Visas français depuis la Thaïlande: demandes déléguées à TLScontact?
by Soho
This discussion is in French, the community’s main language.
Original post
Bonjour.
J'ai vu que sur le site de l'ambassade de France en Thaïlande ICI qu'à partir du 1er Février la réception des demandes de visas est déléguée à TLScontact.
Mais sur le site de TLScontact il est indiqué qu'on est pas obligé de passer par eux et qu'on peut se rendre au service des visas pour déposer personnellement un dossier de demande de visa (voir ICI). Toutefois il faut au préalable téléphoner à TLScontact pour prendre rendez-vous (en passant elle est bien bonne celle-là: il n'est pas obligatoire de passer par TLScontact pour faire une demande de visa pour la France mais il faut téléphoner à un de leur centre d'appel pour prendre rendez-vous auprès du service des visas🤪 ce qui revient à une obligation de passer par TLScontact😕).
Les services de TLScontact sont payant (évidemment😕) si on utilise leurs services pour un dépot de dossier de demande de visa mais ils ne disent rien sur leur site s'il faut les rémunérer pour le fait d'utiliser leur centre d'appel (surtax sur le numéro de téléphone pour prendre rendez-vous auprès du service des visas?).
Quelqu'un à t'il déjà pris rendez-vous par téléphone pour obtenir un rendez-vous auprès du service des visas? Reçoit on une preuve par écrit du jour et de l'heure du rendez-vous?
Ce sont de bonnes questions qui sont posées...
Si je peux me permettre d'apporter mon expérience du jour à ce sujet :
Extrait du site de TLS CONTACT VISA CENTER : "En accord avec l'Ambassade de France en Thaïlande, toutes les demandes de visas à l'exception des visas « adoption » sont reçues via la procédure TLScontact. Toutefois, la procédure TLScontact n'étant pas obligatoire, les demandeurs peuvent également se rendre au Service des Visas pour déposer personnellement leur demande en appelant au préalable notre centre d'appels au +66 (02)679 6669 pour prendre un rendez-vous."
Compte-tenu que les frais de visa pour la France sont de plus en plus chers (depuis 12 ans, nous faisons en moyenne 3 demandes de visa/an et hier un visa court séjour que nous payions 1,099 bht il y a 4 ans, vaut aujourd'hui 2,479 bht), j'ai décidé cette année de ne pas passer par les services de ce prestataire de service. (Qui pour information, a obtenu ce marché de prestations de services en facturant aux demandeurs de visa, la somme de 1,200 bht. Pour information, l'ambassade de France en Thaïlande instruit en moyenne 25.000 demandes de visa par an, vous comprendrez aisément le fric que se fait ce prestataire de service sur le compte des demandeurs que nous sommes, sous prétexte que le ministère des affaires étrangères françaises doit faire des économies en personnel et autres pour combler le déficit de la France !)
Conclusion, nous avons bien pris RDV au Consulat à Sathorn et nous avons été reçu comme les années précédentes, par un fonctionnaire français qui a pris notre demande, sans nous acquitter de la somme de 1,200 bht. Par contre, RDV sous 5 semaines et avec tous les documents à jour (originaux + copie). Cette procédure est bien plus longue qu'en passant par TLS CONTACT qui arrive à vous proposer un RDV en 1 semaine et faire délivrer un visa en 10 jours plus tard.
A bon entendeur...
Extrait du site de TLS CONTACT VISA CENTER : "En accord avec l'Ambassade de France en Thaïlande, toutes les demandes de visas à l'exception des visas « adoption » sont reçues via la procédure TLScontact. Toutefois, la procédure TLScontact n'étant pas obligatoire, les demandeurs peuvent également se rendre au Service des Visas pour déposer personnellement leur demande en appelant au préalable notre centre d'appels au +66 (02)679 6669 pour prendre un rendez-vous."
Compte-tenu que les frais de visa pour la France sont de plus en plus chers (depuis 12 ans, nous faisons en moyenne 3 demandes de visa/an et hier un visa court séjour que nous payions 1,099 bht il y a 4 ans, vaut aujourd'hui 2,479 bht), j'ai décidé cette année de ne pas passer par les services de ce prestataire de service. (Qui pour information, a obtenu ce marché de prestations de services en facturant aux demandeurs de visa, la somme de 1,200 bht. Pour information, l'ambassade de France en Thaïlande instruit en moyenne 25.000 demandes de visa par an, vous comprendrez aisément le fric que se fait ce prestataire de service sur le compte des demandeurs que nous sommes, sous prétexte que le ministère des affaires étrangères françaises doit faire des économies en personnel et autres pour combler le déficit de la France !)
Conclusion, nous avons bien pris RDV au Consulat à Sathorn et nous avons été reçu comme les années précédentes, par un fonctionnaire français qui a pris notre demande, sans nous acquitter de la somme de 1,200 bht. Par contre, RDV sous 5 semaines et avec tous les documents à jour (originaux + copie). Cette procédure est bien plus longue qu'en passant par TLS CONTACT qui arrive à vous proposer un RDV en 1 semaine et faire délivrer un visa en 10 jours plus tard.
A bon entendeur...
Allez on continue sur ce sujet...
Ci-joint extrait d'un rapport de la cimade sur le coût devenu prohibitif des visas pour la France
cliquer sur http://www.cimade.org/minisites/politiquedesvisas/rubriques/140-Opacit--et-arbitraire-des-pratiques-consulaires?page_id=2557
Un coût devenu prohibitif08 juillet 2010 | La demande de visas représente pour les postulants un investissement onéreux et une manne financière pour les pouvoirs publics. Le tarif des visas de court séjour Schengen est fixé dans le cadre de l’Union Européenne, tandis que les tarifs des visas de long séjour sont fixés librement par chaque Etat membre.
> Des coûts dissuasifs pour les demandeurs
Les textes communautaires prévoient que le montant des visas de long séjour est fixé librement par les États membres, qui peuvent décider de le délivrer gratuitement. La France l’a fixé à 99 €, à l’exception des enfants adoptés par des ressortissants français pour lesquels le tarif est de 15 €.
Quant aux visas de court séjour Schengen, ils coûtent actuellement 60 €. Fixé auparavant à 35 €, le tarif a été augmenté par une décision adopté au niveau européen qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2007.
