Off on an adventure in Uzbekistan!
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BI
April 5 - Day 1

After as many weeks as I have fingers on my right hand, we're hitting the road again, fully recovered from our pharaonic adventure. Back in France to drop off our daughters (sorry, girls!), this time it's just the two of us, ready to be welcomed by a new destination. They say it offers one of the richest cultural heritages in the world for those willing to put in the effort. It's the land of the ancient Silk Road, where we'll follow a journey steeped in history and discoveries straight out of *One Thousand and One Nights*. A former Soviet bloc region independent only since 1991, we'll be walking in the footsteps of Genghis Khan, Tamerlane, Alexander the Great, Marco Polo...

Another fun fact about this country: it's strictly forbidden to import porn on your phone. True story. The same goes for painkillers! Unless it's about sodomy—though the two don’t seem connected, that’s just how it is. Don’t ask me why! Anyway, I’m getting off track. Here’s the big question: Where do you think we’ve just landed?... To give you a hint, the locals are known for being incredibly welcoming. No sooner said than done—our first taxi driver, proud to transport French travelers, refused to let us pay for the ride. Great vibes for these two weeks ahead. So, any guesses? Uzbekistan!!!
Ne rêve pas ta vie ! Vis tes rêves !
FA FamilleUS Veteran ·
Folks, the carbon footprint for this past year is like that of a whole battalion of Leclerc tanks! 😉
Nos escapades : Le Maroc, l'Egypte, la Mauritanie, la Tunisie, l'Afrique du Sud, Lanzarote, les Etats-Unis (3 ans), le Canada, le Mexique, la Colombie, le Pérou, la Guadeloupe, la Martinique, l'Indonésie, la Thaïlande, Israël, Dubaï, la Jordanie, la Turquie, et Tahiti... pour l'instant !
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Bibouns, that's the carbon footprint of a battalion of Leclerc tanks for this past year! 😉

Uzbekistan was April 2025. By April 2026, we were in Namibia! Phew...
Ne rêve pas ta vie ! Vis tes rêves !
BI Bibouns51 Globetrotter ·
6 avril - Jour 2

Mais qui a eu cette idée folle, un jour de venir dans un pays en "stan" ? Comme chaque saveur, soit on aime, soit on n’aime pas les pays en « stan ». Et comme pour chaque saveur, encore faut-il y avoir goûter pour avoir son propre avis ! "Mais pourquoi diantre allez-vous là-bas ? Vous êtes des masos ! D'ailleurs, à vrai dire, où ça se situe votre Bidulstan ? - Rien de plus simple, c'est entre le Kirghizistan, le Tadjikistan, le Turkménistan, l'Afghanistan et le Kazakhstan." Et voilà, comment on se fâche avec ses amis.

Petite minute culture que j'étale comme de la confiture : Pourquoi avons-nous, dans cette partie du monde, une flopée de pays dont le nom se termine par "stan" ? Et bien en langue persane, stan signifie "le pays de". Le pays des afghans, le pays des kazakhs, le pays des tadjiks. Et donc, le pays des ouzbeks, nos nouveaux potes pour les deux semaines à venir puisque, tu l'as maintenant compris, nous sommes en Ouzbékistan. Et plus particulièrement à Tashkent, sa capitale où nous avons atterri hier soir.

Le peu de touristes passés par l'Ouzbèkistan s'accordent sur une chose dans les avis lus sur le net : Il est préférable de visiter Tashkent avant de se laisser envoûter par les autres villes du pays au risque de trouver la capitale un tantinet fadasse. Il est vrai que cette ville, de premier abord, nous paraît récente dans ce pays réputé pour son histoire ancestrale. Et bien l'histoire, justement, a décidé, via un terrible tremblement de terre en 1966, de raser une bonne partie de la ville, poussant ainsi les 300 000 sans domicile fixe engendrés à tout reconstruire dans un style plus moderne !

