Taïwan, la fin des natifs
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

Original post
EL
On m'avait rapporté et à juste titre, l'incroyable gentillesse des Taiwanais. Je venais tout juste de passer quelques semaines en Corée, pays bisounours, où les bisounours qui le peuplent aimaient me narrer l'existence d'un pays rempli de... bisounours, ça tourne en rond cette histoire.

J'arrivais donc à Taipei des étoiles déjà plein les yeux, prêt à en découdre face à tant de générosité. Pourtant, étonnamment, le garde en poste devant le palais présidentiel n'avait rien de bien courtois. Et puis, le nombre incalculable de véhicules militaires m'étonnait grandement. Tu as déjà vu un bisounours conduire un char de guerre toi ?

Je passais alors la majeure partie de mes soirées dans un bar le long d'une très grande avenue. Je partais seul et trouvais toujours de la compagnie, homme, femme, peut importe tant que je pouvais me fondre dans ce nouveau pays, découvrir ses habitants, leur culture, leur histoire.

La chaleur me faisait transpirer sans discontinuer, ma barbe avait repoussé, j'avais juste un tee-shirt noir usagé au possible et plusieurs mois de Russie et de Corée inscrits sur le visage. En bref, j'avais la tête du parfait baroudeur. Celui qu'enfant j'avais surement, à un moment, rêvé d'être.

J'étais donc installé au comptoir, en pleine conversation avec un ami taïwanais, quand une bagarre éclata entre un italien et un américain, deux bêtes ivres et stupides. On crie, on se bouscule, on les met dehors. « On », c'est faux. L'ami n'a pas bougé, je suis le seul à m'être révolté, à m'être laissé entraîner par mon tempérament. Il pose son regard sur moi et me dit sans mauvaises intentions que des blancs se sont également battus deux jours plus tôt. Je tourne la tête en direction de la salle, je suis le seul étranger. J'ai l'habitude, mais ce soir c'est différent. J'ai pour miroir des regards remplis de défiance. Je me sens con pour tous les autres, je me sens con. Je fais mes adieux à mon ami, je ne le reverrai pas, j'en suis convaincu. Alors que je prends la direction de mon auberge, j'ai le cerveau qui turbine. L'Asie m'a confronté à une nouvelle facette du voyage que je ne connaissais pas. J'ai toujours réussi à me fondre dans la masse, à passé inaperçu, mais quand tes traits et ta couleur de peau t'en empêchent, la donne change. Et cette archi-mondialisation, cette archi-communication, la possibilité que de pauvres mecs comme moi puissent jouir du voyage, c'est une bonne chose, vraiment ? Qu'une attente et donc un besoin se crée pour une masse touristique qui se fout du pays qu'elle visite. Non vraiment, je me sens con. Et puis tous ces foutus chars, et c'est quoi cette dizaine de tentes en face du palais présidentiel. Ça m'intrigue, je m'approche, il est tard, mais il y a du mouvement. Hey ! Hey ! How are you ? Good, just little bit drunk Ha ah aha ! What are you doing here ? Why there is so much military staff around you ? Ha ha ah ! You can come if you want ! Oh really ? Yeah Yeah !

J'enjambe la palissade et j'apprends. J'apprends qu'à l'intérieur des terres, dans les montagnes à l'est de l’île, vivent les natifs de cette dernière. J'apprends que leur culture disparaît, qu’eux même disparaissent. Que rien n'est fait pour sauvegarder l’origine même de ce pays. Que tous ces chars, ces militaires c'est pour une trentaine de joyeux lurons qu'ils ont fait le déplacement. Car de par leurs présences ils annoncent : Oui nous sommes toujours là. Je passe la fin de la soirée avec eux, jusqu'au petit matin. Ils me font découvrir l'art de tresser ces propres chaussures ( des claquettes) me fournissent du café à outrance, se marrent quand un policier me prend en photo et que je crie « Yes I'm a french spy » et m'offre un bracelet. Je les quitte un regard nouveau dans les yeux. Ce voyage, je le finirai comme je l'ai commencé, mais le prochain sera différent. Je serai préparé, ce ne sera pas juste une fuite ou une aventure. Le voyageur détruit plus qu'il ne sauvegarde, pas facile d'inverser la balance, mais je vais quand même essayer.
MA Marathon Globetrotter ·
Bonjour,

L'avenue Ketagalan, qui aboutit au palais présidentiel, est à Taipei ce que la place Tien'anmen est à Pékin ou les Champs Elysées sont à Paris : un lieu symbolique pour les manifestations au cœur de la capitale. La différence avec la Chine, c'est que les militaires présents ne massacrent pas les manifestants. La différence avec la France, c'est que les manifestants présents ne caillassent pas les policiers.