Cette décision a été prise pour tenir compte de l’augmentation des frais d’instruction des demandes de visa résultant de l’introduction de la biométrie et des fichiers réunissant toutes les informations sur les demandeurs de visa. Selon les points 4 et 5 de la décision du Conseil : « le montant de 35 EUR ne couvre plus les frais actuels de traitement des demandes de visas. Il convient en outre de tenir compte des conséquences de la mise en œuvre du système d'information sur les visas (VIS) et de l'introduction de la biométrie que cette mise en œuvre impose dans le processus d'examen des demandes de visas. Il convient en conséquence de réévaluer le montant actuel de 35 EUR afin de couvrir les frais supplémentaires de traitement des demandes de visas correspondant à la mise en œuvre de la biométrie et du VIS ».
Le Conseil pose le principe d’une dispense ou d’une réduction des frais pour les ressortissants des pays ayant signé avec l’UE des accords de facilitation (voir page 00). Il fixe également la gratuité pour les élèves, étudiants, étudiants de cycle post universitaire et enseignants accompagnateurs effectuant des voyages d’études ou de formation scolaire, les chercheurs de pays-tiers se déplaçant aux fins de recherche scientifique ainsi que les enfants de moins de 6 ans.
Le ministère des Affaires étrangères s’est saisit de l’introduction de la gratuité du visa pour les enfants de moins de 6 ans et pour les écoliers effectuant des voyages scolaires pour demander aux postes diplomatiques et consulaires de délivrer, à compter du 1er janvier 2007 des vignettes visas individuelles pour les enfants de plus de 6 ans . Il en découle que des frais de dossier doivent donc être acquittés pour chaque enfant de plus de 6 ans (n’effectuant pas un voyage scolaire), même s’il est inscrit sur le passeport de ses parents. Une façon efficace de récupérer les sommes d’argent qui ne sont plus perçues du fait de la gratuité de certains visas !
Sur le site du ministère des Affaires étrangères, des catégories supplémentaires d’étrangers sont indiquées comme étant exemptées des frais de visa :
* les membres étrangers des familles des ressortissants des autres Etats de l’UE/EEE et de Suisse ; * le conjoint étranger d’un ressortissant français ; * les boursiers du gouvernement français, des boursiers des gouvernements étrangers ou de fondations étrangères et les bénéficiaires des programmes communautaires ; * les professeurs étrangers enseignant le français (à l’exclusion des membres de leur famille) ; * les assistants et lecteurs de langue étrangère ; * les travailleurs saisonniers ; * les ressortissants canadiens bénéficiaires de l’accord relatif aux échanges de jeunes ; * les ressortissants japonais et coréens bénéficiaires des accords vacances-travail ; * les travailleurs salariés turcs, serbes et monténégrins et les membres de leur famille bénéficiaires du regroupement familial.
Cette information est très peu et très mal diffusée. Par exemple, sur le site des consulats généraux de France au Maroc et sur celui du consulat général de France à Alger, la gratuité n’est évoquée que concernant les conjoints de Français tandis que sur les sites du Consulat de France en Haïti et à Abidjan il n’est fait mention que des enfants de moins de 6 ans, des élèves et étudiants, étudiants du cycle post-universitaires et enseignants accompagnateurs effectuant des voyages d’études ou de formation scolaire, et des chercheurs de pays tiers se déplaçant aux fins de recherches scientifiques.
Quant au site de la société « TSL contact visa center », qui intervient au Caire pour le compte du consulat de France, il indique des catégories supplémentaires dispensées des frais de visa, en plus de celles visées par le site du ministère des Affaires étrangères : double nationaux, visite privée - court séjour, invités d’organisations internationales ayant leur siège en France.
La loi prévoit donc la gratuité pour certains demandeurs, mais encore faut-il que les consulats en soient correctement informés et qu’ils le communiquent aux demandeurs pour que ceux-ci puissent effectivement en bénéficier.
Les sommes de 60 euros pour les visas de court séjour et de 99 euros pour les visas de long séjour sont censées couvrir les frais d’instruction des dossiers. Pourtant, de plus en plus de consulats de France sous-traitent une partie de l’instruction de la demande à des entreprises privées qui sont rémunérées non pas par l’Etat français mais par les postulants eux-mêmes (voir page 00). Le tarif n’est pas le même dans tous les pays puisqu’il est fixé par la société privée en accord avec les autorités diplomatiques ou consulaires françaises. Ainsi, au consulat de France à Ankara la prise de rendez-vous pour le dépôt des dossiers se fait par téléphone auprès d’une société privée qui facture ce service 12 euros, tandis que la même prestation est facturée 5 euros à Kiev, 6 euros au Congo et 0.50 euros par minutes à Bamako. A Alger, à Istanbul et au Caire, où l’externalisation d’une partie de la procédure va bien au-delà de la simple fixation d’un rendez-vous, l’intervention de la société privée coûte au postulant respectivement 23, 25 et 27 €.
A ces montants s’ajoutent ceux liés à la souscription d’une assurance couvrant les frais médicaux qui s’évaluent entre 25 et 50 € par mois environ. De plus, parmi les justificatifs pouvant constituer une garantie de rapatriement, le billet d’avion aller-retour peut être présenté. En cas de refus de visa, le remboursement du billet par la compagnie aérienne n’est pas toujours possible et, lorsqu’il l’est, il entraîne souvent des pénalités.
Dans le cadre d’un séjour touristique, une réservation d’hôtel, souvent payante, est aussi demandée. Et, pour les personnes effectuant une visite familiale ou privée, une attestation d’accueil doit être fournie, qui implique le paiement d’une taxe versée à l’OFII. Depuis le 1er janvier 2007 son tarif est passé de 15 à 30 €, somme qui n’est pas remboursée en cas de refus de délivrance de l’attestation d’accueil.
Sans compter le billet d’avion et la réservation d’hôtel, le coût de la procédure de visa correspond environ aux trois quart d’un salaire mensuel moyen au Maroc et à près de trois fois le salaire mensuel moyen malien.
Depuis le 1er janvier 2003 le paiement des frais de dossiers s’effectue lors du dépôt de la demande alors qu’auparavant ils n’étaient dus qu’en cas de délivrance du visa. Désormais la somme est versée, que le visa soit accordé ou pas, et elle n’est pas remboursée en cas de rejet de la demande. Ceci donne le sentiment à de nombreux demandeurs de visa d’être indûment taxés et provoque beaucoup d’incompréhension et de ressentiment.
Du reste, la baisse de la demande de visa s’explique essentiellement par la mise en place de cette mesure de paiement préalable de la taxe : la France a connu une baisse de la demande de visa de 4,1% entre 2005 et 2004 et de 20% entre 2004 et 2002 .
> Une activité lucrative pour l’Etat ?
