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Thaïlande et Birmanie (deuxième partie)
Hello,

En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé --> ICI La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.

Yvan

20 décembre 2007 - Départ pour Yangoon (Birmanie)



3h30, c’est tôt pour un réveil en vacances. Je commence une nouvelle journée et, sur Khaosan road, certains n’ont pas fini leur journée de la veille. Petite surprise à l’aéroport, j’ai 3 kilo de trop. Mes fringues d’hiver me coute 500THB. Petit déjeuner car j’ai quand même un peu de mal ce matin et c’est 300THB. En 15 minutes dans l’aéroport j’ai dépensé plus que 2 nuits de mon hôtel sur Khaosan road. Il faut dire qu’il était vraiment pas cher. A l’arrivée, nous somme le seul avion sur l’aéroport. La douane ne pose aucun problème. La première chose frappante est que presque tous le monde porte le longyi, une sorte de drap fin noué autour de la taille. Aussi bien les femmes que les hommes.

En sortant de l’aéroport un gars d’un gh se propose de me déposer a la gh mother land 2. Je l’avais note et j’accepte. Avec moi se trouve Dieter un allemand d’une 50aine d’année qui vie en Australie et Phil en anglais d’un 30aine d’années qui vie en Norvège. Dieter pense rester au Myanmar pendant un ou deux mois et phil au moins 4 mois. Autant dire que j’ai l’air ridicule avec mon mois de vacances. Pour Dieter, cela fait 3 ans qu’il est parti de l’Australie pour sillonner le monde, 2 mois par ci, 2 mois par la. Phil, lui trouve un job de prof d’anglais pour pouvoir rester a un endroit puis rentre en Norvège de temps en temps.

Une fois a la guesthouse ils decident de partager une chambre, 5usd chacun. La mienne est a 9usd mais avec une salle de bain et de l’eau chaude. Petit déjeuner en terrasse ou l’on fait le tour du monde et surtout l’Asie en mangeant. Tantôt le Népal, tantôt le Tibet, le Cambodge, le Laos… C’est extra.

Après le petit déjeuner, phil pars se reposer et je pars avec Dieter pour une première découverte de Yangoon. Dieter passe son temps a dire que Yangoon ressemble a l’inde il y a 30 ans. J’étais a peine ne. Mais cette ville a un vrai charme et vie a un rythme tres lent. Les tuk tuk de bangkok font place a des vélos side car, les taxis flashy sont de vielles toyota blanche. Par endroit on retrouve de vieux bâtiments coloniaux, a d’autres des répliques d’architecture vietnamienne ou de grands buildings fraichement sortis de terre dans le style de ceux que l’on peux voir a pékin. Il y a très peu de trafic, c’est super agréable. Nous déambulons comme ça près de 2 heures un peu au gré du vent et de routes barrées par la police soit disant parce que le fleuve a débordè, en fait c’est la rue ou se trouve Ang San Su Kyi en résidence surveillée. Finalement, nous nous arrêtons au milieu de la rue pour manger un morceau. Personne ne parle un mot d’anglais mais on arrive a nous faire comprendre. Un des gars qui mange cherche a nous marier avec les femmes qui sont la, ça fait rire tous le monde. Les quelques photos que nous prenons font aussi rire tous le monde. La star ensuite était une toute petite fille d’un an a peine, le spectacle s’est arrêté lorsqu’elle a fait pipi sur la table. Il faut dire que dans ce restaurant il n’y a qu’une grande planche de bois carre qui fait office de table et en même temps de présentoir pour la nourriture toute prête. Juste derrière, une cuisine assez sommaire se résumant a deux casseroles brulante sur du charbon a même le sol. Ce repas nous aura coute 800kts chacun et ce fut un grand moment.

Nous poursuivons notre balade et arrivons a la paya botatoung, une des 3 pagodes de yangoon ou seraient conserve des cheveux du bouddha. Elle a des cotés très kitch et d’autres plus classique et l’ensemble est d’une extrême beauté. Il est possible d’aller a l’intérieur du shedi. Il est complètement sculpte d’or et chaque pièce contient des bouddhas ou des représentations des pagodes du pays. L’entrée est payante, dieter décide de rester dehors. Finalement, je le retrouve a l’intérieur sans avoir payé.

Nous continuons notre chemin a travers Yangoon. Nous prenons un café qui est très agréable et poursuivons. Régulièrement nous sommes interpelés par des hello ou de mini discussions en anglais. En poursuivant, nous arrivons au jardin mahabandoola en passant devant l’ambassade indienne dans un magnifique bâtiment de début 1900. L’entrée du parc est payante (1500kts), nous trouvons ça trop cher et le prix tombe a 300kts. Nous contournons le parc et arrivons devant la paya sule.

L’entrée n’est plus payante mais il faut faire une donation. Ce que l’on veut mais pas moins de 1000kts. La paya sule se trouve au milieu d’un rond point, elle est légèrement surélevée. Elle aussi abrite un cheveu de bouddha. Elle est vraiment très très jolie. A l’intérieur, il y a de l’or partout, du carrelage au sol… Par endroit des gens prient, a d’autres des moines brules de l’encens… Je retrouve phil a l’intérieur puis nous rejoignons Dieter qui nous attends dehors.

Dans le quartier nous essayons de faire du change au marche noir a cause des taux prohibitifs des banques. Pour ça ce n’est pas bien dur car nous sommes accostes régulièrement. Nous négocions le taux et arrivons a 1300kts pour un usd contre 1220 a l’hôtel. Le gars nous emmène dans une petite boutique d’une petite ruelle qui semble pas très safe. Pour moi, le gars compte les billets, ça semble correct et je lui donne 100usd. Puis je recompte et m’aperçoit qu’il en manque. Lui recompte par dizaine et saute volontairement une dizaine. Du coup pris un peu au dépourvu par ma réaction il rajoute les billets manquant et me demande a nouveau 100usd. Petite panique en lui expliquant que je lui ai déjà donné car il ne veut pas me croire. Le gars que nous avons croisé intervient et lui demande de bien vérifier, finalement un peu énervé c’est bon mais ça met mal a l’aise.

Nous continuons notre balade jusqu’au marche bogyoke. Un gars nous interpelle pour faire du change, il est super marrant, il chante, danse dans la rue, joue avec ses lunettes de soleil mais devient vite collant. Un autre apprenant que je parle français me dit en français que je suis mal rasé. Il se marre et tous le monde avec. Pour la peine, je ne me rase plus jusqu’à ce que je rentre… Dieter est fatigué et nous abandonne ici. Nous continuons notre balade ou le vent nous emmène avec des hello et des mini discussion pendant notre chemin. Nous nous arrêtons manger près d’un temple hindou a nouveau au bord de la route. Cette fois la dame parle très bien anglais et ça nous coutera 600kts. Ensuite nous avons une discussion avec un moine qui nous parle de football français, c’est marrant. Et c’est surprenant comme les gens viennent facilement vers vous. Je propose a phil d’aller a la swedagon pagoda demain a 6h du matin sachant qu’il y a 45 minutes a pied. Il est partant, c’est cool mais je pense que j’y serai aller seul de toute façon.

Une fois a l’hotel Dieter nous annonce qu’il est partant aussi puis la reception nous dit qu’a cette heure se sera gratuit. Mauvaise nouvelle pour cette fin de journee, il semble qu’il manque 40000kts a Dieter. Je refais le compte, chez moi c’est bon mais c’est rageant. Finalement pendant cette superbe journee nous n’avons vu aucun europeen et j’aurai depense 10usd dont 9 pour la chambre.

21 décembre 2007 - L'émouvante pagode Shwedagon



Il est 5h30 et je monte dans un taxi avec phil. Dieter a préféré rester coucher. Le tarif est de 2000 kiats. Notre taxi roule doucement, la limitation est de 30 km/h puis la route est pleine de trou. Nous sommes au pied de la porte est à 6h. Il fait encore nuit, la pagode est illuminée et d’où je suis elle est vraiment impressionnante. Juste ou le taxi nous a déposé il y a un magnifique temple qui semble flotter sur l’eau.

En remontant vers la pagode, deux très jeunes filles nous accostent. Elles doivent avoir entre 6 et 8 ans. Elles nous offrent deux sacs en plastique pour que l’on puisse mettre nos chaussures. On essai de faire un peu les idiots pour les amuser et l’on reçoit des millions de sourires en échange.

La porte est vraiment fabuleuse, elle est complètement couverte d’un toit en or, l’intérieur est constitué de centaines de colonnes en or, les murs sont bordeaux très foncé avec des motifs en or et des fresques sculptées représentant des scènes de la vie de bouddha.

Une fois en haut et à l’intérieur de la pagode je suis subjugué par la vision que j’ai sous les yeux. Tout est soit en or soit couvert de blanc. Autour du gigantesque stuppa principal visible depuis presque partout dans yangoon, il y en a plein de plus petit en or hébergeant des statues de bouddha et contenant le symbole d’une planète et un animal. Cela correspond aux jours de naissances. Autour de la pagode mais sur l’extérieur, il y a plein de temples contenant des bouddhas plus ou moins grands et plus ou moins nombreux. Entre ces deux parties, c’est un espace de carrelage ou les gens marchent en priant ou en discutant. Le cœur de la vie de Yangoon semble être ici.

Des gens se prosterne pour prier, d’autres marchent en priant, des gens discutent dans un coin par ci, par là, des enfants jouent. C’est incroyable. On ne peut rester insensible en venant ici. Doucement, le soleil se lève et ses couleurs renforce la beauté de ce lieux magique.

En marchant, nous sommes accostés par des moines qui souhaitent juste discuter en anglais. Ils nous invitent à nous assoir avec eux dans l’un des nombreux petits temples qu’il y a tout autour de la pagode. En tout nous resterons 4 heures dans la pagode avec une seule envie en ce qui me concerne, revenir.

Kipling écrivait, “un mystère doré… Une belle et miroitante merveille”, c’est bien plus que ça pour moi.

Nous redescendons par la porte est, et au milieu de l’escalier, ou se trouve une route, nous faisons le tour à pied. Juste à coté, il y a un petit parc avec un temple qui se reflète au milieu de son lac. Au bout du parc, la porte est fermé et il y a un mini camp militaire qui surveille l’avenue qui vient de la ville, celle ou a eu lieu les manifestations de septembre. Dès que les militaires nous ont vu, ils nous ont demandé de partir en nous indiquons de manière très autoritaire l’autre porte que nous pouvions utiliser.

Tout au long de cette longue route que nous avons tristement pu voir à la télévision et qui mène au centre ville, nous apercevons des militaires armés positionnés derrière le portail des maisons. Cela donne une impression bien étrange.

Nous arrivons en ville par la station de trai de Pha Yar road. De là, nous rejoignons tranquillement l’hôtel. La température s’élève très vite et la relative fraicheur de ce matin est bien loin.

Breakfast à l’hôtel ou nous retrouvons Peter qui vient de se lever. Avec toute cette marche et ce réveil bien matinal, je me pose et me réveil vers 14 heures.

Avec Phil, nous décidons d’aller manger un morceau tandis que Peter nous attends à l’hôtel. Sur la route, pas très loin de l’hôtel, il y a une femme qui fait cuire des samosa et des sortes de spring rolls. On en profite pour tester et s’assoir dans un café improvisé au milieu de la rue avec un thé Birmans. C’est que l’on appel un tea shop ici. Habituellement je ne bois pas de thé mais le thé birmans est tout simplement fabuleux, c’est une sorte de thé au lait avec du lait concentré.

Pendant notre pause, un camion benne s’arrête et un homme est presque jeté à terre. Il est emmené de force par 5 ou 6 personnes au fond de la boutique qui se trouve derrière nous. Un homme en ressort 10 minutes plus tard dans une tenue de policier vraiment impressionnante. En fait de boutique, il s’agit d’un poste des forces de police et tous les gens avec qui nous discutons depuis 20 minutes sont tous policiers. Deux policiers sortent à nouveau et enfourchent deux magnifiques VTT flambant neuf tandis qu’un énorme 4*4 jaune de star américaine passe à coté de nous. Ces étranges de voir ça ici quand on sait que la majorité des gens se déplace à pied faute de moyen. C’est étrange également ce que j’ai ressenti à ce moment là, en pensant aux évènements de septembre aux moines que j’ai rencontré ce matin et ces gens en face de moi qui ont l’air si agréable et pacifique, peut-être étaient ils face à face pendant les évènements j’ai du mal à l’imaginer et j’en suis mal à l’aise. Nos thés sont offerts et nous retournons à l’hôtel retrouver Peter.

Il est déjà parti et nous prenons un taxi pour aller voir le grand bouddha couché. Il est vraiment impressionnant avec ses presque 60 mètres de long et 15 mètres de haut. Il semble récent de part sa couleur blanche et sa texture brillante. Il est recouvert d’un drap qui donne l’impression d’être en or et des franges qui semble être en diamands.

Tout autour du bouddha recouvert par une sorte de hangar pas très joli, il y a une mini ville monastère ou des milliers de moines semble vivre. Nous quittons ce bouddha en traversant cette petite ville à l’intérieur de Yangoon pour retourner à la Swedagon Pagoda.

Une fois sur place c’est toujours aussi grandiose. Après avoir fait une fois le tour, nous sommes invité à nous assoir parmi 2 moines et leurs 4 élèves et seront rapidement rejoins par 4 autres jeunes filles également étudiantes. Tous parlent très bien anglais et nous discutons de tout et de rien sans jamais refaire le monde, surtout pas. De temps en temps deux nouvelles personnes s’invitent juste pour écouter et repartent 5 minutes après parfois même en déplaçant nos hôtes pour mieux écouter, c’est étrange. Les principales questions que nous avons droit concernent les études en Europe, le football, la vie en Europe, nos occupations, pourquoi nous sommes célibataires, etc. Une question étrange m’a été posé par une jeune étudiante, qu’elle est la différence entre une simple amie et l’amour. Je n’ai pas vraiment su quoi répondre tellement j’étais étonné par cette question. La nuit tombe et nous continuons nos discussions, nos éclats de rires, nos échanges de sourires, c’est tout simplement magique. Je n’ai jamais rencontré un endroit qui dégage autant de positivité et de bien être. Il est maintenant 21 heures et cela fait 4 heures que nous discutons.

En repartant, nous prenons un bus qui va à Paya Sule, 100 kiats à deux. Un homme retiens la porte qui sinon s’ouvrirai toute seule. Par endroit des fils dépassent, il n’y a plus de vitres aux fenêtres, tous semble pouvoir se briser instantanément mais c’est extra.

Une fois à Paya Sule nous reprenons le chemin de la veille et mangeons au même endroit que la veille, dans un restaurant de rue assis sur des chaises en plastique de maternelle près du temple hindoue. La femme qui tient le restaurant nous raconte un peu sa vie, que sont marie est chinois, qu’elle est birmanes et qu’elle a 3 enfants. Régulièrement autour de nous un très jeune garçon nous apporte du thé chinois. Elle nous explique que ces deux parents sont morts et qu’elle s’occupe de lui. C’est touchant et triste, malgré tout il ne reste pas une seconde sans sourire à tous le monde.

Cette journée fait sans doute partie des journées qui m’ont le plus marquée dans ma vie. Je crois que je pourrais rester dans cette pagode pendant toute la durée de mon séjour.

22 décembre 2007 - Le peuple le plus attachant du monde (Yangoon)



Aujourd’hui est une journée calme ou je me repose et réfléchi à ce que je pourrais faire ensuite. Partir sur Mandalay aujourd’hui m’est impossible car les bus sont pleins. Eventuellement, je pourrai aller au rocher d’or et revenir par Bago mais le prix me semble élevé même si l’on m’a proposé de partager un taxi. Une autre possibilité est d’aller à Ngwe Saung (une plage de l’ouest de Yangoon) avant de partir sur Mandalay pour le 26 décembre. Bref, je suis indécis, il y a tellement de chose à voir et à faire.

Je pars me balader à nouveau dans les rues de Yangoon. Je mange avec Phil qui lui pars sur Mandalay dans l’après-midi avec un couple d’américain. Nous mangeons comme d’habitude dans un petit restaurant improvisé dans la rue. C’est vraiment très agréable ces endroits. Toute la vie semble se trouver ici. Notre présence attire toujours pleins de gens qui veulent juste discuter en anglais ou aider la serveuse qui ne parle pas toujours bien anglais. Les plats, en fonction des restaurants sont sensiblement les même, du riz et du moutons, du boeuf, du poisson ou du porc cuit en curry plus ou moins épicé en fonction de l’endroit ou l’on se trouve et peut-être aussi de la proximité avec le temple Hindoue. Par endroit, il est possible de trouver des nouilles faites en soupes ou à la mode thaïlandaise, Pad Thai. Lorsque l’on a choisit ou simplement montré du doigt ce que l’on souhaite manger, il suffit de s’assoir autour d’une petite table sur des tabourets en plastique de maternelle. Là, il y a toujours un gamin adorable qui vient déposer une tasse ainsi qu’une théière de thé chinois lorsque celle-ci n’est pas déjà sur la table. Puis une jeune femme ravissante vous apporte une assiette de riz, une petite assiette de légume, une sorte de soupe et finalement ce que vous avez choisit. Le petit garçon vient souvent vérifier qu’il y a du thé en vous échangeant quelques sourires. Puis la jeune femme vient s’assurer que vous ne manquer de rien et vous propose à chaque fois un peu plus de riz. Pendant ce temps, les taxi roulent doucement autour de vous, les vélos side car passent tout prêt et de nombreuses personnes s’arrêtent pour vous saluer. C’est simple, magique est vraiment attachant.Ici, il flotte quelques sentiments étranges, la population semble être indienne d’apparence mais Laotienne ou Cambodgienne dans leurs façon de vivre. Ce mélange est divin.

Après manger, j’abandonne Phil qui va prendre le bus pour Mandalay. je rencontre Dieter en ville. Il est avec un moine chez qui il a passé la matinée très à l’écart de la ville. Je leur explique que je cherche des livres sur l’histoire de la Birmanie. Le moine se propose de venir avec moi pour m’aider à trouver ce livre. Dieter quand à lui, retourne à l’hôtel pour se reposer. Me voici à marcher avec ce moine dans les rues de Yangoon jusqu’à une boutique qui se trouve dans le centre ville (n°100 de la 37ème rue). Pendant le trajet nous parlons de chose et d’autre et je lui retourne systématiquement toutes les questions qu’il me pose. J’apprends ainsi qu’il a 37 ans, un frère et une sœur et qu’il vit dans ce monastère depuis l’age de 4 ans. J’aimerai lui poser plein de question mais je ne veux pas le mettre dans l’embarras.

Nous passons devant un très grand et joli bâtiment qui me fait penser à une ambassade des années 1920. Ce qui est étrange c’est que ce bâtiment semble être complètement à l’abandon et, malgré les grilles d’origine assez imposante, ce bâtiment est entouré d’un très gros grillage de barbelé qui n’apparait pas très ancien. Autour de ce bâtiment, la ville semble comme vide.

Plus loin, la vie reprend avec ses boutiques, les pinces servant de boites aux lettres qui pendent depuis les balcons et les vendeurs ambulants un peu partout. La boutique de livre se trouvent dans la 37ème rue. C’est marrant car il y a des livres entassés partout mais j’ai l’impression d’entrer dans une sorte de librairie des années 50. Ici, il y a pratiquement que de vieux livres ou des livres reconstitués en photocopie avec des très épaisses couvertures. Un seul livre attire vraiment mon attention, mais il est composé de 5 grands volumes qu’il me sera impossible de transporter. En sortant de la boutique, je laisse le moine continuer son chemin vers la pagode Shwedagon.

En fin de journée, je pars manger dans la rue avec Dieter. A l’emplacement ou nous sommes nous assistons aux mêmes instants que le midi, c’est toujours aussi formidable. Au milieu du repas, une jeune femme s’approche de moi avec un bébé, il me fait bonjour de la main puis elle l’approche de moi pour qu’il me fasse un bisou sur les joues puis sur la bouche. Ensuite il m’envoi plein de bisous avec la main. C’est tellement émouvant que j’en ai les larmes au yeux.

Pour finir cette journée, nous prenons un thé birmans, fabuleux puis rentre et me couche à l’hôtel avec de nombreux instants fabuleux gravés à jamais dans ma tête.

23 décembre 2007 - Une journée très calme (Yangoon)



Finalement, aujourd’hui je n’ai rien fais de spécial. Aller à Bago me semblait un peu long avec le risque de ne pas y voir grand chose. J’essaierai d’y aller lors de mon retour à Yangoon début janvier. Résultat, je me suis couché super tard et ça fait un grand bien. Quelques discussions à l’hôtel avec des voyageurs et particulièrement sur le Laos et le Myanmar. En effet, je discute avec Laurence, une française qui va aller au Laos et qui a raté son bus pour Bago, puis un québécois qui est déjà venu plusieurs fois au myanmar.

En fin de journée, je retourne à la pagode Shwedagon. Cet endroit est toujours aussi magique même si aujourd’hui quelques groupes organisés de touristes se sont visiblement donné rendez-vous. Je discute à nouveau avec des moines et l’un d’eux s’amuse avec mon appareil photo. Il semble vraiment apprécier la photographie et vu comme il utilise mon appareil il semble déjà a guéri à sa manipulation.

Je rentre à pied à l’hôtel la nuit tombé, c’est géant. Je retourne manger près de la 54ème rue et près du temple Hindoue. Ce soir je n’ai pas très faim même si je n’ai rien mangéde la journée. Peut-être un coup de blue lié à mon départ de Yangoon demain matin.

24 décembre 2007 - Un gout de plage (Chaung Tha)



Réveil à 4 heure du matin un peu difficile. Je pars avec Dieter et un couple de russes en direction de Chaung Tha une petite plage à l’ouest de Yangoon. La station de bus se trouve à une bonne heure de Yangoon. Le bus est plutôt étrange voir insalubre. Il semble venir de Chine mais à déjà du servir pendant très longtemps. Les fils pendent de partout, certaines vitres sont fêlés. Une télévision a été placé au milieu un peu à la va vite et beaucoup de gens se cognent dessus. Il fait très froid, les gens viennent de partout.

Le bus pars 30 minutes en avance. Je suis au premier rang juste à coté de la porte qui reste ouverte. Régulièrement pendant le trajet, tout en roulant, un gars sors la tête par cette porte qui reste ouverte, pour annoncer notre passage et faire écarter les véhicules. A chaque fois qu’il fait ça, je reçois du vent frais qui est très désagréable. Pendant le trajet, le Karaoké joue à tue tête et avec l’état de la route il saute régulièrement.

Le jour se lève doucement sur la campagne de Yangoon et laisse apparaitre les rizières et les bosqués de palmier qui baigne dans une brume matinal très épaisse. Le spectacle est splendide.

Par moment, le bus s’arrête comme pour aller payer un péage, je pense qu’il s’agit du changement d’état. En sortant de Yangoon, la police demande à voir nos passeports. La route est horrible, le bus donne l’impression d’aller à toute vitesse, à la limite de se disloquer. Lorsqu’il passe les ponts un peu surélevés, il donne l’impression de décoller des quatre roues et se repose en faisant cinq rebonds avant de continuer sa route.

Au bout d’une heure, il s’arrête pour prendre quelqu’un en uniforme qui attend sur le bord de la route dans le siège d’un tri-shaw. Cette personne s’assied à l’avant à la place d’un des membres de notre équipage étrange. A partir de là, notre bus va beaucoup plus doucement mais je ne peux savoir s’il s’agit d’une coïncidence.

Après 4 heures de route plus difficile que ce que j’ai connu en Inde, notre bus arrive à Pathein dans le delta de l’Ayeyarwadi, nous sommes à 220 kilomètres de Yangoon. Beaucoup de personnes descendent ici et nous poursuivons sur une piste en terre jalonnée de ponts en bois assez sommaire. Lors d’un passage rapide d’un de ses ponts, le bus atterri trop fort et percute le sol avec une grande violence. Tous l’équipage descend pour faire le tour du véhicule. La roue de secours placée sous l’avant du véhicule a amorti le choc mais elle est complètement détruite et dans une position qui nous empêche de continuer. L’équipage s’occupe à l’enlever pour la mettre à l’arrière et le chauffeur s’amuse avec le klaxon qui se trouve juste en dessous du bus ou un membre de l’équipage essai une réparation de fortune.

