jusqu'à Antibes. Je vais passer devant Nice, pour finir en beauté, près de l'aéroport, avec cette ville, les 2-3 derniers jours.
Pour un voyage de deux semaines en passant 🙂
Ha oui !!!! J'oubliais... On peut atterrir à Lyon à la place pour 200 $ de plus chacun. On serait alors moins loin du Tour de France. Comment est la circulation à la fin-juillet dans les Alpes ? Sûrement mieux que sur la côte !!! S'il y a des piscines et des beaux lacs et rivières pour faire trempette, je peux bien me passer de la côte, qui sera consacrée pour un autre voyage. Devrais-je alors me concentrer sur les splendides montagnes et être moins stressée pour la cohue estivale ? 🤪
La découverte du Mercantour faisait partie de nos projets depuis des années, sans que nous parvenions à l’organiser… Ce fut chose faite cette année, et l'expérience fut si belle que je me décide à la partager ici !
Après de nombreuses recherches mon ami et moi avons donc décidé d’effectuer cette randonnée :
- - En 2 ou 3 jours, en nous laissant de la flexibilité en fonction de notre avancement - - En bivouac (notre côté asocial… on préfère mille fois porter notre tente et nos sacs de couchage et être tranquilles le soir, que dormir dans des dortoirs de 20). Le bivouac est autorisé dans le Mercantour uniquement à proximité des refuges - - En autonomie totale niveau nourriture. Point négatif, c’est lourd au départ… Point positif, on fait des économies : à 18 euros le repas en refuge, sur 3 jours ça finit par faire une somme. Nous sommes partis sans réchaud, avec de la nourriture froide uniquement. Pour l’eau nous portions l’eau de la journée sur nous, et on se ravitaillait le soir en arrivant au refuge.
En terme de matériel, mon ami avait un sac de 60L qui contenait les vêtements, les sacs de couchage et la tente accrochée par-dessus. De mon côté j’avais un Eastpak avec l’ensemble des provisions pour les 3 jours, et l’eau de la journée (1,5L/personne).
J1 – De Castérino au refuge de Valmasque
Le trajet de Nice jusqu’à Castérino, le point de départ du circuit que nous avons choisi de faire, prend environ deux heures sur de petites routes de montagne. Ça tournicote ! Castérino est un joli petit village de montagne, quoique bien touristique. Nous nous garons facilement sur le grand parking et pique-niquons avant de jeter nos ordures… C’est toujours ça de moins à porter ! La première partie de la balade d’aujourd’hui se fait sur la route, avant d’arriver au sentier en tant que tel. Le paysage est très montagnard, avec de petits chalets, des troupeaux de vaches, des ruisseaux, plein de petites fleurs… Je trouve même quelques framboises sauvages au bord de la route. Ça grimpe mais on trouve notre rythme, plutôt à la cool car les sacs sont lourds. Vivement que l’on ait commencé à attaquer les provisions ! ;-)

Nous ne sommes pas mécontents de voir apparaître le refuge de Valmasque après la dernière montée. Le refuge est construit au bord du lac Vert, lui-même comme enclavé entre de hautes montagnes. Le cadre est d’une beauté à couper le souffle… Nous sommes ravis à l’idée de passer la nuit ici, et encore plus ravis lorsque le gardien du refuge nous dit que nous pouvons planter la tente un peu à l’écart du refuge, en nous indiquant un endroit de l’autre côté du barrage. Nous hésitons un peu à traverser sur le sommet du barrage, mais on se lance et cela en vaut la peine… Je crois que cet emplacement est le meilleur emplacement de camping de toute notre vie ! Nous sommes face au lac, avec pour seuls voisins proches les chamois et les marmottes, si ce n’est pas le paradis ça y ressemble sérieusement… Nous avons même une petite source d’eau potable rien que pour nous. Nous dînons face à la vue, c’est sublime ! Par contre nous avons bien fait de prévoir des petites laines, nous sommes à 2233m et le froid tombe vite à cette altitude.

