Bonjour,
Me rendant bientôt à Fès, j'entends beaucoup parlé ça et là sur internet des fameuses "senteurs de Fès" et de ses "explosions de couleurs".
Du coup, je m'inquiète un peu... La tourista est-elle si répandue que ça à Fès ?
North Africa · Maroc
Algérie, Égypte, Libye, Maroc, Mauritanie et Tunisie
Showing 1951–1980 of 14,448 discussions.
Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.
Bonjour à tous
Pour la troisième année, nous partons certainement en septembre au Maroc avec une RT1200 BMW. Nous n'avons jamais été du côté oriental du Maroc ni très au sud (pas plus bas que Tafraoute). Je voulais savoir si cela valait le coup. Si oui que nous conseillez vous comme parcours ? Nous aimons sortir des sentiers battus tant que routes ou chemins restent praticables pour une routière. Durée du séjour, environ deux semaines.
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Pour la troisième année, nous partons certainement en septembre au Maroc avec une RT1200 BMW. Nous n'avons jamais été du côté oriental du Maroc ni très au sud (pas plus bas que Tafraoute). Je voulais savoir si cela valait le coup. Si oui que nous conseillez vous comme parcours ? Nous aimons sortir des sentiers battus tant que routes ou chemins restent praticables pour une routière. Durée du séjour, environ deux semaines.
Merci d'avance pour vos réponses 🙂
Salut nous partons (2 adultes et 1 enfant de 1an) au Maroc pour Avril.
Intuitivement nous voulons visiter Fes et Marrakech, donc j'ai pu trouver 2 billets aller simple. Marseille/fez puis retour Marrakech/Marseille.
Je prévois de faire 2 ou 3 nuits a fez et 2ou3 nuits à Marrakech il va restera de quoi visiter 1 ou 2 destination. Qu'est qu'on pourrait faire entre les 2 villes, beaucoup de choix, et peu de certitude me concernant (Meknes, Rabat...), automatiquement j'avais pensé à Casablanca, mais peut-être il y a des petites villes plus sympa?
Je m'en remet aux spécialistes que vous êtes merci!
Le but étant de faire une route logique entre Fes et Marrakech (sans détour), et rester dans des visites simples et accessibles (nous avons un enfant en bas age).
Intuitivement nous voulons visiter Fes et Marrakech, donc j'ai pu trouver 2 billets aller simple. Marseille/fez puis retour Marrakech/Marseille.
Je prévois de faire 2 ou 3 nuits a fez et 2ou3 nuits à Marrakech il va restera de quoi visiter 1 ou 2 destination. Qu'est qu'on pourrait faire entre les 2 villes, beaucoup de choix, et peu de certitude me concernant (Meknes, Rabat...), automatiquement j'avais pensé à Casablanca, mais peut-être il y a des petites villes plus sympa?
Je m'en remet aux spécialistes que vous êtes merci!
Le but étant de faire une route logique entre Fes et Marrakech (sans détour), et rester dans des visites simples et accessibles (nous avons un enfant en bas age).
bonjour a toutes et a tous
je suis nouveaux et je réside en côte d'Ivoire mais je souhaite me rendre au Maroc plus précisément a rabat.
je veux toutes les infos possibles s'il vous plaît.
merci d'avance.
et pour toutes questions sur mon pays je suis là.
Pas vraiment fan des voyages en groupe... ni du sable qui croque sous la dent, Mais c'était des amis très proches et je cédai à leur demande d'organiser un nouvel an au soleil.
En voici quelques extraits en images.
Vu le temps de téléchargement des photos je posterai au gré de mes disponibilités.
Tout d'abord le premier campement. J'avoue qu'il y a pire comme endroit pour fêter nouvelle année.


Le bois sec est rare mais comme tout le monde s'y met ...


Je vous fais grâce pour l'instant des photos de repas et ... en route dès le lendemain. Bon pas à l'aube il faut bien le dire !



A notre arrivée les tentes sont déjà montées ... mais nos accompagnateurs préviennent : Ce sera à nous de les démonter tous les jours... et le petit déjeuner ne sera servi qu’après. C'est pour moi la moindre des choses.


. et c'est reparti !



Les mômes increvables et les goûters toujours appréciés.



A suivre...
En voici quelques extraits en images.
Vu le temps de téléchargement des photos je posterai au gré de mes disponibilités.
Tout d'abord le premier campement. J'avoue qu'il y a pire comme endroit pour fêter nouvelle année.


Le bois sec est rare mais comme tout le monde s'y met ...


Je vous fais grâce pour l'instant des photos de repas et ... en route dès le lendemain. Bon pas à l'aube il faut bien le dire !



A notre arrivée les tentes sont déjà montées ... mais nos accompagnateurs préviennent : Ce sera à nous de les démonter tous les jours... et le petit déjeuner ne sera servi qu’après. C'est pour moi la moindre des choses.


. et c'est reparti !


Les mômes increvables et les goûters toujours appréciés.



A suivre...
j'attéris à Kech semaine prochaine pr 12 jours,
j'envisage visiter 2j casa, 1 jr el jadida, et 3 jr rabat,
cela se fera en fonction de la météo, le froid pas grave, mais je fuirai la pluie !
comment monter à Skoura à partir de ouarzazate? bus, taxi collectif? pensez-vous que la route sera bonne vers skoura? sinon descendre juska zagora? pour faire quoi? bof les dunes. sinon aller à tafraoute? taroudant? environs?
bref, quelques conseils, avis, infos ... je prends tout ! 🙂 Merciiiii
comment monter à Skoura à partir de ouarzazate? bus, taxi collectif? pensez-vous que la route sera bonne vers skoura? sinon descendre juska zagora? pour faire quoi? bof les dunes. sinon aller à tafraoute? taroudant? environs?
bref, quelques conseils, avis, infos ... je prends tout ! 🙂 Merciiiii
On pose souvent des questions concernant la météo sur ce forum . Un article de Bladi pour vous faire une idée .
En ce moment le froid arrive aussi sur le Maroc , quelques endroits à -11.... Et oui le Maroc est un beau pays , mais il faut oublier l'image d'Epinal du sable chaud sous les palmiers quelquefois .
http://www.bladi.net/maroc-grand-froid,47078.html
http://www.bladi.net/maroc-grand-froid,47078.html
Bonjour à vous,
Nous venons en couple fin janvier pour une semaine , arrivée et départ de Marrakech.
Nous sommes amoureux de la marche à pied mais ne savons pas vraiment quels sont les endroits propices au trekking à cette période de l'année. Nous aimerions marcher en itinérant pendant 4-5 jours, en compagnie d'un guide francophone.
Nous recherchons des pistes, des contacts, des conseils, des retours d'expérience , , , tout est bienvenu ==
Nous vous remercions d'avance ,
Elodie et Jérémie
Bien envie d aller au Maroc , pour deouvrir ce pays du Maghreb tres riche pour sa culture et paysages
envie aussi de decouvrir le desert et oasis
jadore la randonnèe donc si vous connaissez des randos de quelques jours
merci
envie aussi de decouvrir le desert et oasis
jadore la randonnèe donc si vous connaissez des randos de quelques jours
merci
Je vous propose une série de vidéo sur mon petit voyage au Maroc.
MARRAKECH
ATLAS TOUBKAL AIT BEN HADDOU
Les Gorges du DADES & du TODRA
SKOURA la palmeraie, le Sud, le Désert du Sahara
MARRAKECH
ATLAS TOUBKAL AIT BEN HADDOU
Les Gorges du DADES & du TODRA
SKOURA la palmeraie, le Sud, le Désert du Sahara
Bonjour ,
Je rentre d'une quinzaine de jours dans le sud du Maroc et je souhaite vous faire partager quelques photos de cette route qui joint Tafraout à Taliouine en passant par Igherm .
Cette route a été longtemps défoncée , à ce jour elle est très bonne jusqu'à Igherm et ensuite elle devient un peu plus difficile en raison des inondations de l'année dernière quelques ponts submersibles n'étant pas encore refait on doit passer dans l'oued mais il n'y a rien de dur , je l'ai fait avec une Logan , et ça ne concerne que 5/6kms .
Comme je ne suis pas une pro des descriptifs je me contenterais de partager avec vous ces quelques photos de villages qui jalonnent le parcours . Si vous aimez marcher arrêter vous et découvrez au hasard .
A la sortie de Tafraout prendre la direction Agadir et en arrivant au rond point vous trouverez l direction Igherm , cette partie de la route monte à travers de larges espaces , et vous permet de découvrir ces petits villages :