Pendant cette petite pause forcée, nous sommes au beau milieu de pleins de rizières. Le décor ressemble beaucoup aux environs de Kompong Cham au Cambodge avec une terre beaucoup moins rouge. En continuant, nous croisons de nombreux bus ayant crevé, je croise les doigts car nous n’avons plus de roue de secours. Très vite le décor change et se transforme en montagne. La piste en terre devient très sinueuse et prend des pentes très impressionnantes. Les ponts que l’on franchi semble ne pas pouvoir résister au poids de notre bus mais ça passe. Les croisements d’autres bus sont impressionnant et lors des virages le bus semble chasser et vouloir partir dans le décor. En ligne droite, la terre parait tellement glissante que le bas coté nous attire tous le temps, le chauffeur corrige sans cesse et le bus se balance de gauche à droite en permanence.

Deux heures et des milliers de ponts et de virages plus tard, nous arrivons à Chaung Tha. Le premier arrêt du bus se fait au Shwe Hin Twa hôtel. Il est indiqué dans mon guide et nous arrivons à négocier une chambre à 5USD. C’est une sorte de bungalow assez sympathique mais ça ne casse pas des briques. Je pars avec Dieter me balader sur la plage. C’est marrant, cette plage n’est pas très grande, plein de petits bungalow qui lui font face et, au milieu sur le sable, il y a un temple avec son stuppa. Au bout de la plage, il y a un petit village ravissant. Tout y est fait de bois et une grande partie sur pilotis. Par endroit, il y a des cochons qui trainent, à d’autres du poisson qui sèche, des gamins qui jouent dans la boue. Au bout de ce village, il y a une des nombreuses rivières qui se jette dans la mer d’Andaman. A cette endroit, se trouve quelques vieux bateaux de pêcheurs échoués et attendant la prochaine marée.

Le temps m’étant malheureusement compté, je décide de repartir demain matin. J’abandonne Dieter dans ce charmant village pour aller réserver mon ticket de bus et aller m’assoir sur la plage pour assister au coucher de soleil. Assis sur cette jolie plage de sable fin, je peux voir de toutes petites iles pas très loin du large dont White Sand qui ressemble à un gros banc de sable avec quelques palmiers au milieu. Tout autour de moi, des palmiers se recourbent comme pour saluer la mer. L’eau n’est pas très transparente puis avec la marée elle est un peu éloigné du bord mais l’ensemble est ravissant. J’enlève mes tong que je prend à la main pour aller marcher dans l’eau avant que le soleil se couche.

Nous sommes le 24 décembre et le soleil que je vois juste en face de moi doit être juste au dessus de la France, j’aime beaucoup cette sensation, l’impression que le sable et l’eau qui roulent sous mes pieds m’emmènent dans un rêve qui ressemble à l’idée que l’on peut se faire du paradis sur terre. A ce moment là, une énorme sensation de bien être m’envahis et j’ai une pensée pour ces gens restés à Paris pour passer noël en famille souvent à contre-cœur.

Le soleil se couche et je m’asseoi sur le sable pour le regarder lentement descendre sur l’horizon. Je pense à ces gens qui vivent ici, aux livres que j’ai lu, à certaines images que j’ai vu à Yangoon. Tout semble si calme et si paisible ici…

Pour manger j’emmène Dieter dans ce qui ressemble à la petite ville de Chaung Tha. Saturant un peu du riz en curry, je prends des gambas grillés. Le budget n’est pas le même que d’habitude mais c’est divin. Certains enfants en vendent sur des batonnets sur la plage.

Après ce petit repas, nous retournons marcher sur la plage. Chaung Tha n’est pas un endroit pour touristes étrangers. Ici, il n’y a que des Birmans de Yangoon. Sur la plage, les vendeurs ambulant vendent des mini feux d’artifices que l’on voit partir d’un peu partout sur la plage.

Aujourd’hui, c’est la pleine lune est également le début de la full moon party à Koh Pha Ngan en Thaïlande. Ici, tout est extrêmement calme. Nous croisons des jeunes qui improvise une montgolfière avec un simple sac en plastique et du fil de fer qui maintiens un bout de bois. Ils allument avec une bougie et la laisse s’envoler en frappant des mains. Cette montgolfière va rejoindre le temps de quelques instants les dizaines d’autres qui sont déjà dans le ciel très clair avec la lune dans le fond.

Nous quittons la plage pour rejoindre le bungalow et discuter une dernière fois de nos expériences de voyage. Juste à coté de nous 3 Birmans sont en vacances pour quelques jours. Nous échangeons un peu d’alcool local, de moules un peu épicé et discutons de la région. Le froid de la nuit s’est bien installé et je vais me coucher.

25 décembre 2007 - De Chaung Tha à Mandalay (Mandalay)



Réveil à 5h30 largement passé avec un petit déjeuner sur la terrasse du bungalow pour ne pas réveiller Dieter. A 6 heures, je suis devant l’hôtel à attendre mon bus dans une sorte de tea shop sur le bord de la route. Plusieurs personnes m’interroge pour savoir d’où je viens et ou je vais puis pour m’indiquer quel bus prendre. Un gars de l’hôtel vient me voir et nous discutons en anglais et un tout petit peu en français pendant près d’une demi-heure.

Un bus s’arrête, ce n’est pas le mien mais il y a un espagnol avec qui je discute des plages des environs. Pour lui, l’intérêt de Chaung Tha est le charmant petit village, l’intérêt de Ngwe Saung est sa superbe plage mais malheureusement avec rien autour.

Finalement, mon bus arrive vers 7 heures et donc avec une heure de retard. L’équipage et le bus sont exactement les même que la veille et me sourit en me voyant. le trajet est tout aussi chaotique que la veille.

Sur la piste par endroit je pouvais voir des enfants casser des cailloux avec des outils assez sommaire puis transporter ces gravats sur leurs têtes dans des paniers de rotin pour venir les verser dans un trou creusé préalablement par des femmes. Ils étaient tous enveloppés dans des sortes de chiffons avec les visage couvert d’une espèce de crème solaire jaune qu’ils appellent le Tanaka. Recouvert de la sorte, cette crème sur le visage, ces pierres sur la tête et un regard vide vers le bus donnait l’impression de voir des fantômes surveillés par un contremaitre. Ici, cela s’appel le Town Act. et le Village Act. qui permet de réquisitionner des gens pour les travaux publique.

Nous arrivons à Yangoon à 14 heures. De là, je demande à un taxi de m’emmener directement à l’aéroport pour essayer de prendre un avion pour Mandalay. En sortant du taxi, j’ai droit aux habituelles question, d’ou je viens, comment je m’appel et ou je vais. A force, je ne sais plus si c’est un interrogatoire ou une simple courtoisie. Il doit y avoir des deux et de toute façon, il m’est impossible de faire la différence tellement tous ces gens sont agréable. Je précise que je souhaite aller à Mandalay mais que je n’ai pas de billet. Un gars me demande de le suivre me disant que le dernier vol est à 15h30 et que l’on a le temps de prendre un billet puis d’aller à l’embarquement. Un autre prend mon sac et me voici quelques minutes plus tard dans un bureau assez livide avec une femme pas très souriante qui me prépare mon billet. Quelques minutes après, je me retrouve dans la salle d’embarquement tout en ayant passer la douane. L’avion que je prends est un avion à hélice bizarrement immatriculé en France.

A 17h30, je me retrouve à Mandalay à observer un magnifique couché de soleil depuis l’aéroport puis le taxi. Le taxi est très cher ici mais le choix est lui aussi limité. Sur le trajet, j’ai un premier aperçu de Mandalay. C’est bien différent de Yangoon. par endroit, il y a des magasins à l’européenne, le trafic semble beaucoup plus dense, les constructions à étages aussi et la ville parait énorme à coté de Yangoon.

Mon hôtel est la Royal Guest House sur la 25ème rue, entre la 82ème et la 83ème. Pour se repérer ici c’est très simple, les routes est-ouest sont numérotée jusqu’à 40 du nord vers le sud et les routes nord-sud de 60 à 80 de l’est vers l’ouest. Une fois à l’hôtel, la nuit est tombée et je décide d’aller jusqu’au marché de nuit qui se trouve juste à coté en passant par la tour de la cloche, comme dans les villes indiennes.

Ce marché est marrant, au début il y a des mini-boutiques qui vendent des cartes ou des films X, c’est étrange. Plus loin, plein d’étalages de chose en vrac, des films, des poster, des ceintures, des chaussures, le tout mélangé avec des petits restaurants de rue. Tout au bout, il y a de vrai boutiques fermées à cette heure et dans le noir complet. J’y ai rencontré un gonfleur de pneu. Sur son petit stand, il a 2 pompes à main et regonfle tous ce qui peut se regonfler. Je m’arrête pour manger une soupe de nouille avec des œufs et du poissons qui est vraiment délicieuse. Sur mon retour, je regarde ces moines emmitouflés qui fouillent sur les étalages du marchés. Leurs tenues et leurs apparences me fait penser à la fillette afghane de Steeve McCurry.

En rentrant, un gars se fixe devant moi, me barrant la route, me posant les questions habituelles mais sur un ton bien inhabituelle. Il finit par me serrer la main gauche pendant plus de 10 secondes puis se décalle tout en maintenant ma main, en regardant le bout de la rue et en me disant “Good day”. Ça met plutôt mal à l’aise.

A l’hôtel, je découvre que Laurence que j’ai croisé à Yangoon et Nicole que j’ai croisé sur un forum voyage sont là. Il semble que Laurence veuille partager un taxi pour Amapura, donc se sera probablement mon programme de demain.

26 décembre 2007 - Amarapura, Sagaing et Inwa (Mandalay)



Petit déjeuner à 7h30 ou je croise Nicole. Nous discutons quelques instants sur ce que nous avons déjà fait jusqu’à maintenant. Vers 8h, je croise Christine. Décidément il n’y a que des français ici. Jusqu’à un membre de l’hôtel qui apprend le français depuis 4 mois. Il se débrouille extrêmement bien. Nous retrouvons Laurence puis partageons à 3 un taxi pour Amarapura. Nicole pars car elle est attendue. 15USD de taxi pour une balade d’une journée dans un tout petit pick-up Mazda bleue d’au moins 40 ans.

En sortant de Mandalay, nous apercevons la colline de Sagaing de l’autre coté de l’Ayayarwadi. C’est très impressionnant, elle est recouverte de stuppa blanc avec le sommet en or. Il y en a même derrière nous, c’est hallucinant.

Nous traversons le pont d’Awa qui semble bien récent. Juste à coté, il y a un deuxième pont, tout aussi récent. Notre chauffeur nous dépose à un endroit qui nous évite de payer le droit d’entrée de 3USD. En haut d’un très long escalier recouvert d’un toit en bois, de scène de bouddha peintes et bordé de banc, nous arrivons près d’un grand stuppa au milieu du temple en haut de la colline. La vue d’ici est fabuleuse. Nous surplombons le fleuve avec à droite les deux ponts et, tout autour des stuppa à perte de vue. Chaque minuscule colline contient son stuppa blanc et or.

Le temple ou nous sommes est très agréable, . Il contient un grand hall avec un énorme Bouddha blanc et or typique du Myanmar ainsi qu’une sorte de cour intérieur. Tout autour de cet ensemble il y a de grands balcons qui donnent tous sur des vues splendides. La plaine est recouverte d’une légère brume qui rend l’ambiance un peu mystérieuse.

Une fois redescendu nous rejoignons Inwa avec notre taxi. Pour aller à Inwa, il faut prendre un petit férie, ou plutôt une grosse barque avec un moteur comme ceux de la chao praya à Bangkok, cette sorte d’hélice que le chauffeur balade à l’arrière du bateau. Le tarif n’est pas négociable, c’est 3000 kiats. De part et d’autres de l’embarcadère, des gamins parlant français veulent nous vendre plein de truc. De l’autre coté, il faut prendre une carriole avec un cheval. Notre chauffeur nous ayant annoncé 3000 kiats, malgré un panneau qui annonce 4000 kiats, nous tenons tête et partons à pied. Très vite une carriole nous rattrape et accepte à 3000 kiats.

Nous voici donc partie à 3 dans cette carriole. Le décor est fantastique et bien différent de la ville de Mandalay. Nous traversons quelques petits villages fabriquant des carrioles puis des rizières bordées de palmiers. Le riz à déjà été enlevé et les rizières reflètent le ciel, les palmiers et les pagodes. Nous nous arrêtons sur les ruines d’un ancien temple non prévu au programme. En fait, en passant devant, nous demandons à notre chauffeur de s’arrêter. Ce temple est composé de 5 stuppas en briques dont le plus grand se trouve au centre.

Plus loin nous visitons un autre temple dans le même style. Ce dernier contient une sorte de bâtiment avec des colonnes intérieures et un grand bouddha en pierres. il y a un second bouddha identique plus loin au pied du stuppa du centre. Près de ce temple des femmes travail à couper du bambou et confectionnent des tissages qui serviront aux habitations. La campagne tout autour est vraiment fabuleuse et d’un cadre extraordinaire.

Ensuite nous visitons le monastère Bagawaw. Il est fait entièrement en teck et sur pilotis. Par moment, je me pince les doigts de pieds entre les lattes mais cette construction est fascinante. Actuellement, elle héberge plus vraiment de moines mais une école de très jeunes enfants dont quelques moines.

En continuant dans les rizières nous arrivons à la tour de la cloche. Cette tour est complètement bancale mais l’accès au sommet est facile. Le premier escalier est presque horizontal. Le deuxième escalier est plus raide, pas droit et avec une rambarde comportant seulement quelques barreaux. De toute façon c’est tellement bancale que cette rambarde ne sert plus à grand chose. Le troisième escalier est à l’intérieur et ressemble plus à une échelle. Après les deux premiers escaliers il y a des balcons en bois qui entourent la tour. Après le 3ème escalier c’est le sommet couvert d’un toit en bois rappelant certains style vietnamien comme la cité interdite de Hué. Une fois en haut, quelques jeunes semble jouer au poker, c’est très marrant. D’en haut, la vue est à nouveau splendide. Cette tour se trouve à l’intérieur de remparts en brique rouge qui faisait partis d’un ancien palais.

Notre dernier point de visite à Inwa est le monastère de Maha Aung Mye Bon Zan. Il est bien différent de tous ce que l’on a pu voir jusque là. Il est en pierre, d’apparence jaune, sur plusieurs niveau et avec des sculptures partout. Les portes intérieures sont en teck et fonctionnent toutes. La manipulation de ces portes crée un bruit dans le temple qui est extra-ordinaire. Au bout du monastère, il y a quelques stuppa récent. Comme le précédent, ce monastère semble vide.

Après cette visite, nous quittons l’ile d’Inwa et mangeons un morceau avant de rejoindre Amarapura. L’intérêt d’Amarapura réside dans le pont d’U bein qui est en teck et fait 1, 2 kilomètre de long en deux morceaux formant un V sur le lac. De part et d’autre, il y a des pêcheurs, des éleveurs de canard et des champs en train d’être préparés. Au loin, il y a toujours ces stuppa blanc qui se reflètent dans le lac depuis leur petite colline. Bien que moins impressionnant que le pont en bambou de Kratie au Cambodge, celui-ci est beaucoup plus grand et imposant. Dessus circule des familles en balades, des moines, des gens qui font du taï chi, d’autres qui se reposent sur les bancs.

Après le pont, il y a la pagode de Tokyauktaw. Au milieu de cette pagode se trouve un grand bouddha birmans et tout autour dans des alcôves une quinzaine de bouddha alignés sur 2 ranger regardent le grand bouddha du centre.

En revenant vers le pont, il y a un autre temple assez bizarre car il semble représenter différents éléments d’autres temples comme le rocher d’or. Avec le temps qui tourne très vite, nous arrivons juste trop tard pour le coucher de soleil. En remontant le pont nous contemplons la couleur magique de l’après coucher de soleil.

Avec le retour à la Royal Guesthouse on se reprend la polution et la poussière en plein visage. A la Guesthouse, nous retrouvons Nicole. Avec Laurence, nous tentons de réserver un bus de nuit pour allerà Bagan dès demain soir. Finalement, nous partons tous les 4 faire un tour au marché de nuit. J’en profite pour acheter des tongs car les miennes ont lâchées. Sur un des restaurants de rue, une femme fait cuire des crèpes avec oeufs et tomates. Personne n’a vraiment faim mais finalement tous le monde en mangera sauf Laurence qui ne se sens pas très bien. Pendant le repas les gens du coin sont surpris de nous voir et je discute des plus belles plages birmanes carte à l’appui avec quelqu’un du coin qui s’installe à coté de nous.

En rentrant, je leur demande de regarder les mini-stands de l’entrée du marché. Surprise d’abord, puis éclats de rires, il s’agit de sex-toys.

A SUIVRE...
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Thaïlande et Birmanie (quatrième partie)
Hello,

En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. --> ICI La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. --> ICI La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé --> ICI La dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. Ayant pas mal de retard dans la rédaction de ce récit, je vous livre la dernière partie jour par jour dans le même post.

Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.

Yvan

03 Janvier 2008 - A la découverte d'une montagne Birmane



Derrière le pont en bois de Nyaung Shwe, la brume se dissipe doucement et laisse apparaitre les petites habitations sommaire qui bordent les deux canaux qui partent vers le nord. Un long canoë motorisé fend la brume pour rejoindre un des deux grands embarcadères qui se trouvent de l’autre coté du pont. Il croise des canoës chargés de fruits, de caisse de tomates ou de gens qui viennent simplement du lac vers le village de Nyaung Shwe pour vendre de la nourriture au marché. Sur le pont les lattes de bois claques au passage des petits camions ou des mobylettes qui serpentent entre les piétons en longyi parfois chargés de grands paniers en osier sur la tête ou attachés de part et d’autre d’un tronc en bambou.

Je retrouve Laurence et notre guide à 8 heures. Nous traversons toute la ville pour partir vers l’est de Nyaung Shwe. La rue est très animé à cette heure, toutes les petites boutiques en bambou sont ouvertes, les tea shops sont plein, les vélos circulent comme un défilé avec des cyclistes en longyi, tantôt bleu, bordeau ou vert.

En sortant de Nyaung Shwe nous empruntons un chemin qui traverse les champs. Le décor est splendide et très reposant. Jusque sur le haut des montagnes, il y a des cultures partout. Quelques stuppas pointent le ciel du haut des sommets. Les villages que nous traversons, de part leurs couleurs, se fondent littéralement dans le décor. Dans ces petites maisons en bambou, le sol sert de garde manger et l’étage contient parfois jusqu’à 3 pièces. Les quelques fenêtres laissent passer un peu de lumière au travers de l’unique volet en bambou qui s’ouvre vers le haut et ressemble à une prolongation du toit.

Derrière ce village, nous traversons un petit pont avant d’emprunter un sentier beaucoup plus raide. Près du pont, il y a plein d’enfants qui jouent. Dans ce village il n’y a pas d’école. L’école la plus proche est à quelques kilomètres dans la montagne. Le sentier traverse de nouvelles cultures comme des onions ou des pêchers.

Très vite nous arrivons au pied d’un escalier abrupte qui nous conduit dans une grotte ou vie un moine. Cette grotte est plutôt austère. A gauche de l’entrée brule un poële posé au sol sur du charbon, c’est le coin cuisine un peu à l’écart des profondeurs de la grotte et sans doute le coin le plus aéré. Sur la droite en rentrant se trouve deux jarres contenant de l’eau pour les visiteurs. Au fond à gauche de la grotte il y a un très vieux lit à baldaquin en teck avec un sommier en bois recouvert de robes de moines en train de sécher. Certaines sont étendues sur un fil près du lit. Dans le coin le plus profond de la grotte, à droite, se trouve trois grands bouddhas blanc assis, d’environ deux mètres de haut. Chaque bouddha est drappé d’une couleur différente mais les trois sont dans la même position, une main vers la terre pour la sérénité et l’autre près du ventr, la paume vers le bas. Au milieu de la grotte se trouve une sorte de mini tea shop pour boire un thé chinois et manger quelques bananes. Le moine est même aller jusqu’à prendre des bananes d’offrande à Bouddha pour nous les offrir.

Cette grotte est très sombre malgré un soleil déjà bien haut. Pour la nuit, le moine a un petit néon branché sur une batterie qui est rechargée par les villageois. Sa journée commence à minuit avec une première heure de méditation, puis à quatre heures du matin, une nouvelle heure de méditation. Vers 7 heures du matin, il descend dans les villages pour l’aumône quotidienne des moines. A 11 heures du matin, il fait sa troisième heure de méditation. L’après-midi comme tous les moines, il ne fait rien. Il doit bien avoir entre 70 et 80 ans même si j’ai du mal à donner un age au gens du sud-est asiatique. Cela fait 10 ans qu’il vit comme ça.

Notre guide lui a apporté un paquet de cigarettes mentholé qu’il lui donne en guise d’offrande et qu’il a acheté sur le chemin en venant ici. Le moine participe un peu à notre discussion tout en restant un peu à l’écart en faisant quelques pas entre les bouddhas et en acquiessant les réponses que nous donne notre guide. Ce moine dégage une sérénité et une sagesse incroyable, il semble avoir trouvé ce que certains ne trouverons jamais dans leur vie telle qu’elle est.

Il nous fait un signe de la main avec un sourire et une inclinaison pour notre départ. En partant, nous déposons un billet dans la boite à offrande en pensant à ce que représente les 2000 kiats d’offrande de notre guide qu’il fait à chaque fois qu’il vient ici.

Pas très loin de chez notre moine, il y a une autre grotte, beaucoup plus grande et beaucoup plus sombre. Elle dispose de deux entrées et traverse de part en part, la montagne. Par endroit, il y a des statues de Bouddhas avec des offrandes et de l’encens consumé. Ici, aucun moine ne vit, mais certains viennent y passer la nuit régulièrement. Au milieu de la grotte, il y a une grande ouverture vers le ciel avec un énorme banian qui a planté ses racines dans ce petit sanctuaire. Le banian est un arbre sacré au Myanmar, sur ou au pied de chaque arbre se trouve un petit temple, un peu comme celui que l’on trouve dans chaque maison birmane. Ils contient toujours quelques fruits d’offrande, un verre d’eau et de l’encens.

De l’autre coté de la grotte, il y a deux groupes de Bouddhas qui font face à la vallée. De chaque coté de cette sortie se trouve une série de 5 bouddhas identique en position assise d’environ un mètre de haut. Comme pour protéger cette entrée ainsi que les 10 bouddhas, il y a sur un rocher placé au milieu de l’entrée, un énorme dragon vert et jaune. Le dragon en Birmanie a une tête qui ressemble à ceux de la mythologie occidentale, mais, en Birmanie, il a un corps de serpent. Quelques mètres plus bas, il y a un grand bouddha blanc couché de près de 5 mètres de long et qui parait avoir été taillé directement dans la roche. Il est protégé par un abri en tôle ondulée pas très esthétique. la robe qu’il porte est de la couleur de celle des moines de la Birmanie, une sorte de bordeaux assez foncé.

En quittant la grotte, nous nous enfonçons un peu plus dans la montagne en empruntant toujours ces petits sentiers de terre qui gardent les traces de fortes pluies qui ont du emporter des morceaux de ces sentiers dans des torrents de boues. Ca grimpe de plus en plus et il faut faire attention à ne pas se tordre les chevilles dans tous les trous parsemés sur ce sentier d’autant que mes tongs ne maintiendrons pas mes chevilles en cas de faux pas.

Après une bonne demi-heure de marche nous nous arrêtons quelques instants dans ce que l’on pourrais considérer comme un petit refuge. Appuyé sur un arbre, il y a un petit toit en bambou d’environ 3 mètres par 2 et, dessous, juste du bambou coupé dans le sens de la longueur pour former une sorte de plancher à un mètre du sol. Accroché sur le bord de l’arbre se trouve une sorte de grosse étagère en bois ou est posé deux jarres en terre avec chacune une coupelle pour se servir de l’eau. Tout autour de l’arbre, éparpillé partout, il y a plein de papiers gras de paquets de chips ou de gâteau d’appétitif. Malgré tout, le cadre est grandiose et nous apprécions largement cette pause allongé dans ce petit abri de fortune qui nous protège du soleil.

