Les Highlands sont une région montagneuse d'Ecosse. Une terre idéale pour ceux qui cherchent à randonner dans des zones sauvages, isolées et fascinantes. Une des rares terres d'Europe encore authentique, propice aux treks.
Les Highlands sont la promesse d'une nature qui émerveille les amoureux des grands espaces, à conditions de ne pas craindre la pluie et les midges.
Highlands - Terre sauvage
Vagabondage dans les Hautes Terres
Ne disposant que de peu de temps pour m'évader cet été, j'en profite pour rejoindre une destination toute proche, en l'Europe, et qui pourtant m'attire depuis un moment. Les Highlands d'Ecosse sont synonymes pour moi de grands espaces vierges, de terre à découvrir. Ils renferment des mythes et des légendes, dans un paysage qui m'est encore inconnu.
Pour ce voyage dans les Hautes Terres d'Ecosse, je suis accompagné de Sylvie, une bonne amie marcheuse, grimpeuse et alpiniste avec qui je voulais faire une petite évasion depuis un moment. Ce vagabondage dans les Highlands sera notre terrain de jeu. Vagabondage, car notre itinéraire n'est issu d'aucun guide, d'aucun sentier de randonnée, mais simplement de ma tête en regardant les cartes de la région.
Jour 1 - 11 juillet : De Achnasheen à Inverchoran
Départ : 15h - Arrivée : 20h50 | +480/-435m - 21km - 5h35
En route pour les Highlands, je profite du trajet en train pour tracer notre itinéraire sur nos cartes toute neuve et ainsi faire découvrir le détail de notre semaine à Sylvie, ainsi que les surprises qui nous attendent. Un parcours concocté maison.
Nous descendons à la petite gare de Achnasheen, perdu au milieu de nulle part. Le ciel est complètement bleu, il n'y pas un nuage à la ronde, laissant ainsi briller le soleil. Nous enfilons donc nos tenues Ecossaise, les kilts ! Une mini-jupe d'un Tartan rouge et vert pour Sylvie, et un kilt mauve et blanc de 1, 3 kg pour moi. Un poids lourd qui est bien mieux sur moi que dans mon sac.
Après un petit kilomètre de route, nous empruntons un petit pont de bois pour enjamber le Loch Gowan. Nous sommes ainsi, de suite, plongés dans ce paysage magnifique des Highlands. Les montagnes sont là, juste devant nous.
Nous remontons une vallée verdoyante en direction du petit col de Mhartuin. La journée est belle, le vent souffle fort. Il nous protège ainsi des moustiques et surtout des midges qui sont le cauchemar de ce pays. Les midges sont une sorte de petits moucherons, très rependu en Ecosse, qui attaquent en essaim pour vous mordre. Pour lutter contre, nous avons une moustiquaire de tête aux mailles serrées et une lotion de peau "Skin to Soft". Elle est connue pour être une bonne protection corporelle contre ses bestioles (les anti-moustiques traditionnels n'ayant aucun effet). Mais lors de la traversée d'un petit bois, à l'abri du vent, ceux sont d'autres insectes qui nous tombent dessus, des taons… C'est sauve qui peu et c'est au pas de course que nous passons.
Heureusement, nous faisons d'autres rencontres. Un peu plus loin, Sylvie s'arrête net, bouche-bée, montrant d'un doigt un cerf. Il est juste là devant nous, immense, prestigieux, avec des bois impressionnant ! Plus loin, c'est cinq chevreuils qui se trouvent sur le sentier. Notre séjour commence plutôt bien côté rencontre animalière.
Nous arrivons sur le bord du loch Beannacharain, où sur sa rive se trouve le petit lieu-dit de Scardroy, constitué de deux maisons, et d'une ferme. Mais nous ne croisons personne, juste des cerfs, des moutons et des vaches des Highlands. Rousses, poilues avec une petite frange sur les yeux et aux longs cornes fines.
Notre itinéraire nous fait passer sur l'autre rive du loch, mais pour cela, nous devons d'abord remonter la rivière Meig jusqu'à un pont puis revenir sur nos pas… Nous optons pour un passage à gué, sous le soleil, c'est des plus agréable, même si les galets au fond de l'eau manquent de nous faire faire un plongeon.
Nous suivons la rive sud du loch où le sentier devient de plus en plus étroit. D'un coté nous sommes au plus prés de l'eau, et de l'autre, la montagne vient nous coller de plus en plus. Puis un éboulement de terrain bloque complètement la suite alors que nous sommes pile au milieu du loch Beannacharain qui fait six kilomètres de long. Pas question de faire demi-tour pour changer de rive. Deux solutions s'offrent alors à nous, passer à la nage sur cinq cent mètres, mais je le sens plutôt moyen ou prendre de l'altitude sur la montagne qui vient se jeter dans l'eau pour trouver un passage en devers un peu plus haut.
Ni une, ni deux, grimpeuse dans l'âme, Sylvie prend la tête et commence l'escalade dans la végétation. Nous trouvons bien un passage en suivant des traces d'animaux.
Nous stoppons notre journée un peu plus loin, juste après le lieu-dit de Inverchoran. Il est vingt et une heure, mais il nous faut encore installer le bivouac, ramasser et préparer du bois pour notre réchaud à bois, afin de passer une agréable soirée au coin du feu.
Pour la suite du récit, voir l'ensemble des photos, savoir si le kilt était porté à l'Ecossaise... C'est sur www.highlands.dubuis.net
Voici notre récit de voyage qui s'est déroulé du 13 au 27 juillet 2009.
On est parti à 4 par le biais de la société Svalbard Nature.
Nous avons choisit un parcours itinérant en autonomie complète alliant Kayak et randonnée (Les 5 Glaciers).
Le forfait de 750 euro pour l'aérien étant trop cher par rapport à la réalité, on a pris les vols nous mêmes. Cela nous a permis tous les 2 de planifier un saut aux Lofoten, histoire de s'acclimater un peu 🙂. On rejoindra Hél!ne et Nicolas à Tromsø le 16).
Tout commence par une virée au Vieux Campeur pour s'équiper en vêtements 3-couches. Une fortune, je vous dit pas 🤪.
Situation géographique
12/7:
Départ pour Paris en TGV. Nuit chez Papa. Dernière fois que l'on voit le soleil se coucher avant 15 jours.
13/7:
C'est parti ! 8h dans le métro de bon matin puis enchainement de vols, 13h à Oslo, petit arrêt Duty free pour se restaurer et prendre quelques munitions (cointreau et baileys en flasque 1/2l en plastique, pratique pour la suite), puis Trondheim, Mo i Rana et enfin Bodø.
La vue sur Trondheim est superbe: grand fjord, montagnes, lacs, petites maisons rouges.
Le truc qui énerve: tout est payant dans l'avion sauf les toilettes...
Passage au dessus du glacier Svartisen
et vue sur l'archipel montagneux en allant sur Bodø, magnifique !!!
La prochaine fois que nous irons aux Lofoten, nous prendrons l'avion jusqu'à Leknes ou Solvaer, histoire de profiter également d'un survol d'anthologie sur tout l'archipel.
Météo degagée, 20°c. Bodø toujours aussi peu folichon.
Vue du soleil de minuit par intermittence à cause des montagnes.
Scéanc rétro sur Trondheim et le glacier Svartisen (photos prises en 2004)
14/07:
Même temps qu'hier et pas un nuage à l'horizon, ça promet. On prend le ferry pour les Lofoten. L'avantage d'être à pied, c'est que la queue est courte et qu'il n'y a pas de réserver.
Après 3h30 de bronzette sur le pont, on débarque à Moskenes où nous attend le bus (Veolia) pour Reine.
25°c nickel. On en profite pour faire le tour de ce magnifique village de maisons rouges perdu au milieu de montagnes abruptes et de grandes étendues d'eau pure. Ceux qui habite ici l'été ont bien de la chance...
A noter pour une autre fois: grimper sur une montagne avoisinante pour voir tout cela de haut.
Ah zut j'ai parlé trop vite, une nappe de brouillard commence à se former. Des gens montent dans le bus en bonnet ! Arrivée au camping à Flakstad, direct sur une plage de sable blanc et mer émeraude; point de soleil de minuit cependant.
15/07:
Temps toujours couvert mais au moins il ne pleut pas et cela nous acclimatera un peu au Svalbard.
Après une grasse mat, on part pour une grosse journée de randonnée à vélo et à pied. Nous passons à Ramberg (plage turquoise), Fredvang, Yttresand (jolie plage avec eau pas trop froide), puis Kvavlika (sur la côte ouest, magnifique plage entourée de montagne accessible uniquement par 1h de marche en montagne. Franchement, une des plus belles plages des Lofoten avec Hauckland. Endroit idyllique pour camper).
16/07:
15°c couvert toujours.
Des touristes Suisses sympas nous avancent jusqu'à Å.
Un dernier bus pour Moskenes et nous repartons un peu tristes pour le continent. Finalement, on a tout fait sans voiture et vu d'autres sites que la dernière fois.
Finalement, les Lofoten en vélo/bus ça le fait, en plus c'est économique surtout si on dort en tente en pleine nature.
Passage rapide près de notre premier hôtel à Bodø histoire de squatter leur Wi-fi puis marche jusqu'à l'aéroport (1/2h).
Vol pour Tromsø. Cette fois on a prévu le coup et mangé avant. A noter que thé/café est offert sur les vols internes.
On voit enfin le soleil au dessus d'une mer de nuages bien épais.
Première tuile, grève surprise à ParisGDG, nos amis n'ont pas pu prendre leur avion à temps...
Cathédrale arctique à Tromsø
11°C à Tromsø. 7°C annoncés à Longyearbyen.
Finalement, après une dizaine d'heure à Paris, ils ont fini par avoir un vol direct à Oslo pour le Svalbard.
De notre côté on repère au sous-sol des banquettes tranquilles pour pouvoir dormir au retour.
- le 7/6 départ à 7h30 du matin de chez mon amie à côté de COULOMMIERS – Dormir à LIVRAN (à côté de VALENCE).
- le 8/6 rejoindre le frère à ma copine à AVIGNON et déjeuner. Partir à 15h30 et s’arrêter à FREJUS pour dormir.
- le 9/6 visite de NICE puis passer en ITALIE par autoroute (sans arrêt des tunnels). Sortie à DEWA MARINA où l’idée nous prend à MONEGLIA de monter une côte interdite aux poids lourds menant à des hôtels sur la colline et gros muscles de mon amie pour faire ½ tour en haut avec le camping car. En plus afin de visiter les villages on négocie les épingles à cheveux de la montagne que l’on monte, l’on descend et pour cela PIC-PIC….. Lors d’une descente on parcourt en chemin inverse le chemin de l’autoroute par tunnel étroit, 1 voie en alternance, d’environ 6Km….impressionnant. On s’arrête pour dîner à SESTRI LAVAGNA, petite ville balnéaire sympathique.
- le 10/6 arrivée à MONTEROSSO EL MARE, joli petit port avec un hercule sculpté dans un rocher. Je visite les villages des 5 TERRES en train et à pied... J’ai beaucoup aimé VERNAZZA et RIOMAGGIORE, LA SPEZIA étant une ville assez agréable aussi.
- le 11/6 visite de LUCCA avec son enceinte, promenade autour des remparts (grandiose), jolie ville calme. Puis direction PISE.
- le 12/6 émotion lors de la visite de PISE le matin (piazza del duomo avec évidemment la Tour de Pise, la cathédrale, le baptistère et le cloître) . Nous continuons la route jusqu’à SAN GIMIGNANIO ou enfin nous prenons le temps de nous reposer a la piscine.
- le 13/6 visite de SAN GIMIGNANO, très joli village médiéval (piazza della cisterna).
- le 14/6 visite de VOLTERRA (remparts) ensuite route pour SIENNE (après midi défilé en costumes de renaissance aux couleurs des quartiers (17) avec fanfares dans la ville, le soir concert de musique lyrique, TTB).
- le 15/6 suite de la visite de SIENNE (la piazza del campo avec la cathédrale (monumentale), le baptistère, le musée Pinacothèque national, le quartier de SAN Francesco. Ensuite route pour LAC de TRASIMENO (4ème lac d’Italie par sa taille, beaucoup de charme).
- le 16/6 visite du village PANICALE, TTB + route vers ASSISE.
- le 17/6 nous continuons la visite d'ASSISE (ville somptueuse) + visite petit village en hauteur sur le lac de CHIUSI où nous dormons.
- le 18/6 visite de CHIANCIANO aussi village médiéval mais il y a mieux. Puis MONTEPUCCIANO (site TT beau) et encore dormir au Lac de CHIUSI.
- le 19/6 visite de LUCIGNANIO (très mignon).
- le 20/6 visite d'ARREZO : le soir spectacle de joutes et bataille de cavaliers en chevaux... on se fait harasser par la foule, les jeunes ont du boire une boisson énergétique, ils ont les yeux rouges et se battent et nous bousculent... fin à 1H.
- les 21/6 et 22 visite de FLORENCE (ville culturelle) et dormir au camping à FIESOLE (magnifique point de vue en hauteur et jolie ville).
- le 23/6 visite de PISTOIA (belle ville, région avec énormément de fleurs et arbres).
- le 24/6 départ de l'Italie, arrêt pour visite de VENTIMILLE.
- le 25/6 visite de VAISON LA ROMAINE
- les 26 et 27/6 WE chez le frère à ma copine et visite de quelques villages magnifiques (MOLLANS, SUZETTE...) à côté de VAISON LA ROMAINE.
- le 28/6 retour à la maison
Environ 4000 km en 3 semaines.
J'espère vous avoir donné envie de visiter la Toscane qui est à mon avis une très belle région.
Bonjour, je vous fais part de notre séjour effectuée avec mon épouse et nos deux jeunes enfants de 4 et 2 ans en Irlande pour 15 jours. Objectif de ce périple, se faire plaisir et prendre le temps au rythme des petits.
Nous avions décidé de privilégier l'auberge de jeunesse pour son rapport qualité/prix et pouvoir vivre à notre rythme notamment pour la préparation et prise des repas. Breakfast et dîner sur place, pique-nique le midi. Heureusement nous avons été gâtés par le temps, car seulement 2 jours de pluie sur les 2 semaines.
Vous trouverez ci-dessous quelques informations sur les hébergements, les activités, les prix pratiqués qui pourront être utile notamment pour les familles souhaitant se faire plaisir et voyager comme nous dans ce pays très accueillant.
A votre disposition pour des informations complémentaires ou photos de ce voyage.
Bonne lecture
17 AVRIL – J.1
Direction Le Havre pour prendre le ferry de la compagnie LD LINES
Arrivée au check-point à 18h40, embarquement à 19h30.
Départ pile à l'heure 20h00.
Facilité d'accès pour les familles, c'est à dire 1er véhicule à rentrer et parking près de l'ascenseur.
Cabine avec hublot très sympa et propre, coin douche et serviettes fournies.
Repas au self moyen et assez cher, ne pas hésitez à embarquer avec sa glacière.
Prix en livre sterling, paiement en euro sur demande.
18 AVRIL – J.2
Arrivée au port de Rosslare à 13h30 heure locale (pas de retard), passage très rapide au check-point et en route pour Killarney. Mais avant nous faisons une petite halte au supermarché local (Supervalu) à droite en sortant du port pour acheter un adaptateur électrique (2, 99 euros). Bien moins cher qu'en france ou au magasin du ferry.
1er contact avec les routes Irlandaises « très touristiques » ou le temps de conduite est plus important qu'en France. Il faut multiplier par 1, 5 voir 2 le temps de conduite par rapport à la distance à parcourir.
Rosslare Harbour – Killarney par la N72 : 280 km en 4 h 15 en comptant les arrêts
18h00 arrivée à notre auberge de jeunesse (Killarney International Hostel) située à l'extérieur de la ville, au porte du ring of Kerry et du Gap of Dunloe.
Accueil charmant du personnel, perception des draps (comme à l'armée) et installation dans notre « chambre famille » pour 4 nuits. Lavabo dans la chambre, pas de serviettes, douches dans le couloir.
Visite en soirée de la ville, dîner chez Mac's sur main Street (bien sans plus) rapport qualité/prix pas terrible.
Coca : 2.45 euros
Caesar Salad : 8.50 euros
Pasta cheese : 6.95 euros
19 AVRIL – J.3
Petit-déjeuner continental copieux (5 euros/résident) avant une partie de la matinée consacrée à l'achat de l'alimentation pour les prochains repas pris au sein de l'auberge.
Un LIDL à 1 km permet de faire le ravitaillement, magasin ouvert tous les jours même le dimanche (ouf....) jusqu'à 19 heures.
Lait (2 litres) : 1.65 euros
Pain de mie : 0.60 euros
Thé Earl Grey : 0.99 euros
Cheddar : 1.59 euros
Jambon : 2.09 euros
Après-midi balade vers Ross Castle et le parc de muckross-house, très chouette pour les enfants surtout s'il y a du beau temps. Attention de ne pas prendre les parkings situés sur le bord de route car assez éloigné du parc, à moins de prendre une calèche mais assez cher.
Retour dans le centre de Killarney en fin de journée pour un peu de shopping mais hélas fermeture des boutiques à 18 heures.
20 AVRIL – J.4
Journée Ring of Kerry.....MAGNIFIQUE !!!!!
Balade très facile, il suffit de suivre les panneaux « Ring ok Kerry »
Un arrêt en fin de journée par Lady's View (très beau paysage)
200 kilomètres dans la journée.
21 AVRIL – J.5
Début de matinée direction Gap of Dunloe pour une petite balade en calèche (les enfants ont adoré).
Prévoir 30, 00 euros pour la promenade, possible en voiture mais attendre la fin de journée.
Puis direction la péninsule de Dingle et la Slea Head Drive (bien fléchée).
Belle balade en bord de mer, plages magnifiques avec soleil et ciel bleu.
1er plein à faire pour la voiture (0, 979 le litre de gasoil).
22 AVRIL – J.6
Départ en fin de matinée pour Galway, direction notre auberge de jeunesse « Sleepzone ».
Grande ville, forte circulation, quelques difficultés pour retrouver le bon quartier.
Accueil très sympathique, chambre famille très propre, super literie (oreillers, couette, bon matelas).
Auberge très bien sécurisée, salle et cuisine fonctionnelle mais un peu bruyante malgré tout lors de la prise des repas (forte musique, groupes de résidents bruyants).
Jeunes enfants en toute sécurité au sein de cet établissement.
Parking un peu éloigné et peu sécurisant même si pour ma part il n'y a pas eu de soucis pendant notre séjour.
Tarif parking payant 08h30 à 18h30 : 5, 00 euros OU amende 80, 00 euros + un sabot
Wifi gratuit dans la grande salle mais ne fonctionnant pas très bien.
Très bien situé, tout près du centre ville et des pubs.
Balade dans le centre ville, attention fermeture de l'office de tourisme à 17h45
23 AVRIL – J.7
Nous prenons la direction des falaises de Moher pour une jolie balade, puis la région du Burren.
Retour à Galway en fin de journée pour dîner en ville mais avant une halte bien mérité dans un pub. Ce soir la notre choix s'est arrêté sur « The Front Door », pub situé près de la rue piétonne. Ambiance très sympa, enfants bien accueillis, joli pub. Pour une small Guinness prévoir 2, 50 euros et 2, 80 euros pour un coca 25cl. Puis direction un restaurant de fruits de mer, le Mc Donagh's Seefood house, malheureusement pour nous pas de places faute de réservation. Nous partons alors côté snack pour un traditionnel fish & chips (toujours dans le même bâtiment car même propriétaire).
24 AVRIL – J.8
Nous quittons Galway pour retrouver une autre adresse Sleepzone cette fois ci dans le Connemara.
Mais avant direction Clifden et sa fameuse Sky Road puis un arrêt à l'abbaye de Kylemore.
Nous arrivons à l'auberge située près de Leenane en fin d'après-midi.
Accueil très courtois, visite des lieux avec la responsable (française) avant la prise en compte de notre chambre famille. Hébergement propre, literie parfaite avec couette et oreillers (serviettes non fournies).
Ambiance très calme, cuisine propre et fonctionnelle, belle collection de DVD.
Petit-déjeuner léger offert (pain mie, beurre, confiture, thé, café et lait)
Problème d'eau chaude lors de notre séjour, obligation de prendre les douches dans le bâtiment annexe.
Accès wifi mais très lent, possibilité d'une connexion gratuite sur l'ordinateur de l'accueil (merci Farida).
Endroit vraiment très reposant, magnifique vue du Fjord de Killary, point de départ idéal pour une découverte de la région.
Pub très sympa dans la soirée à Leenane (Gaynor's The Field Bar)
25 AVRIL – J.9
Balade autour du Fjord en matinée puis direction Cong l'après-midi pour une visite du village et de son abbaye près un joli parc. Pour un super gouter avec les enfants je conseil de s'arrêter au Hungry Monk café charmant salon de thé situé près de l'office de tourisme et proposant de délicieux desserts chocolats chauds maison. Petite halte par Ashford castle situé à 500 m du village pour y découvrir un superbe hôtel de luxe au milieu d'un terrain de golf et d'une jolie rivière.
26 AVRIL – J.10
Départ pour l'Irlande du Nord, 1ère étape Derry dans une pension de famille située face près du centre historique, le Iona Inn
Accueil quelque peu timide, accès à la chambre très rapide. Hébergement propre, au calme avec vue sur l'arrière cours du pub situé à côté du B&B (même propriétaire). Bonne literie, bonne douche, serviettes et savon à disposition + thé et café avec bouilloire. Bon irish breakfast compris dans le prix de la chambre, très copieux et servi dans une salle joliment décoré au rez de chaussé avec un service très sympathique et aux petits soins.
Hébergement idéal pour une courte étape car bien situé par rapport au centre ville, pas de parking privé à disposition. Véhicule garé dans une rue derrière l'hôtel sans soucis pendant 2 nuits.
Wifi gratuit apparemment disponible dans l'hôtel mais l'hôtesse n' a pas été en mesure de m'indiquer la marche à suivre pour obtenir une connexion (mot de passe).
Cependant sécurité de l'établissement à revoir car durant notre séjour la chambre à côté de la notre a été forcée et vandalisée en pleine journée.....
Attention lors de votre arrivée si personne à l'accueil ou porte fermée, ne pas hésiter à demander les clés au pub d'à côté car ce sont les propriétaires.
Je recommande mais avec une certaine réserve au niveau de la sécurité qui devrait être à revoir.
Belle balade sur les remparts entourant la vielle ville avec panorama sur le Bogside.
27 AVRIL – J.11
Nous prenons la route pour une balade vers la Chaussée des Géants, très bien indiquée par les panneaux « Giant's Causeway ». Arrêt à Dunluce Castle puis direction Carrick-a-Rede (îlot relié à la côte par pont de corde). Parking gratuit, accès au chemin pour emprunter le pont de corde : 4 livres par personne, gratuit pour nos enfants. Les enfants ont adoré, belle balade avec de superbes vues.
Nons continuons ensuite par la Chaussée des Géants, parking payant (6 livres) avant d'entamer la descente (chemin goudronné) vers le site. Vraiment très impressionnant, c'est un endroit à découvrir.
Une halte par la distillerie de Bushmills avant de rejoindre Derry.
28 AVRIL – J.12
Départ pour Belfast, arrivée en début d'après-midi au Holiday Inn Express.
Accueil coincé et peu souriant, accès rapide à la chambre, parking privé et sécurisé derrière l'hôtel. Chambre spacieuse, lit d'appoint 2 places pour les enfants, grande douche agréable avec savon et serviette à disposition. thé, café avec bouilloire très agréable.
Hôtel calme situé dans une rue avec peu de circulation à proximité d'une rue très commerçante.
Petit-déjeuner compris dans le prix de la chambre sous la forme d'un buffet très copieux, personnel de service peu avenant.
Wifi gratuit dans le hall de l'hôtel et payant dans la chambre (3 livres sterling), bonne connexion très rapide.
Hôtel situé près du centre ville, très accessible même avec de jeunes enfants.
Visite de la ville mais avant arrêt au « Crown Liquor Saloon » magnifique pub du centre ville avec ses nombreux petits box à l'intérieur (enfants acceptés) idéal pour une pause « goûter ».
29 AVRIL – J.13
Départ pour la dernière étape de notre périple : DUBLIN
Mais avant dernière visite de ville notamment West Belfast et ses nombreuses fresques ainsi que la Peace Line, véritable mur de Berlin.
Arrivée en milieu d'après-midi à l'hôtel IBIS de Dublin
Accueil limite plus intéressé à me "vendre" la carte de fidélité ACCOR que de répondre à mes questions. Accès rapide à la chambre, très spacieuse avec canapé transformé en lit 2 places pour les enfants. Télé écran plat, thé et café avec bouilloire à disposition.
Belle salle de bain mais ventilation assez bruyante dès que la lumière s'allume, savon et serviettes fournies.
Hall très accueillant et moderne, wifi dans tout l'établissement assez cher via Bitbuzz. Quelques personnels sont français tout à fait serviable et courtois.
Hôtel situé à 500 mètres du LUAS (tramway) et accès au centre ville rapide (20 minutes).
Aller et retour 1 adulte : 4, 00 euros – 1 enfants (à partir de 4 ans) : 1, 50 euros
Chambre calme malgré que l'hôtel soit situé près de l'autoroute, grand parking à disposition.
Attention, lors de mon séjour mon véhicule a été "visité" la première nuit (vitre conducteur cassé) mais pas de vols malgré une surveillance vidéo du parking. Ne surtout pas laisser d'objets de valeurs et essayer de positionner le véhicule face au concierge de l'hôtel (en fin de journée et sur demande).
Très bon breakfast sous forme de buffet (croissants excellents), beau mobilier très moderne.
Séjour agréable dans établissement confortable, dommage pour la sécurité du parking. une solution devrait être envisagée pour éviter cela (événement courant au dire d'un personnel de l'hôtel)
Très bien situé pour accéder au centre ville, idéal pour quelques jours de tourisme.
Petite balade dans Dublin, de belles et grandes avenues et pas mal de monde. Nous passons tout d'abord par l'office de tourisme puis continuons sur le quartier de Temple Bar, attention de nombreux pubs n'acceptent pas les enfants notamment pour certains en journée.
30 AVRIL – J.14
Dernière journée, nous décidons de profiter à fond de notre fin de séjour et prenons la route de bonne heure pour visiter la ville.
1èr arrêt au Saint Michan's Church, la plus vielle église de la ville avec visite guidée des catacombes et ses momies.....brrrrrr !
Visite intéressante, guide très original qui accentue vraiment le côte lugubre de la visite.
La visite a bien fait rire les enfant.
Entrée 4, 00 euros par adulte, gratuit pour les jeunes enfants
Pause déjeuner au O'Neills, pub situé face à l'office de tourisme principal. Très bon accueil pour les enfants, salle spacieuse, superbe 1er étage, les toilettes méritent un détour. Pour un sandwich avec assiette garnie : 4, 25 euros – orange juice : 2, 95 euros
Nous prenons ensuite la direction de Trinity College avec visite de la vielle bibliothèque (The Old Library). Ouah comme Harry Potter !!! dira ma fille.
Entrée 8, 00 euros / adulte, gratuit pour les jeunes enfants, attention pas d'ascenseur pour accéder à la bibliothèque.
Pour finir balade dans les rues commerçantes avant d'atteindre la cathédrale St Patrick. Malheureusement pour nous visite impossible pour cause de « service ».
1ER MAI – J.15
Retour sur Rosslare Harbour, embarquement dans la soirée avec la compagnie Irish Ferries pour prendre la direction de Cherbourg et clore ainsi l'aventure Irlandaise.
Superbe navire (le Oscar Wilde), cabine 5* spacieuse (petit plaisir de fin de séjour) et confortable avec accès très facile pour les enfants. Nombreux restaurants et divertissements pour les petits.
BILAN : 2 semaines fantastiques, les enfants ont adoré et nous aussi bien sûr.