Dans ce monde de brutes, Taïwan est un pays de bisounours.
AN Anneorange Regular ·
J ai apprécié la serviabilite de ses habitants . La présence de militaires s explique aisément. Leur grand voisin est en embuscade et leur armée un vestige du passé. J ai aussi vu la prise en compte même si elle est récente des populations autochtones
MR MrBruno10647 Regular ·
J ai apprécié la serviabilite de ses habitants . La présence de militaires s explique aisément. Leur grand voisin est en embuscade et leur armée un vestige du passé. J ai aussi vu la prise en compte même si elle est récente des populations autochtones

Vous avez le ministère des armées qui est a coté , le palais présidentiel , le parlement ...c'est un peu normal dans un pays qui ne fait pas partie de l'ONU et qui n'as même pas sa place a l'OMS Il y a 20 ans le service militaire durait 2 ans pour les jeunes maintenant a peine 4 mois . Il me semble qu'il y a 18 ethnies a Taiwan .
YE Yemen Veteran ·
OUAH, surprenant et intéressant ton retour. c'est ta 3ième intervention sur le forum, du concret, j'aime bien 😄 pour qui sait lire et apprécier ta façon de voyager laurence
On est la somme de nos rencontres
BH Bhara Regular ·
Bonsoir,

on revient d'un voyage en famille à Taïwan (https://lepourquoipas4.wordpress.com/2018/12/05/taiwan-octobre-2018/).

Pour rebondir sur votre post, oui, quand on est à l'étranger, on ne connait pas tous les codes... j'étais hyper stressée dans les transports en commun que mes filles fassent un tout petit peu de bruit, car il y règne un calme absolu (dans un avion bondé, dans un train bondé, etc...). J'avais peur de déranger, de passer pour une malpolie avec notre petite famille. En Espagne ou en Italie se genre de question ne se pose pas. Mes filles sont hyper sages, capables de rester assises à lire calmement pendant des heures... mais dès qu'elles parlaient un peu fort, j'avais peur de passer pour une malotrue. Le CALME, c'est ce qui m'a le plus surpris à Taïwan, d'autant plus que j'ai passé 1 an en Chine, et que là, on ne peut pas dire que ce soit le sport national !!!

Alors que faire ? Observer les locaux, essayer de comprendre, se renseigner un maximum avant de venir... et espérer ne pas faire d'impair ! Au final on a dû pas trop mal se débrouiller, vu tous les cadeaux que nos filles ont reçus, et vu qu'on a été invités à manger 2 fois...

Je considère aussi qu'il vaut mieux ne pas intervenir dans les problèmes locaux (que ce soit une bagarre ou une manif) : on ne connaît pas les tenants et les aboutissants, surtout au bout de seulement quelques jours sur place... et on ne sait pas comment les policiers en face peuvent réagir... nous coffrer avec les 2 ivrognes, nous emmener au poste et nous expulser après notre soutien aux aborigènes... ??? Même en France ce n'est pas évident de savoir comment ça se passe (surtout en ce moment avec les gilets jaunes !!!). Alors à l'étranger... Observer, se renseigner, mais à moins de vivre sur place depuis longtemps, ne pas prendre parti ou intervenir.

Évidemment, après quelques bières, le discernement est probablement en option... Lol

YiLian
MA Mariecurry Globetrotter ·
J'apprends qu'à l'intérieur des terres, dans les montagnes à l'est de l’île, vivent les natifs de cette dernière. J'apprends que leur culture disparaît, qu’eux même disparaissent. Que rien n'est fait pour sauvegarder l’origine même de ce pays. Que tous ces chars, ces militaires c'est pour une trentaine de joyeux lurons qu'ils ont fait le déplacement. Car de par leurs présences ils annoncent : Oui nous sommes toujours là.

Ils luttent. Ce n'est pas facile mais ils essaient de garder vivante leur culture. Ils continuent de parler leurs langues (parce qu'il y en a plusieurs). Ils organisent des fêtes, des concerts. Sortent des DVD, des CD, j'en ai d'ailleurs ramené quelques-uns.