Soudain, un morceau de bambou passe devant nous. Très vite il est rejoins par un paysan portant l’habituel longyi, un tea shirt blanc avec de fines rayures et un chapeau lui donnant le look d’un aventurier. En fait, ce paysan porte cet énorme morceau de bambou qui doit faire plus de 6 mètres de long et qui a fait que je n’avais vu que le bambou en premier lieu. Peut-être que la puissance du soleil a aussi facilitée cette sorte d’hallucination.

En partant de notre petit coin d’ombre, nous continuons par ce sentier très abrupte jusqu’à un petit village situé au creux de plusieurs collines recouvertes de plantations de tabac. Petit pause aux toilettes avant d’entrer, après cette marche et le thé que nous avons bu. Les toilettes sont situés au bout d’un champs couvert de tabac dans lequel il faut arriver à se frayer un chemin, rien n’est impossible. Au bout, il y a une espèce de cabane en bois avec un toit en tôle ondulé. Question discrétion, c’est plutôt tranquille car il faut vraiment avoir envie d’y venir. A minuit, ça doit être quelque chose… Toujours est-il que bien que cette cabane soit très propre, elle ne doit pas faire plus d’un mètre vingt de haut. Autant dire qu’avec mes 1, 90m, se mettre debout ne va pas être possible. De toute façon, ici, les hommes portent tous le longyi et ne peuvent se mettre debout…

La maison qui nous accueille est construite entièrement en bambou et une fois de plus sur ce que j’appelle des pilotis. Le fait d’être en montagne permet de couvrir la partie basse sensée être dans l’eau et de l’utiliser comme une sorte de grange. A l’entrée de la maison, il y a plein de gros morceaux de bois qui servent à sécher les feuilles de tabac. Cette maison, plutôt de grande taille, dispose d’une grande pièce à vivre complètement vide à part quelques vieux calendriers présentant des top model birmans et, au milieu de cette pièce, un petit temple est accroché en hauteur. Je me suis cogné au moins une fois sur ce temple et Laurence aussi. Cette pièce principale se trouve au milieu de la maison. Sur un coté se trouve une chambre avec une commode, un lit et une grande moustiquaire. Cette chambre est situé sur le coté le plus ensoleillé de la maison. De l’autre coté de la maison, se trouve une pièce servant de cuisine. Cette pièce est très sombre et les murs ont pris la couleur des fumées grasses qui se dégagent des récipients posés sur le charbon brulant à même le sol sur un emplacement prévu à cet effet. Autour de cette installation sommaire se presse notre hôte avec ses deux filles. ils font cuire le riz, coupent les légumes, pilent d’autres légumes avec une habilitée qui laisse rêveur un piètre cuisinier comme moi.

Pour manger, notre hôte installe une petite table d’écolier en plastique bleu clair. Nous nous asseyons en tailleur autour, sur le sol et il nous apporte du riz, de la soupe et plusieurs assiettes de légumes chauds. Les quantités sont gargantuesque et notre guide s’étonne de notre refus au 4ème tour de service. C’est une sensation étrange, mais je n’en peu plus, j’ai beaucoup trop mangé.

Pendant toute notre déjeuner, des enfants passent nous voir, juste pour échanger quelques sourires et parfois ressortir en rigolant. Deux très jeunes garçons restent beaucoup plus longtemps que les autres. Ils ont l’air extrêmement complice de part leur comportement. Ils regardent les photos des vieux calendriers affichés au mur et vont jusqu’à se chuchoter dans l’oreille pensant que l’on pourrait comprendre ce qu’ils se disent. Laurence les prend en photo et, comme une recette qui fonctionne à chaque fois, ils s’éclatent de rire au point que le père se joint à nous dans les éclats de rire en voyant ces enfants sur l’appareil photo de Laurence.

Après ce repas trop copieux, mais néanmoins excellent et cette accueil plus que chaleureux nous poursuivons en quittant le village par des sentiers de plus en plus abruptes. Ça aide à digérer. Rapidement, nous arrivons au sommet ou se trouve un vieux monastère à flanc de montagne. A l’endroit qui semble être le plus haut point de ce bout de montagne, se dresse un joli petit stuppa blanc. L’endroit semble désert mais les nombreuses robes de moines qui sèchent sur les rambardes en bois ainsi que les paires de chaussures placées devant l’entrée du monastère, indique que des gens vivent ici.

Tout autour du monastère il y a une sorte de balcon qui offre une vue grandiose sur le village de Nyaung Shwe et le lac Inlé plus au sud. C’estun peu comme l’aboutissement de notre balade et d’ici cette ville semble bien loin de nous. Avec cette vue, notre guide nous présente notre chemin retour en pointant plus ou moins l’horizon sur la droite. Ce chemin devrait nous faire arriver à Nyaung Shwe juste après le coucher du soleil.

Nous redescendons doucement par un autre chemin en traversant de nouveaux villages. dans un village, une petite fille s’est mis à courir en voyant Laurence, pour lui offrir une petite fleur, c’est adorable. A chaque fois, les enfants accourent pour nous dire bonjour et les adultes nous saluent de la main ou d’un signe de la tête en arrêtant leur travaux.

Dans le dernier village, je prend en photo une petite fille qui se trouve sur un tas de bambou. Puis c’est l’émeute, à chaque fois que je déclenche, il y a 4 enfants de plus sur la photo. J’en arrive à presque ne plus pouvoir tenir mon appareil en leur montrant les photos. En repartant, nous sommes couvert de fleurs et recevons des milliers de sourires et de rires de joie. Ce dernier village est aussi l’endroit ou vie notre guide qui nous propose de boire un thé chez lui.

Nous rencontrons sa mère, une très vieille dame qui passe un peu de temps sur un banc à l’entrée de la maison, puis sa soeur et son beau frère puis plein d’enfants partout. Il vit aussi dans une maison fabriqué en bambou sur pilotis. Contrairement à l’endroit de notre déjeuner, la pièce principale de cette maison contient beaucoup plus d’aménagement, quelques buffets, une veille télévision noir et blanc en panne et une certaine décoration sur les murs.

Après avoir bu notre thé, le guide nous raccompagne jusqu’à Nyaung Shwe ou je pars à la recherche d’un billet d’avion pour Yangoon. Notre habituel endroit pour diner, nous sert ce soir pour l’apéritif avec un thé chinois et quelques fritures préparées sur le bord de la route. Pendant que je récupère mon billet d’avion, Laurence et Christine trouvent une sorte de restaurant très agréable. Ce restaurant n’est pas habitué aux touristes car habituellement il sert essentiellement les chauffeurs de bateaux. Notre serveur nous présente toute sa famille et notamment son père qui se nome sourire. Il le porte très bien avec ses dents toutes tordues en avant et uniquement en haut.

En rentrant à l’hôtel, j’explique que je les quitte le lendemain pour Yangoon. En remplissant les papiers du départ, la charmante jeune femme de l’hôtel me propose de me déposer le lendemain à l’aéroport car elle doit se rendre pas très loin de l’aéroport. Son mari nous rejoins et, d’un ton très confus et gêné, il m’explique que le gouvernement lui a demandé de me faire répondre à une très grande série de question. Le questionnaire tout en birmans fait une dizaine de pages que le gars de l’hôtel balaye rapidement. Les questions sont assez inhabituelles et recouvrent un peu tous les aspects de ma vie personnelle et professionnelle pour finir sur ce que je pense de la Birmanie, les gens que j’y ai rencontré, les endroits, ou je suis aller, comment j’y suis aller, avec qui, pourquoi. Le questionnaire se termine sur le même genre de question mais pour la suite de mon voyage. Mon hôte termine de remplir le formulaire par l’annotation de l’ensemble des références de mon passeport et de mon visa. je fini par rejoindre la terrasse avec mon thé chinois et quelques petites bananes offerts par l’hôtel.
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Thaïlande et Birmanie (première partie)
Hello,

En décembre 2007 et janvier 2008 je suis aller en Birmanie en passant évidement par la Thaïlande. Lors de ce voyage, j'ai pris quelques notes que je vais vous livrer ici en plusieurs parties afin de ne pas faire un post beaucoup trop long.La première partie, du 14 au 19 décembre concerne la Thaïlande ou j'ai du rester un peu plus longtemps que prévu à cause de mon visa pour la Birmanie. La deuxième partie, du 20 au 26 décembre concerne la Birmanie de Yangoon à Mandalay. --> ICI La troisième partie, du 27 décembre au 2 janvier concerne la Birmanie de Mandalay au lac Inlé --> ICILa dernière partie du 3 janvier au 8 janvier concerne la Birmanie puis un petit bout de la Thaïlande. --> ICI Bonne lecture et d'avance merci pour vos commentaires, c'est toujours agréable et encourageant.

Yvan

14 décembre 2007 - Premier jour à Bangkok



Je suis arrivé a 14h locale a l’aéroport puis vers 15h à Khaosan Road. J’ai suivis une info sur le forum et suis aller directement a l’hôtel SIAM sur Khaosan Road. C’est un quartier routard que je ne connaissais pas bien, la chambre avec climatisation est a 350THB soit environ 7 euros. Question budget ça passe plutôt pas mal puis ce n’est pas très loin des temples pour qui aime bien marcher un peu.

Je me suis posé presque 2 heures dans la chambre pour me remettre du vol, je ne dors jamais vraiment pendant ces vols. En cherchant à manger, je me suis retrouvé par hasard dans l’hôtel. Il faut dire qu’il se trouve dans une petite galerie qui contient un restaurant, une boutique photo, un tailleur, une agence de voyage, un cyber café et un salon de massage, tous ça pour 7 euros la nuit. Bon d’accord tous ça est un peu en vrac mais c’est pas mal. C’est dans cette galerie que j’ai fais faire mon visa pour la Birmanie a 1500THB. N’ayant pas de photo avec moi, je les ai faites faire juste en face en 2 minutes. D’ailleurs cette boutique photo m’a proposé de me faire le visa pour moins cher, raté j’avais déjà payé. Avec le week-end et les élections, je n’aurai mon visa que mercredi prochain et je devrai donc être en Birmanie jeudi prochain le 20 décembre.

Après un repas au Pad Thai, j’adore, je suis parti sur Sukhomvit road. Je trouve un coté magique à cette avenue. Une chose me surprend quand même, j’étais persuadé que les moines ne faisaient l’aumône que le matin… L’heure est bien avancée et je rentre a l’hôtel vers une heure du matin.

Pour le rattrapage du décalage horaire ce n’est pas gagné.

15 décembre 2007 - A la découverte de nouveaux temples (Bangkok)



Ce matin j’avais mis mon réveil super tôt. Quand il a sonné, je l’ai simplement éteins et me suis réveillé vers 11h. Ça fait du bien quand même. Petit déjeuner à l’hôtel à coté de la télévision qui passe le film “en territoire ennemi”. Pas trop le choix d’être près de la télévision en fait…

Je quitte Khaosan road avec dans l’idée de déambuler dans les rues de Bangkok. Je remonte jusqu’à WAT INTHARAWIHAN. Il s’agit d’un énorme bouddha debout. Il mesure 32m de haut et il est adossé a un bâtiment beaucoup moins joli. Enfin l’endroit est agréable puis je n’étais jamais venu.

Je continu vers WAT SOMANAS VIHARA qui ne semble pas indiqué dans mon guide. Ce temple n’a rien d’extraordinaire mais il est sur mon chemin. J’y fais la rencontre d’un français travaillant sur des marchés en France. Il m’explique qu’il travaille 5 mois et le reste du temps il voyage, puis qu’a Bangkok, il est venu pour acheter des vêtements à revendre en France. Au passage, il ajoute qu’il achète pour 5000 euros de bijoux qu’il revend en France pour 3 fois ce prix. C’est sympa mais moi, les bijoux je n’y connais rien et son histoire me semble quand même bien grosse.

En sortant, je vais vers les bords de la Chao Praya River près du pont RAMA VIII. Il m’a toujours fasciné ce pont avec cette énorme colonne sur un coté et qui, avec ses câbles semble tenir l’ensemble du pont. Le petit parc ou je suis me permet de me poser quelques instants au bord de la rivière sous le regard de ce pont.

De là, je prends un tuk tuk qui me propose de voir quelques temples et boutiques. Rien que le nom de boutique me donne envie de partir. Aujourd’hui, c’est les élections et le chauffeur me dit qu’à chaque fois qu’il me dépose à une boutique, il reçoit un ticket pour faire le plein du tuk tuk. En tout on fera 5 boutiques ou je n’ai fais que rentrer et sortir. C’était assez marrant et mon tuk tuk était aux anges.

Le premier temple que j’ai visité était WAT THAI. Il n’est pas dans mon guide et j’en suis très surpris car il est vraiment très joli et avec un très beau bouddha a l’intérieur. Ce temple est constitué de plusieurs bâtiments avec à chaque fois un très beau bouddha.

Ensuite nous allons au WAT THEWARAT KUNCHORN aussi surnommé Lucky Bouddha. Il semble qu’habituellement on ne puisse voir le bouddha qui est a l’intérieur. Aujourd’hui c’est moi qui est de la chance car avec la période des élections, c’est ouvert. Une fois à l’intérieur j’ai du mal à croire que l’entrée est interdite tellement c’est magnifique.

Je poursuis vers Marble Temple. Celui là je le connais bien, je le trouve superbe puis il est sur ma route. Je reste presqu’une heure a l’intérieur pour un semblant de méditation. C’est vraiment magique et sans vouloir faire de jeux de mots, l’endroit ne me laisse pas de marbre. En sortant du temple, je demande à mon tuk tuk de retourner sa machine pour que je fasse une photo avec 4 tuk tuk de face. Le temps qu’il comprenne et qu’il se retourne il y en a un qui pars.

Pas bien grave… Il me dépose à Khaosan road que je commence à trouver très sympathique comme quartier. 20THB pour la balade et 5 tickets d’essence pour lui. Je file sur une terrasse prendre un fruit shake yogourt. J’adore.

Avant de ressortir, je passe a l’hôtel me poser quelques instants car la température et la marche m’ont un peu achevé. En sortant, je croise en terrasse la jeune femme thaï que j’avais déjà croisé la veille avec une de ses copines anglaises. Finalement, nous mangeons ensemble. Pendant ce repas elle me questionne sur l’europe et sur moi puis je la questionne également sur la Thailande, etc…

Après ce repas, je marche encore quelques instants puis rentre me coucher…

16 décembre 2007 - De Chatuchak à Pratunam (Bangkok)



Aujourd’hui je me suis réveillé plus tôt qu’hier mais ce n’est pas encore ça. Enfin, je ne vais pas me plaindre, c’est aussi ça les vacances. Initialement, je voulais récupérer le skytrain pour aller au marcher de Chatouchak au nord de Bangkok. Finalement, avec mon retard du matin, je décide d’y aller en taxi. Un tuk tuk me propose d’y aller en faisant plusieurs arrêts comme hier. Cette fois, no way, puis avec la distance, le tuk tuk va être plus cher que le taxi et avec un confort bien différent.

125 THB plus tard, dont 40 de péage, me voici a Chatouchak. Je n’étais jamais venu ici et la première impression est excellente. C’est plein de boutiques en tout genre. Certains coins ressemblent au petit marché de Siem Reap au Cambodge pour les Bouddha, d’autres au marché de Hué au Vietnam pour les vêtements.

Ayant pas mal faim, je décide de me poser dans ce marche pour manger un morceau avant d’approfondir. Un chicken Pad Thai et un fruit Shake Yogourt plus tard, me voici a déambuler dans le marché.

La première vision que j’en avais est maintenant bien différente. Tout se vend ici, des poissons aux aquariums comme a Pékin, des épices comme en Indes et aussi des chats, des chiens, des rats, des souris, plus tout ce qui peux servir a la vie courante. Ce marché me donne l’impression que toute l’asie du sud-est s’est reuni ici. Les odeurs viennent de partout, il manque juste certains coté plus authentiques que l’on peux trouver au Laos au Cambodge. Enfin, ici c’est Bangkok et voir tout ça ici c’est magique.

Juste à coté, il y a le parc Chatuchak. Il n’est pas très grand mais il est très agréable pour se poser quelques instants au bord du petit lac avec la chaleur qu’il fait aujourd’hui. Dans ce parc c’est plutôt la jeunesse locale que l’on croise, puis de l’autre cote du lac, sur les tours TMB et Ericsson, se sont deux énormes photo du roi qui vous regardent. Sans doute parce que son anniversaire etait au debut du mois. Tout autour du lac, il y a des palmiers puis au lieu de chaises, se sont des nattes en bambou que l’on pose par terre. Je m’allonge dans l’herbe en ecoutant “same mistake” dans le dernier album de James Blunt avec quelques pensées nostalgiques…

En sortant du parc, je prends le BTS pour aller en direction du quartier de Pratunam. Dans le BTS (sorte de metro aérien super propre), je discute photo avec un Thai qui était impressionné par mon appareil et mon objectif. Nous parlons de choses et d’autres et notamment de prix photo ici en Thaïlande. Pour lui, rien ne vaut Hong-Kong et il me précise que les garanties du Pantip Plaza se limite juste au magasin. Je le laisse justement au Pantip Plaza après avoir marché 10 minutes depuis la station Ratchatewi. Facile, dès la sortie du métro c’est indiqué.

Si les marchés du monde sont a Chatuchak, l’électronique du monde est au Pantip Plaza puis peut-être aussi au MBK mais celui là je ne le connais que de nom. Ici sur 6 étages se trouvent plein de petits stands et boutiques comme dans un salon professionnel. En matière d’informatique, il y a de tout pour qui aime fouiller et négocier. Je dirai que c’est un endroit sympa pour trouver des accessoires hors du commun, pour les produits plus high tech ça devient beaucoup moins intéressant. Même sans faire d’achat, j’aime bien fouiller dans ces boutiques.

Pratunam c’est aussi les grands hôtels, l’Amari Watergate, ou encore le Bayoke, la plus grande tour de Bangkok ou j’ai passé le reveillon du jour de l’an 2005. C’est aussi de grandes tours, de grands centres commerciaux et un trafic incessant et extrêmement bruyant. C’est aussi des gamins de 2 ans et des estropies qui mendis et des mini boutiques de rues dans les coins plus sombre. Un bien drôle de mélange.

Je continu mon chemin a pied vers le central World Plaza. Il y a deux petits temples au milieu de la place et de très nombreuses personnes qui viennent s’y recueillir et faire des offrandes. Plus loin c’est un peu comme un marche de noël avec un énorme sapin qui fait face au central World Plaza.

De là, je rejoins le Skytrain (BTS) que je longe à pied jusqu’a Sukhomvit road. Petit à petit, les grands buildings éclairent de mille feux pour noël, disparaissent pour laisser place à des ruelles sombres puis finalement à l’animation nocturne de Sukhomvit road près du metro Nana (étrange comme nom de station pour un endroit pareil).

Après toute cette marche, je me pose une heure pour un massage. Au retour à Khaosan road, je prend un Pad Thai dans ce que j’appel une boutique à roulette au milieu de la rue. 20THB et c’est vraiment excellent…

17 décembre 2007 - Déambuler sans but (Bangkok)



Ce matin je me suis un peu concentré sur ce que je pourrais faire d’ici a mon départ en Birmanie, puis aussi de prendre mes billets pour Yangoon. Donc demain je pars sur Kanchanaburi et le fameux ponts de la rivières Kwaï. Je ne connais pas cet endroit et ça va me sortir de Bangkok. Le 19 je vais a Ayutthaya. C’est un endroit que je connais et que j’adore tout particulièrement. Le 20, je pars pour Yangoon et un départ à 4h du mat, ça c’est moins drôle.

En attendant, je mange un bout avant de repartir à la découverte de Bangkok. Cette fois c’est chicken cashew nuts avec toujours un Fruit Shake with yogourt. Je pars en direction du monument de la démocratie puis je récupère Prachaipatai road pour longer le Klong jusqu’au temple de la montagne d’or. Par ici il n’y a pas grand monde et j’aime bien ces quartiers un peu à l’écart ou vivent vraiment les gens d’ici, pas ceux qui n’ont qu’une idée en tête, vendre un truc a un touriste (il faut dire qu’en Thailande on est pas trop embetté non plus).

En sortant du Klong, je me retrouve sur un grand carrefour avec d’un coté le temple de la montagne d’or et de l’autre le fort Mahat. Juste là, il y a un temple très joli, au bord de la route juste à coté du château d’argent.

Je poursuis vers le temple de la montagne d’or ou je reste plus d’une heure à regarder les moines tourner en prière autour de la pagode en or du sommet. C’est curieux comme les touristes vont systématiquement dans le mauvais sens… Je croise 3 moines qui se prennent en photo par 2. Je leur propose des les prendre en photo tous les 3. Nous discutons un peu et ils me disent qu’ils sont du Népal.

Je continue mon chemin sans véritable but, j’adore me balader comme ça ici. Laisser les images défiler devant moi, le trafic énorme, les enfants en uniforme sortant de l’école, les petites boutiques d’alimentation qui bordent les rues, les moines qui attendent les bus…

Je retourne doucement vers Khaosan road et, en allant dans une petite ruelle sombre, je découvre un autre visage de ce quartier. Une galerie parallèle beaucoup plus calme et ombragée que l’avenue principale. Je prends le temps d’imprimer mon parcours pour la Birmanie, il serait temps… Puis je me pose pour un fruit shake with yogourt au Molly Bar dans ce coin un peu plus tranquille. Pour manger, je suis aller au Tom Yun Kung sur Khaosan road. Ce restaurant se trouve dans une toute petite rue perpendiculaire a Khaosan pratiquement au bout.

Avec un réveil plus matinal que d’habitude, je file me coucher tot pour un reveil a 7h, soit 23h en France…

18 décembre 2007 - Le pont de la rivière Kwaï (Kanchanaburi)



Ce matin, réveil à 6 heures, ça change des jours précédents. Je tente un petit déjeuner à l’hôtel mais malheureusement à cette heure c’est fermé. Juste en face par contre il n’y a pas de problème c’est ouvert. Je pense même que tous ces gens qui sont là ont sans doute aussi réservés des excursions au départ de Khaosan road. A cette heure, les tuk tuk ont été remplacés par tout un tas de mini-bus.

Nous partons vers 7 heures pour Kanchanaburi. Pendant la sortie de Bangkok, j’en profite pour consulter mon guide sur la Birmanie et notamment son histoire. J’avais à peine terminé que nous étions arrivé.

Nous avons fait le premier stop dans un des cimetières des prisonniers du pont de la rivière Kwaï. Chaque prisonnier porte une plaque avec son nom, son régiment et son pays. Le cimetière est organisé par pays, 6 blocs de centaines de tombes dans un alignement irréprochable sur une herbe raz comme un terrain de golf arrosé en permanence. C’est tellement ordonné que s’en ai dérangeant. Une remarque me vient à l’esprit, sans vouloir faire de malheureuses comparaisons, ici les morts portent un nom et ont une tombe.

Plus loin, nous visitons un musée juste à coté du pont et qui contient entre autre, une partie du premier pont en bois. A l’entrée, face à un grand mur contenant les drapeaux des prisonniers se trouve une locomotive portant un grand drapeau japonnais. Là, je suis choqué de voir un touriste japonnais monter dans la locomotive pour se faire prendre en photo en faisant le V de la victoire. Il y a pas mal de japonnais et je ne comprends pas bien dans quel esprit ils sont là. Le musée contient de nombreux objets appartenant aux japonnais. Des armes, des motos, des voitures, des sabres et même un siège de dentiste avec un bras articulé. Certaines parties du musée sont des scènes reconstituées, les prisonniers en train, les travaux forcés, le bombardement du pont… Un coin du musée offre une vue particulièrement intéressante sur le pont.

Il est à une rue juste derrière le musée. Les gens se pressent a le traverser et quelques speedboat bouleversent le semblant de tranquillité de l’endroit en venant déposer des touristes au pied du pont. Malgré tout cela, le monde, les bruits pas très agréable, l’endroit est chargé d’histoire, de déception de ce qu’une guerre peut faire comme ravage.

Ce qui me choque le plus n’est pas qu’ils l’aient fait, mais que l’homme est capable de telles atrocités et que ça aurait pu être nous à la place des bourreaux ou des victimes, 100 000 victimes pour une ligne de chemin de fer.

