Exposition de photos sur l'Inde Moksha-Ladli à Paris
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MOKSHA - LADLI

Jusqu'au 26 août 2007

Fazal Sheikh, né à New York en 1965, est le lauréat de nombreuses récompenses prestigieuses. Ses travaux ont été exposés et font partie des collections des plus grandes institutions photographiques internationales. Artiste engagé, il attache autant d’importance aux photographies qu’aux récits qui les accompagnent. Son talent de photographe-écrivain lui permet de s’attacher réellement à ces femmes, non comme victimes symboliques, mais comme personnalités authentiques, nommées, qui se dévoilent dans un face à face direct et intime. La Fondation montre les deux essais « Moksha » et « Ladli », ensemble de portraits, noir et blanc, et de témoignages réalisés par Fazal Sheikh en 2005 et en 2006. Comme pour tous ses précédents travaux, Fazal Sheikh a passé beaucoup de temps avec les personnes photographiées, écoutant leurs récits qui révèlent les souffrances causées aux femmes par des traditions toujours en vigueur dans la société indienne. Fazal Sheikh est lauréat du prix HCB 2005.

LIEU Fondation Henri Cartier-Bresson 2, impasse Lebouis 75014 Paris

TARIFS plein tarif 5 euros tarif réduit 3 euros gratuit pour les Amis de la Fondation HCB gratuit en nocturne le mercredi (18h30 – 20h30)

RENSEIGNEMENTS RESERVATIONS Fondation Henri Cartier-Bresson

contact@henricartierbresson.org http://www.henricartierbresson.org

Du mardi au dimanche de 13h00 à 18h30 - le samedi de 11h00 à 18h45 - nocturne gratuite le mercredi de 18h30 à 20h30 - dernière entrée 30 min avant la fermeture - fermé lundi et jours fériés
Jasmine
MA Mariquita Regular ·
Au détours d'une balade, je suis passée devant ce petit passage et j'ai poussé la lourde porte de la Fondation. Le lieu est intime, clair, lumineux, à taille humaine, il nous permet de rentrer directement dans l'univers du photographe... la passation des émotions se fait tout naturellement et avec force, en noir et blanc. Au premier étage sont exposés ces portraits de femmes indiennes, pour la plupart au destin tragique, réunient autour d'une même attente :atteindre "Moksha" (le paradis). Chaque portrait est accompagné d'un court récit de l'histoire de leur vie, tout en pudeur et chargé d'émotions ; vie que l'on peut lire aussi dans leur regard noir et leurs rides lumineuses. Parfois, le photographe nous livre quelques ambiances révélant la ville de Vrindavan, leur refuge, dans la brume, telle une ville hors du temps, un lieu de passage vers l'au-delà... Le deuxième étage présente des portraits de petites filles, déjà blessées par la vie et les hommes... l'émotion est vive devant ces bébés, ces enfants qui n'ont rien demandé et qui se nourrissent de leur infinie solitude. L'exposition est émouvante et digne, absolument pas larmoyante ; la scénographie, quasi absente, est d'ailleurs totalement au service des photos et de leurs émotions. Quand l'esthétisme est au service d'une cause, d'une information, d'un appel, il me semble que l'essentiel est là. Fazal Sheikh laisse parler son regard pour soutenir la condition de la femme en Inde. Si un jour je pars en Inde, et ce jour arrivera sans doute plus vite que je ne le pense, je sais maintenant que sur mon chemin, en plus d'un hommage au Mahatma Gandhi, je passerai par la ville de Vrindavan... Bref, une exposition qui, pour moi, a fait écho au livre d'Anita Nair, Compartiment pour dames, et je ne serai trop vous encourager à vous perdre par ce coin-là ! 😉

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