Découvrir l'Australie en 15 jours?

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JB
Ce texte est un carnet de voyage sans prétention, résultat de seulement 2 semaines de voyage en Australie. Il vise à mémoriser des faits et des impressions forcément partielles et partiales. ce qui compte c'est l'impression provoquée par la confrontation, ensuite plusieurs impressions finissent par faire un avis. Contexte Comment aborder l'Australie en août et en 2 semaines sur place ? Une connaissance professionnelle éclairée qui avait passé 8 mois en Australie me conseilla un road trip partant de Darwin, 12° de latitude sud, et de traverser tout le continent du nord au sud par Alice Springs jusqu'à Adélaïde, 4000 km sur la Stuart Highway. Nous souhaitions compléter cela par l'exploration de la côte entre Adélaïde et Melbourne, notre fils terminant 9 mois comme backpacker dans cette région, au total 5000km. Au départ, vue la dimension du pays, j'avais imaginé un voyage beaucoup plus court entre Brisbane et Melbourne via Sydney. Enfin cela faisait tout de même 3000 km. Les distances sont donc un vrai problème, les distances mais aussi la faible concentration du pays en attractions touristiques, les guides disponibles présentant l'Australie comme si c'était l'Italie ou l'Espagne, avec des curiosités nombreuses mais éloignées les unes des autres de centaines ou milliers de kilomètres ce qui n'est pas le cas en Europe. La lecture des guides et des blogs de voyage laissait percer aussi la nécessité d'une approche des sites à l'australienne, comment appréhender par exemple la barrière de corail sans prendre un avion ou sans monter plusieurs fois sur un bateau ? Distances élevées plus approche à l'australienne me faisaient craindre un budget astronomique, l'aller-retour en avion coûtant déjà 1500 € par personne et encore en saison basse. Mais bon, sur une vie il faut bien aller une fois loin de France dans l'hémisphère sud et puis notre fils était là-bas. Cela-dit, 5 ou 6000 km en 14 jours ça fait tout de même 400 km par jour... L'option nord-sud étendue à Melbourne s'imposa car la personne évoquée plus haut me décrivit la côte est comme peu dépaysante, un arrière-pays centré sur l'élevage, un côté “California like" et encore on sera en hiver. Et puis au nord il y fait chaud, il y a ces fameux parcs nationaux (Kakadu, Nitmiluk et Mataranka), une autre Australie en perspective avec grands espaces vierges, wildlife et crocodiles. Nous voilà donc partis à 3 en ce début août pour Darwin après escale à Singapour, notre fils nous rejoignant à Darwin. Nous avons loué un Van pour la route et les nuits pour 2500 $ australiens, soit 1500 €.

