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Croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa le 2 mars 2012
Nous avons réservé la croisière Perle des Antilles sur le Costa Luminosa du 2 au 10 mars 2012 avec vol à départ de Paris et embarcation en Guadeloupe. Nous recherchons les expériences d'anciens croisièristes sur ce bateau ou ce circuit pour conseils mais aussi des contacts avec de futurs passagers du Costa Luminosa aux même dates. Nous serons en couple (33 et 35 ans) accompagnés de nos deux enfants de 5 et 8 ans.
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Que faire/voir à Antigua (Antilles) lors d'une escale?
Bonjour,

Tout, ou presque, est dans ma question 😛

Je prépare notre croisière qui aura lieu le 27 avril à bord du Costa Luminosa: mer des Caraïbes, transatlantique retour.

Nous aimerions, dans la mesure du possible, faire un maximum d'excursions seuls pour limiter les couts d'une part et pour pouvoir prendre notre temps aux endroits qui nous intéressent d'autre part surtout que nous serons avec nos 2 enfants qui auront 8 ans et 2ans1/2.

Donc que faire à Antigua? Je suppose qu'il y a des taxis aux abords du port. Y a t il des "pièges" à éviter 🤪? Quels sont les tarifs par exemple pour faire un tour de l'ïle avec arrêt aux endroits "stratégiques" Nous serons en escale de 8h à 14h. Le tour de l'île est il faisable? Y a t il des plages et/ou des villes à ne pas râter? Costa propose le tour de l'île pour une durée de 2h30 et un prix de 59 euros/adulte et 53/enfant de plus de 4ans.

Merci de votre aide 🙂
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Escales à Aruba et Curaçao, îles des anciennes Antilles néerlandaises
Aruba et sa voisine Curaçao sont des territoires insulaires des Pays Bas … mais des Pays Bas d'outre-mer ! Situées dans la mer Caraïbe à proximité de la côte du Venezuela, elles offrent aux visiteurs leur festival de couleurs où domine le bleu et leur douce ambiance tropicale. J'y ai fait récemment escale et vous propose de partager dans ce récit quelques impressions illustrées de nombreuses photos. « Bon Bini ! » dans l'archipel, c'est ainsi que l'on dit « Bienvenu ! » dans la langue locale, le papiamento.

Pour débuter la visite, suivons l'ordre alphabétique avec un A comme … Aruba, la plus à l'ouest des deux îles.

Une île se dévoile de la plus belle façon depuis la mer. Des eaux bleues, une pointe de sable blanc … voilà que nous longeons lentement la côte sud. Depuis le pont supérieur d'un bateau de croisière on bénéficie toujours d'un point de vue imprenable ainsi, sous nos yeux admiratifs défile au ralenti le paysage côtier d'Aruba. N'est-il pas séduisant ce camaïeu de bleus ? Une belle invitation à poursuivre la découverte.



Cette île des petites Antilles s'étend sur un peu plus de trente kilomètres sur à peine onze de large. Ils sont plus 110 000 arubiens à y vivre et à jouir de l'agréable climat tropical dont bénéficie le territoire. Une île devenue autonome sur le plan administratif sauf en ce qui concerne la défense et les affaires étrangères encore sous la tutelle de la lointaine mère patrie, la Hollande, située au-delà de l'océan Atlantique à plus de 8000 kilomètres. Ici, nous sommes à quelques encablures des côtes d'Amérique du sud, plus précisément des côtes du Venezuela localisées à moins de trente kilomètres. Des côtes que l'on aperçoit depuis l'île … mais seulement par temps très clair ce qui n'est pas tout à fait le cas en cette journée nimbée par quelques brumes de chaleur, mais le soleil brille généreusement, ne soyons pas trop exigeant.



Avec cette vue plongeante, on le constate, un tel littoral où se succèdent tant de jolies plages donne le ton : Aruba est une destination rêvée pour les amateurs de farniente entre mer et cocotiers. Mais Aruba a bien d'autres atouts à offrir aux visiteurs, suivez-moi, je vais vous en présenter quelques-uns … Justement, nous venons d'accoster sur le quai de débarquement d'Oranjestad, la capitale insulaire.





Impatient de poser pieds à terre, je jette un dernier coup d’œil à la ville depuis « mon » belvédère au point de vue si privilégié. Dans le centre ville et en front de mer, un bâtiment se remarque un peu plus que ceux des alentours. Le Royal Plaza est un grand Mall à l'architecture un peu kitsch qui fait penser à … un gros gâteau. Ses murs roses évoquent un parfum fraise et ses frises et pignons blancs à de la meringue ou de la chantilly. Quant à la coupole centrale, j'ai envie de la comparer au chapeau d'un gros choux … à la crème bien sûr ! Nous irons nous balader sur le front de mer et voir de plus près le bâtiment mais ce sera à la fin de notre visite d'Aruba, en guise de dessert.

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Pour l'instant, direction vers le centre de l'île, pour être plus précis nous prenons la route pour aller découvrir les étonnantes formations rocheuses de Casibari. Ici, on est bien loin des minuscules grains de sable des plages de rêve bordant l'île, des blocs de pierre gigantesques s'amoncellent en grappe ou par endroits semblent être le résultat d'un éboulement. Dans ce décor où chaque grain, enfin rocher ! pèse plusieurs tonnes, les hommes apparaissent minuscules comme des « lilliputiens » au pays des géants. On les aperçoit sur le sommet de Casibari, ils donnent ainsi une idée de l'échelle de ces énormes cailloux.



Il faut monter tout en haut pour admirer le paysage alentour : des amas de pierres arrondies qui contrastent avec les cactus droits comme des « i ». Et au-delà du premier plan, des yeux on balaye le panorama en mode 360°. D'un sommet à l'autre … Dans ce plat pays des Pays Bas ultramarin, en arrière plan, la pyramidale Jamanota avec ses 188 mètres de haut accroche le regard en prenant l'allure d'une vraie montagne.





C'est bien sûr le lent travail d'érosion qui a façonné ainsi ce relief, les angles des rochers sont tout en rondeur même si de plus près la surface paraît granitée. Et comme souvent, l'observation des formes des rochers a stimulé l'imagination des hommes. Vous le voyez le poisson de Casibari ? Sur la photo (du bas), on devine en scrutant ce rocher un profil évoquant celui d'un poisson. Une fissure dessine la bouche de ce gros « Nemo », il a l'air bien triste et terne sans aucune écaille colorée !



A bien contempler ces amas de rocs, voilà que ce paysage me remémore quelques souvenirs de voyage … Cet aspect ressemble beaucoup aux rochers de l'île de Virgin Gorda aux Îles Vierges Britanniques ou encore à ceux qui bordent aux Seychelles la fameuse plage d'Anse Source d'argent (île de La Digue). Si vous connaissez ces lieux enchanteurs, vous ne contredirez certainement pas ma comparaison, même si là, ce décor est à distance du rivage.

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Avec un climat semi aride et peu de précipitations, Aruba offre des conditions idéales pour la pousse des plantes cactées. Aussi les cactus prolifèrent sur une grande partie du territoire et à certains endroits ce sont de véritables champs de cactus candélabres (cadushien papiamento) qui s'étendent à perte de vue. Des cactus, Il y en même autour des habitations. Une haie en cactus est aussi dissuasive qu'une barrière en fil de fer barbelé. Car, qui s'y frotte à de grands risques de s'y piquer !

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On chemine maintenant sur une route sinueuse (et poussiéreuse) du centre de l'île. De chaque côté, les cactus sont en nombre, toujours ! Des cadushi que j'ai envie de nommer cactus « cierges », cette appellation semble parfaite dans un tel lieu où les fidèles catholiques se pressent. D'ailleurs la route d'accès s'avère être un chemin de croix, au vrai sens du terme. Tout le long de la route ont été placées des croix blanches.



Au point culminant de cette petite colline a été érigée une chapelle, très coquette avec ces murs peints en jaune. Alto Vista est un lieu de culte catholique construit en 1952. Cet emplacement dominant la région a été choisi car c'est ici que la première église catholique d'Aruba avait été bâtie, bien auparavant, c'était dans les années 1750 sur proposition d'un missionnaire espagnol.



L'intérieur avec son autel paré de bleu peut sembler exigu, il s'agit bien d'une chapelle. Cela suffit amplement pour les rares visiteurs voulant se recueillir mais tout est prévu pour les offices des dimanches : à l'extérieur, des bancs de pierre sont disposés en demi cercle pour accueillir une foule bien plus nombreuse.

Dans cette île où l'on n'économise pas les peintures de couleur pour décorer les habitations même modestes, on n'oublie pas d'égayer également les tombes des cimetières. Voici un exemple de cimetière arubien, avec des teintes éclatantes qui donnent une certaine gaîté aux dernières demeures locales.



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Parmi les paysages insulaires, il y a une variété d'arbre très présente : les Divi divi . Ilssont même devenus un des emblèmes d'Aruba. Ces petits arbres ont la spécificité de résister à la sécheresse locale et surtout au vent. Ils s'adaptent en s'orientant dans le sens des alizés. Mais un emblème se doit d'être protégé, aussi les plus vieux spécimens avec leurs troncs tortueux et leur branchages effilés ont parfois besoin d'être soutenus par quelques poteaux.



Aruba, suite …. message suivant -->
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Escales de croisière: visiter à pied Sainte Lucie, Antigua, Saint Kitts et Barbade?
Je m'adresse a ceux qui sont des habitués des croisières, j'aimerais que vous me disiez si nous pouvons visiter à pied St Kitts, Barbade, Antigua et Ste Lucie, dites moi ce que l'on doit absolument voir si vous avez des photos j'aimerais bien les voir dites moi sur quel site je dois allé. J'aimerais bien visiter à pied car j'aime bien prendre mon temps pour regarder l'architecture et les beauté de ces beaux paysages que ces iles nous offrent. J'espère que vous me répondrez en grand nombre. merci à l'avance. Une débutante en croisière mais qui a eu la piqure.
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Croisière transatlantique mer des Caraïbes départ le 27 avril 2012 à bord du Costa Luminosa
Et voilà, à J- 8 mois 🙂😉 j'ouvre cette discussion pour préparer notre croisière qui aura donc lieu le 27 avril 2012.

Ce sera une croisière de 18 jours à bord du Costa Luminosa.

Nous prendrons l'avion à Marseille vers Paris puis de Paris vers Pointe à Pitre où nous embarquerons.

Les escales sont: - Guadeloupe départ 00h - Martinique 12h/22h - Saint-Martin 12h/18h - La Romana 13h/18h - Ile Catalina 09h/17h - Tortola 9h/18h - Antigua 8h/14h - 5 jours en mer - Santa Cruz de Ténérife (Iles Canaries) 8h/17h - Funchal - mer - Malaga - Mer - Savone transfert pour Nice gare

Nous ne connaissons ni le bateau ni les escales (n'ayant à notre actif qu'une croisière en Méditerrannée).

Tous vos avis, conseils et astuces sont les bienvenus 😎😉🙂

Nous serons avec nos 2 enfants de 8 ans et 2ans1/2 au moment du départ.

Vadijo (ami et membre VF) sera là aussi en famille avec leur enfant de 8 ans.

A bientôt 🙂
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Compte rendu Transat 2015 du groupe VF sur MSC Musica départ des caraïbes
bonjour

à tous ceux qui nous ont suivi pour les préparatifs de cette transat et à ceux qui ont eu l'opportunité de nous accompagner sur le Musica

en ce qui nous concerne, une excellente croisière dans la bonne humeur et sans souci

je laisse le soin à tous ceux qui nous ont côtoyés d'exprimer ici leurs impressions et même si nous avons des avis différents sur certaines choses de rester courtois dans nos propos

les anecdotes sont les bienvenues pour égayer ce fil, même si sur le moment ce n'est pas très risible

Messieurs Dames à vos plumes ...🙂
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Shqipëria: voyager en Albanie en 2010
Bonjour à tous,

Je reviens, avec "Breihzane", d'une voyage de plus de deux semaines dans la moitié Sud de l'Albanie. Ceux qui me connaissent un peu ne seront pas surpris par ce choix, puisque je pars régulièrement dans les Balkans. Je me suis déjà rendu en Albanie en 2006 (partie centrale : Durres, Tirana, Kruje, Elbassan) et en 2007 (Nord : Skhodra, Lezhe, Kruje de nouveau). Nous sommes partis avec notre véhicule, assez petit et à la caisse basse (c'est important pour comprendre la suite), sans coffre de toit.

Je ne vais pas faire ici un récit "traditionnel" mais je vais procéder par thèmes, anticipant les questions qui pourraient m'être posées par un VFiste curieux ou qui souhaite se rendre en Albanie.

Lorsqu'on parle d'Albanie, pas mal de gens ont encore des préjugés : insécurité, extrême pauvreté, routes calamiteuses...Ces préjugés étaient, je le pense, encore justifiés jusqu'à la fin des années 1990. Mais nous sommes en 2010. L'Albanie a beaucoup changé. Trop diront peut-être certains. J'ai moi-même constaté une nette évolution entre 2006 et 2010. On constate une accélération de la modernisation de l'Albanie. Pour le meilleur comme pour le pire. Cela me fait penser à la Chine, mais dans des proportions bien plus modestes bien sûr.

En tout cas, à condition de prendre certaines précautions, il est devenu facile de voyage en Albanie ! Je ne vois plus de différence avec la Macédoine, la Bosnie, la Bulgarie et même la Roumanie. Je vais ici détailler toutes les questions pratiques, celles que j'aurais voulu pouvoir avoir avant de partir !

Comment aller en Albanie par la route ?

On a souhaité choisir l'option Italie+ferry jusqu'à Igoumenitsa en Grèce mais près de la frontière albanaise (plus de place pour Durres, directement en Albanie) au lieu de longer la côte croate et monténégrine, vire de passer par l'autoroute croate, serbe et macédonienne, vers l'intérieur. Ce choix a été basé sur une question de temps. On ne partait pas un mois ! Pour les logements pendant la traversée, afin de ne pas galérer, on a fait des recherches sur internet préalablement.

- Traversée de la France : Paris ; autoroute A6 jusqu'à Macôn ; autoroute A40 jusqu'à Chamonix (on évite ainsi l'agglomération lyonnaise, peu de circulation sur la A40) ; Tunnel du Mont-Blanc ; arrêt à Verrès (Val d'Aoste, donc en Italie). Départ de Paris vers 13h, arrivée à Verrès en fin d'après-midi, ça se fait très bien.

- Traversée de l'Italie (on a choisi de faire plusieurs arrêts, histoire de visiter un peu le pays) : Verrès ; autoroute A5 jusqu'à Ivrea ; autoroute A4 jusqu'à Milan (on suit le GPS, on aurait dû passer au sud par Alessandria pour éviter l'agglo milanaise) ; autoroute A14 jusqu'à Ancône (ferry-boat), via Parme, Bologne, Rimini. Remarques : ) Circulation très dense sur la A14 dès Piacenza et bouchons horribles entre Bologne et Rimini (223 min pour faire 130 km !). On est tombé, ce samedi 7 août, en plein dans les départs en vacances italiens et européens !!! Un conseil : traversez l'Italie en semaine ! On a quitté l'autoroute pour prendre la nationale (via émilia), gagnant environ 1heure ) On a fait une pause à Saint-Marin, minuscule république indépendante dont la ville médiévale pleine de charme est installée sur une sorte de piton rocheux dominant toute la région. Nuit hôtel à Montecchio. )Deuxième pause à Urbino, ville Renaissance classée par l'Unesco, à l'instar de Saint-Marin. Très belle ville historique (ruelles, immeubles médiévaux, église, Palais-Musée remarquable. ) On a choisi Ancône pour le ferry car d'un jour à l'autre, cela peut être moins cher que d'aller jusqu'à Bari ou Brindisi, beaucoup plus au Sud !!! Ferry Minoan, pas de problème de traversée (à l'aller !!!). 442 euros A/R 1 voiture + 2 personnes.

- Arrivée en Grèce à Igoumenitsa, le grand port de ferry boat du nord de la Grèce (notamment pour les Turcs rentrant au pays, une autoroute toute neuve reliant la ville à Istanbul directement). De là, aussitôt, on part pour l'Albanie par le chemin le plus court, en longeant la côte vers le nouveau poste frontière de Sagadia (côté grec) -Konispol (côté albanais), je reivendrai sur ce poste frontière plus tard. Il faut une heure de route maximum pour arrivée en Albanie depuis Igou', par une bonne route.

Quel a été notre itinéraire en Albanie ?

Au jour le jour : - Frontière à Konsipol ; Saranda (capitale touristique et station balnéaire du sud de l'Albanie) - Saranda - "Blue eye" - Gjirokastra - Monastère Mesopotam - Saranda - Saranda - Butrint - Ksamil - Saranda - Saranda -Corfou (Grèce, par bateau) - Saranda - Saranda - Riviera albanaise (Borsh, Queparo, Porto Palermo, Himare, Vuno, Dhermi - Dhermi, col de LLogra - Orikum - Vlora - Monastère de Zvernec - Vlora - Vlora - Fier - Apollonia - Fier - Berat - Berat - Lushnja - Elbassan - Lin - frontière macédonienne - Ohrid - Ohrid (Macédoine : 3 jours de repos) - Ohrid - monastère de Saint-Naum (sud lac d'Ohrid) - Pogradec - Korça (de nouveau en Albanie) - Korça - frontière grecque.

Ce qui fait environ 10 jours. On avait prévu cet itinéraire et, excepté dans l'ordre des visites, on a pu le réaliser tranquillement. Je rappelle que les distances sont courtes, il est possible de visiter plusieurs endroits dans la journée, surtout si comme nous on se lève à 7h30 et qu'on visite jusqu'au soir. !

Je reviendrai bien sûr sur cet itinéraire plus loin, précisant ce qu'on a aimé et ce qui a pu nous déplaire.

