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Une semaine à Fortaleza dans le Ceara
Samedi 26 janvier

Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.

Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.

Dimanche 27 janvier

Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.

Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.

On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…

L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.

La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.

Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.

« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.

La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.

Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.

On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.

Lundi 28 janvier

Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.

Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.

Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.

On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.

On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.

De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.

« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »

Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.

En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.

Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.

On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.

Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.

À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.

Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.

Demain, c’est juré, on se calme.

Mardi 29 janvier

Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.

On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.

Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son séjour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.

Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.

Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.

Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.

En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.

C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.

On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d��une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.

Mercredi 30 janvier

Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.

On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.

En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.

Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…

Jeudi 31 janvier

Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.

On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.

Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.

Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.

À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.

Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.

Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.

On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.

Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.

Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».

Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.

On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.

Vendredi 1er février

On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.

Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.

En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.

La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.

On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.

Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.

À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.

Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.

Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.

On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.

Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !

Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.

Samedi 2 février

Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.

On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.

Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.

La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.

Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.

La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.

De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…

L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.

On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…

Des visites culturelles comme ça, on en redemande.

À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.

En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…

Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.

Dimanche 3 février

C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?

Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.

Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.

Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !

L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
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Lac Titicaca: le meilleur endroit?
Salut

Je suis un petit nouveau 😉et j'espere surtout que je suis dans la bonne rubrique. Bon voila, je pars le 15/9 pour le Perou ca fait 6 mois que j'attend cela. 🙂Je compte faire Lima (1j), Arequipa (colca 3 j ), Puno ( lac titicaca 2 j), et Cusco 8j donc ( Chemin Inca 4j ).

Pour finaliser mon voyage, je ne sais pas trop quoi faire et ou m'arreter sur le lac Titicaca. Pour l'instant, je compte m'arreter a Puno et ensuite je sais pas??🙁 Est ce le meilleur endroit pour s'arreter ? Quelle ile faut il absolument faire? Quel circuit de 2j je peux faire ?

Merci de vos reponses

J'ai hate de partir
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Retour du Pérou du 11 juillet au 21 août 2008
Bonjour a tous

Je reviens du Perou ou j'ai passé plus de 5 semaines.... comme ce site m'a beaucoup aidé dans la préparation de mon périple a mon tour de vous faire partager quelques infos qui pourront peut etre vous etre utiles :

Dans les endroits peu touristiques, il peut etre difficile de trouver un lieu ou prendre un petit dej continental... pas de panique rendez vous sur les marches dans la section des jus... en general ils ne proposent pas de café ou de thé mais si vous leur demandez ils se debrouillent pour vous en trouver... en revanche vous trouverez des cakes et des jus de fruits ou des salades de fuits extraordinaires... Une chambre double au Perou c'est une chambre avec deux petits lits une chambre matrimonial grand lit

Le menu - une soupe plus un plat entre 2.5 et 5 NS

Lima : Logement Hotel Espana - 20 NS sdb commune mais propreté bof bus vers Nazca de nuit cie civa 30 NS

Nazca : Hotel Guadaloupe (pas très loin du terminal terrestre, pratique quand on trimbale les gros sacs...) san martin 225 25 NS double sdb commune propre et magnifique patio pour prendre des petits dej et personnel tres sympa En revanche ne pas hésiter a négocier les tours... notamment les lignes de Nazca si vous ne pouvez pas les survoler en avion, aller jusqu'aux lignes de Palpa bien plus jolies que les lignes du mirador, visite du musée de maria reiche interessant bus civa de nuit 40 NS

Arequipa : Hotel Santa Catalina c/ santa catalina 500 tel : (054) 22 17 66 possibilité de laver son linge, hotel super propre, personnel adorable 30 NS la double sdb commune, petit dej possible, possibilité de faire sa cuisine Il propose un tour au canon de colca a 20 dollards super !!!! S'éloigner de la plaza de armas dans la rue bolognesi menus a 2.5 NS Bus san cristobal del sur 15 NS

Puno : Residencia Illary lambayeque 318 tel 35 58 78 15 NS avec sdb la double tout neuf super propre pas de petit dej possible Pour visiter les iles n'hesitez pas a contacter Olga qui est absolument adorable et vous organise un tour Amantani / Taquille genial vous logez chez sa maman.... grand moment de bonheur son mail olga_yina@hotmail.com sinon son QG est l'hotel Cricarlet a Puno 75 NS le tour pour deux jours tout compris

Cuzco : Miradorcito hospedaje 35 NS la double sdb commune c/tandapata pasnapacana 100 san blas tel 23 76 97 pas de petit dej mais je vous conseille la boulangerie el buen pastor pour aller dejeuner...