Budget carburant : 149, 00 euros pour 2600 kilomètres effectués
Un mois à vélo à travers ces deux îles, projet très tentant que j'ai tout de suite accepté. Il faut dire qu'avec Jean on est sûr que ça va «rouler», en effet il a une très bonne expérience des grands voyages à vélo, tour de l'Adriatique, tour de Turquie etc... Le plan est simple: en partant de Bastia remonter le Cap Corse puis descendre la Corse par sa côte ouest, prendre le bateau à Bonifacio pour Santa Teresa, puis longer la côte ouest de la Sardaigne jusqu'à Oristano, mettre le cap sur le centre de l'île, grimper le point culminant au passage, rejoindre la côte est et la remonter jusqu'à Santa Teresa, rejoindre à nouveau Bonifacio, d'où direction Porto Vecchio et de là attaquer directement à travers les montagnes jusqu'à Bastia par Zonza, Ghisoni et la Castagniccia en escaladant une multitude de cols. Le tout devant durer à peu près un mois. Les deux parties du trajet en Corse seront effectuées à deux et le parcours en Sardaigne à quatre. Les deux autres protagonistes arriveront et partiront de Porto Torres. La longueur des étapes, en fonction des conditions météorologiques, des dénivelés et autres facteurs variera de 50 à 110 kilomètres. L' hébergement sera principalement effectué en camping. Autant les côtes sont assez bien pourvues en terrains de camping, autant le centre des îles n'en possède pas beaucoup, surtout aux mois d'avril et mai beaucoup ne sont pas encore ouverts. En effet le départ de Bastia est fixé le 26 avril et l'arrivée à cette même ville est prévu aux environs de la dernière semaine de mai.
C'est mon premier voyage à vélo. Pour le matériel, celui que j'emporte pour de grandes randonnées à pied devrait suffire. Pourtant, malgré ce principe de base simple, au lieu des 10 kilogrammes habituels, je me retrouve avec plus du double. Deux sacoches arrières sur lesquelles je pose mon sac north face, une petite sacoche de guidon et tout tient sans problème, mais l'ensemble dépasse largement les 20 kilos. Mon vélo un trek cadre alu, sur lequel le vendeur de cycles m'a mis un très bon mat��riel en particulier des roues particulièrement solides aux pneus de petite section mais renforcés kévelar, avec des roulements performants. Dans les descentes mes camarades pédalant je me contenterai souvent de me laisser aller en roue libre. Je précise que ce vendeur de cycles sur les quais de la Saône à Lyon j'y suis allé grâce à une question posée sur Voyage Forum.
Rendez-vous fixé avec Jean le 24 avril chez ma cousine à Nice. Le lendemain nous rejoignons le bateau qui part à 14heures30. Pour la première fois de ma vie je pilote un vélo avec sacoches. Au cours des premiers kilomètres pour se rendre au port en pleine ville, je donne sans doute l'impression d'être un peu éméché, en effet la maîtrise de l'engin avec quelques 25 kilogrammes sur le porte-bagages n'est pas innée. Sans incident cependant nous atteignons le point d'embarquement. Heureusement que nous voyageons avec Corsica Ferries car la compagnie française concurrente est en grève. La traversée s'effectue sans encombre par beau temps, mais un peu couvert en arrivant, prémices de mauvais temps pour les jours à venir. Débarquement de nuit, je ne trouve pas ma frontale et je n'ai pas d'éclairage, mes roues sont sous-gonflées, toutes les erreurs basiques du néophyte! Les 6 premiers kilomètres en direction du Cap Corse sont un calvaire, je ne vois pas les trous et aspérités sur la chaussée, de plus ma jante cogne en écrasant la chambre à air. Heureusement le supplice ne dure pas, car un camping nous accueille exactement à 5, 5 kilomètres de notre point d'arrivée. Pas grand monde, nous passons une bonne nuit après avoir avalé notre ration de pâtes. Première nuit d'une longue série au cours desquelles les oiseaux nocturnes puis les diurnes au lever du jour nous régaleront de leurs chants aux multiples modulations. Pas un éveil au cours de ce mois sans ces concerts quotidiens, certains même pour ne pas se réveiller dès cinq heures mettront des boules quiès!
26 avril
Un jour blafard se lève, bien en accord avec les prévisions météo des plus pessimistes. Nous avons le temps de plier nos affaires avant la pluie, mais tout juste. En effet dès que mon vélo est prêt je cours me mettre à l'abri en le poussant. Après quelques mètres la roue arrière est bloquée. Que se passe-t-il? Aïe! Un tendeur accroché dans les rayons, le crochet aux trois quarts arraché, le tout enroulé plusieurs fois autour des pignons. Le métier de cyclotouriste rentre par ce genre de petites erreurs. Un tendeur qui pend ça ne pardonne pas.
L'étape prévue est conséquente, en effet nous espérons rejoindre Saint-Florent en passant par le Cap Corse, une bonne centaine de kilomètres. La température est fraîche, idéale pour le vélo. La végétation est luxuriante, signe qu'il a beaucoup plu cette année. Le bord des routes aussi bien en Corse qu'en Sardaigne sera un enchantement permanent du fait des myriades de fleurs qui tel un tapis merveilleux nous accompagneront au cours des 1900 kilomètres de notre périple. La route domine la mer, ce qui permet un joli spectacle sur les flots gris couleur de plomb, ponctués de temps à autre de touches vert pâle trahissant la présence de bancs de sable. Les premières gouttes ne tardent pas à faire leur apparition, mais notre moral n'est pas entamé. Les sacoches et mon sac sont étanches, tout du moins c'est ce que je crois, et je n'ai pas pris la précaution de répartir mes affaires dans des sacs plastiques. Eh oui! Il faut que le métier rentre. Nous passons une magnifique crique au sable noir, dominée d'un joli village aux couleurs vives, qui rehaussent la grisaille de ce premier matin d'un mois d'errance. La pluie se renforce. On s'arrête dans un bistrot , boire un café et faire le point. Deux couples de Canadiens aux vélos bien équipés passent et ne semblent pas perturbés par le temps, à entendre leurs éclats de rire. On ne va peut-être pas pousser jusqu'au Cap Corse dans ces conditions. Nous coupons par le col de Santa Lucia, à peu près aux deux tiers de la distance du cap. Première montée, 380 mètres de dénivelé. Malgré les 25 kilogrammes de bagages ça se passe bien, petit plateau grand pignon, tranquillement à 8 à l'heure le terrain défile. Mais je n'ai pas vraiment le loisir de contempler le paysage, j'ai comme on dit la tête dans le guidon. Le col atteint, une belle descente nous attend, mais la pluie guette aussi, et le froid se fait tout de suite sentir avec la vitesse. Une fois sur la côte ouest, le spectacle est magnifique. La pluie, les nuages accrochés, les rochers frangés d'écume et la mer sombre donnent une touche d'austérité au paysage. A midi complètement trempés nous effectuons une halte dans un restaurant suspendu au-dessus de la mer, qui possède une salle voûtée de belle facture. Un bon steak nous réchauffe. Retour sous la pluie qui diminue et s'arrête lors de notre arrivée à Saint-Florent. Cette première étape de 85 kilomètres n'a occasionné aucune fatigue. Mon vélo me semble très bien , souvent j'ai plus l'impression de glisser que de rouler tellement le mouvement est souple. Installation dans un camping à l'entrée de la ville, à cette époque les clients ne se bousculent pas encore . Notre arrivée est l'occasion d'une bonne rigolade. En effet l'homme à la réception me demande ma carte d'identité, en lisant ma nationalité française, il me regarde et dit « Vous êtes français comme moi» et il rit franchement. Je reste dubitatif ne sachant pas si c'est du lard ou du cochon (un comble en Corse). Cependant lorsque je relate l'anecdote à Jean on se marre un bon coup. Sans bagage, donc très légers, nous partons visiter la ville. La citadelle, grosse bâtisse circulaire, qui domine le golfe, permet une belle vue circulaire. Construite en 1440, elle fut au gré des périodes génoise, aragonaise, française, anglo-corse, italienne et aussi bien sûr corse. Comme la plupart des villes de Corse et de Sardaigne que nous allons visiter, nous constatons que ces régions étaient très convoitées et que de nombreux peuples se les sont disputées, chacun les possédant de temps à autre en fonction des fortunes de guerre et des alliances. Qu'il est doux de déambuler à vélo par un temps somme toute redevenu clément, bien que de gros nuages sombres rôdent encore sur les reliefs. Revenons à des questions plus terre à terre, avec quoi notre repas du soir sera-t-il arrosé? Jean a la bonne idée d'acheter du Patrimonio au détail, mais n'ayant pas de bouteille, il met ce magnifique vin rouge dans son bidon. La soirée et le dîner sont agréables et le litre de Patrimonio passe de vie à trépas.
27 avril
Après une bonne nuit, le réveil aux chants des oiseaux est un régal, de plus il ne pleut pas. Aujourd'hui début de parcours par la traversée du Désert des Agriates. En montant le premier col, Bocca di Vezzu, qui culmine à 311 mètres une bruine légère commence à tomber. Progressivement elle évolue vers le déluge. Moi qui pensais qu'un désert était garant de sécheresse! La descente sur Île Rousse est un supplice face à un vent violent, cinglés par des gouttes énormes. 50 kilomètres à l'heure sur chaussée détrempée nécessite de l'attention, mais une seule idée me hante, que ce calvaire s'arrête le plus vite possible. Le froid me tétanise, on est beaucoup plus sensible à ces variations de température à vélo qu'à pied, tout particulièrement en descente. Les derniers kilomètres avant la ville en bord de mer sont éprouvants, arque boutés sur les pédales, complètement essorés nous nous traînons lamentablement à 10 à l'heure tellement les rafales de vent et de pluie sont puissantes. Au centre du village arrêt d'urgence dans un petit bar qui nous fait à manger. Les rues se sont transformées en rivières et aucun signe d'apaisement n'est en vue. L'étape d'aujourd'hui s'arrête ici avec seulement 47 kilomètres enregistrés au compteur. Nous prenons une chambre d'hôtel et faisons sécher nos affaires. Je constate que mes sacoches et mon sac ne sont pas totalement étanches, et il va me falloir revoir ma stratégie de conditionnement de mes habits et de mon matériel de couchage, le métier rentre doucement, les petits revers sont formateurs. Les Corses au cours de cet après-midi de fin du monde nous diront qu'ils n'ont jamais vu un temps pareil. Il pleut maintenant depuis six mois. Si ça doit continuer on a du souci à se faire pour notre balade. De plus le tonnerre s'y met! Nous nous endormons bercés par les gouttières qui débordent.
28 avril
Il ne pleut pas. La journée commence bien, le patron très gentiment nous offre le café. L'étape de ce jour sera musclée. Il nous faut récupérer la distance non faite hier, donc au programme arriver à Porto. Rapidement Calvi est atteinte. Nous prenons le temps de visiter cette magnifique cité. La citadelle haut perchée sur son rocher offre une vue époustouflante. Après un pique-nique rapide 85 kilomètres nous attendent, constitués de beaucoup de côtes et en prime avec le vent dans le nez. Nous optons pour les petites routes et prenons la D81, serpentant au-dessus de rochers acérés qui plongent dans la mer. Ce vent qui nous freine, ce qu'il est bon de le sentir sur son visage, ses bras et sur tout le corps. Le voyage en s'exposant aux aléas du climat apporte réellement une dimension de plus à l'expérience. Il n'y a pas que l'effort physique qui procure du plaisir mais aussi ce contact sensuel avec les éléments. Il faut garder toute sa vigilance pour résister aux coups de boutoir du vent, qui arrivent de façon aléatoire. Derrière une vitre de voiture le spectacle est le même mais il manque ce tutoiement avec la planète et ses caprices. Les lendemains de tempête, l'air a une limpidité qui fait ressortir les couleurs et accentue leurs contrastes. En particulier, les très nombreuses fleurs dans ce décor encore tout humide brillent de mille feux, où domine le jaune ponctué des tâches rouges des coquelicots. Cette départementale, très sauvage et peu parcourue à cette époque longe la mer puis s'enfonce dans les terres. Elle est en permanence coupée de petits ruisseaux, conséquence des très fortes précipitations de ces deux derniers jours. Ce qui est extraordinaire sur ces routes corses, c'est que tout en longeant la mer, on peut contempler à proximité de belles montagnes enneigées, qui se découpent sur le ciel.
A 15 heures, nous arrivons à proximité de Galéria qui se situe dans un cul de sac. Le chemin pour Porto est encore long. Une grimpette de 11km pour quatre cents mètres de dénivelé nous fait peiner. Ensuite il reste plus de quarante kilomètres à parcourir qui ne sont pas uniquement en descente. Alors que nous sommes encore à trente deux kilomètres de Porto, son petit golfe semble tout proche. C'est compter sans les interminables détours le long des courbes de niveau. C'est digne du nord de l'Albanie, et si moi je ne l'ai parcouru qu'en voiture, Jean lui a circulé dans ces contrées reculées à vélo. Un peu avant d'arriver à Porto la route passe entre de grandes falaises de roche rouge, du porphyre, permettant par endroits des points de vue vertigineux sur une côte déchiquetée et frangée d'écume. Le gros avantage du vélo sur la voiture, le long de ces routes très étroites et tortueuses, consiste dans le fait que l'on peut toujours s'arrêter pour profiter d'un beau point de vue. Les derniers kilomètres nous donnent bien du mal en nous opposant des pentes rudes. Enfin la petite ville de Porto se trouve à nos pieds. Qu'elle est belle avec sa baie envahie de grosses vagues et sa tour sarrasine sur son éperon rocheux! L'étape a été de 109 kilomètres et le plaisir d'être arrivés est évident. Dernier supplice, rejoindre le camping par un chemin de grande raideur, je pousse le vélo. Soirée agréable, comme précédemment, à cette époque les campings sont presque déserts. Juste au-dessus de nous le Capu d'Ortu, culminant à 1294 mètres pratiquement sur la mer, nous laisse admirer sa vaste face ouest éclairée par le soleil couchant.
29 avril
Durant la nuit il a un peu plu, pourvu que le déluge des premiers jours ne fasse pas un retour. Le ciel reste chargé mais aucune goutte ne se fera sentir de toute la journée. Le départ est brutal et sans mise en jambe. Au cours des six premiers kilomètres la route s'élève de cinq cents mètres, mais petit plateau et grand pignon, tranquillement ça monte. Le lieu est l'un des plus touristiques de l'Île de Beauté, les fameuses Calanches de Piana. Beaucoup de monde, motos, voitures et cars ainsi que deux autres vélos. Je décide de m'arrêter pour faire une photo, je n'arrive pas à décliper mes pédales et je fais ma première chute. L'arrivée au sol est violente, mais heureusement les bagages amortissent en partie le choc, cependant je me blesse légèrement à la jambe avec les plateaux. Je n'arrive pas à me relever car mon pied reste rivé à la pédale. Un grand balèze qui a assisté au spectacle, me prend dans ses bras et me remet sur pieds, mais il manque me lâcher avant que ma chaussure soit décoincée, donc il était moins deux pour que je remette cela. Je le remercie en lui disant «Comme il est bon de se trouver dans les bras d'un grand costaud». Tout le groupe qui l'accompagne éclate de rire. Le site est splendide, d'immenses parois nous surplombent alors que celles situées sous la route dominent la mer de plusieurs centaines de mètres. Des rochers aux formes étranges ajoutent au pittoresque du lieu.
Le parcours jusqu'à Ajaccio se passe sans encombre sur une route toujours splendide. L'arrivée dans la ville est rébarbative à cause d'une circulation dense. Nous fuyons et rejoignons, par une route à circulation rapide très désagréable, un camping à proximité de l'aéroport. L'étape de ce jour est de 92 kilomètres.
30 avril
Aujourd'hui encore une très belle étape par une petite route peu fréquentée nous attend. Dans ces conditions le vélo est un sport très agréable et un moyen de voyager génial, même s'il ne procure pas le degré de liberté de la marche, qui elle s'affranchit de la route. Grosse forme, je pars comme un «calu», Jean qui a l'expérience sait que cela n'aura qu'un temps. Je découvre le plaisir de pédaler à un bon rythme, et de voir défiler les kilomètres. Ce matin cette vitesse est d'autant plus agréable, que nous avons un vent favorable et que la route longe le bord de mer depuis Porticcio. Nous quittons le bord de l'eau et une première côte sévère bloque net le mouvement. Puis contre toute attente nous entamons une descente raide et assez mal pavée, et nous voilà de nouveau sur la plage. Interrogation? Nous nous sommes trompés dans la montée du col de Cortonu. Que faire? Remonter? Ma carte au 100 000, datant de 1985, indique qu'un chemin contourne par l'ouest le col et conduit de nouveau sur la D55a un peu plus loin. Après tout, nous cherchons les petites routes et bien allons-y! Jean est toujours fana pour ce genre de variantes, ça lui rappelle ses virées dans des contrées lointaines. Oui nous le trouvons notre chemin, mais depuis vingt ans le progrès est passé par là et il est goudronné. Cependant son tracé est resté le même, et souvent les chemins ça ne cherchent à faire des détours, il attaque tout droit dans la pente à plus de 10%. Jean s'envole, je mets un point d'honneur à ne pas mettre pied à terre et appuie sur les pédales. Ne pas tomber en dessous de six à l'heure car la limite de l'équilibre se situe à 5, 5 voire cinq, et un déséquilibre avec les pieds rivés j'en connais le résultat! Là les 25 kilos de bagages je les sens. Je n'en reviens pas, pourquoi je suis capable de traverser les Pyrénées à pied avec moins de 10 kilos et que je me retrouve ici chargé comme un camion? Les besoins sont presque les mêmes à pied et à vélo, le couchage et les habits le reste c'est du superflu. Il faut peut-être dire que j'ai de quoi pêcher ainsi que masque et tuba, et aussi plusieurs livres. À pied on restreint le matériel de façon plus drastique. De petites dérives en petits excès on se retrouve accablé comme une mule. Le plus cocasse c'est que pour la norme cyclotouristique je ne suis pas tellement chargé.
Enfin nous voilà de retour sur la route initialement prévue, mais que ce détour était joli. Là, à vélo et à pied je fais la même constatation, au cours des erreurs d'itinéraire on voit généralement de très belles choses et on ne regrette surtout pas de s'être trompé. Une belle descente se présente, logique le col est derrière, et c'est reparti grand braquet, que du plaisir. Nous arrivons à Acqua Doria toute petite localité perchée. Une épicerie bar nous accueille, quelques achats et un café pris sur la terrasse offrant un panorama vaste dans toutes les directions. Je découvre sur une étagère de cette petite échoppe un vin qui m'intrigue tellement que je fais la photo de l'étiquette. Sur cette dernière on peut lire: vin de Merde, le pire... cache le meilleur. On y croit pas à la première lecture et donc on recommence! Mais si c'est bien écrit cela. Pour compléter, des fois que l'on ait pas compris, dans le coin droit de l'étiquette se trouve une belle grosse mouche bleue sans doute du meilleur et non du pire effet! Un peu plus loin nous faisons une halte et pique-niquons bien installés au soleil, moment très agréable passé à se raconter une multitude d'histoires. En effet si nous pratiquons des sports généralement différents actuellement, nous sommes tous les deux alpinistes au départ, et plusieurs dizaines d'années d'escalade ça formate. Nous repartons par de minuscules routes à travers une campagne verdoyante, on ne se fait pas cette idée de la Corse. Les pluies qui s'abattent sur l'île depuis des mois lui donnent un côté luxuriant et partout de grandes herbes bien vertes envahissent les espaces libres et les champs. Retour en bord de mer, Propriano apparaît au fond de sa baie turquoise au sable clair, entourée de montagnes. Que ces grands espaces sont jolis lorsqu'ils sont presque déserts. A l'entrée de la ville nous trouvons un camping en hauteur. Pour rejoindre notre emplacement 500 mètres d'une raideur extrême, ces derniers coups de collier sont un vrai supplice, bien que le compteur ne comptabilise que 62 kilomètres pour la journée. Comme toujours pas grand monde , nous sommes presque seuls à part quelques chats affamés qui viennent quémander. J'évalue le niveau de faim d'un chat, outre sa maigreur, au fait qu'il mange ou non le pain. Pas de doute ceux-là ont très faim. En tout cas ils ne sont pas farouches l'un d'eux escalade mes sacoches comme s'il désirait continuer avec nous. Les bagages posés, une descente en ville nous permet de découvrir une petite cité agréable surtout par ce temps presque estival.
1 mai
Aujourd'hui l'étape sera moins sympathique. En effet, la seule route pour Bonifacio, c'est la nationale, ce qui est toujours un peu stressant et souvent ça ne sent pas bon. Ça commence dur, une belle montée jusqu'à Sartène et tout les jours ne se ressemblant pas je me sens un peu fatigué, donc avec la chaleur je souffre. Il me suffit de penser à Kazantsakis et sa formule que j'ai faite mienne: un jour où je n'ai pas souffert est un jour où je n'ai pas vécu. Un raccourci dans la ville elle-même est très raide, une erreur de pignon m'est fatale. Je mets pied à terre et, mon Dieu que le vélo est lourd à pousser dans cette côte qui affiche au moins 12 ou 13 %. Le reste de l'étape ne me laisse pas de souvenir précis, si ce n'est le moment où dans un virage nous avons vu surgir la Sardaigne, que nous rejoindrons demain. Un autre détail me revient en mémoire, nous avons croisé un groupe de Ferraris en vadrouille, elles étaient quatorze, et même si les voitures ne vous intéressent pas c'est pas mal à regarder passer. Après 60 kilomètres, sur les hauteurs de Bonifacio nous nous installons dans un camping agréable dominé de jolis monticules granitiques qui donnent envie de faire de l'escalade. Sans charge la descente est amorcée pour visiter la cité, qui est très pittoresque. Sa citadelle colonise un magnifique promontoire permettant une vue de tout premier plan sur la Sardaigne et le détroit qui protège le port de la pleine mer. Je me souviens y être venu en voilier il y a bien longtemps lors d'une magnifique navigation d'une quinzaine de jours.
2 mai
Ce matin branle-bas très tôt, nous devons être au port au plus tard à 8 heures pour un départ à huit trente. Les cinq kilomètres du camping au port sont exclusivement en descente. Qu'il est bon de se laisser glisser comme cela de bon matin. Les roulements à billes de mes roues sont si performants que j'ai plus l'impression de glisser que de rouler.
Les passagers ne sont pas très nombreux sur le bateau, quelques voitures et motos. Ces dernières tout au long de notre périple nous en verrons des meutes plus ou moins importantes, sauf en finale dans le centre de la Corse en Castanicca, coin enchanteur dont je reparlerai et qui nous fera regretter de mettre fin à notre voyage, comme attirés par une envie d'errance sans fin. Le départ le long de ces grandes falaises blanches, au sommet desquelles se serrent des maisons toutes en hauteur est d'une saisissante beauté. Les goélands, qui planent derrière le navire à la même vitesse, semblent immobiles. Les bateaux m'ont toujours procuré une forte impression de départ vers des contrées lointaines, même si aujourd'hui le trajet n'excède pas une vingtaine de kilomètres et ne dure que cinquante minutes. Cependant pour un prix de vingt euros, j'ai vraiment la sensation de partir.
Après cette traversée agréable nous débarquons en Sardaigne. Cela me fait quelque chose car il y a plusieurs générations déjà, par ma grand-mère paternelle j'ai des gènes qui proviennent de cette île. Nous commençons avec un petit café sur le port. La vie est délicieuse lorsqu'on n'est pas dans l'urgence et autonomes, pas de contrainte concernant le point de chute, tout petit recoin discret peut faire l'affaire, si à huit heures du soir on n'a pas trouvé de lieu d'arrêt dit autorisé.
Cette première étape doit nous conduire à Castelsardo, jolie petite ville chargée d'histoire posée sur un magnifique tertre pyramidal qui s'avance sur la mer. Le relief sur la côte ouest nous semble presque débonnaire après la descente de la Corse. La circulation n'est pas très importante et le déplacement à vélo est agréable. La campagne sarde est un festival de fleurs, qui déroulent leurs corolles par millions à notre passage. Au bout d'une ligne droite quelques centaines de mètres devant, nous voyons deux cyclotouristes. La chasse est lancée, je réussis à m'approcher à une cinquantaine de mètres puis je me fais décrocher. Jean ne semble pas s'être intéressé à la course. Ils reprennent le terrain perdu et finissent par disparaître. Une quinzaine de kilomètres plus loin, nous les retrouvons devant une échoppe de fruits et légumes sur le bord de la route en pleine campagne. Nous en profitons pour faire la halte de midi. Il s'agit de deux Allemands engagés sur le tour de Sardaigne en douze jours avec points de départ et d'arrivée à Olbia, aéroport desservant l'île par des vols low costs. Nous rencontrerons de nombreuses personnes qui utilisent ce point d'entrée. Les Allemands partent avant nous, mais ayant fait un petit détour par une crique qui les a un peu retardés, pour un temps nous les retrouvons. Cela nous donne l'occasion de nous «allumer» sérieusement le long d'une grosse bosse, et je ne suis pas le premier à craquer. Quand on est bête c'est pour la vie, et ça ne risque pas de s'arranger après cinquante ans!
Castelsardo apparaît au détour d'un virage, véritable splendeur que ce tertre qui s'avance sur la mer, coiffé de sa citadelle centenaire au pied de laquelle de petites maisons multicolores serrées les unes contre les autres essaient de monter à l'assaut. Pris par la beauté de ce spectacle je freine et m'arrête, mais je ne pense pas à mes pieds et rebelote deuxième chute, cependant l'expérience aidant je ne me fais cette fois aucune égratignure. Pourtant on n'est jamais à l'abri d'un poignet cassé, il faudra que ça rentre. Ne devient pas cyclotouriste qui veut! Nous montons visiter cette petite cité, c'est raide à vélo, vieille ville charmante aux ruelles calmes et colorées, haut perchées au-dessus de la mer. Mais il n'y a pas de logement hormis les hôtels, il nous faut pousser jusqu'à Porto Torres à une trentaine de kilomètres plus au sud. Cette décision ne soulève pas l'enthousiasme, mais quelle autre alternative? Rapidement nous reprenons plaisir à pédaler, la route domine la mer avec de belles perspectives sur de petites criques, et de plus le vent nous pousse. À une moyenne supérieure à vingt à l'heure nous atteignons notre but, ce qui fait pour la journée 105 kilomètres, mais ils comptent moins que les kilomètres corses. Installés au camping, nous partons faire les courses au supermarché situé à trois cents mètres. Devant le magasin je freine et dix de der, je n'ai pas vu que mes pieds sont clipés. La chute est plus brutale car je n'ai plus de bagage pour amortir. Je suis bien secoué mais une fois de plus rien, cependant il faut que je réagisse cela fait la troisième depuis le départ et la seconde aujourd'hui, à ce rythme les statistiques me disent que je vais finir au mieux avec un plâtre. Retour au camping et qui voyons-nous en train d'arriver? Nos deux Allemands , Josef et Wolfgang. Ils viennent s'installer à côté de nous et ce sera l'occasion d'une soirée sympathique à nous raconter des histoires de vélos. Ce sont de gros rouleurs qui n'hésitent pas à traverser les USA. Demain ils partiront tôt, par contre pour nous ce sera repos car nous devons récupérer deux compagnons qui arrivent par bateau et qui vont nous accompagner durant le tour de Sardaigne. Eh oui! VF a encore sévi.
