North Africa · Maroc
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PA
Pasqua40 11 years ago · Touda
Boucle Gorges de Todra
Bonjour, voyageant régulièrement au Maroc j'avais apprécié ma première approche des Gorges de Todra voici treize ans. Je serais ainsi désireux de m'enfoncer plus loin au Printemps 2016 et d'en faire la boucle Tinerhir > Ait Hani > Assoul > Amellagou > Tadighoust > Goulmima soit un peu plus de 3 heures, donc plus avec haltes selon l'itinéraires sur Michelin. Les forumeurs peuvent-ils me dire si la route de cette boucle est désormais goudronnée et praticable en voiture de tourisme lamda ? Séjour programmé début Avril 2016 donc évidemment dépendant de la saison, si neige j'aviserais à ce moment là... Merci de vos avis et conseils.
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VI
Virginie6000 11 years ago · Mathews
Route d'Imlil au col Tizi Tamatert
Bonsoir,

J'aimerai savoir si quelqu'un a fait la route Imlil jusqu'au col tizi n'Tamatert par la route goudronnée pour rejoindre Tacheddirt ? Peut-on aller aussi au col tizi m'Zik en voiture ?

Cordialement.
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RA
Rafalou 11 years ago · Moum340
Cherche carrossier-peintre au Maroc
Bonjour à toutes et à tous,

Je pars en début d'année avec mon amie pour un road-trip marocain d'environ 5 000 km. Mon véhicule étant assez âgé, il a besoin d'un bon ravalement de façade (travaux carrosserie et peinture).

Certains d'entre vous auraient-ils de "bonnes adresses" pour un travail de peinture sur notre fourgon aménagé? Si possible dans le nord du royaume, mais après je suis preneur de tous vos tuyaux!

Cordialement!
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VI
Virginie6000 11 years ago · Aoreora
Désert d'Agafay (Maroc)
Bonjour,

J'aimerai savoir, s' il vous plait, si quelqu'un est déjà parti au désert d'Agafay ? Si oui, pouvez-vous me partager votre expérience ? J'aimerai savoir quelles sont les activités à faire, combien de temps elles durent et à quel tarif ?

Aussi, en partant d'Asni quelle direction faut-il prendre pour y aller ?

Merci d'avance.

Cordialement.
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ET
Etchelecou 11 years ago
Boucle dans l'Anti-Atlas: impressions quotidiennes...
Un tour dans l'Anti-Atlas J'ai construit une boucle à partir d'Agadir (du 14 au 28 novembre 2015 depuis Toulouse). C'est une combinaison d'échauffements le long de l'océan Atlantique, de montées de cols, d'oasis dans la montagne, de passages dans des zones un peu désertiques, de descentes modérées pour le retour vers Agadir. La carte avec les dates donne les prévisions journalières. J'ai pu respecter le programme avec une modification à la fin du périple du fait de l'obligation d'aller trouver un pneu neuf à Tafraout. Pour voir les photos jour après jour, aller sur mon site : etchelec.free.fr



Samedi 14 novembre 2015 Impensable ! Le drame terroriste d'hier soir nous laisse hébétés. L'ignominie n'a de sens que pour l'humain ... Comment peut-on basculer ainsi de l'amour à la haine, du respect de l'autre à la tuerie aveugle, du pardon à l'extermination ? Ce matin, la stupeur est partout. L'état d'urgence est décrété ... Partira, partira pas ? Si beaucoup de compagnies aériennes étrangères annulent momentanément les vols vers la France, le vol EasyJet pour Agadir est maintenu. Coïncidence ? Lors de mon dernier tour au Maroc, montant le Tizi n'Tichka et parti de Marakech de très bonne heure, mon fils m'annonce par téléphone que ce matin là s'est produit une énorme explosion à la place Jemaa-el-Fna de Marakech, soufflant un restaurant où j'avais pris une bière la veille au soir. Aujourd'hui, retour vers le Maroc avec encore une fois un assassinat aveugle à Paris. L'aéroport de Blagnac est étonnamment paisible : pas de police pas de militaire. Les gens éprouvent le besoin de sourire, sans doute pour se montrer qu'on n'a pas rêvé. L'enregistrement du sac contenant les bagages en sacoches se passe rapidement avec une hôtesse très souriante qui, de plus, m'accompagne pour étiqueter mon vélo joliment emballé dans un beau carton. C'est EasyJet : no problem. Pas de surprise, tout est en ordre. Sac en soute de 18 kg (pour 20 kg autorisés), vélo dans un carton (24 kg pour 32 kg autorisés) pour un aller-retour Toulouse-Agadir à 240 euros ... Un tarif de très loin inférieur à toutes les autres compagnies avec, en outre, un trajet direct, ce que ne fait aucune autre compagnie. Le passage sous le portique, l'annonce de la porte d'embarquement, les formalités douanières et de police, l'entrée dans l'avion, tout se fait dans un ordre exemplaire. Qu'Air France prenne de la graine d'EasyJet ! L'A320 est plein comme un oeuf : j'ai compté 150 sièges clients occupés, 4 hôtesses, les 2 pilotes et ... mon Mulet ! Le départ se fait avec 10 minutes d'avance, l'arrivée avec 15 minutes d'avance. Un atterrissage tout doux ... Tout va bien à Agadir : grand beau temps. Bagages, vélo compris, police, douane en une petite demi-heure. Mon nom sur une feuille blanche. Ahmid est là, le taxi. Mais ... une vieille mercedes berline sans porte-bagage. Aïe ! le vélo ... Pas de problème, Ahmid a tout prévu : on pose le carton couché à même le toit, il sort des bouts de ficelle du coffre, des dépliants publicitaires de l'office du tourisme pour que les ficelles ne cisaillent pas trop le carton, on ouvre les quatre glaces des portières et on.. serre. Le jeu latéral semble maîtrisé mais les coups de freins ou les accélérations un peu trop virils vont faire glisser le carton ! Mais non, c'est un raisonnement d'intellectuel pas de marocain. Je lui enjoins de ne pas dépasser 60 km/h et de passer les ronds-points à 20 km/h. Ahmid me fait plaisir. Il obéira. Mais ... une heure pour arriver aux Chtis d'Agadir, une auberge-restaurant tenue par un breton marié à une chti. Apparence très propre. On discute avec Didier, le patron, du match de foot d'hier soir et, évidemment, des événements terroristes. Je finis par me poser dans la chambre. Dîner à 20h, m'a-t-il dit (soit 21h en France avec le décalage horaire).

Dimanche 15 novembre 2015 Autour d'un mérou, poisson remarquablement cuisiné (accompagnement tomates, pommes de terre rehaussées par les senteurs de fines herbes dont le nom reste secret), je fais la connaissance de Serge Dupuis, un français habitué du Riad des chtis d'Agadir, qui connait le Rwanda, qui fait du vélo, qui a été universitaire. Je finis par comprendre que je suis en pays de connaissance avec même des amis communs. Curieux ! On a beau aller au fin fond de la planète, il y a toujours quelque chose qui n'est jamais inconnu. Seulement Serge a un vélo de 5,5 kg ! Je ne l'ai pas dit au Mulet (qui pèse tout nu 17 kg ...). Du coup, Didier, le propriétaire du Riad, s'est joint à nous. La soirée s'est donc un peu allongée ... Car, lui aussi, a eu un parcours professionnel atypique : avec un brevet professionnel d'électrotechnicien, il a voulu aller plus loin, a passé avec succès une maîtrise de droit par cours du soir, est devenu spécialiste en relations humaines chez France télécom puis a passé plus de dix années à Bruxelles à la Direction des ressources humaines. Jacques Delors et Martine Aubry sont pour lui presque de la famille. Aujourd'hui, suite à la rencontre de sa femme, il a composé ce riad avec compétences et gout certain. Plus de 90 nationalités différentes ont été hébergées dans son établissement. Ce matin, grand beau ... mais il est prévu du beau temps durant les deux semaines de mon périple. Trois objectifs : trouver à changer euros contre dirhams, remonter le vélo, acheter les provisions habituelles pour la survie. C'est dimanche, beaucoup de magasins sont fermés. Un bureau de change est à 500 mètres du Riad. En gros, c'est 10 dirhams pour 1 euro. Pour remonter le vélo, pas trop de difficultés non plus. Le carton n'a que très peu été abîmé durant le vol. Les pédales sont remises à l'endroit avec la clef de 15, le guidon est réinstallé avec un peu de mal pour serrer le gros écrou évitant au guidon de basculer vers l'avant, la selle est ajustée, la béquille retourne à sa place, les portes-bidons sont fixés, la roue avant est centrée, le compteur kilométrique remis en marche, les pneus sont gonflés avec 100 coups de pompe Lapiz (très ancien modèle mais qui permet de mettre les 4 bars nécessaires pour éviter au maximum les crevaisons), le rétroviseur est recalé, la trousse à outils suspendue à la selle Brooks. Après, direction le souk d'Agadir qui serait le plus grand d'Afrique. Je me dirige à pied avec le plan papier d'Agadir mais.. certains noms de rue ne sont pas les mêmes sur le plan papier et sur les panonceaux accrochés dans les rues. Au total, comme d'habitude en ville j'ai pris trois directions différentes avant de trouver la bonne. Comment ? En demandant. Il faut se méfier un peu car c'est toujours bon, toujours oui. J'ai suivi un papi qui y allait avec son petit-fils "parce qu'il avait bien travaillé à l'école". Porte 7 : c'est l'entrée pour trouver un pantalon ! Vu le soleil et les coups de soleil inévitables, il faut absolument que je me couvre les cuisses, sinon ce sera la biafine assurée tous les jours. Et, bien sur, je n'ai pris que des cyclistes courts et un short. Un pantacourt en coton est vite trouvé par "le frère du cousin qui en a". Je marchande à moitié prix. Il me fusille des yeux en me disant que c'est un pantalon de marque, que le prix que j'en donne est moins cher que ... Je me laisse amadouer et on finit par transiger aux deux tiers du prix initial. Mais, c'est vrai que la qualité semble être là. Donc, tout le monde est content. Un tajine ? pourquoi pas, au poisson ! Pas terrible néanmoins avec beaucoup d'arêtes. Et le thé ? oui mais le thé marocain ! avec la théière remplie à moitié de sucre et de menthe, et mélangé et remélangé au moins 7 fois pour être vraiment le meilleur thé du monde (bien meilleur à mon gout que le thé de Chine). Après, il me faut trouver mes aliments de survie. Je finis pas trouver des petites épiceries ouvertes (c'est dimanche) avec mon quota d'aliments et de boissons pour me rassurer : une bouteille d'1,5 litre de coca-cola, une bouteille d'1,5 litre de fanta, une bouteille 1,5 litre d'eau minérale, un croissant, une chocolatine, cinq bananes, cinq pommes. Au moins, ma tête sera tranquille avec les deux sachets lyophilisés de taboulé indien, quelques barres à la pâte d'amande, quelques bonbons acidulés piqués chez mon fils Thomas. Il me reste à tester mon vélo. La chaleur est très forte lorsque vers 15h je décide de repérer la sortie de la ville pour la direction Tiznit. Pas de souci : le vélo piaffe sans faire de bruit. Une bonne quarantaine de minutes néanmoins sont nécessaires pour respirer un peu mieux après l'embranchement vers l'aéroport international. Didier au Riad est au four et au moulin. Son établissement est plein. Il faut dire qu'il est recommandé par le guide du Routard 2015 et par Tripadvisor alors qu'il n'a rien demandé. Ce soir pas de dîner au Riad, Amina, son employée, ne travaillant pas le dimanche. Pour demain matin, comme je pars au lever du jour bien avant l'heure du déjeuner, j'aurai néanmoins de quoi m'alimenter avec un petit plateau dans la chambre. Service au top donc. Riad des Chtis d'Agadir : à fortement recommander pour 28 euros petit-déjeuner compris. Lundi 16 novembre 2015 - Chaud déjà ! Hier soir, Didier mon hôtelier m'a conseillé un couscous royal au restaurant Jardin d'Eau. Navette assurée, préparation personnalisée avec l'ajout d'huile d'argan "bio". Je n'en demandais pas tant. De fait, tout a été avalé goulûment. La préparation des légumes valait, à elle seule, le déplacement. Ce matin, 6h10, réveil. Nous étions six personnes du Riad à partir à 7h. Aussi, Didier s'est levé plus tot pour nous préparer le petit-déjeuner. Je lui laisse le carton-vélo, mon sac d'emballage des sacoches. Mon départ est remarqué au pied du Riad avec moult photos du bonhomme et son Mulet. L'air est frais mais très doux. La veste fluo est enfilée. Tout roule. Le repérage d'hier m'a bien aidé mais ... jusqu'à un certain moment car, bien sur, comme souvent dans les sorties de ville, je me perds. Avantage, j'ai traversé un immense marché en plein air en préparation. Quelques kilomètres en trop mais bon ... aujourd'hui ce n'est pas bien gênant. Il m'a fallu quand même 20 bons kilomètres pour sortir de l'agglomération d'Agadir. La vitesse tourne autour de 20 km/h ce qui, compte tenu du chargement, est correct. Le paysage reste assez lugubre : de grandes étendues avec, parfois, d'immenses serres de plastique, quelques rares troupeaux de brebis gardés par un jeune berger, puis, après une cinquantaine de kilomètres, des plantations de ce qui ressemble à des amandiers. Je me force à m'arrêter de temps à autre pour avaler quelques fruits secs, une banane et boire un coup (cocacola et fanta orange). Mais le Monsieur Soleil là-haut commence à me griller le crane. J'enfile le chapeau sous le casque. La chaleur ressentie baisse nettement. Fin de la deux fois deux voies : je suis sur la N1. Après, c'est un peu l'enfer avec les véhicules un peu larges pour un cycliste car, si le doublement de la chaussée est terrassé sur ma droite, c'est soit en contrebas de 40 centimètres soit à l'inverse par un relief impossible à utiliser en vélo. Et le gymkhana commence, l'oeil rivé dans le petit rétroviseur. La circulation est parfois très dense et parfois ... nulle : curieux ... J'ai eu à me balancer sur le bas-coté trois fois, mes sacoches refusant de serrer les fesses devant le camion qui arrivait derrière. Le vélo a tenu bon malgré les sauts. La chaleur est là, surtout avec le pic du soleil qui arrive. Tiznit se montre à l'horizon. Devant une station de carburants, un immense marché-vitrine à ciel ouvert : des marbres, des poteries, du carrelage, de la faïence. Très beau mais.. j'ai de plus en plus soif ! Direction l'hôtel des touristes (ça me va bien !) en pleine place de la médina de Tiznit. C'est une petite pension familiale recommandée. Accueil sympathique par Ahmed qui me dit que les marocains ne comprennent pas ce qui se passe en France : "qui est Daech ? Aucune des trois grandes religions du Livre (chrétiens, juifs, musulmans) ne peut être concernée par ces attentats. Ce que veulent les marocains ? Vivre tranquillement en famille et laisser la politique au Roi puisqu'il y en a un." Pas facile de trouver une bière ici. Des français m'indiquent le Mauritania. Finalement j'y mange un ... (devinez !) ... poulet frites, et je bois deux bières succulentes. C'est vrai qu'il commence à faire très chaud. Agadir - Tiznit, 7h15 - 12h30, 98 km +339 m -93 m