Darwin et les parcs du nord Le climat, la végétation et la faune sont là, surtout des oiseaux, mais, disons-le, le tourisme est limité à Darwin compte-tenu du temps et du véhicule dont nous disposons. La ville elle-même a peu d'intérêt si ce n'est visualiser la consommation à l'australienne et très vite nous comprenons le standard des vacances à l'australienne. Ici les gens qui viennent essentiellement du sud-est (Sydney et Melbourne où c'est l'hiver, c'est 13 millions de personnes comparés à 22 millions pour le pays entier) voyagent avec un gros 4x4 (trailer) et en remorque une grosse caravane de 3 ou 4 tonnes avec tout le confort (même la climatisation) elle aussi adaptée aux routes non goudronnées. Car très vite on se rend compte que la plupart des sites sont accessibles uniquement par des pistes en terre. Le site le plus intéressant de Kakadu c'est 9 heures de route et piste depuis Darwin et seulement à l'aller. Les gens qui font partent passer une semaine dans le coin avec tout le confort. Le jour de visite que j'avais prévu pour Kakadu s'est donc limité à une balade sur la rivière Adélaïde pour observer des crocodiles. Ce n’est pas vraiment notre format de vacances favori, des gars en treillis tendent de la viande au bout de perches pour faire sauter les crocodiles mais on s'est dit "si on ne va pas dans une telle excursion (100 € pour une heure à 4 et après négociation) on ne verra pas de crocodile". La visite est tout de même très intéressante, les animaux sont dans leur milieu, on apprend que chaque mâle a son territoire et que les crocs se nourrissent principalement de grosses chauve-souris en grand nombre aux abords de la rivière et il y a aussi d'autre animaux visibles dont surtout des oiseaux. Voir des crocodiles par soi-même et en-dehors des attractions semble impossible même si on nous explique qu'il y en a partout ou alors il faut un bateau à moteur, savoir où aller et prendre des risques. Pour le reste, notre découverte du nord s'est résumée à la visite de chutes d'eau dans le parc de Lietchfiled, très charmantes et toutes baignables. Compte-tenu des distances à parcourir, très vite nous prenons le rythme de la recherche d'un "caravan park" le soir avec "power" et wifi si possible, pas trop tard, les campings étant peu nombreux et pris d'assaut par des australiens en vacances, pour la plupart assez âgés, et voyageant avec le fameux attelage 4x4 + caravane tout terrain. Notre van consommant entre 12 et 14 litres au 100, ces 4x4 doivent plutôt en consommer 20 ou 25. Un australien de Melbourne avec femme et 2 enfants jeunes rencontré au nord nous expliqua être parti pour 12 semaines, prévoir de faire 12 000 km par l'ouest (Broome puis Karratha), aller dans des zones sans ville ni village, pourvoir passer plusieurs jours avec ses réserves d'essence et d'eau et son électricité photovoltaïque, terminer son road trip à Perth, y mettre son 4X4 et sa remorque sur un camion et rentrer en avion chez lui depuis Perth. 12 semaines de vacances c'est hors de portée d'un français qui travaille sans parler du budget y afférent. Bref on allait devoir faire petit bras. Descendre vers le sud Un couple de français rencontré plus tard nous expliqua pour un road trip de 4 mois avoir acheté un 4x4 avec roof top (tente sur le toit) à Darwin pour 5500 $, être parti vers l'ouest par des pistes puis être revenu sur Uluru par 3 jours de pistes de tôle ondulée, ils allaient couper ensuite vers la barrière de corail à l'est toujours par des pistes. Des milliers de kilomètres, les grands espaces mais aussi de belles bavantes d'après leurs dires, du désert sans végétation ni relief pendant des jours, voilà l'Australie des grands espaces. Nous descendons donc. Avant d'attaquer le grand sud nous nous baignons à Edith Falls, joli bassin. Puis à Katherine dans des grands bassins d'eau chaude sous les palmiers. Beaucoup de monde est dans l'eau, des retraités australiens flottant sur des boudins. Le lendemain nous visitons Katherine Falls, vue panoramique sur la Katherine River, intérêt relatif. Nous roulons donc sur cette Stuart Highway, des lignes droites succèdent aux lignes droites, des kangourous et du bétail morts se voient sur le bord de la route où nous croisons sans cesse ces fameux traillers avec caravanes. Nous ne verrons pas de kangourou vivant sur cette route, contrairement à ce qu'on nous avait raconté. Nous avons vu seulement 2 wallabys dans un camping. Jusqu'à Katherine c'est camping la nuit, courses une fois par jour (Woodworth ou Coles) et route interminable dans un paysage plat à l'infini couvert d'eucalyptus. J'avais pensé que nous aurions 2 grosses journées de route de 800 km pour laisser du temps pour les visites mais c'est insuffisant, il faut bien rouler tous les jours. Ce que les australiens appellent le désert n'en est pas un, rien à voir avec le Sahara que j'ai connu qui voit parfois plusieurs années sans pluie, là il y a ici de l'eau quasiment partout, même à Uluru il pleut tous les mois. Cela explique que ce désert est tout de même assez peuplé, des oiseaux innombrables, même des aigles, des kangourous de partout, des trous d'eau très fréquents, même des rivières parcourent ce désert et très au sud des crocodiles sont signalés dans ces rivières. A J+4 nous découvrons Devil's Marble, très beau parc de blocs arrondis taillés par le ruissellement des pluies, vraiment très beau. A J+5 nous voilà à Alice Springs, au centre de l'Australie. Ici les nuits sont froides et les jours sont chauds. Nous retrouvons du wifi et des magasins. Le sud ! Dès le début du voyage j'ai ressenti un truc bizarre, je perdais le nord et n'arrivais plus à me diriger moi qui n'ai jamais ce genre de problème. J'ai compris assez vite la raison. La fameuse phrase de nos institutrices "quand vous regardez le sud à midi, l'est est à votre gauche et l'ouest à votre droite" ne fonctionne pas dans l'hémisphère sud. La phrase est ici "quand vous regardez le nord à midi, l'est est à votre droite et l'ouest à votre gauche". Ici sur les toits des maisons, les plaques photovoltaïques sont orientées vers le nord et globalement toute la journée le soleil penche vers le nord. Comme à l'équateur le soleil est à la verticale, dans l'hémisphère nord il pique vers le sud et dans l'hémisphère sud il pique vers le nord. Se nourrir Globalement peu de produits très typiques si loin de France et dans un pays qui a une grosse façade tropicale. On notera des mangues dont on voit d’immenses plantations. Les courses sont vites faites, du pain quand même plutôt travaillé, des fruits comme chez nous, du fromage type cheddar, du jambon, dans des supermarchés globalement très bien achalandés et pour des prix voisins de ceux pratiqués chez nous. Pour les amateurs au rayon des bonbons je prends des Liquorices. Question bouffe on n'est tout de même pas dans la finesse, de gros étals de cuisses ou de blancs de poulet, un rayon poisson avec beaucoup de surgelés, des chips à profusion. La majorité des produits sont conditionnés et emballés, ici on mange à toute heure et pas très sain il me semble. Difficile de croiser un australien sans embonpoint, on mange ici beaucoup de féculents, de sucres et de graisses. Les réglementations semblent pourtant une spécialité du pays, on le ressent partout, on sent la "civilisation". Peuple descendant de bagnards, les australiens ont à cœur de montrer leur organisation mais cette passion pour les règles ne semble pas avoir envahi le domaine de la diététique. Quant aux restaurants, des chinois très présents, des pizzas et des fast foods et on a fait le tour. On y mange globalement assez mal.





