Islande - Terre des extrêmes
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Voici un résumé de notre traversée de l'Islande



Islande - Terre des extrêmes La traversée par Vasco & Simon

Itinéraire : Lac de Myvatn - Désert de lave - Volcan d'Askja - Désert de sable noir - Vallée de Nyiadalur - Pistes du centre - Montagne de Landmannalaugar - Vallée de Þórsmörk - Cascade de Skogafoss

Partis d'un peu plus au Nord que nous le pensions, au bord du lac de Myvatn, nous commençons notre traversée sous le soleil. La météo sera plutôt clémente pendant quasiment toute notre traversée. Nous aurons quand même droit à 6 fois la neige, tombant horizontalement, lors du passage du col de Jónsskarð pour rejoindre le cratère du volacn d'Askja, et à un vent soufflant à 100 km/h trois jours durant, dans le centre de l'île. Egalement un peu de brouillard, quelques pluies par çi par là et des températures un peu froides.

Nos premiers jours de marche se passent sans encombre, dans une ambiance de franche rigolade et dans un paysage grandiose. Nos sacs sont plutôt légers, 16 kg au départ, par rapport à d'autres randonneurs que nous pouvons croiser et qui portent 20, 25, 30 ou 35 kg. Nous traversons des champs de lave impressionnants, gigantesques, qui s'étendent à perte de vue. Et pourtant le paysage change constamment, il nous réserve toujours des surprises. Nous sommes émerveillés mais avec le ventre qui crie. Nous nous apercevons vite que notre ration de 3400 kcal/jour est un peu juste. Elle nous permet de tenir le coup, mais nous avons faim... Marcher le sac léger ou manger copieusement, nous avons du faire un choix.

A notre quatrième jour, nous quittons le plat pour grimper sur le volcan d'Askja, en plein brouillard et avec la neige qui nous fouette le visage. Nous passons le col de Jónsskarð qui nous fait pénétrer dans l'immense cratère d'Askja. Impressionnés par ce gigantisme et par ces blocs de lave affûtés comme des lames de rasoir, nous nous égarons un peu dans ce labyrinthe piègé, avant d'aller nous baigner en tenu d'Adan dans le petit lac de Víti où son eau turquoise est à 25°C.

Après cela, nous marchons pendant plusieurs jours dans du sable noir et en longeant le glacier de Vatnajökull, le plus grand d'Islande et aussi d'Europe avec ses 8400 m² de glace. C'est pendant ces étapes et avec notre arrivée dans le centre de l'île, que nous commençons à avoir froid. Les polaires sont maintenant en permanence sur notre dos. Le matin, c'est une température frôlant le 0°C qui nous réveille. Heureusement, nous n'avons toujours pas eu de gué à traverser, cette année de "sécheresse" pour l'Islande est la bienvenue pour nous.

A l'approche du glacier de Tungnafellsjökull, que nous comptons contourner par la vallée de Nyiadalur au Sud, nous croisons deux randonneurs. Ils nous indiquent l'itinéraire à suivre et le bon col à prendre pour franchir la petite chaîne de montagne. Cela tombe bien car nous avons très peu d'info sur cette étape loin des sentiers battus. En partant, ils nous disent "It's easy". Nous explosons de rire, "l'Islande, c'est facile" est notre devise depuis le début. Bien préparés (que ce soit au niveau matériel, itinéraire ou organisation) pour affronter une terre extrême, et finalement effectuer cette traversée sous une météo clémente nous parait facile. Cela est aussi un petit clin d'œil pour tous ceux qui en ont bavé ici... Nous découvrons lors cette étape, certainement l'un de nos plus beaux panoramas de notre traversée, un échantillon de couleurs, de paysages, de températures, une diversité éblouissante... Un concentré de l'Islande… C'est également ici que nous passons nos premiers gués, brrrrrr, c'est glacial ! La première partie du passage montagneux se passe sans difficulté, mais la deuxième partie, pour laquelle nous n'avons aucune idée de l'itinéraire à emprunter, et où nous suivons donc notre instinct, est un peu plus délicate. Nous nous retrouverons dans une situation qui est très loin du "It's easy". Mais nous finissons cette belle journée par une récompense de taille, nous retrouvons au refuge de Nyiadalur notre sac de ravitaillement que nous avions abandonné sept jours plus tôt pour qu'il soit livré ici.

Les jours suivants, pour notre descente vers Landmannalaugar, nous marchons durant près de trois jours avec un vent à 100 km/h, heureusement que nous l'avons dans le dos. Pour ce passage un peu monotone, nous avançons à grand pas, poussés par cette force de la nature, les kilomètres défilent vite. Nous ne suivons plus les pistes qui forment des "S", mais nous gardons toujours le cap plein Sud, coupant au milieu du néant, pour bien avoir le vent dans le dos. Le montage et le démontage de la tente deviennent alors un exploit à chaque fois et les nuits angoissantes. Heureusement nous trouverons refuge dans une grange pour la nuit la plus ventée.