Comme je n'ai pas pris le temps de noter le nom de ces villages je compte sur ceux qui connaissent pour nous en dire plus .
A partir d'Igherm vous descendrez en suivant l'oued ( la encore j'ai pas le nom) et l'on rencontre ce type de village et de paysages





Je rentre d'une quinzaine de jours dans le sud du Maroc et je souhaite vous faire partager quelques photos de cette route qui joint Tafraout à Taliouine en passant par Igherm .
Cette route a été longtemps défoncée , à ce jour elle est très bonne jusqu'à Igherm et ensuite elle devient un peu plus difficile en raison des inondations de l'année dernière quelques ponts submersibles n'étant pas encore refait on doit passer dans l'oued mais il n'y a rien de dur , je l'ai fait avec une Logan , et ça ne concerne que 5/6kms .
Comme je ne suis pas une pro des descriptifs je me contenterais de partager avec vous ces quelques photos de villages qui jalonnent le parcours . Si vous aimez marcher arrêter vous et découvrez au hasard .
A la sortie de Tafraout prendre la direction Agadir et en arrivant au rond point vous trouverez l direction Igherm , cette partie de la route monte à travers de larges espaces , et vous permet de découvrir ces petits villages :





Comme je n'ai pas pris le temps de noter le nom de ces villages je compte sur ceux qui connaissent pour nous en dire plus .
A partir d'Igherm vous descendrez en suivant l'oued ( la encore j'ai pas le nom) et l'on rencontre ce type de village et de paysages





Salut
je suis contraint de remmener ma voiture du maroc en france.
je me demande pour combien de temps je peux garder la plaque marocaine..; comment et quelle est la procédure etc .
Merci d avance.
je suis contraint de remmener ma voiture du maroc en france.
je me demande pour combien de temps je peux garder la plaque marocaine..; comment et quelle est la procédure etc .
Merci d avance.
Bonjour à tous,
Je me rends au Maroc pour la première fois à la fin du mois de février pour quelques jours (arrivée à Marrakech le 23/02 au soir, retour le 01/03 au soir ). Ne connaissant absolument pas le pays, je m'en remet à vous et viens vous demander conseil...... Mon compagnon et moi ne souhaitons pas passer trop de temps à Marrakech. Pour le moment, nous avons deux possibilités pour lesquelles nous hésitons:
-Aller à Taroudant (des connaissances pourraient nous loger là bas) et rayonner en bus depuis cette ville dans les alentours. -Aller à Merzouga découvrir le désert (si cela est possible fin février).
Que conseilleriez vous pour un jeune couple qui souhaite découvrir ce pays et ses paysages ? Savez-vous si des compagnies de bus font le trajet Marrakech/Merzouga de nuit (afin de ne pas perdre deux jours de voyage)? J'ai beaucoup entendu parler de Merzouga et j'aimerais savoir si le trajet vaut vraiment le coup ou si c'est un piège à touristes ?
Je vous remercie par avance de vos très précieux conseils ! :))
Je me rends au Maroc pour la première fois à la fin du mois de février pour quelques jours (arrivée à Marrakech le 23/02 au soir, retour le 01/03 au soir ). Ne connaissant absolument pas le pays, je m'en remet à vous et viens vous demander conseil...... Mon compagnon et moi ne souhaitons pas passer trop de temps à Marrakech. Pour le moment, nous avons deux possibilités pour lesquelles nous hésitons:
-Aller à Taroudant (des connaissances pourraient nous loger là bas) et rayonner en bus depuis cette ville dans les alentours. -Aller à Merzouga découvrir le désert (si cela est possible fin février).
Que conseilleriez vous pour un jeune couple qui souhaite découvrir ce pays et ses paysages ? Savez-vous si des compagnies de bus font le trajet Marrakech/Merzouga de nuit (afin de ne pas perdre deux jours de voyage)? J'ai beaucoup entendu parler de Merzouga et j'aimerais savoir si le trajet vaut vraiment le coup ou si c'est un piège à touristes ?
Je vous remercie par avance de vos très précieux conseils ! :))
Nous allons nous rendre au Maroc prochainement, et nous n’aurons que nos petites valises comme bagage à main. Au départ de Marrakech, nous achèterons alors ce qu’il nous manque sur place pour démarrer notre voyage. Je précise que nous louerons une voiture sur place.
Pour ceux qui connaissent, y -a-t-il un « supermarché » à l’occidentale à Marrakech, pour acheter dans un seul magasin ce qu’il nous faut (nourriture, bouteilles d’eau, gel douche, shampooing, et autres ..) Merci pour vos indications.
Pour ceux qui connaissent, y -a-t-il un « supermarché » à l’occidentale à Marrakech, pour acheter dans un seul magasin ce qu’il nous faut (nourriture, bouteilles d’eau, gel douche, shampooing, et autres ..) Merci pour vos indications.
Fin août, début d’après-midi, grosse cagna, un abri sous roche dans la falaise à quelques mètres de la rivière, les jambes commençaient à sentir les efforts sans entraînement de ce troisième jour de rando, j’en avais encore environ pour trois heures avant d’arriver à bon port.

