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Voyager au nord Birmanie
Nous partons à 4 en octobre. Nous souhaitons aller dans le nord et redescendre en bateau sur l'Ayeyarwady. Nous cherchons des infos de voyageurs y étant allés récemment. L'accès à Myitkyina et Bhamo est-il ouvert aux touristes ? (en rouge, sur site Ministère affaires étrangères). Au vu des guides, pour aller à Myitkyina, il semble nécessaire de prendre le train depuis Mandalay. Puis, bateau ou bus jusqu'à Bhamo. Puis bateau vers Mandalay. Avez-vous fait ce type de circuit ? Quelle durée prévoir, est-ce très aléatoire ? Quel type de bateau conseillez-vous ? Ferry ou bateaux rapides ? Si Ferry, peut-on trouver des cabines ou faut-il rester sur le pont ? Si bateaux rapides, est ce facile de trouver un hôtel pour la nuit aux étapes ? Merci de toutes infos sur cette région
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Carnet de voyage Myanmar août 2012
Pourquoi le Myanmar ? J’emploierai Myanmar et non Birmanie, tout simplement parce que les habitants eux-mêmes désignent leur pays par ce nom ! Je voulais découvrir d’autres facettes de l’Asie et la partie bouddhiste était jusqu’à présent lacunaire. Deux amis qui connaissent bien l’Asie du Sud Est me recommandaient chaudement le Myanmar. De plus, avec la libération, relative, de la société, la tentation devenait plus grande de visiter un pays avant d’être, peut être, la proie d’un tourisme de masse. Nous sommes ravis de notre choix. Le Myanmar est sans conteste un de nos pays coup de cœur ! Mais la force principale du pays vient de ses habitants. Attentifs, curieux sans être envahissants, gentils et attentionnés, la visite du pays vaut avant tout pour son peuple.

Voyager au Myanmar Ce n’est pas le pays le plus développé du sous continent, ce qui fait en partie son charme, mais ne conviendra pas à tous. Si vous voulez voyager sans vous fatiguer, c’est possible, mais votre porte monnaie en prendra un coup. Les billets d’avion sont chers. Il faut compter au minimum 100 $ pour relier Yangon au lac Inle. Ethiquement, savoir qu’une partie ira aux mains du gouvernement peut en rebuter certains. Dans l’ensemble le réseau de bus est plutôt bon (du moins sur les grands axes) et peu onéreux. Nous l’avons privilégié. On peut trouver des taxis partout, que ce soit pour une course ou pour la journée. Sachez que les prix ont bien augmenté ces derniers mois. Dans certains hôtels, il y a une note indiquant qu’une hausse des tarifs a eu lieu le 1er mars 2012. Excusez nous pour le dérangement. Si vous êtes perdus, les gens viendront à votre secours gentiment et de façon désintéressée. On arrive toujours à trouver quelqu’un sachant parler anglais parfois même quelques francophones. Par contre, si vous voyagez en haute saison, pensez à réserver vos hôtels et guesthouses ! Dernier point, la météo. La mousson en août est tout à fait supportable. Les plaines de Bagan et Mandalay ne sont que peu mouillées. Yangon se prend quelques rincées en fin d’après midi. Le temps au lac Inle est très changeant et nous avons eu de la chance. Par contre attendez-vous à découvrir un sol détrempé et boueux si vous faites un trek à Kalaw. Nous avons fait le tour classique, Yangon, Mandalay, Bagan, Inle. Si ce sens là est le plus emprunté sans que je sache pourquoi, nous avons choisi de l’inverser. Nous avions besoin de commencer par la nature afin d’être dans le bain rapidement et non pas par une grosse ville étouffante comme Mandalay. Bonne pioche ! Un conseil : ne vous précipitez pas forcement sur toutes les pagodes que vous croiserez, vous friserez peut être l’overdose avant même la fin du voyage.

Touristes au Myanmar Ceux qui souhaitent éviter le tourisme de masse genre Thaïlande, peuvent aller au Myanmar sans souci, l’été du moins, qui représente la basse saison. Il y a certes du monde dans les endroits phares, comme la pagode Ananda de Bagan ou Inwa prés de Mandalay. Mais cela reste tout à fait supportable pour ceux qui connaissent l’Inde. De plus, nous avons croisé beaucoup de voyageurs indépendants et énormément de Français. La plupart d’entre eux ont un excellent état d’esprit. Les vacanciers, souvent des groupes de Japonais, Vietnamiens ou de plus en plus de Chinois, et bien… euh… nous n’avons pas eu l’occasion de les fréquenter, dirons nous… Platon disait qu’il n’y avait rien de plus bête qu’une foule. Par contre le nombre de touristes explose en ce moment. Les Birmans eux-mêmes nous disent que le contraste est saisissant entre l’été 2011 et l’été 2012. Dépêchez vous d’y aller !

Situation du Myanmar Le pays est très pauvre. Ne voyagez pas avec des œillères. Même si elle est moins affichée qu’en Inde, les gens vivent dans une extrême précarité. Sortez un poil des sentiers battus et elle vous sautera aux yeux. La junte militaire a en cela bien fait son travail… Aujourd’hui les habitants peuvent parler librement de politique. Nous n’engagions jamais la conversation et nous attendions qu’elle apparaisse dans la discussion afin de ne pas mettre le Birman dans une situation compromettante. Mais si cette précaution pouvait être justifiée il y a encore un an, aujourd’hui elle n’est plus nécessaire. Attention quand même à qui vous parlez. Aujourd’hui, les gens affichent leur amour à Aung San Suu Kyi, des clubs politiques fleurissent, des pubs, des posters, et autres merchandising à son effigie. Les habitants à qui nous avons parlé semblent partagés entre optimisme et fatalisme. Ils croient au retour de la liberté mais après 50 années de dictature, ils savent que la démocratie est un idéal bien difficile à obtenir et plus encore à conserver. Les taxis ne peuvent que décélérer devant l’ancienne résidence surveillée d’Aung San Suu Kyi. Sinon, dixit le chauffeur « les militaires peuvent m’inquiéter ». Il m’a à cette occasion donné son porte clef à l’effigie de the Lady et de son père. Cadeau que je garde bien précieusement…

Guillaume
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Quatre seniors et trois côtes cassées en Birmanie
PREPARATION

- Voyage à 2 couples de seniors préparé par mes soins avec l'aide du forum . ( de mi-février à début mars )

- Itinéraire changé maintes fois pour optimiser les déplacements. Vol de Paris à Bangkok. ( AF pour nous et Qatar pour nos amis ) Puis vol de Bangkok à Mandalay ( sur Air Asia ) Retour sur Bangkok de Yangon.

- Choix de prendre une voiture avec chauffeur pour faciliter certains trajets entre autres dans le sud-est , et...de fil en aiguille , on a rallongé le nombre de jours avec chauffeur pour notre plus grand plaisir et surtout confort . Je sais que les bus de nuit sont très confortables , mais on préfère voyager de jour pour voir les paysages et pouvoir s'arrêter au gré de nos envies . De plus , les bus de nuit arrivent très très tôt à destination , ce qui rend certaines situations assez délicates ...je le répète : on est 4 seniors , et on préfère dormir dans un lit . C'est un choix assumé . D'ailleurs , je fais ce carnet avec un peu de retard mais c'est pour répondre aux questions des voyageurs de nos âges .

- Les hébergements avaient été réservés par mes soins depuis la France sur booking.com ou Agoda , pour des raisons de budget , de confort et d'emplacement . Nous ne descendons pas dans des hotels de luxe , mais nous souhaitons un minimum de confort : chambre propre , salle de bain privative avec eau chaude , clim et frigo , et situé dans un environnement qui nous permet de sortir seuls , à pied , pour diner . ( j'ai fait une moyenne de nos prix de nuitées : moins de 40 euros pour 2 avec les petits déjeuners )

ITINERAIRE : - Mandalay : 3 nuits - Bagan via Monyva ( en voiture ) : 4 nuits -avion de Bagan à Hého . voiture à l'aéroport pour visite de Pindaya et dépôt hotel au lac Inlé . - lac Inlé : 3 nuits )bateau privé sur le lac . Visite en voiture à Kakku. - train pour Kalaw . ( 1 nuit) - départ pour le sud en voiture : rocher d'or ( 1 nuit en bas à Kinmun) - 3 nuits à Moulmein - 2 nuits à Hpa An -Yangon : 2 nuits
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Retour sur 3 semaines au Myanmar avec un enfant de 4 ans (budget inclus)
Vingt-quatre heures après avoir rejoint notre petite Belgique, je vous propose, comme promis à certains, un retour sur notre voyage au Myanmar qui s'est déroulé durant ce mois d'octobre.

Pour nous situer, nous sommes un couple voyageant avec une fille de (presque 4 ans). Notre voyage n'est plus particulièrement orienté budget (en 10 ans de voyage, il semblerait que l'on se soit embourgeoisé, passant de backpacker à poshpacker pour reprendre les défnitions anglosaxone, mais on assume). On cherche la qualité au meilleur prix.

Ces deux points étant probablement le principal intérêt de ce post (des budgets, on en a eu déjà pas mal sur ce forum, notre itinéraire n'avait pas grand chose de spécial non plus, mais rare sont les retours avec des jeunes enfants et/ou pas trop orienté budget).

C'est parti.

Comme très souvent, nous avons voyagé avec KLM, Thalys de Bruxelles à Amsterdam et vol direct jusque Bangkok. Total pour 3: 1361,16 euro (c'est jamais très cher KLM avec le départ en train).

Etant donné que mes parents terminaient pour leur part leur voyage en Thailande Laos (j'avais organisé leur premier voyage en Asie pour les 60 ans de ma mère, ils en sont revenus enchantés, voire transformés), nous avions prévu de nous retrouver 24h à Bangkok, nous y avons donc passé une nuit plus que confortable au Plaza Athenée by the Méridien, étage exécutive, donnant accès au club (boisson soft toute la journée et soirée avec petit buffet et boisson alcoolisée gratuite, dit comme cela ça ressemble à rien, mais on est devenu fan des étages exécutives pour cette raison; essayez une fois, vous comprendrez). On conseille tout à fait cet hotel, petit déjeuner énorme, personnel avenant, literie de superbe qualité. Prix 120 euro

Nous avons ensuite rejoint Yangon en avion avec Airasia; vol sans encombre. Prix A/R pour trois avec deux valises en soutes: 283 euro

Arrivé à l'aéroport de Yangon, aucun problème pour passer l'immigration, ils sont charmants (c'est souvent le cas lorsque l'on voyage avec Alix). Pour info, on avait fait notre demande de via directement à l'ambassade en Belgique Cout: 3 x 25 euro: 75 euro Taxi jusqu'à notre guesthouse: 10$

Nous avions réservé une chambre pour deux nuit à l'hôtel Alamanda. http://hotel-alamanda.com/ Ca a été LA déception du voyage.

On avait hésité à réserver dans un des grands hôtels de la ville, la différence de prix en s'y prenant un peu à l'avance n'étant pas énorme dans l'absolu et avions préféré choisir cette guesthouse, les reviews étant bonnes, ça semblait être le genre de logement que nous recherchions. Pour nous, la différence entre la guesthouse et un gros hôtel se trouve dans l'accueil et l'athmosphère du lieu. Si on sera moins attentif au confort global, voire même à la propreté, on s'attend à une ambiance plus chaleureuse, un accueil un tant soit peu personnalisé. Que dalle.

Je ne prétends pas que les lignes qui suivent soient objectives, vu combien mon expérience semble s'éloigner de l'avis général, mais bon, c'est mon ressenti. Pas un bonjour (ni en anglais/français/birman) en arrivant. Pas d'info sur la ville. Chambre grande mais sans charme particulier. Essuies sentant l'humidité. Eau de la salle de bain brune (je pensais que c'était la norme pour le Myanmar mais ça ne s'est présenté qu'ici) Par contre excellent déjeuner.

Au final, je pense que les proprios français s'investissent plus dans leur restaurant et leur clientèle d'expats locaux (ils avaient d'ailleurs organisé une grosse soirée vin/tapas pour cette clientèle -on nous a bien dit que c'était pour les expats, mais on pouvait venir si on voulait), que dans la partie guesthouse.