Nous roulons depuis une semaine, cela me permet de me faire une première idée de cette façon de voyager que je n'imaginais pas utiliser, encore récemment. Le vélo ne donne pas cette impression de liberté que procure la marche, car on reste, sinon prisonnier, tout au moins dépendant de la route. Parfois la circulation est dense et ce n'est pas très agréable, cependant on s'accoutume assez vite. Nous avons franchi 550 kilomètres, cela fait beaucoup plus qu'à pied. On éprouve toujours un certain contentement en regardant une carte sur laquelle on a parcouru de grandes distances à la seule force de son corps, à pied ou à vélo. C'est sans doute un peu puérile mais c'est cependant un petit plaisir et une vie heureuse, paraît-il, est constituée d'une somme de petits plaisirs. Il est vrai qu'en soi la distance ne signifie pas grand chose, donnée relative en fonction de la difficulté ou du mode de déplacement. Que dire d'un parcours en kayak ou de la montée d'une face qui fait «seulement» un kilomètre? Même si le kilométrage n'est qu'un accessoire du voyage, souvent on s'imagine qu'en allant loin on voyage vraiment. Forcément ce genre de conditionnement joue et voilà pourquoi on est tout content de regarder sur la carte une grande distance que l'on vient d'accomplir. Le vélo a un autre gros avantage, il est beaucoup moins traumatisant que la marche à pied. Bien sûr l'effort musculaire a été intense au cours des innombrables montées de la côte ouest de la Corse, mais les contraintes et les chocs sur l'ossature sont moindres. Le soir à l'arrêt la fatigue est différente de celle ressentie à pied, bien moins traumatique, vraie source de bien-être. Je n'en reviens toujours pas, pourvu que cela dure. Il y a maintenant une semaine que je suis rentré chez moi, après un mois de vélo et 1900 kilomètres, et je n'éprouve aucune douleur nulle part. Juste avant de partir, une épaule me faisait mal depuis plusieurs années avec des fourmis dans la main. L'ostéopathe que j'ai vu trois jours avant de rouler m'a dit de partir quand même, et il a eu bien raison. Cet effort présente un véritable effet curatif sur les douleurs articulaires. Donc le voyage à vélo présente indéniablement des avantages et des côtés très agréables, bien que toutes les dimensions de liberté ne soient pas réunies, tout du moins en Europe. J'imagine que dans certains pays lointains sur des pistes peu ou pas fréquentées le vélo devient l'outil le plus sublime pour voyager.
3 mai
Ce matin pas d'impératif, nous voyons les Allemands partir et nous petit-déjeunons tranquillement. Cette journée d'arrêt est la bienvenue car je sens une légère fatigue. Nous devons nous rendre au port attendre Evelyne et Rafik à 19h. En début d'après-midi nous partons pour un tour en ville et la reconnaissance du port. De nombreux restes archéologiques subsistent dans cette ville de 20 000 habitants. En outre, elle est très industrialisée. Le hasard fait bien les choses, nous tombons sur une procession religieuse. Un cortège immense suit la statue de la vierge, comme si toute la cité s'était donnée rendez-vous. Les autorités en premier, maire et autres autorités civiles puis, policiers, carabinieri, pompiers, militaires ouvrent la voie à cette foule interminable qui monte à l'église. En fin d'après-midi nous nous rendons sur le port. Bizarre pas de bateau prévu à 19heures, il y en a bien un à 20 heures mais en partance.
En définitive, ils débarquent bien mais à vingt et une heures. Les dix kilomètres pour rentrer au camping se feront de nuit. Moment d'angoisse avec seulement une frontale qui ne permet pas de bien visualiser la route et ses à-côtés. On m'avait dit que les phares n'étaient pas nécessaires car on roule toujours de jour et on ne se laisse jamais prendre par la nuit. Cela fait déjà deux fois en une semaine. Dès que je rentre chez moi je ferai équiper mon vélo du système d'éclairage adéquate. Là encore c'est le métier qui rentre. Nous leur avons préparé un petit repas d'accueil, simple mais consistant, purée saucisses. Nous faisons connaissance, Evelyne est une coureuse à pied reconvertie au vélo et Rafik est un athlète de haut niveau qui a terminé 17ème au championnat du monde de cross. Première soirée très agréable, et durant les 15 jours l'ambiance restera au beau fixe. Manifestement ce sont des clients de haut niveau. Moi le novice du vélo je n'ai qu'à bien me tenir! Le bilan kilométrique de cette journée se monte à trente, une broutille tandis qu'à pied cela représente une belle étape.
4 mai
Aujourd'hui, il est prévu un trajet de rodage à quatre. A travers la campagne sarde par de petites routes nous comptons rejoindre le Cap Caccia, qui est la pointe sud d'une longue et étroite presque-île bordée de falaises qui dominent le mer d'environ 200 mètres. Cinquante kilomètres sans voiture ou presque dans des paysages paisibles ou le vert des prairies et les couleurs vives des fleurs dominent. Qu'il est paisible de faire ce type de randonnée, là le vélo est un merveilleux moyen de locomotion. Nous rejoignons le bord de mer, et prenons la direction du cap précité. Quelques raidillons carabinés nous permettent d'accéder à un belvédère remarquable, d'où la vue sur d'énormes rochers émergeant de l'eau est saisissante. Un groupe d'Allemands devant leur car nous applaudit dans notre effort final. En remerciement je leur récite les premiers vers de la Lorelei: Was soll es bedeuten, dass ich so traurig bin...
Mais au fait sur ce rocher s'avançant sur la mer nous ne voyons pas de camping, alors qu'il était prévu de s'y arrêter pour la nuit. Un petit sigle triangulaire sur la carte avait été mal interprété. De notre magnifique point de vue dans le lointain après un grand cap blanc se dévoile la ville d'Alghero. Nous comprenons tout de suite que c'est reparti pour trente kilomètres. Après quelques bosses, nous rejoignons des zones plates. Un léger vent arrière transforme les vingt derniers kilomètres en une promenade de plaisir à vive allure. Le premier camping rencontré est fermé, le second se cache sur la plage pratiquement dans la ville. Nous finirons par le dénicher après plusieurs passages et les renseignements des autochtones. Le kilométrage pour ce jour s'élève à 77km. La ville a du cachet avec ses fortifications qui donnent directement sur la mer. On les suit par de larges esplanades. De nombreuses armées d'invasion ont laissé des traces dans cette cité, qui a été convoitée et conquise au cours des siècles par les Italiens, les Carthaginois, les Phéniciens, les Byzantins, les Arabes les Catalans et sans doute d'autres.
5 mai
Ce matin petite forme, deux d'entre nous ont des symptômes concordants, mal de tête et nausées. Avons-nous mangé quelque chose qui n'était pas frais? Nous passons la matinée tranquillement. Le départ a lieu à 11heures 30, l'état des deux malades s'améliorant. Le but de la journée se trouve à 48 kilomètres, il s'agit de la petite bourgade de Bosa. Même si la distance n'est pas très importante, l'étape nous marque d'une part du fait de sa beauté, route en hauteur au-dessus de la mer, et d'autre par à cause de ses pentes particulièrement longues et raides. Enfin après avoir bataillé plusieurs heures, une immense descente nous tend les bras. Elle doit nous conduire au point d'étape prévu. Mais le plaisir sera gâché, car l'orage s'invite à la fête et il est particulièrement violent. Nous ne trouvons pas le moindre abri, et stoïquement nous pédalons sous des trombes d'eau. L'absence de construction le long de cet itinéraire est totale, et sous la pluie cela se remarque d'autant plus. Après une petite heure de grosse rincée, le beau temps revient aussi vite qu'il avait été chassé. L'arrivée dans Bosa se fait au milieu des mares laissées par l'orage.
Nous sommes hébergés à l'auberge de jeunesse, spartiate mais fonctionnelle, une chambre à quatre avec lits superposés. Rafik et moi partons pêcher. Outre le goût prononcé pour le sport et la course à pied, nous avons d'autres points communs. Lui est d'origine tunisienne et mon père est né en Algérie, certes de père ardéchois, mais cela n'empêche que nous venons du même creuset de la Méditerranée et que tout nous attire en elle, en particulier la pêche. La petite baie de Bosa est abritée par une large digue sur laquelle viennent se fracasser de grosses vagues. Au débouché d'un petit estuaire aux eaux très remuées, les pêcheurs s'agglutinent, taquinant la dorade et le loup. Pour notre part nous n'attrapons qu'un petit sarran, joli poisson de roche bariolé. Je le décroche avec précaution et le remets à l'eau. Certains pourraient me dire pourquoi embêter les poissons, voire plus, si ce n'est que pour le plaisir de les attraper. Sans doute toute la tradition communiquée par mon père qui me racontait avec une passion non assouvie les pêches merveilleuses qu'il faisait dans son enfance sur les côtes algériennes. Dans ces régions méditerranéennes je me sens bien, ce qui peut paraître un peu paradoxal car je ne rêve que de montagnes et de parois raides. En Corse j'ai plutôt tendance à regarder du côté de la montagne, qui jaillit partout, tandis qu'en Sardaigne mon regard va naturellement vers la mer, même si les reliefs sont parfois escarpés et présentent de belles falaises. La Corse pour moi est une extraordinaire montagne dans la mer, et la Sardaigne consiste en une succession de magnifiques sites côtiers tout du moins sur son versant ouest, la côte est étant plus accidentée. Cependant en Corse, même sa côte plate est dominée de magnifiques pics, enneigés plus de la moitié de l'année. Je ne dis pas qu'elle est plus belle que la Sardaigne, ce type de comparaison n'a pas de sens. Je reprendrai seulement les mots d'un grand navigateur qui a arpenté le monde sous toutes ses coutures et qui déclare « de toutes les contrées dans lesquelles j'ai navigué, les deux plus belles sont la Corse et la Bretagne » et il est breton, alors pensez ce que vous voulez de la Corse!
6 mai
Très beau temps, le petit déjeuner servi à l'auberge de jeunesse est frugal, mais heureusement nous ajoutons le complément. De petits ennuis techniques nous retardent. Le départ a lieu vers midi. Le démarrage est brutal, une rampe particulièrement raide ouvre le bal. Halte repas très plaisante sur la place du village de Sennariolo, et nous ne dérogeons pas au rite du petit café final, surtout qu'en Sardaigne il est moins cher qu'en France, généralement 80 centimes. La montée reprend jusqu'au village suivant Cuglieri. Ensuite le parcours est un enchantement, une succession de faux plats en descente avec le vent dans le dos. Je m'en donne à cœur-joie sur le grand braquet, une vingtaine de kilomètres parcourus entre 40 et 55 kilomètres par heure en permanence. Le vélo procure dans ces moments un plaisir intense. L'expression filer comme le vent décrit bien la situation. J'ai vraiment la sensation de vitesse, et je m'y connais un peu ayant conduit de grosses motos de façon souvent déraisonnable. Un arrêt est improvisé à S'Archittu, tellement ce petit golfe couleur turquoise entouré de falaises est magnifique. Nous repartons sur un bon rythme. La grande ville approche avec son cortège habituel, constructions plus nombreuses, route plus large et un trafic toujours plus dense. Nous n'entrons pas dans Oristano mais partons à l'ouest camper à Torre Grande. Aujourd'hui le compteur marque 72 kilomètres, dont pas mal furent un véritable régal. En particulier les dix derniers kilomètres, vent dans le nez, bien abrités derrière Jean qui comme un tracteur maintenait un bon vingt-cinq de moyenne, on ressent tout le bien-fait de l'effort soutenu au bon niveau sans que cela fasse mal. Il faut dire qu'entre lui et Rafik nous avons deux gros costauds du vélo. Evelyne , toute menue qu'elle est, dans les côtes quelque soit leur inclinaison et leur longueur, elle appuie de façon régulière sur les pédales et je la vois systématiquement disparaître, j'en ferai encore l'expérience au cours des jours à venir dans les montagnes. Mon arme secrète pour refaire mon retard c'est de mettre le grand développement dans les descentes et de forcer comme une brute. J'atteins régulièrement les 60 à l'heure, voire parfois beaucoup plus. Cette sympathique émulation se passe dans la bonne humeur et la décontraction.
Nous envisageons de rester deux nuits sur place afin de visiter tout à loisir les environs demain . En effet à une dizaine de kilomètres à l'ouest se trouve le magnifique site archéologique de la ville de Tharros. Cette dernière il y maintenant deux millénaires était la capitale de l'île. Notre camping est «bunkérisé» par de grandes grilles et un haut mur sur le devant, mais agréable une fois à l'intérieur. Comme d'habitude pas d'affluence, cependant un peu plus de monde que les jours précédents, en particulier des groupes de motards. Un cyclotouriste allemand nous aborde et nous narre son périple commencé cinq semaines plus tôt en Allemagne par une traversée des Alpes jusqu'à Nice.
7 mai
Comme prévu départ pour Tharros, mais les petites routes nous conduisent sur les bords d'un immense étang utilisé pour la pisciculture. De toute évidence les poissons grouillent, mais nous sommes perdus parmi les hautes herbes, notre chemin ayant subitement disparu. Nous ne restons pas longtemps seuls. Des gardes forestiers équipés d'un 4x4, nous ayant repérés de loin, nous prenant peut-être pour des braconniers, s'arrêtent à notre hauteur. Nous leur expliquons notre situation. Ces derniers très gentiment nous proposent de les suivre et par un véritable labyrinthe de petits chemins en sous-bois ils nous remettront dans la bonne direction. L'itinéraire n'est pas évident, car à plusieurs reprises à la croisée de sentes nous les voyons hésiter. Ensuite, la route sur une dizaine de kilomètres est une splendeur, entre plans d'eau et explosions de fleurs sur des hectares.
Enfin nous atteignons la très belle église San Giovanni. Tharros est à proximité. Une piste en terre conduit à l'extrémité du cap. Le lieu est magique. On imagine facilement la scène, lorsque les premiers Phéniciens abordèrent ce site sept siècles avant notre ère. Ils en évaluèrent tout de suite le potentiel. En effet jusque vers la fin du premier millénaire après Jésus-Christ, le port fondé prospéra et donna cette très belle cité. Mais les corsaires sarrasins devenant de plus en plus menaçants, un repli vers l'intérieur des terres fut amorcé et la ville périclita. Il en reste des ruines superbes dans un cadre enchanteur, envahies au mois de mai, d'une incroyable densité de fleurs, qui montent à l'assaut du pied de la grande tour ronde bien campée sur la plus haute colline du cap. Site exceptionnel particulièrement surveillé, nous y croisons outre les gardes qui nous ont indiqué notre chemin, des policiers, des carbinieri et des gardes côtes. Je déconseille formellement à quiconque d'avoir l'idée d'y envisager le camping sauvage.
Nous décidons ensuite d'aller visiter Oristano, jolie petite ville au centre très pittoresque. De belles places dallées aux formes inhabituelles font la meilleure impression. En ce début d'après-midi les rues sont désertes, sieste oblige et nous avons l'impression d'avoir la cité pour nous seuls.
Journée agréable de visites, nous avons tout de même parcouru 62 kilomètres, mais sans bagage nous n'avons pas l'impression d'avoir roulé. A croire que la déformation du cyclotouriste arrive plus vite qu'on le pense!
8 mai
Aujourd'hui départ matinal, car l'étape prévue est conséquente. Plus de 100km ponctués de gros dénivelés, avec pour but Fonni, station estivale au pied ou presque de la Punta Marmora, point culminant de l'île. Le mot Punta n'est pas très bien choisi, car si vous imaginez trouver un beau pic vous serez déçu. Il s'agit plutôt du point le plus élevé d'une crête massive, qui pourrait ressembler au Honneck vu sous un certain angle. Donc c'est une belle montagne, en effet je vis avec une Vosgienne, évidemment le Honneck est forcément à l'égal du Daulaghiri, magnifique pyramide qui culmine presque à 8200 mètres!
Nous mettons donc le cap sur le centre de l'île avec la ferme intention d'en atteindre le sommet, qui culmine, certains diront seulement, à 1834 mètres. Cependant se rendre au départ d'une balade à pied en utilisant un vélo ce n'est pas comme s'y rendre en voiture. Cela participe aussi au charme du voyage à bicyclette (je ne sais pas si ce terme fait partie du vocabulaire du cyclo?). Au nord d'Oristano nous ne trouvons pas la petite route repérée sur la carte, c'est donc par une voie à la circulation relativement importante que nous commençons. Rapidement nous réussissons à nous en échapper. Première localité relativement importante, Busachi, les choses sérieuses n'ont pas vraiment débuté. Premier gros incident technique, le dérailleur de Rafik se prend dans les rayons, d'où blocage de la roue et de nombreux dégâts, rayons complètement pliés dérailleur très endommagé. Rafik est un magicien de la mécanique, en une petite heure il remet tout cela d'équerre, et fait notre admiration. La chaleur devient suffocante et la pente raidit. Nous commençons à avoir des doutes quant à la possibilité de rejoindre Fonni ce soir.
Arrêt à l'ombre d'un petit village pour le repas de midi. Comme toujours l'ambiance est très agréable, peu de monde, quelques autochtones attablés sur les minuscules terrasses des débits de boissons. Nous aurons l'occasion de constater aussi bien en Corse qu'en Sardaigne, que les routes côtières sont beaucoup plus fréquentées par les étrangers que les routes intérieures. Ce qui à vrai dire fera notre bonheur. Retour sur les pédales, ça chauffe dur. À la sortie du village de Sorgono nous faisons un arrêt au cimetière pour nous ravitailler en eau. Nos derniers espoirs pour atteindre Fonni ce soir se sont évanouis définitivement. Teti sera notre lieu d'arrêt. Il s'agit d'un magnifique petit village de montagne. Les habitants très gentiment nous permettent de camper sur le terrain communal dédié aux fêtes du village. Ils viendront même nous brancher l'eau.
L'étape du jour ne s'élève qu'à 85 kilomètres mais la forte proportion de côtes raides et la chaleur nous laissent une impression de journée fatigante et très bien remplie. Cette sensation de bonne fatigue, les muscles un peu endormis, et pas ce sentiment de squelette martyrisé que j'ai après une grosse étape à pied, procure un réel bien-être. Jean parle de vélo-thérapie, et c'est exactement cela. Rassurez-vous, je ne cherche pas un prétexte pour laisser tomber les longues marches. Probablement j'intégrerai plus le vélo dans ma manière de voyager, mais certains grands projets qui me tiennent à cœur ne s'envisagent pas à vélo, comme la Haute Route Pyrénéenne ou terminer la traversée des Alpes, et il m'en reste un grand morceau à parcourir, Chamonix à Trieste.
Une fois de plus la soirée se déroule dans la meilleure convivialité, agrémentée d'un décor superbe au milieu de ce terrain accidenté où la vue porte loin de crête en crête. Mes compagnons de voyage ont tous des expériences sportives et de voyages particulièrement intéressantes, et de plus l'humour, la simplicité et la rusticité font partie de leur qualités. Ce sont les ingrédients assurés d'une bonne partie de rigolade sans jamais à avoir à se tracasser quant aux conditions que l'on rencontrera. Il est étonnant de constater, comme dans certaines conditions une relation intime peut s'établir rapidement. J'ai l'impression sinon de toujours les avoir connus, au moins de les connaître de longue date.
9 mai
Aujourd'hui direction Fonni et cet après-midi l'escalade de la Punta Marmora est prévue. La journée commence par une belle descente, mais ça ne dure pas. Il nous faut enchaîner avec la raide route de Fonni, heureusement presque déserte. Le décor est splendide, grands espaces verts, un lac de barrage magnifique. Sous le pont qui l'enjambe une multitude de gros poissons fait des ronds à la surface.
La ville est à mille mètres d'altitude, de ce fait la chaleur n'est pas trop forte. Pour la seule fois de notre périple nous faisons appel à l'agritourisme. Une jolie demeure bien positionnée un peu au-dessus de Fonni en direction de la montagne que nous voulons gravir. Si le site est joli, le prix l'est tout autant. Une chambre à quatre lits pour la modique somme de 140 euros, certes avec le petit-déjeuner. Malgré des tentatives de négociation, rien n'y fera. Le prix annoncé sur le petit futé est moindre. Cette augmentation est la conséquence probable d'une publicité avantageuse. Nous ne sommes pas en mesure de trop insister ou de chercher une autre solution, si nous voulons suivre le programme. Les bagages déposés, nous reprenons nos vélos pour une belle grimpette jusqu'à l'altitude de 1500 mètres. A partir de ce point le sommet s'atteint à pied. Quelques névés subsistent, que nous nous empressons de fouler. Une première crête est atteinte, de laquelle une descente permet d'en rejoindre une seconde qui conduit au point culminant de l'île. Malgré sa faible altitude la vue porte loin sur les plaines environnantes, mais nous n'arrivons pas à distinguer la mer. Cette région montagneuse est austère, elle me fait un peu penser au Mont Lozère, par la couleur sombre de la roche, ses grandes pentes herbeuses et sa désertification. La redescende est effectuée au pas de course. Il ne faut pas grand chose pour qu'avec Rafik, nous courrions comme des dératés. La vigilance est de mise, car mes chaussures de cycliste, de temps à autre du fait des parties métalliques du système d'accrochage ont une fâcheuse tendance à déraper sans prévenir sur le rocher. Rafik possède un coffre invraisemblable, certes il a 10 ans de moins, mais ses références en matière de course à pied en font un véritable OCNI (objet courant non identifié). Le plaisir de me défoncer physiquement restera, tant que mon état le permettra, une source de joie immense. Nous retournons dans notre agritourisme, où l'ambiance n'est pas franchement chaleureuse, et en guise de représailles nous préparons notre popote dans la chambre bien que ce soit interdit. Ayant été pris au dépourvu pour les courses, quelques lyophilisés en secours nous permettent un repas somme toute bon et suffisamment copieux.
L'étape de ce jour se monte à 54 kilomètres à vélo, dont une bonne quarantaine en montée raide, plus deux heures de presque course en montagne. Seul soir où je sens un peu mon dos, preuve que le déplacement à pied, certes en courant, traumatise plus que le vélo.
10 mai
Aujourd'hui nous retrouverons le bord de mer sur la côte est. Nous commençons la journée par un petit-déjeuner original dans une belle salle circulaire surmontée d'une charpente en forme de tente indienne, ce qui donne à la pièce beaucoup de volume et du cachet. Peut-être pour contrebalancer les relations quelque peu conflictuelles de la veille, l'hôtesse nous sert, outre les ingrédients habituels, une magnifique part de ricotta bien nappée de miel, un pur régal!
Nous sommes en pleine forme, pas de doute un lit de temps à autre, cela fait du bien. Après une descente sur Fonni, la route part à l'assaut d'un col sur 15 kilomètres et 300 mètres de dénivelé, presque une formalité. Au col du Monte Pipinari à 1246 mètres il fait frisquet. Nous ne traînons pas et entamons une longue descente. A quelque distance Rafik crève, son pneu est endommagé ainsi que sa gente. Pour cette dernière il s'agit des conséquences de l'incident de l'avant-veille, quand il a du détordre des rayons en forçant.
Nous arrivons sans autre incident après une magnifique étape à un camping idyllique à Tortoli. Les tentes sont installées sur de petites terrasses juste au-dessus d'un golfe à l'eau d'un bleu profond, avec en deuxième plan de grands rochers, plutôt de petites montagnes qui de par leur positionnement donnent toute sa profondeur à cette baie de grande beauté. Pour agrémenter l'ensemble, une magnifique tour sarrasine est érigée juste en face. Elle sera la toute première à recevoir le soleil du matin. Le lieu nous plaisant, et Rafik ayant des réparations importantes à effectuer sur son vélo, nous décidons de passer la journée du lendemain dans cet endroit.
11 mai
Lever 6 heures et c'est parti pour une partie de pêche. Je ne choisis pas tout de suite le meilleur endroit, mais pour le petit déjeuner nous aurons droit à quelques magnifiques poissons de roche, girelles dont une royale de belle taille et sarrans. Si l'idée semblait surprendre au départ, tout le monde a bien apprécié la chair très fine et ferme de la girelle au petit déjeuner, et contre toute attente, cela passe très bien. Nous ne poussons cependant pas le plaisir jusqu'à arroser cette friture d'un coup de blanc! Journée de farniente sauf pour Rafik qui, ayant acheté pneu, gente et chambre à air, remet tout en état, en particulier le dérailleur qui occasionne quelques difficultés de réglage. La réparation sera efficace car il en sera définitivement fini de ses ennuis mécaniques. En fin d'après-midi nouvelle séance de pêche, et petite friture au dîner qui passe aussi bien que celle du matin. Cette journée dans ce camping est d'autant plus agréable que le personnel est très gentil et particulièrement serviable.
12 mai
Nous démarrons tôt, l'étape sera longue et agrémentée de nombreuses montées. Avec regret nous quittons ce camping où il fait si bon séjourner. Après avoir fait quelques détours pour quitter Tortoli, le ton est donné, ça monte et ça dure! Au village de Baunel, un premier arrêt ravitaillement est effectué. En 15 kilomètres l'altitude atteinte est de 480 mètres. Nous ne sommes pas au bout de nos peines. Le point de passage le plus élevé se situe à 1017 mètres, mais auparavant quatre cols intermédiaires jalonnent l'itinéraire. La route bien tracée permet une montée régulière sans forcer. Avec l'altitude la végétation change, on pourrait se croire quelque part dans le massif central. Enfin le Passo Gena Silana est atteint. Il nous aura fallu quatre heure pour une quarantaine de kilomètres. On s'attendait à plus difficile.
Au col casse-croûte copieux, des cyclistes de route assez nombreux sont montés par le versant opposé. Une très longue et magnifique descente nous procure un vif plaisir. Le cadre est magnifique, de grandes falaises calcaires étincellent de toutes parts avec la mer en toile de fond. Alors que nous avons quitté la montagne, la route serpente en faux plats descendants au milieu de bocages. Nous profitons de ces conditions très favorables pour se tirer une bourre pas possible, aidés d'un bon coup de vent dans le dos. Que c'est plaisant de débouler à vive allure en ayant mis le grand développement.
Avant d'arriver à Orosei, la route traverse d'immenses carrières de marbre, spectacle impressionnant. En voyant un ouvrier travailler, nous prenons conscience du gigantisme de ces chantiers. La ville d'Orosei, est manifestement très touchée par la proximité des carrières. Le premier camping se trouve à 12 kilomètres. Nous le rejoignons par des pistes, l'accès principal étant fermé à cause d'intempéries récentes. Encore un site étonnant au débouché d'une petite rivière sur une plage de sable blanc, baignée par une mer à l'eau émeraude. Pour ajouter au charme du lieu, le propriétaire est particulièrement accueillant et serviable. Le compteur affiche 106 kilomètres et encore le mien est le plus pessimiste. Nous aurions pu sans fatigue en faire beaucoup plus. C'est peut-être aussi cela le miracle du vélo? A moins que ce soit l'endorphine sécrétée qui commence son travail de fond contre la douleur et pour le bonheur!
13 mai
Lever aux aurores, j'aimerais bien rapporter quelques poissons pour le petit-déjeuner. Avec Rafik, nous partons ramasser quelques appâts le long des rochers. J'ai le plus grand espoir de faire une belle pêche. Mais contre toute attente pas une seule touche, comme si les poissons désertaient certains endroits. Je suis d'autant plus surpris, que j'avais trouvé quelques escavennes, oubliées par un pêcheur. En effet ces vers sont infaillibles, les poissons se jettent généralement dessus, mais pas ce matin. Cela ne nous empêche pas d'assister à une très jolie apparition du soleil sur une mer et des rochers déserts.
Départ à dix heures, une fois de plus le lieu était très agréable et calme avant les vacances. L'étape du jour ne présente pas de difficulté, et une fois de plus nous avons le vent comme allié. Les 56 kilomètres qui nous mènent à San Teodoro sont un vrai plaisir. Dans ces conditions, on a plus l'impression de pratiquer un sport de glisse que le vélo. Les tentes sont montées en bordure de plage, le vent souffle, des surf-skates font des acrobaties et montent très haut. En arrière plan sur la mer se découpent deux petites îles, Molara et Tavolara. La seconde est très impressionnante, elle jaillit des flots à la manière d'une flamme et culmine presque à six cents mètres. Comme toujours les oiseaux sont nombreux et nous gratifient d'une multitude de chants très différents, dont le mélange est un régal pour l'oreille.