JB
Le centre Alice Springs c'est un ciel étincelant et un air très clair. La ville est entourée des chaines montagneuses de Mc Donnell Ranges (est et ouest), nous y ferons une ballade mais l’approche en voiture pour voir des trous d’eau est très longue. Nous y visiterons aussi le Desert Park, sorte de zoo présentant les animaux du désert, assez intéressant. Mais pour nous c'est surtout Uluru l'objectif. Vu de France, on se dit que d'Alice Springs on fera un saut à Uluru / Ayers Rocks et là je suis retombé sur terre : Alice Springs / Uluru c'est 547 km aller. Quand je m’en rends compte il est 14 heures et nous partons à tout berzingue vers Uluru où le coucher de soleil est vers 18 heures, si on le rate aujourd'hui on ne le verra pas. Nous voilà encore à rouler vers le sud, 547 km sans vrai relief sous un soleil de plomb. Je roule à 120, il faudrait arriver à l’heure : il est 18 heures, nous voilà devant le fameux rocher, le soleil se couche, nous immortalisons. Le site et le camping sont chargés avec ces fameuses caravanes plus des bus complets de touristes, beaucoup de français ici, j'ai tendance à penser "quand un touriste n'est pas un australien, c'est un français". Nous dormons sur place, le camping est vaste. En fait ils prennent tout le monde dans le seul camping mais les derniers arrivés se retrouvent sur un terrain vaste sans arbre et sans équipement. Le jour suivant, J+7, nous allons gravir Uluru, montée assez raide sous un vent vivifiant. D'en haut la vue est splendide, du désert à l'infini si ce n'est les Kata Tchuta proches et quelques massifs localisés. La roche est creusée de nombreuses bassines remplies d'eau, on perçoit très bien l'effet du ruissellement. Nous redescendons, petite rando sur les contreforts, on voit de prêt l'aspect du rocher et des cavernes ou curiosités, visite rapide au centre culturel, assez décevant, nous partons direction Kata Tchuta beaucoup moins fréquenté où on peut parcourir 2 gorges. Site assez impressionnant puis nous reprenons la route, toujours vers le sud.

Les aborigènes Depuis Darwin nous en avons vus partout. Le teint sombre, les cheveux en bataille, le nez épaté, mal fagotés, impossible de ne pas les voir. Il faut pourtant lire pour vraiment comprendre qui ils sont. A l'arrivée des premiers colons, 500 tribus et 400 langues différentes, sans culture écrite, peuplant surtout les côtes, c'était un peuple de chasseurs-cueilleurs installé ici depuis 40 000 ans, passés à pied depuis la Papouasie à une période froide où le niveau des mers était plus bas. A leur contact, même visuel, on voit bien qu'ils ne sont plus chasseurs-cueilleurs et que le choc a été rude pour eux, là on les croise dans les supermarchés souvent pieds nus ou dans les rues où ils semblent surtout tuer le temps. On comprend aussi en lisant que les colons australiens et leurs descendants ont eu beaucoup de mal à les considérer avec essentiellement dans l'histoire des phases d'assimilation forcée. Les dernières tribus isolées ont été en contact avec les colonisateurs au milieu des années 1950, ce n'est pas vieux. Des chasseurs cueilleurs ne peuvent devenir en si peu de temps des retraités qui sillonnent le désert en 4x4 avec la clim dans la caravane. On sent bien qu'aujourd'hui les dirigeants australiens tentent de redonner une place à ces abos mais le processus est très fragile. Il ne faut pas discuter longtemps avec un australien blanc pour comprendre qu'il ne les considère que comme une source de problèmes. L'Australie des colons a été peuplée par des éleveurs dans le sud-est (Brisbane - Sydney - Melbourne - Adélaïde), ces gens vivent comme des fermiers anglais, les abos ne sont pas leur quotidien. Sur les dernières décennies, l'Australie s'est surtout peuplée de migrants dans les grandes villes et là c'est plutôt l'Asie qui a pesé. Que représentent les abos dans tout ça ? James Cook en arrivant avait noté “Ils vivent presque nus, les hommes et les femmes, sans aucun style vestimentaire. Ils apparaissent comme étant l’un des peuples les plus misérables de la terre mais en réalité ils sont bien plus heureux que les Européens. Ils vivent dans une tranquillité qui n’est pas perturbée par l’inégalité de leur condition. La terre et la mer les fournissent de tout ce dont ils ont besoin pour vivre. Ils n’ont rien de superflu. Les Australiens natifs sont peut-être heureux dans leur condition, mais ils sont sans aucun doute parmi les plus bas de l’espèce humaine »