Au loin, derrière le pont, de l’autre coté de la rivière, il y a des montagnes. Derrière les montagnes, c’est le sud de la Birmanie, le pays môm ou 150 000 villageois ont été contraints de travailler à la voie de chemin de fer qui longe la mer d’Andaman. C’était il y a très peu d’années. La Birmanie efface le passée pour oublier comme certains voudrais le faire au Laos ou au Cambodge. Il ne faut pas oublier…

Après ce passage au pont de la rivière Kwaï, nous allons jusqu’à death railway pour prendre le train. Ce train est plutôt spartiate avec des sièges en bois et des fenêtres grandes ouvertes. Extérieurement, il est blanc et bleu, à l’interieure c’est du bois partout. Quand il arrive, il est plein et je me retrouve assis entre deux vagons les pieds sur les marches qui permettent d’accéder au train. Finalement cette place est grandiose. De temps en temps, le contrôleur vient me signaler quand il y a un passage plus joli que les autres. Par endroit, la voie donne l’impression d’être comme accrochée à la falaise. Nous nous arrêtons à la 5eme station pour aller manger un morceau un peu au milieu de nul part. Tout en haut d’une montagne il y a un temple qui surplombe tout la vallée. Le guide me dit qu’il faut 2 heures de marche. C’est bien tentant malgré les 38 degrés d’aujourd’hui.

Après notre déjeuner nous allons faire une balade en éléphants. En fait, certains ont pris l’option, les autres attendent, moi y compris. Pendant ce temps, je joue avec un petit éléphant qui est resté là. Le guide vient me voir avec un journal local du jour et me montre en première page une photo ou l’on voit un moine donner un coup de pied sur le bouclier d’un policier. C’était hier à Phnom Penh.

Après cette petite balade, nous poursuivons jusqu’aux chutes de Saiyok Noi. L’endroit est très plaisant, des gens escalades, d’autres se baignent… Pas très loin, il y a encore une vieille locomotive. En retournant au mini-bus, je joue avec quelques enfants, mes photos les amuses beaucoup.

Cette fois nous allons au camp des Tigres. Alors là c’est super kitch. 45 minutes d’attente pour être pris en photo avec le tigre… à la chaine. Bon, j’étais là mais on ne m’y reprendra plus. Pas très loin, un moine joue avec un tigre, au moins ça fera une jolie photo. Plus loin nous rencontrons 3 jeunes tigres d’environ 3 mois. Bien c’est super mignon mais ça fait déjà de grosses bêtes. Ils se laissent approcher et caresser sous le regard d’Américain en charge du dispensaire.

A partir de là, c’est 2 heures 30 pour rentrer plutôt vané et avec l’idée de se coucher tôt. Je file à Sukhomvit road pour manger. Sur place, je me rends compte que je n’ai pas l’adresse du resto ou je voulais aller. Du coup, je mange dans un restaurant spécialisé en vapeur tenu par un français vraiment très sympa.

19 décembre 2007 - Les temples d'Ayutthaya (Ayutthaya)



Le résumé d’aujourd’hui va être assez court car je le rédige lors de mon repas du soir et la journée était plutôt passable niveau ambiance.

Départ de l’hôtel à 7 heure du matin. Le mini-bus d’aujourd’hui est largement plus pourri que celui de la veille. Pendant le trajet je continu ma lecture de ”à mots couvert” sur la Birmanie.

Une fois sur place à Ayuttaya, Il nous faut attendre d’autres mini-bus. Ma déception grandie jusqu’à comprendre que nous serons un groupe de plus de 40 personnes. Moi qui voyage seul et hors circuits organisé pour voir les choses comme je les entends… En tous cas, au final beaucoup se spécimen de toutes les espéces de touristes que je déteste, pondéré par le nombre de personne, c’est énorme. Bref, je rembale mes préjugés, de toute façon ce n’est qu’une journée et j’aime tellement Ayuttaya que ce n’est pas eux qui vont me pourrir ma balade.

Le début de la visite commence par Wat Phu Khao Thong une énorme pagode de près de 40 metres de haut toute revetue de blanc. Je ne me souvenais pas de l’avoir vu lors de mon dernier passage. Juste à coté, des moines habitent dans un tout petit temple, tout y est, cloche, tambours… Un moine essai de discuter avec moi mais, soit il ne sait pas ou est le France, soit j’ai un accent pourri ou alors que c’est la seule phrase qu’il connais en anglais.

Nous poursuivons en allant voir Wat Phra Si San Phet, c’est un ancien palais royal avec 3 grandes pagodes au centre. J’aime beaucoup ce mélange créé par les fleurs des bougainvilliers et les couleurs des matériaux utilisés sur les temples, le tout sur fond de ciel bleu parsemé de petits nuages.

Juste à coté se trouve Wiharn Phra Mongkol Borpit, un énorme temple à double toit don’t le principal contient 4 pans (les 5 ans n’existent que dans le style Lao). A l’intérieur de ce temple se trouve un Bouddha en bronze de 15 metre de haut en position assise. Le mélange fascinant de toits rouge et or avec les murs blancs typique du style thaï se retrouve harmonieusement à l’intérieur.

Pause déjeuner dont je vous passe les détails tellement c’était horrible niveau ambiance et nous voilà à Wat Lokayasutha. C’est un Bouddha couché (position du nirvana) de 43 metres de long soit un metre de moins que le Wat Pho de Bangkok. I’ll est blanc et recouvert du drap habituel orange.

Pour finir nous arrivons à Wat Mahathat. Là le guide nous précise que c’est de style khmers car à l’époque les khmers habitaient ici avant la période d’Ayuttaya. A l’intérieur tous les Bouddha semblent être de la période Ayuttaya bien qu’effectivement on reconnais bien la forme des stuppa khmers (pagode dans l’art thaï). Ce temple aurai été construit avant la période Ayuttaya mais avec des Bouddha d’un style ultérieur. En questionnat le guide, j’ai senti qu’il n’était pas à l’aise. Je ne précise pas non plus que ça ne ressemble pas du tout aux époques chenla, pré-angkor ou angkor, bref, il va falloir que j’approfondisse à mon retour.

A l’intérieur des ruines de ce temple, il est possible de voir un arbre qui a poussé autour d’une tête de Bouddha. L’histoire veut que lors de l’invasion par les Birmans (fin de la période Ayuttaya) qui ont décapité l’ensemble des bouddhas, un fromager a poussé à l’endroit ou était tombé cette tête. La légende ajoute aussi que cette tête grandie avec le temps comme si le Bouddha était vivant.

Retour tranquille à Bangkok ou je file à mon agence de voyage. Ca y est j’ai mon visa pour le Myanmar ainsi que mon billet d’avion. Dernière balade dans Khaosan road pour 2 rencontres insolites, une magnifique coccinelle jaune poussin comme neuve et une station service transformée en restaurant.

Bye bye Bangkok, demain je pars au Myanmar.

A SUIVRE...
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4000 kilomètres autour du Mékong à vélo (Thaïlande, Laos)
4000 kilomètres à vélo autour du Mékong

Les cours d’eau, qu’ils soient petits ou grands m’ont toujours attiré, sans doute réminiscence d’un atavisme, qui date d’une époque, jusqu’au XVIII siècle, où mes ancêtres vivaient sur une île du Rhône au niveau de Mirmande et Baix. L’une de mes aïeules a péri un jour de crue, sa barque ayant fait naufrage, suite à la rupture du câble permettant de rejoindre la rive depuis son île.

Janvier 2013, avec un camarade nous partons pour un circuit de plus de deux mois entre Thaïlande et Laos à vélo au plus près du Mékong, fleuve majestueux qui baigne six pays, Chine, Birmanie, Thaïlande, Laos, Cambodge et Vietnam. Durant ces deux mois nous allons découvrir deux pays au niveau de vie très différent. Le vélo plus que tout autre moyen de déplacement permet de se plonger dans la vie quotidienne des régions traversées. Nous avons choisi cette période, car nous sommes en saison sèche et les inconvénients dus aux moustiques et autres prédateurs sont nuls. Par précaution je me suis fait vacciner contre l’encéphalite japonaise et je me munis à titre curatif d’un certain nombre de doses de malarone à prendre intensivement au cas où les symptômes du paludisme apparaîtraient.

Notre itinéraire : de Ubon Rathatchani, ville située à quelques dizaines de kilomètres du Mékong et à proximité de la frontière du Cambodge, nous allons rejoindre puis remonter le fleuve jusqu’à l’extrême nord du pays sur une distance de 1600 kilomètres. Alors nous quitterons la Thaïlande pour rentrer au Laos en traversant le fleuve sur une pirogue. De là, un crochet vers le nord en direction de la frontière chinoise nous conduira sur la rivière Nam Ou, affluent du Mékong. Puis nous mettrons le cap au sud jusqu’à Paksé, ce qui fera un parcours de 1700 kilomètres. De cette ville nous effectuerons les 700 kilomètres qui nous séparent de Bangkok. Cela fera bien un total de 4000 kilomètres.

Alors que ma femme ne trouve plus sa voiture sous la neige dans le village de Cornimont dans les Vosges, une chaleur de 45 degrés nous accable à Bangkok. De l’aéroport pour se rendre à la gare afin de rejoindre le point de départ de notre périple, il nous faut traverser cette mégalopole de 27 millions d’habitants à vélo, car aucun taxi ne veut prendre nos montures. Cela nous fait un peu peur, une trentaine de kilomètres dans ce monde grouillant. Mais non, les Asiatiques sont des conducteurs paisibles et très vite nous nous sentons bien plus en sécurité que dans une ville française ou polonaise, sans parler de Quito, agglomération gigantesque que nous avions traversée de nuit.

Après un trajet nocturne en train, nous nous lançons sur la route. Les mille premiers kilomètres sont plats et les distances journalières sont supérieures à 100 kilomètres, malgré la forte chaleur qui monte jusqu’à 45 degrés. Tout le long de notre itinéraire nous trouvons des petits restaurants pour faire des pauses repas, où la nourriture est de très bonne qualité entre poulet, riz et grande quantité de crudités de toutes sortes. Et, cerise sur le gâteau, toujours un accueil sympathique, les fous à vélo sont regardés avec curiosité dans ces pays. Sont-ils si pauvres qu’ils ne peuvent louer une moto ou une voiture, semblent se dire nos interlocuteurs. De même le soir, bien que nous soyons autonomes pour bivouaquer, des gest houses ou de petits hôtels à prix réduit nous offrent un confort supérieur, et surtout nous permettent d’échapper à la fournaise.

Ce que l’on constate au cours de longs voyages à vélo, c’est que les points de focalisation des touristes occidentaux sont bien localisés. Entre ces lieux de villégiature nous restons des jours sans voir un étranger. J’avais déjà constaté ce fait au cours d’une traversée de l’Amérique du Sud.

Après dix jours nous abordons le nord de la Thaïlande, zone plus montagneuse. L’inclinaison des côtes est terrible, ils n’ont pas encore inventé le virage ! Heureusement nous sommes loin des dénivelés d’Amérique du Sud. En effet, dans le désert de l’Atacama en partant du niveau zéro au bord du Pacifique nous avons passé un premier col à 4600 mètres. Non, là jamais plus de 600 mètres de dénivelé. Nous pénétrons dans une forêt d’altitude qui paraît-il recèle encore des tigres. Alors que nous ne trouvons pas d’hébergement, un jeune homme nous conduit dans un village Hmong, où nous sommes reçus par les autorités, qui nous proposent un local pour la nuit. Ils nous parlent de leurs souvenirs de la guerre du Vietnam, lorsque des unités de l’US Air Force étaient stationnées pas très loin. Il s’agissait entre autre des fameux « Raven » qui bombardaient le Viêt-Cong au Laos. Unité plus ou moins fantôme, car les USA n’étaient pas en guerre contre le Laos. Les pilotes achetaient leur avion un dollar, pour justifier qu’il n’appartenait pas à l’US Air Force !

Nong Khai , Chiang Khan, Nan, Chiang Rai et Chiang Khong, différentes villes qui se sont trouvées sur notre chemin au cours de ces 1600 premiers kilomètres. Elles sont bien connues des guides de voyage.

Déjà presque un mois que nous roulons, nous passons au Laos. Immédiatement nous constatons que nous rentrons dans l’un des pays les plus pauvres du monde. Le matin il y fait froid, nous roulons dans la brume. Les bouts des doigts piquent. Ces départs matinaux nous permettent de voir cette population démunie, habitant des baraques de planches à même la route. Les familles sont groupées autour de misérables feux, dont la fumée va se mêler au brouillard dans la lumière blafarde du jour qui vient de se lever. J’éprouve à ce spectacle un sentiment de tristesse et une sensation de malaise. Je comprends pourquoi on appelle le Laos le pays des brumes.

Les 600 premiers kilomètres en territoire laotien vers la capitale se déroulent en zone montagneuse. Contrairement à ce que l’on nous avait dit, il y aura pas mal de circulation jusqu’à Luang Prabang, car nous sommes en période de nouvel an chinois. Par milliers ils déferlent au Laos et ils ne sont pas à vélo, mais au volant de grosses BMW ou Mercedes ou bien de gros 4X4 japonais. Je me suis laissé dire que le gouvernement laotien voulait remplacer les routards occidentaux sac au dos à petit budget par des Chinois qui ne rechignent pas à lâcher des paquets de dollars !

Nous allons rencontrer quelques « Martiens » lancés dans d’immenses périples à vélo. Bien évidemment lorsqu’on en croise un, on s’arrête et on parle chacun de nos expériences. C’est ainsi qu’un jeune Catalan espagnol, et quelques jours plus tard un jeune Allemand vont nous narrer leur traversée de l’Himalaya en solitaire. Et puis aussi ce couple de Belges sur un tandem, ils viennent de traverser l’Out back australien sur leur drôle d’engin au cours de leur tour du monde. Sur le cadre je compte dix-sept bidons, de quoi contenir plus de vingt litres d’eau. Les discussions avec des fous au long cours, minimum un an, sont un vrai bonheur. Il y aura aussi ce couple d’agriculteurs de Collias dans le Gard à la retraite, lancé dans un long tour en Asie, croisé dans une immense côte par plus de 40 degrés. Eux ils montent !Le sourire aux lèvres, ils ne sont pas du tout démoralisés. La femme avec son accent chantant du midi, nous dit que d’après son mari il n’y aurait que quelques bosses. Manifestement ce sont des bosses très grosses, en effet nous venons de descendre plus de 10 km avec au moins 700 mètres de dénivelé ! On croise même un couple de Chinois, il faut dire que la frontière n'est pas très loin, au plus 200 kilomètres.Dans les yeux de tous ces cyclos au long cours on voit transparaître la passion du nomadisme à la force des mollets. Cela nous fait rêver, nous petits joueurs, sur la route pour seulement 75 petits jours !

A partir de la capitale Vientiane nous suivons le Mékong au plus près quelques centaines de kilomètres, puis nous faisons une baïonnette à l’est, afin de découvrir les hauts plateaux, où nous roulons sur des pistes loin de tout. La pauvreté est encore plus prégnante que le long du Mékong. Après quelques jours nous retrouvons le fleuve en direction de Paksé. Dès l’aube, le soleil n’étant pas encore levé, nous roulons pour éviter les très fortes chaleurs de l’après-midi. Cela nous permet d’assister à l’éveil de la vie, à travers le rite des bonzes qui reçoivent leur aumône de la part de la population, et aussi d’observer le départ à l’école de milliers d’enfants. Tous nous saluent par de grands «sabadi », auxquels nous répondons systématiquement et cela se prolonge tout au long de la journée.

Nous arrivons à Paksé, ville dont l’un de mes grands anciens m’avait parlé. Il y avait été affecté en tant que pilote au cours de la guerre d’Indochine, et ce qui l’avait marqué et il en rigole encore, c’est qu’à son époque la piste était courbe ! Cette agglomération m’a laissé un magnifique souvenir du fait de son extraordinaire marché aux poissons, aux formes, aux motifs et aux couleurs les plus étonnantes. Le Mékong est l’un des plus importants écosystèmes d’eau douce de la planète.

Les 700 derniers kilomètres vers Bangkok nous les effectuerons en 5 jours par des routes à forte circulation. Nous traversons une dernière fois le Mékong par un pont d’une longueur de 1,4 kilomètre, et pénétrons en Thaïlande un peu plus loin. Chaque soir nous nous arrêtons dans de grandes villes inconnues du tourisme. Les marchés de nuit où l’on mange de façon royale sont un vrai bonheur. Il y règne une ambiance paisible, malgré la fréquentation importante. J’ai vraiment l’impression que tous les Thaïlandais mangent dans la rue le soir. Plus nous approchons de la capitale, plus le trafic devient dense. Nous roulons même sur autoroute. Dans les derniers kilomètres avant l’aéroport nous recevons notre seule petite pluie en deux mois et demi. Durant cette dernière journée je réalise qu’une belle expérience prend fin, et déjà je pense à la prochaine aventure. Ce sera à nouveau l’Amérique du Sud et 3000 kilomètres dans le désert de l’Atacama à pousser nos vélos dans les scories volcaniques, ou 40 jours sur la planète Mars avec une extra-terrestre venue de Suisse du nom de Flora, entre Chili, Bolivie et Argentine, mais c’est une autre histoire.

Pour en savoir plus sur notre tour du Mékong: mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...utour-d...

http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/03/04/deux-mois-a-velo-autour-du-mekong-derniere-partie-retour-en.html

http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/24/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-quatrieme-partie-vientiane.html

http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2013/02/15/deux-mois-autour-du-mekong-a-velo-troisieme-partie-luang-pra.html

http://mesbaladesetescalades.hautetfort.com/archive/2012/10/28/autour-du-mekong.html
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3 semaines en couple pour visiter 2 pays d'Asie du Sud-Est
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple presque trentenaire qui avons la bougeotte ! Nous avons décidé de visiter l'Asie du sud est. Enfin pas toute l'Asie , principalement la Thailande et un autre pays et c'est là qu'est le problème ( enfin si on peut parler de problème), on arrive pas à se décider car tous les pays aux alentours ont beaucoup de charme ! C'est précisément sur ce point que nous avons besoin de votre aide... vos avis, vos conseils et vos coups de coeur.

Ce qui est sure pour nous : -La période: janvier /février 2016 -Départ: paris- bangkok -Retour: bangkok- paris (on fait ce choix car c'est moins chers de prendre un vol interne pour rentrer a bangkok que de faire le retour du vietnam-paris par exemple) - Nous sommes passionnés de photographie, cuisine et d'authenticité ( donc Exit les grosses bringues à Phuket dans les bars à hotesses) - On ne souhaite pas vraiment faire le sud de la thailande. - Budget pour 3 semaines à deux hors billets d'avion aller/retour : 1500€ max, on part en sac à dos. On compte prendre un maximum de transport en bus, train en évitant les grandes diagonales en avion sauf la dernière pour rentrer à bangkok.

En 3 semaines doit on privilégier la thailande/ vietnam, thailande/birmanie ou thailande/cambodge ou thailande/Laos ? Est il possible de rajouter un troisième pays en fonction du parcours ou cela semble trop ambitieux ?

On regarde de notre coté pour se faire notre propre opinion mais vos conseils nous intéresse vivement pour préparer ce voyage !

Merci pour vos retours
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Frontière birmano-thaïlandaise ouverte?
Bonjour,

J'aimerais juste savoir si la frontière Birmane terrestre est ouverte depuis la Thaïlande (Mae Saï ou ailleurs...) pour un passage longue durée dans ce pays et non pas simplement un aller retour dans la journée pour renouvellement de visa thaï par exemple... Merci
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Sécurité en Thaïlande
Bonjour

NOus envisageons un voyage en Thaïlande cet'été , notre programme comprend bankok , la région de kanchanaburi , puis îles kho SAMUI et khôl tao , nous voyageons avec des enfants , et sommes un peu inquiet pour les conditions de sécurité, des voyageurs sur place pourraient ils nous rassurer ou au contraire nous déconseiller ce voyage .

Merçi de vos avis Marie
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Quatrième jour de tension à la frontière entre la Thaïlande et le Cambodge (18 juillet 2008)
PREAH VIHEAR, Cambodge - Pour la quatrième journée consécutive, le Cambodge et la Thaïlande continuaient vendredi à renforcer leurs effectifs militaires autour d'un temple historique et d'une portion de territoire revendiquée par les deux pays. Cambodge et Thaïlande ont toutefois accepté de tenir des pourparlers à partir de lundi dans le but d'apaiser la tension et éviter une action militaire. Les Thaïlandais disposent à présent de plus de 400 soldats, contre 200 la veille, en territoire cambodgien près du temple Preah Vihear, un sanctuaire du XIe siècle, en violation de la souveraineté du pays. Côté cambodgien, le nombre de soldats a plus doublé pour s'établir à 800 soldats contre 380 la veille. Le Cambodge affirme qu'une quarantaine de soldats thaïlandais ont fait une intrusion sur son territoire alors que la tension monte entre les deux pays en raison d'un différend territorial portant sur un ancien temple, a annoncé un responsable cambodgien. Cette intrusion survenait après l'arrestation par les autorités cambodgiennes de trois ressortissants thaïlandais qui ont franchi la frontière à proximité du temple, récemment inscrit au Patrimoine mondial de l'UNESCO. Thaïlande et Cambodge revendiquent ce territoire de 4, 6km2 entourant le sanctuaire. En 1962, la Cour internationale de Justice de La Haye avait accordé au Cambodge la souveraineté sur le temple de Preah Vihear et sur la terre qui l'entoure; une décision qui, près de 50 ans après, continue d'irriter bon nombre de Thaïlandais même si ce temple est culturellement cambodgien, partageant un style hindou avec le célèbre site d'Angkor-Vat dans le nord-ouest du Cambodge
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Mes balades en Thaïlande
Bonjour,

Habitant la Thaïlande depuis bientôt 15 ans, je m'y balade a vélo, VTT plutôt , un Wheeler Pro 10 passablement transformé et chaussé en pneus route et aussi en pickup ; principalement dans le nord et le Nord-Est ou Issan . C'est d'ailleurs dans cette très grande région que j'habite, l'Issan, dans province de Sakon Nakhon.

On va faire comme je le sens, c'est à dire en désordre...😛 , en espérant que les photos vous donneront envie de découvrir des régions peu ou pas touristiques; on y voit rarement des occidentaux mais les thaïlandais se déplacent énormément et visitent en nombre leur pays.

Je vais commencer avec la province de Nong Khai où j’étais en fin de semaine dernière . La ville de Nong Khai se trouve au bord du Mékong et à 22 km de Vientiane la capitale du Laos; c'est en tous cas ce qui est écrit sur un panneau routier à quelques centaines de mètres du poste frontière .



Une promenade pietons et velos, malheureusement empruntee par trop de motocyclettes a ete construite le long du Mekong ;



Tout au bout de celle-ci, en allant vers l'aval du fleuve se trouve un joli petit Wat qui fait pendant à un autre qui se trouve dans le Mékong; on ne voit plus qu'un tout petit bout de son sommet car il s'est effondré.



Sur la promenade deux grands Nagas qui se font face



Et un marche de nuit qui, si j'ai bien compris , ne fonctionne que les samedi et dimanche ; il ne faisait pas encore nuit 😉 et ils etaient en train de finir son installation.



A l'oppose , tout au bout de la promenade en allant dans le sens amont du Mékong , vue sur le Pont de l’Amitié, un bateau sur lequel on peut boire un coup et même manger si on le désire, vous emmènera vers le pont de l’Amitié pour admirer un magnifique coucher de soleil sur le Mékong; l'horaire de départ n'est pas fixe, il dépend de l'heure du coucher, il y a deux jours c’était départ à 17h ; et pas de bol il y avait des nuages à l'endroit du " couchage " ... Descendre les marches pour accéder au bateau





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On part en vadrouille en Birmanie!
Jour 1 (14 février) - Joyeuse Saint-Valentin !