Du côté de l’Etat français, selon le rapport sénatorial de M. Adrien Gouteyron , le coût complet de traitement d’une demande de visa a été évalué par le ministère des Affaires étrangères à 35 €, avant le complet déploiement de la biométrie. Selon lui, ce coût ne devrait augmenter que légèrement pour tenir compte à la fois des investissements nécessaires à la mise en œuvre de la biométrie et du faible allongement des délais au guichet que cette procédure va impliquer.
Au contraire, le Comité interministériel de contrôle de l'immigration estime que le coût d’instruction de la demande de visa va sensiblement augmenter avec la mise en place de la biométrie en raison de la nécessité de disposer de surfaces immobilières et de personnels supplémentaires pour recevoir chaque postulant et relever ses empreintes. Le Comité estime le coût complet d’un visa biométrique à 60 € contre 40 € avant le développement de la biométrie .
Dans cette hypothèse, les sommes payées par les postulants servent à couvrir les dépenses engagées par l’Etat pour instruire les demandes de visas. Mais dans celle développée par M. Gouteyron, les frais versés par les demandeurs seraient bien supérieurs au coût réel de l’instruction des dossiers. Son rapport prévoyait notamment qu’en 2007, l’instruction des demandes de visas serait entièrement autofinancée, et même largement excédentaire, sur la base d’une recette de 114 M€ pour un coût analytique complet de 85 M€, soit un bénéfice de 29 M€ en 2007.
En 2008, on peut estimer que les 2 millions de demandeurs de visas (qui ont payé 99€ pour une demande de visa de long séjour, 60€ pour une demande de visa de long séjour ou 35€ dans le cadre des accords de facilitation) ont versé environ 130M€ aux consulats de France, et que sur cette somme 13M€ environ ont été versés par des demandeurs qui n’ont finalement pas obtenu leur visa. A l’échelle d’un pays comme l’Algérie par exemple, dont le taux de refus de visa est très élevé, les sommes versées aux consulats ont été de l’ordre de 12M€ en 2008, dont 4M€ par des personnes qui ont eu un refus de délivrance de visa.
Les dépenses liées à l’activité visa
En 2007, d’après le rapport du Comité interministériel de contrôle de l’immigration , les dépenses liées à la mission visa se répartissaient comme suit :
* 46 911 221 € pour le paiement des agents ; * 591 065 € pour l’achat des vignettes ; * 1 367 000 € pour les équipements de capture des données biométriques ; * 485 000 € pour les développements logiciels (Réseau mondial visas) ; * 3 200 000 € pour le renforcement du réseau informatique de transport des données, en lien avec le déploiement de la biométrie ; * 5 782 840 € pour des aménagements des locaux consulaires.
Pour 2010, d’après le projet de loi de finances, les autorisations d’engagement et les crédits de paiement pour l’activité visa sont de 38,8 M€ concernant le budget du ministère des Affaires étrangères (dépenses de personnel) et de 2,6 M€ concernant le ministère de l’Immigration (dépenses de fonctionnement et d’investissement) , soit un total de 41,4 M€. A titre de comparaison, dans le budget du ministère de l’Immigration les autorisations d’engagement pour 2010 sont de 318 M€ pour l’action « Garantie de l’exercice du droit d’asile » et de 104 M€ pour l’action « Lutte contre l’immigration irrégulière » !
Le coût d’une demande de visa est très onéreux pour les demandeurs, d’autant qu’il s’accompagne de frais annexes et qu’il n’est pas remboursé en cas de refus. Pour l’Etat au contraire l’activité visa semble être une source de revenus, surtout depuis qu’il a été décidé, notamment pour des raisons financières, de confier une partie de l’instruction des dossiers à des entreprises privées payées par les postulants. Il serait souhaitable que les économies ainsi réalisées servent à augmenter le personnel consulaire et les équipements afin d’améliorer l’accueil des usagers.
Un coût devenu prohibitif08 juillet 2010 | La demande de visas représente pour les postulants un investissement onéreux et une manne financière pour les pouvoirs publics. Le tarif des visas de court séjour Schengen est fixé dans le cadre de l’Union Européenne, tandis que les tarifs des visas de long séjour sont fixés librement par chaque Etat membre.
> Des coûts dissuasifs pour les demandeurs
Les textes communautaires prévoient que le montant des visas de long séjour est fixé librement par les États membres, qui peuvent décider de le délivrer gratuitement. La France l’a fixé à 99 €, à l’exception des enfants adoptés par des ressortissants français pour lesquels le tarif est de 15 €.
Quant aux visas de court séjour Schengen, ils coûtent actuellement 60 €. Fixé auparavant à 35 €, le tarif a été augmenté par une décision adopté au niveau européen qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2007.
Cette décision a été prise pour tenir compte de l’augmentation des frais d’instruction des demandes de visa résultant de l’introduction de la biométrie et des fichiers réunissant toutes les informations sur les demandeurs de visa. Selon les points 4 et 5 de la décision du Conseil : « le montant de 35 EUR ne couvre plus les frais actuels de traitement des demandes de visas. Il convient en outre de tenir compte des conséquences de la mise en œuvre du système d'information sur les visas (VIS) et de l'introduction de la biométrie que cette mise en œuvre impose dans le processus d'examen des demandes de visas. Il convient en conséquence de réévaluer le montant actuel de 35 EUR afin de couvrir les frais supplémentaires de traitement des demandes de visas correspondant à la mise en œuvre de la biométrie et du VIS ».
Le Conseil pose le principe d’une dispense ou d’une réduction des frais pour les ressortissants des pays ayant signé avec l’UE des accords de facilitation (voir page 00). Il fixe également la gratuité pour les élèves, étudiants, étudiants de cycle post universitaire et enseignants accompagnateurs effectuant des voyages d’études ou de formation scolaire, les chercheurs de pays-tiers se déplaçant aux fins de recherche scientifique ainsi que les enfants de moins de 6 ans.
Le ministère des Affaires étrangères s’est saisit de l’introduction de la gratuité du visa pour les enfants de moins de 6 ans et pour les écoliers effectuant des voyages scolaires pour demander aux postes diplomatiques et consulaires de délivrer, à compter du 1er janvier 2007 des vignettes visas individuelles pour les enfants de plus de 6 ans . Il en découle que des frais de dossier doivent donc être acquittés pour chaque enfant de plus de 6 ans (n’effectuant pas un voyage scolaire), même s’il est inscrit sur le passeport de ses parents. Une façon efficace de récupérer les sommes d’argent qui ne sont plus perçues du fait de la gratuité de certains visas !
