Bonjour,
Nous partons l'été prochain en Thaïlande avec nos 2 enfants de 8 et 4 ans au moment du voyage.
Je surveille les billets puisque les vols sont en ligne, chez Etihad, qatar et emirates.
C'est le 1er long voyage des enfants.
Je voulais éviter les longues escales a la base. Mais finalement je me demandais si ça ne pouvait pas être une solution plus cool de faire au contraire le choix d'une longue escale sur Dubaï ou Abu dhabi. Ça permettrait de faire une vraie nuit en hôtels rire les 2 vols de 6-7 h chacun.
A çeux qui ont expérimenté les longs vols avec enfants, qu'en pensez vous ?
Merce d'avance !
Hello! 🙂
January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).
In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
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Bonjour à tous!!
Après avoir écouté les conseils bien aiguise de nombreuses personnes sur le forum, je vous fait par a mon tour de mon petit compte rendu de voyage , je vous donne les grandes lignes et je serais la pour répondre a vos questions:
- Nous somme parti de Marseille par air france a 9H00 le 14Janvier, escale a paris pour arrive sur bangkok a 6H30 le 15Janvier, apres avoir pris un taxi nous avons séjourné pour deux nuit au rambuttri village plaza prés de khao san road.
-Le premier jour nous avons visite le Wat Pho et avons surtout flâné dans les rue de Bangkok pour réserver les excursions et les vols interne.
-Le 16 au matin nous avons rien fait car ma femme et ma soeur n'ete pas bien mais cela nous a permis de nous repose , l'apres midi nous avons visite les khlongs avec Julien via Thuan , superbe journée , le soir visite du quartier chinois .
-Le 17 nous somme aller a Kantchanaburi pour visite Erawan , le pont de la rivière kwai , le temple des tigres , balade et baignade avec les éléphants et visites de temples.
-Nous avons dormi a Pong Phen Guest House , petit bungalow prés de la rivière kwai .
-Retour sur Bangkok dans la soirée du 18 apres de multiple péripétie , mais au final nous sommes arrive a bon port , en retard mais a bon port .Nous somme retourne au rambuttri pour la nuit pour repartir le lendemain en direction de koh lanta.
-Le 19 au matin nous avons décollé pour Krabi pour séjourne 6 nuits a koh Lanta au Lanta sea house ( oui j'ai réussi a avoir ce bungalow tant convoite , encore merci au membre du forum)
-Pdts les 6 jours nous nous somme surtout repose et avons profite du paysage , nous somme qd mémé aller voir les 4 iles , nous avons visite une ferme au serpent et avons fait du quad, aussi non nous avons tres tres bien mange et bien bronze.
-Nous somme rentre sur Bangkok le 25 ou nous avons séjourné pour deux nuits au Ramada Encore sur Sukhumvit Soi 10 , superbe hotel .Le soir nous somme aller au Lumpini .
-Le 26 fut un jour achat avant de repartir , petite échoppe , marche de patpong et MBK .
-Le 27 retour vers la France
Voila au final nous avons passe un superbe séjour dans ce pays magique ou l'on a rencontre des personnes géniales(Thai ou étrangère) nous avons vu de magnifique paysage , nous avons mange des choses extraordinaires et vu et touche des animaux magiques .
Encore un grand merci au membre de VF ( plus particulièrement a Thuan , Pumpui , Boumbastic , Bibouns51 , et Beautoucan )et si vous avais des questions je pourrais peut être vous aide .
Après avoir écouté les conseils bien aiguise de nombreuses personnes sur le forum, je vous fait par a mon tour de mon petit compte rendu de voyage , je vous donne les grandes lignes et je serais la pour répondre a vos questions:
- Nous somme parti de Marseille par air france a 9H00 le 14Janvier, escale a paris pour arrive sur bangkok a 6H30 le 15Janvier, apres avoir pris un taxi nous avons séjourné pour deux nuit au rambuttri village plaza prés de khao san road.
-Le premier jour nous avons visite le Wat Pho et avons surtout flâné dans les rue de Bangkok pour réserver les excursions et les vols interne.
-Le 16 au matin nous avons rien fait car ma femme et ma soeur n'ete pas bien mais cela nous a permis de nous repose , l'apres midi nous avons visite les khlongs avec Julien via Thuan , superbe journée , le soir visite du quartier chinois .
-Le 17 nous somme aller a Kantchanaburi pour visite Erawan , le pont de la rivière kwai , le temple des tigres , balade et baignade avec les éléphants et visites de temples.
-Nous avons dormi a Pong Phen Guest House , petit bungalow prés de la rivière kwai .
-Retour sur Bangkok dans la soirée du 18 apres de multiple péripétie , mais au final nous sommes arrive a bon port , en retard mais a bon port .Nous somme retourne au rambuttri pour la nuit pour repartir le lendemain en direction de koh lanta.
-Le 19 au matin nous avons décollé pour Krabi pour séjourne 6 nuits a koh Lanta au Lanta sea house ( oui j'ai réussi a avoir ce bungalow tant convoite , encore merci au membre du forum)
-Pdts les 6 jours nous nous somme surtout repose et avons profite du paysage , nous somme qd mémé aller voir les 4 iles , nous avons visite une ferme au serpent et avons fait du quad, aussi non nous avons tres tres bien mange et bien bronze.
-Nous somme rentre sur Bangkok le 25 ou nous avons séjourné pour deux nuits au Ramada Encore sur Sukhumvit Soi 10 , superbe hotel .Le soir nous somme aller au Lumpini .
-Le 26 fut un jour achat avant de repartir , petite échoppe , marche de patpong et MBK .
-Le 27 retour vers la France
Voila au final nous avons passe un superbe séjour dans ce pays magique ou l'on a rencontre des personnes géniales(Thai ou étrangère) nous avons vu de magnifique paysage , nous avons mange des choses extraordinaires et vu et touche des animaux magiques .
Encore un grand merci au membre de VF ( plus particulièrement a Thuan , Pumpui , Boumbastic , Bibouns51 , et Beautoucan )et si vous avais des questions je pourrais peut être vous aide .
Sawadee Krab,
Suite à un magnifique voyage en Thaïlande pour les fêtes de fin d'année, la moindre des choses est d'en faire un compte-rendu sur VF.
Après une préparation moitié Lonely Planet, moitié VF et autres sites internet, nous voici partis le 20 Décembre 2008 par un vol Emirates (via Dubaï donc) arrivant à Bangkok le 21 Décembre à 18h40.
Tout d'abord, le taxi...après un ou deux "Put the Meter Please", le Monsieur obtempère en râlant un peu. Ils nous en coûtera donc 350 Bahts (+ 50 Bahts de prise en charge à l'Aéroport) en passant par la voie express + 50 Bahts pour y rentrer et 15 Bahts pour en sortir, sommes que nous payerons par nous mêmes. Arrivés au Rambuttri (et oui, encore KSR :D), le taxi n'a pas la monnaie et ne souhaite guère nous la rendre...qqs minutes de palabre (avec le sourire) et nous faisons la monnaie au Change en bas de l'Hôtel qui, qq peu perturbé nous a rendu 1000 Bahts en petites coupures en échange d'un billet de 500...ça commence plutôt bien :D
Arrivé au Rambuttri...des sourires...du moins 1 de la part d'une des demoiselles à l'accueil (profitons en, ce sera le dernier). Après vérification de l'état de la chambre (correcte, si ce n'est une ou deux puces dans la salle de douche), nous prenons place...une douche, un change de vêtement et nous voilà partis pour notre première visite. Malgré la grande présence de Britanniques fortement alcoolisés, nous sommes heureux...chaleur moite, stands de brochettes, massages...le voyage peut commencer. La fatigue aidant, nous ne ferons pas long feu ce 1er soir.
22 Décembre:
Levés tôt, une ballade en direction du Wat Phra Kaew nous améne un concentré de tentative d'arnaque...En effet, un "chauffeur de Tuk-Tuk" nous propose ses services avec la totale "Tous les temples sont fermés dans le quartier...C'est l'anniversaire du Roi...un Tuk-Tuk coûte 10 Bahts car le Roi a fait une grande promo sur l'essence seulement aujourd'hui...". Quelques sourires et "Non, Non merci..." le Môôssieur laisse tomber...par chance nous n'en rencontrerons pas d'autres ainsi. Arrivés devant le Wat Phra Kaew...miracle...c'est ouvert !!! Le temps est au beau fixe...le Lieu est très joli, nous sommes aux anges...contents d'être là tôt car rapidement c'est la cohue...mais comme souvent durant notre voyage, la cohue ne signifie pas le stress comme certaines fois au Louvre ou autres monuments parisiens. Je vous épargne les détails...vous vous ferez votre propre idée. Une chose positive, l'entrée du Temple (300 Bahts par personne si je me souviens bien) donne accés à la Wimanmek Mansion et aux autres bâtiments du parc aux alentours de la statue de Rama V (ce sera notre visite du lendemain matin). Le reste de la journée nous verra "errer" au hasard dans Bangkok..nous aimons bien marcher & cela nous permet de ressentir un peu mieux l'ambiance de la Ville...achat de notre première bouteille d'eau, recherche d'une carte de la ville...diverses petites choses qui prennent un certains temps en milieu inconnu ;) Premier Foot-Massage le soir venu...200 Bahts..ma belle est heureuse !!! En ce qui me concerne, un verre en terrasse dans n'importe quel quartier autre que le mien est une aventure en soi...Sourire béat devant le spectacle de la rue !!!
23 Décembre
Une première nuit quelque peu brusqué par le bruit des clims des autres chambres..mais bon...Un bon petit dèj &..comme dit plus haut, nous nous dirigeons vers la statue de Rama V, à pieds tout d'abord puis en Tuk-Tuk pour notre première ballade avec ce transport. On tombe sur un gars pour qui on a plus de peine qu'autre chose..l'exemple type de l'homme venu de la campagne, qui ne connaît pas le chemin et qui ne sait pas lire un plan (même écrit en typo Thaïlandaise)...c'est du moins le sentiment qu'il nous fait.Ce sera le seul Tuk de Bangok qui nous proposera 60 Bahts pour une course sans marchander (on sentira la différence avec les "spécialistes des touristes"). Après quelques errements, il nous amène à un bureau du Tourisme Thaïlandais...palabre, sourire, palabre...et nous voici d'accord sur la direction. Les divers monuments du lieu ouvrent à 9h30, nous décidons donc de nous ballader dans le parc...superbe, tout le monde souriant, même les militaires, aucun autre touriste (nous en verrons par la suite, mais le lieu ne semble pas faire le plein..peut être un peu trop excentré)...et toujours un magnifique ciel bleu. Outre une consigne obligatoire à 20 Bahts, l'entrée est bien gratuite pour les différents bâtiments. Très joli, guide obligatoire pour la Wimanmek Mansion et petit bémol, ce qui sera également le cas dans d'autres bâtiments royaux, on ne peut pas prendre de photos...pas bien grave...mais le choix de cartes postales (bien que ce ne soit pas notre support préféré de souvenirs) étant quasi nul...cela ne pourra pas être partagé avec nos ami(e)s une fois de retour. Nouveau Tuk, premiers mots en Thaïlandais et direction le Wat Po... Très joli une nouvelle fois...mais, vu l'heure et la renommée, la foule est bien présente et une certaine lourdeur inhérente à celle-ci. On visite les différents bâtiments jusqu'au "lieu principal", le Bouddha couché...c'est très joli...si, si, si...très joli...et là, on peut prendre des photos. Une fois dehors, on se fait accosté par des collégiennes thaïlandaises pour un devoir de classe "d'où venez-vous? qu'aimez-vous en Thaïlande ? votre métier ??". Très gentilles et une rencontre émouvante...d'autant plus que les touristes ne manquent pas, nous nous sentons ravis qu'elles nous aient "choisis" !! Direction le Tha Tien Pier (le numéro 8) pour notre première ballade en Chao Praya Express (19 Bahts par personne) direction Banglumpoo Pier (n° 13), le but étant de longer le Khlong Bang Lamphu (à pieds ou en long-tail boat) jusqu'au Wat Saket et sa montagne dorée. Arrivés à destination, pas de long-tail boat faisant le trajet...nous longeons donc le Khlong à pieds...et là, ça y est, on est véritablement en Thaïlande...comme quoi, comme partout, prendre la prochaine à gauche au lieu du grand axe..et "l'aventure" commence (tout cela est relatif bien sûr).
Visite et surtout vue du Wat Saket...on est sur les rotules..et le Tuk-Tuk nous ramène au rambuttri pour une sieste bien méritée. Nouvelle douche et nouveau trajet en Chao Praya Express (décidemment très pratique) direction China Town. En fait, ce coup-ci, ce sera un bateau un peu plus petit, même code couleur (sièges jaune et orange) et même trajet mais un chouïa moins cher, 14 Bahts par personne. On aime ce quartier et cette animation débordante...Prochain séjour à BKK, nous logerons par ici... Le soir, bon manger dans la rue à l'angle Rambuttri/Kraisri...bon poisson grillé et sourires sincères.On passe de 2 à 3 mots de Thaïlandais..on progresse. A noter, les flics vérifient les autorisations de vente des divers stands...vu le "bordel-organisé", mon regard d'occidental n'imaginait pas que tout était ainsi réglementé.Marrant, les commerçants se foutent gentiment de la gueule des flics...on n'a pas vu ça en ce qui concerne l'armée. Nouveau Foot-Massage (120 Bahts la 1/2 heure, 200 l'heure). Dodo-Moustique-Dodo.
24 Décembre :
Dernière matinée à BKK, nous prenons l'avion pour Chiang Maï à 14h. Retour à China Town pour la visite du Wat Trimitr...on nous aurait dit "c'est fermé aujourd'hui", on ne l'aurait pas cru...et bien c'était en travaux..so, nouvelle ballade dans China Town..décidemment, on aime bien... On prépare les sacs et direction l'aéroport de Donmueang. Vol sans encombres avec One-Two Go.Un peu cher, mais nous n'avons géré ce voyage que la veille..les fêtes aidant, nous n'avions plus guère le choix. Arrivés à Chiang Maï...un seul prix et une seule compagnie pour le centre ville : 120 Bahts !!!
Nous avions choisi le Baan Kaew (par le net...et en relisant le LP, on voit qu'ils le conseillaient)...ravi, accueil sympa, ambiance plutôt familliale...plus notre syle que KSR. Electricité approximative dans la SdB, mais très grand lit et le tout très propre. Ballade en ville (3 fois de suite "je suis en vacances ici, avec la famille, j'en profite pour me faire des costumes...blah, blah..blah..." une nouvelle manière de nous alpaguer, on rigole bien). Ici, beaucoup moins de typo romaines, un peu plus dur de s'y retrouver mais ambiance plus posée, on aime...Le soir même, on décide de rester 2j de plus. Repas de réveillon à l' Antique House...joli cadre, bons plats...accueil moyen...impeccable pour le réveillon, même si nous préférons plus "roots" comme ambiance. Super sommeil, au calme.
25 Décembre :
C'est Noël...et il neige...euh...non pardon...il fait un ciel bleu magnifique...!!!! Ballade en ville 2....Wat Chiang Man (nom différent selon les fois, Chiang Maï).Déjeuner au Yok fa, en face de la Croix Rouge (adresse LP again)...très peu cher et délicieux...on aime l'ambiance familliale...on tente de le dire en Thaïlandais, ça émeut la patronne..On nous offre quelques tamarins, gentil geste.On y retournera 3 fois, notre cantine à Chiang Maï (35 Bahts le plat). Café (vrai expresso) au "Café de l'Amour" et recherche internet sur les horaires de ferry Krabi-Koh Phi Phi pour la suite de notre voyage. Un des défauts/qualités jumelés de notre voyage, c'est de ne bloquer que la première nuit dans les 3 villes (BKK, Chiang Maï & Koh Phi Phi) et de décider de la durée de notre séjour une fois sur place. Difficile donc de trouver des places dispos en avion ou en train...mais ça nous bloque une heure de recherche tous les 3 jours rien de grave à nos yeux.
Après lecture d'un post sur VF & des recherches infructueuses en agence, nous nous dirigeons vers le bureau de CM de July Travel (dans je ne sais plus quel grand hôtel). 2 demoiselles très aimables nous confirmant "plus d'avions CM-Phuket, plus de Train de NUit...du moins, trop juste pour prendre le ferry vers Koh Phi Phi".N'ayant pas envie de passer une nuit à Phuket ou Krabi, il nous reste la solution Bus.La demoiselle de July Travel nous écrit notre demande en Thaï alors qu'elle n'en tirera aucun bénéfice si ce n'est un sourire et notre respect. On la recroisera d'ailleurs plus tard, et elle nous demandera très gentiment si nous nous en étions sortis dans nos démarches. On prend un Tuk direction la gare routière...première averse, il est 15h, cela durera une petite heure. Le chauffeur du Tuk nous dirige vers une compagnie..on se méfie, on vérifie les autres...Nos excuses, il avait vu juste..le meilleur prix (516 Bahts par personne pour CM-BKK) et le meilleur accueil.Une compagnie jaune et verte à gauche en entrant dans la gare routière au niveau du quai 5. Avec du recul et suite à notre retour de Koh Phi Phi en Bus également, nous ne pouvons que conseiller de prendre des compagnies "pour Thaï"..cela évite les arrêts "bouffes payantes" et attentes d'autres farangs pour faire le plein du bus.
Ballade nocturne, repas au Yok Fa, appel des familles (20 Bahts/min pour un mobile, 15 pour un fixe), achat au Night Bazar..qualité et prix bien meilleur qu'à BKK, du moins d'après notre toute petite expérience (chemises en soie :D :D). Et un roti, genre de crêpe super grasse vendue par les Musulmans principalement...miam, miam.
26 Décembre :
Plus ou moins la même chose que la veille...l'ancienne ville est riche en petits temples dont nous avons oublié les noms... Journée plus calme car légèrement mal à la cheville... Premier Thaï Massage en fin de journée rue Charoen Prathet..Sympa, pas génial mais très aimable.200 Bahts Une Heure. Repas, Dodo...
27 Décembre :
Oops, j'oubliais, au Baan Kaew, tous les matins se trouve Mister Sam (du moins son nom "occidentalisé" cf carte jointe) qui propose des treks. Tout d'abord méfiant, on sera conquis par ce Monsieur, serviable, prêt à tout pour nous rendre service.Nous avions prévu 2 treks avec lui..mais vu les "soucis" pour rejoindre Phi Phi comme expliqué plus haut, nous ne pourrons en faire qu'un.Et c'est là que Sam nous prouvera ses compétences, nous proposant un medley des deux trecks choisis..et cela, rien que pour nous. Ce qui nous donnera, Doi Suthep, Maesa Elephant Camp (une ballade d'une heure à dos d'éléphant), Parc des Orchidées et des Papillons, repas, retour au Maesa Camp pour le spectacle et la baignade. Sam connait son taf et sait être arrangeant.Normalement, une fois sorti du camp des éléphants, pas possible d'y retourner, vu l'heure nous n'aurions pas pu voir le spectacle des éléphants prévu à 13h40. Il est toujours possible d'économiser 1 euro ou 2 en passant par des agences en ville. Mais, encore une fois, Sam sait s'adapter et, un plus, le détail de ses trecks est expliqué en français.Il comprend d'ailleurs assez bien le français et connait quelques mots.Il prend également de très belles photos ce qui ne gâche rien.
Pour info, bien évidemment le Maesa Camp est un peu un lieu de tourisme à la cha��ne, et nous espèrons bien revenir vers CM en prenant plus notre temps...mais les traitements vis à vis des éléphants nous semblent respectueux malgré le gigantisme de l'entreprise. Le prospectus dit qu'ils sont certifiés ISO 9001:2000...il paraît que c'est un gage de qualité. Ceci n'étant qu'une impression, la nôtre.
Dernier achat au Night Bazar...youpi...malgré l'affluence, cela reste calme rapport à BKK. Nouveau Thaï Massage au même endroit, mais, vu l'heure tardive, la patronne va débaucher des femmes plus âgées à côté..résultat, grande rigolade avec les dames en parlant un genre de Thaï-Anglais-Français...un bien bel échange humain...et un massage bien plus complet. Dodo...
28 Décembre :
C'est donc le départ à 7h30 pour BKK. Ce voyage, hors des moustiques, sera idéal vu les conditions.Plusieurs boissons et en-cas en route...2 films en Thaï (faut aimer la télé à fond).Un arrêt plus long nous verra offrir un repas, un vrai, chaud, en échange d'un des tickets composant notre billet. Heureusement surpris. Dans le bus, un seul autre couple de touristes. Arrivés à la gare routière de BKK vers 17h, nous ne savons même pas qu'il faut rejoindre la gare du sud pour la suite de notre périple direction Phi Phi. Un petit coup de stress..mais avant tout heureux...même ces petites galères sont de bons moments de voyage..c'est du moins notre vision des choses. Une dame au point info nous écrit le bus à prendre pour rejoindre Sai tai Mai (cf pièce jointe)(la gare de bus du Sud)..n'ayant pas compris et devant la vetusté du Bus, on se dit "on ne va pas faire BKK-Krabi avec ça"... Résultat, un Taxi, du moins, un qui accepte de Put the Meter...direction, du moins on espère, la gare du Sud...Le chauffeur ne parle pas un mot d'anglais et nous répête les mêmes mots...On a beau rien comprendre, lui avait bien capté....il nous améne à bon port pour 130 Bahts. Kop Khun Krab Monsieur... La chance nous sourit, une demoiselle travaillant dans une des compagnies de Bus (Lignite Tour si je ne m'abuse) parle bien français et nous indique le bon guichet. Plus de Bus pour Phuket..mais encore de la place pour Krabi..Départ à 21h30 600 Bahts par personne.On prend.(cf billet) Même ambiance..télé trop forte...un peu plus crade..mais petits en-cas et sourires. Ca fait quand même 24h de Bus d'affilée et quasiment tout le pays traversé. On a pas le choix, du moins on ne s'est pas donné le choix vu notre budget et notre organisation..car la nuit du 29 Décembre est déjà reservé au Tropical Garden sur Koh Phi Phi.
29 Décembre :
la suite bientôt...
La suite donc...:
Arrivés à la gare routière de Krabi...guère le choix vu la fatigue que de passer par une des 2 agences proposant les billets de Ferry.Toujours possible de gérer le trajet Gare-Port par nos propres moyens, mais après un long trajet, c'est bon de ne pas trop réfléchir. 450 Bahts par personne pour Koh Phi Phi. On choisira la compagnie qui n'a pas envoyé de rabatteurs dès la sortie du car nous assurant que nos bagages sont déjà au bureau et autres palabres stupidement inutiles.On a beau pas avoir beaucoup dormi, on en reste un minimum lucide. Départ du port à 10h30....et quelques...arrivée..à peu près 2heures après :D :D
Un gars du Tropical Garden nous attend alors que nous n'avions pas précisé l'heure de notre arrivée, ne la connaissant pas à l'avance... La mer est magnifique...comme dans les cartes postales...sourire béat..voir bêta aux lèvres :D
Arrivés au Tropical Garden, accueil en demi-teinte, les sourires viendront et resteront, une fois que notre profil sera connu...en gros le contraire de Bucket de Vodka-RedBull et Full Moon Party avec retour à la Guest House au petit matin (désolé nous n'avons rien contre les Britanniques alcooliques qui ne respectent rien...si ce n'est qu'ils sont bourrés et ne respectent rien :D :D...et je dis ça en tant qu'ancien rugbyman, un sport riche en alcoolémie et en britannique et pourtant gardant un certain respect...). Le Bungalow est simple mais propre et le lit est bien ferme.Nous avions pris un bungalow avec Ventilo et Douche Froide à 1200 bahts.A lire les descriptifs, on a l'impression qu'il est loin de tout...juste suffisament loin de l'ambiance nocturne à notre avis...les 10 minutes de marche pour atteindre la plage ou les restaus sont plus proches de 5 min..mais bon... Surprenant les barricades vertes sur lesquelles nous avons vue..Il semblerait qu'on veuille cacher les Thaïlandais de la vue des Farangs...lègère gêne. Il y a une petite piscine...malheureusement nous ne sommes pas nombreux à prendre une douche avant de plonger comme c'est indiqué...Une infection à l'oreille en fin de séjour me fera douter de l'hygiène de certains..mais bon, cela peut arriver partout.
Direction la plage pour une 1ère baignade..Il y a foule, très jeune foule (pour info, nous avons une petite trentaine..et pourtant, on fait vieux :D). Eau chaude mais plage et mer relativement propre...du moins côté Loh Dalam Bay.Un bon spot pour un apéro ou un digestif...à fuir le soir venu pour qui n'aime pas la Boom-Boom Music. Premier coup de soleil malgré la crème et le peu de temps passé sur la plage...On va pas se plaindre....la vue est paradisiaque.
Au retour vers le Tropical, on passe devant le resto Garden Home (appartenant à la Guest House du même nom qui est collée au Tropical). Un superbe étal de poissons frais que l'on choisit et qu'on nous grille devant nous...Miiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaam.... De sacrés bons commerçants...un bon accueil...une très bonne alimentation.Heu-Reux !!!! Et des progrès en Thaïlandais !!!!
Dodo - Moustiquaire - Dodo...Caaaaaaaaaalme....ou presque car les Thaïlandais derrière les barricades aussi font la fête ;)
30 Décembre :
On va se baigner de l'autre côté, vers Tong Say bay...plus calme, mer plus belle....on est bien... On gère notre retour car avion prévu le 3 janvier à 1.05 du matin. Vu les horaires des ferrys et bus accumulés (et les disponibilités des avions, trains, bus..ainsi que notre budget), obligé de partir le 1er au matin... Tout est plus cher étant sur une île...mais relativement à la France...euh....sourire, bonheur, jus de fruits frais... Il pleut en fin de journée comme chaque jour..mais une heure maximum... Dîner au même endroit, ça y est, on est pote avec Bao (le patron du Garden Home) et les serveurs...vraiment très sympas. On rencontre Carmen, une puerto-ricaine basée à Sydney qui, bien qu'habituée de Koh Phi Phi, ne connait pas un mot de Thaïlandais..étonnant. Par contre, elle nous conseille un masseur....et pas n'importe quel masseur... Sawattchaï, tel est son nom, est a des années-lumières des travelos malaxeurs de barbaques..un vrai guérisseur...je n'ai pas peur du mot...Etant d'un naturel méfiant, je n'hésite d'autant pas à vous dire tout le bien que nous avons pensé de la rencontre.(pour le trouver prendre à gauche juste avant le PP Casita, marcher 150 mètres, c'est sur le trottoir de gauche). Sur une base 600 bahts pour 1h30, le massage (basé sur tout un tas de techniques chinoises, Wat Po...) peut durer bien plus longtemps...il cesse une fois évacués tous les blocages. Sawattchaï, sa femme (qui est coiffeuse) et leur fils, forment une famille très accueillante et détonnante dans un tel lieu animé. Nous ne serions que trop vous conseiller de lui rendre visite (cf pièce jointe).
Retour au Tropical, nous en profitons pour réserver une ballade en bateau pour le lendemain. Les prix c'est same-same...et les prestations...aussi same-same...partout dans l'île...so, si vous avez une bonne entente avec votre GH, autant passer par eux...du moins, on pense.
31 Décembre
Une sauvegarde de photos sur DVD et nous voici parti direction le port pour une journée comprenant...Snorkelling (masque et tuba donc) autour de Phi Phi Leh, Bamboo island, repas tout pourri (un pôôvre sandwich), à part deux couples + de 35 ans, c'est Pectoraux en Silicones, tatouages tribales comme dans les 90's, Mecs aux hormones...franchement, y'a de quoi rire...on se demande ce que ça donnera passé 50 ans...mais bon, à chacun son bonheur. Résultat, on ira à l'avant avec l'équipage regardant le show d' je ne sais plus quel chanteur et jouant de la guitare avec eux...de bien bons moments. Une autre plongée, un peu de kayak, le parc naturel...et Monkey Beach...où, triste spectacle, on peut voir des singes obèses bouffant des glaces et buvant de la bière...😕 Retour au port vers les 16h...sachant à quoi nous en tenir question ballade groupée...nous avons tiré ce qu'il y a de bon à prendre dans de telle excursion...mer magnifique, poissons itou...grand soleil et dépaysement. Toujours à relativiser avec notre vue sur le périph...
On change pas une équipe qui gagne..poisson frais au Garden Home.... (comment ça, on se répête). Entre temps, petite ondée qui nous force à un arrêt jus de fruit...et une superbe rencontre humaine avec un body-buildé éfféminé...trèèès mais alors trèès gentil..sincèrement.Et le meilleur smoothie de l'île. J'ai malheureusement oublié le nom, mais cette GH-Stand de Jus est jumellé avec The Rock...et à côté d'une pharmacie.Ce monsieur connaissait donc qqs mots de français et nous a appris, une fois de plus, quelques nouveaux mots en Thaïlandais. Ma chemise de Chiang Maï fait encore son effet...étant les seuls (du moins dans nos âges) a ne pas avoir de short imitation billabong, il croyait que nous habitions en Thaïlande..le genre de quiproquos qui ne peut que nous ravir....En effet, on se sentait comme à la maison.
Par contre, la ballade en mer, ça crève...résultat...le réveillon nous verra au lit avant minuit...😉
1er Janvier :
Déjà le départ. Dernière ballade, dernière discussion avec Pon (désolé pour l'orthographe), le patron du Tropical Garden a qui nous apprenons (à sa demande) quelques phrases en français..nous prenons même le temps de parler politique....un agréable et simple moment. Un petit coup de spleen...et un long périple nous attend.
Bateau à 14h et Bus...normalement...à 16h pour une arrivée à 6h du matin à Bangkok... Je dis normalement car, malgré ce que nous disait la dame de l'agence de Koh Phi Phi, on se retrouve dans un mini-bus direction Surat Thani, une première pause dans Krabi à un stand famillial...Surat Thani enfin, où on nous fait patienter avec un repas gratuit...qui est, en fait, payant...le temps que d'autres farangs viennent remplir le Bus (un grand ce coup-ci) jusqu'à Bangkok...Pour un trajet à 600 Bahts (same same qu'à l'aller), on a débourser environ 150/200 Bahts de plus pour les repas et les arrêts au stand maison...Un sacré décallage rapport à notre trajet aller.D'où notre avis de prendre des compagnies non spécialisées en transport de Farangs. Nous déconseillons donc fortement Guitar Tour...!!!!!
2 Janvier :
Une bonne journée de mission nous attend car notre avion est donc à 1h du matin le 3 Janvier...et notre bonne étoile nous ayant suivi dans notre périple, tout sera déroulera sans accroc.