Mardi 17 novembre 2015 - Grosse journée Un peu plus de 100 km avec 3 cols, 1600 m de dénivellation montante cumulée, près de 10 heures de pédalage avec toutefois trois arrêts pour boire et manger un peu. Heureusement, la veille j'avais bien mangé. Mauritania, très sympa avec le cycliste. Double ration de brochettes, grosse salade riz tomate carotte. Ce matin, départ à 7h de Tiznit. Arrivée vers 17h pour profiter un peu du coucher de soleil, car je campe. Je suis monté avec grande économie de moyen pour faire les 100 km de la journée. J'écris dans ma petite tente donc dans une position pas très confortable. J'ai pris la route de Tafraout sur 70 km. Au départ, pas mal de circulation. Pourtant le jour se lève à peine. Les petits villages se succèdent, de plus en plus éloignés l'un de l'autre. Plus je monte plus le paysage invite à la sérénité. Deux premiers cols mais le troisième (col de Kerdous apparemment mais au Maroc pas facile de trouver le nom d'un col) est un vrai, un bon, quasi semblable en montée au Tizi n'Test. Aux carrefours, les directions sont en arabe. Alors, tempête sous mon crane surtout que ma tablette qui me permet de voir ma position par satellite (sur fond de carte siouplait) refuse de s'allumer. J'interroge : "c'est toujours tout droit mon ami" ... jusqu'au moment où je dois impérativement tourner au Sud. Ma tablette m'a pris en pitié et ... a daigné s'allumer, donc ma position s'est affichée et j'ai pu alors prendre la bonne piste très étroite mais asphaltée jusqu'à Aghoudid. Très bel itinéraire après 80 km. On ondule en altitude sans village mais avec des terres proches griffées par un tracteur, et avec moult pierres. Depuis le lever du jour et tout le long de l'itinéraire, j'entends le même chant d'oiseau. A le voir, je crois bien que c'est une espèce d'alouette. J'ai monté la tente après quelques kilomètres de piste tout-terrain un peu plus loin qu'Aghoudid. Le vélo saute pas mal mais il faudra qu'il tienne car demain pour atteindre Amtoudi, ce sera de la piste cross tout le temps. Tiznit - 3 km après Aghoudid, 102 km, +1675 m -547 m

Mercredi 18 novembre 2015 - Amtoudi, un agadir somptueux La nuit sous tente a été sans vent, calme. Pas un animal n'est venu roder. Lever de soleil multicolore au milieu d'un paysage naturel à 360°. Haro sur le Mulet ! Il saute, se cabre, glisse mais reste toujours d'aplomb. La piste est en descente la plupart du temps et ... bon choix dans ce sens car pour remonter ce terrain défoncé il aurait fallu sortir les tripes ! Cahin caha à petite vitesse - je crains toujours la petite faute sur ce type de terrain car les conséquences peuvent être imprévisibles, pas un chat ne passant à l'horizon ... sauf un âne trottinant tout seul avec empressement ! Les kilomètres défilent lentement, quelques gués chaotiques à franchir, des terrains agricoles apparaissent. Là-bas, au loin, un âne tire une araire qu'un homme essaie de tenir droite. M'approchant, je me demande bien ce qu'il compte cultiver : il n'y a que des pierres que le soc bouge à peine sans un quelconque sillon. J'applaudis le monsieur et l'âne. Il me répond en faisant de même. A un méandre de l'oued, un bel ensemble potager que fignolent des femmes arrachant, plantant, papotant ... La piste s'améliore. Bientôt la sortie et la rencontre avec la vraie route, bien asphaltée celle-là, qui me conduit en retournant au Nord, vers Amtoudi. Amtoudi, ce village dont personne ne connait le nom sauf ses habitants. Hier, j'ai eu toutes les peines du monde à me renseigner. Mais, mon tracé sur la carte et le point gps où je me trouvais coïncidaient parfaitement. J'étais donc sur la bonne voie. Un haut lieu du tourisme mais sans touristes. L'auberge "On dirait le Sud" vantée dans tous les guides comme le lieu où séjourner, est fermée. Le patron a mis la clef sous la porte. A Tiznit, le jeune Abdou de l'hôtel des touristes m'a dit que je devais contacter Abdou (un autre bien sur) à Amtoudi. J'ai donc demandé Abdou de la part d'Abdou, et je tombe sur le fils d'Abdou qui s'appelle Mohamed. Pas de problème, tu as faim, on va te faire à manger, tu cherches une chambre, pas de problème, on va te trouver cela. Mais c'est vrai que j'avais très soif et très faim. Je rentre dans la première boutique trouvée et je refais le plein de boissons et de nourriture de survie. Hier soir, j'avais très très soif ayant pourtant bu quatre litres dans la montée des trois cols. Chez Abdou, je suis comme un pacha : tout un appartement tout confort qu'Abdou gère pour des propriétaires français absents. J'ai faim donc de suite omelette thé marocain (le vrai, autre chose que le thé d'Agadir). Tout là haut à 300 mètres au-dessus est pitée une extraordinaire forteresse dénommée ici agadir Id Aissa qui est admirablement conservée (XIIe). J'y monte à pied en un demi-heure après qu'Abdou ait téléphoné au gardien qui là-haut fait la visite. C'était principalement un grenier où l'on stockait de la nourriture : orge, mais, carottes, amandes ... Mais c'était aussi un gigantesque rucher disposé en étages avec des ruches horizontales cylindriques comme on en trouve encore quelques exemplaires en Aragon (l'arnaaragonaise). Aujourd'hui, plus de ruches car, aux dires du gardien, plus de nourriture pour les abeilles. Cet agadir permettait aussi aux populations de se réfugier en cas de razzias, plusieurs citernes d'eau recueillant les eaux de pluie ayant été creusées et fonctionnant encore. L'ensemble est bati en pierres séches. Quelques gravures rupestres tout en haut de cette fortification. Très, très beau ! Tajine de poulet à la descente, chez Abdou bien sur qui m'allume la télévision avec les dernières nouvelles sur la recherche des terroristes dans la région parisienne. "Tu ne veux pas aller voir La Source ?". Abdou aime montrer les petits trésors de son village. "Tu suis le bord de l'oued, c'est tout droit, tu arrives devant un autre agadir et c'est plus loin au fond ! Tu veux un guide ?" Fier comme un basque pas fatigué, je lui réponds que je vais bien trouver ! De fait, on peut difficilement se tromper car il faut suivre une gorge rocheuse dont le fond est pourvu d'une luxuriante végétation. Sauf qu'il faut une bonne heure pour y aller. Un cheminement se devine d'abord le long du petit canal d'écoulement qui alimente le village en eau, ensuite en écartant les branchages tout en regardant le ciel pour pointer la bonne direction, enfin quelques pas sur des gros rochers qui surplombent une puis deux très belles cascades. Très agréable cette petite balade à l'ombre des parois rocheuses de la gorge. Journée un peu éclectique mais plein de belles choses et un petit repos aussi pour regonfler les batteries. Du coup, j'ai probablement trois fois plus de liquide que de besoin, et plein de vaches qui rit ! Au diable l'hypoglycémie ... Au fait, si vous allez à Amtoudi, ne pas hésiter à contacter Abdou Amoudi. Aghoudid + 3 km de piste (tente) - Amtoudi, 31 km (dont 25 de piste), +686 m -1233 m