J2 – Du refuge de Valmasque au refuge des Merveilles
Nous dormons fort bien dans notre petite tente, et le matin nous prenons notre temps… Le refuge est désert lorsque nous retraversons le barrage, où le niveau de l’eau a d’ailleurs un peu monté depuis hier (adrénaline… !). La vue est tellement belle que nous ne résistons pas à l’attrait de la terrasse du refuge, où nous nous posons un moment autour de deux grands bols de thé avant de reprendre la route. Qu’il est agréable de ne pas se presser…
Pour cette deuxième journée le chemin nous fait longer successivement trois beaux lacs d’altitude : le lac Vert (celui au bord duquel nous avons dormi), le lac Noir et enfin le lac du Basto. Entre les lacs d’un bleu tantôt turquoise, tantôt presque noir, les montagnes autour et les sifflements des marmottes, la randonnée est spectaculaire… Nous étions loin de nous attendre à cela. Nous apercevons de loin un genre de lynx, marchant sur l’un des nombreux névés. Tous les lacs sont équipés de barrages gérés par EDF, pas mal comme énergie propre…

A partir du lac du Basto nous devons faire face à deux difficultés : un vent très puissant se lève, à nous en faire trébucher parfois, et puis cela grimpe fort jusqu’à la baisse (= le col) de Valmasque. Nous faisons d’ailleurs la pause déjeuner plus tôt que prévu, ce vent nous casse complètement ! Nous finissons par arriver au col (2549m), où nous sommes accueillis par des chamois peu farouches. Derrière nous le lac du Basto est superbe, et devant nous s’étale la fameuse vallée des Merveilles… vallée qui à première vue semble plus aride et moins enchanteresse que celle que nous venons de quitter !

Nous descendons tranquillement de l’autre côté du col, non sans faire comme à notre habitude de bonnes pauses à base de fruits secs, de biscuits et d’eau. Ma oui, les pauses sont l’une des choses que l’on préfère dans les randos ;-) Nous longeons quelques petits lacs et des tourbières avant d’arriver au clou de la vallée des Merveilles : les peintures rupestres ! Elles datent de l'âge du bronze et on peut en admirer un certain nombre sur le bord du chemin. On voit surtout des cornes et des formes abstraites, mais il y a aussi quelques formes anthropomorphes très intéressantes… ainsi que des « tags » du XIXè et début du XXè siècle, lorsque le site n’était pas encore protégé.
Nous nous arrêtons pour aujourd’hui au lac Long Supérieur, à côté duquel se trouve le refuge des Merveilles. Les environs du refuge sont pleins de myrtilles et je m’en donne à cœur joie ! Le refuge en tant que tel est moins sympa que celui d’hier, c’est un peu l’usine… Nous plantons la tente derrière un petit promontoire rocheux histoire d’être protégés du vent qui continue à souffler. Hier c’était « côté lac », ce soir c’est « côté montagne » ! Une fois la tente plantée nous faisons un petit tour dans les environs, il y a encore un joli lac et plein de chemins de randonnée qui partent, ce sera pour une prochaine fois… Nous faisons un brin de toilette en douce dans les sanitaires du refuge et après avoir dîné nous filons nous coucher !
J3 – Du refuge des Merveilles à Castérino
La nuit est moins bonne, le vent souffle pas mal et je reste éveillée plusieurs heures. J’en profite pour sortir de la tente, le ciel étoilé est magnifique… Le matin je suis au radar mais la vue que je découvre en ouvrant la tente suffit à me mettre en jambes, les montagnes sont inondées de soleil, la route n’attend plus que nous ! Notre objectif du jour est de rejoindre la voiture avant 11H30, histoire d’être à l’heure pour aller récupérer un ami qui arrive en début d’après-midi à Nice.

Nous avançons bien, nous longeons le lac Long Inférieur puis le lac Saorgine avant d’attaquer la descente. Nous avons passé les deux premiers jours à monter, aujourd’hui on descend ! Là encore le chemin est bordé de fleurs, de myrtilles et de framboisiers, et les paysages sont magnifiques… La température se réchauffe au fur et à mesure que nous descendons et la végétation change. Nous quittons les lacs d’altitude et retrouvons les petits torrents qui chantent le long des chemins, ainsi que des papillons et sauterelles bleues et rouges par centaines.