Débarqués à KSR vers les 5h du mat (j'oubliais, le seul interêt de prendre une compagnie pour Farang, c'est que le Bus ne s'arrête pas dans divers coins de banlieue mais trace direct vers BKK)...on décide de se diriger vers le Rambuttri à qui j'avais envoyé un email pour leur demander si on pouvait laisser nos bagages chez eux pour la journée. Nous avions également consulté VF rapport aux consignes en gare routière...si nous étions arrivés à la gare routière.De bons renseignements qui ne nous ont pas été utiles. Pas eu de réponse du rambuttri, on y va au hasard...en leur disant, vous aviez dit Oui à notre email..blah, blah, blah...sourire un peu faux-cul de notre part comme de la leur...OK, 20 bahts par sacs, on laisse nos affaires pour la journée sans payer de chambre.
Nous voici donc libre de mouvement...mais avec peu d'énergie...(mais toujours en voyage, toujours loin de la maison, donc toujours ravis !!!). Petit déjeuner aux côtés de gens finissant leurs nuits... Nous avons 2 "missions"...écrire les cartes postales aux familles car nous n'avons pas pris le temps jusque là...et acheter des Moms ou Mons 😕 ...enfin, les coussins triangulaires avec petit matelas intégré (ou pas) dont nous sommes tombé amoureux et qui (je suis assis dessus en ce moment) iront à ravir avec notre salon...(cf photo) Il est 6h30 et nous prenons un Chao Praya Express direction China Town...pas de Coussins..sniff, sniff...et de nombreux magasins sont encore fermés. Avec du recul, même ici, on sentira le relatif calme dû à la trêve de fin d'année.
Un regain d'énergie, on décide de prendre un taxi direction MBK...très gentil monsieur....nouveaux mots de Thaïlandais... Nous voici devant mais tout est fermé. On se fait un café "Au Bon Pain" (mdr) en écrivant les cartes postales..La faaaaaaaaatigue nous prend.Une ballade dans le MBK..et on se dit..."Si on allait à la maison de Jim Thompson ?" Bon, c'est sympa, rien de génial..la fatigue ne nous permet peut être pas d'apprécier à fond.Guide obligatoire, on se retrouve avec un couple de Québécois très sympas.... Pause nouille...un Sawadee Krab, un Sawadee Pee Maï Krab..et voilà le serveur qui nous parle qu'en thaï..obligé de lui sortir ma 3ème phrase "Passa Thaï Nitnoï". Ma compagne est bien plus douée que moi en thaïlandais, je suis d'autant plus surpris qu'on me croit thaïlandophone. Petit moment de bonheur simple, échange de politesse avec les serveurs. Après ça... Hop, on prend le Skytrain pour Sukhumvit, quartier que nous ne connaissont pas encore, en se disant, allons poster nos cartes là-bas...mais la poste est fermé jusqu'au 5 Janvier. Retour en Skytrain, changement à Siam, et direction China Town again. Tout un tas de magasins..et toujours pas de coussins.... Une lueur d'espoir..enfin un magasin...mais aimable comme au coeur du 13ème arrondissement de Paris (If you see what I mean)...palabre marchandage...800 Bahts les 2 (un à 1 coussin, un à 2)..On donne 1000 bahts, ils nous en rendent 300, décidemment, on est chanceux. Dernier Chao Praya Express avec soleil couchant (sniff, sniff). On récupère les bagages.On pèse le tout histoire de pas avoir de mauvaise surprise et direction l'aéroport.
Petite edit: Le taxi, chauffeur très sympa venant de l'Issan, nous aura coûté un peu plus cher au retour. si mes souvenirs sont bons, 60 bahts pour rentrer sur la voie express et 25 Bahts pour en sortir. Mais le trajet sur la voie express nous a paru plus long qu'à l'aller.Sans doute que le chauffeur de l'aller n'avait pas rejoint l'express aussi tôt qu'au retour. (si cette phrase est claire 🤪)
Une toilette succinte...et c'est le retour. Une quinzaine d'heures plus tard... "Mesdames et Messieurs, nous arrvons à Paris CDG, température au sol 1°c"
Le décallage horaire jumellé au froid est fatal pour notre forme physique..on se couche à 18h et réveil à 4h/5h durant quelques jours...mais surtout des milliers de souvenirs...et qu'une seule envie..y retourner au plus vite.
Avec du recul, on ne conseille ni le routard, ni le LP....du moins pour la route...il ya de bonnes infos à prendre partout, mais nous n'avons pas aimé les cartes du LP...donc, à notre avis, autant se faire sa compilation LP, routard, VF et autres forums ou sites..et récupérer des cartes valables sur place. On espère vous avoir transmis notre plaisir. merci à tous les membres pour vos infos utiles, comme futiles ;)
Sawadee Pee Maï à toutes et à tous....
Suite à un magnifique voyage en Thaïlande pour les fêtes de fin d'année, la moindre des choses est d'en faire un compte-rendu sur VF.
Après une préparation moitié Lonely Planet, moitié VF et autres sites internet, nous voici partis le 20 Décembre 2008 par un vol Emirates (via Dubaï donc) arrivant à Bangkok le 21 Décembre à 18h40.
Tout d'abord, le taxi...après un ou deux "Put the Meter Please", le Monsieur obtempère en râlant un peu. Ils nous en coûtera donc 350 Bahts (+ 50 Bahts de prise en charge à l'Aéroport) en passant par la voie express + 50 Bahts pour y rentrer et 15 Bahts pour en sortir, sommes que nous payerons par nous mêmes. Arrivés au Rambuttri (et oui, encore KSR :D), le taxi n'a pas la monnaie et ne souhaite guère nous la rendre...qqs minutes de palabre (avec le sourire) et nous faisons la monnaie au Change en bas de l'Hôtel qui, qq peu perturbé nous a rendu 1000 Bahts en petites coupures en échange d'un billet de 500...ça commence plutôt bien :D
Arrivé au Rambuttri...des sourires...du moins 1 de la part d'une des demoiselles à l'accueil (profitons en, ce sera le dernier). Après vérification de l'état de la chambre (correcte, si ce n'est une ou deux puces dans la salle de douche), nous prenons place...une douche, un change de vêtement et nous voilà partis pour notre première visite. Malgré la grande présence de Britanniques fortement alcoolisés, nous sommes heureux...chaleur moite, stands de brochettes, massages...le voyage peut commencer. La fatigue aidant, nous ne ferons pas long feu ce 1er soir.
22 Décembre:
Levés tôt, une ballade en direction du Wat Phra Kaew nous améne un concentré de tentative d'arnaque...En effet, un "chauffeur de Tuk-Tuk" nous propose ses services avec la totale "Tous les temples sont fermés dans le quartier...C'est l'anniversaire du Roi...un Tuk-Tuk coûte 10 Bahts car le Roi a fait une grande promo sur l'essence seulement aujourd'hui...". Quelques sourires et "Non, Non merci..." le Môôssieur laisse tomber...par chance nous n'en rencontrerons pas d'autres ainsi. Arrivés devant le Wat Phra Kaew...miracle...c'est ouvert !!! Le temps est au beau fixe...le Lieu est très joli, nous sommes aux anges...contents d'être là tôt car rapidement c'est la cohue...mais comme souvent durant notre voyage, la cohue ne signifie pas le stress comme certaines fois au Louvre ou autres monuments parisiens. Je vous épargne les détails...vous vous ferez votre propre idée. Une chose positive, l'entrée du Temple (300 Bahts par personne si je me souviens bien) donne accés à la Wimanmek Mansion et aux autres bâtiments du parc aux alentours de la statue de Rama V (ce sera notre visite du lendemain matin). Le reste de la journée nous verra "errer" au hasard dans Bangkok..nous aimons bien marcher & cela nous permet de ressentir un peu mieux l'ambiance de la Ville...achat de notre première bouteille d'eau, recherche d'une carte de la ville...diverses petites choses qui prennent un certains temps en milieu inconnu ;) Premier Foot-Massage le soir venu...200 Bahts..ma belle est heureuse !!! En ce qui me concerne, un verre en terrasse dans n'importe quel quartier autre que le mien est une aventure en soi...Sourire béat devant le spectacle de la rue !!!
23 Décembre
Une première nuit quelque peu brusqué par le bruit des clims des autres chambres..mais bon...Un bon petit dèj &..comme dit plus haut, nous nous dirigeons vers la statue de Rama V, à pieds tout d'abord puis en Tuk-Tuk pour notre première ballade avec ce transport. On tombe sur un gars pour qui on a plus de peine qu'autre chose..l'exemple type de l'homme venu de la campagne, qui ne connaît pas le chemin et qui ne sait pas lire un plan (même écrit en typo Thaïlandaise)...c'est du moins le sentiment qu'il nous fait.Ce sera le seul Tuk de Bangok qui nous proposera 60 Bahts pour une course sans marchander (on sentira la différence avec les "spécialistes des touristes"). Après quelques errements, il nous amène à un bureau du Tourisme Thaïlandais...palabre, sourire, palabre...et nous voici d'accord sur la direction. Les divers monuments du lieu ouvrent à 9h30, nous décidons donc de nous ballader dans le parc...superbe, tout le monde souriant, même les militaires, aucun autre touriste (nous en verrons par la suite, mais le lieu ne semble pas faire le plein..peut être un peu trop excentré)...et toujours un magnifique ciel bleu. Outre une consigne obligatoire à 20 Bahts, l'entrée est bien gratuite pour les différents bâtiments. Très joli, guide obligatoire pour la Wimanmek Mansion et petit bémol, ce qui sera également le cas dans d'autres bâtiments royaux, on ne peut pas prendre de photos...pas bien grave...mais le choix de cartes postales (bien que ce ne soit pas notre support préféré de souvenirs) étant quasi nul...cela ne pourra pas être partagé avec nos ami(e)s une fois de retour. Nouveau Tuk, premiers mots en Thaïlandais et direction le Wat Po... Très joli une nouvelle fois...mais, vu l'heure et la renommée, la foule est bien présente et une certaine lourdeur inhérente à celle-ci. On visite les différents bâtiments jusqu'au "lieu principal", le Bouddha couché...c'est très joli...si, si, si...très joli...et là, on peut prendre des photos. Une fois dehors, on se fait accosté par des collégiennes thaïlandaises pour un devoir de classe "d'où venez-vous? qu'aimez-vous en Thaïlande ? votre métier ??". Très gentilles et une rencontre émouvante...d'autant plus que les touristes ne manquent pas, nous nous sentons ravis qu'elles nous aient "choisis" !! Direction le Tha Tien Pier (le numéro 8) pour notre première ballade en Chao Praya Express (19 Bahts par personne) direction Banglumpoo Pier (n° 13), le but étant de longer le Khlong Bang Lamphu (à pieds ou en long-tail boat) jusqu'au Wat Saket et sa montagne dorée. Arrivés à destination, pas de long-tail boat faisant le trajet...nous longeons donc le Khlong à pieds...et là, ça y est, on est véritablement en Thaïlande...comme quoi, comme partout, prendre la prochaine à gauche au lieu du grand axe..et "l'aventure" commence (tout cela est relatif bien sûr).
Visite et surtout vue du Wat Saket...on est sur les rotules..et le Tuk-Tuk nous ramène au rambuttri pour une sieste bien méritée. Nouvelle douche et nouveau trajet en Chao Praya Express (décidemment très pratique) direction China Town. En fait, ce coup-ci, ce sera un bateau un peu plus petit, même code couleur (sièges jaune et orange) et même trajet mais un chouïa moins cher, 14 Bahts par personne. On aime ce quartier et cette animation débordante...Prochain séjour à BKK, nous logerons par ici... Le soir, bon manger dans la rue à l'angle Rambuttri/Kraisri...bon poisson grillé et sourires sincères.On passe de 2 à 3 mots de Thaïlandais..on progresse. A noter, les flics vérifient les autorisations de vente des divers stands...vu le "bordel-organisé", mon regard d'occidental n'imaginait pas que tout était ainsi réglementé.Marrant, les commerçants se foutent gentiment de la gueule des flics...on n'a pas vu ça en ce qui concerne l'armée. Nouveau Foot-Massage (120 Bahts la 1/2 heure, 200 l'heure). Dodo-Moustique-Dodo.
24 Décembre :
Dernière matinée à BKK, nous prenons l'avion pour Chiang Maï à 14h. Retour à China Town pour la visite du Wat Trimitr...on nous aurait dit "c'est fermé aujourd'hui", on ne l'aurait pas cru...et bien c'était en travaux..so, nouvelle ballade dans China Town..décidemment, on aime bien... On prépare les sacs et direction l'aéroport de Donmueang. Vol sans encombres avec One-Two Go.Un peu cher, mais nous n'avons géré ce voyage que la veille..les fêtes aidant, nous n'avions plus guère le choix. Arrivés à Chiang Maï...un seul prix et une seule compagnie pour le centre ville : 120 Bahts !!!
Nous avions choisi le Baan Kaew (par le net...et en relisant le LP, on voit qu'ils le conseillaient)...ravi, accueil sympa, ambiance plutôt familliale...plus notre syle que KSR. Electricité approximative dans la SdB, mais très grand lit et le tout très propre. Ballade en ville (3 fois de suite "je suis en vacances ici, avec la famille, j'en profite pour me faire des costumes...blah, blah..blah..." une nouvelle manière de nous alpaguer, on rigole bien). Ici, beaucoup moins de typo romaines, un peu plus dur de s'y retrouver mais ambiance plus posée, on aime...Le soir même, on décide de rester 2j de plus. Repas de réveillon à l' Antique House...joli cadre, bons plats...accueil moyen...impeccable pour le réveillon, même si nous préférons plus "roots" comme ambiance. Super sommeil, au calme.
25 Décembre :
C'est Noël...et il neige...euh...non pardon...il fait un ciel bleu magnifique...!!!! Ballade en ville 2....Wat Chiang Man (nom différent selon les fois, Chiang Maï).Déjeuner au Yok fa, en face de la Croix Rouge (adresse LP again)...très peu cher et délicieux...on aime l'ambiance familliale...on tente de le dire en Thaïlandais, ça émeut la patronne..On nous offre quelques tamarins, gentil geste.On y retournera 3 fois, notre cantine à Chiang Maï (35 Bahts le plat). Café (vrai expresso) au "Café de l'Amour" et recherche internet sur les horaires de ferry Krabi-Koh Phi Phi pour la suite de notre voyage. Un des défauts/qualités jumelés de notre voyage, c'est de ne bloquer que la première nuit dans les 3 villes (BKK, Chiang Maï & Koh Phi Phi) et de décider de la durée de notre séjour une fois sur place. Difficile donc de trouver des places dispos en avion ou en train...mais ça nous bloque une heure de recherche tous les 3 jours rien de grave à nos yeux.
Après lecture d'un post sur VF & des recherches infructueuses en agence, nous nous dirigeons vers le bureau de CM de July Travel (dans je ne sais plus quel grand hôtel). 2 demoiselles très aimables nous confirmant "plus d'avions CM-Phuket, plus de Train de NUit...du moins, trop juste pour prendre le ferry vers Koh Phi Phi".N'ayant pas envie de passer une nuit à Phuket ou Krabi, il nous reste la solution Bus.La demoiselle de July Travel nous écrit notre demande en Thaï alors qu'elle n'en tirera aucun bénéfice si ce n'est un sourire et notre respect. On la recroisera d'ailleurs plus tard, et elle nous demandera très gentiment si nous nous en étions sortis dans nos démarches. On prend un Tuk direction la gare routière...première averse, il est 15h, cela durera une petite heure. Le chauffeur du Tuk nous dirige vers une compagnie..on se méfie, on vérifie les autres...Nos excuses, il avait vu juste..le meilleur prix (516 Bahts par personne pour CM-BKK) et le meilleur accueil.Une compagnie jaune et verte à gauche en entrant dans la gare routière au niveau du quai 5. Avec du recul et suite à notre retour de Koh Phi Phi en Bus également, nous ne pouvons que conseiller de prendre des compagnies "pour Thaï"..cela évite les arrêts "bouffes payantes" et attentes d'autres farangs pour faire le plein du bus.
Ballade nocturne, repas au Yok Fa, appel des familles (20 Bahts/min pour un mobile, 15 pour un fixe), achat au Night Bazar..qualité et prix bien meilleur qu'à BKK, du moins d'après notre toute petite expérience (chemises en soie :D :D). Et un roti, genre de crêpe super grasse vendue par les Musulmans principalement...miam, miam.
26 Décembre :
Plus ou moins la même chose que la veille...l'ancienne ville est riche en petits temples dont nous avons oublié les noms... Journée plus calme car légèrement mal à la cheville... Premier Thaï Massage en fin de journée rue Charoen Prathet..Sympa, pas génial mais très aimable.200 Bahts Une Heure. Repas, Dodo...
27 Décembre :
Oops, j'oubliais, au Baan Kaew, tous les matins se trouve Mister Sam (du moins son nom "occidentalisé" cf carte jointe) qui propose des treks. Tout d'abord méfiant, on sera conquis par ce Monsieur, serviable, prêt à tout pour nous rendre service.Nous avions prévu 2 treks avec lui..mais vu les "soucis" pour rejoindre Phi Phi comme expliqué plus haut, nous ne pourrons en faire qu'un.Et c'est là que Sam nous prouvera ses compétences, nous proposant un medley des deux trecks choisis..et cela, rien que pour nous. Ce qui nous donnera, Doi Suthep, Maesa Elephant Camp (une ballade d'une heure à dos d'éléphant), Parc des Orchidées et des Papillons, repas, retour au Maesa Camp pour le spectacle et la baignade. Sam connait son taf et sait être arrangeant.Normalement, une fois sorti du camp des éléphants, pas possible d'y retourner, vu l'heure nous n'aurions pas pu voir le spectacle des éléphants prévu à 13h40. Il est toujours possible d'économiser 1 euro ou 2 en passant par des agences en ville. Mais, encore une fois, Sam sait s'adapter et, un plus, le détail de ses trecks est expliqué en français.Il comprend d'ailleurs assez bien le français et connait quelques mots.Il prend également de très belles photos ce qui ne gâche rien.
Pour info, bien évidemment le Maesa Camp est un peu un lieu de tourisme à la cha��ne, et nous espèrons bien revenir vers CM en prenant plus notre temps...mais les traitements vis à vis des éléphants nous semblent respectueux malgré le gigantisme de l'entreprise. Le prospectus dit qu'ils sont certifiés ISO 9001:2000...il paraît que c'est un gage de qualité. Ceci n'étant qu'une impression, la nôtre.
Dernier achat au Night Bazar...youpi...malgré l'affluence, cela reste calme rapport à BKK. Nouveau Thaï Massage au même endroit, mais, vu l'heure tardive, la patronne va débaucher des femmes plus âgées à côté..résultat, grande rigolade avec les dames en parlant un genre de Thaï-Anglais-Français...un bien bel échange humain...et un massage bien plus complet. Dodo...
28 Décembre :
C'est donc le départ à 7h30 pour BKK. Ce voyage, hors des moustiques, sera idéal vu les conditions.Plusieurs boissons et en-cas en route...2 films en Thaï (faut aimer la télé à fond).Un arrêt plus long nous verra offrir un repas, un vrai, chaud, en échange d'un des tickets composant notre billet. Heureusement surpris. Dans le bus, un seul autre couple de touristes. Arrivés à la gare routière de BKK vers 17h, nous ne savons même pas qu'il faut rejoindre la gare du sud pour la suite de notre périple direction Phi Phi. Un petit coup de stress..mais avant tout heureux...même ces petites galères sont de bons moments de voyage..c'est du moins notre vision des choses. Une dame au point info nous écrit le bus à prendre pour rejoindre Sai tai Mai (cf pièce jointe)(la gare de bus du Sud)..n'ayant pas compris et devant la vetusté du Bus, on se dit "on ne va pas faire BKK-Krabi avec ça"... Résultat, un Taxi, du moins, un qui accepte de Put the Meter...direction, du moins on espère, la gare du Sud...Le chauffeur ne parle pas un mot d'anglais et nous répête les mêmes mots...On a beau rien comprendre, lui avait bien capté....il nous améne à bon port pour 130 Bahts. Kop Khun Krab Monsieur... La chance nous sourit, une demoiselle travaillant dans une des compagnies de Bus (Lignite Tour si je ne m'abuse) parle bien français et nous indique le bon guichet. Plus de Bus pour Phuket..mais encore de la place pour Krabi..Départ à 21h30 600 Bahts par personne.On prend.(cf billet) Même ambiance..télé trop forte...un peu plus crade..mais petits en-cas et sourires. Ca fait quand même 24h de Bus d'affilée et quasiment tout le pays traversé. On a pas le choix, du moins on ne s'est pas donné le choix vu notre budget et notre organisation..car la nuit du 29 Décembre est déjà reservé au Tropical Garden sur Koh Phi Phi.
29 Décembre :
la suite bientôt...
La suite donc...:
Arrivés à la gare routière de Krabi...guère le choix vu la fatigue que de passer par une des 2 agences proposant les billets de Ferry.Toujours possible de gérer le trajet Gare-Port par nos propres moyens, mais après un long trajet, c'est bon de ne pas trop réfléchir. 450 Bahts par personne pour Koh Phi Phi. On choisira la compagnie qui n'a pas envoyé de rabatteurs dès la sortie du car nous assurant que nos bagages sont déjà au bureau et autres palabres stupidement inutiles.On a beau pas avoir beaucoup dormi, on en reste un minimum lucide. Départ du port à 10h30....et quelques...arrivée..à peu près 2heures après :D :D
Un gars du Tropical Garden nous attend alors que nous n'avions pas précisé l'heure de notre arrivée, ne la connaissant pas à l'avance... La mer est magnifique...comme dans les cartes postales...sourire béat..voir bêta aux lèvres :D
Arrivés au Tropical Garden, accueil en demi-teinte, les sourires viendront et resteront, une fois que notre profil sera connu...en gros le contraire de Bucket de Vodka-RedBull et Full Moon Party avec retour à la Guest House au petit matin (désolé nous n'avons rien contre les Britanniques alcooliques qui ne respectent rien...si ce n'est qu'ils sont bourrés et ne respectent rien :D :D...et je dis ça en tant qu'ancien rugbyman, un sport riche en alcoolémie et en britannique et pourtant gardant un certain respect...). Le Bungalow est simple mais propre et le lit est bien ferme.Nous avions pris un bungalow avec Ventilo et Douche Froide à 1200 bahts.A lire les descriptifs, on a l'impression qu'il est loin de tout...juste suffisament loin de l'ambiance nocturne à notre avis...les 10 minutes de marche pour atteindre la plage ou les restaus sont plus proches de 5 min..mais bon... Surprenant les barricades vertes sur lesquelles nous avons vue..Il semblerait qu'on veuille cacher les Thaïlandais de la vue des Farangs...lègère gêne. Il y a une petite piscine...malheureusement nous ne sommes pas nombreux à prendre une douche avant de plonger comme c'est indiqué...Une infection à l'oreille en fin de séjour me fera douter de l'hygiène de certains..mais bon, cela peut arriver partout.
Direction la plage pour une 1ère baignade..Il y a foule, très jeune foule (pour info, nous avons une petite trentaine..et pourtant, on fait vieux :D). Eau chaude mais plage et mer relativement propre...du moins côté Loh Dalam Bay.Un bon spot pour un apéro ou un digestif...à fuir le soir venu pour qui n'aime pas la Boom-Boom Music. Premier coup de soleil malgré la crème et le peu de temps passé sur la plage...On va pas se plaindre....la vue est paradisiaque.
Au retour vers le Tropical, on passe devant le resto Garden Home (appartenant à la Guest House du même nom qui est collée au Tropical). Un superbe étal de poissons frais que l'on choisit et qu'on nous grille devant nous...Miiiiiiiiaaaaaaaaaaaaaam.... De sacrés bons commerçants...un bon accueil...une très bonne alimentation.Heu-Reux !!!! Et des progrès en Thaïlandais !!!!
Dodo - Moustiquaire - Dodo...Caaaaaaaaaalme....ou presque car les Thaïlandais derrière les barricades aussi font la fête ;)
30 Décembre :
On va se baigner de l'autre côté, vers Tong Say bay...plus calme, mer plus belle....on est bien... On gère notre retour car avion prévu le 3 janvier à 1.05 du matin. Vu les horaires des ferrys et bus accumulés (et les disponibilités des avions, trains, bus..ainsi que notre budget), obligé de partir le 1er au matin... Tout est plus cher étant sur une île...mais relativement à la France...euh....sourire, bonheur, jus de fruits frais... Il pleut en fin de journée comme chaque jour..mais une heure maximum... Dîner au même endroit, ça y est, on est pote avec Bao (le patron du Garden Home) et les serveurs...vraiment très sympas. On rencontre Carmen, une puerto-ricaine basée à Sydney qui, bien qu'habituée de Koh Phi Phi, ne connait pas un mot de Thaïlandais..étonnant. Par contre, elle nous conseille un masseur....et pas n'importe quel masseur... Sawattchaï, tel est son nom, est a des années-lumières des travelos malaxeurs de barbaques..un vrai guérisseur...je n'ai pas peur du mot...Etant d'un naturel méfiant, je n'hésite d'autant pas à vous dire tout le bien que nous avons pensé de la rencontre.(pour le trouver prendre à gauche juste avant le PP Casita, marcher 150 mètres, c'est sur le trottoir de gauche). Sur une base 600 bahts pour 1h30, le massage (basé sur tout un tas de techniques chinoises, Wat Po...) peut durer bien plus longtemps...il cesse une fois évacués tous les blocages. Sawattchaï, sa femme (qui est coiffeuse) et leur fils, forment une famille très accueillante et détonnante dans un tel lieu animé. Nous ne serions que trop vous conseiller de lui rendre visite (cf pièce jointe).
Retour au Tropical, nous en profitons pour réserver une ballade en bateau pour le lendemain. Les prix c'est same-same...et les prestations...aussi same-same...partout dans l'île...so, si vous avez une bonne entente avec votre GH, autant passer par eux...du moins, on pense.
31 Décembre
Une sauvegarde de photos sur DVD et nous voici parti direction le port pour une journée comprenant...Snorkelling (masque et tuba donc) autour de Phi Phi Leh, Bamboo island, repas tout pourri (un pôôvre sandwich), à part deux couples + de 35 ans, c'est Pectoraux en Silicones, tatouages tribales comme dans les 90's, Mecs aux hormones...franchement, y'a de quoi rire...on se demande ce que ça donnera passé 50 ans...mais bon, à chacun son bonheur. Résultat, on ira à l'avant avec l'équipage regardant le show d' je ne sais plus quel chanteur et jouant de la guitare avec eux...de bien bons moments. Une autre plongée, un peu de kayak, le parc naturel...et Monkey Beach...où, triste spectacle, on peut voir des singes obèses bouffant des glaces et buvant de la bière...😕 Retour au port vers les 16h...sachant à quoi nous en tenir question ballade groupée...nous avons tiré ce qu'il y a de bon à prendre dans de telle excursion...mer magnifique, poissons itou...grand soleil et dépaysement. Toujours à relativiser avec notre vue sur le périph...
On change pas une équipe qui gagne..poisson frais au Garden Home.... (comment ça, on se répête). Entre temps, petite ondée qui nous force à un arrêt jus de fruit...et une superbe rencontre humaine avec un body-buildé éfféminé...trèèès mais alors trèès gentil..sincèrement.Et le meilleur smoothie de l'île. J'ai malheureusement oublié le nom, mais cette GH-Stand de Jus est jumellé avec The Rock...et à côté d'une pharmacie.Ce monsieur connaissait donc qqs mots de français et nous a appris, une fois de plus, quelques nouveaux mots en Thaïlandais. Ma chemise de Chiang Maï fait encore son effet...étant les seuls (du moins dans nos âges) a ne pas avoir de short imitation billabong, il croyait que nous habitions en Thaïlande..le genre de quiproquos qui ne peut que nous ravir....En effet, on se sentait comme à la maison.
Par contre, la ballade en mer, ça crève...résultat...le réveillon nous verra au lit avant minuit...😉
1er Janvier :
Déjà le départ. Dernière ballade, dernière discussion avec Pon (désolé pour l'orthographe), le patron du Tropical Garden a qui nous apprenons (à sa demande) quelques phrases en français..nous prenons même le temps de parler politique....un agréable et simple moment. Un petit coup de spleen...et un long périple nous attend.
Bateau à 14h et Bus...normalement...à 16h pour une arrivée à 6h du matin à Bangkok... Je dis normalement car, malgré ce que nous disait la dame de l'agence de Koh Phi Phi, on se retrouve dans un mini-bus direction Surat Thani, une première pause dans Krabi à un stand famillial...Surat Thani enfin, où on nous fait patienter avec un repas gratuit...qui est, en fait, payant...le temps que d'autres farangs viennent remplir le Bus (un grand ce coup-ci) jusqu'à Bangkok...Pour un trajet à 600 Bahts (same same qu'à l'aller), on a débourser environ 150/200 Bahts de plus pour les repas et les arrêts au stand maison...Un sacré décallage rapport à notre trajet aller.D'où notre avis de prendre des compagnies non spécialisées en transport de Farangs. Nous déconseillons donc fortement Guitar Tour...!!!!!
2 Janvier :
Une bonne journée de mission nous attend car notre avion est donc à 1h du matin le 3 Janvier...et notre bonne étoile nous ayant suivi dans notre périple, tout sera déroulera sans accroc.
Débarqués à KSR vers les 5h du mat (j'oubliais, le seul interêt de prendre une compagnie pour Farang, c'est que le Bus ne s'arrête pas dans divers coins de banlieue mais trace direct vers BKK)...on décide de se diriger vers le Rambuttri à qui j'avais envoyé un email pour leur demander si on pouvait laisser nos bagages chez eux pour la journée. Nous avions également consulté VF rapport aux consignes en gare routière...si nous étions arrivés à la gare routière.De bons renseignements qui ne nous ont pas été utiles. Pas eu de réponse du rambuttri, on y va au hasard...en leur disant, vous aviez dit Oui à notre email..blah, blah, blah...sourire un peu faux-cul de notre part comme de la leur...OK, 20 bahts par sacs, on laisse nos affaires pour la journée sans payer de chambre.
Nous voici donc libre de mouvement...mais avec peu d'énergie...(mais toujours en voyage, toujours loin de la maison, donc toujours ravis !!!). Petit déjeuner aux côtés de gens finissant leurs nuits... Nous avons 2 "missions"...écrire les cartes postales aux familles car nous n'avons pas pris le temps jusque là...et acheter des Moms ou Mons 😕 ...enfin, les coussins triangulaires avec petit matelas intégré (ou pas) dont nous sommes tombé amoureux et qui (je suis assis dessus en ce moment) iront à ravir avec notre salon...(cf photo) Il est 6h30 et nous prenons un Chao Praya Express direction China Town...pas de Coussins..sniff, sniff...et de nombreux magasins sont encore fermés. Avec du recul, même ici, on sentira le relatif calme dû à la trêve de fin d'année.