L’abri ne fait guère plus d’un mètre de profondeur sur quatre ou cinq de long. Il y en a plusieurs de la sorte dans ce secteur tout le long de la falaise qui borde la rivière. Je décide de marquer une pause à l’ombre du surplomb. Je pose mon sac contre la paroi du fond, balaye le tapis de crottes séchées des biquettes qui doivent y trouver refuge par mauvais temps avec le berger, car il y a aussi un emplacement de foyer, et je sombre dans un sommeil profond.
Jusque là rien d’exceptionnel me direz vous ; c’est vrai, mais j’essaye de planter le décor. Un roumi solitaire crevé et endormi au bord d’une rivière dans des gorges impressionnantes au cœur des montagnes de l’Atlas. Une proie facile pour un indélicat...
Je me réveille en sursaut, moite de sueur, constatant avec soulagement que la crue qui m’isolait dans cette falaise, et qui ne manquerait pas de me noyer en montant… n’était qu’un cauchemar. Je me lève pour me rafraîchir à la rivière avant de repartir d’un bon pied, tend la main pour empoigner mon sac à dos et… ce n’est plus un cauchemar, ce n’est même pas un rêve, c’est la réalité : sur le sac à dos toujours appuyé contre la paroi, une main attentionnée a posé une belle grappe de raisin et trois petites pêches.
Alors que j’aurais pu me faire dépouiller de toutes mes affaires durant mon sommeil, un passant, je suppose un de ces bergers qui habitent les grottes de ces falaises durant la belle saison, a dû penser que ces quelques fruits sauvages cueillis le long de la rivière donneraient les forces qui semblent manquer au roumi pour atteindre la vallée avant la tombée de la nuit.
Beau geste non ? Mais surtout geste naturel pour beaucoup de berbères, et qui donne encore plus de sens à la dénomination sous laquelle ils se reconnaissent: Amazigh, noble ou homme libre. Geste d’autant plus noble que rien n’est attendu en retour ; pas même un merci, car selon eux c’est à Dieu seul que je dois rendre grâce d’avoir mis sur mon chemin ce discret et généreux homme libre… Geste noble, ni rare ni isolé dans ces montagnes où la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. J’avais déjà vécu des plaisirs identiques lors de ma première randonnée dans l’Atlas et ne cesse depuis de m’émerveiller de cette générosité. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih, leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces pour continuer leur chemin. Alors on se doit de partager son toit et sa pitance, aussi maigre qu’elle soit.
Ainsi je n’ai jamais croisé un berger ou un voyageur sur ces sentiers sans qu’il me propose de partager le fond de son bidon de petit lait, son quignon de pain ou les quelques dattes prévues pour la journée.
Combien de nuits partagées dans des bergeries, sur des nattes à même le sol ou de vieux tapis qui ménagent plus la dignité que les os fatigués ; et ce moment émouvant : le thé improvisé un jour au passage du Tizi n’Ouanergui avec mon pote Jacky et un berger de la vallée qui m’avait reconnu au passage. Il était assoiffé, nous avions encore de l’eau dans un bidon et lui le morceau de sucre, la théière et la poignée de thé sans lesquels ils n’entreprennent aucun déplacement.
Nous échangeâmes peu de mots, salutations, provenance et destinations respectives, mais tout était dit dans ce partage.
A méditer.
Passerelles traditionnelles permettant aux hommes et troupeaux de traverser
quand le passage à gué n’est pas possible.

Celle-ci permet aussi la traversée des mulets.


L’abri ne fait guère plus d’un mètre de profondeur sur quatre ou cinq de long. Il y en a plusieurs de la sorte dans ce secteur tout le long de la falaise qui borde la rivière. Je décide de marquer une pause à l’ombre du surplomb. Je pose mon sac contre la paroi du fond, balaye le tapis de crottes séchées des biquettes qui doivent y trouver refuge par mauvais temps avec le berger, car il y a aussi un emplacement de foyer, et je sombre dans un sommeil profond.
Jusque là rien d’exceptionnel me direz vous ; c’est vrai, mais j’essaye de planter le décor. Un roumi solitaire crevé et endormi au bord d’une rivière dans des gorges impressionnantes au cœur des montagnes de l’Atlas. Une proie facile pour un indélicat...
Je me réveille en sursaut, moite de sueur, constatant avec soulagement que la crue qui m’isolait dans cette falaise, et qui ne manquerait pas de me noyer en montant… n’était qu’un cauchemar. Je me lève pour me rafraîchir à la rivière avant de repartir d’un bon pied, tend la main pour empoigner mon sac à dos et… ce n’est plus un cauchemar, ce n’est même pas un rêve, c’est la réalité : sur le sac à dos toujours appuyé contre la paroi, une main attentionnée a posé une belle grappe de raisin et trois petites pêches.
Alors que j’aurais pu me faire dépouiller de toutes mes affaires durant mon sommeil, un passant, je suppose un de ces bergers qui habitent les grottes de ces falaises durant la belle saison, a dû penser que ces quelques fruits sauvages cueillis le long de la rivière donneraient les forces qui semblent manquer au roumi pour atteindre la vallée avant la tombée de la nuit.
Beau geste non ? Mais surtout geste naturel pour beaucoup de berbères, et qui donne encore plus de sens à la dénomination sous laquelle ils se reconnaissent: Amazigh, noble ou homme libre. Geste d’autant plus noble que rien n’est attendu en retour ; pas même un merci, car selon eux c’est à Dieu seul que je dois rendre grâce d’avoir mis sur mon chemin ce discret et généreux homme libre… Geste noble, ni rare ni isolé dans ces montagnes où la solidarité et l’entraide ne sont pas de vains mots. J’avais déjà vécu des plaisirs identiques lors de ma première randonnée dans l’Atlas et ne cesse depuis de m’émerveiller de cette générosité. Un roumi passe, comme passe un commerçant, un nomade ou un fquih, leurs ventres sont peut-être vides et ils ont besoin de forces pour continuer leur chemin. Alors on se doit de partager son toit et sa pitance, aussi maigre qu’elle soit.
Ainsi je n’ai jamais croisé un berger ou un voyageur sur ces sentiers sans qu’il me propose de partager le fond de son bidon de petit lait, son quignon de pain ou les quelques dattes prévues pour la journée.
Combien de nuits partagées dans des bergeries, sur des nattes à même le sol ou de vieux tapis qui ménagent plus la dignité que les os fatigués ; et ce moment émouvant : le thé improvisé un jour au passage du Tizi n’Ouanergui avec mon pote Jacky et un berger de la vallée qui m’avait reconnu au passage. Il était assoiffé, nous avions encore de l’eau dans un bidon et lui le morceau de sucre, la théière et la poignée de thé sans lesquels ils n’entreprennent aucun déplacement.
Nous échangeâmes peu de mots, salutations, provenance et destinations respectives, mais tout était dit dans ce partage.
A méditer.
Passerelles traditionnelles permettant aux hommes et troupeaux de traverser
quand le passage à gué n’est pas possible.
Celle-ci permet aussi la traversée des mulets.
Salut à tous et bonne année,
Comment s'appelle ce site aux abords de Tata dans le sud marocain? C'est à l'entrée de Tata sur la P1805. J'ai récupéré la photo ci dessous sur google earth, elle est de Mhamed Zarkouane.
J'ai lu quelque part que la route entre Taliouine et foum zguid était plus intéressante en passant par Igherm et Tata. Il y a plein de sites à visiter dans le coin de Tata. Lequel serait à privilégier? J'ai entendu parler des grottes de Messalit...
Que se passe-t-il les jours de souks dans les villes? Est-ce gênant pour les visites? Le lac d'ifni entre Taliouine et Imlil vaut-il le détour et est-il accessible en hiver?
Comment s'appelle ce site aux abords de Tata dans le sud marocain? C'est à l'entrée de Tata sur la P1805. J'ai récupéré la photo ci dessous sur google earth, elle est de Mhamed Zarkouane.