Ma chère bachelorette, cette année, pour la Saint Valentin, je vais te sortir le grand jeu ! Je vais t’emmener dans un restaurant digne de ton standing... Mais non, pourquoi veux-tu toujours aller au Flunch, tu mérites mieux que ça, quand même !?!… Et tu n’auras pas non plus droit à une petite auberge de campagne… Ni même à un resto branché du centre-ville… Non, cette année, je me suis surpassé pour marquer cet événement d’une pierre jaune ! Au menu de la Saint Valentin, ce sera plateau repas made in Ukraine Airlines ! Original, n’est-ce pas ? Et devine quoi ?... Un vol est même compris dans le prix du repas ! Du coup, on en profitera pour rester les trois prochaines semaines là où le commandant de bord décidera de nous parachuter… Je viens de m’entretenir avec lui et attention… roulement de tambourin… ce sera en Birmanie !!! « Alors là, non ! Y en a marre de chez marre de payer des rançons pour des gens comme vous qui voyagent dans des pays qui craignent !… Qu’est-ce que vous allez faire dans ce pays totalitaire, encore ? Tu vas peut-être me dire que c'est pour ses régions encore interdites aux étrangers ? Ou alors pour son conflit tribal ? A moins que ce ne soit pour vivre aux côtés de sa population, une des plus pauvres au monde ? »

Je savais que je n’pouvais pas compter sur toi, lâcheur !… Une personne censée et intelligente m’aurait plutôt dit, la Birmanie, pourquoi pas ??? Déjà, l'Asie est le terrain de jeu idéal en cette ère glaciaire de février. Ensuite, les carnets de route que je me suis injecté depuis plusieurs années en intraveineuse m’ont contraint et forcé à inscrire cette destination sur ma sacrosainte longue liste de souhaits de voyage. Enfin, les yeux pétillants de nos routards d’amis Jérôme et Chloé à l'évocation de leur voyage là-bas ont fait le reste, c’est-à-dire faire gagner au classement les nombreuses et précieuses places à la Birmanie afin qu’elle arrive touuuuut là-haut, en tête de cette liste ! Et puis un repas de Saint Valentin chez Ukraine Airlines à mille sept cents euros pour quatre, ça ne pouvait pas se refuser ! Donc le Myanmar, je valide !

« Alors là, je ne comprends plus rien à ton histoire à dormir debout ! Il y a encore deux minutes, tu disais que c’était en Birmanie que vous partiez, non ? » Ben oui, première info pour toi, la Birmanie est au Myanmar ce qu’est le Ceylan pour le Sri Lanka... Ok, vus tes yeux tout estomaqués, je pense que ma métaphore n’a pas abouti au résultat escompté… Et la Gaule pour la France, tu comprends mieux comme ça ?... En fait, le Myanmar est le nouveau sobriquet de la Birmanie depuis 1989, date à laquelle la junte militaire en place a décidé de rebaptiser le pays pour cause de… Ah non, en fait, ils n’avaient pas vraiment de raison… Mais bon, au final, doit-on dire « Birmanie » ou « Myanmar » ? La célèbre Aung San Suu Kyi a déclaré à ce sujet : « Les militaires ont rebaptisé le pays contre la volonté du peuple, nous continuerons pour notre part à l'appeler Birmanie et nous ne reviendrons pas sur cette décision ». Sauf que comme tu le sais peut-être, la junte a enfermé Aung San Suu Kyi de nombreuses années à cause de son opposition au pouvoir. Du coup, dans ce carnet, j’emploierai les deux termes simplement pour m’éviter des répétitions, mais sur place, fais ce qu’il te plait, mais moi, ce sera Myanmar pour éviter de finir le séjour en taule !

Bon, lorsque tu m’as interrompu, je disais donc que le Myanmar, je valide ! Et plutôt mille fois qu’une ! Donc si tu as d’autres questions, n’hésite pas… : « Quand aura lieu votre petite sauterie ? - En février, mais ça, je l’ai déjà dit ! - Avec qui ? - On prend les mêmes zigotos et on r’commence, soit les personnes à peu près normales que voici : Anna la chieuse (ma fille de 8 ans), Sasha la chieuse (ma seconde fille de 5 ans), Sandrine la chieuse (ma femme), et moi, le tour-opérateur de A comme « Aéroport » jusqu’à Z comme « Z’était drôlement bien ! » Enfin, ça, c’est c’que j’espère… - Où ? - La boucle classique, Mandalay, Bagan, Inle, Rangoon et deux trois aventures par-ci par-là dans des coins moins fréquentés. Mais ça, on aura l’occasion d’en reparler un peu plus tard... - En combien de temps ? - Seulement trois semaines… - Pourquoi dis-tu « seulement trois semaines » ? - Ben à ton avis ?... Parce que Herr Colonel Sandrine n’a pas voulu plus, pardi !!! Et puis tu m’en poses, toi, des questions !!! Allez, au lieu de me faire perdre mon temps avec tes questions, au lieu de déguster ta petite coupe de champagne pour la Saint Valentin, n’as-tu pas plutôt envie d’un petit verre d’alcool de riz, n’as-tu pas plutôt envie de partir avec nous vers de nouvelles aventures pour te réchauffer entre deux perturbations ? Si ? Et bien suis-nous et tais-toi !!! »

La suite bientôt... mais déjà dispo sur mon blog (avec photos)... http://onpartenvadrouille.over-blog.com/2015/02/joyeuse-saint-valentin.html
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Échange de photos: vos bonnes impressions de la Thaïlande
allez un petit post positif, histoire de sortir de l'ambiance "les putes c'est pas bien!!!", "violee a 15 ans", "kao san et pattaya c'est pour les anes." je n'ai rien contre, mais les gonzes qui ne sont jamais venu en thailande vont se mettrent a flipper en surfant sur ce forum. l'idee c'est de poster une image de la thailande qui resumerait votre impression et votre amour pour ce pays. tout ceci sans pretention, bien sur, juste pour le fun. tout le monde est bienvenue. je me lance!!! photo d'un samedi apres-midi a koh si chang. 🙂🙂🙂
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Itinéraire de 25 jours Birmanie - Thaïlande - Singapour en août
Bonjour à tous et à toutes!

Voilà pour mon premier post sur VF, je souhaiterai avoir votre opinion et vos conseils sur l'itinéraire que j'ai prévu pour le mois d'août en Asie du Sud Est avec deux amis :) Pour vous situer, je voyage pas mal dans des conditions de type routard, ce n'est pas mon premier voyage sans parents. Pour ma troisième expérience en Asie après 1 mois en Chine et 3 semaines en Inde, je pars donc avec deux amis pour qui en revanche ce sera le premier vrai voyage, et surtout le premier voyage en Asie. Nous avons 18, 20 et 21 ans :) Par conséquent je pensais à une introduction en douceur, en restant dans le circuit touristique classique mais en voyageant par nos propres moyens (je suis allergique aux voyages organisés) donc bus, vols intérieurs etc. J'aurais besoin de l'avis de personnes connaissant la destination pour finaliser notre circuit. Voici ce sur quoi nous tablons pour l'heure :

Arrivée à Singapour le 03/08 au soir depuis Paris via Doha (Qatar Airways). Nuit à Singapour et départ le 04 pour Rangoon en avion.

Partie Birmanie:

04/08->06/08 Rangoon 06/08 au soir départ pour Mandalay en train de nuit 07/08->10/08 Mandalay et ses environs (anciennes capitales) 10/08->12/08 Route vers Bagan (avec quelques arrêts en chemin, mais nous ne savons pas vraiment ce que nous pouvons faire sachant que nous serons en transports locaux, et quelles haltes méritent d'être faites) 12/08->15/08 Bagan Trajet Bagan-Inle en bus de nuit 16/08->20/08 Lac Inle 20/08 vol Heho-Rangoon 21/08 vol Rangoon-Singapour-Phuket transfert pour Kao Lak 22/08->25/08 Ko Phi Phi 26/08 vol matinal pour Singapour 26/08->27/08 Singapour 28/08 Départ pour Paris avec 1j d'escale à Doha

Merci par avance pour vos critiques, avis et conseils, nous en avons besoin ^^
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Road trip à vélo de France jusqu'en Thaïlande: l'Asie en période de mousson?
Bonjour à tous,

Nous suivons ce forum depuis quelques temps déjà en préparation de notre road-trip à vélo France-Thaïlande sur 14 mois, et départ prévu juillet 2020.

Ceci est notre premier message.

Dans l'élaboration de notre itinéraire, nous arriverions à priori en Inde autour du mois de février. Nous souhaitons ensuite contourner le Bangladesh, pour rejoindre la Birmanie puis la Thaïlande.

Or, la période suivant notre arrivée en Inde va correspondre à la période de mousson.

Voici nos questions: -est-ce que certains d'entre vous ont déjà voyagé dans ces pays durant cette saison? et si oui, est-ce "praticable" sans que ce soit complètement rédhibitoire? (surtout à vélo)

-est-ce qu'il vaudrait mieux partir via le Sud de l'Inde vers le Sri Lanka, et de là, envisager une traversée vers la Thaïlande, afin d'éviter la période de mousson, et rallonger notre périple vers la Malaisie ensuite...? Si oui, existe-t-il des lignes maritimes de l'Inde ou du Sri Lanka vers la Thaïlande?

Il ne nous est pas possible de décaler notre départ en raison des dates d'examens de deux de nos enfants (Baccalauréat et Brevet).

Bien qu'ayant vu des discussions abordant plus ou moins le sujet, nous sommes encore aujourd'hui sans réponses précises.

Merci d'avance pour vos retours

Perrine et Christophe de 8 à vélo
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Novembre - décembre 2017: Thaïlande et Myanmar, un peu hors des sentiers battus
Carnet d’un voyage de 38 jours en Thaïlande (Bangkok, Singburi, Uthai Thani, Kamphaeng Phet, Mae Sot) et au Myanmar (Malwamyine, Hpa An, Kyaik Hti Yo, Bago, Ngwe Saung, Chaung Tha, Sittwe, Mrauk U, Yangon)

8/11 de Bâle à Istanbul

Une journée marquée par de nombreuses heures d'attente tant à Bâle qu'à Istanbul, liées à des vols retardés et à une longue escale à Istanbul. Le grand aéroport Ataturk, s'il est bien calme dans les allées d'embarquement, est beaucoup plus fréquenté et cosmopolite dans la grande avenue commerciale où se concentrent magasins, boutiques hors-douane et restaurants. Malgré le retard de 2h à Bâle, il nous reste encore 6h à attendre avant le décollage prévu à 2h du matin et il n'est que 20h. Entre les tentatives de sieste, allongés sur un banc, la lecture de revues et de guides du voyage et une déambulation dans les allées commerciales, le temps finit quand même par passer et nous embarquons et décollons dans un Boeing 777 bien plein. Au bout de 8h et 25 mn nous voilà rendus à Bangkok. Les formalités de visas (exemption pour un séjour de moins de 30 jours) ont été expédiées en deux temps trois mouvements, les bagages par contre ont été plus longs à récupérer. Nous nous préparions à prendre l'airport link pour nous rapprocher du centre ville mais après nous être renseignés, l’employée de l' office du tourisme nous conseille plutôt de prendre le bus S1 qui part devant la sortie 7 et qui peut nous laisser devant le « Democracy monument » situé à 10mn à pied du Lamphu tree pour seulement 60B p.p. En dépit de quelques bouchons devant les postes de péages nous ne mettrons qu'une heure pour faire ce trajet jusqu'au monument. Si dans le bus il faisait frais, clim oblige, dans la rue par contre il fait moite et chaud (30°). Troisième retrouvaille avec le Lamphu tree ! Douche, rangement des vêtements d'hiver, nous ressortons plus légers et allons dîner à Khao San au Pannee restaurant que nous connaissions déjà. Ici à Khao San c’est toujours la même ambiance cosmopolite, routarde un peu artificielle, enclave du tourisme international dominée par le business de pacotille. Après la chaleur moite nous retrouvons aussi avec plaisir les odeurs, les sons et les couleurs de ce pays, on est bien contents d'être de nouveau en Asie ! Mon premier curry vert du séjour est le bienvenu et ses parfums à base de coco, galanga, citronnelle en bâton me ravissent. Monique quant à elle se pâme devant son premier phat thai. Promenade rapide dans le quartier et retour au Lamphu pour une nuit réparatrice de 10h.

9/11 de Bangkok à Singburi

C'est avec plaisir que nous nous installons à notre table habituelle, celle qui donne sur l'allée le long du canal, pour prendre le petit-déjeuner : toujours autant de choix entre les plats thaïs, les omelettes, les fruits, yaourts, toasts beurre et confitures. Nous quittons l'hôtel et hélons un taxi qui nous emmène à la station de bus de Mochit pour 100B (pile au compteur). Là on nous indique le guichet 32 où nous prenons deux tickets pour Singburi avec un départ à 10h. Nous partons à l'heure, le bus est loin d'être rempli et ne le sera pas jusqu'à l'arrivée 2h plus tard. Après avoir longtemps longé les faubourgs de Bangkok, avec leurs habitations et leurs commerces, la campagne avec ses rizières et ses champs a pris le relais. A la station de bus de Singburi, nous avons pris un songthaew pour faire les quelques km qui nous séparait du Sumali villa, notre hôtel pour deux jours. Nous sommes agréablement accueillis par le patron, Philippe un français installé depuis de longues années en Thaïlande. La chambre est grande, propre et dispose de tout le confort. Une grande piscine nous tend les bras, le jardin tout autour est très beau et de plus très bien entretenu. En fin d'après-midi je vais faire un petit tour à pied jusqu'au Wat tout proche, le premier du voyage mais qui sera suivi par de nombreux autres !!! Eloigné de tout restaurant digne de ce nom nous dînons au Sumali : une soupe Tom Yang Khung bien épicée (à base de coco, combawa, citronnelle, crevettes, champignons et légumes variés pour moi et un matsaman à la noix de cajou et au poulet pour Monique, délicieux !.

11/11 Sing Buri Bonne nuit dans un lit king size et avec une clim bien réglée. Petit-déjeuner sur la terrasse en face du jardin avec de bons produits. Discussion avec Philippe qui nous prête sa moto tricycle pour aller nous balader dans les environs. Ciel bleu et chaleur sont au rendez-vous. Nous mettons nos casques et c'est parti sur environ 10 km jusqu'au « Musée des héros » à Bang Rachan où est retracée l'héroïque résistance de quelques villageois qui ont arrêté et provisoirement battu l'armée birmane qui s'apprêtait à envahir la ville d'Ayutthaya en 1766. Musée pédagogique comme souvent dans ces pays avec force maquettes très bien faites, scènes grandeur nature où l'on présente les phases importantes des combats victorieux. Le musée est installé au milieu d'un grand jardin d'agrément où est repris la thématique de la résistance. De façon générale il y a, tant à la ville qu'à la campagne, de beaux parcs publics avec animation, petits commerces, stands de nourriture très fréquentés surtout le W-E par les habitants. Nous reprenons notre moto pour aller voir le grand Wat Phikung Thong réputé pour son très grand bouddha assis qui se voit à des km à la ronde. Le site plutôt kitch est très fréquenté, de plus on est samedi et il y a une belle animation. Des dizaines d'animaux en plâtre grandeur nature égaient les parterres de fleurs et de buissons, tout le bestiaire très coloré est représenté : lions, tigres, éléphants, biches et cerfs, lapin, coqs et poules, buffles.

Nous ressortons à pied pour aller voir le Wat Phra Non Chakrasi Worawihan situé juste à côté de l'hôtel. Alors qu'hier au soir tout semblait fermé aujourd'hui tout est ouvert et éclairé et les fidèles se pressent pour prier, allumer des bougies ou des bâtons d'encens, secouer un fagot de baguettes devant le grand Bouddha couché où y faire adhérer des feuilles d’or. Il est toujours étonnant pour des occidentaux de voir la ferveur que témoignent les Thaïs à la religion bouddhiste : des petits enfants aux vieillards, chacun vient s'agenouiller, prier et faire des offrandes. Beaucoup de commerces prolifèrent autour des temples, spécialement quand ils sont réputés. On est samedi, il y a beaucoup de monde et les gargotes qui entourent le temple sont toutes très sollicitées. Retour à l'hôtel pour se rafraîchir dans la piscine. Vers 17h la fille de Philippe qui doit aller au grand marché de nuit du samedi à Sing Buri se propose de nous y emmener : c'est un grand marché couvert où l'on trouve les secteurs habituels des marchés thaïs : celui de le nourriture avec les vendeurs de poissons, de viande, de fruits et légumes, celui des petites cantines qui cuisinent tout ce qu'il est possible de cuisiner en Asie et croyez-moi il n'y a pas de limite ! Il y a aussi les vendeurs de billets de loterie, de fringues, de parfums et de bijoux. Les allées étroites sont noires de monde et ça achète, et ça marchande avec le sourire. Retour à l'hôtel et diner de Kaï pta met Mamuang (noix de cajou et porc grillés) et de Panaeng pork (soupe parfumée et épicée à l’ananas).

12/11 de Singburi à Uthai Thani

Pan, la fille de Philippe nous emmène en ville pour essayer de régler nos problèmes de transport : en effet quitter Singburi pour Uthai Thani pourtant assez proche et sur une grande route n'est pas évident. Finalement elle va nous emmener assez loin à plus de 10 km de la ville pour nous laisser à un arrêt de bus le long de l'autoroute d'où nous allons prendre un minivan pour Nakhon Sawan. Après 2h d'autoroute nous voilà à la station de bus de Nakhon Sawan. À 11h30 un vieux bus brinquebalant va nous amener à Uthon Thani en redescendant l'autoroute n°1 vers Bangkok sur 25 km avant de bifurquer vers l'Est pour atteindre Uthaï Thani où nous arriverons au bout d'une heure ¼. Là il nous faut choisir un hôtel mais nous ne savons pas trop où nous sommes, finalement nous nous entassons difficilement dans un tuktuk, (à 2 avec les sacs c'est pas gagné) qui nous emmène au Payamai resort, la 1re adresse que j'avais sélectionnée : mauvaise pioche, c'est loin, isolé, rustique et cher. Retour en tuktuk en ville où nous allons au Phiboonsook hôtel : c'est un hôtel standard en pleine ville, sans charme avec des chambres classiques mais avec clim, sdb privative et propre, pour 650B, c'est donc d’un bon rapport qualité/prix. Nous nous installons puis allons découvrir la ville. Il est presque une heure et la ville semble dormir ! Les magasins ont tiré leurs rideaux, les restaurants et buvettes itou. Nous découvrons les bords de la rivière qui font le charme de la ville. Première constatation, il n'y a pas de touristes à l'horizon et les locaux parlant anglais sont quasi inexistants. Le long de la rivière nous rencontrons un couple de belges qui font les mêmes constatations que nous. Du bord de la rivière on aperçoit quelques maisons flottantes amarrées le long de la berge.

Nous voilà donc dans une ville authentiquement thaïe : peu ou pas d'inscription en anglais, peu de gargotes ouvertes le dimanche sauf près du marché, il est encore plus difficile de boire de la bière, la plupart des cantines sollicitées n'en ont pas et les magasins et débits de boissons ne les vendent qu'à certains créneaux horaires (9-12 et 17-20), il y a ici une prohibition de l'alcool qui surprend par rapport aux sites touristiques habituels où l'alcool coule à flot !!! Finalement nous allons boire un thé glacé dans un kiosque près du marché au bord de la rivière. Dans la soirée nous irons de même dîner dans le même kiosque de deux matsaman poulet et bœuf arrosés d'un délicieux citron pressé dans une mer de glaçons. Retour à l'hôtel, nuit moyenne la clim et la couette font alterner chaleur et fraîcheur, une horde de chiens ajoute une note bruyante....

13/11 Uthai Thani Petit-déjeuner de rôtis et cafés au kiosque musulman près de la rivière. Nous louons des vélos et partons en direction du « glass temple » ou Wat Tha Sung. C'est un temple moderne du milieu du 20e siècle dont la particularité est d'être à l’intérieur entièrement recouvert de miroirs. De même les colonnes sont recouvertes de milliers de losanges en verre qui se reflètent les uns les autres à l'image de la galerie des glaces de Versailles. L'effet est vraiment impressionnant et esthétique. A part un car de touristes il y a peu de monde. Avant de partir nous profitons des grands jardins et du lac qui entourent le temple.

Nous reprenons nos vélos et pédalons 30 mn pour rejoindre Uthai Thani et notre hôtel. Nous ressortons peu avant 14h en direction du port d'où partent les bateaux qui font la croisière sur la rivière.

Le batelier que nous avions réservé ce matin vient nous prendre pour une balade de 45 mn (100B pp) sur une petite barquette pour 2 passagers. Sympathique balade qui permet de longer les nombreuses maisons flottantes amarrées le long de la rivière. De retour, je loue un vélo pour aller voir de près le Wat Sangkat Rattana Khiri, celui perché sur la colline accessible par une longue montée en escalier de 445 marches, heureusement à l'ombre à cette heure. Très belle vue sur la ville et les environs, il n'y a pas un chat là haut, seul un bonze avec sa tenue safran et quelques ouvriers et ouvrières réparant une terrasse. Au loin on peut voir de belles rizières cerclées par les méandres d'une rivière. Vers 18h30 tenaillés par la faim nous cherchons de quoi dîner. C'est paradoxal car les petites cantines ne manquent pas mais il est impossible de se faire comprendre pour savoir ce qu'on y sert. Au marché nous trouvons notre bonheur et dînons d'un excellent padt thai à 40B la portion, soit à peine plus de 1 €. Nous terminons notre repas par des dimsuns.

14/11 d'Uthai Thani à Kamphaeng Phet Levés à 7h nous improvisons un petit-déjeuner sur place, grâce aux cafés disponibles à l'hôtel, et à quelques achats : le tout est très sucré, tant le café que les banana cakes que les yaourts. Nous faisons téléphoner la réceptionniste pour qu'elle nous appelle notre sympathique chauffeur de tuktuk utilisé l'avant veille. 5mn plus tard nous voilà à la station de bus. Le bus pour Nakhon Sawan mettra 1h30mn après moult détours avant d'arriver. Là nous attendrons jusqu'à 11h avant de reprendre un bus VIP à 2 étages pour Kamphaeng Phet. Peu après le départ nous nous arrêtons pour déjeuner (2 plats à 10B, c'est très bon marché) puis pour faire le plein et enfin vers 13h50 nous voilà rendus. Nous négocions un songthaeun (espèce de tuktuk collectif) avec un couple de Belges rencontré la veille à Uthai Thani. Le marchandage est laborieux compte tenu du fait que nous n'allons pas dans la même direction. Nous nous installons au Three J GH, sympathique GH routard dans le centre de K.P. avec un patron très avenant et de bons conseils pour tout ce qui concerne le ville et la région. Après nous être reposés, nous partons à pied vers le centre ville et la rivière Ping distante d'1 km environ. Nous commençons par passer devant le marché couvert qui à cette heure, il est près de 16h30, n'est plus fréquenté. Par contre et c'est évident c'est le marché de nuit presque en face qui a pris le relais. Les cuisiniers s'affairent et les clients ne manquent pas ! Nous continuons en direction de la rivière et nous nous promenons sur la grande allée qui la longe en compagnie des joggeurs et des promeneurs de chiens. Un temple chinois très coloré va servir de lieu pour une fête. Retour au marché de nuit où je vais dîner d'un « pad tyoui ? » (plat de très larges pâtes mélangées au wok avec des légumes variés et un peu de porc mariné, c'est bon, copieux et pas cher (35B=1€.)

15/11 Kamphaeng Phet Levé vers 7h30 petit-déjeuner sur place (salade de fruits, œufs frits, toasts, beurre et confiture). Nous louons des vélos (50B pp) et partons vers le site historique de K.P. Comme rien n'est indiqué nous nous perdons vers le nord de la ville et après un détour de plusieurs km nous arrivons à l'entrée Nord du site ! Nous payons l'entrée (150B pp) et nous voilà dans un cadre forestier et ombragé à visiter les uns après les autres les différents sites de K.P. Si certains ne sont que des ruines peu parlantes d'autres par contre sont très intéressantes comme le Wat Chang Rob avec sa galerie de 66 éléphants qui ceinture la base des quatre côtés du temple. Le Wat Singha et son grand Bouddha est également très beau ainsi que le Wat Phra si Riyabot et le Wat Phra Non. La balade est agréable et les oiseaux s'en donnent à cœur joie dans les grands arbres du site. Nous quittons le parc Nord puis pénétrons dans le parc sud avec le magnifique Wat Phra Khéo et ses trois bouddhas presque intactes encore recouverts du stuc d'origine. Retour à l'hôtel, vite un citron pressé et une Chang bien fraiche !!! Je ressors vers 17h faire un tour au marché de nuit et le long de la rivière Ping. Dîner dans un restaurant chinois tout près de l'hôtel : poulet à la sauce citron, springrolls deep fried, légumes bouillis.