Un regain d'énergie, on décide de prendre un taxi direction MBK...très gentil monsieur....nouveaux mots de Thaïlandais... Nous voici devant mais tout est fermé. On se fait un café "Au Bon Pain" (mdr) en écrivant les cartes postales..La faaaaaaaaatigue nous prend.Une ballade dans le MBK..et on se dit..."Si on allait à la maison de Jim Thompson ?" Bon, c'est sympa, rien de génial..la fatigue ne nous permet peut être pas d'apprécier à fond.Guide obligatoire, on se retrouve avec un couple de Québécois très sympas.... Pause nouille...un Sawadee Krab, un Sawadee Pee Maï Krab..et voilà le serveur qui nous parle qu'en thaï..obligé de lui sortir ma 3ème phrase "Passa Thaï Nitnoï". Ma compagne est bien plus douée que moi en thaïlandais, je suis d'autant plus surpris qu'on me croit thaïlandophone. Petit moment de bonheur simple, échange de politesse avec les serveurs. Après ça... Hop, on prend le Skytrain pour Sukhumvit, quartier que nous ne connaissont pas encore, en se disant, allons poster nos cartes là-bas...mais la poste est fermé jusqu'au 5 Janvier. Retour en Skytrain, changement à Siam, et direction China Town again. Tout un tas de magasins..et toujours pas de coussins.... Une lueur d'espoir..enfin un magasin...mais aimable comme au coeur du 13ème arrondissement de Paris (If you see what I mean)...palabre marchandage...800 Bahts les 2 (un à 1 coussin, un à 2)..On donne 1000 bahts, ils nous en rendent 300, décidemment, on est chanceux. Dernier Chao Praya Express avec soleil couchant (sniff, sniff). On récupère les bagages.On pèse le tout histoire de pas avoir de mauvaise surprise et direction l'aéroport.
Petite edit: Le taxi, chauffeur très sympa venant de l'Issan, nous aura coûté un peu plus cher au retour. si mes souvenirs sont bons, 60 bahts pour rentrer sur la voie express et 25 Bahts pour en sortir. Mais le trajet sur la voie express nous a paru plus long qu'à l'aller.Sans doute que le chauffeur de l'aller n'avait pas rejoint l'express aussi tôt qu'au retour. (si cette phrase est claire 🤪)
Une toilette succinte...et c'est le retour. Une quinzaine d'heures plus tard... "Mesdames et Messieurs, nous arrvons à Paris CDG, température au sol 1°c"
Le décallage horaire jumellé au froid est fatal pour notre forme physique..on se couche à 18h et réveil à 4h/5h durant quelques jours...mais surtout des milliers de souvenirs...et qu'une seule envie..y retourner au plus vite.
Avec du recul, on ne conseille ni le routard, ni le LP....du moins pour la route...il ya de bonnes infos à prendre partout, mais nous n'avons pas aimé les cartes du LP...donc, à notre avis, autant se faire sa compilation LP, routard, VF et autres forums ou sites..et récupérer des cartes valables sur place. On espère vous avoir transmis notre plaisir. merci à tous les membres pour vos infos utiles, comme futiles ;)
Sawadee Pee Maï à toutes et à tous....
violà, notre aventure est terminée, plus qu'une envie y retourner trés vite, voyage court 2 semaines mais vraiment fabuleux, petit résumé de notre parcours : bkk, avion pour krabi, plage de railey, phi phi a ao rantee beach le paradis genre robinson cusoé, puis kho phan kang trés chouette et reposant plage de mae haad, ensuite kho tao trés beaux fonds marins magique, on a terminé par 2 bkk, ballade sur les klongs, visite du wat po et wat arun, china town, marché indien, centre commercial mbk, tour baiyoké, j 'envie vous qui allez certainement y aller, si vous voulez des infos et photos je suis dispo ! ps : je vais commencer à fouiller sur le net pout trouver un vol pour l'année prochaine !!! ça va me donner du courage pour reprendre la vie normale !!!
On m'en avait tant parlé, que je voulais aller voir ce merveilleux pays.
biensur mon entourage proche, qui y a vécu (4ans) m'a déconseillé ce voyage, mais je n'ai pas écouté leurs critiques.
je rentre apres 2semaines passées entre Bangkok-chiang Mai- Kho Phi Phi et Phuket.
je ne parlerai meme pas des deux derniers lieux tellement ce n'est pas la thailande, aucun interret à moins que l'on est une passion pour les jeunes suedois ou hollandais qui aiment à boire de la biere non-stop dans les rues de Kho Phi Phi. il faut d'ailleur un pouvoir d'imagination extreme pour se rendre compte de la beauté originelle de cette ile, malheureusement totalement défigurée par le tourisme de masse de la masse la plus ordinaire qui soit.
Chiang Mai et Ayutaya furent les meilleurs moments de mon voyage. l'hotel de Chiang Mai etait somptueux, au millieu de rizieres, dans la montagne. Ayutaya est un des rares coins où l'on sent le poids de l'histoire du Siam. les temples de Bangkok n'ont qu'un interet tres limité, etant donné qu'ils sont assez recents (18eme siecle pour les plus vieux, mais refait à neuf en permanence. que reste t'il d'authentique ?)
j'ai un probleme avec l'expression religieuse boudhiste qui me semble s'apparenter au culte des idoles plus qu'à une foi éclairée.
j'etais à BKK pour l'anniversaire du roi, la ferveur est une chose, le culte de la personalité en est une autre. On ne peut que sourire devant le roi vénérable, tellement cela fait monarchie d'operette (l'armée est au pouvoir). Les photos du roi posant avec un canon EOS !!! meme sur les billets de 1000 batts le roi pose avec un appareil photo en bandoulliere !
Bangkok est une ville contrastée. Il faut éviter Kaho san road, c'est absolument insuportable, il n'y a que des nostalgiques de bob marley, des 'springbreak' vieillissant, des fausses marques mal contrefaites. je ne suis pas allé à Patong, car le triste spectacle d'une humanité humiliée n'est pas ce qui m'interresse à voir. le quartier autour des centres commerciaux est tres bien, j'etais au Four Seasons (ancien Regent), tres bon hotel, piscine de 25m, spa magnifique. le marché de chatuchak n'a pas beaucoup d'interet; on trouve les memes marques qu'en France, sauf que c'est du faux de mauvaise qualité. pour trouver du vrai, il faut aller à Siam Paragon, par exemple, mais c'est plus cher qu'en France.
en revanche, j'ai beaucoup apprecié le peuple thai. charmant, civilisé et tres honnette. je garde le souvenir de ce petit garçon, assis à coté de moi dans le train au retour de Ayutaya. Je mangeais des gateaux, je lui en ai offert un, il m'a fait un magnifique salut thai, mains jointes, avec un regard plein de gentillesse.En général, les gens, tres simples, de ce train etait vraiment charmant, tout comme les habitants d'Ayutaya que j'ai croisé en me baladant le long de la riviere.
je regrete de n'avoir pas rencontré l'ame de l'asie comme j'avais ressenti une présence sublime en Egypte.
je rentre apres 2semaines passées entre Bangkok-chiang Mai- Kho Phi Phi et Phuket.
je ne parlerai meme pas des deux derniers lieux tellement ce n'est pas la thailande, aucun interret à moins que l'on est une passion pour les jeunes suedois ou hollandais qui aiment à boire de la biere non-stop dans les rues de Kho Phi Phi. il faut d'ailleur un pouvoir d'imagination extreme pour se rendre compte de la beauté originelle de cette ile, malheureusement totalement défigurée par le tourisme de masse de la masse la plus ordinaire qui soit.
Chiang Mai et Ayutaya furent les meilleurs moments de mon voyage. l'hotel de Chiang Mai etait somptueux, au millieu de rizieres, dans la montagne. Ayutaya est un des rares coins où l'on sent le poids de l'histoire du Siam. les temples de Bangkok n'ont qu'un interet tres limité, etant donné qu'ils sont assez recents (18eme siecle pour les plus vieux, mais refait à neuf en permanence. que reste t'il d'authentique ?)
j'ai un probleme avec l'expression religieuse boudhiste qui me semble s'apparenter au culte des idoles plus qu'à une foi éclairée.
j'etais à BKK pour l'anniversaire du roi, la ferveur est une chose, le culte de la personalité en est une autre. On ne peut que sourire devant le roi vénérable, tellement cela fait monarchie d'operette (l'armée est au pouvoir). Les photos du roi posant avec un canon EOS !!! meme sur les billets de 1000 batts le roi pose avec un appareil photo en bandoulliere !
Bangkok est une ville contrastée. Il faut éviter Kaho san road, c'est absolument insuportable, il n'y a que des nostalgiques de bob marley, des 'springbreak' vieillissant, des fausses marques mal contrefaites. je ne suis pas allé à Patong, car le triste spectacle d'une humanité humiliée n'est pas ce qui m'interresse à voir. le quartier autour des centres commerciaux est tres bien, j'etais au Four Seasons (ancien Regent), tres bon hotel, piscine de 25m, spa magnifique. le marché de chatuchak n'a pas beaucoup d'interet; on trouve les memes marques qu'en France, sauf que c'est du faux de mauvaise qualité. pour trouver du vrai, il faut aller à Siam Paragon, par exemple, mais c'est plus cher qu'en France.
en revanche, j'ai beaucoup apprecié le peuple thai. charmant, civilisé et tres honnette. je garde le souvenir de ce petit garçon, assis à coté de moi dans le train au retour de Ayutaya. Je mangeais des gateaux, je lui en ai offert un, il m'a fait un magnifique salut thai, mains jointes, avec un regard plein de gentillesse.En général, les gens, tres simples, de ce train etait vraiment charmant, tout comme les habitants d'Ayutaya que j'ai croisé en me baladant le long de la riviere.
je regrete de n'avoir pas rencontré l'ame de l'asie comme j'avais ressenti une présence sublime en Egypte.
Bonjour,
Après avoir pas mal passé de temps à vous lire, je viens vous soumettre mon itinéraire, enfin on va dire que c 'est surement le 1er jet car je suis un peu embrouillée !, Nous sommes une famille , 2 enfants 5 et 11 ans, on voyagera en décembre janvier durant 2 semaines 1/2, donc durant la haute saison, c 'est notre 1er voyage en Thaïlande. J'ai zappé le sud car surement trop juste au niveau temps . Je crois que j 'ai fait un itinéraire hyper classique, merci de me dire ce que vous en pensez, je suis prête à tout recommencer ! J'ai tenu compte des enfants évidemment ! et essayé de pas faire trop speed . Merci d'avance pour vos critiques
-Arrivée Bangkok 20h : nuit Bangkok -Visite Bangkok nuit Bangkok
-départ Kanchanaburi nuitKanchanaburi - Kanchanaburi + excursions nuit Kanchanaburi -Kanchanaburi + excursions nuit Kanchanaburi
-départ ganesha park nuit ganesha - ganesha park nuit ganesha
-départ sangklaburi nuit sangklaburi - -départ Bangkok train de nuit sukhotai
-sukhotai nuit sukhotai -sukhotai nuit sukhotai
départ bus Chiang mai nuit Chiang mai - Chiang mai nuit Chiang mai -Chiang Mai nuit Chiang mai -Chiang mai nuit Chiang Mai
-Mae Hong song nuit Mae Hong song -Mae Hong song nuit Mae Hong song
-retour Chiang Mai train de nuit Bangkok -Bangkok nuit Bangkok - départ à 20h
je me demande si l'arrêt à Sangklaburi est justifiée et pour le nord j'ai mis Mae Hong song mais j 'ai pensé aussi me diriger vers Thaton, qu'en pensez vous ? Merci d'avance pour votre aide et merci de prendre en compte que nous voyageons avec des enfants, et transport en commun Mika
Après avoir pas mal passé de temps à vous lire, je viens vous soumettre mon itinéraire, enfin on va dire que c 'est surement le 1er jet car je suis un peu embrouillée !, Nous sommes une famille , 2 enfants 5 et 11 ans, on voyagera en décembre janvier durant 2 semaines 1/2, donc durant la haute saison, c 'est notre 1er voyage en Thaïlande. J'ai zappé le sud car surement trop juste au niveau temps . Je crois que j 'ai fait un itinéraire hyper classique, merci de me dire ce que vous en pensez, je suis prête à tout recommencer ! J'ai tenu compte des enfants évidemment ! et essayé de pas faire trop speed . Merci d'avance pour vos critiques
-Arrivée Bangkok 20h : nuit Bangkok -Visite Bangkok nuit Bangkok
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départ bus Chiang mai nuit Chiang mai - Chiang mai nuit Chiang mai -Chiang Mai nuit Chiang mai -Chiang mai nuit Chiang Mai
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je me demande si l'arrêt à Sangklaburi est justifiée et pour le nord j'ai mis Mae Hong song mais j 'ai pensé aussi me diriger vers Thaton, qu'en pensez vous ? Merci d'avance pour votre aide et merci de prendre en compte que nous voyageons avec des enfants, et transport en commun Mika
Bonjour,
Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux
- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas ! http://www.baanlansa-guesthouse.com/
- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.
- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/
- 2e semaine : le sud et les îles.
- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.
- une nuit à Koh Lipe
Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.
- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :
http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique
- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge
Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.
- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.
Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Un petit post pour faire le bilan d'un rapide séjour en Thaïlande, histoire de partager avec ceux que ça peut intéresser mes expériences, notamment en hébergements, activités et lieux
- Première semaine dans le Nord, autour de Chang Mai : après une escale de 24 heures à Dubaï (hors sujet mais : Hôtel Premier Inn International Airport à recommander : pas trop cher pour la ville 80 € quand même, excellent accueil, navette aéroport gratuite, belles chambres, bon buffet petit-dej), arrivée à 08h à Bangkok. Je saute aussitôt dans un avion pour Chang Mai (Air Asia, parfait mais c'est du low cost, donc tout est en surplus) Hébergement Chang Mai : dans la vieille ville, côté ouest, à une minute du Wat Phra Sing. Essentiellement un joli bar-restaurant tout en bois, avec quelques bungalows en bois au fond. Bungalows simples mais propres, avec eau chaude et wifi, 350 Bath. Personnel très discret, mais cool et qui ne vous oblige pas à prendre des activités chez eux puisqu'ils n'en proposent pas ! http://www.baanlansa-guesthouse.com/
- Un trek s'imposait. Je recommande très fortement http://www.pooh-ecotrekking.com/ (sauf si vous recherchez les ballades à dos d'éléphant, le bambou-rafting et les circuits empruntés par la plupart des touristes). Pooh propose des choses hors des sentiers battus. J'ai choisi le circuit 3j/2nuits où la première nuit se passe dans un village Karen chez l'habitant, sur la "terrasse" à même le sol (petit matelas fourni quand même), préparation du repas en commun. La deuxième se passe dans un refuge en bois au bord d'une rivière (dans laquelle on se lave). On termine par la traversée d'une grotte inondée, à la lumière de torches qu'on prépare soi-même. Paysages superbes, montagneux, calme, pas croisé un seul autre groupe de touristes en 3 jours ! C'est beau, c'est tranquille (entre 3 à 4 heures de marche /jour), c'est rudimentaire, c'est humain, c'est respectueux. Et l'équipe de l'agence est tellement adorable ! Dommage qu'on ai terminé sous la pluie.
- fin de première semaine, je dois passer une nuit à Bangkok, entre deux vols intérieurs. Hotel Convenient Resort, à côté de l'aéroport, on vient vous chercher (attention, ils vous attendent avec le petit panneau à votre nom du côté des arrivées internationales), pas trop cher (900 Bath), personnel très accueillant. Pas de petit-dej, grandes chambres sinistres, absolument sans aucun charme (les photos du site sont trompeuses), ça résonne. Pratique pour un transit un peu long. Pas plus. http://www.convenientresort.com/
- 2e semaine : le sud et les îles.
- je commence par Koh Tarutao, réserve naturelle. Hébergement géré par les gardes-forestiers, via http://www.thaiforestbooking.com/ Je voulais un truc tranquille, sans trop de touristes et j'imaginais des petites cabanes basiques, quelque chose d'un peu Robinson Crusoé. En fait, j'ai été un peu déçu car tout est très aménagé (presque à l'image des parcs nationaux US) et les "bungalows" sont en fait des maisonnettes en dur, d'ailleurs très (trop) bien, il y a un restaurant, une supérette (dans laquelle il n'y a rien), des vélos à louer (indispensable). Tout ça est un peu sinistre (d'autant qu'il a plu pendant les 2 jours que je suis resté). Les plages sont superbes, sable blanc mais jonchées de détritus, falaises couvertes de jungle... . Superbes ballades à faire, des singes un peu partout, un paradis pour les amoureux des oiseaux et vraiment très peu de monde.
- une nuit à Koh Lipe
Je pensais pouvoir faire Tarutoa-Lanta dans la même journée, mais ce n'est pas possible. J'ai donc fait étape pour un après-midi et une nuit à Koh Lipe. Je ne pourrais pas en dire grand'chose car à peine débarqué, j'y ai fait une rencontre qui m'a permis de connaître les thaïlandais de manière plus, comment dire... rapprochée... Bref. Beaucoup de touristes, une rue principale qui part de la plage où on débarque : la Walking Street, qui n'est qu'un alignement d'agences de voyages, de guest-houses, de bars, de restos, de salons de tatouages. Mais tout ça dans une atmosphère cool et relax. Moi qui déteste les ghettos à touristes, je dois avouer que je ne me suis pas senti agressé et j'ai trouvé cette petite île plutôt sympa. Pour les restos, évitez-ceux de la Walking Street, allez jusqu'au bout et tournez à droite. Il y a là quelques restos plus authentiques, plus transquilles et moins chers. Mon hébergement : Serene Resort, au sommet de la Walking Street, sur la gauche en venant de la plage. 500 Bath pour une minuscule hutte en bambou avec SDB et WC et WiFi. Personnel adorable. Ca aurait été parfait si un générateur dans le quartier n'avait tourné toute la nuit.
- Koh Lanta : la faute de goût, l'erreur de parcours. Mais pourquoi cet engouement pour Koh Lanta ??? Ok, les plages, belles, longues, plutôt propres. La vieille ville, Ban Lanta et ses maisons sur pilotis, son village de pêcheurs, la côté Est plus tranquille et plus interessante que la côte Ouest. La côte Ouest.... une route qui la longe du Nord au Sud, très fréquentée, bruyante, inenvisageable au moins jusqu'au village de Phrae Ae. En débarquant à Saladan, tout au nord, envahie de hordes de touristes, j'ai tout de suite compris que ça n'allait pas le faire et me suis réjouis d'avoir réservé tout au sud, sur la dernière plage, là où la route de l'horreur se transforme en piste, décourageant la plupart des touristes. :
http://www.bamboobay.net/ Beaux bungalows (encore une fois, plutôt des maisonettes), vue superbe sur la mer, plage tranquille car uniquement trois petits "resorts", belle décoration des chambres, restaurant excellent, serveurs adorables (salut à Neil), location scooter pour 350 baths/jour. Mais 1 000 bath/nuit, sur une colline donc pente raide pour rejoindre son hébergement (même moi qui suis un grand randonneur en montagne, je tirais la langue !), patron (un farang scandinave) inexistant (un vague signe de tête à mon arrivée et plus rien), wifi au resto seulement, ambiance famille avec pleins de gosses partout et, principal défaut : situé sur Koh Lanta ! En plus, temps pas terrible J'avais réservé pour 4 nuits, je suis parti au bout de 2, pour rejoindre un autre enfer touristique
- Koh Phi-Phi Heureusement que l'île est absolument superbe, le site à lui seul justifierait le voyage en Thaïlande ! Mais il y a le revers de la médaille : c’est un enfer touristique. Du monde partout, la « capitale », Tonsai, est un exemple de ce que peut produire de pire le tourisme balnéaire de masse : un amoncellement de restos-usine, des agences proposant toutes les mêmes packages standarisés, des bars bruyants, quelques salons de massage pour mâles hétéros en goguette, des boutiques de souvenirs bidons, la musique à fond jusqu’à tard dans la nuit lors des beach-parties. A vomir. Mon hébergement : PP Bay View Pavilion Resort, tout au bout de la plage de Lhodalum. 600 baths pour une hutte en bambou avec SDB, personnel très sympa, mais tout est en chantier, impression de dormir au milieu d’une décharge
Etant à Koh Phi Phi, j’ai quand même voulu faire du snorkelling et suis tombé sur une excellente agence, Adventure Club (je crois), qui propose des trucs plutôt respectueux de l’environnement, en petits groupes, de bonne heure (afin d’éviter la foule), expliquant ce qu’on fait, ce qu’on voit. Encadrement européen, australien et étatsunien. 800 baths la demi-journée, avec eau fraiche et fruits sur le long-tail boat.
- dernière étape : Bangkok. - J’avais tellement lu que Bangkok était une ville invivable, polluée, bruyante, exténuante, que je n’avais prévu d’y passer qu'une journée et demie. Quel dommage ! Effectivement, c’est monstrueux, bruyant, pollué, fatigant, comme beaucoup de très grandes villes en drevenir, mais quelle énergie ici ! Quelles pulsations ! Quels chocs entre l’ancien et le moderne. J’ai adoré ! (en tout cas, jusqu’à ce qu’on me vole mon caméscope numérique HD acheté il y a un mois…). Il y a tant de choses à faire et à voir qu’il faut prévoir un minimum de 3 jours.
Mon hébergement : Inn Sala Daeng (theinnsaladaeng.com) Hôtel moderne, très propre, belles petites chambres avec eau chaude et wifi, buffet petit-dej (un peu succint) et idéalement situé à 2 mn à pied du Skytrain et de la frénésie de Silum, dans une petite rue calme. 1600 bath la nuit, pour se reposer avant le long trajet de retour vers la France.
Bonjour à tous !
Je suis rentrée hier d'un voyage de 2 semaines en Thailande et voici un petit compte-rendu. Je suis partie avec mon fils de 4 ans et comme la majorité des pays d'Asie, c'est facile de voyager avec un enfant de cet âge. Il n'a pas trop aimé la nourriture locale (pourtant délicieuse), heureusement même les petits restos tout simple (moins cher et parfois bien meilleur qu'un resto plus grand et plus cher, mais ça c'est pas nouveau 😛) proposaient des spaghettis ou des frites ... En régle générale, le temps a été couvert mais il faisait très bon ; des éclaircies par moment ; de la pluie à Lanta le soir surtout et le jour de mon départ toute la journée !
Du 29/10 au 01/11 : Bangkok J'ai logé dans le quartier de Sukhumvit, à 5mn à pied du skytrain Phrom Phong (ou Asok) et du MRT (Sukhumvit) ; malgré les salons de massage pas très catholiques 😄 à proximité de l'hôtel, j'ai trouvé le quartier sympa et vivant J'ai fait des journées cools, déjà parce que je suis en vacances et parce que les temples n'ont pas subjugé mon fils (je ne comprends pas pourquoi 😛) ; donc généralement on commencait les visites en fin de matinée - 29/10 : Wat Phra Kaeo et le Grand Palais, Wat Pho (en prenant un bateau sur la Chao Phraya River) - 30/10 : Vimanmek Palace Museum et le Dusit Zoo ; j'ai voulu prendre un taxi juste à la sortie du zoo pour rentrer à l'hôtel : ils me proposaient 400 baths pour nous ramener (le prix pour aller à l'aéroport !!) car ils ne voulaient pas mettre le compteur ... du coup je me suis éloignée et j'en ai trouvé un qui nous a pris et qui a mis son compteur (ça m'a coûté un peu plus de 100 baths) - 31/10 : balade sur les klongs avec Thuan ; 3h heures de balade à découvrir la vie des habitants sur ces canaux et loin de l'agitation de Bangkok ; en plus, en y allant un we, Thuan nous a arrêté près d'un marché flottant : génial !! Merci encore Thuan pour cette matinée ; mon fils parle encore du monsieur avec le bateau qui lui a acheté le jouet
L'après-midi, Maison de Jim Thompson et le Siam Ocean World - 01/11 : Wat Arun ; au niveau de l'embarcadère Tha Tien Pier, il y a une petite gargotte juste à la sortie du ponton où j'ai mangé le meilleur pad thai de mon séjour (et pour des clopinettes en plus) La fin d'après-midi à la piscine ("maman on fait toujours des visites ...")
02/11 : Ayutthaya : aller en train (245 baths) et retour en minivan (60 baths qui m'a déposé à la station Victory Monument) J'ai pris un tuk tuk pour mes visites : bien plus facile avec un enfant ; 200 baths de l'heure (4h de visite en tout en y allant à mon rythme). A aucun moment le chauffeur de tuk tuk m'a emmené dans une boutique de souvenirs ou autres ; je lui ai dit ce que je voulais voir et il a dit ok ; il n'a pas fait des détours pour faire durer plus longtemps le trajet (donc passer plus d'heures dans son tuk tuk) Voici les temples que j'ai visité : Wat Yai Chai Mongkhon, Wat Phanan Choeng, Wat Mahathat, Wat Chai Watthanaram, Wat Na Phra Men, Wat Phra Mongkhon Bopit et Wat Phra Sri Sanphet
03/11 : départ pour Krabi Logement au Krabi Cosy Place ; petit hôtel sympa et calme avec piscine (oui oui toujours pour compenser les visites lol) avec à proximité restos, un 7/11 et ATM. Attention, les lits sont hypers durs : j'avais l'impression de dormir sur une planche de bois 🤪 ; sinon propreté nickel, pdj buffet (café, toast, oeufs, saucisses, jambon, jus d'orange, salade, fruits)
04/11 : Phang Nga (1200 baths) Je suis passé par mon hôtel pour l'excursion (j'ai réservé la veille pour le lendemain sans aucun pb) Alors je ne sais pas si c'est moi où si c'est parce que le temps était moyen (très couvert et pluie), mais moi je n'ai pas été transcendée par la beauté de la baie ; certes c'est très joli, mais personnellement si je n'y avait pas été, je n'aurais pas eu de regret ; et puis le "temps shopping" dans le village de Ko Panyee pendant 45mn ... 🙁 Il y avait aussi la visite du Wat Tham Suwankhuka avec un Bouddha couché ; mais je pense que ce sont les singes qui remportent le plus de succès : attention à ne rien avoir sur soi au risque de se le faire chaparder (ce qui est justement arrivé à une dame qui avait des chips dans son sac, mais le singe a été sympa, il a pris les chips et a laissé la sac 😏). Il a fallu quand même que je fasse attention au doudou de mon fils qui avait tapé dans l'oeil d'un des singes ...
Du 05/11 au 11/11 : Ko Lanta (aller en bateau 400 baths, retour en minivan jusqu'à l'aéroport de Krabi 300 baths) Logement au Lanta Ilmare Beach Resort : resort sur Klong Nin Beach avec tout à proximité Le resort est sympa, mais il faut privilégier les bungalows vu mer ou jardin (plus chers par contre) car le mien donnait sur l'entrée de l'hôtel et à côté de la lingerie) ; 4 sortes de pdj ; et comme partout ailleurs, ne pas manger à l'hôtel où les prix sont plus chers. La plage est pas mal mais un peu trop de vagues pour le petit
En plus de la piscine et de la mer, nous avons fait un balade à dos d'éléphant (1000 baths) et nous sommes allés sur Ko Rok (1200 baths) : le top !!! Sable blanc, eau limpide, multitude de poissons à qq mètres du bord de l'eau J'ai demandé à ce que l'on nous laisse sur la plage pendant que les autres allaient faire du snorkelling en pleine mer (1h ça faisait trop pour le petit et ça n'aurait pas été drôle pour lui de rester dans le bateau) : ça n'a posé aucun souci (d'ailleurs une autre famille a fait la même chose). Pour ces excursions, je suis passée par une agence et non par l'hôtel ; pour la même prestation (et même organisateur), mon fils était gratuit en passant par l'agence et à moitié prix en passant par l'hôtel ... donc j'ai pas cherché midi à 14h lol. En plus ils étaient adorables. Je suis passée par eux aussi pour mon retour sur l'aéroport de Krabi ; mon vol était à 20h ; le minivan est venu nous chercher à 15h30 ... à l'aise ... mais il s'avère que le conducteur devait être aussi coursier car en plus de s'arrêter dans d'autres resorts pour prendre d'autres personnes, il s'arrêtait prendre des colis, des plis etc ... et je voyais l'heure tourner et je me suis dit c'est pas possible on va arriver trop tard pour l'enregistrement ; dans le minivan, il y avait un monsieur avec son fils qui avaient un vol à 19h ... mais le chauffeur a dit "no problem" ... ok ... no problem Il fallait absolument que je prenne ce vol (le dernier de la journée) car mon vol de retour pour Paris était prévu le lendemain matin à 6h30. On a franchi le 2è bac à 17h et il faut environ 1h pour rejoindre l'aéroport ... OUF !!!!
J'ai réservé une nuit au Tong Tha Resort à l'aéroport (720 baths par Asiarooms) : transfert gratuit A/R Chambre nickel et ils m'ont même remercié de l'avoir laissé propre et en ordre 😎 (j'y suis restée que 6h dans cette chambre dont 4h de sommeil, oui je n'ai pas mis le bordel 😇)
J'ai encore dans la tête toutes les belles choses que j'ai vu ; il ne me reste plus qu'une journée avant le dur retour à la vie quotidienne ... jusqu'aux prochaines vacances ... en Thailande peut-être ?
Je suis rentrée hier d'un voyage de 2 semaines en Thailande et voici un petit compte-rendu. Je suis partie avec mon fils de 4 ans et comme la majorité des pays d'Asie, c'est facile de voyager avec un enfant de cet âge. Il n'a pas trop aimé la nourriture locale (pourtant délicieuse), heureusement même les petits restos tout simple (moins cher et parfois bien meilleur qu'un resto plus grand et plus cher, mais ça c'est pas nouveau 😛) proposaient des spaghettis ou des frites ... En régle générale, le temps a été couvert mais il faisait très bon ; des éclaircies par moment ; de la pluie à Lanta le soir surtout et le jour de mon départ toute la journée !