Pour aller au macchu : Nous avons decide de partir de ollantaytambo car les prix des billets sont moins chers que depuis Cusco Aller acheter ses billets de train a la gare de Wanchaq prix des billets 210 NS aller/retour prendre un combi pour ollantaytambo 7 NS nous avons reserve un hotel pour le retour dans ce village hospedaje las portadas c/ principal tel : 20 40 08 - 30 NS sdb commune Nuit a aguas calientes - Hotel el inca super bruyant et pas tres clean... 40 NS la double avec sdb c/ Wiracocha tel (084) 21 10 08 ne pas hésiter a negocier... on nous proposait la chambre a 70 NS au depart !!!!! Le bus pour monter au MP 40 NS aller et retour - Ne faites pas comme nous prenez vos billets avant de faire la queue pour prendre le bus Entrée au MP 122 NS Bus Molina 30 NS

Andahuaylas : Hotel delicias c/ Ramos 525 chambre double avec sdb 35 NS accueil tres aimable chambre propre Bus los chankas 35 NS

Ayacucho : Hotel Samary c/ callas 329/335/341 tel (066) 31 85 75 - 30 NS la double sdb commune tres bon accueil et le proprietaire donne volontier des infos sur les sites a voir possibilite de laver son linge et de l'étendre sur une terrasse bus molina 35 NS

Huancayo : La casa de la abuela un peu excentré mais petit dej excellent... un peu chers tout de meme mais endroit delicieux av Giraldez 691 tel (064) 22 33 03 Dortoir 20 NS par personne petit dej compris bus turismo central 35 NS

Huanuco : Hotel cuzco... pas terrible pas d'eau chaude 30 NS apres negociation Pour rejoindre Huaraz... aller a la Union soit en bus 7 h du matin soit en taxi 30 NS par personne le lendemain prendre le bus de 4 h du matin pour Huaraz "el rapido" 15 NS Oui je sais c'est un peu galère comme plan mais ca evite de passer par Lima

Huaras : Caroline lodge... demander a loger chez Rex beaucoup plus calme urb avitentel (043) 42 25 88 50 NS petit dej compris sur une magnifique terrasse avec vue sur les montagnes Si vous allez au lac de llanganuco prenez un taxi collectif c'est le meme prix que le combi sauf que c'est plus rapide et moins tape cul Bus movil tour 50 NS avec bus semi cama... si vous voyagez de nuit prenez ces bus ils sont un peu plus chers mais on y dort super bien... nous nous essayons toujours d'avoir la place 1 et 2 car pas de passage donc on est super tranquille pour dormir

Trujillo :en arrivant a trujillo nous avons pris un combi ( 1 ns) pour Huanchaco et avons logé au Naylamp av victor Larco 1420 tel (044) 46 10 22 super hotel avec patio de reve et petit dej super propre et personnel super gentil 40 NS avec sdb Patisserie de reve en face del muelle Happy days - patisserie faite maison par une hotesse merveilleuse... a ne manquer sous aucun pretexte bus linea 30 NS

Cajamarca : Les hotels sont hors de prix... Hotel el prado.. a éviter absolument personnel peu aimable et hotel moisi... et super cher 70 NS la double avec sdb négociée a 50 NS mais... sur la plaza de armas Hostal Plaza c/ amalia Puga 669 tel 36 20 58 double sans sdb 25 NS les salles de bain commune sont un peu defraichies mais cela reste correct personnel super gentil

Chiclayo : Hostal tumi de oro Prado 1145 - 45 NS avec sdb propre mais personnel moyennement aimable

Voila si vous avez des questions, n'hésitez pas je suis a votre disposition...
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Retour de 3 semaines Pérou + Bolivie, juin - juillet 2017
Bonjour, je reviens de 3 semaines au Pérou et Bolivie. Plutôt que tout raconter en détail, je vous propose de me poser vos questions et je tenterais d'y répondre. J'ai voyagé avec ma femme et un ado de 16 ans, en bus, avion, taxis. Lima-Ica-Huacachina-Nazca-Cusco-Machu-Puerto Maldonado-Arequipa-Colca-Puno-Copacabana-La Paz-Uyuni-Potosi-Sucre-Santa Cruz

A votre écoute. Amitiés
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Hôtel bon marché sur l'île Margarita au Vénézuela
Bonjour tout le monde! Je pars début janvier en Am pour trois mois et demi! On commence par le Vénézuela et on termine par l'Argentine! On part sac au dos et on ne recherche pas les hotel 5*! Je me suis renseignée pour l'île Margarita et tout les hotels mon l'aire des 5*.... Es ce que quelqu'un connait un petit hotel sympa bien situé et pas trop cher?? On ma dit que dans la capital on pouvait trouvé ça mais es ce que ça vaut la peine ?

Merci d'avance!!!! 😛
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Circuit de sept jours à partir de Buenos Aires?
Bonjour

Dans le cadre de notre tour du monde, des amis viennent passer 10 jours avec nous en Argentine. A part BA nous souhaitons leur faire faire un petit circuit (on fera le reste nous mêmes plus tard :-). Avez vous des suggestions?

Merci d'avance
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Itinéraire de sept semaines en Argentine
Bonjour,

dans le cadre de notre tour du monde en famille, nous avons prévu de passer 2 fois en Argentine.

Séjour 1 : début juillet 2010 après le Brésil et les chutes d'Iguazu. Puerto Iguazu : 1 jour Posadas : 3 jours Paso de los Libres : 1 jour Colon : 2 jours Buenos Aires : 5 jours (puis départ vers Quito) La descente de PI à BA se ferait en bus (budget), d'où les étapes pour fractionner le trajet

Séjour 2 : début octobre en arrivant de San Pedro de Atacama Salta ou Jujuy : 3 jours Cordoba : 3 jours Mendoza : 4 jours Neuquen : 2 jours Bariloche : 5 jours Esquel : 2 jours Puerto Madryn : 4 jours El Calafate : 4 jours El Chalten : 3 jours (puis départ vers Puerto Natales au Chili) Tous ses trajets se feraient en bus de nuit, sauf Puerto Madryn - El Calafate que l'on ferait en avion

J'aimerais avoir l'avis de ceux qui connaissent bien l'Argentine pour savoir si toutes les étapes prévues valent le coup (le coût ?), et si certaines ne sont pas trop courtes ou trop longues.