Enfin soit, on a pas été conquis par l'endroit. Prix pour deux nuits: 240$ (oui, ça pique)

Pour voyager dans la ville, nous avons fait appel à divers taxi. 3000 kyats la course en général. 6000 pour rejoindre la station de bus.

Nous avons commencé par la promenade proposée dans le lonely, dire de s'acclimater doucement. Gratuit, mais dispensable je dirai. Notez que le parc qui était décrit comme payant dans le guide ne semble plus l'être. Chouette plaine de jeu, mais pas sécurisée du tout, donc faites gaffe avec les tous petits.



Petit tour dans les marchés, achat d'une ombrelle/parapluie pour Alix (3500kyats) car le soleil tape très fort. Ensuite, nous sommes allés au lac Kandawgyi.



Plein de restos proposant de délicieux hotpot pour pas grand chose s'y trouvent.

De là, on s'est dirigé à pied vers la pagode Schwedagon (un peu loin à pied sous le soleil, mais en marchant sur la passerelle qui longe le lac, c'était encore sympa). Passerelle: 2000 kyats



Pagode: 16000kyat (Alix ne paie pas)



L'endroit est bien entendu superbe. Il est conseillé d'y aller en fin de journée, nous sommes arrivés en milieu d'après midi et sommes restés un temps certain pour profiter de l'endroit. En fin de journée, de nombreux groupes arrivent et les touristes sont aussi nombreux que les birmans, vous voilà prévenu.



De yangon, nous avons pris un bus VIP pour Bagan partant en soirée. Quand je dis VIP, c'est un bus 2 + 1, donc seulement trois sièges de front. Plus cher que le bus 2+2, mais pas beaucoup plus, le gain en confort est énorme. Proposé pour l'instant uniquement par la société joyous journey sur ce trajet, l'expérience a été très bonne, énorme place disponible, hotesse à bord du bus au petits soins, repas, boisson, et calme. Les billets ont été acheté pas loin du stade (tous les bureaux de ventes semble s'y trouver) Prix: 54000 kyats pour nous trois (en comparaison, le bus 2+2 était à 45000 pour trois). Possibilité de transfert du bureau à la station de bus 1000kyats/pers. Nous avons pris un taxi depuis la guesthouse (6000kyats, donc même prix vu qu'il faut prendre un taxi pour rejoindre le bureau de vente de ticket).

Notons la présence d'un temple juste à coté de la station de bus, sympathique à visiter en nocturne.



Total dépensé jusque là: 2066,5 euro

A suivre
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Situation et sécurité à la frontière thaï-birmane?
Bonjour,

je serai à Mae Sot dans un mois car je veux faire un trek dans ce coin thailandais très pres de la frontière birmane. Je voulais savoir si la situation actuelle en Birmanie à changer la situation dans ce coin. Par exemple, y aurait-il un nouveau flot de réfugiés birmans fuyant le régime? Ou bien des tensions entre l'armée thai et les insurgés birmans? Je sais que c'est un coin qui peut être assez tendu, j'aimerais donc plus d'infos à ce sujet.

Merci
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Birmanie après le passage du cyclone Nargis
Courrier International

Asie AIDE • "Trop tard, tout le monde est déjà mort" Trois semaines après le passage du cyclone, la junte militaire a fini par accepter que quelques équipes humanitaires étrangères accèdent aux zones sinistrées. Mais les besoins restent considérables. L'aide internationale arrive au sud de Rangoon, le 24 mai AFP Rangoon. Dans une petite salle mal aérée, une équipe d’experts européens en secours d’urgence donne des instructions à un groupe de bénévoles birmans à l’œuvre dans la région du delta de l’Irrawaddy, durement touchée par le cyclone. “Montrez-nous des photos de ce que vous voyez”, leur demande le chef d’équipe, titulaire d’un doctorat en gestion des catastrophes. “Nous essaierons de vous dire ce qu’il faut faire.” Voilà à quoi en sont réduits les secours aux sinistrés birmans : des opérations clandestines et par personnes interposées. Depuis que le cyclone Nargis a frappé, des organisations humanitaires et des agences de l’ONU sont prêtes à faire bénéficier le pays de leur aide et de leur savoir-faire. Mais jusqu’ici le régime militaire birman a empêché la plupart des humanitaires étrangers d’entrer dans le pays et n’a autorisé qu’un accès limité à la région du delta. L’équipe d’experts européens de Rangoon tente de transformer en quelques heures des bénévoles inexpérimentés en travailleurs humanitaires. Leurs instructions vont des conseils simples mais sages tels que “Choisissez un chef d’équipe et ayez toujours un sifflet sur vous” à des mesures essentielles d’aide comme “Evaluez les besoins en eau potable, puis en nourriture, en hébergement, en installations d’assainissement et en soins médicaux”. Il se dégage des commentaires des bénévoles présents que le principal sujet de préoccupation – l’accès à l’eau potable – a été provisoirement réglé par les pluies tombées récemment. ­En ce qui concerne la nourriture, la myriade de canaux du delta constitue une réserve de poissons, mais, selon certains témoignages, beaucoup de survivants craignent d’en manger en raison des milliers de cadavres qui flottent toujours sur l’eau. A Rangoon, la rumeur court que sur un marché un poissonnier a trouvé un doigt humain dans le ventre d’un gros poisson qu’il était en train de découper. Même si la réunion d’information peut être utile aux bénévoles, elle est frustrante pour une équipe chevronnée qui a l’habitude d’opérer en ­première ligne. “Ce n’est pas ainsi que j’aime travailler”, déclare l’un de ses membres. “Je ne tiens pas à rester assis ici à donner des cours. Je veux être sur le terrain. J’ai besoin d’action.” Pour compenser le manque ­d’assistance du gouvernement et d’aide internationale, la population prend elle-même les opérations en main. Une nuit, dans la maison d’un riche homme d’affaires birman, j’ai regar­dé les images que son équipe avait filmées pendant une intervention. Ils avaient loué un gros bateau pour sillonner certains des secteurs les plus dévastés, au fin fond du delta, et distribuer des vivres, de quoi s’abriter et du carburant pour alimenter les pompes des puits. Un médecin de ma connaissance vient de recevoir le feu vert pour l’établissement d’un centre de secours dans une ville du delta. Cette femme s’apprête à traiter les urgences – infections de la peau, coupures, diarrhée et troubles respiratoires –, mais dans certaines zones la question tout aussi urgente de l’hébergement n’a pas encore été réglée. “Beaucoup de gens n’ont nulle part où aller, dit-elle. Il ne leur reste plus rien. Certains se sont retrouvés totalement démunis après la tempête. Ils n’ont ni maison, ni famille, rien, pas même des vêtements.” aucune information précise et peu de bonnes nouvelles Les organisations d’aide lancent des mises en garde sur les conditions d’assainissement, désastreuses, les risques d’épidémie et les régions qui n’ont encore reçu aucune espèce d’aide. Mais nul n’a d’informations précises sur la situation qui règne dans le delta. Comme le fait observer, à Rangoon, le porte-parole d’une grande organisation humanitaire, “pour le moment c’est juste un puzzle que nous tentons de reconstituer”. Chaque matin, je parcours le New Light of Myanmar, l’organe officiel du régime. Les photos et les articles publiés par ce journal dépeignent des opérations de secours efficaces et réussies, à l’opposé des témoignages directs qui me parviennent. Même si une “percée majeure” dans la distribution de l’aide a été annoncée après la rencontre, le 22 mai, du secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, avec le général Than Shwe, il y a peu de nouvelles positives sur le terrain. J’entends de plus en plus souvent parler de survivants qui s’étaient réfugiés dans des écoles ou des monastères et qui sont reconduits de force dans leurs villages dévastés. Les Birmans avec lesquels je me suis entretenue jusqu’ici ont accueilli la nouvelle d’un changement d’attitude de la junte avec scepticisme et peu d’entre eux sont prêts à lui pardonner son intransigeance initiale. Un bénévole m’a raconté qu’il avait ­rencontré dans le delta des villageois qui se rendaient à pied dans des villes plus sûres et qui avaient croisé en ­chemin des survivants auxquels ils n’avaient pu porter secours. Il avait le sentiment qu’un grand nombre de gens auraient pu être sauvés si le gouvernement avait réagi plus vite et autorisé l’acheminement de l’aide internationale au moment critique. “A quoi ça sert ?” a-t-il demandé d’un ton las en apprenant l’autorisation de l’aide des Nations unies. “Il est trop tard, tout le monde est déjà mort.” Emma Larkin The Sunday Herald
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Aung San Suu Kyi: merci pour elle....
Pour ceux qui sont dans la region, voici la lettre d'information que je recois de la part de l'organisation http://www.asskforfreedom.org

Chers amis Merci à tous de vos si nombreux soutiens, le chiffre des signataires grimpe chaque jour ! joint une photo d’ASSK qui vous servira à vous faire un masque, comme un masque de carnaval quand nous étions enfants, il faut y faire des trous pour les yeux et deux petits trous aux oreilles (pensez à consolider le papier avec du scotch à cet endroit), pour le porter. Où? Le salon du livre cette année met l’Inde à l’honneur.Le gouvernement indien vient de signer un accord “armes contre gaz” avec la junte birmane (cf.”L’Inde courtise la Birmanie et son gaz” asskforfreedom/reportages)!!!!!

Nous avons donc décidé de nous retrouver tous dimanche prochain, au salon du livre, porte de Versailles, pour un sitting silencieux lors d’une manifestation dédiée à l’Inde. Donc si vous voulez participer vous devez: - Imprimer la photo, autant de fois que vous avez d’amis prêts à vous suivre, découper les trous des yeux, fixer une ficelle aux oreilles (n’oubliez pas le scotch pour pas que ça ne se déchire pas!), emporter le masque avec vous et nous retrouver au point de RDV à l’heure que nous vous confirmerons demain.Nous rentrerons ensuite et mettrons les masques devant le lieu où nous ferons le sitting. Vous trouverez un exemple de ce qui a été fait à Bangkok dans la photo qui est également attachée à ce mail. Évidemment ce genre d’action n’a de sens que si il y a du monde, alors venez, venez nombreux pour faire entendre notre silence. Merci encore de vos encouragements, de votre croyance en la justice, merci pour tous ces êtres qui rendent le monde meilleur.. ASSKFORFREEDOM
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Birmanie, Total: le scandale continue...
Total est à nouveau rattrapé par ses liens troubles avec la junte birmane. Dans un rapport publié aujourd’hui, que Libération a pu lire en avant-première, l’ONG américano-thaïlandaise Earth Rights International (ERI) accuse le géant pétrolier français et son partenaire américain Chevron (ex-Unocal) d’être les principaux soutiens financiers de la junte, au pouvoir depuis 1962, ainsi que d’avoir «contribué à un haut niveau de corruption en Birmanie» et de se rendre indirectement complice de «travail forcé et d’exécutions» sur le site du gisement gazier de Yadana, dans le sud du pays (1). Contactée hier par Libération, la direction de Total n’a pas souhaité s’exprimer avant d’avoir lu ce rapport. Après deux ans d’enquête, ERI révèle que le gisement de Yadana a permis au régime birman d’engranger 4, 83 milliards de dollars (3, 31 milliards d’euros) entre 2000, début de l’exploitation du site, et 2008. Sur la même période, les enquêteurs avancent que «Total aurait perçu approximativement 483 millions de dollars [331 millions d’euros]et Chevron, 437 millions de dollars [299 millions d’euros] après avoir déduit 30% de taxes imposées par le régime et 10% de coûts de production». MANNE. Selon les enquêteurs «75% des revenus du projet Yadana vont directement au régime militaire». Loin d’être versée au budget national, cette manne détournée par les généraux «est localisée dans deux grandes banques offshore à Singapour, réputées pour abriter des fonds des gouvernements de la région et des diasporas». D’après ERI, il s’agit d’une part de la «Overseas Chinese Banking Corporation (OCBC), qui détient la plupart de ces revenus», d’autre part de «DBS Group». L’OCBC, précise ERI, est «une des plus grandes institutions financières du marché malaiso-singapourien» et DBS group «la plus grande banque du Singapour en terme d’avoirs». EarthRights International conclut que «Yadana a été un élément décisif permettant au régime militaire birman d’être financièrement solvable». Autrement dit, il a pu «à la fois ignorer la pression des gouvernements occidentaux et refuser au peuple birman toute demande démocratique». Régime autoritaire doté de solides et croissants moyens financiers, le Conseil d’Etat pour la paix et le développement (nom officiel du régime) a pu agir à sa guise dans la région de Tenasserim où est installé le gisement et le pipeline reliant la mer d’Andaman à la Thaïlande. Là, dans un corridor long de 60 km, vivent près de 50 000 personnes. Total et Chevron ont confié leur sécurité et celle de leurs installations à l’armée birmane. Selon ERI, «au moins 14 bataillons militaires interviennent dans la région pour assurer la sécurité du pipeline».C’est dans cette zone difficile d’accès qu’Earth Rights International enquête depuis une quinzaine d’années. Travaux forcés. Témoignages à l’appui (lire page suivante), elle évoque plusieurs cas récents de «travail forcé». Les militaires birmans obligent les villageois à construire des abris pour eux ou la police, à participer à des tours de garde, etc. Ces révélations contredisent les affirmations de Total selon lesquelles le travail obligatoire a été «éradiqué»dans la région. Par la voix de Jean-François Lassalle, directeur des relations extérieures, le groupe pétrolier dit pourtant «avoir toujours veillé à ce qu’il ne soit pas pratiqué dans la zone». L’Organisation internationale du travail (OIT) a précisé en août qu’il serait«injuste et inexact de dire que le travail forcé n’existe plus dans la zone du pipeline». En 2005, l’entreprise avait indemnisé huit plaignants birmans qui poursuivaient Total pour«séquestration arbitraire». Le rapport d’ERI illustre le décalage saisissant entre le respect des droits sociaux et des droits de l’homme, dont Total se revendique dans sa «charte éthique», et la réalité sur le terrain. Les entretiens menés auprès de villageois et de déserteurs rapportent des exécutions -notamment un enfant, en 2007-, des cas de tortures, de taxations arbitraires, d’expropriation… Face à de tels témoignages, les doutes d’ERI sur la réalité des programmes de santé et d’éducation subventionnés par Total passent largement au second plan.

