Je reviens d'un séjour de deux mois en Colombie où j'ai voyagé seul avec mon sac à dos.
Je n'ai eu aucun et absolument aucun soucis. Les Colombiens sont vraiment super gentils et très serviables.
Quand je lis tous ces témoignages de gens qui se sont faits agressés, je me pose la question de savoir si on parle du même pays ou s'ils ne sont pas un peu parano.
Un conseil à tous ceux qui hésitent encore à aller là-bas, allez-y avant que ce ne soit trop touristique.
Si vous désirez plus d'infos, n'hésitez pas à poser des questions.
J'aurais voulu poster un carnet de voyage avec notre itinéraire et quelques conseils que j'aurais aimé trouver moi-même, mais comme notre voyage s'est mal terminé, je vais surtout parler de notre expérience traumatique à Santa Marta.
Nous avons préparé depuis plus d'un an ce voyage, le premier aussi loin avec nos deux enfants (3 et 7 ans). Nous nous sommes calés sur les vacances scolaires en ajoutant une semaine avant et une semaine après, en accord avec les écoles de nos enfants (programme de rattrapage scolaire que nous avons suivi !).
Arrivée Bogota et environs (Zipaquira, Guatavita) 4 jours
Région du café Armenia Salento Armenia parc du café Manizales Parque de los Nevados 8 jours
Pour certaines excursions, nous avons alterné : un adulte avec notre aîné, l'autre restant au calme avec la petite. Très bon système qui nous convenait très bien, et permettait de faire des choses assez difficile sans se mettre en danger et en prenant notre temps, au rythme des enfants tout en profitant.
Medellin 3 jours
Premiers trajets : tous en bus
Medellin - Cartagena : avion
Cartagena et îles voisines : 5 jours
Santa Marta et Parc Tayrona 3 jours
C'est là que notre voyage a mal tourné. Nous avons été victimes d'une agression très grave à Santa Marta, un homme nous a menacés avec une bouteille en verre cassée, drogué sans doute, il a pris notre fils "en otage" puisque c'est lui qu'il a attrapé et menacé tout d'abord. Nous avons donné nos affaires, mais alors que nous sommes tous les deux calmes et habitués au voyage (beaucoup de voyages seuls ou en couple pour mon conjoint et moi). Mais dans cette situation, nos enfants hurlaient et nous avons été totalement été submergés, larmes et nerfs à vif, malgré la nécessité de rester calmes pour les enfants. Un autre voleur que nous n'avions pas vu nous a arraché des bouts de vêtements, pour voir si nous avions des poches ou des ceintures de voyage. Les cris ont attiré des policiers, les voleurs sont partis, il y a eu des coups de feu sans que nous puissions voir la suite, ce qui a augmenté le traumatisme. Nous étions dans un état second, il fallait prendre en charge les enfants, c'était vraiment très dur, les mots manquent pour décrire. Il était 17heures. Nous avons été pris en charge par la police. Mais on ne nous a pas rendu nos affaires, ce qui laisse penser que le voleur n'a pas été arrêté. Au plan matériel, rien de grave puisque nos passeports n'étaient pas sur nous, seulement des photocopies, et rien de grande valeur dans nos sacs. Nous pensions le soir même demander un rapatriement, et après une nuit d'hésitation nous avons décidé de terminer notre voyage, sans plaisir il faut le dire. Les derniers jours à San Gil puis Villa de Leyva ont été les pires journées de voyage, car la peur ne nous quittait plus Nous avons pensé que poursuivre le voyage atténuerait le traumatisme ("life goes on"), mais ça l'a peut-être prolongé ou accentué. Quelques jours après le retour, nous reprenons une vie "normale", mais les nuits sont difficiles. Je ne porte aucun jugement sur la Colombie, c'est la vie, c'est le destin, mais le souvenir en restera plus qu'amer pour nous.
C'est là que notre voyage a mal tourné. Nous avons été victimes d'une agression très grave à Santa Marta, un homme nous a menacés avec une bouteille en verre cassée, drogué sans doute, il a pris notre fils "en otage" puisque c'est lui qu'il a attrapé et menacé tout d'abord. Nous avons donné nos affaires, mais alors que nous sommes tous les deux calmes et habitués au voyage (beaucoup de voyages seuls ou en couple pour mon conjoint et moi). Mais dans cette situation, nos enfants hurlaient et nous avons été totalement été submergés, larmes et nerfs à vif, malgré la nécessité de rester calmes pour les enfants. Un autre voleur que nous n'avions pas vu nous a arraché des bouts de vêtements, pour voir si nous avions des poches ou des ceintures de voyage. Les cris ont attiré des policiers, les voleurs sont partis, il y a eu des coups de feu sans que nous puissions voir la suite, ce qui a augmenté le traumatisme. Nous étions dans un état second, il fallait prendre en charge les enfants, c'était vraiment très dur, les mots manquent pour décrire. Il était 17heures. Nous avons été pris en charge par la police. Mais on ne nous a pas rendu nos affaires, ce qui laisse penser que le voleur n'a pas été arrêté. Au plan matériel, rien de grave puisque nos passeports n'étaient pas sur nous, seulement des photocopies, et rien de grande valeur dans nos sacs. Nous pensions le soir même demander un rapatriement, et après une nuit d'hésitation nous avons décidé de terminer notre voyage, sans plaisir il faut le dire. Les derniers jours à San Gil puis Villa de Leyva ont été les pires journées de voyage, car la peur ne nous quittait plus Nous avons pensé que poursuivre le voyage atténuerait le traumatisme ("life goes on"), mais ça l'a peut-être prolongé ou accentué. Quelques jours après le retour, nous reprenons une vie "normale", mais les nuits sont difficiles. Je ne porte aucun jugement sur la Colombie, c'est la vie, c'est le destin, mais le souvenir en restera plus qu'amer pour nous.
Bonjour à tous
Je voudrais raconter ici que je me suis fait aggressé lors de mon voyage en Colombie. Cela s'est passé dans la ville de Bogota le jeudi 12 avril au mileu de l'après midi. Je rentre juste et je suis plutôt un peu sous le choc.
En fait, c'était un gars armé avec un autre qui était vraiment un gosse de peut-être 13 ans. Le petit m'a abordé comme pour demander une pièce ou demander l'heure, et l'autre est apparu par derrière. Ils avaient un pistolet chacun mais je sais pas si le gosse c'était un vrai vu qu'il l'a rangé vite dès que j'ai levé les mains en l'air pour me dépouiller.
C'est le petit qui m'a dépouillé et l'autre qui disait "rapido ! rapido!" et menaçait. Il faut peut-être faire attention à pas trop se promené seul comme c'était mon cas. C'était dans le parc national de la ville de Bogota ou je m'étais arreté pour lire un peu et profité d'une éclaircie et j'ai pas fait gaffe qu'il y avait personne autour de moi. Premier voyage en Colombie et ça restera le dernier. Avant j'étais en Costa Rica et Panama et c'était super. Pas détesté la Colombie mais le souvenir est bien dur. On m'avait beaucoup dit de pas y aller pour la sécurité et j'avais envie quand même et je dirais pas que j'ai eu tord mais tout le monde me dit ça maintenant au retour.
C'est juste pour informer tout le monde de bien faire gaffe si vous êtes seul surtout.
Ce voyage était tant attendu. Reporté l'an dernier pour graves raisons de santé, notre départ le 25 août était une belle fête dans nos têtes.
J'aurai mis un peu de temps pour rédiger ce carnet mais le retour a été bien chargé (tentative d'excuses). Il a fallu aussi trier les photos, poursuivre le voyage en lisant les magnifiques carnets des autres, et enfin reprendre les notes prises pendant ce beau voyage (et comme dirait mon épouse, les déchiffrer).
Je vais vous proposer très humblement mon retour d'expérience sur nos étapes (il n'y a pas selon moi de "circuit" meilleur que les autres : ce qui est important c'est d'assumer ses choix (car il est impossible de tout voir), ses impasses (car il faut faire des choix) et de profiter de chaque moment vécu (car nous aimons prendre notre temps à chaque étape).Et puis, c''est tellement bien de pouvoir voyager !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Presque à chaque fois que nous annonçons la destination de notre futur voyage, autour de nous la même question : pourquoi ce pays ? Alors pourquoi la Colombie ? C'est sûrement parce qu'ils ont vécu des moments difficiles et que le pays est resté longtemps replié sur lui-même, qu'aujourd'hui, le peuple colombien est plus qu'enthousiaste à recevoir chez lui des voyageurs.
Les colombiens sont souriants, chaleureux, curieux et plutôt bienveillants avec les étrangers. Ils se font souvent un plaisir d’aider, de renseigner, ou tout simplement de partager un moment d'échange afin d'en savoir plus sur nous ou nous transmettre un peu de leur culture.
Notre itinéraire : · Jour 1 : Toulouse / Paris CdG / Bogota · Jours 2 à 6 : Rincon del Mar · Jours 6 à 8 : Carthagène des Indes · Jours 8 à 10 : Medellin · Jours 10 à 13 : Jardin · Jours 13 à 15 : Medellin et Santa Fé de Antioquia · Jours 15 à 19 : Popayan et environs · Jours 19 à 23 : San Agustin · Jours 23 à 26 : Tierradentro · Jours 26 à 29 : Bogota · Jour 30 : Bogota / Paris CdG / Toulouse Jours 1 à 6 : Bogota / Rincon del Mar
Et voilà c’est parti ! J’y prends goût à rédiger mes carnets de voyage et à les partager (après ceux du Myanmar, Nicaragua, Andalousie). Pour notre arrivée à Bogota en fin de journée, j’avais réservé une chambre dans un petit appart/hôtel proche de l’aéroport avec navette gratuite incluse. Sauf qu’en sortant de l’aéroport, personne… Et pas moyen de joindre les propriétaires… Et là, surprise, première expérience sur l’accueil et la gentillesse des colombiens qui ne se démentira pas de tout notre voyage. Un monsieur qui attendait des voyageurs s’est approché de nous, nous a demandé qui nous attendions et spontanément a pris son téléphone, réussi à joindre le propriétaire et convenu pour nous du lieu où nous pourrions être récupérés pour rejoindre notre logement. Le tout avec un grand sourire et la satisfaction de nous avoir aidés. Puis le propriétaire et sa fille sont arrivés, tout en excuses, une bonne trentaine de minutes plus tard. Après une bonne nuit de sommeil, le lendemain matin, c’est le propriétaire et son épouse qui nous ont reconduits à l’aéroport (vol pour Carthagène). Cette dame, en descendant de la voiture, nous a embrassés, comme si nous étions de sa famille ou des amis de longue date, et souhaité un très bon séjour dans son beau pays.
C’est comme cela que notre voyage a commencé !
Je vais donc vous proposer un carnet en dix étapes (et autant de post). A demain pour la suite et le vrai début de ce long carnet !
Pour m’être largement aidée des témoignages que j’ai pu lire, je vous livre ma contribution de retour de voyage. Quels voyageurs sommes nous ? La cinquantaine, nous sommes trop indépendants pour les voyages organisés avec prise en charge collective et n’avons plus du tout le gout les voyages sac à dos.
Nous apprécions un confort de bon aloi et voyageons avec une adolescente de 17 ans.
- JOUR 1 – Samedi: PARIS / MADRID / CARACAS Arrivée du vol Iberia à 16h, Xavier, un professeur de français, guide à temps perdu nous attend. 45 minutes de voiture plus tard, nous voici à Altamira, quartier tranquille de Caracas. Dépose des bagages et on file prendre le t��léphérique Avila Magica, qui transporte en 12 minutes au sommet de l´Avila, une montagne au pied de laquelle se trouve Caracas. Redescente vers 21H
- JOUR 2 – Dimanche: CARACAS. Pour d’obscures raisons, tout était fermé lors de notre passage. On a pu visiter la cathédrale, le panthéon national, la maison natale de Bolivar et le musée qui lui est consacré dans la maison à coté. La seule visite vraiment intéressante fut celle du musée d’art colonial dans une bâtisse construite en 1797, entièrement meublée d’époque. Nous filons ensuite visiter El Hatillo, village colonial à l’architecture classée, très touristique. Départ en fin d’après midi pour Merida par avion, en réalité EL VIGIA à 1H30 de route de Mérida car l’aéroport de Mérida est fermé, à la suite d’un accident d’avion qui n’a pas réussi à éviter la montagne. Arrivée à l’hôtel à 22H.
- JOUR 3 – Lundi: par la Transandina, de Merida à Los Frailes Notre guide dans les Andes est Martin de l’agence locale Caimantours. Nous commençons par la visite de Merida. Comme les salariés manifestent, tout est fermé. On fait quelques emplettes dans cette ville agréable, avec des boutiques partout, des petits vendeurs de rue, une ambiance tranquille d’Amérique latine… Le téléphérique n’est toujours pas réparé.
Départ à 11H par la route transandine. A la station service, le litre de super coute moins cher qu’un litre d’eau. Nous passerons Tabay, petite ville avec quelques installations thermales, Cacute, village coloré et poursuivons avec un arrêt (histoire de s’habituer doucement à la montée en altitude) à Mucuruba (2 400 m) un des plus vieux villages andins avec une jolie église dédiée à Marie. Un peu plus loin sur la route, en face d’un monument dédié à Bolivar et son chien, une paysanne propose du vin de fraises, des petits gâteaux secs à la coco. Nous arrivons à la MUSUY pour une grimpette de 45 minutes dans la montagne jusqu’à un petit bassin naturel rempli d’eau à 40° par une microscopique chute d’eau. La montée est un peu rude mais installés dans ce jacuzzi naturel, on a une vue splendide sur les sommets avoisinants. Départ à 16H. Notre route transandine se poursuit en passant par San Raphael de Mucuchies, il faut sortir le pull : 3140 m, c’est le plus haut village du Venezuela. Ici se trouve une petite chapelle de pierre, curiosité sans réel intérêt. Le ravinement de la montagne est en revanche impressionnant.
Apartados marque la bifurcation de la transandine qui continue sa grimpette, tandis que sur la droite, la route redescend vers Barinas porte les Llanos. L’architecture est pittoresque, d’esprit suisse. Délicieux gâteaux et chocolat chaud. Nous bifurquons donc en direction de Barinas vers la posada Los Frailes, un ancien monastère, bâti en 1643 et niché au cœur d’une vallée encaissée et le long d’un cours d’eau, à mi-chemin entre la Laguna Mucubaji et Santo Domingo.
- JOUR 4 – Mardi: Los frailes –Altamira de Caceres Après un bon petit déj retour vers Apartaderos en direction de Trujillo et du Pico del Aguila à 4100m. En fait d’aigle, il s’agit en réalité d’honorer l’animal emblématique des lieux, le condor des Andes. Les montagnes sont recouvertes d’une végétation étonnante, le páramo, constituée de cactus dont la stratégie a été de développer un duvet blanc sur toute la surface des feuilles pour se protéger des coups de soleil la journée et du froid la nuit. La plante se referme doucement quand la luminosité tombe et sert d’abri douillet à une multitude d’insectes squatteurs. Vu de loin on dirait des petits moutons alignés sur les pentes.
Retour à Apartaderos, pour atteindre la laguna Mucubaji à 3550 m. C’est le point de départ d’une ballade de 45 minutes à pieds vers un autre lac glacière, la laguna Negra. Le chemin serpente en sous bois et traverse de magnifiques paysages du páramo vénézuélien. Départ et poursuite de la route en descente vers Altamira de Caceres. Arrivée à 16H30, la route nous a paru longue et nous sommes contents d’en voir la fin. Le village est une succession de petites maisons colorées, décorées de fresques naïves mais parfois très élaborées.
- JOUR 5 – Mercredi: Altamira – La Ye/Mantecal (Llanos) Départ en direction de Caldéras et du mirador La Honda où se trouve une petite chapelle, point haut qui permet d’embrasser un large point de vue, des Andes au Llanos. La route est défoncée car la pluie a fait glisser des pans entiers de colline, emportant parfois la route.
A Barinas, ville sans intérêt, nous filons droit par la route de San Silvestre. Le paysage est plat, avec des forages de pétrole et des grosses conduites de gaz posée dans les champs desséchés ou pâturent des vaches. Nous n’avons pas pu avoir de chambres au hato El Cedral et avons donc choisi de nous rabattre sur Hato Araguaney pour y trouver le même écosystème. Arrivés à destination nous sommes les seuls dans l’établissement, entourés de capibaras, ce cochon d’inde géant qui vit ici. Y’en a plein partout, dans les marres, sur les berges, des gros avec des petits, C’est un grand peureux, l’approche de l’homme le fait sortir de l’eau tout couvert de boue, comme en thalasso ! Nous avons fait confiance à l’agence et acheté 3 excursions pour ces 2 jours. L’après midi, nous avons parcouru des champs de vaches, au petit pas, pendant 1H.
- JOUR 6 – Jeudi: posada dona barbara Ce matin l’observation animale consiste à aller dans une ferme traire des chèvres. Je repars à mon observation favorite des capibaras qui partagent les points d’eau avec des caïmans et des tortues. En fin d’après midi, départ en camion pour le rio Paguey où nous attend un hydroglisseur. On aperçoit une famille de singes araignée et des singes hurleurs dans la foret endémique laissée vierge. Arrivés au Rio nous embarquons pour une ballade sur le fleuve. Malgré le bruit, nous avons pu observer des ibis blancs, rouges corail et noirs, des vautours incroyables à tête multicolore et des toucans de petite taille, rayés jaune et noir comme des bagnards, bec compris, ainsi invisibles dans le feuillage. Avant de repartir, on essaye la pèche aux piranhas, brillamment réussie avec 2 prises que le gardien des lieux est très content de récupérer pour en faire son diner.
- JOUR 7 – Vendredi: Posada-Barinas-Caracas Ce matin, l’objectif de la famille est de pécher suffisamment de piranhas pour le déjeuner. Armés de cannes avec un seau de morceaux de viande, la pèche s’organise. Résultat, 9 beaux poissons, en ayant eu la grandeur d’en rejeter 2 à l’eau, jugés trop petits. Ces poissons ont des couleurs magnifiques et des dents redoutables. Le piranha est gouteux, et miracle de la préparation, les arêtes ne sont pas gênantes….
Départ vers Barinas, vol vers Caracas ou nous passons la nuit non loin de l’aéroport pour pouvoir reprendre un vol vers Canaima le lendemain matin. Dans la logistique bagages, l’hôtel nous gardera une partie de nos valises car à partir de maintenant, il faut voyager léger, 10Kg par personne.
- JOUR 8 – Samedi: Canaima L’aéroport de Canaima, c’est une grosse paillote avec quelques étals de babioles. Cet après midi nous devons faire la découverte de la lagune de Canaima et l’excursion des 7 chutes. La ballade dure environ 3H, d’abord en lancha, au pied des chutes puis à pieds à travers la foret tropicale, sur les rochers du lit de la rivière vers la lagune au sable rose ou nous pouvons nous rafraichir par une baignade. Les pieds dans l’eau, des dizaines de petits poissons se précipitent sur mes orteils pour manger les peaux mortes. Après cet intermède, retour en direction des chutes, en passant dessous cette fois par un chemin taillé dans la roche. C’est grandiose et effrayant.
- JOUR 9 – dimanche: Canaima, ile orchidées Nous sommes en période sèche et la ballade en pirogue jusqu’au salto Angel n’est pas possible. Nous nous sommes donc rabattus sur le tour orchidées d’une journée. Il s’agit d’une ile au milieu du fleuve Carrao où poussent naturellement ces fleurs. Nous remontons la rivière en lancha pendant environ 45 minutes. On accoste à l’ile Orchidées pour faire un tour d’une heure environ à pieds. L’ile est déserte. Pas d’humains et pas d’animaux non plus. Le déjeuner est organisé dans une tribu Pémon de l’autre coté du fleuve. Après le déjeuner, réembarquement dans la lancha, arrivés trempés à Canaima.
- JOUR 10 – Lundi: Kavac et Salto Angel Vol en Cessna 206, 4 passagers maximum, décollage sous un beau soleil, la journée s’annonce bien. Malheureusement en vol la masse nuageuse s’accumule autour du tépuy en gros moutons gris. Nous devons faire demi-tour. A 11H3O, c’est reparti, nous survolons des immenses étendues de foret vierge ou serpente la rivière Carrao jusqu’à Kavac, un village Pémon perdu au pied d’un Tepuy qui de fend pour laisser passer une chute d’eau de 40 mètres de haut. Nous partons sans attendre plus avec notre guide pémon vers la chute en longeant la rivière, de cascades en petites chutes jusqu’à un étranglement rocheux ou le courant se fait plus fort. Un filin court le long des rochers pour cheminer plus facilement sur les berges puis il faut se jeter à l’eau et nager à contre courant dans un goulet pour rejoindre le pied de la chute qui descend dans un rai lumineux entre deux verticales granitiques. La lumière est magnifique, le site exceptionnel. Au retour, le déjeuner nous attend, poulet rôti à la broche.
Départ de Kavac vers 14H en direction de Salto Angel. Le pilote a vu juste, le temps s’est levé et nous bénéficions d’une visibilité magnifique. La vue d’avion est gigantesque, la dernière boucle en montée nous fait passer au dessus du tépuy pour un survol de cet environnement incroyable, invisible, insoupçonnable du sol, fait de failles, de trous d’eau, de végétation… Arrivée à Ciudad Bolivar vers 16H.
JOUR 11 – Mardi: Ciudad Bolivar Nous commençons par le musée SOTO, entièrement dédié à l’artiste Jésus Soto, inventeur du cinétisme, art qui joue sur l’illusion optique. Chose rare, il est possible de toucher les œuvres de SOTO et de s’amuser avec. La visite de ce musée justifie à elle seule de coucher à Ciudad Bolivar. Puis visite de la vieille ville et pour finir, tour en bateau sur l’Orinoco pour voir les dauphins roses. Retour à l’hôtel à 16H.
- JOUR 12 – mercredi: trajet vers Los Roques Départ de l’hôtel pour Puerto Ordaz. Nous devons prendre un vol pour Les Roques via Caracas. Les bagages sont limités à 10kg par personne, TOUT est pesé sauf le passager, même le sac à main, ce qui n’est guère équitable pour les maigres ! Et tout ce qui dépasse est facturé.
Arrivée Gran Roques. La piste est coincée entre la mer et la lagune. Une paillote fait office de bureau pour percevoir la taxe d’entrée de 130 Bs/pers Ici le seul véhicule qui existe est une voiture de golf électrique pour la police. Nous traversons donc le village à pieds et on découvre ainsi que le paradis les brochures est une espèce de bidonville, une sorte de Saint Tropez local, mais avec des ruelles pouilleuses et des poubelles partout, rien n'est recyclé, pas d'égouts. Pas de plage, pas de cocotier, les posadas sont des habitations refermées sur elles mêmes, le long des ruelles en terre sableuse battue, autour d’un patio pour les plus grandes, autour de rien pour les plus petites. D'ailleurs les plus simples d'entre elles proposent des chambres sans fenêtre.