Merci d'avance,

Fabien
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Itinéraire et budget Amérique du Sud et Centrale en 7 mois?
Hoi Hoi le monde!!!

Voila je commence à préparer un tour du monde pour le début d'année et j'ai quelques questions à vous poser, grand voyageur dans la vie et / ou dans l'ésprit.

Dans l'idée que j'ai pour ce TDM, j'aimerai relier Sandiago du chili au Mexique (en evitant la Colombie) en utilisant les transport en commun. La durée que je pense pour faire ce périple et visiter les pays traversés est de 7 mois. Que pensez vous de ce trajet??? et de la durée????

j'aimerai faire ce trip avec environ 750 Euros par mois! A votre Avis it's OK or NOT OK????? Voyageant à la rouuutard biensur!

Et es ce que quelqu'un sait si des bateaux relient l'Equateur au Panama????

Merci si vs pouvez me donner votre avis!!!!

J'aurai surment d'autres questions à venir!!!!!!

Ciao Ciao! DaV
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Avis sur un itinéraire de sept semaines entre Lima et Buenos Aires?
Bonjour,

Mon ami et moi préparons un tour du monde, départ prévu mi-novembre 2011... et on commence par l'Amérique du Sud ! J'ai préparé un itinéraire pour la première partie de notre séjour, pourriez-vous me dire si cela vous semble correct/faisable, si on rate des trucs à ne pas rater...? Nous ne connaissons pas du tout l'Amérique du Sud, ni l'un ni l'autre, et on souhaite la découvrir au maximum... Sans pour autant passer notre temps à courir !

Mercredi 16 novembre : Arrivée le matin à Lima - journée à Lima J 17 : Lima, puis bus de nuit pour Huaraz V 18 : Huaraz S 19 : Huaraz D 20 : Huaraz, puis bus de nuit pour Lima L 21 : bus de jour pour Pisco. Pisco M 22 : Excursion îles Ballestas, puis bus de jour pour Nazca M 23 : Nazca, puis bus de nuit Nazca-Arequipa J 24 : Arequipa V 25 : Excursion Canon de Colca S 26 : Excursion Canon de Colca, puis retour à Arequipa. Bus de nuit Arequipa-Cuzco D 27 : Arrivée à Cuzco - Marché de Pisac Du lundi 28 novembre au vendredi 2 décembre : Cours d'espagnol à Cuzco le matin, et visite des environs l'après-midi Du samedi 3 au mardi 6: Trek Choquequirao M 7 : Vallée sacrée J 8 : Vallée sacrée V 9 : Machu Picchu et retour à Cuzco le soir S 10 : Bus de jour Cuzco-Puno D 11 : Lac Titicaca côté péruvien L 12 : Lac Titicaca côté péruvien M 13 : Lac Titicaca côté bolivien M 14 : Lac Titicaca côté bolivien puis bus pour La Paz J 15 : La Paz V 16 : La Paz Du samedi 17 au lundi 19: Salar de Uyuni et sud Lipez M 20 : San Pedro di Atacama M 21 : San Pedro di Atacama J 22 V 23 S 24 D 25 L 26 : Iguazu M 27 : Iguazu M 28 : Buenos Aires J 29 : Buenos Aires V 30 : Buenos Aires S 31 : Buenos Aires D 01/01 : Buenos Aires L 02 : Avion Buenos Aires - Ushuaia

On a donc un trou de 4 jours entre San Pedro di Atacama et Iguazu. On pensait passer par Salta avec éventuellement une petite boucle Salta-Cachi-Cafayate-Salta en voiture de location, mais cela risque d'être un peu court... A moins de faire sauter une journée à Buenos Aires... On a déjà enlevé Sucre et Potosi en Bolivie, car sinon cela nous faisait trop presser, et notre priorité pour cette première partie de voyage était le Pérou, plus que la Bolivie. Enfin, est-ce que les 3 jours à Huaraz (donc en altitude) vous paraissent réalistes juste après notre arrivée ?

Bref j'attends vos retours pour y voir un peu plus clair !

Merci :-)
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Retour de dix-sept jours au Pérou
Ola!😉 Tout d'abord je souhaiterais remercier les membres de ce forum qui m'ont été d'une très grande aide quant à la préparation de mon voyage. Car oui, il faut une préparation! (enfin il vaut mieux...) Je suis allée, avec mon compagnon, au sud du Pérou du 6 au 22 octobre 2011. Je suis partie avec quelques appréhensions car je n'avais pas lu des choses très positives sur ce forum (manque d'hygiène, insécurité, mal d'altitude...). Je me disait que certains exagéraient, que c'est pas si terrible, mais en fait, tout ce qui a été relaté c'est avéré réel:

- dans les grandes villes règne un sentiment d'insécurité, cela vient du fait qu'il fasse nuit très tôt là-bas (18h) et aussi que la population nous sollicite beaucoup pour nous vendre tel ou tel truc, pour se faire prendre en photo avec eux... Le soir, il y a un monde fou dans les rues, on entend des klaxons en veux-tu en voilà, des pétards... Donc nous, petits touristes blancs, on est vites repérés.