Nous arrivons peu avant 11 heures au lac des Mesches, notre dernière étape. De là il reste cinq bons kilomètres de montée sur la route en plein soleil pour rejoindre la voiture, du coup nous nous séparons : je reste là avec tous les sacs, et mon ami tente le stop pour remonter à Castérino. Cela fonctionne bien et moins d’une demi-heure plus tard il me récupère en voiture, we did it ! Prochaine étape : la douche ;-)
Bref, pour conclure nous avons été plus qu’enchantés par cette randonnée… C’était la deuxième fois de notre vie que nous partions en autonomie durant 3 jours, et nous ne pouvons que conseiller cette randonnée… Nous avons trouvé les paysages aussi beaux que ceux que nous avons pu voir en Patagonie ou en NZ, bien que d’un style différent. Les chemins sont bien fléchés, les sentiers sont tracés, fin août il y avait déjà moins de monde… Bref, ce fut une excellente découverte pour nous, et nous vous recommandons cette randonnée sans hésiter !
Pour ceux qui prévoient de faire cette randonnée : L’itinéraire que je décris ci-dessus permet un excellent premier aperçu du parc du Mercantour, et se fait « à la cool » en trois jours. Si vous partez plus tôt que nous le premier jour et/ou avez plus de temps le dernier jour, et que vous êtes bon marcheur, vous pouvez le faire en 2 jours. Après, l’avantage de trois jours, c’est que l’on peut vraiment prendre son temps et profiter des paysages…
Après de nombreuses recherches mon ami et moi avons donc décidé d’effectuer cette randonnée :
- - En 2 ou 3 jours, en nous laissant de la flexibilité en fonction de notre avancement - - En bivouac (notre côté asocial… on préfère mille fois porter notre tente et nos sacs de couchage et être tranquilles le soir, que dormir dans des dortoirs de 20). Le bivouac est autorisé dans le Mercantour uniquement à proximité des refuges - - En autonomie totale niveau nourriture. Point négatif, c’est lourd au départ… Point positif, on fait des économies : à 18 euros le repas en refuge, sur 3 jours ça finit par faire une somme. Nous sommes partis sans réchaud, avec de la nourriture froide uniquement. Pour l’eau nous portions l’eau de la journée sur nous, et on se ravitaillait le soir en arrivant au refuge.
En terme de matériel, mon ami avait un sac de 60L qui contenait les vêtements, les sacs de couchage et la tente accrochée par-dessus. De mon côté j’avais un Eastpak avec l’ensemble des provisions pour les 3 jours, et l’eau de la journée (1,5L/personne).
J1 – De Castérino au refuge de Valmasque
Le trajet de Nice jusqu’à Castérino, le point de départ du circuit que nous avons choisi de faire, prend environ deux heures sur de petites routes de montagne. Ça tournicote ! Castérino est un joli petit village de montagne, quoique bien touristique. Nous nous garons facilement sur le grand parking et pique-niquons avant de jeter nos ordures… C’est toujours ça de moins à porter ! La première partie de la balade d’aujourd’hui se fait sur la route, avant d’arriver au sentier en tant que tel. Le paysage est très montagnard, avec de petits chalets, des troupeaux de vaches, des ruisseaux, plein de petites fleurs… Je trouve même quelques framboises sauvages au bord de la route. Ça grimpe mais on trouve notre rythme, plutôt à la cool car les sacs sont lourds. Vivement que l’on ait commencé à attaquer les provisions ! ;-)

Nous ne sommes pas mécontents de voir apparaître le refuge de Valmasque après la dernière montée. Le refuge est construit au bord du lac Vert, lui-même comme enclavé entre de hautes montagnes. Le cadre est d’une beauté à couper le souffle… Nous sommes ravis à l’idée de passer la nuit ici, et encore plus ravis lorsque le gardien du refuge nous dit que nous pouvons planter la tente un peu à l’écart du refuge, en nous indiquant un endroit de l’autre côté du barrage. Nous hésitons un peu à traverser sur le sommet du barrage, mais on se lance et cela en vaut la peine… Je crois que cet emplacement est le meilleur emplacement de camping de toute notre vie ! Nous sommes face au lac, avec pour seuls voisins proches les chamois et les marmottes, si ce n’est pas le paradis ça y ressemble sérieusement… Nous avons même une petite source d’eau potable rien que pour nous. Nous dînons face à la vue, c’est sublime ! Par contre nous avons bien fait de prévoir des petites laines, nous sommes à 2233m et le froid tombe vite à cette altitude.

