L'Inde survivra-t-elle jusqu'en 2084?
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Je reproduis ci-dessous un article récent du "Figaro" et vous engage à échanger sur ce thème, associé à cet autre : Les pays non-préparés et non développés vont-ils souffrir beaucoup plus que d'autres de ces changements climatiques ? Lorsqu'on connait la situation de Bénarès, peut on croire au miracle ou bien au suicide collectif de cette Union d’États indiens ? Titre de l'article : Inde: les dernières gouttes d’eau de Bangalore

Par Sébastien Daycard Publié le 31/05/2019 à 07h15 REPORTAGE - Centre mondial des technologies de l’information et moteur de la croissance indienne, Bangalore connaît de graves pénuries d’approvisionnement en eau. Depuis vingt ans, la ville vit sous perfusion grâce au pompage des nappes phréatiques, dont l’épuisement est prévu en 2025. Reportage dans une ville au bord d’une faillite écologique.

De vastes étendues d’eau, des complexes sécurisés avec leurs jardinets à la végétation luxuriante, des noms évocateurs comme Strawberry Fields, Tuscany, Bellevue, Napa Valley ou Dream Acres, des appartements avec tout le confort moderne: les abords des lacs Bellandur et Varthur ressemblent à un rêve de classe moyenne qu’achètent sur papier glacé les couples avec enfants et les retraités. Un paysage de carte postale qui cache toutefois une autre réalité lorsqu’on écoute les riverains. «J’achète des bouteilles d’eau, je fais appel à un camion-citerne pour les usages domestiques et je reste chez moi à cause de l’odeur du lac. L’eau du robinet est tellement chlorée qu’elle en devient imbuvable. Et les chauffe-eau ne résistent pas aux sels et aux nitrates. Les gens quittent rapidement le quartier. Certains vendent, d’autres préfèrent mettre leur bien en location. Après six mois passés ici, je vais bientôt déménager», s’indigne Richard, un habitant de la ville.Un égout à ciel ouvert Autrefois réputée pour ses arbres et ses lacs construits par Kempe Gowda, le maharadjah de Mysore, Bangalore est aujourd’hui tristement célèbre pour ce cloaque nauséabond qu’est devenu le lac Bellandur. Dès que le courant s’accélère, une mousse blanche se forme à la surface, à cause des détergents. Et les jacinthes d’eau prolifèrent, favorisant la disparition de poissons et la formation de méthane qui s’enflamme régulièrement. «Quand j’étais petit, nous buvions cette eau, je nageais dans le lac et j’allais pêcher après l’école. C’étaient des terres agricoles. Puis la population de Bangalore a considérablement augmenté, les constructions se sont multipliées sur les plaines de l’Est. Tout ce développement s’est fait sans se préoccuper des infrastructures», déplore M. A. Khan, proviseur d’une école située en aval de ce gigantesque égout à ciel ouvert, qui collecte 60 % des effluents de la ville. » LIRE AUSSI - Bangalore, la Silicon Valley indienne, minée par la crise de l’eau Troisième mégapole indienne après Delhi et Bombay, Bangalore a connu un développement éblouissant: elle représente 10% du PIB indien et 40% du PIB du Karnataka. Pour chaque emploi créé dans les technologies de l’information et de la communication, la Silicon Valley de l’Inde en crée trois autres. De ce fait, elle attire les travailleurs de l’Inde tout entière qui s’installent en périphérie dans des compounds pour classes moyennes et des bidonvilles pour les plus pauvres. Mais elle a aussi pris trente ans de retard dans la gestion des eaux usées. «Il n’y a que deux stations d’épuration pour traiter 130 millions de litres par jour, alors que le lac Bellandur reçoit chaque jour 500 millions de litres d’eaux usées, explique le proviseur. Actuellement, la santé des riverains est affectée par la prolifération des moustiques qui apportent la fièvre, la dengue, la malaria ou des infections cutanées. Deux personnes sur 10 ont des problèmes de reins et subissent des dialyses dans la zone comprise entre les lacs Bellandur et Varthur.» «Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants» Au bord du lac Varthur, la professeur Allinari réalise des prélèvements avec ses élèves pour leur expliquer, preuves à l’appui, que ce lac est lui aussi très pollué et qu’il ne faut plus jouer à proximité. «Nos enfants sont allés dans leurs immeubles pour sensibiliser les riverains à ces questions. Ils étaient goguenards: vous voulez sauver le lac, eh bien allez-y! Mais cette eau alimente ensuite les zones agricoles du Karnataka et du Tamil Nadu. Nous mangeons ces produits… Je suis inquiète pour la santé de mes élèves. Nous avons ruiné l’avenir de nos enfants.» Telle est la situation à Bangalore, où le meilleur des technologies et du savoir-faire indien côtoie des désastres écologiques dans la plus grande indifférence. «La cité s’est étendue en pensant que les lacs n’avaient plus aucune utilité et qu’il fallait désormais aller chercher de l’eau dans l’arrière-pays. Les promoteurs et les hommes politiques en ont profité pour les laisser croupir ou les assécher et construire des bureaux, des zones commerciales et des logements à perte de vue, sans connexion au réseau et sans système d’assainissement», dénonce V. Balasubramanian, l’ancien secrétaire général adjoint de l’Etat du Karnataka, qui fut le premier à lancer l’alerte.Une ville assoiffée Aujourd’hui, le service de l’eau n’approvisionne plus que le centre-ville actuel. «Toute la périphérie dépend de l’eau souterraine, soit 40% de la population. On dénombre plus de 400.000 forages sauvages. Pour autant, cette eau est, elle aussi, impropre à la consommation. Proches des lacs, les zones de pompage sont contaminées. Certes, les plus riches installent des systèmes privés de traitement à osmose inversée et le gouvernement installe des fontaines collectives fonctionnant sur ce même principe, mais cela ne résout pas le problème de l’approvisionnement à moyen terme», déplore T. V. Ramachandra, scientifique au prestigieux Institut des sciences.