Sur le site du ministère des Affaires étrangères, des catégories supplémentaires d’étrangers sont indiquées comme étant exemptées des frais de visa :
* les membres étrangers des familles des ressortissants des autres Etats de l’UE/EEE et de Suisse ; * le conjoint étranger d’un ressortissant français ; * les boursiers du gouvernement français, des boursiers des gouvernements étrangers ou de fondations étrangères et les bénéficiaires des programmes communautaires ; * les professeurs étrangers enseignant le français (à l’exclusion des membres de leur famille) ; * les assistants et lecteurs de langue étrangère ; * les travailleurs saisonniers ; * les ressortissants canadiens bénéficiaires de l’accord relatif aux échanges de jeunes ; * les ressortissants japonais et coréens bénéficiaires des accords vacances-travail ; * les travailleurs salariés turcs, serbes et monténégrins et les membres de leur famille bénéficiaires du regroupement familial.
Cette information est très peu et très mal diffusée. Par exemple, sur le site des consulats généraux de France au Maroc et sur celui du consulat général de France à Alger, la gratuité n’est évoquée que concernant les conjoints de Français tandis que sur les sites du Consulat de France en Haïti et à Abidjan il n’est fait mention que des enfants de moins de 6 ans, des élèves et étudiants, étudiants du cycle post-universitaires et enseignants accompagnateurs effectuant des voyages d’études ou de formation scolaire, et des chercheurs de pays tiers se déplaçant aux fins de recherches scientifiques.
Quant au site de la société « TSL contact visa center », qui intervient au Caire pour le compte du consulat de France, il indique des catégories supplémentaires dispensées des frais de visa, en plus de celles visées par le site du ministère des Affaires étrangères : double nationaux, visite privée - court séjour, invités d’organisations internationales ayant leur siège en France.
La loi prévoit donc la gratuité pour certains demandeurs, mais encore faut-il que les consulats en soient correctement informés et qu’ils le communiquent aux demandeurs pour que ceux-ci puissent effectivement en bénéficier.
Les sommes de 60 euros pour les visas de court séjour et de 99 euros pour les visas de long séjour sont censées couvrir les frais d’instruction des dossiers. Pourtant, de plus en plus de consulats de France sous-traitent une partie de l’instruction de la demande à des entreprises privées qui sont rémunérées non pas par l’Etat français mais par les postulants eux-mêmes (voir page 00). Le tarif n’est pas le même dans tous les pays puisqu’il est fixé par la société privée en accord avec les autorités diplomatiques ou consulaires françaises. Ainsi, au consulat de France à Ankara la prise de rendez-vous pour le dépôt des dossiers se fait par téléphone auprès d’une société privée qui facture ce service 12 euros, tandis que la même prestation est facturée 5 euros à Kiev, 6 euros au Congo et 0.50 euros par minutes à Bamako. A Alger, à Istanbul et au Caire, où l’externalisation d’une partie de la procédure va bien au-delà de la simple fixation d’un rendez-vous, l’intervention de la société privée coûte au postulant respectivement 23, 25 et 27 €.
A ces montants s’ajoutent ceux liés à la souscription d’une assurance couvrant les frais médicaux qui s’évaluent entre 25 et 50 € par mois environ. De plus, parmi les justificatifs pouvant constituer une garantie de rapatriement, le billet d’avion aller-retour peut être présenté. En cas de refus de visa, le remboursement du billet par la compagnie aérienne n’est pas toujours possible et, lorsqu’il l’est, il entraîne souvent des pénalités.
Dans le cadre d’un séjour touristique, une réservation d’hôtel, souvent payante, est aussi demandée. Et, pour les personnes effectuant une visite familiale ou privée, une attestation d’accueil doit être fournie, qui implique le paiement d’une taxe versée à l’OFII. Depuis le 1er janvier 2007 son tarif est passé de 15 à 30 €, somme qui n’est pas remboursée en cas de refus de délivrance de l’attestation d’accueil.
Sans compter le billet d’avion et la réservation d’hôtel, le coût de la procédure de visa correspond environ aux trois quart d’un salaire mensuel moyen au Maroc et à près de trois fois le salaire mensuel moyen malien.
Depuis le 1er janvier 2003 le paiement des frais de dossiers s’effectue lors du dépôt de la demande alors qu’auparavant ils n’étaient dus qu’en cas de délivrance du visa. Désormais la somme est versée, que le visa soit accordé ou pas, et elle n’est pas remboursée en cas de rejet de la demande. Ceci donne le sentiment à de nombreux demandeurs de visa d’être indûment taxés et provoque beaucoup d’incompréhension et de ressentiment.
Du reste, la baisse de la demande de visa s’explique essentiellement par la mise en place de cette mesure de paiement préalable de la taxe : la France a connu une baisse de la demande de visa de 4,1% entre 2005 et 2004 et de 20% entre 2004 et 2002 .
> Une activité lucrative pour l’Etat ?
Du côté de l’Etat français, selon le rapport sénatorial de M. Adrien Gouteyron , le coût complet de traitement d’une demande de visa a été évalué par le ministère des Affaires étrangères à 35 €, avant le complet déploiement de la biométrie. Selon lui, ce coût ne devrait augmenter que légèrement pour tenir compte à la fois des investissements nécessaires à la mise en œuvre de la biométrie et du faible allongement des délais au guichet que cette procédure va impliquer.
Au contraire, le Comité interministériel de contrôle de l'immigration estime que le coût d’instruction de la demande de visa va sensiblement augmenter avec la mise en place de la biométrie en raison de la nécessité de disposer de surfaces immobilières et de personnels supplémentaires pour recevoir chaque postulant et relever ses empreintes. Le Comité estime le coût complet d’un visa biométrique à 60 € contre 40 € avant le développement de la biométrie .
Dans cette hypothèse, les sommes payées par les postulants servent à couvrir les dépenses engagées par l’Etat pour instruire les demandes de visas. Mais dans celle développée par M. Gouteyron, les frais versés par les demandeurs seraient bien supérieurs au coût réel de l’instruction des dossiers. Son rapport prévoyait notamment qu’en 2007, l’instruction des demandes de visas serait entièrement autofinancée, et même largement excédentaire, sur la base d’une recette de 114 M€ pour un coût analytique complet de 85 M€, soit un bénéfice de 29 M€ en 2007.