Et l'tinéraire de notre retour ?

- Korça (Albanie) - Kastoria (Grèce) - Grevena - Météores - Metsovo - Ioannina - site antique de Dodone - Igoumenitsa (Plataria, juste à côté), ferry-boat - Traversée de l'Italie et de la France : même itinéraire qu'à l'aller, sauf contournement de l'agglomération milanaise par Alessandria. Hôtel à Montecchio (le même), après le reste d'un trajet se fait tranquillement jusqu'à Paris, avec 4 pauses véhicule et chauffeur. Arrivée à Paris vers 19h pour un départ de Montecchio vers 8h. Aucun bouchon, peu de circulation.

Quels sont les formalités pour aller en Albanie aujourd'hui (août 2010) ?

Aucune ! Ou presque. Là aussi, l'Albanie évolue très vite : plus de visa depuis longtemps, une petite taxe (1 ou 2 euros) qui d'après notre expérience (on a passé 3 postes frontières albanais en 10 jours) n'est plus demandé. On a pas payé un seul euro. Par ailleurs, la carte d'identité est suffisante, un français rencontré sur place est entré en Albanie sans passeport. Nous on a montré le notre mais sur les 6 tampons qu'on aurait dû avoir, on en a deux entiers (port de Saranda au retour de Corfou notamment) et un 3e uniquement la date de départ. Pour les 3 autres passages, aucun tampon !

Quels postes frontières prendre ?

Il y a bien plus de postes frontières que les cartes ne l'indiquent. - En venant du Nord (du Monténégro), il existe 2 postes frontières, l'un "Hani i hoti" au Nord du lac de Skhodra (route Podgorica-Shkodra, en mauvaise état en 2007 d'ailleurs) et un au sud du lac, en venant de Ulcinj au Monténégro. Une route minuscule sans panneau mène à un vrai poste frontière, dont la route rejoint après Skhodra. Si vous longiez la côté monténégrine pour aller an Albanie, il vous évite de faire le grand tour du lac Skhodra.

- A l'Est, depuis la Macédoine : 2 postes frontière au Nord (près de Lin) et au Sud du lac d'Ohrid (route de Pogradec). Tous les deux ouverts.

- Au sud : 4 postes frontières : ) deux classiques et connus : route Ioannina (grèce) - Gjirokastra (Albanie) et route Korça - Kastoria ; ) deux autres presque inconnus : Sagadia (grèce ) - Konispol (albanie) au sud, très pratique car reliant directement igoumenitsa en grèce (ferry boat) à Saranda en albanie. Ce poste frontière est moderne et récent. Il n'est pas bien indiqué côté grec (suivre "Sagadia"). Bonne route côté grec. Peu de fréquentation. Bâtiments neufs côté albanais mais pas encore utilisés (toujours préfabriqués en août 2010) mais cela ne saurai tarder car ils sont neufs, excellente route côté albanais puis piste puis plus de panneaux puis pistes...en fait la route n'est pas finie, elle est en travaux ! Dans un ou deux ans cela sera impécable. En attendant c'est faisable mais délicat pour la voiture. ; dernier poste frontière, sur aucune carte mais visible sur googlearth !!! : près de Leskovik, dans le sud-est, il permet apres de rejoindre Ioannina en Grèce. Je le déconseille en ce moment puisque la route côté albanais est en travaux.

Quel est l'état des routes albanaise en 2010 ?

Cette question est cruciale pour qui voyage avec son propre véhicule si ce n'est pas un 4x4. Depuis les années 2000, l'Albanie s'est lancée dans l'agrandissement et la modernisation de tout son réseau routier principal. C'est une bonne chose pour les Albanais et pour nous ! En fait, les routes goudronnées existaient mais étaient étroites et en mauvais état. On procède ainsi pour les moderniser : on élargi la chaussée, on retire le goudron ancien puis on en met du neuf. Sauf qu'il ne faut pas arriver entre les 2e et 3e phase car on fait alors de la piste rocailleuse et poussièreuse ! Les travaux ne sont jamais indiqués, on IGNORE combien de km de pistes on va se payer ! On espère 1 ou 2 km, c'est parfois 10 ou 20 km !!! En 2006, j'avais déjà fait 15 km comme ça, c'était horrible (entre Fushe Kruje et l'autoroute Durres-Tirana). En 2007, aucun problème. Cette année, on a de nouveau connu cela, et en arrivant au pays ! A tel point que cela a donné une image mauvaise et tronquée de la réalité actuelle du réseau albanais. En fait on a pas eu de chance du tout, ce fut la seule fois du séjour ! Le sud a longtemps été délaissé, enfin on s'occupent des routes entre saranda et la grèce, mais en attendant, ce sont souvent des mauvaises pistes en travaux. Je pense que d'ici 1 ou 2 ans cela devrait être terminé.

En août 2010, voici l'état des routes albanaise où j'ai pu rouler : 1)Bonnes voire excellentes: - Skodra-Fushé Kruja : TB (jusqu'à l'autoroute durres-tirana, travaux finis d'apres un temoignage) - Durres-Tirana : TB autoroute - Durres-Lushnja : TB autoroute au moins pour sa partie sud jusqu'à Rroghozina, sans doute 100% d'autoroute, elle continuerait aussi vers Fier. - Fushe Kruje - Kruje : route petite mais bonne en 2007 - Rroghozina - Pequin - Elbassan - frontière Macédoine : TB (axe Ouest-Est) - Frontière Macédoine (près de Lin) - Pogradec (longe le lac d'Ohrid) : des travaux, finis d'après des témoignages de Français, donc TB route - Pogradec-Korça : 5 km moyens puis TB route - Korça - frontière grecque : TB - Saranda-orikum (route riviera albanaise) : TB route toute neuve, avec même des lignes de rives (parfois) et des places de parking ! - Orikum -Vlora - Fier : route goudronnée ancienne, assez étroite : moyenne, pas de nids de poule mais chaussée parfois cabossée. Elle sera sans doute bientot refaite, donc futurs travaux donc futures pistes. - Route frontière grecque - Gjirokastra : TB, toute neuve, continue ainsi jusqu'à Tepelena. - Saranda - Mesopotam -Gjirokastra : bonne route de montagne. Des travaux prévus (d'après des panneaux), on se demande pourquoi !

Les routes mauvaises voire pourries !

- Konispol - Saranda : venant du sud, d'abord 5-6 km excellents (route neuve) puis piste, celle-ci de divise (on n'a même pas vu où !!!), un tronçon par vers l'ouest et Butrint, aucun panneau, il parait que cette piste est moins mauvaise que celle qu'on a prise, qui en fait part plus vers le nord pour rejoindre Saranda, c'est le prolongement naturel de la tres belle route, on l'a donc suivi. Et bien non ! Dans un hameau, à un moment, il falait tourner à gauche, sauf que je n'ai jamais vu d'intersections, juste des départs de chemins ! C'était l'un d'eux. Sur la piste qu'on a pris, les cailloux heurtaient le dessous de la voiture, la poussière a recouvert la voiture, on s'est demandé à plusieurs reprises si on passait ! Deux autres véhicules me suivaient, ils n'ont même pas essayé de me doubler alors que je faisais du 7-8 km / h !!! On a pas pu éviter tous les trous et les nids de poule. Le dessous de ma voiture a heurté le sol deux fois !!! Tu parles d'une arrivée en albanie. Et dire que par la suite on ne verra presque que des bonnes routes.

- Saranda-Butrint. En travaux. 8 km de pistes, puis alternance superbe route - pistes, parfois certaines en pente. Sur la fin, route goudronnée ancienne étroite mais correcte. Au sud de Butrint, après le bac, panneaux indiquant même la frontière ! et route goudronnée ancienne mais visiblement bonne ! C'est celle qu'on avait rechercher, dans l'autre sens, en arrivant en Albanie !!! Pour vous rendre à Butrint, faites comme nous, prenez le bus ! (200 leks à 2 l'aller)

- Route Tepelene - Fier : en travaux, d'après un albanais

- Route du sud-est : Korça - Leskovik : en travaux, très difficile, d'après un albanais.

- Route Korça - Voskopoje : goudronnée mais assez mauvaise. Les témoignages et le guide disaient "bonne route" ! Tu parles ! La route a été élargie mais en raclant le sol ! ce qui reste de la chaussée doit remonter à 30 ou 40 ans ! La route est déformée, nids de poule, bosses...Sur au moins 10km, c'est à partir de là qu'on a fait demi-tour.

- Route Fier - Berat : goudronnée...en 1970 ? Chaussée déformée, quelques nids de poule et même un passage à guet ! (en fait une ligne de nids de poule remplis d'eau impossibles à éviter, c'est là aussi que ma voiture a frotté le sol). Cela reste faisable, mais il faut être très vigilant. Ou avoir un 4x4

- Route Berat - Lushnja : ressemble à la précédente mais en moins mauvaise, moins de nids de poule, pas de passage à guet mais sur un pont des protubérances de goudron de 20 cm !!!

3) Bilan

Le bilan est donc largement positif, on a dû avoir 85 % de très bonnes routes. Malheureusement, la piste (route en travaux) ça vous marque (et ça marque la voiture), je préfère encore la route d'époque communiste, un nid de poule ça s'évite, ça devient presque un jeu. D'ici à peut-être 5 ans, je pense que toutes les routes principales d'albanie seront excellentes.

En attendant, il est possible de faire un périple an albanie en utilisant uniquement des routes bonnes ou excellentes, par exemple : - Igoumenitsa puis Ioannina en Grèce, Gjirokastra, Saranda, Rivera albanaise, Vlora, Rroghozina, Elbassan, Porgradec, Korça, Grèce . - Ou bien depuis le Monténégro (attention, route frontière-Skodra très moyenne en 2007, peut etre refaite depuis) : skkodra, lezhe, kruje, tirana, durres, Rrogozina puis jusqu' à Saranda puis Gjirokastra puis Grèce ou bien vers l'Est (même itinéraire que le précédent).

Donc oui, on peut visiter l'Albanie sans rencontrer un seul nid de poule, il faut juste pour cela bien se renseigner auparavant. Les trajets que j'ai évoqués peuvent être faits en Ferrari, c'est pour dire ! (sauf feonrière monténégro- skhodra s'il n'y a pas eu de travaux).

Il y a du tourisme en Albanie ?

Oui !!! Contrairement à ce qui est dit parfois, la Riviera albanaise (littoral Sud-Ouest) et une partie des côtes sont touristiques. Comme partout, les gens vont à la plage l'été. Mais il s'agit à 95% de touristes albanais !!! Certaines plages sont très fréquentées, surtout les plages urbaines (Saranda, Durres, Vlora...), bien sûr. Par contre, si la plage est éloignée d'une grosse ville ou inaccessible par la route (la piste!), il y a peu ou pas de touristes.

Toutefois, lorsque l'on visite l'intérieur du pays, comme par enchantement, il n'y a presque plus de touristes !!! (comme partout l'été ?).

Et les touristes occidentaux ? En Albanie, vous verrez de nombreux véhicules véhicules immatriculés à l'étranger. Il s'agit en fait d'Albanais immigrés qui reviennent au pays pour les vacances, voir pour se réinstaller. L'auteur du Petit Futé a cru que les nombreuses plaques italiennes étaient des touristes italiens ! La blague...C'est bizarre, mais toutes les personnes qui étaient dans des véhicules "italiens" ressemblaient à des Albanais et ne se distinguaient absolument pas des autochtones.

En fait, j'ai observé des milliers de plaques italiennes et grecques : ce sont bien des Albanais immigrés rentrant au pays. J'ai eu la surprise aussi de voir une centaine de plaques britannique ! Ce sont des touristes anglais venant de Corfou d'après le petit futé. Sauf que j'ai bien observé les occupant de ces véhicules et ce sont bien des albanais ! Le nombre même de véhicule le prouve. D'ailleurs, j'ai même vu 3 plaques canadiennes et une dizaine de plaques américaines, même une se l'ile des Caraibes de Sainte-Lucie. Ce sont des touristes en mal d'aventure qui viennent jusqu'en Albanie ??? Naturellement, il s'agit d'immigrés albanais de nouveau.

Et les "vrais" touristes occidentaux ? Il y en a, plus qu'en 2006 et 2007, mais ils restent peu nombreux. J'ai quand même croisé environ 10 campings-car, tous italiens, et une petite dizaine de touristes français (2 Français avec une 2CV ; une famille de 5 en espace, ils sont tombés en panne les pauvres ; 3 jeunes autostoppeurs, 2 couples avec leur propre véhicule...une quinzaine en tout. Les plus jeunes en sac à dos, les plus agés avec leur véhicule personnel, comme par hasard...).

Il y a donc beaucoup de touristes albanais sur la côte, mais très peu vers l'intérieur, où vous rencontrerez plutôt quelques occidentaux isolés. C'est à Berat que j'ai croisé le plus de Français.

Et l'insécurité ???

En 1997 ou en 1999, l'Albanie, pour certaines régions tout au moins, était en état d'insurrection. C'était dangereux. En 1944, au mois d'août, il était aussi dangereux de se promener dans les rues de Paris. Mais dans les deux cas, c'est du passé !

En 2010, il n'y a pas plus de risque en Albanie que dans peut-être 150 pays à travers le monde. Peut-être a Norvège ou la Suède sont-elles plus sures.

Niveau vols, agression, etc., non seulement ce n'est pas arrivé, mais on a jamais eu la moindre crainte. Puisqu'il y a peu de touristes occidentaux, il n'y a pas de vol organisé à l'encontre des touristes, contrairement à l'Italie (zones touristiques) par exemple, ou dans les RERB qui vous mène à Paris à l'aéroport de Rossy. Cependant, on a tout de même pris nos précautions, on ne laissait rien trainer de recherché dans le véhicule, on se baignait l'un après l'autre..Avec ces précautions de base, on a pas eu la moindre crainte.

Les Albanais, même au volant, ne sont pas agressifs.

Quant aux policiers, ils arrêtent plein d'Albanais mais on a jamais eu cet honneur, dommage j'aurais bien aimé discuter ! Visiblement, les policiers voulant escroquer les touristes occidentaux c'est fini, ou alors on a eu beaucoup de chance. On a vu un radar entre Pogradec et Korça et 4 entre Skhodra et Tirana en 2007.

Comment conduisent les Albanais ?

Le seul problème, niveau sécurité, c'est la conduite des Albanais : comme tout bon peuple balkanique (les Monténégrins étant les pires), le code de la route n'est pas appliqué. On double n'importe où (côte, virage, ligne continue) et en prenant son temps, sans se rabattre vraiment parfois ! Par contre, lorsqu'ils vous doublent, ils ne font jamais de queue de poisson, ils prennent d'énormes distances de sécurité. Seuls les feux sont respectés, et encore (ceci dit à paris, je vos tous les jours des types ou des femmes griller volontairement les feux, mais à Paris le code de la route des provinces n'est pas appliqué).

En 2006, surpris, je m'étais énervé devant cette manière de conduire, d'autant plus que j'avais assisté à deux accidents. En 2010, prévenu, j'ai conduis tranquillement, lentement, en anticipant les dépassements et les problèmes de chaussée : je n'ai pas eu le moindre soucis. Mieux, je n'ai même pas eu peur une seule fois alors ça m'arrive presque tous les jours en allant au boulot en banlieue parisienne, des demeurés du volant forçant la priorité ou me faisant des queues de poisson.

Attention aux priorités à droite, elles ne sont pas respectées, c'est la route principale qui prime ou le premier véhicule à prendre l'initiative qui passe. A plusieurs reprises j'ai fait des signes pour me faire comprendre. Dans ce cas là, les Albanais ne forcent pas, ils ne s'énervent pas. Le klaxon ne sert qu'à signaler à un véhicule qu'on le double, ce n'est pas pour vous embêter mais pour vous prévenir.

Les Albanais ne roulent pas très vite, même sur d'excellents routes. Sur les pistes, certains roulent assez vite, ils n'ont pas peur d'abîmer leurs véhicules.

Dans ce domaine aussi, les Albanais progressent : j'ai vu un certain nombre de voitures d'auto-école, le clignotant sert de plus en plus...

Quel est le coup de la vie en Albanie ?

Le coup de la vie est bon marché. A l'exception des carburants (1,1 euro le gazole et autant pour l'essence) et des hôtels (on a payé entre 18 et 40 euros la ch. double, c'est bien plus cher sur la côte, bien sûr, sachant que toutes étaient propres et bien équipées). On a ris un taxi pour 3h, on a payé environ 15euros, on a pas voulu négocier.

Dans les markets, les bars, les patisseries, les boulangeries, le bus, c'est bon marché. Exemples (1 euro = 135 leks) : 1 Borek à 50 leks, 1 bouteille d'eau à 50 leks, 1 bouteille d'eau + 1 glace = 100 leks , 1 glace à 70 leks ; 1 pain 20 leks ; 2 boissons dans un bar branché 300 leks à 2 ; visite site antique Orikum 200 leks à deux ; 1 plat de spaghettis 300 leks, etc. Je relie mon carnet de voyage pour vous écrire tout cela. Bien entendu, c'est encore moins cher qu'on on s'éloigne des lieux touristiques du littoral.

Quels lieux a-t-on aimé en Albanie ?

1) A ne surtout pas manquer, exceptionnels : - Le site archéologique de Butrint . Site naturel exceptionnel : delta fluvial et marécageux entouré de montagnes, végétation méditerranéenne, site antique entouré par le mer à 80%, acropole sur une hauteur en plein centre. De plus, ce n'est pas le genre de site antique avec des vestiges ne dépassant pas 10 cm de hauteur. De nombreux monuments ont été bien préservés : théâtre grec avec nombreuses inscriptions antiques bien visibles sur un côté ; église paléochrétienne des années 400 dont les murs sont tous conservés, monuments romains, baptistère avec magnifique mosaique (malheureusement recouverte pour protection), fragments d'enceinte de l'époque illyrienne à venise, en passant par les grecs (pierres colossales) et s'élevant parfois sur une dizaine de mètre de hauteur, comportant deux portes impresionnantes, etc. J'ai même trouvé par terre une monnaie d'argent de VENISE de 1396 environ !!! De plus, le site est couvert d'arbre, donnant du charme et de l'ombre !