(1) www.earthrights.org

(Libé, repris par le Jdd, le Canard, etc...)
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Birmanie: la route de Mae Sai à Kengtung
je me tate pour aller faire un tour en birmanie dans la region entre la frontiere thailandaise a mae sai et kengtung. on m a dit que la route etait ouverte aux etrangers jusqu a kengtung et qu un visa de 15 jours etait disponible a la frontiere. vous confirmez? et, dans l affirmative, est ce qu il est possible de continuer apres kengtung? autre chose, ai je le droit de m arreter ou je veux sur cette route, d aller marcher vers les petits villages des minorites et y dormir sans les mettre dans une sale situation vis a vis du gouvernement birman? derniere question: puis je voyager independamment sur cette route? parce qu il parait que ce n est pas toujours le cas et que des fois on ne peut prendre les transports locaux mais est oblige de louer un 4/4, ce qui dans mon cas est hors de question. merci d avance...
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Les États-Unis déconseillent la Birmanie
Les Etats-Unis ont conseillé aujourd'hui à leurs ressortissants d'éviter les déplacements dans la région birmane de Mandalay et dans certains quartiers de Rangoun, en raison des violences communautaires meurtrières de ces derniers jours, a indiqué l'ambassade sur son site internet.

Les violences entre bouddhistes et musulmans qui ont fait 40 morts à Meiktila, dans la région de Mandalay, ont provoqué "de forts sentiments de plusieurs côtés", a précisé l'ambassade américaine à Rangoun, conseillant "fortement" aux Américains d'éviter cette zone ainsi que des quartiers de l'ancienne capitale. (Le Figaro, ce 26 mars)
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Se rendre au Nagaland (Birmanie)
Bonjour, je m'adresse avant tout aux amoureux de la Birmanie. J'ai lu que depuis quelque temps certaines provinces s'étaient ouvertes au tourisme. il me semble que c'est le cas pour le Nagaland. Si certains d'entre vous s'y sont rendus j'aimerais savoir: - quel itinéraire ils ont emprunté? -S'il faut un permis? -Si on peut sy déplacer librement? ( à pied ou à velo) Je précise ce point car il m'est arrivé autrefois ( en Chine) d'avoir eu des démêlées avec les autorités pour avoir pénétré ( à velo) dans un district interdit. - Vos impressions sur cette région les endroits sympas et/ou insolites. les éventuelles possibilités de trek dans cette région.
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Itinéraire deux mois Asie du Sud-Est
bonjour, jeune couple nous aimerions prendre la route de l'Asie du sud est en mai/ juin pour une première virée hors d'Europe. :) DEUX MOIS donc !

notre question principale est celle de savoir OU PARTIR ?

sinon, en ce qui concerne le lieux, nous avons eu un coup de coeur pour le LAOS suite à diverses lectures et documentaires mais, avec quoi COMBINER ce pays ? le plus traditionnel étant de poursuivre le voyage au cambodge mais, je me demandais si ces deux pays ne sont pas trop semblable.. je n'entends par la rien de condescendant envers le cambodge, c'est juste au niveau des paysages et des cultures.. qu'est-ce qui change ? bien sur, les temples d'angkor mais, certains sont visibles me semble t-il au sud du laos.. pour une si courte durée n'y a t-il pas la possibilité d'un itineraire nous ouvrant à des paysages et des culltures différentes et ce, sans prendre l'avion (ou si c'est peu cher, budget restreint) ?

sinon, auriez vous des IDEES D'ITINERAIRES a nous conseiller ? un itinéraire assez diversifié.. et, a la roots !

nous pensions aussi à la BIRMANIE mais visiblement la situation politique est assez dangereuse, quelqu'un a des infos du terrain ? beaucoup de zones en rouge.. la violence des temps passés se ressent elle toujours en tant qu'étrangers ? ou bien il me semble aussi que des conflits inter-ethniques reviennent depuis peu sur le devant de la scène comme dans l'état de Rakhine ou au nord de l'état Shan ainsi que toutes les zones frontalières "sensibles".. est-il alors safe de se rendre en Birmanie meme si le reste du pays semble etre plutot tranquille ? simples "crises" momentanées ou dangers sur le long terme ? quelq'un aurait-il un retour d'un voyage recent ?

et la thailande, n'est elle pas trop gangrenée par le tourisme ?

merci de prendre le temps de me lire, de me repondre, de m'aider
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Itinéraire de trois semaines en Birmanie
Bonjour à tous,

Je voulais vous soumettre mon brouillon d'itinéraire pour mes 3 semaines en Birmanie.

Il faut savoir que je pars Mercredi 28/03 et que j'ai en poche environ 1500 dollars. Pensez-vous que cela puisse passer en terme d'argent et de timing (Je sais, j'en demande beaucoup) mais vos avis me seront utiles!

1. Arrivée à Rangoon (3 jours) 2. Bagan (3 jours) 3. Kalaw avec trek jusqu'au lac Inlé (4 jours) 4. Heho transfert vers Kentung 5. Trek dans la région de Kentung (2 jours) 6. Retour sur Rangoon 7. Pathein (1 jour) 8. Ngwe Saung (2 jours) 9. Retour et départ de Rangoon

Merci de vos idées et suggestions!
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Retour sur 15 jours au Myanmar avec 4 enfants
Bonjour à tous,

Du 14 février au 1 mars, nous avons vécu en famille (2 parents + 4 enfants de 17 à 9 ans) un extraordinaire voyage au Myanmar. Nous avons construit ce voyage grâce notamment aux échanges de ce forum, donc c'est logique qu'on partage cette belle expérience.

Supers routards s'abstenir : On s'est fait plaisir ( 20 +1 ans de mariage) et nous avons organisé le voyage de France avec l'intermédiaire de l'agence locale "Adorable Myanmar", avec laquelle tout s'est déroulé comme prévu avec souvent un petit supplément d'âme très appréciable, tant dans l'accueil à notre arrivée, à notre départ et sur l'organisation même des visites....En plus, on a échangé en francais avec Theint et c'était bien appréciable. Tout était réservé Hotel, chauffeurs, excursions, ...Nous n'avions qu'à ouvrir nos yeux et profiter....

Vol Qatar Airlines - via Doha -

Jour 1 : Yangon - Découverte du centre ville à pied et pagode Sulé - puis tour en voiture vers l'embarcadère, pagode Botataung , pagode du Bouddha de 70 mètres de long et de la merveilleuse pagode Shwedagon, où l’on est resté 2h assis à contempler la foule des fidèles et des touristes magique !!!! Nuit à East Hotel plutôt correct

Jour 2: Yangon-Heho – Pindaya - Kalaw

Envol pour Heho et continuation par la route vers Pindaya (2 h de route). Visite de la grotte naturelle de Pindaya, dans laquelle sont exposées 8000 statues de Bouddha.C’est juste incroyable , époustouflant. Les petites filles se sont bien amusées à l’interieur. Découverte d’un atelier de fabrication d’ombrelles traditionnelles très chouette. Route et nuit a Kalaw. au Honey moon Villa à l’accueil très moyen

Jour 3 et 4 : Kalaw Trek

2 jours de Trek avec en moyenne 5 h marche dans la région de Kalaw avec un super guide Willy, incollable sur la flore et l’histoire de son pays. Le paysage est assez sec et n’est pas incroyable mais nous avons beaucoup apprécié ce changement de rythme : :Nous avons traversé plusieurs villages d’ethnies différentes et grâce aux enfants et à notre guide, on y a fait de belles rencontres . Déjeuner, thé et diner chez l’habitant inoubliables.2 jours c’est bien et comme nous n’avons pas rallié directement Inle on est resté sur une zone sans croiser quasiment aucun touriste.

Continuation vers Nyaung Shwe par la route. Visite du monastère Shwe Yan Pyae, où résident des jeunes moines. Transfert a l’hôtel.

Jour 5 : Inle

Journée en bateau sur le lac au milieu des villages sur pilotis et des jardins flottants. Visite du marché Nam Pam (le plus gros des 5 jours : beaucoup de touristes mais dès que l’on s’éloigne c’est authentique), atelier d’orfèvrerie .(on a boycotté les magasins exhibant les femmes girafes). Visite du site Indein, un ensemble de stupas datant du 14ᵉ au 17ᵉ siècle suoerbe. de la pagode Paungdaw Oo et ses bouddhas tout déformés. En fin de journée, navigation vers Kalar et ses jardins flottants dans une jolie lumière sans trop de touristes très beau. Visite de Npaphae Chaung (sans chats sauteurs) mais qui est un superbe monastère richement décoré. Retour vers Nyang Shwe sur fond de coucher du soleil magique

Jour 6 : Inle

Journée en bateau vers Taungdaung Market, visite d’une superbe Pagode, ateliers d’artisans : (atelier de tissage traditionnel , fabrique de cigares, forgerons, construction de bateau, …) Inle est l’une de nos étapes préférées du voyage

Jour 7 : Inle–Mandalay

Départ par la route vers Mandalay en passant par de beaux paysages du plateau Shan et de nombreuses villes. Nuit à Mandalay. (7h) ; Nous appréhendions cette longue route et cela est très vite passé , on a tellement de choses à regarder le long des routes….

Jour 8: Mandalay- Mingun

Visite du monastère Shwenandaw (superbe monastère en teck ), de la pagode Kuthodaw, Sandamuni, Kyauk Dawgyi . Montée à la colline de Mandalay, visite d’un atelier de feuille d’or, . de la pagode Mahamuni. Départ en bateau pour Mingun (2 h de croisière aller-retour). Visite de la pagode inachevée, de la plus grosse cloche du monde en état de marche et de la pagode Myatheindan.

On a beaucoup apprécié la visite de Mandalay, les pagodes et monastère étant variées et superbes. On a moins apprécie l’excursion sur Mingun, peut-être pas une étape incontournable.