Jeudi 19 novembre 2015 - Aux portes du désert Je suis parti d'Amtoudi ce matin avec un peu de regret, tant ce site est remarquable et mon hôte Abdou accueillant. "Quand tu reviendras, je te ferai visiter en 4x4 toute la région". Car Amtoudi n'est que le nom de la région et ce n'est qu'avec le succès touristique de l'agadir Id Aissa que l'on a attribué le nom d'Amtoudi au douar Id Aissa. En voulant sortir de ma maison flanquée à flanc de montagne, je coince la clef dans la serrure ! Je tape fort, encore plus fort. Il fait encore nuit. Mon proche voisin Abdou est à plus de 200 mètres ... Après 10 minutes de compréhension (les serrures sont parfois coriaces à apprivoiser), je finis par trouver le tout petit espace qui m'a permis d'enfin faire tourner le barillet. Mais ... en descendant, le vélo chargé dans le presque noir, chute dans le virage, cul par dessus tête. Le mur d'Abdou m'a bloqué. Le petit-déjeuner est servi. Mon ami Abdou s'est levé pour me saluer. "Ti va toujours tout droit jusqu'à la mairie". Salut mon frère ! Sur la route, je croise le boulanger qui vient ravitailler le village. Droit, droit, le ruban asphalté est en très légère pente descendante. J'enlève très vite une épaisseur. Il fait très bon. "A 15 km, ti tourrne à gauche". Pas mal, il y avait 16 km. Les enfants sont aimantés vers l'école du village. Au bout de 30 km, je rejoins une route qui a l'air plus importante. Mais le trafic des véhicules est très calme. Heureusement, car un vélo plus un car ou un camion, ça ne peut pas rester sur le bitume en même temps ! Il s'ensuit de longues, longues lignes droites qui tracent dans un désert de pierre bordé des derniers ressauts de l'Anti-Atlas. Ca me fait penser à la canal de Berdun entre puente la Reina et Sabinanigo en Espagne. Arrêt vache qui rit, banane, coca-colac. Je croise quelques tentes berbères, mais personne n'en sort. Grand carrefour vers Tafraout. Pas pour moi, je file en face vers Icht. Plus que 15 km. Juste avant le village, à gauche, le camping-hotel Borj Biramane dont l'appellation aurait pour signification la tour du propriétaire des chameaux. Tenu par deux frères français plantés là depuis huit années, c'est plus qu'un camping aux portes du désert, un havre pour les toutous comme moi qui cherchent à bien dormir, bien manger et boire, et qui dispose d'une connexion internet. Pas la peine d'aller plus loin. La place est bonne. Seul petit bémol : une quinzaine de motards (français) sont en troupeau et causent fort mécanique ! Je prends un petit bloc en dur au bout du camping : toujours très propre, lit avec draps ... Le Mulet est content. Abdalah me propose une visite de la médina d'Icht. Lampe de poche obligatoire. La vieille cité en pisé conserve encore quelques labyrinthes accessibles. Je découvre les trois niveaux d'habitation avec un étage par épouse, mais une cuisine commune, les réduits qui sont des chambres pour les enfants, pour la femme, mais pour l'homme ... Abdalah ne m'a rien dit. Très instructif ce parcours qui montre encore une fois un jeune marocain marié avec quatre enfants ne pas accepter le terrorisme au nom de la religion musulmane. L'eau, source de vie, prend bien plus de valeur aux portes du désert que chez nous. Elle est précieusement répartie pour les jardins selon des règles acceptées par tous. Abdalah a créé une association qui a pour mission de récupérer tous les plastiques, les emballages jetés, de les recycler et de faire des petits bracelets, des sacs à main, des petits bijoux ... Ce sont les femmes qui s'en occupent. J'en ai vu de très beaux réalisés avec des capsules de canettes en aluminium. Le muezzin se fait entendre. Le soleil se couche à Icht. Amtoudi - Icht, 70 km, 7h - 12h, + 666 m -1212 m Vendredi 20 novembre 2015 - Tu vas chez Boujmaou ! En fait, c'est le seul endroit où l'on peut dormir en dur à Akka. Personne n'est levé avant 8h au camping-hôtel Borj Biramane à Icht. La veille, on m'a donné un petit-déjeuner plateau avec presque tout ce que j'avais demandé : jus d'orange pressée, vache qui rit, pain, confiture, oeuf dur. Dans mon bloc, la nuit a été perturbée par un satané moustique. Lever de soleil toujours majestueux avec les beaux dégradés célestes du bleu au rouge que rehaussent les silhouettes noires des mosquées. La sortie du camping se fait dans le silence mais avec la polaire sur le dos. La route est alors un long ruban noir pas très large, comme hier, mais bien tracée. Pédalage un peu automatique dans cette lueur du matin, le bonhomme dort encore d'un oeil. Seul bruit mais il faut etre attentif : les alouettes m'accompagnent encore de part et d'autre de la chaussée me précédant de quelques mètres puis repartant lorsque j'arrive à leur niveau. Ballet étonnant et réconfortant. Je rejoins la route plus importante qui aboutit à Ouarzazate. A gauche toute ! C'est alors que commence une longue très longue virée droite mais droite qui ... va bien me mener quelque part ! De part et d'autre, le désert de sable et surtout de pierres. Pas un animal sauf quelques petits oiseaux tout noirs à la queue blanche intrigués de voir ainsi circuler un bipède à vélo. Ce sont plutôt des autos, des camions, des bus qui passent ici. J'ai vu quelques anciens véhicules de l'armée reclassés par des particuliers déguisés en Laurence d'Arabie, venus sans doute ici sauter sur les dunes de sable comme les motards d'hier. Ca distrait le Mulet ! Un petit vent trois quart de face me rafraîchit un peu mais me fait rétrograder souvent. Les montées et les descentes ne sont pas très fortes. Après une cinquantaine de kilomètres, des engins de chantier terrassent, goudronnent, dament ce qui, à terme, devrait devenir un axe majeur de Ouarzazate à Tan-Tan. Quelques déviations obligent à emprunter quelques kilomètres un peu boueux. Le trafic est ici très rare, ce qui fait le bonheur du Mulet. Je subis de temps à autre d'énormes nuages de poussières fines et aveuglantes lors de croisements de camions qui doivent certainement faire bien rigoler les chauffeurs qui ne ralentissent pas du tout leur bolide. Akka est en vue. Encore 10 kilomètres : "Si tout droit" ! Oui, c'est bien vrai que c'est tout droit ! Un panneau : Akka, histoire et culture. L'entrée au douar est unique. Je cherche du regard le café de Boujmaou recommandé par Brahim du camping Borj Biramane. "Tu verras des chaises dehors". C'est vendredi, le muezzin harangue à tue-tête dans le micro de la mosquée. Un petit souk à gauche. Je commande un thé et demande le café de Boujmaou. "Pas de problème, c'est juste là derrière et puis à droite" ! Boujmaou est à Tata. Je ne peux pas me recommander de Brahim ! Le tenancier s'appelle Omar. Il me fait tout pour 120 dirhams : chambre, couscous maintenant, tajine ce soir, eau, petit-déjeuner, avec li vilo là fermé à clef ! Il faut dire qu'entrer à Akka est assez impressionnant quand on est français. D'abord on est seul, tous les regards berbères dirigés sur li cicliste. Mais l'accueil individuel est toujours très affable, très gentil. En mangeant le couscous - qui est loin de valoir le couscous royal d'Agadir ! - je me rends compte que les berbères prennent aussi un berlingo de lait qu'ils mélangent à la semoule. On apprend tous les jours. Pas d'internet mais à coté il y aurait un cybercafé. Alors ... Cette étape est avec celle de demain jusqu'à Tata, une sorte de transition dans une zone assez désertique. Je n'ai pas rencontré une seule tente berbère à la différence d'hier, mais quelques rares panneaux avec une vache dessinée, sauf ... qu'il n'y a pas de vaches, seulement brebis et chèvres. Icht - Akka, 6h45 - 12h45, 86 km, +260 m -214 m Samedi 21 novembre 2015 - De Tata à Tagmoute, une merveille Depuis mon arrivée à Akka, j'ai l'impression d'être entré dans un autre monde. On m'avait dit à Amtoudi que les locaux qui travaillent dans le tourisme sont les plus ouverts. Cela s'avère exact. Il est vrai qu'on est ici dans le Sud du Maroc, pays des berbères, relié par quelques routes goudronnées depuis très peu d'années. Est-ce l'éloignement avec les centres de décision politique marocain ? Est-ce l'identité berbère qui rend un peu méfiant ? Si l'accueil quand on dit bonjour est toujours poli, on se sent observé en permanence. Peut-être est-ce dans ma tête ? Je suis parti comme d'habitude au point du jour, direction Tata. Cette étape est comme celle d'hier, une liaison par le désert sud marocain de la partie orientale de l'Anti-Atlas, très proche de l'Algérie. Il ne faut pas trop réfléchir, y aller sans rencontrer âme qui vive durant quasiment 65 km. Désert, désert de pierres et de sable. On longe de belles structures rocheuses longilignes orientées Est-Ouest qui forment des sortes de murs naturels contre lesquels la route est tracée. Comme hier, seulement quelques rares bus, camions, voitures. A chaque croisement de véhicules, toujours un petit signe du chauffeur : bien sympathique pour le bipède qui a parfois l'impression de pédaler pour encore pédaler. L'entrée de Tata est un peu à l'image de ce que j'ai déjà trouvé à Ouarzazate, à Akka : un défilé de lampadaires d'une douzaine de mètres de haut de part et d'autre de la chaussée élargie à 3 ou 4 voies à l'entrée de la ville, sur un bon kilomètre. Mais à Tata, il y a un rond-point qui se trouve juste avant la monumentale entrée. Et, sous la monumentale entrée se trouvent des policiers que je n'avais pas vus, car j'ai été attiré par un grand panneau mentionnant le jumelage de Tata avec une ville française. Photo ! Mais arrivé sous la monumentale entrée, les policiers m'arrêtent : passeport immédiatement sans dire bonjour. On me dit que c'est interdit de prendre une photo si l'on voit le panneau posé par terre Police. Le chef veut visionner ma dernière photo : il y voit le panneau et me demande donc de la supprimer, ce que je fais sur le champ. Puis, il m'invite à reprendre la photo sans le panneau Police. Je le salue poliment et m'échappe. Je suis étonné de cette raideur car habituellement la police (ou les gendarmes) sont toujours avenants, cherchent à parler voire serrent la main. Après avoir pris une omelette berbère (oeufs mollets avec olives, tomates, le tout cuit dans un tajine) et un thé, je décide de filer plus haut et de commencer l'étape prévue pour demain. Le soleil cogne fort. Je pars quand même avec peut-être l'objectif soit de camper soit d'atteindre Tagmout à une quarantaine de kilomètres. Cette route fut un émerveillement, apparemment récemment asphaltée. On ne cesse de découvrir de nouveaux tableaux paysagers après chaque virage. La montagne est là, présente, avec un festival de plissements aux contours, formes, ajustements très insolites. On a l'impression qu'on s'enfonce comme une petite souris dans un livre géant de Nature et que chaque virage est une page nouvelle qui se tourne, en relief bien sur. Magnifique ! Les policiers ont bien fait de me faire fuir de Tata. Un seul gite à Tagmoute, où je suis ce soir. Accueil normal mais un peu en-dessous des accueils que j'ai eus jusqu'à maintenant, jusqu'à Icht. Akka - Tagmoute, 107 km, 7h - 16h, +985 m -460 m Dimanche 22 novembre 2015 - Couleurs chaudes mais pentes ... dures Pas mal le gite de Tagmoute tenu par Abdelah. Le tajine pour quatre m'a bien revigoré hier soir. Départ guidé par la trouée de la petite route à travers les palmiers dattiers surplombants les cultures bien bordées de terre pour maintenir au mieux l'eau distribuée avec parcimonie. On m'a dit que ça allait monter dur jusqu'à Igherm, qu'il valait mieux prendre le bus. Que nenni ! La route monte mais pas trop. On reconnait bien les endroits humides avec les palmiers et les petits jardins. Les ouvriers travaillent tot à la réfection de la chaussée. Un grand bonjour, ça va ? Le soleil fait flamboyer les couleurs ocres de la montagne. Beaucoup de clic-clac. Mais la pente devient plus sérieuse, et même d'une raideur et de longueurs très inhabituelles. C'est la première fois que je suis obligé de mettre tout à gauche : petit plateau, toute petite vitesse. C'est jusqu'à 4 km/h, la limite de l'équilibre. Les pentes dépassent les 13% ressemblant à celle du col Agnel versant italien dans les plus forts passages. Le bonhomme tient le coup mais on n'avance pas vite. Après 42 km de montée dont une vingtaine petit-petit, Igherm pointe son nez. C'est dimanche mais un café me permet de manger l'omelette berbère et de boire le thé. Un jeune diplomé d'anglais est intrigué par ce vélo bizarrement habillé. Du coup, il m'accompagne avec son vtt durant une vingtaine de kilomètres sur la route de Tafraout. Car j'ai décidé d'aller plus loin qu'Igherm redoutant un peu la longueur et surtout les bosses de l'étape de demain. Bien m'en a pris. J'ai fait près de 40 km après Igherm tout en montées-descentes, montagnes "russes". Brahim le vététiste qui dit avoir une licence d'anglais m'a saoulé de paroles durant la vingtaine de kilomètres. Une crevaison à la roue arrière ! Je désosse le Mulet de ses sacoches, démonte la roue, le pneu, remplace la chambre à air, remonte tout et ... essaie de semer mon berbère anglais. Je lui fais comprendre que c'est loin Igherm, qu'il faut retourner. Dans les descentes, je le sème mais il me rattrape dans les montées. Il a fini par se décider à me fiche la paix lui ayant dit que je ne pouvais plus parler, que je m'étouffais. Depuis Igherm, je pédale entre 1500 m et 1800 m d'altitude au gré des bosses. Vers 16h30, je me décide de trouver un coin pour piter ma tente. En contrebas de la route, je pose mon abri sur un plat de cailloux. Au menu, taboulet à l'indienne mais il faut verser de l'eau bouillante ! N'ayant pas porté de réchaud ni de gamelle, j'y mets de l'eau froide. Pas terrible le résultat mais je pense que la semoule devrait bien passer quand même. Deux vaches qui rient, un petit coup de coca, et ...dodo dans la tente car le froid est bien là à cette altitude. Tagmoute - 40 km après Igherm, 82 km, 7h - 16h30, +1230 m -950 m Lundi 23 novembre 2015 - La poisse mais ... de la chance quand même La nuit sous tente fut plutôt inconfortable car allongé comme si j'étais sur du ballast de chemin de fer. Est-ce le froid ? Ma montre s'est complètement déréglée. Ce qui est sur, c'est que la tente est totalement givré par le froid. Alors que le climat est très sec, j'ai devant l'entrée un beau tapis blanchâtre et le double toit est comme amidonné ! Glagla ! Mon réveil s'est fait à la lueur du jour mais sans soleil. Dur de plier tout et de mettre tout le bazar dans les sacoches. Je fais grimper le Mulet sur la route et ... descente mais vraiment lentement car c'est glacial. Ca fait longtemps que je n'ai pas attrapé ainsi l'onglet. Le frigo a duré plus d'une heure, le temps que Monsieur Soleil me réchauffe un peu. Pédalage en montagnes russes comme hier. Paysages rondelets déserts ! Quelques cols, donc quelques descentes aussi et ... le guidon devient dur ! crevé de la roue avant ! La guigne ! Quelle n'est pas ma stupéfaction de constater en démontant le pneu que c'est l'armature métallique du pneu qui est rentrée dans chambre à air. Impossible à réparer sans changer le pneu ! Pas âme qui vive - tout le monde a du rester au chaud ! Que faire ? En observant bien le fer cassé, je me rends compte que je peux le plier un peu. J'ose une solution qui s'avérera efficace : pliant le fil de fer du pneu et le coupant au plus ras de la jante (j'ai toujours une pince !), le bout pointu métallique appuie maintenant contre la jante et non plus contre la chambre à air. Je mets la rustine et remonte tant bien que mal. Je gonfle à fond (100 coups de pompe Lapize !!) et je pars doucement en veillant à ne pas trop appuyer latéralement sur la roue avant. Inutile de dire que j'ai l'oeil plus sur ma roue que sur le paysage ! Pas chaud du tout là haut où je pédale entre 1500 m et 1800 m. Au carrefour où je dois bifurquer vers Id Ougnidif, je rencontre les gendarmes bien au chauds dans un kangoo. Je leur expose mon cas en leur disant qu'il faut absolument que je trouve un autre pneu. Affirmatifs sont-ils tous les deux : aller à Tafraout et non à Id Ougnidif. J'obtempère et file encore 22 kilomètres, très attentionné à ne pas vexer la roue avant ! Au bout de deux kilomètres, une grande, une énorme descente ! Je n'ose pas freiner avec le frein avant de peur de trop chauffer la jante. Tafraout n'arrive jamais ! Quelques douars mais pas de cycliste. Il faut aller à Tafraout. Je ne reconnais que le coeur de ce gros village pour y etre allé voici bien longtemps. On a construit énormément depuis. C'est dans ce coeur que je trouve l'inespéré mécanicien cycliste. Le bonheur est là, tout rond, tout neuf, cranté à souhait. Du 26 pouces, on en trouve partout dans le monde ! Qu'on se le dise ... En cinq minutes, le Mulet a les pattes avant refaites à neuf. Mais ... j'ai eu chaud quand même ! 