Du 29/10 au 01/11 : Bangkok J'ai logé dans le quartier de Sukhumvit, à 5mn à pied du skytrain Phrom Phong (ou Asok) et du MRT (Sukhumvit) ; malgré les salons de massage pas très catholiques 😄 à proximité de l'hôtel, j'ai trouvé le quartier sympa et vivant J'ai fait des journées cools, déjà parce que je suis en vacances et parce que les temples n'ont pas subjugé mon fils (je ne comprends pas pourquoi 😛) ; donc généralement on commencait les visites en fin de matinée - 29/10 : Wat Phra Kaeo et le Grand Palais, Wat Pho (en prenant un bateau sur la Chao Phraya River) - 30/10 : Vimanmek Palace Museum et le Dusit Zoo ; j'ai voulu prendre un taxi juste à la sortie du zoo pour rentrer à l'hôtel : ils me proposaient 400 baths pour nous ramener (le prix pour aller à l'aéroport !!) car ils ne voulaient pas mettre le compteur ... du coup je me suis éloignée et j'en ai trouvé un qui nous a pris et qui a mis son compteur (ça m'a coûté un peu plus de 100 baths) - 31/10 : balade sur les klongs avec Thuan ; 3h heures de balade à découvrir la vie des habitants sur ces canaux et loin de l'agitation de Bangkok ; en plus, en y allant un we, Thuan nous a arrêté près d'un marché flottant : génial !! Merci encore Thuan pour cette matinée ; mon fils parle encore du monsieur avec le bateau qui lui a acheté le jouet
L'après-midi, Maison de Jim Thompson et le Siam Ocean World - 01/11 : Wat Arun ; au niveau de l'embarcadère Tha Tien Pier, il y a une petite gargotte juste à la sortie du ponton où j'ai mangé le meilleur pad thai de mon séjour (et pour des clopinettes en plus) La fin d'après-midi à la piscine ("maman on fait toujours des visites ...")
02/11 : Ayutthaya : aller en train (245 baths) et retour en minivan (60 baths qui m'a déposé à la station Victory Monument) J'ai pris un tuk tuk pour mes visites : bien plus facile avec un enfant ; 200 baths de l'heure (4h de visite en tout en y allant à mon rythme). A aucun moment le chauffeur de tuk tuk m'a emmené dans une boutique de souvenirs ou autres ; je lui ai dit ce que je voulais voir et il a dit ok ; il n'a pas fait des détours pour faire durer plus longtemps le trajet (donc passer plus d'heures dans son tuk tuk) Voici les temples que j'ai visité : Wat Yai Chai Mongkhon, Wat Phanan Choeng, Wat Mahathat, Wat Chai Watthanaram, Wat Na Phra Men, Wat Phra Mongkhon Bopit et Wat Phra Sri Sanphet
03/11 : départ pour Krabi Logement au Krabi Cosy Place ; petit hôtel sympa et calme avec piscine (oui oui toujours pour compenser les visites lol) avec à proximité restos, un 7/11 et ATM. Attention, les lits sont hypers durs : j'avais l'impression de dormir sur une planche de bois 🤪 ; sinon propreté nickel, pdj buffet (café, toast, oeufs, saucisses, jambon, jus d'orange, salade, fruits)
04/11 : Phang Nga (1200 baths) Je suis passé par mon hôtel pour l'excursion (j'ai réservé la veille pour le lendemain sans aucun pb) Alors je ne sais pas si c'est moi où si c'est parce que le temps était moyen (très couvert et pluie), mais moi je n'ai pas été transcendée par la beauté de la baie ; certes c'est très joli, mais personnellement si je n'y avait pas été, je n'aurais pas eu de regret ; et puis le "temps shopping" dans le village de Ko Panyee pendant 45mn ... 🙁 Il y avait aussi la visite du Wat Tham Suwankhuka avec un Bouddha couché ; mais je pense que ce sont les singes qui remportent le plus de succès : attention à ne rien avoir sur soi au risque de se le faire chaparder (ce qui est justement arrivé à une dame qui avait des chips dans son sac, mais le singe a été sympa, il a pris les chips et a laissé la sac 😏). Il a fallu quand même que je fasse attention au doudou de mon fils qui avait tapé dans l'oeil d'un des singes ...
Du 05/11 au 11/11 : Ko Lanta (aller en bateau 400 baths, retour en minivan jusqu'à l'aéroport de Krabi 300 baths) Logement au Lanta Ilmare Beach Resort : resort sur Klong Nin Beach avec tout à proximité Le resort est sympa, mais il faut privilégier les bungalows vu mer ou jardin (plus chers par contre) car le mien donnait sur l'entrée de l'hôtel et à côté de la lingerie) ; 4 sortes de pdj ; et comme partout ailleurs, ne pas manger à l'hôtel où les prix sont plus chers. La plage est pas mal mais un peu trop de vagues pour le petit
En plus de la piscine et de la mer, nous avons fait un balade à dos d'éléphant (1000 baths) et nous sommes allés sur Ko Rok (1200 baths) : le top !!! Sable blanc, eau limpide, multitude de poissons à qq mètres du bord de l'eau J'ai demandé à ce que l'on nous laisse sur la plage pendant que les autres allaient faire du snorkelling en pleine mer (1h ça faisait trop pour le petit et ça n'aurait pas été drôle pour lui de rester dans le bateau) : ça n'a posé aucun souci (d'ailleurs une autre famille a fait la même chose). Pour ces excursions, je suis passée par une agence et non par l'hôtel ; pour la même prestation (et même organisateur), mon fils était gratuit en passant par l'agence et à moitié prix en passant par l'hôtel ... donc j'ai pas cherché midi à 14h lol. En plus ils étaient adorables. Je suis passée par eux aussi pour mon retour sur l'aéroport de Krabi ; mon vol était à 20h ; le minivan est venu nous chercher à 15h30 ... à l'aise ... mais il s'avère que le conducteur devait être aussi coursier car en plus de s'arrêter dans d'autres resorts pour prendre d'autres personnes, il s'arrêtait prendre des colis, des plis etc ... et je voyais l'heure tourner et je me suis dit c'est pas possible on va arriver trop tard pour l'enregistrement ; dans le minivan, il y avait un monsieur avec son fils qui avaient un vol à 19h ... mais le chauffeur a dit "no problem" ... ok ... no problem Il fallait absolument que je prenne ce vol (le dernier de la journée) car mon vol de retour pour Paris était prévu le lendemain matin à 6h30. On a franchi le 2è bac à 17h et il faut environ 1h pour rejoindre l'aéroport ... OUF !!!!
J'ai réservé une nuit au Tong Tha Resort à l'aéroport (720 baths par Asiarooms) : transfert gratuit A/R Chambre nickel et ils m'ont même remercié de l'avoir laissé propre et en ordre 😎 (j'y suis restée que 6h dans cette chambre dont 4h de sommeil, oui je n'ai pas mis le bordel 😇)
J'ai encore dans la tête toutes les belles choses que j'ai vu ; il ne me reste plus qu'une journée avant le dur retour à la vie quotidienne ... jusqu'aux prochaines vacances ... en Thailande peut-être ?
Salut à tous 🙂
On revient il y a deux semaines d'un beau voyage en Asie du Sud Est, avec ma femme et mes deux enfants qui ont 7 ans et 4 ans 1/2.
Un grand merci à tous les membres de ce forum grâce auxquels j'ai pu préparer ce périple !
Je me suis assez peu servi des guides papier. On m'avait prêté un "guide" du Routard, avec ses inévitables inexactitudes, voire ses bourdes massives, son ton franchouillard etc etc, mais quelques tuyaux par ci pas là qui m'ont servi. J'avais aussi emprunté le lonely planet Thaïlande îles et plages (pas terrible non plus). Pour le reste, et notamment pour la Malaisie, je n'avais que les infos du forum et de quelques blogs.
Je vais essayer de glisser les prix qu'on a notés, pour info.
Départ le 12 juillet : Narbonne - Toulouse - Milan - Muscate - Bangkok
Le train de nuit qu’on avait prévu de prendre ne circule plus, la SNCF ayant supprimé cette ligne (Espagne - Perpignan – Milan). On a donc réservé un vol esayjet de Toulouse à Milan (environ 400e / 4 pers), d’où part notre vol pour Bangkok (2030e / 4 pers). OMAN Air : rien à redire sur cette compagnie, que ce soit pour le confort, la nourriture, le service, c'était impecc ; et il y a pas mal de films doublés en français.
J1 : arrivée à BKK dans un aéroport flambant neuf 😮 Ca fait mal pour les aéroports européens🤪. Avec une mention spéciale pour Milan Malpensa, vieillot et inconfortable - et où c’est la première fois que je voyais des chariots payants : 2 euros non remboursables, tout un symbole.
On arrive le soir, et pour faire au plus simple après tout ce trajet on prend un taxi pour notre GH, à deux pas de la gare Hua Lompong, lequel nous coûtera 350 bahts. Au retour, on essayera le métro aérien. Your Place guest house, réservée par mail : 900 baht pour 4 personnes, petit dèj compris. Lieu roots et sympa avec des escaliers et des petites terrasses dans tous les sens. La chambre est au dernier étage et donne sur une terrasse de toit agréable.
J2 : On prend le taxi; et on constate qu’ils sont très très bon marché !, pour le petit marché flottant de Taling Chan. C’est dimanche. Une bonne petite sortie pour se mettre dans l’ambiance du pays, avec les enfants qui sautent dans le canal, les cuisinières qui s'activent sur leurs barques, les familles Thaï qui font leur sortie du dimanche, le train qui passe au dessus. Quelques touristes qui y viennent en bateau. Visite du Wat Pho. Impressionnant même si l’esthétique (beaucoup de brillant) n’est pas celle qui nous plaît le plus. Le bouddha couché, gigantesque, vaut à lui seul le déplacement. Et le soir on mange dans la rue un bon petit plat dans China town.
J3 : Quartier du MBK, impressionnant avec ses avenues et ses métros aériens en tous sens. Il y a un bureau SUPER RICH dans lun centre commercial mais on découvrira après que l’agence se situe derrière… Y a-t-il une différence de taux entre les deux ? ? En tous cas celui que nous avons eu n’est guère différent de celui pratiqué par les autres banques en ville. On visite la maison de Jim Thompson : bel endroit et quel contraste avec le quartier…
18h30, départ en train couchettes (réservées par thailand train ticket) pour Trang. 2e classe avec fan. Par contre la lumière empêche un peu de dormir dans la couchette du haut... A le refaire je prendrais 4 "lower"....
J4 : Une heure de retard seulement, le train entre en gare de Trang. Problème, il pleut. Du coup on se tâte d’aller s’isoler avec les enfants sur une petite île au cas où le temps ne s’améliorerait pas, ou la mer deviendrait mauvaise… Et on décide d’opter plutôt pour Ko Lanta. Après 2h30 de van on arrive au « Where else » à Klong Khong. Mais….l’endroit est endommagé et ils ont fermé. A côté, le Bee Bee, aussi en mauvais état, est ouvert. Un bungalow à étage avec 2 lits doubles nous coûtera la somme astronomique de…300 bahts (7,40 euros environ). Toute cette plage fait vraiment le triste effet d’être plus qu’en basse saison, désaffectée, en travaux (+ détritus sur la plage)... Il s’agit en fait des conséquences des tempêtes de la fin juin. Le resto à côté, « Sonya », est ouvert, bon marché et délicieux. Ouf il y a quelque chose qui fonctionne bien. Pourvu que le temps change et tout ira bien.
J5 : Le matin il fait très beau ! On loue une voiture pour parcourir la côte vers le sud. La route et les premières plages ont peu d’intérêt, mais tout au bout, il y a le « parc national » : une bien belle promenade en forêt, une très jolie plage, plein de singes peu farouches. C’est ce qu'on a préféré sur cette île. Il y a une autre plage très jolie aussi, en contrebas juste avant d’arriver au parc. Les gens à Ko Lanta m’ont paru différents par rapport au Centre et au Nord du pays ; un peu fatigués par l’épreuve du ramadan, pas forcément souriants quoique toujours corrects et agréables ; autre différence, on voit ici de jolis visages (sans vouloir froisser quiconque).
J6 : Tour en bateau. Un van nous amène à la ville de Ban Lanta (Lanta town) ; depuis l’embarcadère jolie vue sur le front de mer et ses maisons sur pilotis. Ko Maa : énorme rocher vertical, avec une mini plage entre les rochers. Le site est très beau. Après un arrêt snorkeling, on passe plusieurs heures sur Ko Ngai : plage splendide, le sable est très clair et de petits îlots émergent en face. Si on retourne un jour dans le sud de la Thaïlande, ce sera pour explorer les îles de Trang ! Bon, en juillet, le temps est trop incertain et la mer est quand même un peu agitée. On imagine bien le tableau idyllique en saison sèche. Ce sera peut-être pour une autre fois…
J7 : départ matinal pour Ko Phi Phi. On décide de fuir le « village » (Tonsai), laid et envahi – incroyable tout ce monde qui descend des ferries suivants 😕, - pour Rantee beach. Jolie plage isolée d’où on accède par un sentier au point de vue (et derrière, redescente possible à Tonsai). Quelques rochers à marée basse. Snorkeling moyen. A part ça l’endroit est très joli, et tranquille. La montée au point de vue est brève (25 minutes au rythme des enfants) mais raide. Belle vue sur l’isthme et les deux parties de l’île. La lumière ne met pas le paysage en valeur : il fait gris et cela « écrase » un peu le paysage, qui reste tout de même très beau.
J8 : Tour en bateau à Ko Phi Phi Leh. On voit bien que ces îles ont dû faire partie des plus belles du monde. On peut encore capter quelques effluves de cette magie, quoique flétrie depuis longtemps sous la pression du tourisme de masse 😕. Les falaises à pic sont très impressionnantes, le cadre de la Maya Bay est splendide, tant qu’on ne se rapproche pas trop de la plage. On peut accéder à cette dernière par derrière : on nage jusqu'à un cordage, on grimpe, on accède à un chemin qui aboutit à une promenade ultra bondée, le long d’une file de vedettes à 2 ou 3 moteurs garées les unes contre les autres. Aussi dépaysant que Palavas-les-flots au mois d’août. Ca, c’est fait. Bon, l’arrêt suivant consiste à trouver une place dans un lagon derrière cette baie, sillonné par lesdites vedettes (vroum, vroummm), et à imaginer quelle serait la beauté du lieu en faisant abstraction de ce passage incessant. L’ensemble serait aussi beau je pense que l’archipel de Bacuit à Palawan. Hélas la manière dont ce potentiel a été exploité empêche d’en ressentir la magie. Clou du spectacle, les promène-Chinois s’arrêtent tous à une petite plage portant le nom très authentiquement Thaï de « monkey beach », et là les guides s’emploient à jeter toutes sortes de fruits et de friandises aux singes, le tout filmé par X caméras et autres smartphones. La prochaine fois, si on allait au zoo du Lunaret, le billet sera moins cher ? Sauf que là ce sont des animaux ex-sauvages et ils sont rendus agressifs par ce traitement, et quiconque fait mine de descendre sur la plage sans nourriture se fait agresser. Quand les singes s’agrippent à la jambe de ma fille de 4 ans (qui ne s'était même pas avancée sur la plage), aucune réaction de leur part ; c’est vrai quoi on n’a qu’à rester sur les bateaux et les dénaturer à coup de bananes comme tout le monde. ARRGHHH 😠😠
J9 : Côte Est puis retour sur Krabi Il faut de toute façon payer le bateau pour rentrer sur Tonsai, autant payer un peu plus et explorer la côte jusqu’au "cape Thong". A part que le village bajau, on ne l’aura jamais trouvé et le boat man n’a pas l’air de le connaître. La côte n’a pas un grand intérêt, à part la très jolie plage de Pak Nam, assez semblable à Rantee (resort un poil plus cher), et celle de Ao Bakao dans une jolie baie très calme (mais un resort de luxe a « domestiqué » l’intérieur ; pas de forêt). De retour à Tonsai, on prend le ferry pour Krabi town et on file à la Chan Cha Lay GH ; on s’y loge avec deux chambres doubles, très propres (et les sanitaires tout autant) à 200 bahts / chambre. Il y a un petit marché de nuit très sympa juste en contrebas. Ne pas rater le papi et la mamie qui font des mimi crêpes délicieuses 😊
J10 : Krabi Songtheo pour le Wat Tham Sua. Bel endroit à quelques km de la ville. On commence par traverser le village des moines et à continuer (par erreur) et un moine nous emmène dans une combe improbable entre deux falaises, puis disparaît par des échelles métalliques vertigineuses !! Au retour, et après avoir essuyé une pluie torrentielle d’une demi heure à l’abri dans le « village », on s’attaque aux 1237 marches qui mènent au point de vue. C’est souvent très raide (faut voir la hauteur de certaines marches) mais qu’est-ce que c’est beau ! La forêt, la vue d’en haut, …la ferveur des Thaï chinois qui viennent au temple en bas, et l’absence de tours organisés, on respire. Les enfants sont littéralement couverts de petits cadeaux / friandises par les moines au point que ça en devient presque gênant. Enfin, il y a un deuxième circuit qui permet d’explorer la forêt et les grottes, dans une ambiance verte et humide, avec toujours des lieux sacrés, et des moines qui circulent dans cette étuve. Les enfants kiffent les grottes : ) Le soir à Krabi town, bon petit resto pas cher et très bien (Kotong) à côté du marché de nuit, lequel est désert à cause de la pluie. Bon, .......on a aimé cette journée 🙂
J 11 : Railey On prend le bateau pour Rayley. Arrivée côté mangrove, à marée (exceptionnellement ?) haute, même le quai / trottoir où on descend et où on cirecule le long de la « plage » est submergé ! Rayley Ouest, à 5 minutes à travers un itinéraire bétonné au milieu d’un resort : le cadre de falaises est tout aussi beau, mais avec une plage à la place de la mangrove. Seulement à marée haute elle est aussi submergée… Ao Phan Nga, à 10 minutes : belle plage avec un piton rocheux au large, une chouette baignade. Enfin, le point de vue : montée très raide dans la boue, avec racines et corde pour s’aider ; arrivé en haut (environ 10 minutes) la vue est magnifique sur les deux baies. Par contre je ne suis pas descendu jusqu’au petit lagon – je sais que les bains de boue c’est bon pour la peau mais j’avais ma petite famille qui m’attendait (en voilà un bon alibi ) Pour le retour on tente de passer par Ao Manao (le bateau part avant), puis de prendre un songtheo. Super idée à part qu’il faut savoir que le songtheo met une heure pour faire ces quelques km, car il passe par Ao Nang. Bon, on aura vu Ao Nang. Trop construit mais la mer a de belles couleurs. Belles averses encore. Et, …..re-marché de nuit et crêpes du papi 🙂
J 12 : Surat Thani Quelle chance, le bus part 15 minutes après notre arrivée à la gare routière ! Mais quelle chance, il met rien moins que 3h50 pour faire 146 km avec musique et mauvaise clim !!! Pour se consoler, direction le « 100 island » - hôtel de luxe au prix d’une GH ai-je lu ici même, et c’est vrai - - 900 bahts pour une belle chambre double avec sdb privée, eau chaude, clim, et une belle piscine entourée de végétation ; avec 2 x 50 bahts supplémentaires, les enfants bénéficient aussi du petit déjeuner ; lequel s’avère être un superbe buffet à volonté !!!! Pourquoi des prix si bas ? Honnêtement ? Je ne sais pas comment ils s’en sortent et en plus il n’y a pas grand monde…. Juste à côté du grand centre commercial Tesco Lotus.
Le lendemain on prend leur taxi pour l'aéroport, un peu cher mais faut voir le luxe du van 😮 Et on prend l'avion pour la Malaisie. Si je ne vous ai pas trop ennuyé ou bien si vous y allez bientôt vous pouvez lire la deuxième partie du compte rendu.
Merci de m'avoir lu 🙂 à bientôt pour la suite.
Edit : la suite ici : http://voyageforum.com/discussion/perhentian-kapas-cinq-semaines-en-famille-en-juillet-aout-thailande-malaisie-2-d6363824/
On revient il y a deux semaines d'un beau voyage en Asie du Sud Est, avec ma femme et mes deux enfants qui ont 7 ans et 4 ans 1/2.
Un grand merci à tous les membres de ce forum grâce auxquels j'ai pu préparer ce périple !
Je me suis assez peu servi des guides papier. On m'avait prêté un "guide" du Routard, avec ses inévitables inexactitudes, voire ses bourdes massives, son ton franchouillard etc etc, mais quelques tuyaux par ci pas là qui m'ont servi. J'avais aussi emprunté le lonely planet Thaïlande îles et plages (pas terrible non plus). Pour le reste, et notamment pour la Malaisie, je n'avais que les infos du forum et de quelques blogs.
Je vais essayer de glisser les prix qu'on a notés, pour info.
Départ le 12 juillet : Narbonne - Toulouse - Milan - Muscate - Bangkok
Le train de nuit qu’on avait prévu de prendre ne circule plus, la SNCF ayant supprimé cette ligne (Espagne - Perpignan – Milan). On a donc réservé un vol esayjet de Toulouse à Milan (environ 400e / 4 pers), d’où part notre vol pour Bangkok (2030e / 4 pers). OMAN Air : rien à redire sur cette compagnie, que ce soit pour le confort, la nourriture, le service, c'était impecc ; et il y a pas mal de films doublés en français.
J1 : arrivée à BKK dans un aéroport flambant neuf 😮 Ca fait mal pour les aéroports européens🤪. Avec une mention spéciale pour Milan Malpensa, vieillot et inconfortable - et où c’est la première fois que je voyais des chariots payants : 2 euros non remboursables, tout un symbole.
On arrive le soir, et pour faire au plus simple après tout ce trajet on prend un taxi pour notre GH, à deux pas de la gare Hua Lompong, lequel nous coûtera 350 bahts. Au retour, on essayera le métro aérien. Your Place guest house, réservée par mail : 900 baht pour 4 personnes, petit dèj compris. Lieu roots et sympa avec des escaliers et des petites terrasses dans tous les sens. La chambre est au dernier étage et donne sur une terrasse de toit agréable.
J2 : On prend le taxi; et on constate qu’ils sont très très bon marché !, pour le petit marché flottant de Taling Chan. C’est dimanche. Une bonne petite sortie pour se mettre dans l’ambiance du pays, avec les enfants qui sautent dans le canal, les cuisinières qui s'activent sur leurs barques, les familles Thaï qui font leur sortie du dimanche, le train qui passe au dessus. Quelques touristes qui y viennent en bateau. Visite du Wat Pho. Impressionnant même si l’esthétique (beaucoup de brillant) n’est pas celle qui nous plaît le plus. Le bouddha couché, gigantesque, vaut à lui seul le déplacement. Et le soir on mange dans la rue un bon petit plat dans China town.
J3 : Quartier du MBK, impressionnant avec ses avenues et ses métros aériens en tous sens. Il y a un bureau SUPER RICH dans lun centre commercial mais on découvrira après que l’agence se situe derrière… Y a-t-il une différence de taux entre les deux ? ? En tous cas celui que nous avons eu n’est guère différent de celui pratiqué par les autres banques en ville. On visite la maison de Jim Thompson : bel endroit et quel contraste avec le quartier…
18h30, départ en train couchettes (réservées par thailand train ticket) pour Trang. 2e classe avec fan. Par contre la lumière empêche un peu de dormir dans la couchette du haut... A le refaire je prendrais 4 "lower"....
J4 : Une heure de retard seulement, le train entre en gare de Trang. Problème, il pleut. Du coup on se tâte d’aller s’isoler avec les enfants sur une petite île au cas où le temps ne s’améliorerait pas, ou la mer deviendrait mauvaise… Et on décide d’opter plutôt pour Ko Lanta. Après 2h30 de van on arrive au « Where else » à Klong Khong. Mais….l’endroit est endommagé et ils ont fermé. A côté, le Bee Bee, aussi en mauvais état, est ouvert. Un bungalow à étage avec 2 lits doubles nous coûtera la somme astronomique de…300 bahts (7,40 euros environ). Toute cette plage fait vraiment le triste effet d’être plus qu’en basse saison, désaffectée, en travaux (+ détritus sur la plage)... Il s’agit en fait des conséquences des tempêtes de la fin juin. Le resto à côté, « Sonya », est ouvert, bon marché et délicieux. Ouf il y a quelque chose qui fonctionne bien. Pourvu que le temps change et tout ira bien.
J5 : Le matin il fait très beau ! On loue une voiture pour parcourir la côte vers le sud. La route et les premières plages ont peu d’intérêt, mais tout au bout, il y a le « parc national » : une bien belle promenade en forêt, une très jolie plage, plein de singes peu farouches. C’est ce qu'on a préféré sur cette île. Il y a une autre plage très jolie aussi, en contrebas juste avant d’arriver au parc. Les gens à Ko Lanta m’ont paru différents par rapport au Centre et au Nord du pays ; un peu fatigués par l’épreuve du ramadan, pas forcément souriants quoique toujours corrects et agréables ; autre différence, on voit ici de jolis visages (sans vouloir froisser quiconque).
J6 : Tour en bateau. Un van nous amène à la ville de Ban Lanta (Lanta town) ; depuis l’embarcadère jolie vue sur le front de mer et ses maisons sur pilotis. Ko Maa : énorme rocher vertical, avec une mini plage entre les rochers. Le site est très beau. Après un arrêt snorkeling, on passe plusieurs heures sur Ko Ngai : plage splendide, le sable est très clair et de petits îlots émergent en face. Si on retourne un jour dans le sud de la Thaïlande, ce sera pour explorer les îles de Trang ! Bon, en juillet, le temps est trop incertain et la mer est quand même un peu agitée. On imagine bien le tableau idyllique en saison sèche. Ce sera peut-être pour une autre fois…
J7 : départ matinal pour Ko Phi Phi. On décide de fuir le « village » (Tonsai), laid et envahi – incroyable tout ce monde qui descend des ferries suivants 😕, - pour Rantee beach. Jolie plage isolée d’où on accède par un sentier au point de vue (et derrière, redescente possible à Tonsai). Quelques rochers à marée basse. Snorkeling moyen. A part ça l’endroit est très joli, et tranquille. La montée au point de vue est brève (25 minutes au rythme des enfants) mais raide. Belle vue sur l’isthme et les deux parties de l’île. La lumière ne met pas le paysage en valeur : il fait gris et cela « écrase » un peu le paysage, qui reste tout de même très beau.
J8 : Tour en bateau à Ko Phi Phi Leh. On voit bien que ces îles ont dû faire partie des plus belles du monde. On peut encore capter quelques effluves de cette magie, quoique flétrie depuis longtemps sous la pression du tourisme de masse 😕. Les falaises à pic sont très impressionnantes, le cadre de la Maya Bay est splendide, tant qu’on ne se rapproche pas trop de la plage. On peut accéder à cette dernière par derrière : on nage jusqu'à un cordage, on grimpe, on accède à un chemin qui aboutit à une promenade ultra bondée, le long d’une file de vedettes à 2 ou 3 moteurs garées les unes contre les autres. Aussi dépaysant que Palavas-les-flots au mois d’août. Ca, c’est fait. Bon, l’arrêt suivant consiste à trouver une place dans un lagon derrière cette baie, sillonné par lesdites vedettes (vroum, vroummm), et à imaginer quelle serait la beauté du lieu en faisant abstraction de ce passage incessant. L’ensemble serait aussi beau je pense que l’archipel de Bacuit à Palawan. Hélas la manière dont ce potentiel a été exploité empêche d’en ressentir la magie. Clou du spectacle, les promène-Chinois s’arrêtent tous à une petite plage portant le nom très authentiquement Thaï de « monkey beach », et là les guides s’emploient à jeter toutes sortes de fruits et de friandises aux singes, le tout filmé par X caméras et autres smartphones. La prochaine fois, si on allait au zoo du Lunaret, le billet sera moins cher ? Sauf que là ce sont des animaux ex-sauvages et ils sont rendus agressifs par ce traitement, et quiconque fait mine de descendre sur la plage sans nourriture se fait agresser. Quand les singes s’agrippent à la jambe de ma fille de 4 ans (qui ne s'était même pas avancée sur la plage), aucune réaction de leur part ; c’est vrai quoi on n’a qu’à rester sur les bateaux et les dénaturer à coup de bananes comme tout le monde. ARRGHHH 😠😠
J9 : Côte Est puis retour sur Krabi Il faut de toute façon payer le bateau pour rentrer sur Tonsai, autant payer un peu plus et explorer la côte jusqu’au "cape Thong". A part que le village bajau, on ne l’aura jamais trouvé et le boat man n’a pas l’air de le connaître. La côte n’a pas un grand intérêt, à part la très jolie plage de Pak Nam, assez semblable à Rantee (resort un poil plus cher), et celle de Ao Bakao dans une jolie baie très calme (mais un resort de luxe a « domestiqué » l’intérieur ; pas de forêt). De retour à Tonsai, on prend le ferry pour Krabi town et on file à la Chan Cha Lay GH ; on s’y loge avec deux chambres doubles, très propres (et les sanitaires tout autant) à 200 bahts / chambre. Il y a un petit marché de nuit très sympa juste en contrebas. Ne pas rater le papi et la mamie qui font des mimi crêpes délicieuses 😊
J10 : Krabi Songtheo pour le Wat Tham Sua. Bel endroit à quelques km de la ville. On commence par traverser le village des moines et à continuer (par erreur) et un moine nous emmène dans une combe improbable entre deux falaises, puis disparaît par des échelles métalliques vertigineuses !! Au retour, et après avoir essuyé une pluie torrentielle d’une demi heure à l’abri dans le « village », on s’attaque aux 1237 marches qui mènent au point de vue. C’est souvent très raide (faut voir la hauteur de certaines marches) mais qu’est-ce que c’est beau ! La forêt, la vue d’en haut, …la ferveur des Thaï chinois qui viennent au temple en bas, et l’absence de tours organisés, on respire. Les enfants sont littéralement couverts de petits cadeaux / friandises par les moines au point que ça en devient presque gênant. Enfin, il y a un deuxième circuit qui permet d’explorer la forêt et les grottes, dans une ambiance verte et humide, avec toujours des lieux sacrés, et des moines qui circulent dans cette étuve. Les enfants kiffent les grottes : ) Le soir à Krabi town, bon petit resto pas cher et très bien (Kotong) à côté du marché de nuit, lequel est désert à cause de la pluie. Bon, .......on a aimé cette journée 🙂
J 11 : Railey On prend le bateau pour Rayley. Arrivée côté mangrove, à marée (exceptionnellement ?) haute, même le quai / trottoir où on descend et où on cirecule le long de la « plage » est submergé ! Rayley Ouest, à 5 minutes à travers un itinéraire bétonné au milieu d’un resort : le cadre de falaises est tout aussi beau, mais avec une plage à la place de la mangrove. Seulement à marée haute elle est aussi submergée… Ao Phan Nga, à 10 minutes : belle plage avec un piton rocheux au large, une chouette baignade. Enfin, le point de vue : montée très raide dans la boue, avec racines et corde pour s’aider ; arrivé en haut (environ 10 minutes) la vue est magnifique sur les deux baies. Par contre je ne suis pas descendu jusqu’au petit lagon – je sais que les bains de boue c’est bon pour la peau mais j’avais ma petite famille qui m’attendait (en voilà un bon alibi ) Pour le retour on tente de passer par Ao Manao (le bateau part avant), puis de prendre un songtheo. Super idée à part qu’il faut savoir que le songtheo met une heure pour faire ces quelques km, car il passe par Ao Nang. Bon, on aura vu Ao Nang. Trop construit mais la mer a de belles couleurs. Belles averses encore. Et, …..re-marché de nuit et crêpes du papi 🙂
J 12 : Surat Thani Quelle chance, le bus part 15 minutes après notre arrivée à la gare routière ! Mais quelle chance, il met rien moins que 3h50 pour faire 146 km avec musique et mauvaise clim !!! Pour se consoler, direction le « 100 island » - hôtel de luxe au prix d’une GH ai-je lu ici même, et c’est vrai - - 900 bahts pour une belle chambre double avec sdb privée, eau chaude, clim, et une belle piscine entourée de végétation ; avec 2 x 50 bahts supplémentaires, les enfants bénéficient aussi du petit déjeuner ; lequel s’avère être un superbe buffet à volonté !!!! Pourquoi des prix si bas ? Honnêtement ? Je ne sais pas comment ils s’en sortent et en plus il n’y a pas grand monde…. Juste à côté du grand centre commercial Tesco Lotus.