Pas moins de 40 % de la population de Bangalore dépend de l’eau des nappes phréatiques, de plus en plus polluées. Il faut donc trouver des solutions alternatives. - Crédits photo : Laurent Weyl / Collectif Argos Conducteur d’un vieil Ashok Leyland de 24.000 litres, Rammu travaille pour l’entreprise Himalaya Water Supply. Comme lui, 300 à 400 camions-citernes circulent dans le quartier de Whitefield pour tenter de satisfaire les besoins d’une ville de plus en plus assoiffée. Trois à quatre fois par jour, il livre de l’eau aux centres commerciaux, aux hôtels ou aux hôpitaux. La raison est simple: il n’y a plus d’eau dans leurs forages à proximité. «Peu importe celui qui paie, nous livrons! Des plus pauvres habitants dans les bidonvilles, aux plus riches. Nous répondons aux urgences 24 heures sur 24, 7 jours sur 7, déclare fièrement son patron, Bhaskar Gowda. Les gens pestent contre nous parce que nous créons des bouchons et, en même temps, les entreprises n’ont pas de connexion à l’eau. De toute façon, le service public n’arrive même pas à leur en fournir en quantité suffisante!» Un univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence Quatre-vingt-dix pour cent de l’industrie et des services dépendant de l’eau souterraine, l’accès à l’eau a permis l’essor d’un commerce très rentable. Issu d’une famille de fermiers, Bhaskar Gowda a démarré avec un tracteur et une citerne. Il possède aujourd’hui cinq camions. La demande est tellement élevée qu’il existe une vingtaine d’entreprises comme la sienne à Whitefield. «Les gens pensent que nous sommes une mafia. C’est faux! Nous faisons juste pression pour que personne ne baisse les prix, parce que l’approvisionnement coûte très cher. Tous ceux qui essaient d’entrer sur le marché aujourd’hui font rapidement faillite. Les agriculteurs louent les dernières terres disponibles à prix d’or et, comme il n’a pas beaucoup plu l’an dernier, j’ai dû réaliser sept forages pour satisfaire la demande et, par cinq fois, je n’ai rien trouvé!» Dans cet univers digne des Shadoks, où tout le monde pompe allègrement et en permanence, un représentant de la communauté française de Bangalore, directeur d’une grande entreprise, est plutôt dubitatif: «La pénurie d’eau alimente les conversations et, en même temps, Bangalore vit dans le déni. Nous sommes tous consternés par la gestion du service public, mais la plupart des chefs d’entreprise pensent que le gouvernement fédéral va s’attaquer rapidement au problème, et que l’on aura trouvé des solutions techniques dans dix ans. Sauf que l’Inde n’est pas la Chine.»Forage des sous-sols À la tête d’une filiale de Safran, Damodaran Subramanian confirme qu’une bulle écologique s’est formée. «Bangalore a atteint un point de saturation et les avantages de son mode de développement low cost sont déjà en train de décroître. Les compagnies gardent encore leur siège social mais elles installent leurs filiales dans d’autres villes comme Hyderabad, Mangalore ou Mysore, qui manquent d’eau dans de moindres proportions.» Dans les campagnes, la situation n’est guère plus enviable. A Mandya, dès que la mousson n’apporte pas l’eau espérée, les rizières du Karnataka connaissent la faillite. «Mon frère cultivait la canne à sucre, le millet, le riz et la soie. Il était très endetté. Comme beaucoup d’agriculteurs, il avait emprunté pour avoir accès aux fertilisants, aux machines agricoles et embaucher des ouvriers. Mais tout a échoué. Pendant deux ans et demi, il n’y a pas eu de pluie et la récolte a été perdue. Il y a quatre semaines, il s’est suicidé parce qu’il n’arrivait plus à rembourser son prêt aux usuriers», raconte K. Krishna, 48 ans ; 1200 personnes ont connu le même sort