Islande: piste F35 "Kjolur" - Lac Arnarvatnstora - F578 Húsafell
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JC
Bonjour à tous,

Cet été (15/07 – 13/08) nous partons à 3 pour 1 mois de VTT en Islande. Je suis en train de finaliser les grandes lignes de notre itinéraire et j'aimerais avoir des précisons sur le parcours suivant :Piste F35 "Kjolur" --> Lac Arnarvatnstora --> F578 HúsafellJ’ai cherché ici et sur le net mais je n’ai pas trouvé d’info sur la faisabilité du parcours et les éventuelles grosses difficultés. Pour le moment j’ai trouvé quelques infos sur le site de Yann Pichon (http://voyageenislande.free.fr/.../arnarvatnsheidi.htm ) concernant la partie Húsafell au lac Arnarvatn Stóra mais rien pour le reste jusqu'à la piste F35.

Si quelqu’un à des pistes et des infos je suis très intéressé. Merci d’avance pour votre aide JeanChristophe Jcl

PS : Je posterai bientôt l’itinéraire dans sa globalité
jcl

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JC Jclebeau ·
En continuant mes recherches j'ai trouvé ce récit sur le site de Christophe Gattardi.

http://christophe.gattardi.free.fr/

jeudi 30 aout " Nous avons repéré sur les panneaux d'information qui marquent l'entrée de chaque commune une piste pour 4x4 spéciaux permettant de relier la F35 à la F578 à l'ouest du pays, sans remonter jusqu'à Blönduos et les fjords du nord. Ces pistes figurant en pointillé gris sont des pistes non aménagées, réservées aux 4x4 spécialement préparés pour ce genre de sport. L'allure des 4x4 islandais - des " big foot " - aurait normalement dû nous inciter à la prudence : véhicules surélevés, roues monstrueuses, GPS intégré, c'est du sérieux ! Mais Christophe avait depuis longtemps envie de tester son engin sur de la vraie piste, et nous nous lançons. Après 18, 5 km de bonne piste roulante, nous quittons la F35 pour une vague trace qui part vers la gauche. Le début est plutôt amusant : nous zigzaguons entre les laves solidifiées, cherchant les blocs marqués à la peinture verte qui jalonnent l'itinéraire. Il faut parfois descendre au fond d'un oued pour remonter en face, et Christophe se régale de faire enfin du franchissement. Notre vitesse moyenne avoisine les 16 km/h, tout va bien. Petit à petit, le décor change. Le sable du Stórisandur remplace les laves, nous contournons des dunes et traversons des lacs asséchés. L'ambiance reste très minérale. Après deux heures de traversée, nous atteignons une lande à arbrisseaux nains : airelles, camarine, saules. Le pique-nique est installé au beau milieu de la piste, sous un rayon de soleil ; de toute façon il n'y a pas la place de se garer, et pas une seule voiture à des kilomètres à la ronde. Comme souvent, nous pique-niquons de pain banique tartiné de tapenade, de pâté, de tube de poisson et d'Ostur. Peu après être repartis, nous arrivons à une bifurcation non représentée sur notre carte au 1/750 000e, ni sur le GPS qui affiche un vide déprimant à l'écran. Est-ce à gauche, ou bien à droite ? Aucun repère pour nous aider à décider. Après quelques minutes d'hésitations, nous optons pour la gauche. Je prends le volant, histoire de me faire une peu la main en tout terrain. Mais les difficultés se succèdent, en particulier des traversées d'oueds parsemés de blocs monstrueux qu'il faut escalader au ralenti. Je souffre à chaque fois que j'entends le pont racler sur des rochers, même si Christophe tente de me rassurer en prétendant que c'est du solide. Il cherche désespérément à se cramponner à l'intérieur du Land, très surpris de constater qu'on est beaucoup plus secoué en tant que passager qu'en conduisant. Nous garons le Land à côté d'un refuge plutôt sommaire, en assez mauvais état, ce qui n'est pas dans les habitudes islandaises. Le doute commence à s'installer. Et au moment de repartir après une visite rapide du refuge, plus de piste. Nous sommes au bout, il n'y a plus rien après. Il faut bien se rendre à l'évidence, nous nous sommes trompés de direction, c'était l'autre la bonne. Et encore une heure de shaker pour revenir à la bifurcation, plus tout le reste qui nous attend. L'ambiance en prend un coup. Je rends le volant à Christophe. Avec Frédérique, nous prenons notre mal en patience. La vitesse a chuté à moins de 12 km/h. Revenus à la bifurcation, nous croisons un Land 110 noir, plaques de désensablage sur le côté, un jeune couple avec un nourrisson à l'intérieur. Eux viennent du nord, et ils nous indiquent que le bon embranchement se trouve quelques kilomètres plus loin. Ils se sont ensablés en venant, et nous expliquent que la piste est vraiment difficile, en particulier un passage dans les cailloux, " quite long ". Ça promet ! Grâce à leur carte au 1/100 000e, nous parvenons à nous repérer et à examiner la fin du parcours : un gué difficile est noté juste avant la fin. Si nous ne parvenons pas à le franchir, il faudra refaire toute la piste en sens inverse... La suite est plus vallonnée, nous traversons de jolies collines herbeuses pâturées par les moutons. L'érosion est intense, en particulier lorsque la piste coupe le flanc d'une montagne. Régulièrement des talwegs creusent des plaies béantes en travers de la piste, comblées à coups de blocs par les " aventuriers " qui nous ont précédés. Dans les pentes, des ornières profondes finissent par rendre la piste inutilisable, et une deuxième piste parallèle est alors tracée juste à côté. Pour traverser les talwegs, la piste plonge directement au fond du vallon et remonte en pente raide en face. Christophe nous impressionne par sa maîtrise du franchissement. Pourtant nous sommes encore inquiets, n'ayant pas trouvé le deuxième refuge noté sur notre carte. Mais plus loin nous apercevons un nouveau refuge en bord de rivière, que nous identifions formellement comme le troisième refuge de la traversée. Posé dans un paysage de toute beauté, dominant une vallée herbeuse parsemée de lacs au milieu de l'immensité, le refuge est constitué de deux parties, une pièce neuve, luxueuse, et une pièce ancienne, plus rustique. Il sert apparemment aux chasseurs qui fréquentent ces contrées isolées. Si nous étions plus sûr de la suite du parcours, nous aurions bien dormi ici pour observer les oiseaux dans les marais au petit matin. Mais en plus du stress qui nous incite à continuer, le prix est franchement prohibitif. La fin est proche. Le jour baisse déjà, une pluie fine commence à tomber et nous décidons de poursuivre jusqu'à la piste carrossable, pour être fixés sur le gué final. Sans doute un des plus beaux gués que nous ayons traversés en Islande, long, peu profond, une eau claire et tranquille. Et de l'autre côté, c'est le miracle : du remblai ! Nous en sommes sortis, plus aucun risque de devoir demi-tourner à présent. C'est complètement épuisés que nous parvenons à un parking sur lequel nous nous installons pour la nuit."