Nous avons réservé à la Posada Gaviota, réputée pour être l’une des plus agréable parce qu’elle est proche de la mer. Mais pas de transat, pas une chaise longue.... Comme le système est bien rodé, difficile de passer à coté du forfait qui comprend tout et rend totalement prisonnier, de la posada pour les repas, des excursions préprogrammées avec tous les autres touristes de l’ile. Vous n’êtes même plus maitre de votre emploi du temps car les posadas ne sont pas faites pour passer la journée, mais pour dormir. Donc à l’arrivée, notre hôtesse nous indique que l’excursion du lendemain est à l’ilot Francisqui, il faut impérativement être à 9H15 à l'embarcadère principal pour prendre le bateau
- JOUR 13 – Jeudi: Los Roques Nous découvrons la journée paradisiaque du touriste moyen. Muni d’une glacière fournie par la posada, on fait la queue pour monter sur le bateau. Quand le plein des touristes est atteint, il part direction l'ilet le plus proche, et là on vous dépose sur la plage avec votre glacière, un parasol et une chaise en plastique et salut jusqu'à 17H. Le lendemain, nous décidons de nous évader vers un ilet moins fréquenté, il suffit de repayer intégralement le prix du bateau, 130 Bs par personne.
- JOUR 14 – Vendredi: los Roques Notre bateau n’embarque que 5 touristes avec nous pour une journée à Noronquises et à Crasqui à 30 minutes de Gran Roques, et là c’est tout autre chose. Le capitaine du bateau nous arrête dans des petites baies pour plonger (pas miraculeux, quelques étoiles de mer), et pour finir la matinée, dépose sur le sable coralien blanc éclatant de Crasqui. Sur cet ilet, un petit resto est tenu par Andrès et Juanita, perdus sur leur plage déserte.... mais pas sans détritus! Un détour par le casier à langoustes permet d’en choisir 2 belles, à griller sur le feu... Total payé 550 Bs Départ vers Gran Roques vers 16H. Il ne nous reste plus un bolivar en poche.
- JOUR 15 – Samedi: Retour Après notre dernière nuit aux Roques et on a avait le 1er vol prévu à 7H30, c'est à dire qu'on a attendu assis sur nos valises jusqu’à 10H. Comme le soleil tapait, vers 9H on a sorti des sacs de voyage la crème solaire, histoire de pas cramer un peu plus. Il y avait une légère brise, le sable volait et on s’est transformés peu à peu en papier Emery. Heureusement j'avais prévu à notre arrivée à Caracas de passer la journée à l’hôtel qui a conservé nos bagages. On a pu se dessabler parce qu'autrement bonjour la galère, l'avion pendant 8 heures avec la crème solaire et le sable, les coups de soleil, les piqures de moustiques et de puri puri.
Arrivés à Caracas, il pleuvait des trombes, la route était transformée en torrent charriant toutes les poubelles des barrios. Déjà qu’en temps ordinaire les immeubles sont tellement dégradés qu’on croirait une ville bombardée, sous le déluge on avait une impression de fin du monde. Le chauffeur de taxi nous confirma que chaque fois qu’il pleut beaucoup c’est pareil, et que c’est une chance quand les constructions précaires ne descendent pas en même temps emportées par la boue.
Effectivement, ce coup-ci c’est une portion de l’autoroute qui relie l’aéroport à Caracas qui a été obstruée pendant plus de 5 heures par des rochers. La circulation a donc été totalement coupée… Nombre de touristes n’ont ainsi pas pu prendre leur vol retour pour l’Europe, coincés à Caracas, sans solution. Moralité, le dernier jour, ne pas s’éloigner de l’aéroport.
Arrivée à l’aéroport 3 heures avant le décollage, paiement de la taxe, fouille des bagages, enregistrement, tracasseries paperassières à la douane, attente, refouille des sacs de cabine, fouille au corps dans la passerelle de l’avion…décollage.
Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax à l’aéroport parce qu’à la correspondance, pas de quartier, ticket de caisse, sac scellé ou pas, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage A retenir : - les Andes - Canaima, salto Angel et Kavac (formidable) - le musée Soto à Ciudad Bolivar - la pèche aux piranhas dans les Llanos, amusante.
Ce que nous regrettons : - les Roques, piège à sous pour bobos ou crédules qui croient encore aux cartes postales - le temps trop long passé à Ciudad bolivar où il n’y a rien à voir à part le musée Soto - notre choix de hato, sans doute pas le meilleur pour voir la faune.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL. Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 35 pages. Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
- JOUR 1 – Samedi: PARIS / MADRID / CARACAS Arrivée du vol Iberia à 16h, Xavier, un professeur de français, guide à temps perdu nous attend. 45 minutes de voiture plus tard, nous voici à Altamira, quartier tranquille de Caracas. Dépose des bagages et on file prendre le t��léphérique Avila Magica, qui transporte en 12 minutes au sommet de l´Avila, une montagne au pied de laquelle se trouve Caracas. Redescente vers 21H
- JOUR 2 – Dimanche: CARACAS. Pour d’obscures raisons, tout était fermé lors de notre passage. On a pu visiter la cathédrale, le panthéon national, la maison natale de Bolivar et le musée qui lui est consacré dans la maison à coté. La seule visite vraiment intéressante fut celle du musée d’art colonial dans une bâtisse construite en 1797, entièrement meublée d’époque. Nous filons ensuite visiter El Hatillo, village colonial à l’architecture classée, très touristique. Départ en fin d’après midi pour Merida par avion, en réalité EL VIGIA à 1H30 de route de Mérida car l’aéroport de Mérida est fermé, à la suite d’un accident d’avion qui n’a pas réussi à éviter la montagne. Arrivée à l’hôtel à 22H.
- JOUR 3 – Lundi: par la Transandina, de Merida à Los Frailes Notre guide dans les Andes est Martin de l’agence locale Caimantours. Nous commençons par la visite de Merida. Comme les salariés manifestent, tout est fermé. On fait quelques emplettes dans cette ville agréable, avec des boutiques partout, des petits vendeurs de rue, une ambiance tranquille d’Amérique latine… Le téléphérique n’est toujours pas réparé.
Départ à 11H par la route transandine. A la station service, le litre de super coute moins cher qu’un litre d’eau. Nous passerons Tabay, petite ville avec quelques installations thermales, Cacute, village coloré et poursuivons avec un arrêt (histoire de s’habituer doucement à la montée en altitude) à Mucuruba (2 400 m) un des plus vieux villages andins avec une jolie église dédiée à Marie. Un peu plus loin sur la route, en face d’un monument dédié à Bolivar et son chien, une paysanne propose du vin de fraises, des petits gâteaux secs à la coco. Nous arrivons à la MUSUY pour une grimpette de 45 minutes dans la montagne jusqu’à un petit bassin naturel rempli d’eau à 40° par une microscopique chute d’eau. La montée est un peu rude mais installés dans ce jacuzzi naturel, on a une vue splendide sur les sommets avoisinants. Départ à 16H. Notre route transandine se poursuit en passant par San Raphael de Mucuchies, il faut sortir le pull : 3140 m, c’est le plus haut village du Venezuela. Ici se trouve une petite chapelle de pierre, curiosité sans réel intérêt. Le ravinement de la montagne est en revanche impressionnant.
Apartados marque la bifurcation de la transandine qui continue sa grimpette, tandis que sur la droite, la route redescend vers Barinas porte les Llanos. L’architecture est pittoresque, d’esprit suisse. Délicieux gâteaux et chocolat chaud. Nous bifurquons donc en direction de Barinas vers la posada Los Frailes, un ancien monastère, bâti en 1643 et niché au cœur d’une vallée encaissée et le long d’un cours d’eau, à mi-chemin entre la Laguna Mucubaji et Santo Domingo.
- JOUR 4 – Mardi: Los frailes –Altamira de Caceres Après un bon petit déj retour vers Apartaderos en direction de Trujillo et du Pico del Aguila à 4100m. En fait d’aigle, il s’agit en réalité d’honorer l’animal emblématique des lieux, le condor des Andes. Les montagnes sont recouvertes d’une végétation étonnante, le páramo, constituée de cactus dont la stratégie a été de développer un duvet blanc sur toute la surface des feuilles pour se protéger des coups de soleil la journée et du froid la nuit. La plante se referme doucement quand la luminosité tombe et sert d’abri douillet à une multitude d’insectes squatteurs. Vu de loin on dirait des petits moutons alignés sur les pentes.
Retour à Apartaderos, pour atteindre la laguna Mucubaji à 3550 m. C’est le point de départ d’une ballade de 45 minutes à pieds vers un autre lac glacière, la laguna Negra. Le chemin serpente en sous bois et traverse de magnifiques paysages du páramo vénézuélien. Départ et poursuite de la route en descente vers Altamira de Caceres. Arrivée à 16H30, la route nous a paru longue et nous sommes contents d’en voir la fin. Le village est une succession de petites maisons colorées, décorées de fresques naïves mais parfois très élaborées.
- JOUR 5 – Mercredi: Altamira – La Ye/Mantecal (Llanos) Départ en direction de Caldéras et du mirador La Honda où se trouve une petite chapelle, point haut qui permet d’embrasser un large point de vue, des Andes au Llanos. La route est défoncée car la pluie a fait glisser des pans entiers de colline, emportant parfois la route.
A Barinas, ville sans intérêt, nous filons droit par la route de San Silvestre. Le paysage est plat, avec des forages de pétrole et des grosses conduites de gaz posée dans les champs desséchés ou pâturent des vaches. Nous n’avons pas pu avoir de chambres au hato El Cedral et avons donc choisi de nous rabattre sur Hato Araguaney pour y trouver le même écosystème. Arrivés à destination nous sommes les seuls dans l’établissement, entourés de capibaras, ce cochon d’inde géant qui vit ici. Y’en a plein partout, dans les marres, sur les berges, des gros avec des petits, C’est un grand peureux, l’approche de l’homme le fait sortir de l’eau tout couvert de boue, comme en thalasso ! Nous avons fait confiance à l’agence et acheté 3 excursions pour ces 2 jours. L’après midi, nous avons parcouru des champs de vaches, au petit pas, pendant 1H.
- JOUR 6 – Jeudi: posada dona barbara Ce matin l’observation animale consiste à aller dans une ferme traire des chèvres. Je repars à mon observation favorite des capibaras qui partagent les points d’eau avec des caïmans et des tortues. En fin d’après midi, départ en camion pour le rio Paguey où nous attend un hydroglisseur. On aperçoit une famille de singes araignée et des singes hurleurs dans la foret endémique laissée vierge. Arrivés au Rio nous embarquons pour une ballade sur le fleuve. Malgré le bruit, nous avons pu observer des ibis blancs, rouges corail et noirs, des vautours incroyables à tête multicolore et des toucans de petite taille, rayés jaune et noir comme des bagnards, bec compris, ainsi invisibles dans le feuillage. Avant de repartir, on essaye la pèche aux piranhas, brillamment réussie avec 2 prises que le gardien des lieux est très content de récupérer pour en faire son diner.
- JOUR 7 – Vendredi: Posada-Barinas-Caracas Ce matin, l’objectif de la famille est de pécher suffisamment de piranhas pour le déjeuner. Armés de cannes avec un seau de morceaux de viande, la pèche s’organise. Résultat, 9 beaux poissons, en ayant eu la grandeur d’en rejeter 2 à l’eau, jugés trop petits. Ces poissons ont des couleurs magnifiques et des dents redoutables. Le piranha est gouteux, et miracle de la préparation, les arêtes ne sont pas gênantes….
Départ vers Barinas, vol vers Caracas ou nous passons la nuit non loin de l’aéroport pour pouvoir reprendre un vol vers Canaima le lendemain matin. Dans la logistique bagages, l’hôtel nous gardera une partie de nos valises car à partir de maintenant, il faut voyager léger, 10Kg par personne.
- JOUR 8 – Samedi: Canaima L’aéroport de Canaima, c’est une grosse paillote avec quelques étals de babioles. Cet après midi nous devons faire la découverte de la lagune de Canaima et l’excursion des 7 chutes. La ballade dure environ 3H, d’abord en lancha, au pied des chutes puis à pieds à travers la foret tropicale, sur les rochers du lit de la rivière vers la lagune au sable rose ou nous pouvons nous rafraichir par une baignade. Les pieds dans l’eau, des dizaines de petits poissons se précipitent sur mes orteils pour manger les peaux mortes. Après cet intermède, retour en direction des chutes, en passant dessous cette fois par un chemin taillé dans la roche. C’est grandiose et effrayant.
- JOUR 9 – dimanche: Canaima, ile orchidées Nous sommes en période sèche et la ballade en pirogue jusqu’au salto Angel n’est pas possible. Nous nous sommes donc rabattus sur le tour orchidées d’une journée. Il s’agit d’une ile au milieu du fleuve Carrao où poussent naturellement ces fleurs. Nous remontons la rivière en lancha pendant environ 45 minutes. On accoste à l’ile Orchidées pour faire un tour d’une heure environ à pieds. L’ile est déserte. Pas d’humains et pas d’animaux non plus. Le déjeuner est organisé dans une tribu Pémon de l’autre coté du fleuve. Après le déjeuner, réembarquement dans la lancha, arrivés trempés à Canaima.
- JOUR 10 – Lundi: Kavac et Salto Angel Vol en Cessna 206, 4 passagers maximum, décollage sous un beau soleil, la journée s’annonce bien. Malheureusement en vol la masse nuageuse s’accumule autour du tépuy en gros moutons gris. Nous devons faire demi-tour. A 11H3O, c’est reparti, nous survolons des immenses étendues de foret vierge ou serpente la rivière Carrao jusqu’à Kavac, un village Pémon perdu au pied d’un Tepuy qui de fend pour laisser passer une chute d’eau de 40 mètres de haut. Nous partons sans attendre plus avec notre guide pémon vers la chute en longeant la rivière, de cascades en petites chutes jusqu’à un étranglement rocheux ou le courant se fait plus fort. Un filin court le long des rochers pour cheminer plus facilement sur les berges puis il faut se jeter à l’eau et nager à contre courant dans un goulet pour rejoindre le pied de la chute qui descend dans un rai lumineux entre deux verticales granitiques. La lumière est magnifique, le site exceptionnel. Au retour, le déjeuner nous attend, poulet rôti à la broche.
Départ de Kavac vers 14H en direction de Salto Angel. Le pilote a vu juste, le temps s’est levé et nous bénéficions d’une visibilité magnifique. La vue d’avion est gigantesque, la dernière boucle en montée nous fait passer au dessus du tépuy pour un survol de cet environnement incroyable, invisible, insoupçonnable du sol, fait de failles, de trous d’eau, de végétation… Arrivée à Ciudad Bolivar vers 16H.
JOUR 11 – Mardi: Ciudad Bolivar Nous commençons par le musée SOTO, entièrement dédié à l’artiste Jésus Soto, inventeur du cinétisme, art qui joue sur l’illusion optique. Chose rare, il est possible de toucher les œuvres de SOTO et de s’amuser avec. La visite de ce musée justifie à elle seule de coucher à Ciudad Bolivar. Puis visite de la vieille ville et pour finir, tour en bateau sur l’Orinoco pour voir les dauphins roses. Retour à l’hôtel à 16H.
- JOUR 12 – mercredi: trajet vers Los Roques Départ de l’hôtel pour Puerto Ordaz. Nous devons prendre un vol pour Les Roques via Caracas. Les bagages sont limités à 10kg par personne, TOUT est pesé sauf le passager, même le sac à main, ce qui n’est guère équitable pour les maigres ! Et tout ce qui dépasse est facturé.
Arrivée Gran Roques. La piste est coincée entre la mer et la lagune. Une paillote fait office de bureau pour percevoir la taxe d’entrée de 130 Bs/pers Ici le seul véhicule qui existe est une voiture de golf électrique pour la police. Nous traversons donc le village à pieds et on découvre ainsi que le paradis les brochures est une espèce de bidonville, une sorte de Saint Tropez local, mais avec des ruelles pouilleuses et des poubelles partout, rien n'est recyclé, pas d'égouts. Pas de plage, pas de cocotier, les posadas sont des habitations refermées sur elles mêmes, le long des ruelles en terre sableuse battue, autour d’un patio pour les plus grandes, autour de rien pour les plus petites. D'ailleurs les plus simples d'entre elles proposent des chambres sans fenêtre.
Nous avons réservé à la Posada Gaviota, réputée pour être l’une des plus agréable parce qu’elle est proche de la mer. Mais pas de transat, pas une chaise longue.... Comme le système est bien rodé, difficile de passer à coté du forfait qui comprend tout et rend totalement prisonnier, de la posada pour les repas, des excursions préprogrammées avec tous les autres touristes de l’ile. Vous n’êtes même plus maitre de votre emploi du temps car les posadas ne sont pas faites pour passer la journée, mais pour dormir. Donc à l’arrivée, notre hôtesse nous indique que l’excursion du lendemain est à l’ilot Francisqui, il faut impérativement être à 9H15 à l'embarcadère principal pour prendre le bateau
- JOUR 13 – Jeudi: Los Roques Nous découvrons la journée paradisiaque du touriste moyen. Muni d’une glacière fournie par la posada, on fait la queue pour monter sur le bateau. Quand le plein des touristes est atteint, il part direction l'ilet le plus proche, et là on vous dépose sur la plage avec votre glacière, un parasol et une chaise en plastique et salut jusqu'à 17H. Le lendemain, nous décidons de nous évader vers un ilet moins fréquenté, il suffit de repayer intégralement le prix du bateau, 130 Bs par personne.
- JOUR 14 – Vendredi: los Roques Notre bateau n’embarque que 5 touristes avec nous pour une journée à Noronquises et à Crasqui à 30 minutes de Gran Roques, et là c’est tout autre chose. Le capitaine du bateau nous arrête dans des petites baies pour plonger (pas miraculeux, quelques étoiles de mer), et pour finir la matinée, dépose sur le sable coralien blanc éclatant de Crasqui. Sur cet ilet, un petit resto est tenu par Andrès et Juanita, perdus sur leur plage déserte.... mais pas sans détritus! Un détour par le casier à langoustes permet d’en choisir 2 belles, à griller sur le feu... Total payé 550 Bs Départ vers Gran Roques vers 16H. Il ne nous reste plus un bolivar en poche.
- JOUR 15 – Samedi: Retour Après notre dernière nuit aux Roques et on a avait le 1er vol prévu à 7H30, c'est à dire qu'on a attendu assis sur nos valises jusqu’à 10H. Comme le soleil tapait, vers 9H on a sorti des sacs de voyage la crème solaire, histoire de pas cramer un peu plus. Il y avait une légère brise, le sable volait et on s’est transformés peu à peu en papier Emery. Heureusement j'avais prévu à notre arrivée à Caracas de passer la journée à l’hôtel qui a conservé nos bagages. On a pu se dessabler parce qu'autrement bonjour la galère, l'avion pendant 8 heures avec la crème solaire et le sable, les coups de soleil, les piqures de moustiques et de puri puri.
Arrivés à Caracas, il pleuvait des trombes, la route était transformée en torrent charriant toutes les poubelles des barrios. Déjà qu’en temps ordinaire les immeubles sont tellement dégradés qu’on croirait une ville bombardée, sous le déluge on avait une impression de fin du monde. Le chauffeur de taxi nous confirma que chaque fois qu’il pleut beaucoup c’est pareil, et que c’est une chance quand les constructions précaires ne descendent pas en même temps emportées par la boue.
Effectivement, ce coup-ci c’est une portion de l’autoroute qui relie l’aéroport à Caracas qui a été obstruée pendant plus de 5 heures par des rochers. La circulation a donc été totalement coupée… Nombre de touristes n’ont ainsi pas pu prendre leur vol retour pour l’Europe, coincés à Caracas, sans solution. Moralité, le dernier jour, ne pas s’éloigner de l’aéroport.
Arrivée à l’aéroport 3 heures avant le décollage, paiement de la taxe, fouille des bagages, enregistrement, tracasseries paperassières à la douane, attente, refouille des sacs de cabine, fouille au corps dans la passerelle de l’avion…décollage.
Si votre vol retour est en transit par Madrid, ne vous laissez pas tenter par le moindre achat liquide en free tax à l’aéroport parce qu’à la correspondance, pas de quartier, ticket de caisse, sac scellé ou pas, le contrôle de sécurité madrilène pique absolument TOUT.
Rétrospectivement, les bonnes et les moins bonnes options de notre voyage A retenir : - les Andes - Canaima, salto Angel et Kavac (formidable) - le musée Soto à Ciudad Bolivar - la pèche aux piranhas dans les Llanos, amusante.
Ce que nous regrettons : - les Roques, piège à sous pour bobos ou crédules qui croient encore aux cartes postales - le temps trop long passé à Ciudad bolivar où il n’y a rien à voir à part le musée Soto - notre choix de hato, sans doute pas le meilleur pour voir la faune.
Si vous souhaitez avoir le trajet complet, avec tous les détails et tous les liens internet des lieux visités et des hôtels, les contacts téléphoniques divers, les prix payés, répondez à ce message en mettant en CLAIR dans le texte de votre REPONSE votre ADRESSE EMAIL. Je vous adresserai en retour le fichier word qui fait 35 pages. Vous pouvez aussi avoir accès à toutes mes contributions en cliquant sur mon nom.
J’ai enfin réalisé un vieux rêve, celui de visiter la Colombie. Jusqu’ici, le seul pays d’Amérique du Sud que j’avais visité, quelques 4 ou 5 fois, était le Brésil. Pourquoi la Colombie ? Une bonne question, vu qu’il y a d’autres destinations attirantes et populaires, semble-t-il : l’Equateur, le Pérou, la Bolivie entre autres. La réponse la plus simple est qu’il faut bien commencer quelque part.
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
J’avais cependant d’autres motivations pour choisir la Colombie. C’est un pays réputé pour l’amabilité de ses habitants et pour sa beauté naturelle (mais quel autre pays en Amérique du Sud ne l’est pas ?).
La Colombie est connue pour la pureté de l’Espagnol qu’on y parle, et c’est une langue qui m’a de plus en plus intéressé au fil des années. Puisque nous y sommes, n’oublions pas de mentionner que la Colombie est le pays de Gabriel García Marquez, un auteur que j’ai lu et relu en Français aussi bien qu’en Espagnol (j’ai même lu « Cem Anos de Solidão » en Portugais !). Je sais que la fiction magico-réaliste, dont il est le représentant le plus célèbre, n’est pas du goût de tout le monde, mais je le trouve suffisamment divertissant pour lui pardonner quelques excès d’imagination, et l’idée d’aller voir sur place si je pouvais retrouver la Colombie qu’il décrit dans ses romans me titillait.
Certes, le pays reste encore grevé par une mauvaise réputation sur le plan sécuritaire : la FARC, les cartels, les kidnappings, les vols, les agressions etc. Mais il semble qu’un processus de « nettoyage » de l’environnement social et politique s’est enclenché ces dernières années. Moi-même et mon fils A, qui m’a accompagné dans ce voyage, nous ne sommes d’ailleurs pas des voyageurs néophytes ou inexpérimentés, et le fait que la Colombie n’est pas encore submergée par des vagues de tourisme n’était qu’une raison supplémentaire pour y aller. De plus, le pays est bien assez grand pour qu’on puisse éviter les régions qui restent insécures.
Joignant nos deux agendas, moi et mon fils, nous disposions de 5 semaines et demie pour ce voyage. Nous ne voulions pas couvrir plusieurs pays dans un marathon effréné. Disons-le d’entrée, notre style de voyage n’est pas de « faire » un maximum de sites en un temps record, ni de cocher les cases dites « incontournables ». Ce qui nous intéresse le plus, c’est de rencontrer les gens du pays, et pour A qui est un photographe professionnel, de tirer des portraits de personnes. Cependant, le choix du périple en Colombie nous avait fait inclure quelques derniers jours en Equateur, pour prendre notre vol de retour à Quito.