30 km après Igherm - Tafraout, 59 km, +450 m -1240 m Mardi 24 novembre 2015 - La Kasbah de Tizourgane, nid d'aigle à ne pas louper ! Tafraout ... je ne devais pas y passer mais le pneu à changer impérativement m'a détourné de mon itinéraire. Et comme je n'avais pas prévu de journée supplémentaire dans mon tour de l'Anti-Atlas, je suis obligé, demain, d'aller à Ait Baha et, après-demain, de rejoindre directement Agadir. J'évite donc Taroudant. Dommage, peut-etre aurai-je pu me faire inviter par les Chirac qui, d'après ce qu'on m'a dit ici, aurait un très bel hôtel. Toute la nuit, j'ai été obsédé par la remontée de Tafraout, 21 km pour rejoindre le col d'où je suis descendu hier. Cette descente m'avait paru effrayante par la continuité et par la raideur de la pente. Il me semblait que je n'allais pas y arriver avec ma charge. Petit-déjeuner très léger yaourt-banane-cocacola. Je piste le compteur avec les kilomètres qui défilent très lentement mais ça va. Une chaussée bitumée d'à peine 4 mètres avec un soleil de face aveuglant, la pente, la charge, la très petite vitesse, tout ça me fait dépenser pas mal d'énergie lorsqu'un véhicule me croise ou me dépasse, cela, bien sur, pour ne pas balancer le vélo hors de l'asphalte. Bien concentré pour ne pas fournir plus d'effort que nécessaire, je finis par lorgner le col tout là-haut mais avec bon espoir d'y arriver sans trop de problème. Deux petites pauses biscuit-fanta orange avec quelques clic-clac. Et ... finalement, je ne trouve pas cette montée de 21 km si impossible ! De l'autre côté du col, au rond-point, je retrouve à nouveau la police. Pas très causants en uniforme. Et j'entame la "descente" - en réalité toujours en montagnes russes - vers Ida Ougnidif pour trouver la Kasbah Tizourgane vantée par Stéphane. Le vent n'est pas chaud. Un thé s'impose. Au bord de la route assis devant ce qui semble etre un café, je rencontre un natif de Ida Ougnidif qui habite depuis longtemps Saint-Denis et qui est en vacances. Parlant parfaitement le français de Paris, il m'accompagne en buvant le thé, redoutant un peu de rentrer en France. Je finis par voir la Kasbah Tizourgane perché comme un agadir mais ayant été utilisé non comme un grenier mais comme une protection contre les razzias. Très belle oeuvre de 23 années de restauration et d'aménagement presque luxueux pour des gîtes, on y monte les sacoches à l'aide ... d'un monte-charge ! Le Mulet a trouvé plus sur de se mettre à l'abri au pied de cette citadelle. Accueil très agréable par la femme du patron, la cuisinière, l'homme à tout faire ... La vue de la terrasse supérieure aménagée est imprenable : un paysage de montagne avec des arganiers implantés ça et là, et ... des ruches au pied de la citadelle. Enfin, je peux voir trois ruches anciennes horizontales et cylindriques en activité. Une assez grosse entrée ronde d'environ 4 cm de diamètre est creusée dans le couvercle de façade qui parait tout en terre séchée. Le petit rucher est typiquement traditionnel, un bâti ouvert en pierres sèches, avec plusieurs étages constitués de roseaux ou de moitiés de tiges de bambous mélangés à de la terre, avec un toit assez épais fait d'un mélange de terre et de végétation herbacée. Si la construction de ces ruches est semblable aux anciennesarnas aragonaises, le diamètre de ces ruches apparaît un peu plus petit que celui des arnas. Ces abeilles butinent de préférence les fleurs d'arganiers juste en dessous des ruches. Un miel d'arganier, tiens ! C'est propre au Maroc certainement. Tafraout - Ida Ougnidif, 58 km, 7h-15h, +1054 m -840 m Mercredi 25 novembre 2015 - La guigne ! nouvelle crevaison ... Tizourgane Kasbah à Ida Ougnidif est le top de ce qu'on peut espérer trouver au Maroc. On y est tellement bien que je n'ai pas entendu la montre sonner le clairon du réveil ! Le patron m'a décrit ses difficultés pour réhabiliter ce monument appartenant en indivision à sa famille. Persévérance est le mot que l'on peut retenir pour aboutir à ce prestigieux établissement d'accueil : un modèle pour une bâtisse datant du XIIIe siècle mise aux normes de confort actuelles. Il manque juste un savon pour se laver. Sinon, tout y est : pas de fautes majeures de gout dans la restauration, travail d'artisans inventifs et compétents - notamment pour toutes les menuiseries faites sur mesure, oeuvre pédagogique avec des étudiants en master patrimoine d'Agadir, accueil parfait, cuisine excellente avec les produits locaux, chambres très grandes avec salle de bain, eau chaude solaire.. Un rapide bonjour aux abeilles entrevues hier dans le très beau rucher à la mode antique, au pied de la Kasbah, niché versant sud juste au-dessus des arganiers, et me voilà reparti. Mes sacoches ont été descendues par le monte-charge. Tout se présente bien pour joindre tranquillement Ait Baha, dernière étape avant Agadir. Dans le silence du matin, le jour se levant, rouler est un privilège qui, dans ces circonstances, permet de ressentir ce que les paysages peuvent offrir de meilleur à l'âme humaine. Mais ... une drôle d'impression me ramène aux réalités moins agréables : ma roue arrière se dégonfle ! Pourtant avant de mettre une chambre à air neuve il y a trois jours j'avais bien pris la précaution de toucher tout l'intérieur du pneu pour etre certain qu'il n'y avait pas d'épine, de morceau de fer susceptible de faire une nouvelle crevaison. Bien des morceaux de route sont actuellement en travaux lourds avec ferraillage, béton, engins de toutes sortes, et ... des cailloux très pointus sur lesquels on est obligé de rouler. J'enlève tout le barda pour extirper la roue arrière, démonte le pneu, sort la chambre à air neuve qui ne semble pas tout à fait dégonflée. J'opte pour mettre à la place la chambre à air de la roue avant d'hier que j'ai remplacée par une chambre à air neuve. La rustine est encore à moitié collée : je gonfle un peu, ça a l'air de tenir. Je me dis qu'avec la pression la rustine restera bien plaquée contre le pneu. Je remonte tout. 100 coups de pompe Lapize, et ça repart. Le paysage n'a plus la meme saveur après ce nouveau coup du sort. Un dromadaire au milieu de la chaussée ! En réalité, il y a tout un troupeau qui se délecte des noix d'argan. Le berger, plus que véritable gardien, suit les dromadaires des yeux et les accompagnent. Très belles bêtes bien propres. L'un essaie de s'approcher de l'appareil photo ... et c'est dans la boite ! ... Le pneu a l'air de tenir. Encore une bonne dizaine de kilomètres pour arriver à Ait Baha, grosse ville si l'on peut dire, où je peux trouver des chambres à air neuves. C'est le jour du marché. Le souk se fait dans la rue principale mais aussi dans les ruelles adjacentes. Il y a de tout, en particulier toutes les petites choses qui faisaient le bonheur des bricoleurs "d'avant" avec les quincailleries et les drogueries. J'avais pisté un hôtel qui avait de bons avis. Impression confirmée par un passant qui m'indique son adresse. Mais avant, il me faut trouver le réparateur de cycles qui me vendra deux chambres à air neuves et solides. Je suis tombé sur un brave homme qui trouvera ce que je cherche et qui, aussi, voyant que mes mains étaient noires de cambouis, m'a porté de l'eau, de la poudre pour me laver les mains. Sympathique homme ! Je suis désormais armé pour crever au moins deux fois demain entre Ait Baha et Agadir ! La petite ville grouille de monde. Plein de vieilles landrover, de peugeot et surtout de renault. Au Maroc, les constructeurs automobiles de marques françaises ont (eu) un marché prometteur. Les dacia sont très prisés. La barbe a poussé depuis que je n'ai plus de bombe à raser et que le rasoir a rendu l'âme. Trouver un barbier ! Bonne idée, et puis lui faire aussi raccourcir les poils sur la tête ! Je tombe sur un maître du coupe-choux. Trois fois, il me badigeonne de mousse à croire que le rasoir ne coupait pas ! Je ressors avec la tête plus légère ... Ida Ougnidif - Ait Baha, 49 km, 7h30 - 13h, +253 m -895 m Jeudi 26 novembre 2015 - Retour chez les Chtis De crainte de ne pas me réveiller comme la veille, j'ai mis l'alarme à la tablette, au téléphone et à la montre. Total : je me suis réveillé une heure plus tôt ! n'ayant appliqué le décalage horaire que sur la montre ... Toujours très beau lever du jour ! Le vélo a sa roue arrière encore gonflée : magie du bricolage même avec la moitié d'une rustine collée ! Cela fait toujours impression, semble-t-il, de voir un bipède casqué sur une machine à pédales gorgée de paquets noirs. J'attire toujours autant les regards. 8°C ce matin à Ait Baha. La route est magnifique, large et sans circulation, durant les 30 premiers kilomètres. De beaux et fantomatiques douars apparaissent, pour la plupart en ruines. L'éclairage du soleil levant allonge fortement les ombres, accentuant un relief déjà bien présent. Crèvera, crèvera pas ? Quelques portions encore empierrées me font lever de la selle pour mettre un maximum de poids sur la roue avant maintenant équipée de neuf. La pression du pneu arrière parait tenir. Beaucoup de contours sur cette portion qui me conduit à la plaine menant à Agadir. Un lac ! La vision est surprenante ici mais le barrage est bien réel. De longues et planes lignes droites maintenant me mènent à Biougra, puis à Ait Melloul où j'ai envie d'une ... omelette. Cuite directement dans un plat en aluminium, ... je mets les mains là où il ne faut pas, et ... je lache tout ... mais ce fut bien bon ! Le plat est bien agréable pour pédaler maintenant cahin-caha. Je passe Inezgane, reconnais la route qui mène à l'aéroport ... Ca y est, on sent l'écurie ! Avant d'aller chez les Chtis d'Agadir, je file au port de pêche. Impressionnant, le nombre de bateaux présents ainsi que la dimension du port. L'entrée s'y fait sous surveillance policière et douanière. Magnifiques, les charpentiers de marine qui construisent encore là de très gros chalutiers tout en bois. Tout un secteur du port est dédié au dépeçage des bateaux retraités, à la coque toute cabossée, rouillée. Les chalumeaux en action tronçonnent par le feu ces vieux rafiots qui doivent en avoir des choses à raconter. Le sentiment de sécurité est total - ce qui n'est pas le cas en général dans les ports. Beaucoup de monde s'active sur chaque bateau pour charger le matériel nécessaire à la reprise en mer. Des tout petits bateaux, des barques presque, avec deux ou trois hommes à bord, partent ou reviennent de l'océan, la peche n'étant pas seulement le fait de gros bateaux usines - qui sont aussi présents - ou des chalutiers traditionnels. Pas mal de monde à mobylette ou avec une remorque tirée à la main négocie quelques surplus de poissons invendus car pas aux normes. Sur un quai, plein de filets de peche sont aux prises avec des petites mains qui raccomodent, rafistolent les mailles déchirés. Même les orteils sont à l'oeuvre en même temps que les mains pour bien tendre le filet à réparer. Casse-croûte sur le port avec calamars grillés/frites. Retour chez les Chtis où Didier me reçoit avec toujours autant d'attention : le carton du vélo et mes vêtements "de ville" sont bien là. Il est 14h. Ca y est l'Anti-Atlas est emballé. La boucle est bouclée. Ait Baha - Agadir, 65 km, 7h15 - 14h, +110 m -598 m Vendredi 27 novembre 2015 - Vécu d'Agadir Ce matin, Les Chtis d'Agadir sont un havre de paix. Confort et détente au milieu de personnes de nationalités multiples. Un suédois travaillant au Mali est inquiet de retourner à Bamako. Un couple québécois, un autre germanique, deux franco-asiatiques. C'est aussi un couple polonais à l'histoire étonnante. Décidés à fuir la misère, mari et femme embarque dans une voiture usée. Arrivé aux environs de Berlin, de nuit, panne de batterie : l'alternateur a rendu l'âme. Passe et s'arrête une voiture avec une dame seule à bord. Elle embarque le couple polonais, lui trouve une chambre. Le lendemain, le mari de la dame a fait le nécessaire : l'alternateur a été changé. La voiture des polonais est prête pour continuer le voyage. Aucun frais à payer. Belle histoire ... Midi : au casse-croûte ! En déambulant sans trop réfléchir, je vois des petites tables pas mal occupées, avec un panneau indiquant "restaurant". Bien prétentieux peut-être le terme, mais assiettes appétissantes si j'en crois ce qui est servi. Le serveur - aussi patron - est habillé très propre : "oui, bien sûr, on fait le couscous le vendredi". Quelques minutes après, une magnifique assiette fumante arrive accompagnée d'une boisson inédite pour moi : jus de carotte avec orange. Arrive un couple avec deux petits enfants : lui en costume - cravate très chic, les petits habillés en "dimanche", elle complètement enveloppée de noir de la tête au pied. On ne voit même pas les yeux ... Entre l'avenue Mohammed V et l'océan Atlantique, un autre Agadir : grandes et larges avenues, résidences de luxe, multiples hôtels 4 et 5 étoiles, kyrielle de taxis, bus de tours operators. Très peu de monde. De plantureux bipèdes aux tours de taille conséquents sirotent tranquillement. Mais les bars, les restaurants de luxe restent presque vides malgré les tarifs promotionnels ostensiblement affichés. Passe une jeune fille court vêtue. Deux Agadir ... Samedi 28 novembre 2015 - Retour à Toulouse C'est l'heure de faire rentrer le vélo dans le carton. Le Mulet se plie de bonne grâce à l'opération : pédales à l'envers, guidon en travers, selle et béquille démontés, pneus dégonflés. On insère la tente, le matelas, le casque. Le carton est bouclé. Didier, le patron des Chtis d'Agadir a un lodgy qui permet au vélo d'être transporté sans risque jusqu'à l'aéroport. Quarante minutes quand même pour accéder à l'aérogare avec des embouteillages qu'une meilleure conception du maillage routier pourrait éviter. Au revoir à Didier qui m'a royalement reçu. Bonne continuation au Riad ! L'arrestation il y a deux jours de présumés terroristes autour d'Agadir laissait penser que les contrôles à l'aéroport allait être renforcés. Petite aérogare avec un grand hall d'embarquement, les passagers y font déjà la queue plus de deux heures avant l'embarquement. Les comptoirs d'enregistrement EasyJet sont très actifs et sans histoire. Jusqu'à l'arrivée des bagages à Toulouse-Blagnac, je retrouve la même efficacité dans l'organisation et dans le service à l'usager. L'avion est bondé et les places ne sont dimensionnées que pour des bipèdes petits et moyens. Le départ se fait avec 20 minutes d'avance ! "On va être détourné, c'est sûr : pourquoi part-on ainsi avec autant d'avance sur l'horaire !". C'est un clin d'oeil des passagers toulousains très en verve qui se trouvent derrière moi. Dans la nuit noire, on peut voir que l'on suit le littoral méditerranéen espagnol : lumières de Valence, de Barcelone ... mais aussi surprenante boule orangée de la lune ... L'atterrissage à Blagnac se fait en douceur. Il est 21h. Aïe ! pas de pièce de 1 euro ! Comment prendre un caddie pour charger le carton-vélo et les sacoches. Heureux hasard : la pièce de 5 dirhams a la même dimension. Thomas est là pour m'accueillir. Ambiance normale à l'aéroport. La raclette a été très appréciée ... Douce réalité ... Retour à Eysus le lendemain : une grande barre nuageuse épouse les montagnes. La neige est bientôt là !