En 2008, on peut estimer que les 2 millions de demandeurs de visas (qui ont payé 99€ pour une demande de visa de long séjour, 60€ pour une demande de visa de long séjour ou 35€ dans le cadre des accords de facilitation) ont versé environ 130M€ aux consulats de France, et que sur cette somme 13M€ environ ont été versés par des demandeurs qui n’ont finalement pas obtenu leur visa. A l’échelle d’un pays comme l’Algérie par exemple, dont le taux de refus de visa est très élevé, les sommes versées aux consulats ont été de l’ordre de 12M€ en 2008, dont 4M€ par des personnes qui ont eu un refus de délivrance de visa.
Les dépenses liées à l’activité visa
En 2007, d’après le rapport du Comité interministériel de contrôle de l’immigration , les dépenses liées à la mission visa se répartissaient comme suit :
* 46 911 221 € pour le paiement des agents ; * 591 065 € pour l’achat des vignettes ; * 1 367 000 € pour les équipements de capture des données biométriques ; * 485 000 € pour les développements logiciels (Réseau mondial visas) ; * 3 200 000 € pour le renforcement du réseau informatique de transport des données, en lien avec le déploiement de la biométrie ; * 5 782 840 € pour des aménagements des locaux consulaires.
Pour 2010, d’après le projet de loi de finances, les autorisations d’engagement et les crédits de paiement pour l’activité visa sont de 38,8 M€ concernant le budget du ministère des Affaires étrangères (dépenses de personnel) et de 2,6 M€ concernant le ministère de l’Immigration (dépenses de fonctionnement et d’investissement) , soit un total de 41,4 M€. A titre de comparaison, dans le budget du ministère de l’Immigration les autorisations d’engagement pour 2010 sont de 318 M€ pour l’action « Garantie de l’exercice du droit d’asile » et de 104 M€ pour l’action « Lutte contre l’immigration irrégulière » !
Le coût d’une demande de visa est très onéreux pour les demandeurs, d’autant qu’il s’accompagne de frais annexes et qu’il n’est pas remboursé en cas de refus. Pour l’Etat au contraire l’activité visa semble être une source de revenus, surtout depuis qu’il a été décidé, notamment pour des raisons financières, de confier une partie de l’instruction des dossiers à des entreprises privées payées par les postulants. Il serait souhaitable que les économies ainsi réalisées servent à augmenter le personnel consulaire et les équipements afin d’améliorer l’accueil des usagers.
Log in first, then come back to this page.
You might also like
More discussions
Hi everyone,
I’m a bit embarrassed because I need to travel to Quebec from February 27th to March 13th. I’m a regular visitor to Canada—this will be my 10th trip since 1997, plus a year as a permanent resident (2000–2001) and a cross-country run from Vancouver to Halifax in 2011. So, I’m definitely not a terrorist! But since our last trip in July 2015, they’ve introduced this eTA thing. Seems more like a way to make money than to actually secure Canada, if you ask me, but anyway, that’s not the point. I applied for an eTA for myself, my wife, and our two kids. They all got approved within hours, but not me! I was asked to create a GC key and then an IRCC account, which I did. Normally, you get news within 72 hours, but since Monday, January 15th, nothing! In the "message" section of the account, it says "explanation letter (required)" with a deadline of January 25th, but I can’t find any explanation anywhere—despite searching the Canadian government website and Google. No links, nothing! I’ve emailed them but haven’t heard back yet. I’m thinking of calling the Canadian embassy in Paris tomorrow. Even though I’m not stressing yet, it’d be a bummer if everyone else got to go without me! If anyone’s had this issue before or knows what this explanation letter is about, I’d love to hear more.
I’m a bit embarrassed because I need to travel to Quebec from February 27th to March 13th. I’m a regular visitor to Canada—this will be my 10th trip since 1997, plus a year as a permanent resident (2000–2001) and a cross-country run from Vancouver to Halifax in 2011. So, I’m definitely not a terrorist! But since our last trip in July 2015, they’ve introduced this eTA thing. Seems more like a way to make money than to actually secure Canada, if you ask me, but anyway, that’s not the point. I applied for an eTA for myself, my wife, and our two kids. They all got approved within hours, but not me! I was asked to create a GC key and then an IRCC account, which I did. Normally, you get news within 72 hours, but since Monday, January 15th, nothing! In the "message" section of the account, it says "explanation letter (required)" with a deadline of January 25th, but I can’t find any explanation anywhere—despite searching the Canadian government website and Google. No links, nothing! I’ve emailed them but haven’t heard back yet. I’m thinking of calling the Canadian embassy in Paris tomorrow. Even though I’m not stressing yet, it’d be a bummer if everyone else got to go without me! If anyone’s had this issue before or knows what this explanation letter is about, I’d love to hear more.
hi there
I’m heading to Seoul in September, and to do that I need to get a travel authorization that we apply for through K-ETA....... turns out I can (barely, I admit) fill out the form up to the address of our "stay location," but every address I’ve entered has been rejected by the system. I’ve tried my hotel, the Lotte Hotel (which is well-known in Seoul), the airport—basically, I’ve entered at least 20 addresses, all rejected....
So, to anyone who’s successfully gotten the authorization, could you tell me which address you used to get that "elusive" approval?...
Thanks for your help
So, to anyone who’s successfully gotten the authorization, could you tell me which address you used to get that "elusive" approval?...
Thanks for your help
Question for those who’ve done it:
In theory (French national), I’m visa-exempt for a 30-day tourist stay, but on France Diplomatie it says on this page
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/mongolie/conseils-aux-voyageurs-entree-sejour
that a visa is still required if you’re coming from Mongolia. True or false? And if true, what’s the process? Thanks
https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/information-par-pays/mongolie/conseils-aux-voyageurs-entree-sejour
that a visa is still required if you’re coming from Mongolia. True or false? And if true, what’s the process? Thanks
Hi there,
I know there are similar topics here and elsewhere, but they’re a few years old, and I need an up-to-date answer to make sure I don’t throw over 1000 € out the window. Thanks for your patience.
I’m planning a trip from France to Alberta/British Columbia, and I’m unsure about which bank card to use for the security deposit with the rental company (I’m thinking of going with AVIS).
I contacted Avis Canada, and they told me a credit card is absolutely required. I asked my bank for a credit card (a *real* credit card), but they only offered me a deferred debit card.
My question: For a rental with Avis Canada, is a Gold International Mastercard deferred debit card usable for the security deposit needed to finalize the rental? Is the "CREDIT" label enough? (Some cards say "CREDIT" and others say "CARTE DE CREDIT"—seems minor, but it’s actually a big deal in how the card works.)
I’ve seen conflicting info everywhere I look... My bank says it’s *usually* okay (the deferred debit card), while Avis Canada insists it *must* be a credit card, not debit—even when I mention the deferred debit card.