Je vais commencer par quelques commentaires d’ordre général et quelques statistiques budgétaires et autres, avant de passer à un narratif plus détaillé.
Commentaires généraux et statistiques
Pour les 33 jours passés en Colombie (presque 5 semaines), nous avons parcouru 2600 kms en bus. Voici le résumé du budget par personne : - Bus : 195 Euros (en moyenne 7.5 Euros pour chaque 100 kms) - Hôtels et « hostales » : 405 Euros (en moyenne 12 Euros par nuit) - Repas : 395 Euros (en moyenne 12 Euros par jour) - Taxis (et quelques téléfériques) : 60 Euros - Extras : 145 Euros - Cadeaux : 150 Euros
D’où un total par personne de 1350 Euros, soit une moyenne de 40 Euros par jour. A cela, il faut ajouter l’avion que nous avons pris de Cartagena à Cali, une distance de quelques 1000 kms, avec LATAM, ce qui nous a coûté 102 Euros par personne.
Quelques commentaires :
- Logement : o Les prix des hôtels ont pas mal varié, de 15 à plus de 30 Euros par nuit pour une chambre à 2 lits séparés (ci-dessus, je compte les frais coupés en deux). Souvent avec petit déjeuner compris et même une fois, pour 1 jour, en pension complète. Il se peut qu’une chambre double, pour un couple, coûterait un peu moins cher.
- Transport : o En général, les bus sont en général assez propres et confortables. Les terminaux le sont aussi, ils sont parfois même « nickel ». Ils sont faciles d’usage et nous n’avons jamais eu à attendre plus d’une demi-heure pour prendre le bus suivant. o Les routes ne sont pas mauvaises, à part quelques exceptions. En revanche, il ne faut pas s’attendre à de belles Nationales Françaises, et nous n’avons jamais vu une seule autoroute. o Contre toute attente et en dépit de tous les commentaires émis par d’autres voyageurs, nous n’avons jamais trouvé que les gens roulaient mal ou qu’ils étaient frénétiques sur la route. o Pour ceux qui auraient des critiques concernant les routes et le style de conduite en Colombie, je dirais d’aller voir comment c’est en Inde, ou (pour ce qui est du style de conduite) en Thaïlande ! o Vu l’absence de « Nationales » à la Française et le nombre ahurissant de virages dans les montagnes, les trajets en bus ne sont pas à conseiller pour tout le monde. o Les paysages qui défilent sont souvent à couper le souffle et on aurait envie de prendre des photos et des vidéos toutes les 2 ou 3 minutes. Tenant compte de mes commentaires positifs sur la qualité des routes et le style de conduite des gens, louer une voiture serait une alternative intéressante au bus, permettant de s’arrêter où on veut et de prendre quelques belles photos, justement. o Les taxis : nous n’avons jamais eu de problèmes avec les taxis. On nous a toujours scrupuleusement rendu la monnaie (comme partout ailleurs). Les quelques fois où il ne semblait pas y avoir de compteur, nous avons fixé le prix au préalable, parfois avec une petite négociation (mais jamais rien de dramatique). Ah oui, nous avons pris souvent des taxis en pleine rue et même la nuit : aucun problème.
- Repas : o Les petits déjeuners étaient simples. Typiquement des œufs brouillés ou sur le plat (« huevos revueltos » ou « huevos fritos »), une « arepa » (galette de mais, fade sauf si elle est frite ou grillée), du café. Parfois aussi un jus de fruit. o Le café est une grande déception en Colombie. A part quelques rarissimes exceptions, le « tinto » est ce qu’il y a de pire dans le genre café soluble dilué au maximum. Je reviendrai là-dessus. o Pour le midi aussi bien que le soir, surtout de la viande (porc, poulet, bœuf) avec des haricots (« frijoles »), un œuf sur le plat, une « arepa ». Bonne viande. Portions gigantesques pour le prix. Attention aux prises de poids, surtout si on abuse des « bandejas paisas » ! Nourriture copieuse donc, parfois bien goûteuse mais un peu monotone à la longue. Cependant, je vais donner une mention spéciale pour les soupes presque toujours servies en entrée, les « sopitas » : elles sont toujours bonnes et souvent la meilleure partie du repas … bien que souvent un tantinet trop salées à mon goût.
- Extras : o Bières : que des canettes ou des bouteilles (Club Colombia, Aguila), jamais de pression. Bière acceptable sans plus, mais certes pas cher, le plus souvent à 1 Euro (3500 COP) ou moins. o Cafés : presque invisible sur le budget. Le « tinto » est servi entre 500 et 1000 COP, c.-à-d. 0.15 à 0.3 Euro. J’allais oublier : sucré d’office 1 fois sur 2 (9 fois sur 10 ?), pouah quelle horreur ! o Les « empanadas », sortes de chaussons faits à partir de farine de maïs et farcis de viande et de légumes, sont ce qui nous a servi de rattrapage quand nous avons fait court sur le petit déjeuner. Vendus très bon marché un peu partout dans la rue et les terminaux routiers, ça cale bien pour quelques heures et ce n’est parfois pas mauvais non plus !
Y a t'il quelqu'un qui est au courant si le nouveau Royal Decameron Baru ( Cartagène) qui est supposé ouvrir décembre 2009 dans la revue de Nolitour est sur une île ou presqu'île et les excursions proposé.
Why Colombia?
It's quite simple. For the past few years, my daughter has been living with a Colombian from Bogotá. The idea was to discover his country, meet his family, and do part of the trip all four of us together.
We’re heading out first as scouts, then they’ll join us to continue the journey.
The itinerary was shared in another post—now it’s time for the impressions.
No photos, as for me, it’s video and nothing more!
Day 1: The big departure What was planned: A flight from Lyon Saint-Exupéry late morning heading to Frankfurt. Two hours of waiting in Frankfurt (just enough time to eat a pretzel!!) and then off to Bogotá for an arrival around 7 PM local time. I hadn’t done the Check-Mig (to be done 72 hours before the flight). I did it on my phone, giving a fake arrival date in Colombia, and the attendant told me there wouldn’t be any issues in Bogotá. Actually, two hours of delay at departure in Lyon because a sick passenger was on the plane—they had to evacuate him, and the ambulance that was supposed to be there didn’t have permission to come near the plane. Ah, French administrative formalities!!!!! Flight to Frankfurt with Lufthansa went smoothly. A sprint through the airport—very well organized. Connection secured, so we boarded the plane, and two hours later than scheduled, we took off for an 11-hour flight! Arrival in Bogotá, and the immigration process took over an hour and a half because of the crowds. However, no issues with the Check-Mig—they barely glanced at it. Our daughter’s father-in-law ended up waiting over 3 hours at the airport because of this!!! Surprise: No luggage. Luckily, we had packed essentials in our carry-ons! Quick administrative paperwork, and Lufthansa informed me our bags would be on the next flight, so no big deal. Off to our hotel in La Candelaria and a good night’s rest.
The plus: We’re in Bogotá! The minus: Flight delays are becoming more and more common.
Day 1: The big departure What was planned: A flight from Lyon Saint-Exupéry late morning heading to Frankfurt. Two hours of waiting in Frankfurt (just enough time to eat a pretzel!!) and then off to Bogotá for an arrival around 7 PM local time. I hadn’t done the Check-Mig (to be done 72 hours before the flight). I did it on my phone, giving a fake arrival date in Colombia, and the attendant told me there wouldn’t be any issues in Bogotá. Actually, two hours of delay at departure in Lyon because a sick passenger was on the plane—they had to evacuate him, and the ambulance that was supposed to be there didn’t have permission to come near the plane. Ah, French administrative formalities!!!!! Flight to Frankfurt with Lufthansa went smoothly. A sprint through the airport—very well organized. Connection secured, so we boarded the plane, and two hours later than scheduled, we took off for an 11-hour flight! Arrival in Bogotá, and the immigration process took over an hour and a half because of the crowds. However, no issues with the Check-Mig—they barely glanced at it. Our daughter’s father-in-law ended up waiting over 3 hours at the airport because of this!!! Surprise: No luggage. Luckily, we had packed essentials in our carry-ons! Quick administrative paperwork, and Lufthansa informed me our bags would be on the next flight, so no big deal. Off to our hotel in La Candelaria and a good night’s rest.
The plus: We’re in Bogotá! The minus: Flight delays are becoming more and more common.
Bonjour, nous souhaitons partir avec un couple d'amis et nos 2bebes de 4 à 6 mois durant 1mois dans un pays où c'est assez facile pour un 1ier voyage avec bébé et où c'est pas trop cher compte tenu qu'on veut y rester un mois. On veut pouvoir se baigner et se promener facilement avec bébé. Possiblement louer une voiture et découvrir un peu les alentours. Comme nous parlons l'espagnol et que le décalage est moins grand qu'en Asie, on a pensé à l'Amerique latine; Colombie, Honduras ou Nicaragua?? À moins que vous ayez d'autres suggestions... Merci!!
Bonjour,
Je me nomme Claude et souvent je donne beaucoup d'information sur ce forum concernant la Colombie car je vis à Cartagena depuis quelques années. La soirée de Noël j'ai été agressé par un chauffeur de taxi et j'ai porté plainte le lendemain. Je relate mon expérience sur un de mes sites web http://www.voyagemarymar.com/Actualite/agression-touriste.htm
Actuellement, je viens de communiquer avec le département de sécurité (DAS) qui m'ont offert une protection et aussi j'ai eu une rencontre avec le journal El Universal qui publieront l'article dimanche ou lundi le 29 décembre.
Je suis désolé d'avoir donné des informations "vantant" certaines choses de la Colombie, mais je sais parfaitement que les droits fondamentaux des humains sont bafoués ici et je n'encourage pas les gens à venir ici. Il y a tellement de choses dangeureuses que nous vivons quotidiennement qu'il est inutile d'en expliquer les détails. Je suis dans l'attente d'un processus de retour au Canada avec ma conjointe d'ici d'une façon accélérée car la situation est très difficile. Si vous croyez qu'au Canada, en Europe ou aux USA il y a de la discrimination raciale, alors vous ne savez pas réllement ce qu'est la discrimination quand vous êtes étranger ici...
Les gens cherchant des voyages écoutourisme n'ont pas trop de problèmes car ils sont perçus ici comme des "pauvres" donc des gens qui n'ont pas d'argent, donc pas de possibilité de vol et d'exploitation. Restez ainsi pour ne pas avoir d'ennui, car lorsque je vais à une plage de Cartagena, au moins 150 vendeurs m'harcèlent à chaque après-midi sans compter que je dois répéter jusqu'à 7 fois (no gracias). Des centaines de situations comme cella-là, j'en vis à chaque jour... je ne blague pas malgré mon grand sens de l'humour !
Claude (Bacano)
Je me nomme Claude et souvent je donne beaucoup d'information sur ce forum concernant la Colombie car je vis à Cartagena depuis quelques années. La soirée de Noël j'ai été agressé par un chauffeur de taxi et j'ai porté plainte le lendemain. Je relate mon expérience sur un de mes sites web http://www.voyagemarymar.com/Actualite/agression-touriste.htm
Actuellement, je viens de communiquer avec le département de sécurité (DAS) qui m'ont offert une protection et aussi j'ai eu une rencontre avec le journal El Universal qui publieront l'article dimanche ou lundi le 29 décembre.
Je suis désolé d'avoir donné des informations "vantant" certaines choses de la Colombie, mais je sais parfaitement que les droits fondamentaux des humains sont bafoués ici et je n'encourage pas les gens à venir ici. Il y a tellement de choses dangeureuses que nous vivons quotidiennement qu'il est inutile d'en expliquer les détails. Je suis dans l'attente d'un processus de retour au Canada avec ma conjointe d'ici d'une façon accélérée car la situation est très difficile. Si vous croyez qu'au Canada, en Europe ou aux USA il y a de la discrimination raciale, alors vous ne savez pas réllement ce qu'est la discrimination quand vous êtes étranger ici...
Les gens cherchant des voyages écoutourisme n'ont pas trop de problèmes car ils sont perçus ici comme des "pauvres" donc des gens qui n'ont pas d'argent, donc pas de possibilité de vol et d'exploitation. Restez ainsi pour ne pas avoir d'ennui, car lorsque je vais à une plage de Cartagena, au moins 150 vendeurs m'harcèlent à chaque après-midi sans compter que je dois répéter jusqu'à 7 fois (no gracias). Des centaines de situations comme cella-là, j'en vis à chaque jour... je ne blague pas malgré mon grand sens de l'humour !
Claude (Bacano)
bonjour a tous je souhaite aller en Colombie pendant 3 semaines, j'ai beaucoup d'avis partager sur y aller ou ne pas y aller.
Je suis tout à fait conscient des danger réel dans ce pays, ce n'est pas mon premier séjour en Amérique du sud je suis aller deux fois au Brésil qui est réputé peu sur aussi.
J'en suis revenu en un seul morceau en ayant un peu de bon sens et respectant les consignes élémentaires de prudence et en évitant d'avoir le comportement du gringo: signes ostentatoire de richesse, vêtement de marque, sortir son appareil photo a la moindre occasion...
En restant vigilant : prendre les compagnie de taxi le soir , éviter de suivre des inconnus, ne pas se déplacer seul passer une certaine heure etc.
Le Brésil reste trois crans en dessous de la Colombie en terme de violence je suis d'accord, mais j'aimerai avoir le témoignage de voyageur qui ont visité ce pays seul.
Pour faire la part des choses, entre Hyper médiatisation de la violence, et l'ignorance du routard qui pense qu'il passe entre les gouttes...
Je ne suis pas inconscient.
Si vous pouvez me donner des élément de réponse afin que je puisse prendre une décision sage et mesurer.
merci bien laurent
Je suis tout à fait conscient des danger réel dans ce pays, ce n'est pas mon premier séjour en Amérique du sud je suis aller deux fois au Brésil qui est réputé peu sur aussi.
J'en suis revenu en un seul morceau en ayant un peu de bon sens et respectant les consignes élémentaires de prudence et en évitant d'avoir le comportement du gringo: signes ostentatoire de richesse, vêtement de marque, sortir son appareil photo a la moindre occasion...
En restant vigilant : prendre les compagnie de taxi le soir , éviter de suivre des inconnus, ne pas se déplacer seul passer une certaine heure etc.
Le Brésil reste trois crans en dessous de la Colombie en terme de violence je suis d'accord, mais j'aimerai avoir le témoignage de voyageur qui ont visité ce pays seul.
Pour faire la part des choses, entre Hyper médiatisation de la violence, et l'ignorance du routard qui pense qu'il passe entre les gouttes...
Je ne suis pas inconscient.
Si vous pouvez me donner des élément de réponse afin que je puisse prendre une décision sage et mesurer.
merci bien laurent
San Andrès, dans mes mots...
Voici le résumé du voyage à San Andrès que j’ai fait du 3 au 17 janvier 2008. Prémices
Tout d’abord, je me présente, homme, mi-trentaine, je ne suis pas un voyageur aguerri, je n’ai fait que quelques voyages dans le sud. Dans ma tendre jeunesse, j’ai visité la Floride en famille, j’ai voyagé à Acapulco (Mexique) en 1993 et à Puerto Vallarta (Mexique) en janvier 2006. Ces voyages seront mes références, mes points de comparaison.
Après avoir discuté avec des amis et fait des recherches via Internet j’arrive à la conclusion que la Jamaïque serait une destination de rêve pour ce voyage. Dans mes recherches sur Internet, j’aperçois un groupe qui part pour San Andrès, cela semble sérieux, je change donc mon choix. Au détriment de mon agente de voyage habituel, je suis aveuglément une agente inconnue. On me vend l’idée d’un voyage de groupe accompagné (différend d’organisé) ce qui me plait vraiment. Originalement, on nous proposait de faire partie d’un groupe de 42 personnes. Séparer en groupes d’une et de deux semaines. Cela semblait vraiment génial. Après quelques délais, on nous annonce que seul un groupe de 21 personnes partiront pour 2 semaines. C’était encore très bien. Cela retarde, nous sommes rendu à 11… D’autres délais… L’agente décide de ne plus nous accompagner… On achète nos voyages sous forme individuelle… Bonjour professionnalisme!
Je pars donc pour San Andrès avec Christian, mon ami de toujours, avec un petit sentiment de frustration. Quand tu changes d’idée et de destination dans le but de faire un voyage de groupe (42 personnes) accompagné et que cela se termine par un voyage à deux, une certaine frustration ronge ton âme. Ironiquement, je ne connaîtrai jamais ceux qui faisaient parti de mon groupe initial.
Après avoir choisi San Andrès comme nouvelle destination, je me renseigne, j’y apprend que la flore marine est considérée «aire de protection marine» par l’UNESCO. «The Archipelago of San Andres, Old Providence, and Santa Catalina is a Colombian department in the western Caribbean. The proposed site is a marine protected area (MPA) with coastal and marine ecosystems including coral reefs, mangroves, seagrass beds, beaches, and deep water. The Minister of Environment, Housing, and Territorial Development declared the Seaflower MPA in January 2005. It is the first MPA in Colombia, the largest in the Caribbean region, and among the largest in the World. The MPA is part of the Seaflower Biosphere Reserve, declared a member of the World Network of Biosphere Reserves by UNESCO's Man and the Biosphere (MAB) Program in 2000.» J’en déduis que cela doit être un endroit idéal pour y faire de la plongée. Je me renseigne sur des cours à Montréal, trop tard et trop cher.
Sur un forum Internet, j’y vois une invitation pour des cours d’initiations de plongée directement à San Andrès donnés par des québécois. J’y réponds, sans attente. On se donne rendez-vous à l’aéroport de Montréal. Je rencontre un groupe mordu de plongée et par-dessus tout, des gens très sympathiques. L’aller
Le vol d’Air Transat part avec une heure trente de retard. Arrivé à San Andrès après 5 heures de vol, jeudi soir, il pleut. Il pleuvra aussi le lendemain. Dimanche verra les dernières pluies de jours. Les forts vents des quatre premiers jours viennent perturber le calme de la mer. Par la suite, seulement quelques averses tropicales (10 minutes intenses) en soirée viendront perturber ces deux semaines de vacances.
Le matin du 3 janvier 2008, je partis de chez moi où le mercure indiquait -27°C pour un coin de paradis où la température moyenne est de 30°C.
C’est le début d’un grand voyage… L’île
Je commence par décrire l’île telle que je l’ai vue. Les opinions peuvent varier.
Voici la description que fait Nolitours (unique grossiste à offrir San Andrès en partance du Québec) dans sa brochure 2007-2008 :«Joyau méconnu des Caraïbes, San Andrès est de loin l’une des plus belles créations de Dame Nature. Se distinguant par ses superbes plages et ses coraux rouges, l’île offre une panoplie de sports nautiques, depuis la plongée, dans ses eaux cristallines aux sept différents tons de bleu, la planche à voile, la paravoile et la navigation. Sa vie nocturne exaltante, son atmosphère de fête et sa cuisine raffinée sauront vous divertir durant votre séjour.»
N’ayant pas visité toutes les destinations soleils je ne peux comparer avec chacune d’entre-elles. Cette description me semble juste, sauf en ce qui concerne les plages et la nourriture. Sur l’île, il y a deux plages intéressantes : Sprat Bight (plage municipale) et Rocky Cay. Les autres plages de l’île sont ordinaires. Il y a des belles plages sur les îles avoisinantes qui sont offertes en excursions moyennant des frais. La nourriture est bonne, mais la qualifier de cuisine raffinée est exagérée.
L’île est petite, 26 km² (environ 13km par 2km) et est entourée d’une route principale (la Circunvalacion). On y retrouve deux centres plus habités : le centre-ville (Centro) au nord et le quartier San Luis sur la côte est. Le district de San Luis, situé à une quinzaine de minutes du centre-ville n’a que quelques restaurant à offrir aux touristes. Il est surtout habité par des locaux. C’est dans ce district qu’est situé le Decameron San Luis. C’est vraiment au centre-ville que sont regroupés tous les magasins, majorité des restaurants, discothèques et hôtels. Hormis le Decameron San Luis, seul le Marazul n’est pas dans le centre-ville, il est situé à mi-chemin entre le San Luis et centre-ville. À l’exception de ces deux quartiers, Centro et San Luis, le reste de l’île est peu habité. Une douzaine de chemins entrecoupent l’île ici et là.
Au centre-ville, quelques rues s’entrecroisent autour du très petit port et de la plage principale de l’île, Playas de Sprat Bight. On y retrouve plusieurs boutiques de parfums, bijouteries et magasins de linge.
La partie la plus touristique se définit comme suit : La mer des Caraïbes, la très large plage principale (Sprat Bight), la rue piétonne (Av. Columbia) où l’on trouve tous les commerces (hôtels, bijouteries, casinos et restaurants) alignés les uns à coté des autres face à la mer et en arrière, les autres rues commerciales du centre-ville. Pour les familles, au bout de la plage, un terrain de jeux pour enfants rendra les tout-petits heureux.
Sur la plage principale de l’île, Sprat Bight, il faut payer pour louer une chaise longue ou un pare-soleil. C’est peu dispendieux, mais il faut en être averti. On y retrouve plusieurs vendeurs itinérants.
Tant au centre-ville que dans le reste de l’île, le plus ardu pour s’orienter c’est l’absence de noms aux intersections. Comme c’est petit, on se retrouve facilement après deux ou trois visites.
Divisons l’île en deux, la côte est et la côte ouest. Les hôtels Decameron sont tous situés sur la côte est où il y a des plages sablonneuses et un vent omniprésent. Sur le côté ouest il n’y a pas de sable, les rivages sont en pierre volcanique et c’est beaucoup moins, voir pas venteux. La chaleur y est ainsi plus ressentie. Comme il y a peu ou pas de vent, la mer est plus calme et facilite autant l’apnée (Piscinita et West View) que des plongées d’initiation ou avancées.
L’omniprésence du vent sur la côte est rend supportable la chaleur. L’amateur de chaleur extrême choisira une piscine protégée du vent. La plage avec une brise constante est très confortable. La plage et les trois piscines (au San Luis) ont chacune une protection différente du vent ce qui permet à chacun de trouver une chaleur qui lui convient.
Il y a beaucoup de chiens errants sur l’île. Jamais dérangeant, ils meublent le paysage et donnent un charme à l’endroit. Certains font même la sieste sur la rue, ils n’aboient que rarement et se ressemblent tous.
Au point de vue touristique, San Andrès c’est un peu l’antithèse de Walt Disney. On retrouve peu de marketing pour vendre les attraits de l’île. On entend parler un peu, via l’agente Nolitours, des attraits de l’île sans plus. Les excursions sont souvent retardées, mal publicisées et n’ont pas ce coté «en donné plus que le client en demande.» La propreté de certains sites est douteuse et il y a souvent des objets abandonnés ici et là. Comme le disait un voyageur : «il y a tellement de potentiel ici, c’est dommage que les gens ne se donnent pas la peine de maximiser les ressources dont ils disposent.» Le voyageur pourrait facilement passer à coté d’une activité qui l’intéresserait. Coté organisation, j’ai trouvé San Andrès pire que Puerto Vallarta.