- l'hygiène: l'horreur, moi qui suis infirmière et donc très à cheval sur l'hygiène, j'ai été traumatisée!🤪 Les assiettes dans les restos sont très bien présentées, la nourriture est très bonne mais il faut pas regarder les cuisines! ou les mains de certains serveurs et cuisiniers🤪. D'ailleurs on a chopé la tourista, pourtant on a fait hyper attention, on a bu que de l'eau en bouteille, mais on a aussi bu beaucoup de jus de fruits soit-disant "purs", va savoir si les fruits étaient bien lavés ou s'il n'y ont pas rajouté de l'eau? Bref, résultat: 24h d'hospit pour diarrhée ++++, vomissements et déshydratation au bout de 10 jours de voyage. Ça a un peu gâché le reste des vacances puisque l'on n' a pas pu faire le trek de 4 jours du chemin Inca (on y est allé en train)...😕

- le mal d'altitude: on le ressent dès 2500m: on est plus vite essoufflé à l'effort, on a un léger mal de tête mais c'est largement supportable. Quand on dépasse 4000m, aïe te duele mucho la cabeza! t'as la tête comme si elle allait exploser, des palpitations, très essoufflé même au repos... affreux... heureusement qu'on a fait qu'y passer en bus!

Sinon c'est un super pays avec des paysages très variés (déserts, dunes, oasis, montagnes, canons, jungle...;) C'est magnifique. La Machu Pichu est la plus belle chose que j'ai jamais vue, à couper le souffle!

En +, en étant français on peut bien profiter car nos revenus sont nettement supérieurs, même si ça fait de la peine de voir cette pauvreté.

Voili voilou si vous avez des questions n'hésitez pas!😛
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Tour d'un an de l'Amérique Latine
Bonjour à tous, j'envisage de partir découvrir les différentes cultures de l'Amérique latine avec un ami durant un an.Nous voudrions débuter notre aventure à partir du mois d'avril-mai 2009, ce qui nous laisse encore un an pour se préparer et mettre suffisament d'argent de coté. Le programme (pour l'instant plutôt brouillon) serait de commencer de Belém au Brésil puis de faire plus ou moins une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre, pour remonter par le Mexique et éventuellement terminer par les Bahamas... mais bon, on en est pas encore là...

J'aurais donc surement un paquet de questions à vous poser, mais on va y aller doucement... Premièrement, j'ai remarqué que dans la plupart des pays, le visa n'est pas obligatoire si on y reste moins de 3 mois, ce qui je pense est convenable pour nous, mais il y a l'histoire d'un billet de retour obligatoire à avoir sur soi. Le problème, c'est que visitant plusieurs pays, je ne saurais ni la date de retour, ni même de quel aéroport, de quel pays je repartirais.Si quelqu'un pouvais éclairer ma lanterne de ce côté...

De plus une question importante quand au déplacement, que me conseillez-vous? Achat de véhicule type van? location? La location n'est surement pas évidente du fait que nous ne reviendrons jamais sur nos pas. Savez vous si il existe un équivalent du lising possible sinon? Enfin, je vais arrêter là mes questions pour le moment et vous laisser répondre à votre tour. Merci d'avance.
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Péninsule de Valdes en octobre? (Argentine)
Dans le cadre de notre tour du monde, nous serons en Argentine 2/3 semaines à partir de mi octobre 2013. J'ai du mal à trouver des informations sur les animaux que l'on peut voir à cette période de l'année ds la péninsule de Valdès, les sites que j'ai trouvés ne me donnent pas tous les mêmes infos. En bref, est-ce que ça vaut le coup de faire un stop ds la péninsule fin octobre, a-t-on un max de chances d'y voir des baleines et/ou des orques ? Je pose la question mais en même temps je me doute bien que ce n'est pas une science exacte ... Merci d'avance pour vos réponses pour ceux qui connaissent ou bien ont une source d'information fiable. Cécile
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Itinéraire Pérou-Bolivie-Argentine-Chili en trois mois?
Bonjour,

Bonjour,

Lors de mon tour du monde je commence par ces 4 pays. Je voudrais savoir quel Itinéraire est le plus judicieux pour faire ces 4 pays en 3 mois de fin septembre à fin Décembre.

Je compte faire dans cet ordre et grandes Etapes : Lima-Puno-La paz-Salta-Buenos Aires-Ushaia et remonter le Chili jusqu'à Santiago. Avec 3 semaines au Pérou, 2 en Bolivie, 4 en argentine et 3 au chili approximativement.

Mes questions sont : où passer les frontières ? Quels moyens de transport utilisés entre les étapes au moins cher ? y-a-il des difficultés particulières pour ces pays ? quelles visites à ne manquer sous aucun prétexte ?

Tous vos conseils me seront utiles.