Le lendemain on prend leur taxi pour l'aéroport, un peu cher mais faut voir le luxe du van 😮 Et on prend l'avion pour la Malaisie. Si je ne vous ai pas trop ennuyé ou bien si vous y allez bientôt vous pouvez lire la deuxième partie du compte rendu.
Merci de m'avoir lu 🙂 à bientôt pour la suite.
Edit : la suite ici : http://voyageforum.com/discussion/perhentian-kapas-cinq-semaines-en-famille-en-juillet-aout-thailande-malaisie-2-d6363824/
Nous sommes une famille de 5 avec 3 enfants de 6-9-12 ans.
Premier trip asiatique ensemble.
L'idée serait:
Arrivée à Bangkok et tout de suite prendre un vol pour Luang Parbang puis après qq jours là bas, prendre un bateau sur le Mékong pour 2 jours jusqu'à la frontière avec la thailande de là Chang Rai, chang Mai qq jours avec éventuellement un trek.
Ensuite train de nuit pour Bangkok puis bus (?) vers Siem reap et 4 bons jours à Angkor, ensuite rejoindre Battambang via l'eau(?) puis en bus vers les îles de Koh Chang, Koh mak, Koh kood.... Ensuite retour Bangkok.
Je crains que ce ne soit trop ambitieux comme tour, surtout avec les enfants...
J'ai tellement entendu de bien de Luang Parbang que c'est pour cela que je voulais l'intégrer dans notre trip, mais je commence à penser que " le mieux est l'ennemi du bien" et qu'il serait sans doute raisonnable de laisser tomber le Laos.
Voyageurs expérimentés (en famille) qu'en pensez-vous?
Merci pour vos réponses!
Bonjour,
Pourriez-vous m'aider sur mon itinéraire ? Nous partons 2 semaines en famille couple + bb de 20 mois et les gd parents Voilà l'ébauche : 25.3 :arrivée à Bangkok à 11h30, visite am de la ville (1 nuit) 26.3 et 27.3 :Kanchanaburi (2 nuits) 28.3 et 29.3 : Auyttaya (2 nuits) 30.3 et 31.3 : Sukhothai (2 nuits) 1.4 : Retour sur Bangkok (1 nuit) 2.4 : Envol pour le sud 3,4,5,6 avril : Phuket ou phi phi ou lanta (5 nuits) 7.4 : retour sur bangkok en soirée (1 nuit) 8.4 : départ fin de journée
Merci d'avance pour vos conseils.
nb : j'ai un doute sur sukhothai, mieux vaut il pas rester vers kanchanaburi et zapper sukhothai ?
Pourriez-vous m'aider sur mon itinéraire ? Nous partons 2 semaines en famille couple + bb de 20 mois et les gd parents Voilà l'ébauche : 25.3 :arrivée à Bangkok à 11h30, visite am de la ville (1 nuit) 26.3 et 27.3 :Kanchanaburi (2 nuits) 28.3 et 29.3 : Auyttaya (2 nuits) 30.3 et 31.3 : Sukhothai (2 nuits) 1.4 : Retour sur Bangkok (1 nuit) 2.4 : Envol pour le sud 3,4,5,6 avril : Phuket ou phi phi ou lanta (5 nuits) 7.4 : retour sur bangkok en soirée (1 nuit) 8.4 : départ fin de journée
Merci d'avance pour vos conseils.
nb : j'ai un doute sur sukhothai, mieux vaut il pas rester vers kanchanaburi et zapper sukhothai ?
Bonjour tout le monde,
J'ai prévu de partir pour la première fois en thailande avec mon mari et nos deux enfants de 6 et 2 ans du 19 fevrier au 11 mars 2015..
J'ai énormément de questions..
Nous avons un budget de 1500€ ( hors prix des billets) et je ne sais pas si ce sera assé ... Nous voulons faire un grand tour... Bangkok, le nord ( mais où) et le sud ( mais où) J'ai lu casi tous les posts mais ca m'amène plus de questions que de réponses.
Nous recherchons plus des guesthouses que des hôtel cher.. Notre dernier dort avec nous donc si vous avez des adresses pas cher je suis preneuse. Pour notre circuit je vais devenir folle telment il y a de choses. Nous voulons découvrir Bangkok c'est sur mais aussi la vie plus tranquille du Nord en allant à Chang mai je pense mais pour le sud je n'ai aucune idée d'où aller... On voudrait y aller surtout pour les enfants 6 jours je pense.. Touristique ou pas du moment où il ont une plage ou se baigner c'est tout ce qui compte mais ont recherche des prix pas trop énormes non plus. Quoi visiter et ou en sachant que je ne fais pas de vélo.. Ca aussi c'est une grande question.
Je pense acheter mes billets dans environ 15 jours... J'ai lu que le mieux c'est de passer par les compagnies ou une agence de voyage pour éviter les soucis donc je ferais comme ca ;)
Merci d'avance pour vos réponses.
Petite précision... J'ai une connaissance qui "travaille" la bas qui m'a dit qu'en ce moment il y a beaucoup de problemes et qu'il me deconseille d'y aller.. Ou au pire d'attendre janvier mais les prix vont augmenter pour les billets... C'est quelqu'un qui est peu fiable donc je voudrais vos avis ;)
J'ai énormément de questions..
Nous avons un budget de 1500€ ( hors prix des billets) et je ne sais pas si ce sera assé ... Nous voulons faire un grand tour... Bangkok, le nord ( mais où) et le sud ( mais où) J'ai lu casi tous les posts mais ca m'amène plus de questions que de réponses.
Nous recherchons plus des guesthouses que des hôtel cher.. Notre dernier dort avec nous donc si vous avez des adresses pas cher je suis preneuse. Pour notre circuit je vais devenir folle telment il y a de choses. Nous voulons découvrir Bangkok c'est sur mais aussi la vie plus tranquille du Nord en allant à Chang mai je pense mais pour le sud je n'ai aucune idée d'où aller... On voudrait y aller surtout pour les enfants 6 jours je pense.. Touristique ou pas du moment où il ont une plage ou se baigner c'est tout ce qui compte mais ont recherche des prix pas trop énormes non plus. Quoi visiter et ou en sachant que je ne fais pas de vélo.. Ca aussi c'est une grande question.
Je pense acheter mes billets dans environ 15 jours... J'ai lu que le mieux c'est de passer par les compagnies ou une agence de voyage pour éviter les soucis donc je ferais comme ca ;)
Merci d'avance pour vos réponses.
Petite précision... J'ai une connaissance qui "travaille" la bas qui m'a dit qu'en ce moment il y a beaucoup de problemes et qu'il me deconseille d'y aller.. Ou au pire d'attendre janvier mais les prix vont augmenter pour les billets... C'est quelqu'un qui est peu fiable donc je voudrais vos avis ;)
J'ai l'intention de faire un voyage d'une durée de 15 jours en Thailande.
quel itinéraire interressant pourriez vous me conseiller. Je serai accompagné de mon épouse, mes deux filles(17 ans et 13 ans).
Merci de tous vos conseils concernant itinéraires possibles, ainsi que pour l'hébergement et les transports.
Celo.
bonjour,
en fait voila je suis partie en thailande pour la première fois et j'ai rencontré une thailandaise avec qui je suis resté tout mon séjour. Gros coup de coeur des deux cotés et nous avons envie de nous revoir. J'aimerai qu'elle vienne en france et forcement il lui faut un visa. le problème c'est que je suis retourné en france et qu'elle va devoir faire les demarches toutes seules. et la j'ai besoin de vos lumières sur plusieurs points : elle n'a pas vraiment de boulot fixe, mais plutot des petits boulots a droite à gauche. donc elle n'aura pas de papier concernant son travail a présenter à l 'ambassade. Est- ce penalisant ? Moi j'ai 27 ans je suis en CDI dans une banque comme conseiller professionel. Je gagne entre 1600 et 1700 par mois. et avec les primes et 13eme mois ca m emmene a environ 2000 euros/mois lissé sur une année. J'ai de l epargne de coté, je suis locataire. Est ce que ca pèse dans la balance ? j'ai vu qu il faut presenter un billet aller retour pour obtenir un visa, mais comme on est pas sur de l avoir ce visa, comment faut il faire pour le billet ? y a t il des billets speciaux ? j'ai vu aussi qu'il fallait souscrire une assurance rappatriment. quelqu un a t il un numero a me donner pour que je le fasse ? parceque je ne sais vraiment pas ou chercher. aussi j ai vu qu il fallait ecrire une lettre justifiant que je m occuperai de ses depenses sur place et une autre lettre quant au but du voyage. Si je leur dit clairement les chose que je suis avec cette fille et que nous avons envie de nous revoir, ca passe ? et vu que je suis en france est ce qu une lettre ecrite mais scanné et envoyée par mail ca va ? enfin il est dit qu'il y a des frais d etude pour le visa. a combien s'élèvent ils ?
Je pose beaucoup de questions mais d aprés ce que j'ai pu lire ils ne sont pas facile à l ambassade et j'ai envie de faire les choses bien pour ne pas m y reprendre a plusieurs fois.
je vous remercie de votre aide !!
Thomas
Je pose beaucoup de questions mais d aprés ce que j'ai pu lire ils ne sont pas facile à l ambassade et j'ai envie de faire les choses bien pour ne pas m y reprendre a plusieurs fois.
je vous remercie de votre aide !!
Thomas
salut,
faite tres attention a l aeroport de bangkok a l arriver la police est au aguet si vous depasser le nombres de cartouches qui est d une par persone vous risquer 400euros d amende, hier 2 persones se sont fait prendre.voila je voulais vous prevenir. a+
faite tres attention a l aeroport de bangkok a l arriver la police est au aguet si vous depasser le nombres de cartouches qui est d une par persone vous risquer 400euros d amende, hier 2 persones se sont fait prendre.voila je voulais vous prevenir. a+
Bonjour,
J'ai besoin de votre aide concernant mon itinéraire!
Nous partons en famille avec 2 adolescents 4 semaines en juillet/Aout.
Nous voulons visiter la thailande en routard (sac à dos et prendre les transports en communs de la Thailande!)
Le hic c'est le sud de la Hollande: En lisant le forum tout le monde dit que Phuket / Khao Sok est a éviter en juillet/aout à cause de la saison de mousson!
Nous voulons prendre l'avion de Chiang Mai à Phuket (car c'est moins cher) mais après comment faire pour aller de Phuket jusqu'á Samui par exemple?
Merci pour votre aide😉
1: Depart de DUSSELDORF – DUBAI (1 nuit à Dubai)
2: DUBAI - BKK
3: Arrivée BKK,
4: BKK Wat Phra Kaw + Gr.Palace-Wat Pho – Tha Tian- Wat Arun
5: BKK Chinatown + tour en vélo avec Co Kessel
6: BKK
7: Bus BKK --> Kanchanaburi – pont River Kwai
8: Kanchanaburi - Cascade Erawan
9: Bus Kanchanaburi-->Supphanburi-->Ayutthaya -
10: Ayutthaya puis trein de nuit jusqu'á Chiang Mai
11: Chiang Mai - Temple des tigres
12: Chiang Mai - doi suthep (temple) - flight of te Gibbon(?)
13: Chiang Mai – zoo à Chaing Mai
14: Chinag Mai - jungle?
15: Chiang Mai -->Pai en Bus
16: Pai – olifant training - elefant nature park
17: Pai – Olifant Training - elefant nature park
18: Pai à Chiang Mai en bus
19: Chiang Mai à Phuket
19 Phuket --> Khao Sok en bus
20: Khao Sok
21 Khao Sok à Surrathani avec le bateau jusqu'á Koh Samui ?
22 Koh Samui
23: Koh Samui
24: Koh Samui
25: Koh Samui --> Bangkok retour en avion?
26: BKK dernier jour pour acheter des souvenirs
27: BKK-->DUBAI
28: DUBAI àDUSSELDORF
29:DUSSELDORF àPURMEREND (Hollande)
J'ai besoin de votre aide concernant mon itinéraire!
Nous partons en famille avec 2 adolescents 4 semaines en juillet/Aout.
Nous voulons visiter la thailande en routard (sac à dos et prendre les transports en communs de la Thailande!)
Le hic c'est le sud de la Hollande: En lisant le forum tout le monde dit que Phuket / Khao Sok est a éviter en juillet/aout à cause de la saison de mousson!
Nous voulons prendre l'avion de Chiang Mai à Phuket (car c'est moins cher) mais après comment faire pour aller de Phuket jusqu'á Samui par exemple?
Merci pour votre aide😉
1: Depart de DUSSELDORF – DUBAI (1 nuit à Dubai)
2: DUBAI - BKK
3: Arrivée BKK,
4: BKK Wat Phra Kaw + Gr.Palace-Wat Pho – Tha Tian- Wat Arun
5: BKK Chinatown + tour en vélo avec Co Kessel
6: BKK
7: Bus BKK --> Kanchanaburi – pont River Kwai
8: Kanchanaburi - Cascade Erawan
9: Bus Kanchanaburi-->Supphanburi-->Ayutthaya -
10: Ayutthaya puis trein de nuit jusqu'á Chiang Mai
11: Chiang Mai - Temple des tigres
12: Chiang Mai - doi suthep (temple) - flight of te Gibbon(?)
13: Chiang Mai – zoo à Chaing Mai
14: Chinag Mai - jungle?
15: Chiang Mai -->Pai en Bus
16: Pai – olifant training - elefant nature park
17: Pai – Olifant Training - elefant nature park
18: Pai à Chiang Mai en bus
19: Chiang Mai à Phuket
19 Phuket --> Khao Sok en bus
20: Khao Sok
21 Khao Sok à Surrathani avec le bateau jusqu'á Koh Samui ?
22 Koh Samui
23: Koh Samui
24: Koh Samui
25: Koh Samui --> Bangkok retour en avion?
26: BKK dernier jour pour acheter des souvenirs
27: BKK-->DUBAI
28: DUBAI àDUSSELDORF
29:DUSSELDORF àPURMEREND (Hollande)
Hello,
I’m heading to Thailand for two weeks at the end of February with my family. I went there 20 years ago.
I’d love your thoughts on a relaxed two-week trip that lets me show my kids the joys of travel while also taking time to unwind (after all, it *is* vacation! :))
I’m planning to spend 2 days in Bangkok, then take the overnight train to Chiang Mai (so my kids can experience that) and stay for 2-3 nights. After that, I’ll fly to Phuket for a few nights, then head to Koh Lanta for a few days before returning to Phuket to make my way back to Bangkok for the last two days before departure.
Tons of people travel for two weeks during this time—any recommendations? So far, I only have my round-trip flight ticket to Bangkok.
Thanks in advance!
Bonjour à tous !
Nous partons en Thaïlande en famille, avec nos 2 enfants en août.
Venant en Thaïlande pour la 2ème fois, j'ai pensé à l'itinéraire suivant :
10/08 : Arrivée à 5h30 à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok . Départ pour Amphawa. Nuit à Amphawa. 11/08 : Départ pour Kanchanaburi. Nuit à Kanchanaburi. 12/08 : Kanchanaburi. Nuit à Kanchanaburi. 13/08 : Kanchanaburi (Elephant Haven). Nuit à Kanchanaburi 14/08 : Nam tok/ Cascade Erawan. Nuit à Nam tok. 15/08 : Nam tok. 16/08 :Nam tok. 17/08 : Départ pour Ayuthaya.Nuit à Ayuthaya.
18/08 : Ayuthaya. Nuit à Ayuthaya. 19/08 : Ayuthaya. Nuit autour de l’aéroport Don Mueang Airport de Bangkok. 20/08 : Départ pour Koh Phangan en avion à 8h00. Nuit à Koh Phangan. 21/08 : Koh Phangan 22/08 : Koh Phangan 23/08 : Koh Phangan 24/08 : Koh Phangan. Train de nuit pour Bangkok. 25/08 : Arrivée au petit matin à Bangkok. Nuit à Bangkok. 26/08 : Bangkok. Départ dans la nuit à 1h05. Il faut être à l’aéroport vers 23h.
Nous comptons louer une voiture pour notre séjour sur le continent (du 10 au 19/08).
Qu'en pensez-vous ? N'ai-je pas prévu trop de jours sur Nam tok ?
Merci d'avance pour vos avis éclairés !
Manue
Nous partons en Thaïlande en famille, avec nos 2 enfants en août.
Venant en Thaïlande pour la 2ème fois, j'ai pensé à l'itinéraire suivant :
10/08 : Arrivée à 5h30 à l’aéroport Suvarnabhumi de Bangkok . Départ pour Amphawa. Nuit à Amphawa. 11/08 : Départ pour Kanchanaburi. Nuit à Kanchanaburi. 12/08 : Kanchanaburi. Nuit à Kanchanaburi. 13/08 : Kanchanaburi (Elephant Haven). Nuit à Kanchanaburi 14/08 : Nam tok/ Cascade Erawan. Nuit à Nam tok. 15/08 : Nam tok. 16/08 :Nam tok. 17/08 : Départ pour Ayuthaya.Nuit à Ayuthaya.
18/08 : Ayuthaya. Nuit à Ayuthaya. 19/08 : Ayuthaya. Nuit autour de l’aéroport Don Mueang Airport de Bangkok. 20/08 : Départ pour Koh Phangan en avion à 8h00. Nuit à Koh Phangan. 21/08 : Koh Phangan 22/08 : Koh Phangan 23/08 : Koh Phangan 24/08 : Koh Phangan. Train de nuit pour Bangkok. 25/08 : Arrivée au petit matin à Bangkok. Nuit à Bangkok. 26/08 : Bangkok. Départ dans la nuit à 1h05. Il faut être à l’aéroport vers 23h.
Nous comptons louer une voiture pour notre séjour sur le continent (du 10 au 19/08).
Qu'en pensez-vous ? N'ai-je pas prévu trop de jours sur Nam tok ?
Merci d'avance pour vos avis éclairés !
Manue
Hello à tous,
J'avais initialement prévu de partir dans le nord e la Thaïlande, mais après réflexions (et conseils d'un membre du forum Kemai) je pense aussi et surtout au sud désormais.
J'aurais besoin de l'aide de la communauté pour trouver 2-3 endroits où me poser pour explorer et vivre de belles expériences
Je pars du 1 au 16 mars, en solo, mode sac à dos.
Je suis en recherche de : > authenticité > randonnée pleine nature (pourquoi pas trek sur 2-3 jours) > nature > plongées > Guest house sur la plage > détente > contact habitants
Pour infos j'ai déjà fait : - Ko Tao (adoré) - Ko Pha Ngan - Patong (beurk) - Phi-Phi (à faire une fois ok) - Kanchanaburi (superbe)
J'ai entendu parler de : > Koh Mook (émeraude cave) > Kao Sok (barrage) > Phatthalung > Ko Phayam
J'aimerais (vous vous en doutez) m'éloigner des iles paradisiaques surchargées de touristes et de béton etc comme Phuket / Patong / phi phi .. n'hésitez pas si vous avez des reco, de lieux insolites etc .. >> Ce qui est sur pour moi, c'est que je veux aller à Khao SOK, du coup si dans le coin .. :)
Merci bcp pour votre aide ! PS : posez-moi toutes les questions que vous voulez si besoin.
Guillaume
J'avais initialement prévu de partir dans le nord e la Thaïlande, mais après réflexions (et conseils d'un membre du forum Kemai) je pense aussi et surtout au sud désormais.
J'aurais besoin de l'aide de la communauté pour trouver 2-3 endroits où me poser pour explorer et vivre de belles expériences
Je pars du 1 au 16 mars, en solo, mode sac à dos.
Je suis en recherche de : > authenticité > randonnée pleine nature (pourquoi pas trek sur 2-3 jours) > nature > plongées > Guest house sur la plage > détente > contact habitants
Pour infos j'ai déjà fait : - Ko Tao (adoré) - Ko Pha Ngan - Patong (beurk) - Phi-Phi (à faire une fois ok) - Kanchanaburi (superbe)
J'ai entendu parler de : > Koh Mook (émeraude cave) > Kao Sok (barrage) > Phatthalung > Ko Phayam
J'aimerais (vous vous en doutez) m'éloigner des iles paradisiaques surchargées de touristes et de béton etc comme Phuket / Patong / phi phi .. n'hésitez pas si vous avez des reco, de lieux insolites etc .. >> Ce qui est sur pour moi, c'est que je veux aller à Khao SOK, du coup si dans le coin .. :)
Merci bcp pour votre aide ! PS : posez-moi toutes les questions que vous voulez si besoin.
Guillaume
Bonjour,
Nous partons fin aout direction la Thailande en famille avec un boxer aménagé et une caravane Eriba(je sais , cela est un peu dingue vue l'état des routes à partir du Pakistan et de la conduite aparement très difficile en INDE.)Nous avons opté pour ça car nous avons deux ado qui auront besoin de travailler tranquillement(le BAC) dans un espace à part sans les petits frères qui jouent ou crient à coté;
Nous serions ravis de discuter ou rencontrer d' autres familles faisant le meme trajet!
Je cherche des info sur la traversée de l'Inde à la Thailande par bateau:prix du transport, prix de l'avion, de ou à ou et ou dormir pas cher en attendant notre camion et de meme pour la traversée de l'Iran en Inde si d'ici là le Pakistan ne délivre toujours pas de visa;
Je suis preneuse de toutes info ou idées concernant notre voyage!
Merci et bonne journée
Bonjour ;
j'espère être au bon endroit pour poser ma question.
Après un voyage de deux mois (Thaïlande et Cambodge) nous rentrons en France avec la compagnie Turkish Airlines. Nous avions un retour le 17 mars , escale de 17 h à Istambul et correspondance pour la France (Marignane) le 18 mars
Avant hier TK m'a signalé que notre vol retour Bangkok Istambul avait été changé et que nous partions le 16 mars avec la même correspondance le 18 pour Marignane
On ne m'a pas vraiment laissé le choix, soit j'annulais mon vol retour et j'étais remboursé, soit j'acceptais ... J'ai donc accepté !
Nous nous retrouvons avec une escale de 27 heures à présent à Istambul et avec les problèmes causés par le coronavirus, réalités et paranoïa, nous ne réussissons pas à avoir des infos.
Pensez vous que l'on nous donnera un hotel à Istambul comme cela se fait en temps ordinaire pour les longues escales ? La Turquie peut interdire les français d'entrer sur son térritoire et dans ce cas pour le service d'hôtel (Desk) de la compahnie TK nous devons sortir de la zone transit pour en bénéficier. Je me demande si on ne va pas nous laisser moisir 27 heures en transit dans l'aéroport ...
J'ai lu aussi ici et là qu' à compter du 14 mars la turquie annulait tous ces vols depuis et vers la France, en ce cas que va t'il se passer ? On va nous dire "ok démmerdez vous pour retourner en France par vos propres moyens" ...?
Du souci aussi pour nos bagages qui doivent normalement être enregistés de Bangkok à Marignane, mais 27 heures...après un vol annulé, je me demande ce qui va se passer ?
Bref je ne sais plus quoi penser. Nous avons éssayé d'avoir des infos par Turkish airline mais sans aucun interlocuteur capable de nous dire quoi que ce soit (dés que ça les emmerde la réponse est robotique "vous pouvez annuler votre vol retour , nous rembourserons..." C'est bien , mais ce n'est pas ça qui nous rammènera en France avec nos bagages ...
Si quelqu'un pouvait me dire ce qu'il en pense (sur du vécu ou de l'expérience) je le remercie d'avance
Hi everyone, I’m Thomas, and I’d like to share my trip to Thailand with you. First, I’ll try to walk you through my preparations, my impressions, and what’s left of it all. Then, I’ll gradually post my travel journal as I review it—because right now, it’s not very appealing!
First off, it was an amazing trip. The planning started in January, but the decision to go was made back in September or October 2011. We bought our flight tickets, then chose hotels and made reservations based on the locations and the excursions they offered. We also booked train tickets for the overnight trips between Ayutthaya and Chiang Mai, and then between Chiang Mai and Bangkok. With each passing day leading up to the departure, the excitement grew, along with every new reservation. Finally, vacation day arrived, and we were off. We packed our bags the week before: 2 backpacks and 3 carry-ons. Our route: Paris → Bangkok → Ayutthaya → Chiang Mai → Chanthaburi → Bangkok → Paris → Strasbourg. Almost three weeks in total.
I was surprised by the number of big 4x4s and cars on the roads. I was expecting more two-wheelers! And the tuning scene is huge—wheels, exhaust pipes, steering wheels... they really go all out. The people are attentive, helpful, and always smiling. Okay, it’s the Land of Smiles, but it’s still nice. The landscapes are beautiful, and the air always feels fresh. The food is spicy if you don’t remember to say "no spicy," but it’s delicious. The fruits are fresh and sweet, the sea is warm... Dogs roam freely, people don’t really bother with them, and the same goes for cats. Tiny lizards scurry across ceilings, while giant ones swim in the water. The roads are generally in good condition, and the trains move slowly.
I’ll be back soon with the first day of the trip.
First off, it was an amazing trip. The planning started in January, but the decision to go was made back in September or October 2011. We bought our flight tickets, then chose hotels and made reservations based on the locations and the excursions they offered. We also booked train tickets for the overnight trips between Ayutthaya and Chiang Mai, and then between Chiang Mai and Bangkok. With each passing day leading up to the departure, the excitement grew, along with every new reservation. Finally, vacation day arrived, and we were off. We packed our bags the week before: 2 backpacks and 3 carry-ons. Our route: Paris → Bangkok → Ayutthaya → Chiang Mai → Chanthaburi → Bangkok → Paris → Strasbourg. Almost three weeks in total.
I was surprised by the number of big 4x4s and cars on the roads. I was expecting more two-wheelers! And the tuning scene is huge—wheels, exhaust pipes, steering wheels... they really go all out. The people are attentive, helpful, and always smiling. Okay, it’s the Land of Smiles, but it’s still nice. The landscapes are beautiful, and the air always feels fresh. The food is spicy if you don’t remember to say "no spicy," but it’s delicious. The fruits are fresh and sweet, the sea is warm... Dogs roam freely, people don’t really bother with them, and the same goes for cats. Tiny lizards scurry across ceilings, while giant ones swim in the water. The roads are generally in good condition, and the trains move slowly.
I’ll be back soon with the first day of the trip.
Ma famille et moi-même allons en Thaïlande deux semaines en février 2012 (du 18/02 au 03/03). Les billets d'avion sont déjà réservés. Il nous reste maintenant à organiser notre périple sur place.
Nous allons d'abord visiter Bangkok et nous voulons absolument passer une petite semaine sur les plages du sud (sur Phuket pour aller voir Ko Phi Phi...).
Sachant que nous n'avons pas le temps de tout visiter, il faut que nous fassions des choix (très difficile).
A votre avis, après avoir visité Bangkok (nous comptons y rester trois jours), vaut-il mieux que nous restions dans les environs pendant 3 ou 4 jours pour aller voir le pont de la Rivière Kwaï, Ayutthaya, le célèbre marché flottant de Damnoen Saduak, ancient city...
ou alors aller faire un tour dans le nord du pays (en avion pour gagner du temps) pour aller voir Chiang Mai, Chiang Rai et le triangle d'or (grâce à une excursion à partir de Chiang Mai par exemple) ?
Je vous remercie d'avance de votre aide.
Autre question : pour les plages du sud, vaut-il mieux s'installer à Phuket pour aller voir les îles environnantes ou plutôt vers Ko Samui (le plus beau des deux ?)
Autre question : pour les plages du sud, vaut-il mieux s'installer à Phuket pour aller voir les îles environnantes ou plutôt vers Ko Samui (le plus beau des deux ?)
Salut tout le monde,
Je prévois de passer le mois d’août en Thaïlande et à l'heure actuelle je n'ai pas de billet.
Le moins cher que j'ai pu trouver est a 692€... ça me parait un peu cher.
Alors qu'est-ce que je fais?
J'attends encore en surveillant quotidiennement dans l'espoir que cela baisse?
Je croises les doigts en attendant d’éventuels billets dernières minutes?
D'avance merci :)
Bonjour à tous,
Voilà, malgrès le titre plustot guerrier de mon post, le but en est des plus pacifique je m'expique. Pour certaines raisons et surtout parce que j'en ai l'occasion, je vais m'expatrier l'année prochaine sans avoir aucune contraintes quant à la destination😎. De part ma profession, je ne passerai pas plus de 6 mois par ans dans ce pays et ce sera par tranche d'1 mois à 1 mois et demie. Pour l'instant, deux pays symetriquements opposés par rapport à la France ont retenues mes faveurs et si vous avez lu le titre il n'y a plus ou jamais u de secrets sur ce point...
La Thailande est un pays que je connais un minimum pour m'y etre rendu 2 fois en vacances et j'avoue que comme beaucoup de terriens je suis tombé sous le charme😊. Vivre dans une carte postal ça doit etre pas mal. Mais a point de vue contraintes et là je parle plus du point de vue administratif, acheter un bien immobilier par tranche de 30 ans, ......, je suis un petit peut septique.
Le Panama, je ne connais pas..... mais si j'en crois tout ce que l'on peut lire sur le net à propos de ce pays, ça doit pas etre mal du tout. Un grand point positif pour la langue, sans parler très bien l'espagnol, mes bases me permettent de me debrouiller ça a l'air de rien mais ça reste pratique, sinon au point de vue fiscal là c''est carement l'eldorado donc je n'en parlerai pas plus.
Le but de ce topic, pour ma petite personne, est de recolté l'avis, les impressions, l'opinion, le feeling de personnes connaissant les deux pays et ayant une preference pour l'un ou pour l'autre. Le point le plus important pour moi etant la douceur de vivre et quand meme, la proximité avec un aéroport.