Jour 9 : Ava – Sagaing – Amarapura

Départ vers Ava et promenade en Calèche dans l’ancienne capital Birmane. Visite du monastère Bagarya construit en bois de teck et les pagodes anciennes et continuation vers Sagaing pour visiter sa colline couverte par mille pagodes et monastères. Découverte d’un atelier de tissage traditionnel à Amarapura. Balade sur le pont U Bein, le plus long pont en teck du monde jusqu’au coucher du soleil. Retour et nuit à Mandalay. Très belle journée : On est hors du temps à Awa, époustouflé de temps de splendeurs à Sagaing, ébloui par tant de beauté à U-bein même si il y a beaucoup de touristes

Jour 10 : Mandalay - Pakoku – Bagan

Départ vers Pakoku par la route (5h). On a fait une halte dans un petit village et on a eu beaucoup de chance , on est arrivé juste à la sortie de l’école donc encore une belle rencontre entre les enfants. Visite du marché très coloré de Pakkoku très authentique, nous ne croisons aucun touriste. Traversée du fleuve Irrawaddy (2h) en bateau afin de rejoindre Bagan –très agréable. Nuit à Bagan.

Jour 11 : Bagan

Visite des monuments principaux du site. Coucher du soleil pour admirer la vue sur le site de Bagan.

Jour 12 : Bagan

Visite du marché très coloré de Nyaung U, de la pagode Shwesigon et d’un atelier de fabrication de laque traditionnelle. Coucher du soleil depuis un temple.

Jour 13 : Journée libre

Location de e-bike pour la plus grande joie des enfants et visite hors des sentiers battus de plusieurs petits temples superbes

Jour 14 : Bagan – Yangon

Envol pour Yangon, Visite du Musée des Pierres Précieuses, passage devant la maison de Aung San Suu Kyi, quartier chinois, ….

Jour 15 : Yangon

Transférer à l’aéroport pour le départ international

En synthèse, difficile de choisir parmi tant de sites extraordinaires ceux qui nous ont le plus marqué.

Je dirais Inle, le trek, Awa, Bagan, U-Bein, Pagode Shwedagon, ….et surtout la gentillesse et le sens de l’accueil des Birmans. Le fait de voyager avec des enfants a facilité encore plus les contacts et a fait que chacun de nous 6 a beaucoup apprécié ce voyage

N’hésiter pas me demander des infos complémentaires

Steph2clam
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Elections ce dimanche 7 novembre 2010 en Birmanie
Les Birmans voteront dimanche pour la première fois depuis 1990, mais ne trouveront sur aucune liste celle qu'ils avaient plébiscitée à l'époque, l'opposante Aung San Suu Kyi, constamment ou presque en résidence surveillée depuis et dont le parti boycotte le scrutin.
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Frontière Birmanie-Inde
Bonjour,

J'ai été confronté au gros problème du passage de la frontière de Moreh à Tamu, d'Inde en Birmanie. On a eu beaucoup de mal à se documenter, à savoir ce qu'il nous fallait, si on pouvait le faire... beaucoup de voyageurs rencontrés en Inde nous ont dit : "n'essayez pas, c'est impossible."

Donc si, c'est possible, nous l'avons fait il y a 3 semaines (après, il parait que les "règles" changent constamment). Si cela peut aider quelqu'un, voilà ce dont nous avons eu besoin :

-le visa que nous avons du demander dans une ambassade (à Lalitpur, au Népal, dans notre cas) -un permis spécial délivré par une agence birmane. Le plus connue est 7diamonds, cependant, nous avons choisis de demander le permis à l'agence Exotic myanmar, qui vend le permis 2 fois moins cher (50$ par personne).

C'est tout.

Sinon, les bus pour Mandalay, depuis Tamu, sont le matin, le dernier a 11h30 il me semble, donc partir très tôt de Moreh si l'on veut avoir un bus le matin même. Sinon, une après-midi à Tamu est loins d'être désagréable.

En esperant en aider certains !

Schtrotssy
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Obligés d'aller en Birmanie après la réservation?
Bonjour à tous! Nous avions décidés en avril de partir en birmanie, nous avons pris notre vol A/R chez nouvelles frontières. Vu les évènements, nous avons décidés en octobre de ne plus partir au myanmar, car nous ne voulons pas donner de l'argent à la junte au moment où la communauté internationnale renforce son embargo. Nouvelles frontières nous a alors dit que nos billets étaient modifiables... notre projet s'est transformé en laos-cambodge, avec l'arrivée comme prévu à BKK, puis vol pour luang prabang et retour de phnom penh via BKK puis vol BKK-paris (prévu initialement) Le problème, c'est qu'hier, Nouvelles frontières nous a dit que la Thay Airways ne veut plus modifier les billets... nous sommes donc obligés d'aller en birmanie... apparemment, si on ne se présente pas pour le vol BKK/Yangoon, notre vol retour pour paris est annulé! Nous ne savons plus quoi faire....

Avez vous une idée pour nous aider????

On retourne le problème dans tous les sens : annulation complète, quelles clause d'annulation?, passage frontière terrestre birmanie/thailande......

HELP !!!!!!!!!!!!!!!!!
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Conseils premier "grand voyage" Tadjikistan - Népal, Birmanie...
Bonjour à tous,

Dans un mois, (début octobre) je pars au Tadjikistan et au Nepal, puis hopefully en Birmanie! Je n'ai pas vraiment l'habitude des voyages sac à dos et aimerais avoir vos avis sur quelques points.

J'ai déjà été au Tadjikistan mais au vue de l'actualité je me demande s'il n'est pas plus dangereux de voyager là-bas désormais. Je pense éviter la frontière afghane :) et plutôt m'attarder dans les Mont Fans. Ce sont plutôt les villages qui m'attirent et ne passeraient que peu de temps dans les villes (si tout se passe bien...)

Pour ce qui est du Nepal, je ne sais pas encore comment je vais y atterrir: j'ai choisi de déterminer ça une fois au Tadjikistan. (plutôt par voie aérienne malheureusement) Est-ce que cela vous semble faisable et peu onéreux? Aucune possibilité d'y accéder par l'Ouest de la Chine? (Un détour par le Xianjang me tente!)

Pour ce qui est de la Birmanie, il semblerait que je doive y accéder par voie aérienne également. C'est dommage mais les frontières de cette région du monde sont tellement "en tension" que je ne m'y risquerai pas...

Je sollicite donc vos conseils en tout genre pour la liaison entre ces pays (ou pourquoi pas un autre pays intéressant, accessible et peu touristique!) ainsi que les conditions "atmosphériques": je suis asthmatique, vraiment pas sportive et l'hiver m'effraye un peu :)

En tout cas, j'ai hâte de me laisser guider par la "magie" de la confiance et la chance du débutant!

Merci d'avance
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Faut-il partir en Birmanie cet été?
Bonsoir,

9 ans que je rêve de partir en birmanie! D'abord enceinte de mes jumelles, j'ai du annuler mon billet puis avec des bébé ce n'étais pas simple. Alors cet été c'été le moment, nous devions partir. J'ai déjà les billets pour Bangkok et commencé à réserver des GH en Birmanie. Mais voilà que j’apprends que la situation se dégrade au niveau politique. J'apprend aussi qu e tout le monde s'est donné rendez vous là bas que cela devient trop plein de touriste!!! Alors je me demande si je ne devrais pas rester dans cette bonne vieille Thailande?

Qu'en pensez vous?

Si quelqu'un à des news de la situation là bas?
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Retour de Birmanie: ma vidéo
Hello,

De retour de Birmanie ! Pays magnifique et les birmans sont adorables... Merci a tous les voyageurs de VF qui grâce à leurs conseils m'ont permis de construire mon voyage.

Si je peux aider à mon tour, je le ferais avec grand plaisir !

J'en profite pour vous partager ma vidéo : www.youtube.com/watch?v=pVHq8myYKXc
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Trajet de quatre semaines en Birmanie
Bonjour à tous les précieux forumers,

J'envisage de partir en mars en Birmanie que je ne connais pas. Voilà ce que je "vois" (sachant que je prendrais des vols intérieurs) pour 28 jours à un jour (de moins !) près : Yangon : 3 ou 4 nuits (peut-être une nuit, si nécessaire, au retour) Bagan : 4 nuits Mandalay : 3 nuits Lac Inle : 5 nuits (pour visiter Pindaya et Kakku)

Et là, j'hésite (et peut rajouter une nuit à Bagan et / ou à Mandalay) : Moulmein, Hpa An, Rocher d'or 5 nuits (apparamment le site est très beau avec ses formations karstiques et il y a des belles promenades en bâteau)) et/ou Mrauk U 5 nuits et/ou Kengtung 5 nuits

Sachant que je n'ai pas envie de courir mais que j'adore visiter ... et que j'adore les temples, pagodes, bouddhas et monastères !

Merci infiniment, par avance, pour vos conseils avisés.

Plein de pensées cordiales.
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Le prix des carburants s'envole en Birmanie
Une très forte augmentation du prix des carburants vient de toucher la Birmanie et a un impact catastrophique, tant sur les locaux que sur le commerce intérieur.

Le coût des transports publics a triplé. Par exemple, le trajet de Mandalay à Pyinmana (nouvelle capitale) revenait à 2, 30 / 2, 60$. Aujourd’hui le prix se situe entre 3, 40 et 4, 10$.

En règle générale, tous les carburants (essence, diesel, et pétrole) ont vu leur prix doublé ou triplé ces derniers jours.

Le prix du diesel a passé de 1, 2$ à 2, 5$ /litre aux stations d’essence gouvernementales, tandis que le prix au marché noir atteint des sommets, passant de 3$ à presque 6$/litre. L’essence et le diesel étant rationnés, les chauffeurs et guides touristiques sont obligés de s’approvisionner au marché noir.

Les compagnies de bus doivent débourser 15, 000 kyats (US $12) pour un plein, au lieu des 2, 800 kyats au début de cette semaine.

Ces mesures ont poussé les locaux à se ruer dans les marchés pour faire provision de riz et de produits de première nécessité, ces derniers ayant également commencé à augmenter.

Ces augmentations affectent tout le fonctionnement de ce pays, transports publics ou privés, et on peut s’attendre à des augmentations du prix des hôtels, les générateurs d’électricité privés fonctionnant au diesel !!!

Pour finir, ces augmentations ont affaibli le Kyat et le $ se négocie à 1380Kyats contre 1'200.
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Routards, touristes: réservez vos hôtels en Birmanie!
Bonjour,

Si je regrette bien quelque chose sur le voyage c'est de voir certains touristes débarqués sans réserver d'hotels et embêter tout le monde et même les birmans travaillant dans l’hôtellerie pour trouver une chambre de libre dans le pays . Le pays manque d'hotels pour trop de touristes , pas la peine de jouer les routards à la into the wild si c'est pour embêter tout le monde une fois sur place et au final devoir dormir dans les monastères. Les moines sont débordés par l'afflux de touristes ! A rangoon , une nuit, il y avait 120 touristes dans un monastère! Ces endroits devraient rester des endroits religieux et non pas un accueil pour les étrangers;

Je ne dit pas ca pour vous embêter mais avant tout pour " préserver " les gens sur place qui subissent tout le temps ce problème surtout de novembre a février/ mars; en haute saison....
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Vous voulez aider le peuple birman?
Bonsoir à toutes et tous

Le seul conseil, arrêtez d'annuler vos voyages, les birmans ont besoin de vous. Le seul risque que vous encourez, leur sourire. Alors soyez les bienvenus dans ce merveilleux pays, ils seront heureux de vous voir.

Et d'avance aux excités du boycott, vous êtes des c..s vous ne comprendrez jamais.