- Le vieux village de Qeparo, abandonné dans une montagne qui domine la mer. Une découverte. Ce village n'est pas mentionné par le Petit futé, bizarrement. Un témoignage d'un camping-cariste en avait parlé. Le village moderne de Qeparo est en bas, le long de la route. Il faut prendre une petite route (panneau dans le sens nord-sud, pas dans l'autre !) en béton qui grimpe et serpente dans la montagne. Vue la température (40 °c), on a demandé à un albanais de faire le taxi. On est redescendu à pied. Qu'y a-t-il à voir à Qeparo ? C'est un village albanais montagnard et méditerranéen quasiemment abandonné. Une centaine d'habitations blanches s'entassent en haut d'une petite montagne. Les façades sont blanchies à la chaux, le pavage est constitué de gros pavés. Les habitations sont parfois en ruine, souvent à l'abandon. Ici pullulent les figuiers, la vigne plus ou moins sauvage, les lauriers-roses et toutes sortes de fleurs. La vue sur la mer est magnifique. De l'autre côté, la montagne continue, vers des petites chapelles perdues sur des pitons et vers...un petit château-fort sorti de nul part et qui invite à la randonnée. Malheureusement, il fait trop chaud pour cela ! Il nous fallait quitter ce lieu enchanteur où nous avons croisé 5 ou 6 albanais, un âne et 3 chiens...Qeparo vaut 10 fois le vieux Dhermi.

- La ville historique ottomane de Berat . Que c'est difficile de parvenir à Berat, toutes les routes sont difficiles ! Mais Berat se mérite. C'est un de nos trois coups de coeur albanais. La vile est classée par l'Unesco (je l'ai appris sur place, les habitants en sont fier) et le mérite amplement. Berat, c'est en fait trois villes anciennes en une. Je ne parle pas de la ville moderne, que nous n'avons pas visité. Trois centres historiques : Gorica, le quartier "chrétien", sur l'autre rive, Mangalem, le quartier "musulman", et la Citadelle, en hauteur, très vaste, entourée d'un puissant rempart. A Berat, il faut se promener dans ce dédale de ruelles parfois étroites et dominées par des hautes habitations traditionnelles aux murs blanchis. Vignes et figuiers sont également très présents. La ville a été classée dès l'époque communiste, en 1961. Ces trois quartiers historiques sont donc bien préservés et ont tous de l'intérêt. Dommage que les mosquées aient été fermées. On a pu visiter une église à Gorica, c'était la fin d'un mariage. On a dormi à l'hôtel Mangalemi, que je recommande fortement. Il est installé dans une demeure ottomane très bien restaurée, quel charme ! Peu de touristes albanais à Berat, mais on a quand même croisé 9 Français ! Un espace III immatriculé "35" escaladant une pente pavée de 30%, ça se remarque, comme une 2CV jaune et verte immatriculée également dans l'Ile et Vilaine. Je crois que tous les touristes occidentaux se sont concentré dans notre hôtel !

2) On a aimé : - Gjirokastra : ville ottomane classée au patrimoine mondial de l'Unesco. La citadelle est très intéressante et bien conservée (superbes vues, musée militaire avec canons fascistes capturés en 1944 exposés comme trophets...). Le reste de la ville ottomane (maisons hautes au murs blancs et aux toits gris) est séparée par un ravin tout en grimpant le long de la montagne. On a pas pu approfondir notre visite mais ce qu'on en a vu est joli.

- Orikum : site archéologique assez pauvre (les fouilles sont récentes et limitées) mais situé dans un très beau cadre naturel méditerranéen et surtout au coeur d'une ancienne base militaire encore active ! En fait ce site se visite légalement, il suffit d'aller à l'entrée de la base, de dire que l'on souhaite visiter le site archéologique d'Orikum (où Jules César avec mouiller sa flotte de guerre), un officier anglohone appelle alors un guide qui arrive et on forme alors un convois de véhicules de tourisme qui traverse une zone militaire à l'abandon avant d'atteindre le site même. On aperçoit nombre de bâtiments militaire en ruine, des bunkers (comme partout en Albanie), des obstacles anti-débarquement, des canons de DCA et des mines marines rouillés entassés...Mais aussi un drapeau de l'Otan et des soldats à l'entrainement. Le tout dans un très beau site possédant de nombreux figuiers ! Et on peut prendre des photos et déguster les figues !

- Lin : village typique localisé sur le lac d'Ohrid, près de la frontière macédonienne. Il s'étire le long du rivage, au pied d'une colline rocheuse. Une ruelle le traverse. Des ruelles perpendiculaires se dirigent vers le lac. Nombreuses habitations traditionnelles, même des granges hors d'âge et des poules et des vaches qui gambadent. La ruelle centrale a un revêtement tout neuf. Hôtel en construction. On y a croisé un mini bus de touristes italiens. La population a l'air particulièrement pauvre. On se croirait dan l'Albanie des années 1960.

3) Intéressants - Blue eye (Est de Saranda): source d'eau d'un très beau bleu entourée d'arbres géants, ancien lieu de détente des apparatchiks communistes. Enfin un peu d'ombre et de fraicheur !!! - Porto Palermo : petite baie abritant une forteresse d'ali pasha (gouverneur ottoman indépendant, vers 1800) en TB état et une ancienne base militaire...soviétique ! Les bâtiments sont délabrés, des canons de DCA rouillés entassés (comme à Orikum). Mais à l'entrée du tunnel à sous-marin, des vedettes de la marine albanaise montent la garde. Que suiveillent-elles dans cette base désafectée ? Des sous-marins américains ? En tout cas les Albanais adorent les USA. J'ai dû voir des dizaines de drapeaux US flotter un peu partout. Bar-restaurant près de la forteresse. C'est ici qu'on croisé une famille française en voiture et 3 jeunes routards français un peu perdus. - Dhermi (vieux village, nettement moins intéressant et joli que la perle Qeparo), - Vlora (statues communistes, mosquée ottomane), - Elbassan (muraille, ville cise à l'intérieur avec venelles aux maisons traditionnelles, mosquée et église.. - Korça (Belle et grande cathédrale orthodoxe toute neuve de 1992, vieille ville assez vaste avec ses bâtiments ottomans et ses ruelles préservées, pas de rafistolage touristique ici, comme à Qeparo. - Saranda : le Petit futé n'a pas aimé. Pourtant la promenade, toute neuve, ces façades modernes et multicolores, les quelques vestiges du passé, tout cela a un certain charme. Ne ratez pas la "bulle" de l'office du tourisme, les pieds dans l'eau.

4) Plutôt décevants : - Site antique d'Apollonia. Belle route, bien indiqué, très beau cadre (grosse colline ponctuée de bunkers dominant une vaste plaine littorale). Mais les fouilles semblent à peine avoir commencé. La ville antique était géante, mais seuls 5% du site semblent fouillée. Petit théâtre, fameux monuments de Agonothètes (sorte de temple, entièrement remonté), pas grand chose d'autre à se mettre sous la dent. Malheureusement Apollonia a été rasé. Il n'en reste pas grand chose, et à défaut de fouilles étendues futures, le site ne vaut pas vraiment le coup.

- Mesopotam. Monastère orthodoxe situé près de Saranda. Pas indiqué du tout ! Il n'est même pas situé dans le village de Mesopotam ! On l'a quand même trouvé sauf que pour y accéder, il faut emprunter un chemin défoncé. On revenait de Gjirokastra, c'était trop pour nous, on a abandonné. De toute façon, l'église byzantine du monastère était fermée !

- Voskopoje . Le problème est à peu près le même. En août 2010, la route était toujours aussi mauvaise. Après 10 KM à être secoués et à éviter les nids de poule, on a rebroussé chemin.

- Himara. C'est une station balnéaire avec une plage, c'est tout. Peu d'hôtels et ils sont complets (il faut réserver !!!).

- Dans l'ensemble de l'Albanie : malheureusement, nombre de mosquées, d'églises et de monastères sont fermés à clés, un peut partout dans le pays. Il faut avoir la chance de tomber dessus au moment de leur ouverture ponctuelle pour les visiter (culte, mariage...).

Voyager en Albanie en 2010, quel bilan ?

De ce voyage, et des autres, je peux tirer plusieurs remarques :

1) La pollution visible est devenu le problème No 1 pour le touriste. Les décharges sauvages sont nombreuses, le long des routes et des chemins. On balance son sac plastique ou sa bouteille en plastique n'importe où. A Saranda, l'hôtel de luxe Butrinti a une plage privée. Pour y accéder, on passe à la droite d'une petite décharge qui se trouve dans le secteur allouée à l'hôtel : même un hôtel de luxe tolère cela ! A Berat, j'ai vu un habitant de la citadelle balancer un sac poubelle par-dessus la muraille. je suis aller voir : une décharge énorme se trouvait au pied du mur ! Alors que Berat est classé à l'Unesco !!! Heureusement, comme l'albanie est ouverte récemment à le société de consommation, il n'y pas tant de décharge que cela. De plus, des progrès sont effectués : j'ai vu 4 camion poubelles à Saranda, un autre dans une autre ville, à Berat (Mangalem) et à Elbassan les habitants attachent leurs sacs poubelles au murs : je suppose donc que quelqu'un vient les ramasser. Le problème n'est pas catastrophique, mais il est tout de même préoccupant pour un pays qui rêve d'Europe.

2) Les routes étaient mon premier problème en 2006. Ce n'est plus le cas, l'albanie fait des progrès très rapides dans ce domaine même si, vue d'où elle part, il reste encre du travail, ma pauvre voiture l'a constaté à plusieurs reprises.

3) La société de conso' fonctionne très bien : gros 4x4 vitres tintées, stations service toutes neuves omniprésentes, pubs omniprésentes et géantes (notamment aux frontières) pour Heineken ou vodaphone ou pour une banque, téléphones portables, écrans plats, cybercafés, revues type Gala ou Choc sur les serviettes de plages, Coca cola bien sûr mais pas encore de Mc Do ! Ce n'est pas un hasard sur le Crédit agricole et la société générale s'y sont implantées (leurs agences se font face à Saranda).

4) Le tourisme se développe : bétonnisation des alentours de Saranda et de Ksamil, notamment, construction d'appartements et d'hôtels. Mais attention au constructions sans permis ! On en a vu une dizaine de détruite à Ksamil et à Vlora. Ce qui est bizarre, c'est que celle d'à côté est toujours là. En tout cas je ne suis pas sur que sur le littoral français on soit aussi respectueux de la loi, dans le sud en particulier. Autre aspect de ce développement du tourisme, positif lui, l'abondance des panneaux indiquant les curiosités à visiter. On en trouve partout, pour n'importe quoi parfois, même dans les endroits les plus perdus, sur le côté d'une piste par exemple. Les panneaux indiquant les destinations sont aussi très fréquents, mais parfois absents là où il faut ! (Konispol - saranda). L'albanie a beaucoup progessé dans ce domaine. Des office de tourismes apparaissent mais ne servent pas toujours à grand chose : soit elles n'ont pas de docs (Korça), soit tout est payant (Saranda).

5) Les albanais sont, dans leur majorité, ouverts, disponibles pour vous aider et souvent sympathiques. Un seul bémol, on a visité des marchés où on ne trouvait que des albanais, à Elbassan et Korça, tout le monde nous regardais bizarrement, comme des extra terrestres, à croire qu'on était revenu à l'époque communiste, de la méfiance vis à vis des étrangers. Un type a même eu des paroles visiblement hostiles à notre égard, mais ça s'est vite calmé.

6) J'ai appris que le Sud de l'Albanie, je vais me faire plein d'amis, est une sorte de prolongement de la Grèce. On nous dit que l'albanie est majoritairement musulmane. C'est sans doute le cas au centre (?) et au nord du pays. Mais au sud de la ligne Fier-Pogradec, j'ai trouvé peu de mosquées, énormément d'églises et de monastères orthodoxes, régulièrement tous neufs (alors que les rares mosquées remontent souvent au...XVe siècle ! donc du temps de la conquête ottomane). Les gens ont des noms grecs albanisés, les panneaux (Gjirokastra) sont doubles, avec traduction grecque. Un albanais travaillant en Grèce m'a dit qu'à Borsh il y a 40 églises. Les immatriculations grecques sont presque aussi nombreuses que les albanaises ! En fait, les liens sont très forts entre cette région et la grèce : religion, commerce, immigration. D'où des problèmes de nationalisme. Cette région fut occupée par la grèce à plusieurs reprises dans la première moitié du 20e siècle. Pendant notre séjour, un assassinat a été perpétré pour des raisons politiques à Himare. Bref, vue les petites croix qui pendant très souvent autour des coups, il semble que nombre d'albanais du sud ne se sentent peut etre pas totalement albanais. A Elbassan, où je suis allé voir la mosquée, c'était le début du ramadan. Il y avait une dizaine de personnes, dont quelques "barbus". Rien à voir avec la mosquée de clamart, en région parisienne, qui se trouvait à une centaine de mètres de mon ancien appartement. La ferveur religieuse musulmane est beaucoup plus forte en france, dans les banlieues, qu'en Albanie. Ce n'est pas un islam rigoriste, que les albanais pratiquent. Et visiblement ils s'entendent assez biens avec les albanais orthodoxes.

Voilà, c'est fini ! Si j'ai oublié d'aborder un thème qui vous intéresse, dites-le moi, je complèterai ce récit.

Je vous remercie de m'avoir lu jusqu'ici ! 🙂

A suivre : les photos !!!! (sur mes 2500, j'en ai quelques une d'intéressantes !)
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La grande croisière d'Afrique 2015 sur le Costa neoRiviera: le retour
Bonjour à tous,

Le tour de l’Afrique sur le neoRiviera a regroupé un bon nombre de membres de notre forum. Nous nous connaissions pour certains, pour avoir effectué déjà un, voire deux tours du monde.

Depuis, le temps est passé vite, très vite, trop vite. Happé par notre vie de grand-parents, nos amis et nos nombreux déplacements, je n’ai pas eu le temps de vous communiquer notre ressenti de cette magnifique croisière de 2 mois.

Ne dit-on pas mieux vaut tard que jamais ?

Et puis ces escales sont à l’affiche de croisières, que ce soit MSC ou Costa. Peut être que notre récit pourra donner une idée aux croisiéristes qui vont fréquenter ces pays. Si cela peut être utile à l’un d’entre nous, je dirais le plus simplement du monde que ce récit aura servi à quelque chose.

Alors je vous souhaite une bonne lecture, même si celle-ci peut vous paraître longue (et parsemées de fautes d’orthographe), c’est un large extrait du livre de bord rédigé quotidiennement à bord.

Alors à bientôt sur vos écrans en cinemascope color avec son Dolby stéréo

Christian
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Quinze jours à Cuba: circuit et hébergement
Bonjour à tous ! Je suis en train de préparer un voyage touristique de 15 jours à Cuba, et j'aurai souhaité avoir vos conseils, avis, recommandations... compte tenu du parcours que j'étudie.

Le plus approprié à mes attentes à ce jour, semble être un genre d'autotour. Je ne souhaite pas rester 15 jours enfermé à Varadero, et à l'inverse je ne me vois pas galérer pour dormir au jour le jour. J'ai donc consulté l'agence unmondecuba pour m'aider dans l'établissement du périple (j'ai téléphoné + mail à Havanatour > sans réponse...), et je viens de recevoir un premier jet qui me donne une idée sur le budget à prévoir : 2000€ par tête (nous sommes un couple). Y'a t'il moyen de réduire cette enveloppe, ou bien de faire en sorte qu'elle soit le mieux possible utilisée, à vous de me dire ! 😉 Egalement y'a t'il d'autres agences susceptibles d'offrir des prestations intéressantes ?

Je prends un vol Air France qui attérit à La Havanne en fin d'aprés midi (1ère question, vaut-il mieux se mettre à droite ou à gauche dans l'appareil pour profiter de la meilleure vue en arrivant?). Là je récupère ma voiture de loc (que j'aurai réservé via l'agence en France), et je file à l'hôtel. Question : Quel hôtel ? Compte tenu du voyage et du fait que j'ai prévu 3 nuits sur place, je souhaite un bon hôtel 3* pas trop viello... emplacement proche du quartier dynamique de la ville, encore que s'il est facile de rouler en ville, on pourra toujours prendre la voiture. Avez-vous des idées de sorties pour le soir (restau, bar animé avec musique locale, voire spectacle...)? La journée je ne demande pas, avec les différents guides papier on aura aucun mal à faire le tour des lieux et monuments incontournables de la ville.

Nous avons prévu ensuite de coucher une nuit à Pinar del Rio, pour faire dans la journée qui suit la région de Viñales. Idem, avez-vous une idée d'hôtel qui se détache un peu ? Style bon 2* ou 3*, proche du quartier qui bouge ? idée de sortie à faire dans la ville ? Pour Viñales, je compte faire la route qui part de Pinar del Rio, passe par Viñales, suit la côte et rejoint La Havanne... pas de commentaires particuliers ? Le soir je couche à nouveau à La Havanne, même hôtel que les premiers jours.

Aprés direction Cienfuegos... idem, y'a t'il des choses à faire/voir en venant de La Havanne ? Quel hôtel en arrivant, quelles sorties à faire le soir ?

Jour suivant, Trinidad, mêmes questions que ci-dessus... il parait que c'est sympa de coucher plutôt vers la plage Ancon ?