Allez, savez-vous marcher beaucoup, à la mode, à la mode, savez-vous marcher beaucoup, à la mode de chez nous... Car c'est parti pour notre trek urbain ; l'objectif étant de traverser la ville à pied d'est en ouest. Et dans ce pays musulman, quoi de plus normal que de commencer par la cathédrale du Sacré Cœur de Jésus ?... Nous sommes venus, nous avons vu, next. On traverse ensuite Eco Park pour gagner un des emblèmes de la ville : L'hôtel Ouzbékistan construit à l'ère soviétique. Effectivement, le truc fait très guerre froide, savant mix entre luxe et délabrement. Son seizième étage nous permet toutefois d'embrasser une vue panoramique sur la ville.









Une fois redescendus sur le plancher des ouzbeks, on traverse la rue Amir Timur pour rejoindre la place Amir Timur où se trouve Ie musée Amir Timur non loin d'une énorme statue de... qui tu sais ! L'ouzbek est très fier de son héros national. Tamerlan, son sobriquet, c'est un peu leur Napoléon. Comprends à cela qu'il n'a pas fait que du bien là où il est passé...



Place de l'indépendance, palais Romanov, mémorial de la seconde guerre mondiale, City Park, medersa Koudeldach... les sites d'intérêt et les kilomètres s'enfilent comme des perles dans cette ville contrastée où propreté et calme sont les maître-mots. Pas un papier au sol, pas un cri, pas un coup de klaxon pour venir polluer l'ambiance ! Quant aux ouzbeks, leur niveau en anglais est ni plus ni moins équivalent à celui de ma mère ! Mais malgré cette barrière... que dis-je, cette muraille linguistique qui nous sépare, les ouzbeks que notre imaginaire nous dépeignait comme des êtres de l'ex URSS rustres et renfrognés, constituent un peuple remarquable de par sa gentillesse et ses sourires francs. Faut dire que la deuxième langue ici est le russe et non l'anglais. Donc merci à Google Traduction de nous permettre d'échanger avec eux !









Ne rêve pas ta vie ! Vis tes rêves !
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Jour 2 (suite)

Et justement, quel lieu plus parfait pour ça qu'un marché ? Nous parvenons en effet au grand marché couvert de Chorsu, aussi connu pour sa taille que pour l'architecture de son bâtiment ! C'est aussi le lieu idéal pour goûter à quelques spécialités locales. Locales et très bizarres pour certaines ! Comme le sumalac, cette sauce épaisse marronnasse au goût indéfini que les ouzbeks dégustent à la petite cuillère. Ou comme ces petites billes de fromage de chèvre séchées au soleil tellement dures que les ouzbeks les sucent comme des bonbons. Pour notre part, nous retiendrons surtout les somsas, petits pains fourrés cuits en les collant à la paroi d'un four circulaire en terre cuite. Niveau tarifs, pas besoin d’être Greg le millionnaire puisque deux somsas et deux boissons nous reviennent à trente mille sum, la monnaie ouzbeke. Soit tout juste deux euros...













Dernière visite au programme du jour à l'immense et impressionnant complexe d’Hazrati Imam encore en construction. Malheureusement, une averse nous oblige à nous réfugier au Besh Qozon plus tôt que prévu. Qesaco ??? Le monde entier nous envie le kouignaman, le camenbert, la cacasse à cul nu, le Julienas... Mais nous ne pouvons pas nous vanter d'avoir le plov, plat national ouzbek ! Par contre, Flo et moi pouvons nous vanter de goûter aujourd'hui à cette institution. Mais pas n'importe où ! Dans une autre institution du pays : Le restaurant Besh Qozon ! La recette est simple. Tu mets dix litres d'huile dans une poêle immense. Tu y jettes riz, carottes, pois-chiches, raisins secs, viande de bœuf et de mouton, œufs de caille, feuilles et vigne et tu laisses mijoter à feu doux en retournant la mixture à l'aide d'une pelle ! Verdict ? Très bon ! Un tantinet grassouillet en bouche mais très bon !



Allez, nous sommes au nord de la ville et devons maintenant nous rendre en son sud. Le programme est vraiment bien fait car le métro va pouvoir nous y emmener et il constitue notre dernière visite du jour. Oui, oui, ici, le métro se visite car, comme à Moscou visité il y a vingt ans, certaines stations sont de véritables œuvres d'art. Et là, t'ai-je mentionné que nous sommes déjà tombés sous le charme envoûtant des ouzbeks ? Alors que nous galérons à comprendre le fonctionnement du métro ouzbek décrit en cyrillique, nous sommes pris en charge par le jeune Azizbek, incarnation de la gentillesse et de la bienveillance ! Alors que nous ne le connaissons ni des lèvres, ni des dents et sans nous laisser le temps de la réaction, il paye nos tickets et nous emmène jusqu'à destination en nous faisant visiter les plus belles stations, allant même jusqu'a demander dans notre rame qu'une place assise nous soit octroyée. Merci Azizbek !