Sans compter que leur culture nous est présentée sans qu'on en comprenne vraiment l'essence. On voit des dessins de serpents ou de lézards, c'est bien léger face à la civilisation actuelle hyper-matérialiste très éloignée de la nature, à l'opposé des abos. Même leur religion du "pays du rêve" paraît bien brumeuse. Les abos n'ont aucune unité linguistique et culturelle, n'ont laissé aucun monument, aucun écrit, l'assimilation a détruit leur mode de vie, si on ne peut percevoir leur apport j'ai bien peur qu'ils disparaissent tous ensemble assez vite. Continuer vers le sud Nous voilà toujours roulant. Les jours raccourcissent, toujours pas de kangourou aperçu. Passage par Coober Pedy, capitale mondiale de l'opale. Ici le désert a été démonté, labouré et laissé en l'état. Ce lieu est globalement assez sinistre avec ses terrils de terre blanche. Ce soir nous poussons un peu pour moins rouler demain. Nous dormons à Woomera où il pleut. Une ville ici ? C'est une ancienne base de l'armée britannique pour y essayer des missiles, il en reste une ville. Au petit matin, nous prenons un chemin de traverse et là, très vite nous découvrons des kangourous qui gambadent par 2 ou 3 sur un fond de lagune avec grands lacs salés asséchés. Paysage de carte postale, on ne l'espérait plus. Nombreux kangourous à nouveau et puis des émeus qui dodelinent. C'est un peu là qu'on regrette de s'être fiés aux guides en français, des guides qui nous présentent 5 sites sur 3000 kilomètres, surtout des gorges ou des chutes d'eau. Au premier écart par rapport à l’autoroute on trouve l'Australie qu'on aimerait. Ces guides semblent tous faits à partir des autres guides. Nous arrivons ce midi à Port Augusta, nous allons dormir dans un motel et prendre un peu de temps. Initialement j'avais imaginé visiter les Flinger Ranges, chaîne de montagne toute proche mais un œil sur la carte montre qu'il faudrait encore faire 150 kilomètres pour nous y rendre. On se contentera de traîner dans cette ville qui se révèle sans âme pour finir par un mauvais resto chinois pour sortir de notre quotidien. L'économie australienne On comprend très vite ici que l'Australie est un pays à fort niveau de vie. Le PIB par habitant est à 50 000 US $ par an ici, contre seulement 37 000 en France où il stagne depuis 10 ans alors qu'il croit toujours ici. Bon, l'Australie est un pays de matières premières, premier exportateur mondial de fer et de métaux précieux, exportations sur lesquelles l'état prend sa dime. Schématiquement c'est la mine de fer de la Chine. L'état n'est endetté ici que de 15% du PIB, contre 100% chez nous autant dire que tout argent gagné reste dans la poche des australiens. On est donc dans un pays très riche, sans chômage, contenant une immigration de travailleurs très forte. Et en voyant ce que l'on voit ici il n'y a pas de raison que ça cesse. Un travail non qualifié de backacker qui éventuellement parle très mal anglais c'est 19$ de l'heure net, 11,5 € de l'heure impôts sur le revenu déjà payé, en France le smic est à un peu moins de 7,5 € de l'heure net, 50% de plus en Australie et ici le nombre d'heures travaillées peut être beaucoup plus élevé ce qui accroit encore la richesse. On a croisé une française qui prétendait mettre de côté ici 800 $ par semaine, 2000 € par mois, d'où le nombre de français travaillant ici.