La sécurité sur l’île est pour le moins inquiétante. Exemples à l’appuis, l’agente Nolitours nous recommande fortement de ne pas nous déplacer sur la partie sud ou ouest de l’île le soir venu en raison d’un omniprésent danger. Cela représente 60% du territoire. On m’a rapporté plusieurs fois que les motocyclistes trop aventuriers se font indiquer, par des locaux, des endroits où ils sont mieux de ne pas aller et ce, même en plein jour. Un québécois s’est fait attaquer tout près de l’hôtel en plein jour lors d’une marche de santé. Pour finir, nous sommes convaincus qu’une québécoise s’est faite droguer lors d’une sortie de groupe à une discothèque du centre-ville. Langue Contrairement à Puerto Vallarta où presque tout le milieu touristique est bilingue, San Andrès est beaucoup plus unilingue espagnol. Beaucoup d’employés du San Luis sont unilingues espagnols. Autant chez les GO, serveurs, serveuses, femmes de chambres, barmans, commis au réservations de restaurants et commis à la réception on retrouve des unilingues espagnols. Il y a des employés bilingues, certes, mais je m’attendais à plus. En ville, c’est semblable. Je dirais, à l’oeil, que 65% des gens qui interagissent avec les touristes sont bilingues fonctionnels. Évidemment, par bilingue je parle d’espagnol et d’anglais. Je n’ai vu que trois personnes parler français.
Les bières et les consommations sont gratuites dans les hôtels Decameron. Partout ailleurs vous devez payer, mais c’est très abordable. Monnaie Ce qui est très important de savoir, ce ne sont pas les devises (dollar US ou Pesos colombien) mais plutôt les coupures qu’il faut employer.
En gros, le Pesos colombien est employé partout et le dollar US est employé presque partout. Il faut savoir que vous aurez beaucoup de difficultés à avoir une bière avec une coupure de 20$ US. Même chose pour un taxi, un coke ou un chip.
Cependant, j’ai été étonné par la gentillesse des colombiens sur le sujet. Quand j’ai sortie mon unique billet de 20 000 pesos colombien (10$ US) pour m’acheter un Coke et un chip (3000 pesos colombien, 1.50$ US) et que la vielle dame n’avait pas assez de change, elle m’a dit : «tu viendras me payer demain!» Même chose à l’aéroport : « tu viendras me payer tantôt! »
L’autre irritant avec l’argent c’est le fait que sur l’île les guichets sont concentrés au centre-ville et qu’il faut séparer les affiliations Master Card (Cirrus, Banque National) et Visa (Desjardins) quand vient le temps de choisir un guichet. De plus, certaines coupures données sont peu utilisables, 50 000 pesos colombien. Enfin, certains guichets sont unilingue espagnol. Les utilisateurs Desjardins peuvent allez au Bancafé (situé près de la plage principale et en plein centre-ville) pour avoir un guichet français.
Il n’y a pas de guichet près de l’hôtel San Luis.
Quelques dollars américains (50$) suffisent pour l’arrivée sur l’île, ensuite les guichets automatiques feront l’affaire selon vos achats et excursions. Pour éviter les frais bancaires il est à proscrire d’échanger l’argent canadien contre de l’argent américain avant de partir pour l’échanger de nouveau contre des pesos colombien rendu sur place.
Les cartes de crédit sont peu utilisées. Réserver une excursion, à la bijouterie ou pour rapporter de l’alcool de qualité, c’est à peu près les seuls endroits où cela peut valoir la peine d’utiliser une carte de crédit. Le reste des biens ou services sont ridiculement économiques. Pour utiliser une carte de crédit, souvent, il faut avoir une copie de son passeport avec soi pour que le commerçant puisse y prendre votre numéro de passeport, c’est leur système anti-fraude. Enfin, il est fréquent de voir les commerçants additionner les frais de service (+/- 3%) à la facture quand vous utilisez votre carte.
Coté pratique, notons que l’électricité est comme celle du Canada, 110V, que l’heure est la même qu’au Québec, que le vol d’aller devrait durer 5H 10 et que celui du retour devrait être de 4H 50. Hôtels Je décris l’hôtel comme je l’ai vu et vécu. Tout est une question de goût et d’attente. Comment on s’est fait « vendre » l’hôtel? Que recherche t’on?
Je loge au Decameron San Luis, un hôtel trois étoiles réputé pour y abriter une clientèle jeune et festive. Lors de mon passage, la réputation de l’hôtel était juste. La majorité de la clientèle était âgé de 18 à 40 ans et les bars sont très populaires. Lors d’un autre voyage, mon agente de voyage m’avait dit : «c’est pas l’hôtel qui fait le party, ce sont les gens qui sont là qui rendent, ou non, le voyage tripant. Tu aurais beau te retrouver dans l’hôtel le plus luxueux ou le mieux coté, si tu n’es pas sur la même longueur d’onde que les autres voyageurs, tu vas trouver ça plate, par contre, si tu trouves quelques personnes dans le même mood que toi, tu vas triper à fond.» Juste!
Je m’y connais peu en cotation d’hôtel. Le San Luis (trois étoiles) offre un service correct, sans plus. Les chambres y sont rudimentaires et petites, le service est ordinaire et la plage étroite. La petitesse des chambres rend le séchage des vêtements laborieux. L’eau y est non comestible.
Dans mes deux semaines, j’y ai vécu : des manques de serviettes de salles de bains, des manques de serviettes de plage, un ridicule réveil par la femme de chambre à 8H15 AM, un court de tennis en si mauvais état qu’il a finalement été fermé pour réparation, le délai de rénovation du court de tennis prévu pour deux jours s’est éternisé (plus de 10 jours), un manque de bière à la discothèque, un manque de Gin au Piano-bar, un manque de verres (pour boissons), des puces dans la chambre, une panne d’électricité, manque de Pesos colombiens à la réception, deux coupures d’eau, plusieurs manquements d’eau chaude et un bris d’air climatisé par une chaleur suffocante! Il y a aussi le fameux problème de clé. Il n’y a qu’une clé par chambre. Et les murs sont en carton.
Rien d’irrémédiable, mais toujours des petits irritants. À titre d’exemple, il faut demander pour que la chambre soit aspergée du produit anti-puce. Cela serait pourtant simple et logique que cela soit fait systématiquement. Il faut donner du pourboire à la femme de chambre pour avoir quotidiennement des serviettes de salle de bain.
Tout est une question de qui tu connais. La personne qu’il faut connaître au San Luis est Maria Fernanda Ayala, elle est responsable du service à la clientèle. Quand mon air climatisé est tombé en panne, j’ai fait appel à elle et à la réception. J’ai vu Fernanda prendre son walkie-talkie pour appeler directement le réparateur tandis que la réception s’est contentée d’écrire la demande dans un registre.
L’hôtel de 233 chambres est divisé en cinq blocs sous forme de «U». Chaque bloc a ses avantages et ses inconvénients. Il faut absolument éviter les chambres près du Piano Bar ou de la Discothèque si on veut dormir entre 11H PM et 7H AM. Le bloc 4 abrite le bruyant spectacle de 10H mais devient très calme à 11H. Je suis au fond du bloc 2. Seuls mes voisins et le climatiseur viendront faire assez de bruit pour perturber mon sommeil. L’inconvénient majeur provient du fait que la chambre est située au troisième étage et est une des rares sans balcon. Il y a 3 bars (plus celui de la discothèque), 3 piscines et 3 restaurants répartis un peu partout dans le complexe.
L’étroite plage est séparée de l’hôtel par la Circunvalacion qui est passante à cet endroit. La mer est relativement agitée dû au vent. Difficile de mettre en perspective; c’est moins agité que sur la cote ouest mexicaine mais il y a toujours des bonnes vagues. Il y a des coraux sur le bord de l’eau qui sont glissants. L’entrée dans la mer est désagréable car il faut passer sur ces coraux. L’utilisation de bonnes sandales ou de souliers d’eau, en vente un peu partout sur l’île, est recommandée. L’eau est très belle et le vent diminue la sensation de chaleur. Il est possible de faire de l’apnée directement en face de l’hôtel. Plusieurs poissons tropicaux n’attendent que vous pour être admirés. Le centre d’activité vous prête masque et tuba. Par contre, il serait préférable d’avoir aussi des palmes.
Sur la plage, en face du San Luis se trouve le Reggae Bar. Sympathique petit bar où se rencontrent locaux et touristes. Piste de danse, musique reggae et la bière est abordable. L’amateur de drogue pourra s’approvisionner facilement.
Coté animation, quelques GO font des jeux durant la journée. À 10H PM il y a quotidiennement un spectacle sur la scène situé dans le bloc 4. Ici, rien de comparable avec ce que j’ai vu au Royal Decameron de Puerto Vallarta, qui serait la référence dans le domaine. Le point positif est que les spectacles différent les uns des autres, il y en a pour tous les goûts. L’équipe d’animation de l’hôtel fait des spectacles axés sur l’humour en alternance avec les gens de la place qui viennent présenter des spectacles de danse, de musique Reggae ou de musique Calypso. Ces derniers sont bien réussis et pourraient être décrit comme semi pro. Quant aux spectacles produits par l’équipe d’animation de l’hôtel, ils sont répétitifs mais finissent par faire rire l’auditoire. Ils ont un autre mérite, ils sont souvent trilingue : espagnol, anglais et français. Il y a souvent des petits spectacles pour les plus jeunes avant le spectacle principal.
Les bars de l’hôtel offrent des drinks faits à partir de Rhum, Tequila, Gin et bière évidemment. Le service est correct, avec un pourboire (1$) il devient meilleur et avec un généreux pourboire (10$) on repart avec deux bouteilles pleines de fort. L’irritant est l’utilisation de petits verres en plastique, on s’en lasse rapidement. Notons que les fumeurs ont accès aux cigarettes gratuitement.
En ce qui concerne la nourriture, j’ai bien appréciée.
Évidemment, le buffet devient répétitif et tourne souvent autour du bœuf, poisson et poulet. La friture et la panure sont fréquentes et il y a toujours des fruits et légumes. Je n’ai entendu aucun commentaire de quelqu’un qui disait avoir détesté la nourriture au buffet.
Passons aux restaurants à la carte. Le point négatif étant le service déficient de réservation. En gros, il faut être présent entre 7H et 7H30 pour attendre un numéro, à 7H30 on vous donne un numéro qui dictera l’ordre de réservation qui se déroulera à 8H. On peut réserver pour les restaurants des autres Decameron la veille et pour les restaurants de l’hôtel (japonais et italien) le jour même. Quelques places s’ajoutent pour les restaurants de l’hôtel entre 2H30 et 5H. Comme on essayait de faire des réservations de groupe, c’était vraiment problématique. Le pire, c’est que tous les restaurants visités avaient des tables inoccupées. Les restaurants à la carte ont un menu de 7 ou 8 mets différents. Chacun des restaurants à un repas pâtes, bœuf, poisson, poulet et le reste de la carte tourne autour d’un thème. Les restaurants visités avaient des assiettes qui recevaient des commentaires allant de bon à excellent. Le service était toujours adéquat.
Le seul point que je trouve négatif à propos de la restauration, ce sont les desserts. Ils sont beaux mais rarement délicieux. Les hôtels Decameron.
Voici un rapide survol des autres hôtels Decameron sur l’île de San Andrès. On peut aller manger, boire et se baigner à chacun de ces hôtels, gratuitement.
Les hôtels sont décrits du nord au sud.
Decameron Maryland (trois étoiles) Très petit hôtel (65 chambres) sympathique où on y retrouve un bar dans une piscine. À moins d’avoir une passion pour les avions, cet hôtel est à éviter. Il est réellement situé à moins de 200 m de la piste de décollage de l’aéroport. Le bruit est incroyablement élevé. Heureusement, le trafic aérien est peut fréquent. Situé à l’extrémité nord de la plus belle plage (Sprat Bight) de l’île.
Decameron El Isleno (trois étoiles) Ici aussi on entend les avions. Situé directement sur la très belle et longue plage principale de l’île, qui est partagée par une population locale, faut-il préciser, et entouré de boutiques souvenirs, l’El Isleno est un hôtel de 49 chambres. On peut parler d’un «vaste hôtel de 49 chambres». L’espace est plus grand qu’au Maryland et au Los Delphines ce qui semble en faire un endroit vraiment calme. L’hôtel est séparé de la plage par une rue piétonne. Lors de mon passage, l’hôtel était fermé pour rénovation. Il y avait seulement le bar et le casse-croûte d’ouvert, ce qui ne me permet pas d’émettre des commentaires plus poussés.
Decameron Boutique Los Delphines (trois étoiles) Très petit hôtel de 36 chambres, le Los Delphines est recommandé pour les couples qui veulent la paix. Point positif, cet hôtel semble être la construction la plus récente. Précision sur la description que fait Nolitours : «parfaitement situé en bordure d’une plage spectaculaire». Vous devrez marcher pour vous rendre à cette plage (Sprat Bight) et elle n’est pas en face de l’hôtel.
Royal Decameron Aquarium (trois étoiles et demie) Le plus grand hôtel du groupe Decameron sur l’île, 252 chambres, l’Aquarium est spectaculaire dans sa conception. Ses tours circulaires construites sur pilotis dans la mer donnent un cachet unique. On prête aussi à l’Aquarium d’avoir les meilleurs restaurants. Malheureusement, aucune plage digne de ce nom n’est disponible directement à l’hôtel.
Les quatre hôtels, Maryland (extrémité nord), El Isleno, Los Delfines et Aquarium (au sud), sont situés à moins de vingt minutes de marche les uns des autres. Les hôtels Los Delphines et Aquarium sont à moins de cinq minutes de marche de la plage principale de l’île. L’El Isleno, le Los Delphines et l’Aquarium sont situés en plein centre-ville.
Royal Decameron Marazul Resort (trois étoiles et demie) Le Marazul est situé en retrait du centre-ville (10 min), sa plage artificielle semble peu invitante pour la baignade. 128 chambres, un grand terrain et tout semble assez récent. Un centre rudimentaire de conditionnement physique est disponible. On retrouve trois bars dont le plus intéressant des hôtels Decameron (avec celui du Maryland dans la piscine) qui est sur un quai avec une magnifique vue sur les îles d’El Acuario et Haynes Cay. Cet hôtel est situé entre la Circunvalacion et la mer, l’ambiance est détendue. Le Marazul abrite une des deux discothèques du groupe Decameron, l’autre étant le San Luis. Rocky Cay Ici il n’est pas question d’un hôtel mais d’une plage. Cette plage appartient à la corporation Decameron et est disponible pour les clients des hôtels. Située entre le San Luis et le Marazul, Rocky Cay est une très belle plage large où on peut se baigner très loin dans la mer tout en touchant le fond. Un restaurant y est aussi disponible et les consommations sont gratuites. On peut manger au restaurant, sur réservation, autant le midi que le soir.
Il y a un service gratuit de navette (autobus) entre les hôtels Decameron. Il est bien et quand l’autobus est plein, l’hôtel vous paie le taxi.
Pour résumé, les hôtels El Isleno, Aquarium, Marazul et San Luis sont construits sous forme de blocs et les Maryland et Los Delphines sont de très petits hôtels qui forment un seul «U». L’Aquarium va jusqu’à 4 étages, L’El Isleno, Marazul, San Luis 3 et le Maryland et Los Delphines 2. Aucun hôtel n’est vraiment vaste, seul le Marazul donne l’impression d’un grand terrain. Les hôtels sont assez distinct : le Maryland, c’est petit et bruyant, l’El Isleno est en réparation, le Los Delphines est petit, l’Aquarium est spectaculaire et chic, le Marazul est grand et calme et au San Luis c’est la fête. Activités, excursions et points d’intérêts
Je commence ici un résumé des sorties, excursions, points d’intérêts et activités qui sont disponibles sur l’île. Je les décris dans aucun ordre précis. J’ajoute des commentaires où je trouve qu’ils sont pertinents. Comme au Mexique, quand vient le temps de réserver une excursion, on se retrouve devant un problème : faire affaire avec l’agent du tour opérateur (Nolitours) ou avec un vendeur itinérant? En plus, ici, Nolitours fait affaire avec Receptour Del Caribe pour la majorité des sorties, ce qui fait deux intermédiaires. Il y a un vendeur itinérant sur la plage en face du San Luis. À qui faire confiance? Chacun à son opinion sur le sujet… Le plus abordable est de se rendre directement et par ses propres moyens directement à l’activité, quand on sait où elle se trouve. Discothèques La discothèque du San Luis ressemble à n’importe quelle autre discothèque. Musicalement, c’est Dance et House à saveur latine. J’ai été surpris de ne pas faire une overdose de Shakira. En fait, je l’ai rarement entendu.
Le gros problème, le même que partout ailleurs, c’est que la clientèle se disperse. J’ai vu la discothèque de San Luis être pleine ou vide, on m’a dit la même chose de celle du Marazul et ceux du centre-ville. Quand la clientèle se rassemble au même endroit, c’est plein et vraiment tripant. Quand ils se dispersent, toutes les discothèques sont vides et plates. Il faut vraiment concentrer ses sorties au centre-ville le vendredi et samedi soir. Transport
Le transport à San Andrès est assez particulier.
Les moyens de transports disponibles aux touristes sont taxi, autobus, à pied, bicyclette, Kart de golf, Kawasaki Mule, 4 roues, moto et Kia Sportage.
Avant de louer quoi que ce soit, il serait sécuritaire de bien observer les locaux conduire. Bien comprendre cette jungle avant de se mettre au commande d’une moto est un minimum.
Les premiers jours, je recommande fortement les taxis ou autobus et une observation rigoureuse de la circulation. Si une personne ne se sent pas à l’aise, les taxis et autobus feront l’affaire pour le reste du voyage.
Les taxis sont omniprésents, ils coûtent entre cinq et dix dollars et mènent à bon port. Sur le nombre, certains roulent à des vitesses folles. J’ai vécu un 70 miles (115 km/h) à l’heure! J’ai aussi fait l’expérience du chauffeur en manque de Coke! Il faut évidemment s’entendre sur un prix avant de partir et je conseille de payer sur le champ, cela évite les engueulades arrivées à destination. C’est important d’avoir des petites coupures car, généralement, les chauffeurs ne peuvent nous rendre la monnaie.
Le service de transport par autobus est tout indiqué. Relativement simple, fiable et à un prix ridiculement bas de 1100 pesos colombien (55¢) il transporte les touristes en toute tranquillité. Je n’ai vu aucun chauffeur démontrer de l’impatience envers un touriste qui demandait de l’aide pour s’orienter, même ceux qui s’arrêtaient pour rien.
La marche est tout indiquée au centre-ville. Il est impossible de marcher du Marazul ou du San Luis pour se rendent au centre-ville.
J’aurais aimé avoir mon vélo pour quelques randonnées. Mais avouons que l’île ne se prête pas à merveille pour ce sport. Seulement 26 kilomètres de long et un centre-ville trop passant rendent la pratique du vélo monotone.
Pour le reste des engins moteur, Kart de golf, Kawasaki Mule, 4 roues, moto et Kia Sportage il en va de la bravoure et du goût de chacun.
Voici un petit guide pour s’initier de façon sécuritaire à la conduite sur l’île.
Pour donner une idée juste, séparons l’île en trois, dans l’ordre des aiguilles d’une montre. Un, le centre-ville au nord, deux, entre le centre-ville et l’hôtel le San Luis à l’est et pour finir la partie sud et ouest, du San Luis au centre-ville.
Le centre-ville est carrément dangereux pour quiconque apprend leur mentalité de conduite. À titre d’exemple, il n’y a pas de stop aux intersections! Entre le centre-ville et le San Luis le trafic est dense mais il n’y a pas d’intersections. Les parties sud et ouest sont très tranquilles et se veulent un terrain de prédilection pour apprendre à manier un véhicule et leur façon de dépasser. La Plongée. Allez à San Andrès sans plongée, c’est comme aller aux danseuses les yeux fermés!
Distinguons deux choses, une apnée (snorkeling) est une baignade avec un masque et un tuba et une plongée est faite avec une bombonne d’air, masque, palmes et poids.
Les deux activités devraient être pratiquées ou à tout le moins essayées à San Andrès.
Je suis parti pour San Andrès avec le but de faire deux ou trois plongées, j’en ai fait huit. Si la météo et la situation l’auraient permis j’en aurais bien fait quatre autres. La faune aquatique est spectaculaire et chaque expédition est unique.
Par un heureux hasard, je suis tombé sur un groupe de québécois qui m’a appris, aidé et rendu ces expéditions sécuritaires. Tout était en place pour rendre ces expéditions inoubliables. Évidemment, je suis une recrue et ne suis pas en mesure de faire des comparaisons avec d’autres destinations de plongées. Cependant, il est impératif d’essayer de plongée à San Andrès!
À San Andrès, le non-initié pourra s’initier à ce sport en toute sécurité. Dépendant du degré de confiance personnelle de chacun, il est possible de trouver un cours qui s’adaptera à ses besoins. Le cours classique d’initiation de plongée est constitué d’une baignade en piscine avec tout l’équipement (Bouteille, masque et poids) suivi d’une plongée accompagnée et encadrée en mer. Le centre de plongée Sharky Dive Shop offre cette initiation en français avec un instructeur compétent.
Un centre de plongée est situé directement sur le site de l’hôtel San Luis. Il offre une formation gratuite en piscine. Malheureusement, le cours est donné en anglais. C’est une façon économique de constater si on est fait ou non pour la plongée. Les prix semblent plus élevés que chez Sharky en ce qui a trait aux expéditions et cours complet. De plus, une personne qui ne maîtrise pas profondément la langue de Shakespeare prend un certain risque. Une information mal maîtrisée rend inutilement la plongée plus dangereuse.
Le cheminement que devrait emprunter les gens les plus craintifs pourrait ressembler à ceci. Initiation gratuite (en anglais) dans la piscine de l’hôtel du San Luis, si l’étudiant se sent à l’aise il pourrait ensuite suivre un cours d’initiation complet (en français) chez Sharky pour finalement aller visiter la faune aquatique de San Andrès accompagné d’un guide de confiance.
L’ultime craintif prendrait un cours complet (niveau 1) avant sont départ pour le sud Tennis Probablement ma grande déception du voyage. Je prévoyais jouer une dizaine de fois au tennis. Je n’ai finalement joué que deux fois. Le court du San Luis était en mauvais état, ils ont commencé des rénovations durant mon séjour. Je n’ai joué qu’une partie à mon hôtel. J’ai ensuite joué une partie au Marazul. La qualité du court était tout aussi douteuse en plus d’être situé directement à coté d’un compresseur qui menait un bruit d’enfer.
Pour la faible qualité de mon jeu, ces courts de tennis ont fait l’affaire, sans plus. Le joueur sérieux serait fortement déçu. Kite surf (paravoile) Les forts vents du coté est de l’île permettent la pratique du Kite surf. Mélange de Wake board et de cerf-volant géant, le sport semble vraiment tripant. Tirer par une immense voile et sur une planche, le surfeur vogue sur la mer à une vitesse incroyable. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’essayer, dommage… Tour de l’île (Prise un) De mémoire, ce tour nous a coûté 20$, on a payé nos consommations en surplus.
J’ai tôt fait de me faire des connaissances à l’hôtel, un de ceux-ci retournait à San Andrès, donc il connaissait bien l’île et se proposa pour nous faire découvrir la place. Nous louâmes des karts de golf en ce premier samedi et fît le tour de l’île. Première constatation, en kart de golf au milieu de tout ce trafic, on sent rapidement que l’on est loin de la maison. Deuxièmement, la boisson et le volant font bon ménage à San Andrès, même devant les nombreuses polices. Tout dépend du guide, mais nous avons eu une bonne dose d’information, franche et honnête. On a aussi eu droit à quelques apnées. J’ai eu ouï-dire que des chauffeurs de taxi faisaient aussi des tours guidés et j’en ai eu d’excellents commentaires. Tour de l’île (prise deux)
De mémoire, ce tour coûte 25$ et quelques consommations sont incluses.