Un Bilan ? L'Anti-Atlas est bien une montagne. Le petit tour fait en une douzaine de jours de vélo fait grimper au total près de 8000 mètres. Pas mal de montagnes russes. Trois grandes montées : le col de Kerdous depuis Tiznit, la portion spectaculaire de Tamgoute à Igherm avec de longues pentes supérieures à 12%, le col sans nom 20 km à l'Est de Tafraout. Un coup de coeur : les extraordinaires plissements rocheux de la portion Tata - Tamgoute - Igherm. De bonnes adresses avec de belles rencontres et discussions : chez Didier aux Chtis d'Agadir, l'hôtel des touristes à Tiznit, chez Abdou à Amtoudi, la Kasbah Tizourgane. Ce voyage s'est inscrit dans un contexte très particulier puisque je suis parti le lendemain de la tragédie terroriste de Paris. Partout où je suis passé, j'ai eu les mêmes réactions spontanées avec le besoin de dire à l'étranger que la religion ne peut pas justifier de tels crimes. Le sentiment de sécurité a été total avec quelques gestes toutefois qui m'indiquaient clairement que je devais passer, m'éloigner, partir. Mais beaucoup plus souvent, j'ai eu de très nombreux témoignages d'attentions alors que je ne demandais rien : par exemple lorsque j'ai dû changer mon pneu avant, ayant les mains noires de cambouis, on m'a spontanément porté de la lessive et de l'eau pour me laver ; par exemple pour me recommander un "ami" qui me trouvera logement et nourriture. Quatre images flash restent présentes dans ma tête : au souk d'Agadir, les visages épuisés de deux femmes, assises à même le sol, pétrissant indéfiniment la pâte d'argan (photos vendredi 27 novembre) ; toujours à Agadir, une mère de famille, tout de noir vêtue en voilage intégral, le mari en costume-cravate tenant par la main un petit garçon endimanché ; à Akka, la convergence de nombreuses femmes adultes se dirigeant vers l'école pour des cours d'alphabétisation ; toujours à Akka, de très beaux objets confectionnés par des femmes avec les plastiques ramassés dans le douar. Kaleidoscope du cycliste ...
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SA
Satraveller 11 years ago · Czamam
Trajet vallée du Dadès - Zagora
Bonjour,