depuis 2017. Dans les années 1970, le barrage Krishna Raja Sagar donnait l’espoir d’un accès à l’eau universel. Annoncé dans les journaux et guetté par les fermiers, ce flux irriguait toute la région. Aujourd’hui, le délestage a lieu une fois tous les deux à trois mois, faute de réserves suffisantes. «Désormais, on demande aux agriculteurs de ne pas cultiver pour sauver Bangalore. Sans compensation. Alors, ici aussi, il n’y a que les forages qui nous permettent de tenir», témoigne un vieil homme près de Karekura. Chacun retient son souffle lorsque la saison sèche arrive Faute d’avoir su préserver les nappes, l’Inde tout entière est confrontée à un choix cornélien: privilégier Bangalore, l’urbanisation galopante, le développement du tertiaire et de l’informatique. Ou maintenir la culture irriguée et la révolution verte basée sur l’agriculture intensive au Karnataka et au Tamil Nadu voisin, avec lequel les conflits vont croissant. Dans ce contexte, chacun retient son souffle lorsque arrive la saison sèche… Surnommé «Zen Rainman», S. Vishwanath est un ingénieur qui s’est mis à récolter les eaux de pluie dès les années 1990 dans une maison qu’il a conçue à cet effet. Écologiste unanimement respecté, il inspire nombre d’initiatives locales et tente de raisonner les pouvoirs publics: «Le rattrapage économique actuel consomme toutes les ressources en eau disponibles en Inde. Nous devons adopter un modèle de développement et un mode de vie qui nous correspondent, à la fois sobres et résilients, pour nous assurer que l’inégalité d’accès et la raréfaction de l’eau soient correctement traitées.» Selon lui, la ville ne manque pas d’eau, mais elle pourrait gérer ses ressources locales d’une bien meilleure manière. La rivière Cauvery fournit 1400 millions de litres par jour, dont 40% sont perdus dans les fuites du réseau, et l’eau souterraine 400 à 500 millions de litres supplémentaires, relâchés sous forme d’eau usée et polluée dans les lacs.L’heure des choix «Si nous arrivions à faire en sorte que cette eau soit traitée et non pas gâchée, nous pourrions la redistribuer ensuite aux fermiers pour nourrir la ville. La solution serait aussi de se concentrer sur la récolte des eaux de pluie et de faciliter la recharge des aquifères en préservant les lacs de retenue, pour que la demande en eau fraîche diminue. En attendant, un jour, d’améliorer le réseau de distribution et d’assainissement», plaide S. Vishwanath. Rainbow Drive est un compound qui accueille les habitants de 20 États indiens en périphérie de Bangalore. «Dans les années 1990, cet endroit était fantastique comparé à Delhi. L’eau était presque gratuite, nous consommions sans compter… jusqu’à ce que les forages s’épuisent, raconte K. P. Singh. C’est à ce moment-là que nous avons commencé à être prudents.» Avec l’aide d’hydrologues, cet ingénieur de l’Uttar Pradesh a convaincu les copropriétaires d’installer un système de récolte des eaux de pluie et de faire appel à des Mannu Vaddars, une corporation très ancienne, pour creuser des puits de recharge des nappes. Il a fallu aussi poser des compteurs individuels et facturer l’utilisation au-delà des seuils raisonnables. «Aujourd’hui, la plupart des habitants consomment entre 15.000 et 25.000 litres d’eau par an, et cela nous suffit amplement. Nous avons seulement besoin des camions-citernes au plus fort de la saison sèche», affirme fièrement K. P Singh. Bangalore a toute l’intelligence et le savoir-faire pour s’en sortir. Il ne lui manque que la volonté politique. Le temps presse: les prévisions de l’Institut des sciences indien de Bangalore annoncent l’extinction des ressources en eau dans les nappes phréatiques en 2025. C’est-à-dire demain…