+ l'info que j'avais déjà du site de Yann Pichon :

"Vers l'est part une piste rejoignant la route n° 35 dans le Kjölur (elle traverse l'Islande du nord au sud), passant dans le désert de Stórisandur. Un touriste hollandais, croisé auparavant, avait mis deux jours pour venir de Hveravellir à VTT et décrivait la piste comme étant très dégradée."

Aux vues de ces infos je suis bien emballé par ce parcours (qui me permettrait de ne pa remonter jusqu'a nord).

Qu'en pensez vous amis spécialistes du VTT?
jcl

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NU Nuss Regular ·
Hum ... pour avoir fait les deux pistes du centre, et avoir vu l'état et pratiqué certaines de ces pistes parallèles, je pense que c'est très risqué en terme de galère: même si le trip est énorme, les pistes que nous avons vu s'écarter de la F26 n'était pas pratiquable à vélo, et difficilement à pied en le poussant (genre 10min les 50m). Pour ma part, je ne partirais quà la seule condition d'avoir une vision claire et nette de la possibilité ou non de le faire à vélo: et ce n'est pas parce qu'un 4*4 peut le faire que tu pourras le faire. Néanmoins, certaines pistes parallèles semblaient correctes ... mais sur combien de km??? grosse question .... (ex : la piste pour Hekla était nickel ...)
- Nuss le Pingouin -

Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent
JC Jclebeau ·
Merci pour ta réponse. Je suis d'accord avec toi qu'il ne faut pas se lancer sur une piste sans en connaitre les "vraies" difficultés.

Cependant Yann Pichon parle d'un gars qui aurait fait le parcours en 2 jours (impossible en poussant le vélo fréquement) et depuis j'ai aussi trouvé ces éléments : un carnet de voyage à vtt (en islandais 🙁 ) http://www.islandia.is/nature/mFerdasogur/kokuhl/kafli2.html Sur la carte on voit qu'ils ont fait le parcours que l'on compte prendre. le récit d'un trek (en allemand re🙁 : comprend pas l'allemand) http://www.isafold.de/langjokull05/default.htm Je lui ai fait une mail, j'attends la réponse.