Cordialement Gérard
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Avion Tachilek ou Chiang Mai - Mandalay en Birmanie impossible!
hello, tres IMPORTANT, hier 03 02 07 j'ai ete refoulee de TACHILEK BIRMANIE, tous les avions pour MANDALAY sont supprimes, y compris de CHIANG MAI, ce sont les infos de la frontiere birmane, j'ai eu bcp de mal a discuter avec les services immigration birman ou thai, car mon bleme, mon stamp thai se terminait le 03 02 07, donc je suis dans l'illegalite en thailande, je file a chiang mai, au bureau d'immigration pour trouver une solution, Sinon si quelqu'un a des infos sur les problemes en birmanie, je suis preneuse, pour savoir si je peux trouver une solution pour aller en Birmanie. amicalment tintina
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La Birmanie déplace sa capitale de Rangoun à Pyinmana
12:23 07.11.2005 La Birmanie déplace sa capitale de Rangoun à Pyinmana

Les autorités militaires en Birmanie ont décidé de déplacer la capitale du pays de Rangoun à Pyinmana. Cette ville, située à 300 km plus au nord, est mieux centrée, a expliqué le ministre de l'Information, le général Kyaw Hsan. - "Jusqu'à présent, Rangoun a toujours été le siège du gouvernement depuis l'indépendance" en 1948, a dit Kyaw Hsan. Mais "les circonstances ayant changé, un endroit plus central est devenu une nécessité", a-t-il dit. Pyinmana permet un accès rapide à toutes les parties du pays.

Au cours du week-end, des centaines de fonctionnaires de plusieurs ministères-clés avaient reçu l'ordre de plier bagage et de partir pour Pyinmana. Un gigantesque complexe est en cours de construction près de cette ville, située à six heures de route au nord de Rangoun, sur la route de Mandalay.

Kyaw Hsan a refusé de dire quand le déménagement du gouvernement serait fini mais des fonctionnaires ont déclaré avoir vu la date butoir d'avril 2006 sur un ordre écrit. Alors que le général s'exprimait, des camions chinois étaient alignés dans des rues de la capitale où des déménageurs étaient en train de vider le bâtiment du ministère des Affaires étrangères.

Des analystes ont lié le transfert du centre du pouvoir à la crainte des généraux de Rangoun d'une éventuelle invasion maritime par les Etats-Unis, pourfendeurs de la dictature militaire birmane. Le projet de déménagement a, semble-t-il, été relancé par l'intervention américaine en Irak en 2003.

La Birmanie est gouvernée d'une poigne de fer depuis 1962 par des généraux qui sont régulièrement accusés de violer les droits de l'Homme. Les Etats-Unis et l'Union européenne ont imposé des sanctions contre les militaires et exigent la libération de la principale dirigeante de l'opposition, Aung San Suu Kyi.

Adresse de l'article : http://fr.bluewin.ch/infos/index.php/international/i/20051107:brf080/La_Birmanie_deplace_sa_capitale_de_Rangoun_a_Pyinmana// Copyright © 2005 Swisscom Fixnet SA fermer
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Birmanie: trek et rafting, choix d'itinéraire
Bonjour , nous partons 8 personnes a Birmanie en decembre 2011. nous avons l'habitude de faire des trek et du raft en autonomie sans guide. nous avons determine 4 possibilitees mais avons plusieurs questions surtout liees auz zones fermees ou non, et a l'importance d'un guide. merci pour vos conseils. Si le raft n'est pas possible nous ferons 1 trek. ( nous amenons nos rafts) si vous avez des contact locaux de guide ou agences pas chers, welcome.

Voici nos 4 variantes :

1. Descente de rivière de Nam Pai – Nam-Pok

C'est la région vers le nord-est de Mandalay.transfer automobile de Mandalaya jusqu'à la petite ville de Mogok (region des rubis).retour, pick up a la petite ville de Sedi (Sedaw – ) (Saldaw – nouveau) jusqu à Mandalay

- Mogok – ville fermée ou non . pouvons nous s y rendre sans permis.

- la route de Kyaukme jusqu'à Mogok fermee ou non?

- Peut on faire du raft sur les rivieres ds cette region, ou les rivieres sont fermees aussi?

2. Descente de riviere de Myitnge river or (Nammatu river) . Cette rivière se jette ds la riviere Irrawaddy un peu au sud de la ville Mandalay. on Voudrait commencer la descente a Gokteik viaduk (Gokhtalg). peut on s approcher de ce viaduc ou c'est un site ferme?peut on s'approcher de la riviere

on finirait l'itinéraire dans la petite ville d'Ejva /Yeywa . il faudrait quitter la riviere en amont du barage. il y a quelques routes, sont elles pratiquables? sont elles ouvertes?

3. Descente riviere de la ville Pyay (Prome) jusqu' au golfe Bengale, ville Taunggok. La rivière sous le nom Taunggok (Taungup) Prend sa source a la crete Arakansky. Le chemin va sur cette crette. Nous arrivons au col et ensuite 2 km a pied jusqu'à la rivière a travers la jungle. Comment est cette route, est ce une jolie region?? 4. Si on n'arrive pas a trouver une riviere a descendre, alors nous fairons un trek en région de Maymyo/PyinOoLwin ou Hsipaw /Thipaw . Nous voulons nous deplacer sans guide, est ce possible? quels sont les trek les plus sauvage en Birmanie.

mille merci Laurence
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Les pieds en Birmanie... et la tête dans les étoiles
Recit par Christophe et Sophie de 4 semaines en Birmanie apres un passage en Chine: (pour la gallerie photo ou des recits images http://www.lespiedssurterre.org). Bonne lecture.

Dimanche 2 Octobre: Premieres impressions A la descente de l'avion, la bouffée d'air humide et la chaleur écrasante nous ont fait réaliser qu'on était désormais sous un climat tropical. En traversant la ville de Yangon, nous découvrons une capitale charmante aux avenues larges et bien traçées bordées d'arbres, parfois même des tecks, ces vénérables arbres imputrescibles chers aux salons de jardin. Finis les gratte-ciel et les rues bien propres de Chine, place à une architecture coloniale colorée et délabrée (Christophe y sent presque un parfum de La Havane…) Ici les hommes comme les femmes sont en jupes longues style porte-feuille, des longuyi, ils ont la bouche et les dents rouges et les femmes ont les joues jaunes. Pas de doute, on a changé de pays. Les hommes mastiquent toute la journée de la noix de bétel aux propriétés vermifuges et bienfaisantes comme on chique du tabac et la recrachent en maculant les trottoirs de tâches rouges sang. Les femmes se protègent la peau du soleil en s'étalant sur le visage du tanaka, une pâte jaune extrait de l'arbre du même nom. Produit de beauté numéro 1 devant l'Oréal, elles l'étalent avec une brosse à dent par coquetterie. Autres changements radicaux par rapport à la Chine: les gens sont souriants et parlent pour beaucoup l'anglais. La Birmanie fut une colonie anglaise de la fin du 19e siècle jusqu'à la Seconde guerre mondiale, ceci expliquant sans doute cela. Nous apprenons aussi que les Birmans descendent des Mongols, les Sourire à la noix...de Betel gênes de la sympathie se transmettraient-ils de génération en génération? Les trottoirs défoncés sont parsemés d'étalages et de gargotes, pas évident de se promener tranquillement. Les voitures et les cars datent d'une autre époque et certaines sont de marques totalement inconnues. Les bus et fourgonnettes qui circulent sont bondés de monde, les gens s'accrochent à l'extérieur, sans doute la meilleure place vu la chaleur. Comme le pays à quelques démélés avec les Etats Unis, ici les cartes de retrait ne sont pas acceptées et paradoxalement, la majorité des transactions se fait en dollars américains. Le seul moyen de se procurer des kyats est d'échanger des dollars ou des euros en grosses coupures. Pas question non plus de le faire à la banque ou à l'aéroport, ils proposent 3 fois moins qu'au marché noir. Direction le grand marché Bogyoke appelé aussi Scott market. Cet immense marché couvert propose un maximum de marchandises de contrebande, des vêtements, bibelots et pierres précieuses mais c'est aussi l'endroit ou échanger de l'argent. C'est finalement assez simple car de nombreux rabatteurs nous accostent dans la rue. Le plus difficile est de négocier un bon taux. On s'en sortira avec un taux de 1 euro pour 1550 k, on vous laisse imaginer les liasses de billets que cela fait sachant que le plus gros fait 1000 k. La soirée se termine dans un internet café oû une mauvaise surprise, bien que prévisible, nous attend: impossible de consulter nos mails sur Yahoo et Hotmail malgré les moteurs de recherches anonymes. Seul Free semble encore disponible, cette fois on est coupé du monde...

Lundi 3 Octobre: Pas Glop pas Glop Journée consacrée à l'achat de nos vols et à la visite du centre-ville. La chaleur est étouffante et c'est un vrai soulagement de rentrer dans des endroits climatisés, l'envers de la médaille c'est quand il faut en ressortir! La Sule pagoda, toute d'or recouverte, est magnifique dans le coucher de soleil et nous permet de discuter avec un moine. Enveloppé d'un tissu rouge bordeaux, la tête rasée et l'épaule dénudée, il nous explique son parcours et la vie paisible des "monks". La journée se finira assez mal pour Sophie qui s'est choppée une sale bactérie causant fièvre subite et vomissements. On n'avait rien attrapé depuis le début, fallait bien que ça arrive…

Mardi 4 Octobre: Pas Glop La fièvre est tombée mais Sophie, très faible, est complètement sonnée et préfèrera aller à l'hôpital, histoire de mettre un nom sur son mal et ses aller retour aux toilettes. Verdict du médecin québèquois de l'hôpital international: intoxication alimentaire. Une première pour Sophie, ahhh les joies du voyage… En tout cas, bye-bye l'hôtel luxe avec piscine prévu au programme de la journée, à la place ce sera sieste et sels de réhydratation! Christophe de son côté visitera le zoo de Yangon (de toute facon Sophie ne serait pas venue, elle déteste les animaux en cage). Il y a découvert des animaux qui lui étaient inconnus jusqu'alors comme l'ours d'Asie, le goral, le sambar, etc…Il y avait aussi une tigresse qui mettait bas, ses gémissements étaient impressionnants.

Mercredi 5 Octobre: Glop Sophie est complètement rétablie. Le programme des deux prochains jours c'est farniente dans un hôtel 3 étoiles avec piscine, c'est notre premier luxe en 2 mois et demi de "barroudage", on l'a bien mérité. On règle donc 55$ pour 2 jours de paradis. Pour en profiter au maximum, on est arrivé le matin et on ne repartira que demain en fin d'après-midi. Le Kandawgyi palace est un des derniers hôtels de luxe encore ouvert a Yangon. La chambre est superbe, spacieuse et dotée d'une petite terrasse: lit à baldaquin, coin lecture, salle de bain avec baignoire et … séchoir a cheveux (Sophie va enfin pouvoir se faire un brush). Quand à l'extérieur, jardins à la végétation luxuriante d'ou sort un tyranosaure grandeur nature, piscine à étages avec jacuzzi. On fera tout de même une petite sortie pour visiter la Shwedagon pagoda ou la plus belle pagode du monde selon certains. Autour du stuppa central de 100 mètres de haut et recouvert de 700 kg d'or, se dressent de nombreux pagodons, templions, et clochetons, chacun brillant aussi de milles feux. Chaque édifice est richement décoré sans parler du sommet du stuppa, enchevêtrement d'or, rubis, diamants et autres pierres précieuses. Bien que ce soit le lieu boudhique le plus vénéré du Myanmar, l'ambiance y est paisible et beaucoup moins solennel que dans nos églises oû chuchoter est de rigueur. Une seule obligation: ôter ses chaussures. Ici, on prie, on flâne, on pique-nique ou on fait la sieste. Nous avons même assisté à une séance de nettoyage collectif, des dizaines de volontaires alignés comme un régiment et armés d'un balai avancent au même rythme: nettoyer la pagode le jour de son anniversaire est censé porter bonheur, une chose est sure, l'entretien est assuré gratuitement! A la sortie nous faisons une drôle de rencontre, un vieux moine qui se lâche un peu sur le gouvernement dans un anglais impeccable, à l'évidence, nous ne sommes pas des espions à la solde de la junte militaire. Tout y passe, l'absence d'éducation, de liberté, l'oppression, la pauvreté. Apparemment promis à un bel avenir, il a laisse tombé l'université et est rentré dans les ordres se voyant ainsi renié par sa famille qui comptait sur les dollars ramenés par le fils prodige. Mais le plus étrange est son explication du sourire birman: Shwedagon pagoda l'absence d'éducation et de choses à dire (l'université de Yangon vient juste de réouvrir, enrôlement de force dans l'armée ou travail force dès 13 ans) la peur constante d'être espionné par la junte militaire; il est moins dangereux de sourire que de parler! "Si tu n'as pas été en prison, tu n'as jamais été reporter ici" a écrit un journaliste birman. Pourtant, d'autres pays présentent les mêmes caractéristiques et n'affichent pas le même sourire, l'explication doit se trouver ailleurs, peut être le climat, ou la noix de bétel…Nous nous penchons dessus…