Je souhaite passer les vacances de fin d'année sur la région Dades-Zagora. Je ne conduis pas et je compte utiliser le transport public alors.

La vallée Dades est faisable avec un grand taxi? y'a-t-il un hotel dans le coin? y'a-t-il un risque pour une femme de séjourner toute seule la-bas?

comment atteindre zagora de Boumalne? y'a-til un bus ou des grands taxi pour ce trajet?

J'ai entendu dire que la région est très belle, recommandez vous des lieux en particuliers?

Par avance merci, und schone Advantzeit
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VI
Virginie6000 11 years ago
Route Asni-Oukaïmeden
Bonjour,

Cet été je compte passer 2 jours à Marrakech. Je souhaite aller à Imlil. Puis, j'aimerai retourner â Marrakech en passant par Oukaimeden. Je souhaiterais savoir si cette route est vraiment superbe ou il vaudrais mieux se rendre à Oukaimeden par Asni ou bien par Tahanaoute.

Merci d'avance pour vos conseils.

Cordialement.
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MA
Mariespagne 11 years ago
Nouveau périple au sud du Maroc
NOUVEAU PERIPLE AU MAROC du 17 novembre au 4 décembre 2015

Mardi 17 novembre Je m'envole vers Marrakech, prenant possession de ma chambre à 20H car avant de m’y rendre, valise en main, je ne résiste pas à l’envie d’aller boire un thé à la menthe, ravie de me retrouver dans la foule de cette ville. Je descends à l'hôtel Faouzi dans la médina que je connais. 9 € la nuit *chambre 19 au 2éme étage qui donne sur la ruelle bruyante! J’adore.... J’achète une carte Sim avec 4G, 3€ d'appels locaux et 20 min d'appels internationaux pour 12 €... Je range mes affaires avant d'aller prendre l'apéro et manger du mouton sur la place (comme souvent à mon arrivée), suivi d'un thé au gingembre, clou de girofle, cardamome, bardane, muscade, et encore autre chose que j'ai oublié. J’adore aussi... Je m'endors vers 4 h du matin. Mercredi 18 novembre Evidemment, éveil tardif. Ce n'est que vers 11H que j'irai prendre deux cafés à la terrasse de mon café habituel, en pleine circulation… Je passerai un bon moment de la journée à me balader dans des rues moins animées que la veille. Je mange une salade niçoise et bois un jus mixte (orange, citron et pamplemousse) sur la place Djema El Fna! Après-midi, j’erre dans la vieille médina. Je m'amuse à me perdre dans les petites ruelles pour voir où elles vont m'emmener. Pendant ce trajet, je fais des rencontres agréables, et ai été même été invitée deux fois à prendre le thé tout en discutant… Je suis aussi tombée en amour devant un collier de pierres colorées que j'ai bien négocié… Au final, je me retrouve à Bâb Doukkala d'où je rentre par la grand-rue..... Pas folichon !!! A 18H, je vais faire un massage chez Didi dans la rue des Princes (comme dab). Très relaxant ! Je me douche avant d’aller à Guéliz en bus prendre l’apéro à l'Atlas. Mon repas du soir sera un quart de tête de mouton (délicieux) à une échoppe sur la place. Journée bien agréable ! Jeudi 19 novembre Matin, deux cafés. Midi, salade sur la place. Entretemps, balade dans les ruelles de la ville rouge! Je prends le bus 11 (côté Koutoubia) pour me rendre aux jardins de la Ménara. Un quart d'heure après, j'apprécie me promener sous le soleil face au pavillon du Sultan dans la grande allée qui mène à la ménara. En me retournant, je vois la Koutoubia (grande Mosquée). Je fais le tour du bassin d'eau rempli de grosses carpes voraces. Les marocains s'amusent à leurs lancer du pain. Il y a un soleil de plomb mais la promenade dans les jardins est plus agréable car ombragée. Un thé à la menthe au cœur de la Ménara....le bonheur à l'état pur !!! En rentrant à l'hôtel, voulant ouvrir ma nouvelle valise avec un cadenas code incorporé...elle était bloquée ! Après acharnement pendant dix minutes sur l'engin, je me décide à l'emmener dans les souks (je voyais déjà le topo…. pour ceux qui connaissent les souks de Marrakech...). Heureusement, après quelques manipulations, l’hôtelier a réussi à faire sauter le cadenas. J’ai été acheter un cadenas à clé sur le champ à la boutique du coin. Après le hammam et le massage, je vais manger un couscous royal à la deuxième terrasse d'un resto, avec vue plongeante sur la turbulente place Djema El Fna, éclairée, enfumée et animée. Ce sera déjà ma dernière soirée à Marrakech....vivement la prochaine fois. Vendredi 20 novembre Le réveil retentit à 7H, je suis encore très fatiguée mais le bus CTM est réservé pour Agadir. Ce qui me semble bizarre, c’est que tout paraît encore si calme dans la rue. Etonnant. Je vérifie l'heure marocaine sur Google (merci internet). En réalité, le Maroc a une heure de différence mais au lieu de reculer l'heure, je l'ai avancée.... d'où erreur de deux heures....il n'est que 5H du matin. Depuis mon arrivée, je vis en décalage de deux heures avec le reste du Maroc. Je comprends mieux ma longue attente hier au salon de massage malgré mon rendez-vous. A 11 h, j'embarque dans le car en direction d'Agadir, draguée par mon jeune voisin sans succès! Heureusement, il continue vers Tafraoute... je prends un taxi avec compteur et paye 20 dhrs jusqu'à l'hôtel Tulipp Inn (promo: 85 € pour trois nuits - 4 étoiles, pt.déj compris). Je vais chez télécom car j'avais soi-disant épuisé mes 20 min de tél international, or je n'ai tél que 5 min maximum. Ils ne comprennent pas, moi non plus, je ne suis pas contente..... Je vais noyer mon mécontentement devant une bonne bière.....ouf, ça me détend....(lol). Je mange un panini fromage puis dodo. Ha non, pas de suite, en rentrant à l'hôtel, un musicien joue de l'orgue. Obligée d'y passer un moment avec une petite dernière! J'abuse non? Tant pis… Samedi 21 novembre Je me réveille tard et galope pour avoir mon pet.déj. Je vais à la plage aujourd'hui. i Il fait chaud mais l'eau est froide donc pas de bain. Mais bonne détente sur mon transat. Dimanche 22 novembre Je retourne à la plage mais aujourd'hui, l'eau est bonne. J'en profite bien !!! Sauf que je me suis cognée un orteil sur le pied du transat et que ça fait mal.... Lundi 23 novembre Je me réveille en ayant une grande pensée pour ma maman décédée il y a juste un an ce jour. Départ à 10H avec CTM pour Guelmin. Depuis Aglou en passant par Sidi Ifni, c'est un régal pour les yeux en longeant la côte sauvage. Après Sidi Ifni, on s'enfonce à l'intérieur des terres où le paysage est différent, tout aussi beau. Entre les montagnes de l'Anti-Atlas, le car sillonne laissant découvrir des deux côtés de la route les figuiers de barbarie à en perdre de vue. Après ce voyage de 5H30, j'arrive dans la ville de Guelmim où des centaines de drapeaux marocains flottent. Non pas pour moi (lol) mais pour l'arrivée du roi qui devait avoir lieu la semaine dernière mais reportée à la semaine prochaine en raison de problèmes de santé. A l’arrivée, Brahim, patron de la maison Nomade, m'attends pour m'emmener 14 km plus loin dans sa maison d’hôtes à l'oasis de Tighmert. J'y rencontre Joël et Marie-Jo avec qui j'avais communiqué sur VoyageForum ainsi qu'un autre couple de français Alain et Annette ainsi qu'une jeune dame hollandaise. Tous sont amateurs du Maroc et nous prenons plaisir à parler du pays autour d'un verre de thé et plus tard devant une bonne tagine au poulet. Je ne peux m'empêcher de penser qu'il y a un an, à cette heure, je donnais mon dernier baiser à ma maman avant qu’elle ne s’envole. Hommage à toi p’tite mère qui adorait tant lire mes récits. Mardi 24 novembre Au programme du jour, visite de l'oasis à pied en compagnie d'Abdou, guide. Seule, je ne pourrais rien trouver tellement il y a des ruelles dans tous les sens. L'endroit est très agréable. Je visite le musée Touareg qui est très intéressant. C'est Salam et son cousin qui ont eu la bonne idée depuis plusieurs années de partir à la recherche d'objets appartenant aux Nomades et faisant comprendre ainsi comment vivaient leurs ancêtres. Ils ont réussi à réunir pas mal de choses. J'ai beaucoup apprécié. La visite se terminera avec un thé à la menthe. Nous avons voulu aller visiter le jardin botanique d'Alexandro mais il était fermé. Le guide m'emmène boire un thé chez sa maman. Elle est veuve depuis deux mois et la coutume veut qu’elle reste quatre mois et vingt jours dans sa maison ou son jardin ; par contre, elle peut recevoir des visites (encore bien) et la télévision est permise…. Je rentre très fatiguée...je suis un peu enrhumée, c’est sûrement la cause. Après une sieste, nous repartons le guide et moi au jardin d’Alexandro toujours fermé. Je n’y retournerai pas par la suite car quand on a vu les jardins de Majorelle, ce n’est déjà pas mal. Il y a cinq coopératives dans la palmeraie; je m’arrête un moment dans une qui fait du miel d’Euphorbe, qui est du miel de cactus appelé aussi miel Darmous ou miel du désert. Il a un effet puissant sur les maux de gorge (j’en ai acheté l’année dernière et j’ai pu le tester). Le seul problème, c’est son prix… Et encore faut-il trouver le vrai… Ici à l’oasis, oui… J'ai décidé de faire journée repos demain. Maintenant, j'attends le repas du soir avant d'aller passer une bonne nuit de sommeil...enfin, j'espère.... J’ai demandé à changer de chambre car je n’avais pas de salle de bain. Par contre, dans celle-ci, il fait cru… Je me réveille la nuit de froid et pense partir le lendemain. Il fait bon la journée mais le soir tombant, il fait froid. Mercredi 25 novembre Au petit-déjeuner, Brahim devine mes pensées et me propose de changer de nouveau de chambre et aller dans une plus petite, moins crue. Il ira même acheter un petit chauffage électrique à Marjane. J’apprécie ce geste. Du coup, je reste….Repos complet à la palmeraie. Jeudi 26 novembre Aujourd'hui, excursion en 4/4 dans le désert du Sahara avec Abdou et le chauffeur. Premier arrêt à la source de l'oasis. Deuxième arrêt à la source chaude qui fait au-moins 40 degrés et contient du souffre. Je n’hésite pas à aller m'y relaxer un moment. Très agréable cette eau chaude. J’y serais bien restée la journée! Une autre fois peut-être! En route, on roule au milieu des acacias, on aurait dit la savane...sans les animaux! On y voit beaucoup d'empruntes de sangliers, de gazelles et autres animaux qui ne sortent que la nuit. J'ai quand même vu une chouette en plein jour...Etonnant! Nous poursuivrons vers les peintures rupestres qui étaient un peu le but de ma visite dans ce coin. Elles datent de milliers d'années d’après Abdou. Il n'en reste pas grand chose. On ressent une énergie à cet endroit. On imagine ces gens qui ont fait ces dessins, l’époque, etc.… Au pied d’un des rochers, le guide et le chauffeur repèrent les empruntes d'un grand serpent. Vers 13h30, on arrive au campement de Brahim de la maison nomade. En passant, il organise les réveillons du nouvel-an là-bas, avis aux amateurs. Moi, je ne saurais pas y aller car je pars en Inde le 4 janvier, sinon j’aurais tenté l’expérience avec un gros sac de couchage. Enfin soit, sous une des tentes, une tagine poulet faite par les touaregs est prête. Nous mangeons à six dans le même plat avec les mains. Après le thé, je m'assoupis un instant. Nous repartons en passant par les dunes magnifiques, j'y grimpe mais dur de marcher dans le sable... pour redescendre, je m'enfonce jusqu'aux genoux. La journée est très bien organisée. Nous devons encore aller voir les cascades de Fash, très jolies. Puis direction oasis de Tighmert où j'ai le plaisir de souper avec Joël et Marie-Jo, le couple de français bien sympa.