Je vous remerci tous en tous cas d'avances pour vos futur reponses (nombreuses🙂)
tom
Voilà, malgrès le titre plustot guerrier de mon post, le but en est des plus pacifique je m'expique. Pour certaines raisons et surtout parce que j'en ai l'occasion, je vais m'expatrier l'année prochaine sans avoir aucune contraintes quant à la destination😎. De part ma profession, je ne passerai pas plus de 6 mois par ans dans ce pays et ce sera par tranche d'1 mois à 1 mois et demie. Pour l'instant, deux pays symetriquements opposés par rapport à la France ont retenues mes faveurs et si vous avez lu le titre il n'y a plus ou jamais u de secrets sur ce point...
La Thailande est un pays que je connais un minimum pour m'y etre rendu 2 fois en vacances et j'avoue que comme beaucoup de terriens je suis tombé sous le charme😊. Vivre dans une carte postal ça doit etre pas mal. Mais a point de vue contraintes et là je parle plus du point de vue administratif, acheter un bien immobilier par tranche de 30 ans, ......, je suis un petit peut septique.
Le Panama, je ne connais pas..... mais si j'en crois tout ce que l'on peut lire sur le net à propos de ce pays, ça doit pas etre mal du tout. Un grand point positif pour la langue, sans parler très bien l'espagnol, mes bases me permettent de me debrouiller ça a l'air de rien mais ça reste pratique, sinon au point de vue fiscal là c''est carement l'eldorado donc je n'en parlerai pas plus.
Le but de ce topic, pour ma petite personne, est de recolté l'avis, les impressions, l'opinion, le feeling de personnes connaissant les deux pays et ayant une preference pour l'un ou pour l'autre. Le point le plus important pour moi etant la douceur de vivre et quand meme, la proximité avec un aéroport.
Je vous remerci tous en tous cas d'avances pour vos futur reponses (nombreuses🙂)
tom
Voilà,
je parcours le site en long et en large, et les avis diffèrent beaucoup... Depuis les dernières semaines, je regarde toutes les nouvelles discussions sur la Thaïlande, et impossible de savoir si mon projet est vraiment possible !!
Je compte trouver des endroits crasseux pour dormir, et manger comme tout le monde ( malgrès ce que mon système digestif risque...🤪 ). Je vais là bas pour voir les gens, et leur vie, les monuments et tous ces trucs, au final, c'est juste un plus... ! Je n'aime pas la bière, je ne fume pas, et bien que célibataire, je ne souhaite pas tester la réputation de ce pays sur ce plan... ce qui réduit déjà les dépenses !
Mon souhait le plus grand serait bien sur de loger ( au moins un minimum ) chez l'habitant, parce que c'est comme ça qu'on voit leur vie après tout, mais je n'ai aucun contact thaïlandais pour celà alors je verrais bien...
Alors une bonne fois pour toutes, est-il encore possible de nos jours de vivre à l'aventure en Thaïlande ( surtout vu mon budget ) ou est-ce devenu une simple destination où on se repose à l'hotel après avoir mangé comme un porc devant tous les pauvres locaux ????!!!!
Merci d'avance pour votre réponse, et merci en général à tous ceux qui donnent des informations à chaque fois malgrès la tonne de questions ! C'est vraiment simpa, et j'espère pouvoir en faire autant une fois mon expérience faite 😉
je parcours le site en long et en large, et les avis diffèrent beaucoup... Depuis les dernières semaines, je regarde toutes les nouvelles discussions sur la Thaïlande, et impossible de savoir si mon projet est vraiment possible !!
Je compte trouver des endroits crasseux pour dormir, et manger comme tout le monde ( malgrès ce que mon système digestif risque...🤪 ). Je vais là bas pour voir les gens, et leur vie, les monuments et tous ces trucs, au final, c'est juste un plus... ! Je n'aime pas la bière, je ne fume pas, et bien que célibataire, je ne souhaite pas tester la réputation de ce pays sur ce plan... ce qui réduit déjà les dépenses !
Mon souhait le plus grand serait bien sur de loger ( au moins un minimum ) chez l'habitant, parce que c'est comme ça qu'on voit leur vie après tout, mais je n'ai aucun contact thaïlandais pour celà alors je verrais bien...
Alors une bonne fois pour toutes, est-il encore possible de nos jours de vivre à l'aventure en Thaïlande ( surtout vu mon budget ) ou est-ce devenu une simple destination où on se repose à l'hotel après avoir mangé comme un porc devant tous les pauvres locaux ????!!!!
Merci d'avance pour votre réponse, et merci en général à tous ceux qui donnent des informations à chaque fois malgrès la tonne de questions ! C'est vraiment simpa, et j'espère pouvoir en faire autant une fois mon expérience faite 😉
Voyage en auto-stop depuis la Normandie (le mardi 28 avril, départ du Pays de Caux) jusqu'en Thaïlande (arrivée à Bangkok 2:26 pm, le 23 juin 2009). Vol Air Asia le 24 Bkk-Rgn.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Yébleron (Normandie) - Strasbourg (Alsace): 700 km.
Je parcours aisément la distance de la Normandie jusqu'à l'Alsace après avoir rendu visite à ma mère. Saluer les Anciens afin qu'ils vous protègent durant votre périple - que leurs esprits soient toujours avec vous et vous accompagnent durant votre cheminement - part d'une bonne logique. Cela ne paye pas de mine mais autant mettre toutes les chances de votre côté !
Qui plus est, j'ai du chaussé les bottes de sept lieues par inadvertance car de normalement quatre étapes ou véhicules, je n'en fait que deux seules, celle de l'aire de St Saens est zappée ainsi que celle de la bifurcation qui me voit descendre habituellement d'un véhicule qui continue vers Lille et me retrouver en pleine ligne droite sur l'autoroute à lever le pouce désespérément. Le gars sort vers Laon et me dépose à l'aire de service où vient de se garer un camion des pompes funèbres pour faire le plein. Je raconte à un gars à qui je viens de demander s'il n'allait pas vers Reims-Metz mon expérience d'avion-stop dans le désert australien qui date de 2003. Un petit avion biréacteur vient de déposer le cercueil d'un aborigène dans une communauté à mi vol entre Kalgoorlie et Ayers Rock, au milieu de "no where". Au moment de faire le plein de carburant à la station service en plein désert, je demande au pilote s'il n'y a pas moyen de me faire voler et m'emmener avec lui. Je suis déjà certain de pouvoir partir avec un "roadtrain" mais pourquoi ne pas prendre le risque de viser plus gros et surtout plus haut ! A vol d'oiseau, les distances sont toujours plus courtes et moins éprouvantes surtout dans le désert. Le pilote téléphone à sa compagnie et reçoit l'autorisation de m'emmener. Est-ce un signe néfaste que ce corbillard passe par içi ? Je suis à peu près certain d'une chose, c'est lui qui va m'embarquer. Je fais d'une pierre deux coups et avance en sautant deux cases car je me retrouve illico presto en Alsace. Le croque-mort est employé par une commune de la communauté urbaine de Strasbourg (C.U.S).
Waltenheim-sur-Zorn (Alsace) - Gambsheim - Grumbacher (Allemagne) - Budapest (Hongrie) 1200 km.
Avec Sophie, fille d'amis de longue dates, nous quittons la maison familiale emmenés par Edith, sa mère, qui lors d'une première tentative infructueuse sur l'aire de service de Vendenheim située sur l'autoroute A4, pousse jusqu'au barrage hydroélectrique de Gambsheim avant de nous déposer côté allemand d'où nous repartons à contre-sens une fois montés sur l'autoroute A5. Je m'explique: nous prenons en fait l'autoroute en direction du sud et de Fribourg-en-Brisgau et descendons à la première aire de service, celle-ci disposant d'une route faisant office de pont autoroutier et reliant les deux aires de service situées l'une et l'autre de chaque côté de l'autoroute. Nous sommes dans le bon sens de notre itinéraire et fonçons désormais vers le nord en direction de Karlsruhe qu'il nous faut dépasser pour atteindre l'aire de Bruchsal. Je pensais descendre sur le parking onze kilomètres avant cette aire en question et de là rejoindre la maison de notre hôte à pied à travers champs mais notre chauffeur doit faire demi tour à la sortie Bruchsal et reprendre la nationale plutôt que l'autoroute puisqu'il s'est détourné de son parcours initial pour pouvoir nous rendre service et nous approcher de notre destination finale. La route principale est parallèle à la rue où nous nous rendons. Le lieu où il nous laisse est à un pâté de maison de notre lieu d'hébergement. Nous passons une soirée autour de la table et nous régalons car Jutta a préparé de délicieux plats végétariens, du riz complet et un curry à l'indienne. Elle nous redépose à l'aire de Bruchsal le lendemain matin vers 7h30, le plein d'énergie fait, prêts à solliciter un véhicule. J'avise alors un camion français immatriculé en Alsace. Quoi de plus naturel à deux pas de la frontière ! Il me faut sortir le "Grand Jeu" pour pouvoir convaincre Marcel, le chauffeur, de nous emmener et nous déposer sur la prochaine aire de service de Sinsheim en direction de Nuremberg, la ville des jouets. Il nous fait faire un virage à 90% que seuls, nous ne serions pas capable d'amorcer sauf si nous trouvions un "véhicule en or" à partir de là où nous sommes, ce qui suppose avoir de bonnes affinités avec "Dame la Chance". Lorsqu'il nous dépose comme je l'ai souhaité sur l'aire de service située entre les deux sorties de l'autoroute vers cette ville de Sinsheim, on peut apercevoir de l'autre côté de l'autoroute, des avions grandeur nature exposés en plein air, partie intégrante du musée de l'aéronautique qui fait la fierté de la ville.
Sur le parking poids-lourds, deux camions hongrois font la coupure avant de repartir pour deux fois quatre heures de conduite. Avec des rudiments de la langue hongroise, je parviens à les décider de nous embarquer pour un premier brin de conduite suivi d'un second agrémenté d'une pause pique-nique debout autour d'un rocher dressé en table. Il nous laissent à Amsfelden, juste avant d'atteindre Linz. Je fais l'aller-retour entre la pompe d'essence et le parking du restaurant pour trouver un véhicule pour deux. Je viens de m'adresser à deux hommes d'affaire hongrois en Lexus qui ont refusé, lorsque sur le retour vers le restaurant, j'avise un Autrichien qui s'avère être une de leur connaissance. Celui-ci les pointe du doigt dans leur voiture de luxe et me confirme qu'ils repartent vers la Hongrie. Les abordant de nouveau avec son aide, ils acceptent de nous embarquer pour Budapest me précisant qu'ils sont susceptibles de passer par le centre ville de Vienne. Ils sont dans l'attente d'un coup de fil. Ils se rendent à Kecskemét, soixante kilomètres plus loin que la capitale hongroise où nous nous rendons. Nous n'avons pas besoin de passer par Vienne que nous évitons. A proximité de la rocade (ringroad) qui contourne Budapest, nous descendons dans une station service pour trouver une voiture qui va au centre directement. Peine perdue car Tibor vient de se faire racoler par un routier pour qu'il le dépose plus au sud de la ville alors qu'il allait transiter par le centre pour se rendre de l'autre côté à Hatvan (60 en hongrois). Puisqu'il rend déjà service à ce chauffeur, nous les suivons et contournons Budapest pendant vingt-cinq kilomètres avant de repiquer vers le centre ville. Quelle générosité ! Cela arrive encore en Europe centrale au 21ème siècle. Qui oserait l'imaginer. Tibor est vraiment un gars sympa et prêt à rendre service. J'aime la Hongrie et ses habitants depuis novembre 1984, la première fois où je l'ai traversée à bicyclette en allant en Egypte. Nous restons tranquille trois journées à prendre du temps pour nous, avec les amis, à discuter et échanger, manger des mets hongrois assortis de vins rouges du Balaton, d'Oporto ou en provenance d'Eger. Je laisse Sophie en bonne compagnie - elle rentre en Eurobus (35 Euros) vers Strasbourg mercredi prochain.
Voyage à suivre dès lundi avec la traversée de l'Ukraine en deux journées. Je décolle le lundi 04 au matin vers l'Ukraine. Je vais à pied jusqu'au parc de Varösliget et me positionne au feu juste avant le pont autoroutier interdit au piétons. J'ai un écriteau indiquant "M3" (= Motorway 3) que j'agite sous le nez des chauffeurs. Je n'ai pas beaucoup à avancer, ni reculer. Un trafic Renault bleu immatriculé 75, Paris centre, retient mon attention. Je n'ai aucun doute, ce sont des Roumains. Je m'approche du véhicule côté passager et passe mon nez à travers la vitre. Je dois insister auprès du chauffeur, un gars autoritaire qui ne s'en laisse pas raconter une, une espèce de grosse brute avec du mépris dans la bouche pour tous ceux autour de lui (une façon de dire qu'il se montre insultant avec ceux autour de lui). Comme cela se passe souvent, il me permet d'ouvrir la portière roulante sur le côté spéciale passager de dernière minute. Je me retrouve à la hâte sur la banquette arrière en compagnie d'une jeune femme charmante, ce qui contraste singulièrement avec l'accueil froid et rude de l'ours non rasé, poitrail dépenaillé, au volant de son véhicule parisien. Erreur sur la provenance car ils viennent tous de Londres et transportent officiellement du tissu. La passagère à mes côtés et celui de devant utilisent ce moyen de transport payant pour revenir au pays qu'ils ont quitté en allant tenter leur chance en Angleterre lorsque la Roumanie a rejoint la Communauté Européenne le 01 janvier 2008. La "brute" tient bon le volant et conduit magistralement, très vite sans tenir compte du danger. Il est en colère lorsqu'une moto-école le force à ralentir, lui interdit de dépasser et lui ordonne de suivre derrière la flottille d'étudiants sur leur deux-roues. Une fois ceux-ci sortis de l'autoroute, il appuie à fond sur les pédales jusqu'au moment où ils sortent de l'autoroute en direction de Satu Mare (Roumanie). J'ai parcouru 180 kilomètres avec eux sur les 220 qui séparent Budapest du poste frontière de Zahony (Cop côté ukrainien). Je rattrape le rond-point et une couple très sympa s'arrête. Leur anglais est très limité voir inexistant. Elle, superbe brune genre poupée hongroise, un décolleté à faire loucher un bigleux est masseuse de métier et bafouille quelques mots d'anglais. Nemès, son mari fait très nounours à ses côtés comme s'il ne savait pas quoi en faire si elle venait à lui tomber dans les bras. Le courant passe entre nous trois. Il y a de l'excitation dans l'air ! Les corps ne demandent qu'à être réunis dans une partie remise à plus tard. Me mettant l'eau à la bouche, ils me font visiter leur coquette maison à deux pas de la route principale. J'ai droit aux coins et recoins du salon avec ses tableaux très suggestifs accrochés au mur. Je visite même le sauna avec des massages en perspective lors de ma venue cet hiver. Les beaux-parents sont présents pour le déjeuner. Je m'éclipse. Mes amis d'un jour me déposent à la frontière avec deux pommes dans les mains. - köszönöm szépen (Thank you very much). a közeli viszontlátásra! (à bientôt!).
Budapest (Hongrie) - Zahony (220 km) - Cop - Lvov (Ukraine, dors 60 km après avoir dépassé la ville de Lvov).
Je suis encore sous le choc. Violent contraste qui s'offre à ma vue avec cette queue interminable de trafic plein de "bêtes de somme" appelés à aller travailler dans la péninsule ibérique, l'Espagne ou bien le Portugal. J'avance à pied jusqu'au guériton et me faufile côté poids-lourd en me cachant derrière les trafics. Je connais bien ce passage frontalier ou le soldat te retient si tu es à pied. Il faut trouver un véhicule qui veuille bien t'emmener car il est interdit de traverser à pied le pont qui enjambe la Tisza. En échappant à ce contrôle d'entrée de jeu, je suis à l'immigration où je fais tamponner mon passeport. Les agents me rappellent, ce que je sais déjà, qu'il me faut un véhicule pour aller de l'autre côté. Ils sont toujours prêts à appeler un taxi mais je demande rapidement à un Ukrainien grassouillet, encaissé dans sa voiture apparemment trop petite pour sa grande taille, ses jambes écartées mal repliées viennent buter sur le volant. Sa femme est derrière avec leur enfant. Je m'assois à côté de lui. Le pont a été rénové. Fini les files d'attentes interminables de 2006/7. Avec l'entrée dans l'Europe de la Hongrie en 2004, les Ukrainiens viennent revendent en Hongrie au marché noir cigarettes et carburant beaucoup moins cher chez eux. Toute la zone frontalière est sujette au trafic très juteux car les prix sont multipliés par cinq notamment pour le tabac. Les cartouches sont cachées tandis que le carburant transite ni vu, ni connu dans les réservoirs qui sont ensuite siphonnés de l'autre côté avant que l'essence ne soit revendue. Les plus gros réservoirs font le plus de profit. Les voitures peuvent ainsi faire jusqu'à cinq aller-retour quotidien. Les gains sont énormes de l'ordre d'une cinquantaine d'Euros par jour. A quoi bon travailler légalement si la contrebande rapporte autant. Les douaniers sont arrosés au passage. Ils connaissent évidement tous les trafiquants. Comme en 2006/7, il y a un francophone qui me posent quelques questions en français. Je lui dit que je ne fais que traverser l'Ukraine et que je continue ensuite vers la Russie. Il traduit à ses collègues qui se montrent intéressés par mon histoire. L'officier d'immigration, non seulement appose un tampon d'entrée mais en rajoute un second avec la mention en russe: "transit Russia" et un nom "Konotop" qui se révèle être l'endroit où bifurquent les lignes de chemin de fer vers la Russie. Je ne remarque rien lorsque je réintègre le véhicule qui me dépose de l'autre côté de la dernière barrière. Ce n'est que plus tard, en inspectant mon passeport, que je remarque ce second tampon inhabituel et ce nom obscure que je ne comprends pas tout d'abord. Ayant l'expérience de l'Union Soviétique, je devine que c'est l'endroit par lequel je dois passer pour sortir du pays. Je pense au train naturellement. Mes yeux suivent les lignes de chemin de fer et je finis par trouver sur la carte de l'Ukraine cette ville à la sonorité familière que l'on aurait presque envie de visiter à l'entendre prononcer. Nœud du réseau ferroviaire ukrainien, elle est ma clef de sortie du pays même si je n'ai pas prévu d'y passer. Elle est mon nœud géorgien dont dépend mon avenir proche. Cette petite addition de l'officier peut me causer quelques difficultés à ma sortie du pays, une bonne raison pour me demander de l'argent. L'Ukraine n'est pas le pays d'Europe centrale le plus facile pour faire de l'auto-stop. Sur ma route vers la Crimée en mai 2007, j'ai eu toutes les peines du monde à accrocher les chauffeurs de poids-lourd. Quant aux voitures particulières, deux cas d'espèces: les propriétaires nouveaux-riches, voitures de luxe ou 4x4 flambants neufs sont pourris aux as et ils n'ont que faire d'un "franzous" sur le bord de la route ou bien les vieilles Lada turbinent toujours et rançonnent leur passager d'une heure ou d'un jour. Il y a beaucoup de combi familiaux ou véhicules collectifs payants appelés "marshoutka", dans la queue à la frontière, de retour de l'étranger, qui filent vers la capitale Kiev (870 km). Je parviens tant bien que mal à dépasser Lvov avec un camion qui s'arrête dans un routier à la campagne. J'aime ce genre de paysage champêtre quand je sais qu'il va falloir trouver un endroit pour la nuit. En totale liberté, sans dépendre de qui que ce soit, je prends un chemin de traverse et m'éloigne après avoir toutefois demandé au pompiste s'il n'avait pas un endroit abrité pour m'héberger. Je chemine heureux sous ce ciel étoilé. Je laisse dans mon dos la route, son restaurant et son aire de service, cachés par une petite déformation du terrain qui a tendance à s'élever. Je suis un chemin carrossable et débouche dans un espace vert délimité par de petites collines boisées. Je devine une habitation en face, à quelques centaines de mètres de distance, les chiens aboient et m'incitent à m'engager plus sur la droite. Je vise un bosquet au pied duquel je trouve refuge. J'étale ma couverture de survie pour protéger le duvet du sol. Je m'assois longuement et contemple le paysage, terre et ciel. Tout est calme. Quelle quiétude ! Les "yeux lumineux" qui courent le long du ruban asphalté vers la capitale se sont éteints. Les chiens rassurés se sont tus. Je peux m'étendre et trouver le sommeil. Je suis seul et content de l'être, satisfait d'avoir fait un bon bout de chemin depuis mon départ de Budapest ce matin. Je dois parcourir presque mille kilomètres demain pour être à proximité de la frontière russe. La date d'entrée de mon visa de transit est le 06 mai.
Mardi 05 mai: en route vers Kiev puis Kharkov (900 km).
J'ai du mal à reprendre le contrôle des opérations ce matin. Les véhicules s'échappent et me glissent des mains. Mon Pouce Magique n'arrive pas à les retenir. Je me déplace frénétiquement et dangereusement comme si un fil était tendu entre l'aire de stationnement et le ruban asphalté. Je suis impuissant et ne peux que regarder les rares véhicules de passage qui ne daignent pas s'arrêter. Je n'aime pas cette situation. Je ne peux pas agir, cela me met en colère. Il y a une source d'eau naturelle au bout du parking. Certaines voitures y font une pause pour remplir des containers qu'ils emmènent dans le coffre ou pour se rafraîchir le visage avant les longues heures de conduite jusqu'à la capitale ukrainienne, ma prochaine étape. En leur demandant poliment, je n'arrive pas à accrocher une voiture vers Kiev. Les locaux n'y vont pas mais certains visiblement comme leur plaque d'immatriculation l'indique s'y rendent. J'essuie plusieurs refus. Je partirai bien à pied sur la route mais si je commence à marcher, les véhicules vont me dépasser très vite et ne s'arrêteront pas. Pas de pitié pour les auto-stoppeurs dans ce pays où les gens font preuve de peu de commisération pour leurs semblables. Je démarre ma journée vers 7h00 avec un camion qui me dépose sur la rocade de Rivne. Un second polonais cette fois m'emmène jusqu'à Jitomir, une centaine de kilomètres avant la capitale. Il continue vers le centre ville et me laisse à l'intersection de la route qui contourne la ville et part vers Kiev. C'est à cette bifurcation que tout va se jouer. Piotr (Pierre), un commercial polonais, qui retourne à Kiev après une fin de semaine dans sa famille, m'embarque jusqu'au centre de Kiev où il réside. Nous n'allons pas brûler les étapes car il se montre très curieux à propos de mon voyage. Il est responsable pour la Russie et l'Ukraine d'une société de distribution de parfums alimentaires. Il parle parfaitement le russe mais n'aime pas le pays. Je le questionne à propos des femmes russes. L'opinion qu'il en a est éloquente, peu brillante et rejoins mon analyse.
A mon intention de continuer vers Kharkov, la seconde ville du pays, pour y arriver le soir même où je suis attendu par Alexis, Piotr s'esclaffe et me prends pour un doux rêveur. - "your idea to come in Kharkov today is completely unrealistic !"
C'est vrai qu'il faut vraiment y croire car l'après-midi est bien entamée et 490 kilomètres séparent les deux villes. Il me laisse, plein d'espoir, vers 15h30, à l'entrée d'une bouche de métro avec deux jetons bleus dans la main, sésames pour passer la barrière de contrôle et avoir accès aux trains. Je ne les utilise pas car, un coup d'œil dans sa direction, je remarque que le contrôleur s'est assoupi. Le plaisir de frauder à la française car je sais pertinemment que je n'en ferais rien de ces jetons qui vont maintenant voyager à travers la Russie jusqu'en Asie du sud-est. Je change de ligne et en route jusqu'à l'avant dernière station "Kharkhovskoïe stanica". Cela me prend presque une heure. Comme son nom l'indique, elle débouche, une fois les escaliers montés, sur la route qui se dirige vers Kharkov. Je m'adresse au chauffeur d'une Lada rouge garée contre le trottoir dans l'attente de son passager parti acheter des hamburgers à la mode ukrainienne. Les deux occupants, crânes rasés, avancent de quatre-vingt kilomètres vers Kharkov. Je suis déjà assis à l'arrière lorsque le passager revient. Ils font de nouveau une courte halte un peu plus loin sur la route et m'offrent une bière ukrainienne. Ils me lâchent au moment où ils tournent. Je n'ai pas le temps de finir de traverser la voie rapide qu'un camion s'arrête après avoir agité ma pancarte sur laquelle est écrit: "Kharkiv" (en ukrainien). Je prends soin de ne pas heurter la susceptibilité des autochtones. Tout comme Lviv (en ukrainien) et Lvov (en russe), Kharkiv s'écrit aussi kharkov (en russe). Il est de bon ton de faire des erreurs volontaires dans l'écriture d'une ville ou d'un lieu pour se distinguer et marquer sa différence avec les auto-stoppeurs locaux mais il ne faut jamais négliger le caractère nationaliste de certains peuples et les blesser dans leurs sentiments. Il me dépose sur une placette de village d'où je crains de ne pas pouvoir repartir. Après qu'il ait manger un morceau et fait des achats, nous continuons. Nous marquons une nouvelle pause dans une pompe à essence car le besoin s'en faisait sentir. Je remarque une Skoda et demande au chauffeur s'il ne va pas à Kharkov. La réponse est positive. J'insiste afin que mon chauffeur intervienne en ma faveur bien que le jeune représentant se débrouille en anglais. Je veux qu'il me recommande auprès de mon nouveau chauffeur. Le relais se fait sans problème. Me voilà à une heure et demie de Kharkiv distante de 160 kilomètres. Malgré la pluie, mon nouvel ange gardien roule très vite. Il fait l'aller-retour Kiev - Kharkiv une fois par mois. Il me propose de téléphoner à Alexis afin de l'avertir de mon arrivée. Je le remercie et retarde le moment de le joindre. Quand nous sommes en périphérie de Kharkiv, nous l'avertissons et convenons d'un rendez-vous au pied de la statue du soldat à la sortie du métro. Toujours en voiture, Sergueï me gratifie d'un tour "Kharkiv by night" avec quelques pauses obligatoires là où il considère que sont les plus beaux endroits de la ville. J'attends quelques minutes qu'Alexis se pointe avec Nastia, jeune étudiante universitaire francophone intéressante et intéressée de me rencontrer. Tous les deux chevauchent des VTT. Elle ne peut malheureusement pas rester longtemps. Il est déjà 23h00. Tandis qu'Alexis la raccompagne chez elle à vélo, je fais cuire du riz, des œufs durs et ouvre une boite de conserve de poisson. Je patiente en grignotant du fromage sec avec du pain noir ukrainien. Je n'ai pas encore diné lorsqu'il rentre. Une fois fini, je m'installe devant le clavier de l'ordinateur et pianote pour mettre en ligne un compte-rendu de ma journée sur les groupes "auto-stoppeur" (inclus sur deux sites d'hébergements gratuits et un Yahoo group). A l'heure qu'il est, j'ai déjà parcouru 2700 km depuis l'Alsace (1500 km en deux jours depuis Budapest) et ne m'accorde que 3h00 de sommeil (coucher à 3h30 et réveil à 6h30).
Mercredi 06 avril: passage de la frontière russe (2730 km parcourus depuis Strasbourg).
Alexis m'impressionne tout comme mon "pouce" doit lui sembler extra ordinaire. Beau gosse, il a de nombreuses qualités y compris celle de savoir danser mais c'est à l'extérieur qu'il s'éclate. Il a le corps fin et musclé d'un athlète en préparation constante pour tenter de battre son propre record. Son anglais est excellent même si je n'arrive pas à tout saisir du premier coup à cause de son intonation. Je le quitte en même temps qu'il part pour le travail. Il m'indique comment quitter la ville à pied sachant qu'il réside proche de la route qui part vers Belgorod située de l'autre côté de la frontière. Je me positionne à un carrefour où il y a un tramway qui fait l'aller-retour sur la ligne qui court dans ma direction. Je pourrais l'emprunter et pousser un peu plus loin mais je suis déterminé à ne pas utiliser de moyens de transport collectif. Rien que du stop même si je peux demander un "lift" gratis au contrôleur du tram en lui expliquant que je cherche la route vers Belgorod. Un vieux camion de l'ère soviétique amorce le virage dans un angle à 90 degrés. Il est si lent qu'il n'a pas besoin de s'arrêter. Je peux sauter dans la cabine en marche. Il est si poussif et concentre tant de chuintements et de tiraillements dans les essieux fatigués et rouillés que la douleur persiste lorsqu'il marque l'arrêt. La rouille lui rongé les articulations. Les roues et les roulement à billes préfèrent autant continuer à tourner pour les siècles à venir plutôt que de casser le cycle. Il se rend justement à Kursk après Belgorod dans la direction qui continue vers Moscou. Quelle chance ! Nous avançons lentement mais surement, vers le poste-frontière distant de 30 kilomètres de Kharkiv. C'est ce qu'il m'importe. Tandis qu'il marque l'arrêt côté douanes, j'attrape mes sacs et me dirige vers la guérite où se trouve l'officier d'immigration qui, après consultation de mon passeport, me demande: - Do you have Grievnas ? Dollars ? Euros ? - Je lui réponds: "non, non, non avec un grand sourire". J'avais pressenti que ce moment arriverait. Il me laisse poireauter devant sa cage puis revient à la charge. Il sait que je suis à pied (en auto-stop, c'est être considéré comme sans véhicule. J'ai déposé par chance mes sacs à un endroit où un autobus marque une pause. Je lui fais signe que je suis attendu afin que l'autobus puisse redémarrer. Vu qu'il sait que je ne lâcherai rien, il préfère rester dans de bons termes et me donner le tampon de sortie du pays sans mentionner l'annotation "Konotop" inscrite à l'entrée. Je reprends mes sacs et continue à pied vers le garde-barrière russe qui jette un coup d'œil sur mon passeport et visa russe avant de me diriger vers le cabanon où l'officier d'immigration, correct et cordial, m'accorde l'entrée sur ce vaste territoire, le pays le plus grand du monde qu'il me faut traverser en seulement onze jours de transit. Il n'y a pas de stylo pour remplir la fiche signalétique d'entrée dans le pays. Malgré son ton poli, l'officier n'en a même pas un à disposition du public. J'en emprunte un à une jeune femme passagère d'une voiture qui me le laisse au moment où elle reçoit son passeport visé. La distance à parcourir est de 7380 kilomètres depuis la frontière ukrainienne jusqu'à la Mandchourie (province chinoise). Je ne réalise pas encore la distance bien que je sais que le pays est très grand pour l'avoir déjà traversé à maintes reprises. En 1988, avec le train - le Transmandchourien à l'aller vers Pékin et le Transmongolien au retour vers Moscou. En 2003, à vélo, depuis Strasbourg jusqu'à Irkoutsk puis Vladivostok (14 000 km). Le calcul est très simple (en arrondissant): - 7380 : 11 (jours de transit) = 670 km quotidien à parcourir. Si l'on ne tient pas compte ni du jour d'entrée, ni du jour de sortie, ou les délais de passage à la frontière ralentissent la progression, cela donne : - 7380 : 9 = 820 km. En aucun cas, il ne m'est pas possible de prendre un jour de repos. Je dois rouler minimum 400 km par jour dans le pire des cas - 23h00 exactement car il y a une heure de décalage, une heure en moins tous les 800 km parcourus qui équivalent en temps à un créneau horaire - si je ne veux pas accuser de retard sur mon itinéraire. Je prends conscience de ces obligations lorsque j'atteins Samara située sur la Volga, 24h plus tard. Mon itinéraire était de passer la frontière ukrainienne à Donetsk en direction de Volgograd puis de remonter le cours du fleuve vers Tcheliabinsk. J'ai du couper au plus court et éliminer une étape en Russie car je suis resté trois journées entières à Budapest, ce qui m'a remis sur la route le lundi 04 avril au matin avec seulement un temps limité de deux jours pour traverser l'Ukraine, mon visa russe étant daté à partir du 06 avril.