Nous arrivons à Landmannalaugar, région bien plus fréquentée, mais aux paysages uniques et où nous prenons un jour de repos. Le secteur est vraiment de toute beauté et offre des couleurs inhabituelles. Le trek Landmannalaugar - Þórsmörk n'est pas le plus fréquenté d'Islande sans raison, il suffit de pénétrer dans ce parc naturel pour être émerveillé. Les sources chaudes qui se trouvent sur le chemin sont des plus appréciées pour se relaxer et se décrasser avant d'entamer notre dernière ligne droite. A notre arrivée à Þórsmörk sous le soleil et la chaleur, nous prenons cette vallée pour un véritable bout de Paradis. Nous voyons enfin depuis quinze jours, de la verdure, des arbres, des buissons... Cela change des zones arides et nous relaxe une dernière fois. Nous terminons notre traversée dans les montagnes, par une longue étape de neuf heures de marche, nous faisant passer au milieu des glaciers de Mýrdalsjökull et de Eyjafjallajökull pour nous amener au pied de l'impressionnante cascade de Skogafoss, terminus de notre traversée.

Pour la suite, le récit complet, les photos, l'itinéraire... C'est sur www.islande.dubuis.net

Bonne lecture, Simon

TI Timouss Globetrotter ·
Vite, la suite en détails. 😏😏

Timouss
JC Jclebeau ·
Très intéressant Simon.

J'ai hâte d'avoir le récit au complet mais surtout d'avoir le détail de votre parcours.

jcl aussi de retour d'Islande
jcl

Nos aventures et découvertes à vélo ou à pied -> webMarinaJC.fr
SI Simon Globetrotter ·
Voilà, le récit complet est terminé. Le lien pour le télécharger : www.islande.dubuis.net/recit.html

Je n'ai pas pu m'empêcher de balancé un ou deux conneries sur Vasco 😏
ML Mlefevre Globetrotter ·
Merci Simon pour ce récit passionnant. Comment avez organisé la dépose de bouffe à mi-parcours? Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
SI Simon Globetrotter ·
Bonne question, on y a réfléchi longtemps. Je résume à la procédure à suivre et non à ce qui s'est passé pour nous parce que c'est long 🙂 Après être partis sur plusieurs possibilités, on a finalement opté (après conseil) pour le bus.

Il y a une ligne qui traverse l'île 2 fois par semaine de Myvatn à Landmannalaugar. On a donc contacté avant de partir la compagnie et l'agence qui gère la ligne (heureusement, étape obligatoire pour ceux qui veulent le faire)

Puis une fois sur place, on a laissé notre sac au petit office du tourisme de Myvatn d’où partent les bus le matin vu qu'il n'y a pas de terminal, ni de guichet de la compagnie. Comme le bus passe par le refuge de Nyiadalur, on a demandé qu'il y soit déposé. On avait marqué en gros sur le sac, nos noms, le lieu livraison, la date de notre passage et notre itinéraire.

Notre crainte était que l'office (qui n'avait pas tout compris) oublie de donner notre sac au chauffeur du bus ou que le chauffeur refuse le sac vu qu'on n'était pas présent. Comme le bus passe que 2 fois par semaine, on n'avait qu'un essai.

www.nat.is

ML Mlefevre Globetrotter ·
Bien joué! Comment auriez-vous fait si la bouffe n'avait pas été au RDV? Auriez-vous pris le bus qui ne passe que 2X/semaine? Heureusement, les Islandais sont fiables! Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
SI Simon Globetrotter ·
Oui 😕 Reprendre le bus pendant son retour, puis redescendre comme on pouvait stop/bus. On aurait perdu 2 jours au moins pour faire un aller/retour...
VA Vasco Regular ·
Hé oui, la gestion du sac de bouffe a monopolisé beaucoup d’énergie et un petit peu de stress sur le final, mais le sac poubelle (oui !) contenait bien tout. Le chien qui était à coté à notre arrivée au refuge de Nyadalur ne l’a pas entamé mais on l’avait bien protégé et grâce à la grande étiquette il ne s’apparentait que moyennement à un vrai sac poubelle( quoique), sinon le drame...toute LA bouffe disparaissant...Bah on aurait mis ca sur le dos des elfes. S’il n’avait pas été la, j’aurais mangé, le chien, puis simon (pas grand chose sur Le Simon en fait car on avait pas énormément à manger chaque jour...)Philippe
"On a deux vies, et la deuxième commence quand on se rend compte qu'on n'en n'a qu'une." Confucius

Pour aller au bout de ses rêves il ne faut pas s'endormir.
ML Mlefevre Globetrotter ·
Ouf, on l'a échappé belle alors! Plus de chien, plus de Simon, plus de récit, plus de photos! Au fait, j'ai tenté d'aller sur ton site dans l'espoir de voir qq photos du voyage que tu indiques en automne au Népal mais ça maaaarche paaas! Help!

Marie
Nos voyages en images : https://www.sibellelaterre.fr/
SI Simon Globetrotter ·
Avec la nouvelle option de diffusion de vidéo dans les messages, je viens de mettre à jour ce récit (voir tout en haut), avec le diaporama de la traversée, bon film 🙂

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