I know the whole credit card concept is already confusing, and on top of that, some sites say a deferred debit card counts as a credit card, while others say it doesn’t.
Thanks to anyone who can share a recent experience! Have a great day
I’m planning a trip from France to Alberta/British Columbia, and I’m unsure about which bank card to use for the security deposit with the rental company (I’m thinking of going with AVIS).
I contacted Avis Canada, and they told me a credit card is absolutely required. I asked my bank for a credit card (a *real* credit card), but they only offered me a deferred debit card.
My question: For a rental with Avis Canada, is a Gold International Mastercard deferred debit card usable for the security deposit needed to finalize the rental? Is the "CREDIT" label enough? (Some cards say "CREDIT" and others say "CARTE DE CREDIT"—seems minor, but it’s actually a big deal in how the card works.)
I’ve seen conflicting info everywhere I look... My bank says it’s *usually* okay (the deferred debit card), while Avis Canada insists it *must* be a credit card, not debit—even when I mention the deferred debit card.
I know the whole credit card concept is already confusing, and on top of that, some sites say a deferred debit card counts as a credit card, while others say it doesn’t.
Thanks to anyone who can share a recent experience! Have a great day
Hi there,
I’m heading to Senegal in January for a month and was wondering if I just need my French driver’s license or if I should get an international permit?
Thanks!
JL
Hi,
I’m bringing Seresta, an anxiolytic (tranquilizer) from the benzodiazepine family,
to help me sleep.
I’ll have the prescription with me.
Will this be a problem at customs, and do I need to declare it?
Same question for antibiotics?
Thanks a bunch!
Hi there,
I’m heading to Laos next spring, but I have a question about the Thai arrival/departure form. I’ll be flying PAR-BKK, then taking the train to Laos (so exiting Thailand), and later re-entering Thailand by train to catch my return flight. Do I need to fill out two forms in this case?
Thanks for your help! !
I’m heading to Laos next spring, but I have a question about the Thai arrival/departure form. I’ll be flying PAR-BKK, then taking the train to Laos (so exiting Thailand), and later re-entering Thailand by train to catch my return flight. Do I need to fill out two forms in this case?
Thanks for your help! !
Hi there,
I have a 9-seater passenger vehicle that I use for my business in Paris, transporting people.
I’m planning to go to Algeria with my family.
The vehicle registration lists my company as the owner.
Can I get a TPD (Temporary Admission Document)?
Will I need a KBis extract or a power of attorney?!?
Thanks for your help.
Worst case, I can add my personal name as a co-owner on the registration, but that would be a real shame!
Hi,
I’m writing to ask for some info—I’ve heard that you **must** have travel insurance to land in Zanzibar.
What’s the process, and which insurance should I get?
Thanks in advance for your feedback!
Best,
Seb
Hi, are there any travelers who’ve recently crossed the border between Karakalpakstan (Uzbekistan) and Beineu in Kazakhstan?
It was closed for a while.
Thanks for any info!
Hi there,
I bought a one-way flight (Ryanair) and a return flight (EasyJet) to spend a week in Morocco in April. My passport expires 3 weeks after the return date. Some websites say the passport must be valid for 3 months at the time of entry. However, it will still be valid both on entry and return, but its validity will only be 1 month at the time of entry (and 3 weeks on the return date, everything prepaid).
It's an individual family trip.
The consulate can't give me an answer—they're still looking into it (really!)
Will Ryanair let me board in Beauvais in 3 weeks?
Thanks for your advice—this is a bit urgent 😕😕😕😕
I bought a one-way flight (Ryanair) and a return flight (EasyJet) to spend a week in Morocco in April. My passport expires 3 weeks after the return date. Some websites say the passport must be valid for 3 months at the time of entry. However, it will still be valid both on entry and return, but its validity will only be 1 month at the time of entry (and 3 weeks on the return date, everything prepaid).
It's an individual family trip.
The consulate can't give me an answer—they're still looking into it (really!)
Will Ryanair let me board in Beauvais in 3 weeks?
Thanks for your advice—this is a bit urgent 😕😕😕😕
Hello,
Last year, we stayed for 3 months in Thailand, north of Khao Lak, and were able to benefit from the 2-month visa exemption, renewable for one month by going to Takua Pa to validate a 1-month extension (1,900 baht). This year, it’s a disaster for us—not only were we planning a 4-month stay, adding a visa run in between (which some say is quite risky), but the law is apparently changing in the coming months with the return of the 1-month exemption (plus the usual 1-month option). So, we looked into applying for a 6-month multiple-entry visa, allowing a maximum of 60 consecutive days in Thailand. However, I can’t find anywhere the minimum time required outside Thailand between two stays—do any of you have an idea? Thanks for the info! If you’d like tips on Khao Lak and the surrounding areas, we’ve got some experience, though things change fast! Cheers, Bruno.
Last year, we stayed for 3 months in Thailand, north of Khao Lak, and were able to benefit from the 2-month visa exemption, renewable for one month by going to Takua Pa to validate a 1-month extension (1,900 baht). This year, it’s a disaster for us—not only were we planning a 4-month stay, adding a visa run in between (which some say is quite risky), but the law is apparently changing in the coming months with the return of the 1-month exemption (plus the usual 1-month option). So, we looked into applying for a 6-month multiple-entry visa, allowing a maximum of 60 consecutive days in Thailand. However, I can’t find anywhere the minimum time required outside Thailand between two stays—do any of you have an idea? Thanks for the info! If you’d like tips on Khao Lak and the surrounding areas, we’ve got some experience, though things change fast! Cheers, Bruno.
Hi there,
My partner, our 8-year-old daughter, and I are going on vacation to Gex.
We’ve decided to spend one day in Switzerland and another in Italy. Will we need ID (national ID card or passport)? Do we also need ID for our daughter?
Thanks so much for your answers! 🙂
My partner, our 8-year-old daughter, and I are going on vacation to Gex.
We’ve decided to spend one day in Switzerland and another in Italy. Will we need ID (national ID card or passport)? Do we also need ID for our daughter?
Thanks so much for your answers! 🙂
Hi everyone,
Some French friends are visiting NYC (4/5 days around mid-May) from Montreal, Canada. They’ve got their eTA and ESTA approved!
Round-trip transport by bus.
Question: Is the I-94 form required, mandatory, and should it be filled out on the bus or in advance???
Thanks for your RECENT experiences!
See you, Jean.
Some French friends are visiting NYC (4/5 days around mid-May) from Montreal, Canada. They’ve got their eTA and ESTA approved!
Round-trip transport by bus.