Merci d'avance
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Assurance voyage pour la Colombie
Bonjour atous, Je pars en Colombie en sept prochain et je me demander s il etait necessaire de souscrire une assurance, en cas d accident ou maladie ou vol ou je ne sais quoi. Si oui pourriez vous m eclairer sur les prix, et ou et comment l on souscrit ce type d assurance. d avance merci
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Itinéraire pour deux mois au Chili et en Argentine?
Bonjour à vous, voyageurs-conseilleurs ! Mon mari et moi entrependrons notre "mini" tour du monde cet automne, et on a un peu de mal à déterminer notre itinéraire sufisamment précisément pour pouvoir prendre nos billets... Que nous conseilleriez-vous pour 2 mois en Argentine/Chili au départ de Atacama (car nous arriverons de Bolivie), et sachant : qu'on veut impérativement descendre jusqu'en Patagonie qu'on aime la nature et que quelques jours dans un village perdu au milieu des Andes nous tente bien, qu'on doit repartir de Santiago de Chili ou éventuellement de Buenos Aires ?

Merci d'avance pour votre aide !! Car si on ne veut pas figer tout notre itinéraire, il faut au moins qu'on fixe les vols internes à prendre (Atacama-Santiago pour descendre plus vite ? Calafate-Santiago pour remonter plus vite ? ) mais sans risquer de louper quelque chose (je sais... impossible...).

Merci, et à très bientôt !! Karen
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Argentine - Chili en janvier-février 2012
Hello, Bonjour, Hola !😉

Nous allons faire un voyage d’un mois du mi janvier à mi février 2012 en Argentine Chili. Arrivée à Buenos Aires, puis visite de Salta et les parcs (3 jours), puis Iguazu (3 jours), avion pour El Calafate (6 jours Patagonie), puis Osorno ou Pucon (rester 2 -3 jours) - visite du volcan, parc, puis remontée en bus à Santiago + visite Valparaiso (3 jours), arrêt à Mendoza (1 jour), puis retour à Buenos Aires (2 jours). Tous les trajets en bus, sauf avion Iguazu – El Calafate.

1. Qu’en pensez vous ? Conseillez vous d’autres arrêts plus typiques, sympas ?

2. Comment faire la traversée en bus San Martin de los Andes à Pucòn ? Quelle cie de bus conseillez vous ?

3. Que conseillez vous Pucon ou Osorno ? Quelle visite ? Rando ? Trecking ?

Merci

Thank you

Gracias !

Merry Christmas, Joyeux Noël, Feliz Navidad!
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Comment rejoindre la Bolivie depuis Manaus (Brésil)?
Bonjour à tous,

Cet été j'aimerai descendre l'Amazone depuis Iquitos (Pérou) jusqu'à Manaus (Brésil). Cette portion de voyage ne me pose pas trop de problème, beaucoup d'informations sont disponibles. En revanche, il est plus difficile de trouver des informations sur comment rejoindre le sud de la Bolivie depuis Manaus... Par exemple jusqu'à Corumba. Je souhaiterais en effet passer par le sud pour rejoindre le salar d'Uyuni avant de remonter en direction du Lac Titicaca. Comment rejoindre le sud bolivien depuis Manaus? Bus ? Avions ? Si quelqu'un a des infos, je suis preneur...

Merci

Morvandiou 😛
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Voyage de cinquante jours au Pérou- Bolivie- Paraguay
Avec mon mari nous aurons la chance de vivre une expérience de 50 jours dans ces 3 pays.. Quels sont les vaccins obligatoires ou recommandés Connaissez vous des organismes capables de nous aider monétaire à vivre notre rêve qui serait du Canada..ils nous manquent environ 4.000$ et nous devons partir le 13 Septembre Température de Septembre au 31 oCTOBRE 2009 Est-ce que le travail en altitude pose de gros problèmes.. Nous nous magasions une assurance voyage à un prix raisonnable en auriez vous à nous proposer qui avec qui nous n'aurons pas de problème..

Merci de me répondre
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Iles Galapagos
Nous comptons nous rendre aux ile galapagos en Septembre 2005. Nous cherchons des gens qui ont déjà vécu cette expérience.

Est ce- que 6 jours suffisent ?

Quelles sont les prestations qui s'offrent à nous ?

Quel budget faut-il compter ?

Connaissez vous une bonne agence à Quito qui organise des excursions ?

Nous avons compté 700 euro par personne pour 6 jours, est-ce possible ?

Merci d'avance

Hélène et jacques
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Préparatifs pour Bolivie (Sud Lipez) - Chili (Le Nord) - Argentine (le Nord Ouest)
Hola Tous,

Mamie Boulet... le retour... Pour un nouveau départ.

Merci aux superbes carnets de Khastin, de Krikri, de Diamina, de Laurent, ils m'ont fait rêver quand je ne rêvais plus. Ils m'ont redonné l'Envie.

Aujourd'hui c'est décidé On part

Quand : Normalement en Octobre - Novembre 2013, mais ça peut changer et je parviens à décider MCT à venir avec nous

Où : Le désert d' A T A C A M A mais pas que...

Je voulais mettre des cartes mais... je suis toujours aussi douée. Je vais les envoyer à MCT il saura bien comment faire pour les mettre dans un post en dessous de celui-ci

le parcours

LA PAZ : 2 ou 3 jours d'acclimatation, quelques visites et un petit aller/retour sur le Lac Titicaca

PUTRE : 4 jours pour explorer l'extraordinaire Lauca National Park et le Lac Chungara pour faire une petite balade jusqu'à Arica, voir son superbe musée et visiter San Miguel de Azapa et - si on a le temps - remonter en A/R jusqu'à Visviri.

puis, par la piste de l'altiplano

Reserva Nacional Las Vicunas : des vigognes et des badlands Salar de Surire : des nandous et des geysers Parc National Isluga : des geysers, des sources chaudes, des lamas

OLLAGÜE : Un passage de frontière qui - j'espère - ne posera pas de problème

Descente vers SPDA en suivante les "bonnes" pistes du Sud Lipez - obligatoire une nuit à plus de 4000 mètres... ça va être dur...

