De longs mois d’attente Nous sommes mi-Décembre, et l’activité au boulot n’en finit plus, mon patron sort un bouquin qui est un réel succès, j’enchaîne les auditions, les rendez vous, les sollicitations, les collaborations … Bref je ne vois plus le jour. Au delà de ça, je n’ai qu’une idée en tête, bosser pour gagner un max de pognon et surtout qu’on m’accepte cette put*** de deuxième semaine en Mars 2013, ce qui me permettrait bien entendu de pouvoir effectuer ce Road trip qui est déjà dessiner dans ma tête. Le clic peut être dégainer à n’importe quel moment, il me manque juste l’approbation.
Fin Décembre, Noel est passé, le jour de l’an ne va pas tarder. Je partirais à Prague pour recharger les batteries, mais peu importe ma tête est ailleurs. Ah oui j’oubliais ma deuxième semaine a été acceptée sans aucun problème. C’est bien la peine que je m’inquiète … Les collègues là depuis 5 ans font un peu la tronche ! Mais après en ais-je quelque chose à foutre ? La vie est faite de rêve et je ferais volontier abstraction des états d’âmes divers et variés. Février – Plus qu’un long mois à attendre. Les places sont achetées en grande majorité, pour les vols il ne me manquent plus que le vol interne allant de Houston à New York pour boucler mon trip. Ça commence à prendre forme, même si je ne réalise pas ce que je suis en train de faire. La raison n’a jamais pris le pas sur la folie, et quel bonheur !
Stubhub et Ticketmaster deviennent mes meilleurs amis, quelques conseils envers mon coéquipier de Draft 2012, alias Coach Kira et me voilà excité ! Vous savez comme une pucelle qui vient de découvrir la nouvelle coupe à la mode de Justin Bieber, assistant à son concert, très proche, et qui se palpe abondamment et bah c’est à peu près ça. J’ai limite envie de préparer ma valise, mais je me dis non, ne fais pas l’abruti … L’attente va te tuer si tu fais ça.
Mars – Et ça repart ? On en est pas loin en faite. Le 1er Mars est une sorte de jouissance sans limite pour moi. J’enlève youporn de mes favoris et mon esprit et imagination feront bien entendu le reste. J’arrive à Miami dans 10 jours … 10 jours ? Je ne réalise pas. En attendant je dors, je sors, je bois, je travaille, et j’attends. Hocus Pocus dans les oreilles pour avoir un son qui ressemble à mon état d’esprit actuel !! Je n’ai plus que 5 jours à tirer et en plus il fait moche, ce qui accroît assez facilement mon envie de me barrer. Vendredi 8 je sors jusqu’à pas d’heure, avec une personne de sexe féminin, pour ceux qui douterait de mes préférences faciales et bien au delà. Le Samedi 9, j’arrive avec une tête d’éternel déchiré …. Je renverse le café sur mes dossiers que j’avais torché la veille, je me fais engueuler par ma patronne qui a vu que je … Je … Enfin je n’étais pas très réactif, mais je me reprends assez facilement, le début était très compliqué. Surtout après une nuit blanche en faite. On se quitte finalement en très bon terme, après un apéro de fin. C’est le clap, les acteurs s’en vont dans diverses destinations et je jouis, je jouis intérieurement à n’en plus finir, il ne manque que le cri machiste et bien sûr une substance qui aura fait tâche dans mon jean. Surtout dans le métro de la ligne 4 en fait ….
J’appelle Fileo la veille pour tenter de prendre un bus à 2 euros, car je pars très tôt … C’est un bus pour ceux qui travaille à CDG, mais je m’en fou … Je ne veux pas payer pour 30 euros de taxi, surtout que ça fait environ 15 bières. Dans un road trip tout “euros” ou “dollars” se gardent. Autant commencer, dès maintenant. Après négociation, je parviens à avoir une réservation à mon nom. 2h du matin mon sac est prêt. Je regarde une énième défaite des Hornets, et je me dis que j’aurais bien fait d’aller autre part qu’à New Orleans … Voir Davis jouer 12 minutes et Aminu envoyer des briques en l’honneur de Ariza, ça risque d’être assez chiant. 4h, je décolle enfin, le sourire au lèvre et la barre autre part. 4h28 le bus arrive, aucune objection avec mon 30 L, car oui je n’ai pas de valise … Çà va m’éviter de payer pour les vols internes. L’attente est terminée, en revanche l’aventure elle, commence à peine.