J2 – Du refuge de Valmasque au refuge des Merveilles
Nous dormons fort bien dans notre petite tente, et le matin nous prenons notre temps… Le refuge est désert lorsque nous retraversons le barrage, où le niveau de l’eau a d’ailleurs un peu monté depuis hier (adrénaline… !). La vue est tellement belle que nous ne résistons pas à l’attrait de la terrasse du refuge, où nous nous posons un moment autour de deux grands bols de thé avant de reprendre la route. Qu’il est agréable de ne pas se presser…
Pour cette deuxième journée le chemin nous fait longer successivement trois beaux lacs d’altitude : le lac Vert (celui au bord duquel nous avons dormi), le lac Noir et enfin le lac du Basto. Entre les lacs d’un bleu tantôt turquoise, tantôt presque noir, les montagnes autour et les sifflements des marmottes, la randonnée est spectaculaire… Nous étions loin de nous attendre à cela. Nous apercevons de loin un genre de lynx, marchant sur l’un des nombreux névés. Tous les lacs sont équipés de barrages gérés par EDF, pas mal comme énergie propre…

A partir du lac du Basto nous devons faire face à deux difficultés : un vent très puissant se lève, à nous en faire trébucher parfois, et puis cela grimpe fort jusqu’à la baisse (= le col) de Valmasque. Nous faisons d’ailleurs la pause déjeuner plus tôt que prévu, ce vent nous casse complètement ! Nous finissons par arriver au col (2549m), où nous sommes accueillis par des chamois peu farouches. Derrière nous le lac du Basto est superbe, et devant nous s’étale la fameuse vallée des Merveilles… vallée qui à première vue semble plus aride et moins enchanteresse que celle que nous venons de quitter !

Nous descendons tranquillement de l’autre côté du col, non sans faire comme à notre habitude de bonnes pauses à base de fruits secs, de biscuits et d’eau. Ma oui, les pauses sont l’une des choses que l’on préfère dans les randos ;-) Nous longeons quelques petits lacs et des tourbières avant d’arriver au clou de la vallée des Merveilles : les peintures rupestres ! Elles datent de l'âge du bronze et on peut en admirer un certain nombre sur le bord du chemin. On voit surtout des cornes et des formes abstraites, mais il y a aussi quelques formes anthropomorphes très intéressantes… ainsi que des « tags » du XIXè et début du XXè siècle, lorsque le site n’était pas encore protégé.
Nous nous arrêtons pour aujourd’hui au lac Long Supérieur, à côté duquel se trouve le refuge des Merveilles. Les environs du refuge sont pleins de myrtilles et je m’en donne à cœur joie ! Le refuge en tant que tel est moins sympa que celui d’hier, c’est un peu l’usine… Nous plantons la tente derrière un petit promontoire rocheux histoire d’être protégés du vent qui continue à souffler. Hier c’était « côté lac », ce soir c’est « côté montagne » ! Une fois la tente plantée nous faisons un petit tour dans les environs, il y a encore un joli lac et plein de chemins de randonnée qui partent, ce sera pour une prochaine fois… Nous faisons un brin de toilette en douce dans les sanitaires du refuge et après avoir dîné nous filons nous coucher !
J3 – Du refuge des Merveilles à Castérino
La nuit est moins bonne, le vent souffle pas mal et je reste éveillée plusieurs heures. J’en profite pour sortir de la tente, le ciel étoilé est magnifique… Le matin je suis au radar mais la vue que je découvre en ouvrant la tente suffit à me mettre en jambes, les montagnes sont inondées de soleil, la route n’attend plus que nous ! Notre objectif du jour est de rejoindre la voiture avant 11H30, histoire d’être à l’heure pour aller récupérer un ami qui arrive en début d’après-midi à Nice.

Nous avançons bien, nous longeons le lac Long Inférieur puis le lac Saorgine avant d’attaquer la descente. Nous avons passé les deux premiers jours à monter, aujourd’hui on descend ! Là encore le chemin est bordé de fleurs, de myrtilles et de framboisiers, et les paysages sont magnifiques… La température se réchauffe au fur et à mesure que nous descendons et la végétation change. Nous quittons les lacs d’altitude et retrouvons les petits torrents qui chantent le long des chemins, ainsi que des papillons et sauterelles bleues et rouges par centaines.