Comme la réservation était déjà faite, je retourne faire un tour de l’île, plus classique, le lendemain (dimanche) en français. J’ai comme guide le fameux «Eddy Murphy» qui est attitré aux expéditions vendues par Nolitours (Receptour Del Caribe). J’ai eu beaucoup de bons commentaires avant mon voyage envers ce guide. Difficile d’expliquer pourquoi, mais j’ai été déçu. Est-ce par ce que je faisais un deuxième tour de l’île en deux jours, est-ce par ce que le guide était dans une mauvaise journée, que d’entendre parler «québécois» un colombien me rend indifférent ou que l’histoire et les lieux à visiter sur l’île sont très peu nombreux, mais j’ai trouvé ce tour assez ordinaire. Ce que j’aurais aimé? Plus d’informations sur le passé, qui a trouvé l’île, comment à été la colonisation, les richesses avant les touristes, d’où proviennent les habitants, la relation avec la Colombie, les poissons que les gens mangent, la protection de l’UNESCO et un peu de la cohabitation avec la mafia colombienne. Johnny Cay, El Aquario (Rose Cay) et Haynes Cay
De mémoire, cette expédition coûte environs 33$ et inclus une consommation et un repas.
Premier lundi matin, départ pour l’île de Johnny Cay. En gros, il s’agit d’une balade en bateau vers une petite île (Johnny Cay) dans le but de se faire bronzer pour ensuite aller manger sur l’île d’Aquario. La fin de la journée sera une plongée en apnée, une visite de l’île Haynes Cay accessible à pied ou une autre séance de bronzage. En tout, on parle d’une expédition de six heures.
L’expédition de Johnny Cay fait partie des incontournables à San Andrès. Le tour de l’île, la grotte du capitaine Morgan et Johnny Cay sont les 3 seuls incontournables de l’île. Tout le monde qui a posé pied à San Andrès a fait ces trois choses. J’espère…
La beauté de Johnny Cay c’est la plage et la merveilleuse vue que l’on a de San Andrès.
Je suis sans doute tombé sur une mauvaise journée. On m’a raconté que l’île (Johnny Cay) avait été fermée pour mauvais temps (vent et pluie) le samedi et dimanche. Ce lundi matin, les vagues sont encore fortes et le débarquement à Johnny Cay est hasardeux, voir dangereux. J’ai vu des personnes âgées littéralement roulées sur la plage, tombées du bateau et des enfants en pleurs. Il n’y a pas de quai, tout débarquement et embarquement se font directement sur la plage.
Bien que j’ai adoré l’expédition, je conçois que ce n’est pas tout le monde qui apprécie ce genre de journée. En plus du dangereux (s’il vente) débarquement et embarquement, il faut aimer la chaleur et la plage, car à l’île de Johnny Cay on se fait bronzer à l’abri du vent. Les activités se résument ainsi : plage, baignade et apnée. Ensuite, les petites îles d’El Aquario et Hanes Cay offrent les mêmes activités.
À El Aquario, en apnée on voit des raies, plusieurs poissons et tout ça dans moins de cinq pieds d’eau.
Selon moi, les cotés négatifs sont le manque d’organisation et les dangers du débarquement. Probablement dû à la fermeture de l’île les jours précédents (achalandage plus élevé qu’a l’habitude) et du vent plus fort que prévu cette journée, il manquait un peu de magie… Cayo Bolivar Sur le même principe que Johnny Cay, mais en plus beau et exotique. J’ai fait une excursion de plongée excessivement intéressante. Un tour de bateau d’environ 45 minutes au bout duquel on arrive sur la petite île presque déserte de Cayo Bolivar. Seulement habitée par 11 membres de l’armée colombienne, Cayo Bolivar est une île très calme avec une merveilleuse plage. J’en ai profité pour faire deux plongées extraordinaires. Après dîner, on déménage sur une île avoisinante et complètement déserte. Une troisième île est accessible à pied. Ici, il faut préciser que ce n’est pas tout le monde qui adorera une expédition de la sorte. Vendue 100$ par la représentante Nolitours avec aucune plongée de prévu, cela revient chère pour se faire bronzer, aussi belle la plage soit-elle. Heureusement, j’ai eu la main heureuse avec un groupe de plongée allumé qui ont négocié le tour à 100$ avec deux plongées incluses.
Les amateurs de belles plages et d’exclusivité en raffoleront, les amateurs de plongée aussi. Si l’attrait d’une belle plage ou d’une plongée n’est pas là, on peut ignorer cette expédition et garder son argent pour autre chose. Hoyo Soplador (Blow Hole)
En gros, il s’agit de vagues qui s’engouffrent dans un entonnoir naturel en pierre à même le sol et qui jaillit via un trou comme un geyser. Quand les vagues sont fortes (grand vent) c’est spectaculaire. On ne perd pas son temps ici. 15 minutes à voir ce spectacle c’est bien assez. C’est gratuit et c’est inclus dans tous les tours de ville. Cueva de Morgan (caverne du capitaine Morgan)
Le pirate Henry Morgan (d’où vient le nom du rhum) fait partie de l’histoire de la Jamaïque et de San Andrès. Il aurait caché un trésor dans une caverne qui (par miracle!) est accessible aux touristes. On y a construit un petit musée et une réplique de bateau.
30 minutes, c’est le maximum de temps que vous passerez sur le site. Si ce n’était du ridicule prix d’entrée, 50¢ l’entrée et 50¢ pour voir la grotte, on parlerait d’arnaque touristique. Évidement la visite est incluse dans n’importe quel tour de l’île. Combat de coqs Sujet délicat, quand vient le temps de parler de combats de coqs on marche sur des œufs. La morale rencontre une pratique ancestrale. Certaines personnes sont outrées, certaines sont fascinées, mais personnes n’est indifférent aux combats de coqs. J’avais déjà vu un combat de coq à Acapulco, mais ici, c’est sérieux.
Le ring est approprié et il y a même un compteur de temps. L’arène est ronde, les sièges des spectateurs entourent l’arène, tout est en place pour le combat.
Tout est une question d’acceptation. On accepte, ou non, cette pratique. Si votre âme accepte cette barbarie, vous assistez à un retour dans le temps assez spécial, sinon vous êtes en plein cauchemar.
Il est important de dire qu’ici les coqs ne se battent pas jusqu'à ce que mort s’ensuive. Probablement plus cruel, ils arrêtent quand le coq perdant est au stade d’agonie…
Je crois qu’il faut voir de ses yeux pour juger.
Allez voir, vous jugerez! Canopy Activité qui consiste à se laisser glisser sur un fil d’acier du sommet d’une montagne à un autre. Je ne l’ai pas fait par manque de temps. L’activité semble courte, seulement 3 glissades. Le prix est conséquent : 12.50$ directement sur place. Tour de l’île (prise trois) Coût, location de la moto : 40$ Plus consommation, évidemment.
Le mercredi, avant dernière journée, je loue une moto. En fait, Christian et moi louons chacun une moto et le reste de notre groupe loue, moto, Kart de golf ou Kia Sportage. Ici, le but n’est pas de découvrir l’île mais de profiter au maximum des dernières heures. On se donne rendez-vous à des endroits fixes et on improvise tout au long de la journée. Maudite belle journée, adrénaline, soleil, plaisir et frissons sont présents. Le retour
Le vol en soirée rendra la dernière journée plus moche. Il faut libérer les chambres pour 2H et le départ vers l’aéroport se fait à 4h10. Aucun service pour entreposer les bagages n’est disponible. C’est donc dans le hall d’entrée, au milieu de la place que l’on laisse nos bagages.
Les voyageurs avertis sont partis tôt à l’aéroport enregistrer leurs bagages. Ainsi, ils ont pu profiter de leur après-midi au centre-ville.
Le vol est parti à temps. Cependant un problème de pressurisation de la cabine nous a fait revenir atterrir de nouveau à San Andrès. 2H30 plus tard que prévu, on décollait finalement de nouveau vers Montréal.
Déception, à l’ère de l’information en temps réel, le retard du vol n’a été annoncé que très tardivement sur les écrans de l’aéroport de Montréal et via internet. Enfin, voici un petit post-mortem de mon voyage.
La météo maussade (pluie et fort vent) des quatre premiers jours fit en sorte que les activités ont été un peu trop condensées. Dans un monde parfait, j’aurais bien vu quelque chose qui aurait pu ressembler à ceci. Un tour de l’île le vendredi pour être en mesure de s’orienter un peu, une initiation à la plongée le samedi, alternance de tennis et de plongée ensuite, sortie en ville les vendredi et samedi soir. Location de scooter après quatre jours. D’autres tours de l’île entre amis auraient pu agrémenter le voyage.
Maintenant, à savoir si San Andrès est une destination incontournable pour un voyage dans le sud, c’est au goût de chacun. San Andrès perd certainement de l’attrait pour la personne qui déteste ou n’a aucun intérêt pour la plongée ou l’apnée. L’amateur de plage et baignade se retrouve devant un choix assez mince : la plage publique ou toujours se déplacer à Rocky Cay. Il y’a toujours Johnny Cay et Cayo Bolivar, plages et endroits paradisiaques pour l’amateur du genre, mais il y a un prix qui s’y rattache. Sur la cote est, le vent est omniprésent et la sécurité sur l’île est discutable.
À l’exception de la plongée, toute l’industrie des excursions, expéditions et activités est moins bien organisée qu’en Floride, Acapulco ou qu’a Puerto Vallarta qui sont trois destinations bien rodées dans le domaine. Par contre, les prix sont énormément moins chers. Le service m’est apparu moins professionnel mais plus sympathique.
En résumé, j’ai adoré mon voyage à San Andrès! J’ai eu de la chaleur, une mer merveilleuse, j’y ai rencontrai des voyageurs sympathiques et tripants, huit merveilleuses plongées d’initiations et un horaire très chargé qui m’a fait paraître ces deux semaines trop courtes. J’aurais bien pris une semaine supplémentaire.
Sylvain Deschamps Crédit photos Les photos non créditées sont de Sylvain Deschamps Merci de leur collaboration à… Johanne Gagné http://lemousstille.com/ L'émousstillé 460 Racine est Chicoutimi L'émousstillé 597 St-Jean Québec Barbara Gravel Boutique du plongeur du Saguenay http://www.plongeurdusaguenay.com/ Audrey Paradis Sites Internet de références pour de l’information additionnelle. Météo http://www.weather.com/...nk&cm_pla=10-day L’île de San Andrès http://fr.wikipedia.org/...ndres_%28%C3%AEle%29 Henry Morgan http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Morgan Résumé de voyage http://www.sanandres.sp.st/ Info générale http://www.sanandres.com La carte de l’île http://www.sanandres.com/travel_maps.php UNESCO http://whc.unesco.org/...tesindicatives/5166/ Sharky (plongée) http://www.sharkydiveshop.com Résumé d’un voyage que j’ai fait à Puerto Vallarta au Mexique. Puerto Vallarta, dans mes mots…http://voyageforum.com/v.f?post=474982;
Voici le résumé du voyage à San Andrès que j’ai fait du 3 au 17 janvier 2008. Prémices
Tout d’abord, je me présente, homme, mi-trentaine, je ne suis pas un voyageur aguerri, je n’ai fait que quelques voyages dans le sud. Dans ma tendre jeunesse, j’ai visité la Floride en famille, j’ai voyagé à Acapulco (Mexique) en 1993 et à Puerto Vallarta (Mexique) en janvier 2006. Ces voyages seront mes références, mes points de comparaison.
Après avoir discuté avec des amis et fait des recherches via Internet j’arrive à la conclusion que la Jamaïque serait une destination de rêve pour ce voyage. Dans mes recherches sur Internet, j’aperçois un groupe qui part pour San Andrès, cela semble sérieux, je change donc mon choix. Au détriment de mon agente de voyage habituel, je suis aveuglément une agente inconnue. On me vend l’idée d’un voyage de groupe accompagné (différend d’organisé) ce qui me plait vraiment. Originalement, on nous proposait de faire partie d’un groupe de 42 personnes. Séparer en groupes d’une et de deux semaines. Cela semblait vraiment génial. Après quelques délais, on nous annonce que seul un groupe de 21 personnes partiront pour 2 semaines. C’était encore très bien. Cela retarde, nous sommes rendu à 11… D’autres délais… L’agente décide de ne plus nous accompagner… On achète nos voyages sous forme individuelle… Bonjour professionnalisme!
Je pars donc pour San Andrès avec Christian, mon ami de toujours, avec un petit sentiment de frustration. Quand tu changes d’idée et de destination dans le but de faire un voyage de groupe (42 personnes) accompagné et que cela se termine par un voyage à deux, une certaine frustration ronge ton âme. Ironiquement, je ne connaîtrai jamais ceux qui faisaient parti de mon groupe initial.
Après avoir choisi San Andrès comme nouvelle destination, je me renseigne, j’y apprend que la flore marine est considérée «aire de protection marine» par l’UNESCO. «The Archipelago of San Andres, Old Providence, and Santa Catalina is a Colombian department in the western Caribbean. The proposed site is a marine protected area (MPA) with coastal and marine ecosystems including coral reefs, mangroves, seagrass beds, beaches, and deep water. The Minister of Environment, Housing, and Territorial Development declared the Seaflower MPA in January 2005. It is the first MPA in Colombia, the largest in the Caribbean region, and among the largest in the World. The MPA is part of the Seaflower Biosphere Reserve, declared a member of the World Network of Biosphere Reserves by UNESCO's Man and the Biosphere (MAB) Program in 2000.» J’en déduis que cela doit être un endroit idéal pour y faire de la plongée. Je me renseigne sur des cours à Montréal, trop tard et trop cher.
Sur un forum Internet, j’y vois une invitation pour des cours d’initiations de plongée directement à San Andrès donnés par des québécois. J’y réponds, sans attente. On se donne rendez-vous à l’aéroport de Montréal. Je rencontre un groupe mordu de plongée et par-dessus tout, des gens très sympathiques. L’aller
Le vol d’Air Transat part avec une heure trente de retard. Arrivé à San Andrès après 5 heures de vol, jeudi soir, il pleut. Il pleuvra aussi le lendemain. Dimanche verra les dernières pluies de jours. Les forts vents des quatre premiers jours viennent perturber le calme de la mer. Par la suite, seulement quelques averses tropicales (10 minutes intenses) en soirée viendront perturber ces deux semaines de vacances.
Le matin du 3 janvier 2008, je partis de chez moi où le mercure indiquait -27°C pour un coin de paradis où la température moyenne est de 30°C.
C’est le début d’un grand voyage… L’île
Je commence par décrire l’île telle que je l’ai vue. Les opinions peuvent varier.
Voici la description que fait Nolitours (unique grossiste à offrir San Andrès en partance du Québec) dans sa brochure 2007-2008 :«Joyau méconnu des Caraïbes, San Andrès est de loin l’une des plus belles créations de Dame Nature. Se distinguant par ses superbes plages et ses coraux rouges, l’île offre une panoplie de sports nautiques, depuis la plongée, dans ses eaux cristallines aux sept différents tons de bleu, la planche à voile, la paravoile et la navigation. Sa vie nocturne exaltante, son atmosphère de fête et sa cuisine raffinée sauront vous divertir durant votre séjour.»
N’ayant pas visité toutes les destinations soleils je ne peux comparer avec chacune d’entre-elles. Cette description me semble juste, sauf en ce qui concerne les plages et la nourriture. Sur l’île, il y a deux plages intéressantes : Sprat Bight (plage municipale) et Rocky Cay. Les autres plages de l’île sont ordinaires. Il y a des belles plages sur les îles avoisinantes qui sont offertes en excursions moyennant des frais. La nourriture est bonne, mais la qualifier de cuisine raffinée est exagérée.
L’île est petite, 26 km² (environ 13km par 2km) et est entourée d’une route principale (la Circunvalacion). On y retrouve deux centres plus habités : le centre-ville (Centro) au nord et le quartier San Luis sur la côte est. Le district de San Luis, situé à une quinzaine de minutes du centre-ville n’a que quelques restaurant à offrir aux touristes. Il est surtout habité par des locaux. C’est dans ce district qu’est situé le Decameron San Luis. C’est vraiment au centre-ville que sont regroupés tous les magasins, majorité des restaurants, discothèques et hôtels. Hormis le Decameron San Luis, seul le Marazul n’est pas dans le centre-ville, il est situé à mi-chemin entre le San Luis et centre-ville. À l’exception de ces deux quartiers, Centro et San Luis, le reste de l’île est peu habité. Une douzaine de chemins entrecoupent l’île ici et là.
Au centre-ville, quelques rues s’entrecroisent autour du très petit port et de la plage principale de l’île, Playas de Sprat Bight. On y retrouve plusieurs boutiques de parfums, bijouteries et magasins de linge.
La partie la plus touristique se définit comme suit : La mer des Caraïbes, la très large plage principale (Sprat Bight), la rue piétonne (Av. Columbia) où l’on trouve tous les commerces (hôtels, bijouteries, casinos et restaurants) alignés les uns à coté des autres face à la mer et en arrière, les autres rues commerciales du centre-ville. Pour les familles, au bout de la plage, un terrain de jeux pour enfants rendra les tout-petits heureux.
Sur la plage principale de l’île, Sprat Bight, il faut payer pour louer une chaise longue ou un pare-soleil. C’est peu dispendieux, mais il faut en être averti. On y retrouve plusieurs vendeurs itinérants.
Tant au centre-ville que dans le reste de l’île, le plus ardu pour s’orienter c’est l’absence de noms aux intersections. Comme c’est petit, on se retrouve facilement après deux ou trois visites.
Divisons l’île en deux, la côte est et la côte ouest. Les hôtels Decameron sont tous situés sur la côte est où il y a des plages sablonneuses et un vent omniprésent. Sur le côté ouest il n’y a pas de sable, les rivages sont en pierre volcanique et c’est beaucoup moins, voir pas venteux. La chaleur y est ainsi plus ressentie. Comme il y a peu ou pas de vent, la mer est plus calme et facilite autant l’apnée (Piscinita et West View) que des plongées d’initiation ou avancées.
L’omniprésence du vent sur la côte est rend supportable la chaleur. L’amateur de chaleur extrême choisira une piscine protégée du vent. La plage avec une brise constante est très confortable. La plage et les trois piscines (au San Luis) ont chacune une protection différente du vent ce qui permet à chacun de trouver une chaleur qui lui convient.
Il y a beaucoup de chiens errants sur l’île. Jamais dérangeant, ils meublent le paysage et donnent un charme à l’endroit. Certains font même la sieste sur la rue, ils n’aboient que rarement et se ressemblent tous.
Au point de vue touristique, San Andrès c’est un peu l’antithèse de Walt Disney. On retrouve peu de marketing pour vendre les attraits de l’île. On entend parler un peu, via l’agente Nolitours, des attraits de l’île sans plus. Les excursions sont souvent retardées, mal publicisées et n’ont pas ce coté «en donné plus que le client en demande.» La propreté de certains sites est douteuse et il y a souvent des objets abandonnés ici et là. Comme le disait un voyageur : «il y a tellement de potentiel ici, c’est dommage que les gens ne se donnent pas la peine de maximiser les ressources dont ils disposent.» Le voyageur pourrait facilement passer à coté d’une activité qui l’intéresserait. Coté organisation, j’ai trouvé San Andrès pire que Puerto Vallarta.
La sécurité sur l’île est pour le moins inquiétante. Exemples à l’appuis, l’agente Nolitours nous recommande fortement de ne pas nous déplacer sur la partie sud ou ouest de l’île le soir venu en raison d’un omniprésent danger. Cela représente 60% du territoire. On m’a rapporté plusieurs fois que les motocyclistes trop aventuriers se font indiquer, par des locaux, des endroits où ils sont mieux de ne pas aller et ce, même en plein jour. Un québécois s’est fait attaquer tout près de l’hôtel en plein jour lors d’une marche de santé. Pour finir, nous sommes convaincus qu’une québécoise s’est faite droguer lors d’une sortie de groupe à une discothèque du centre-ville. Langue Contrairement à Puerto Vallarta où presque tout le milieu touristique est bilingue, San Andrès est beaucoup plus unilingue espagnol. Beaucoup d’employés du San Luis sont unilingues espagnols. Autant chez les GO, serveurs, serveuses, femmes de chambres, barmans, commis au réservations de restaurants et commis à la réception on retrouve des unilingues espagnols. Il y a des employés bilingues, certes, mais je m’attendais à plus. En ville, c’est semblable. Je dirais, à l’oeil, que 65% des gens qui interagissent avec les touristes sont bilingues fonctionnels. Évidemment, par bilingue je parle d’espagnol et d’anglais. Je n’ai vu que trois personnes parler français.
Les bières et les consommations sont gratuites dans les hôtels Decameron. Partout ailleurs vous devez payer, mais c’est très abordable. Monnaie Ce qui est très important de savoir, ce ne sont pas les devises (dollar US ou Pesos colombien) mais plutôt les coupures qu’il faut employer.
En gros, le Pesos colombien est employé partout et le dollar US est employé presque partout. Il faut savoir que vous aurez beaucoup de difficultés à avoir une bière avec une coupure de 20$ US. Même chose pour un taxi, un coke ou un chip.
Cependant, j’ai été étonné par la gentillesse des colombiens sur le sujet. Quand j’ai sortie mon unique billet de 20 000 pesos colombien (10$ US) pour m’acheter un Coke et un chip (3000 pesos colombien, 1.50$ US) et que la vielle dame n’avait pas assez de change, elle m’a dit : «tu viendras me payer demain!» Même chose à l’aéroport : « tu viendras me payer tantôt! »
L’autre irritant avec l’argent c’est le fait que sur l’île les guichets sont concentrés au centre-ville et qu’il faut séparer les affiliations Master Card (Cirrus, Banque National) et Visa (Desjardins) quand vient le temps de choisir un guichet. De plus, certaines coupures données sont peu utilisables, 50 000 pesos colombien. Enfin, certains guichets sont unilingue espagnol. Les utilisateurs Desjardins peuvent allez au Bancafé (situé près de la plage principale et en plein centre-ville) pour avoir un guichet français.
Il n’y a pas de guichet près de l’hôtel San Luis.
Quelques dollars américains (50$) suffisent pour l’arrivée sur l’île, ensuite les guichets automatiques feront l’affaire selon vos achats et excursions. Pour éviter les frais bancaires il est à proscrire d’échanger l’argent canadien contre de l’argent américain avant de partir pour l’échanger de nouveau contre des pesos colombien rendu sur place.
Les cartes de crédit sont peu utilisées. Réserver une excursion, à la bijouterie ou pour rapporter de l’alcool de qualité, c’est à peu près les seuls endroits où cela peut valoir la peine d’utiliser une carte de crédit. Le reste des biens ou services sont ridiculement économiques. Pour utiliser une carte de crédit, souvent, il faut avoir une copie de son passeport avec soi pour que le commerçant puisse y prendre votre numéro de passeport, c’est leur système anti-fraude. Enfin, il est fréquent de voir les commerçants additionner les frais de service (+/- 3%) à la facture quand vous utilisez votre carte.
Coté pratique, notons que l’électricité est comme celle du Canada, 110V, que l’heure est la même qu’au Québec, que le vol d’aller devrait durer 5H 10 et que celui du retour devrait être de 4H 50. Hôtels Je décris l’hôtel comme je l’ai vu et vécu. Tout est une question de goût et d’attente. Comment on s’est fait « vendre » l’hôtel? Que recherche t’on?