Le système éducatif semble performant, les infrastructures aussi, on est dans un pays libéral régulé. La richesse ne fait pas tout, la production de mauvais carbone est très élevée ici. Mais dans la tête d'un australien cela est compensé par l'immensité du pays et puis ils ne sont que 22 millions pour un tel espace.
JB
Adélaïde Encore 300 km pour atteindre cette grande ville que l'on espérait, le désert a disparu et est remplacé par de grands champs couverts de vaches et veaux. Nous voilà ensuite sur le bord de l'océan dans la 4ième ville d'Australie avec 1,4 millions d'habitants. La première impression c'est la présence massive de gens d'origine asiatique, on n'est plus dans le désert, on est dans une grande ville très moderne d'un grand état puissant. La ville a été créée en 1838 par des anglais libres et selon des plans de rue orthogonaux. De nombreuses maisons anciennes alignées et bordées de pelouses présentent des façades avec auvents ornés de fer forgé, c'est très joli, les plus vieilles maisons sont en pierre de taille. Nous visitons la jetée de Glenelg en cours d'aménagement et le square Victoria. Le centre historique est ceinturé par un grand parc très profond, puis la ville s'est développée au-delà, c'est vraiment très joli et elle semble très dynamique. Le southern ocean Nous allons dormir à Moana Beach. Je vois un panneau d’huitres à vendre mais le commerçant n’en avait plus. Au départ nous pensions visiter la Kangourou Island mais une analyse rapide révèle le coût exorbitant du ferry : pas loin de 400 € et puis ce serait encore beaucoup de kilomètres. Nous décidons de ne pas y aller, nous nous contenterons de l'exploration de la péninsule menant à Cape Jervis. La route est très belle, alternant vallons verdoyants et vue sur l'océan mais c'est toujours beaucoup de kilomètres. Nous plongeons ensuite sur Victor Harbor, charmant village avec sa jetée menant à Granit Island parcourue par un cheval traînant un gros wagon. Cette île serait peuplée par une colonie de pingouins visibles le soir. Des grosses baleines à bosse sont aussi visibles dans le coin. Un stop un peu plus loin nous permet d'en apercevoir, des jets d'eau puis des chairs et nageoires apparaissent. Nous devons rouler en évitant l'intérieur probablement peu intéressant, je choisis de longer la lagune de Coorong, mon Google Maps me laisse croire que nous surplomberons l'océan, en définitif nous longeons la lagune sans voir l'océan pendant 2 ou 3 heures d'une route sans trafic. Avant de rejoindre le village de Kingston, je repère un chemin de terre semblant partir à droite vers l'océan, subitement alors que le jour baisse nous nous trouvons entourés de petits groupes de kangourous, il y en a de partout. Ils émergent des hautes herbes, d'abord deux oreilles, puis la tête, puis le groupe entier. Les plus proches décampent en bondissant et élégamment sautent les clôtures, moment de grâce. Nous voilà à Robe, soi-disant village de pêcheurs, ne rêvons pas, on est en Australie. Et dans un camping froid. Beachport, Southend, ces villages sont couverts de maisons récentes de plein pied au toit en tôle, hyper-fonctionnelles, cette côte mériterait plus de temps car les vues sur l'océan sont très belles mais nous filons vers Warrnambool où notre fils travaillait. Des panneaux signalétiques indiquent la présence éventuelle de koalas, nous nous arrêtons pour explorer un bout de forêt, on voit bien des crottes en olive mais aucun animal n'est en vue. Ce midi nous mangerons un poulet cuit (et farci), nous devons nous arrêter pour manger la bête. Mon fils nous fait alors remarquer de l'autre côté de la route un 4x4 arrêté avec des perches et 2 filles qui se font discrètes dans le bas-côté : "elles ont attrapé un truc dans leur sac". Je m'approche : "you caugth a koala?". La fille me répond que oui, "she's a female and she has a baby in her poach", il ne faut pas faire de bruit pour ne pas paniquer le koala, elles vont le relâcher et nous feront voir. Elles sont en PHD à l'université de Melbourne et mettent des GPS sur quelques Koalas, elles en sont à 30, pour étudier leurs mouvements. Nous préparons les appareils photos. Le koala est relâché et grimpe sur un eucalyptus, suffisamment haut pour s'arrêter et nous observer. On sent tout de suite que l'animal est à l'aise en haut et il nous observe avec respect. Moment de grâce à nouveau. Dans la foulée on repère plusieurs autres koalas alentour, boules de poil entre un tronc et une branche. On dit tous merci à ce fameux poulet qu'on ne pouvait pas manger en roulant. Nous arrivons à Grassmere, "dairy farm" de 980 vaches, ici on produit beaucoup de lait, 25 000 litres par jour. Les vaches montent en continu sur une grande machine à traire circulaire où elles passent 8 minutes, une fois le matin, une fois l'après-midi. Au centre une mangeoire leur distribue de la farine. C'est là que notre fils a passé 90 jours, débuts à 4 heures tous les matins, dans le chaud ou le froid, 19 $ de l'heure. Isaac et Michèle nous expliquent leur quotidien, les vaches malades, les vieilles, celles qui font le veau, les taureaux qu'on laisse dans le troupeau pour monter les vaches qui n'ont pas pris l'insémination. Ce ne sont plus des paysans, ils achètent le foin, le grain, font épandre l'engrais par hélicoptère sur leurs 840 hectares de prairies, vendent les veaux mâle 15$ pièce, n'arrosent pas, ne cultivent rien, ici tout n'est que procédure, l'Australie d'aujourd'hui en quelque sorte.

Melbourne Ce jour, J+12, nous voilà sur "Great ocean road", l'attraction touristique de l'extrême sud, 30 km de lookouts, des vues sur des falaises découpées. Il fait un vent à décorner les taureaux, les vagues commencent à 1 km du bord. C'est très impressionnant et cela n'est pas rendu sur les photos. Nous finissons aux "12 apostles" entourés d'une foule de gens aux yeux bridés.