Nous arrivons peu avant 11 heures au lac des Mesches, notre dernière étape. De là il reste cinq bons kilomètres de montée sur la route en plein soleil pour rejoindre la voiture, du coup nous nous séparons : je reste là avec tous les sacs, et mon ami tente le stop pour remonter à Castérino. Cela fonctionne bien et moins d’une demi-heure plus tard il me récupère en voiture, we did it ! Prochaine étape : la douche ;-)
Bref, pour conclure nous avons été plus qu’enchantés par cette randonnée… C’était la deuxième fois de notre vie que nous partions en autonomie durant 3 jours, et nous ne pouvons que conseiller cette randonnée… Nous avons trouvé les paysages aussi beaux que ceux que nous avons pu voir en Patagonie ou en NZ, bien que d’un style différent. Les chemins sont bien fléchés, les sentiers sont tracés, fin août il y avait déjà moins de monde… Bref, ce fut une excellente découverte pour nous, et nous vous recommandons cette randonnée sans hésiter !
Pour ceux qui prévoient de faire cette randonnée : L’itinéraire que je décris ci-dessus permet un excellent premier aperçu du parc du Mercantour, et se fait « à la cool » en trois jours. Si vous partez plus tôt que nous le premier jour et/ou avez plus de temps le dernier jour, et que vous êtes bon marcheur, vous pouvez le faire en 2 jours. Après, l’avantage de trois jours, c’est que l’on peut vraiment prendre son temps et profiter des paysages…
Bonjour, je me présente Marthe, j'ai 32 ans. Mon mari et moi avons exeptionellement une semaine
à deux sans les enfants 😛 et nous comptons en profiter un max !! Nous ne connaissons pas le Mercantour mais
on nous en a dit que du bien lors voilà :
Je suis à la recherche d'un itinéraire pour 7 jours dans le Mercantour
avec refuge ou non , pas trop de dénivelé (max 1000m ) par jour (pas trop de cols).
Nous venons de Belgique en voiture et nous aimerions, après notre randonnée pouvoir
la récupérer grâce aux transports en commun.
Nous partons la semaine du 15 juin.
Ne trouvant pas notre bonheur sur les forums existant, je fais appel à vous pour nous trouver un truc du tonnerre
ou des liens sur internet...
Merci d'avance pour votre réponse.
Marthe
Depuis peu, je me suis installée à Breil sur Roya, un village de la vallée de la Roya aux portes du Mercantour!! Habiter au milieu de montagnes, vallons et lieux historiques, est un véritable plaisir!! Fini les embouteillages et le stress de la ville, à moi la nature et la sérénité ;) . Dans cet article je vous dis que faire, que voir à Breil sur Roya. Entre villages perchés et villages médiévaux, la Vallée de la Roya est un véritable terrain de jeux! Aller, vous venez!? Je vous emmène à Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour
Breil sur Roya, village entre mer et montagnes Breil sur Roya est un village de 2 200 habitants, situé à 61 Km de Nice, 34Km de Menton et 24 Km de Vintimille en Italie! A 300 M d'altitude, il a la particularité d'être à mi chemin entre mer méditerranée et parc National du Mercantour. Plusieurs activités s'offrent à vous! Que vous aimiez l'histoire ou la nature Breil est le lieu idéal pour de petites balades culturels ou ressourçantes :
Les ruelles de Breil sur Roya : Dédale de petites rues étroites qui témoignent du plan médiéval ou l'on peut voir différentes maisons du XVIIe siècles. Des arcs, des lavoirs, des passages couverts, des couleurs .... Vous saviez que Louis XII a vécu ici!? en 1507 ;) . En vous baladant dans ce charmant village, vous trouverez une ambiance entre Italie et France, entre monuments médiévaux et couleurs provençales.
Les monuments de Breil sur Roya : Plusieurs monuments sont à voir dont La Chapelle Saint-Catherine qui est maintenant une salle d'exposition au décor Baroque, classée au Monuments Historique depuis 1979. Ses statues représentent La Foi, L’Espérance et La Charité. Son clocher, recouvert de tuiles vernissées colorées, est surmonté d'une girouette représentant un ange soufflant dans une trompette. l'Eglise Sancta-Maria in Albis, protectrice de Breil sur Roya ;) . Battis en forme de croix grecque avec une coupole écrasée à la croisée, l'ancienne Chapelle de la Miséricorde, construite par la confrérie des Pénitents Noirs.