J'ai lu quelque part que la route entre Taliouine et foum zguid était plus intéressante en passant par Igherm et Tata. Il y a plein de sites à visiter dans le coin de Tata. Lequel serait à privilégier? J'ai entendu parler des grottes de Messalit...
Que se passe-t-il les jours de souks dans les villes? Est-ce gênant pour les visites? Le lac d'ifni entre Taliouine et Imlil vaut-il le détour et est-il accessible en hiver?
Attention si vous passez de dakhla a nouadhibou ...
On a eu des soucis avec un certain ABDOU qui zone autour de l hotel sahara et qui propose ses services.. (via le personnel de cet hotel).
N est pas en regle. Nous a lache a la frontiere faute de pouvoir entrer en Mauritanie. A aussi escroque les autres passagers en demandant un supplement farfelu. On a refuse de payer le supplement.
Bref un mec a eviter a tt prix.
Bref un mec a eviter a tt prix.
De retour sur VF après des mois d’absence j’apprends dans la lecture de quelques post que Lepiaf s’est envolé vers un ultime voyage sans billet de retour. Voilà pour moi une tardive et triste nouvelle. Je lui dédie ce petit texte. Sûr qu’il aurait aimé partager un de ces instants.
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, hier avec Rantanplan aujourd’hui «orphelin» de ce brave compagnon. Des moments bien face à soi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même s’il est difficile de faire admettre ou comprendre cette recherche de solitude aux membres d’une société qui fait de l’entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune.
Refuser alors respectueusement l’offre du gîte et du couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à mon emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. Je ne peux qu’accepter en remerciant, avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce « pain pour le chemin » qu’il reste à parcourir. Mais au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’amitiés profondes et parfois l’immersion totale dans des familles d’accueil. Dans la vallée d’Anergui je jouis de ces privilèges. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemaa ou de la cuisine s’ouvrent sur la vie berbère. Il m’est bien difficile de trouver les mots justes pour qualifier la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie partagées. Alors je me contente de décrire le moins maladroitement possible quelques-uns de ces moments.
Quand le jour s’éteint lentement et que l’air se fait plus doux et caressant, les terrasses deviennent lieu de séjour familial. On s’y détend après une journée de labeur, on converse, on joue de la musique ou on chante. On goûte au spectacle environnant, à la douceur de vivre, au bonheur d’être simplement là en famille ou entre amis. Aujourd’hui c’est sur la terrasse de la famille Bekhich dans un été à son apogée.
L'assif Melloul à retrouvé sa pureté, les moissons ont été bonnes, des labours sont en cours pour les deuxièmes semailles et dans les jardins la luzerne déjà haute exhibe fièrement son vert tendre. Sur le parvis de la maison, une natte en palmier nain à même le sol, quelques coussins remplis de laine brute, une table basse, un plateau pour les verres, le brasero et la théière à portée de main, toute la famille profite de la douceur du soir.
Étendu dans son burnous, les jambes repliées, le capuchon rabattu sur la tête, le vieil Ali dort paisiblement. Des chants d’oiseaux et le braiment d’un âne solitaire de l’autre coté de la rivière ne troublent pas le calme de cette fin de journée. Une averse est tombée en début de matinée, maintenant un soleil doux lustre le vert tendre des feuillages et fait miroiter quelques petites flaques dans le creux des rochers. Parfois des nuages viennent rompre cette harmonie, mais le vent des hauteurs les poussent rapidement vers le fond de la vallée. En contre bas de la maison, Ba Ou Ali finit de labourer pour son père une nouvelle parcelle gagnée de haute lutte sur le lit de la rivière après le retrait de la dernière crue. Il sait que de riches alluvions ont été déposées sous l’épaisse couche de cailloux. Alors le père et les fils les ont enlevés un à un pour nettoyer le sol et constituer les murets entre les nouvelles petites parcelles. Ils y sèmeront l’orge à l’automne et le vieux chantera pour demander à l’eau de ne pas remonter avant la récolte. Ses provisions de farine pour l’année prochaine en dépendent. Quelques parcelles saccagées par une crue et ce sont des bêtes de plus à négocier au souk dont le revenu permettra d’acheter les sacs de farine manquants pour l’hiver.
Dans la pente vers la maison de Saïd, une fillette pousse des chèvres lascives. Pas pressées de rentrer, elles divaguent ça et là, grattent le sol, cherchent et trouvent encore quelques pousses. La femme de Khella, allias Baguemouj, le voisin noir des Bekhich, brasse les fagots d’herbe qui sèchent sur son toit. Les deux petits derniers de la fratrie Ou Bekhich, Rachida trois ans, et son cousin Hassan d’un an son ainé, jouent avec le chaton rachitique ramassé jeudi au souk par le patriarche. La petite chatte famélique chargée de veiller à un équilibre tolérable de rongeurs dans les environs est morte la semaine dernière mordue par le molosse du voisin qui n’aura pas accepté de partager avec elle sa maigre pitance.
Comme toujours Rabha s’occupe du tagine pendant qu’Aicha et Mourad indolents sirotent leur thé. Mamie Touda, qui n’a plus souvent l’occasion de sortir semble apprécier la situation. Elle a retrouvé un peu de vitalité après son accident vasculaire de l’année dernière, mais la paralysie de son coté gauche lui interdit la position verticale. Le dos bien calé par des coussins contre le mur de la maison, elle tient cependant assise les jambes allongées ; et ce n’est pas goûter à un plaisir minuscule que de pouvoir partager le coucher du soleil sur Tagoujimt n’ouzdoud avec ses enfants et petits enfants, mais bien un de ces moments salutaires qui vous rattache à la vie. Un chant monte de la rivière, une femme ramasse son linge mis à sécher sur les rochers ; des gosses pêchent un peu plus loin ; immobiles ça et là, des mulets hument la brise encore tiède et parfumée Oulghazi irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés.
Ba Ou Ali nous a rejoints. Asserdoun est nourri, son harnachement rangé. La journée du fils ainé commencée à l’aube ce matin par la recherche d’une charge de bois, suivie du travail d’irrigation des parcelles familiales, puis de quelques heures de maçonnerie du petit hammam dont jouira bientôt la famille, est enfin achevée. Sa sœur Rabha lui tend un verre de thé. Il en refroidit une moitié dans un autre verre, le tend à sa mère, s’assoit à son coté et commence à lui masser tendrement le bras paralysé. Zimba sort de la cuisine avec une pile de crêpes chaudes, Mohamed arrive avec un bol d’huile d’olive et une assiette d’amandes et de noix, Aïcha remet une tournée. L’ombre arrive sur la maison de Saïd, les falaises de Tagoujimt n’ouzdoud ne vont pas tarder à brûler. Les senteurs épicées qui s’échappent du tagine posé à l’écart sur un lit de braises, nous inviteront bientôt au rituel lavage des mains.
Les paroles se font rares, les sens l’emportent sur toute autre activité.