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EN Envallis Globetrotter ·
Bien sûr que l'Inde survivra au-delà de 2084. C'est comme se poser la question de la survie de l'Europe au 19ème siècle en pleine révolution industrielle avec des fumées d'usine carbonatées partout. Une région d'Angleterre, près de Birmingham, s'appelait même le "Black Country". La Rhur se porte très bien, merci pour elle Mais que je sache il n'y a pas eu d'extermination de masse, les peuples se sont adaptés et ont tiré profit de cette révolution qui a permis aux européens de sortir de la misère. On vit aujourd'hui mieux et plus longtemps...

L'Inde fera preuve d'adaptation. Le progrès technologique gommera ces difficultés, il n'y a pas le choix, (l'article présente d'ailleurs aux détours de 2 lignes la solution technologique aux problèmes d'alimentation en eau, le traitement à osmose; on en reparle dans 2 ans, vous verrez ce sera démocratisé), c'est comme ces que celà fonctionne depuis la nuit des temps. L'invention du feu, de l'acier, de la roue etc... répondaient à des besoins des populations guidées par leur développement (se nourrir, se défendre, se déplacer...). Soyons positifs, croyons au progrès et au développement des régions du monde qui y aspirent et le méritent. Doit-on cantonner les indiens à leur campagne et leur misère ? Bien sûr que non ! Personne n'a fait la morale aux européens il y a 2 siècles... Ecoute-t-on, interroge-t-on les indiens de la classe moyenne qui s'offrent ces beaux appartements vue sur le lac et en sont fiers ? plutôt que d'écrire ces reportages catastrophistes ?

Bonne soirée 😉

PS : J'invite à lire le très instructif livre de Sylvie Brunel : "Toutes ces idées qui nous gâchent la vie" et qui pourfend tous les apôtres du catastrophisme et de la "collapsologie"...
Il n'y a pas de problème sans solution... et si il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème !
AN Ananastasia Regular ·
Bonjour Michael, Une décharge indienne bientôt plus haute que le Taj Mahal La plus haute décharge de la capitale indienne devrait dépasser la hauteur du Taj Mahal dès l'année prochaine, selon les autorités. La ville de New Delhi est considérée par les Nations unies comme la capitale la plus polluée au monde.

http://video.lefigaro.fr/figaro/video/une-decharge-indienne-bientot-plus-haute-que-le-taj-mahal/6044318910001/

heureux les corbeaux, car ils verront bientôt dieu, dans les nimbes ... 😏 "incredible India" qu'ils disaient.
WI Willemspie Globetrotter ·
On doit s'attendre à des centaines de milliers de réfugiés climatiques venant de l'Inde et des pays voisins. A comparer avec 5 millions de Syriens peut être. A mon avis, cela conduira au pouvoir l'extrême droite partout, et au delà à des guerres, des guerres d'extermination. Moi je prévois plutôt que les guerres mettront fin à la civilisation actuelle avant la catastrophe climatique finale.
RA Ragamuffin Globetrotter ·
Bonjour

des centaines de milliers de réfugiés climatiques

Aurélien Barrau parle d'un nombre ... entre 200 millions et 1 milliard 😮 de réfugiés climatiques dans les 30 ans à venir.

A écouter entre 3.00 et 3.30

Ecologie et nouveau pacte avec le vivant : Aurelien Barrau - YouTube

mais tout le reste de son allocution est intéressant et donne froid dans le dos; ce qui par le temps qui court devrait nous "rafraîchir" 🤪
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
TA Tatra Globetrotter ·
Bonjour,

Il ne parle pas politique, comme il le prétend ; il cultive - et adopte même sciemment le look de circonstance - le millénarisme. Ses prophéties apocalyptiques sont beaucoup plus de la religion que de la politique. Espérons juste que ses aspirations totalitaires ne joindront pas un jour prochain l'un à l'autre, la politique à la religion, pour nous plonger dans un monde dont le manque de liberté ne nous laissera même pas le droit d'avoir un discours raisonnable et critique.

Michel
EN Envallis Globetrotter ·
Bonjour

des centaines de milliers de réfugiés climatiques

Aurélien Barrau parle d'un nombre ... entre 200 millions et 1 milliard 😮 de réfugiés climatiques dans les 30 ans à venir.

A écouter entre 3.00 et 3.30

Ecologie et nouveau pacte avec le vivant : Aurelien Barrau - YouTube

mais tout le reste de son allocution est intéressant et donne froid dans le dos; ce qui par le temps qui court devrait nous "rafraîchir" 🤪

Et parce que Aurélien Barrau le dit, c'est vrai ??