Les balades et randonées Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour Amoureuse de balades en nature, j'ai trouvé mon terrain de jeux à Breil sur Roya!! Evidemment, je n'ai pas encore tout visité mais cela ne serait tarder!! Je vous propose des balades à faire en quelques heures :). Les Crottés: 30 mins. Départ au pont supérieur, en haut du Bd ROUVIER prendre à droite et continuer sur le sentier à gauche. Petits abris couverts qui servaient de séchoir pour les figues et les prunes. Une promenade sympa à faire pour découvrir le village avec une vue aérienne!
La Tour de la Cruella: 1h30 A/R. Même chemin que pour les Crottés. Déjà, le nom m'a plu!! Un peu intriguant comme nom!? Pourquoi Cruella? Vous pensez que cela a un rapport avec les 101 Dalmatiens!? Non .... cela a un rapport avec les oiseaux ;) . Oui, oui des sortes d'éperviers qui nichaient ici dans le temps ... Cette tour était aussi gardienne vigilante de Breil sur Roya! Une montée courte mais soutenue pour arriver sur les ruines et admirer cette tour qui s’illumine touts les soirs ;) . Le Vallon de la Carleva: 1hA/R. Même départ que pour les Crottés. Une promenade entre nature sauvage, falaise, terrasse d'Oliviers et cirque! C'est ma préféré!! Tellement jolie!! Vous arriverez sur une vasque qui, quand le temps le permet, invite à la baignade ... Un moment suspendu ....

Notre Dame du Mont des Oliviers: 1h A/R. Traverser le lac par le pont Charabot, passer sous le viaduc sur 150M , tourner à gauche vers la voie ferré et prendre le sentier sur la droite. Une balade facile, qui longe la rivière et les plantations d'Oliviers. Entourée d'Oliviers, Notre Dame du Mont domine la Vallée de la Roya et de la Lavina !

Le chemin de Bancao : 2h30 Départ à l'entrée sud du village, sur la gauche, avant le pont inférieur. Une balade très sympa à faire si vous voulez "survoler" Breil Sur Roya! Le lac des Cygnes: Breil sur Roya possède un lac! Le cœur du village ;) . Un lieu incontournable! Vous pouvez y observer les Cygnes et oui! ici les cygnes sont protégés dans leur environnement naturel ;) . L'Ecomusée: Ce musée rassemble des pièces rares sur l'histoire des transports.
COTE PRATIQUE :
Comment venir : En voiture, de Nice : 1h en passant par l'A8 jusqu'à Vintimille puis direction col de Tende. De Menton : 45 min, direction Vintimille puis col de Tende. En Bus de Menton : A la gare routière de Menton, prendre le 25 direction Tende Horaire ici . En train : De Nice : A la gare SNCF de Nice prendre le train des merveilles direction tende horaire ici . Les balades proposées peuvent être faite en quelques heures et sont gratuites, juste de l'huile de coude ;) . Visite de L'écomusée : Ouvert tous les jours de 14H à 18H du 1er mi au 30 septembre. Entrée gratuite sur présentation du billet de train Cueno/Vintimille/Nice et personnes mineurs. 3 € pour les autres ;). Pour toutes autres informations, office de tourisme de Breil sur Roya Pour d'autres lieux à voir en France et surtout dans le 06 c'est sur le Blog
Bien évidemment, je n'ai pas encore tout visité et de grandes randonnées ainsi que la visite de villages alentours arrivent sur le blog :) . Alors, Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour est loin d'être fini !!! N'hésitez pas à me contacter ou à commenter pour toutes questions ;) .
Breil sur Roya, village entre mer et montagnes Breil sur Roya est un village de 2 200 habitants, situé à 61 Km de Nice, 34Km de Menton et 24 Km de Vintimille en Italie! A 300 M d'altitude, il a la particularité d'être à mi chemin entre mer méditerranée et parc National du Mercantour. Plusieurs activités s'offrent à vous! Que vous aimiez l'histoire ou la nature Breil est le lieu idéal pour de petites balades culturels ou ressourçantes :
Les ruelles de Breil sur Roya : Dédale de petites rues étroites qui témoignent du plan médiéval ou l'on peut voir différentes maisons du XVIIe siècles. Des arcs, des lavoirs, des passages couverts, des couleurs .... Vous saviez que Louis XII a vécu ici!? en 1507 ;) . En vous baladant dans ce charmant village, vous trouverez une ambiance entre Italie et France, entre monuments médiévaux et couleurs provençales.