Dans l’Atlas il y a ces randonnées solitaires, hier avec Rantanplan aujourd’hui «orphelin» de ce brave compagnon. Des moments bien face à soi, et c’est bon car je le veux ainsi, quoiqu’il arrive, même s’il est difficile de faire admettre ou comprendre cette recherche de solitude aux membres d’une société qui fait de l’entraide, du partage et de l’hospitalité, valeur et conscience commune.
Refuser alors respectueusement l’offre du gîte et du couvert à un hôte n’est pas chose aisée dans une langue étrangère ; que dire alors de la confusion au matin suivant quand celui-ci débarque à mon emplacement de bivouac avec une ou deux galettes de pain encore tièdes. Je ne peux qu’accepter en remerciant, avec gêne et grand sourire aghrom n’ouabrid, ce « pain pour le chemin » qu’il reste à parcourir. Mais au-delà de cette hospitalité passagère, toujours noblement et simplement offerte, il peut y avoir la naissance d’amitiés profondes et parfois l’immersion totale dans des familles d’accueil. Dans la vallée d’Anergui je jouis de ces privilèges. Dans ce climat de confiance mutuelle la jeune fille ne se cache plus mais sourit, l’enfant redevient espiègle, l’homme raconte l’histoire de sa tribu, le vieillard se souvient, les portes de la djemaa ou de la cuisine s’ouvrent sur la vie berbère. Il m’est bien difficile de trouver les mots justes pour qualifier la qualité et le bonheur inhérents à ces tranches de vie partagées. Alors je me contente de décrire le moins maladroitement possible quelques-uns de ces moments.
Quand le jour s’éteint lentement et que l’air se fait plus doux et caressant, les terrasses deviennent lieu de séjour familial. On s’y détend après une journée de labeur, on converse, on joue de la musique ou on chante. On goûte au spectacle environnant, à la douceur de vivre, au bonheur d’être simplement là en famille ou entre amis. Aujourd’hui c’est sur la terrasse de la famille Bekhich dans un été à son apogée.
L'assif Melloul à retrouvé sa pureté, les moissons ont été bonnes, des labours sont en cours pour les deuxièmes semailles et dans les jardins la luzerne déjà haute exhibe fièrement son vert tendre. Sur le parvis de la maison, une natte en palmier nain à même le sol, quelques coussins remplis de laine brute, une table basse, un plateau pour les verres, le brasero et la théière à portée de main, toute la famille profite de la douceur du soir.
Étendu dans son burnous, les jambes repliées, le capuchon rabattu sur la tête, le vieil Ali dort paisiblement. Des chants d’oiseaux et le braiment d’un âne solitaire de l’autre coté de la rivière ne troublent pas le calme de cette fin de journée. Une averse est tombée en début de matinée, maintenant un soleil doux lustre le vert tendre des feuillages et fait miroiter quelques petites flaques dans le creux des rochers. Parfois des nuages viennent rompre cette harmonie, mais le vent des hauteurs les poussent rapidement vers le fond de la vallée. En contre bas de la maison, Ba Ou Ali finit de labourer pour son père une nouvelle parcelle gagnée de haute lutte sur le lit de la rivière après le retrait de la dernière crue. Il sait que de riches alluvions ont été déposées sous l’épaisse couche de cailloux. Alors le père et les fils les ont enlevés un à un pour nettoyer le sol et constituer les murets entre les nouvelles petites parcelles. Ils y sèmeront l’orge à l’automne et le vieux chantera pour demander à l’eau de ne pas remonter avant la récolte. Ses provisions de farine pour l’année prochaine en dépendent. Quelques parcelles saccagées par une crue et ce sont des bêtes de plus à négocier au souk dont le revenu permettra d’acheter les sacs de farine manquants pour l’hiver.
Dans la pente vers la maison de Saïd, une fillette pousse des chèvres lascives. Pas pressées de rentrer, elles divaguent ça et là, grattent le sol, cherchent et trouvent encore quelques pousses. La femme de Khella, allias Baguemouj, le voisin noir des Bekhich, brasse les fagots d’herbe qui sèchent sur son toit. Les deux petits derniers de la fratrie Ou Bekhich, Rachida trois ans, et son cousin Hassan d’un an son ainé, jouent avec le chaton rachitique ramassé jeudi au souk par le patriarche. La petite chatte famélique chargée de veiller à un équilibre tolérable de rongeurs dans les environs est morte la semaine dernière mordue par le molosse du voisin qui n’aura pas accepté de partager avec elle sa maigre pitance.
Comme toujours Rabha s’occupe du tagine pendant qu’Aicha et Mourad indolents sirotent leur thé. Mamie Touda, qui n’a plus souvent l’occasion de sortir semble apprécier la situation. Elle a retrouvé un peu de vitalité après son accident vasculaire de l’année dernière, mais la paralysie de son coté gauche lui interdit la position verticale. Le dos bien calé par des coussins contre le mur de la maison, elle tient cependant assise les jambes allongées ; et ce n’est pas goûter à un plaisir minuscule que de pouvoir partager le coucher du soleil sur Tagoujimt n’ouzdoud avec ses enfants et petits enfants, mais bien un de ces moments salutaires qui vous rattache à la vie. Un chant monte de la rivière, une femme ramasse son linge mis à sécher sur les rochers ; des gosses pêchent un peu plus loin ; immobiles ça et là, des mulets hument la brise encore tiède et parfumée Oulghazi irrigue ses champs, l’eau… la vie, pain et fourrage assurés.
Ba Ou Ali nous a rejoints. Asserdoun est nourri, son harnachement rangé. La journée du fils ainé commencée à l’aube ce matin par la recherche d’une charge de bois, suivie du travail d’irrigation des parcelles familiales, puis de quelques heures de maçonnerie du petit hammam dont jouira bientôt la famille, est enfin achevée. Sa sœur Rabha lui tend un verre de thé. Il en refroidit une moitié dans un autre verre, le tend à sa mère, s’assoit à son coté et commence à lui masser tendrement le bras paralysé. Zimba sort de la cuisine avec une pile de crêpes chaudes, Mohamed arrive avec un bol d’huile d’olive et une assiette d’amandes et de noix, Aïcha remet une tournée. L’ombre arrive sur la maison de Saïd, les falaises de Tagoujimt n’ouzdoud ne vont pas tarder à brûler. Les senteurs épicées qui s’échappent du tagine posé à l’écart sur un lit de braises, nous inviteront bientôt au rituel lavage des mains.
Les paroles se font rares, les sens l’emportent sur toute autre activité.
Bonjour,
Aux inconditionnels du Maroc : l'hôtel Chems à Marrakech est-il un bon plan ?
Merci
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un pourrait m'aider pour obtenir une attestation de réservation d'hôtel sur la région de Casablanca afin que j'obtienne mon visa.
Je ne sais pas comment procéder et j'ai très peu de temps, merci d'avance.
bonjour
nous partons au maroc en février 15 jours pour rester 2 jours à marrakech et ensuite le désert; j'aimerai vos conseils pour
- quelle agence centre marrakech pour louer voiture ? faut il 4x4 sachant que nous allons vers désert
- nous souhaitons passer par Ai Ben hatou, merzouga, skoura, Tazarine et Alnif, qu'en pensez vous ? route praticable ?
- je doute des températures en journée et soirée; faut il prendre doudoune ?
- est ce mieux de retirer argent sur place ou faire change ?
- avez vous des conseils d'hebergements dans endroit sympa pas trop cher mais typique et accuiellant ?
- quel est le nombre d'heures de vol entre nice et marrakech ?
Merci d'avance pour vos conseils précieux
hellÖÖ
pouvez vous me dire si le Palais badi se visite et si celà est intéressant, combien de temps prévoir? avez-vous déjà utilisé Medinabike.ma