Yura m'embarque une fois passé la dernière barrière du poste-frontière. Je dois avouer que cet accueil russe plus que correct et poli contraste singulièrement avec la façon dont j'ai toujours été accueilli dans les consulats russes dans le monde entier et lors de mes précédents passage de frontière. Yura parle bien l'anglais, dépasse le centre ville et se rend à son atelier de voiture situé sur la route de Voronej (250 km de Belgorod). J'ai une chance inouïe qu'il aille dans la bonne direction car les villes sont grandes et étendues. Pour les contourner, les rocades dépassent parfois les trente quarante kilomètres et atteignent parfois plus de cent kilomètres comme par exemple autour de Moscou, ville capitale de la Russie qui est à elle-seule un cas à part. Dès qu'il me dépose un camion avec une remorque dont le chauffeur m'a vu descendre de la voiture de Yura s'arrête avant qu'il n'ait eu le temps de redémarrer. Le camionneur m'invite à déjeuner d'une espèce de bortsch dans un routier russe, sorte de cantine populaire sur le bord de la route. Le caractère boueux du parc de stationnement du aux pluies passagères contraste singulièrement avec l'intérieur propre et coquet de la salle de restaurant hyper chauffée pour un climat si tempéré. Il me dépose sur la bonne route dans la direction de Tambov que je n'atteindrai pas ce soir. Valentine (41 ans), séductrice malgré quelques dents de devant abimées, sort le grand jeu. Nous nous excitons un peu et nous taquinons l'un l'autre le temps que dure notre aventure automobilesque. Divorcée, elle habite à Voronej avec sa fille et va voir sa mère à Lipeck (120 km). Je descends de sa voiture à contrecœur mais qu'est-ce que je peux y faire. Elle m'a demandé mon numéro de téléphone mais n'en ai pas. J'ai le téléphone en horreur. Je sais que je peux envisager la revoir si je reviens à Voronej. Je ne fais jamais marche arrière et mon temps est limité. Elle fait encore un petit bout de route pour me laisser à un rond-point idéal pour pouvoir repartir plus facilement. Je sens bien que cela l'embête de me lâcher. Nos deux cœurs ont failli faire chavirer la chaloupe dans laquelle je suis en train de naviguer. La bise, le sac et me voilà de nouveau sur la route libre comme un oiseau sans fil à la patte. Je décolle avec des ailes de Séraphin même si c'est un poids-lourd qui m'emporte le cœur léger puis une succession de voitures particulières qui finissent toutes par tourner dans la forêt et rentrent chez elles à la fin de cette belle journée. Elles me laissent à l'intersection sur la route principale. Je réussis tant bien que mal à pousser plus loin avec une espèce de médecin branché, petite queue de cheval naissante attaché avec un élastique, marquant une pause qui dure. Chaque minute compte car la nuit approche et l'obscurité guette sa proie. Il est toujours plus difficile de naviguer dans la noirceur et d'agiter un bras pour arrêter un véhicule lorsqu'il fait nuit. Lorsqu'il a fini de discuter affaires avec de vagues connaissances, il reprend le volant pour me déposer un peu plus loin à la bifurcation qui mène vers Dobrianka (3 km). J'hésite à le suivre mais renonce. Ma place est sur la route. Je continue à pied pendant trois kilomètres et aperçois à proximité de la route des toits de maisons ayant l'air inhabitées. Je distingue à deux-cent mètres un embranchement qui permet de les atteindre les pieds secs mais je préfère prendre un raccourci à travers les herbes pour les aborder de derrière. Ce sont principalement deux petites fermettes abandonnées. Je visite les cours intérieures, enceintes cloisonnées qui permettent de garder les porcs et les volailles. Il n'y a pas âme qui vive. Je m'installe dans une petite réserve à foin, sorte de mini grenier dont l'entrée indépendante jouxte le portail qui s'ouvre sur la courette annexe. Je suis déjà endormi quand une voiture dépose dans la nuit une femme, propriétaire de la maison. Elle ne se doute pas qu'un inconnu occupe sa douillette "chambre d'ami". Chacun dans nos quartiers, nous passons une nuit tranquille (480 km depuis la frontière).
Samara, la Volga et Anastasia, l'ambassadrice CS.
Très tôt le matin, réveillée avant l'aube, elle nourrit les poules sans remarquer que le portail a été ouvert la veille. Je l'ai refermé correctement. Les morceaux de tôles sous la porte pour empêcher les animaux de s'échapper ont été replacées mais auraient pu éveiller son attention quant à ma visite. Le loquet de mon cagibi sur sa droite est ouvert car je suis à l'intérieur. Quelle bonne idée elle a de ne pas ouvrir son grenier à foin et de me laisser en toute discrétion sur la paille. Cela lui évite des cris et un peu de frayeur. J'ai le droit à mon intimité finalement même si je suis hôte clandestin. Elle a aussi la bonne idée de ne pas refermer le loquet. Je ne souhaite pas me retrouver prisonnier dans ce trou noir fait comme un rat dévoré par les cafards. Je suppose qu'elle ne remarque pas qu'il est pendant. Je ne veux qu'elle me retrouve plus tard le corps desséché comme un mari dont elle aurait voulu effacer l'existence mais conserver des traces. Je me tiens à carreaux lorsqu'elle est proche et fais le mort, celui qui dort en faisant attention de ne pas faire de bruits, ni de bouger. Une fois qu'ils ont quitté, un peu plus tard, à la lumière du jour, je roule mon duvet et quitte mon refuge d'une nuit. Je n'ai pas eu besoin de réveil. L'arrivée tardive et le départ matinal du véhicule ont rythmé mon sommeil. Plusieurs personnes l'occupaient car j'ai pu différencier plusieurs tons de voix, principalement des hommes. Ils font équipe ensemble et partagent les frais de déplacements avec le covoiturage. Où travaillent-ils ? Hier soir, je n'ai pas vu un bâtiment qui ressemblait de près ou de loin à une usine dans cette campagne russe. Se rendre à Tambov quotidiennement distant d'une centaine de kilomètres prendrait beaucoup de temps mais le fait qu'ils soient rentrés tard et partis tôt peut expliquer cela. J'aurais presque pu me lever et les suivre car je pense qu'ils ont pris la direction de Tambov, celle que je suis depuis Voronej. A l'embranchement repéré hier soir, il crachine. Un seul abri d'autobus sur la route en face, pour les voyageurs dans l'autre sens, me protège partiellement et m'évite d'être trempé. Je hèle les éventuels voitures de passage, principalement des pick-up et tous véhicules susceptibles de m'embarquer mais ils se font rares. Je décroche la timbale avec un mini fourgon branché sur un air de salsa qui dépasse Tambov et me laisse à une intersection en pointe où a été construite une station service, une fourche qui divise la route en deux branches dont l'une continue vers Samara. Un départ matinal en musique, signe auspicieux d'une longue journée de voyage dont le but est d'arriver en soirée chez Anastasia, l'ambassadrice du couchsurfing de la ville de Samara située sur la Volga. Ce sera une journée "camion", peu importe la marque Man, Renault ou Fiat ou bien le chauffeur. Trois occasions, trois cas particuliers, trois routiers très différents les uns des autres. Le premier me repêche à la station service et me laisse à proximité de Pienza, la dernière ville régionale importante avant Togliatti et Samara, distantes de presque un demi millier de kilomètres. Mon deuxième chauffeur a tout l'air d'un play-boy, la trentaine bien entamée. Il se rend à Samara mais nous n'y arriverons pas ensemble. Sur la route, à la sortie d'une bourgade, il s'arrête là où une jeune fille visiblement l'attendait après s'être donné rendez-vous par téléphone. Une connaissance nécessairement, une amie, un membre de la famille. De la voir habillée ainsi, des bas trop grands qui dépassent de ses chaussures à talons, des collants mal ajustés sur des jambes allumettes, en chemisier ouvert sous un paletot à donner froid au plus endurci des cosaques, j'ai pitié et n'ose même pas la regarder. Je fuis son regard alors qu'elle cherche le mien. L'un de ses "mecs", mon chauffeur, est descendu lui parler. Elle l'embarque vers un pâté de maisons pendant une vingtaine de minutes avant qu'ils ne reviennent accompagnés d'une autre femme. Ils me demandent d'attendre sur le bas-côté pendant qu'ils montent tous les trois en cabine. Je suis un peu désorienté. Il ne va tout de même se les taper toutes les deux, se faire sucer ou se faire un truc à trois. Quelle énergie dont il fait preuve ! Je ne doute pas qu'il soit hyper nerveux et très actif mais tout de même. J'ai la présence d'esprit de grimper sur le marchepied et d'exiger qu'ils sortent mes deux sacs. Sait-on jamais ! Elles s'exécutent puisqu'elles sont assises côté passager. Debout avec mes sacs au pied du camion, j'ai l'air d'un couillon. Ils verrouillent les portières et tirent les rideaux. Ils n'avaient plus qu'à démarrer et filer avec mes bagages. Je ne pense pas que c'était leur intention mais inutile de prendre des risques d'autant plus que ma banane était dans le sac-à-dos. Si c'était des préservatifs dont ils avaient besoin, qu'ils me le fassent savoir car j'en ai plein mon sac à distribuer. Je n'ai aucune idée de ce qu'ils fabriquent. Bien qu'aucun gémissement ne soit perçu, je décide de me retirer, déménager et me placer à une distance respectable de l'avant du camion de telle façon que je puisse "faire du pouce" et arrêter un véhicule de passage. Je ne veux pas être un spectateur passif et aveugle. Action, please ! Un Renault bleu puissant au volant duquel son chauffeur s'ennuie à mort me ramasse tout de suite et essaye de me faire parler mais mon russe à ses limites que le chauffeur ignorait avant de m'emmener. Je peux répondre de manière simple à des questions mais je ne peux pas m'exprimer clairement pour donner mon opinion à propos des femmes russes par exemple ou expliquer quelle est la différence entre une Française et une Russe. J'arrive à me faire comprendre mais c'est très laborieux. La gente féminine intéresse beaucoup les routiers du monde entier. Au bout d'un moment, c'est-à-dire très rapidement, je me lasse. La fatigue du voyage ajoutée au manque de sommeil me rend insupportable ces questionnements incessants. Je regrette de ne pas pouvoir plus échanger mais parfois, c'est mieux ainsi. Ce qui est moins courant - la gente féminine qui s'intéresse à la gente féminine - et cela, la question m'a été posée uniquement dans ce vaste pays qu'est la Russie par des femmes: "où sont les plus belles femmes ?" généralement suscite la curiosité masculine. Elles avaient la réponse car elles m'ont affirmé qu'elles étaient en Russie, raison pour laquelle les Européens venaient les chercher et les marier ! Je ne les ai jamais contredite. Je ne vais pas prêcher le contraire à des femmes très centrées sur elles-mêmes la plupart du temps, déesses de l'égocentrisme et de l'hédonisme. Dans le centre de Togliatti, une ville à consonance italienne, je me positionne à un rond-point et lève le pouce en même temps que mon panonceau "Samara". Je ne suis pas long à décrocher une voiture particulière qui s'y rend (60 km). A l'entrée de Samara, nous empruntons la vieille route pour arriver au centre et évitons un détour par la nouvelle route qui, plus loin à un carrefour, donne accès à la route vers Yfa et Tcheliabinsk qu'il me faudra rattraper à partir du centre ville. La vieille route permet d'avoir une perception différente et une vue surannée de ce que pouvait être Samara il y a quelques dizaines d'années. Rien ne semble avoir bougé. La pluie constante ajoute une touche de carte postale figée dans le temps à laquelle la permanence et l'immuabilité se sont attachées. De larges avenues nous accueillent une fois sortis des bois qui entourent la ville. De l'autre côté du fleuve, une zone récréative accessible l'été par un câble tendu au-dessus de la Volga. Les estivants s'y accrochent assis dans des paniers et volent d'une rive à l'autre. Quant mon chauffeur me dépose, je suis encore en périphérie de Samara. Le tramway 20 me guide jusqu'à la place Kubitschek où j'ai rendez-vous avec mon ambassadrice de charme. La "babouchka", digne receveuse dont le visage émacié me fait penser à une grand-mère de l'Altaï, n'exige pas le prix de mon transport. Avec l'aide d'un couple, j'ai pu lui expliquer d'où je viens et ce que je fais. Tram-stop en raccourci. Pour me nourrir, sans argent depuis la frontière, j'ai cuisiné en avance une salade de riz chez Alexis que je conserve dans trois briques de lait découpées sur le dessus pour pouvoir enfourner le riz, une façon de les recycler et surtout d'avoir d'excellents containeurs garni de papier d'aluminium à l'intérieur et garant d'une bonne préservation de la nourriture (3 jours sans problème). Je vais pouvoir me reposer quelques heures toutes les 48h00 pendant ce voyage à travers la Russie puisque j'ai prévu six points de chute comme celui de ce soir. Celui de Volgograd a été annulé puisque j'ai pris au plus court. Irkoutsk et Chita le seront aussi pour d'autres raisons. Il ne m'en reste que trois certains mais des rencontres inopinées permettront des hébergements spontanés d'une nuit, raison pour laquelle j'aime cette forme de voyage totalement improvisé. C'est l'occasion de prendre une douche, laver le linge à la machine (une seule fois à Krasnoïarsk), cuisiner une salade de riz pour le lendemain sur la route.
J'attends quelques minutes à l'abribus quant une jeune et jolie demoiselle vient me cueillir et me donner "un p'tit coin de parapluie pour un coin de paradis". Son français est excellent. Sans un contact électronique au préalable sur l'un des sites d'hébergement, je ne l'aurais jamais rencontrée, unique raison pour laquelle je suis inscrit et enregistré sur ces "club de rencontres" virtuels. Anastasia vit avec sa mère et son petit frère dans un appartement cossu. Quelques très belles photos d'elles ornent les murs du salon. Nous échangeons longuement autour de la table autour d'un fond de bouteille de rosé italien laissé par les précédents "couchsurfeurs". Avant qu'elle n'aille se coucher, elle m'allume l'ordinateur. Je rédige en anglais mon journal de ces dernières 48h00 que je mets en ligne. Bravo la technologie ! J'ai parcouru 820 kilomètres aujourd'hui (820 + 480 = 1300 km depuis la frontière). Bonne nuit (courte 3h00-6h00 = 2h00 de sommeil).
08/ 09/10 mai: Samara - Yfa - Tcheliabinsk - Tioumen - Omsk.
Même si je voulais rester une journée entière en compagnie de Nastia et sa mère, cela ne serait pas possible à cause de mon temps de transit éclair durant lequel je ne peux me permettre de séjourner 24h00 à aucun endroit. De toute façon, même si j'en ai envie, Nastia part au village voir sa "mamie" (comme elle l'appelle) avec son père dans la voiture de son oncle. La "mamie" n'habite pas dans la direction où je vais. Je ne peux même pas les joindre pour décoller de Samara et prolonger l'instant magique de la nuit. Je décide tout de même d'aller faire un tour dans les vieux quartiers de la ville, là où est située l'Alliance française. J'aimerais bien taper quelques pages de mon journal en français sur un clavier azerty. Peine perdue, ils n'ont que du qwerty. Quand je retourne à l'appartement afin de récupérer mes effets et disparaitre, je laisse un camembert dans le frigidaire. Le "Rustique" moulé à la louche, le plus fait dont la date de consommation expire le 01 juin 2009 afin qu'il ne se gâte pas davantage dans mon sac. Celui que je préfère aussi. Faire plaisir à l'autre et savoir donner quand on a reçu. Avec le recul, je pense qu'il fallait mieux donner celui qui était moins odorant bien que de qualité inférieure. Je n'ai jamais su si elle l'avait consommé ou pas mais je pense que nos critères de sélection concernant les goûts ne sont pas identiques d'un peuple à l'autre. Je me suis rendu compte qu'il ne fallait pas nécessairement se priver d'une "délicatesse" pour faire plaisir à l'autre surtout en ce qui concerne les vins, les fromages, le chocolat noir, en raccourci les plaisirs du palais. Les gens ne les apprécient pas à leur juste valeur. Une autre raison pour laquelle je ne peux pas demeurer sur place, c'est la proximité du jour férié dit "jour de la Victoire" du 09 mai 1945. Célébré le 08 mai dans la plupart des pays d'Europe de l'Ouest, il l'est le 09 mai en Russie parce le document fut signé tard le soir du 08 mai. Avec le décalage horaire d'une heure de Moscou sur Berlin, cela correspondait à la date du 09 mai 1945, date à laquelle le gouvernement russe annonça la capitulation de l'armée allemande devant les forces alliées sur le front Ouest. Le jour férié tombant un samedi, le lundi par substitution ne sera pas travaillé or Olga, mon prochain contact à Omsk distante de 1800 kilomètres m'attend pour le 10 ou le 11 mai. J'ai peur qu'il y ait moins de véhicules sur les routes. Ces fins de semaine à rallonge - petits ponts de trois jours - permettent aux familles et amis de se retrouver. Les voitures sont pleines à craquer et il y a moins de camions en mouvement car ils ont le droit eux aussi à des jours de repos. A la mi journée, ayant petit-déjeuner, je m'éloigne à pied de l'appartement et longe le parvis magnifique qui surplombe la Volga majestueuse, puissante et tranquille. A chaque fois que je demande la direction d'Yfa et comment sortir de la ville à pied, les gens s'esclaffent et me disent que ce n'est pas possible. Je me positionne à un feu et saute très rapidement dans une voiture après qu'Igor ait baissé sa vitre pour savoir ce que je voulais. Par chance, il va chez Castorama situé en zone industrielle à la sortie de Samara. Il est vrai qu'il n'y a pas besoin de venir à Samara en Russie pour se rendre chez Casto. Il y en a de plus proches en Normandie ou en Alsace. Un magicien dans un camion de sable sans Pimprenelle me dépose à l'intersection évitée hier soir en empruntant la vieille route. Une route se dirige vers la capitale Moscou et une seconde vers Yfa et Tcheliabinsk (868 km). D'entrée de jeu, une Lada avec un chauffeur fou m'embarque pour une petite centaine de kilomètres. Nous avons du établir un temps record pour parcourir cette distance. Ma moyenne kilométrique diminue avec un Man surchargé en route vers Tcheliabinsk et doit tourner autour de 400 kilomètres aujourd'hui. Il s'arrête sur l'aire de stationnement d'un restaurant. Je trouve refuge dans un bâtiment en construction. J'étale mon duvet sur la couverture de survie pour le couper du sol. Inutile de dire que je l'apprécie dans ces moments.
Je suis réveillé à l'aube et tente quelques "coup de pouce" aux rares voitures qui s'annoncent. Ne voilà-t-il pas qu'une voiture japonaise toute équipée pour un handicapé en provenance de Samara et allant à Ekaterinbourg fait une pause et me remarque sur le bord de la route. Le chauffeur claudicant vient me voir et me demande où je vais. Il veut visiblement m'aider et me faire faire un bout de chemin en direction de Tcheliabinsk. Sa femme est installée à l'arrière avec leur enfant, le siège à côté de lui est vacant. Je m'installe et ne pipe pas un mot car un lecteur DVD fonctionne avec un film d'animation pour le gosse. Sans prévenir, quelques quatre-vingt kilomètres plus loin, il s'arrête près d'une station service et m'ordonne de descendre. Tout comme subitement, il est venu me "pêcher miraculeusement", il me lâche maintenant dans la nature. Je n'argumente pas tellement sa réaction est déconcertante. Je n'essaye même pas de le persuader de m'emmener plus loin. Je me dis qu'après tout, je dois lâcher prise et accepter les événements tels qu'ils se présentent. Quelque chose de "vraiment spécial" et nécessairement meilleur m'attend après ce malheureux "coup du sort". Je ne peux pas ignorer le fait qu'il ait fait preuve de bonne volonté. Le fait de déplacer un pion et de l'approcher de la reine peut aider à la victoire. Je me convaincs que de toute façon, je ne dois plus être très loin de Tcheliabinsk. Une fois mon bon Samaritain reparti, je fais en vain des aller-retour à la pompe à essence. Les voitures restent dans le coin sauf quelques unes en transit sur de longues distances qui refusent car déjà occupées. Je tend le bras pour arrêter n'importe quel véhicule venant dans ma direction. Une voiture avec un jeune gars au volant stoppe à ma hauteur. Il descend et viens m'ouvrir le coffre pour y placer mon sac à armature. Je tombe des nues et suis abasourdi lorsqu'il me dit qu'il rentre chez ses parents à Tioumen distant de presque 800 kilomètres. Voilà le bon "coup de pouce" que je sentais venir. Je l'ai flairé, celui-là ! Il est militaire à Rostov et profite du jour férié pour rentrer visiter sa famille. Nos échanges verbaux sont très limité. Je ne veux pas commettre d'impair et me faire débarquer alors que je peux rouler toute la journée sans discontinuer. Nous évitons et contournons Tcheliabinsk qui était encore à 280 kilomètres lorsqu'il m'a pris en stop. J'élimine volontairement un de mes contacts dans cette ville car nous sommes samedi et Elena est probablement en train de dormir à l'heure qu'il est. Je n'ose même pas lui téléphoner de peur de la réveiller et la déranger. Nous poursuivons notre route vers Kurgan (140 km) et Tioumen (190 km), porte d'entrée de la Sibérie à laquelle je ne m'attendais pas à frapper si vite. Je veille à ne pas froisser mon chauffeur par un geste déplacé et prends soin de lui. La route principale qui relie Kurgan à Omsk transite par le Kazakhstan. Etant dans le doute quant aux conditions de transit sur cette portion de la transsibérienne, je préfère continuer avec "mon chauffeur d'un jour le plus long" et passer par Tioumen avant de reprendre la route vers Omsk (620 km). Je lui explique tant bien que mal car je sais qu'il ne comprend pas que je veuille continuer avec lui. Omsk (720 km) est indiqué tout droit avec un passage par le Kazakhstan obligatoire sans savoir si je ne serai pas refoulé à la frontière. Le détour de Kurgan à Tioumen est presque de 200 kilomètres plus les 620 kilomètres jusqu'à Omsk, ce qui fait une différence d'une centaine de kilomètres seulement (200 + 620 = 820 - 720 = 100 km). Il me dépose finalement en fin d'après-midi à la sortie de Tioumen. Les deux routes contiguës, celle par laquelle nous entrons en ville et celle par laquelle je dois sortir, se touchent et forment un angle aiguë dans la périphérie sud de la ville. Je descends de la voiture en remerciant mon bienfaiteur et marche jusqu'à la route en direction d'Omsk. Je fais le pari que je vais décoller ce soir et y arriver demain matin. Un gars me lance sur la voie rapide pendant vingt-cinq kilomètres. Après quoi, j'assiste à un défilé de voitures avec un concert de klaxons, les hampes des drapeaux russes étant maintenues dans les vitres ouvertes des portières. Ils fêtent la victoire. Les Russes peuvent être très nationalistes. En tant qu'étranger, je dois me faire remarquer sur le bord de la route essayant d'attraper un véhicule. Pourvu qu'ils n'aient pas l'idée de penser que je suis allemand, sinon je peux passer un sale moment si je tombe sur des types bizarres. Je dépasse cette bourgade un peu trop enthousiaste à mon goût et obtiens successivement deux voitures avant de rencontrer "le chauffeur de mes rêves" ou bien appelons-le encore tout simplement "le camion de ma nuit". Celui-ci projette de rouler toute la nuit. Il m'a emmené pour pouvoir discuter afin qu'il puisse rester éveillé. Je vais faire face à la même difficulté de communiquer en profondeur dans la langue russe sur des sujets les plus divers. Nous dînons dans un routier de plats capables de nous tenir au ventre toute la nuit. Plutôt qu'une invitation à diner, je préférerai que nous avertissions Olga de mon arrivée matinale demain matin en lui téléphonant. Au menu, une terrine de pommes de terre aux lardons puis une assiette de soupe accompagné de pain. J'accepte le thé malgré l'heure tardive. Je dois me tenir éveillé, être vigilant et veiller à ce que mon chauffeur ne s'endorme pas. Nous repartons 3/4 d'heure plus tard et roulons non-stop jusqu'au petit matin où nous arrivons à Omsk. Proche du centre ville, nous essayons de contacter Olga sans succès. Il est 7h30 du matin quand je descends du camion. Nous avons tenté maintes fois de la joindre. La voix du répondeur téléphonique nous demande de la rappeler plus tard. C'est peine perdue ! C'est comme si la ligne n'était pas joignable et hors réseau. Olga avec qui, depuis deux mois, j'ai échangé près de vingt-cinq courriels avant d'arriver à Omsk m'a pourtant demandé de venir de préférence le 10 ou le 11, pendant un de ses jours de repos. Je suis confus et un peu en colère. Qu'est-ce qu'elle fout ? Où es-t-elle ? Je n'ai même pas son adresse. J'avance à pied jusqu'au carrefour. Je ne sais même pas par où aller ne sachant pas dans quel quartier elle habite. Lorsque je suis attendu habituellement, j'ai localisé avant de commencer le voyage à l'aide d'Internet l'endroit où mes hôtes vivent, c'est-à-dire situer la rue dans la ville et savoir si c'est du côté où je vais arriver en ville au nord ou à l'opposé au sud, à l'est ou à l'ouest. Beaucoup de chauffeurs connaissent les rues des villes et me demandent l'adresse où je vais. Ils m'aident à trouver l'endroit et même parfois la personne que je cherche, ce qui à priori semble inimaginable que les gens soient si serviables. Cette façon de planifier permet un gain de temps et évite d'avoir à téléphoner. Il faut alors attendre dans la gare (de train ou routière) que l'hôte soit disponible et vienne vous rencontrer. Ensuite, il pourra vous accompagner chez lui. Mes hôtes n'ont pas la moindre idée que je n'ai pas de téléphone portable. Je joue de malchance avec le téléphone. A chaque fois dans ma vie personnelle quand j'ai eu dans le passé besoin d'appeler, le portable était toujours éteint. Ma communication se fait via le site par échange d'E-mail. Que faire ? Une voiture s'arrête à l'angle. Je suis abordé par Volodia qui en sort. "Kann ich Dir helfen ?" (Puis-je t'aider ?) Je remercie le plus grand des hasards, appelons-le encore le destin, de me remettre entre les mains de cet homme providentiel. Il est accueillant et prêt à me rendre service. Il propose de me rapprocher du centre ville où il habite et m'invite à prendre une douche et déjeuner dans son appartement. Sans me connaitre ni d'Adam, ni d'Eve, cet illustre inconnu me laisse rentrer dans sa vie et partage avec moi le fruit de son travail en attendant qu'Olga se réveille et que l'on puisse la joindre ou bien que l'on trouve une solution. Il me reproche de ne pas avoir son adresse. Comment peux-tu être si stupide ? Venir jusqu'à Omsk sans aucune adresse. Je dois ouvrir ma boite aux lettres car elle me l'a peut-être envoyé dans son dernier courriel que je n'ai pas encore lu. Il a parfaitement raison. Son raisonnement est logique. Quand je lui dit que j'ai "rencontré" Olga en ligne, il se méprend sur le sens de rencontrer, il la jette aux orties et me prie de la laisser tomber. Il veut me déposer sur la route qui conduit à Novossibirsk. J'ai roulé toute la nuit sans dormir. Je suis lessivé mais je ne veux pas abandonner mes recherches et quitter la ville sans voir Olga. Je bois du thé noir et mange de la "griechka" en noyant mes inquiétudes dans deux alcools forts fait maison. Il n'y a toujours pas de réponse aux appels successifs. Mon salut réside dans l'ouverture de ma boite aux lettres. Vers 9h00, ultime espoir, nous sortons et gagnons le centre commercial situé en face de sa barre d'immeuble. Il n'y a pas de café Internet. Je demande à une jeune fille plutôt sexy dans sa robe très courte de taffetas noir si je peux avoir accès à l'ordinateur de la boutique dont elle est responsable. Je lui explique mon cas. Elle accepte. Je prends note de l'adresse d'Olga reçue la veille. Volodia connait très bien la rue puisqu'il y a vécu il y a une dizaine d'années quelques numéros de porte plus loin. Heureux hasard qui fait bien les choses. Il est temps pour lui de commencer sa journée. En partant à la campagne, il me dépose à l'adresse indiquée. Il me quitte pour aller à sa datcha. Personne ne répond à l'interphone. Je réussis à monter à l'étage jusqu'à la grille derrière laquelle s'ouvrent deux portes d'appartement qui se font face. Je sonne à l'une et à l'autre. La voisine ouvre et me dit qu'elles - Olga et sa mère - ont quitté la veille au soir pour leur datcha et seront probablement de retour ce soir. Même téléphoner hier soir n'eut servi à rien si elles avaient déjà quitté l'appartement. La datcha est trop éloignée et n'a pas de réseau pour être jointe avec un portable. Quelques appels ont abouti. Olga décroche mais ne peut pas répondre. Dans mon dernier courriel, je lui ai dit que j'allais faire l'impossible pour être à Omsk le 10 ou le 11 tout en lui disant de "vivre sa vie" et qu'elle fasse ce qu'elle à prévu mais je n'imaginais pas qu'elle partirait passer la nuit à la campagne. De quoi me faire rager ! C'est bien la peine d'entrer en contact et passer tant de temps à correspondre avant de se rencontrer alors que le "moment magique", la rencontre réelle dure si peu.