Les monuments de Breil sur Roya : Plusieurs monuments sont à voir dont La Chapelle Saint-Catherine qui est maintenant une salle d'exposition au décor Baroque, classée au Monuments Historique depuis 1979. Ses statues représentent La Foi, L’Espérance et La Charité. Son clocher, recouvert de tuiles vernissées colorées, est surmonté d'une girouette représentant un ange soufflant dans une trompette. l'Eglise Sancta-Maria in Albis, protectrice de Breil sur Roya ;) . Battis en forme de croix grecque avec une coupole écrasée à la croisée, l'ancienne Chapelle de la Miséricorde, construite par la confrérie des Pénitents Noirs. Les balades et randonées Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour Amoureuse de balades en nature, j'ai trouvé mon terrain de jeux à Breil sur Roya!! Evidemment, je n'ai pas encore tout visité mais cela ne serait tarder!! Je vous propose des balades à faire en quelques heures :). Les Crottés: 30 mins. Départ au pont supérieur, en haut du Bd ROUVIER prendre à droite et continuer sur le sentier à gauche. Petits abris couverts qui servaient de séchoir pour les figues et les prunes. Une promenade sympa à faire pour découvrir le village avec une vue aérienne!
La Tour de la Cruella: 1h30 A/R. Même chemin que pour les Crottés. Déjà, le nom m'a plu!! Un peu intriguant comme nom!? Pourquoi Cruella? Vous pensez que cela a un rapport avec les 101 Dalmatiens!? Non .... cela a un rapport avec les oiseaux ;) . Oui, oui des sortes d'éperviers qui nichaient ici dans le temps ... Cette tour était aussi gardienne vigilante de Breil sur Roya! Une montée courte mais soutenue pour arriver sur les ruines et admirer cette tour qui s’illumine touts les soirs ;) . Le Vallon de la Carleva: 1hA/R. Même départ que pour les Crottés. Une promenade entre nature sauvage, falaise, terrasse d'Oliviers et cirque! C'est ma préféré!! Tellement jolie!! Vous arriverez sur une vasque qui, quand le temps le permet, invite à la baignade ... Un moment suspendu ....

Notre Dame du Mont des Oliviers: 1h A/R. Traverser le lac par le pont Charabot, passer sous le viaduc sur 150M , tourner à gauche vers la voie ferré et prendre le sentier sur la droite. Une balade facile, qui longe la rivière et les plantations d'Oliviers. Entourée d'Oliviers, Notre Dame du Mont domine la Vallée de la Roya et de la Lavina !

Le chemin de Bancao : 2h30 Départ à l'entrée sud du village, sur la gauche, avant le pont inférieur. Une balade très sympa à faire si vous voulez "survoler" Breil Sur Roya! Le lac des Cygnes: Breil sur Roya possède un lac! Le cœur du village ;) . Un lieu incontournable! Vous pouvez y observer les Cygnes et oui! ici les cygnes sont protégés dans leur environnement naturel ;) . L'Ecomusée: Ce musée rassemble des pièces rares sur l'histoire des transports.
COTE PRATIQUE :
Comment venir : En voiture, de Nice : 1h en passant par l'A8 jusqu'à Vintimille puis direction col de Tende. De Menton : 45 min, direction Vintimille puis col de Tende. En Bus de Menton : A la gare routière de Menton, prendre le 25 direction Tende Horaire ici . En train : De Nice : A la gare SNCF de Nice prendre le train des merveilles direction tende horaire ici . Les balades proposées peuvent être faite en quelques heures et sont gratuites, juste de l'huile de coude ;) . Visite de L'écomusée : Ouvert tous les jours de 14H à 18H du 1er mi au 30 septembre. Entrée gratuite sur présentation du billet de train Cueno/Vintimille/Nice et personnes mineurs. 3 € pour les autres ;). Pour toutes autres informations, office de tourisme de Breil sur Roya Pour d'autres lieux à voir en France et surtout dans le 06 c'est sur le Blog
Bien évidemment, je n'ai pas encore tout visité et de grandes randonnées ainsi que la visite de villages alentours arrivent sur le blog :) . Alors, Breil sur Roya entre mer et montagnes aux portes de Parc National du Mercantour est loin d'être fini !!! N'hésitez pas à me contacter ou à commenter pour toutes questions ;) .
