La première question à se poser est la vraie raison de cette vente de parts : on n'a pas besoin d'être associé pour "aider à gérer", et le secteur du tourisme est en difficulté en ce moment, surtout pour les petites entreprises. Il se peut tout simplement que l'associé souhaite développer autre chose; il se peut aussi que la société n'ait pas de très bonnes perspectives.
Par exemple, en ce qui concerne le transport touristique, une loi est passée qui oblige toutes les petites sociétés à grandir ou disparaitre : sous cinq ans, elles doivent pouvoir salarier 10 chauffeurs, et avoir une capacité de plus de 50 places de transport, pour voir leur agrément renouvelé. Sinon, elles devront tout simplement vendre leurs voitures et leurs agréments à d'autres sociétés.
Et ce à un moment où la crise frappe, certainement moins à Ouarzazate qu'à Marrakech ou Agadir, mais elle frappe quand même. (Entre 5 et 10% de baisse de fréquentation).
Si l'associé part parce qu'il veut monter son propre projet, c'est intéressant de vérifier si il ne part pas pour devenir concurrent en prenant toute la clientèle...
En ce qui concerne le droit marocain, il est effectivement pour la partie commerciale tout à fait semblable au droit français. Il faut donc simplement se comporter comme dans n'importe quel cas d'investissement : se faire communiquer les bilans, les comptes, les perspectives d'avenir, l'endettement, évaluer l'activité au noir en plus / en moins de l'activité réelle, et faire établir un document de cession de parts extrêmement précis détaillant tous les éléments financiers communiqués qui ont servi à valoriser ces parts.
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