16/11 de Kamphaeng Phet à Sukhothai

Il a plu une bonne partie de la nuit et ça continue ce matin, il s'agit d'une petite pluie fine, il fait un peu plus frais. Le patron du GH nous emmène à la station de bus, là plutôt que d'attendre encore plus d'une heure le bus pour Sukhothai nous embarquons à bord d'un songthaeun, la pluie a cessé et nous voyagerons assez confortablement et rapidement puisqu'il nous laissera à Sukhothai au bout d'1h20mn. Nous nous installons au Lotus village hôtel. 20 mn plus tard nous sommes attablés au Poo restaurant (ancien resto belge que nous avions déjà fréquenté il y a 3ans) à déguster pad thai et curry vert : délicieux !

17/11 visite du site de Sukhothai

Pour rejoindre le site d’old Sukhothai nous prenons un songthaeun juste après le Poo restaurant (durée 20mn et 30B pp). Nous louons deux vélos (2x30B) et partons visiter ce site déjà vu il y a 3 ans. C'est toujours aussi beau et la redécouverte du site en vélo est très agréable. Si au début nous avons été confrontés à des groupes de touristes importants, cela s'est rapidement tassé. Nous avons pu à partir de midi visiter tranquillement les plus importants monuments sans être dérangés le moins du monde. Une petite pause boissons et grignotis (springrolls) a été la bienvenue en compagnie d'un groupe de cyclistes français dont certains étaient aveugles et qui faisaient un grand tour de la Thaïlande en un mois à vélo ! L'après-midi nous avons visité d'autres temples et nous avons pu assister à une séance de danses folkloriques devant le monument du roi Ramkhamhaeng.



18/11 de Sukhothai à Mae Sot

Départ du Lotus village vers 11h20 en tuktuk. À la station de bus un minivan s'apprête à partir pour Tak, alors plutôt que d'attendre 2h un bus direct nous saisissons cette occasion, 1h plus tard nous voilà à Tak, une 1/2h plus tard nous reprenons un minivan pour Mae Sot que nous atteignons en 1h1/2 par une route en partie en travaux et qui sera bientôt une superbe 4 voies qui traversera à la manière suisse cette chaîne de montagne qui sépare la Thaïlande du Myanmar. Nous prenons 2 motos taxis pour la Phannu GH, très bien pour 500B avec clim et sdb privée. Balade dans deux temples typiquement birmans, avec leur stupa doré style « shwedagon » et leurs bonzes safran qui s'affairent ici à cueillir des noix de coco et à les ouvrir pour les boire ! Le marché de Mae Sot est très grand et actif et influencé par le Myanmar tout proche : on y voit des musulmans et musulmanes avec leurs habits caractéristiques, des birmans en longyis, des femmes maquillées au tanaka, des stands vendant des longyis et des restaurants proposant des spécialités birmanes... le soir nous sommes allés au plus proche, le restaurant Borderline, qui fait partie d'une ONG anglo-saxonne. On y trouve cette faune caractéristique, celle des « bonnes âmes occidentales » qui organisait ce soir là une exposition et un vernissage avec petits fours et boissons. une occasion pour justifier je suppose l'argent versé par les Etats occidentaux. Devant le resto se trouvait un énorme 4X4 blanc immaculé avec une plaque bleue (= ONG internationales), on sait au moins à quoi leur sert l'argent des dons !!!

19/11 de Mae Sot à Mawlamyine Nous quittons l'hôtel et avons un peu de mal au début à trouver un tuktuk pour nous emmener à la frontière toute proche (5km). Finalement un vieux tuktuk conduit par un chauffeur aussi vieux nous y emmènera à très petite vitesse. Les formalités sont vite remplies des deux côtés : à peine la frontière passée nous sommes « pris en main » par des rabatteurs qui nous pilotent et nous dirigent vers les bureaux de change et les minivans partagés qui attendent de partir pour Mawlamyine ou ailleurs. 10 mn plus tard nous sommes partis dans une Probox de Toyota, apparemment la voiture type la plus courante ici. On s'extraie de la circulation dense de la ville et prenons une route assez correcte pendant une heure, puis cela se dégrade, la route est pleine de nids de poule, de cassis et de dos d'ânes, c'est une route à deux voies étroites où deux camions ont du mal à se croiser et avec les motos, les tracteurs, les vélos, la conduite est sportive et notre chauffeur aime la conduite sportive, dès que la route se dégage il appuie sur le champignon et la voiture dépasse les 100 km/h. Un peu plus loin la route redevient plus large et mieux revêtue et au bout de 3h1/2 nous sommes rendus. Le taxi nous laisse à notre demande devant l'hôtel Cinderella mais les prix sont corsés (60$) et il n'y a de la place que pour ce soir. Nous essayons le Sandalwood tout proche: la chambre toute carrelée de blanc est propre, lumineuse avec AC, sdb et le petit-déjeuner pour 26500K soit 18€. Nous allons déjeuner au Cinderella réputé pour sa bonne cuisine et des prix corrects : nous mangerons, un massala de mouton, un « Konbao » de poulet copieux et goûteux avec plein de légumes, une bière, un jus de citron et deux cafés (20000K = 13 € à deux). Nous partons ensuite à pied visiter une partie de la colline aux pagodes. Nous commençons par celle du Bouddha en bambou vanné puis continuons par les suivantes en direction du Nord. Nous retrouvons des touristes occidentaux en nombre et surtout des Français. L'ambiance de fin d'après-midi est super, le soleil va bientôt se coucher et les chedis d'or reluisent au soleil couchant. De plus on a une belle vue sur la ville, le fleuve et les îles au loin. Nous vivons un beau moment un peu magique.

20/11 Mawlamyine



Levé vers 7h nous prenons le petit-déjeuner sur place : minimaliste surtout pour le beurre et la confiture qui permettrait de tartiner au mieux une demie tartine, café lyophilisé, 2 œufs avec toasts et un verre de jus sucré. N'ayant pas rencontré de touristes prêts à partager un taxi pour aller visiter les curiosités locales, je m'en vais enquêter auprès du Breeze GH par chance deux Françaises sont là en train de négocier le même tour que nous. Nous tombons vite d'accord et ¼ d'heure plus tard nous partons dans une Susuki Every presque neuve pour le sud en direction des deux pitons karstiques qui émergent singulièrement de la plaine évidemment les Birmans en ont profité pour construire des temples et pagodes au sommet de ces deux pitons et les braves touristes pieds nus sous une chaleur déjà intense n'ont pas le choix, il faut y aller ! Pas sûr que la vue vaille le déplacement. Un peu plus loin s'est construit le plus grand bouddha couché du monde, c'est kitch et original. A l'intérieur se trouve un musée didactique du bouddhisme : on y voit des scènes très réalistes avec des personnages grandeur nature en trois dimensions, plutôt gores quand il s'agit de représenter les méfaits de l'enfer avec le diable et toutes les tortures possibles et imaginables !

Un peu plus loin nous nous arrêtons au monastère Pa Auk, centre de méditation pour hommes ou femmes. C'est un immense terrain sur lequel ont été construit des temples et des petits bungalows pour les moines, disséminés dans la forêt. Dans chaque grande salle de méditation on trouve des dizaines de petites tentes moustiquaires qui permettent de s'isoler et de méditer dans le silence total. Nous terminons notre tour par la pagode U Zina, celle qui est située le plus au sud sur la colline des pagodes de Malwamyine. En fin d’après-midi je ressors faire quelques photos du coté du marché et de la vieille ville : Impressions du siècle dernier, de vieilles bâtisses décrépites, des coolies qui trimballent d'énormes sacs des bateaux aux entrepôts. Les ruelles étroites sont encombrées d'un fatras de colis et de sacs, la rue est sale ainsi que les environs immédiats des échoppes. Je remonte vers la rue principale passe devant une superbe mosquée de style anglais victorien puis remonte vers la prison de l'époque anglaise toujours utilisée. Certaines ruelles sont assez misérables et comme toujours il y a partout de petites cantines simplissimes installées dans des abris de fortune au bord des trottoirs. J'arrive ensuite à la pagode Mahamouni, la seule qui manquait à notre palmarès. La pagode à une forme originale de pyramide à degrés, alors que les chedis sont habituellement de forme courbe sans angles. Là aussi c'est une débauche d'or, de pierreries et de verre destinée à impressionner le croyant et à adorer Bouddha. Le coucher du soleil n'a pas eu lieu à cause des nuages, d'ailleurs il a plu dans la soirée. Vers 19h nous allons faire un tour au marché de nuit : une quinzaine de petites cantines, souvent tenues par des musulmans et qui proposent des plats à consommer sur de petites tables et chaises installées le long de la rivière Thanlwin.

21/11 de Mawlamyine à Hpa An

À 8h un tuktuk nous emmène au port d'où partent les bateaux pour Hpa An. Nous sommes une douzaine de touristes, (essentiellement des Français) et nous voilà partis pour 5h30 de navigation, au cours de laquelle nous longerons des champs fertiles où poussent des bananiers, de la canne à sucre et du riz. Au départ de Malwamyine nous croiserons de nombreux pêcheurs sur leurs barques, lançant leurs filets. De ci de là une pointe dorée dépassant des arbres signale un chedi, il fait chaud mais avec la brise du fleuve c'est supportable. Un arrêt est prévu peu avant la moitié du trajet pour aller visiter un vieux temple du XIXe siècle. Des tuktuk nous attendent à l'embarcadère et nous amènent en 5mn au monastère U Na Auk : L'ensemble est composé de très beaux bâtiments, on remarque en particulier dans deux temples, une superbe frise sculptée en haut relief relatant des épisodes de la vie de Bouddha. Il y a également de belles peintures d'or sur fond rouge et bordeaux. Les plafonds sont à caissons et surlignés d'or. Quant à l'extérieur l'or et l'argent coulent à flot, entre autres sur les frises métalliques qui ceinturent les temples. Retour à la barque puis c'est reparti pour encore 2h de navigation tranquille sur un fleuve calme et très large. Régulièrement des bateaux dragueurs raclent le fond du fleuve pour ramener des graviers. Vers 13h30 nous voilà arrivés à Hpa An. L'hôtellerie à Hpa An est relativement limitée donc souvent complète et d'un rapport qualité-prix défavorable! Après avoir visité plusieurs GH, le choix étant limité nous acceptons une chambre ridiculement petite (pas plus de 8m2) au Golden Sky..

22/11 Hpa An Petit-déjeuner sur la terrasse du Golden sky d’où l’on bénéficie d'une belle vue sur les rizières environnantes. A 8h30mn on part faire un tour avec un tuktuk du Galaxy (5000K pp) avec nos amis pharmaciens Dominique et Alain et deux jeunes femmes israéliennes. Le tour consiste à visiter plusieurs grottes, la plupart ornées de bouddhas et de temples. En plus des sites visités, l'intérêt du tour est de se balader dans cette campagne caractéristique avec ces rizières et ses pitons karstiques. On est en période de récolte et les paysans s'affairent dans les rizières, moissonnant à la main ou utilisant plus rarement un tracteur. Ce tour nous a permis de voir : une belle grotte décorée, la Sadan cave, un temple du VIIe siècle remarquable par ses sculptures votives gravées dans la falaise, et la grotte aux 300 000 chauves-souris dont l'envol a duré au minimum 15 mn. Ce soir nous avons pu changer de chambre et occuper la 404 nettement plus spacieuse.

23/11 de Hpa An au Rocher d'Or (Kinpun) A 8h30 nous prenons le bus à la « clocktower » pour 2h30mn de bonne route jusqu'à Kyak thi yo. Là nous négocions une voiture privée pour 6000K pour nous amener en 15mn à Kinpun. Ici aussi l'hôtellerie est d'un mauvais rapport qualité-prix : le 1er hôtel visité le Sea Star est sale et cher, de plus le gérant ne semble pas avoir envie de nous louer des chambres ! Le 2me le Pann Myo Thu est « un peu » mieux, mais même pour 20$ c'est pas terrible mais on fera avec pour une nuit. On part ensuite vers la station de camion pour le Rocher d'Or. Sous un grand hangar, des camions dont la benne est équipée de 7 rangées de bancs superficiellement capitonnés attendent à tour de rôle d'avoir fait le plein à raison de 6 personnes par rangée. Ce choix de serrer les gens au maximum répond à mon avis à deux impératifs, rentabiliser le camion mais aussi empêcher les gens de bouger dans les virages, et Dieu sait, oups, Bouddha sait qu'ils sont nombreux. On monte une échelle de coupée et on s'entasse. Quand le camion est plein, il démarre et grimpe une route impossible à au moins 15 à 20% de pente, le moteur en surrégime en 1re ou 2nde. Au bout de 15 mn on s'arrête pour permettre à des fidèles de faire la quête pour les « bonnes œuvres » du bouddhisme puis on repart secoués dans tous les sens et agrippés au montant pour ne pas écraser son voisin dans les nombreuses épingles à cheveux. Nouvel arrêt pour payer et pour laisser passer les voitures qui descendent puis la montée infernale reprend : durée 45 mn jusqu'en haut, on passe devant une télécabine et c'est la dernière montée vers 1000m d'altitude. Tout le monde descend. Une longue allée bordée par les marchands du temple mène progressivement vers le Rocher d'Or. Des porteurs montent de grosses charges dans des hottes en osier. D'autres attendent avec des palanquins les pèlerins susceptibles de se payer 4 porteurs pour les trimballer jusqu'au Rocher. Les sollicitations pour laisser de l'argent sont nombreuses comme ces boites transparentes remplies de billets où ces plaques indiquant des dons. Autour du Rocher la ferveur est intense, des hommes (les femmes ne peuvent approcher le rocher) collent des feuilles d'or sur le rocher et prient. Plus loin un bonze tient son auditoire en haleine. Un peu partout les occasions de prier ou de brûler un cierge ne manquent pas. Plus au nord on quitte le sacré et re-voilà les marchands du temple avec leurs bondieuseries, leurs cochonneries chinoises, leurs sucreries... Retour au camion et redescente dans les mêmes conditions : accélération, freinage, virage et rebelote, toujours à la limite. Nuit calme à part les psalmodies d'un bonze, relayées par un haut parleur, et qui veut faire profiter tout la ville de sa sagesse nous abrutissant de Purima...purima...purima une bonne partie de la nuit

24/11 du Rocher d'Or à Bago

A 8h nous prenons le bus pour Bago que nous atteindrons en 3h. Paysage de campagne avec rizières, les montagnes se sont effacées. Le bus nous laisse à l'entrée de la ville car on suppose qu'il continue vers Yangon par la nationale. Les motos taxis et tuktuk nous tombent sur le râble pour nous proposer leurs services ! Comme ils sont tous en cheville avec des revendeurs de billets de bus nous nous retrouvons vite dans une pseudo agence de voyages. En effet des touristes sacs à dos comme nous, sont des clients potentiels car Bago n’est qu’une étape. Le gérant nous propose pour le lendemain un taxi à 5h du matin pour rejoindre la gare de bus de Yangon Dagon Ayar d'où partent les bus vers l'Ouest pour Chaung Tha ou pour Ngwe Saung. Bon même s'il a un peu une tête d'escroc nous lui faisons confiance. Il nous emmène ensuite gratis jusqu'à l'hôtel Amaragold recommandé par Dominique et Alain où nous nous installons. Chambre standard, clim, sdb privée, draps à changer, eau froide à volonté, location de vélos, personnel agréable et même petit-déjeuner aux aurores. je vais découvrir à vélo les principaux monuments de Bago : le plus emblématique est la pagode Shwemawdaw, l'équivalent de la schwedagon de Yangon, en plus moderne et avec moins de curiosités annexes. Peu de monde à cette heure (15h) il fait très chaud et humide. Entre temps j'ai perdu beaucoup de temps à changer de l'argent, une 1re fois chez KBZ où je n'ai pu changer que 100€ au maximum, une 2nde fois dans une autre banque où on a accepté de me changer 300€ en billets neufs, ces billets neufs ont intrigué les jeunes employés de la banque, ils les ont regardés, touchés, passé le doigt sur le fil, au final ça a duré près de 20 mn ! Après la grande pagode je me suis perdu a essayer de trouver deux autres temples mais le plan du routard comme celui de l'OT était tellement faux que j'ai laissé tomber, de plus rien n'est écrit en lettres latines, ni le nom des rues ni les temples. J'ai néanmoins trouvé le lac Pyan et son temple, puis le grand monastère qui jouxte un quartier populaire de type bidonville dont les habitants se débarrassent de leurs ordures en les jetant sur les bords de la rivière, pas très ragoutant ! J'ai ensuite eu du mal à trouver la pagode schwethalyaung réputée pour son grand bouddha couché : un de plus, pas remarquable me semble-t-il. Il est 17h45, la nuit tombe et je n'ai pas de lumière sur mon vélo, je retourne donc rapidement à l'hôtel. Pour dîner nous allons trois rues plus loin dans un restaurant populaire birman : nouilles légumes et cheveux d'ange avec poulet, correct et pas cher.

25/11 de Bago à Yangon et Ngwe Saung

Réveil à 4h30, petit-déjeuner rapide puis attente, longue, on s'impatiente vers 5h20 on fait téléphoner par l’employé de l’hôtel, on nous répond que le chauffeur va arriver dans 5mn finalement vers 5h45 le taxi arrive, chauffeur endormi. La route est assez dégagée et le conducteur conduit vite, bientôt les faubourgs de Yangon et déjà une grande activité règne au bord des routes. À 7h le taxi nous laisse devant la gare de bus Dragon. Les rabatteurs se précipitent tout autour du taxi, puis sachant que nous avons déjà un billet, se désintéressent de nous. Attente dans une « gare routière » d'un autre monde : un long bâtiment sommaire à deux étages, divisé en une vingtaine de box permettant l’accueil des passagers. Des minuscules cantines coincées entre les gaz d'échappement des bus et le bâtiment offrent de quoi se rassasier ou de quoi acheter des doses de bétel à chiquer, les doses de particules fines des gaz d’échappement sont gratuites ! Les alentours de la gare sont transformés en dépôts d'ordures. Démarrage vers 8h15 dans un bus correct mais sans AC (contrairement à l'annonce mais on ne le regrette pas !), 2me arrêt de 15 mn un plus loin sans raison apparente puis on repart tranquillement s'arrêtant pour prendre ou faire descendre des passagers. Très vite la ville laisse sa place à la campagne : des rizières à perte de vue, des lacs et des étangs, des digues, des rivières larges que l'on franchit par de grands ponts, des plantations de courges sur châssis... on y voit des paysans, moissonner le riz, faire des gerbes, de gros tas de riz sont étalés sur des bâches au bord de la route pour être séchés. Des meules de paille apparaissent un peu partout. Des bovins (zébus, buffles ou vaches) paissent ou se repaissent dans les mares. Des échassiers blancs de toutes tailles ponctuent de taches blanches les nuances de verts des rizières. Après quelques arrêts, dont un arrêt déjeuner nous arrivons à Ngwe Saung vers 14h30 soit 6h de trajet. De l'arrêt de bus nous partons à pied vers le « All Seasons » réservé sur booking car étant samedi nous avions quelques craintes concernant la disponibilité des chambres le W-E. L'hôtel est un bloc de couleur mauve sans esthétique particulière, le prix de 44$ est très nettement surévalué : les petits jeunes qui gèrent sur place sont gentils mais difficilement compréhensibles vue leur connaissance limitée de l'anglais. Pas de verre de bienvenue, pas de bouteille d'eau non plus, pas de wifi, de l'électricité seulement entre 18h et 6h. Ici on pratique des prix hors sol ! On le constatera également dans les restaurants où le prix de la bière Myanmar est uniformément à 3000 contre 2000 à Malwamyine et 2300 à Hpa An. Les plats aussi subissent une inflation. Ngwe Saung est un village-rue bordé de restaurants, bars, magasins divers, et plus loin sur plusieurs km de grands resorts qui se réservent les accès à la plage. Cela fait un drôle de mélange entre les resorts à 150$ la chambre et quelques petits hôtels et GH à 15€ la chambre. Dans l'après-midi nous allons voir quelques hôtels ou resorts pour trouver ce qui pourrait nous convenir. Après avoir tourné nous hésitons entre le Shwin Tha et le Seconda Casa. L'un est très éloigné, pas de wifi mais avec une belle vue depuis les bungalows sur la mer. Le Seconda Casa est moins cher avec clim, wifi, électricité 18h/24h, bungalow en bois mais sans vue directe sur la mer, par contre il est au centre du village. Finalement nous le choisissons. Dîner copieux au Golden Myanmar de soupe et riz aux légumes.

26/11 Ngwe Saung

Nous nous installons au Casa et partons faire un tour à la plage toute proche. La plage de sable blanc très vaste s'étire sur des km et est bordée de cocotiers et de resorts tout du long. Tous les 300m on peut voir des ensembles de tables, chaises et parasols, restaurants populaires, location de bouées, et de quads. La plage est parcourue par quelques quads, quelques chevaux et pas mal de motos qui utilisent la plage comme route de desserte. Mais ça reste somme toute assez calme, pourtant on est dimanche. L'eau est très chaude et les rouleaux ne sont pas très impressionnants. Pour me sécher, je pars me promener, sans appareil photo hélas et je tombe sur la remontée des filets par une douzaine de pêcheurs. Je ressors en fin d'après-midi et vais me balader vers le sud de la plage, en revenant je revois une nouvelle remontée des filets de pêche et cette fois-ci je peux la photographier : la pêche est bonne, des petits poissons blancs, type anchois, brillent et s'agitent dans le filet. En 5 mn les poissons sont transférés dans des paniers que deux hommes ramènent au village. Les filets sont disposés d'une certaine façon sur le sable prêts à être immergés une nouvelle fois. Diner au Home restaurant juste en face de notre hôtel : excellent vivaneau à la sauce citron ainsi que de grosses crevettes.

27/11 Ngwe Saung

Nuit un peu perturbée par une climatisation très bruyante et des couvertures rappeuses d'autant plus que nous n'avons pas de draps de dessus. Nous sommes maintenant les seuls clients de l'hôtel ! En effet cette station balnéaire n’est fréquentée que par des touristes birmans ou asiatiques le week-end. Première baignade de la journée dans une eau agréable, presque personne dans l'eau à des kilomètres à la ronde. Je m'en vais louer un vélo juste à côté de l'hôtel (3000/j) puis je pars sur la plage en direction du sud sur plusieurs km jusqu'à une rivière qu'il faudrait franchir à gué pour continuer vers un phare. Là un raidillon accède à la route goudronnée qui longe les resorts du N au S. En arrivant au village je prends une rue parallèle à la rue commerçante pour m'approcher du vrai village de pêcheurs et d'agriculteurs. Petites maisons en dur ou en bois, pimpantes ou non, c'est le village traditionnel typique de l'Asie du S-E. Diner le soir au Home restaurant d'un curry rouge aux crevettes et d'un curry vert au poulet (moins bon que le rouge).

28/11 Ngwe Saung

Balade matinale en vélo sur la plage, d'abord vers le Nord puis le sud : à cette heure (7h) il y a déjà de l'animation, deux birmans escortent deux vaches sur la plage qu'ils vont amener dans un champ un peu plus au nord, des touristes locaux se selfisent à qui mieux-mieux sur la plage. Si certains pédalent, d'autres courent, d'autres encore parcourent la plage en quad ou à moto. Petit-déjeuner sur la terrasse puis baignade dans une mer chaude à peine troublée par quelques rouleaux inoffensifs. Matinée lecture, puis déjeuner chez Home (pad thaï, bière et smoothie au coco.) puis balade à vélo dans les environs du village. En fin de journée je retourne à la plage, baignade puis photos de pêcheurs remballant des filets et répartissant des seaux de petits poissons sur des bâches et des filets pour les faire sécher. Beau coucher de soleil. Diner au Golden Myanmar (excellente soupe thaïe très copieuse et très piquante à 4500K.)