Les 5 lagunes : Ramaditas, Honda, Charcote, Hedioda (réputée pour la concentration de colonies de flamands roses qui la peuplent), Canapa

Désert de Siloli et Arbol de Piedra

Laguna Colorada

Sol de Manana

Désert de Dali

Laguna Verde

Laguna Blanca

et on n'oubliera pas de se baigner dans les thermes entre les 2 aux pieds du Licancabur 😉.

Retour au Chili par le Paso Portuezuelo del Cajon

SAN PEDRO DE ATACAMA

Le Tatio et son désert 1 journée La Vallée de la Lune 1 journée La Vallée de l'Arc en Ciel et la Vallée de la Muerte 1 journée Rio Quepiaco - Salar de Pujsa - Reserval Nacional los Flamencos 1 journée en TO Tocoano - Laguna Chaxa - Quebrada de Jerez 1 journée Lagunes Miscanti et Miniques + la route jusqu'au Paso de Sico 1 journée

et peut-être (à vérifier il y a peut être des doublons chaque site ayant plusieurs noms 🤪) Yerbas Buenas Vallée Arcoiris (quoique je me demande si ce n'est pas la vallée de l'arc en ciel) Rio Grande La Quebrada del Diablo La Laguna de Pozuelos

Ascension du Cerro Toco (5604 m) Pas pour moi, pour le Grand s'il trouve un autre frappadingue de son acabit pour faire ce genre de truc

Et bien-sûr une nuit à l'Atacama Lodge pour l'Astronomique Tour mais surtout pour aller embrasser M et Mme Maury de la part de notre P.

En route pour l'Argentine via le Paso de Jama où nous verrons des "penitentes de nieve" j'espère...

PURMAMARCA et sa Montagne aux Sept Couleurs 1 journée

SALTA LA LINDA 2 jours farniente visite de l'Eglise San Franscico farniente visite de la Basilique farniente Petite excursion jusqu'au Mirador du Cerro Bernardo

En route pour le Nord

Sur la route de Tilcara s'arrêter à Maimara pour admirer la Paleta del Pinto (vérifier que ce n'est pas incompatible avec la Ruta 9)

TILCARA la Pucara de Tilcara et ???

HUACALERA (sur le Tropique du Capricorne)

Volcan Yacoraite

UQUIA Jolie église

UMAHUACA

Arcos del Diablo ou El Mirador del Hornocal ou Cerro Hornocal ou Nariz del Diablo (tout ça c'est a priori le même endroit. Il se mérite 25 km de piste comme on les aime pas et 1250 m de dénivelé 🤪 )

IRUYA rebelote piste de 60 km caillouteuse on monte à 4000 m pour redescendre à 2500 ! On va être en forme 🤪 mais il paraît que c'est beau alors... et le lendemain on refait la piste dans l'autre sens...

En route pour la Bolivie... La Quaica - Yavi - Villazon pas grand chose à voir. On roule...

TUPIZA Canon del Inca pour tester la randonnée trouvée par Christine 😉 Quabrada de Palata

UYUMI Autant de temps qu'il le faudra pour explorer le Salar ! et la Valle de Rocas

SUCRE vadrouille et farniente

Retour à La Paz

Envol pour Iguazu 4 jours (via Buenos Aires ?)

Envol pour Paris > Maison > On souffle !!!

Bien évidemment, toutes vos remarques, suggestions et tous vos conseils seront les Bienvenus

Ninou

PS MCT je t'envoie un doc par mail, si ce n'est pas trop compliqué, pourrais tu importer ici les 2 cartes du début, ensuite tu lis, c'est la même chose qu'ici mais avec des photos pour te donner envie...

PS2 Il y a deux sites que je n'arrive plus à replacer sur mon itinéraire. Salinas Grande et Quebrada de Chullin 🤪
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Colombie: vos conseils de sécurité?
Bonjour à tous !

Je sais que la sécurité en Colombie est un sujet épineux, j'ai lu beaucoup de sujet sur le forum à cet effet et il semblerait que l'oppinion sur l'aspect de la ''sécurité'' soit très partagé. Donc ma question porte plus sur le ''comment faire pour ne pas avoir l'air d'un gringos et être sécuritaire''. J'ai déjà visité l'Égypte (du temps où c'était plus calme qu'aujourd'hui), mais c'est le plus grand dépaysement que j'ai vu en tant que Canadien jusqu'à maintenant. Donc, en tant que jeune de 21 ans, j'ai définitivement besoin de conseil pour ne pas y laisser ma peau, mais ne pas rester enfoui sous les couvertes de ma chambre d'hotel.

J'aimerais aussi connaître vos suggestion pour les villes à visiter entre Quito et Bogota. J'ai environ 8 jours pour faire le trajet. Ainsi que sur les précautions/choses requises pour les Douanes.