Nous partons sur Melbourne, il pleut pour la première fois sur notre route, la campagne et verdoyante, les villes traversées industrieuses et sans charme. La pluie cesse et Melbourne apparaît, forêt de gratte-ciels bigarrés, on sent tout de suite la très grande agglomération, autoroutes à 5 voies. Melbourne, avec sa façade sud sur l'océan, 4,5 millions d'habitants, autrefois plus grande ville d'Australie. Pas de pauvreté visible ici comme dans toute l'Australie, l'habitat semble être la maison individuelle, ici de vastes quartiers. Nous trouvons un ultime camping puis filons vers St Kilda Beach où a lieu le soir, paraît-il, une parade de pingouins. Nous ne trouvons rien sur la plage, après être remontés dans le van nous décidons de retourner chercher ces foutus pingouins, jusqu'à maintenant les animaux ne nous ont jamais échappé. Nous voyons une jetée, spécialité australienne, et un petit panneau "pinguin colony" avec une flèche. Nous filons en courant à l'extrémité dans le froid. Un attroupement est visible dans le noir, des gens sont là sous la surveillance d'un australien qui interdit les flashs. D'une petite plateforme nous voyons émerger ces pingouins qui montent sur des rochers, gros comme des canards ils se dressent et font leur numéro, ouvrant leurs ailes ridicules et hurlant. Ce petit animal si précieux paraît bien fier même quand il lâche sa fiente blanche d'un jet vigoureux, il ne semble pas percevoir qu'il est en sursis au sein d'une grande métropole. Ce dernier matin nous voilà dans Melbourne, nous filons vers Shrine of Remembrance, monument aux morts de l'état de Victoria pendant la première guerre mondiale (19000 personnes enterrées en Europe). La vue vers Melbourne est très belle, nous remontons vers Feredation Square, sillonnons le quartier, très dynamique et filons acheter les fameuses botte UGG. Un dernier passage vers Queen Victoria Market, vrai marché cosmopolite puis nous finissons par un Mc Do avant de rejoindre l'aéroport après avoir rendu notre van. 2 semaines bien remplies, 6030 kilomètres, un budget de 8000 € pour 4 dont 4500 d'avion pour quel bilan ? Une nature difficile à observer mais qui est bien là et qui ne se livre que quand on la cherche vraiment, indépendamment des kilomètres parcourus. Des gens croisés qui respectent cette nature à leur manière mais sont très portés sur la consommation. De villes comme chez nous, le dépaysement culturel ne vient que de la présence asiatique. Enfin un sentiment de dynamisme économique qu'on n'a plus chez nous, des gens qui sont au travail, c’est peut-être lié, et un regret sur la faible perception de l'apport des aborigènes à cette société.

Trucs et idées - 4G impérative, acheter une carte Telstra 4Go, 25 € environ installée en 10 mn dans un magasin, les campings sortent très bien dans Google maps. - Sur la Stuart Highway il n'y a pas de connexion téléphonique ou 3G/4G en dehors des points de ravitaillement. - Pour être sûr d'avoir du wifi et de l'électricité il faut réserver les campings à l'avance, des places moins équipées restent disponibles généralement sans réservation. - Nous n'avons pas identifié de zones où les nuits auraient été possibles en dehors des campings. - Si possible disposer d'un compte australien pour payer sinon c'est 2% de frais, les cartes Visa et Mastercard sont acceptées partout même pour des petits paiements. - Se pointer au resto le soir vers 18 heures après ils sont déserts ou fermés, au resto compter 35$ par personne. - Melbourne mérite probablement au moins 2 jours de visite. - Le van que nous avions nécessite des nuits dans un camping pour la douche et l'électricité. Manger à l'intérieur était problématique à partir du moment où il faisait froid dehors. - Il peut être avantageux de plutôt voyager en voiture type Qashqai et de dormir dans les motels ou campings qui proposent tous des bungalows/chambres autour de 100 $ par nuit pour 2 personnes, somme payée presque complètement par les économies de carburant et sur le prix de la location. Avec ce type de véhicule on peut rouler beaucoup plus vite sur les parties goudronnées ce qui réduit les temps de parcours. - Pour les villes où on arrive sans vraiment savoir ce qu'il y a à voir, une petite martingale: trouver un point de vue avec panorama, visiter le centre historique et visiter le marché. - Piqueniques assez faciles: chips, tomates ou carottes, pain, fromage ou jambon, fruits. - Achats d'alcool dans des magasins spéciaux pour personnes majeures, bières insipides, belle offre en vins, prix très élevés. - Trucs à rapporter : rien identifié à part les bottes UGG - Après coup, pas de solution simple pour une approche de l'Australie sauvage, peut-être passer 2 semaines autour de Darwin à l'australienne en 4x4. Autre idée, passer 3 jours au nord d'Adélaïde en 4x4 autour de la Stuart Highway.