je ferai bien une location de qq heures pour faire le tour des remparts , 20 kms 😛 mais cé tout plat, et puis aussi l'intérieur puisque les scoot y vont bon train ! 😕
Meurciii
Meurciii
Hello !
J'avais posté il y a quelques temps des messages concernant la pertinence de faire un petit voyage au Maroc avec ma fille de 5 ans. Manifestement c'était pertinent et j'ai réservé les billets pour nous deux !
Du coup, nous partons à Marrakech du samedi 11 février au mercredi 15. Reste à savoir ce que l'on fera une fois sur place. J'ai bien conscience que 4 jours à Marrakech, c'est génial pour un enfant. Je connais bien la ville et je sais qu'il y a plein de choses à faire.
Sauf que ma fille n'arrête pas de me tanner avec le désert. Mais pour elle, le vrai désert, c'est pas les pierres, c'est le sable ! Les balades en dromadaire, dévaler les dunes le cul sur le sable, dormir dans un bivouac, voir des gens avec des gros chèches bleus sur le visage...
Au départ, je pensais louer une voiture deux jours et l'emmener faire un tour du côté d'Aït Benhadou et de passer la nuit à l'oasis de Fint. Mais les dunettes les plus proches sont à Tazzarine (soit 2h30 de voiture en plus).
Du coup je me tâte. Ils organisent des excursions de 2 jours 1 nuit vers Zagora depuis Marrakech, mais un peu peur de passer mon temps en voiture... Ou alors 3 jours 2 nuits ? Dans ce cas, ça ne laisserait qu'une demi journée à Marrakech...
En outre, j'aimerais louer une voiture, mais un peu peur que le col de Tishka soit bloqué par la neige. Et pas envie de conduire sur la neige avec mon trésor à l'arrière.
Bref, que feriez-vous à ma place ?
Merci !!!
J'avais posté il y a quelques temps des messages concernant la pertinence de faire un petit voyage au Maroc avec ma fille de 5 ans. Manifestement c'était pertinent et j'ai réservé les billets pour nous deux !
Du coup, nous partons à Marrakech du samedi 11 février au mercredi 15. Reste à savoir ce que l'on fera une fois sur place. J'ai bien conscience que 4 jours à Marrakech, c'est génial pour un enfant. Je connais bien la ville et je sais qu'il y a plein de choses à faire.
Sauf que ma fille n'arrête pas de me tanner avec le désert. Mais pour elle, le vrai désert, c'est pas les pierres, c'est le sable ! Les balades en dromadaire, dévaler les dunes le cul sur le sable, dormir dans un bivouac, voir des gens avec des gros chèches bleus sur le visage...
Au départ, je pensais louer une voiture deux jours et l'emmener faire un tour du côté d'Aït Benhadou et de passer la nuit à l'oasis de Fint. Mais les dunettes les plus proches sont à Tazzarine (soit 2h30 de voiture en plus).
Du coup je me tâte. Ils organisent des excursions de 2 jours 1 nuit vers Zagora depuis Marrakech, mais un peu peur de passer mon temps en voiture... Ou alors 3 jours 2 nuits ? Dans ce cas, ça ne laisserait qu'une demi journée à Marrakech...
En outre, j'aimerais louer une voiture, mais un peu peur que le col de Tishka soit bloqué par la neige. Et pas envie de conduire sur la neige avec mon trésor à l'arrière.
Bref, que feriez-vous à ma place ?
Merci !!!
Bonsoir,
J'ai reperé un billet d'avion pas cher pour Marrakeche avec la compagnie Easyjet. L'avion atterrit à 18h30 et je dois me rendre à casa. Le train part à 20h45. Es ce que j'aurai le temps de passer la douane, récupérer les bagages, de faire un peu de change , de prendre un taxi et d'attraper le train? sachant que je ne suis pas seul et que je suis accompagné par mon épouse et bébé. Merci d'avance pour votre aide.
Cordialement.
J'ai reperé un billet d'avion pas cher pour Marrakeche avec la compagnie Easyjet. L'avion atterrit à 18h30 et je dois me rendre à casa. Le train part à 20h45. Es ce que j'aurai le temps de passer la douane, récupérer les bagages, de faire un peu de change , de prendre un taxi et d'attraper le train? sachant que je ne suis pas seul et que je suis accompagné par mon épouse et bébé. Merci d'avance pour votre aide.
Cordialement.
Bonjour!!
Depuis 1 janvier 2017 en Espagne l'ambassade a compliqué largement les formalités pour demander le visa pour le Mali; maintenant ils nous obligent aller déposer personellement à Madrid les papiers et y retourner personellement le récuperer.
Je dois partir par avion à Bamako et je pensait à faire escale 2 ou 3 jours à Rabat pour le tramiter là bàs comme solution plus facile.
Quelq'un saurait si le consulat Mali à Rabat donne les visas assez facilement comme d'habitude? (j'ai fait ça il y a 2 ou 3 ans et ils donnait le visa pour le lendemain)
Merci d'avance pour les infos!!
(et excusez mon français écrit..)
graciasss!
Laia
Bonjour à tous
J'envisage de retourner au Maroc, ce printemps, avec un Piaggio MP3 400cc. Pas de pistes, mais du goudron jusqu'à Zagora, Agadir, en passant par Fès, Meknès, Ouarzazate, Marrakech etc...
Quelqu'un a-t-il déjà fait ce voyage avec ce genre de véhicule ? Ce qui m'inquiète c'est de savoir si, en cas de panne, je trouverai un mécano qui connait ce modèle, la marque et éventuellement les pièces de rechanges.
J'ai déjà fait ce voyage avec une Yamaha, pas de problèmes, Piaggio n'a pas la même fiabilité.
Merci pour vos réponses.
bonjour
y a t-il un train sur la liaison : marrakech >> el jadida el jadida >> casablanca
merciii 🙂
y a t-il un train sur la liaison : marrakech >> el jadida el jadida >> casablanca
merciii 🙂
Bonjour;
Je me suis rendu plusieurs fois au Maroc avec ma voiture.
En ce qui me concerne, je vous conseille d'acheter vos billets "Ferry" directement à la "gare maritime" où vous trouverez le panneau affichant tout le choix des compagnies et horaires , exactement comme quand vous prenez votre billet directement à l'aérogare ou gare de chemin de fer,
Je n'ai rien contre certaines agences qui peuvent être très compétentes et sérieuses, mais je me suis fait arnaquer par des vendeurs à "la sauvette" et aussi une fois dans une agence sur place.
Pour le Maroc, je partais d'Algésiras, mais c'est valable dans tous les ports "ferry" je présume.
La nuit m’avait surpris, divine, piquée d’une myriade d’étoiles magnifiées par l’absence de lune. Un malaise me gagnait insidieusement à fur et mesure des réminiscences de l’après midi.
J’hésite à me rouler un stikounet, y renonce ; parfois l’effet est désastreux, accentue le spleen, me renvoie aux pires pensées, au plus profond des méandres de mon inconsistance du moment. C’est ce qui a dû se passer avec celui fumé en fin d’après midi en compagnie de Saïd, un des fils Ou Bekhich venu pleurer tout son soûl au gîte.