Je loge au Decameron San Luis, un hôtel trois étoiles réputé pour y abriter une clientèle jeune et festive. Lors de mon passage, la réputation de l’hôtel était juste. La majorité de la clientèle était âgé de 18 à 40 ans et les bars sont très populaires. Lors d’un autre voyage, mon agente de voyage m’avait dit : «c’est pas l’hôtel qui fait le party, ce sont les gens qui sont là qui rendent, ou non, le voyage tripant. Tu aurais beau te retrouver dans l’hôtel le plus luxueux ou le mieux coté, si tu n’es pas sur la même longueur d’onde que les autres voyageurs, tu vas trouver ça plate, par contre, si tu trouves quelques personnes dans le même mood que toi, tu vas triper à fond.» Juste!
Je m’y connais peu en cotation d’hôtel. Le San Luis (trois étoiles) offre un service correct, sans plus. Les chambres y sont rudimentaires et petites, le service est ordinaire et la plage étroite. La petitesse des chambres rend le séchage des vêtements laborieux. L’eau y est non comestible.
Dans mes deux semaines, j’y ai vécu : des manques de serviettes de salles de bains, des manques de serviettes de plage, un ridicule réveil par la femme de chambre à 8H15 AM, un court de tennis en si mauvais état qu’il a finalement été fermé pour réparation, le délai de rénovation du court de tennis prévu pour deux jours s’est éternisé (plus de 10 jours), un manque de bière à la discothèque, un manque de Gin au Piano-bar, un manque de verres (pour boissons), des puces dans la chambre, une panne d’électricité, manque de Pesos colombiens à la réception, deux coupures d’eau, plusieurs manquements d’eau chaude et un bris d’air climatisé par une chaleur suffocante! Il y a aussi le fameux problème de clé. Il n’y a qu’une clé par chambre. Et les murs sont en carton.
Rien d’irrémédiable, mais toujours des petits irritants. À titre d’exemple, il faut demander pour que la chambre soit aspergée du produit anti-puce. Cela serait pourtant simple et logique que cela soit fait systématiquement. Il faut donner du pourboire à la femme de chambre pour avoir quotidiennement des serviettes de salle de bain.
Tout est une question de qui tu connais. La personne qu’il faut connaître au San Luis est Maria Fernanda Ayala, elle est responsable du service à la clientèle. Quand mon air climatisé est tombé en panne, j’ai fait appel à elle et à la réception. J’ai vu Fernanda prendre son walkie-talkie pour appeler directement le réparateur tandis que la réception s’est contentée d’écrire la demande dans un registre.
L’hôtel de 233 chambres est divisé en cinq blocs sous forme de «U». Chaque bloc a ses avantages et ses inconvénients. Il faut absolument éviter les chambres près du Piano Bar ou de la Discothèque si on veut dormir entre 11H PM et 7H AM. Le bloc 4 abrite le bruyant spectacle de 10H mais devient très calme à 11H. Je suis au fond du bloc 2. Seuls mes voisins et le climatiseur viendront faire assez de bruit pour perturber mon sommeil. L’inconvénient majeur provient du fait que la chambre est située au troisième étage et est une des rares sans balcon. Il y a 3 bars (plus celui de la discothèque), 3 piscines et 3 restaurants répartis un peu partout dans le complexe.
L’étroite plage est séparée de l’hôtel par la Circunvalacion qui est passante à cet endroit. La mer est relativement agitée dû au vent. Difficile de mettre en perspective; c’est moins agité que sur la cote ouest mexicaine mais il y a toujours des bonnes vagues. Il y a des coraux sur le bord de l’eau qui sont glissants. L’entrée dans la mer est désagréable car il faut passer sur ces coraux. L’utilisation de bonnes sandales ou de souliers d’eau, en vente un peu partout sur l’île, est recommandée. L’eau est très belle et le vent diminue la sensation de chaleur. Il est possible de faire de l’apnée directement en face de l’hôtel. Plusieurs poissons tropicaux n’attendent que vous pour être admirés. Le centre d’activité vous prête masque et tuba. Par contre, il serait préférable d’avoir aussi des palmes.
Sur la plage, en face du San Luis se trouve le Reggae Bar. Sympathique petit bar où se rencontrent locaux et touristes. Piste de danse, musique reggae et la bière est abordable. L’amateur de drogue pourra s’approvisionner facilement.
Coté animation, quelques GO font des jeux durant la journée. À 10H PM il y a quotidiennement un spectacle sur la scène situé dans le bloc 4. Ici, rien de comparable avec ce que j’ai vu au Royal Decameron de Puerto Vallarta, qui serait la référence dans le domaine. Le point positif est que les spectacles différent les uns des autres, il y en a pour tous les goûts. L’équipe d’animation de l’hôtel fait des spectacles axés sur l’humour en alternance avec les gens de la place qui viennent présenter des spectacles de danse, de musique Reggae ou de musique Calypso. Ces derniers sont bien réussis et pourraient être décrit comme semi pro. Quant aux spectacles produits par l’équipe d’animation de l’hôtel, ils sont répétitifs mais finissent par faire rire l’auditoire. Ils ont un autre mérite, ils sont souvent trilingue : espagnol, anglais et français. Il y a souvent des petits spectacles pour les plus jeunes avant le spectacle principal.
Les bars de l’hôtel offrent des drinks faits à partir de Rhum, Tequila, Gin et bière évidemment. Le service est correct, avec un pourboire (1$) il devient meilleur et avec un généreux pourboire (10$) on repart avec deux bouteilles pleines de fort. L’irritant est l’utilisation de petits verres en plastique, on s’en lasse rapidement. Notons que les fumeurs ont accès aux cigarettes gratuitement.
En ce qui concerne la nourriture, j’ai bien appréciée.
Évidemment, le buffet devient répétitif et tourne souvent autour du bœuf, poisson et poulet. La friture et la panure sont fréquentes et il y a toujours des fruits et légumes. Je n’ai entendu aucun commentaire de quelqu’un qui disait avoir détesté la nourriture au buffet.
Passons aux restaurants à la carte. Le point négatif étant le service déficient de réservation. En gros, il faut être présent entre 7H et 7H30 pour attendre un numéro, à 7H30 on vous donne un numéro qui dictera l’ordre de réservation qui se déroulera à 8H. On peut réserver pour les restaurants des autres Decameron la veille et pour les restaurants de l’hôtel (japonais et italien) le jour même. Quelques places s’ajoutent pour les restaurants de l’hôtel entre 2H30 et 5H. Comme on essayait de faire des réservations de groupe, c’était vraiment problématique. Le pire, c’est que tous les restaurants visités avaient des tables inoccupées. Les restaurants à la carte ont un menu de 7 ou 8 mets différents. Chacun des restaurants à un repas pâtes, bœuf, poisson, poulet et le reste de la carte tourne autour d’un thème. Les restaurants visités avaient des assiettes qui recevaient des commentaires allant de bon à excellent. Le service était toujours adéquat.
Le seul point que je trouve négatif à propos de la restauration, ce sont les desserts. Ils sont beaux mais rarement délicieux. Les hôtels Decameron.
Voici un rapide survol des autres hôtels Decameron sur l’île de San Andrès. On peut aller manger, boire et se baigner à chacun de ces hôtels, gratuitement.
Les hôtels sont décrits du nord au sud.
Decameron Maryland (trois étoiles) Très petit hôtel (65 chambres) sympathique où on y retrouve un bar dans une piscine. À moins d’avoir une passion pour les avions, cet hôtel est à éviter. Il est réellement situé à moins de 200 m de la piste de décollage de l’aéroport. Le bruit est incroyablement élevé. Heureusement, le trafic aérien est peut fréquent. Situé à l’extrémité nord de la plus belle plage (Sprat Bight) de l’île.
Decameron El Isleno (trois étoiles) Ici aussi on entend les avions. Situé directement sur la très belle et longue plage principale de l’île, qui est partagée par une population locale, faut-il préciser, et entouré de boutiques souvenirs, l’El Isleno est un hôtel de 49 chambres. On peut parler d’un «vaste hôtel de 49 chambres». L’espace est plus grand qu’au Maryland et au Los Delphines ce qui semble en faire un endroit vraiment calme. L’hôtel est séparé de la plage par une rue piétonne. Lors de mon passage, l’hôtel était fermé pour rénovation. Il y avait seulement le bar et le casse-croûte d’ouvert, ce qui ne me permet pas d’émettre des commentaires plus poussés.
Decameron Boutique Los Delphines (trois étoiles) Très petit hôtel de 36 chambres, le Los Delphines est recommandé pour les couples qui veulent la paix. Point positif, cet hôtel semble être la construction la plus récente. Précision sur la description que fait Nolitours : «parfaitement situé en bordure d’une plage spectaculaire». Vous devrez marcher pour vous rendre à cette plage (Sprat Bight) et elle n’est pas en face de l’hôtel.
Royal Decameron Aquarium (trois étoiles et demie) Le plus grand hôtel du groupe Decameron sur l’île, 252 chambres, l’Aquarium est spectaculaire dans sa conception. Ses tours circulaires construites sur pilotis dans la mer donnent un cachet unique. On prête aussi à l’Aquarium d’avoir les meilleurs restaurants. Malheureusement, aucune plage digne de ce nom n’est disponible directement à l’hôtel.
Les quatre hôtels, Maryland (extrémité nord), El Isleno, Los Delfines et Aquarium (au sud), sont situés à moins de vingt minutes de marche les uns des autres. Les hôtels Los Delphines et Aquarium sont à moins de cinq minutes de marche de la plage principale de l’île. L’El Isleno, le Los Delphines et l’Aquarium sont situés en plein centre-ville.
Royal Decameron Marazul Resort (trois étoiles et demie) Le Marazul est situé en retrait du centre-ville (10 min), sa plage artificielle semble peu invitante pour la baignade. 128 chambres, un grand terrain et tout semble assez récent. Un centre rudimentaire de conditionnement physique est disponible. On retrouve trois bars dont le plus intéressant des hôtels Decameron (avec celui du Maryland dans la piscine) qui est sur un quai avec une magnifique vue sur les îles d’El Acuario et Haynes Cay. Cet hôtel est situé entre la Circunvalacion et la mer, l’ambiance est détendue. Le Marazul abrite une des deux discothèques du groupe Decameron, l’autre étant le San Luis. Rocky Cay Ici il n’est pas question d’un hôtel mais d’une plage. Cette plage appartient à la corporation Decameron et est disponible pour les clients des hôtels. Située entre le San Luis et le Marazul, Rocky Cay est une très belle plage large où on peut se baigner très loin dans la mer tout en touchant le fond. Un restaurant y est aussi disponible et les consommations sont gratuites. On peut manger au restaurant, sur réservation, autant le midi que le soir.
Il y a un service gratuit de navette (autobus) entre les hôtels Decameron. Il est bien et quand l’autobus est plein, l’hôtel vous paie le taxi.
Pour résumé, les hôtels El Isleno, Aquarium, Marazul et San Luis sont construits sous forme de blocs et les Maryland et Los Delphines sont de très petits hôtels qui forment un seul «U». L’Aquarium va jusqu’à 4 étages, L’El Isleno, Marazul, San Luis 3 et le Maryland et Los Delphines 2. Aucun hôtel n’est vraiment vaste, seul le Marazul donne l’impression d’un grand terrain. Les hôtels sont assez distinct : le Maryland, c’est petit et bruyant, l’El Isleno est en réparation, le Los Delphines est petit, l’Aquarium est spectaculaire et chic, le Marazul est grand et calme et au San Luis c’est la fête. Activités, excursions et points d’intérêts
Je commence ici un résumé des sorties, excursions, points d’intérêts et activités qui sont disponibles sur l’île. Je les décris dans aucun ordre précis. J’ajoute des commentaires où je trouve qu’ils sont pertinents. Comme au Mexique, quand vient le temps de réserver une excursion, on se retrouve devant un problème : faire affaire avec l’agent du tour opérateur (Nolitours) ou avec un vendeur itinérant? En plus, ici, Nolitours fait affaire avec Receptour Del Caribe pour la majorité des sorties, ce qui fait deux intermédiaires. Il y a un vendeur itinérant sur la plage en face du San Luis. À qui faire confiance? Chacun à son opinion sur le sujet… Le plus abordable est de se rendre directement et par ses propres moyens directement à l’activité, quand on sait où elle se trouve. Discothèques La discothèque du San Luis ressemble à n’importe quelle autre discothèque. Musicalement, c’est Dance et House à saveur latine. J’ai été surpris de ne pas faire une overdose de Shakira. En fait, je l’ai rarement entendu.
Le gros problème, le même que partout ailleurs, c’est que la clientèle se disperse. J’ai vu la discothèque de San Luis être pleine ou vide, on m’a dit la même chose de celle du Marazul et ceux du centre-ville. Quand la clientèle se rassemble au même endroit, c’est plein et vraiment tripant. Quand ils se dispersent, toutes les discothèques sont vides et plates. Il faut vraiment concentrer ses sorties au centre-ville le vendredi et samedi soir. Transport
Le transport à San Andrès est assez particulier.
Les moyens de transports disponibles aux touristes sont taxi, autobus, à pied, bicyclette, Kart de golf, Kawasaki Mule, 4 roues, moto et Kia Sportage.
Avant de louer quoi que ce soit, il serait sécuritaire de bien observer les locaux conduire. Bien comprendre cette jungle avant de se mettre au commande d’une moto est un minimum.
Les premiers jours, je recommande fortement les taxis ou autobus et une observation rigoureuse de la circulation. Si une personne ne se sent pas à l’aise, les taxis et autobus feront l’affaire pour le reste du voyage.
Les taxis sont omniprésents, ils coûtent entre cinq et dix dollars et mènent à bon port. Sur le nombre, certains roulent à des vitesses folles. J’ai vécu un 70 miles (115 km/h) à l’heure! J’ai aussi fait l’expérience du chauffeur en manque de Coke! Il faut évidemment s’entendre sur un prix avant de partir et je conseille de payer sur le champ, cela évite les engueulades arrivées à destination. C’est important d’avoir des petites coupures car, généralement, les chauffeurs ne peuvent nous rendre la monnaie.
Le service de transport par autobus est tout indiqué. Relativement simple, fiable et à un prix ridiculement bas de 1100 pesos colombien (55¢) il transporte les touristes en toute tranquillité. Je n’ai vu aucun chauffeur démontrer de l’impatience envers un touriste qui demandait de l’aide pour s’orienter, même ceux qui s’arrêtaient pour rien.
La marche est tout indiquée au centre-ville. Il est impossible de marcher du Marazul ou du San Luis pour se rendent au centre-ville.
J’aurais aimé avoir mon vélo pour quelques randonnées. Mais avouons que l’île ne se prête pas à merveille pour ce sport. Seulement 26 kilomètres de long et un centre-ville trop passant rendent la pratique du vélo monotone.
Pour le reste des engins moteur, Kart de golf, Kawasaki Mule, 4 roues, moto et Kia Sportage il en va de la bravoure et du goût de chacun.
Voici un petit guide pour s’initier de façon sécuritaire à la conduite sur l’île.
Pour donner une idée juste, séparons l’île en trois, dans l’ordre des aiguilles d’une montre. Un, le centre-ville au nord, deux, entre le centre-ville et l’hôtel le San Luis à l’est et pour finir la partie sud et ouest, du San Luis au centre-ville.
Le centre-ville est carrément dangereux pour quiconque apprend leur mentalité de conduite. À titre d’exemple, il n’y a pas de stop aux intersections! Entre le centre-ville et le San Luis le trafic est dense mais il n’y a pas d’intersections. Les parties sud et ouest sont très tranquilles et se veulent un terrain de prédilection pour apprendre à manier un véhicule et leur façon de dépasser. La Plongée. Allez à San Andrès sans plongée, c’est comme aller aux danseuses les yeux fermés!
Distinguons deux choses, une apnée (snorkeling) est une baignade avec un masque et un tuba et une plongée est faite avec une bombonne d’air, masque, palmes et poids.
Les deux activités devraient être pratiquées ou à tout le moins essayées à San Andrès.
Je suis parti pour San Andrès avec le but de faire deux ou trois plongées, j’en ai fait huit. Si la météo et la situation l’auraient permis j’en aurais bien fait quatre autres. La faune aquatique est spectaculaire et chaque expédition est unique.
Par un heureux hasard, je suis tombé sur un groupe de québécois qui m’a appris, aidé et rendu ces expéditions sécuritaires. Tout était en place pour rendre ces expéditions inoubliables. Évidemment, je suis une recrue et ne suis pas en mesure de faire des comparaisons avec d’autres destinations de plongées. Cependant, il est impératif d’essayer de plongée à San Andrès!
À San Andrès, le non-initié pourra s’initier à ce sport en toute sécurité. Dépendant du degré de confiance personnelle de chacun, il est possible de trouver un cours qui s’adaptera à ses besoins. Le cours classique d’initiation de plongée est constitué d’une baignade en piscine avec tout l’équipement (Bouteille, masque et poids) suivi d’une plongée accompagnée et encadrée en mer. Le centre de plongée Sharky Dive Shop offre cette initiation en français avec un instructeur compétent.
Un centre de plongée est situé directement sur le site de l’hôtel San Luis. Il offre une formation gratuite en piscine. Malheureusement, le cours est donné en anglais. C’est une façon économique de constater si on est fait ou non pour la plongée. Les prix semblent plus élevés que chez Sharky en ce qui a trait aux expéditions et cours complet. De plus, une personne qui ne maîtrise pas profondément la langue de Shakespeare prend un certain risque. Une information mal maîtrisée rend inutilement la plongée plus dangereuse.
Le cheminement que devrait emprunter les gens les plus craintifs pourrait ressembler à ceci. Initiation gratuite (en anglais) dans la piscine de l’hôtel du San Luis, si l’étudiant se sent à l’aise il pourrait ensuite suivre un cours d’initiation complet (en français) chez Sharky pour finalement aller visiter la faune aquatique de San Andrès accompagné d’un guide de confiance.
L’ultime craintif prendrait un cours complet (niveau 1) avant sont départ pour le sud Tennis Probablement ma grande déception du voyage. Je prévoyais jouer une dizaine de fois au tennis. Je n’ai finalement joué que deux fois. Le court du San Luis était en mauvais état, ils ont commencé des rénovations durant mon séjour. Je n’ai joué qu’une partie à mon hôtel. J’ai ensuite joué une partie au Marazul. La qualité du court était tout aussi douteuse en plus d’être situé directement à coté d’un compresseur qui menait un bruit d’enfer.
Pour la faible qualité de mon jeu, ces courts de tennis ont fait l’affaire, sans plus. Le joueur sérieux serait fortement déçu. Kite surf (paravoile) Les forts vents du coté est de l’île permettent la pratique du Kite surf. Mélange de Wake board et de cerf-volant géant, le sport semble vraiment tripant. Tirer par une immense voile et sur une planche, le surfeur vogue sur la mer à une vitesse incroyable. Je n’ai malheureusement pas eu le temps d’essayer, dommage… Tour de l’île (Prise un) De mémoire, ce tour nous a coûté 20$, on a payé nos consommations en surplus.
J’ai tôt fait de me faire des connaissances à l’hôtel, un de ceux-ci retournait à San Andrès, donc il connaissait bien l’île et se proposa pour nous faire découvrir la place. Nous louâmes des karts de golf en ce premier samedi et fît le tour de l’île. Première constatation, en kart de golf au milieu de tout ce trafic, on sent rapidement que l’on est loin de la maison. Deuxièmement, la boisson et le volant font bon ménage à San Andrès, même devant les nombreuses polices. Tout dépend du guide, mais nous avons eu une bonne dose d’information, franche et honnête. On a aussi eu droit à quelques apnées. J’ai eu ouï-dire que des chauffeurs de taxi faisaient aussi des tours guidés et j’en ai eu d’excellents commentaires. Tour de l’île (prise deux)
De mémoire, ce tour coûte 25$ et quelques consommations sont incluses.
Comme la réservation était déjà faite, je retourne faire un tour de l’île, plus classique, le lendemain (dimanche) en français. J’ai comme guide le fameux «Eddy Murphy» qui est attitré aux expéditions vendues par Nolitours (Receptour Del Caribe). J’ai eu beaucoup de bons commentaires avant mon voyage envers ce guide. Difficile d’expliquer pourquoi, mais j’ai été déçu. Est-ce par ce que je faisais un deuxième tour de l’île en deux jours, est-ce par ce que le guide était dans une mauvaise journée, que d’entendre parler «québécois» un colombien me rend indifférent ou que l’histoire et les lieux à visiter sur l’île sont très peu nombreux, mais j’ai trouvé ce tour assez ordinaire. Ce que j’aurais aimé? Plus d’informations sur le passé, qui a trouvé l’île, comment à été la colonisation, les richesses avant les touristes, d’où proviennent les habitants, la relation avec la Colombie, les poissons que les gens mangent, la protection de l’UNESCO et un peu de la cohabitation avec la mafia colombienne. Johnny Cay, El Aquario (Rose Cay) et Haynes Cay
De mémoire, cette expédition coûte environs 33$ et inclus une consommation et un repas.
Premier lundi matin, départ pour l’île de Johnny Cay. En gros, il s’agit d’une balade en bateau vers une petite île (Johnny Cay) dans le but de se faire bronzer pour ensuite aller manger sur l’île d’Aquario. La fin de la journée sera une plongée en apnée, une visite de l’île Haynes Cay accessible à pied ou une autre séance de bronzage. En tout, on parle d’une expédition de six heures.
L’expédition de Johnny Cay fait partie des incontournables à San Andrès. Le tour de l’île, la grotte du capitaine Morgan et Johnny Cay sont les 3 seuls incontournables de l’île. Tout le monde qui a posé pied à San Andrès a fait ces trois choses. J’espère…
La beauté de Johnny Cay c’est la plage et la merveilleuse vue que l’on a de San Andrès.
Je suis sans doute tombé sur une mauvaise journée. On m’a raconté que l’île (Johnny Cay) avait été fermée pour mauvais temps (vent et pluie) le samedi et dimanche. Ce lundi matin, les vagues sont encore fortes et le débarquement à Johnny Cay est hasardeux, voir dangereux. J’ai vu des personnes âgées littéralement roulées sur la plage, tombées du bateau et des enfants en pleurs. Il n’y a pas de quai, tout débarquement et embarquement se font directement sur la plage.
Bien que j’ai adoré l’expédition, je conçois que ce n’est pas tout le monde qui apprécie ce genre de journée. En plus du dangereux (s’il vente) débarquement et embarquement, il faut aimer la chaleur et la plage, car à l’île de Johnny Cay on se fait bronzer à l’abri du vent. Les activités se résument ainsi : plage, baignade et apnée. Ensuite, les petites îles d’El Aquario et Hanes Cay offrent les mêmes activités.
À El Aquario, en apnée on voit des raies, plusieurs poissons et tout ça dans moins de cinq pieds d’eau.