Question: Is the I-94 form required, mandatory, and should it be filled out on the bus or in advance???
Thanks for your RECENT experiences!
See you, Jean.
Hello,
We’ll soon be moving to Madagascar long-term.
As a French national, I need to obtain a short-stay visa that can be converted to a long-stay one. To do this, I have to send the required documents to the Madagascar embassy in Paris.
No issues with that procedure so far.
If I get this visa, once I arrive in Madagascar, I’ll need to provide the same documents to the Ministry of the Interior in Anosy. I’m trying to find an email address or website for the Ministry to check which documents I need to submit (I think they ask for additional ones).
If you have any info on this, I’d appreciate your replies.
Best regards,
M. Buisson Eric
Hi there,
I’d like to know if anyone has already applied for a private visa to Russia with an invitation from a Russian resident. I traveled earlier this year with an e-visa, but since I want to stay longer, I’ll be visiting my friend who lives in eastern Russia. For the visa application, does the invitation need to be on an official paper form issued by the Russian ministry? And most importantly, do I need to present the original for the application, or is there an electronic version that can be sent directly to the consulate in France? Thanks for any info if you’ve gone through this process before!
Best regards,
Gilles
I’d like to know if anyone has already applied for a private visa to Russia with an invitation from a Russian resident. I traveled earlier this year with an e-visa, but since I want to stay longer, I’ll be visiting my friend who lives in eastern Russia. For the visa application, does the invitation need to be on an official paper form issued by the Russian ministry? And most importantly, do I need to present the original for the application, or is there an electronic version that can be sent directly to the consulate in France? Thanks for any info if you’ve gone through this process before!
Best regards,
Gilles
I filled out the B2 form to apply for a visa, created an account on Atvis to pay the visa fees and schedule a meet-up, but every time I try to pay with my Boursobank Visa 1st card, they refuse the payment with a message telling me to check my details (address), even though everything is correct. Does anyone know why this is happening, or maybe they don’t accept Visa cards? Are you aware of this?
Thanks for your feedback!
Elisabeth
Hi,
There are rumors going around about the ETA: it must absolutely be on your smartphone in the "ETA" app.
Paper documents might not be accepted. Is this real or just a hoax? Thanks, I’m leaving in 3 weeks. My passport is good to go and my ETA is still valid for a year, but I only printed the email I received. Thanks everyone.
There are rumors going around about the ETA: it must absolutely be on your smartphone in the "ETA" app.
Paper documents might not be accepted. Is this real or just a hoax? Thanks, I’m leaving in 3 weeks. My passport is good to go and my ETA is still valid for a year, but I only printed the email I received. Thanks everyone.
Hi there,
We need to apply for a B2 visa because we visited Iran in 2018. It currently costs $185, but they’re planning an additional $250 fee per person for the same visa—it’s been approved but not yet implemented. Does anyone know when this fee will take effect?
Thanks in advance!
Elisabeth
Hi there,
In November, we're heading off on a 4-month trip. We'll be landing in China and plan to leave the country via a land border into Vietnam.
I’ve read that China may ask for proof of exit within 30 days (flight ticket or other reservation). Since we’d be leaving by land, I’m wondering how this works in practice.
Has anyone here been in this situation recently?
Did the airline ask for an exit ticket before boarding? Did Chinese authorities require proof upon arrival? Is a train/bus ticket to Vietnam sufficient? Is a cancelable or flexible reservation accepted?
Thanks for sharing your experiences! 😊
Did the airline ask for an exit ticket before boarding? Did Chinese authorities require proof upon arrival? Is a train/bus ticket to Vietnam sufficient? Is a cancelable or flexible reservation accepted?
Thanks for sharing your experiences! 😊
Hi there,
Just a question that’s probably been asked before (though usually the other way around for my situation :))
My wife and I are heading to the US.
On her ticket, it only has her maiden name (e.g., Martine DUPOND).
On her passport, it’s written as Martine DUPOND épouse AVRY.
No issues for travel, I hope I did the right thing with the ticket?
Then for the ESTA, is just Martine DUPOND enough, or do I need to include the "épouse AVRY" part like on the passport?
Thanks in advance!
Hi there,
I’m spending a few days in San Pedro de Atacama (Chile) and would like to cross the Argentine border to make a loop toward Salta and then return to Chile to drop off the rental car.
I’ve heard that crossing the border can be tricky!
Is it possible with a rental company’s authorization? Which company, and at what cost?
Thanks for sharing your experiences!
Best regards,
Arnale
Hi everyone,
I saw on the French Embassy in Peru’s website and the Peruvian Consulate in Paris’s site that the rule is to have a passport valid for 6 months *after the arrival date* (not the return date).
I arrive in Peru on August 13, 2019 (for about twelve days), and my passport is valid until February 16, 2020.
That’s 6 months and 3 days after my arrival date in Peru. In my opinion, I’m good to go.
But could I still be denied entry if they say I don’t cover the return date or that I’m too close to the 6-month mark?
Thanks for your feedback.
I saw on the French Embassy in Peru’s website and the Peruvian Consulate in Paris’s site that the rule is to have a passport valid for 6 months *after the arrival date* (not the return date).
I arrive in Peru on August 13, 2019 (for about twelve days), and my passport is valid until February 16, 2020.
That’s 6 months and 3 days after my arrival date in Peru. In my opinion, I’m good to go.
But could I still be denied entry if they say I don’t cover the return date or that I’m too close to the 6-month mark?
Thanks for your feedback.
Hi there,
I read on the French Ministry of Foreign Affairs website that it’s possible to apply for a temporary driving permit in China, valid for 1 month. I’m planning to rent a car (without a driver) to explore part of the country next August, so I was wondering:
Has anyone here already gone through this process upon arrival? How long do the formalities take on the spot? Is it possible to handle these steps in advance, before arriving in China?
Thanks in advance for your replies.
I read on the French Ministry of Foreign Affairs website that it’s possible to apply for a temporary driving permit in China, valid for 1 month. I’m planning to rent a car (without a driver) to explore part of the country next August, so I was wondering:
Has anyone here already gone through this process upon arrival? How long do the formalities take on the spot? Is it possible to handle these steps in advance, before arriving in China?
Thanks in advance for your replies.
Hi
Has anyone been to Rwanda recently and gotten a 3-month visa on arrival easily?