14 mai
Ce matin réveil en fanfare par une multitude de corbeaux, et ça dure. Enfin ils décident de s'éloigner et les chants beaucoup plus mélodieux habituels envahissent l'espace. Aujourd'hui, malgré un vent encore favorable, la première partie du trajet sera désagréable. En effet nous approchons d'Olbia et le trafic s'intensifie. Nous avions perdu l'habitude des flots de voitures qui serrent parfois de trop près. La traversée de la ville est heureusement vite effectuée par une voie rapide. Dès la sortie de l'agglomération tout s'arrange, à part le temps qui devient menaçant. Quelques montées bien raides dans un joli décor d'aiguilles granitiques, auxquelles les nuages donnent un air austère du meilleur effet. Pique-nique à l'improviste sur la place du superbe village de San Pantaleo, parmi les maraîchers qui replient leur stands. Ce petit bourg a du cachet de par son architecture et du fait de la proximité d'aiguilles rocheuses, qui semblent émerger directement des toits. Il est des lieux comme celui-là, sans que je définisse très bien pourquoi, qui m' apportent une forme de quiétude ou de plaisir, l'esthétique du site seule ne peut en être la cause. Sans doute une conjonction d'éléments, le village avec ses maisons bien entretenues et le joli pavement de sa place qui est le point haut du bourg, les rochers environnants qui donnent envie de grimper, les maraîchers sympathiques, le temps certes couvert mais clément, ce que nous mangeons qui est très bon, un gros chien gentil un peu collant qui d'un regard concupiscent nous réclame les reliefs de notre repas, le petit bistrot à la terrasse coquette qui nous attend pour le rituel du café, et aussi pour finir cette saine fatigue que distille le vélo dans nos muscles. Le mélange de tous ces facteurs permet d'accéder au nirvana!
Le redémarrage, après cet arrêt de longue durée, n'est pas très difficile, car nous entamons une descente dans laquelle le grand braquet une fois de plus va faire merveille. Il faut rester très prudent car chargé, le vélo nécessite des distances importantes pour s'arrêter, les freins faisant l'effet de doux ralentisseurs. Les 15 derniers kilomètres sont une splendeur, le long d'une minuscule route qui se tient au plus près de très jolis golfes clairs, en enfilade pour le plaisir de la vue. L'étape se termine à Palau en milieu d'après-midi. Le lieu une fois de plus est merveilleux. Nous campons à quelques mètres de l'eau. En face l'île de la Maddalena coupe la houle. Ce bras de mer ressemble à un lac immobile, duquel surgissent par-ci par-là de gros rochers granitiques aux formes étranges. Cerise sur le gâteau, l'eau est bonne et j'en profite pour aller ramasser quelques douzaines d'oursins dont nous nous régalons sur le champ.
Le temps est à la pluie et les prévisions pour demain sont mitigées. Nous verrons bien, après les trombes corses nous restons sereins, cela ne pourra pas être pire. Une fois de plus, pris sous le charme du lieu, nous décidons de rester sur place un jour supplémentaire. Nous prendrons le temps de visiter le village, surtout que ce sera jour de marché. Un couple d'Allemands cyclotouristes vient s'installer à quelques mètres. La pluie nous chasse au restaurant, dans lequel la soirée sera exquise.
15 mai
Très tôt sur le coup des deux heures, je vais m'installer sur le rocher juste à côté de ma tente. Le spectacle est féérique. La luminosité est suffisante pour discerner de façon précise le panorama qui s'offre au regard. La mer est d'huile, le mot est bien approprié, l'absence de toute ride la rend de consistance épaisse. Les lumières de Palau s'associent à celles de l'île de la Maddalena et dessinent les moindres recoins du rivage. Aucun bruit, sauf le va et vient de la navette reliant les deux îles. Même de nuit le trafic ne s'arrête pas, un bateau de taille conséquente au moins une fois par heure dans chaque sens. Que peuvent-ils transporter?
Ce matin pas de précipitation, au petit déjeuner nous dégustons quelques oursins. Ce subtile goût iodé au réveil excite les papilles et met en appétit. Nous partons visiter la ville et son marché. Il s'agit d'une petite cité balnéaire sans caractéristique architecturale spécifique. Les étals pour les touristes sont nombreux, qu'il s'agisse de vêtements, de colliers ou autres bijoux. Le rouge du corail est très présent. Je peux dire que la poste italienne tout du moins celle de cette petite cité sarde est digne de ce que nous vivons souvent en France. Ne trouvant pas de timbre, je me rabats tout naturellement vers le bureau de poste. Il est organisé exactement comme chez nous. Deux files sont formées devant deux employés, espacés d'un mètre sans séparation entre eux. J'en choisis une et attends. Le temps que les 6 personnes me précédant passent. Cela prend au moins vingt minutes. Arrive enfin mon tour, à ma demande de timbres l'employé me fait signe que c'est le guichet d'à côté, devant lequel stationnent maintenant une douzaine de clients. Si je veux des timbres je dois compter facilement une demie-heure de plus. Je remercie et quitte le lieu sans ce que je venais chercher. La standardisation de l'Europe c'est bien, au moins on ne perd pas ses repaires et ses habitudes, ni ses frustrations!
Retour au camping pour le repas, la pluie ne tarde pas à faire son apparition et dure tout l'après-midi. Nous tuons le temps à jouer à la belote. C'est une découverte pour Evelyne, mais elle se débrouille bien, puisque son équipe gagne. Je profite aussi de ce temps libre, pour avancer dans le livre que j'ai emporté, voyage au bout de la nuit de Céline. À plusieurs reprises dans ma vie je l'avais commencé, mais pour la première fois je vais le lire jusqu'au bout. Grande œuvre, on comprend que cet ouvrage ait fait couler tant d'encre. De cette lecture on ressort différent. On y trouve la même désespérance que dans Cioran, mais abordée, entre autre, sans concession sous l'angle de la condition physiologique de l'être humain, ce qui fait frémir d'horreur. Mais c'est tellement vrai, c'est justement cela le plus gênant.
16 mai
Le temps s'écoule rapidement. Cela fait maintenant vingt jours que nous sommes partis de Bastia avec Jean et 12 que nous arpentons la Sardaigne avec Evelyne et Rafik. Tout a une fin. Aujourd'hui sera notre dernier jour de voyage en commun. Demain matin nos routes se séparent. Nous retournerons en Corse et eux prendront la direction de Porto Torres pour rentrer sur Gênes, leurs vacances se finissant. En tant que retraités nous n'avons plus ce problème, bien que les errances ne peuvent se prolonger à l'infini, famille oblige. Je comprends très bien ceux qui partent sans idée précise de retour, ou ceux qui au moment final au lieu de rentrer repartent pour un tour. Ce qui me plaît dans le voyage, c'est de ne pas savoir où je vais dormir le soir. Surtout ne pas programmer et ne jamais réserver les points de chute. La recherche au dernier moment représente un véritable attrait, qui attise la curiosité et qui permet le contact. C'est une des raisons pour lesquelles je voyage souvent seul à pied. L'errance sans contingence donne à mon sens un vrai goût de liberté, ce n'est peut-être qu'une illusion, cependant la sensation ressentie est formidable. Cette liberté est exacerbée par le dépouillement. En effet, le voyage à vélo, et cela est encore plus vrai à pied, implique de limiter au nécessaire ce que l'on emporte. Le fait de vivre un mois avec un environnement matériel restreint tout en ayant une totale autonomie est très reposant. On prend d'autant plus conscience des masses d'objets, souvent plus que superflus que l'on amasse dans nos maisons et qui nous rendent esclaves. Mon père avait l'habitude de dire que la possession est un asservissement, comme je comprends ses mots en voyage à vélo, et encore plus à pied lorsque tout ce que je possède n'excède pas les 10 kilogrammes.
Revenons au 15 mai. L'objectif du jour est la petite ville de Tempio Pausania. Elle se situe à l'intérieur des terres. Nous allons renouer avec les bonnes grimpettes. Mais avant de démarrer, une visite un lieu très pittoresque qui domine notre camping s'impose. Il s'agit du site de Roccia dell'Orso. Énormes rochers posés au sommet d'un tertre, offrant un large point de vue sur les environs, en particulier sur les îles faisant face à Palau. Les formes de ces blocs géants rappellent différents animaux, ours, dinosaure et autres monstres plus ou moins préhistoriques. Comme ils sont très visibles de la mer, ils ont toujours servi de repère aux marins de l'antiquité. De ce fait, ils sont mentionnés dans des écrits anciens . Nous y montons tôt et sommes seuls. Lorsque nous en descendons les premiers cars déversent leurs flots de visiteurs pour la plupart allemands.
Il est temps de mettre le cap sur Tempio. Effectivement ça grimpe dur, mais la route est agréable, pas trop de trafic, chaleur tempérée et cette verdure qui nous entoure de toutes parts. Vers les treize heures nous effectuons quelques courses et mangeons à l'entrée de la ville. Cet après-midi nous aurons tout loisir pour visiter. Cette cité possède un joli centre, bien regroupé autour d'une petite place. De nombreuses constructions, palais églises en granit donnent du caractère à l'ensemble. Nous déambulons dans des ruelles ombragées, enserrées entre des maisons toute en hauteur, un peu à la manière des villes de montagne, comme dans le Dévoluy par exemple. Le nombre d'édifices religieux est important et leurs dimensions souvent imposantes. La promenade est instructive et fort plaisante.
De toute évidence à part l'hôtel il n'est pas possible de trouver de quoi passer la nuit. Nous reprenons la route vers le village d'Aggius, qui se trouve dans un lieu charmant, verdoyant et vallonné. Deux beaux dômes granitiques dominent les maisons. A la sortie du bourg, juste à côté du cimetière sous une futaie, un coin discret et pratique nous permet de nous installer en toute quiétude, après 67 kilomètres pour ce jour.
La proximité du cimetière est très pratique pour l'eau. Evelyne va s'y laver sommairement. Pour ma part je n'ose pas, ayant peur de déclencher la colère, si je me fais découvrir dévêtu dans ce lieu. Cette dernière soirée a des petits relents de nostalgie. Alors que les pâtes cuisent Rafik découvre une sente, qui monte à l'assaut de l'un des dômes granitiques, en courant nous nous y engouffrons. Très vite cela devient raide, mais une main courante aide au déplacement et assure la sécurité. Une centaine de mètres sous le sommet le terrain se redresse et le chemin équipé prend fin. Devant nous une belle dalle en granit fauve inclinée à 60 degrés, parcourue d'une large fissure à la prise franche nous invite à poursuivre. Nous n'hésitons pas longtemps et la remontons les pieds en adhérence les mains bien calées en empoignant son rebord tranchant. Sur ce granit bien rugueux, à gros grains, qu'il est bon se mouvoir. Bien entendu il est préférable de ne pas glisser, donc garder un peu de vigilance et ne pas succomber à l'euphorie du mouvement et à la sensualité du contact. Je me surprends à imaginer que cette dalle fissurée s'élance sur mille mètres, hélas non! Rapidement le rocher se couche et les mains ne sont plus nécessaires, et après quelques contours le sommet est atteint. Une vue magnifique s'étend sur la région, rochers qui pointent au milieu de zones vertes avec des villages disséminés au gré des mouvements de terrain. Mais au fait, il ne faut pas traîner, nous nous sommes enfuis en cachette à deux, alors que le repas était presque prêt. Vite nous repartons et dévalons ces dalles, sur lesquelles de gros blocs sont disposés en équilibre. Evelyne et Jean nous attendaient patiemment pour notre dernier repas en commun. L'endroit est bien choisi, non seulement il est très discret, mais en plus il offre une table et des bancs, le grand confort!
17 mai
Lever matinal, petit déjeuner gai, nous savons qu'une expérience de deux semaines particulièrement enrichissante dans de nombreux domaines arrive à son terme. Nous réalisons tout étonnés, que cela fait déjà quinze jours que nous roulons ensemble. La fin de cette aventure à quatre est imminente. Pour trois kilomètres, et de plus en descente, notre chemin est encore commun. Ça y est, le voilà le carrefour de la séparation. Nous nous arrêtons, quelques photos sont prises, on se fait tous une grosse bise. Evelyne et Rafik prennent la route de Castelsardo tandis que Jean et moi partons plein nord pour traverser la région de la Gallura par son centre. Un peu tristes, mais ne pas se poser de question, le voyage continue. Dans un paysage de campagne ponctué de gros rochers de granit fauve puis de porphyre rouge nous retombons rapidement sous le charme de cette nature riante. La Gallura est très jolie en son centre, ce que nous n'avions pas perçu lorsque nous l'avions longée par le bord de mer sur la côte ouest. Une grande descente, grand braquet et nous appuyons à en être étourdis. Je bats mon record de vitesse, 73, 5 kilomètres à heure. Le vélo reste bien stable et je n'ai pas vraiment une impression de grande vitesse. Cependant attention, il faut penser à freiner, je vais quasiment à la vitesse des quelques voitures qui me précèdent. Si elles freinent, je n'ai aucune chance d'en faire autant, donc il me faut relâcher. J'aurais peut-être pu gratter un petit quelque chose en plus! Nous rejoignons un peu plus tôt que prévu la grande route en bord de mer, suite à un croisement passé sans doute trop rapidement. Nous débouchons au moment où deux jeunes cyclotouristes allemands passent. Ça y est c'est reparti j'appuie à fond pour les poursuivre. Je faiblis, Jean passe devant et contre le vent garde une bonne vitesse, je m'abrite derrière et le nez dans le guidon je force. Ah là là!! Les vieux ça veut toujours avoir l'illusion que c'est encore jeunes!! J'en connais certaines, qui, si elles me voyaient, ne pourraient s'empêcher de dire que je suis toujours aussi c... que lorsque j'avais vingt ans. C'est peut-être ça le secret de la jeunesse, rester c...? Le trajet jusqu'à San Teresa est enlevé en un temps record. Nous débouchons sur le port vers midi. Le prochain bateau est à 15 heures30. Nous nous installons à l'abri de la chaleur sur le quai et faisons notre dernier repas sarde, avec notre dernière bouteille de vin rouge de l'île. La bouteille y passe aux deux tiers. Est-ce raisonnable? Nous avons encore une trentaine de kilomètres à parcourir en Corse, de Bonifacio à Porto Vecchio. Mais nous avons cinq bonnes heures pour digérer somme toute une quantité de vingt cinq centilitres par tête, même si je pense en avoir bu un peu plus que Jean! A 17 heures nous serons bien en-dessous des 0, 5 fatidiques. En effet attention à vélo c'est le même tarif qu'en voiture en cas de dépassement, ce qui est normal. La police a constaté que de plus en plus de gens qui se rendent à des fêtes, sachant qu'ils allaient boire, utilisent un vélo. Ce qui tout naturellement a entraîné une recrudescence des accidents avec ce moyen de déplacement. Donc maintenant les cyclistes sont dans le collimateur, avis aux amateurs!
En attendant de traverser vers la Corse, nous discutons avec un couple qui vient d'effectuer en voiture un périple de 10 jours en Sardaigne. Ils sont enchantés de leur séjour, mais sont contents de rentrer, car ils en ont assez de trop manger dans les agritourismes. On en arrive à un véritable paradoxe en matière de voyage. Je réalise tout le bien-être que procure le voyage spartiate, en ayant un repas consistant par jour, généralement constitué de riz ou de pâtes. Même de riz de basse qualité, en effet il y a quelques jours une Allemande nous a proposé, car ses vacances arrivaient à leur terme, un paquet de deux kilos de riz de la pire qualité. Eh bien! Ces grains cassés qui cuisent mal je m'en régale, et ce n'est pas une histoire de radinerie, probablement le plaisir de la rusticité maximale.
La traversée a lieu à l'heure prévue. L'arrivée sur les falaises de Bonifacio dans l'après-midi alors que les rayons du soleil les frappent perpendiculairement, en les faisant resplendir, est un spectacle époustouflant. La vue de ces maisons toutes petites, serrées tout en-haut de ce mur blanc stratifié en surplomb donne presque le vertige. On s'attend à les voir basculer dans la mer. Les nombreux gros blocs empilés au pied de la paroi apportent la preuve évidente que la falaise est travaillée par la mer. La rentrée dans le chenal est spectaculaire. Les remparts de la citadelle défilent en nous dominant d'une belle hauteur. Un voilier de grande taille, aux proportions parfaites est à l'escale. Me déplacer en bateau me donne toujours une véritable impression de voyage, surtout lorsqu'on domine d'assez haut les flots. Sur le quai une meute de motos se tient prête à embarquer. Cela réveille chez moi de vieux souvenirs de folie, à l'époque où le permis moto était à seize ans. Dès cet âge mon père m'avait acheté l'une des plus puissantes motos du marché, une T500 Suzuki, gros deux temps, qui m'a donné des émotions dont je garde un souvenir précis presque quarante ans après. Mais et mais de taille, la contre-partie intolérable de cette époque, c'est que nombreux sont mes camarades d'alors, qui n'y ont pas survécu. Ce que l'on retient dans sa vie ce sont surtout ces moments où l'on ne sait pas très bien si on est encore parmi les vivants ou si on a déjà le billet pour l'au-delà en main. L'alpinisme m'a aussi procuré ce genre de sensations mais de façon moins actuelle, l'action étant plus lente, l'analyse de la situation, hors chute de pierres et avalanches, permet de mieux participer au devenir d'une situation qui s'avère hypothétique. En moto l'excès de vitesse est très difficile à gérer, car l'automobiliste, et c'est normal, n'est pas préparé à voir surgir des bolides à des vitesses déraisonnables. J'arrête sur le sujet, car maintenant je suis un adepte inconditionnel du respect de la vitesse sur la route.
Après ces errements philosophico-débiles revenons à la réalité du moment. Le débarquement effectué, nous prenons la direction de Porto Vecchio. Une fois passée la petite montée de sortie de la ville que nous connaissons bien, les vingt cinq kilomètres à venir sont une délectation. Un terrain peu accidenté, agrémenté d'un bon vent favorable, nous permet de filer, je dirais même de nous envoler à plus de vingt de moyenne. Dans les descentes le cinquante est fréquemment atteint et sans forcer, quelle jouissance! En un temps record nous rejoignons un camping à l'entrée de la ville. Le compteur pour ce jour affiche 85 kilomètres. Comme d'habitude l'installation prend quelques minutes, après plus de vingt jours, la manœuvre ne présente plus aucun secret. Et bien entendu encore une fois le site est presque vide. Le mois de mai est un mois idéal, des fleurs partout et presque personne.
Ensuite nous partons visiter cette ville balnéaire pleine de charme. J'y étais venu en novembre de l'année passée pour raison professionnelle et ce mélange des genres me procure une drôle de sensation.
Notre projet pour les jours à venir, est de traverser la Corse par son centre afin de rejoindre Bastia. Comme c'est étrange, depuis que nous avons quitté nos amis et la Sardaigne, j'ai vraiment l'impression d'être engagé dans un voyage nouveau complètement déconnecté de ce que nous venons de vivre. J'imagine facilement que de segmentation en segmentation, on puisse nomadiser un temps non déterminé de découvertes en expériences en perdant la référence au temps. Le secret pour durer et garder sa motivation au cours de ses errances, c'est peut-être de bien connaître son degré de résistance, et rester à un niveau où l'effort est plaisant sans être monotone et sans dépasser sa capacité d'endurance. Bien entendu cela n'exclut nullement un peu de souffrance, due à l'effort ou à la météo, afin de pimenter l'aventure. Alors l'alchimie de l'alliance du corps et de l'esprit, plaisir aidant, fait que l'on n'a plus envie de rentrer à la maison. Je pense au livre de Bruce Chatwin «Anatomie de l'errance», dans lequel il aborde ce thème éternel du chez soi, qu'il est indispensable d'avoir, pour pouvoir le fuir. Paradoxe de l'être humain, peut-être plus présent chez l'homme que chez la femme, différence jamais facile à concilier dans un couple.
18 mai
Nous renouons aujourd'hui avec les étapes avec gros dénivelé. La route doit nous conduire à Zonza, puis au col de Bavella. En quittant Porto Vecchio devant un lycée des élèves attendent le début des cours. Que pensent-t-ils de ces deux individus lourdement chargés qui passent devant eux un lundi matin? Pour ma part en les regardant, je me rappelle ma rentrée en sixième au lycée Ampère à Lyon, il y a longtemps, et pourtant j'ai l'impression que c'était hier. La seule chose à en déduire, profiter du moment présent et ne pas hésiter à vivre, ça passe très vite une vie. Avec Jean au cours de nos discussions nous sommes arrivés à la même constatation: on part toujours malgré, car il y a une multitude de raisons pour ne pas partir, qui vont du mal de dos à la famille qui vit cela comme un abandon.
Très vite nous rentrons dans le vif du sujet. L'Ospédale, petit village perché, mille mètres de dénivelé en 15 kilomètres. L'effort se fait intense, la route semble escalader les montagnes jusque dans le ciel, mais le plaisir demeure. Arrivés au pied du village, je dis à Jean «Nous sommes bientôt arrivés». Alors une voix sort de derrière une haie et rajoute « Le dernier kilomètre vous allez voir, je ne vous dis rien». Nous ne voyons personne, les buissons parlent-ils? En Corse tout est possible. C'est bon, nous sommes avertis. Nous commençons par voir que le kilomètre en fait deux, et effectivement la pente est supérieure à 10% avec des épingles demandant de s'arracher. D'autre part la route est pleine de trous ce qui ne facilite pas l'effort. Et le bouquet, nous contournons le village sans rentrer dedans. Lorsque nous le réalisons il est un peu tard et l'idée de redescendre ne nous effleure pas. Nous arrivons au barrage qui porte le nom du village. Le lieu est magnifique. L'altitude fait que la température est agréable. Un peu plus loin nous décidons d'une halte afin de boire un café dans une buvette. Le gros de l'effort du jour est fait. Pour rejoindre Zonza, nous nous laissons glisser le long d'un itinéraire serpentant dans un décor de rêve, où les montagnes rivalisent de beauté. A un détour de la route, les aiguilles de Bavella apparaissent soudainement, je freine pour pouvoir les admirer. Mes pieds solidarisés à mes pédales sont le dernier de mes soucis, mais pas pour longtemps. Boum! Quatrième chute, et là je me luxe le pouce droit. Ce n'est pas dramatique, j'arrive toujours à tenir fermement mon guidon. Je ne sais pas si tous les cyclotouristes tombent à la même fréquence? Un peu avant Zonza, le camping municipal nous attend, lieu bucolique et accueillant au milieu d'une forêt aux arbres épars. Nous montons nos tentes, déposons nos bagages et partons faire des courses. Le déjeuner sera succulent, constitué de Lonzo et fromage corse, accompagnés de l'incontournable vin rouge corse. L'après-midi est consacré au farniente jusque vers cinq heures. Il est alors temps de s'attaquer au col de Bavella, une dizaine de kilomètres que nous grimpons à un bon rythme. Spectacle sublime que ces aiguilles d'une part granitiques et de l'autre porphyriques. Nous restons une demie-heure à profiter de l'ambiance du lieu. Puis le plaisir de la glissade rapide vers Zonza nous procure de bonnes et belles sensations. Nous avons décidé de revenir sur nos pas, car la descente sur Solenzara, si tentante qu'elle soit, nous aurait éloignés du cœur des montagnes où nous voulons rester. De nouveau à Zonza, l'attrait de la Pietra, la fameuse bière à la châtaigne, est irrésistible. L'étape de demain devrait être dure par des routes peu fréquentées. Nous demandons au barman si la route de Ghisoni est bien celle que nous voyons commencer à quelques mètres de la terrasse du café. Il nous répond surpris « Pas du tout Ghisoni ce n'est pas par là. Il faut passer par la côte». À mon tour d'être étonné. Je lui montre la carte et la route au milieu des montagnes qui passe par les cols de la Vaccia et de Verdé. Alors sa réponse est une répartie d'anthologie «Oh! Mais là c'est le nord, on y va jamais». Le tout avec un accent corse à couper au couteau. Le ton est donné, notre route ne sera pas fréquentée. En quelques kilomètres nous sommes de retour au camping. La nuit sera fraîche, j'aurai un peu froid car depuis notre départ j'ai pris l'habitude de dormir hors de mon sac de couchage. Ce jour nous avons fait 70kilomètres, ce qui semble peu, mais l'effort a été intense et la journée bien remplie.
19 mai
Lever matinal, il fait froid. Les habits sont les bienvenus pour démarrer. À nouveau la traversée de Zonza, puis nous empruntons la D 420 direction Quenza. Trois autres villages accrochés à la montagne sont traversés avant d'arriver à Aullène. De cet endroit une route minuscule monte en direction du col de la Vaccia. Régulièrement elle suit un fond de vallée puis escalade un pan de montagne à flanc, pour nous conduire vers les 1200 mètres d'altitude au col. Pratiquement personne, seule une moto passe. Nous faisons une pose pour photographier un gros cochon qui paît tranquillement, oui qui paît à la manière d'une vache! D'abord il se montre farouche et ne se laisse pas approcher. Puis de son plein gré, il se rapproche comme s'il avait compris que nous n'allions pas le transformer tout de suite en lonzo et autre coppa. La descente sur le versant opposé est en très mauvais état, goudron déformé et trous partout. Les mains crispées sur les freins, cela devient rapidement un supplice. La chaussée change, de toute défoncée elle passe à toute neuve. L'effet est presque le même, car la couche de gravillons est épaisse. Il est dangereux de rouler sur ce tapis instable, et il indispensable de se servir des freins avec agilité et tact. Tout a un fin, même les tapis de gravillons. Au cours de cette descente nous ne sommes pas allés beaucoup plus vite qu'à la montée. S'offre à nous le village de Zicavo. La halte est la bienvenue. Un groupe de randonneurs est engagé dans la traversée de la Corse d'ouest en est. Après avoir englouti quelques spécialités locales et avoir satisfait au rite du café, malgré la chaleur nous partons à l'assaut du col Verde. Comme pour le précédent, la route monte régulièrement et l'effort demandé n'est jamais brutal. Plus nous montons, plus la vue porte loin, immensité de verdure dans laquelle se cachent de petits villages aux maisons serrées, dominés de montagnes enneigées telles des sentinelles qui veillent et qui contribuent à donner à cette île son caractère unique. Les derniers kilomètres avant le col semblent ne jamais finir, surtout que suite à une mauvaise évaluation, nous nous sommes lancés dans un sprint sur ce qui n'était pas le dernier kilomètre. Enfin le voilà. Un groupe de cyclistes belges à vélo de course avec assistance logistique y stationnent. Nous entamons une discussion animée ponctuée d'éclats de rire. Traditionnellement à cette période de l'année ils partent pour une semaine de vélo. Jean leur indique une route qui les conduira au col de la Vaccia en évitant les gravillons puis les trous. Après avoir pris congé, nous nous laissons emporter dans une descente d'une vingtaine de kilomètres qui nous conduira à Ghisoni. Un peu plus loin nous renseignons deux jeunes cyclotouristes qui verraient d'un bon œil la fin de cette rampe, moment qu'ils attendent avec une certaine impatience. Comme quoi nous ne sommes pas les seuls fous dans ces contrées reculées. Après une bonne partie de plaisir Ghisoni est atteint. Très gentiment on nous autorise le camping sur un site laissé à l'abandon ou presque. Le cadre est magnifique. De belles aiguilles rougeoyant au soleil couchant nous offrent un spectacle de premier choix. Le compteur affiche 93 kilomètres pour la journée. Perchés sur notre petite terrasse herbeuse au milieu des arbres nous sommes seuls et nous nous trouvons royalement bien. Autour d'une grosse platée de riz et une bouteille de Patrimonio nous refaisons le monde. Ce type d'errance que nous pratiquons depuis presque un mois, est devenu un mode de vie. Montage et démontage de tentes, repas et toutes les contingences de la logistique ne nous posent plus aucun problème. Nous avons même le confort de posséder une dizaine de lyophilisés qui nous permettraient en cas de besoin au moins quarante huit heures d'autonomie. Au fond de nous, c'est avec un peu d'appréhension que nous sentons la fin du voyage arriver. Même par les montagnes et en plein milieu, la Corse se traverse assez vite. Si besoin, un signe qui ne trompe pas, la carte au 100 000 numéro 74 nous la quitterons demain pour sa sœur la 73. Bastia n'est plus qu'à 80 kilomètres à vol d'oiseau, cependant notre itinéraire en comporte cent de plus. Nous allons faire tout notre possible pour rester cachés sur de petites routes loin de tout, en particulier nous ne passerons pas à Corté.