Et sinon, pourquoi aller au sud de la ville ? Patience petit padawan, c'est une nouvelle expérience nocturne qui nous y attend. On t'en reparle demain...
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BI Bibouns51 Globetrotter ·
7 avril - Jour 3

Ce matin, nous avons des têtes d’hémorroïdes. Elle est où cette époque où j’étais étudiant et où je dormais à l’arrache chez des potes, à même le sol, sans me sentir complètement démembré le lendemain au réveil ? Elle est où cette époque ?... Elle est où ?... Assurément, elle est loin... Car quatorze heures de train en couchette classe eco en Ouzbékistan, ça laisse des traces ! Des traces sur nos vieux corps rouillés, assurément. Mais surtout des souvenirs que la promiscuité avec les ouzbeks nous aura octroyés.





Quatorze heures de train, OK, mais quatorze heures de train pour aller où ? Et surtout, est-ce que ça les vaut ! Réponse à ta première question : Khiva ! Réponse à la seconde : Oh que oui ! Même s'il avait fallu venir en tapis volant, on l'aurait fait ! Car Khiva est une cité plantée au milieu du désert à l'ombre d'épaisses murailles. A l'abri des remparts crénelés, les ruelles piétonnes serpentent entre palais, medersas, mosquées et caravansérails. C'est ce que nous allons découvrir deux jours durant...



A la descente du train, nous traçons à pied directement vers la vieille ville, tout excités, prenant juste le temps de jeter nos sacs à dos dans notre petite guesthouse sur notre passage. Ça y est, nous pénétrons enfin dans la ville fortifiée d'Itchan Kala par la porte nord en pensant nous frotter à une vieille ville. Sauf que nous n'imaginions pas que c'était un voyage dans une autre époque que nous avions entrepris ! Tout est resté là, pétrifié au milieu du désert... ou alors parfaitement restauré ! Chaque maison, chaque ruelle, chaque détail laisse à penser que nous nous sommes téléportés au temps où Khiva était une étape salvatrice pour les marchands arpentant la route de la soie des confins de l'Asie jusqu'à l'Europe. Khiva n'aura finalement mis que dix minutes avant d'être élevée au rang de coup de cœur ! Qu'est-ce que c'est beau ! Non mais qu'est-ce que c'est beau !





A chaque croisement de rues, nous ne savons où aller tellement les perspectives offertes par chaque direction sont alléchantes. Par ici la silhouette d'une madrasa toute de briques et de faïences bleues vêtue. Par là l'ombre d'un minaret impressionnant s'élançant vers le ciel azur. Nous errons comme ça tout l'après-midi, sans but précis, juste en nous imprégnant de l'ambiance des lieux. L'ambiance, justement, elle est zen. Nous sommes très loin du tumulte des souks nord africains. Ici, c'est à croire que personne n'a connaissance de l'existence de cette cité ancestrale. Aux heures les plus chaudes de l'après-midi, nous y sommes presque seuls et les quelques marchands ayant établi leurs belles boutiques dans d'anciennes maisons de pizé ne cherchent même pas à nous imposer lourdement leur artisanat sur notre passage ; se contentant juste de nous imposer leur large sourire !









Ne rêve pas ta vie ! Vis tes rêves !
BI Bibouns51 Globetrotter ·
Jour 3 (suite)



J'ignore si cette description t'a convaincu de la beauté et de l'intérêt de Khiva, mais comme quelques photos valent mieux que mille mots, je vais économiser les touches de mon clavier en te laissant avec nos quelques clichés. Ce n'est pas le tout, mais c'est que nous avons un coucher de soleil à contempler depuis la terrasse du restaurant où nous avons élu domicile pour la soirée, nous !...

















Ne rêve pas ta vie ! Vis tes rêves !

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