Thanks
Hi there,
My departure is slowly approaching, and now that I’ve got my Russian visa sorted, I’m fine-tuning the rest of my trip to Tajikistan. Since the Tajik visa is no longer required for stays under 30 days (for French nationals), I’ll need to visit the Ministry of Interior (OVIR) to register within 10 days of entering the country. No big deal, though, since I had to go there anyway to apply for my GBAO permit. 😉 However, I’ve *seen* several reports from travelers (mostly motorized) mentioning that you need an entry permit for Kyrgyzstan, which has to be arranged in advance at the Kyrgyz Ministry (consulate?) in Dushanbe. Otherwise, you’re *stuck* at the Kyzyl-Art border (with no Wi-Fi, of course, to try and sort it out). The most recent report was from a year ago, so I’d love to know if this is still the case and if it’s indeed at the Kyrgyz Ministry (consulate?) where you need to go for this pre-authorization.
Does anyone have any recent info on this?
Thanks in advance!
Hi everyone.
I’m leaving for almost 3 months in the Philippines (11 weeks total) starting in early May.
I already have my round-trip ticket.
The problem is, I don’t have time to get a 2-month visa because the process takes nearly a month.
From what I’ve read here and there, I need a return ticket valid for less than a month when I arrive in the Philippines to prove my good faith.
After that, I can apply for a 30-day extension at the immigration office.
I’m planning to either buy a fully refundable ticket to the nearest country or a fake ticket.
For 3 months, I’ll need to extend my visa two more times before my return date to France.
My question is this:
Will immigration ask me each time I extend my visa by one month to show proof of an exit ticket matching the new visa extension date?
Is it possible to extend directly by 2 months before the initial 30 days expire?
Thanks in advance for your experiences and tips! 😊
Hello to all the Thailand regulars.
I’ve been to Thailand several times, but it was about 20 years ago…
There’s a new system in place now, it seems.
TDAC – Thailand Digital Arrival Card.
Before arriving, I apply for a TDAC, okay. If during my stay I cross the border to spend a few days in Malaysia and then re-enter Thailand, do I need to submit a new TDAC application? Do I use the same TDAC as when I first entered the country?
Or do I initially have to pay for a Thai multi-entry visa?
Thanks in advance for your insights—I can’t find the answer online.
Pierre
I’ve been to Thailand several times, but it was about 20 years ago…
There’s a new system in place now, it seems.
TDAC – Thailand Digital Arrival Card.
Before arriving, I apply for a TDAC, okay. If during my stay I cross the border to spend a few days in Malaysia and then re-enter Thailand, do I need to submit a new TDAC application? Do I use the same TDAC as when I first entered the country?
Or do I initially have to pay for a Thai multi-entry visa?
Thanks in advance for your insights—I can’t find the answer online.
Pierre
My partner (Mexican) entered France on January 21st as a tourist. She was therefore entitled to stay for 90 days in the Schengen Area. She’ll be leaving for Mexico on April 16th, so she’ll have “used up” 86 days.
She plans to return to France on July 18th. According to the European Commission’s Schengen calculator, this new stay “may be authorized for a maximum of 90 days.” That’s not very clear ("may be," "for a maximum of").
The text of Article 6 of the European regulation (2016/399) states that for a stay planned in the territory of the Member States, not exceeding 90 days in any 180-day period, one must examine "the 180-day period preceding each day of the stay." That’s not very clear either.
My partner wants to return to France for a 90-day period starting on July 18th. Is this possible?
There are two ways to look at it:
1) The first day she spent in the Schengen Area was January 21st. That day will drop out of the calculation 180 days later, on July 20th.
From July 20th, she’ll get back 1 day of possible stay; on July 22nd, 2 days; and so on. All the days from her previous stay (January 21st–April 16th) need to be outside the 180-day rolling window. The last day of her stay was April 16th. Looking 180 days ahead, that brings us to October 13th. From that date, she’ll be able to return for a full 90 days. 2) The number of allowed days is calculated for each day of the new stay. In other words: the 180-day window is recalculated every day, not fixed at the entry date. If she re-enters France on July 18th, she’ll only have a “credit” of 4 days. But with each day of her new stay, one day from the previous stay (January–April) will drop out of the calculation. The rolling window allows her to “replace” days from the previous stay with those of the new stay, without ever exceeding 90 days in any 180-day period. In this case, my partner could stay in France for 90 days starting on July 18th. The Prefecture doesn’t provide any information, nor does Air France, and in the forums I’ve checked, opinions are divided. Thanks for any insights you can share!
She plans to return to France on July 18th. According to the European Commission’s Schengen calculator, this new stay “may be authorized for a maximum of 90 days.” That’s not very clear ("may be," "for a maximum of").
The text of Article 6 of the European regulation (2016/399) states that for a stay planned in the territory of the Member States, not exceeding 90 days in any 180-day period, one must examine "the 180-day period preceding each day of the stay." That’s not very clear either.
My partner wants to return to France for a 90-day period starting on July 18th. Is this possible?
There are two ways to look at it:
1) The first day she spent in the Schengen Area was January 21st. That day will drop out of the calculation 180 days later, on July 20th.
From July 20th, she’ll get back 1 day of possible stay; on July 22nd, 2 days; and so on. All the days from her previous stay (January 21st–April 16th) need to be outside the 180-day rolling window. The last day of her stay was April 16th. Looking 180 days ahead, that brings us to October 13th. From that date, she’ll be able to return for a full 90 days. 2) The number of allowed days is calculated for each day of the new stay. In other words: the 180-day window is recalculated every day, not fixed at the entry date. If she re-enters France on July 18th, she’ll only have a “credit” of 4 days. But with each day of her new stay, one day from the previous stay (January–April) will drop out of the calculation. The rolling window allows her to “replace” days from the previous stay with those of the new stay, without ever exceeding 90 days in any 180-day period. In this case, my partner could stay in France for 90 days starting on July 18th. The Prefecture doesn’t provide any information, nor does Air France, and in the forums I’ve checked, opinions are divided. Thanks for any insights you can share!
Hello,
We’re planning to travel to Indonesia (Sulawesi with family) next July and August for a stay longer than a month (about 6 weeks).
I’ve seen that it’s possible to get a 60-day visa before departure, but I’ve also read about people having a lot of trouble getting it (some even didn’t manage and had to leave without it).
We absolutely need to have these 4 visas BEFORE leaving because once we’re in Sulawesi, I’m not sure we’ll be able to go to an embassy to request a visa extension after 30 days.
In short, how can we **100% guarantee** that we’ll get our 4 60-day visas before our trip this summer?
Thanks for your valuable tips!
Elodie
In short, how can we **100% guarantee** that we’ll get our 4 60-day visas before our trip this summer?
Thanks for your valuable tips!
Elodie