Notre parcours : https://www.google.com/maps/dir/Darwin+Territoire+du+Nord, +Australie/Katherine+Territoire+du+Nord, +Australie/Alice+Springs+Territoire+du+Nord, +Australie/Uluru, +Petermann+Territoire+du+Nord, +Australie/Ad%C3%A9la%C3%AFde+Australie-M%C3%A9ridionale, +Australie/Cape+Jervis+Australie-M%C3%A9ridionale, +Australie/Kingston+SE+Australie-M%C3%A9ridionale, +Australie/Warrnambool+Victoria, +Australie/Great+Ocean+Road, +Peterborough+Victoria, +Australie/Melbourne+Victoria, +Australie/@-25.3135615,128.8887251,5z/data=!3m1!4b1!4m62!4m61!1m5!1m1!1s0x2cc0a0fc9f59043f:0x30217a82a247c20!2m2!1d130.8456418!2d-12.4634403!1m5!1m1!1s0x2cbabfce87fc8337:0x50217a82a254fc0!2m2!1d132.2715145!2d-14.4521139!1m5!1m1!1s0x2b321944be8f1331:0x50217a82a254fd0!2m2!1d133.8807471!2d-23.698042!1m5!1m1!1s0x2b236c2b6d625223:0x43a8cd4d9bc55f21!2m2!1d131.0368822!2d-25.3444277!1m5!1m1!1s0x6ab735c7c526b33f:0x4033654628ec640!2m2!1d138.6007456!2d-34.9284989!1m5!1m1!1s0x6ab3d40aca627fb1:0x4033654628ef980!2m2!1d138.1154046!2d-35.6061701!1m5!1m1!1s0x6ab5789e8e7547a5:0x5033654628efb30!2m2!1d139.8516565!2d-36.8364852!1m5!1m1!1s0x6acd4dfacb74f9cb:0x40579a430a0cf30!2m2!1d142.4982086!2d-38.3686779!1m5!1m1!1s0x6ad32153c88ccc31:0xa06e89c3f0d1d095!2m2!1d143.3916182!2d-38.6805638!1m5!1m1!1s0x6ad642af0f11fd81:0x5045675218ce7e0!2m2!1d144.963056!2d-37.813611!3e0

XR
Une traversee de ce pays-continent plutot differente ! Des observations de la realite australienne assez fideles et pertinentes meme si elles peuvent parfois paraitre superficielles. Deux semaines c'est evidemment court mais l'option choisie etait surement l'une des meilleures pour decouvrir l'"autre" Australie. J'espere que vous aurez l'occasion de voir le reste... qui lui aussi vaut la peine que l'on s'y attarde. Merci donc pour ce compte-rendu.

Juste un tout petit point : le terme 'abo' est tres, tres pejoratif, il n'est utilisé que par les 'Rednecks' australiens ! Aborigénes est tellement mieux et ne demande a peine plus d'effort a ecrire [;)] !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
JB
Bonjour et merci pour votre réaction. J'ai noté votre remarque sur les aborigènes, vous avez raison. 1/ Pouvez-vous me dire sur quels points mes remarques paraissent superficielles ? 2/ Qu'est-ce qui selon vous vaut en Australie la peine qu'on s'y attarde ? Cordialement.
ML
Merci beaucoup Jérôme pour ce compte-rendu argumenté! Je ne suis pas encore allée en Australie car j'avais le "pressentiment" qu'il fallait y consacrer beaucoup de temps, dont je ne dispose pas encore... A tout hasard, es-tu allé en NZ? Beaucoup de gens en disent le plus grand bien mais j'ai peur d'être déçue : voyage en avion très long, nature très organisée, plein d'interdictions partout... Si oui, j'aimerais connaitre ton sentiment... A+ Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
JB
Bonjour, nous avons fait aussi une petite semaine en Nouvelle-Zélande, en effet. Bon c'était l'hiver donc nous nous sommes contentés de l'île du Nord. Nous avons trouvé les paysages très beaux, surtout la côté est. Pour le reste Auckland c'est tout petit, on fait aussi beaucoup de kilomètres et les trucs touristiques sont très chers, du genre 60 € par personne pour voir des geysers ou des papillons dans une grotte. L'hébergement lui est abordable, enfin c'était l'hiver et le niveau de vie ou plutôt de dépenses est très élevé. La culture Maori est plus intéressante mais pour la voir il faut aussi payer. Un peu comme pour l'Australie, je trouve qu'il y a un écart trop grand entre les efforts que demande le voyage (coût et temps) et l'intérêt de ce qu'on y voit. Si on est à la retraite ça peut être différent mais si on compte ses vacances il y a bien d'autres endroits plus intéressants à visiter moins loin de chez nous. A vrai dire pour moi l'intérêt culturel est trop limité, les gens qu'on voit travaillent, consomment, ont une maison et une ou des voitures, c'est très matérialiste et très proche de notre mode de vie.
ML
Oké... Mais en dehors de l'aspect culturel, très secondaire pour moi, dirais-tu qu'il y a moyen de voir de jolies choses (je parle de paysages...) en dehors des "marronniers" touristiques? Tous les sites étonnants et/ou grandioses sont-ils aménagés? J'imagine qu'avec une semaine seulement sur place tu auras du mal à me répondre donc si d'autres veulent me donner leur sentiment, c'est très volontiers! Marie
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JB
Si tu aimes les vues de cartes postales la Nouvelle Zélande ce sera très bien, faut seulement prévoir un bon budget et ne pas avoir peur des kilomètres.
XR
Salut Jérôme,