Puis Santa Clara, mêmes questions que ci-dessus...

Et enfin quelques jours à Varadero parce que bon, faut bien lézarder un peu au soleil tout de même! Là je ne veux pas bricoler, 4 ou 5*. Beaucoup d'hôtels sont cités dans les posts de voyage-forum... nous cherchons le meilleur compromis avec belle plage belle piscine, quartier stratégique (pas à l'autre bout de la presqu'île), pas trop grosse famille avec tripotée de gamins aussi, ce serait bien... mais bon, ça fait beaucoup de critères je sais ! 😏 Alors juste qq chose qui tende vers ça et ce sera parfait !

Voilà, merci d'avance pour vos conseils avisés et pardon pour ce long message... je tâcherai de faire un compte rendu à mon retour pour aider ceux qui partent aprés moi 😎
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Gwada 2015
Un carnet pour la Gwada ? Est-ce bien nécéssaire ? Je me suis posé la question, seul face à moi-même...

A lire les récits du bout du monde, j'ai un peu honte de parler de vacances simplistes au soleil des Antilles. Sans frontières dangereuses à passer, sans avoir à trouver une pomme pour manger, un peu d'eau pour étancher sa soif...

Et puis en fait, pourquoi pas ? Il n'y a pas de petits séjours. Allons donc aux Antilles !

Or donc, du 6 au 21 Novembre, nous sommes en Gwada (mon épouse et moi-même😉) et ce, grâce au jeu concours de la radio RFM. Mon épouse gagne donc un séjour au Créole Beach Hotel de Gosier; chambre supérieure, petit-déjeuners et vols au départ d'Orly.

Les conditions: séjour à faire avant décembre 2015 et hors période scolaire.

Tant mieux ! Pas de gosses hurlant dans la piscine ou dans les couloirs ! 😎 Et cela m'évitera également de croiser sur ma route des enseignants.... Quoique... Entre ceux qui sont en retraite, en maladie, en accident ou en grêve .... On est sûr de ren ma pôvre dame...

Reste la location de la voiture, l'acheminement vers Orly au départ du Sud et les repas. Trois fois rien. La seconde semaine, nous la passerons chez nos amis installés aux Abymes.

Les vols :

La compagnie CORSAIR assure le vol (AF pour l'acheminement au départ de Montpellier). Agréable surprise avec CORSAIR (Sauf le coup de l'annualtion du 5/11 , reporté au 6/11😠). Ecran téloche individuel, repas simple mais good. Nous avions réservé les siéges 44 (deux places).

La location de voiture :

A l'arrivée sur PAP, réservation par Budget. Une Nissan Note 4 portes pour 263.00 euros les 15 jours. En sortant de l'aéroport, on tourne à droite, 50 mètres et les loueurs sont là. Papiers calés en cinq minutes et navette vers les parkings auto en trois minutes. RAS.

L'hôtel :

Facile à touver avec un GPS Waze ou Sygic sur smartphone. Le Créole Beach Hotel est un quatre stars posé sur la pointe de la Verdure. www.creolebeach.com

Personnels au top. Petit-déjeuners très copieux et de qualité. Resto gastro sympatoche. Les bémols : La télé qui ne marche pas lors des orages ou pluies fortes et Internet un peu faiblard.

Les images :



















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Bleu de France avec croisière de France
Bonsoir

Nous partons pour une croisière d'une semaine avec mon mari. C'est une nouvelle compagnie de croisière 100% française et tout inclus qui s'appelle Croisière de france.

Le premier départ se fait le 25 mai. Quelqu'un connait il cette compagnie? Y a t il des personnes qui partent aussi par ce croisièriste.

Merci a bientôt
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Tour du monde sur le Queen Victoria
😉Magnifique voyage, même si on reste sur sa faim pour certaines destinations où on aimerait rester plus longtemps.

Périple sur 3 mois et 20 jours:

Southampton départ le 2 Janvier pour New York arrivée le 10 janvier. 8 jours de navigation, ballotté pas mal, avec des creux de 9 à 10 mètres.

1O janvier New York ...............

13 Janvier Fort Lauderdale Floride

16 Janvier Williamstad Curaçao.

18.........Passage du Canal de Panama ( 77 kms en 10 heures).

21..........Puerto Quetzal Guatémala

24..........Puerto Vallarta Mexique 25...... Cabo San Lucas Mexique........27............Los Angelès Californie

1er Février............Honolulu Oahu Hawaï

6...............Apia Samoa Occidentales

7...............Passage de la ligne de changement de date, un jour en moins.

9................Nuku'Alofa Tonga

12..................Aukland Nlle Zélande

14..................Lyttelton (Christchirch) Nlel Zélande

17..................Hobart Tasmanie

19 et 20..........Sydney

23.....................Yorkeys Knob pour la grande barrière Australie

26....................Rabaul en Papouasie Nouvelle Guinée.

Premier Mars.........Saïpan Iles Marianne

5...........................Nagazaki Japon

6.......................Pusan Corée du Sud

8........................Shanghaï Chine

11........................Hong Kong, Chine

13..........................Nha Trang Vietnam

14...........................Vung Tau ( Ho Chi Minh City), l'ancienne Saïgon

16............................Laëm Chabang (Bangkok) Thaïlande

19............................Singapour

21..............................Phuket Thaïlande

25...............................Mormugao (Goa ) en Inde

26.............................Mumbaï en Inde

29..............................Dubaï Emirats Arabes unis.

Quatre Avril..................Aqaba Jordanie

6.................................Navigation dans le canal de Suez

7................................Alexandrie (Le Caire Giza). Egypte

9.................................Kusadasi (Ephèse) Turquie

10................................Istanbul Turquie

10................................Mykonos Grèce 11.................................Le Pirée Athènes Grèce

12...............................;Civitavecchia Italie

14................................Barcelone Espagne

20.................................Southampton Grande Bretagne, puis Londres pour retour Nice British Airrways.

Un aperçu général qui permet de choisir une prochaine destination pour visiter un pays minimum 3 semaines pour connaître.

J'aimerais assez l'Australie.

Plus tard, je vous ferai une description plus complète, avec photos à l'appui, je vous laisse le choix pour ce que vous voulez connaître. Donc, il suffit de demander. Nous avions la veille la géopolitique du pays que nous allions visiter, ce qui nous permettait de mieux comprendre, les explications au cours des excursions étant toutes en Anglais.

A bientôt, bonne journée à tous.
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Review of our Caribbean cruise on the Costa Magica
Hello everyone,

Here’s the belated review of our 15-day Caribbean cruise on the COSTA MAGICA from March 1st to 15th.

It’ll be illustrated with photos for each port of call. You’ll need to click on them to enlarge.

We bought this cruise from AZUR CROISIÈRES, in an outside cabin, with the TOTAL COMFORT CLASSIC package, which includes: - The "Pranzo & cena - Lunch & Dinner" drinks package with unlimited drinks during meals: water, wine, sodas, and draft beer. - A discount on excursions: the more you book, the bigger the discount.

The "Pranzo & cena - Lunch & Dinner" package was offered onboard for 19.90 € per day per person for those who didn’t already have it.

The itinerary was as follows: Fort-de-France (Martinique) / Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) / At sea / Scarborough (Tobago) / St. George’s (Grenada) / Bridgetown (Barbados) / Castries (St. Lucia) / Fort-de-France (Martinique) / Pointe-à-Pitre (Guadeloupe) / At sea / Willemstad (Curaçao) / Oranjestad (Aruba) / Kralendijk (Bonaire) / St. George’s (Grenada) / Fort-de-France (Martinique)

After many cruises with MSC, this was our first COSTA cruise. We couldn’t help but compare the two companies and made the following observations: - The elevators are faster on COSTA than MSC. You wait less often. - Fewer storage spaces in the cabin closets on COSTA than MSC. - Impossible to check your onboard account balance on the TV with COSTA. - The cost of excursions booked in advance online is deducted at the end of the cruise with COSTA, but immediately upon booking with MSC. - The decor is more contemporary and elegant on MSC than COSTA. - COSTA’s restaurant meals are just as good as MSC’s but more generous. - COSTA: On the first evening when you arrive at the restaurant for dinner, no staff member shows you to your table, unlike MSC! - The buffet desserts are better on COSTA. - COSTA: No "napkin folding" during the Italian evening, no pizzas at the buffet, no complimentary drinks in the lounges during the gala evening, and no Baked Alaska either! - The shows are slightly less impressive on COSTA but a bit longer. - COSTA offers the option to skip the evening turndown service (preparing the beds for the night with the sheets folded back).

Of course, this list may also depend on the ship you’re traveling on. Some of these observations might be specific to the COSTA MAGICA.

Before the cruise, we spent 2 days in Fort-de-France at the "La Batelière" hotel.

www.la-bateliere.com/

Some rooms need renovating, but the sea view is stunning. We had to carry our two large suitcases up two flights of stairs ourselves because there was no elevator in the part of the building where our room was. The restaurant is good, but service can be slow if it’s busy. Breakfast is excellent. The beds are comfortable. The area around the hotel isn’t interesting—it’s best not to venture out. At the foot of the hotel, there’s a tiny beach (not private) and a nice restaurant/bar with a good reputation: "Lili’s Beach." I recommend booking a superior category room rather than a standard one, or you might be disappointed.
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Hôtel Baie du Gallion, location de voiture, excursions...
Bonjour à tous,

nous partons pr la premiere fois en Martinique à l'hotel baie du Gallion et j'ai beaucoup de questions à vous poser !!!!🙂

Si j 'ai bien compris l'hotel la baie du Gallion n 'est pas ce qui ya de mieux 🙁 donc on va se pencher sur les excursions et les restos sympa sur l' ile.

Nous allons surement louer une voiture, faut il la louer sur place ou sur internet avant notre depart et combien de temps à l'avance ??? (nous partont le 24 Novembre 2007) ya beaucoup de touriste à cette époque de l'année ???

Il faut compter cb de tps entre Tartane et le sud de la martinique. Ex: St anne, le rocher.

J' aimerai aussi savoir les excursions à ne pas manquer (on m'a parler des plages des sallines avec leur eau transparentes), les rhumeries, le marché à point à pitre .... Si vous en connaissez d' autres.... et dites moi aussi les pieges à touriste à éviter ce serait sympa !!!🤪

Concernant la meteo, quel temperature pouvons nous esperer et est ce que la saison des pluies et cyclones sera passé ??? Les moustiques sont tjrs aussi virulant à cet époque de l'année ???🏴‍☠️

Merci de répondre à ttes mes questions cela va m'aider à préparer mon voyage car je veux profiter de chaque minute passer la bas !!!!!

Fred et Nico
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Destination soleil , mais pas trop plage?
Bonjour j`aurais vraiment besoin de conseil, ont aiment la chaleur mais on aiment pas se coucher sur la plage si quelqu`un pourrait me conseiller et ont aiment bien la ville, l`hiver passer ont est allé a Las Végas et ont a beaucoup aimer ça, je ne sais vraiment pas ou aller j `attend vos conseils, merçi a l`avance
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Un mois en Floride et en Louisiane au printemps 2015 et escapade à Saint-Martin
Bonsoir à tous, Je poste avec beaucoup de retard ce carnet, mais je n'aurais voulu en aucun cas faire l'affront à ceux qui m'ont aidée de ne pas leur offrir un retour. Car, comme chaque fois, aucun voyage ne serait réussi sans votre aide et vos conseils. Non non, ce n'est pas bateau, c'est sincère. Je vais par contre me faire maudire: il n'y aura pas de photos (ou si peu que cela ne vaut pas la peine d'en parler), car le chargement est beaucoup trop long, et je n'aurai jamais le temps avant notre départ le 21 mai pour le Grand Ouest (3e fois). Il y a une version illustrée sur RoadTrippin😊. Pardon mille fois, ne m'en voulez pas SVP😕.

En plus, comme je l'ai expliqué sur mon carnet précédent sur le Canada (posté il y a quelques semaines à peine), m'étant fait voler mon ordi en fin d'été lors d'un cambriolage à la maison, j'avais perdu toutes mes photos triées. Heureusement, elles étaient en brut sur un autre disque dur. Mais zut, tout le tri à refaire.🤪 Du coup, il n'y aura pas de données chiffrées (souvent bien utiles pour les autres), car elles n'étaient que sur l'ordi volé.

Bref, comment nous sommes-nous retrouvés dans cette partie des USA, alors que j’avais prévu un voyage dans le Nord-Ouest ? Aux antipodes, carrément ! Tout simplement parce que JP a préféré que je nous emmène au soleil. D’autant qu’il s’était gelé au Canada à l’automne précédent. Pour la petite histoire, quand je pense que ce super projet vers le Nord-Ouest était tout bouclé, avec toutes les cartes, les étapes chiffrées, les visites etc etc. et que c’était sur l’ordi volé.

Et pourquoi cette parenthèse antillaise en tout début de carnet, et que je ne vous narrerai pas en détail, et bien, parce que tout simplement un de nos amis mordu des Antilles et du bateau s’installe peu à peu à St-Martin où il compte bien passer sa retraite pour fuir les frimas de sa Suisse natale. Et oui, Suisse depuis des générations, et mordu de bateau. Non, ce n’est pas une blague, il y a donc bien des Suisses marins😉, qui en plus détestent le froid et la neige. « Vous n’allez quand même pas aller à Miami sans passer nous voir ? » - Tu parles, bien sûr qu’on va venir ! Et voilà comment nous avons passé une semaine de bulle complète avant notre périple en Floride et en Louisiane.

Nous, encore moins jeunes qu’avant (personne n’y échappe), pas très randonneurs, et surtout bien fatigués car JP a été rattrapé par une bien vilaine maladie, mais il a l’autorisation de voyager. On fait des étapes raisonnables, on prévoit des plages de repos. Et puis, les US, jusqu’à preuve du contraire, c’est un pays évolué. Isn’t ? Nous avons embarqué un couple d’amis qui n’auraient pas voyagé seuls. Mon amie rêvait depuis toujours de découvrir la Louisiane (ils étaient aussi avec nous au Canada en automne, et on a renouvelé l’expérience, même si nous adorons voyager tous les deux). Bon, j’arrête mon bavardage et dans un premier temps, je vous donne l’itinéraire.

Ah si, encore un truc pas top : à St-Martin, je trouvais mes photos bizarres, pas comme d’habitude. J’en ai eu l’explication en arrivant à Miami où cette saleté de Reflex m’a laissé tomber comme une vieille savate, après tant d’années de cohabitation. Je me suis rabattue sur le petit numérique de JP (lui il se charge plutôt de la caméra). Je suis nulle avec ce genre d’appareil, j’ai du mal à faire les cadrages, je bouge, donc c’est flou. Et puis, c’est lent ! Bon, je n’irai pas jusqu’à dire que c’est la cata, mais je suis déçue.

Du 20 au 27 mars : bulle complète à Saint-Martin Du 28 mars au 30 avril : FLORIDE (16 jours sur place) – LOUISIANE (11 jours sur place)

J01 à J03 – 28-30 mars – Miami J04 – 31 mars – Suite Miami, Everglades J05 – Route vers Key West J06 et J07 – 2-3 avril – Key West J08 – 4 avril – Everglades – Route vers Naples J09 – 5 avril – Naples, Fort Myers, Punta Gorda J10 – 6 avril – Repos à Punta Gorda J11 – 7 avril – Siesta Key Beach, Saratosa, St Petersburg, Tampa, Orlando (Kissimee) J12 – 8 avril – Repos à Kissimee J13 – 9 avril – Kennedy Space Center J14 – 10 avril – Merritt Island, Daytona, Jacksonville J15 – 11 avril – St-Augustine J16 – 12 avril (étape de transition) Tallahassee (Canopy Roads en chemin) J17 – 13 avril – Route vers Mobile (Alabama) J18 – 14 avril – Mobile J19 – 15 avril – Mobile : Les Jardins de Bellingrath J20 – 16 avril – Route vers Baton Rouge (lac Pontchartrain, Plantations San Francisco et Destrehan) J21 – 17 avril – Baton Rouge, St Francisville (Rosedown & Myrtles Plantations) J22 – 18 avril – Route des Plantations (Houmas et Laura) – Houma J23 – 19 avril – Swamp tour – Repos à Houma J24 – 20 avril – Sud de la Louisiane à partir de Houma J25 – 21 avril – De Houma à Lafayette : Morgan City, Franklin, Avery Island, New Iberia J26 – 22 avril – Lafayette (Vermilionville), Opelousas J27 – 23 avril – Lafayette : Breaux Bridge, Lake Martin, St Martinville J28 à J30 – 24-26 avril – New Orleans (NOLA) – Festival de Jazz le 29 J31 – 27 avril – Retour
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Quizz sur les croisières
Bonjour à tous,

Afin de se détendre ce week-end et surtout en attendant que l'hiver disparaisse complètement, je vous propose un QUIZZ sur les croisières. Ce jeu doit permettre à tous de participer dans une bonne ambiance. Les anciens comme les débutants pourront se confronter sur tout ce qui touche les croisières.

Ce jeu doit pouvoir vous permettre, grâce à une photo présentée, de révéler le nom du navire et plus forts, la compagnie.

Que ce soit l'intérieur d'une pièce à bord, un objet de décoration, une partie du navire à l'extérieur, une vue d'escale ou un bâtiment à terre et même un port, vous devrez donner le nom du navire. Des questions aussi sur l'année de construction d'un paquebot, le nombre de navires par compagnies, le nombre de compagnie, ainsi de suite .....

Chacun pourra essayer de jouer et d'apporter un commentaire personnel.

Tous les coups sont permis.

Qu'en pensez-vous ???

Je vous propose une première photo !!! Sur quel navire se trouve cette déco ?

Bon jeu à tous.