Jeudi 6 Octobre: Plouf On profite de l'hôtel et de la piscine, ahhh farniente, douce activité… Autre plaisir futile, la télé. On n'est pas trop télé mais là on est restés scotchés sur TV5 asie, la chaîne française internationale. Douce France… La fin d'après-midi se passera au marché couvert ou Sophie s'est complètement emballée pour l'artisanat birman. Christophe n'aurait pas du la laisser y aller seule, elle est revenue avec une statue en bois de teck de 70 cm de haut! (90 % des réserves mondiales de ce bois précieux se trouvent au Myanmar). Reste à espérer que les deux loulous qui nous rejoignent demain voudront bien nous en délester, c'est pas évident à caser dans le sac a dos! Petite parenthèse sur le nom du pays, la Birmanie est en fait le nom qui avait été donné par les anglais, la junte militaire a rétabli le nom d'origine Myanmar (les premiers habitants du monde) en 89 pour tirer un trait définitif sur l'époque coloniale. De même pour Rangoon renommé maintenant Yangon. Le soir nous trouvons une guest très correcte, Okinawa guesthouse; le tenancier accepte de nous garder la statue en dépôt jusqu'à notre retour dans 3 semaines.

Vendredi 7 Octobre: marionnettiste Aujourd'hui, on doit retrouver Jérome et Nicolas au Lac Inle. A l'aéroport de Yangon, les deux compères sont arrivés en avance et nous attendent, salut les mecs! Sophie qui a bu la veille un jus de fruit avec glaçons (faute d'inattention), enchaîne avec une petite tourista au moment de prendre l'avion. Elle angoisse d'ailleurs de plus en plus à l'idée de monter dans ces carlingues volantes. La psychose l'aurait-elle frappée: c'est normal ce bruit-là? Et pourquoi il tourne deux fois au-dessus de la piste?... Nous arrivons sains et saufs a Nyaunshwe, principale ville au nord du lac. Pendant que les deux compères se reposent (30 heures sans avoir ferme l'oeil), nous partons visiter la ville. Cinq minutes plus tard, un orage impressionnant nous surprend, la mousson n'est pas encore terminée. On se réfugie par hasard chez un marionnettiste qui nous accueille chaleureusement avec le thé. Il donne des représentations tous les soirs et vend des marionnettes de toutes tailles. Les murs en sont recouverts de hauts en bas. Pendant que les rafales de vent s'abattent, que le tonnerre gronde et que le cliquetis de la pluie tambourine le toit en tôle, nous discutons de son pays. La rencontre se terminera par une petite démonstration de marionnette dansante, spectacle traditionnel qui tombe en désuétude auprès des birmans. On s'installe dans un hôtel moins cher et plus près du centre ville (le Joy hotel) puis on dégote une barque avec "chauffeur" pour le lendemain. Il reste assez de temps avant le dîner pour que Christophe teste le coiffeur local. Comme il pleut à nouveau, on assistera tous aux prouesses de l'artisan. Christophe avait une fois de plus oublié d'apprendre à dire en birman: " Pas trop court la nuque s'il vous plaît." Il lui fera la barbe au savon sans plus de succès, le feu du rasoir... Le repas fut un grand moment de bonheur: Jérôme a ramené dans son sac une bouteille de Moulis château Maucaillou 97 (et un énorme pot de Nutella ), il s'en est fallu de peu pour que Christophe ne verse une larme (comme Sophie quand elle a plongé ses doigts dans le Nutella). En plus ce soir on dîne a l'italienne, des gnocchis au pesto préparés avec le basilic frais du jardin. Di-vin.

Samedi 8 Octobre: le lac Inle Départ 6h30 pour visiter le lac. Le temps est couvert, espérons qu'il ne pleuve pas comme hier sinon ça va être la cata sur la barque. Nous embarquons sur une longue barque avec moteur très bruyant à l'arrière, c'est bête on a oublié nos boules Quiès. Le lac est au centre de toute la vie de ses habitants. On s'y lave, on s'y baigne, on y fait sa lessive, on y pêche et même… on y cultive. Pour subvenir à leurs besoins, les habitants du lac, les Inthas, ont eu l'idée géniale de cultiver des légumes en créant des jardins flottants. Le lac est peu profond, un mètre le plus souvent, il s'y développe des entrelacs de plantes et jacinthes d'eau tellement denses qu'ils les recouvrent d'engrais pour y faire pousser des légumes et surtout des tomates. Ces jardins flottants approvisionnent tout le pays pendant une partie de l'année. Le lac est bordé de maisons sur pilotis en bambous et paille. Vraiment charmant. Nous suivons le parcours classique en commençant par le village d'In Dein et son marché. Des pêcheurs y vendent leurs poissons fraîchement pêchés. On trouve aussi des étals de fruits et légumes à foison, de l'artisanat et d'autres produits de consommation courante comme les cheerots, les cigares locaux. Nico et Jérôme s'en donnent à coeur joie, les gens sont chaleureux et se laissent photographier avec plaisir. Malheureusement, comme partout, il y a l'envers du décor: un homme nous propose de rendre visite aux femmes-girafes, cette ethnie dont les femmes portent des anneaux autour du cou (nous en avions croisé dans la rue la veille). C'est bien évidemment payant et il est hors de question qu'on entretienne ce commerce honteux. Ces femmes sont aujourd'hui parquées comme des animaux dans un zoo pour satisfaire la curiosité des touristes. De ce fait, cette cruelle coutume des anneaux qui était en perte de vitesse fait un retour en force. On ne sait pas vraiment l'origine de cette tradition et beaucoup de légendes tournent autour: protection contre les attaques de tigres, marque distinctive des femmes achetées, signe de richesse et la plus cruelle, moyen de punir les femmes adultères en coupant les anneaux. A vous de choisir! Elles peuvent porter jusqu'a 25 anneaux soit 30 kg. Contrairement a ce qu'on pense, l'impression de cou de girafe n'est pas du a l'allongement du cou mais a l'affaissement des clavicules, causant déformations et dégâts physiques irréversibles. Nous visitons l'école du village. Tous les élèves, les garçons comme les filles, portent un longyi vert et une chemisette blanche. Nous sommes surpris de voir un enfant de 4 ans tout seul dans la classe alors que tous sont a l'étage en train de chanter. En fait, les écoles sont bouddhistes, lui ne l'est pas, et la journée d'école débute par des chants religieux. Les équipements sont rudimentaires et les enfants autonomes. Avant l'arrivée du professeur, ils nettoient le tableau, préparent le bureau du maître, révisent leur leçon et tout ça sans chahut. Les élèves applaudissent lorsque leur camarade réussit son exercice au tableau. Sophie en connaisseuse est admirative. Nous poursuivons avec les passages obligés par la fabrique d'ombrelles en papier, l'atelier de tissage, puis l'orfèvrerie. Intéressant mais nous ne serons pas clients. Pour finir, au milieu du lac se trouve le monastère des chats sauteurs. Il tient son nom d'un moine qui avait dressé son chat à sauter de plus en plus haut au-dessus de son bras. Vraiment que ça à faire les moines ici!!! Toujours est-il que les moines qui suivirent se sont aussi mis à les faire bondir a l'intérieur d'un cerceau, et curieusement, seuls les descendants des chats sauteurs sont capables d'effectuer ces sauts. Etrange mon cher Watson… Le cliché du lac, ce sont bien évidemment les pêcheurs qui ont une manière de ramer unique au monde. En équilibre sur un pied à l'extrêmité de la barque, ils rament avec leur jambe afin d'avoir les mains libres pour hisser leurs filets tout en manoeuvrant la barque, très impressionnant.

Dimanche 9 Octobre: la grande fête du Phaung-Daw U Des quatre coins du lac Inle, des dizaines de barques immenses voyagent d'un village à l'autre, de pagode en pagode, sous le regard émerveillé des foules. Ce sont de très longues et très étroites embarcations mues par des dizaines de jeunes garçons Intha vêtus du costume traditionnel. Debout, ils actionnent les rames à un rythme cadencé tout en se tenant à une perche horizontale pour maintenir leur équilibre. C'est la barge royale représentant le Karaweik (oiseau doré mythique birman) qui clôt le cortège. Gardé par des prêtres, ce bateau sacré porte un baldaquin qui abrite 4 bouddhas couverts d'or. Aujourd'hui le cortège arrive à Nyaungshwe. Le village est pris d'assaut par les habitants des alentours de la région, nous offrant ainsi un vaste aperçu de la richesse ethnique des environs. Revêtus de leur costume traditionnel, ils se sont rassemblés sur les rives pour assister à l'arrivée des statuettes et aux courses de barques. Nous essayons de nous frayer un chemin au milieu de cette foule multicolore afin de suivre le défilé jusqu'a la pagode ou les bouddhas seront déposés pour y être couvert d'or par les fidèles, fidèles masculins uniquement la femme étant considérée impure dans la religion bouddhiste. Notre regard choqué se porte à plusieurs reprises sur des personnes à moto portant un casque allemand arborant la croix nazie. Il ne faut pas leur en vouloir, nous apprendrons plus tard qu'ils n'en connaissent pas la signification, c'est à la mode! Cette matinée aura permis de mettre a jour le vrai visage de nos deux camarades Jérôme et Nicolas. Entre deux bières, ils se tapent la bourre a celui qui fera le plus beau cliché ou le plus de photos, des vrais paparazzi. Nous profiterons de leurs nombreux clichés pour enrichir notre galerie, ils nous ont cédé les copyright!!! Ils arpenteront les allées du marché à la recherche d'un visage digne de figurer sur le National Geographic pendant que nous ferons une petite ballade sur les collines avoisinantes. Nous visitons un moine qui vit dans une petite grotte naturelle avec son chat et …des insectes. Il y a des araignées en pagaille et un nid de guêpes au-dessus de son lit. Les nourritures spirituelles doivent en valoir la peine pour supporter ça! Nous croisons des enfants qui nous suivent et nous offrent des fleurs… 'fin surtout a Sophie…Ils sont tout aussi amusés que les adultes de se voir en photo sur le numérique et plus encore en vidéo. Notre plus belle rencontre se fera sur le chemin du retour au détour d'un ruisseau. Une jeune femme fait sa lessive en battant le linge comme nos lavandières d'antant pendant que ses trois enfants se baignent. Un petit coup de main pour l'aider à porter ses 10 litres d'eau et nous voilà invités à prendre de thé avec toute la famille. La maison sur pilotis est très rudimentaire: une chambre avec hamac pour les parents, les autres dormant par terre dans la pièce principale ou se trouve l'autel à prières, et un foyer pour cuisiner. Bien évidemment, il n'y a ni electricité ni eau courante, la salle de bain c'est le ruisseau boueux. Ils ne parlent pas l'anglais; nous communiquons grâce a nos photos personnelles et en leur offrant des cigarettes, puissant vecteur de convivialité. Ils sont très intrigués par les images de Paris et les observent longuement; en fait, ils ne connaissent ni Paris, ni la France. Un rapide dessin des cinq continents sera peut-être leur premier cours de géographie… Cet échange nous a mis du baume au coeur. Nous nous quittons tout sourire avec l'impression que l'essence du voyage est peut-être aussi simple que ça: une rencontre éphémère, on le sait bien sans suite, mais riche par son intensité et des rapports simples et désintéressés.