Le musée des Aborigènes à Taipei vaut vraiment le déplacement. Pour découvrir qui ils sont. Depuis quand ils sont là. Comprendre pourquoi leur culture ressemble tellement à celle des Polynésiens. www.museum.org.tw/symm_en/index.htm

La minorité aborigène est, comme d'habitude, la population la plus pauvre et celle qui souffre le plus du chômage.
EL Elcoyote69 ·
Merci à toi pour les informations et le lien 😉
JG JG07 Globetrotter ·
On m'avait rapporté et à juste titre, l'incroyable gentillesse des Taiwanais. Je venais tout juste de passer quelques semaines en Corée, pays bisounours, où les bisounours qui le peuplent aimaient me narrer l'existence d'un pays rempli de... bisounours, ça tourne en rond cette histoire.

J'arrivais donc à Taipei des étoiles déjà plein les yeux, prêt à en découdre face à tant de générosité. Pourtant, étonnamment, le garde en poste devant le palais présidentiel n'avait rien de bien courtois. Et puis, le nombre incalculable de véhicules militaires m'étonnait grandement. Tu as déjà vu un bisounours conduire un char de guerre toi ?

Je passais alors la majeure partie de mes soirées dans un bar le long d'une très grande avenue. Je partais seul et trouvais toujours de la compagnie, homme, femme, peut importe tant que je pouvais me fondre dans ce nouveau pays, découvrir ses habitants, leur culture, leur histoire.

La chaleur me faisait transpirer sans discontinuer, ma barbe avait repoussé, j'avais juste un tee-shirt noir usagé au possible et plusieurs mois de Russie et de Corée inscrits sur le visage. En bref, j'avais la tête du parfait baroudeur. Celui qu'enfant j'avais surement, à un moment, rêvé d'être.

J'étais donc installé au comptoir, en pleine conversation avec un ami taïwanais, quand une bagarre éclata entre un italien et un américain, deux bêtes ivres et stupides. On crie, on se bouscule, on les met dehors. « On », c'est faux. L'ami n'a pas bougé, je suis le seul à m'être révolté, à m'être laissé entraîner par mon tempérament. Il pose son regard sur moi et me dit sans mauvaises intentions que des blancs se sont également battus deux jours plus tôt. Je tourne la tête en direction de la salle, je suis le seul étranger. J'ai l'habitude, mais ce soir c'est différent. J'ai pour miroir des regards remplis de défiance. Je me sens con pour tous les autres, je me sens con. Je fais mes adieux à mon ami, je ne le reverrai pas, j'en suis convaincu. Alors que je prends la direction de mon auberge, j'ai le cerveau qui turbine. L'Asie m'a confronté à une nouvelle facette du voyage que je ne connaissais pas. J'ai toujours réussi à me fondre dans la masse, à passé inaperçu, mais quand tes traits et ta couleur de peau t'en empêchent, la donne change. Et cette archi-mondialisation, cette archi-communication, la possibilité que de pauvres mecs comme moi puissent jouir du voyage, c'est une bonne chose, vraiment ? Qu'une attente et donc un besoin se crée pour une masse touristique qui se fout du pays qu'elle visite. Non vraiment, je me sens con. Et puis tous ces foutus chars, et c'est quoi cette dizaine de tentes en face du palais présidentiel. Ça m'intrigue, je m'approche, il est tard, mais il y a du mouvement. Hey ! Hey ! How are you ? Good, just little bit drunk Ha ah aha ! What are you doing here ? Why there is so much military staff around you ? Ha ha ah ! You can come if you want ! Oh really ? Yeah Yeah !

J'enjambe la palissade et j'apprends. J'apprends qu'à l'intérieur des terres, dans les montagnes à l'est de l’île, vivent les natifs de cette dernière. J'apprends que leur culture disparaît, qu’eux même disparaissent. Que rien n'est fait pour sauvegarder l’origine même de ce pays. Que tous ces chars, ces militaires c'est pour une trentaine de joyeux lurons qu'ils ont fait le déplacement. Car de par leurs présences ils annoncent : Oui nous sommes toujours là. Je passe la fin de la soirée avec eux, jusqu'au petit matin. Ils me font découvrir l'art de tresser ces propres chaussures ( des claquettes) me fournissent du café à outrance, se marrent quand un policier me prend en photo et que je crie « Yes I'm a french spy » et m'offre un bracelet. Je les quitte un regard nouveau dans les yeux. Ce voyage, je le finirai comme je l'ai commencé, mais le prochain sera différent. Je serai préparé, ce ne sera pas juste une fuite ou une aventure. Le voyageur détruit plus qu'il ne sauvegarde, pas facile d'inverser la balance, mais je vais quand même essayer.

Bravo pour ta prose, c'est bien écrit.