Merci d'avance!
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Le Pérou: destination très populaire mais...
Je tiens simplement à faire une remarque, après avoir compris à quel point le Pérou est la destination touristique par excellence d'Amérique du sud. J'ai toujours l'impression que les gens veulent vivre une aventure dans des régions éloignées, comme des aventuriers ou des conquistadores, pour revenir à l'unique endroit non-exploré et faire d'eux même des grand explorateurs. Mais se rendent-il compte à quel point le Pérou est depuis longtemps la "gringo trail" de l'amérique latine? L'endroit où les hordes de touristes et de voyages organisés débarquent, et marche en rang dans les lieux touristiques comme à Disney World 😄. Les bandits aussi l'ont compris, ce qui fait du Pérou une destination plus dangereuse pour le vol et les agressions que la Colombie ou le Vénézuela.

Ce phénomène de masse apporte son lot de problèmes. Entre-autre, ne jamais avoir la possibilité de marcher sans se faire vendre pleins de gugusses aux 2 coins de rue, et autres trucs non-plaisants des lieux hyper touristiques. De plus, arriver au sommet du Machu Picchu et s'attendre de voir la brume et le mystère planner, pour finalement découvrir des hordes de touristes prendres de photos et embrasser les roches qui dégagent une "énergie mystique", à en donner mal au coeur.

Quand je voyage, j'ai envie de décrocher, de partir dans un monde non-fake (donc non touristique le plus possible car : qui dit tourisme de masse, dit fake nécessairement). Pourquoi pas visiter des endroits pour les gens, et sans toujours suivre les 3-4 "must-see" des guides de voyage. Les pays resteraient peut-être plus authentique de cette façon. J'ai préféré aller en Équateur au lieu d'aller au Pérou, pour éviter les hordes de touristes, et je ne pense pas que ce soit un mauvais choix nécessairement.

L'idée est simplement de trouver des façons différentes et originales de voyager, et de découvrir de vrais endroits qui en valent la peine, pas nécessairement grandiose comme le Machu Picchu, mais qui peuvent offrir une plus grande satisfaction personnelle au vogayeur.

Lors de mon voyage en inde, j'ai préféré de beaucoup manger chez l'habitant à Varanasi et partager des moments magiques que de visiter le Taj Mahal, même si j'y suis allé parce que mon copain voulait absolument le voir. La visite de ce monument était agréable mais non essentielle, vraiment.

Je vais surment me faire dire que le Pérou n'est pas un pays plein de hordes de touristes et blablabla par tous ceux qui y sont allé, mais je ne crois pas être très loin de la vérité en disant que tout la bas est over-raté, comparativement au reste de l'amérique du sud qui mérite une plus grand attention.

JS
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Itinéraire de sept mois en Amérique du Sud
Bonjour a tous ,

Voila je pars en novembre 2010 et rentre en mars 2011 soit 7 mois en amerique du sud,

JE galère pas mal pour tracer mon itinéraires sachant que les pays visité sont ;

Equateur Pérou ( machu pichu ) Bolivie Chili Argentine ( Ushuaia, chute Iguazu ) Brésil ( descente de l'Amazonie)

Quelqu'un pourrait il m'aider pour tracer l'itinéraire sachant que j'aimerais tomber dans la bonne période pour les sites notés ci dessus

Manaus en mars est il réalisable ?

Je sais que l'on ne peut pas être de partout au meilleur moment mais svp un petit coup de main
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Dix-sept jours en Patagonie au mois de mars
Bonjour à tous,

Nous partons 17jours pour la Patagonie mi mars / début avril. J'ai deja une bonne idée de mon trajet et des sites où je veux aller : 2j : peninsule Valdès 3j : region Bariloche 4j : Bariloche - El Chalten 1j : El Chalten 2j : Parc des glaciers 5j : Parc torres del Paine

Maintenant que j'ai planté le décor, voila toutes mes interrogations, disons un peu plus logistique... où j'ai s'érieusement besoin de vous.

Peninsule Valdès : Est ce qd meme intéréssant à cette époque ? J'ai bien compris que c'est mort pour les balenes mais je serais très decue de ne pas voir phoque, manchot et élephants de mer. Qu'en pensez-vous?

Trajet en bus de nuit pour aller à Barioche, environ 15h de ce que j'ai pu lire. Y a t-il bien des trajets quotidiens et nocturnes ?

3j region de Bariloche : Est ce assez ? Faut il mieux les passer à barouder en voiture ou y faire quelques randos ?

Trajet Bariloche : El Chalten : c'est le gros point d'interrogation de mon voyage. Louer une voiture, pas de souci, par contre, ce sera pas un 4x4. J'ai lu ds les guides qu'il est sympa de faire Bariloche - Perito Moreno (la ville) via la carretera austral au Chili puis Perito Moreno - El Chalten via la route 40. Combien de km et de temps faut il prévoir pour ces 2 portions ? Moi je n'ai que 4j en tout... j'ai peur que ca fasse court. Etes vous d'accord sur ce choix ? Car j'ai aussi lu que la partie chilienne qui va jusqu'à El Chalten est aussi magnifique. Bref aidez moi à me concocter 4j sympa où je passe par des paysages fabuleux sans non plus que cela devienne une vrai course contre la montre où il n'y a pas de temps pour s'arreter.