A notre retour, nous retrouvons Nicolas et Jérôme devant une bière, ils nous font goûter un fruit découvert au marché: la pomme-cannelle. Rien à voir avec ces deux ingrédients mais c'est absolument délicieux. En rentrant, ils attirent notre attention sur un détail incongru: des sacs plastiques remplis d'eau et de cailloux sont accrochés a l'entrée de notre guest. Mais qu'est-ce que c'est-il donc? Pourquoi c'est faire? Indices: c'est obligatoire et en France on en a aussi, ils sont rouges…des extincteurs bien sur! Pourvu qu'il pleuve… En fin d'après-midi, nous testons le massage traditionnel birman. Relaxant et revigorant, il se pratique en partie avec les pieds. Le masseur nous monte dessus en se tenant à une barre au plafond. C'est pas de chance pour Sophie, sa masseuse doit faire dans les 75 kg! Les autres particularités de ce massage sont le "débouchage" d'oreille avec les doigts et le blocage des artères fémorales pour faire affluer le sang dans les jambes, ça fait bizarre. Sophie aura en prime le droit à une séance de maquillage au tanaka. Ce soir c'est la fête au village. De nombreuses gargottes et stands ont envahi la ville ainsi que les locaux qui sont déjà bien émêchés. C'est un peu la Foire du Trône version birmane. Pas de barbe à papa mais des gâteaux au tapioca, pas de train-fantôme mais des manèges en bois dignes de figurer à l'expo universelle de Paris 1900. Nous finissons la soirée à la salle de spectacle, pour le concert. Autant dire un vaste entrepôt avec des chaises longues et trois spots. Autour de nous, des moines sont assis et fument le cheerots, ils se font aussi chier que nous; cela ressemble davantage à un spectacle traditionnel barbant qu'à une soirée festive, ni enthousiasme, ni applaudissement. C'est une torture, les "artistes"chantent faux, sont complètement statiques et aussi peu motivés que nous le sommes pour rester. Nous apprendrons par la suite qu'il s'agissait en fait du "prime time" et que les gens étaient venus voir des comédiens célèbres. C'est bête alors, on a raté le meilleur! Ca aurait été super d'assister à du théâtre en birman!

Lundi 10 Octobre: Pagode ou paya? Visite du site de Kakku recemment ouvert aux touristes à 3 heures de route. Plus de 2000 stuppas alignés sur un kilomètre, un peu comme nos alignements de Carnac et avec une origine tout aussi mystérieuse. Le moment est d'ailleurs venu de faire la distinction entre pagode, paya, zedi et stupa. Pagode et paya désignent grosso modo la même chose, la paya est un terme générique lié à la religion alors que la pagode désigne le lieu de prières et d'offrandes. Le stuppa ou zedi (nom birman) est une structure en forme de cloche qui contient généralement des reliques de Bouddha ou d'autres objets sacrés venant de moines. A la différence du temple consacré à la méditation, on ne peut pas entrer dans un stuppa mais on en fait le tour dans le sens des aiguilles d'une montre. Vous avez eu droit à ce bref descriptif lexical parce qu'il y a plus de stuppas, pagodes et temples en Birmanie qu'il y a de frites en Belgique, alors même si on n'en parle pas tous les jours, vous n'y couperez pas non plus!! Le soir, un bar à cocktails sympa nous fera découvrir une spécialité locale: l'Irish coffee. C'est tout du moins le nom qu'ils donnent à cette boisson qui y ressemble à un détail près: ils n'ont ni crème, ni chantilly. Mais ils ont des oeufs! Et hop, en un tour de main on transforme le blanc d'oeuf en imitation de crème, a défaut du goût, ça fait toujours illusion, Sophie a bien failli se faire avoir!

Mardi 11 Octobre: Mais a la fin, qui c'est ce Bouddha? On loue un van pour visiter Pindaya puis se rendre à Kalaw, notre prochaine escale. Pindaya est célèbre pour sa grotte aux 8094 bouddhas. Il fait humide, les bouddhas brillent de mille feux et y'a des araignées. Ouais, bof.

Il faut noter que le bouddhisme est omniprésent dans la vie quotidienne des birmans. Ici la religion est restée un fait social total, nous le constatons à travers ces stands au bord des routes ou des gamines sollicitent monnaie sonnante auprès des automobilistes sur fond de musique et discours mobilisateurs. Et le peuple donne beaucoup puisqu'environ 10% de ses revenus sont consacrés à l'entretien des pagodes et des prêtres. Tous les matins les moines et les nonnes (que l'on reconnait �� leur habit rose) parcourent les villages avec leur jarre noire (thabeik) destinée à recevoir les oboles (nourriture) des fidèles. Le pays est constellé d'édifices ou de signes religieux même dans les coins isolés, dans les campagnes, en haut des collines, dans les grottes ou encore dans les arbres. En effet, le bouddhisme au Myanmar est aussi teinté de superstitions liées aux esprits, les Nats. On leur fait sans cesse des offrandes pour les amadouer: dans des niches ou dans le creux des arbres. Pour terminer sur le chapitre "religions et croyances", le Myanmar est aussi le royaume de l'irrationnel. Pour les birmans, tout peut avoir un pouvoir surnaturel, les éléments naturels, les êtres, les chiffres et surtout le temps et l'espace. Par exemple, le jour de leur naissance est très important, c'est pourquoi ils consultent souvent astrologues ou alchimistes, ces "devin-numéro-palmiste" postés à l'entrée des pagodes ou dans les rues. Exemple: une femme née un Lundi n'a aucune chance avec un homme né un vendredi. Faut qu'on se renseigne avec Sophie… La route qui nous mène à Kalaw est superbe et nous assistons à de jolies scènes champêtres; c'est l'heure de la rentrée des champs après la journée de travail (près de 75% vivent de l'agriculture). Des enfants montent d'énormes boeufs, des femmes portent sur la tête des paniers remplis, et les tracteurs font office de bus avec une trentaine de personnes entassées, ça déborde de partout. Quand au paysage, les verts des rizières contrastent magnifiquement avec les rouges-ocres de la terre. On passe la nuit au Golden Kalaw Inn, qui n'a rien de doré surtout la chambre de Nico et Jérôme.

Mercredi 12 Octobre: la vie dans la campagne birmane On part trekker 2 jours avec nuit chez l'habitant pour le plus grand bonheur de Christophe qui est le plus motivé de nous tous à l'idée des 6 heures de marche par jour, il est tombé dedans quand il était petit! Notre guide Twenti prévoit de nous faire traverser des villages peu visités ou vivent plusieurs ethnies. Le premier est habité par les Danu, des gens très accueillants. Notre venue attire le reste de la famille pendant que nous prenons le thé et bientôt voilà quatre générations réunies. L'arrière-grand-mère 63 ans a 10 enfants, 40 petits-enfants et déjà une dizaine d'arrière-petits-enfants! La structure familiale dans ces villages isolés est très forte et la plupart reste vivre au pays. L'accord des parents est indispensable au mariage, d'ailleurs souvent "arrangé" entre familles, et bien sûr, pas de relation sexuelle avant la cérémonie. En général, tous les habitants des villages voisins sont invités, ce qui a fait un total de 700 convives pour le mariage du fils de notre hôte! On vous rassure: ils ont mange du riz et des feuilles de thé. Le second arrêt s'est fait dans un village Pa-O. Les femmes portent des vêtements noirs et une coiffe en serviette-éponge orange sensée représenter la bouche du dragon. Les sourires sont toujours au rendez-vous. Nous déjeûnons dans un vieux monastère au milieu des moines qui eux n'ont pas le droit de manger entre midi et 4 heures du matin. Ce sont souvent les derniers rejetons de familles nombreuses "autorisés" a mener une vie religieuse s'il y a assez de monde aux champs. Des règles strictes régissent leur vie: savoir cuisiner, pas d'alcool ni de relation sexuelle, prendre soin de soi (propreté, habit, santé) et suivre le code monastique. Chaque birman a d'ailleurs fait ses classes étant enfant. Sur le chemin qui mène à notre dernière étape, nous marquons un arrêt prolongé en surplombant une magnifique vallée de rizières en étages baignée par les rayons du soleil couchant. On passe la nuit dans un village Danu et plus exactement chez le chef du village. Des lits à même le sols nous ont été installés dans leur salle réservée à la prière. Comme il n'y a pas d'éléctricité, nous dînons éclairés à la bougie un délicieux repas préparé par les deux jeunes cuisto qui nous accompagnent. Comme en Chine et en Mongolie, les desserts ne sont pas trop d'usage mais nous gouterons au sucre de palme, c'est délicieux. Nous serons réveillés a 5h00 par un p….. de coq!

Jeudi 13 Octobre: un peu de botanique Après un petit déjeûner birman (riz, beignet de légumes et thé), nous reprenons la route en direction d'un village habité par l'ethnie Pallaung. Les femmes ont des habits vert-pomme et rose et comme un peu partout fument le cheerots. Cette ethnie vit de l'élevage du porc, de la culture du riz et du thé. A notre entrée dans le village nous sommes accueillis par une odeur nauséabonde: au monastère les cochons se balladent en liberté dans les fosses à purin qui remplacent les chemins et nous devons marcher sur des planches de bois pour accéder à la maison. Nos hôtes sont en train de trier les feuilles de thé. Elles sèchent sur de grands tréteaux au soleil puis sont ensuite trier en deux catégories de qualité. Cette randonnée aura d'ailleurs été l'occasion pour nous de nous améliorer en botanique. Twenti nous a montré des manguiers, des avocatiers, des papayiers, des bananiers (bon ça on savait quand même), des champs de gingembre, de sésame, de thé et même des arbres qu'on ignorait totalement comme l'arbre à tomates ou l'immense banian. Nous déjeûnons dans un monastère au milieu des moines Puis, la dernière partie nous a fait traverser un paysage de jungle enveloppée dans une brume de chaleur tropicale, on s'y croirait. On a aussi croisé deux serpents. Faut faire attention oû l'on met les pieds Ksssssssss.

Vendredi 14 Octobre: Bon anniversaire Jérôme Nous louons un taxi pour aller à Mandalay. Nous profitons du voyage pour nous faire découvrir mutuellement nos coups de coeur musicaux, pas toujours partagés par Sophie mais pour le plus grand plaisir de notre chauffeur. Assez peu de musiques occidentales circulent sur les ondes au Myanmar pour la simple raison qu'elle est interdite, tout comme le fait de danser d'ailleurs, incroyable, non? Les birmans sont par contre number one pour les reprises, quelque fois peu récentes et toujours en Birman. Mandalay, ville chaude et poussiéreuse n'a pas le charme colonial de Yangon, ses beautés sont aux alentours parait-il. Nous logeons à la Royal guesthouse à la petite terrasse très agréable et située à proximité d'un glacier ou ils font de délicieux banana milk shake. Ce sera d'ailleurs notre lieu de rendez vous à tous, a défaut de pub, on n'allait pas prendre une pagode! Ce soir Jérôme fête ses 35 ans. Après quelques "binouzes" et deux flasques à base de whisky concentré et bon marché, on se met en quête d'un endroit ou faire la fête. Pas grand chose à se mettre sous la dent sinon des bars-karaoké sinistres avec un Charlie Holeg à l'accompagnement et des chanteuses/prostituées sur un podium. Et après 23h, impossible de trouver quelque chose d'ouvert. Ici, on ne danse pas, on est au Myanmar et a 23 heures, au dodo!