Selon moi, les cotés négatifs sont le manque d’organisation et les dangers du débarquement. Probablement dû à la fermeture de l’île les jours précédents (achalandage plus élevé qu’a l’habitude) et du vent plus fort que prévu cette journée, il manquait un peu de magie… Cayo Bolivar Sur le même principe que Johnny Cay, mais en plus beau et exotique. J’ai fait une excursion de plongée excessivement intéressante. Un tour de bateau d’environ 45 minutes au bout duquel on arrive sur la petite île presque déserte de Cayo Bolivar. Seulement habitée par 11 membres de l’armée colombienne, Cayo Bolivar est une île très calme avec une merveilleuse plage. J’en ai profité pour faire deux plongées extraordinaires. Après dîner, on déménage sur une île avoisinante et complètement déserte. Une troisième île est accessible à pied. Ici, il faut préciser que ce n’est pas tout le monde qui adorera une expédition de la sorte. Vendue 100$ par la représentante Nolitours avec aucune plongée de prévu, cela revient chère pour se faire bronzer, aussi belle la plage soit-elle. Heureusement, j’ai eu la main heureuse avec un groupe de plongée allumé qui ont négocié le tour à 100$ avec deux plongées incluses.
Les amateurs de belles plages et d’exclusivité en raffoleront, les amateurs de plongée aussi. Si l’attrait d’une belle plage ou d’une plongée n’est pas là, on peut ignorer cette expédition et garder son argent pour autre chose. Hoyo Soplador (Blow Hole)
En gros, il s’agit de vagues qui s’engouffrent dans un entonnoir naturel en pierre à même le sol et qui jaillit via un trou comme un geyser. Quand les vagues sont fortes (grand vent) c’est spectaculaire. On ne perd pas son temps ici. 15 minutes à voir ce spectacle c’est bien assez. C’est gratuit et c’est inclus dans tous les tours de ville. Cueva de Morgan (caverne du capitaine Morgan)
Le pirate Henry Morgan (d’où vient le nom du rhum) fait partie de l’histoire de la Jamaïque et de San Andrès. Il aurait caché un trésor dans une caverne qui (par miracle!) est accessible aux touristes. On y a construit un petit musée et une réplique de bateau.
30 minutes, c’est le maximum de temps que vous passerez sur le site. Si ce n’était du ridicule prix d’entrée, 50¢ l’entrée et 50¢ pour voir la grotte, on parlerait d’arnaque touristique. Évidement la visite est incluse dans n’importe quel tour de l’île. Combat de coqs Sujet délicat, quand vient le temps de parler de combats de coqs on marche sur des œufs. La morale rencontre une pratique ancestrale. Certaines personnes sont outrées, certaines sont fascinées, mais personnes n’est indifférent aux combats de coqs. J’avais déjà vu un combat de coq à Acapulco, mais ici, c’est sérieux.
Le ring est approprié et il y a même un compteur de temps. L’arène est ronde, les sièges des spectateurs entourent l’arène, tout est en place pour le combat.
Tout est une question d’acceptation. On accepte, ou non, cette pratique. Si votre âme accepte cette barbarie, vous assistez à un retour dans le temps assez spécial, sinon vous êtes en plein cauchemar.
Il est important de dire qu’ici les coqs ne se battent pas jusqu'à ce que mort s’ensuive. Probablement plus cruel, ils arrêtent quand le coq perdant est au stade d’agonie…
Je crois qu’il faut voir de ses yeux pour juger.
Allez voir, vous jugerez! Canopy Activité qui consiste à se laisser glisser sur un fil d’acier du sommet d’une montagne à un autre. Je ne l’ai pas fait par manque de temps. L’activité semble courte, seulement 3 glissades. Le prix est conséquent : 12.50$ directement sur place. Tour de l’île (prise trois) Coût, location de la moto : 40$ Plus consommation, évidemment.
Le mercredi, avant dernière journée, je loue une moto. En fait, Christian et moi louons chacun une moto et le reste de notre groupe loue, moto, Kart de golf ou Kia Sportage. Ici, le but n’est pas de découvrir l’île mais de profiter au maximum des dernières heures. On se donne rendez-vous à des endroits fixes et on improvise tout au long de la journée. Maudite belle journée, adrénaline, soleil, plaisir et frissons sont présents. Le retour
Le vol en soirée rendra la dernière journée plus moche. Il faut libérer les chambres pour 2H et le départ vers l’aéroport se fait à 4h10. Aucun service pour entreposer les bagages n’est disponible. C’est donc dans le hall d’entrée, au milieu de la place que l’on laisse nos bagages.
Les voyageurs avertis sont partis tôt à l’aéroport enregistrer leurs bagages. Ainsi, ils ont pu profiter de leur après-midi au centre-ville.
Le vol est parti à temps. Cependant un problème de pressurisation de la cabine nous a fait revenir atterrir de nouveau à San Andrès. 2H30 plus tard que prévu, on décollait finalement de nouveau vers Montréal.
Déception, à l’ère de l’information en temps réel, le retard du vol n’a été annoncé que très tardivement sur les écrans de l’aéroport de Montréal et via internet. Enfin, voici un petit post-mortem de mon voyage.
La météo maussade (pluie et fort vent) des quatre premiers jours fit en sorte que les activités ont été un peu trop condensées. Dans un monde parfait, j’aurais bien vu quelque chose qui aurait pu ressembler à ceci. Un tour de l’île le vendredi pour être en mesure de s’orienter un peu, une initiation à la plongée le samedi, alternance de tennis et de plongée ensuite, sortie en ville les vendredi et samedi soir. Location de scooter après quatre jours. D’autres tours de l’île entre amis auraient pu agrémenter le voyage.
Maintenant, à savoir si San Andrès est une destination incontournable pour un voyage dans le sud, c’est au goût de chacun. San Andrès perd certainement de l’attrait pour la personne qui déteste ou n’a aucun intérêt pour la plongée ou l’apnée. L’amateur de plage et baignade se retrouve devant un choix assez mince : la plage publique ou toujours se déplacer à Rocky Cay. Il y’a toujours Johnny Cay et Cayo Bolivar, plages et endroits paradisiaques pour l’amateur du genre, mais il y a un prix qui s’y rattache. Sur la cote est, le vent est omniprésent et la sécurité sur l’île est discutable.
À l’exception de la plongée, toute l’industrie des excursions, expéditions et activités est moins bien organisée qu’en Floride, Acapulco ou qu’a Puerto Vallarta qui sont trois destinations bien rodées dans le domaine. Par contre, les prix sont énormément moins chers. Le service m’est apparu moins professionnel mais plus sympathique.
En résumé, j’ai adoré mon voyage à San Andrès! J’ai eu de la chaleur, une mer merveilleuse, j’y ai rencontrai des voyageurs sympathiques et tripants, huit merveilleuses plongées d’initiations et un horaire très chargé qui m’a fait paraître ces deux semaines trop courtes. J’aurais bien pris une semaine supplémentaire.
Sylvain Deschamps Crédit photos Les photos non créditées sont de Sylvain Deschamps Merci de leur collaboration à… Johanne Gagné http://lemousstille.com/ L'émousstillé 460 Racine est Chicoutimi L'émousstillé 597 St-Jean Québec Barbara Gravel Boutique du plongeur du Saguenay http://www.plongeurdusaguenay.com/ Audrey Paradis Sites Internet de références pour de l’information additionnelle. Météo http://www.weather.com/...nk&cm_pla=10-day L’île de San Andrès http://fr.wikipedia.org/...ndres_%28%C3%AEle%29 Henry Morgan http://fr.wikipedia.org/wiki/Henry_Morgan Résumé de voyage http://www.sanandres.sp.st/ Info générale http://www.sanandres.com La carte de l’île http://www.sanandres.com/travel_maps.php UNESCO http://whc.unesco.org/...tesindicatives/5166/ Sharky (plongée) http://www.sharkydiveshop.com Résumé d’un voyage que j’ai fait à Puerto Vallarta au Mexique. Puerto Vallarta, dans mes mots…http://voyageforum.com/v.f?post=474982;
Bonjour!
Je décole tout bientôt de Madrid pour Buenos-Aires d'où je vais me lancer dans un voyage d'une année (minimum) en amérique latine (marche + vélo).
Ma question traite du passage entre la Colombie est le Panama. Tous les messages que j'ai trouvé des personnes qui voulaient faire ce trajet parlaient de prendre le bateau. J'aimerai pourtant rester sur ma lancée et y aller à pied où, de préference, en vélo. Je sais qu'il existe une route mais personne n'a l'air de l'emprunter. Y a-il une raison à cela? L'un(e) de vous aurait-il(elle) déjà fait ce chemin?
Merci d'avance pour vos infos!
Jon.
Je décole tout bientôt de Madrid pour Buenos-Aires d'où je vais me lancer dans un voyage d'une année (minimum) en amérique latine (marche + vélo).
Ma question traite du passage entre la Colombie est le Panama. Tous les messages que j'ai trouvé des personnes qui voulaient faire ce trajet parlaient de prendre le bateau. J'aimerai pourtant rester sur ma lancée et y aller à pied où, de préference, en vélo. Je sais qu'il existe une route mais personne n'a l'air de l'emprunter. Y a-il une raison à cela? L'un(e) de vous aurait-il(elle) déjà fait ce chemin?
Merci d'avance pour vos infos!
Jon.
Bonjour à tous,
Mon fils de 21ans à été invité chez son amie colombienne (qu'il à déjà rencontré auparavant aux états-unis) chez elle à Bogota au sein de sa famille. Il prend l'avion seul et son amie viendra le chercher à l'aéroport, il ne sera donc pas seul sur place. Or, ne connaissant ce pays que par ce que l'on entend, je ne suis évidement pas rassurée de le laisser partir. Est-ce aussi dangereux que l'on dit ? Que risque-t-il ?
J'aimerai avoir l'avis de ceux d'entre vous qui en connaissent plus que moi pour me faire savoir si il y à un réel danger, si il y a des solutions qui pourraient me rassurer, etc.. Bref, tout ce qui m'aiderait à savoir si je dois le laisser partir ou pas.
Merci d'avance pour vos réponse
Mon fils de 21ans à été invité chez son amie colombienne (qu'il à déjà rencontré auparavant aux états-unis) chez elle à Bogota au sein de sa famille. Il prend l'avion seul et son amie viendra le chercher à l'aéroport, il ne sera donc pas seul sur place. Or, ne connaissant ce pays que par ce que l'on entend, je ne suis évidement pas rassurée de le laisser partir. Est-ce aussi dangereux que l'on dit ? Que risque-t-il ?
J'aimerai avoir l'avis de ceux d'entre vous qui en connaissent plus que moi pour me faire savoir si il y à un réel danger, si il y a des solutions qui pourraient me rassurer, etc.. Bref, tout ce qui m'aiderait à savoir si je dois le laisser partir ou pas.
Merci d'avance pour vos réponse
Lorsque j'ai dit à ma famille et mes amis que je partais pour deux mois en Colombie, j'ai eu toutes sortes de réactions. J'ai tout autant entendu de « super, j’aimerais vraiment être à ta place » que de « tu es fou, tu vas te faire enlever à coup sûr ». Et au final, je suis bien revenu, sans aucun problème. C’est en outre ce dernier type de remarque qui m’a donné envie de relater mon expérience colombienne. Je vois sur ce forum et ailleurs de nombreux commentaires de gens qui paraissent incroyablement effrayés par la Colombie (parmi tout un tas d’autres pays) et qui se posent énormément de questions très variées, bien que la thématique de la sécurité soit le plus souvent abordée.
Je n’ai pas la prétention de décrire la Colombie en un post sur ce forum comme par magie, non seulement parce que mon séjour n’a été que de deux mois, mais aussi parce que je n’ai évidemment pas parcouru le pays dans son intégralité, loin de là. Mais j’aimerais éclaircir la vue bien noircie de certaines personnes qui ne voient de la Colombie que ce qu’ils veulent bien, et rassurer toutes les autres qui hésitent à y passer du temps, quelle qu’en soit la durée.
Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.
1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie
1. Bref aperçu historique
Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.
À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Je suis parti en Colombie du 5 mai 2011 au 6 juillet 2011. C’est certes presque deux ans plus tard que je raconte mon expérience, mais mes souvenirs sont encore tous frais ! Je vais tenter d’expliquer mon séjour et mes impressions en catégories, et non pas en fonction de leur déroulement. Je vais le faire en plusieurs post à la suite puisque sur un seul, ça fait trop chargé.
1. Bref aperçu historique 2. Géographie générale et climat 3. Politique actuelle et sécurité 4. Culture 5. Lieux visités et alentours - 1. Bogotá - 2. Villa de Leyva - 3. Santa Marta 6. Transports 7. Alimentation et restauration 8. Coût de la vie
1. Bref aperçu historique
Je m’excuse d’avance auprès des grands historiens pour les bonds historiques et la brièveté de l’histoire colombienne dont je vais parler.
À ma connaissance, les plus anciennes traces de civilisation de Colombie datent du Vème siècle av.J.-C. Jusqu’aux invasions espagnoles des XVème et XVIème siècles, un nombre incalculable de tribus coexistent et s’entrecroisent, depuis les Tchibtchas dans les environs de Bogotá jusqu’aux très connus Incas dans les Andes, au Sud-Ouest. En 1499, un certain Alonso de Ojeda découvrit l’actuelle Colombie et la revendiqua au nom du Royaume d’Espagne. Attirés par des promesses de richesses, nombreux ont alors été les espagnols à quitter leur terre natale pour s’installer en Amérique du Sud. La Colombie connu un fort engouement en particulier pour ses richesses minières, or et émeraudes, et les européens se servirent dans les masses d’amérindiens pour faire office d’esclaves gratuits. Bien évidemment, cette conquête ne se fit pas sans effusion de sang, et les conquistadors, mieux armés et plus organisés que les autochtones, aussi nombreux pussent-ils être, les massacrèrent. Les maladies importées d’Europe continuèrent de décimer des populations déjà fragilisées par les conquêtes successives (à noter qu’inversement, de nombreux européens souffrirent des maladies présentes en Amérique du Sud). Comme dans l’ensemble des Amériques, la traite des noirs eue lieu. Un intense métissage se créa alors petit à petit, issu des croisements générationnels entre les différentes cultures et origines. On donna le nom de Vice-royauté de Nouvelle-Grenade a une zone géographique qui s’étendait alors de l’Équateur jusqu’au Venezuela, incluant la Colombie et le Panama. En faisant un gigantesque bond dans le futur, le 10 juillet 1810 (un peu à la même époque où notre bon vieux Napoléon se faisait du mauvais sang), une assemblée fut élue par les habitants de la capitale, qui commencèrent à défier l’autorité souveraine du colon espagnol. On proclama l’indépendance en 1813 et la République de Colombie fut officialisée le 17 janvier 1819. Simón Bolívar fut déclaré président, notamment en raison du grand rôle qu’il avait joué (il est pour la plupart des pays d’Amérique du Sud un symbole extrême de liberté). Ce n’est qu’en 1830 que ce que l’on nomme alors la Grande Colombie implose pour donner naissance aux pays que nous connaissons aujourd’hui (1903 pour le Panama). Curieusement, pendant longtemps, la Colombie fut l’un des pays souffrant le moins des problèmes de dictature et de prises de pouvoir par coups d’état. Les premiers grands problèmes politiques colombiens débutent avec ce que l’on nomme El Bogotazo en 1948, en raison de l’assassinat d’un candidat aux élections présidentielles. Il s’agit alors, initialement, d’un vaste mouvement populaire de protestation suivi de violentes répressions. Naissant à Bogotá, le conflit s’étend peu à peu aux autres villes et finit par couvrir le pays entier. Jusqu’en 1960, c’est alors la période dite de La Violencia, une longue guerre civile au cours de laquelle mourront, selon Le Monde Diplomatique, quelques 300.000 personnes. Durant cet interminable conflit, les milices privées (futurs FARC) connaîtront un essor fulgurant, de même que les premiers mouvements guérilleros gauchistes et communistes, tout ceci en opposition aux militaires. Avec un coup d’état de Rojas Pinilla, général, en 1953, on tente de rétablir une démocratie correcte et de remettre à flot un pays mouvementé. C’est véritablement à partir de cette date que les groupes armés fleuriront, fermement opposés à un pouvoir militaire. Le général est renversé en 1957, et s’établit un régime particulier sans élections mais avec une alternance des partis libéraux et conservateurs. Les paramilitaires sont crées dans les années 60 afin de contrer les actions de ceux que l’on nomme les guérilleros. Ce contexte spécial et tendu sur l’échiquier politique, allié aux problèmes récurrents d’insurrections, favorisa grandement le développement du narcotrafic, élément que l’on retient malheureusement le plus souvent à propos de la Colombie. En 1991, une nouvelle constitution est adoptée et provoque un renouveau historique en Colombie tout en ouvrant la porte aux négociations avec les groupes rebelles (sans toutefois le résoudre – suite Politique actuelle et sécurité).
Comment la Colombie nous est venue à l’esprit ?

La première fois que j’ai entendu parler de la Colombie – comme destination touristique, j’entends –, c’était lors de notre voyage en Equateur au cours de notre hâlte à La Rana canto(que je recommande chaleureusement d’ailleurs pour qui voudrait faire un stop à la campagne. C’est vraiment très bien). Nadine et Pascal nous ont dit qu’ils commençaient à accueillir des backpackers venant de Colombie et que ces derniers trouvaient cela vraiment super.
Puis un podcast de Voyageurs du Monde m’a persuadée que la Colombie était le pays à visiter rapidement.
Ma fille (19 ans à l’époque) n’a pas été difficile à convaincre. Elle adore l’Amérique latine et une de ses meilleures amies a passé de nombreuses années en Colombie. Les garçons (mon tendre et cher, et notre fils - 17 ans) étaient loin d’être convaincus. Il faut dire que le site du ministère des affaires étrangères était tout sauf rassurant avec plein de rouge partout et un peu de jaune. Mais grâce à un travail de lobbying acharné et astucieux des filles, la promesse de bien rester dans les zones jaunes, ils ont fini par se laisser entraîner. (Entre notre décision et le voyage, le rouge du MAE a été largement réduit).
Restait à établir le parcours. La Colombie c’est grand, très grand. Et les routes sont lentes, très lentes. Pas question de vouloir trop en faire. Notre choix s’est porté sur la région du café, Medellin, Carthagène - parce que Carthagène a beau être très touristique, il nous paraissait difficilement envisageable de passer outre – et la Santander (avec Saint-Gil) que nous avons privilégié au parc de Tayrona (qui nous paraissait davantage semblable à ce que nous avions pu découvrir au cours de nos précédents voyages).
J’ai été guidée dans mes choix par les posts de Intothetrees -merci mille fois à lui- et le blog de Mars56 - merci aussi mille fois. Quelques blogs de voyageurs en tour du monde aussi (peu de sites évoquaient la Colombie à l’époque et j’ai découvert que les blogs de TDM étaient une bonne source d’information dans ce cas).
Pour optimiser les trajets, j’ai choisi une arrivée dans la région du café et un départ de Bogota. Trouver les billets au meilleur prix a été un peu compliqué et j’ai dû me résoudre à passer par un site de grossiste, chose que je ne fais jamais, en croisant les doigts pour ne pas avoir de problèmes. Deux vols intérieurs (Medellin – Carthagène et Carthagène – Bucaramanga) ont permis d’alléger les trajets.
Pour les hôtels, je n’ai pas eu le temps de potasser et puis à vrai dire, il n’y avait pas vraiment de quoi potasser. Je les ai choisis quelques jours à l’avance sur Booking en fonction des différents commentaires. Bien m’en a pris : en réservant depuis l’étranger – et Booking fait partie de « réserver depuis l’étranger », même nous étions déjà en Colombie lors de la réservation – on ne paye pas la TVA.
Au final, le trajet a donné cela.
5 août : trajet Paris - Perreira 6 août : Trajet pour Salamina – Salamina 7 août : Salamina - Balade aux alentours 8 août : Salamina - San Felix-vallée de Samaria 9 août : en route pour Jardin de Antoquia 10 août : Jardin de Antoquia 11 août : Jardin de Antoquia 12 août : trajet pour Medellín - musée de Antoquia 13 août : Guatape 14 août : Medellín - Free tour- Metrocable et Comuna 13 15 août : trajet pour Carthagène - Carthagène 16 août : Carthagène 17 août : Carthagène – les îles de Rosaire 18 août : Carthagène – La Boquhttp://illa 19 août : En route pour San Gil. Non ! pour Bogota ! 20 août : San Gil 21 août : Barichara- Guane 22 août : Rafting à San Gil 23 août : San Gil- Guadalupe 24 août : Guadalupe 25 août : Trajet pour Bogotá 26 août : Bogotá – bike tour – La calendelaria- musée de l’or 27 août : Bogotá - Montserrat- retour sur Paris
Tant pis pour la carte que j'ai faite sur Google earth : je ne peux pas la télécharger, pas assez de pixels!!
Nous avons donc adopté un rythme cool, nous laissant le temps de la découverte mais aussi du repos entre des trajets qui ont été souvent chaotiques voire complétement chamboulés. J’y reviendrai.
Un petit bilan, avant de passer au détail du récit : nous avons tout quatre bien apprécié la Colombie et les Colombiens. Le très bon espagnol de notre fille nous a beaucoup aidé à la fois pour nous débrouiller – mais nous aurions pu faire sans – mais aussi pour échanger avec les gens, notamment dans le bus. Le Colombie est un pays vraiment très chouette et mon seul regret, partagé par au moins un autre membre de la famille (je vous laisse deviner lequel), est de ne pas avoir eu plus de temps pour, par exemple, aller à Mompox ou encore Mongi.
Quant à la sécurité, souvent source d’interrogations, jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Bien sûr nous avons pris les précautions d’usage et, dans les villes, Medellín et Bogotá, j’avais choisi pour nous loger les quartiers les plus sécures, peut-être moins typiques mais plus simples à gérer. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de problèmes, mais nous n’avons pas eu de soucis pour voyager. Dans la région du café, nous avons croisé maints militaires dûment armés, un peu impressionnant quand même.

La première fois que j’ai entendu parler de la Colombie – comme destination touristique, j’entends –, c’était lors de notre voyage en Equateur au cours de notre hâlte à La Rana canto(que je recommande chaleureusement d’ailleurs pour qui voudrait faire un stop à la campagne. C’est vraiment très bien). Nadine et Pascal nous ont dit qu’ils commençaient à accueillir des backpackers venant de Colombie et que ces derniers trouvaient cela vraiment super.
Puis un podcast de Voyageurs du Monde m’a persuadée que la Colombie était le pays à visiter rapidement.
Ma fille (19 ans à l’époque) n’a pas été difficile à convaincre. Elle adore l’Amérique latine et une de ses meilleures amies a passé de nombreuses années en Colombie. Les garçons (mon tendre et cher, et notre fils - 17 ans) étaient loin d’être convaincus. Il faut dire que le site du ministère des affaires étrangères était tout sauf rassurant avec plein de rouge partout et un peu de jaune. Mais grâce à un travail de lobbying acharné et astucieux des filles, la promesse de bien rester dans les zones jaunes, ils ont fini par se laisser entraîner. (Entre notre décision et le voyage, le rouge du MAE a été largement réduit).
Restait à établir le parcours. La Colombie c’est grand, très grand. Et les routes sont lentes, très lentes. Pas question de vouloir trop en faire. Notre choix s’est porté sur la région du café, Medellin, Carthagène - parce que Carthagène a beau être très touristique, il nous paraissait difficilement envisageable de passer outre – et la Santander (avec Saint-Gil) que nous avons privilégié au parc de Tayrona (qui nous paraissait davantage semblable à ce que nous avions pu découvrir au cours de nos précédents voyages).