20 mai
La nuit a été excellente, et comme d'habitude le chant des oiseaux nocturnes et diurnes nous a accompagnés. Le temps est très beau ce matin. L'impatience de rouler nous tenaille, poussés par la curiosité. En effet notre itinéraire fait de tels tortillons sur la carte qu'il est difficile d'en évaluer la longueur et la difficulté. Avant de quitter Ghisoni nous effectuons quelques courses dont l'achat d'un magnifique pain. L'itinéraire commence par la descente des profondes gorges qui passent par le défilé de l'Inzecca. Tout est tellement joli que nous marquons des arrêts au moins tous les kilomètres. Une petite rivière, courant sur une roche blanche ponctuée de gros blocs polis, joue à cache cache entre ombre et lumière, et tout autour s'étalent de grandes forêts de pins couronnées de montagnes enneigées.
Un minuscule embranchement au bas des gorges et c'est reparti pour 15 kilomètres de montée bien raide jusqu'au village de Vezzani. Dans cette portion de route, nous croisons des cyclistes lancés sur leur vélo de course. L'un d'eux, en nous voyant arque boutés sur nos pédales avec notre gros chargement, s'écrit « Du vélo comme ça, ah non merci!». C'est gentil! Mais il n'imagine pas à côté de quels plaisirs il passe! Cependant la fatigue se ressent et nous oblige à une pose, qui nous ragaillardit. Puis rapidement nous basculons sur l'autre flanc de la montagne. Que cette Corse profonde est belle. De nombreux villages s'accrochent aux pentes des montagnes ou colonisent leurs crêtes. De nouveau le fond de la vallée est atteint. Corté n'est qu'à une dizaine de kilomètres, mais nous lui tournons résolument le dos et suivons la nationale sur une courte distance. Un pont, juste derrière à gauche, une route confidentielle nous permet de continuer notre itinéraire buissonnier. Après huit kilomètres raides sous le caniard, nous pénétrons dans un village perché. À sa sortie juste avant les dernières maisons, une petite terrasse. Le bar semble fermé, alors le miracle se produit. Le propriétaire, les 80 ans largement dépassés apparaît et nous invite à prendre place. Les deux heures que nous passons en sa compagnie sont un délice. Tout d'abord avec notre lonzo, nous avons droit au vin qu'il produit, très fruité ayant du corps et pas trop d'alcool. Il est la mémoire du temps passé dans cette région reculée. Il nous parle de la vie à l'époque où le village comptait 550 âmes. Les champs n'étaient pas abandonnés au maquis. Des dizaines de paires de bœufs constituaient l'élément moteur de cette agriculture. Il nous relate l'histoire de ce gendarme ayant passé sa carrière ici, et qui vit maintenant dans une cage à lapins à Nice. Il ne se console pas d'avoir quitté la Corse. Il nous raconte aussi la guerre. Les Italiens qui étaient pire que les Allemands. Ces derniers rentraient à l'église désarmés, par contre les Italiens assistaient à la messe avec leurs fusils. Des rancœurs profondes en sont restées. Puis une fois l'île délivrée, ainsi que quelques milliers de jeunes Corses, il a été mobilisé dans les armées alliées. Il finira la guerre quelque part dans la vallée du Doubs. Nous avons droit à un couplet sur les autonomistes, manifestement il ne les porte pas dans son cœur. Leur chef aurait un père italien et donc ne serait même pas corse. Lorsque nous lui demandons ce que veut dire cette inscription à la peinture que l'on a vue plusieurs fois écrite en gros au beau milieu de la route: FRANCIA FORA. D'un air désabusé il nous apprend que cela signifie, la France dehors, ce que nous supputions. Pour finir il nous offre une myrte, c'est excellent, mais attention la route est encore longue et pentue cet après-midi. Nous le remercions vivement avant de prendre congé. En effet pour une somme modique, il nous a procuré un grand moment de plaisir, satisfaisant pleinement notre palais et notre curiosité.
La route serpente dans la montagne et relie entre eux des villages perdus, qui se cachent dans la végétation. La perspective de toits se découpant sur le ciel le long de crêtes avec en arrière-plan de grandes montagnes enneigées est caractéristique de cette Corse sauvage. À Erbajolo à l'entrée du bourg, une église et devant, une route minuscule la D16 part tout droit dans la pente. Nous avons vraiment l'impression de nous diriger vers nulle part. Un petit carrefour à 1000 mètres d'altitude, un éleveur de porc nous renseigne. Une descente d'une raideur inhabituelle, en pleine forêt, permet des perspectives étonnantes. Jean me précède d'une centaine de mètres, j'ai vraiment l'impression qu'il est très très bas. Nous hésitons encore, car la carte ne semble pas en cohérence avec ce que nous a dit l'éleveur. Nous avons l'explication un peu plus tard. La piste que je voulais suivre n'est pas praticable à vélo, car il y a de nombreuses marches pour escalader le col, qui conduit directement au village que nous voulons atteindre. Donc sans aucun remord nous nous engageons sur la route préconisée. Avec le soleil de fin d'après-midi, ce décor de villages agrippés au sommet de rochers est d'une beauté exceptionnelle, le tout baignant dans une lumière diffuse. L'envoutement est total, le charme du lieu nous subjugue. Encore une fois nous avons de la difficulté à avancer tellement à chaque changement de perspective l'émerveillement joue pleinement du fait du spectacle qui se dévoile au regard. Cette féérie est exacerbée par les rayons solaires rasants, qui mettent en relief les couleurs tout en révélant des jeux d'ombres et de lumières à couper le souffle. Il est de ces ambiances exceptionnelles, où l'esprit est complètement accaparé, au point d'en oublier le flot de pensées parasites qui brouille en permanence le fond de l'esprit. On en ressent une forme de plénitude, que l'on aimerait permanente. Mais le charme finit inéluctablement par se rompre. Cela se produit lorsque nous atteignons la très relative grande route D14, à quatre kilomètres de Bustanico, notre point de chute. Le compteur affiche pour ce jour 78 kilomètres et le dénivelé dépasse très probablement les 1200 mètres. Mais comment mesurer dans ce dédale et cet enchevêtrement de routes. Je sais que les puristes me rétorqueront, qu'il suffit d'avoir un GPS. Mais sans doute signe de vieillesse précoce et d'inadaptation au monde moderne, je suis philosophiquement contre. Des arguments je n'en ai pas beaucoup, si ce n'est que les cartes me font rêver et que je revendique le droit de me perdre. D'ailleurs de l'importance de savoir si le dénivelé faisait 1250 ou 1500 mètres? Le village est formé de deux bourgs distants par la route d'un kilomètre, mais quel kilomètre, un bon 12%. Dans la partie haute, un hôtel, niché en pleine pente, nous ouvre ses portes bien que paradoxalement il ne soit pas ouvert. De la chambre, la vue porte en face dans le lointain, sur le massif du Cinto. L'hôtelier est très sympathique et serviable. Le repas typiquement corse qu'il nous concocte est original et fin. En particulier son entrée, dont malheureusement je n'arrive pas à me remémorer le nom. Une pâte au four fourrée d'une multitude d'herbes plus odoriférantes et goûteuses les unes que les autres. L'ensemble de ces saveurs s'alliant, sans s'annihiler mutuellement, pour procurer une explosion de plaisirs en bouche.
21 mai
A la joie de se trouver dans une région aussi extraordinaire, s'oppose insidieusement l'idée que le voyage va bientôt toucher à sa fin. Mais n'y pensons pas. Aujourd'hui nous rentrons au cœur d'une zone mythique, la Castagniccia. Pour les puristes, et tous les Corses le sont, elle commence au col qui nous domine du haut de ses mille et quelques mètres. Notre très sympathique hôte, dont l'établissement est en bordure mais en dehors de la Casatagniccia, nous fait cette remarque quelque peu désabusée: «Elle commence là-haut la Castagniccia, mais des châtaigniers on en a autant qu'eux!». Réplique mortelle qui ne souffre pas la contestation! L'étape du jour sur la carte est encore matérialisée par une multitude de tortillons difficiles à démêler. Je demande son avis à l'hôtelier qui me répond: «Vous savez pas où c'est la Pooorta, vous y êtes jamais allé à la Pooorta, eh bien moi non plus!» Sur ces entrefaites, le petit déjeuner qu'il nous sert est copieux et de grande qualité. Cet hôtel dans la partie haute de Bustanico, juste posé dans un virage, nous le recommandons tout particulièrement. Et pour ceux qui veulent réserver je peux même donner le numéro de téléphone.
Notre dernière journée, perdus dans la montagne corse, commence et nos attentes ne seront pas déçues. Ce jour est le jeudi de l'Ascension, jour férié, et bien nous ne verrons quasiment personne jusqu'au fameux village de la Porta, seulement quelques autochtones toujours très gentils et prompts à la discussion. Cette route déserte en pleine montagne nous semble presque irréelle. Parfois elle s'envole vers le ciel avec des pourcentages de montée à deux chiffres. Mais notre plaisir est tel, que nous ne ressentons aucune difficulté, tout absorbés à nous imprégner de l'esprit de ce pays hors du commun.
Vers 13heures30 sonne le moment de l'arrêt. Dans une minuscule bourgade à l'ombre d'un châtaigner, nous prenons place sur le muret de la route dans un virage et commençons notre repas. Que l'endroit est paisible, une fontaine prodigue une eau fraîche, et les habitants ont poussé l'attention jusqu'à mettre un verre à la disposition du passant. Bien abrités du soleil qui darde ses rayons, nous avons tout loisir de contempler une fois encore vers le centre de l'île de grandes montagnes enneigées. Que ce contraste est étonnant par cette chaleur! De l'autre côté de la chaussée une maison carrée possédant une terrasse, sur laquelle deux dames sont installées. L'une d'elles nous apporte très gentiment sur un plateau deux cafés. Un vieux monsieur arrive d'un petit chemin et cherche quelque chose sur le talus herbeux. Intrigué, je lui demande quel est l'objet de son attention. Alors il m'explique que selon la tradition corse, il recherche l'herbe de l'Ascension. Il s'agit d'une petite plante de quelques centimètres, dont on fait un bouquet et que l'on suspend chez soi, en attendant qu'au cours du mois à venir il fleurisse sous la forme de minuscules fleurs blanches. Il m'offre son premier bouquet, que je protège religieusement dans ma sacoche de guidon. Il est arrivé sans dommage à Lyon. Je l'ai suspendu dans mon jardin et effectivement des petites fleurs ressemblant à des étoiles de mer miniatures à six branches commencent à s'épanouir. Pour le moment elles sont vertes, mais vont sans doute évoluer, car il faut un délai d'un mois et pour le moment cela ne fait que deux semaines. Je les regarde de jour en jour avec un plaisir non dissimulé, pensant à ce vieux Corse qui m'a communiqué sa tradition. Une dame se promène le long de la route, elle s'arrête se désaltérer et engage la conversation avec Jean. Elle n'est pas Corse d'origine, mais il y a bien longtemps que son Lot-et-Garonne natal appartient au passé. Son lieu d'habitation est un minuscule groupe de maisons sur une butte, qu'elle nous montre. Elle y demeure depuis bientôt trente ans. L'idée de partir ne l'a jamais effleurée. Dans ces lieux reculés, la distance la protège de la folie du monde. Son discours révèle toute la passion qu'elle éprouve pour ces montagnes privilégiées. Elle fait une comparaison avec la Haute-Ariège, où elle a habité. En effet, on peut trouver des similitudes entre ces régions de montagnes sauvages et désertifiées. La Haute-Ariège je la connais bien et c'est effectivement une région qui me procure de grandes émotions. J'en ai gravi la plupart des sommets, l'Estat point culminant, qui s'élève à 3143 mètres, et aussi le Rouch sauvage tas de cailloux, le Maubermé qui s'élance, plutôt se cabre sur sa partie finale d'un jet sur au moins 600 mètres de dénivelé, le Certescans qui est aussi mystérieux que son nom, le Vallier, sentinelle avancée, sans doute le plus esthétique, le Pic Rouge de Bassiés mon préféré, et nombre d'autres. Les dénivelés sont toujours importants et jamais en dessous des 1600 mètres et cela va jusqu'à plus de 2000, et cerise sur le gâteau la plupart de ces sommets sont généralement déserts et pas toujours équipés en refuges. Oui de toute évidence ces hautes terres corses et ariègeoises ont des points communs, comme si un même esprit y régnait et rentrait en harmonie avec certains êtres.
Nous restons deux heures et demie sur notre bord de route et nous n'y perdons pas notre temps. Ces rencontres dues au hasard ce sont les plus belles. S'arracher au sortilège du lieu n'est pas facile, cependant nous reprenons notre route. Après une multitude de virages, tout en bas la Porta apparaît. Une route particulièrement tortueuse nous y conduit. Cette magnifique petite bourgade nous accueille sur une place très originale bordée d'une magnifique église baroque flanquée d'un grand campanile. Il s'y déroule sinon un concert d'orgue, tout du moins une démonstration et nous prenons place pour un moment de recueillement. En sortant de l'église, auprès d'un barman je m'enquière des possibilités de camper. Il interpelle une femme assise à la terrasse du café en face: «Oh Ginette ! Où ils peuvent aller camper?» Avant qu'elle ait pu s'exprimer, plusieurs voix s'élèvent et répondent: «Sur le terrain de sport à côté des pompiers, il y a tout ce qu'il faut et même de l'eau». Nous remercions et partons nous installer à l'endroit indiqué. Effectivement le site est superbe et très pratique. Que les gens sont gentils dans tous ces villages corses, avec spontanéité toujours heureux de nous rendre service. C'est le dernier soir, demain Bastia, adieu la montagne corse et ses habitants. Nous terminons la soirée dans un petit restaurant typique. Aujourd'hui nous avons parcouru seulement 42 kilomètres, comme si cette région nous ne voulions pas la quitter, et que nos roues collaient à la route pour nous y retenir.
22 mai
La nuit a été très bonne. Le réveil se fait en fanfare comme si tous les oiseaux de l'Île de Beauté venaient nous dire au revoir. Une multitude de chants différents se superposent et se mélangent. Certains s'apparentent à des sifflements plus ou moins forts sur des modulations diverses, d'autres à des piaillements et certains à de véritables cris presque des hurlements de colère voire des interpellations vindicatives. Je n'avais jamais entendu quelque chose de comparable. Je reste médusé un long moment à écouter tout ce monde animal qui s'éveille. Nous nous levons, prenons le temps de bien petit-déjeuner, comme nous avons pris l'habitude de le faire depuis un mois. Le terrain de foot est entouré jusque haut dans la montagne par des constructions. Une l'église au clocher effilé brille au soleil levant. Le tout est noyé dans la verdure. Et tout là-haut quelques parois rocheuses ajoutent une touche à la beauté du tableau.
Encore une quinzaine de kilomètres et la Castagniccia sera derrière nous. Une magnifique forêt ombragée, garde toute la fraîcheur de la nuit. Nous la parcourons tous sens en éveil, elle nous délivre les derniers parfums. Tout à loisir, nous observons la multitude de porcs se sauvant mollement à notre approche. Cela va du cochon bien rose au sanglier bien gris, avec tous les intermédiaires, tels des patchworks sur pattes. Au fond de la vallée nous voyons grossir la nationale que nous ne voulons pas rejoindre. Aujourd'hui pas de grand braquet dans cette longue descente, mais les freins serrés un peu à la manière du cœur. Inexorablement la grande route approche. Le bruit de la circulation dense se fait de plus en plus prégnant. Et voilà, cette maudite nationale marque la limite de la Castagniccia, que nous quittons bien à regret. Par une succession de montées et de descentes au milieu d'un flot de véhicules dense nous rejoignons Bastia. L'aventure prend fin. Demain départ matinal. Nous passons la nuit dans un camping. Nous nous y sentons mal à l'aise, la transition est trop brutale.
23 mai
Heureusement nous quittons ce lieu aux aurores pour être à l'heure, heureux de fuir cet endroit que nous ressentons comme hostile. Un petit désagrément, nous ne voyons pas comment éviter de nous engager dans un tunnel interdit aux vélos. Mais grand braquet aidant et gros coup de pédale, nous allons presque aussi vite que les bus, tout du moins dans la première partie qui descend légèrement.
Le bateau manœuvre et se met à quai. Les foules embarquent, nous sommes les seuls à vélo. Nous avons la joie de voir des baleines à la hauteur du cap Corse.
Nous débarquons à 15heures30 à Nice. Jean continue à vélo jusqu'à Saint Raphaël, où il compte prendre le train pour Tarbes. Je sens qu'il n'a pas envie de rentrer. Pour ma part, j'aimerais bien prendre le temps de retourner à Lyon par les Alpes ou les Préalpes, en prenant le temps de digérer seul ce mois fabuleux que nous venons de passer. Mais il faut aussi penser aux autres. Ceux, qui restent et attendent, éprouvent un supplice qui n'en finit pas, une sensation de temps comme immobile.
Pour une première expérience à vélo, même si parfois j'ai ressenti la route comme un enchaînement et le trafic comme une menace, j'en retire de multiples satisfactions et je vais renouveler ce genre d'expérience en groupe et seul aussi. Je me verrai bien traverser la France seul uniquement par de toutes petites routes voire des chemins en campant par exemple aux confluents des rivières, endroits généralement aérés presque toujours accueillants. À court terme si tout se passe comme prévu, une grande aventure de deux mois en compagnie de Jean en août et septembre m'attend, mais laissons venir.
Carnet de voyage, 1 mois à Londres et en Angleterre:
Au mois de février 2009 j’ai séjourné à Londres pendant un mois pour réaliser un stage dans le cadre de ma formation, cela m’a laissé du temps pour parcourir le pays en indépendant et en voyage organisé et je me suis dit que se serait bien de faire partager mon expérience. (pour ceux qui parcourent des forums de voyages vous pourrez surement le retrouver autre part)
Voici le plan de mon carnet de voyage :
I. LondresCulture (musée, spectacles, monuments)VerdureSortiesConseils
II. L’Ecosse et le pays de Galles en quelques mots
I. Londres
Tout d’abord parlons de Londres. Cette ville est vraiment fantastique ! C’est un monde à part, j’ai vraiment aimé le brassage ethnique que l’on peut y trouver, cela donne une atmosphère unique. Au milieu de cette identité britannique forte (on roule à gauche, les éléments folkloriques : les cabines téléphoniques, les black cabs (taxis), les bus à deux étages, la famille royale représentée partout), le changement de monnaie etc... On trouve toutes les couleurs de peaux, tous les accents, toutes les sortes de cuisines. C’est fou, un quart de la population fait partie d’une minorité ethnique. (photo : China Town)
Qu’est ce qu’il a à faire à Londres ?
Tout d’abord vous pourrez vous faire plaisir au niveau culturel :d’une part les musées sont souvent gratuits, il y en a pour tous les goûts : musée des sciences, musée d’histoire naturelle, musée d’art.
Etant personnellement une fana d’art je vous conseille la National Gallery, l’espace est bien agencé, on ne s’y perd pas et en une aprem on peut tout voir, c’est pas comme au Louvre. Après pour que ça reste digeste comme visite je pense qu’il faut quand même faire un choix et repèrer les périodes que l’on veut voir avant de se lancer.
Juste à côté se trouve la National Portrait Gallery, je vous la conseille également, c’est un musée assez unique où l’on ne peut trouver que des portrait de britanniques célèbres. C’est assez sympa de voir l’évolution du traitement des portraits, en même temps que les changements dans le style de personnes représenté. On commence quand même par la famille royale pour arriver à Francis Bacon et Paul Mac Carthney...
Pour les amateurs d’Art Moderne et Contemporain, je ne saurai que trop vous conseiller d’aller à la Tate Modern, deux étages sont dediés à la collection permanente, au rez de chaussé il ya un grand hall pour mettre des installations gigantesques, c’est superbe à voir. A ne pas rater : la vue du 5ème étage qui est magnifique. Conseil : ne pas y aller le samedi après midi, il y a vraiment trop de monde, le vendredi soir il y a la nocturne, et là il ya moins de monde.
Sinon niveau Art Contemporain, c’est assez interessant d’aller dans le petit Institut d’Art Contemporain près de Picadilly Circus, le lieu n’est pas très grand mais c’est aussi un bar, un restaurant et un cinéma.
Ne pas oublier si on aime l’art de faire le tour des galeries d’art, South Kensington en est farci, les plus célèbres sont Christie’s, Sotheby’s et la Saatchi Gallery à Knightbridge, elles valent vraiment le détour. La Serpentine Gallery dans Kensington Park est aussi mignonne à voir. Conseil : pour les galeries surveiller les dates de ventes avant de venir, car juste après une vente on ne peut rien voir.
au niveau culturel, le patrimoine de Londres est très riche, du Moyen Age aux bâtiments modernes, il y en a pour tous les gouts, et c’est assez surprenant que tous les styles peuvent se mélanger sans problèmes à Londres (cf photo la City et Tower of London)
Par ordre chronologique avec quelques exemples :Pour le Moyen Age le bâtiment le plus illustre est sans aucun doute Tower of London, l’entrée est très chère mais ça vaut le coup, par contre il faut y aller des l’ouverture et foncer à la White Tower (en photo), aux bijoux de la couronnes et à la Bloody Tower parce qu’après c’est invivable tellement il y a de monde. Il ne faut pas oublier de faire le tour des remparts c’est chouette à voir. A noter : a côté de Tower of London il y a des vestiges romains.
A la fin du Moyen Age vient le Gothique : l’exemple le plus célèbe est Westminster Abbaye. Il faut voir des exemples de gothique perpendicular (beaucoup plus tardif ) parce que c’est quand même LE style anglosaxon, de bon exemple sont Big Ben, Houses of Parlement (en photo)...
De la periode Stuart (après le grand incendie) beaucoup de constructions ont été fait par Wren (il est omniprésent dans le quartier de la City par exemple avec Monument, St Paul (cf photo)...) c’est de cette époque (17ème-18ème)que date le Buckingam Palace.
Après vient la periode Georgienne, ce style est caractéristique de toute l’Angleterre, c’est fascinant dans les quartiers périphériques style South Kensington, Knightbridge, Holland park, toutes les maisons sont pareil (cf photo) : la petite grille donnant sur la rue, l’escalier qui monte au pallier et descend à l’étage souterrain, les fenêtres en encorbellement... A noter quand vous passez dans ce genre de quartier levez la tête et regardez le nom des rues, souvent le mot « mews » sera écrit cela signifie écurie car il est maintenant très tendance d’habiter dans les anciennes écuries des maisons victorienne.
Si vous aimez les bâtiments modernes il y a quelques endroits à ne pas manquer : La city avec la tower 42, le siège de la lloyd company... En face de Tower of London il y a tout l’ensemble du City Hall. A ne pas manquer : prendre le metro d’extérieur qui va à Greenwich un jour où il fait beau, on passe au milieu de Canary Wharf, c’est fantastique (cf photo).
Niveau culturel : à ne pas manquer : Le West End c’est un quartier entre Covent Garden, Soho, et Mayfair et là on trouve tous les théâtres, les opéras, les comédies musicales et pour les représentations du jour même y’a des promos dans le quartiers et à Picadilly Circus. Personnellement j’ai vu la comédie musicale Avenue Q, qui est terrible et la pièce Three Days of Rain avec James Mac Coy qui est super aussi (par contre il faut savoir que dans la deuxième partie c’est les même acteurs et pas les même rôles ça aide à comprendre ^^)
Pour les concerts : il faut noter qu’il y a des concert gratuits à la National Portrait Gallery tous les vendredis soir à 18h30, le style change suivant la salle dans laquelle est le concert.
Pour les amateurs de verdure : vous ne serez pas perdus à Londres ! C’est très étonnant mais en fait il y a pleins d’espaces verts à Londres, il ne faut pas manquer les parcs : St Jame’s en été, Greenwich quand il fait beau (c’est vraiment un endroit à part où on voit toute la ville d’en haut, la ville de Greenwich est trop mignonne avec son petit marché) et Hyde Park (cf photo) et Kensington Park pour les mémorial de Diana et Albert (le dernier étant une bonne manière d’illustrer le kitch anglais).
Pour faire la fête : Londres est une ville assez animée, je vous conseille Soho et Camden Town la nuit, ça bouge pas mal. Il existe tous pleins de types de pubs différents, vous trouverez forcément quelquechose dans votre style.
-Conseils :
Pour les transports :
Si vous n’habitez pas à Paris venez en avion ! C’est beaucoup moins compliqué et ça vous coutera surement moins cher. Un planificateur de journée existe sur le site des transports en commun (en français :cliquez ici ), ça peut être vraiment utile surtout le week end, parce qu’il faut savoir que la moitié des lignes ne marche pas pour cause de travaux. Et si vous pouvez trouvez un logement pas loin d’un arrêt de la Picadilly line, c’est la seule qui marche vraiment bien.
Sinon si vous êtes le long d’un arrêt eurostar, prenez le, c’est rapide et on arrive direct dans le centre, et réservez à l’avance, vous pourrez vous en tirer pour 60 euros aller retour.
Au niveau de la langue : attention à votre prononciation !
Pour les bases : prononcez Greenwich => Grinitch, Gloucester => Glosteur, Leicester => Laisteur
Au niveau des horaires : faites attention aux horaires touristiques et n’hésitez pas à vous lever tôt, il y aura moins de monde et les sites ferment autour de 17h.
II. Quelques mots sur l’Ecosse et le Pays de Galles.
Voilà pour Londres, sinon je suis allée en Ecosse et au Pays de Galles avec un organisme qui s’appelle internationalfriends , je vous le conseil, si vous êtes étudiants, c’est pas cher, on fait des rencontres, on a du temps libre, tout est compris et organisé. En plus le site est traduit en français pour certaines description de voyages, ça aide à comprendre, bon pas les visites, mais c’est mieux on apprend l’anglais et puis ils ont pleins d’étrangers dans leurs voyages, donc les guides parlent lentement.
Edimbourg est vraiment une ville étonnante, perdue au milieu de la campagne avec un quartier ancien et un quartier moderne. A ne pas manquer : la vieille ville (photo), faire le royal miles entre le chateau et le palais, voir les immeubles georgiens, voir les kilts dans les boutiques (photo ). Il y a plein de collines autour de la ville, par un jour de beau temps ça vaut vraiment le coup d’y aller.
En Ecosse pour les amateurs de nature, la région des lacs dans les Highlands (photo) est vraiment formidable aussi. Après c’est le genre d’endroit où il faut faire attention à la météo, en hiver y’a de la neige, en été il peut avoir de la pluie qui fait de la boue, pour marcher c’est pas top. Il paraît que septembre est un mois magique avec des ciels aux couleurs fantastiques.
Avec le même organisme je suis allée au Pays de Galles, je vous conseille la ville de Chester à la frontière qui est toute typique avec ses maisons à pan de bois (photo). Après la côte Nord (photo) est aussi très jolie à voir (il faut aimer les coins sauvages par contre) Snowdonia Park doit être superbe quand il fait beau. Pareil c’est le genre de lieu où il faut surveiller la saison avant d’aller.
Nous revenons d'Islande. Voici quelques informations pour ceux qui vont y aller :
Transport :
Pour le TGV et l'avion, nos VTT étaient en housse (Go Sport 55€). Nous avions renforcés la protection par du polystirène et du papier-bulle. Pas de souci à l'aller. En revanche au retour, les vélos ont été plus chahutés. Des cyclistes ont vus leur carton de vélo ouvert au déchargement sur le tarmac à PARIS et quand nous nous sommes quittés, ils n'avaient pas toutes leurs affaires. Attention au retour également, Icelandair a tenté de faire payer 2000 ISK de frais par vélo. Globalement n'attendez pas de services gratuits de cette compagnie. Un changement de vol demandé lors de votre séjour vous coutera 75€ par personne. Soyez attentifs. Le tout sans un sourire de la part des hôtesses d'Icelandair au comptoir de l'aéroport.