JC
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Croisière Perles des Antilles en février 2011
Bonjour, nouvelle sur ce site, je pars avec mes 2 enfants de 16 et 9 ans en février pour la croisière Costa perles des antilles et comme c'est notre 1ère croisière, je suis un peu perdue, peu d'infos par l'agence de voyage... J'aimerais de bons conseils surtout sur les excursions à faire et par quels moyens (Costa ou par moi-même ?) J'attends impatiemment vos conseils, merci d'avance 😉
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Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises
Dès que vous entendez parler de cette île de Saint-Barthélemy, (St Barth pour les initiés !), il vous vient peut-être à l’esprit des clichés d’une île des tropiques réservée à une certaine élite privilégiée avec ses yachts, son luxe et son ambiance bling-bling ! Evidemment, vous êtes un peu (beaucoup ?) dans le vrai !

Mais pour autant, cette île située au nord des petites Antilles ne se résume pas seulement à un ghetto de stars. Le voyageur attentif et curieux peut y découvrir des paysages de rêve, des criques paradisiaques et des plages tranquilles où le sable clair ne disparaît pas totalement sous un alignement de transats. Et puis, il y a ce passé historique original avec une présence suédoise (1785-1878) dont il reste encore quelques souvenirs visibles, ils guideront ma visite de Gustavia, la minuscule capitale de l’île. Ou bien encore, la présence de cette population presque uniquement blanche originaire de Normandie, du Poitou ou de Bretagne, arrivée ici au 17-18 ème et dont le nom du hameau de Lorient est un témoignage.

J’avais découvert St Barth il y a déjà de nombreuses années, mais trop rapidement, lors d’une excursion d’une journée depuis l’île de Saint-Martin … entre deux bateaux, avec à peine le temps de faire le tour de l’île, comme un voyageur pressé ! L’envie d’y retourner un jour ne m’avait pas quitté depuis … mais cette fois en y séjournant quelques jours, histoire de profiter pleinement du charme insulaire de cet original bout de Caraïbe.



Avant même de débarquer sur le quai du port de Gustavia, je suis à nouveau séduit. Quel plaisir de retrouver ce décor d’opérette avec toutes ces coquettes maisons de poupées aux toits colorés ! Dans la rade, les voiliers ou catamarans traditionnels côtoient quelques somptueux yachts, c’est çà St Barth … Ensuite, me voilà flânant parmi les ruelles de cette « capitale » où il est difficile d’échapper aux vitrines des nombreuses boutiques de luxe. Toutes les grandes marques internationales y sont représentées, plutôt que d’en citer quelques unes, je vous en présente un aperçu sous forme d’un patchwork photographique, c’est plus parlant qu’une longue liste … !

La ville est un port franc où règne un shopping duty free. On peut se laisser tenter et y faire, paraît-il, quelques affaires … à condition bien entendu de mettre sa carte de crédit à contribution ! Il n’y a pas seulement des montres ou bijoux à acheter … quelques devantures exposent aussi des vêtements aux griffes locales (sweat, polos, tee shirts …), certains arborent en forme de clin d’œil un amusant « St Barth attitude ». Ici on se doit d’être cool tout autant que chic ! Poursuite de la balade. Quelques mètres après le café « Le Select », une vraie institution locale qui n’en a finalement que le nom, l’ambiance y est très décontractée, style bar-snack pour marins et voileux … Donc, après ce café disais-je, un drapeau puis une enseigne attirent mon regard.



Le drapeau qui vole au vent, c’est celui de la Suède avec sa croix jaune sur fond bleu, l’enseigne, c’est celle du « Swedish Design Center of Saint Barthelemy». La Suède à St Barth ? Voilà une vieille et curieuse histoire … En guise d’explications, faisons un rapide saut dans le passé. C’est suite à un échange que la France céda cette île des tropiques au roi de Suède, Gustave III. En compensation, la France obtint un droit d’entrepôt dans le port de commerce de Göteborg. Chaque Etat y trouva son compte : une ouverture commerciale aux Antilles pour la Suède et pour la France, des ambitions d’affaires vers la Scandinavie. Nous sommes en 1785 ; quelques signatures et le traité est vite ratifié : Saint-Barthélemy devint de ce fait un territoire suédois d’outremer. Quant au village et port de l’île, on lui donna un nouveau nom en l’honneur de sa Majesté Gustaf … ce fut donc Gustavia !

Après une première nuit sur l’île, il est temps ce matin de continuer la visite. Le fil conducteur de ma balade dans Gustavia ? Le passé suédois du lieu avec le passage devant quelques bâtiments ayant résisté à l’usure du temps, aux cyclones et aux incendies … c'est-à-dire très peu ! Le plus emblématique monument suédois est sans conteste le clocher de l’ancienne église luthérienne (1800). Sur les hauteurs de la cité, le fameux « clocher suédois » est facilement repérable, il domine les toitures et semble émerger de la végétation alentour, tout pimpant avec ses teintes rouge et verte. Une rénovation réussie … cependant il ne rythme plus la vie locale comme autrefois, sa grosse cloche, fabriquée à Stockholm, ne sonne plus depuis les années 30 … En effet, elle a été remplacée par une horloge. C’est plus précis mais moins traditionnel !

Proche du clocher, un autre bâtiment date de la période suédoise. De solides murs en moellons, un large escalier et un drapeau français qui claque au vent. La bâtisse a pris des galons au cours des décennies : utilisée comme prison à l’époque suédoise, elle est devenue Préfecture française ! Quant à l’ancien presbytère du pasteur, il est transformé en restaurant, pas de spécialités nordiques … mais vietnamiennes, là, on s’éloigne un peu

Quelques autres maisons présentent également un intérêt historique comme celle faisant l’angle formé par la rue Oscar ll et la rue de la Suède. C’était l’ancienne Maison du Gouverneur et aussi le siège de la Compagnie suédoise des Indes Occidentales. On parle de créer ici un Centre Culturel suédois … Citons encore deux maisons situées près des quais : la maison en briques et la maison en bois.

Une construction en briques était un vrai signe de richesse à l’époque. Pièces à vivre à l’étage, commerce au rez-de-chaussée … comme actuellement. Une agence immobilière y est installée, à voir les photos de villas de luxe présentées dans les vitrines, on imagine que les transactions ne sont pas à la portée de toutes les bourses ! Le contraste est saisissant avec la maison (en bois) située juste à côté. Même si elle a résisté depuis sa construction en 1850, il faut bien avouer qu’elle paraît un peu terne … surtout si on la compare à quelques autres maisons de bois, joliment peintes que l’on peut voir également dans Gustavia.



Amusante cette boîte aux lettres, très couleur locale. Du bleu et du jaune … mais ce sont les couleurs du drapeau suédois qui ornent ce studio de photographe !

Encore un détail qui fait honneur à la période suédoise, le double nom des rues. Un en français, l’autre en Suédois ou vice versa … Pas besoin de pratiquer la langue nordique pour vite se rendre compte que la traduction n’est pas vraiment littérale ! Rue de la Suède ne doit pas se traduire par « Artilleriegatan » ? Et « Nygatan » n’est certainement pas en Français : Rue de la France !



Ma balade me mène maintenant à l’extrémité de Gustavia, face au port et à la mer, là où est situé l’Hôtel de la Collectivité. Un imposant édifice entouré de massifs abondamment fleuris devant lequel flottent plusieurs drapeaux : ceux de la France et de Saint-Barthélemy mais également celui de la Suède … il y aussi celui de l’Union Européenne, de quoi y perdre le nord ! Depuis le 15 juillet 2007, l’île de Saint Barthélemy est devenue une Collectivité d’Outremer. Les quelques 8398 habitants (recensement 2006) ont obtenu ainsi une plus grande autonomie pour leur territoire de 24 kilomètres carrés (îlets compris). Heureux St Barths (habitants de l’île), un environnement de rêve, 27°C de température moyenne annuelle, pas d’impôts, 22 plages … Bon, l’éloignement et l’insularité ont aussi leurs revers, les produits de luxe sont peut être détaxés, certes, mais les marchandises de consommation courante subissent le coût supplémentaire du transport aérien ou maritime (métropole à 6000 km, Guadeloupe à 200 km et île de Saint-Martin à 25 Km …).



Les vues panoramiques sont toujours appréciées des visiteurs, de plus elles sont souvent photogéniques ce qui n’est pas pour me déplaire. Depuis le Fort Gustav on bénéficie d’un point de vue exceptionnel sur l’ensemble de la ville, sur le port et sur l’horizon marin, que demander de plus ? Les suédois avaient particulièrement bien choisi ce lieu afin de protéger la rade d’éventuels assaillants, guerriers mais surtout corsaires ! Deux canons rouillés sont le témoignage de cet ancien poste de garde. De nos jours, depuis ce morne, ce sont plutôt des touristes bardés d’appareils photos et surtout des météorologues avec leurs instruments de mesures qui assurent la surveillance … la station météo de l’île est bâtie sur ce versant perché !



A l’opposé de ce premier fort visité, on trouve un autre poste défensif de l’époque suédoise, le Fort Karl. Les ruines se résument à … pratiquement rien, juste quelques pierres au sommet d’une colline située face à la mer. Principal intérêt de la visite ? Le point de vue panoramique sur Gustavia (on ne s’en lasse pas) et de l’autre côté sur une crique bordée d’eaux bleu turquoise, une véritable invitation à la baignade, difficile de résister à l’envie …



Au bas du morne, il faut passer l’école maternelle pour arriver directement à cette plage de sable et de coquillages de Shell Beach. Une plage en ville où l’on voit apparaître à la sortie des classes quelques mamans avec leurs bambins. Le bain et le goûter à la sortie de l’école, sympa la vie d’écolier à St Barth !

Quittons maintenant la « ville » et prenons la route afin de parcourir l’île. Un maillage de routes, souvent étroites, permet de parcourir St Barth presque dans ses moindres recoins. Ici, on longe la côte découpée et là, dans l’intérieur, on serpente parmi les pentes et les descentes de mornes (collines) qui donnent l’impression d’être en montagne … ô, l’île n’est pas immense mais paraît finalement bien plus grande que la réalité de ses dimensions officielles, environ 10 km sur 4 ! De plus, on roule lentement à St Bath. D’une part, les routes ressemblent fréquemment à des pistes bétonnées avec leur lot d’ornières et de bas-côtés irréguliers et puis, il faut le reconnaître, le trafic est assez dense, la rançon du succès de la destination ! Petits véhicules utilitaires, 4x4, jeeps et beaucoup de Mini Cooper. « Elles plaisent beaucoup aux vacanciers, surtout aux parisiens » me signale en souriant une loueuse de voitures.



C’est sûr, on imagine que c’est fun de cheminer à travers l’île en Mini décapotée, cheveux au vent du large … Mais attention ! Le climat tropical est souvent versatile et les averses peuvent se transformer subitement en de véritables trombes d’eau sur le conducteur et les passagers d’une Mini décapotée … la douche antillaise est alors assurée, même si l’on essaye de refermer rapidement la capote ! Les loueurs locaux ont flairé le filon de cet engouement pour les mignonnes Mini, l’un d’entre eux s’est même spécialisé dans la marque !

Avec notre classique Hunday Atos … nous arrivons à présent à Corossol, un minuscule hameau de la côte sud ouest. Un lieu où résident des familles dont les ancêtres, essentiellement pêcheurs, étaient originaires de Bretagne ou de Normandie. Je me souviens de ma visite ici (il y a déjà de nombreuses années …), j’avais alors aperçu, dans l’embrasure d’une porte, une femme âgée portant encore la coiffe traditionnelle de sa région française d’origine … « Vous savez, les traditions se perdent … » me signale l’air désolé Bernard, un retraité en train de réparer un filet de pêche à l’ombre de sa case colorée. « C’est un épervier, ce filet … les jeunes maintenant ont moins l’habitude que moi de raccommoder les filets pour pêcher … je donne un coup de mains ! Pas de problème, vous pouvez me prendre en photo, on m’a déjà filmé pour des émissions … ». Merci Bernard !





Au bout du hameau, sur le rivage, quelques doris (bateaux de pêche) attendent de prendre la mer, quant aux casiers alignés en enfilade sur le quai, eux attendent de prendre des langoustes, enfin je suppose. Sur un promontoire rocheux dominant la crique, une statue de vierge protectrice a été placée, un hommage aux marins disparus. Comme dans toutes les bourgades de marins, les hommes partaient autrefois en mer et les femmes restaient au village, le travail quotidien ne manquait certes pas mais les habitantes de Corossol ont développé parallèlement une activité artisanale qui perdure encore … pour les touristes. Une pratique de la vannerie avec la confection de chapeaux ou d’objets décoratifs en feuilles de lataniers (palmiers) séchées et tressées. Quelques spécimens, joliment réalisés, sont disposés sur une murette, ils attendent d’être achetés comme souvenirs de voyage.

Poursuivant notre balade, nous parvenons au bord de la grande anse de la Baie Sain-Jean, un haut-lieux touristique de l’île. Le site est admirable : une large baie et deux plages, car au milieu de l’anse, une presqu’île rocheuse sépare le rivage sablonneux. Sur ces rochers trône un des hôtels parmi les plus anciens (1950) et les plus prestigieux de St Barth : l’Eden Rock. Ici, on en a vu défiler des célébrités tels les Rockfeller, les Rothschild, les Kennedy ou encore Mick Jagger, Tom Cruise, Brad Pitt, Kate Moss et très récemment la chanteuse Beyonce sans oublier notre Johnny (Hallyday)… Bon, il y a également des anonymes qui profitent de cette plage de Saint-Jean, farniente, bains et stand up paddle …



Plus encore qu’en milieu d’après-midi, moment où la plage commence à s’animer avec la venue des adeptes de bains de soleil et de mer, cette partie de plage vibre (musicalement) au coucher de soleil et en soirée. En effet, le bar de plage Nikki Beach est situé ici, à même le sable clair, l’adresse est très fréquentée par les amateurs d’ambiance musicale et de cocktails antillais, paille aux lèvres.

L’autre partie de la plage, celle située à gauche de L’Eden Rock, est elle aussi animée mais d’une manière très différente … Un spectacle y est donné tout au long de la journée : un ballet aérien. La piste de l’aéroport local s’achève sur le sable ! Et lorsque les avions atterrissent, il y a de quoi être impressionné … Pas possible ! Celui qui arrive maintenant va atterrir sur le sable ? Non, heureusement, le pilote maîtrise son avion et touche le tarmac juste au bon endroit !





Il faut une licence spéciale pour se poser ou décoller sur cette piste, c’est une des plus courtes au monde, seulement 515 mètres sont utilisables lors de l’atterrissage et les vents peuvent parfois être tourbillonnants ! On comprend la difficulté qu’ont eu les îliens pour trouver un terrain plat sur cette île constituée essentiellement de mornes accidentées, le défi a donc été relevé et une piste a été tracée ici sur l’unique terrain plat de St Barth. Autour de 200 000 passagers transitent chaque année par cet aéroport Gustav III, appelé ainsi en hommage à l’ancien roi de Suède. Selon l’orientation des vents, les atterrissages ont souvent lieu dans le sens opposé à celui que je viens d’observer et là aussi la vision à de quoi impressionner.



Me voici sur la route dominant la piste alors que surgit, accompagné d’un bruit assourdissant, un avion qui plonge littéralement vers la piste … tout en rasant la route, les voitures et les badauds (dont je suis) avides d’observations et de photos peu communes. Quel surprenant effet !

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Suite de la découverte dans le message suivant …
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Prix des vols Guadeloupe en août
Bonjour à tous,

Nous sommes en train de réfléchir à un futur voyage sur cette île au mois d'août prochain pour + ou - 18 jours. J'ai commencé à lire quelques fils de discussion concernant la météo , les visites, les locations (airbnb), les plus belles plages, les cascades, le blog de Christine (salut !) ... mais j'aurai le temps d'étayer tout ça après. Ma première question concerne le prix des vols. En ce moment les prix tournent autour de 800 à 900 euros/personne (nous sommes 4). Est-ce le prix "normal" pour la saison ? J'ai mis des alertes sur 2 sites comparateurs, me suis inscrit aux newsletters d'AF, Air Caraïbes et Corsair , je vais régulièrement sur les sites de ces 3 compagnies mais ai-je raison de croire à une hypothétique baisse ou bien c'est le tarif normal à cause des vacances scolaires ?

Merci d'avance.
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Cuba chez l'habitant avec des enfants
Bonjour! j'aimerais savoir si certains d'entre vous ont visité Cuba en dehors des zones touristiques? En janvier, nous pensons visiter la partie ouest de l'Ile qui est beaucoup moins fréquenté des touristes. Nous voulons loger chez les habitants (casa de particular) et visiter quelques parcs nationaux. Nous avons un enfant de 5 ans et un bébé de 10 mois. Si vous avez des suggestions de casa ou d'endroit a ne pas manquer, ca nous ferait très plaisir de les prendre en note! Au plaisir de vous lire, Caroline
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Vivre à l'ile de la reunion
Bonjour à tous !!

Je cherche contacts avec personnes de métropole s'étant etabli sur l'Ile de la Réunion pour avis, impression, difficultés éventuelles...etc

Merci d'avance
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Ile de la Dominique... morceaux choisis!
Ile Nature, île authentique, île aux 365 rivières... les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l'île antillaise de la Dominique. En décembre 2013, nous y avons fait un séjour de 11 jours dont voici le récit présentant quelques "morceaux choisis" !

Le récit accompagné de toutes les photos, de cartes et de quelques courtes vidéos est ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...

Ci-dessous le texte accompagné de quelques photos.

Bonne découverte et à +



Présentation

Après un séjour estival en Islande, nous avons besoin en cette fin d'automne d'une destination chaude et ensoleillée. Très vite les Antilles s'imposent à nous mais parmi les îles qui la composent, laquelle retenir ? Nous connaissons déjà la Guadeloupe, la Martinique, Cuba, la République Dominicaine, Bonaire, les Bahamas, alors il nous faut une destination inédite.