J’ai été guidée dans mes choix par les posts de Intothetrees -merci mille fois à lui- et le blog de Mars56 - merci aussi mille fois. Quelques blogs de voyageurs en tour du monde aussi (peu de sites évoquaient la Colombie à l’époque et j’ai découvert que les blogs de TDM étaient une bonne source d’information dans ce cas).
Pour optimiser les trajets, j’ai choisi une arrivée dans la région du café et un départ de Bogota. Trouver les billets au meilleur prix a été un peu compliqué et j’ai dû me résoudre à passer par un site de grossiste, chose que je ne fais jamais, en croisant les doigts pour ne pas avoir de problèmes. Deux vols intérieurs (Medellin – Carthagène et Carthagène – Bucaramanga) ont permis d’alléger les trajets.
Pour les hôtels, je n’ai pas eu le temps de potasser et puis à vrai dire, il n’y avait pas vraiment de quoi potasser. Je les ai choisis quelques jours à l’avance sur Booking en fonction des différents commentaires. Bien m’en a pris : en réservant depuis l’étranger – et Booking fait partie de « réserver depuis l’étranger », même nous étions déjà en Colombie lors de la réservation – on ne paye pas la TVA.
Au final, le trajet a donné cela.
5 août : trajet Paris - Perreira 6 août : Trajet pour Salamina – Salamina 7 août : Salamina - Balade aux alentours 8 août : Salamina - San Felix-vallée de Samaria 9 août : en route pour Jardin de Antoquia 10 août : Jardin de Antoquia 11 août : Jardin de Antoquia 12 août : trajet pour Medellín - musée de Antoquia 13 août : Guatape 14 août : Medellín - Free tour- Metrocable et Comuna 13 15 août : trajet pour Carthagène - Carthagène 16 août : Carthagène 17 août : Carthagène – les îles de Rosaire 18 août : Carthagène – La Boquhttp://illa 19 août : En route pour San Gil. Non ! pour Bogota ! 20 août : San Gil 21 août : Barichara- Guane 22 août : Rafting à San Gil 23 août : San Gil- Guadalupe 24 août : Guadalupe 25 août : Trajet pour Bogotá 26 août : Bogotá – bike tour – La calendelaria- musée de l’or 27 août : Bogotá - Montserrat- retour sur Paris
Tant pis pour la carte que j'ai faite sur Google earth : je ne peux pas la télécharger, pas assez de pixels!!
Nous avons donc adopté un rythme cool, nous laissant le temps de la découverte mais aussi du repos entre des trajets qui ont été souvent chaotiques voire complétement chamboulés. J’y reviendrai.
Un petit bilan, avant de passer au détail du récit : nous avons tout quatre bien apprécié la Colombie et les Colombiens. Le très bon espagnol de notre fille nous a beaucoup aidé à la fois pour nous débrouiller – mais nous aurions pu faire sans – mais aussi pour échanger avec les gens, notamment dans le bus. Le Colombie est un pays vraiment très chouette et mon seul regret, partagé par au moins un autre membre de la famille (je vous laisse deviner lequel), est de ne pas avoir eu plus de temps pour, par exemple, aller à Mompox ou encore Mongi.
Quant à la sécurité, souvent source d’interrogations, jamais nous ne nous sommes sentis menacés. Bien sûr nous avons pris les précautions d’usage et, dans les villes, Medellín et Bogotá, j’avais choisi pour nous loger les quartiers les plus sécures, peut-être moins typiques mais plus simples à gérer. Evidemment, cela ne veut pas dire qu’il n’y pas de problèmes, mais nous n’avons pas eu de soucis pour voyager. Dans la région du café, nous avons croisé maints militaires dûment armés, un peu impressionnant quand même.
Comme beaucoup d'entre nous, chaque fois que je prépare un voyage, je consulte les forums et les blogs afin d'y glaner des idées, conseils. Pour la Colombie, les récits ne sont pas encore très nombreux et ils émanent surtout de voyageurs qui incluent ce pays dans un périple en Amérique du Sud ou bien qui disposent de beaucoup de temps.
En ce qui nous concerne, nous disposions de 13 jours sur place et nous voyageons à 6, 3 générations de 20 ans à 75 ans. C'est pourquoi il fallu faire des choix, trouver des visites qui pouvaient intéresser les 3 générations et sécuriser les réservations car à 6 c'est plus compliqué par exemple de partir à l'aventure. Je suis donc passée par une agence locale pour réserver les transferts, les vols intérieurs et certaines visites guidées. Les hôtels ont été réservés sur booking. L�� encore le budget hôtelier a été un peu plus élevé qu'en temps normal afin de privilégier la localisation et le confort.
JOUR 1 : départ de Toulouse pour Bogota avec la compagnie Iberia via Madrid. Arrivée à Bogota à 17h, un taxi nous attend pour rejoindre le quartier de la Candelaria, hôtel Casa deco. Nous y rejoignons mon fils qui lui est arrivé de Montréal via Mexico avec la compagnie Aeromexico. Petit tour très rapide dans le quartier pour trouver de quoi manger, cela fait 20h que nous sommes debouts mais nous découvrons quand même nos premières crêpes au maïs fourrées au fromage.
JOUR 2 : après une nuit courte, décalage horaire oblige, un bon petit déjeuner, notre première mission et de trouver un distributeur pour retirer de l'argent. Après plusieurs tentatives infructueuses aux distributeurs des banques, nous y arriverons enfin dans le distributeur d'un supermarché de la calle 7, la grande artère commerçante et piétonne de la ville. Direction ensuite le marché de Paloquemao en taxi (2 véhicules pour 20 euros aller retour).



Quelques dégustations de fruits plus tard, nous repartons vers le quartier de la Candelaria. Balade dans le quartier de l'université puis pause déjeuner. A 14h nous avons rendez-vous avec Felipe, pour une découverte du street art de Bogota. 3 heures passionnantes à déambuler en découvrant non seulement les nombreuses œuvres qui couvrent les murs de la ville mais en aussi en évoquant la condition sociale des colombiens, la politique. On termine autour d'un café préparé dans les règles de l'art à arte y pasion café près de la place Bolivar.





Quelques dégustations de fruits plus tard, nous repartons vers le quartier de la Candelaria. Balade dans le quartier de l'université puis pause déjeuner. A 14h nous avons rendez-vous avec Felipe, pour une découverte du street art de Bogota. 3 heures passionnantes à déambuler en découvrant non seulement les nombreuses œuvres qui couvrent les murs de la ville mais en aussi en évoquant la condition sociale des colombiens, la politique. On termine autour d'un café préparé dans les règles de l'art à arte y pasion café près de la place Bolivar.


Bonjour à tous!
Je suis pour le moment en Equateur et vais passer d'ici quelques jours/semaines en Colombie. Ma première étape serait Popayan pour remonter ensuite sur Bogota puis Cartagena. Mon "problème" est que les distances/durées des trajets en bus entre ces trois villes sont importantes (autour de 15h) et je cherche donc des "étapes-intermédiaires" sympathiques, à la fois pour éviter de voyager de nuit (ce qui n'est pas forcément recommandé) et pour pouvoir profiter des paysages... Je ne suis pas vraiment attiré par les grandes villes, c'est pourquoi j'évite Medellin et Cali. Tous vos conseils/avis/remarques sont les bienvenus!
Merci.
Je suis pour le moment en Equateur et vais passer d'ici quelques jours/semaines en Colombie. Ma première étape serait Popayan pour remonter ensuite sur Bogota puis Cartagena. Mon "problème" est que les distances/durées des trajets en bus entre ces trois villes sont importantes (autour de 15h) et je cherche donc des "étapes-intermédiaires" sympathiques, à la fois pour éviter de voyager de nuit (ce qui n'est pas forcément recommandé) et pour pouvoir profiter des paysages... Je ne suis pas vraiment attiré par les grandes villes, c'est pourquoi j'évite Medellin et Cali. Tous vos conseils/avis/remarques sont les bienvenus!
Merci.
Bonjour, j'ai rencontré une jeune femme Colombienne. je souhaite partir vivre avec elle, en Colombie à Cali. .Bien sûr il me faudra travailler. Si vous avez des idées à mesoumettre, elles seront les bien venues.
Merci à tous ceux qui me répondront
Bonjour,
Alors voilà, je me suis pas mal renseignée sur la Colombie et le Vénézuela, et j'ai lu tous les messages du forum sur le sujet, et pourtant je n'arrive toujours pas à me faire une idée précise de la sécurité sur place tant les avis divergent...
J'ai 20 ans et je souhaite partir seule: atterrissage à Bogotà, puis Cali, Medellin, Carthagène, pour ensuite passer la frontière en bus au nord (San Marta en Colombie jusqu'à Maracaibo ou Caracas directement...?) et passer deux semaines au Vénézuela.
Au Vénézuela, je ne compte pas m'attarder à Caracas, mais plutôt passer par Mérida, Chichiriviche (et parc de Maroccoy) , Choroni , et pourquoi pas Isla Margarita ( donc plutôt plage, je compte retourner visiter le reste du pays accompagnée cette fois..)
Bon alors si vous avez tenu le coup et lu jusqu'ici ;) voilà mes questions: en sachant que je ne suis pas du tout du genre à me balader avec des signes extérieurs de richesse, que je ne bois pas d'alcool, et que je serai hébergée tout au long de mon voyage chez des locaux ( site internet couchsurfing) , est-ce raisonnable de partir seule?
Les trajets en bus risquent-ils d'être un problème?
Et pour finir...je suis châtain clair-blonde, aux yeux bleux et j'ai un peu peur de ne pas vraiment passer innaperçue..me conseillez vous de me teindre les cheveux avant de partir? (question un peu bizarre, mais qui vaut la peine d'être posée!)
Voilà voilà, merci d'avance pour vos réponses!
Lou
Au Vénézuela, je ne compte pas m'attarder à Caracas, mais plutôt passer par Mérida, Chichiriviche (et parc de Maroccoy) , Choroni , et pourquoi pas Isla Margarita ( donc plutôt plage, je compte retourner visiter le reste du pays accompagnée cette fois..)
Bon alors si vous avez tenu le coup et lu jusqu'ici ;) voilà mes questions: en sachant que je ne suis pas du tout du genre à me balader avec des signes extérieurs de richesse, que je ne bois pas d'alcool, et que je serai hébergée tout au long de mon voyage chez des locaux ( site internet couchsurfing) , est-ce raisonnable de partir seule?
Les trajets en bus risquent-ils d'être un problème?
Et pour finir...je suis châtain clair-blonde, aux yeux bleux et j'ai un peu peur de ne pas vraiment passer innaperçue..me conseillez vous de me teindre les cheveux avant de partir? (question un peu bizarre, mais qui vaut la peine d'être posée!)
Voilà voilà, merci d'avance pour vos réponses!
Lou
Bonjour !
Je pars vendredi prochain pour la Colombie... un mois de voyage avec mon copain puis, normalement ! si tout va bien, j'ai prévu comme a mon habitude de passer un mois a voyager seule... Seulement !!! finalement il est difficile de ne pas finir par etre gagnée par la parano ambiante concernant ce pays... J'ai décidé de partir la bas apres avoir rencontré pendant mes voyages en amerique du sud des personnes qui en revenait et qui disaient que les gens etaient vraiment super sympas. Depuis, j'en entend tellement que je fini par avoir l'impression que mon trip ne va vraiment pas ressembler a des vacances du tout puisqu'il fat se méfier de tout et de tous !! bouh.... Y a t'il qq'un qq part pour me redire des choses un peu agreables sur la Colombie ??!!!!!!! J'aimerais reussir a decouvrir un peu de foret.... possible ca ?!!!?? Ayuda !!!!!
Besitos !
Audrey
Bonjour,
je suis français et je souhaite partir un petit mois soit au venezuela soit en colombie pour le mois d'aout ou septembre car ces 2 pays m'attirent beaucoup.
Voila, je me suis renseigné pas mal mais je n'arrive pas à me décider entre ces 2 pays, je ne pourrais en un mois que faire l'un ou l'autre je pense.
J'aimerais savoir si certains ont visité ou habité les 2 pays et qu'est ce qu'ils en pensent, quels sont les avantages et inconvénients des 2 pays: - paysages - villes - architecture - sécurité - budget cher ou pas cher - vie culturelle - musique - accueil des gens chaleureux ou un peu moins - dépaysement - ambiance festive
voila, j'espère que vous me repondrez, je pense que ces 2 pays sont vraiment intéressants tous les 2, mais j 'aimerai surtout avoir un avis extérieur, c'est à dire sans chauvinisme (c'est nous les meilleurs par ex.), j'ai cru comprendre quand meme que ces 2 pays ont beaucoup de points communs (sauf au plan politique) merci, marc
je suis français et je souhaite partir un petit mois soit au venezuela soit en colombie pour le mois d'aout ou septembre car ces 2 pays m'attirent beaucoup.
Voila, je me suis renseigné pas mal mais je n'arrive pas à me décider entre ces 2 pays, je ne pourrais en un mois que faire l'un ou l'autre je pense.
J'aimerais savoir si certains ont visité ou habité les 2 pays et qu'est ce qu'ils en pensent, quels sont les avantages et inconvénients des 2 pays: - paysages - villes - architecture - sécurité - budget cher ou pas cher - vie culturelle - musique - accueil des gens chaleureux ou un peu moins - dépaysement - ambiance festive
voila, j'espère que vous me repondrez, je pense que ces 2 pays sont vraiment intéressants tous les 2, mais j 'aimerai surtout avoir un avis extérieur, c'est à dire sans chauvinisme (c'est nous les meilleurs par ex.), j'ai cru comprendre quand meme que ces 2 pays ont beaucoup de points communs (sauf au plan politique) merci, marc
Notre projet réalisé
- Faire une boucle de Bogota à Bogota à vélo le plus possible hors des grandes routes type pan American
Pourquoi y aller ?
- Pays sans risque depuis peu d’années
- Très peu de pression touristique
- Bon accueil, ou indifférence ce qui est bien
- Pays équatorial montagneux
Durée
26 jours de vélo, 5 semaines de vacances, 1600km +25 000m de dénivelé positif
Difficulté
- Itinéraire effectué assez difficile surtout la première moitié car principalement en piste.
Météo
- Contrairement à sa réputation, nous avons eu très beau temps. Nous sommes partis de fin juillet à fin août et nous n’avons eu qu’une seule demi-journée de pluie à 3000m. Par contre les montagnes au-dessus de 2700m sont pratiquement toujours dans les nuages.
- Il fait très chaud dans les parties basses à 300m, mieux vaut pédaler tôt.
Risques et enquiquinements
- En campagne: aucun pour nous. Ne pas questionner les citadins sur les routes car comme ils sortent de 50 ans de guerre civile à la campagne ils conseillent les grands axes type pan-American et ce serait vraiment dommage.
- En campagne aucun gamin ne quémande,
- On a évité les grandes villes (attention à la sortie de Bogotá dans certains quartiers, préférez la piste cyclable qui est sécurisée)
- Sur les grands axes beaucoup de nomades sur les camions à la Marc Twain et de nombreuses familles vénézuéliennes qui sont en mode exode et c’est triste pour eux, mais pas d’agressivité.
- Seul le bruit nous a un peu gênés dans les hôtels ou les rues commerçantes, on ne doit pas avoir la même notion de tolérance auditive.
Budget
- Comptez 30 €/jour pour 2 à l'hôtel avec resto le soir et pique-nique les midis mais il existe beaucoup d’hôtels moins chers.
Matos
- Pas besoin de tente, sac de couchage ni popote, il y a beaucoup de petits hôtels et la nuit tombe tôt pour camper.
Itinéraire
- Pour avoir la meilleure météo nous sommes allés vers le sud de Bogota en direction de l’Equateur. En gros : Bogota-sibate-carmen-purificacion-désert de tatacoa-Neiva-Yaguata-paicol-la argentina-pitalito-San agustin-san jose-popayan-silvia-suarez- florida-buga-roldanillo-filandia-salento-girardo-viota-bogota
- Recommandation : ne faire la fameuse linea (3200m) que par beau temps, ce qui a été notre cas car la circulation de camions y est très intense, sinon prendre le bus.
- Pour ceux qui sont intéressés, je peux envoyer la trace GPX.
Cartographie
- Nous utilisons opencycle Map sur téléphone. Le petit inconvénient c'est qu’on ne sait pas à l’avance si les petites routes blanches que nous pratiquons sont goudronnées ou non. C'est la petite surprise bonne ou moins bonne…
Conclusion : Allez-y !
On a entendu parler de ciudad perdida en colombie, ca nous parai tres interressant, mai certains disent que c'est un peu risqué, d'autre que cést cher et que a coté il y a un autre site, certe moins important, mais moins cher aussi... Si quelqu'un pouvai eclaircir ma lanterne... merci.
Bonjour à tous...!
Certainement que cette discussion existe déjà mais impossible de trouver la réponse...!
Nous sommes en route depuis l'Alaska à Ushuaïa à vélo et la question de traverser le canal de Panama commence à se poser ... Nous sommes aux portes du Guatemala...!
Bref amis voyageur à vélo comment avez-vous traverser le canal... en bateau, en avion, ou par la route...??? Quel sont les différents moyens et surtout les moins cher...???
Merci d'avance pour vos réponses et conseils...!
Les Legos voyageurs
Certainement que cette discussion existe déjà mais impossible de trouver la réponse...!
Nous sommes en route depuis l'Alaska à Ushuaïa à vélo et la question de traverser le canal de Panama commence à se poser ... Nous sommes aux portes du Guatemala...!
Bref amis voyageur à vélo comment avez-vous traverser le canal... en bateau, en avion, ou par la route...??? Quel sont les différents moyens et surtout les moins cher...???
Merci d'avance pour vos réponses et conseils...!
Les Legos voyageurs
Bonjour,
Suis en train de chercher où partir pour 2 semaines en fevrier, la Colombie ca à l'air pas mal (ferait bien un trek plus plongée dans les caraibes) j'aurais besoin de quelques infos pour me rendre compte si ca peut correspondre à ce que je cherche
je voudrais faire un trek en colombie, le parc national du Cocuy m'a l'air bien, qui a fait un trek la bas ? combien de jours faut-il compter pour en faire le tour ? quel est le trek le plus interessant dans ce massif : faire le tour du Cocuy ou préférer l'ascention d'un sommet ?
le trek peut se faire sans guide ?
pour se rendre au départ du trek depuis bogota en bus c'est long, y aurait -il une ville plus pres qu'on peut rejoindre en avion ?
j'ai vu quelques photos de ce trek mais je veux bien en voir un peu plus pour me faire une idée plus précise
merci d'avance
Suis en train de chercher où partir pour 2 semaines en fevrier, la Colombie ca à l'air pas mal (ferait bien un trek plus plongée dans les caraibes) j'aurais besoin de quelques infos pour me rendre compte si ca peut correspondre à ce que je cherche
je voudrais faire un trek en colombie, le parc national du Cocuy m'a l'air bien, qui a fait un trek la bas ? combien de jours faut-il compter pour en faire le tour ? quel est le trek le plus interessant dans ce massif : faire le tour du Cocuy ou préférer l'ascention d'un sommet ?
le trek peut se faire sans guide ?
pour se rendre au départ du trek depuis bogota en bus c'est long, y aurait -il une ville plus pres qu'on peut rejoindre en avion ?
j'ai vu quelques photos de ce trek mais je veux bien en voir un peu plus pour me faire une idée plus précise
merci d'avance
Bonjour à tous,
nous sommes un couple de 35 ans sportif et nous partons en sac à dos pour deux mois à l'automne (en gros mi octobre mi décembre) en Amérique du sud avec un petit budget.
Nous hésitons entre trois formules:
1/Bolivie, Equateur, Colombie
2/Pérou, Equateur, Colombie
3/Equateur, Colombie
Je souhaite passer du temps en Amazonie (c'est un de mes rêves d'enfant), mais je trouve très difficile le choix de l'endroit étant donné les difficultés d'accessibilités, la durée du voyage et le fait que nous souhaiterions profiter pour voir autre chose car tout à l'air splendide😉 sans "courir"non plus.
Je souhaite également si possible privilégier un parcours dans un environnement protégé pour limiter notre impact local et favoriser la protection de la foret.
Je vous remercie de vos conseils.
Céline
Bonjour,
Je prépare pour l'hiver prochain un périple américain de Valparaiso à NYC.
Par les forums et les guides de voyage, j'ai pu évaluer à peu près le temps qu'il faut prévoir, et surtout le budget, excepté sur la partie Colombie/Panama, qui semble être le seul tronçon non réalisable par voie terrestre.
Ma question est donc la suivante: comment faire pour me rendre, de la manière la plus économique possible, mais néanmoins si possible ni trop lente ni trop dangereuse, de Bogota ou mieux encore Cartagena (Colombie) à Panama City?
J'ai déjà épluché pas mal de forums, j'ai vu des idées parfois contradictoire:
- prendre tout simplement un vol depuis Bogota ou Cartagena vers Panama: auquel cas, mon inquiétude réside dans le prix: quelles sont les compagnies meilleur marché pour effectuer ce voyage (je signale également que j'ai 20 ans, si une compagnie fait des réductions pour jeunes ça peut aussi être un atout)?
- prendre à ce que j'ai compris des bus depuis Cartagena, puis plusieurs bateaux jusqu'à Puerto Obaldias au Panama près de la frontière, et de là prendre un avion pour Panama City avec Aeroperlas: ici je suis plus inquiet: il semble que le vol puisse être bon marché (70$ ai-je lu), mais comment le réserver avec plusieurs mois d'avance? Le site aeroperlas semble avoir des difficultés. Et est-ce que le périple n'est pas dangereux (zone frontalière colombienne...)?
- enfin: n'y a-t-il vraiment aucun moyen de faire ça par voie terrestre?
Merci d'avance pour les conseils que vous pourrez me donner.
Cordialement,
Emmanuel
Bonjour à tous,
Je souhaiterai voyager en Colombie plus précisement à Bogota prochainement pour y rejoindre mon amie qui est colombienne et qui bien sur vit là-bas.
Evidement, je voyage seul et elle vient me chercher à l'aeroport.
Or, ma question est la suivante: les légendes que l'on entend comme le fait que certains malfrats cacheraient de la drogues dans le sac des touristes pour leur faire passer la frontière au retour, ou encore qu'ils scrutent les europeeins de manière à leur voler leur passeport pour les modifier/falsifier, ou même encore leur voler un rein (pourquoi pas aller à fond dans la folie), sont elle vraiment fondées ou simplement sont elles des histoires que les médias utiliseraient quand ils n'ont rien a dire histoire de pourrire un peu plus la réputation de beau pays comme la colombie et effrayer de gentils touristes ?
Merci d'avance à ceux qui vont me répondre.
Je souhaiterai voyager en Colombie plus précisement à Bogota prochainement pour y rejoindre mon amie qui est colombienne et qui bien sur vit là-bas.
Evidement, je voyage seul et elle vient me chercher à l'aeroport.
Or, ma question est la suivante: les légendes que l'on entend comme le fait que certains malfrats cacheraient de la drogues dans le sac des touristes pour leur faire passer la frontière au retour, ou encore qu'ils scrutent les europeeins de manière à leur voler leur passeport pour les modifier/falsifier, ou même encore leur voler un rein (pourquoi pas aller à fond dans la folie), sont elle vraiment fondées ou simplement sont elles des histoires que les médias utiliseraient quand ils n'ont rien a dire histoire de pourrire un peu plus la réputation de beau pays comme la colombie et effrayer de gentils touristes ?
Merci d'avance à ceux qui vont me répondre.