Avec ces éléments : pas de gué entre F35 et le lac Arnarvatn stora déjà fait en 2 jours à vélo par un hollandais déjà fait à vélo par des islandais

Je me dis qu'il y aura une part d'aventure mais que le terrain devrait etre quand même praticable dans sons ensemble. Le récit en francais à 4*4 dit bien qu'ils n'avaient pas un véhicule "très" modifié. Reste plus qu'à attendre la réponse de Dieter Graser.
jcl

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JC Jclebeau ·
je viens d'avoir la réponse de Dieter : "merci pour ton e-mail. C'est une route très interessante vous voulez faire en VTT. Oui j'ai fai une partie de cette route mais pas la "piste sans nom qui part de la F35, passe par Oldur et Storisandur". Cette pist qui rejoint la piste de Kjölur (F35) et la piste de Arnarvatnsheiði (F578). Tous ce que sais de cette piste est qu'elle est difficile pour des 4x4 à cause des grands blocs dans la piste. Je ne sais pas si ces endroits sont très fréquent ou pas. Mais je connais le retee de la piste ver le sud ( à partir du Réttarvatn) et cette pist a aussi une mauvaise reputation. Cette photo montre les conditions typiques de cette piste: http://www.isafold.de/...kull05/img_piste.htm Deux traces de voitures, le fond sableux ferme dans les trace mais doux au millieu et souvant des blocs et des pierrses dans les traces. Voyez aussi: http://www.isafold.de/...ull05/img_skildi.htm http://www.isafold.de/...ull05/img_mordis.htm De temps en temps il y a des ravines en forme "V" à traverser. Ce sont des cours d'eau en printemps et souvent sec l'été. La il y a des grands blocs qui sont difficile pour des voitures mais il sont pas plus long que 5 - 10 m - ces endroits font la mauvaise réputation pour les voituristes.

> Y a-t-il des gués en plus de celui qui est juste avant la piste F578 Pas sur la partíe je connais. La gué de Helluvað (hellu = plat, pas profonde; vað = gué) monte un peu plus que les genoux mais c'est pas un problème.

Après la guè Helluvað la pist est excellente et souvant plat comme goudronné.

Avec un bon sens d'aventure de vortre part je dirais: essayez :-)! Ne comptez pas de faire beaucoup de kilomètres mais avec des passages où il faut pousser le VTT.

Dieter"

Je reste motivé 😛
jcl

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NU Nuss Regular ·
Yop !! C'est cool que tu arrrives à obtenir autant d'infos Pour les photos 1 et 3, je ne vois rien d'exceptionnelle par rapport à des pistes classiques islandaises :c'est roulant, et il doit trainer quelques bancs de sable sympathique à pousser ou qui te permettront de vivre quelques frayeurs Je m'attendais plusà quelque chose comme la piste sur la photo 2:on a eu pareil à proximité de la F26, mais je n'arrive pas à mettre la photo: tu vois un panneau avec un nom, un tonneau pour marquer l'intersection, et quand tu regardes dans cette direction: il n'y a rien: pas une trace, rien ... et là en vélo, je ne suis pas sûr que tu puisses pousser Mais bon le trip est énorme, si ca roule de temps en temps et que la pousse du vélo dure moins d'une journée, je trouve ca vraiment bon esprit: donc ca se tente :par contre, prévoit une bonne autonomie en bouffe et en eau, et sache qu'il sera ptète très dur de trouver de quoi dormir à l'abri du vent... Donc bon courage, profite bien et puis balance des infos sur ce que tu en as pensé après ton voyage

++
- Nuss le Pingouin -

Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent
JC Jclebeau ·
"prévoit une bonne autonomie en bouffe et en eau, " Yep, au moins 5 jours à partir de Heravelir. Surtout qu'au lac Arnarvatnstora on prévoit d'y passer une journée de repos.

"et sache qu'il sera ptète très dur de trouver de quoi dormir à l'abri du vent... " Sur ce site : http://www.nat.is/nateng/arnarvatn_stora.htm j'ai lu qu'au lac Arnarvatnstora il y avait de bon emplacements pour le bivouac " There are several good and sheltered tent pitching spots around the lake." Pour le début de la piste sur le récit de 4*4 en français ils disent qu'il y a des petites dunes, peut-etre qu'elles nous briseront le vent.
jcl

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