El Chalten: tout le monde dit que c'est très beau mais je comptais y rester seulement 1j pour faire la rando à la laguna de torres. Est ce suffisant pour avoir un bel apercu du coin ? Est ce la rando la plus intéréssante à faire sur 1 jounée ?

Parc des glaciers : J'entends beaucoup parlé du traditionnel tour en bateau sur le Lago Argentina d'une journée. C'est apparemmnt très beau mais hyper touristique au point que des gens ont été decus de la ballade. Y a t-il un autre moyen type voiture pour visiter ce lac ? Cela vaut-il le coup même si cela peut avoir parfois un coté attrape touriste ?

Parc Torres Del Paine : On envisage de faire le circuit W, quel est la difficulté réelle du trek ? N' y a t-il pas un trek tout aussi beau un peu moins long ? Est ce utile d'y aller meme si le temps est horrible ?

Enfin, avez vous une idée du prix du surcout au niveau des locs de voiture lorsque l'on ne laisse pas la voiture la ou on l'a prise.

Merciii beaucoup pour votre aide, j'ai du mal à avancer sur mon voyage sans toutes ces réponses.

Stef
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Itinéraire de dix-sept jours au Pérou
Bonjour, que pensez vous de cet itinéraire pour 17 jours au Pérou (sans trekking ou presque).

1: Québec - Lima 2: Lima, visite de la ville 3: Lima-Arequipa, visite et acclimatation a 2, 700 m 4: Canyon du Colca, acclimatation a 3, 800 m 5: Canyon du Colca, observation du vol des condors 6: Arequipa, Repos 7: Puno, repos et visite de la ville, soirée folkorique, musique et danses. 8: Puno, acclimatation a 3800 m 9: Amantani, visite des iles flottantes et soirée chez les paysans a 4000 m 10:Puno, repos 11: Puno, visite des sites archéologiques, Lac Titicaca 12: Cusco, repos et visite de la ville a 3600m 13: Vallée Sacrée des Incas (visite de plusieurs villages typiques) 14: Machu Picchu, visite du site 15: Cusco, repos 16: Lima, prendre soleil, allez a la plage 17: Lima Québec

Qu'en pensez vous. Pas de trekking (raisons pour cela).

MErci
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Voyage de sept semaines au Brésil: les immanquables?
Bonjour, je vis à Buenos Aires et je compte partir au bresil 7 semaines du 15 decembre à fin janvier. Nous avons choisi de faire la region du nordest car on aimerai s'eloigner un peu de la ville. On aimerait qd meme passer par RIo mais comme on est 2 petites nanas on a un peu peur que ce soit dangereux, en meme tps on vit à Buenos AIres. Bref quel conseils Rio est ce à ne pas rater surtout n cette periode de fete. Ou est ce que 7 semaines dans le nordest c deja bien? Quels sont les immanquables du bresil. Est ce possible de voyager buenos aires rio en avion et rio salvador en bus?

Voila bcp de questions Merci de vos reponses et n hesitez pas à fre circuler les bons plans. Besos
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Itinéraire de sept semaines pour découvrir le Brésil
BONJOUR A VOUS on a besoin de vos conseils....

nous serons au bresil du 14 juillet au 3 septembre on arrivera de la bolivie et repartira de rio de janeiro on commencera par le pantanal ensuite je me demande quoi choisir pour voir de belles choses sans passer notre temps dans les transports... l'idée serait d'aller ensuite a foz de iguaçu pour voir les maqnifiques chutes... puis manaus ou belem pour l'amazonie????a votre avis?? ensuite sao luis pour le parc des lençois?puis recife pour rejoindre salvador de bahia et ensuite rio on pensait prendre un pass en avion mais apparemment les brazilairpass proposés sont valable 21 jours max. existe il des pass pour 50 jours???????? et peut on faire

CAMPO GANDE/IGUAçU IGUçU/MANAUS OU BELEM MANAUS OU BELEM/SAO LUIS SAO LUIS /RECIFE SALVADOR /RIO

pensez vous que c'est trop ambitieux ou faisable tranquille??? merci pour vos précieuses reponses
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Tour de l'Amérique Latine en un an
Bonjour à toutes et à tous, je prépare un voyage d'un an en Amérique latine avec un ami, et nous débuterons cette grande aventure le 18 septembre 2009 avec pour point de départ l'Equateur. Nous voulons faire le tour de l'Amérique du sud avec à peu près dans cet ordre : Equateur Pérou Bolivie Chili Argentine Uruguay? Paraguay? Brésil Vénézuela Colombie Panama Costa Rica? Nicaragua? Honduras? El Salvador? Guatemala? Mexique (est) Cuba?

Les "?" marquent des pays facultatifs pour le moment, à voir justement selon le temps que nous auront...

Ma question est: en 1 an, je sais bien qu'on ne pourra pas tout voir et tout faire, mais si on veut profiter au mieux de ces pays, combien de temps faudrait-il compter approximativement pour chaque pays? Faites moi part de vos suggestions en fonction de vos connaissances de chacun de ces pays svp.

Nous voyagerons petit budget (environ 8000 €/pers), nous ne sommes pas spécialement trek (mais pas contre une rando de temps en temps), et nous voulons surtout découvrir les gens, leur culture, et bien entendu voir de splendids paysages... Merci.
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