Superficielles uniquement dans la mesure où un pays vaste et varié (si, si) ne peut être complètement cerné en un temps si court. Encore une fois, les remarques et les observations sont justes et pertinentes (en particulier sur la passion des règles – imposées dans une espèce d’indifférence générale). Mais il est évident que l’Australie ne se résume pas seulement à la Stuart Hwy et à la Great Ocean Rd, ni Kakadu par une balade en bateau et Uluru par un sacré détour de 1000 kms ou encore par une visite éclair d’une paire de capitales d’état.

Toute proportion gardée, un Australien traversant la France de Brest à Strasbourg en une semaine se fera une bonne idée de la France et des Français mais son impression risque bien d’être incomplète, voire superficielle sur certains aspects.

Ceci-dit, il est fort probable que si votre voyage en Australie avait duré plusieurs mois, les conclusions seraient identiques… peut-être seraient-elles un peu plus nuancées comme par exemple sur la question aborigène, l’habitat, le multiculturalisme, l’éducation… pour ne citer que les sujets abordés. Ne dit-on pas que c’est la première impression qui compte ?

Au fait, qu’en a-pensé le fiston de son séjour en Australie ?

A propos des Grey Nomads que vous avez croisé, il faut savoir que pour beaucoup d’Australiens (souvent retraités car ils ont enfin le temps), faire le tour du pays est un rêve, un rite même, que l’on prépare pendant de longues années car cela demande du temps et les ressources financières nécessaires. Katherine justement, où vous êtes passé, devient la capitale des Grey Nomads pendant la période hivernale mais arrive la saison des pluies et ils disparaissent tous !

En ce qui concerne le ‘reste’. Tout dépend de ce que vous aimez faire/voir et surtout du temps disponible car comme vous l’avez constaté, il faut en avaler des kilomètres. Sur le trajet que vous avez effectué, les Flinders Ranges (pour la marche), la Barossa Valley (pour les vins et la bonne bouffe – oui elle existe, il faut trouver et dépenser des $) et surtout Kangaroo Island (flore, faune, marche, grande diversité sur un relativement petit espace) valent le détour.

Après ce premier aperçu de l’Australie, l’effet de surprise et le dépaysement initial sont maintenant passés, le ‘reste’ risque donc de vous sembler fade ou relativement similaire. Cependant, je pourrais recommander le Sud-Ouest (la cote de Busselton à Esperance) et au Nord-Ouest de l’Australie occidentale la région des Kimberley (Broome-Darwin), dans le Victoria la région alpine, dans les Nouvelles Galles du Sud, les Blue Mountains, Sydney bien sûr et certainement toute la partie côtière du Queensland. Pour ce qui est de la Tasmanie, je vais enfin pouvoir m’en faire une meilleure idée dès le mois prochain, c’est une destination qui m’a toujours était hautement recommandée et qui commence à avoir le vent en poupe.

Pour plus d’information, voir également les nombreux récits itinérants de Vaikeaiti

En conclusion, visiter l’Australie demande du temps et de l’argent, d’où le succès des Working Holiday Visa auprès des jeunes Européens (principalement) puisqu’il leur permet de gagner des $... pour prendre leur temps !
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794
JB
Bonjour, merci pour votre réaction. J'ai cherché sans le trouver un ouvrage bien documenté sur les aborigènes, il me semble qu'ils ont été globalement peu étudiés, avez-vous une référence de livre ? Pour mon fils backpacker, il a surtout vite compris qu'en Australie celui qui travaille et s'investit dans son travail gagne bien sa vie. Il a aussi compris que le droit du travail est assez léger, ça doit être un réflexe de français. Enfin il s'est rendu compte que vivre là-bas sans travailler coûte très cher. Il est allé dans les Blue Montains mais quand on a le Mercantour chez soi j'ai l'impression que la comparaison est vite faite. Je vais réétudier les spots que vous m'indiquez mais le prochain voyage ce sera l'Ethiopie je crois !
XR
... le prochain voyage ce sera l'Ethiopie je crois !

Tiens, justement à propos de ce pays... et de son voisin : Lien
https://voyageforum.com/v.f?post=6884794;a=6884794

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