Analepse. Alerté par les cris de Saïd et ceux de Rabha j’ai dévalé la colline comme je ne l’avais jamais fait. Rabha avait découvert sa mère affalée dans l’étable. Ils la transportaient dans la maison et j’eus vite fait d’établir le diagnostic : bouche de travers, yeux hagards, membres du coté gauche inertes, elle venait d’être victime d’un AVC. Je leur ai expliqué le dramatique de la situation. L’hôpital le plus proche est à plus de quatre-vingt kilomètres, soit pas loin de trois heures sur ces routes de montagne, sans compter le temps nécessaire pour trouver un chauffeur et faire venir l’ambulance de la vallée pour le transport… Il y avait urgence ! Mais le vieux en avait décidé autrement. Prévenu par le petit Nordine qui avait couru jusqu’au souk, il avait fermé sa boutique, trouvé son fils Ba et envoyé un messager jusqu’aux Ayt Khoya quémander la guérisseuse locale. Pour lui ce ne pouvait être un problème au niveau de la tête, c’était les membres de sa femme qui ne fonctionnaient plus. Avec quelques massages, cataplasmes et formules magiques elle serait sur pied dans peu de temps ! Je n’ai pas réussi à le convaincre de la gravité de la situation mais Saïd avait compris, son frère Ba Ou Ali aussi et ils vinrent en renfort pour persuader le vieux. Celui-ci ne voulut pas en démordre. Elle n’ira pas à l’hôpital. Dans les pleurs des filles et des voisines, les cris, et l’émoi généré par la nouvelle de l’accident, nous avons attendu deux heures l’arrivée de la guérisseuse. Seul le vieux semblait détaché de l’événement. Il avait imposé son avis par autorité patriarcale et égrenait maintenant son chapelet à l’écart de l’agitation générale. Révolté j‘ai assisté à la scène avec la sorcière. Je ne discuterai pas les remèdes de la dame en matière de douleurs dentaires ou brûlures d’estomac, mais j’ai un sérieux doute sur ses capacités à résorber les séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’avenir le dira, mais je me suis quand même fâché tout rouge en apprenant qu’elle voulait même brûler les médicaments contre le diabète de la mamie. Ba Ou Ali et Saïd ont fini par admettre que ces médicaments étaient indispensables à leur mère. Après avoir énuméré la liste des composants nécessaires à la préparation de je ne sais quelle potion à étaler sur les membres de la malade tous les matins, la matrone est partie en me jetant un œil noir. Ba Ou Ali est parti au souk chercher les ingrédients manquants, Rabha, Aïcha et trois voisines sont restées au chevet de la maman, et je suis remonté au gîte avec Saïd. Il avait complètement perdu le nord et entre quelques bouffées de kif m’a demandé si nous pouvions mettre le cap sur ma gourde orange. Je ne pouvais pas lui refuser. Un ou deux verres en plus des quelques pipes ne lui feraient de toutes façons pas plus de mal, et l’aideraient certainement pour un sommeil peut-être difficile à trouver au vu des circonstances. Je me rappelle que Saïd a ensuite roulé trois pétards coup sur coup. Je n’ai accepté que le dernier que nous avons fumé devant la terrasse ; lui psalmodiant face aux étoiles, moi silencieux, accablé et impuissant. Puis il m’a remercié, assuré que la Baraka de son Dieu serait toujours sur moi et longuement embrassé avant de disparaître dans la pente entre nos maisons../...
Voilà comment j’ai fini là, bien stone, effondré sur le tapis qui ménage mes vieux os durant les longs moments passés sur cette terrasse. Voilà comment j’ai fini là, accablé et bien triste, pensant à ma maman partie quelques mois après avoir subi la même mésaventure que cette mamie. A coté de moi, la gourde orange… et un verre à moitié plein posé sur le plateau où reposent les ingrédients de mon sédatif atlastique *. Je l’avale cul-sec. L’alcool brûle un court instant puis il laisse la place aux épices, au parfum d’orange et de menthe. Pendant quelques secondes je reste comme suspendu dans une bulle. Au travers de ses parois, entre opacité et transparence, apparaissent des petites lueurs floues. Il me faut un temps pour réaliser que ce sont trois lampes-torche entre les arbres de l’autre coté de la rivière. Dans la nuit les chiens font leur devoir et signalent tout va-et-vient et mouvement dans l’obscurité. L’un d’eux s’est déclenché clairement au passage des lampes et a entraîné d’autres comparses voisins dans un tapageur récital canin. Ce sont les retours tardifs du souk. L’une des lampes se sépare de ses compagnes pour se diriger vers la piste et s’engager dans les gorges. Askemod ou Timquit, les deux hameaux qui se font face dans des replats dominant les gorges où habite certainement ce voyageur nocturne - il ne peut en être autrement- sont à environ cinq heures de marche d’ici… à mon rythme. Au moins à quatre heures au pas d’un montagnard berbère. Au départ, une heure et demie de parcours plat mais très inconfortable sur une piste défoncée, victime des glissements de terrain de cet hiver. Un parcours difficile rendu encore plus pénible par l’obligation de quelques traversées à gué, eau jusqu‘aux genoux et courant dangereux aux endroits où des éboulements monstrueux ont déversé des tonnes de roches et de pierres dans la rivière après avoir, au passage, emporté la piste sur plusieurs dizaines de mètres. Une heure et demie au fond des gorges disais-je donc. Il en manque encore deux mais cette fois-ci de rude montée sur un chemin muletier jusqu’aux premières maisons de l’un ou l’autre hameau. Peut-être plus encore, s’il habite haut dans les dernières maisons isolées. Pour avoir effectué deux fois, et de jour, le trajet cette saison, je peux mesurer la galère qui attend notre homme ! Certes c’est un montagnard local qui aura déjà effectué ce trajet de nombreuses fois, qui connait les passages scabreux et les possibilités de gué, mais quand même… ! Je me prépare un autre verre de mixture, le bois à sa santé en lui souhaitant bon courage ! Malgré la petite fraîcheur ambiante et mon malaise général je préfère être à ma place qu’à la sienne. Je vais m’installer sur le toit de la cuisine du gîte. Une natte, un vieux tapis épais, deux coussins, une couverture et Yan Anderson dans le baladeur suffisent à mon confort. De là-haut, les roseaux qui protègent en journée la terrasse du soleil ne gêneront plus l’observation de mon tableau nocturne. La demi-douzaine de lampadaires visible au loin vers la place du souk et les maisons dans les pentes de l’autre rive de l’assif à quelques sept ou huit cent mètres ne gênent pas la vision sublime du ciel et des étoiles. Quelques lueurs à travers les fenêtres trahissent les couche-tard. Les chiens se sont tus après le passage des voyageurs nocturnes. Reste le ronronnement de la rivière en contrebas, la voute céleste et sa voie lactée, la flute apaisante de Ian Anderson, le chat endormi à proximité. Au loin, sur les hauteurs des Ayt Aïssa, des appels et des bruits agrandissent la nuit et la rendent plus profonde. Je ne sais pas nager. Elle m’engloutit avec un autre verre. Je ferme les yeux..../...
Je n’ai pas vu l’aube pointer ses premières lueurs derrière les falaises de Tagoujimt ; c’est la piqure du soleil au franchissement de la crête qui m’a tiré du sommeil. Ian Anderson a eu raison de la batterie du baladeur. A coté de moi, la gourde orange… vide. Ce matin je me souviens. Rabha ne va pas tarder à monter avec aghrom. Le thé infuse, c’est un autre jour, j’ai besoin de bouger ! Je serai à Ouriz avant la grande chaleur de la mi-journée.
* Recette du rhum arrangé façon Wihalane : Une bonne rasade de rhum dans un demi-verre de thé bien fort, une cuillère à café de sucre roux, une pincée de cannelle, une autre de gingembre moulu, trois brins de menthe et un morceau de citron vert ou un quartier d’orange séchée non épluchée, gardé pour la circonstance avec d’autres morceaux en cas de pénurie de citron vert.