Vendredi 27 novembre Repos à l'oasis, bien au calme.... L'après-midi, Salima la femme de Brahim nous prépare, à ma demande, un hammam pour Marie-Jo et moi. C’est un petit hammam privé qui se trouve dans leur propre maison à quelques pas de la maison nomade. Pur moment de détente et on en ressort toute propre.... C’est Salima qui nous a frottées au savon noir avec un gant spécial. Je sors la première du hammam mais me perd dans la maison de Salima tellement il fait noir. Je me retrouve dans le salon où la maman de Brahim me fait des signes de gentillesse et me dit oui, oui alors que je demande la sortie. Vu mes gestes, elle comprend à la longue que je veux sortir. Samedi 28 novembre C'est le jour du souk aux dromadaires à Guelmin. Brahim m'y emmène et m’y laisse. J'y traîne deux bonnes heures avant d’aller visiter la ville. Retour à 15H avec les taxis collectifs. Détente sur la terrasse de la maison nomade. Dimanche 29 novembre C'est le jour du départ avec CTM en direction d'Aglou, la plage sauvage. J’y séjournerais trois nuits à l'hôtel de la plage....chambre vue sur l'océan, salle de bain, petit-déjeuner pour 25€. J'y retrouve Yolanda, la hollandaise qui était à l'oasis...par hasard! Car elle devait être ailleurs. Lundi 30 novembre Balade les pieds dans l’eau le long de la plage rocailleuse. Je rencontre Omar, un pêcheur, qui m'invite à visiter sa maison et m'offre le thé. Je lui demande de me montrer les grottes puisque c’était là, en fait, que je voulais me rendre. Il a justement les clés d’une grotte donc je peux admirer l’une d’entre elles. Il y en a plus de 900 d'Aglou à Agadir. Je le remercie et continue seule le long de quelques autres grottes en me reposant de temps à autre pour admirer l'océan qui se déchaîne ici au point qu’il est impossible de s’y baigner. Le bruit des vagues contre les rochers, le fait d’être seule à cet endroit, permet de me ressourcer et me recentrer suite à une mauvaise nouvelle apprise le soir précédent. Je rentre à l’hôtel apaisée. Ce fut une belle journée mer. Mardi 1er décembre Aujourd'hui, plage sauvage. Marche les pieds dans l’eau. Côté opposé des grottes. Détente. Mercredi 2 décembre Je pars ce matin vers Agadir en bus Ctm. Je descends à l'hôtel New Farah (20€/nuit). Je me balade un peu dans la ville. J'aperçois une classe d'une vingtaine d'élèves de 9 - 10 ans, se balader en ville, en rang deux par deux, se tenant la main et encadrer par 4 instits ou surveillants: un devant, un derrière et un de chaque côté du rang. Très bien assuré ! Le long de ma balade, je vois les gardiens le long des rues qui placent les voitures et les surveillent. Chaque gardien a son périmètre. Le prix du stationnement est dérisoire. Ce sont toujours des petits métiers qu'on a plus chez nous. Et il y en a des tas d'autres comme les cireurs de chaussures, les vendeurs de fruits à la charrette, ceux qui passent avec des paniers et vendent des cigarettes au détail ou des cacahuètes grillées, etc, etc…. Jeudi 3 décembre Je profite de cette dernière journée pour aller au marché central acheter encore quelques épices....et me laisse tenter par une bague berbère, en vieil argent! Vendredi 4 décembre Lever à 5 h pour le retour au pays. Très beau circuit!!! Marie.
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JU
Julien92Sui 11 years ago
Trek au Maroc en novembre (djebel Saghro, tour du Toubkal ou M'Goun)
Bonjour, Je pars 8 jours au Maroc tout début novembre et je suis à la recherche d'un trek de 4 à 6 jours. J'en ai retenu trois pour le moment : le tour du Toubkal, la traversée du M'Goun ou djabel Sarho. J'ai réalisé que même si j'ai du faire une quarantaine de trek, je n'ai jamais randonné sans gros sacs (!). La condition première est donc que le trek doit se faire en dormant en gîte/chez l'habitant, je ne veux porter ni tente, ni réchaud. Juste un peu de nourriture et mes vêtements.

Plusieurs questions : Pour le tour du Toubkal, sans tente, cela semble bloquer entre Tacheddirt et Amsouzert. Ou peut-être est-ce possible de le faire en un jour ? Je suis un bon marcheur, si il faut faire 9h de marche effective, je peux. D'après le topo du Lonely Planet, ça ferait : 11-12h30, 24.2km, +1670/-2280. Est-ce que 11h n'est pas surévalué ? Car franchement 24km avec 1700m de dénivelé positif, c'est une étape correct ! Les cols risquent-ils d'être enneigés ?

Pour le la traversée d'Mgoun, y a t-il des transports collectifs direct ou pas trop compliqué pour Marrakech depuis Agouti (départ) et Aït Alla (arrivée) ?

Pour djabel Sarho, je pensais faire ce trek (trace GPS) : Tagdilt-Igil-Akerkour-Assaka-Tagmout-Achmrah-Aït Youl. Apparemment faisable en formant chez l'habitant; mais qu'en est-il de la nourriture : peut-on manger chez l'habitant également ? J'ai vu que l'eau posait problème mais j'imagine qu'il y en a toujours dans les villages (?) et qu'il suffit donc de porter 3 litres pour la journée.

Pour ceux qui aurait fait les trois, ou deux des trois, quel est le plus beau en terme de paysages (montagnes et villages) ?

N'hésitez pas à répondre même si vous n'avez qu'une seule réponse, je vous ai un peu inondés de questions diverses. Tout commentaire est le bienvenue pour m'aider à choisir !
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MA
Mariespagne 11 years ago
Petite aventure vers Guelmin
Bonjour, Je voudrais refaire pour la xème fois un petit voyage au Maroc. Tout d'abord, je passe à Marrakech que j'adore puis j'aurai voulu visiter une région que je ne connais pas: guelmin, oasis de Tighmert., et tout ce qui a à voir par là..... A noter que Tafraout et Tiznit, j'ai déjà visité deux fois. Ensuite terminer sur Agadir. Si vous avez des bons plans, bonne formule pour le circuit en bus ou grand taxi, des bonnes adresses sur place, voilà, je suis toute à votre écoute. Mon voyage durera 15 jours et le circuit , je pensais à une semaine. Ce serait pour partir dans les trois semaines environ. Merci d'avance Marie
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MA
Majuscul 11 years ago · Mguibentif
Voyage offert dans un riad à Marrakech
suite a un voyage offert par téléphone hormis le billet d'avion, a Marrakech dans un Riad . nous avons eu un entretien avec logiquement une agence qui nous sollicitait a verser un capital pour bénéficier d offres de voyages attractives . avec un contrat d adhésion a la clé avec la possibilité de parrainage. si vous avez rencontré ce genre d offres merci de nous donner votre avis
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HA
Hannahannah 11 years ago
Coup de blues? un peu de bleu majorelle
Ce n'est pas "typiquement" marocain , pourtant ces jardins voient passer de plus en plus de monde à MK .

Véritable îlot de calme et de fraîcheur, ils ont été conçu par le peintre Jacques Majorelle. Grand passionné de botanique, arrivé à Marrakechen 1917, il crée ce jardin autour de son atelier. Laissé à l'abandon après sa mort, le jardin doit son salut à Yves Saint Laurent et Pierre Bergé.