arrivée 19 juillet
Gap : 2 nuits ( assister à l'arrivée du Tour de France )
Forcalquier : 1 nuit ( avec viste de Sisteron en passant )
Moustiers ste Marie : 2 nuits ( visite du canyon + baignade + lavande , pas de sport nautique )
St-Paul-de Vence : 1 ou 2 nuits
Turbie : 1 ou 2 nuits ( avec Monaco et Monte-Carlo )
Menton : 3 nuits ( et les villages du Mercantour )
Nice : 3 ou 4 nuits
J'aimerais savoir si c'est équilibré comme itinéraire et si ça vaut la peine de séjourner à Saint-Paul de Vence, et à la Turbie au lieu de Monaco ( parking à l, hotel, prendre le bus ou le taxi pour aller à Monaco etc... ) ?
Merci
Gap : 2 nuits ( assister à l'arrivée du Tour de France )
Forcalquier : 1 nuit ( avec viste de Sisteron en passant )
Moustiers ste Marie : 2 nuits ( visite du canyon + baignade + lavande , pas de sport nautique )
St-Paul-de Vence : 1 ou 2 nuits
Turbie : 1 ou 2 nuits ( avec Monaco et Monte-Carlo )
Menton : 3 nuits ( et les villages du Mercantour )
Nice : 3 ou 4 nuits
J'aimerais savoir si c'est équilibré comme itinéraire et si ça vaut la peine de séjourner à Saint-Paul de Vence, et à la Turbie au lieu de Monaco ( parking à l, hotel, prendre le bus ou le taxi pour aller à Monaco etc... ) ?
Merci
😉bonjour,
j'aimerai debuter mon parcours du parc du mercantour et suivre la cote de menton a marseille le probleme c'est que je ne vois qu'une grosse nationale qui longe la cote
est ce que cette nationale est fort frequentee? je prefere de loin les petites routes sans trop de circulation
je voudrai aussi faire un petit detour par le massif de l'esterel et le massif des maures
quel parcours me conseillez vous? tout a l'air magnifique et je ne sais pas vraiment ou passer
merci d'avance pour les infos
tony
Bonjour,
Je recherche une boucle de 2 jours de marche dans les Alpes Maritime pour le faire avec ma femme et ma fille de 1 an et demi. Nous dormirons en tente. J'avais pensé à un petit tour dans la vallée des merveilles mais les refuges semblent trop haut pour la petite. Elle a déjà dormi à 1850m et est montée jusqu'à 2500m mais par exemple le refuge des merveilles est à 2130m, je pense que ça ne posera pas de problèmes mais on a jamais dormi en tente de bivouac et je préfère qu'il n'y ait pas trop d'inconnus. Bref, connaissez-vous une boucle de 2 jours où on pourrait bivouaquer vers 1900m max? Avec des lacs ce serait cool! Si possible, pas plus de 6H de marche, on ne sait pas encore comment la petite va assumer le sac dorsal (la dernière fois on avait fait 7h mais elle était plus petite, 4 mois, et dormait beaucoup...).
Merci d'avance.
Michaël
PS : on est sur Nice.
Je recherche une boucle de 2 jours de marche dans les Alpes Maritime pour le faire avec ma femme et ma fille de 1 an et demi. Nous dormirons en tente. J'avais pensé à un petit tour dans la vallée des merveilles mais les refuges semblent trop haut pour la petite. Elle a déjà dormi à 1850m et est montée jusqu'à 2500m mais par exemple le refuge des merveilles est à 2130m, je pense que ça ne posera pas de problèmes mais on a jamais dormi en tente de bivouac et je préfère qu'il n'y ait pas trop d'inconnus. Bref, connaissez-vous une boucle de 2 jours où on pourrait bivouaquer vers 1900m max? Avec des lacs ce serait cool! Si possible, pas plus de 6H de marche, on ne sait pas encore comment la petite va assumer le sac dorsal (la dernière fois on avait fait 7h mais elle était plus petite, 4 mois, et dormait beaucoup...).
Merci d'avance.
Michaël
PS : on est sur Nice.