Analepse. Alerté par les cris de Saïd et ceux de Rabha j’ai dévalé la colline comme je ne l’avais jamais fait. Rabha avait découvert sa mère affalée dans l’étable. Ils la transportaient dans la maison et j’eus vite fait d’établir le diagnostic : bouche de travers, yeux hagards, membres du coté gauche inertes, elle venait d’être victime d’un AVC. Je leur ai expliqué le dramatique de la situation. L’hôpital le plus proche est à plus de quatre-vingt kilomètres, soit pas loin de trois heures sur ces routes de montagne, sans compter le temps nécessaire pour trouver un chauffeur et faire venir l’ambulance de la vallée pour le transport… Il y avait urgence ! Mais le vieux en avait décidé autrement. Prévenu par le petit Nordine qui avait couru jusqu’au souk, il avait fermé sa boutique, trouvé son fils Ba et envoyé un messager jusqu’aux Ayt Khoya quémander la guérisseuse locale. Pour lui ce ne pouvait être un problème au niveau de la tête, c’était les membres de sa femme qui ne fonctionnaient plus. Avec quelques massages, cataplasmes et formules magiques elle serait sur pied dans peu de temps ! Je n’ai pas réussi à le convaincre de la gravité de la situation mais Saïd avait compris, son frère Ba Ou Ali aussi et ils vinrent en renfort pour persuader le vieux. Celui-ci ne voulut pas en démordre. Elle n’ira pas à l’hôpital. Dans les pleurs des filles et des voisines, les cris, et l’émoi généré par la nouvelle de l’accident, nous avons attendu deux heures l’arrivée de la guérisseuse. Seul le vieux semblait détaché de l’événement. Il avait imposé son avis par autorité patriarcale et égrenait maintenant son chapelet à l’écart de l’agitation générale. Révolté j‘ai assisté à la scène avec la sorcière. Je ne discuterai pas les remèdes de la dame en matière de douleurs dentaires ou brûlures d’estomac, mais j’ai un sérieux doute sur ses capacités à résorber les séquelles d’un accident vasculaire cérébral. L’avenir le dira, mais je me suis quand même fâché tout rouge en apprenant qu’elle voulait même brûler les médicaments contre le diabète de la mamie. Ba Ou Ali et Saïd ont fini par admettre que ces médicaments étaient indispensables à leur mère. Après avoir énuméré la liste des composants nécessaires à la préparation de je ne sais quelle potion à étaler sur les membres de la malade tous les matins, la matrone est partie en me jetant un œil noir. Ba Ou Ali est parti au souk chercher les ingrédients manquants, Rabha, Aïcha et trois voisines sont restées au chevet de la maman, et je suis remonté au gîte avec Saïd. Il avait complètement perdu le nord et entre quelques bouffées de kif m’a demandé si nous pouvions mettre le cap sur ma gourde orange. Je ne pouvais pas lui refuser. Un ou deux verres en plus des quelques pipes ne lui feraient de toutes façons pas plus de mal, et l’aideraient certainement pour un sommeil peut-être difficile à trouver au vu des circonstances. Je me rappelle que Saïd a ensuite roulé trois pétards coup sur coup. Je n’ai accepté que le dernier que nous avons fumé devant la terrasse ; lui psalmodiant face aux étoiles, moi silencieux, accablé et impuissant. Puis il m’a remercié, assuré que la Baraka de son Dieu serait toujours sur moi et longuement embrassé avant de disparaître dans la pente entre nos maisons../...
Voilà comment j’ai fini là, bien stone, effondré sur le tapis qui ménage mes vieux os durant les longs moments passés sur cette terrasse. Voilà comment j’ai fini là, accablé et bien triste, pensant à ma maman partie quelques mois après avoir subi la même mésaventure que cette mamie. A coté de moi, la gourde orange… et un verre à moitié plein posé sur le plateau où reposent les ingrédients de mon sédatif atlastique *. Je l’avale cul-sec. L’alcool brûle un court instant puis il laisse la place aux épices, au parfum d’orange et de menthe. Pendant quelques secondes je reste comme suspendu dans une bulle. Au travers de ses parois, entre opacité et transparence, apparaissent des petites lueurs floues. Il me faut un temps pour réaliser que ce sont trois lampes-torche entre les arbres de l’autre coté de la rivière. Dans la nuit les chiens font leur devoir et signalent tout va-et-vient et mouvement dans l’obscurité. L’un d’eux s’est déclenché clairement au passage des lampes et a entraîné d’autres comparses voisins dans un tapageur récital canin. Ce sont les retours tardifs du souk. L’une des lampes se sépare de ses compagnes pour se diriger vers la piste et s’engager dans les gorges. Askemod ou Timquit, les deux hameaux qui se font face dans des replats dominant les gorges où habite certainement ce voyageur nocturne - il ne peut en être autrement- sont à environ cinq heures de marche d’ici… à mon rythme. Au moins à quatre heures au pas d’un montagnard berbère. Au départ, une heure et demie de parcours plat mais très inconfortable sur une piste défoncée, victime des glissements de terrain de cet hiver. Un parcours difficile rendu encore plus pénible par l’obligation de quelques traversées à gué, eau jusqu‘aux genoux et courant dangereux aux endroits où des éboulements monstrueux ont déversé des tonnes de roches et de pierres dans la rivière après avoir, au passage, emporté la piste sur plusieurs dizaines de mètres. Une heure et demie au fond des gorges disais-je donc. Il en manque encore deux mais cette fois-ci de rude montée sur un chemin muletier jusqu’aux premières maisons de l’un ou l’autre hameau. Peut-être plus encore, s’il habite haut dans les dernières maisons isolées. Pour avoir effectué deux fois, et de jour, le trajet cette saison, je peux mesurer la galère qui attend notre homme ! Certes c’est un montagnard local qui aura déjà effectué ce trajet de nombreuses fois, qui connait les passages scabreux et les possibilités de gué, mais quand même… ! Je me prépare un autre verre de mixture, le bois à sa santé en lui souhaitant bon courage ! Malgré la petite fraîcheur ambiante et mon malaise général je préfère être à ma place qu’à la sienne. Je vais m’installer sur le toit de la cuisine du gîte. Une natte, un vieux tapis épais, deux coussins, une couverture et Yan Anderson dans le baladeur suffisent à mon confort. De là-haut, les roseaux qui protègent en journée la terrasse du soleil ne gêneront plus l’observation de mon tableau nocturne. La demi-douzaine de lampadaires visible au loin vers la place du souk et les maisons dans les pentes de l’autre rive de l’assif à quelques sept ou huit cent mètres ne gênent pas la vision sublime du ciel et des étoiles. Quelques lueurs à travers les fenêtres trahissent les couche-tard. Les chiens se sont tus après le passage des voyageurs nocturnes. Reste le ronronnement de la rivière en contrebas, la voute céleste et sa voie lactée, la flute apaisante de Ian Anderson, le chat endormi à proximité. Au loin, sur les hauteurs des Ayt Aïssa, des appels et des bruits agrandissent la nuit et la rendent plus profonde. Je ne sais pas nager. Elle m’engloutit avec un autre verre. Je ferme les yeux..../...
Je n’ai pas vu l’aube pointer ses premières lueurs derrière les falaises de Tagoujimt ; c’est la piqure du soleil au franchissement de la crête qui m’a tiré du sommeil. Ian Anderson a eu raison de la batterie du baladeur. A coté de moi, la gourde orange… vide. Ce matin je me souviens. Rabha ne va pas tarder à monter avec aghrom. Le thé infuse, c’est un autre jour, j’ai besoin de bouger ! Je serai à Ouriz avant la grande chaleur de la mi-journée.
* Recette du rhum arrangé façon Wihalane : Une bonne rasade de rhum dans un demi-verre de thé bien fort, une cuillère à café de sucre roux, une pincée de cannelle, une autre de gingembre moulu, trois brins de menthe et un morceau de citron vert ou un quartier d’orange séchée non épluchée, gardé pour la circonstance avec d’autres morceaux en cas de pénurie de citron vert.