C'est à ce moment-là que je me souviens avoir glissé dans mes favoris deux carnets de voyage (celui des Lapinous et celui de Senmout) vantant, tous les deux, les attraits de l'île de la Dominique. En voilà une bonne idée !

Située en plein cœur des Caraïbes, avec au nord la Guadeloupe et au sud la Martinique, la Dominique, plutôt méconnue et souvent confondue avec la République Dominicaine, fait 46 km de long sur 25 km de large pour une superficie totale de 754 km2. C'est un territoire indépendant depuis 1976, on y parle anglais et créole.

Côté nature, elle ne manque pas d'atouts : c'est une île d'origine volcanique avec un centre très montagneux (le Morne Diablotin culmine à 1447 mètres) et très humide comptant nombre de cascades et de sources naturelles dans une végétation tropicale luxuriante… sans oublier ses fonds sous-marins, qu'on dit grandioses et préservés.

Bref, un programme bien alléchant permettant de pratiquer à la fois la randonnée et la plongée, l'idéal pour nous !

Les dates sont rapidement fixées : du 30 novembre au 12 décembre 2013. C'est le tout début de la saison sèche (ou la fin de la saison humide, c'est comme on veut). Nous, on préférerait que la saison humide soit bien terminée ;-)

Il ne reste plus qu'à organiser le séjour. Là, ça se complique un peu car il n'y a pas de vol direct pour la Dominique. Il faut passer par la Guadeloupe ou la Martinique avec une nuit de transit. Nous choisissons de le faire via Pointe-à-Pitre et retenons Corsair pour le vol international. Pour rallier le lendemain la Dominique, nous réservons un vol avec la compagnie LIAT (35 mn) et pour le retour, nous optons pour le ferry Express des îles (2 heures de traversée)

Avec deux fois une nuit de transit, le séjour à la Dominique se réduit par conséquent à onze jours sur place et nous nous demandons s'il faut le scinder en deux ou pas. Après avoir lu un peu partout qu'il valait mieux consacrer la moitié des nuitées au Sud, l'autre au Nord, nous décidons malgré tout de faire le contraire et de rester basés à un seul endroit pour une raison très simple : en recherchant des hébergements, nous tombons littéralement sous le charme d'une villa à Calibishie, dans le Nord. Or, nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas son équivalent dans le Sud.

Alors tant pis, on s'en accommodera, conscients de ne sans doute pas pouvoir explorer toute l'île. Avec un réseau routier peu développé et une topographie montagneuse, les trajets sont réputés longs et fastidieux. D'ailleurs dans cette optique, nous réservons un petit 4 x 4 chez Courtesy Car Rental.

Le but n'est donc pas de faire tout le tour de la Dominique mais d'en découvrir certains aspects seulement, principalement dans le Nord et éventuellement un peu dans le Sud. Le récit ne se fera donc pas dans l'ordre chronologique mais plutôt thématique.

Bon, assez bavardé, le départ est imminent !



Le voyage et l'arrivée à la Dominique

Samedi 30 novembre 2013

Vol sans histoire jusqu'à Pointe-à-Pitre où nous atterrissons avec quinze minutes d'avance. Température au sol : 30 ° C à 14 h 15… Mmmm, ça fait du bien !

Moins de deux heures plus tard, nous sommes déjà en train de prendre notre premier bain sur la plage de l'hôtel Clipper à Gosier, survolée par une dizaine de pélicans.

L'hôtel en revanche ne casse pas des briques. Avec son allure massive de bateau héritée des années 70/80, il n'est plus vraiment au goût du jour et souffre d'un manque de maintenance. Les chambres, elles aussi, manquent cruellement de charme. Nous sommes plutôt déçus.

Le restaurant, sous forme de buffet dans une salle immense, ne rattrape pas non plus le reste. Seul l'accueil du personnel mérite d'être signalé.

Dimanche 1er décembre 2013

Dans ce contexte, nous ne sommes pas mécontents de quitter les lieux aux aurores pour un vol vers Melville Hall, à la Dominique. Prévu à 7 h 10 avec une arrivée à 7 h 45, l'avion ne part finalement qu'à l'heure à laquelle il devait arriver à destination. La ponctualité n'a pas l'air d'être le point fort de la LIAT !

Au bout d'à peine un quart d'heure et après avoir profité de jolies vues sur les îles de Marie Galante et des Saintes, l'avion arrive en vue des côtes dominiquaises . L'atterrissage est impressionnant : l'appareil frôle la cime des arbres, s'engouffre entre deux parois couvertes de végétation avant d'amorcer un grand virage et de revenir se poser sur la piste. Ouf... et chapeau au pilote !

Nous sommes les premiers à sortir de l'appareil et à nous présenter au guichet d'immigration mais les derniers à sortir de l'aérogare. En effet, le tapis de bagages se vide, or nous attendons toujours notre deuxième valise. Nous ne sommes manifestement pas les seuls, certains ont encore moins de chance que nous et se retrouvent sans rien. On nous explique que le vol était complet et la soute pas assez grande pour contenir tous les bagages. Ils seraient à Antigua (?) et seront acheminés dans les jours prochains !!!

Pas de bol ! La valise réceptionnée contient tout ce dont nous n'avons pas besoin immédiatement (équipement de plongée et chaussures) et l'autre, tout ce dont nous aurions besoin immédiatement (nos vêtements, maillots de bain, trousses de toilette, médicaments). Hum, on a manqué de prévoyance, cette fois-ci ! On m'avait pourtant dit que la LIAT était réputée pour faire du surbooking, en tout cas du surbooking de bagages, je l'atteste. Nous récupérerons la valise plus de 24 heures plus tard.

En attendant, c'est avec notre seule valise que nous réceptionnons notre véhicule, un RAV4 court qui a déjà bien baroudé, vu les éraflures sur son flanc et le compteur kilométrique bien chargé. Après avoir fait établir nos permis locaux (13 USD/conducteur), nous prenons enfin la route vers 10 heures en direction de Calibishie et de notre Red Rocks Villa à une demi-heure de l'aéroport. La conduite se fait à gauche.

Ça y est, on arrive ! En venant de l'aéroport et après avoir passé le panneau d'entrée du village de Calibishie, il faut repérer à droite une petite route vers Pointe Baptiste, continuer jusqu'au carrefour suivant, tourner deux fois à droite avant de passer la grille d'entrée. Une dernière descente raide en évitant les nids-de-poule et on y est !

Vue à travers le hublot !

Red Rocks Haven : une villa en bord de mer

Isolée dans la baie de Grand Baptiste, pas loin du village de Calibishie, dans une grande propriété sans vis à vis, avec l'océan comme seul horizon, Red Rocks Haven Villa est une belle maison en pierre de plain pied, composée de deux chambres et deux salles de bains, un salon et une cuisine, donnant sur une large terrasse et une piscine à débordement (privée !).

La réalité est conforme aux images d'Internet. Nous sommes conquis ! C'est par ici pour la visite !

Quelques mètres plus bas, un petit sentier se faufile entre palmiers et cocotiers et conduit à une petite plage, mais la mer assez agitée pendant notre séjour (c'est l'Atlantique de ce côté-là) ne nous incitera pas à nous y baigner. Nous rechercherons les eaux plus calmes et plus chaudes côté Caraïbes.

A cinq minutes en voiture ou une vingtaine de minutes à pied, on trouve le minimum nécessaire dans le village de Calibishie : petite supérette et/ou épicerie, restaurants, DAB, essence ainsi que l'un ou l'autre stand de fruits et légumes locaux au bord de la route. Pour un ravitaillement plus conséquent, les commerces les plus proches, notamment un supermarché "IGA", sont à Portsmouth à 20 kilomètres mais entre 35 et 45 minutes de trajet selon la témérité du conducteur.

Prêts pour une première découverte des alentours ? Alors rendez-vous en page suivante !

La villa : vue sur la terrasse et de la piscine

Red Rocks : des roches rouges à la Pointe Baptiste

La villa tire son nom du site immédiatement voisin de Red Rocks, de curieuses formations de terres couleur ocre modelées à la fois par le vent et par l'océan.

Pour s'y rendre, en provenance de Woodford Hill ou de l'aéroport, suivre les mêmes indications que pour notre villa. Mais après avoir tourné vers le village de Pointe Baptiste, au premier carrefour, il faut continuer tout droit (au lieu de tourner deux fois à droite vers la villa). Vous suivez ?

La route/piste finit dans les champs. C'est là qu'on laisse son véhicule. Comme la propriété est privée, le propriétaire (un Rasta très sympa) fait payer un petit droit d'accès de 2USD par personne. Pour ce prix, il nous dit qu'on peut revenir autant de fois qu'on veut pendant le séjour. Il nous indique sommairement la direction à suivre mais finalement, comme ses trois jeunes neveux sont présents (c'est dimanche), il les charge de nous servir de guides pour la balade.

L'endroit est étonnant : tout en douceur et en rondeur, cette terre rouge ravinée et presque totalement pelée contraste avec le bleu profond de la mer et du ciel ainsi qu'avec le vert sombre des monts alentours. Seules quelques touches de verdure ont réussi à résister à la force des éléments, garnissant des crevasses parfois très profondes.

Quelques marches taillées dans la roche mènent à une grotte.

Les garçons, bien que connaissant l'endroit comme leur poche, ne se lassent pas d'en explorer les moindres failles…

Le site constitue pour eux un formidable terrain d'aventure !

Mais ces roches rouges sont une exception sur l'île. Ailleurs, sur ce littoral Nord, on trouve des plages et il se murmure que ce sont les plus belles de l'île. Elles ne sont pas forcément conformes à la carte postale dépeignant une longue plage de sable blanc. Elles sont souvent bordées d'une forêt tropicale impénétrable ce qui accentue leur caractère sauvage. Le sable y est gris, sinon noir, origine volcanique oblige.

Pourtant, les meilleurs metteurs en scène ne n'y sont pas trompés. Ils y ont trouvé un cadre idéal pour des films cultes comme "Pirates des Caraïbes".

Allez, on vous les fait découvrir plus loin.

Red Rocks

De Hodges à Hampstead Bay : plages et baies sauvages

Commençons par la baie de Calibishie.

Au sud, entre Calibishie et Woodford Hill, Hodges Bay. On y accède en suivant la direction de Sea Cliff Cottages et Calibishie Cove. Un peu avant l'extrémité de la route, il faut être attentif à une petite sente assez raide qui conduit à la plage.

Entre Hodges Bay et Calibishie se trouve Pointe Baptiste, un promontoire rocheux battu par les vagues. Suivre la direction de Villa Passiflora et suivre le sentier vers la plage, juste après cet hébergement.

Enfin, au nord de Calibishie, Hampstead Bay, abritant LA plage de la Dominique, d'ailleurs baptisée Number One Beach. C'est là qu'a été tournée l'une des scènes de Pirates des Caraïbes 2.

Pour s'y rendre, repérer Windblow Road sur la route côtière entre Calibishie et Bense et en face, prendre la piste indiquée "Number One Beach"

4 x 4 obligatoire pour y accéder, la piste est very very muddy.

Plage déserte en dehors d'un pêcheur. Nous assistons admiratifs aux gestes de ce pêcheur à la senne venu jeter son filet avec élégance et efficacité dans la rivière voisine alors que le soleil commence déjà à se coucher.

Une dernière baie reste à signaler dans le même coin : Batibou Bay, réputée elle aussi très belle, un peu plus éloignée et parfois dénoncée comme étant non secure. Pour différentes raisons, nous avons fait l'impasse.

Après le Nord-Est, continuons maintenant vers le nord-ouest de l'île, de Chaudiere Pool à Toucary via la Northern Link Road… en page suivante.

Hodges Bay

Nord-ouest de l'île : de Chaudiere Pool à Toucari Bay

Côté terre, Chaudiere Pool est le point d'intérêt le plus proche de notre villa. Une demi-heure suffit pour rejoindre le centre du village de Bense. Après sa traversée, nous suivons une piste conduisant dans une bananeraie jusqu'à une cahute en tôle ondulée. Une petite pancarte rouge indique "This is the way to La Chaudiere".

C'est là que nous garons le Rav et commençons à suivre le chemin somme toute carrossable jusqu'au fond du vallon. Avec le recul, nous aurions très bien pu poursuivre en 4 x 4 mais ne sommes-nous pas venus aussi pour mouiller le maillot et nous frotter au terrain montagneux de la Dominique ? A 9 heures du matin il fait déjà chaud - ne nous plaignons pas – mais très, très beau.

Près de la rivière, un nouveau panneau indique "Chaudiere" à gauche. Pour l'instant, on ne peut pas se tromper. Le chemin devient de plus en plus glissant à l'approche de l'eau. A 10 heures, la rivière est atteinte mais plus aucune indication. Nous trouvons là une jolie piscine et ne résistons pas à une baignade.

Mais je doute que nous ayons atteint Chaudiere Pool (nous étions sans doute tout près), décrite comme un bassin encadré de parois rocheuses de 4 à 5 mètres de haut, aux eaux tourbillonnantes à l'image… d'un chaudron bouillonnant.

Rien de tel dans notre calme piscine. En revanche, plein de petits poissons qui se chargent de nous faire une pédicure efficace.

Peu importe, l'essentiel est qu'on ait pu se rafraîchir avant une petite demi-heure de remontée qui a aussitôt annihilé le bénéfice de la baignade.

Nous poursuivons notre escapade en direction de Vieille Case en empruntant la Northern Link Road, parfois bien abîmée. Régulièrement, depuis la route, de belles échappées vers la côte nord-est.

Puis au niveau de Pennville, la route s'enfonce dans les terres en se tortillant au pied du Morne au Diable.

A mi-chemin entre l'est et l'ouest, petit arrêt àCold Soufriere. En un petit quart d'heure à pied aller/retour on atteint une série de mares glougloutantes mais… froides ! Rien d'exceptionnel mais puisqu'on passe à côté…

La route rejoint ensuite la côte caraïbe, moins sauvage, mais aux eaux plus calmes et plus chaudes, parfaites pour la baignade et le snorkeling.

Toucari Bay répond parfaitement à nos attentes, elle sera notre plage préférée et nous y reviendrons à plusieurs reprises pendant le séjour.

La plage est à nous, les poissons sont au rendez-vous, l'eau est chaude… que demander de plus !

Mais à Toucari, on n'est pas encore complètement au Nord. Alors cap sur Capucin, le bout du bout, là où la route finit en cul de sac.

Au loin, on devine Marie Galante, les Saintes et la Guadeloupe !

Voilà la boucle est bouclée, retour à Calibishie via Portsmouth pour un dernier bain dans notre piscine avant le coucher du soleil. Eh, oui, les journées sont courtes, le soleil se couche vers 17 h 30.

Ce que nous croyons être la Chaudière !

Un petit bout du Waitukubuli National Trail (Segment 12)

Depuis 2011, l'île possède son "GR 20" local. Créé par le gouvernement de la Dominique en partenariat avec le Conseil Régional de la Martinique, financé par l'Union Européenne, le WNT est le plus long sentier de randonnée de la Caraïbe.

Long de 185 km environ, il est divisé en 14 segments et traverse toute l'île depuis Soufrière au Sud jusqu'à Cabrits au Nord (ou vice versa). Chaque segment commence et/ou se termine à proximité d'un village. Le niveau de difficulté est très variable. Les parties les plus faciles d'une durée de 2 à 4 heures sont accessibles aux familles tandis que d'autres tronçons plus engagés sont réservés à des aventuriers expérimentés et requièrent 8 à 10 heures de marche.

La durée moyenne du parcours en entier varie de deux semaines à deux semaines et demie.

Elodie et Stéphane (pseudo VF = ThruHiker) en ont parcouru une grande partie mais manifestement pas l'intégralité non plus.

Quant à nous, nous avons bien envie d'en expérimenter un petit bout. Le segment 12 du trail se situe non loin de notre pied-à-terre. Il est mentionné en outre dans le Top Ten des meilleures randonnées par l'auteur du guide Bradt.

Il relie Bornes à Pennville en un peu moins de 10 km aller, soit 7 heures de marche avec 534 mètres de dénivelé. Comme nous devons revenir à notre point de départ, nous pensons limiter notre parcours à un aller/retour entre Bornes et Vieille Case, juste pour profiter du point de vue sur la côte au point culminant du segment.

Nous prenons donc (en voiture) la direction de Bornes, à une quinzaine de kilomètres sur la route entre Calibishie et Portsmouth.

Indigo Art Gallery indiqué depuis la route par un panneau bariolé est l'endroit prévu pour laisser son véhicule.

Mais comme la randonnée débute par une montée raide sur une bonne piste carrossable, nous décidons de poursuivre en voiture jusqu'à l'orée de la forêt. Voilà déjà pas mal de temps gagné.

Il a beaucoup plu les jours précédents, le ciel hésite entre orage et éclaircie. Il n'est pas impossible qu'il pleuve dans la journée.

Pour cette balade, nous sommes en bonne compagnie, avec deux chiens du village voisin.

Le sentier traverse une forêt dense et luxuriante, ménageant de temps à autre une petite fenêtre vers la côte.

Les chiens sont bien plus alertes que nous, n'hésitant pas à faire nombre d'écarts en furetant à droite à gauche.

A chaque intersection du WNT avec une piste menant à un village, une tonnelle en bois permet de se reposer et/ou de pique-niquer. Celle placée à la sortie de la forêt, près Moore Park Estate tombe à point nommé. Une bonne orange, un petit biscuit et c'est reparti !

On longe maintenant quelques habitations isolées bordant la piste puis, à droite d'un vieux cabanon, un étroit sentier commence à nous conduire en direction de la crête et du point de vue panoramique sur la côte.

Sentier bien balisé jusque là !