C'est un illuminé, tenant de la collapsologie, qui voudrait que l'on retourne tous vivre de cueillette et dormir dans des grottes🏴‍☠️

Je ne sais même pas ce que l'on appelle un réfugié climatique... Aujourd'hui, les migrations sont avant tout économiques et le fait de conflits armés. Voit-on bcp de monde changer de pays car il y fait trop chaud/trop froid/trop humide ?? Les réfugiés climatiques sont-ils ceux qui vont coloniser les nouvelles zones de pâturages proches du cercle polaire rendues accessibles par le réchauffement (ca, Aurélien Barrau ne le dit pas ; bah oui, c'est moins vendeur de dire que la hausse des températures a du bon... Il vaut mieux faire peur, ca fait vendre 😠😠)

Mais il y a pire que le gourou Barrau. Une élue américaine a tout de même déclaré que la fin du monde serait dans.. 12 ans😕
Il n'y a pas de problème sans solution... et si il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème !
AN Ananastasia Regular ·
Merci à vous tous, messieurs, pour la très bonne tenue de vos commentaires. Vraiment. Car le sujet, comme l'heure, sont graves et il convient de trouver des pistes, puis des solutions de trois ordres, qui tiennent chacun à une ligne directrice majeure : Très court terme (moins de cinq ans), moyen terme (25 ans), enfin long terme. Il faut dans le même temps distinguer ce qui est essentiel de ce qui reste accessoire (ou superficiel, clinquant mais toc). Il convient enfin de ne jamais perdre un mot de vue et l'avoir présent à l'esprit à chaque instant : ACTION. Je crois qu'on devra, désormais, partout dans le monde, juger un gouvernement à cette aune. Je crois que l'urgence permettra quelques progrès. Je crois aussi que le laisser-faire est obsolète et que des contraintes sociologiques seront nécessaires. Nous ne sommes plus quelques centaines de milliers de cro-magnons, mais bel et bien 🏴‍☠️ sept milliards et demi, avec un potentiel de nuisance identique au nuage de criquets sur les champs de céréales. Je viens d'entendre parler de Peter Sloterdijk, qui nous interpelle en nous décrivant comme "les idiots du cosmos" : la seule espèce vivante capable de s'auto-détruire, par les dommages qu'elle cause à son environnement, mais aussi par les atteintes que son comportement porte à sa santé. À suivre ... Il faut lire Envallis dans la part constructive de son texte. Les changements à venir seront profonds. Les immenses terres de la taïga et de la toundra russes (et zones avoisinantes) pourraient accueillir presque un milliard d'individus, ayant fui des zones devenues désertiques, mais dans quelle organisation sociale ? que penser aussi (et faire) devant une Provence française devenue identique au Sahel ? Que dire des nations qui ne font strictement rien face au danger climatique et qui maintiennent leurs populations dans un attardement mental, social et humain sidérant et révoltant ? ... alors qu'elles sont les premières à en soufrir ... paradoxalement. Subir n'est pas une politique, ni une option envisageable. Il faut être net, radical, en ce sens. C'est ça ou ... mourir. L'heure est grave et je ne sais même pas s'il faut parler d'optimisme ou de pessimisme. Nos cerveaux seront ils assez agiles pour mettre en place des progrès cohérents et pérennes, qui bousculent des habitudes et des traditions presque pluri-millénaires ? Une nouvelle révolution reste à venir. Du jamais vu, de mémoire d'homme.
WI Willemspie Globetrotter ·
Je n'ai jamais entendu parler de cette personne, ni d'autres du même genre, par contre j'ai lu le dernier rapport du GIEC ça c'est du sérieux et au final ce sont mes propres opinions basées entre autres sur mes voyages dans le Sud Est asiatique, je pense que c'est vrai, l'Inde et les pays voisins ne seront plus dans l'avenir capables de supporter leur population croissante. C'est certainement vrai en Afrique aussi, mais là je ne connais pas assez l'Afrique
AN Ananastasia Regular ·
Cet homme que cite Envallis tient un discours extrèmement calme, cohérent et intelligent. Documenté aussi. Son style (apparence) 68tard le dessert sans doute un peu, mais il serait stupide de rejeter sans analyse sérieuse ce qu'il dit. Au contraire. Aurélien Barrau fait preuve d'une très grande clarté et documentation dans ce qu'il exprime avec une forte sérénité. À suivre.
DE Derviche666 Veteran ·
Bonjour,

pour moi un type habillé comme ça est un bouffon/charlatan. En ce qui me concerne c'est sûrement pas de genre de personne qui me convaincra de faire des efforts et de changer une partie de mon mode de vie.

La première action c'est de convaincre une majorité de faire des efforts maintenant. Et ça me semble très compliqué avec des discours apocalyptiques.

Est ce que j'y arrête de prendre l'avion et mange moins de viande, ça va éviter 1 milliard de réfugiés climatiques ? Evidemment non. Alors pourquoi changer, autant prendre le train en marche une fois qu'une majorité aura changé de mode de vie. Et si tout le monde raisonne comme ça, les changements seront trop longs.

Donc il faut des activistes qui proposent des messages réalistes, c'est à dire crédibles + acceptables + efficaces.
photos de voyage: " https://www.flickr.com/photos/franciswalter06/albums";
EN Envallis Globetrotter ·
Cet homme que cite Envallis tient un discours extrèmement calme, cohérent et intelligent. Documenté aussi. Son style (apparence) 68tard le dessert sans doute un peu, mais il serait stupide de rejeter sans analyse sérieuse ce qu'il dit. Au contraire. Aurélien Barrau fait preuve d'une très grande clarté et documentation dans ce qu'il exprime avec une forte sérénité. À suivre.