Pour les transports en Icelande. Un vélo dans le bus = 800 ISK (environ 10€). Nous n'avons eu aucune remise. en revanche dans l'avion en vol intérieur aucun frais. Il est d'ailleurs parfois plus intéressant de prendre l'avion (Plus rapide, plus confortable et moins cher).
Nourriture :
Ne vous chargez pas de lyophilisés et de pâtes. Vous trouverez tout sur place à prix raisonnable.
Un bon plan : A 2 km de l'aéroport, il y a un hôtel/camping/sleeping bag accomodation (Vous pouvez d'ailleurs y déposer ce que vous ne souhaitez pas transporter avec vous, carton ou housse vélo. Ca se négocie forcément). A 200 m du dit camping, il y un supermarché. C'est le moins cher que nous ayons trouvé.
Sinon, préférez les supermarchés Bonùs (enseigne : un cochon rose).
Quelques prix (en moyenne) :
Pâtes chinoises (noodles cuisson 3 mn) : 40/50 ISK
Plat déshydraté local : 250/500 ISK (très acceptable marque TORO)
Sauces : 70/150 ISK
Soupe déshydraté : 100 ISK max
Cookies : 63 ISKmin/115 ISK max
Sablés au chocolat : 100 ISk (400 g)
Bananes : 250 ISK au Kg
Pain de mie : environ 250 ISK le grand paquet (700 g)
Yaourt : 40/70 ISk (180 g)
Lait : 50 ISK (1L)
Jambon (c'est ce qui est marqué dessus) : 200/300 ISK pour 6 tranches 10x10 cm
Lard : A peine moins cher que le jambon.
Fromage : 250/500 ISK le paquet.
Une cartouche Butagaz CV 270 : 6€ au camping de Reykjavik.
Evitez de vous ravitaillez à SELFOSS ou à KVERAVELLIR. Il n'y a pas d'épicerie à GEYSIR.
Camping :
KEFLAVIK : Terrain moyen bord de route, près de l'aéroport. Sanitaires et cuisine à disposition.
REYKJAVIK : Bien, plaques chauffantes payantes et coin repas à l'abri. Sanitaires propres. Terrain agréable et plein d'informations touristiques.
THINGVELLIR : Très bien. Sanitaires très propres. Cadre très sympa (comme l'accueil)
LAUGARVATN : Sale, cher, accueil très moyen, pleins de moucherons et douches payantes... A éviter.
GEYSIR : Douches, piscine et hot pot à disposition à l'hôtel (à 200 m). WC et lavabo sur le terrain.
KVERAVELLIR : Planter sa tente avec les autres près de la rivière, le sol est chaud. Sanitaires moyens mais hot pot très sympa. Accueil très sympathique également. Evitez l'épicerie hors de prix.
SELFOSS : Dans un jardin publique. Un peu de bruit. Douches payantes et sanitaires corrects. Points positifs, une salle pour manger et une cuisine pour faire chauffer.
ILES VEISTMANN : Le top ! Un super cadre et la responsable est très sympathique. Un peu plus cher 750 ISK par personne mais tout compris : Douches, cuisine, salle de rapas, machine à laver et sèche-linge !
Pour les réparations de vélo, il y a un magasin à REYJAVIK, renseignez-vous au camping.
En conclusion, l'Islande est un beau pays. Nous n'avons pas eu de chances avec la météo. Toutefois, ne négligez pas le vent (j'ai vu un allemand avec des cuisses à la Ullrich au bord de la dépression !). Les pistes sont assez difficiles. Méfiez-vous de la circulation. C'est très limite sur les routes fréquentées. Avec en plus les rafales de vent, soyez prudents. L'accueil Islandais n'est pas très chaleureux. Surtout pas au comptoir Islandair à KEFLAVIK. En négociant le changement de vol, la seule réponse que nous ayons eu c'est : "Here, you pay !" Donc bon courage ! Nous avons aimé THINGVELLIR, les îles VEISTMANN ainsi que KVERAVELLIR (le rest est bien aussi). Soyez attentifs à votre budget, l'Islande est un pays vraiment cher. Côté nature en revanche, vous en aurez pour votre argent. Si en plus vous avez le soleil, vous serez ravis. Bon voyage à tous.
Transalpine - La traversée des Alpes
De Nice à Vienne, 2300 km à pied
"Gare de Nice, trois minutes d'arrêt" : cette annonce signifie pour moi le coup d'envoi de ma marche. Une marche de 2300 kilomètres en solo à travers l'arc Alpin en passant par les huit pays sur lesquels les Alpes s'étendent : le Sud-Est de la France, Monaco, le Nord de l'Italie, la Suisse, le Liechtenstein, le Sud de l'Allemagne, le Nord de la Slovénie et l'Autriche.
Après avoir longé la Méditerranée, je m'engage dans le parc du Mercantour où je découvre mes premières montagnes et par la même occasion mes premières difficultés : la chaleur par exemple qui m'étouffe et rend les montées exténuantes. L'eau est rare dans la région, je suis obligé d'en transporter plusieurs litres dans mon sac à dos déjà trop lourd à mon goût.
Je continue ma remontée vers le Nord en traversant les grands parcs nationaux du Queyras, des Ecrins et de la Vanoise. Chaque journée de marche est plus belle que la précédente, au milieu des marmottes, des chamois et des bouquetins. A la croisée des saisons, les montagnes sont revêtues de leurs couleurs printanières alors que subsistent encore de nombreux névés. Le paysage n'en est que plus splendide. Je termine ma remontée à Chamonix où, rejoint par des amis, nous faisons l'ascension d'un sommet de légende, le Mont-Blanc.
Après avoir marché prés d'un mois vers le Nord, je fais désormais cap vers l'Est pour traverser la Suisse. Un pays qui n'a de plat que ses lacs et où la randonnée est un sport national ne peut que me procurer un réel plaisir à parcourir ses montagnes. Je longe l'énorme massif des Alpes Bernoises dépassant les 4000 mètres et qui renferme de superbes sommets comme la Jungfrau, le Mönch et le mythique Eiger. Mon itinéraire alterne entre de hautes montagnes et d'innombrables prairies à vache.
Fin juillet, tout change : finies les belles journées de randonnée, finis les sublimes bivouacs. Le soleil et le ciel bleu sont remplacés par le brouillard, la pluie et le froid. Je marche durant des jours, des semaines sous une météo horrible faisant fuir tous les randonneurs. Je me retrouve seul sur les cimes du Liechtenstein et de l'Allemagne, où j'ai parfois bien du mal à trouver mon chemin sur des sentiers où je n'ai aucune visibilité.
Je fais maintenant route vers le Sud-Est, toujours sous une météo problématique. Pour mon premier passage en Autriche, dans la région du Tyrol, la neige fait son apparition. C'est également ici que mon itinéraire prend le plus d'altitude : à plusieurs reprises, je passe la barre des 3000 mètres, me retrouvant chaque fois sous la neige. A un certain passage, la couche de neige est si importante que je m'y enfonce jusqu'à mi-cuisse, ce qui m'oblige à rebrousser chemin.
Le soleil revient avec mon entrée en Italie, mais je rencontre un autre problème, le balisage. Il est vraiment médiocre comparé aux précédents pays. Je passe mon temps à chercher ma route et à faire des détours qui me poussent à rallonger mes journées. Avec l'Italie, je découvre également le massif des Dolomites. Ses montagnes complètement différentes de tout ce que j'ai pu traverser jusqu'à présent, me donnent l'impression d'être sur la Lune, dans un paysage unique et grandiose.
Arrivé en Slovénie, je traverse le magnifique parc de Triglav qui m'offre l'un de mes derniers paysages de haute montagne. Puis pendant plusieurs jours sur une crête, je longe la frontière austro-slovène avant de prendre mon dernier virage, cap Nord-Est vers Vienne. Je passe mes trois dernières semaines de marche dans les immenses forêts autrichiennes. Ce qui me vaudra à maintes reprises de perdre mon chemin. Après une aventure de 110 jours, je fais mon entrée dans Vienne, jusqu'au cœur historique, où je pose mon sac pour la dernière fois.
Pour la suite, le récit, les photos, l'itinéraire... C'est sur www.transalpine.dubuis.net
Islande - Terre des extrêmes
La traversée par Vasco & Simon
Itinéraire : Lac de Myvatn - Désert de lave - Volcan d'Askja - Désert de sable noir - Vallée de Nyiadalur - Pistes du centre - Montagne de Landmannalaugar - Vallée de Þórsmörk - Cascade de Skogafoss
Partis d'un peu plus au Nord que nous le pensions, au bord du lac de Myvatn, nous commençons notre traversée sous le soleil. La météo sera plutôt clémente pendant quasiment toute notre traversée. Nous aurons quand même droit à 6 fois la neige, tombant horizontalement, lors du passage du col de Jónsskarð pour rejoindre le cratère du volacn d'Askja, et à un vent soufflant à 100 km/h trois jours durant, dans le centre de l'île. Egalement un peu de brouillard, quelques pluies par çi par là et des températures un peu froides.
Nos premiers jours de marche se passent sans encombre, dans une ambiance de franche rigolade et dans un paysage grandiose. Nos sacs sont plutôt légers, 16 kg au départ, par rapport à d'autres randonneurs que nous pouvons croiser et qui portent 20, 25, 30 ou 35 kg. Nous traversons des champs de lave impressionnants, gigantesques, qui s'étendent à perte de vue. Et pourtant le paysage change constamment, il nous réserve toujours des surprises. Nous sommes émerveillés mais avec le ventre qui crie. Nous nous apercevons vite que notre ration de 3400 kcal/jour est un peu juste. Elle nous permet de tenir le coup, mais nous avons faim... Marcher le sac léger ou manger copieusement, nous avons du faire un choix.
A notre quatrième jour, nous quittons le plat pour grimper sur le volcan d'Askja, en plein brouillard et avec la neige qui nous fouette le visage. Nous passons le col de Jónsskarð qui nous fait pénétrer dans l'immense cratère d'Askja. Impressionnés par ce gigantisme et par ces blocs de lave affûtés comme des lames de rasoir, nous nous égarons un peu dans ce labyrinthe piègé, avant d'aller nous baigner en tenu d'Adan dans le petit lac de Víti où son eau turquoise est à 25°C.
Après cela, nous marchons pendant plusieurs jours dans du sable noir et en longeant le glacier de Vatnajökull, le plus grand d'Islande et aussi d'Europe avec ses 8400 m² de glace. C'est pendant ces étapes et avec notre arrivée dans le centre de l'île, que nous commençons à avoir froid. Les polaires sont maintenant en permanence sur notre dos. Le matin, c'est une température frôlant le 0°C qui nous réveille. Heureusement, nous n'avons toujours pas eu de gué à traverser, cette année de "sécheresse" pour l'Islande est la bienvenue pour nous.
A l'approche du glacier de Tungnafellsjökull, que nous comptons contourner par la vallée de Nyiadalur au Sud, nous croisons deux randonneurs. Ils nous indiquent l'itinéraire à suivre et le bon col à prendre pour franchir la petite chaîne de montagne. Cela tombe bien car nous avons très peu d'info sur cette étape loin des sentiers battus. En partant, ils nous disent "It's easy". Nous explosons de rire, "l'Islande, c'est facile" est notre devise depuis le début. Bien préparés (que ce soit au niveau matériel, itinéraire ou organisation) pour affronter une terre extrême, et finalement effectuer cette traversée sous une météo clémente nous parait facile. Cela est aussi un petit clin d'œil pour tous ceux qui en ont bavé ici... Nous découvrons lors cette étape, certainement l'un de nos plus beaux panoramas de notre traversée, un échantillon de couleurs, de paysages, de températures, une diversité éblouissante... Un concentré de l'Islande… C'est également ici que nous passons nos premiers gués, brrrrrr, c'est glacial !
La première partie du passage montagneux se passe sans difficulté, mais la deuxième partie, pour laquelle nous n'avons aucune idée de l'itinéraire à emprunter, et où nous suivons donc notre instinct, est un peu plus délicate. Nous nous retrouverons dans une situation qui est très loin du "It's easy". Mais nous finissons cette belle journée par une récompense de taille, nous retrouvons au refuge de Nyiadalur notre sac de ravitaillement que nous avions abandonné sept jours plus tôt pour qu'il soit livré ici.
Les jours suivants, pour notre descente vers Landmannalaugar, nous marchons durant près de trois jours avec un vent à 100 km/h, heureusement que nous l'avons dans le dos. Pour ce passage un peu monotone, nous avançons à grand pas, poussés par cette force de la nature, les kilomètres défilent vite. Nous ne suivons plus les pistes qui forment des "S", mais nous gardons toujours le cap plein Sud, coupant au milieu du néant, pour bien avoir le vent dans le dos. Le montage et le démontage de la tente deviennent alors un exploit à chaque fois et les nuits angoissantes. Heureusement nous trouverons refuge dans une grange pour la nuit la plus ventée.
Nous arrivons à Landmannalaugar, région bien plus fréquentée, mais aux paysages uniques et où nous prenons un jour de repos. Le secteur est vraiment de toute beauté et offre des couleurs inhabituelles. Le trek Landmannalaugar - Þórsmörk n'est pas le plus fréquenté d'Islande sans raison, il suffit de pénétrer dans ce parc naturel pour être émerveillé. Les sources chaudes qui se trouvent sur le chemin sont des plus appréciées pour se relaxer et se décrasser avant d'entamer notre dernière ligne droite. A notre arrivée à Þórsmörk sous le soleil et la chaleur, nous prenons cette vallée pour un véritable bout de Paradis. Nous voyons enfin depuis quinze jours, de la verdure, des arbres, des buissons... Cela change des zones arides et nous relaxe une dernière fois.
Nous terminons notre traversée dans les montagnes, par une longue étape de neuf heures de marche, nous faisant passer au milieu des glaciers de Mýrdalsjökull et de Eyjafjallajökull pour nous amener au pied de l'impressionnante cascade de Skogafoss, terminus de notre traversée.
Pour la suite, le récit complet, les photos, l'itinéraire... C'est sur www.islande.dubuis.net
Arles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia).
Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice.
Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps.
Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut...
De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte...
Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement.
Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris.
Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes:
Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin...
1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms)
« la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux.
La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms:
« où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon.
N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle.
Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie...
La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms)
où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château)
La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active...
dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles:
« Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin.
Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte...
elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine.
En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale.
Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule..
A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins.
Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99.
Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour.
A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel.
Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages...
dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus:
« où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent.
Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence.
Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes...
il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques.
FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou...
Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications.
La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on.
Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS :
« où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron...
La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets...
Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours.
Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE.
Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien.
Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms)
« où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME...
heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois...
la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
J’étais en Espagne entre le 19 mars et le 29 mars. Je recommande le guide Michelin de l’Espagne méditerranéenne, il est vraiment à jour et donne de bonnes indications. Je m’y suis référer plus d’une fois, particulièrement pour ma visite de Barcelone.
Donc en Espagne, j’ai été principalement à Valence où j’ai assisté à la fête des Fallas qui vaut vraiment le coup d’être vu, mais ça se tient chaque année en mars et la grande fête est le 19 mars jour de la St-Joseph. C’est vraiment le coup de cœur de Valence. Il y a aussi la cité des arts et des sciences qui est vraiment incomparable avec son architecture futuriste. Bien sure le marché central avec son architecture typique et ses étals de fruits & légumes, viande, fromage charcuterie, etc. Wow! La gare du nord avec ses murs de céramique tout en mosaïque. Le lit du Fleuve Turia détourné et réaménager en espace public. Nous sommes aussi allez visiter de petit village au sud de Valence, soit Cullera avec sa petite montagne et une vue splendide, Tavernes où nous avons habités en bordure de la méditerranée, Benidorm qui est une station touristique où beaucoup de touriste passent leur vacance, Calpe, Denia, Gandia et le plus spectaculaire Guadalest avec des pics rocheux à couper le souffle et un lac de la couleur du lac louise à Banff, vraiment Wow!
Nous sommes allés à Barcelone en train 4 jours et trois nuits. Nous avons loué un appartement, nous étions 4 personnes. Voir l’appartement au lien suivant :
Avant de partir, si vous n’avez jamais vu le Film l’auberge Espagnole, il faut que vous le voyez. C’est un film de Cédric Klapisch. Voici le lien pour le film :
Vous y verrai plein de scène tournée à Barcelone en plus d’un très bon film!
Dans le cartier de L’Eixample ou j’ai résidé, je vous recommande de marcher l’avenue Gaudi (Avinguda de Gaudi) entre la Sangrada Familia et l’hôpital Sant-Pau, c’est une rue piétonnière très typique avec Boutiques, restaurant et quelques pharmacies! Vraiment différente d’ici. La visite de l’Hôpital Sant-Pau et de ses jardins vaut vraiment le coup. Au bout de l’avenue Gaudi vous passez l’arche de l’hôpital cela débouche sur les jardins. Orangés, verdures, fleurs et L’architecture des bâtiments du début du siècle, ornés de céramiques tout ça très différent de l’hôpital Maisonneuve-Rosemont! Ça donne presque le gout d’une petite convalescence…
Le parc Güell est à ne pas manquer, le coup de cœur de mon voyage. L’escalier et le dragon en céramique, la salle aux cent colonnes (il y en a en fait 86…) et la grande place circulaire entouré par le célèbre banc ondulé tout en céramiques multicolore avec une vue extraordinaire sur Barcelone. La visite de la maison Casa Museu Gaudi vaut la peine également sur le site.
La casa Milà (ou appelée La Pedrera) est une autre réalisation de Gaudi. La visite en vaut le coup, l’architecture, la vue du toit et de ses cheminées sont vraiment Wow!
Bien sure la Sangrada Familia mérite une visite, c’est en fait une église en chantier! Elle sera terminée en 2022 si ma mémoire en bonne… Le petit film de son histoire durant la visite mérite d’être vu. Il semble que le palau de la musica catalana mérite une visite pour sa spectaculaire coupole tout en vitraux. J’ai toutefois mis cette visite de côté par manque de temps…
Dans le cartier La Ribera, l’arc de triomphe en brique rouge de même que le passeig de Sant Joan mérite d’être parcouru à pied vraiment très beau. Celui-ci débouche sur le parc de la ciutadella avec ses jardins et fontaines dont celle des très dragons qui malgré qu’elle soit en restauration mérite le détour. Il y a aussi le parc zoologique que je n’ai pas visité, mais qui est surement très beau et pertinent à voir.
La Rambla qui débute par la plaça catalunya et se termine au port de Barcelone, mérite aussi une marche d’un bout à l’autre. Playa Catalunya est un grand parc, ou tu y verras beaucoup de touriste, et de pigeon… Quelque monument. C’est aussi là où tu trouveras le hard rock Café, mon lieu de pèlerinage obligé dans tous mes voyages! À l’entrée de la Rambla il y a une fontaine et la légende dit que quiconque y boit est assuré de revenir à Barcelone… Ce que j’ai fait! Il y a de nombreux point d’intérêt sur cette rue. Sans tout le nommer je de donne mes coup de cœur : Le marché Sant Josep tout comme celui de Valence est incomparable pour ses étals haut en couleur et en variété. Toi qui a une épicerie fine tu seras ravi de voir tout ça. Le palais de Güell est aussi semble t-il à voir et j’aurai bien aimé, toutefois lors de ma visite il était fermé pour restauration… L. La Plaça Reial vaut le détour, amuseur public, restaurent, architecture typique. Pour un bon rafraichissement au soleil, un super endroit. Les 2 réverbères de la plaça Reial sont de Gaudi.
La façade maritime s’ouvre avec le mirador de Colom dans lequel tu peux monter (je ne l’ai pas fait, trop de marche…). L’ensemble des bâtiments qui entourent le port est splendide. La douane, le musée maritime, l’hôtel de ville sont tous très beau. La Rambla Del Mar petit pont piétonnier à l’architecture particulière et la vue sur la marina et le téléphérique qui surplombe le port sont vraiment très beau. J’aurai bien voulu prendre le téléphérique, mais lorsqu’il y a trop de vent, il le ferme. Ça été le cas quand j’ai voulu y aller. Il semble que se soit souvent plus venteux en après midi, je te suggère d’y aller en avant midi si tu veux y monter. L’autre côté du pont, il y a un petit centre commercial, boutique, restaurent, aquarium et Imax.
Le village Olympique et les installations olympiques (Stade) sont deux endroits différents. Le village olympique est au bord de la mer, juste après le parc Zoologique. Tu y trouveras le tour Mapfre, l’hôtel Arts avec restaurants, Casino, et une marina avec des cafés et restaurants le long du quai. Il y a quelques monuments intéressants à y voir tel « David et Goliath » qui ressemblent plus à une feuille dans laquelle on aurait découpé deux yeux un nez et une bouche par lesquelles on aurait fait passer un trombone... C’est dans ce secteur que tu pourras aussi voir une arène pour les corridas en restauration, mais dont les travaux sont arrêter à cause de la crise économique.
L’ascension du Montjuic par le téléphérique et la visite du Castell de Montjuic sont très intéressante. Une vue imprenable sur la ville au 4 points cardinaux. Dun côté, le port commercial, de l’autre le port touristique, la ville puis le parc olympique avec le musée d’art Catalan. Le parc olympique est agréable à visiter, mais il n’y a rien d’ouvert, enfin quand j’y suis allé. Mais simplement de se promener sur le site et de voir les bâtiments vaut le détour. Le musée d’art Catalan est sur le même site et tous les jardins qui l’entourent méritent une petite ballade et un petit café sur la terrasse!
Voilà C’est long à résumé, mais je tenais à le faire!
Pour vous véhiculez dans la ville le transport en commun avec son métro et ses autobus est la façon la plus pratique. Tu te procure une passe à la journée ou à la semaine dans des distributeurs automatiques dans les bouches de Metro. C’est très sécuritaire.
Une sensation étrange, à la frontière de la peur et du plaisir … Un peu comme quand on était enfants et qu’on « jouait à se faire peur » en surgissant au coin d’un mur (bouhhhh !) devant l’autre terrifié … Terrifié, mais grisé de plaisir, avec un cri d’effroi qui se transforme en éclat de rire de soulagement !
Pour ceux qui n’ont pas lu le début, ça se passe en Islande en juillet 2003, et c’est ici http://voyageforum.com/v.f?post=66886#66886 Mais ce n'est pas indispensable d'avoir lu la première partie).
Aujourd’hui, on se réveille tôt ... avec cette impression bizarre qu'on a, dans le demi-sommeil, quand on sait que ça va être une journée importante. Cette journée, nous y pensons depuis longtemps. Nous l’avons préparée depuis des semaines, sur les cartes détaillées de la région mais aussi en prenant conseil auprès d’autres voyageurs.
Aujourd’hui nous traversons le Fjallabak (littéralement ça veut dire « derrière les montagnes »), sans doute la région la plus sauvage d’Islande.
Ici, sur une trentaine de kilomètres, la croûte terrestre s’entr'ouvre, comme sur une miche de pain bien cuit. Les plaques continentales Europe et Amérique s’écartent un peu chaque jour de part et d’autre du « rift ». L'incroyable machine tectonique de la planète, qui fonctionne en secret au fond de l’Atlantique, se montre au grand jour …
Pourquoi et comment les hommes ont un jour envisagé de tracer une piste dans cet univers ? Non seulement elle passe en plein sur le « rift » d’Eldgjá (en islandais « la faille du feu »), mais elle se faufile aussi entre deux immenses volcans coiffés de calottes glaciaires, le Vatnajökull et le Mýrdalsjökull.
Ici on comprend la devise de ce pays : « Ís og eldur » … la glace et le feu !
La piste d’Eldgjá est réservée aux 4x4 et n’est ouverte que quelques semaines par an. Certaines années, elle n’ouvre que vers la mi-juillet et est à nouveau fermée dès la mi-août.
En démarrant, l’excitation monte d’un cran … Excitation, peur ou plaisir ? Excitation, peur et plaisir ? Vous connaissez cette étrange sensation, n’est ce pas ?
C’est un peu comme au début d’une nouvelle histoire d’amour, pour un premier rendez-vous, quand ça tourbillonne dans la tête, quand on est tout excité et effrayé à la fois, et qu’il ne s’est encore rien passé … (Vous trouvez la comparaison un peu bête ... ? bon, ça ne fait rien ... excusez-moi).
On laisse derrière nous le camp de Landmannalaugar, ses ruisseaux d'eau chaude fumants dans les prairies glacées, ses montagnes de rhyolite aux couleurs folles. Si tout va bien, ce soir nous devrions déboucher sur la côte Sud de l’Islande, à 70 kilomètres d'ici à peine, près du petit village de Kirkjubæjarklaustur ( oupssss !) où nous sommes attendus dans une ferme pour notre hébergement.
A peine quelques minutes et nous voici dans un monde étrange : la piste s’insinue entre des montagnes nues, couvertes de cendres d’un beau noir mat, et striées de coulures jaune fluo.
Le contraste est irréel, on dirait qu’un géant armé d’un Stabilo s’est défoulé par ici ! Il n’y a pas de végétation et ces grandes stries jaunes sont des mousses, la seule vie qui parvient à s’accrocher.
Il n’y a plus personne maintenant. On descend de la voiture et on se regarde avec des yeux ronds et un sourire d'enfant gourmand ... Le ciel est gris ardoise, il fait froid mais nous sommes bien équipés.
Petite randonnée à pied, voyage dans l’espace mais aussi dans le temps : ici, dans ce décor de création du monde, c’est le quaternaire, l’époque périglaciaire … les paysages sont en construction. Si le créateur avait eu un panneau « chantier » il l’aurait mis ici !
On surplombe la vallée de la Skaftá. Sur des centaines de mètres de large, la rivière se divise en innombrables chenaux qui divaguent parmi des îles de gravier. Il y a 80 000 ans, la vallée de la Garonne, de l’Isère ou de la Durance ont sans doute été comme ça … On est ici entre deux grands glaciers, c’est l’été et la fonte est maximale, l’eau est partout ! Que d'eau ... que d'eau ... !
Cette eau, il va falloir la voir de près ... Retour à la voiture, la piste descend en lacets très raides vers la rivière. On descend lentement, tout au frein-moteur. Les traces s'arrêtent face à la berge : premier passage à gué, assez large mais apparemment tranquille. Arrêt et reconnaissance : l'eau est claire, peu profonde, le courant est faible, et on voit bien à quel endroit les traces de pneus ressortent de l'autre côté.
On enclenche le levier en 4WD-Low et on traverse cahin-caha, tout doucement, de l'eau jusqu'à mi-hauteur des roues. Chacun regarde devant soi, attentif aux moindres sensations ... Sourires de connivence quand notre petite Suzuki Jimny aborde la rive d'en face, dégoulinante mais sereine ! Merci Jimny !
On a pris de l'altitude. Maintenant la piste se glisse entre des volcans pointus aux sommets encore couverts de névés. On n'arrête pas de monter et de descendre pour passer d'une vallée à l'autre. En quelques kilomètres, on franchit comme ça trois autres gués, assez comparables au premier.
Mais nous voici en bas d'une nouvelle descente et là, manifestement, c'est différent : la rivière est nettement plus grosse, le lit est encombré de blocs et il y a pas mal de courant.
On se regarde en biais, sourire un peu crispé ... ouh là là ... !
Arrêt sur la berge, là où les traces plongent dans l'eau. Sous un petit crachin froid, on descend de la voiture pour se faire une idée des lieux. Il n'y a personne mais en longeant la rive on voit que des voitures sont passées à plusieurs endroits différents, il y a quatre ou cinq points d'entrée sur 40 mètres de large, et on ne voit pas très bien où tout cela ressort.
Perplexité ...
