la seule chose qui me retienne pour aller à Tromso, c'est que je cherche plutôt un environnement type taïga et non toundra. (en gros, avec des arbres, quoi). C'est pour ça que dans ma tête, j'étais davantage axée sur la Finlande.
Le côté désertique, ce qui a l'air d'être l'environnement de Tromso (forcément, vu sa situation) en plein hiver polaire ne me met pas si à l'aise que ça.
Je vais donc chercher où se trouve la limite entre les 2 :)
Je n'ai pas trop cherché côté suède non plus.
Il faut que j'arrive à trouver un compromis entre mes chers arbres et la situationla plus au Nord possible pour les aurores boréales. Ca devrait se trouver!
Salut!
la Laponie s'étale de la Mer de Norvège à l'Ouest, la Mer de Barents au Nord, la Mer Blanche à l'Est. Les frontières des état contemporains sont bien sûr aléatoires à l'échelle historique. Vue d'ensemble:

Là je songe à amener la Laponie orientale qui est souvent oubliée, les touristes ayant en têtes Norvège-Suède-Finlande essentiellement.
J'ai un disque dur avec des archives photos en vrac de 2010 à 2018, donc je peux puisser quelques images non-standard. Vais essayer de ne pas me laisser entraîner, informer un brin de manière claire et succincte au sujet de toundra, forêt, zones géographiques, et quelques aspects...
la côte norvégienne jusque vers Alta présente le très spécifique relief aperçu sur tous les catalogues de voyages. La région de Tromsø n'est pas désertique mais comme la plupart de cette côte, rocailleuse, avec très peu de sol meuble, donc herbes, mousses, quelques buissons, mais pas ou peu de forêt.
cette allure, ici, photos prises, mi-septembre cette année, à Svolvær; Lofoten centrales:



l'autre facteur qui explique l'absence de forêt, en plus du relief et de l'absence de sol, c'est l'importance des vents marins en rapport avec la très courte période de pousse, ça ne permet pas à beaucoup de flore de s'accrocher et de pouvoir pousser.
Vers la côte de Barents, l'aspect de sommets alpins au raz de la mer disparaît, et la côte est plus plate, rocailleuse, dénudée.
La toundra est présente sur tous les plateaux après les pentes. Lorsqu'on sort de Tromsø, et emprunte le téléphérique à Tromsdalen, arrivé en haut, d'où on a le panorama sur Tromsø, c'est toundra.
Il y a de la forêt en quelques endroits plus protégés de la côte et ayant suffisamment de sol, par exemple Pasvik, un peu avant Kirkenes. Là une photo d'été. on peut constater la forêt touffue le long du fjord:

il y a de la forêt maigre de petits bouleaux et quelques résineux sur les rebords du plateau lapon finlandais, qui se trouve en cuvette entre les crêtes norvégiennes et les basses montagnes après Salla qui débouchent sur l'intérieur de la péninsule de Kola, la partie la plus orientale de la Laponie.
Exple, là, (d'une archive encore sous la main, utilisée il y a peu sur un autre fil), vue depuis la descente après la ville de Kirovsk. On aperçoit une cuvette dans le bas, il y a là des lacs, et vers l'horizon, sous les nuages, des petites montagnes. C'est un massif bas qui finit en arrivant à la frontière finlandaise, sur la ligne Kuusamo-Salla-Raja Jooseppi. On voit clairement la forêt très présente:

dans cette région de Kirovsk, derrière les montagnes vers l'Est, se trouve l'essentiel des Lapons russes, leur village principal est Lovozero, et il y a aussi de nombreux sites lapons sacrés dans lesquels ils vont de temps à autre cérémonier ou camper.
Par exemple ici le petit lac de Seïdozero, il y a de la forêt de petits résineux et buissons:


c'est un lac sacré en partie en raison de cette formation naturelle particulière sur le rocher d'un flanc au bord du lac:

de plus près:

pour les Lapons du coin c'est une divinité (mais les russes surnomment cette peinture rupestre naturelle "le vieillard").
En fait en hiver les gens du coins peuvent pour amener là en traîneau.
sauf en canot, l'été (càd. juin-juillet-août) l'accès à ce lac se fait par un col entre les arrêts des plateaux autour, sur lesquels c'est la toundra. Vu d'au-dessus, avant de descendre vers le lac:

juste après la descente, on arrive sur un sol meuble, et dans le cas de Seïdozero, comme les rennes n'y vont pas (trop escarpé, c'est de la grosse moraine, on ne marche pas, on saute de rocher en rocher...), la couche de lichens et mousses est vierge. Là par exemple nous étions sur un des ces sols en mousse, dans une grande clairière, et la couche était dans les vingt cms épaisse, on se laisse tomber et c'est un matelas:

dans une partie du plateau lapon nord-finlandais et la pupart de la pénisule de Kola le relief est moins escarpé, et la couche de sol épaisse, ça permet de la forêt.
Là par exemple, un été à Mourmansk, ville sur la rive et les lfancs d'un petit fjord trappu. Toutes les collines sont couvertes de forêt à petits résineux et bouleaux:

à un moment donné j'avais aperçu dans la rade l'un des brise-glaces nucléraires dont la base est Mourmank, et avait tenté de pousser l'objectif. Pas fameux, mais on voit tout de même le navire (avec son logo Rosatom) et l'arrière-plan est tout boisé:

dès qu'on dépasse les crêtes de ces collines l'hiver, la lueur de la ville disparaît et c'est très propice au spectable d'aurores boréales.
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Bref, la région entre Mourmansk, Kirovsk, Lovozero, offre de la flore avec de la forêt, de la toundra, de la petite montagne et plateaux, des lacs (petits ou très grands même, comme Imandra), des lapons en site et habitat autochtone, et pour un prix trois ou quatre fois moins cher que la Laponie finlandaise et scandinave.
Ensuite variations cosmétiques, par exemple, mode russe ancienne, un peu différente de la scandinave:

ou mode lapone quasi identique partout:

habitat de style carélien-scandinave:

mixte, scandinave et carélien-russe:

ou simplement russe:

dans ce village là, le voisin du gars qui nous louait la cabane, s'était d'ailleurs fait dévorer plus tôt pendant l'été dans la forêt, qui pullule d'ours. Mais en hiver comme on sait ils roupillent :-)
du reste, vu d'hiver (un ou deux hivers après, l'église a été refaite par rapport à cette vue d'été):

enfin, voilà:
la partie Est de la Laponie sub-arctique offre pas mal de forêt, quelques lapons, des aurores boréales, des tas de choses à voir et à faire, on y mange mieux aussi, on peut y boire un verre sans le puritanisme luthérien des scandinaves., et le tout pour largement moins cher.