Après ce n'est franchement pas malin d'être intervenu dans une bagarre. Tu ne connais pas les lois du pays et ça aurait pu te couter cher. Je ne sais pas ce qu'il en est à Taiwan, mais au Japon pour cela tu aurais certainement fait un passage en garde à vue, au mieux. Au pire c'était un passage en prison et une interdiction de territoire pendant 5 ou 10 ans...

De même que dire à un policier "i'm a french spy", c'est complètement con. Là aussi, ça peut te couter cher.

Bref, tu m'as l'air très jeune ou immature ou un peu des 2..
EL Elcoyote69 ·
Bref, tu m'as l'air très jeune ou immature ou un peu des 2.

Ha aha ! Merci pour le commentaire. Pour répondre, ni l'un ni l'autre, je crois. Un tempérament impulsif suffit parfois. Tempérament qui m'a permis de passer du temps avec des hooligans russes, de manifester contre le gouvernement en Corée du Sud, de suivre des vendeurs de cocaïne au Vietnam et j'en passe. Pour l'instant, je n'ai jamais eu à me battre ou à hausser le ton suite à une faute de ma part. Pour ce qui est du "french spy", le policier me prenait alors en photo et ce dernier c'est marré, c'était bon enfant. Peut-être que je finirai par me brûler, mais j'aime voyager de la sorte. Et puis, j'ai toujours aimé Hemingway Bonne journée 🙂
MA Marathon Globetrotter ·
Pour ce qui est du "french spy", le policier me prenait alors en photo et ce dernier c'est marré, c'était bon enfant.

Les manifestations sont généralement très bon enfant à Taipei, contrastant avec le matériel déployé de manière routinière par la police. Quand au printemps 2014, des étudiants ont occupé le Parlement (le "Yuan Législatif") pendant plus d'un mois pour bloquer le passage en force d'accords commerciaux avec la Chine, ils ont passé une demi-journée à nettoyer les lieux avant évacuation, pour les restituer dans l'état dans lequel ils les avaient trouvés. Les policiers prennent beaucoup de photos et de vidéos lors des manifestations, et les manifestants aussi, pour documenter d'éventuels débordements de part et d'autre. J'ai pris des photos surréalistes de manifestants et de policiers qui se filmaient mutuellement à dix mètres les uns des autres dans le plus grand calme, avec, cerise sur le gâteau, des caméras de modèles identiques.
ZO Zorba Veteran ·
Tu es un véritable appareil photo avec tes mots. Eh bien continue à photographier pour notre plaisir et reste avec nous: cf "French spy" Quant à "French spy" ça peut passer dans beaucoup de pays, mais il y en a un où on est totalement dénué d'humour, ce sont les USA. Rappelons nous d'un jeune Français sur un appareil américain qui était resté très longtemps dans les toilettes et disant plaisamment a travers la porte:"my shit is a bomb" Il a couché le soir même à Ricker island, l'auberge new yorkaise de DSK.
MR MrBruno10647 Regular ·
La minorité aborigène est, comme d'habitude, la population la plus pauvre et celle qui souffre le plus du chômage.

Il y a une raison a cela , ils boivent beaucoup et ne peuvent jamais finir un boulot .....c'est comme ça qu'ils sont perçu par le reste de la population .
MA Mariecurry Globetrotter ·
Australie, Nunavut, Taïwan et j'en passe. Toujours le même schéma, la même histoire. Toujours les mêmes qui trinquent. Au sens propre comme au figuré.
JG JG07 Globetrotter ·
Bref, tu m'as l'air très jeune ou immature ou un peu des 2.

Ha aha ! Merci pour le commentaire. Pour répondre, ni l'un ni l'autre, je crois. Un tempérament impulsif suffit parfois. Tempérament qui m'a permis de passer du temps avec des hooligans russes, de manifester contre le gouvernement en Corée du Sud, de suivre des vendeurs de cocaïne au Vietnam et j'en passe. Pour l'instant, je n'ai jamais eu à me battre ou à hausser le ton suite à une faute de ma part. Pour ce qui est du "french spy", le policier me prenait alors en photo et ce dernier c'est marré, c'était bon enfant. Peut-être que je finirai par me brûler, mais j'aime voyager de la sorte. Et puis, j'ai toujours aimé Hemingway Bonne journée 🙂