Par ces temps maussades j'ai eu envie de vous faire partager un peu de couleur à travers ces quelques photos prises en Octobre dernier .

Bonne journée, Hannah







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VO
Voyageur31 11 years ago
Copains de voyage en camping-car et Quad Toulouse début février - Maroc
Bonjour, Je suis à la recherche d'un couple de camping cariste possédant un quad afin de faire des randos et ballades en toute sécurité. Nous pouvons partir début février de Toulouse pour rejoindre Algésiras et partir sur la côte ouest en s'arrêtant notamment à ESSAOUIRA SIDIWASAÏ AGLOU ..... ou on peut faire du quad facilement. Après, tranquillement on part vers le désert à MERZOUGA. J'ai deux mois de disponibles, on peut improviser pas mal de ballades!! Si cela vous intéresse, mon mail c'est: partir31@orange.fr A bientôt j'espére😉
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RO
Roncevaux48 11 years ago · Calif
Maroc cet hiver
Bonjour à tous, certains sont-ils actuellement enb camping car au Maroc ? Quelle est l'ambiance ? Que pensent les marocains de la position actuelle de la France ? Merci par avance et bon séjour
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VI
Virginie6000 11 years ago · Fangui
Environs de Marrakech en 1 journée
Bonsoir,

Je pars au Maroc cet été et je serai à Marrakech pendant 2 jours. Je voulais pendant une journée sortir de Marrakech pour visiter les environs. Je serai accompagnée de mon époux ainsi que mes deux enfants âgés de 13 et 5 ans. J'ai regardé sur Internet et il y a plusieurs endroits interessants. Je ne sais donc pas lesquels choisir d'où ma demande d 'aide. J'aimerai avoir vos conseils et avis pour constituer un circuit d'une journée. J'aimerai aussi faire une petite excursion d'une heure et demie à dos de mule, cela peut être sympa pour les enfants. Les endroits que j'ai notés sont : les gorges de Moulay Brahim, Imlil, Tacheddirt pout aller jusqu'à tizi n'Tamatert, vallée des Azzaden, Amizmiz, barrage dar Ouirgane, Lalla takerkoust, bin el ouidane, oukaimeden, la kasbah de Toukbal, les cascades d'Ighouliden, tizi n'Test, plateau de Kik, vallée d'oussar tek. Selon vos réponses je verrai si je loue une voiture ou si je le fais par le biais d'une agence qui nous accompagne. Merci d'avane.Cordialement.
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HI
Himalaya2 11 years ago · Aymeline6
Une nuit à Merzouga
Bonjour, Nous partons au Maroc fin mars. nous sommes 6 et aimerions passer une nuit dans les dunes de Merzouga. 5 d'entre nous ont déjà passé plusieurs nuits dans le désert vers Mhamid et nous voudrions faire le baptème du désert du 6ème...Nous ne voulons pas gouter aux campements tout confort qui fleurissent vers Merzouga, la belle étoile ou une petite tente nous conviendraient mieux, mais nous ne voulons pas emporter nos duvets pour une seule nuit. Avez vous de bons plans à partager? Meci de vos tuyaux
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OM
Omega3 11 years ago · Trostang
Quel itinéraire autour d'Essaouira en février/mars
Bonjour,

Après un court séjour à Agadir, j'aimerais aller à Essaouira puis après ?????

Je ne souhaite pas aller dans le Sud ni à Marrakech que je connais déjà.

Qui aurait une idée d'itinéraire à me proposer?

Merci pour vos suggestions.
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NA
Nazaire44 11 years ago · Songhai73
Randonnée dans les dunes de Merzouga
Bonjour Nous souhaitons passer une ou 2 journées à Merzouga, je voudrai savoir s'il est facile de faire des randos à pied à la journée dans les dunes seul sans accompagnateur avec un sac à d'eau et un gps, (on pratique la randonnée en montagne) connaissez vous un hébergement proche des dunes ou on peut partir à pied on doit partir en janvier Merci de vos conseils
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CO
Cota 11 years ago · Dodo64000
Randonnée sur le Djebel Lekst (Maroc)
Bonjour Je vais passé quelques jours a Tafraout pendant la période de nöel , j'envisage de faire le sommet du djebel Lekst depuis la vallée des ameln. J'ai vu qu'un itinéraire de grande randonnée passé par le massif. Je cherche des renseignements sur cette ascension . De quel endroit ça démarre, si l'itinéraire est facile a suivre , la durée de la rando. Je suis preneur de toutes informations et bons conseils que vous pourrez me donner je vous remercie cota
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OP
Ophel 11 years ago · Clarkshiraz
Maroc avec deux bébés
Bonjour à tous,

Après avoir parcouru l'Asie sacs au dos, nous voilà avec deux enfants en bas âge (22 mois et 4 mois) et pas vraiment l'envie de faire des heures d'avion avec chacun un bébé sur les genoux... Nous pensions changer radicalement de façon de voyager et prendre un séjour en club hôtel en Europe, mais les prix prohibitifs et la perspective des jeux apéro nous calment un peu... N'y voyez aucun jugement, c'est juste que ce n'est pas notre type de vacances. On a regardé du côté du Maroc, et du coup, on se demandait si on ne pourrait pas faire quelque chose qui nous ressemble plus sur la côte Atlantique. J'ai donc plusieurs questions: - Pensez-vous qu'un voyage dans la zone Agadir-Essaouira soit bien adapté à des enfants en bas âge en Aout? - Faut-il réserver à l'avance tous les hébergements? - Nous pensons quand même que notre fille de 22 mois qui est très sociable apprécierait la compagnie d'autres enfants. Y aurait-il des hôtels, soit à Agadir, soit à Essaouira, avec une clientèle très familiale, type club all inclusive du coup, afin de couper la poire en deux? Merci d'avance à tous ceux qui pourront nous aider à trouver une solution pour que toute la famille y trouve son compte!
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PI
Pimpa1 11 years ago
Ouarzazate et trek dans le désert: quel équipement?
Bonjour a tous, Mon mari et mon fils de 10 ans ont pour projet d'aller faire un treck dans le désert, avec un groupe, accompagné de dromadaires pour porter le matériel. Dodo a la belle étoile ou sous tente. Je ne sais absolument pas ce dont on a besoin pour partir là bas. Chaussures de marche, lunettes de soleil, comprimés pour purifier l'eau, (car transportée dans des bidons), barres de céréales sucrées pour tenir le choc, creme solaire, médicaments d'urgence, Mais après ? Ils doivent partir en février. Pour la nuit il faut prévoir un pull polaire j'imagine... Je suis larguée pour le reste, je ne connais pas, je ne me rends pas compte. Merci de votre aide, pour réaliser le rêve de mon fils : voir et dormir dans le désert !
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VO
Voyageur31 11 years ago
Guide pour randonnées en quad à Merzouga
Bonjour Nous connaissons le Maroc , nous voulons faire avec NOTRE propre quad des randos a Merzouga. Savez vous s'il existe un guide qui connait bien le desert. J'ai pas envie de me perdre. A votre avis quel bon camping choisir pour passer 15 jours? Merci a Tous
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MA
MarieMarie33 11 years ago
Chefchaouen en photos
Bonjour, Nous allons partir avec ma fille pour un séjour d'une semaine à Chefchaouen fin février 2016. Souvenirs d'un voyage à l'orée de son adolescence. Le bleu est resté dans nos yeux. Retrouver la mémoire d'un temps encore plus lointain pour moi. De belles rencontres, la douceur de journées ensoleillées à l'ombre des ruelles. Ce séjour-ci sera d'une semaine. Un peu plus frais sans doute ? Toute deux passionnées de photos, nous serions malheureuses de passer à côté des beautés plus secrètes. J'ai déjà vu quelques très beaux reportages qui m'ont donné envie de vous rejoindre sur ce site. Peut-être avez-vous des suggestions ? Est-ce réaliste de vouloir marcher un peu dans la montagne proche ? Risqué ? Merci de vos conseils !
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DA
Danfrancoise 11 years ago · Jesylke
Aller ou pas au Maroc début 2016?
notre camping car est en cour de préparation pour le départ début janvier 2016, mais nous sommes inquiet, avec tous les événements de ces dernières semaine. alors comme, bizarrement je ne voie, sur le forum aucune discutions sur ce sujet. je la lance. pour me rassurer, car j'adore le maroc et les tous les habitants, et quel déception si ce voyage était annulé.
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HO
Hornak 11 years ago · Cambrousse
Avis sur mon budget au Maroc
Bonjour à tous,

nous sommes un couple d'étudiants qui aimerait s'octroyer quelques jours à Marrakech à la fin des partiels. J'aimerais votre avis sur le budget que nous avons prévu pour éviter les mauvaises surprises étant donné le budget très serré avec lequel on partirait.

Nous avions d'abord envisagé de partir en février, mais ça fait loin, on a besoin de vacances tout de suite. Ce serait donc pour début juin😛

Au delà de l'avion, je pensais dormir à l'hôtel Imouzzer, soit environ 12 euros la nuit pour un chambre double. On passerait 3 ou 4 nuits donc 36 ou 48 euros pour le séjour.

Ensuite, on aime bien manger une fois au restaurant par jour mais dans des restaurants cheap. Environ 5/7 euros par personne si c'est possible. Le reste du temps on mange sur le pouce. Donc je prévois environ 110 à 130 euros pour deux et pour 4 à 5 jours.

Enfin les visites, on aimerait partir une journée à Essaouira. Mais pas question d'avoir un chauffeur. On prendrait un bus ou un train public. J'ai lu que le prix était inférieur à 10 euros par personne. Soit 20 euros à deux. Pour le reste des visites à Marrakech ET à Essaouira, j'avoue ne pas avoir encore pris le temps de marquer ce que nous aimerions visiter. Estimons que mon budget pour les visites, après le bus pour Essaouira, ne peux pas dépasser 50/60 euros.

Pour les souvenirs, on part sur la même base de 50 euros.

Est-il possible de s'en sortir avec environ 300 euros pour 4/5 jours?

Merci d'avance
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MA
Marcelle22 11 years ago · Glaise
Tanger
J'arrive à Tanger le 14 à 23h, je voyage seule - je suppose taxi pour l'hotel : tarifs de nuit? - hotel pas trop cher mais propre, Tarif ? ou chez l'habitant - sécurité ? quels quartiers ?La région : Ceuta, cap spartel, Grotte d'Hercule intéressants ? meme questions pour Tétouan et Chefchaouen si je n'abuse pas et si qqun réside la bas ou est de passage aux memes dates, je suis ouverte à toute rencontre désintéressée Merci d'avance pour vbos réponses -
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CA
Catetcat 11 years ago · Deric823
Horaires poste-frontière Maroc-Mauritanie
Bonjour, nous sommes arrives a Dakhla avec quelques soucis mécaniques. Nous nous demandons les horaires d'ouverture des postes frontière Maroc et mauritanie. Quelqu'un est-il passé récemment ? Autre question, y-a-t-il camping ou hôtel au cap Barbas ? Si quelqu'un souhaite passer ces frontières mardi, on pourrait eventuellement le faire ensemble. Je confirme que le visa mauritanien est de1000 dirham a Rabat, pris fin octobre. Merci pour toutes infos
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