28/11 de Ngwe Saung à Chaung Tha Levé vers 7h je pars faire mon tour de plage quotidien à vélo sous un soleil encore légèrement voilé, la température est agréable et la plage est quasi déserte. Vers 10h nous allons au resto Home, où nous devons retrouver les motos taxi réservés par l'intermédiaire de la patronne. Ils arrivent peu avant 10h et nous partons à moto vers le Nord pour rejoindre Chaung Tha. Ce sera un superbe voyage, alternant pistes étroites dans la forêt, le long de plages désertes, traversant des villages de pêcheurs aux maisons sur pilotis. Il nous faudra également traverser des bras de fleuves et de rivières et pour ce utiliser trois traversiers (soit une barque pour 3 motos au maximum, soit pour le dernier une barque pouvant accueillir plusieurs motos et une dizaine de passagers. A midi donc au bout de 2h nous arrivons à Chaung Tha. Nos conducteurs nous montrent un 1er hôtel qui ne nous convient pas trop puis nous allons voir celui que nous pensions prendre et ce sera le bon, le Shwe Hin Tha : belle chambre au 1er étage avec lit à baldaquin et moustiquaire, ventilo et une belle vue sur le jardin, ses tecks et ses frangipaniers, on peut même voir la mer dans le coin ! Le prix est très raisonnable (33000k). Balade sur la grande plage, retour à l'hôtel. Dîner au restaurant de l'hôtel Shwe Ya Min (crevettes à l'ail et baracuda à la sauce lait de coco : moyen, c'est un peu sucré et ça manque bigrement de sel.) Il fait presque frais ce soir, il y a du vent, le soleil s'est caché en fin d'après-midi, on ne ressent pas d'humidité, mais les moustiques sont toujours là, hélas !!!

30/11 Chaung Tha Nuit un peu perturbée par des moustiques silencieux et voraces, de guerre lasse on a déplié les moustiquaires que l'on pensait inutile avec le ventilo ! Après, heureusement ça allait mieux, le ventilo permettait de garder un air un peu frais. On part sur la grande plage en direction du sud : la plage s’anime, les vendeurs sont de plus en plus nombreux, les estivants ont déplié leurs bâches et s'installent avec casse-croûtes et thermos. Les loueurs de chambres à air sont débordés, des ânes et quelques zèbres birmans attendent le chaland. C'est tout un monde bon enfant qui profite de la plage. Nous continuons notre chemin et passons devant les cahutes délabrées du quartier des pêcheurs : De grands espaces de séchage du poisson sur pilotis sont construits sur le bord de mer.

01/12 Chaung Tha Ce mati, début de week-end, petit-déjeuner buffet très copieux et de bonne qualité. Peu après nous partons à pied en direction de la belle plage située au Nord après du Hill garden resort. Personne, une superbe plage de sable blanc, des cocotiers et une mer chaude. Retour par la plage jusqu'à l'hôtel puis détour par la banque pour changer de l'argent (les billets de 20€ même neufs valent moins que ceux de 50€ !) puis j'achète les billets de bus pour Yangon. Retour par la plage, arrêt bière et noix de coco devant l'hôtel sur la plage. Vers 16h30 je pars faire mon tour photos sur la partie de la plage la plus animée, guettant des scènes intéressantes avec un bel éclairage et il y en a toujours !

02/12 Chaung Tha Aujourd’hui samedi il y a plus de monde, même sur notre plage déserte, des vacanciers ont loué des bouées et un zodiaque pour s'amuser dans les vagues. Quelle différence entre Ngwe Saung et Chaung Tha ? Les deux stations balnéaires ont leurs avantages et leurs faiblesses : N.S. dispose d'une plus belle plage en arc de cercle, il y a les pêcheurs qui ramènent leurs filets sur la plage le soir, la rue principale ombragée est agréable, les vélos sont pas chers à louer mais comme il y a peu d'hôtels accessibles à la clientèle birmane de classe moyenne il y a peu d’animation populaire comme à Chaung Tha. C.H. est un grand village avec des habitants et des pêcheurs, la plage est moins belle mais très animée et très populaire et les vélos y sont beaucoup plus chers à louer (1000K/h au lieu de 3000k/j). Il y a par contre une très belle plage déserte au nord. Balade au coucher du soleil pour m'immerger dans la fête pour les vacanciers, et observer les vendeurs essayant de gagner péniblement quelques kyats. En effet il y a une suite ininterrompue de vendeurs, femmes, enfants, hommes qui arpentent la plage ou hèlent le client depuis leur stand pour leur proposer : des plats cuisinés, des brochettes de crevettes ou de poissons, des coquillages, des boissons, des cadres , du poisson séché, des locations de vélos, bouées, zodiaques etc.

03/12 de Chaung Tha à Yangon A 9h30 le bus doit nous prendre devant l'hôtel mais à 10h toujours pas de bus, l'inquiétude grandit mais pas chez les birmans interrogés « wait, wait » nous disent-ils ! En effet le bus fait la tournée des hôtels pour récupérer ses clients, et vers 10h30 le voilà enfin et nous partons : le bus est correctement climatisé, les fauteuils confortables mais il y a peu d'espace entre les sièges alors avec une taille de 1m80 j'ai les genoux au niveau de la poitrine ! Même paysage qu'à l'aller : des rizières à perte de vue et la récolte va bon train, en effet on voit de gros tas de riz non décortiqué en bordure des routes et des rizières, des camions et des tracteurs chargés de gros sacs blancs. Le bus s'est arrêté 40 mn pour déjeuner puis au bout de 2h, encore 30 mn d’arrêt pour prendre de l'essence et on est arrivé dans les embouteillages de Yangon à la nuit tombée vers 18h soit après 7h30 de voyage. Le bus nous a laissé près du lac Inya, un taxi hélé nous a emmenés jusqu'à l'hôtel. L'hôtel au fond d'une impasse est super propre : grande chambre, lit confortable, sdb impeccable clim silencieuse et efficace et de plus excellent rapport qualité-prix (34€ avec petit-déjeuner). Nous dînons sur place, les restaurants avoisinants étant un peu loin.

04/12 de Yangon à Sittwe en avion

Balade le long du lac Inya et visite du Myanmar Plazza : immense mall à l'américaine avec toutes les enseignes chics du moment : Samsung, KFC, Adidas, Nike, le prêt-à-porter français, Bata, et un supermarché avec des produits français : fromage, vins, charcuterie etc. Une bulle capitaliste dans l'un des pays les plus pauvres du monde ! Si l'on met cela en regard des innombrables bidonvilles misérables longés hier soir en arrivant de Chaung Tha, c'est terrifiant ! Le Myanmar est déjà l'un des pays les plus corrompus de la planète, avec les appétits entraînés par son ouverture au monde, la situation va s’agraver et le peuple n'en profitera pas ! A l'aéroport nous attendrons notre vol pour Sittwe un peu plus longtemps que prévu soit un retard d'une heure ce qui semblerait normal pour cette compagnie. Finalement décollage à 14h35 dans un ATR 72 de la Mann Yadanarpon pour 1h10mn de vol : beaux paysages, d'abord des centaines de bras de fleuves et des rivières qui serpentent et cloisonnent des milliers de rizières plus ou moins grandes et plus ou moins vertes puis place à des collines et montagnes recouvertes de forêts et on longe finalement la côte sableuse du Golfe du Bengale avant d'atterrir à Sittwe. L'avion est au bord de la piste, nous descendons sur le tarmac, des employés déchargent les bagages, nous partons à pied vers le bâtiment, d'autres passagers nous remplacent et l'avion repart. Nous bagages arrivent dans des charrettes tirées par des hommes, chacun récupère les siens, dernier contrôle par un agent et nous prenons un tuktuk pour le centre ville (3500K). Nous le faisons arrêter au Shwe Thazin hôtel, c'est cher pour ce que c'est mais il n'y a pas beaucoup d'alternatives : le Memory est plein et les autres sont moins bien, donc on reste. Petite balade avant la nuit dans Strand street et le grand marché qui va fermer ses portes. Impressions un peu glauques de ce marché sombre, resserré, misérable, de ces quais sur le fleuve, transformé en dépotoir géant, de ces miséreux qui zonent et qui survivent... Dîner au River View, sur Main road, restaurant un peu occidentalisé même si la clientèle est locale essentiellement : excellent dîner de tempura de poissons et beignets de crevettes aux minuscules pommes de terre frites.

05/12 de Sittwe à Mrauk U

Levés aux aurores, en fait il fait nuit noire et il est 5h30, petit-déjeuner sur la terrasse de l'hôtel, puis taxi (3500 par couple) jusqu'à la station de bus d'où un beau bus part vers 6h30 pour Mrauk U.Le bus est plein et mettra 3h30 par une route en travaux et qui devrait d'ici 1 an ou 2 être entièrement bétonnée, pour l'instant ça cahote sec. De part et d'autres de la route, une fois de plus des rizières, des paysans qui travaillent : repiquent le riz ou le récoltent, le dépiquent puis le mettent en sac. Il y a plusieurs récoltes par an. De gros tas de sacs bien gonflés attendent les camions au bord de la route. D'après la presse locale les Chinois ont acheté la semaine dernière 50 000 tonnes de riz birman ! En arrivant à Mrauk U on partage un tuktuk collectif à 6 touristes (1000k pp) nous descendons au Prince GH avec un couple de jeunes allemands. Contrairement à l’avis du Routard qui n’y a pas mis les pieds depuis longtemps ! La GH est très sommaire, la chambre pas très propre et la salle de bains de même et le prix est nettement surévalué : 30$! Bon, comme on a réservé 2 nuits sur internet on reste ! Petite balade dans la ville assez pauvre avec de petites huttes en paille tressée ou en bois, rarement en dur. On voit en passant de ci de là de vieux chedis recouverts de végétation et de mousse, traces du passé glorieux médiéval de Mrauk U quand elle était la capitale du royaume d’Arakan du XVe au XVIIIe siècle. En fin de journée je pars explorer les environs et les points de vue en hauteur susceptibles de me fournir de belles photos au coucher ou au lever du soleil. Il y en a un depuis une pagode dorée située en hauteur près du Prince. Le sentier est un peu difficile à trouver au début et grimpe raide, mais la vue depuis là- haut mérite ces efforts. Belle vue sur les environs, bel éclairage avec les fumées nombreuses qui se dégagent du village à la tombée du jour. Dîner au GH avec un couple de médecins allemands sympathiques, Béatrice et Michel.



6/12 Mrauk U Nuit froide et humide la 1re du séjour ! Vers 6h30 je suis parti pour grimper vers la pagode dorée et assister au lever de soleil à 6h50. Là haut 4 jeunes birmans attendaient pour la même raison que moi avec leurs appareils photos prêts. Pour y aller depuis le Prince, prendre à gauche la route pour aller au village et tourner à gauche avant le pont (il y a un puits circulaire à côté de cette route) continuer sur 200m et prendre la 2me piste à gauche qui se dirige vers un portique décoré, juste avant cette entrée une large piste part à gauche vers un temple et 10 m plus loin à la hauteur d'un poteau électrique un petit sentier grimpe à droite, le suivre en montée raide jusqu'à la pagode dorée tout en haut, en cas d'embranchement prendre à gauche toujours en montée. Durée depuis le Prince 15/20 mn, attention le sentier est étroit et glissant surtout le matin avec la rosée ! En haut superbe panorama à voir le soir comme le matin. Nous partons ensuite chercher un nouveau gîte celui-là ne convenant vraiment pas. Après avoir testé le Shwe Thanzin, nous lui préférons le Mrauk U hôtel (50$ la chambre, belle et propre avec petit-déjeuner). Je pars vers le marché faire quelques photos et louer un vélo près des 3 pagodes de l'autre côté du pont, pour visiter quelques pagodes situées en dehors du centre de la ville, en particulier la Sakyamanaung (bel ensemble avec un chedi central entouré de 12 pagodons), la Ratanamaung, le temple Kothaung (avec ses multiples pinacles tout autour du haut mur d'enceinte et sa galerie intérieure couverte de milliers de Bouddhas minuscules ou non), la Paya Haridaung (belle vue), la Paya Peisi Daung (et ses bouddhas à dem- enterrés dans un petit temple octogonal mangé par la végétation. Avec un ciel malheureusement assez couvert les photos sont plombées ! Dîner avec Béa et Michel au Moe Cherry restauran, une adresse sympa avec de bons plats à prix correct.

7/12 Mrauk U Petit-déjeuner en compagnie de Claudia, une Allemande voyageuse professeur de français à Aix la Chapelle. Changement d’hôtel, nous quittons le Prince (mal nommé !) pour nous installer au Mrauk U hôtel. Visite ensuite des sites principaux de Mrauk U : le temple Shitthaung, les temples Andaw et Ratanabon, la pagode Laymyetnha, et Htut Kanthein : où que le regard se tourne, on peut voir des stupas se dresser sur les sommets des collines ou plus bas, leurs clochetons dépassant des maisons et des arbres alentours. Les palais principaux sont massifs avec d'épais murs d'enceinte à l'intérieur plusieurs galeries circulaires présentent des statues de bouddhas ou des scènes sculptées inspirées de la vie de Bouddha. Dans l'après-midi j'essaye de faire confirmer nos billets d'avion-indispensable !- par la standardiste de l'hôtel mais aucun numéro sur les dix essayés ne répond ! Le responsable de l'hôtel après plusieurs tentatives y arrivera finalement. Je reprends mon vélo pour aller explorer quelques temples vers l'ouest de Mrauk : la pagode Parabaw et la Lokamanaung. Certaines sont difficiles à trouver. Je reviens vers le grand temple pour tester les points de vue en hauteur qui pourrait être intéressants au couchant, certains sont excellents (celui à gauche avant d'arriver au Shittaung, ainsi que celui qui domine le Leymethna au Nord). Il yen a également un autre derrière l'hôtel Mrauk U.

8/12 Mrauk U Très bonne nuit, calme, fraîche, bonne literie. Je vais ramener le vélo puis reviens par le marché toujours aussi animé et intéressant à voir, humer et photographier. Vers 9h nous repartons voir et revoir les palais principaux du site de Mrauk U, pour admirer en particulier les statues de bouddhas et celles des femmes aux coiffures différentes dans le Htut Kanthein. Nous essayons de nous faire confirmer la possibilité de quitter Mrauk U et de rejoindre Sittwe par le ferry dimanche prochain mais les avis divergent. Finalement le gérant de l’hôtel nous confirme qu’il y a bien un ferry public « lent » qui quitte Mrauk U le dimanche matin à 7h et il peut nous prendre les billets. Ce soir il a un peu plu.

9/12 Mrauk U Balade à pied vers le temple Koh Taung à travers la campagne et par des chemins très boueux, normal il a plu hier et dans la nuit. Des séances de photos avec des bonzes ont été organisées sur le site du temple et j'en profite !

10/12 de Mrauk U à Sittwe Il pleut, à 6h30 on prend le tuktuk pour l'embarcadère. Il règne ici une belle animation. Le vieux bateau est amarré au quai et deux planches de bois brut en pente permettent d'y accéder. C'est un peu casse- gueule pour les passagers mais encore plus pour y faire monter des motos et ce n'est pas ce qui manque. A 7h15 c'est le départ, le bateau est bien rempli et on commence à longer les rives du fleuve. C'est bucolique avec les pêcheurs qui attendent dans leurs barques que le poisson morde. Des rizières à perte de vue s'étendent des rives de la rivière au lointain, les buffles paissent, les paysans fauchent, c'est dimanche mais l'activité ne cesse pas. Au bout de 2h la rivière se transforme en fleuve et en bras de mer, le ciel toujours couvert laisse quelques fois filtré quelques rayons de soleil. Sur le bateau, les passagers dorment, mangent, regardent éventuellement la série télé où « les femmes pleurnichent et crient pendant que les hommes se disputent ou se battent », au bout de 4h précises la ville de Sittwe se signale, nous débarquons prenons un tuktuk avec Claudia. Balade dans l’après-midi le long de la mer jusqu'au point de vue aménagé autour du phare, lieu de rencontre familial privilégié ce dimanche.



11/12 de Sittwe à Yangon en avion Agréable petit-déjeuner buffet sur la terrasse panoramique du Memory au 5me étage avec le soleil levant en bonus. Je repars une dernière fois faire un tour au marché de fruits et légumes déjà bien animé puis à celui des poissons, forte odeur, sol mouillé, sale et glissant, un peu plus loin des barques font l'aller retour entre les barques de pêche et le quai pour décharger le poisson, d'autres transportent des passagers. Les alentours se limitent à une grande décharge à ciel ouvert, un peu plus à l'est de gros engins font des travaux de terrassement pour aménager, je suppose un nouveau port plus adapté aux conditions modernes. De part et d'autres de la zone centrale du marché les tuktuk et autres moyens de transports attendent le client dans un bel embouteillage le tout ponctué de klaxons, de cris, de rires donc d'une bonne ambiance. Des portefaix lourdement chargés essaient de se frayer un chemin dans les allées déjà très étroites du marché où stationnent les clients en train de choisir leurs poissons ou leurs légumes. Les mouches omniprésentes se régalent de toute cette marchandise, le soleil commence à taper dur et les gens se protègent du soleil avec leurs chapeaux originaux, triangulaires, en palmes tressées. Au secteur des bijoutiers, on les entend jouer du marteau, ou actionner des laminoirs pour amincir des feuilles d'or ou des tiges d'argent. Plus loin des ferblantiers débossellent des cruches et des récipients en fer blanc. Plus loin encore se tient le marché au riz : de gros sacs s'entassent devant et dans les magasins, des porteurs chargent et déchargent les sacs depuis des camions et des rickshaws. Les petites stations de vente de noix de bétel se succèdent le long de la rue, les vendeurs préparent à la chaîne un mélange à base de feuilles de bétel, de noix d'arec, d'épices et de chaux. Les rickshaws ont vraiment l'air d'être du siècle dernier, les mêmes que ceux utilisés par les anglais durant la colonisation. Leurs propriétaires sont à peine moins vieux ! Retour à l'hôtel puis départ en tutktuk pour l'aéroport où il nous faudra patienter plusieurs heures, l'avion prévu à l'origine à 13h35 a été retardé vers 14h (info communiquée il y a déjà quelques jours) puis finalement à 14h30 et définitivement à 15h07, c'est coutumier dans cette compagnie ! Durée du vol 1h14mn. A Yangon nous prenons un taxi (négocié à 5000 k) pour le Serene hôtel. La chambre réservée est moins belle qu'à l'aller et les draps douteux. Pas question de quitter Yangon sans avoir revu la Shwedagon ! On repart sur University Rd où l'on trouve un taxi pour aller à la Shwedagon (3000K). Le trafic est dense et les bouchons nombreux, il est plus de18h, il fait nuit mais le miracle joue à plein : en arrivant devant la pagode qui se signale au loin grâce à un éclairage bien conçu on tombe sous le charme : l'or qui étincelle de tous les côtés, les bougies qui brillent dans la nuit, les fidèles qui prient, d'autres qui se prennent des selfies, des familles qui déambulent avec enfants, d'autres encore vont arroser d'eau les statues de certains autels, cela porte chance, ça grouille de vie. Le fond sonore est assuré par une bonzesse qui récite dans un mauvais micro et de façon nasillarde des mantras bouddhiques, un peu énervants à la longue. Au bout de 1h30 nous rentrons en taxi et nous nous faisons déposer au Myanmar Plazza pour dîner dans un des nombreux restaurants qui occupent le dernier étage de ce centre commercial. Nous choisissons le Tadka Indian restaurant : bon choix, c'est délicieux (mutton korma masala et mutton madurai masala, du riz, un cheese naan et un pain tandoori à un prix abordable.)



12/12 de Yangon à Bangkok en avion

Nous quittons Yangon et le Myan

mar pour Bangkok : Le taxi nous dépose à l'aéroport, attente au Terminal 2 puis décollage dans un Boeing de Nok Air pour une heure de vol. A l’aéroport domestique Don Mueang nous prenons le bus A4 à la porte 6 jusqu'à Democracy monument, atteint en 30 mn pour rejoindre à pied Lamphutree house.

13/12 Bangkok

Ce matin nous partons à pied (20mn) en direction de l'embarcadère Phra Athit prendre le ferry en direction du Wat Arun. Le trajet en ferry sur la Chao Phraia est une expérience en soi et de plus à coût modéré (15B pp). Il y règne un trafic intense qui génère beaucoup de vagues, on y voit des ensemble de barges tirées par des remorqueurs et une quantité invraisemblable de « long boats » qui se croisent, se dépassent, s’évitent de justesse quelques fois. Amusante est aussi la façon dont l'employé à l’arrière du ferry signale au conducteur la manœuvre à effectuer par des grands coups de sifflet nuancés. C'est avec plaisir que nous revoyons le Wat Arun et ses couleurs variées que l’on doit au revêtement de céramique colorée. Puis nous traversons la Chao Phraia en direction du Wat Po autre merveille de Bangkok. C'est un grand espace qui renferme plusieurs temples, des stupas en céramique, des statues chinoises, de petits jardins, des centaines de bouddhas de toute tailles, une école de médecine, une autre de massage : le tout est très beau surtout le grand bouddha couché en or. Retour par le même trajet : ferry jusqu'au Wat Arun (2x4B) puis la ligne de ferry vers le nord (2x15B) jusqu'à Phra Athit. C'est toujours un vrai plaisir de se balader, tout autour de Khao San, dans ces rues très animées où se pressent les petites cantines, et les vendeurs de toutes sortes de choses. Dans l'après-midi une grosse averse nous rappelle le temps de la mousson quand nous venions ici en été. En fin de journée je repars faire un tour à Khao San où se retrouve toute une faune occidentale : vieux et jeunes routards s'y croisent dans les salons de massage, les magasins ou les bars et restaurants.

14/12 Journée attente et achat de quelques souvenirs à Khao San ; en fait il n'y a rien de bien folichon à acheter. Vers 18h nous prenons le taxi de l'hôtel pour 1h40mn de trajet à cause des bouchons. Décollage peu avant minuit dans un airbus A330 pour 10h de vol avec quelques turbulences jusqu’à Istanbul. Après 4h d'attente, nous reprenons un Boeing 737 pour 3h de vol avec 30 mn de retard dû à un trafic intense à Istanbul Ataturk. Fin du voyage

Impressions birmanes :

Quand on arrive au Myanmar venant d'un autre pays limitrophe, on est vite frappé par de nombreuses différences dans tous les domaines : – les Birmans sont habillés différemment, longhis pour les hommes et dans certaines régions des chapeaux en paille tressée de forme cylindrique et pyramidale tant pour les hommes que pour les femmes. – les hommes comme les femmes ont l'habitude soit de chiquer des noix de bétel et donc de cracher un filet rouge soit de fumer des cigares (cheroots) ou même la pipe.

– Les femmes et les enfants, plus rarement les hommes, sont maquillés avec le fameux tanaka, cette pâte que l’on étale sur le visage de façon plus ou moins esthétique, crème solaire locale et protection contre les piqûres de moustiques.

– Dans les temples, les chedis (pagodes ou stupas) ont une forme caractéristique en cloche souvent dorée, différentes des autres pays, les accès au temple se font par de grandes rampes d'escaliers couvertes.

– Sur quasiment toutes les routes, mêmes les plus pourries, il y a de multiples péages qui s'imposent à tous les moyens de transport selon un barème précis. – Concernant les moyens de transport on peut voir des tuktuk mobylette qui peuvent transporter plus de 10 passagers, on voit aussi des rickshaws antédiluviens de l'époque coloniale anglais. – Au Myanmar sur les routes on roule à droite, de plus les voitures comme les camions ont aussi le volant à droite ! Bonjour les dépassements quand on n’y voit rien !!! – Dans les rues, sur les trottoirs on peut voir des générateurs qui pallient les nombreuses coupures d'électricité. – De même dans les chambres d'hôtels il y a de gros boitiers régulateurs du courant électrique au’ dessus d’appareils comme les climatiseurs. – J'ai beaucoup aimé dans les réceptions d'hôtels ou dans les banques les nombreuses horloges indiquant l'heure de Hong-Kong, Londres, Paris, Pékin etc. – De même dans certains hôtels type resort le personnel de maison et d'entretien se balade avec des talkies-walkies dont on se demande à quoi ils peuvent servir !

Quelques « légers » désagréments :

En préambule de il ne faut jamais oublier que l'on est dans l'un des pays les plus pauvres du monde et qu'une ouverture au monde aussi récente après un enfermement aussi long entraîne pour les touristes occidentaux que nous sommes un certain nombre de désagréments. On ne peut pas s'extasier devant l'authenticité d'un pays encore peu touché par la mondialisation, même si elle avance à grands pas, et en même temps se plaindre de la mauvaise qualité des hôtels, de la nourriture, de l'hygiène ou des transports. C'est le revers de la médaille. Et si les Birmans en général ne semblent pas pour l'instant être obnubilés par l'appât du gain comme dans d'autres pays proches combien de temps cela durera-t-il ? Cela dit, nous ont un peu « lassés »:

- les ersatz de jus super sucrés que l’on trouve dans les hôtels au petit-déjeuner entre autres - l’inévitable pain toast, regrettable héritage anglais ! - le manque de sel dans les plats et de l'eau en bouteille au goût quelquefois désagréable - les incessantes quêtes, offrandes à Bouddha alors que les temples bouddhistes regorgent d'or et de pierreries - les coupures de courant dans la journée dans l'Ouest et un wifi faiblard et instable - la pollution liée, surtout en ville, aux gaz d'échappement des voitures et à la campagne à la poussière omniprésente. Il en résulte une passion inextinguible des Birmans pour le balayage, et ce dès le matin tôt !