Ça correspond tout à fait à l’idée que je me fais d’un gourou !! Ce n’est qu’un (bon) prêcheur de bonnes paroles pour effrayer les esprits crédules, leur faire croire à la fin du monde, leur faire culpabiliser d’avoir une voiture, la clim, d’écraser des guêpes, de boire avec des pailles, de ne pas donner à boure aux pigeons qui ont chaud à Paris, et comble de l’horreur...des enfants !! Jusqu’à faire regretter à leurs adeptes leur présence sur terre !! Tout ceci pour quoi ? Pour faire un monde de névrosés, de dépressifs, un monde vieillissant, qui ne croit plus en l’avenir ni au progrès, qui garde ses enfants à la maison au lieu de les mettre à l’école quand il fait trop chaud (l’ècole, c’est obligatoire, non ?..), un monde terne, triste... Et pour alimenter cette nouvelle guerre du climat. Car oui, ces Malthus des temps moderne, se croient en guerre, et ce qu’ils ne comprennent pas c’est qu’ils se font bouffer par le capitalisme qu’ils dénoncent car le vert c’est aujourd’hui un gigantesque business entretenu par les faiseurs d’apocalypse climatique !

Alors qu’il est tellement plus simple, positif et enthousiamant de croire et participer au PROGRES et au DÉVELOPPEMENT !!
Il n'y a pas de problème sans solution... et si il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème !
TA Tatra Globetrotter ·
Bonjour,

Actuellement je suis très frappé par l'action de la presse, qui semble ne nourrir que cette problématique, et donner crédit à une clique toujours grandissante de chevaliers de l'apocalypse, spéculant d'un titre gourmand sur le possible record de chaleur du jour, excitant le lecteur dans une sorte de surenchère mortifère, faisant monter l'escalier de la catastrophe annoncée de titre en titre, parfois même dans des fils d'information "live".

L'autre jour, un article de plus dans un grand média national sur le thème "allons-nous réussir à survivre" : en illustration, une photo bien scénarisée... Un père et son fils, en tee-shirts, de dos, maigres, regardent à l'horizon au-dessus d'un champ de blé brûlé par la sécheresse, le panache de fumée qui s'élève au-dessus d'une tour de refroidissement de centrale nucléaire. Edifiant, n'est-ce pas ? Sauf que la fumée, c'est de la vapeur d'eau !

Michel

Cet homme que cite Envallis tient un discours extrèmement calme, cohérent et intelligent. Documenté aussi. Son style (apparence) 68tard le dessert sans doute un peu, mais il serait stupide de rejeter sans analyse sérieuse ce qu'il dit. Au contraire. Aurélien Barrau fait preuve d'une très grande clarté et documentation dans ce qu'il exprime avec une forte sérénité. À suivre.
DE Derviche666 Veteran ·
Bonjour,

Bah avec les chaines d'info en continu on a droit régulièrement à la même suexposition médiatique un peu hystérique, pour un attentat, une finale de coupe du monde, les premières grosses manifs des gilets jaunes, ...

Ca ne change pas la réalité du fond qui est qu'on observe de plus en plus d'années chaudes (en tempérautre moyenne).
photos de voyage: " https://www.flickr.com/photos/franciswalter06/albums";
TA Tatra Globetrotter ·
Oui...

En fait, sale temps surtout pour les démocrates et les libéraux.

On a longtemps focalisé sur le nationalisme populiste, qu'on a vu comme une menace aux libertés et au droit commun ; il va falloir semble-t-il faire aussi avec un extrémisme vert, presque seulement nord européen, mais bien déterminé à faire le bien des gens contre leur volonté, et à les placer sous un joug idéologique et millénariste.

Michel

Bonjour,

Bah avec les chaines d'info en continu on a droit régulièrement à la même suexposition médiatique un peu hystérique, pour un attentat, une finale de coupe du monde, les premières grosses manifs des gilets jaunes, ...