Les chiens caracolent toujours devant nous en nous ouvrant la voie jusqu'à ce qu'ils nous égarent au milieu d'un champ d'ignames après le franchissement d'un ruisseau. Mince ! Plus de balisage !

Nous tournons en rond pendant un moment, revenons un peu sur nos pas jusqu'au dernier indice aperçu, piétinons quelques plants d'ignames au passage avant que ne s'abatte sur nous… une bonne averse.

Finalement, la pluie aura raison de nos hésitations. Nous faisons signe aux chiens que nous rebroussons chemin. Adieu, vues panoramiques, retour à la maison !

Sur le chemin, un peu avant la forêt, les toutous marquent un temps d'arrêt. Surprise, nous croisons une colonne de randonneurs – plusieurs familles anglaises accompagnées d'adolescents, au moins une quinzaine de personnes en tout, ayant elles aussi le projet de rallier Vieille Case. Nous leur expliquons que le balisage est un peu confus plus loin, ils nous invitent à nous joindre à eux car l'union fait la force ! Sûr qu'en s'y mettant à quinze, ils vont finir par trouver !

Plus véritablement motivés, nous déclinons l'invitation, préférant revenir tranquillement vers la voiture… l'occasion de mettre dans la boîte quelques fleurs en chemin.

Bilan : comme nous n'avons pas poursuivi jusqu'à Vieille Case, cette randonnée n'avait pas la valeur scénique escomptée. C'est sans doute un peu le défaut du Waitukubuli Trail qui, en dehors de quelques brefs passages côtiers, passe principalement en forêt.

Les chiens coursent notre 4 x 4 jusqu'à la route principale. Quelle forme et… merci les toutous !

Quant à nous, on ne pense qu'à une chose vite, vite… rejoindre notre plage préférée pour une bonne baignade, après avoir bien sué par monts et par vaux pendant quatre heures.

Sur le Waitukubuli Trail



Dans le Centre : Syndicate, Freshwater Lake et Emerald Pool

Depuis 1997, afin de promouvoir et d'entretenir les principaux points d'intérêt de l'île (12 en tout), le gouvernement de la Dominique a instauré un droit d'accès pour les touristes étrangers sous forme d'un pass journalier (5 USD pour un site pour une journée) ou d'un pass hebdomadaire (12 USD, valable pour tous les sites pendant une semaine).

L'accès aux trois points d'intérêt décrits ci-dessous est soumis à cette règle.

L'intérieur de l'île est très éloigné de notre hébergement. Nous n'y ferons donc que trois brèves incursions, la dernière sous la pluie sera une visite-éclair.

Le premier site visité dans le Centre, Syndicate, est situé dans le parc national du Morne Diablotin. On y accède par la route du littoral reliant Portsmouth à Roseau. Depuis Portsmouth, il faut être attentif au panneau sur la gauche, juste après avoir dépassé Morne Espagnol. En venant de Roseau, c'est au nord de Dublanc.

Une route carrossable mais très étroite grimpe vers les hauteurs couvertes de bananeraies, d'orangeraies et de champs de canne à sucre où travaillent ça et là quelques cultivateurs.

Ils ont du boulot : les arbres croulent sous les fruits. Ici des pamplemousses.

Les plumeaux des cannes à sucre ont des airs de sapins de Noël argentés.

La route finit en cul-de-sac au cœur de la forêt devant le Visitor Center… fermé ! Pas de randonneurs, non plus. Incroyable nous avons la forêt pour nous tout seuls.

Pourtant, le Syndicate Nature Trail, une boucle facile d'une heure, est l'un des sentiers les plus populaires de l'île. On peut, avec de la chance, y observer des perroquets rares : le sisserou et le jaco.

Nous nous enfonçons dans la forêt pluviale peuplée d'arbres gigantesques, de racines tentaculaires, de souches impressionnantes, de fougères arborescentes géantes, de lianes envahissantes et de feuillages épais… aux formes parfois suggestives !

La nature avec un grand N… assurément !

Freshwater Lake est, lui, situé dans le parc national de Morne Trois Pitons, à 762 mètres d'altitude, dans la région la plus humide de l'île.

Le lac alimente d'ailleurs en eau douce la capitale Roseau par l'intermédiaire d'une canalisation en bois, se tortillant tel un ver de terre géant à travers la végétation.

Depuis notre villa, il ne faut pas moins de 2 heures en voiture pour arriver jusqu'au lac. Départ plus que matinal pour être sur place dès 9 heures. Pas un chat ici non plus ! A Roseau, nous avons pourtant vu un paquebot de croisière à quai, gage de foule sur les sites. Mais où sont-ils donc ?

Nuages et fraicheur sont au rendez-vous. Nous aurions bien enfilé un coupe-vent en sortant de la voiture mais nous avons omis de les prendre, compte tenu de la chaleur sur le littoral. Mais finalement, on se réchauffe vite en marchant.

Le tour du Freshwater Lake est préconisé dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La montée se fait progressivement, dans une forêt luxuriante et luisante d'humidité.

Le chemin est boueux, les travées en bois sont glissantes et les ponts de véritables patinoires. La vigilance est de rigueur et les bâtons de marche bien utiles. J'avance avec précaution.

Le soleil fait son apparition alors que nous atteignons le point culminant du sentier qui permet à cet endroit de se faire une bonne idée de la densité de la forêt qui nous entoure. Vues à la fois sur le côté Atlantique et sur le côté Caraïbe.

Puis c'est la descente… à pic vers le lac ! Heureusement, les travées du sentier sont maintenant en palmier, ce qui réduit le risque de glissade.

Durée : une heure et demie.

Le guide Bradt place le Freshwater Lake Circular Trail dans le Top Ten des 10 plus belles randonnées de l'île. C'est mérité. Pour nous, c'est véritablement notre coup de cœur !

Emerald Pool est située, elle aussi, dans le parc national de Morne Trois Pitons. La cascade tombant dans une jolie piscine naturelle est le lieu le plus photographié et aussi le plus visité de la Dominique.

Pourtant, une fois de plus, il n'y a strictement personne sur le parking et le Visitor Center est encore fermé à notre arrivée à 9 h 15 (oui, nous sommes très matinaux). Il faut préciser qu'il pleut ce jour-là. L'imperméable remplace le maillot de bain resté au fond du sac. Dommage, il paraît que le bassin offre habituellement une baignade rafraîchissante !

Ce jour-là, c'est sur le littoral Sud qu'on retrouvera le soleil, mais ça, j'en parlerai plus loin.

Freshwater Lake

Plongée et snorkeling du Nord au Sud

La Dominique a acquis au fil des années une excellente réputation internationale en matière de plongée sous-marine. Elle accueille tous les ans nombre de biologistes, d'océanographes et de photographes.

Les sites de plongée se situent tous le long de la côte Ouest du Nord jusqu'au Sud.

Sur le littoral Nord… à proximité de Portsmouth

Les sites plus proches de notre lieu d'hébergement se trouvent autour de Portsmouth. Le seul centre de plongée opérant dans ce coin est Cabrits Dive Center, tenu par Peter.

C'est donc très naturellement vers lui qu'Hervé se tourne pour faire ses premières bulles dans les eaux dominiquaises.

Le club est exclusivement anglophone ou plutôt américanophone. Peter a un fort accent ainsi qu'un débit oral très rapide qui n'aide pour le débriefing. Cela dit, il est extrêmement "cool" sous l'eau et vous laisse l'entière liberté de vos mouvements.

Depuis le club, en ville, un pick-up transporte les plongeurs jusqu'au port. De là, quelques minutes suffisent pour rallier les sites de plongée. L'eau est à 28° C, avec peu ou pas de courant et une visibilité de 15 mètres.

Les paysages sous-marins se caractérisent par une combinaison de récifs coralliens typiquement caribéens associés à des origines volcaniques évidentes. Autour de Cabrits, des glissements de terrain ont entraîné au fond des tonnes de rochers qui, au fil du temps, ont été colonisés par des coraux et des invertébrés, attirant une grande variété de poissons.

Mais le véritable luxe de plonger dans cette partie de l'île, c'est d'avoir d'être seuls sur les sites. En effet, la majeure partie de l'activité subaquatique se concentre dans le sud du pays.

Hervé y fera 4 plongées, réparties sur deux journées différentes.

Quant au snorkeling, le meilleur endroit dans le Nord est incontestablement la plage de Toucari : accès facile par une plage de sable, eau chaude et claire, quelques patates de corail et une nursery de bébés Diodons (ces poissons qui se gonflent).

Sur le littoral Centre… près de Salisbury

Les fonds dans cette partie du littoral se caractérisent par de grandes étendues de récifs coralliens typiques des Caraïbes menant vers des parois rocheuses qui attirent de nombreux bancs de poissons ainsi que quelques pélagiques. Mais le plus caractéristique, c'est la présence d'espèces rares comme le poisson crapaud, le poisson chauve-souris ou les hippocampes.

Les principaux sites se trouvent autour de la petite ville de Salisbury. Deux centres de plongée y officient, dont East Carib Dive dirigé par un couple franco-allemand, Béatrice allias la Doudou (un sacré personnage) et son mari Harald sans qui on serait passé à côté de nombreux spécimens sans s'en rendre compte.

Les plongées se font à faible profondeur à quelques encablures du rivage, mais accessibles uniquement en bateau.

Hervé a fait deux plongées sur ces sites.

Sur le littoral Sud… Champagne Reef C'est dans l'extrême Sud de l'île que se trouvent les sites de plongée les plus populaires. Le plus réputé d'entre eux, c'est Soufriere Bay.

La baie toute entière est le résultat du cratère immergé d'un volcan sous-marin. Le promontoire de Scotts Head ferme la baie côté Sud.

Les sites de plongée reflètent l'action volcanique qui en est à l'origine : tombant vertical, pitons rocheux, canyons étroits, qui offrent les plus belles plongées du pays… dit-on.

Nous n'y avons fait qu'une courte séance de snorkeling car Hervé venait de perdre son tuba. L'exploration a donc été rapide, nous avons seulement survolé le tombant. Dommage !

Malheureusement, le centre de plongée de Soufriere étant fermé au moment de notre passage, nous nous sommes finalement rabattus sur celui de Champagne Reef, un peu plus au nord, où le tuba a pu être remplacé et où, après une première exploration en snorkeling, nous sommes revenus le lendemain pour des plongées bouteille.

Champagne Reef se trouve au nord de Pointe Guignard. Il fait partie, tout comme Scotts Head, de la réserve marine pour laquelle un droit d'entrée de 2 USD par personne et par jour est requis.

Irie Safari est le centre de plongée qui exploite le site. C'est une grosse structure bien rôdée qui, en plus de la plongée, prête du matériel pour le snorkeling et fait de la petite restauration. L'accueil n'y est pas moins convivial et professionnel. Le club offre des plongées à la carte, c.à.d pas d'horaire fixe, on peut plonger dès qu'on arrive à condition qu'il y ait un moniteur disponible. Les plongées se font du bord. En arrivant à 10 heures du matin parmi les tout premiers, nous sommes aussitôt servis ;-).

Hervé fera deux plongées successives et moi du snorkeling, le site se prêtant idéalement aux deux activités. La grande attraction du site, ce sont les bulles s'échappant du fond (des gaz volcaniques produits par le volcan sous-jacent) d'où le nom de Champagne Reef.

Mais la vie sous-marine tout autour du récif est également très riche avec des formes adultes et juvéniles de nombreuses espèces de poissons coralliens, de langoustes… ainsi que des éponges et des coraux très colorés.

Hervé a tenu à tester les sites du Sud qu'on lui avait décrits comme très différents de ceux du Nord. Finalement, en dehors de l'extrême Sud qu'il n'a pas expérimenté, il n'a pas trouvé de différence significative entre les fonds dans le Nord et ceux dans le Sud. Il a trouvé les plongées dans le Nord tout aussi belles.

A l'issue de ces huit plongées, notre plongeur peut affirmer qu'elles sont toutes intéressantes et se pratiquent dans des conditions faciles.

La snorkeleuse, elle, a un faible pour Champagne pour les bulles et la variété de poissons et Toucari Bay pour le côté confortable de l'accès par la plage.

Eponge tubulaire

Retour en Guadeloupe par l'Express des îles

Mardi 10 décembre 2013

Nous voici déjà au terme (ou presque) de notre voyage. La météo de ces dix jours a été bonne dans l'ensemble, avec néanmoins deux jours et deux nuits de tempête dans le Nord et le Centre, avec beaucoup de vent et de pluie, mais en pariant ces jours-là sur le beau temps au Sud, nous y avons échappé en journée. Bien joué !

Depuis la veille, le vent s'est calmé. Ça tombe bien car, pour le retour vers Pointe-à-Pitre, nous avons prévu de prendre un bateau rapide, l'Express des îles. La traversée de deux heures est souvent décrite comme pouvant être chaotique, tout particulièrement dans le canal de Guadeloupe.

Quand le bateau arrive à quai en provenance de la Martinique, il en sort effectivement l'un ou l'autre passager un peu remué.

C'est donc avec un peu d'appréhension que nous embarquons à notre tour. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, je prends un demi cachet de Mercalm, Hervé (sujet +++ au mal de mer) en prend d'emblée un entier.

Dans un premier temps, tant que le bateau longe la côte entre Roseau et Capucin, c'est le calme plat. Le photographe, encore actif, en profite pour faire quelques clichés depuis le pont.

Mais dès que le navire dépasse le cap et entre dans le canal de Guadeloupe, ça secoue fort. Je m'accroche à mon fauteuil en évitant de regarder la taille des vagues (3 mètres de haut ?) qui s'abattent sur les hublots. Dire qu'il va falloir supporter cela pendant plus d'une heure encore !

Heureusement la phase violente ne dure pas. A l'abri des îles de Marie Galante et des Saintes, les secousses deviennent plus tolérables.

Finalement la traversée se passe mieux que prévu. Il est 18 h 30 quand nous accostons en Guadeloupe mais ne sommes pas libérés pour autant. Il n'y a qu'un guichet ouvert pour le passage à l'immigration. L'attente manque de tourner à l'émeute. Il nous faudra plus d'une heure pour quitter le port.

Un taxi nous ramène au Clipper… égal à lui-même !

Partout, décorations et guirlandes lumineuses nous rappellent que dans moins de quinze jours c'est Noël. On a du mal à réaliser !

Mercredi 11 décembre 2013

Notre vol n'étant prévu qu'en soirée, nous avons toute la journée devant nous. La location d'une petite Twingo auprès de Jumbo Car, voisin de l'hôtel, nous permet de rallier la plage de Port-Louis, notre plage guadeloupéenne préférée, riche en souvenirs, celui de notre tout premier voyage dans l'île en 1987 avec notre fils alors âgé de 2 ans.

La plage est toujours aussi belle. Nous profitons à fond de ces dernières heures de soleil, de mer, de sable chaud et… de glace coco.

Retour dans la grisaille et le froid parisiens le lendemain 😕

La Dominique, vue depuis le pont du bateau

Le mot de la fin

Un séjour très dépaysant dans une île encore très préservée, très nature, très accueillante.

Même si nous avons été pleinement satisfaits de notre villa, sa localisation n'était pas, a posteriori, le meilleur choix. En effet, deux lieux différents sur la côte Ouest auraient été mieux adaptés, l'un situé près de Portsmouth, l'autre situé près de Roseau. Le premier nous aurait permis de rayonner rapidement dans le Nord, le deuxième d'accéder facilement au Centre et au Sud.

Nous n'avons donc exploré qu'une petite partie de l'île, principalement limitée au Nord.

La météo très humide dans le Centre a également un peu contrarié nos projets en matière de randonnées. Côté plongée, c'est l'extrême Sud qui est passé à la trappe.

La Dominique a beau être une petite île, il y a matière à y faire plusieurs séjours.

Bref, il faudra revenir, pourquoi pas en passant par la Martinique et/ou en association avec une autre île (Sainte Lucie ? Grenade ?). A étudier !

Alors sans doute à bientôt !

Quelques ouvrages et sites Internet utiles

Sites Internet : Inoubliable Dominique, le carnet de voyage de Senmout Dominica the Nature Island, le blog des Lapinous Waitukubuli Trail, le récit de voyage d'Elodie et Stéphane Authentique Dominique, le site officiel de l'Office du Tourisme de l'île de la Dominique Sous les mers, le site contributif de François Cornu (flore et faune sous-marines)

Des ouvrages : Guide Bradt Dominica (en anglais) Lonely Planet : Diving & Snorkeling Dominica

Ça y est, vous savez tout sur la Dominique… ou presque ! Si vous avez besoin d'un renseignement supplémentaire ou tout simplement si vous avez envie de nous transmettre un message, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur notre livre d'or, nous nous ferons une joie d'y répondre.

A+ pour notre prochain fabuleux voyage ! Christine (texte) et Hervé (photos)

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Cuba: bonne nouvelle ou non?
Les Américains envahiront peut-être Cuba bientôt

À partir d'aujourd'hui (24 mars) et jusqu'au 26 mars, Cancún au Mexique sera le théâtre de rencontres entre différentes autorités américaines et cubaines du secteur du tourisme qui tenteront d'en venir à un accord afin de permettre aux Américains de visiter Cuba, privilège qui leur est refusé depuis l'embargo américain décrété dans les années 1960.

Selon Kirby Jones, président d'Alomar Associates, une firme de consultants qui aide certains Américains à faire des affaires avec Cuba, il est primordial que les Américains puissent voyager librement, comme c'est écrit dans la Constitution.

Du côté cubain, Miguel Figueras, un conseiller de premier plan du ministère du Tourisme, croît que si les Américains pouvaient visiter librement le pays qui est situé tout juste au sud de la Floride, plus de 850 000 touristes supplémentaires fouleraient le sol cubain chaque année. Le président Obama avait fait des relations américaines avec Cuba l'un de ses enjeux politiques lors des dernières élections qui l'ont mené au pouvoir.