Samedi 15 Octobre: Fête Nadaw, la fête de la pleine lune On visite Mandalay et ses pagodes dont on vous épargnera la description, et en particulier le monastère Shew Nandaw, entièrement fait en bois de teck. Un maître y fait la classe pour des enfants défavorisés au milieu de jeunes moines. Ces lieux religieux mais touristiques sont la proie des mendiants et vendeurs, essentiellement des enfants qui vendent colliers de fleurs et cartes postales. Leur attitude n'est plus celle que nous avons connue, ils réclament stylos, shampooing ou proposent de poser pour de l'argent, et les adultes veulent échanger leurs marchandises contre du parfum. Peut être est ce inévitable dans ces lieux fortement touristiques, en tout cas Jérôme et Sophie tacheront de donner leurs shampoings et stylos à des assos ou professeurs pour éviter d'entretenir ce système de mendicité. Autre première en Birmanie, C'est la première fois que nous sommes confrontés a la misère, cette vision d'un homme sans bras ni jambes devant son bol à aumône nous a profondément bouleversé. Fin d'après-midi, nous entamons pieds nus l'ascension de la colline de Mandalay célèbre pour son coucher de soleil a…17h30. 1700 marches nous séparent de la pagode qui se trouve au sommet. Nous arrivons trempés de sueur pour voir le soleil se voiler par les nuages, tant pis. Par contre, c'est le premier jour de la fête de la pleine lune, on fête la fin de la mousson. A notre retour au pied de la colline, la fête a pris place. C'est un festival de hauts-parleurs, de pétards (dont nous sommes souvent la cibles avec les chiens et les motards), de fritures et de pâtisseries (les crêpes a la coco fraîche sont un délice) sans oublier les jeux et manèges "rudimentaires". Une grande effervescence s'est répandue sur la ville et la soirée bat son plein vers 21h30, a 23h00 la fête commencera à être désertée. Une chose est sûre, cendrillon ne vivait pas au Myanmar (glissa Christophe)…

Dimanche 16 Octobre: les anciennes capitales de Mandalay Mandalay, deuxième ville du Myanmar, fut la dernière capitale du royaume de Birmanie. Il ne reste malheureusement plus que les enceintes de son prestigieux palais pillé, bombardé et incendié. Il y eu cependant trois autres capitales dans la région: Sagaing, Enya et Amarapura. Nous attaquons par Sagaing nichée sur les collines et longeant l'Irrawady, principal fleuve du pays. La pagode en elle-même est du dernier kitsch avec son sol carrelé multicolor et ses bâtiments recouvert de miroirs comme une boule à facettes disco mais la vue est sympa. Du sommet, nous voyons nettement l'enchevêtrement d'escaliers menant à d'autres pagodes, temples et monastères. Au milieu des arbres, on aperçoit des dizaines de pointes de stuppas qui innondent la vallée. On se rend ensuite à Ava ou Enya, petite île que nous atteignons en barque et qui se visite en carriole à cheval. Nous y trouvons un beau monastère tout en teck. En nous faufilant au milieu de ses 267 colonnes de teck qui le soutiennent, nous avons assisté à un beau ballet de chauves-souris. On enchaîne avec la tour du palais, dernier vestige du palais qui fut démonté pour construire le nouveau. "C'est pas cher, c'est joli, c'est local" aura rythmé notre journée, c'est la phrase-clé des villageois locaux qui vendent des bibelots à l'entrée des sites. Nous terminons cette journée par Amarapura et la visite de la terrasse du café au bord du lac Taungthaman. A vrai dire, on commence un peu à saturer des pagodes, Dalida aurait pu chanter "Pago-de, pagode, pago-de"… et on a decidé de faire sauter les dernières visites pour profiter tranquillement de la vue sur le pont en teck d'U Bein.. Long de 1200 mètres, il a été construit avec le bois de l'ancien palais. C'est aussi l'endroit à ne pas rater pour admirer le coucher de soleil. Des dizaines de personnes immergées jusqu'à la taille pêchent de la friture d'une drôle de façon en secouant une canne à pêche dans chaque main. Un jeune garçon, "berger" de canards rame à l'assaut d'une de ses bêtes égarées et les moines défilent sur le pont. 16h45, nous embarquons sur une pirogue pour voir le soleil se coucher. Le pont et l'arbre mort dans l'eau sont splendides en ombres chinoises dans cette lumière orangée. C'est le coucher de soleil idéal pour une demande en mariage !!!!!!!!!. Sur le chemin du retour, les gens ont sorti les guirlandes lumineuses et allumé des milliers bougies pour éclairer les villes et monuments religieux, la fête de la pleine Lune dure plusieurs jours et c'est tant mieux, on va pouvoir retourner manger des crêpes!

Lundi 17 Octobre: epidemies d'achats compulsifs Journée repos. Internet pour Christophe, achat de souvenir pour Sophie qui s'est à nouveau emballée, emportée par l'enthousiasme de Nico et Jérôme pour un magasin d'artisanat, une vraie caverne d'Ali Baba. Il a fallu négocier ferme et avoir recours aux échantillons de parfum et autres babioles from France, ils en sont très friands. Résultats: plusieurs kilos supplémentaires à trimbaler jusqu'au Népal. Argument de Sophie: "tu verras ça f'ra super dans le salon". Pensée de Christophe: "et qui c'est qui va l'porter"!!! On ne peut plus compter sur Jérôme et Nico, ils risquent d'être en surplus, reste a éspérer que la fine équipe qui nous rejoint au Népal nous en délestera… D'ici la, il va falloir la jouer fine pour alléger nos sacs a dos.

Mardi 18 Octobre: la croisière s'amuse…presque Lever 4h45 (c'est pas humain), on embarqué avant le lever du jour à bord d'un bateau qui nous mènera en 10 heures à Bagan. Les birmans se couchent tôt, mais se lèvent tôt aussi, les rues commençant à s'animer vers 05h30, heure du lever du soleil. La croisière est assez agréable malgré l'absence de climatisation et nous faisons la connaissance de Grégory et Delphine que nous avions déjà croisé à Mandalay, un couple de français de Vélizy. Une fois de plus Christophe tente de convertir Sophie à la belote mais c'est décidemment pas son truc, elle préfère jouer au Pictionnary ou au Taboo. Dernier clin d'oeil à la France, ce sera du ciflar à la pause de midi, merci Jérôme. A l'arrivée, nous devons nous acquitter d'un droit d'entrée de 10$ pour le site de Bagan. Gregory et Delphine peu chargés et ne souffrant pas du "trouble d'achat de souvenir en bois compulsif" nous ont gentiment proposé de nous ramener quelques affaires encombrantes styles livres. Merci boucou.

Mercredi 19 Octobre: Fa-bu-leux On loue des vélos pour se rendre dans le vieux Bagan. Le site s'y prête particulièrement pour circuler. Situés sur les rives de l'Irrawady, plus de 2000 temples se dressent, éparpillés dans un horizon immense et changeant de couleur à toute heure du jour.Un enchantement! On est complètement tombé sous le charme ancien de ses édifices ni rénovés ni clinquants comme c'est d'usage au Myanmar (ici pas de culte du "vieux", ce qui est lié à la religion est constamment entretenu, repeint, redoré). Sous la dentelle de pierre qui recouvrait les temples apparaîssent des briques rouges parfois totalement mises à nue. Dans certains, des peintures sont encore bien conservées, dans d'autres il est possible de monter et d'admirer la vue. C'est une explosion de stupas qui émergent au milieu de la végétation et des champs de cultures. C'est pour nous, jusqu'à nouvel ordre, le plus fabuleux site fait par l'Homme, patrimoine universel de l'humanité d'ailleurs. Cette prodigieuse réalisation est née au XIe siècle lorsque le roi Anawratha rapporta de ses campagnes militaires des reliques de Bouddha, à qui il convenait de donner un cadre digne de sa sainteté Le soir nous dégottons un resto indien qui deviendra notre cantine. Ce soir, il y a un festival en ville. On avait l'intention d'y aller jusqu'a ce que nous assistions à une violente baston entre hommes ivre-morts à coup de bouteilles de verre. Deux ce sont fait exploser des bouteilles sur la tête dont un salement amoché. Bon, de toute façon on est crevé, et puis les fêtes au Myanmar, on connaît…

Jeudi 20 Octobre: allez, encore une dernière et j'arrête Nous continuons la visite avec toujours ce même regard émerveillé. Par contre, on galère avec nos vélos, les chemins de terre sont très sablonneux, il faut parfois les pousser, on s'est aventuré sur la mauvaise route et le vélo de Sophie est pourri. Elle s'énerve, craque puis échange avec le vélo de Christophe. Nos deux compagnons s'amusent parfois de nos petites chamailleries de couple en voyage, mais dès qu'on aura un peu de temps on vous en contera un peu plus sur cette charmante intimité née de ces deux hommes en voyage…On traverse des villages rappelant un peu l'Afrique avec ses femmes le panier sur la tête, ces boeufs labourant les champs et ces maisons en paille. Des hommes font une partie de chinlon, un sport très populaire qui se joue en cercle en jonglant avec une petite balle de rotin tressé. Maintenant c'est le brésil et son beachfoutchbol qui nous saute aux yeux!!! Contre toute attente, Christophe plus "nature" que "culture"est tombe accroc, il en veut encore et encore du temple et de la pagode, il ne s'arrête plus, insatiable le garçon. Ce soir c'est massage pour tout le monde. En manque d'attention féminine, Nico et Jérôme on été ravis de découvrir les deux charmantes masseuses attendues; il s'agit en fait des femmes des ménages de notre hôtel!

Vendredi 21 et samedi 22 Octobre: "je lui ai mis la fièvre pendant des heures"(chanson bactérienne) On profite de notre dernière matinée à Bagan pour visiter la dernière partie du site, histoire d'avoir notre dose de pagodes et repartir de ce site sensationnel sans regrets. Puis c'est la course jusqu'a ce qu'on monte dans le bus. Y'a pas de clim, ça on le savait déjà; ce qu'on ne savait pas c'est que nos fauteuils seraient cassés, impossible de les basculer en arrière (ça va être cool les 17 heures et la nuit a 90 °!). C'est l'horreur à chaque arrêt, le soleil tape derrière les vitres. Trois heures se passent "et là…c'est le drame". Christophe commence a se sentir mal puis, insidieusement, la fièvre monte, monte, monte jusqu'a suffisamment haut pour qu'il se mette a délirer et parler tout seul, tenant des propos incohérents du style: "donne moi tes cachets contre les renards, j'ai peur d'être attaquer" ou bien: "y a quelque chose qui m'gêne, je crois qu'il y a un géranium qui me pousse dans le dos"… La nuit fut une véritable torture, impossible non plus de dormir, les VCD du chanteur à la mode et un film birman nous hurlaient dans les oreilles à tel point que malgré les boules Quiès, le son était insupportable. Le problème, c'est qu'on était les seuls à se plaindre, les locaux semblaient apprécier. Bien sur dans ces conditions-là le temps ne passe pas et dure longtemps, longtemps…Les premiers prémices de chiasse sont apparus au milieu de la nuit, heureusement que nous avions de l'Imodium a porté de main. Cela n'a cependant pas empêché Christophe de tapisser les murs des chiottes de tous les bleds traversés. Arrivés a Yangon a 07h00, Christophe est faible mais se sent mieux, il a 39, 5 de température (il a du atteindre sans difficultés les 40 dans la nuit). On avait gardé le numéro de téléphone du médecin canadien de Sophie: il s'agirait sans doute d'une dyssentrie d'origine bactérienne assez fréquente. Pas besoin d'ordonnance pour se procurer les antibiotiques spécifiques. Apres être reste couché toute la journée, Christophe émèrgé 2 heures en fin d'après-midi, la fièvre ayant légèrement baissée, un bol de riz nature et au lit.

Dimanche 23 Octobre: Tata (salut) Myanmar La fièvre a totalement disparue, c'est bon signe. Il ne reste plus qu à soigner le ventre et la tête, ça devrait prendre encore une semaine. 2 imodiums pour assurer le vol en avion jusqu'à Dhakka, capitale du Bengladesh. Au revoir Nico et Jérôme, bonne escale a Bangkok, au revoir Myanmar, quand te reverrai-je pays merveilleux...

Escale a Dhaka (nuit du 23 au 24octobre) Dakka, bref aperçu de ce qui nous attend en Inde: une horreur. Le trajet qui nous mène de l'aéroport à l'hôtel est un bordel sans nom: pas de feux, pas de sens de circulation, des bus plus pourris qu'ailleurs, des centaines de tuk-tuk qui déboulent de partout dont un qui s'est fait renverser sous nos yeux. Ca klaxonne et pile à tout va, ça pue les pots d'échappement, on a l'estomac au bout des lèvres. Mais quand est-ce qu'on arrive?…
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