Mais c'est très bien. Tes expériences sont certainement très intéressantes. Par contre, prendre part à une bagarre dans un pays étranger, excuse moi mais c'est complètement con. Par exemple au Japon la légitime défense n'existe pas. À partir du moment où tu portes un coup, tu deviens l'agresseur. Et là bon courage si la police débarque. Continue à te brûler les ailes, mais un jour ça risque de te faire bizarre.
MR MrBruno10647 Regular ·
heu c'était quoi le sujet ?😏
TI Tibet84 ·
bonjour

sais-tu vraiment comment vivait Hemingway, pour moi ce n est pas une reference rien que pour le fait de ce congratuler de pouvoir aller en Afrique et tuer des Bigs-five, de plus je te cite 2 ecrivains qui eux le connaissaient bien, Paul Theroux dans Safarie noir et Martha Gellhorn ( son ex epouse) dans mesMes saisons en enfer. Eux je peux te dire qu ils ne l aprécient pas

Pour ce qui est de Taiwan, il ne faut pas uniquement regarder les manifestants devant le palais, mais aller dans la montagne vers les tribues et vivre avec eux quelque temps comme je l ai fais avec ma famille. Il faut dire que mon épouse est Taiwanaise. Mias meme certains Taiwanais ne veulent pas aller dans la montagne car ils trouvent la route trop dangereuse.

bonne journée
EL Elcoyote69 ·
Était-ce vraiment nécessaire de répondre... Pour dire exactement la même chose de surcroît. On ne se connait pas, et tu portes un jugement de valeur sur ma personne. C'est triste à dire et je n'aurais même pas du prendre le temps de me justifier. De plus, tu n'as pas compris la morale de ce texte, dommage, enfin je veux dire "c'est con".
EL Elcoyote69 ·
Bonjour, Hemingway, sa prose, ses personnages et toutes leurs complexités. Le bonhomme en lui même, je ne l'ai pas connu... Il y a une différenciation à faire entre l'oeuvre et l'auteur.

J'ai pris une claque extraordinaire en lisant "voyage au bout de la nuit" et pourtant Céline n'était pas un jojo le rigolo à ce que je sache. Néanmoins, cela n'enlève en rien la puissance de cette oeuvre.

Pour les natifs taïwanais, je ne me pose en aucun cas comme défenseur de ces derniers, cette cause m'a juste à ce moment précis de ma vie ouvert sur l'inutilité de voyager dans l'unique but de... voyager. Un voyage sans réel projet.

J'espère avoir répondu à tes attentes et ne plus être à tes yeux un adorateur de la chasse au mammifères africains. Une bonne soirée
JG JG07 Globetrotter ·
Était-ce vraiment nécessaire de répondre... Pour dire exactement la même chose de surcroît. On ne se connait pas, et tu portes un jugement de valeur sur ma personne. C'est triste à dire et je n'aurais même pas du prendre le temps de me justifier. De plus, tu n'as pas compris la morale de ce texte, dommage, enfin je veux dire "c'est con".

Que l'on se connaisse ou pas ne change rien. Tu expliques avoir pris part à une bagarre qui ne te concernait en rien et je t'explique pour c'est à ne pas faire, argumentation à l'appui. Qu'est ce que tu ne comprends pas ?

Pour la morale de ton texte, je n'en vois pas et il n'y a aucun rapport. C'est simplement un récit de voyage peu commun bien écrit, rien de plus.
CH Chacaltaya67 ·
I'm replying after 6 years—no idea if anyone’s still around to read this. On December 2, 2018, the date of Elcoyote69’s post, I had cycled up to Wuling from Hualien. I’m a cyclist, and I’d rented a bike to tackle the climb through Taroko Gorge. My stay in Taiwan was wrapping up just a few days later. I’d come to Taiwan to explore the country by joining this guided cycling tour: https://www.panagoetour.com/coastline, organized by a small Taiwanese family-run company. The father is Han, a military man who came from China with Chiang Kai-shek’s army and married an indigenous woman, so their kids all grew up with a dual culture—something that really showed in their choice of hostels. There were only five of us in the group: a New Zealand couple and an Indian couple, plus me. The Kiwi woman was learning Māori and noticed similarities with the local languages. After Tainan, like the New Zealanders, I continued on my own with one of my goals being to return to Hualien and tackle the famous Wuling climb—3,275 meters high. It’s a legendary ascent that hosts well-known races. What really struck me in Taiwan was how kind people were—their eagerness to help and go out of their way for a lost tourist like me, more than once. I’ll stop here since I’m guessing no one’s left reading this. If you *are* reading this and can make it happen—go to Taiwan. It’s truly one of a kind. François
AN Anneorange Regular ·
I went there 6 years ago. Trip was less active than yours, but I totally agree about how friendly the locals are. A bit of Japanese discipline mixed with a lot of Chinese spontaneity—such a great blend to be around!

Similar discussions

You might also like