Source : CANOE.CA
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Carnet d'une croisière Caraïbes / transatlantique en 31 jours sur Deliziosa
Bonjour à tous,

Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.



Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?

Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.

· Pourquoi cette croisière ?

Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.

Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.

En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.

Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.

La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à

- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)

La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise

Ce programme nous a immédiatement séduits…

Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.

Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.

Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.

Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.

· Notre réservation

En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.

Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).

1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …

Eh ben non, … c’est possible !!!

Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.

Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.

· Nos réservations accessoires

Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.

· La préparation

Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».

Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …

· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)

Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.

Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.

Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.

Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.

Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …









La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.

La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.

A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.

Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.

Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.

Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.

Voila pour la toute première partie de ce récit ….

Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :

La vie à bord et son fonctionnement

- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale

Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité

Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord

Bilan final

- Bilan global - Appréciation finale

Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…

Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.

Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….

Joseph
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Voyage d'un mois en mai avec jeunes enfants: Corse ou Côte d'Azur?
Bonjour ! Nous sommes un couple de québécois avec 2 enfants (garçon de 3 ans et fille de 3 mois). Nous prévoyons partir en Europe pour 1 mois au printemps, et nous hésitons entre la Corse et la Provence-Cote d'Azur. Nous songeons à louer une maison, et aimerions un endroit où il fait bon vivre avec des enfants, avec quelques trucs à visiter ou activités intéressantes sans avoir à faire trop de longs déplacements. Bien entendu si possible avec plage à proximité ! Avez-vous des suggestions de destination spécifique ?

Merci ! Andreanne 🙂
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Jamaïque: Couleurs tropiques et rythmes reggae
D’ouest en est, du nord au sud, des bords de mer jusqu’à l’intérieur de l’île, je vous propose de sillonner quelques routes de la Jamaïque. Une balade visuelle, les photos sont en effet nombreuses tout au long de mon récit de voyage mais la « ballade » est aussi musicale … évidemment, la Jamaïque est le pays du reggae, yeah !

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Atterrissage en douceur sur le tarmac, formalités d’entrée en Jamaïque (trop longues), transfert vers l’hôtel, installation … Enfin, çà y est ! me voilà prêt pour une première promenade dans Montego Bay, une ville de l’Ouest de l’île dont le front de mer se présente comme une importante station balnéaire. Je n’ai à cet instant qu’une envie, me dégourdir les jambes après les dix heures de vol subies depuis Paris et puis surtout l’envie de commencer à découvrir les lieux. J’apprécie toujours les premières impressions de voyage, à peine débarqué, la tête est encore dans son univers familier alors que les yeux observent avec délectation le dépaysement local. La Gloucester avenue longe la côte ainsi qu’un ensemble très hétéroclite, pour ne pas dire anarchique. Des deux côtés de la voie, c’est la même vision : hôtels, boutiques, bars, restaurants … Il faut arriver au Parc de « l’Old Hospital Garden» pour voir la mer. Des palmiers et des fleurs tropicales agrémentent de belle façon ce parfait belvédère sur l’horizon marin. En contre bas, une plage publique, fréquentée par quelques jamaïcains, forme une anse régulière. Certes, le sable blanc n’y est pas ratissé tous les jours comme celui des plages des nombreux hôtels « All Inclusive » des environs mais ce rivage très nature ne manque pas de charme.



C’est vrai que l’on imagine souvent les paysages côtiers tropicaux constamment illuminés d’un soleil généreux mais en cette fin d’après-midi, ce n’est pas vraiment le cas. Cependant ce ciel menaçant apporte un surprenant contraste et enrichie la palette de teintes, un aspect photogénique qui n’est pas pour me déplaire ! La poursuite de la balade me fait passer devant un mini parc aquatique (quelque peu désuet) puis le long d’une autre plage bordée d’un vaste terrain. Des ados l’ont transformé en terrain de foot. Un drible, une passe, une tête … les actions s’enchaînent mêlées d’ordres, de cris et de rires. Aussi bruyants soient-ils, ces footballeurs en herbe n’arrivent pas à couvrir les décibels de l’ambiance sonore des lieux. En effet, la musique est partout, les notes s’échappent des bars, des maisons … les sonos sont poussées à fond, ici on se ne préoccupe pas vraiment de savoir si cela dérange le voisinage ! De toute manière tout le monde en Jamaïque adore la musique, du reggae au dancehall ! Quant aux voitures, leur carrosserie vibre également au rythme des basses … booouumm ! et re-booumm ! Fini le rivage et les plages, la route débouche sur un grand rond-point, le trafic automobile s’intensifie, ici débute un autre aspect de la ville avec le quartier de Downtown. Un environnement urbain moins riant, qui fait hésiter à continuer la promenade, d’autant que le crépuscule approche. L’heure n’est plus idéale pour entre apercevoir cette réalité du quotidien d’une grande partie de la population de cette ville et de ses 85 000 habitants …



C’est ici, à Doctor’s cave beach, que l’aventure touristique de Montego Bay a débuté. Près de cette superbe plage de sable clair, une grotte abrite une source thermale découverte en 1906 sur la propriété d’un certain Docteur Mc Catty. Des eaux aux vertus bienfaisantes … et voilà comment ce rivage est passé du thermalisme au tourisme. La plage est réservée aux clients de l’hôtel du même nom et pour les visiteurs individuels, son accès est payant ! Bon, le gardien ce matin là était sympa, il m’a permis de jeter un œil … le temps de faire quelques photos. -- Changement de lieu et changement d’atmosphère. Nine Mile où nous arrivons est un village perdu au milieu des collines de l’intérieur de l’île. Pour y parvenir il faut emprunter une route tortueuse qui serpente de vallons en vallons et qui n’en finit pas ... 300 à 400 personnes habitent ici, isolées et loin de tout, pourtant c’est dans ce bourg de la paroisse de St Ann qu’est né l’homme le plus célèbre de la Jamaïque : la reggae star mondiale Bob Marley, c’était en février 1945. Le musicien y a passé une partie de son enfance puis y est retourné régulièrement à l’âge adulte. La contemplation de ces paysages de campagne favorisait, paraît-il, son inspiration musicale en tout cas, le coin était beaucoup plus paisible que le bruyant ghetto de Trench Town où il résidait à Kingston.





Dès l’entrée du village, Marley et sa famille sont à l’honneur. Cela commence par Cedella, la propre mère de Bob, c’est elle qui a fait construite cette école pour les enfants de Nine Mile. Bien sûr, la maison où vécu Bob Marley est la principale attraction au centre du village. Certes, elle a beaucoup changé depuis … restaurée, agrandie, décorée et peinturlurée de frais aux couleurs rasta. Un lieu qui se doit de pouvoir accueillir une foule (enfin presque !) de visiteurs. Parmi les admirateurs de passage, il y a les touristes qui ont délaissé pour quelques heures les plages des hôtels du bord de mer et puis il y a les autres, les vrais fans. Ceux-là, on peut les reconnaître, l’air un peu planant et les yeux qui brillent, tant l’émotion est grande lorsqu’ils se retrouvent au milieu de l’univers du grand Bob. C’est sans doute du à l’effet décrit dans le morceau Natural Mystic : « There’s a natural mystic blowing through the air ….. Il y a un vent mystique qui souffle dans l’air, si tu écoutes avec attention à cet instant tu l’entendras …» chantait Marley (1).



Du haut de la terrasse la vue s’étend sur la petite cour de la maison ainsi que sur les alentours. Drapeaux jamaïcain et rasta au vent et portrait géant, adossé au versant de la colline qui fait face, du Ras Tafari, le roi des rois, l’empereur d’Ethiopie Haïlié Sélassié 1er , il est considéré comme le chef divin du Rastafarisme. Pauvres rastas, pauvre Bob, victime du tourisme et des meutes de fans. Rendez-vous compte, dans la maison de Marley on a même construit un bar, oui un bar où l’on sert de l’alcool … alors qu’il faut savoir que les vrais rastas ne boivent pas de boissons alcoolisées, cherchez l’erreur !

Question ambiance sonore, vous vous doutez que la musique est omniprésente chez Bob, avec du reggae, comment pourrait-il en être autrement ?



Un groupe de musiciens accueille les visiteurs, dreadlocks et rythmes reggae, on est maintenant tout à fait dans l’ambiance. Juste à côté, une pièce rassemble plusieurs trophées de la star. Disques d’or, de platine et photos de l’artiste. Les récompenses dédiées à « Legend » l’album le plus vendu sont en bonne place. Une compilation des 10 plus grands tubes de Bob Marley (and the Wailers) : « One love », « Buffalo soldier », « Could you be loved », « Exodus » et j’en passe …. Des chansons d’amour, de fraternité mais aussi des textes militants, et toujours des rythmes reggae …. à écouter en boucle ! Sur ce disque, il y a aussi le célèbre « Is this love … » (2) dans lequel Marley chante « I wanna love you, every day and every night … » dans son « single bed ». Eh bien, ce lit à une place (qu’il partageait donc), on peut le voir ! Là, on entre dans l’intimité de Marley et on se retrouve pris peu à peu dans une vraie spirale de culte de la personnalité ! Comme aussi, lors de la visite de son mausolée, Bob Marley est mort d’un cancer à seulement 36 ans, en mai 1981. Un destin brisé en pleine gloire, cela a certainement amplifié le mythe de la reggae star !





Le mausolée, un lieu de recueillement, assurément, mais pas seulement ! Regardez bien la photo ci-dessus, précisément celle du milieu où l’on voit le fameux mausolée … On aperçoit la silhouette d’un homme en partie caché derrière la végétation. A plusieurs reprises, il faisait des signes aux visiteurs présents, comme s’il avait quelque chose à proposer ? En regardant ce qu’il tenait dans ses mains, j’ai vite compris … c’était de la ganja (marijuana). La ganja fait partie des rites dans le Rastafarisme, elle est de toutes les cérémonies et de bien des soirées ! Cependant, la ganja est officiellement interdite en Jamaïque comme en témoigne cet écriteau placé à l’entrée de la maison de Marley … disons qu’ici, cette mise en garde est vraiment une vaste fumisterie ! C’est peut-être ça qui fait éclater de rire à gorge déployée l’homme sur la photo, à gauche. En fait, Captain Crazy, c’est son surnom, est un des guides des lieux, certainement le plus célèbre … justement pour son rire communicatif. Il a l’habitude de ponctuer chacune de ces phrases par une plaisanterie accompagnée d’un rire de circonstance, saccadé, grave, en un mot : inimitable !



Sur ces pierres peintes en rouge, vert et jaune, Bob Marley aimait, paraît-il, jouer de la guitare. Ce même serait là qu’il aurait composé quelques un de ses morceaux. Bon, on imagine que depuis le temps, les pierres ont été changées ! A force de voir, ici et là, les teintes rasta à grand renfort de peinture brillante, voilà que maintenant je les vois jusque dans la nature environnante. Cette fleur est rouge, les feuilles vertes et une jaune, tiens, mais ce sont les couleurs rasta … Non, non, je n’ai pas fumé !

-- Sur les routes du centre de l’île … en direction du sud.



Traverser l’île du nord au sud nécessite d’emprunter de petites routes sinueuses qui se faufilent entre les collines, de vallons en sommets. Le fond des vallées et quelques versants sont cultivés, bananiers et petits lopins de choux, entre autres cultures. Et par endroits, le long des routes on passe dans de petits hameaux isolés ou seulement devant quelques cases éparpillées. Leurs murs sont couverts de teintes chatoyantes, bleues, vertes ou roses … On comprend vite que les habitants égayent leur cadre de vie simple avec le peu de moyen dont ils disposent.

-- Dans la paroisse St Elizabeth, au pied des Nassau mountains, notre première halte est pour les YS Falls. Un nom on ne peut plus court qui paraît inversement proportionnel à l’importance de ces cascades. Drôle d’appellation ? Un nom dont l’origine proviendrait d’un mot gaélique « wyess », signifiant : enrouler … enfin peut-être, rien ne semble très sûr !



Afin d’atteindre les chutes d’eau, il faut maintenant traverser une immense et superbe propriété agricole. On prend place sur une remorque aménagée avec des bancs, le tracteur démarre. Ici, dans cette ferme on pratique principalement l’élevage, bovins et chevaux de course. Des enclos délimitent des prairies recouvertes d’herbe grasse au joli ton vert. Pour un peu, on se croirait presque dans le bocage normand, sans les pommiers … sur la gauche, le chemin de terre borde un champ de papayers puis de bananiers, nous sommes bien sous les tropiques ! Parlons à présent des cascades, l’intérêt principal du lieu.



Impressionnant est bien l’adjectif qui convient lorsqu’on découvre ces chutes d’eau étagées qui dévalent au milieu d’un environnement luxuriant, une véritable jungle. Les plus téméraires peuvent se prendre pour Jane ou Tarzan, agripper une liane (enfin une corde !) et sauter dans un des bassins situés entre deux cascades, il y a même une tyrolienne pour survoler cette tumultueuse rivière.



Bien entendu, on peut tout simplement admirer le site, les pieds au sec, un escalier et des marches suivent les cascades. Et si l’on n’a pas fait trempette au milieu des tourbillons ni sous les cataractes d’eau … on apprécie, ô combien, le plaisant bassin au bas des YS Falls, je peux en témoigner. L’eau y est bienfaisante, ni chaude ni fraîche et le cadre enchanteur. Une vue plein cadre sur les multiples cascades en fond et tout autour une végétation arborée et fleurie digne d’un des plus beaux jardins tropicaux. --

Sur la route … en direction de la Black River.



Image typique de bord de routes en Jamaïque : un petit abri et un appétissant étalage de fruits locaux, une balance traditionnelle pour la pesée et toujours de sympathiques marchandes qui vendent là leur production locale … les bananes y ont toujours une place de choix. Plus surprenant, cette jamaïcaine voulait aussi nous vendre des crevettes ! -- Ils s’appellent Margaret, Tom ou encore Philippe et la Black River est leur territoire. Non, ce ne sont pas de sympathiques habitants mais … d’impressionnants crocodiles. Ils font l’attraction de cette région sauvage et naturelle, entre marécages, mangrove, fougères géantes et roseaux.



Après avoir embarqué puis passé ce petit port, notre bateau navigue sur un véritable miroir d’eau où se reflète le ciel et quelques nuages épars puis progressivement de petites rides se forment à la surface et ondulent doucement. Sur les rivages, les arbres apparaissent ponctués de formes blanches, comme des fleurs … qui par endroit s’envolent. Ce sont bien sûr des oiseaux au plumage blanc, des aigrettes sans doute. Parmi les arbustes des berges on distingue maintenant un oiseau plus discret, un héron vert. Petite taille, plumage teinte camouflage, seules les pattes orange permettent de le repérer.



A mesure que l’on avance, le cours d’eau se fait plus étroit. Les branches des arbres composent une véritable voûte végétale et les racines aériennes des palétuviers ainsi que les lianes se prolongent et s’unissent avec leurs reflets. Il devient même difficile de différencier les reflets de la réalité, le tableau est absolument magnifique.



Et les crocodiles me direz-vous ? On y arrive ! Le pilote de notre bateau connaît parfaitement ce lieu sauvage ainsi que le territoire de quelques’ uns des 200 à 300 crocodiles qui ont élu domicile dans la Black River. Le bateau ralenti et nous approche doucement d’un de ces imposants spécimens. Un corps gris bleu qui se double d’un reflet sur l’eau et surtout quelle effrayante mâchoire aux dents acérées !





Et si ce crocodile a la bouche grande ouverte ce n’est pas pour nous impressionner ou parce qu’il a une fringale irrésistible ! Non, c’est habituel et l’animal peut rester ainsi, immobile, des heures et des heures durant … c’est leur façon de réguler leur température corporelle interne. Au passage, on peut voir qu’au milieu de cette large gueule, il n’y a pas de langue, c’est ainsi chez les crocodiles.

Au fait, j’ai oublié de vous expliquer pourquoi ce cours d’eau est appelé Black River. Le plus simple serait le fait de trouver ici des eaux sombres voire noires … ce n’est pas le cas. Les eaux de cette rivière sont parfaitement claires mais pas son lit à six mètres de profondeur environ, il est recouvert d’une vase à la teinte très foncée. --

Sur la route … en direction de Negril. Une route ? Enfin presque, plutôt une piste tellement il y a sur cet itinéraire de portions chaotiques parsemées d’ornières, de passages en terre et de flaques. Notre vaillant chauffeur nous fait part d’une de ses blagues favorites … Attention ! Après les nids de poules, il y a les « bassines » remplies d’eau, les baignoires et puis la « piscine » ! Le véhicule semble traverser le gué d’un torrent, au ralenti évidemment. Ballotté et bringuebalé en tout sens, on bénéficie d’un massage (fesses et jambes), c’est gratuit nous dit encore avec humour le conducteur ! Cela a au moins l’avantage de nous éviter de somnoler et nous permet de regarder le paysage défiler : bananiers, cocotiers, cases … et en passant dans le village de Belmont, voilà qu’on reparle de musique et de reggae. Sur le bord de la route, une maison aux couleurs reggae fait honneur à Peter Tosh, un acolyte de Bob Marley, il faisait parti de son groupe à l‘époque des Wailers. Ici repose en paix ce musicien chanteur mort assassiné à Kingston en 1987. C’est vrai qu’avec son titre « Legalize it »(3), la marijuana en l’occurrence, il avait créé la polémique à l’époque.



Suite du récit : Negril, Ocho Rios … message suivant …

Ps : Les morceaux de reggae indiqués par un numéro entre ( ) renvoient à une liste de liens vidéos (You Tube) pour écouter et voir ces chansons. La liste est placée à la fin du dernier volet (le 4 ème) de ce récit de voyage en Jamaïque.
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