Photographier au Myanmar Comme les autres pays d'Asie du Sud-Est le Myanmar est un paradis pour le photographe. En effet les gens se laissent facilement prendre en photos. Cela dit il vaut mieux être discret, se faire oublier en se cachant un peu, utiliser les grandes focales et plutôt l'écran orientable que le viseur pour être moins repérable et obtenir des portraits au naturel. Comme souvent dans ces pays il est difficile de gérer les contrastes entre ombre et lumière, en effet dans les marchés les étals sont au soleil et les marchandes à l'ombre ou abritées par de grands chapeaux ! Pour les instantanés, (scènes imprévues) il faut réagir très vite, on ne peut pas se permettre de perdre du temps dans des mises au point sophistiquées, ça passe ou ça casse, mieux vaut disposer d'un mode automatique efficace et rapide dans toutes les situations ! Par beau temps il faut privilégier les éclairages du matin ou de la fin d'après-midi, mais en cas de couverture nuageuse pas de solution, les photos seront plombées et sans relief, hélas !

Les hôtels

Si en Thaïlande les hôtels présentent un rapport qualité/prix assez juste et compréhensible ce n'est pas le cas au Myanmar. On a eu des chambres minables et sales pour plus de 30$, alors que d'autres étaient luxueuses et propres pour 36$. De plus les prix sont variables et peuvent évoluer selon la tête du client ou selon vos aptitudes au marchandage ! Dans un même hôtel on peut trouver des chambres minables et d'autres pas mal du tout ! Autant dire qu'il y a des efforts à faire ! Par contre on a eu rarement à se plaindre du personnel toujours agréable même s'il ne comprenait pas toujours nos demandes exprimées en anglais.

En résumé

C’est avec grand plaisir que nous avons retrouvé ces deux pays déjà visités auparavant. Nous avions délibérément opté pour une Thaïlande moins touristique et plus authentique (à l’exception de Sukhothai) et ne l’avons pas regretté, bien au contraire. Ce même raisonnement nous a guidés pour notre deuxième voyage au Myanmar. De ce fait nous avons croisé très peu de touristes occidentaux durant notre périple à l’exception de Hpa An, du Rocher d’Or et de Yangon.

Les grands moments du voyage

En Thaïlande, Kamphaeng Phet tout comme Uthai Thani sont des villes agréables authentiques et intéressantes surtout Kamphaeng Phet du fait de son parc historique. Sukhothai est incontestablement un site remarquable et incontournable. Au Myanmar, nous avons bien aimé Malwamyine, sa colline de superbes pagodes et ses environs, Hpa An pour ses paysages de rizières ponctuées de pitons karstiques, Le Rocher d’or pour l’animation qui y règne, Ngwe Saung et Chaungtha stations balnéaires birmanes typiques quant à Mrauk U c’est un très beau site encore très peu valorisé et d’une très grande beauté. L’alternance de collines boisée et de rizières d’où dépassent des stupas dont certains sont recouverts de végétation en fait son charme principal.

Sans répéter ce que nous avons constaté et relaté plus haut, si le Myanmar me parait sans conteste être un pays très pauvre à l’infrastructure touristique encore balbutiante, les progrès constatés en six ans sont notables : amélioration du réseau routier, mais il reste beaucoup à faire, construction de stations d’essence, de nouveaux hôtels, de banques et d’ATM (Distributeur Automatique de Billets). La mondialisation pointe également le bout de son nez avec la publicité en anglais omniprésente pour les nouveaux objets de consommation comme les smartphones ou les sodas étatsuniens et les fast food. J’ai souvent été étonné par le nombre très élevé des petites cantines qui squattent tous les espaces disponibles tant à la ville que dans les villages. Ayant compris que les Thaïs comme les Birmans cuisinent rarement chez eux et qu’ils mangent à n’importe quelle heure du jour dès qu’ils ont faim on comprend mieux l’importance de ces minuscules gargotes et leurs succès. Enfin pour terminer il faut évoquer l’extrême gentillesse de ces peuples du sud-est asiatique qui malgré la barrière de la langue nous ont toujours témoigné beaucoup d’attention et offert des sourires.

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Budget total pour 2 personnes et 38 jours : 3510 € NB : Le change avec des euros a toujours été plus intéressant qu'avec des $ compte tenu du prix d'achat de ces derniers en France.

avion Bâle/Mulhouse – Bangkok AR (Turkish) 983 € avion Yangon-Sittwe AR (Maan Yadanarpon) 414 € avion Yangon – Bangkok (Nok Air) 63 € transports terrestres/fluviales sur place 308 € hôtels (35 nuits soit 28 € par nuit) 981 € nourriture/restaurants 491 € visites + visas + divers 270 €

L’album de photos est visible en cliquant sur ce lien : https://photos.app.goo.gl/3RqpUbPvYp6xBRh92

NB : Les légendes ne sont pas visibles en mode diaporama
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Un petit tour en Birmanie et un petit saut en Thaïlande
Voici donc notre récit de voyage avec photos, correspondant à notre 5ème séjour en Asie du sud-est. Nous avions décidé de faire nos précédents récits grâce aux renseignements que nous avions glanés lors de la préparation du premier voyage : notre manière de donner après avoir reçu. Nous comptons apporter cette fois un certain nombre d'éléments à ceux qui ont l'intention de visiter notamment Mandalay et Bagan. C'est aussi l'occasion, pour nous, d'inciter ceux qui partiront à ramener à leur tour quelques informations ou quelques images, afin de faire vivre le partage. Ajoutons tout de même que c'est avec un certain plaisir que nous présentons ce récit, sachant qu'il sera vu par un bon nombre de personnes ayant déjà réagi aux précédents, lesquelles se reconnaitront et que nous saluons au passage.

Nous avons eu l'opportunité, au début de l'année, de profiter d'une exceptionnelle promotion de Qatar Airways. En effet, depuis 2011 sont appliqués des accords contractés entre des compagnies aériennes et des transporteurs ferroviaires. Cela nous a permis d'obtenir sur le même billet l'acheminement de Montpellier à Paris en train, puis l'avion jusqu'à Bangkok. L'aller-retour pour 2 personnes nous est revenu à 1050 euros. Il sera difficile de réaliser une meilleure affaire pour un départ et un retour lors des vacances scolaires d'été. Bien entendu, dans l'avion nous avons scrupuleusement respecté les consignes s'affichant à l'écran, y compris celle qui exige de ne pas quitter son siège au moment de faire sa prière. Nous avons également respecté les consignes données par les membres du forum en changeant quelques billets à la toute petite cabine du Superrich, à l'étage le plus bas de l'aéroport Suvarnabhumi.

Rappelons qu'à l'aéroport il y a une sortie " taxi meter " où vous trouvez des chauffeurs de taxi a priori corrects. Une machine remplace désormais la personne qui distribuait les tickets. Il suffit donc de prendre un ticket et de se présenter devant le véhicule dont le numéro de place correspond à celui de votre ticket. Pensez à conserver le ticket, celui-ci vous sera utile en cas de problème ou d'oubli d'un objet.

Nous sommes toujours un peu fiers, quand on nous demande notre destination, d'être capables d'annoncer : " Bang Rak, Charoenkrung si sip ". Notre chauffeur, ne parlant quasiment pas un mot d'anglais, est resté assez austère jusqu'au moment de recevoir son pourboire, ce qui le fait carrément sauter de joie. Le personnel du Swan Hotel, parfois taciturne, se trouve être de bonne humeur. Voilà une bonne chose.

Ayant voyagé depuis plus de 24 heures et ayant patienté depuis onze mois, nous nous hâtons de faire notre traditionnel passage au restaurant Harmonique, situé non loin. Nous optons pour un assortiment de plats incluant leur fameux curry de crabe, un plat de légumes gourmands-craquants avec sa bonne sauce , du sticky rice et des ailes de poulet frites, en plus de l'habituel milkshake amandes-coco. Avouons que notre régal a atteint le sublime. Nous avons échangé quelques mots avec l'une des propriétaires, qui nous précise qu'elle se rend elle-même tous les matins au marché du quartier Bang Rak pour y choisir les plus beaux crabes.

Peut-être est-ce en raison du décalage horaire, toujours est-il que nous nous réveillons tous deux à une heure et demie du matin. Nous tuons le temps à rêvasser les pieds dans la piscine, puis en remontant nous tombons sur TV5 Monde qui diffuse la seconde mi-temps du match France-Allemagne lors du championnat d'Europe de football. C'est toujours ça de gagné.

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Meilleur itinéraire et visa pour visiter la Birmanie à partir de la Thaïlande
bonjour, Je vais régulièrement en thailande depuis plusieurs année et cette année je voudrais faire un petit saut en birmanie d'environ 2 semaines avec ma copine thailandaise (je crois que les thai peuvent aller en birmanie14 jours sans visa).Je désirais avoir un renseignement sur l'itinéraire le plus simple à suivre pour voir quelques coins sympa en birmanie(lac, temple..) et me confirmer si je ne me plante pas au niveau des formalités. mon voyage s'étalerait sur environ 3 mois et demi(début novembre et retour vers mi février), je partirai sans visa avec un vol de sortie du territoire thailandais avant la fin du 1er mois sur place afin de ne pas etre refoulé par la compagnie aérienne à paris. -première quinzaine mois de novembre à khon kaen pour visiter la famille de ma copine(en exemption de visa) -2 ième quinzaine mois de novembre visite birmanie, je prendrai un vol vers yangoon ou mandalay celui ci me permettra de prouver que je sors bien du territoire thailandais . -ensuite je compte aller faire mon visa au laos(vientiane) pour pouvoir rester à phuket 2 mois et demi(visa 2 mois + prolongation à l'immigration 15j) j'ai vu sur le site qu'il est impossible d'aller de birmanie au laos directement donc je serai obligé de repasser par la thailande afin d'aller faire mon visa à vientiane . qu'elle serai la meilleure solution et le meilleur itinéraire pour pouvoir visiter un peu la birmanie (arrivée à rangoon ou mandalay?) et ensuite revenir en thailande soit par voie aérienne ou terrestre.. merci
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Des médecins indiens, japonais et philippins ont déjà quitté la Birmanie
vendredi 13 juin 2008, mis à jour à 14:10 Les médecins étrangers quittent la BirmanieReuters Les médecins étrangers ont commencé à quitter la Birmanie, frappée début mai par le cyclone Nargis, la junte ayant fermé bon nombre des camps qui avaient été ouverts aux personnes sans abri dans les régions touchées, déclare un haut responsable du ministère thaïlandais de la Santé. La junte militaire birmane a demandé à la Thaïlande de ne pas envoyer en Birmanie un troisième groupe de médecins, qui auraient dû normalement partir lundi pour Rangoun, cela parce que la majeure partie des camps mis sur pied à Myaungmya, dans le delta de l'Irrawaddy, ont été fermés, a déclaré Surachet Satitniramai, coordinateur de l'équipe médicale thaïlandaise. "Des médecins indiens, japonais et philippins ont déjà quitté la Birmanie, ou de nombreux camps ont été fermés", a-t-il expliqué à Reuters en ajoutant que les quelques médecins restants dans les quelques camps encore en activité étaient tous des Birmans. "Ils ont dit qu'ils avaient assez de médecins pour faire face à la situation, désormais, et qu'ils feraient appel à l'aide s'il leur en fallait davantage", a-t-il continué. Le cyclone Nargis a tué dans les 134.000 personnes et fait 2, 4 millions de sinistrés, essentiellement dans le delta de l'Irrawaddy et de Rangoun. Malgré l'ampleur de la catastrophe, la junte a traîné des pieds avant d'accepter une certaine aide étrangère. Nopporn Wong-Anan, version française Eric Faye
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Le sud de la Birmanie à vélo
Bonjour, Nous projetons en janvier 2017 un voyage en vélo de Rangoon vers le sud de la Birmanie pour rejoindre le sud de la Thaïlande à Ranong. Si quelqu'un à déjà fait ce trajet ou à des informations merci de nous contacter. Cordialement, Pilan
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Ouverture des frontières en Birmanie
Je reprends ici l'intervention de NinoSoldado qui mérite un sujet à lui seul, tant la nouvelle est de taille :

Cérémonie officielle pour célébrer l'ouverture a eu lieu le 28/08 à Tachileik. On peut considérer qu'il est désormais possible d'entrer par la terre au Myanmar :

Côté Myanmar - Côté Thailande 1/ Tachileik - Mae Sai 2/ Myawaddy - Mae Sot 3/ Kawthaung - Ranong

il semblerait qu'une 4ème frontière soit également ouverte.Il se pourrait que ce soit le Col des Trois Pagodes.
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Erawan Falls avec enfants (Thaïlande)
Bonjour,

J'ai besoin de vos conseils afin de finaliser mon voyage en Thaïlande de cet été.

C’est soit passer 7jours (Khoh phangan, koh samui) et 2 jours d’excursion à Kanchanaburi (erawan, Hindat..et éléphant.. ) avec Safarine ou alors 9 jours (Khoh phangan, koh samui).

Je me demande si ça vaut le coup de faire Erawan falls avec des enfants apparemment il y a beaucoup de monde et si il ne vaut pas mieux passer plus de temps sur les iles?

Merci d'avance pour vos conseils et suggestions.
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Arnaque des pierres précieuses à Bangkok
Salut à tous, juste quelques mots pour en remettre une couche sur un sujet certainement déjà évoqué ici ! Les arnaques de touristes mal informés avec la vente de pierres précieuses... je précise que j'ai pour habitude de super bien préparer les voyages et d'éviter ce genre de plans, mais y'a 2 ans, je suis tombée dans le panneau avec mon ami : un frauçais rencontré à Bangkok nous a raconté comment il faisait fortune à chacun de ses voyages depuis la France en achetant pour 4000 € de bijoux et en les revendant le double en France. D'abord pas intéressés, on a fini par écouter ce qu'il racontait tellement ça avait l'air facile, il avait les factures à nous montrer, etc. Du coup, quand qqs heures + tard un tchouk tchouk nous a proposés de nous amener à cette fameuse semaine de détaxe dont on nous avait parlé, on s'est dit qu'on pouvait tenter une visite. Résultat on est repartis avec une bague à 900 €, espérant la revendre le double à paris (adresse donnée par le français rencontré le jour-même). Bah j'peux vous dire qu'on pleure encore, car cette adresse n'existe pas, que la bague vaut en fait 550 € (pas zéro, c'est déjà ça !) et qu'on arrive pas à la revendre...car pas de réseau en bijouterie. Voilà, donc je me suis dit que ça pourrait être utile à certains, surtout que j'insiste : nous ne sommes pas les gogos par excellence ! J'ai déjà voyagé en solitaire dans des pays bien moins touristiques, mais c'est bangkok qui aura eu raison de ma méfiance.. L'explication est que je n'avais pas acheté de routard ni rien sur la thailande car c'était juste un transit pour aller au Vietnam..ben je l'ai payée cher l'économie du guide ! A part ça il parait que c'est top la thailande, donc je ne dénigre rien d'autres que ce *** de français et son réseau qui nous ont fait perdre une somme très importante qui nous manque aujourd'hui...
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Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan)
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :

Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.

La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.

La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).

La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !

Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :

1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan

Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.

Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.

Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
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Quel autre pays asiatique après la Thaïlande?
Bonjour

Notre premier contact avec l'Asie a eu lieu en 2005 en Thaïlande. Ce pays nous semblait être le plus développé et le mieux 'équipé' pour accueillir les touristes. Nous avons tellement aimé ce pays que nous y avons emmené de la famille en 2008.

En 2010, nous souhaitons découvrir un autre pays d'Asie mais nous ne savons pas encore lequel. Le but étant de circuler à travers le pays avec les moyens de transport locaux, de combiner visites culturelles, rencontre avec la population et idéalement terminer avec la plage.

Quel(s) pays nous conseillez-vous? Indonésie, Inde, Laos, Cambodge, Malaisie, Vietnam, ...???

Toutes vos expériences et coups de coeur sont les bienvenus.

Merci d'avance

Vanoo
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Périple en Asie du Sud-est


Bonjour à tous,

J'avoue avoir pas mal tergiversé avant de me décider à publier ce carnet. Car l'Asie du Sud-Est, à commencer par la Thaïlande, est une zone sur laquelle beaucoup de carnets ont déjà été publiés, notamment par des voyageurs qui sont devenus de vrais spécialistes du secteur.

Et puis finalement, ce voyage en famille fut un tel régal qu'il me semble normal de faire un retour sur VF. J'y prends régulièrement des infos pour préparer mes voyages (merci notamment à Anne alias Xeta pour son carnet et ses infos pratiques), alors ce carnet sera un juste retour des choses.

Tout aurait dû bien commencer pour ce voyage car, contrairement à nos avions pour l'Indonésie en 2015 et pour le Nicaragua en 2017, qui avaient tous les deux été annulés au dernier moment alors que nous étions quelques centaines à poireauter en salle d'embarquement, notre avion pour Bangkok a bien décollé, lui, en temps et en heure. Mais sans nous quand même !

En effet, quelques jours plus tôt, le brevet des collèges que passait notre fils aîné avait été décalé de quelques jours par le ministre pour cause de... canicule ! Les école maternelles n'ont pas été fermées mais les collèges qui accueillaient le brevet, si ! Allez comprendre. Toujours est-il que notre avion s'est trouvé à décoller quelques minutes seulement après la fin de la dernière épreuve du brevet, nous étions donc un poil trop courts pour l'attraper. Nous avons ainsi dû décaler notre vol de 24 heures. Nous attendons d'ailleurs toujours le remboursement partiel auquel nous avons droit mais peu importe, c'est une autre histoire...

Si je cite cette anecdote qui n'a apparemment rien à voir avec la Thaïlande, c'est parce qu'une fois arrivés à Bangkok, le monsieur à l'accueil de notre hôtel nous annonce qu'il a annulé par erreur les 3 nuitées que nous y avions réservées. J'avais pourtant envoyé 2 mails de confirmation de notre réservation en précisant que nous manquerions juste la première nuit et j'avais reçu une réponse positive, mais il a fait la boulette quand même ! Bref, après le coup de l'avion, quand ça veut pas, ben ça veut pas 🤪

Nous prenons donc la nouvelle avec le sourire (quoi de plus normal dans ce pays !), alors que notre interlocuteur de l'hôtel, lui, n'esquisse pas le moindre rictus. Il paraît que quand on va au pays du sourire, il y en a toujours un qui fait exception à la règle. Pour nous, ce sera donc celui-là ! Mais ce n'est pas bien grave, tous les autres rattraperont le coup après lui, au fil de notre séjour...

Enfin bon, après une demi-journée perdue bêtement pour chercher un autre hôtel, puis pour le rejoindre au milieu de l'intense circulation de Bangkok, notre voyage peut enfin commencer. Sauf que c'est l'heure de manger puis de se coucher. Le voyage commencera donc enfin demain.

BANGKOK

Selon le dernier classement des villes les plus visitées du monde, Bangkok se situe à... la première place ! Devant Londres (2e) et Paris (3e), excusez du peu. Et si certains quartiers ne sont pas spécialement sexy, certains sites en revanche constituent de pures merveilles et justifient un tel classement.



Après tous les problèmes que nous avons rencontrés d'emblée dans ce voyage, il ne nous reste plus qu'un jour pour visiter Bangkok, au lieu de deux et demi comme initialement prévu, sachant que nous y reviendrons une demi-journée au milieu du séjour.

Nous allons donc manquer de temps pour visiter la ville mais bon il faut faire avec et nous allons essayer de voir le maximum de choses pour cette première journée que nous n'avons pas volée !

Nous commençons donc par traverser, rapidement hélas, le marché aux fleurs.



Il paraît qu'il est ouvert 24 heures sur 24. En tout cas lors de notre venue, il n'y a pas foule mais l'endroit, où il y a également pas mal de fruits et légumes, est vraiment agréable.

Nous enchaînons par l'un des fameux temples de Bangkok : le Wat Pho.



Son architecture nous dépayse totalement et je dois dire qu'avec le stress énorme que nous a causé pendant une semaine le report de notre départ, ce lieu sacré nous fait un bien fou. C'est pour vivre ce genre de moments que nous aimons tant voyager.



Alors bien sûr, le temps n'est pas très beau (pas étonnant, on est en juillet mais ça au moins, c'était prévu), contrairement au site !



Là, ça y est, notre voyage est enfin bel et bien lancé.

A l'intérieur de ces bâtiments multicolores, les bouddhas sont omniprésents et rivalisent de sérénité.





Le plus grand et le plus impressionnant d'entre eux, c'est Bouddha couché, représenté sur son lit de mort juste avant d'atteindre le Parinirvāṇa (la fin de l'existence physique pour qui a atteint l'éveil).



Ce magnifique bouddha est entièrement recouvert de feuilles d'or. Il nous impressionne.

La salle qui l'accueille, bien que très grande, semble trop exiguë pour cette statue qui en impose : 46 mètres de long sur 15 de haut.



Et que dire de ses pieds, qui sont au moins aussi beaux que tout le reste : incrustés de nacre, ils représentent les 108 actions qui ont permis à Bouddha d'atteindre la perfection.





Ci-dessus : la plante du pied de Bouddha

Un peu plus loin se trouve le sanctuaire principal : l'Ubosot. A l'intérieur, on retrouve Bouddha, mais assis cette fois. C'est en dessous de cette statue toute en or et en cristal que sont conservées les cendres du célèbre roi Rama Ier (1737-1809).



A noter enfin que dans l'enceinte du Wat Pho, on trouve également une école de médecine et de massages traditionnels, qui fut créée pour assurer la transmission des savoirs ancestraux.

Aujourd'hui, elle assure la formation des étudiants venus du monde entier. Les visiteurs peuvent d'ailleurs se faire masser dans les règles de l'art, même si l'attente peut parfois être un peu longue...

Bon, finalement, il commence bien ce voyage en Thaïlande. Nous enchaînons avec un autre temple, le Wat Arun.



Contrairement au Wat Pho qui est très coloré, la Wat Arun apparaît plutôt blanc de loin. Mais de près, on constate que c'est une infinité de petites mosaïques colorées qui constituent ce gigantesque ensemble.



Une partie seulement des escaliers du prang central (72 mètres de haut) est ouverte au public, ce qui est suffisant pour avoir une jolie vue sur Bangkok quand le temps s'y prête... ce qui n'était pas le cas le jour de notre visite !

Si les deux temples que nous avons visités nous ont impressionnés, que dire de celui que nous allons voir dans la foulée : le Wat Phra Kaeo. Mais je posterai la suite dans un prochain message, ayant déjà presque atteint mon quota de photos...

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De plus en plus de difficultés pour obtenir des visas touristiques pour la Thaïlande
Bonjour,

Avis aux expats, globe trotters, voyageurs et squatteurs de longue durée en Thaïlande, il s'avère de plus en plus difficile d'obtenir des visas touristiques pour la Thaïlande, notamment le fameux visa touristique DOUBLE entrée ...

Pour ma part, ma demande à Paris m'a été refusée ayant pourtant toutes les pièces demandées (deux billets d'avion ... etc) et notamment la nouvelle pièce requise : le relevé de banque prouvant la somme sur votre compte d'au moins 500E par entree.

Quelqu'un a-t-il eu des problèmes récemment ? Il paraîtrait que les demandes de VISA à Penang (Malaisie), Cambodge, et Laos sont elles aussi de plus en plus difficiles à obtenir ...
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Thaïlande: le parti démocrate porte bien mal son nom
Comme tous le monde le sait, le premier ministre actuel fait parti du parti Démocrate. Ce premier ministre ne fait pas dans la démocratie car si il dissous le parlement et réorganise des élections il y a peu de chance que son parti soit réelu. Serait-il en train de devenir un despote ?
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