Je laisse mes sacs en sécurité pour la journée sous la responsabilité de la voisine d'en face. Je reviendrai les récupérer en fin d'après-midi. J'ai la journée entière pour faire ce que je veux. Je remonte la grande avenue et retourne lentement en direction de ma "poupée de taffetas noir". Je vais lui demander si je ne peux pas faire ma correspondance et rédiger mon compte-rendu de ces dernières 48h00. Elle n'a vraiment que la peau sur les os et sa gentillesse égale sa beauté, une peau diaphane sous laquelle coule des veines d'ébène. Elle accepte. Je lui tiens compagnie pendant deux heures. Personne n'entre dans la boutique. Mon travail d'écriture achevé, je m'assois sur un banc au rez-de-chaussée et regarde les clientes entrer et sortir du centre commercial. Elles jouent un rôle et se composent toutes un personnage de femmes fatales avec une taille idéale et un soutien-gorge qui rehausse leur poitrine et la met en valeur. Bien que toutes différentes physiquement, il y uniformisation des goûts et des valeurs, toutes sur la même ligne de consommation. Je m'amuse à les regarder. Certaines n'ont pas peur du ridicule à cause de leur petite tenue (in)décente. Elles font vraiment dans le mini mini. D'autres accoutrements prêtent à sourire. J'ai l'impression d'être spectateur attentif d'une comédie dont le film pourrait être intitulé "Jolies femmes". Ainsi va la mode en Russie. Je sors ensuite me balader le long de la Volga. Une promenade tout en béton la longe et je fais l'aller-retour plusieurs fois. Que faire d'autre ? Les gens musardent en famille. Je n'ai pas la tête à lire. Attendre le retour éventuel d'Olga car qui dit qu'elle reviendra aujourd'hui. Ah ! ces femmes russes... Elles vous feraient tourner en bourrique.
Vers 18h30, je retrouve la voisine et l'appartement toujours vide. Je vais devoir reprendre mon sac et trouver un endroit pour passer la nuit. J'ai repéré des logements vacants en cours de construction. Au moment ou je l'attrape en haut des marches de l'escalier et passe les bretelles prêt à redescendre, j'entends la porte de l'ascenseur s'ouvrir. J'ai une seconde d'hésitation avant de quitter et ne voilà-t-il pas qu'apparaissent Olga et sa mère, fatiguées de leurs travaux des champs. Olga me dit clairement qu'elles sont lasses. Je n'ai pas à protester. Je dois considérer que dans mon malheur, j'ai de la chance de ne pas les avoir raté. Cela s'est joué à quelques secondes près. Je ne lui en veux et joue "le grand jeu" comme si c'était une journée exceptionnelle. Après que nous ayons tous pris la douche, j'ouvre en guise d'apéritif un demi de Kriter que nous partageons à quatre, ce qui fait peu dans le verre pour chacun d'entre nous, j'en conviens ! Une demi bouteille qui a bien vieilli et bien voyagé depuis la Normandie avec un arrière-goût très fruité que tout le monde apprécie. Elles ont préparé un plat consistant de pommes de terre et de viande de porc. Je leur fais goûter un brie avec une demi bouteille de Bordeaux qui est arrivée sur le pouce dans mon sac comme la première. Olga, peu disserte, me propose de dormir dans l'appartement de sa grand-mère inoccupé car elle est hospitalisée pour quelques jours. Bien qu'ayant satisfait mon appétit, je cuisine en prévoyance des jours à venir. J'ai pu me permettre de rester une journée entière à Omsk car j'ai roulé toute la journée d'hier et la nuit. 665 kilomètres séparent Omsk de Novossibirsk où je n'ai pas prévu de contact et il y a 789 kilomètres supplémentaires jusqu'à Krasnoïarsk, ce qui donne un total de 1454 km (665 + 789 = 1454 km). Bonne nuit chez la grand-mère. Un peu plus de 4000 km me séparent de la frontière chinoise et il me reste 6 jours de voyage.
Lundi 11 mai - En route vers Novossibirsk (665 km), capitale de la Sibérie (une journée sans camion).
Olga, journaliste pour un magazine d'automobile, son copain, sommelier dans un club et sa mère vont tous les trois travailler aujourd'hui même s'ils n'en ont pas beaucoup l'envie. Ils semblent manquer de motivation mais leur gouvernement leur a demandé en ces temps de crise économique de participer à l'effort national et de travailler ce jour normalement férié. Nous prenons un petit-déjeuner tardif après qu'ils m'aient demandé la veille au soir de les rejoindre vers 9h30. Au menu: café au lait, pain, beurre, confiture et brie de Comte Robert. Devant la profusion d'autobus, je préfère m'abstenir une fois de plus de sauter dans l'un qui part à contre-sens et continue à pied, le signe distinctif de ma prochaine étape à bout de bras: "Novossibirsk". La route est sinueuse et finit par contourner un pâté de maison avant de revenir légèrement vers le centre, telle une hyperbole qui s'éloigne pour mieux se rapprocher. J'hésite et je doute que je sois dans la bonne direction. Je dépasse une Lada garée dans la rue où les maisons en bois se succèdent les unes à côté des autres. Elles ne sont pas récentes et ont du cachet. A les voir en carte postale, je penserai qu'elles ont été construites en Sibérie. Je n'en suis d'ailleurs pas loin. Trois hommes dans cette Lada rouge, deux devant et un derrière qui écrit et rédige un papier officiel que lui dicte le chauffeur au faciès résolument asiatique. "Attends un peu" me répond son voisin aux allures de petit-chef, chemise débraillée sur une poitrine velue. Je pose mon sac à côté de la voiture, heureux de ne plus avoir à le porter. J'attends qu'ils aient fini de recopier leur document. J'ai l'impression que celui de derrière a été mis en difficulté financière et qu'il doit emprunter de l'argent. A cette fin, sa maison en bois en mauvaise état lui sert en quelque sorte de chèque en bois, à rembourser une somme d'argent en contre partie de l'hypothèque. Je n'ose pas croire qu'il s'agit d'une lettre de dénonciation. Les deux gars à l'avant du véhicule sont des requins de la race des usuriers ou des profiteurs. Quand ils ont obtenu ce qu'ils voulaient du troisième larron, ils me font signe de monter et nous partons en direction de la route vers Novossibirsk où ils vont me déposer. Ils me mitraillent de questions diverses de différents calibres sur des registres diversifiés pour m'avouer juste avant de me déposer qu'ils sont de la police. Quels sorte de policiers sont-ils ? Est-ce de la police ou du KGB dont il font partie, celui-ci n'en étant pas moins la police des police. Ils savent où me déposer sur la grand route et tournent sur la gauche, une route qui retourne vers le centre et d'où beaucoup de voitures sortent et s'engagent sur la route principale, celle d'où nous venons. C'est un petit carrefour que peu de voitures dépassent. Au bout, La Sibérie. Je commence ma journée avec deux Ouzbeks dans une Lada pour une quarantaine de kilomètres. Des chaises occupent la banquette. Je dois les replacer pour pouvoir m'asseoir à l'arrière. Ils me larguent à un rond-point en pleine nature d'où je repars avec un "lucky lift", une voiture tirée au sort, la chance me sourit car Grégory retourne au boulot dans l'Altaï. Je parcours près de 500 kilomètres avant qu'il ne prenne vers Karat sur la droite. Avant qu'il ne tourne, j'ai essayé d'attraper un autre véhicule à l'arrêt dans un aire de repos qui permet aux gens de se restaurer et faire une pause. Je demande aux chauffeurs, jeunes et moins jeunes, une place dans leur véhicule, le plus souvent des 4 X4 mais ils s'en contrefoutent magistralement. Autant descendre de la voiture là où Greg doit tourner. Il y a un contrôle de la police, ce qui force les véhicules à ralentir. Un couple dans deux voitures séparées m'emmène vers Novossibirsk distante d'une centaine de kilomètres seulement. Elle, fausse blonde, me voit sur le bord de la route mais n'ose pas me ramasser. Lui, producteur de musique, n'ose pas croire ce que je lui raconte. Il a toutefois le cran de s'arrêter et de me laisser monter dans sa voiture de sport rouge style Maserati. Il flambe. Il a un air crédule et naïf. Lorsque nous marquons une pause dans un restaurant afin qu'ils se refassent une santé, je remarque que sous son apparente douceur, sa partenaire porte la culotte et fait preuve de rigueur. Il n'a qu'à bien se tenir. Ils ont faim. Ils viennent du nord de la Sibérie et conduisent non-stop depuis dix heures. A voir l'état de leurs voitures, ils m'expliquent qu'il y avait de la neige à l'endroit où le groupe qu'il promouvait se produisait. Je sors mon fricot de mon sac et les rejoins. J'hésite à les suivre en ville. Je peux descendre sur la bretelle de contournement de la ville mais je leur fais confiance puisqu'il m'ont assuré que je peux dormir avec eux chez son frère. Nous allons rendre des comptes à un directeur de club associé. Nous sommes reçus dans une arrière salle où trône un billard. Après les présentations et les salamalecs, une bière m'est offerte. Le type qui nous reçoit, la voix rauque et désagréable, accompagnée de son assistante, prend des apparences de mec sûr de lui alors que j'ai une sale impression. Il est mielleux et faux-cul. Quand à mon couple de producteurs, elle est celle qui dirige le groupe et fait de l'événementiel. Son jules est juste un prête-nom dans un monde de brutes dominés par les hommes. J'aurais du écouter mon intuition et les quitter à l'embranchement de la rocade. Je me retrouve tout penaud lorsqu'ils me déposent devant la gare de train à minuit. Je les quitte sans les remercier et leur fais part de mon mécontentement. Je serai au moins venu à Novossibirsk, l'une des agglomérations les plus étendue de la Russie. Que faire d'autre à minuit à Novossibirsk que de remonter l'avenue de Krasnoïarsk afin de sortir du centre. Toute une aventure nocturne. Cela commence par longer toute une série de club, boites, discos et karaoké où les jeunes plus ou moins éméchés prennent le frais avant de replonger dans leur enfer musical. Nous sommes lundi et le dernier jour de party. Direction Krasnoïarsk (789 km). Bon courage. Il n'y a plus de transport en commun. Je m'éloigne à pied du centre et marche pendant une heure ou plus. C'est toujours tout droit ou presque. A un feu, je réussis à chopper un type avec une Lada, un taxi au noir, qui reconduit une jeune fille. Il accepte de me pousser jusqu'à l'endroit où elle se rend. Il la dépose à un grand carrefour où deux hommes sur le trottoir accoudés à une barrière garde-fou boivent. Debout sur la chaussée en face d'eux, une femme alcoolique, le visage abimé, plus en manque d'affection que de sexe, leur demande une bouteille d'accompagnement. Elle l'obtient et vient me prendre par la main. Je lui dis que l'on peut rentrer à la maison maintenant. Elle acquiesce puis se ravise: "as-tu de l'argent ?" Je la lâche et remonte sur le trottoir. Je fais à peine une centaine de mètres puis avise un espace vert derrière une église orthodoxe. La palissade a des trous mais je ne trouve rien qui prévaut du côté de la croix. Je prie pour qu'il ne pleuve pas et étale mon duvet au pied d'un cabanon pour trois heures de repos bien mérité. 3000 kilomètres me séparent de la ville de Chita qui elle-même se situe à 486 km de la frontière chinoise (3500 km environ) et il me reste 5 jours de voyage pour sortir du pays en temps voulu (3500 : 5 = 700 km quotidien). Avec 665 km et mon sixième jour de transit à travers la Russie, j'ai parcouru aujourd'hui plus de la moitié de mon itinéraire en Russie qui totalise 7136 km (sans compter les rocades et détours occasionnés par les impondérables). J'ai cinq journées de voyage en transit derrière moi et cinq à venir, ce lundi 11 étant la journée charnière (5 jours + lundi 11 + 5 jours = 11 jours de transit).
Mardi 12 mai - Novossibirsk - Krasnoïarsk (789 km): une autre journée sans camion.
Cela est peut-être une des conséquences du jour férié mais les voitures particulières sont plus rapides. Je dois traverser à pied Kemerovo et Mariinsk qui m'ont l'air bien séduisante. En fait, là où je suis en ville, à côté d'un feu ou bien dans une ligne de voitures les unes derrière les autres, je me positionne et demande de l'aide de portière à portière comme quelqu'un qui a besoin d'aide, comme un mendi(c)ant qui quémande sa pitance. Je sais que quelqu'un de plus démerdard que le précédent puisqu'il a refusé de me venir en aide va me dépanner. Je cherche juste à aller dans telle direction. Tôt ou tard, je vais obtenir ce que je veux et parvenir à mes fins. Un peu de culot ne fait pas de mal dans la vie. Je n'ai pas encore pris un seul autobus. Un jeune médecin me permet de traverser Kemerovo et me raconte son voyage de noces en Europe de l'Est. Avec sa jeune femme, ils ont atterri à Prague où ils avaient réservé pour cinq jours une chambre d'hôtel et une voiture de location. Chaque jour, ils ont rayonné et se sont baladé dans les pays limitrophes de la Tchéquie comme l'Allemagne, l'Autriche, la Slovaquie et la Hongrie. Je continue vers Mariinsk que j'aimerais revoir plus longuement la prochaine fois. Je n'ai pas vu de paysages exceptionnels depuis Belgorod à part quelques vues un peu plus vallonnées avant d'atteindre Tcheliabinsk mais cela ne saurait tarder avec la Sibérie et la route qui contourne le lac Baïkal. Le permafrost est un frein à l'entretien des routes dont le revêtement se désagrège sous l'effet du gel et du long hiver sibérien. J'ai atteint une aire de stationnement réservée aux clients d'un routier. Je réussis à coincer Andreï avec son pick-up à sa sortie du parking et le convaincs de m'emmener. Il sourit quand je lui dis que je suis français et me demande de lui montrer mon passeport. Plus 300 km restent à parcourir jusqu'à Krasnoïarsk où je veux dormir ce soir chez Anna. Il peut m'emmener mais il doit marquer une brève pause dans un village en cours de route. Son invitation est bienvenue. Marié, père d'une enfant, il a une relation à la campagne. Nombreux sont les hommes russes qui ont une double vie et deux familles sans que l'une ne sache rien de l'autre. Sa profession de commercial est de vendre des engrais dans les zones rurales. Anna m'a laissé son adresse et Andrei avec l'aide du GPS trouve sa rue très facilement. Il m'y dépose. Personne dans l'appartement. Je l'appelle. Elle sera là d'ici trente minutes. Cela me parait tellement plus facile quand j'ai l'adresse en poche. Je prends une douche et Anna me propose de laver mes fringues. Avec ses amis, elle projette d'aller faire un tour à vélo à 22h00 et revenir vers minuit. Je lui donne carte blanche. Ce sera sans moi. Je me revigore avec du thé au gingembre et du miel. Elle me prépare de la "griechka" au lait. Je cuisine du riz comme d'habitude, l'Asie doit y être pour quelque chose. J'écris mon journal et le mets en ligne. Après qu'elle soit rentrée vers minuit trente, avec son copain, nous nous faisons une "camembert-party" arrosée de bière qui dure jusqu'à 3h00 du matin.
Mercredi 13 mai - Krasnoïarsk - Irkoutsk (1100 km).
Réveil au thé noir à 7h00 du matin. Ma faiblesse aujourd'hui est de sauter dans un autobus de la ville, le n° 56 qui part de la gare routière et continue le long de la route qui sort de Krasnoïarsk vers Irkoutsk. La ligne de tramway n° 7 est parallèle pendant un bon moment à l'itinéraire du bus mais ne va pas aussi loin que celui-ci. J'ai complètement oublié l'état déplorable de la route de Krasnoïarsk à Irkoutsk. Il n'y a pas d'asphalte tout le long mais un revêtement de goudron par endroit. Entre les plaques noires, une piste en dur qui bouge en fonction de la saison, des intempéries et des différences de températures. Peu de trafic à partir de Novossibirsk vers l'Est. Tout les mouvements de véhicules se concentrent autour de la capitale Moscou vers Novossibirsk. Qui parle de piste dit nécessairement moins de véhicule susceptible d'emprunter cette "voie de terre". Mon itinéraire passe pas Chita. Je me rappelle que c'est la forêt sans discontinuer après Darasoun dont j'ai de mauvais souvenir. Sorte de "terra incognita" où il faut chercher sa route sans aucune indication. J'ai lu en 2007 sur Internet qu'ils avaient fini la construction de la Transsibérienne et relié Moscou à Vladivostok (9000 km). Kansk, 280 km de Krasnoïarsk, est la ville la plus importante de mon itinéraire aujourd'hui. Deux routiers qui s'ennuyaient me montent jusqu'à la périphérie de Kansk. Après en avoir eu pour leur compte, ils veulent me déposer à l'entrée de la ville. Je ne suis pas d'accord. Je préfère la sortie, plus facile d'attraper un véhicule qui vient du centre. J'insiste pour rester dans la cabine le temps du transit par Kansk et descends plus tard au début de la route étroite vers Irkoutsk. Je sais qu'ils continuent plus loin avant de tourner vers Bratsk mais s'ils sont décidé à se séparer de moi, que puissé-je faire ? Dans cette partie de la Russie, les chauffeurs peuvent vous débarquer aussi vite qu'ils vous ont embarqué à cause des distances importantes. Vous pouvez les amuser quelques heures mais ils n'ont pas forcément envie de vous avoir à côté d'eux pendant 24h00. Il s'agit de parcourir 1100 kilomètres. Il faut faire de longues pauses. Certains coupent la poire en deux et prennent une chambre. Avant un passage à niveau, un trou d'eau oblige les véhicules à ralentir, je réussis à parler à Volodia qui conduit une Lexus 4 x 4 depuis Krasnodar. Il a trois jours de conduite à son actif. Il m'affirme avancer jusqu'à Tulun, proche d'une centaine de kilomètres mais je sais pertinemment qu'il se rend à Irkoutsk distante de presque 700 km. Hésitant à m'emmener, je réussis à le convaincre. Il n'a pas totalement confiance. L'endroit là où il était censé s'arrêter ressemble plus à un village qu'une ville. Je me tais. Inutile de lui rappeler ce détail de l'histoire. Il me dépose à l'entrée d'une aire de service prétextant qu'il va se reposer. Est-ce dire boire un café et continuer, ce que je crois ou bien prendre une chambre et y passer la nuit ? Il cherche à se débarrasser de cassettes de musique et me les donne. Je reste sur la transsibérienne dans l'attente d'un éventuel véhicule et de la nuit qui ne va pas tarder. Je sais qu'il me faut décoller de cette endroit ce soir et rouler cette nuit si je veux conserver une chance de sortir à temps du pays et ne pas dépasser mon visa de transit or cette chance d'accrocher un véhicule est minime car ils sont en nombre réduits sur le parking où sont garés quatre camions et quatre 4 x 4. Je remarque une Lada 4x4 blanche pleine à craquer avec un couple qui s'apprête à quitter vers Irkoutsk. Je ne juge même pas utile de les solliciter. Un gros 4x4 vient se garer à côté de celle de Volodia. Deux gars étranges en sortent. Ils ne collent pas vraiment avec l'image luxueuse qui se dégage de leur puissante voiture. Ils sont habillés chichement et ont plus l'air de paysans que de citadins. Ils donnent l'impression d'être des durs et des coriaces avec qui l'on ne rigole pas et à qui on ne la fait pas. Je n'ai pas eu de franche réponse positive à ma question lorsqu'ils ont fait le plein d'essence. Je vais devoir les rattraper à la sortie du restaurant. J'attends qu'ils en sortent. Ce sera eux ou Volodia de nouveau. Les camions sont là pour la nuit. Je suis sur un fil. Je peux basculer d'un côté ou de l'autre et ne pas pouvoir aller plus loin. Je dois garder mon équilibre et parvenir à mes fins, aller plus loin. Lorsque mes deux gars quittent, je reçois leur assentiment de monter dans leur palace ambulant. Volodia qui furète dans son coffre n'en revient pas que j'ai trouvé une occasion. Je peux le voir à la tête qu'il fait. S'il pensait se faire prier pour que je puisse l'accompagner, il s'est trompé. Il va finir son parcours en solitaire. La roue tourne. C'est à son tour d'être laissé en rade. Il vient vers moi et demande à récupérer une des cassettes qu'il m'a donnée. Je le laisse fouiller dans mon sac mais il ne la trouve pas. Nous quittons l'aire. Le chauffeur, jeune et en surcharge pondérale, dégage une odeur nauséabonde comme un corps en putréfaction. Il a beau être puissant au volant de son char et étaler sa richesse, il n'a qu'une vie, n'est pas immortel et a des soucis à se faire. La mort n'est pas réservée seulement aux autres. Il n'arrête pas de remuer sur son siège atteint visiblement d'une forme de la danse de St Guy comme s'il était assis sur un ressort, voilà qui est gênant pour conduire très vite et dangereusement. Sa vitesse excède presque les limites du 4x4 sur cette piste mouillée et glissante à cause de la pluie intermittente qui tombe. Le passager est un drôle de type, plus âgé, l'air cynique, une relation familiale, un mentor qui à l'air de se moquer de tout un chacun pour un oui ou un non. Je me rappelle trop bien l'expérience précédente où je me suis fait déposé à la station-service. J'évite de demander d'où ils viennent car mon intuition me dit que je ne vais pas faire long feu dans la voiture. Je ne suis pas à l'aise, ni à ma place. Je ne sais pas à quoi ces deux types doivent leur (bonne) fortune mais quelque chose me dit qu'il y a anguille sous roche. Sans surprise, sous prétexte d'être arrivé à leur lieu de destination, le prochain village, ils essayent de me débarquer près d'un restaurant construit dans le style d'un fortin militaire avec sa façade à créneaux. Je les convaincs que l'endroit n'est pas convenable et de me déposer un peu plus loin. Mon temps était compté et gagner des miles à la vitesse à laquelle il conduisait relevait de la gageure (du pari). Seconde tentative de me larguer, je choisis un passage à niveau dans l'attente de Volodia car je sens qu'il va venir me retrouver (pour récupérer sa cassette). Nous avons une longue histoire en commun avec ce genre d'endroit stratégique où nos lignes de vie se sont déjà croisées. J'ai pu demander à mes deux voyous "qui" ils étaient. Bien que tardives, les présentations ont eu lieu et ils m'ont répondu "gypsies". Débarrassé d'eux, la nuit bien présente, il est plus de 22h00, devinez qui arrive quelques minutes plus tard ? Mon vieil ami, Volodia, remis en selle. Je procède de la même façon que la première fois. Je n'ai pas de mal à le convaincre. Il sait à qui il a affaire. Il sait aussi que s'il veut arriver à Irkoutsk (650 km) et conduire toute la nuit, il a besoin de ma compagnie pour rester éveillé tout comme j'ai autant besoin de son aide pour respecter mon planning de voyage. Dès que je suis dans son 4x4, il me demande sa cassette à laquelle il est attaché et qu'il ne retrouve pas. Avant qu'il ne fasse irruption une seconde fois dans ma vie, j'ai pensé que je pourrais peut-être sauter sur un train de marchandises comme je l'ai déjà fait dans le début des années 90 aux Etats-Unis, au Canada et en Russie (2003) dans l'Extrême-Orient russe au-delà de Chita, là où les pistes se confondent les unes les autres sans aucune indication. Je ne lui offre pas de conduire car la Lexus dispose d'une boite de vitesse au changement automatique à laquelle je ne suis pas habitué. Quant à l'odeur de mon dernier camembert, je ne crains pas que cela l'indispose car tout comme les "Gypsies brothers", il roule la fenêtre ouverte. L'air frais lui ravive les sens et l'empêche de s'endormir au volant. Cette unique exemplaire survivant d'une odyssée est destiné à l'exportation vers la Chine. Combien de temps durera-t-il ? Il expire officiellement le 01 juin 2009. Le soutenant dans ses moments les plus difficiles et s'aidant mutuellement, nous finissons par atteindre Angarsk, 60 kilomètres d'Irkoutsk, à l'aube. Malgré la lumière du jour naissant, je trouve refuge, étalé dans mon duvet au milieu des tombes, dans un cimetière situé juste en contrebas de la transsibérienne. Deux bons cycles de sommeil (2 x 80 mn = 160 mn = 2h40) suffisent à recharger les batteries et me remettre en jambe. Après un petit-déjeuner rapide assis entre deux pierres tombales du plus beau goût, j'ai le choix du sol dans ma salle-à-manger à ciel ouvert, je remonte sur la route principale et j'ai à peine commencé à marcher qu'un collectif "mashroutka" s'arrête à ma hauteur et me fait comprendre de monter. Je refuse l'invitation qui m'est faite de me joindre aux passagers payants mais le chauffeur revient à ma hauteur et insiste. Je finis par accepter et me retrouve à Irkoutsk rapidement. Il est à peine 9h00. Les employés arrivent pour reprendre leur travail. Je trouve un endroit pour taper mes piges, les mettre en ligne et laisser mes sacs en sécurité pendant quelques heures de balade à travers le vieil Irkoutsk. L'hôtel "Baïkalsk" sur la grand place délivre des "vouchers" (l'équivalent d'une réservation d'hôtel pour un voyage à venir) pour une somme de trente dollars. Il faut comprendre que le papier nécessaire à l'obtention du visa de touriste pour une période d'un mois coute la modique somme de 30 U.S dollars. "Tourism is a big business". Vers 17h00, je pense à sortir d'Irkoutsk en direction du lac Baïkal. Je ne sais pas quelle route y mène. Les gens ne m'aident pas par ignorance. Je tourne en rond. Je suis obligé d'aller dans le rayon carte de la boutique du "Baïkalsk" et regarder par moi-même où se trouve mon issue de secours. Une jeune fille francophone, très coopérante, avec la plus grande gentillesse qui soit, m'aide de son mieux. Elle s'efforce de pratiquer le français qu'elle apprend à l'université. Je la balaye d''un revers de main sous prétexte que je suis pressé. Je lui explique que je ne peux pas rester pour la nuit à Irkoutsk par manque de nombre de jours de séjour. J'ai l'impression qu'elle va presque exploser de douleur et fondre en larmes. Je ne comprends pas pourquoi. Je sais qu'elle a envie de pratiquer son français. L'ai-je brusquée ? Ai-je été si rude ? J'ai presque envie de la prendre dans mes bras pour la consoler. Je reviendrai et je resterai plus longtemps à Irkoutsk qui le mérite bien. A suivre...
Irkoutsk - Ulan Ude. J-2 et 1600 km depuis Irkoutsk jusqu'à la frontière chinoise.
Bonjour chers forumeurs,
Voilà, comme à chaque voyage que je prévois, je ne peux plus m'empêcher de demander l'avis à ce forum. En effet, après être parti en tanzanie+ Zanzibar, Côte Ouest des usa, L'Australie, l'Indonésie etc... ces voyages ont tous été super grâce justement aux vécu et à l'expérience des gens qui viennent régulièrement sur ce forum faire partager leurs coup de cœurs et itinéraire.
Et c'est une fois de plus que je fais appel à vous, et cette fois-ci pour la Thaïlande !!! Aaaaah, la thailsnde le paYs du sourire.. c'est une destination qui fais rêver ma copine et moi depuis de nombreuses années, et étions souvent à 2 doigts de partir là bas mais à chaque fois avions le doute de la période (l'été pas forcément le top), ...
Mais je sens que cette fois-ci c'est la bonne! Nous envisageons donc de partir en Thaïlande à partir du 1er février (voir le 31 janvier) jusqu'au 12 février, donc malheureusement une petite durée de 12 jours vol compris. Vu la courte durée nous pourrons tout faire malheureusement.
Nous aimerions donc avoir vos conseils, vos itinéraire, vos coups de coeurs pour faire que ce voyage en thailande soit mémorable comme toute autres destinations.
Ma première question est à propos du climat ? est ce la bonne période pour profiter de belle journée ensoleillé et faire du farniente sur les plages de phuket ou samui? D ailleurs laquelle choisir?
Ensuite, je ne me serai permis de venir sans rien, donc je vous présente ici un itinéraire qu'une agence m'a proposé que je vous transmets et attend vos critiques : Jour 1 - Bangkok Jour 2 - dammoen saduak - kanchanaburi Jour 3 - erawan - nakhom pathom - ayutthaya Jour 4 - ayutthaya - sukhothai Jour 5 - sukhothai - chiang rai Jour 6 - chiang rai - triangle d or- mae sai Jour 7 - mae sai - mai salong - chiang mai Jour 8 chiang mai - samui Jusqu au jour 12
Je vous remercie d avance infiniment pour m aider a découvrir ce pays, choisir les étapes a allongé ou a raccourcir, quelle plage choisir samui ou phuket ou ailleurs lesquels sont les plus belles?
On sait qu on ne peut pas tout faire en 12 jours, mais on de rend pas compte des distances, si le programme propose par l agence est faisable, stress etc...
On n accepte toute critique et changement sans problème ^^
Voilà, comme à chaque voyage que je prévois, je ne peux plus m'empêcher de demander l'avis à ce forum. En effet, après être parti en tanzanie+ Zanzibar, Côte Ouest des usa, L'Australie, l'Indonésie etc... ces voyages ont tous été super grâce justement aux vécu et à l'expérience des gens qui viennent régulièrement sur ce forum faire partager leurs coup de cœurs et itinéraire.
Et c'est une fois de plus que je fais appel à vous, et cette fois-ci pour la Thaïlande !!! Aaaaah, la thailsnde le paYs du sourire.. c'est une destination qui fais rêver ma copine et moi depuis de nombreuses années, et étions souvent à 2 doigts de partir là bas mais à chaque fois avions le doute de la période (l'été pas forcément le top), ...
Mais je sens que cette fois-ci c'est la bonne! Nous envisageons donc de partir en Thaïlande à partir du 1er février (voir le 31 janvier) jusqu'au 12 février, donc malheureusement une petite durée de 12 jours vol compris. Vu la courte durée nous pourrons tout faire malheureusement.
Nous aimerions donc avoir vos conseils, vos itinéraire, vos coups de coeurs pour faire que ce voyage en thailande soit mémorable comme toute autres destinations.
Ma première question est à propos du climat ? est ce la bonne période pour profiter de belle journée ensoleillé et faire du farniente sur les plages de phuket ou samui? D ailleurs laquelle choisir?
Ensuite, je ne me serai permis de venir sans rien, donc je vous présente ici un itinéraire qu'une agence m'a proposé que je vous transmets et attend vos critiques : Jour 1 - Bangkok Jour 2 - dammoen saduak - kanchanaburi Jour 3 - erawan - nakhom pathom - ayutthaya Jour 4 - ayutthaya - sukhothai Jour 5 - sukhothai - chiang rai Jour 6 - chiang rai - triangle d or- mae sai Jour 7 - mae sai - mai salong - chiang mai Jour 8 chiang mai - samui Jusqu au jour 12
Je vous remercie d avance infiniment pour m aider a découvrir ce pays, choisir les étapes a allongé ou a raccourcir, quelle plage choisir samui ou phuket ou ailleurs lesquels sont les plus belles?
On sait qu on ne peut pas tout faire en 12 jours, mais on de rend pas compte des distances, si le programme propose par l agence est faisable, stress etc...
On n accepte toute critique et changement sans problème ^^