Mais que c'est beau ! Le ciel a maintenant des couleurs irréelles, un gris d'acier, avec ça et là des fontaines de lumière qui trouent les nuages et tombent vers le sol.
A quelques kilomètres vers l'amont de la rivière, une grosse masse de nuages plus sombres s'est crevée, on voit de loin les rideaux de pluie qui dégringolent. En Islande, le ciel est souvent changeant et mobile, comme ça. Les islandais, qui aiment bien les proverbes et qui ne manquent pas d'humour, disent « Si vous n'êtes pas contents du temps qu'il fait, attendez cinq minutes ! ». C'est souvent vrai.
Dans cet endroit du bout du monde, il y a un grand panneau jaune, le panneau explicatif que l'on trouve en Islande devant tous les gués importants.
En islandais et en anglais, une liste de conseils parmi lesquels celui-ci, particulièrement savoureux : « Warning ! Tire tracks don't tell the entire story ! » (Attention ! Les traces de pneus ne racontent pas toute l'histoire !).
En effet, si on se fie aux traces laissées par certains 4x4 monstrueux (courants en Islande), qui ont une garde au sol de 70 cm et des roues de camion crantées, on risque d’avoir des surprises car ceux-là passent à peu près n'importe où !
Un autre conseil du panneau nous dit : « Is somebody watching while you cross ? » (Y a t-il quelqu'un qui vous regarde traverser ?) ... effectivement, en voilà une idée qu'elle est bonne ! !
Seulement voilà : le problème, c'est justement qu'il n'y a personne ... Tout en continuant nos investigations, on laisse passer un bon quart d'heure mais toujours pas la moindre voiture ni dans un sens ni dans l'autre ...
Autre recommandation du panneau jaune : « Probe the crossing yourself » (Testez le passage vous-même ... sous-entendu : à pied). Effectivement, c'est le plus tentant pour la sécurité ! ... au moins on saurait où on va ...
Sauf qu'il y a un autre célèbre proverbe islandais en forme de boutade qui dit « En Islande, nous avons deux sortes de rivières : les rivières à quatre degrés ... et les rivières à moins de quatre degrés ! ».
On essaye bien de s'avancer un peu sur les blocs qui encombrent la rive pour voir comment est fait le passage à certains endroits, mais à défaut d'avoir des cuissardes, les pieds et les mollets se tétanisent en quelques secondes !
Passons sur les deux derniers conseils « Use a safety line » et « Wear warm clothing in bright colors » ... un cable de sécurité ? Nous n'en avons pas, et de toute façon, s'accrocher à quoi ? Et puis il faudrait d'abord traverser (à pied) pour l'accrocher en face !
Quant aux vêtements chauds ... c'est une évidence et nous les avons, merci ! ... et enfin « des vêtements de couleurs vives » ??? ... là, franchement, on ne voit pas trop pourquoi ??? ... serait-ce pour retrouver plus facilement les corps ??? (non, allez, on plaisante, là ... !).
Bon, on sent bien qu'il va falloir décider quelque chose ... on se regarde en riant un peu jaune !
Il est maintenant quatre heures de l'après-midi, nous ne sommes qu'à une vingtaine de kilomètres du but, soit on passe et on continue vers Eldgjá, soit on fait demi-tour ici et alors on a un long trajet à faire à l'envers (en repassant les premiers gués) puis on devra contourner les montagnes par l'Ouest pour arriver à notre ferme ... à plus d'heure ! ! ! (et on n'aura jamais vu Eldgjá, « la faille du feu », le rift, la balafre de la planète ... ça fait râler, quand même !).
Oupssss ! à l'heure du choix, de nouveau la petite sensation ... Peur et excitation ... excitation et plaisir ... ?
Nos enfants sont adultes à présent, mais quand ils étaient petits, on leur disait souvent qu'il fallait parfois oser enfreindre quelques limites ... que si les hommes n'avaient jamais eu un tout petit grain de folie, s'ils n'étaient jamais sortis de la caverne, s'ils n'étaient jamais allés voir ce qu'il y avait « de l'autre côté de la montagne », l'humanité n'aurait sans doute pas évolué comme elle l'a fait !
Avec eux (en voyage notamment) une phrase célèbre était « Et si on essayait de ... » ou bien « Et si on allait ... ». Un panneau « route barrée » : et si on essayait quand même ? à pied, peut-être ? Une zone interdite ? son attrait était décuplé ! Tout cela avec prudence et raison bien sûr, mais que de souvenirs sur ce thème ! ! ! (... mais pourquoi je vous raconte ça, moi ??? bon, passons !)
Vous l'avez compris ... on se regarde : on sait maintenant qu'on va passer ! Bien d'autres l'ont fait avant nous, ça devrait aller ! En plus, le temps qui passe n'arrange rien : on sait que la fonte des glaces est plus importante en fin de journée et comme il a plu en amont, cette rivière ne peut que grossir dans les heures qui viennent.
On a déterminé le « meilleur » point d'entrée et (autant que faire se peut) la meilleure trajectoire, un peu en diagonale dans le sens du courant, et on voit à peu près où on ressortira de l'autre côté.
On monte dans la voiture ... Les portières claquent ... Oupssss ! ça fait comme une petite tension dans le bas-ventre en rallumant le moteur ... vous voyez ce que je veux dire ?
Peur-plaisir ... Plaisir-peur ... ? !
Le levier est enclenché sur « 4WD-Low », premier tour de roue tout doucement et ... splatch ! C'est parti ... au pas, mais moteur à haut régime pour ne pas risquer de caler ...
Apparemment ça ne commence pas trop mal. On se concentre sur les sensations : évaluation en temps réel à chaque tour de roue car il ne faut pas trop traîner là-dedans … Du bouillon, des trous, des gros cailloux sous les roues, du bouillon, des trous encore, une drôle d'impression très fugace de ne voir que de l'eau devant et sur les deux côtés, on avance cahin-caha, en se dandinant ... Les deux-tiers sont faits maintenant, un dernier bloc à éviter ... et voici la rive d’en face, les roues avant accrochent sur les galets, les roues arrière poussent fort, et hop ! Vive le sec !
Et là ... pas besoin de vous faire un dessin ! c’est la décompression primaire, le bonheur animal, l’éclat de rire nerveux et libérateur …
Mais vous y trompez pas : ce qui nous habite à ce moment-là, ce n’est pas l’esprit de conquête, bien au contraire ! Nous n’avons rien vaincu … rien surmonté ... Elle nous a laissés passer, c'est tout ! Humilité et respect …
On continue tout doucement, à quinze à l’heure, la piste est facile maintenant, elle serpente dans un paysage de cendres noires qui alternent avec des coulées de lave couvertes de mousses.
Un peu plus loin, au niveau du volcan Tindafjall, on redescend dans la vallée de la Skaftá. Impression curieuse car, vu d’ici, on dirait qu’il n’y a plus de piste. En fait, une fois en bas, on réalise que la piste emprunte carrément le lit de la rivière sur quelques centaines de mètres !
Ici, il n’y a plus de gués : les gués sont partout ! La rivière s’est tellement étalée et divisée en multiples chenaux qu’elle occupe tout le fond de la vallée, d’un bord à l’autre. Heureusement, grâce à cet étalement, l'eau n’est pas profonde, vingt à trente centimètres tout au plus, mais lors des crues la rivière s'est déplacée un peu partout dans le fond de la vallée et a créé cet univers de chenaux et de bancs de graviers à perte de vue ...
Des tronçons de piste on été abandonnés parce qu’ils aboutissaient alors à des eaux trop profondes, d’autres voies ont été improvisées par des 4x4 un peu au feeling … Il y a des traces partout !
« Tire tracks don't tell the entire story ! » ... Perplexité …
On sort de la voiture et on se perche debout sur le bas de caisse pour essayer de voir un peu plus loin et d’y comprendre quelque chose. Finalement, avec prudence, au pas et en « 4WD-Low », tout se passe bien. On passe d’un banc de gravier à un autre, puis on ressort et on refait le point sur la meilleure trajectoire en direction du banc de gravier suivant … et ainsi de suite. Notre Jimny, dégoulinante mais vaillante, nous fait descendre la rivière !
Retour au sec, et au détour d’un virage, devant nous s’ouvre enfin Eldgjá « la faille du feu », la plus grande fissure éruptive de la planète, béante, longue de trente kilomètres !
Ici, sous nos yeux, le « rift » qui fend le fond de l’Atlantique apparaît au grand jour.
Devant nous, un incroyable décor pour l’opéra de la terre, à gauche la plaque Amérique, à droite la plaque Europe … La grande balafre de la croûte terrestre dont les lèvres s’écartent inexorablement, de quelques centimètres par an.
Aucune vie, la tectonique à l’état brut et rien d’autre ! L’émotion nous saisit … frisson ... nous ne sommes que des poussières, ici ! Avons-nous le droit d’être invités à la cérémonie de la création du monde ? Humilité, crainte, respect …
Un chemin secondaire s’engage dans la faille. On se regarde : ... « Et si …. … … ? » … On décide de le suivre pour aller voir la cascade d’Ófærufoss, mentionnée sur la carte, à deux ou trois kilomètres.
Les traces, dans les scories noires, s’insinuent entre les lèvres de la faille, séparées par une cinquantaine de mètres. On avance tout doucement, on est émus, on ne parle pas …
Mais au bout de quelques centaines de mètres, on butte sur une rivière cette fois vraiment trop grosse pour être franchie à gué, en tout cas pas aujourd'hui, il y a trop d’eau, trop de courant, ce n’est même pas la peine de l’envisager ! Il est cinq heures de l'après-midi, il a plu, le débit doit être au maximum.
Il n'y a absolument personne. Demi-tour sans aucune hésitation et sans regrets. Nous ne verrons pas Ófærufoss. Nous sommes venus jusqu’ici pour rendre hommage à la nature, c’est de bonne grâce que nous acceptons qu’elle ne nous laisse pas aller plus loin …
On se contente d’une belle ballade à pied dans la faille, impression d’être sur la fermeture-éclair de la terre. L’écho de nos pas se répercute sur les parois. On ramasse quelques pierres montées du manteau en fusion de l’écorce terrestre : elles sont noires ou brunes, torsadées comme de la guimauve et truffées de bulles …
Retour à la piste principale, il fait froid, il se fait tard … A regret, il faut partir et quitter ce lieu où la terre enfante d’elle-même.
Contact, moteur … Eldgjá : nous n’oublierons jamais …
Encore plusieurs gués (mineurs) à franchir et nous voici enfin au camp d’Holaskjól. Une cabane en bois qui sert de refuge et trois petites tentes-igloo, perdues dans le froid et l’humidité. Ce sont de jeunes « trekkeuses » qui vont partir demain à pied vers Landmannalaugar. Mmmouais ... faut vraiment aimer le camping ! ! !
On nous a dit qu’à partir d’ici la piste serait plus facile, c’est donc une halte carrément festive qu’on s’octroie devant la cabane, avec un bon thé chaud, biscuits, figues sèches (de Nice) et chocolat noir ! Sans doute les émotions d’Eldgjá avaient provoqué un petit déficit en magnésium, non ?
En effet après le camp d’Holaskjól, tout est nettement plus simple. On descend tranquillement des montagnes de Skaftartunga jusqu’à la route principale (la route n°1 qui fait le tour de l’Islande). Ici se trouve le désert de l’Eldhraun (« la lave du feu »), la plus vaste coulée de lave d’Islande, et une des plus grandes du monde.
La ferme d’Hunkubakkar, où nous sommes attendus ce soir, n’est qu’à trois kilomètres d’ici, juste avant le hameau de Kirkjubæjarklaustur … (oui, vous avez raison, c’est le pays des noms imprononçables !).
A la ferme, le jeune couple qui nous accueille a des prénoms vraiment pas possibles : Hörður (pour l’homme) et Ragnaheiðhur (pour la jeune femme). Accueil chaleureux ! Il fait doux dans leur maison, c’est même surchauffé comme souvent en Islande, Ragnaheiðhur est en T-shirt. Elle nous donne la clef d’un petit bungalow indépendant, juste à côté de chez eux. C'est parfait, il y a une chambre, une petite salle de bains et même un coin-kitchenette bien équipé.
Notre Jimny, complètement couverte de boue grise, est garée devant la porte. On est assez fatigués, mais tout est bien … Détente, repos, soupe bien chaude et le délicieux skyr (fromage blanc islandais) en guise de dessert.
La douche géothermique (à l’odeur de soufre) est un plaisir total : elle nous rappelle que c'est la terre qui nous chauffe, comme partout en Islande.
Comme toutes les maisons islandaises, notre cabanon n’a pas de volets, et dehors le soleil refait son apparition. C’est une nuit de juillet, une « nuit » arctique, lumineuse et froide.
Et puis dodo ... Sous la couette, pendant un moment, les images et les émotions de la journée font la farandole dans nos têtes ... puis elles se diluent progressivement dans le sommeil.
Peur, émotions et plaisir … une journée dans notre vie, inoubliable à jamais.
Vendredi 28 juillet,
Après une escale technique, nous quittons le littoral pour le centre. Direction Ispica pour la visite de son site archéologique « Cava d’Ispica ». Nous avons visité grossièrement le site car le soleil tapait fort. Ce site est une longue entaille de 13 km de long sur un plateau calcaire. On peut y voir des grottes d’habitations (troglodytes), des catacombes chrétiennes notamment « Larderia ». Nous avons mangé sur le parking du site. Puis nous avons repris la route en direction de. Caltanisseta. Dans cette ville se situe le célèbre escalier de la région, appelé : La Scalazza de Maria del Monte Un escalier c’est banal ! Celui-ci non ! Il compte 142 marches en pierre volcanique et chaque contremarche est décorée de carreaux de majolique peints à la main, tous différents, soit 142 motifs. En haut des escaliers, se trouve l’église del Gesù, avec son sobre portail de 1422 et son intérieur richement décoré de marqueterie de marbre. En descendant, de chaque côté, on peut admirer les boutiques de céramique ainsi que les balcons anciens. Nous sommes rentrés au camping-car qui était garé sur une petite place. Nous avons roulé en direction de Piazza Armerina plus précisément à la Villa Romana di Casale où nous allons passer la nuit sur le parking de ce site archéologique.
Samedi 29 juillet 2006,
Ce matin, nous retournons sur le littoral pour une bonne partie de la semaine. Mais avant, direction Enna, plus particulièrement, son château. Nous nous sommes garés au pied du château et nous sommes allés voir le belvédère. Puis nous sommes grimpés au sommet de la tour. De là haut, nous avons une admirable vue sur les collines couvertes de champs de blé. Nous avons repris la route en direction d’Agrigente. Dans cette région se trouve la vallée des temples. Nous avons mangé sur un parking et pris des photos du Tempio della Concordia, le plus conservé de la vallée. Puis nous sommes repartis en direction d’Ericlea Minoa où nous avons passé la nuit sur le parking du site archéologique. Il est situé en haut d’une falaise et nous voyons la côte et ses plages de sable fin. Nous avons décidé de voir de plus près la plage pour aller nous baigner mais c’était plutôt un enfer. Le parking annoncé était des places le long des maisons dans une rue à sens unique où les voitures avaient du mal à passer. Nous avons renoncé et décidé d’aller nous baigner le lendemain.
Dimanche 30 juillet 2006,
Comme prévu, direction Seccagrande où une plage de galet nous attendait. Les camping-cars sont stationnés sur les galets a une dizaine de mètres de l’eau. Mais un vent formant de grosses vagues nous ont empêchés d’en profiter … dommage. Nous repartons donc en direction de Marsala. Nous trouvons sur la corniche de cette ville un parking au bord de l’eau où nous allons casser la croûte. Puis c’est direction Mazzuro, plus précisément « Lido Marausa ». Là encore au une aire au bord de la mer. Après avoir tourné pendant un bon moment, nous avons demandé à des gens sur la route. Comme nous ne parlons pas italien, ils ont eut la gentillesse de nous y amener. Nous avons roulé à travers champs et vignes jusqu'à l’aire qui était en fait, un camping à la ferme. Nous avons profité pour faire une escale technique, la lessive et douches à volonté pour tout le monde, même pour les chiens …
Lundi 31 juillet 2006,
Après une nuit sous les pins, petit déjeuné en « famille ». Puis c’est le départ pour Trapani, Erice et enfin San Vito lo Capo. Trapani et ses environs sont connus pour les ports de pêches mais aussi pour les marais salins Ettore et Infersa. Au milieu des marais se trouve un moulin de type hollandais qui a été entièrement restauré par les propriétaires des salins et le font fonctionner (s’il y a du vent). Des ailes sont orientables. Ce moulin est utilisé pour le broyage du sel mais aussi le pompage de l’eau. Nous continuons notre route a travers les salins et arrivons à Erice. Enfin, nous apercevons la pointe du cap et son phare. San Vito lo Capo est un port de pêche et une station balnéaire touristique. Les plages de sables blancs sont l’une des plus belles de l’île. Sur cette pointe, la réserve naturelle du Zingaro offre une vue et un cadre de rêve. Une portion du territoire montagneux tombe à pic dans une mer turquoise. C’est vers 13h que nous trouvons arrêtés au bord de la plage des camping-cars. Nous décidons de les rejoindre. Après une petite baignade, c’est le repas et une petite glace portée a domicile par un marchand ambulant venant jusque sur le parking. Puis la chaleur impose une petite sieste suivis d’une baignade. De retour, nous avons pu admirer le coucher de soleil sur la mer … l’endroit idéal à un détail près… la police est venue nous demander de plier les tables, chaises, et stores mais cela nous a pas empêché de manger dehors.
Mardi 1er août 2006,
Apres un petit déjeuné au bord de mer, départ en direction de Castellammarre en suivant la côte. Mais nous allons très vite nous apercevoir que la côte entre Trapani et Palerme n’est pas aménagée pour nous. Sur tous les parkings, une barre à 2 mètres, des panneaux interdit aux camping-cars … finalement, à force de rouler, nous nous sommes arrêtés sur le parking de la plage de Castellammarre pour manger malgré l’interdiction. Nous avons repris la route en direction du Temple de Ségeste, fondée par le peuple des Élymes. Après l’avoir photographié, nous sommes partis en direction de Palerme en ayant espoir de trouver un coin en bord de mer. Finalement, nous sommes arrivés à Palerme, ce qui était prévu pour les jours suivants ... Temps pis, on se lance dans le périphérique de la ville. Les voitures qui roulent n’importe où, les scooters qui doublent à droite et à gauche, la circulation sur la bande d’arrêt d’urgence … etc. nous avons demandé à plusieurs reprises le chemin de la Cathédrale. Mais pourquoi la cathédrale ? Eh bien parce que notre parking se situe à 800 mètres d’elle ! Pas mal non ? Qui trouverait ça à Paris ou à Marseille ? Finalement nous nous sommes bien débrouillés. Arrivé au portail du parking, c’est une baisse de moral … nous étions encerclés d’immeubles à moitié délabrés et en bazar, sur un parking en goudron, parqués comme des sardines. Ca change du bord de mer du matin … mais bon on ne peut pas tout avoir : la proximité et le paysage. Apres un bon repas, nous sommes allés nous coucher car demain nous visitons Palerme.
Mercredi 2 août 2006,
Départ du parking vers 10 heures, après un bon petit déjeuné. 10 minutes de marche pour arriver au cœur de la ville représentée par la nouvelle porte en forme d’arc. Puis c’est le début de la visite : Le palais Normand : Les Palais des Normands, siège de l'Assemblée régionale sicilienne. Dans le salon d'Hercule, fresques de Giuseppe VELASCO 1799 (Scènes des travaux d'Hercule). Salle de Roger avec les mosaïques remarquables. La Cathédrale : chef d’œuvre d'architecture, sur l'emplacement d'une église byzantine transformée en mosquée par les Arabes, un ministre de Guillaume II la fit construire en 1184-1185. Sarcophages de Frederic II, Roger II et Constance de Hauteville, Chapelle de Sainte Rosalie, Trésor du dôme. Le quattro Canti : Les "quattro canti", idéalement situé dans la vieille ville c'est le croisement de la via Maqueda et la via Vittorio Emmanuele. Les statues sur chacun des quatre coins représentent des souverains d'Espagne, des saisons, des saintes protectrices de la ville. Le marché Vucciria : entre la Via Roma et le port, un lieu haut en couleur où on rencontre de vrais siciliens. Puis nous avons fait la pause déjeunée dans l’ancien théâtre transformé. Puis c’est le départ et nous rentrons mais avant petite visite de La piazza Pretoria : située à côté des "quattro canti" et en face de l’hôtel de ville, est une fontaine monumentale récemment restaurée, oeuvre du 16ème siècle, initialement commandée par un noble florentin pour sa villa, elle fut acquise par le sénat de Palerme et transportait en 1575. Ces magnifiques statues représentent des divinités marines et animales. Appelée aussi Fontana delle Vergogne (Fontaine de la honte) à cause de la nudité des sculptures.Nous sommes remontés sous la chaleur tapante, l’estomac bien plein mais on ne savait pas ce qui nous attendait … dans les camions, près de 40°C et dehors presque pareil. Une seule solution : ventilateurs, et hydratation. Heureusement cela n’a pas duré longtemps. Vers 17 heures, il a fait moins chaud et on a pu sortir et manger dehors.
Jeudi 3 août 2006,
Après une escale technique, c’est le départ pour Monreale, et sa basilique. Une fois de plus, l’accès est inadapté aux véhicules encombrants. Marche arrière et demi-tours s’imposent. Il est préférable de prendre le bus au départ de Palerme pour s’y rendre. Nous repartons en direction de Cefalù par le littoral. Nous avons roulé jusqu'à 14h30 en ayant enfin trouvé un parking qui nous est accessible. Nous avons mangé et sommes repartis. Vers 18 heures, nous avons fini par trouver un terrain dans un port à San Giorgio, pas loin du Cap d’Orlando. Dans ce port était aménagé une petite plage de galet ainsi que des douches. Le seul bémol c’est qu’il n’y a rien pour vidanger les WC chimiques. Pour le reste il y a tout ce qu’il faut. C’est d’ailleurs là que nous allons passer 3 jours tranquilles. En plus au loin, nous avons une vue superbe sur les îles éoliennes. Une fois installée, nous sommes allés faire trempette. Puis, après manger nous sommes allés balader en ville sur la « passagiatta ».
Du vendredi 4 août au dimanche 6 août 2006,
San Giorgio Durant ces 3 jours, le programme a été le suivant : Baignade ; Petit Déjeuné ; Promenade ; Repas ; Sieste ; Baignade ; Repas ; Balade.
Ce n'est pas le bonheur ça ??? Malheureusement la météo se gâchait tous les soirs, on a même eut un orage et du vent pendant une nuit. Mais la journée, il faisait beau, l’idéal.
Lundi 7 août 2006
Ce matin, après avoir passé 3 jours sans rouler, il a fallut mettre de l’ordre dans le camion. Ménage, lessive, rangement est au programme pour les femmes et « épisode technique » pour les hommes. Après le repas, départ en direction de la « Punta Faro », la pointe au-dessus de Messine. C’est un "endroit" le plus petit entre la Sicile et l’Italie. On peut presque y aller à la nage ! Mais comme d’habitude, impossible de s’arrêter. Nous avons fait demi-tour et trouver une seule solution : embarquer et dormir en Italie. Nous nous sommes donc présenté à l’embarcadère et avons embarqué à 17 heures et un quart d’heure plus tard, nous étions sur le territoire italien. Nous avons pris l’autoroute en direction de Salerne. Un peu plus loin, une fois sorties de la ville, nous avons fait le point et avons décidé de nous arrêter en bord de plage dans la région de Pizzo. En passant sur la route, nous avons aperçu une plage avec des camping-cars garés. Nous avons cherché à les rejoindre. Une fois en bas, c’était le top. Garés presque sur le sable en camping-car, personne ne voit cela chez nous ! Et en plus, nous avons pu admirer le coucher de soleil sur la mer et manger dans le sable … au loin, sur la ligne d’horizon on a pu distinguer une montagne, certainement, le volcan « Stromboli » sur son île mais se n’est qu’une supposition …
Mardi 8 août 2006,
Après avoir passé la première nuit en Italie, c’est le départ en direction du nord. Petit arrêt sur la route pour faire le plein de fruits et légumes. Puis nous repartons en longeant le littoral. Petit arrêt repas en bord de plage pour le repas mais avant petit bain d’eau salée sur la plage de Fuscaldo. Deux heures plus tard, c’est le départ en direction de Sapri. Après avoir roulé en bord de mer, en montagne, en ville, sans trouver de coin sympa, nous avons atterrit comme de par hasard en sortant de la ville d’Ascea Marina sur une aire de camping-car. Le seul hic d’est qu’il y avait une petite fête foraine en face mais cela ne nous a pas gênés. Apres un bon repas, nous sommes allés balader sur la plage.
Mercredi 9 août 2006,
Ce matin, c’est le départ pour Pompéi. Départ vers 11 heures en direction de Salerne. Nous avons longé la cote sous la pluie et le mauvais temps jusqu'à Cappaccio. Nous avons pris l’autoroute puisque le littoral sous la pluie c’est pas l’idéal. Donc direction Naples. Jusque là, tout va bien. Nous avons repris la route nationale. Vers 13h, c’est la pause déjeuner sur le parking du site archéologique de « Paestum ». Parking gazonné situé à 500 mètres du site qui nous a permis d’aller photographier le temple en laissant le camping-car en sécurité. Puis c’est le départ et là commence le périple inoubliable … Vésuve en vue dès 15 heures. Nous l’avons aperçu et sommes sortis de l’autoroute. Un panneau marron nous a guidé mais cela a été le seul. Au bout de plusieurs demi-tours, quelques arrêts inattendus et changement de direction de dernières minutes nous avons vu un panneau qui annonçait « Vesuvio ». Nous l’avons suivi. Mais les panneaux étant rares, comme partout ailleurs, nous nous sommes perdus. Nous avons demandé notre chemin à la police municipale qui nous a gentiment remis sur le droit chemin. Elle nous a ensuite donné des explications pour la suite. Nous voilà donc tout seul face à la ville. Mais nous avons mal compris les explications données à moitié en français et en italien. Nous nous sommes retrouvés dans le quartier chinois ou japonais, ils ne parlaient même pas italien ! Nous étions donc bien pommés … nous avons fini par trouver une station service… c’est pas fini … nous avons demandé au propriétaire et aux gendarmes qui s’y trouvaient notre chemin. Nous avons repris le volant en suivant leurs indications. Cela ne faisait pas 5 minutes que nous roulions qu’une voiture nous a doublé à toute blinde. On allait les insulter mais … c’était les gendarmes qui nous faisaient signe de les suivre. Nous avons traversé toute la ville en les suivants. Chaque fois, ils se mettaient sur le coté pour nous attendre et nous faisaient signe à chaque changement de direction. Apres avoir roulé pendant 20 minutes au moins, nous sommes arrivés sur la place de l’église de la nouvelle ville. Nous avions enfin le site devant nos yeux ! Mais c’est pas fini ! Les gendarmes nous ont escortés jusque dans l’aire de camping-cars !!! Nous sommes rentrés et ils nous suivaient et on les a tout de même remerciés en leur offrant du vin français et ils étaient et super contents, nous aussi car sans eux, nous y serions toujours ! Une fois installée sur l’aire de Pligno, où les gérants parlent français, nous avons pu nous remettre de nos émotions et manger un morceau parce qu’il n'était pas loin de 20 heures. Près de 5 heures pour trouver le site, on a fait fort quand même ! Mais ce n'est rien le pire reste à venir pour demain. Après manger, nous sommes allées balader autour de l’église et nous sommes rentrés en vitesse car il commençait à pleuvoir.