Ca ne change pas la réalité du fond qui est qu'on observe de plus en plus d'années chaudes (en tempérautre moyenne).
AN Ananastasia Regular ·
De tous temps, l'info et son cousin le savoir, ont été déterminants dans la conduite du monde. Pas besoin d'une longue dissertation ... qu'auraient décidé les autorités d'Athènes, si elles n'avaient pas eu connaissance de leur victoire sur les perses, en -490 ? L'info-galimatia : depuis dix ans, la progression de ce phénomène est exponentielle et de l'ordre du n'importe quoi dramatique. Des bandes armées de claviers sillonnent les couloirs du net et défourragent à gauche comme à droite. La guerre des nerfs de l'info est sans pitié. Je repense à Dutronc-Lanzmann et son titre "on nous cache tout, on ne nous dit rien .. plus on apprend plus on ne sait rien .." Il est devenu difficile de discerner le vrai du faux, surtout lorsqu'ils sont mêlés. Il est également facile de blablater à l'infini. Ça ne mange que de l'électricité. Mais c'est un phénomène plurimillénaire. Je cause, tu causes, il cause ... Juste une illustration : quelques mots entendus et que j'ai enregistrés il y a vingt ans au moins : c'est Miles Davis qui s'exprime, de sa voix éraillée, puisque sa trompette magique lui avait légué un cancer des cordes vocales : "les médias ont tout baisé" disait-il ce jour là. Les médias font leurs choux gras de toutes ces news qui abondent et s'entrechoquent en permanence. S'informer et approcher une ou des vérités n'est pas possible en une ou deux années scolaires. C'est un très long travail. Je lisais deux topics intéressants sur VF récemment : - la traite négrière opérée par les africains eux-mêmes, au profit des moyen-orientaux (musulmans), supérieure par son ampleur au commerce triangulaire vers les Amériques .. - le développement anarchique et matérialiste du Cambodge, passé en une seule génération de la souffrance extrême et misérable sous Pol Pot à un asservissement extrême (avec souffrance) aux diktats des grands travaux d'infrastructures et immobiliers chinois, nouveaux rois de la place. deux sujets intéressants et mal connus, très imparfaitement étudiés. Politique : Parmi tous les scenarii possibles, ce n'est pas celui des Verts actuels qui permettra la transformation réussie du monde dans lequel nous vivons. Je pense par exemple que nous pouvons maitriser le nucléaire et qu'il reste une énergie "propre". À l'horizon de cent mille ans, il y aura sans doute des soucis, mais ... nous ne serons plus présents au RV et trente six mille catastrophes auront eu raison de l'humanité rampante. La gestion de l'eau me semble, elle, primordiale. J'enfonce une porte ouverte. Pour en revenir à l'Inde et à son devenir, je considère que dans cette zone du monde les destructions dépassent de loin les constructions et que le morcellement de cette Union est déjà programmé, distinguant bientôt zones riches et progressistes des zones pauvres et attardées. Bien entendu, la religion, omniprésente et agissant comme une drogue (par nature inefficace), ne permettra pas "une sortie honorable". Mais je veux bien concéder, ces considérations pessimistes étant faites, que nous avançons à petits pas et que dans .. disons .. cinq cents ans .. des progrès pourront avoir été réalisés, pour le bien ou mieux vivre de tous. Relire "le couvercle" de Charles Baudelaire. Corriger "le ciel ! plafond illuminé pour un opéra-bouffe". Il y a aussi, de Luc Ferry et Nicolas Bouzou "sagesse et folie du monde qui vient". Bonsoir. Bon WE ! 🤪 https://www.youtube.com/watch?v=sFRvqEFzJA4
PA Pachyderme Veteran ·
vous dites; Je pense par exemple que nous pouvons maitriser le nucléaire et qu'il reste une énergie "propre". sans parler de Tchernobyl et de son nuage qui ne dépasse pas les frontières, et de Fukushima ci joint un article du point (pour ne pas passer pour la gaucho de service) www.lepoint.fr › Débats › Les éditorialistes du Point › Politique 2.0 sans parler des problèmes de communication pour ne pas que dans des décennies des gens viennent rouvrir cette boite de pandore sans se douter qu'elle est mortelle et là ils planchent ils planchent mais ne savent pas comment faire pour envalis: mais oui des réfugiés climatiques il y en a déjà: voir le mur construit à la frontière entre l'Inde et le Bangladesh, par exemple peut être que les collapsologues peuvent paraitre illuminés mais ils indiquent un chemin comme des précurseurs ou des avertisseurs quand à l'eau... c'est déjà une guerre en sourdine en France alors ailleurs.. et puisque tout est politique (enfin on est encore dans cet état de fait profitons en) alors melons nous en avant d’être pris pour des melons. 🤪 (c'est juste un petit avis en passant) (je sais pas pourquoi j'ai du texte bleu😮!)

