Bonjour,
toujours cette question en suspens. Voici mon expérience personnelle récente.
Fin 2006 (octobre), le Consulat de Syrie à Bruxelles me confirme qu'il faut faire renouveler son visa vers le 15ème jour (j'ai un visa multi-entrées de 6 mois). De fait, début décembre 2006, à Tartous, l'Office d'Immigration me confirme que je dois bien renouveler mon visa, ce qui me prend une grosse heure, tout compris et 75 livres (25 de timbres et 50 de photocopies au bureau d'en face). Mon autorisation de séjour est prolongée de 3 mois d'office. Un couple d'Allemands, arrivés en voiture de Turquie, a dû faire de même, avec moi, alors qu'ils tenaient, pour information, que le renouvellement ne concernait plus ceux qui, comme moi, arrivaient par avion.
Mi-2007, Le Consulat me confirme qu'il faut toujours renouveler... (j'ai toujours un visa multi-entrées de six mois). Mi-juillet, à Deir az Zor, on me confirme que c'est toujours nécessaire. Une grosse demi-heure et quelques dizaines de livres plus loin, nous l'avons (prolongation d'un mois, en fonction de notre date de retour, que l'officier m'a demandée). Détail : il y avait là plusieurs dizaines d'Iraqiens occupés à faire prolonger leurs autorisations de séjour, de quoi occuper largement tout le personnel (en entrant, j'ai cru en avoir pour la journée !) : s'ils avaient pu nous renvoyer à l'hôtel en nous disant que ce n'était pas nécessaire, ils l'auraient certainement fait (ce n'est pas avec les 25 LS de timbres qu'on enrichirat l'état).
Néanmoins : alors que la petite feuille de prolongation agrafée au passeport porte la mention "à détacher par l'agent des douanes et à renvoyer au bureau émetteur", l'agent en question a, en 2006, oublié de la reprendre et, en 2007, me l'a virée de côté. Mais, à chaque fois, il les a examinées attentivement (et sans doute encodées).
En l'état actuel des choses, et comme c'est toujours indiqué sur le visa, je crois plus prudent d'effectuer la démarche (pour ce que ça coûte et en l'effectuant dans une petite ville chef-lieu de Gouvernorat, ça va toujours assez vite). On ne sait jamais si on ne va pas avoir affaire avec un policier pointilleux à l'aéroport, ce qui pourrait faire rater l'avion. Cet hiver, un étudiant belge rentrant d'un stage à Alep s'est vu refuser l'embarquement à Alep pour une démarche liée à son visa et non effectuée avant sa sortie (visa étudiant ou de travail, pas de tourisme). Le temps pour son promoteur de stage de régler l'oubli, en urgence, il n'a eu que le temps de payer bien cher pour sauter dans un taxi Alep Airport-Damas Airport (4 à 5 heures de route), où il est arrivé juste à temps pour embarquer (sur le même vol que moi).
Bien à toi
Abu Walad