et pour ne pas être manichéenne un article que je viens de lire: https://survivalinternational.us1.list-manage.com/track/click?u=b14580b05b832fb959c4ee444&id=792b4646b3&e=e4c71713d1

c'est pas simple..
https://youtu.be/Zf3BvhjWTKg?si=1YaiHFtGqzqgC54P
AN Ananastasia Regular ·
Bonsoir Pomme, Tchernobyl, c'est l'association d'un régime hyper fonctionnarisé (l'URSS), étatisé, centralisé etc, avec la négligence propre aux slaves, qui faisaient un essai-test de réacteur à ce moment là, réacteur qu'il fallait "pousser un peu", sans que les précautions pourtant inscrites pour ce test aient été suivies ... bref, "la roulette russe" : des gamins dangereux, qui ont fait une belle connerie. On se croit protégé par des scientifiques ou des élites, on découvre que les responsables jouent à la marelle sur le parking. Nous ne sommes pas loin en France de ce système à la sauce soviétique : connaissez-vous des fonctionnaires ou même des privés qui font quelques années de prison pour incompétence, mise en danger de la vie d'autrui, inobservation des règles et négligence ? très peu voire pas du tout. Tout le monde est protégé (derrière le chef) et se protège à chaque niveau de la hiérarchie. Heureusement en France, très souvent, on place aux postes de commande des gens surs et formés à leur métier, qui ont une claire conscience de leurs responsabilités. Mais il ne faudrait pas que ceux qui ronronnent prennent le dessus sur ceux qui sont en éveil ... Sinon, pom pom pom pom ! 😏
PA Pachyderme Veteran ·
vous dites: "Heureusement en France, très souvent, on place aux postes de commande des gens surs et formés à leur métier, qui ont une claire conscience de leurs responsabilités"

comme monsantos qui se transforme en bayer, aréva s'est transformé en orano.. Areva dans le scandale d'Uramin | Mediapart(le lien gros bleu j'y peut rien😇) bon we princesse Anastasie pomme pommée
https://youtu.be/Zf3BvhjWTKg?si=1YaiHFtGqzqgC54P
AT Atila Globetrotter ·
Ca ne change pas la réalité du fond qui est qu'on observe de plus en plus d'années chaudes (en tempérautre moyenne).

Et que rien ne change concrètement à notre mode de vie comme s'il était possible de vivre sous 40 degrés comme sous 20.

A quand des horaires adaptés à la chaleur sous nos latitudes ?

0900 - 1700 ce sont des horaires d'hiver. Aujourd'hui, il faudrait du 06 00-14 00...
EN Envallis Globetrotter ·
Ca ne change pas la réalité du fond qui est qu'on observe de plus en plus d'années chaudes (en tempérautre moyenne).

Et que rien ne change concrètement à notre mode de vie comme s'il était possible de vivre sous 40 degrés comme sous 20

A quand des horaires adaptés à la chaleur sous nos latitudes ?

0900 - 1700 ce sont des horaires d'hiver. Aujourd'hui, il faudrait du 06 00-14 00...

1 semaine par an ?...
Il n'y a pas de problème sans solution... et si il n'y a pas de solution, il n'y a pas de problème !
AT Atila Globetrotter ·
Déjà quasi 3 semaines dans certains départements selon les années...

Demain, combien ?

Et puis, même en dehors de l'alerte rouge et orange, les nuits vraiment fraîches se raréfient en zone urbaine à cause du béton.

L'homme a fabriqué des chaudières estivales sans en mesurer les conséquences et sans prévoir des constructions adéquates.

J'ai 35 au bureau en ce moment. Sans la canicule, j'aurai encore 30 l'après midi. Mon cas n'est pas isolé.

Les propriétaires privés comme publics n'ont pas les moyens de raser tous les bâtiments mal conçus et même les récents se focalisent plus sur l'hiver que sur l'été... Ah la belle terrasse entièrement vitrée plein sud, sud ouest...

Ils n'ont pas non plus les moyens de tout climatiser. Et ce ne serait pas une solution de toutes les façons...

En revanche, adapter les horaires de travail au climat, ça ne coûte pas grand chose. Il suffit de le programmer.

Chez soi, on peut se balader en slip, prendre des douches, rester dans un bain frais, ne pas trop faire travailler son cerveau, aller en forêt... Le thermomètre est moins important.
TA Tatra Globetrotter ·
Bonjour,

L'homme a fabriqué des chaudières estivales sans en mesurer les conséquences et sans prévoir des constructions adéquates. J'ai 35 au bureau en ce moment. Sans la canicule, j'aurai encore 30 l'après midi. Mon cas n'est pas isolé.

Tout à fait. Depuis quelques années, obsession d'économiser du chauffage, on se retrouve dans des fournaises, dont on a oublié de prévoir la réelle utilisation et souvent même la ventilation. Des baies vitrées supposées apporter éclairage, chaleur et économies de chauffage, ces doubles vitrages sur lesquels on pose des filtres supposés athermiques, mais comme on le fait à l'intérieur l'air prisonnier surchauffe au point qu'on pourrait cuire un oeuf sur la vitre etc.

Michel

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