Jeudi 10 août 2006,
Aujourd’hui, levé 7 heures, départ 8 heures 30 du parking mais … à pied. Nous allons visiter Pompéi. Le plan dans une main, les explications dans l’autre, c’est parti pour une matinée de visite. Premier lieu visité le petit théâtre suivi des thermes, des temples, des maisons particulières, des jardins, des maisons des artisans (boulanger, chirurgien…), des potagers, du grand théâtre, l’amphithéâtre, du palais impérial etc. … pour visiter le site, il nous a fallut exactement 2 heures 40, en faisant des pauses par-ci, par-là en prenant son temps. En sortant, nous avons fait un tout dans les boutiques et sommes rentrés au parking. Là, nous avons mangé et vers 15 heures, nous avons pris la route pour nous « rapprocher » de Rome. Là, un autre périple commence … en sortant du parking, nous avons suivit les panneaux de l’autoroute et devinez quoi … il y avait une entrée et une sortie à 500 mètres du site !! Donc si vous ne voulez pas vous embarquer dans la même galère que nous, prenez la sortie « Pompéi ouest », ne prenez surtout pas la sortie Castellamare (c’est là où on est sortis). Nous avons roulé sur autoroute pour sortir de la banlieue de Naples et après nous avons pris la nationale pour longer le bord de mer. Là encore cela n’a pas été simple. Pas de panneaux, les numéros des routes changent d’un kilomètre à l’autre, les panneaux, quand il y en a sont effacé par le soleil, caché derrière les arbres ou tordus, enfin la cata quoi. Une fois que nous étions sur la bonne route qui mène à la mer, nous étions encerclés de montagnes alors que sur la carte, il y en avait pas. Bon passons, nous avons retrouvé la mer mais là, impossible de s’arrêter. D’un coté la mer, de l’autre des places de stationnement en long et au milieu une route étroite où 2 voitures avaient peine à se croiser. Nous avons renoncé au bord de mer et avons optés pour les villages. Là aussi nous avons tout essayé : places de village, gares, cimetières, stades … mais en vain. Il était déjà 20 heures. Nous avons repris la nationale en direction de Rome et vers 22 heures, bous avons trouvé un parking de supermarché pour manger. Là, nous avons fait le point et 1 heure plus tard, nous voila repartis. Nous avons fini par arriver à Rome. Je cite une phrase que j’ai écrite en début de récit : « Nous avons pris la route pour nous rapprocher de Rome ». Résultat : Nous y sommes ! Bon nous avons suivi l’autoroute en direction de Naples pour trouver une aire. La première à 8 km, petite, sans parking. La seconde, on est poursuivi par un chat noir ou quoi ! Le parking PL est en travaux donc parking voiture obligatoire mais c’est pas la peine d’y penser il n’y a même pas de place pour UNE voiture ! On continue la route. 48 km, cette fois on y reste, on en sort pas ! On se met n’importe ou mais on se COUCHE ! Au bout d’une demi-heure, on y est, elle est pleine a craquer elle aussi mais on a trouver un petit coin pour nous placer. Je vous l’ai dit que c’était pas terminé !
Vendredi 11 août 2006,
Apres avoir passé une nuit sur l’autoroute italienne, nous partons en direction de Rome. Nous revenons « sur nos roues » pour reprendre le G.R.A. (périphérique romain) et aller à l’aire de camping-car. Nous avons circulés dans Rome sans trop de difficultés malgré celles déjà connues (circulation, panneaux …). La circulation était faible et nous nous sommes bien débrouillés. Nous y sommes arrivés vers midi. Après le repas, les hommes sont allés faire du repérage pour le métro et le bus pour le lendemain. Pendant l’après-midi nous sommes restés sur le parking. Le soir nous nous sommes couchés de bonne heure car demain nous partons à l’assaut de la capitale …
Samedi 12 août 2006,
Comme prévu, c’est le départ pour Rome. Levé 7 heures et départ vers 8 heures 30. Nous avons pris le métro à la station Pyramide. Une petite description de la station vaut la peine : on descend des escaliers, comme dans toutes les stations, on traverse un couloir où de chaque côté, il y a des accès aux quais de la gare, jusque là, rien de spécial. Mais … après, traversée de 4 grands couloirs avec des tapis roulants, comme dans les aéroports, et enfin nous arrivons aux bornes de pointages des billets. Là un autre escalator nous attend pour descendre au quai du métro. Là, nous avons fait 10 minutes de transport en commun jusqu'à la gare principale de la capitale. Là nous avons pris le bus « Open Tour ROME », les fameux bus « décapotables » qui font le tour de la ville. C’est pour parti pour ¾ d’heure de visite jusqu’au Vatican. Notre matinée est consacrée à ce monument. Nous avons d’abord photographié la Place Saint Pierre nous avons visité les tombes des papes notamment celle de Jean Paul II. Puis nous avons visité la basilique Saint Pierre. Lorsqu’on y rentre, elle parait courte mais lorsqu’on se trouve dans la Nef avec tous les recoins on change vite d’avis. Apres ¾ d’heure de visite nous avons pris le bus qui nous a déposés au Château. Nous l’avons photographié puis l’heure du repas approche. Nous avons commencé un petit restaurant sympa. Après la pause repas toujours en bus, nous sommes allés voir la Fontaine de Trévis, suivi de la Place de Venise et sa Chapelle Santa Maria in Araseli puis le Colisé. Nous avons vu que l’extérieur et les Fouilles Romaines appelées Forum qui se trouvent autour. Pour finir la journée nous avons pris le bus qui nous a déposé à la grande station. Nous sommes arrivés au parking vers 18 heures 45.
Dimanche 13 août 2006,
Apres une escale technique, c’est le départ de Rome. Nous avons repris le GRA et roulé en direction de Pise. Vers 13 heures nous sommes arrêtés pour une pause déjeunée sur l’autoroute italienne. Nous avons aperçu la « Tor » pour la première fois vers 15 heures. Nous nous sommes garés dans une rue à 500 m de la tour. Puis c’est parti pour la visite. Elle se situe au centre d’une fortification. Dans celle-ci il y a aussi une église et la tour bien évidement, mais tout construit dans le même style : pierre blanche. Apres l’avoir photographié nous avons fait un petit tour dans les magasins de souvenir situé autour et dans les fortifications et nous sommes rentrés. Nous avons repris la route pour aller stationner sur l’aire de pise. Elle nous a semblé être une « décharge ». Nous avons donc cherché un autre endroit mais sans conviction. Avant de prendre l’autoroute, nous nous sommes arrêtés souper et nous avons passé la nuit, une fois de plus sur l’autoroute.
Lundi 14 août 2006,
Aujourd’hui, nous apprécions les dernières heures en Italie. Eh oui, nous rentrons en France dans la journée. En effet, après avoir roulé 3 heures nous avons vu « la terre française ». Un moment après nous avons déjeunés sur une aire d’autoroute à la hauteur de Menton. Puis nous avons roulé jusqu'à l’aire des Arcs sur Argens, que nous connaissons bien.
Mardi 15 août 2006,
Alors que nos amis les gardois sont partis en début de matinée, nous nous y sommes restés plus longtemps. Nous sommes allés balader dans le village moderne et médiéval. Après le repas, nous avons repris la route du retour.
Pour plus d'info sur ce voyage, rendez-vous sur mon site web où vous y trouverez des photos, la météo du voyage, et les étapes avec les km.
Je fais un compte-rendu détaillé de la (petite) semaine de vacances que je viens de faire en Sardaigne. Je suis parti avec un ami avec pour objectif de faire "le tour" de l'île en scooter/camping. J'ai pu notamment grâce à Sandroli (membre de ce forum), préparer un minimum l'itinéraire dans ses grandes lignes. Mais évidemment, dans ce genre de voyage, rien ne se passe comme prévu et l'itinéraire s'est donc créé au jour le jour:
Dimanche 12 Avril:
Je rejoins mon ami vers 13h30 Gare du Nord pour prendre le ter direction Paris-Beauvais. Nous avons pris un aller-retour avec Ryanaire qui nous a coûté 140€ chacun (billets pris environ 3 semaines avant le départ). L'avion décolle à 19h50, donc ça nous laisse du temps pour faire le chemin à pied de la gare de Beauvais jusqu'à l'aéroport de Beauvais-Tillé. Comptez une bonne heure de marche en plein milieu de la zone industrielle pour couvrir la distance. On arrive vers 17h au petit aéroport de Beauvais. Après 1h d'attente, on enregistre le bagage qu'on avait (30€ avec Ryanair) puis à nouveau l'attente. On passe dans la salle d'embarquement et on attend encore. À 19h50, heure supposée du décollage, notre avion n'est même pas encore là. Il arrive finalement juste après et 25 minutes plus tard, on décolle. La rapidité fut au rendez-vous pour faire monter tout le monde et décoller, un bon point pour Ryanair. L'avion est celui d'une compagnie low cost, donc confort minimum, mais pour 2h20 de voyage, on en tient pas trop compte. Rien à signaler pendant le vol.
On arrive finalement à Cagliari avec seulement 10 minutes de retard sur l'horaire prévu. Comme prévu, il pleut à notre arrivée, mauvais signe pour la suite. On récupère rapidement le bagage et prenons un taxi pour rejoindre le B&B se situant à Monserrato (ville mitoyenne de Cagliari) que j'avais réservé par Internet quelques jours auparavant. Je l'ai trouvé sur le site iha, adresse que m'a donné Sandroli (encore merci à lui). Notre hôte, Mariano, est très sympa et nous donne toutes les informations que l'on a besoin de savoir pour le lendemain. La chambre double nous coûte 44€, soit 22€ par personne, ce qui est tout à fait convenable.
Fatigués, nous nous endormons vers minuit en prévision d'un lever tôt pour être rapidement à pied d'œuvre.
Lundi 13 Avril:
Alors, nous n'avions pas prévu une chose: ce lundi-là correspond au lundi de Pâques, ce qui se traduit par de nombreux commerces fermés à Cagliari. Enfin bref, j'y reviendrai.
Vers 9h, nous sommes prêts à rejoindre la capitale de la Sardaigne afin de louer un scooter et entamer sans plus tarder notre périple. Notre hôte nous avait dit qu'il peuvrait. Certes le temps était couvert, mais la pluie n'est que très rarement tombée et de manière disparate. Rien de bien gênant donc.
J'ai avec moi deux adresses de loueur que nous décidons de tester. Il faut croire que les informations que j'avais récupérées sont fausses car à la première adresse, il n'y aucune trace de loueur, et à la seconde, le loueur n'a pas le nom qu'il devait avoir. La boutique de location qui est à sa place semble fermée.
Nous nous rendons à l'office de tourisme pour avoir un plan de la ville et essayer d'obtenir des adresses de loueur de scooter. Les dames très serviables nous seront vraiment utiles tout le long de la journée, notamment pour avoir des plans de la ville et la liste des campings de la région. Enfin concernant les loueurs, c'est moins brillant vu que là où nous sommes redirigés, il n'y a rien du tout. Nous nous retrouvons donc à 12h30 sans avoir ce fameux scooter et réfléchissant à la marche à suivre. Plusieurs options s'offrent à nous: ou bien nous nous rabattons sur une voiture afin de partir de suite, mais c'est quand même moins marrant que le scooter et plus cher, ou bien nous voyageons en bus en revoyant à la baisse nos ambitions de voyage, ou bien nous attendons de voir le lendemain matin pour le scooter. Ce n'est que vers le milieu de l'après-midi que nous optons pour la dernière solution. C'est ainsi que nous passons l'après-midi à nous balader dans Cagliari, principalement autour du centre historique.
Le temps s'est entretemps complètement découvert, et nous avons droit au plein soleil et à la chaleur. Que demander de plus ? L'après-midi s'écoule tranquillement entre le bastion de San Rémy, l'église Santa Maria et les remparts.
(pardonnez les couleurs bizarres de la photo, j'avais mal réglé l'appareil photo). Le centre historique est vraiment sympa à faire. De plus, à ce moment-là de l'année, il n'y a pas beaucoup de monde, donc on est vraiment tranquille pour parcourir les petites ruelles pleines de caractère de la ville.
Vers 17h30, nous redescendons - avec au passage l'achat d'une très bonne glace - vers la Via Roma qui longe le port afin de rejoindre la station de bus. En effet, nous partons à la recherche d'un camping dans les environs facilement accessible en bus. Après avoir récupéré la liste des campings de la province de Cagliari, je commence à en appeler quelques-uns. Certains ne répondent pas (basse saison oblige, tous ne sont pas ouverts) et lorsque je finis par en dégotter un, c'est pour apprendre qu'il n'y a plus de bus qui va jusque là-bas. On se rabat sur un autre camping que l'on sait ouvert et pas trop loin, à l'Est de Cagliari, vers Quartu San'Elena. Le gérant nous répond très gentiment au téléphone et c'est ainsi que nous prenons le bus pour rejoindre le camping. Nous longeons la longue plage près de Cagliari, les marais salants, passons par Quartu San'Elena pour finalement arriver vers 20h au camping après 1 changement de bus. Nous posons nos affaires et partons à la recherche d'une pizzeria censée être toute proche. Car il faut savoir que le camping est quand même assez isolé, au bord d'une route servant surtout aux voitures (i.e. pas de trottoirs). Le gérant, Andréa, nous accueille fort gentiment et nous explique tout le fonctionnement du camping, les horaires de bus du lendemain, etc.
S'ensuit un périple sous la pluie, dans les hautes herbes au bord de la route et bientôt dans l'obscurité de la nuit sarde afin de trouver notre lieu de restauration. Après avoir vainement cherché pendant 20 minutes la fameuse pizzeria, je me résigne à appeler l'établissement. À ma grande surprise, la restauratrice se propose de venir nous chercher, ce que j'accepte avec grand plaisir. Nous nous retrouvons tout seul dans la salle de ce petit restaurant familial et sans prétention où les prix des pizzas défient toute concurrence (la margharita à 3, 50€, la 4 saisons à 5, 50€). Nous mangeons et buvons de la bière sarde avec plaisir, charmés par la gentillesse des gens. Finalement, après 3 pizzas et 2 grandes bouteilles de 66cL de bière, nous n'en avons que pour 27€, ce qui est tout à fait correct.
Nous rentrons à pied vers 22h30 au camping, bien que la restauratrice ait proposé de nous ramener. La marche à pied nous fait du bien et nous rentrons afin de monter la tente. Vers minuit, nous nous couchons car on veut attraper un bus direct pour Cagliari tôt le lendemain matin. C'est enchantés par notre première journée et motivés pour la suite que nous nous endormons.
Mardi 14 Avril:
Lever vers 8h15, après une nuit fraîche, mais assez reposante surtout en comparaison de la nuit suivante. Nous tardons un peu à tout ranger et nous manquons le bus direct pour retourner à Cagliari. Pour info, le camping nous a coûté 18€, soit 9€ par personne, douche chaude incluse. Nous prenons donc le même bus que la veille mais en sens inverse. Tranquillement, nous retournons sur Cagliari en observant le temps changeant à grande vitesse. Heureusement, le soleil finira par vaincre les nuages, et nous auront droit à une journée magnifique. Nous arrivons aux alentours de 10h sur la place centrale et partons à la recherche des loueurs de scooter. Après un premier échec, nous finissons par en trouver un à 11h (enfin !). Le scooter, probablement un 125cc (pas sûr) semble en bon état bien que son compteur affiche déjà 23500km de parcourus. Pour 4 jours de location, cela nous revient à 100€, soit 50€ par personne, kilométrage illimité. La caution est de 800€ (j'y reviendrai...). Bref, à 11h15, après être revenu à l'agence de location pour me refaire expliquer le démarrage du scooter (en bon débutant), nous partons direction Pula, à 30km au Sud-Ouest de Cagliari. Je serai le seul à conduire le scooter pendant tout le voyage, bien qu'on aurait échangé (on n'y a pas spécialement pensé). Je suis donc les panneaux et finit par déboucher sur ce qui semble être un tronçon d'autoroute, ou au moins une voie rapide à en juger par le regard étonné des automobilistes qui nous doublent. Il faut dire qu'avec nos 55km/h, nous n'allons pas très vite.
Enfin, ce n'est pas trop grave, cela ne dure qu'une dizaine de kilomètres. La voie se transforme en "nationale" sur laquelle nous avons tout le droit de circuler. Début du périple, il s'agit de ne pas se tromper. Nous nous arrêtons fréquemment, afin de vérifier notre itinéraire mais également afin que je m'habitue à la conduite en scooter. Vers 12h15, nous nous arrêtons à La Maddelena dans une petite pizzeria tranquille. Après cette petite heure de pause et un passage par la plage du coin, nous repartons.
La conduite en scooter est grisante, surtout lorsqu'on découvre ce moyen de transport. Alors rajoutez à cela un magnifique soleil et une température idéale en scooter, et vous obtenez un vrai plaisir de conduire.
On arrive à Pula dans les alentours de 13h30 je pense, l'heure de la sieste. Les vieux sont sur les bancs en train de regarder les voitures passer et les quelques gens s'activer. La ville est vraiment très jolie avec des bâtiments de toutes les couleurs et une impression d'authenticité, sans doute renforcée par le peu de touristes présents à ce moment-là.
Nous nous mettons à la recherche du centre d'informations de la ville pour savoir comment rejoindre les ruines de Nora, objet premier de notre arrêt à Pula. À force de le chercher, nous finissons par déambuler dans les petites rues pleines de charmes de la ville. La chaleur se fait sentir, sans que ce soit trop désagréable. Après s'être baladés une bonne heure, nous décidons de partir à la recherche des ruines en cherchant un panneau qui nous indiquerait le chemin. Auparavant, je fais un saut par La Poste du coin pour acheter des timbres, mais face au monde présent, je bats en retraite. Nous finissons par trouver tant bien que mal la direction de Nora. Après un court voyage de 10 minutes, nous arrivons à la place mitoyenne des ruines. Face à la tranquillité du lieu et aux magnifiques conditions qui s'offrent à nous, nous décidons de nous reposer sur la plage. Je m'endors même un bonne demi-heure face à l'eau claire de la méditerranée.
Nous enchainons sur les ruines, conseillées par le guide et par Sandroli. J'achète deux tickets d'entrée (5, 50€ le ticket par personne) plus une carte routière détaillée qui me sera bien utile par la suite. Nous déambulons parmi les ruines de cette cité antique surplomblées par une tour d'origine espagnole il me semble. Cette visite est à faire, même si au final il ne s'agit "que" de ruines donc rien de surprenant par rapport à ce à quoi on pouvait s'attendre.
À 18h00, nous reprenons la route, direction Chia afin de voir sa plage soi-disant remarquable. À nouveau le plaisir de conduire, je n'ose pas trop pousser le scooter car le moteur fait quand même pas mal de bruit qu'il m'est impossible de définir comme normal ou non. Par précaution, je reste autour de 50-55Km/h. On croise de très beaux paysages qui semblent avoir été préservés. Les arrêts pour en profiter sont assez fréquents, tout comme les erreurs d'aiguillonages qui nous obligent à faire demi-tour.
Nous arrivons enfin à la plage de Chia. Du moins juste à côté car des "travaux" nous bloquent l'accès. Tant pis, nous en profitons pour monter à la torre de Chia qui surplombe les environs. Bien nous prend puisque la vue est magnifique.
(la plage visible sur la photo n'est pas à proprement parler la plage de Chia, qui était à côté).
L'arrêt dure une bonne demi-heure. Un camping existe à cet endroit, mais après avoir appelé un camping plus éloigné dont la gérante m'affirme qu'ils sont ouverts toute la nuit, nous décidons de pousser jusqu'à Teulada, à 25 kilomètres de Chia. Je prends intentionnellement une route secondaire, la SS21 je crois, qui longe le littoral. Ce fut tout simplement génial. Nous sommes quasiment seuls sur cette petite route qui nous offre des paysages tous plus magnifiques les uns que les autres avec en prime le coucher de soleil. Bref, un vrai sentiment de liberté découle de ces conditions-là. Nous nous arrêtons à une plage magnifique absolument déserte et nous nous risquons même à entrer dans l'eau de la Méditerranée. Sa température nous refroidis néanmoins et nous nous restreignons aux jambes.
Néanmoins, avec le soir vient la fraîcheur et l'obscurité et nous finissons par avoir plutôt froid et commençons à être impatient d'arriver à Teulada. Ce qui est fait aux alentours de 21h15. C'est là que je me rends compte que le camping n'est pas à proprement parler à Teulada mais dans une localité proche. Nous décidons de nous restaurer d'abord à Teulada avant de partir chercher le camping. Nous nous arrêtons au premier restaurant visible sur les coups de 21h40. Comme dans de nombreux restaurants que nous verrons tout au long des 4 jours, il y a peu de monde et la famille ou les amis proches se restaurent devant la télévision. Nous commandons une spécialité sarde très bonne (je ne me souviens plus du nom) et prenons notre temps pour manger. La note finale s'élève aux alentours de 35€ pour un premier plat, un second plat chacun et une grande bouteille de bière pour deux. Ce qui est convenable, étant satisfait et repus de mon repas. Au moment du départ, je demande mon chemin au jeune serveur qui tente de m'expliquer comment rejoindre la localité. Malheureusement, mon niveau d'italien ne me permet pas de tout saisir et en fin de compte sa mère nous propose de nous y emmener, elle en voiture et nous à sa suite en scooter. Encore une preuve de la gentillesse des sardes.
Après 20 minutes en scooter, transis de froid, nous débouchons sur une route complètement défoncée par des ornières et des nids de poule. Bien que cela ne soit pas du tout son chemin et que la route soit peu pratique, la restauratrice nous emmène devant le camping. Ne sachant comment la remercier tant elle fut gentille, nous nous contentons de répéter "grazie mile" avec de grands sourires sincères. C'est ainsi que nous arrivons à 23h35 devant le fameux camping qui se présente à nous... porte closes ! Je tente d'appeler plusieurs fois, aucune réponse. Je klaxonne, crie, pas de mouvements. Fatigués, firgorifiés, paumés dans un coin perdu à plusieurs bornes de la première ville, nous ne savons pas trop quoi faire. Nous hésitons à faire du camping sauvage vu ce que j'avais entendu sur la manière dont cette pratique était perçue dans la région. Surtout que nous sommes tout près d'un camping. C'est un peu comme si on allait au restaurant avec sa propre nourriture. Néanmoins, l'heure avancée de la nuit nous oblige à opter pour cette solution. L'endroit n'est accessible que par une route très très secondaire qui ne doit pas souvent voir des voitures, et il n'y a qu'une seule habitation en plus du camping. Nous trouvons des buissons qui permettent en partie la tente, que nous montons rapidement, stressés par ce que nous devons faire. Je camoufle tant bien que mal le scooter avec des branchages et finalement à 00h40, je me glisse dans le duvet, pas rassuré du tout. Mon ami est dans le même état que moi, stressé comme tout. La nuit promet d'être mauvaise...
Mercredi 15 Avril:
À 4h du matin, après avoir dormir 2 petites heures, un constat s'impose: nous sommes incapables de nous rendormir. La faute à l'espace confiné de la tente conjugué à nos propres inquiétudes. En conséquence, nous nous faisons stresser l'un et l'autre. C'est la première fois que je fais une telle réaction: il m'est impossible de calmer mon cœur et par conséquent de ralentir ma respiration. À chaque bruit dehors, nous sommes aux aguets prêts à réagir au moindre bruit de voiture. Alors même que nous sommes au milieu de nulle part avec un chemin tout défoncé pour arriver jusqu'à nous. Le risque est donc minime mais la raison n'a pas la force de s'imposer ce jour-là.
À 5h, transis de froid et de peur (on ne fait pas les fiers), on repars donc direction Teulada pour décider de la suite de notre voyage. Il nous reste à peine deux jours et demi en Sardaigne et deux solutions s'offrent alors à nous: soit nous décidons de rester dans le sud où l'on prendrait notre temps pour bien visiter, ou bien on tente de faire le tour en allant assez vite.
Fatigué physiquement et mentalement par cette nuit-cauchemar, je ne me sens pas trop de prendre une décision dans l'immédiat. J'attends au bord d'une station-service désaffectée que le soleil se lève, vers 7h30 je crois. On opte entretemps pour le tour de la Sardaigne, tout en ayant conscience qu'il ne faudra pas trainasser.
Après s'être trompé de chemin deux fois, on arrive enfin à trouver la bonne direction à la sortie de Teulada pour remonter vers le nord, vers Oristano dans un premier temps. Il est 8h30, cela fdait déjà 4h que nous sommes debouts, le voyage peut commencer.
S'ensuit alors un voyage de toute beauté dans la campagne sarde. Dans une premier temps, nous traversons des paysages montagneux dont la beauté est sublimée par le lever de soleil. Il n'y a toujours personne sur les routes, les virages s'enchainent, la journée est encore devant nous. En bref tout est nickel, ça rattrape tout à fait la nuit que l'on vient de passer. Vers 10h, nous décidons de faire une pause en raison de la fatigue accumulée depuis la veille. Nous prenons alors un petit chemin sur la droite de la route et débouchons sur un petit plateau où se trouve une maison en ruine et une voiture tout défoncée. De là, nous surplombons la vallée.
La scène est tout simplement magique: seuls, sous le soleil de 10h, avec une vue magnifique et des éléments irréels (les sièges de voiture posés dans l'herbe). Après 1h de sieste réconfortante, nous repartons tranquillement vers le nord.
sur les coups de 11h, nous arrivons à Vallermosa, un petit village. Le temps est magnifique, l'endroit est calme et charmant. On s'arrête prendre un soda et une pâtisserie et sommes étonnés du prix si peu élevés (3, 60€ la bouteille de 1L de Coca et 2 croissants italiens).
Après, nous traversons des paysages me rappelant un peu le centre des Etats-Unis (ou l'image qu'on peut avoir des grands espaces américains): de grandes routes droites avec des champs de blé sur les côtés. 13h arrive, la faim et la fatigue nous poussent à faire une pause-déjeuner à Terralba, une petite ville en-dessous d'Oristano. Il fait beau, la place principale est sympathique, mon ami s'accorde même une sieste réparatrice. On repart vers 15h direction Oristano avec un court arrêt à Arborea, une ville créé par Mussolini et dont l'architecture est caractéristique des constructions du Duce. On traverse les plaines fertiles de cette région, puis les marais salants juste avant Oristano.
À Oristano, nous nous baladons dans le centre-ville qui subit alors les rayons du soleil qui tape durement. La visite est très agréable et nous sommes surpris des horaires de certaines boutiques: une librairie ouvre ainsi à partir de 16h30 jusqu'à 20h ! L'architecture est agréable, la ballade est reposante.
On profite de l'arrêt pour réfléchir au logement de la nuit: auberge de jeunesse à Bosa ou camping à Alghero ? Nous optons pour Alghero tout en sachant qu'il faudra alors nous dépêcher pour éviter d'arriver trop en retard.
Vers 17h, nous démarrons direction Bosa où le guide nous promet une plage propre et un coucher de soleil vraiment beau. On quitte les plaines pour revenir à des paysages sur des plateaux. On traverse quelques villages remplis de personnes âgées qui observent l'activité des voitures qui passent. Puis voilà enfin Bosa. Déception quant à la plage tant promise: pour une plage qui devait être la plus propre d'Italie, il y a de nombreux déchets. De même ce soir-là, le coucher de soleil n'est pas aussi époustouflant que prévu. La faute aux nuages qui cachent le soleil descendant.
Bosa ville est une petite ville vraiment agréable en cette fin de journée. Les gens sont dans la rue, déambulent autour de la place principale, les enfants jouent à des jeux de balle. On marche un peu tout autour de cette place, prenant les petites rues du centre, longeant la rivière.
20h sonnent et nous devons repartir vers Alghero pour arriver à temps (cette fois-ci !) au camping. On prend la petite route qui longe la côté. Les paysages magnifiques sont assez rapidement recouverts de l'obscurité de la nuit. Un peu comme un remake de la veille, nous nous retrouvons seuls, dans l'obscurité la plus totale, avec un froid assez mordant. Au fond de moi, je redoute d'arriver trop tard au camping mais ce ne sera pas le cas. On arrive à Alghero vers 21h et quelques et partons de suite à la recherche du camping. Après avoir demandé à quelques personnes, on finit par le trouver. C'est avec soulagement que nous plantons la tente puis partons nous restaurer. De retour vers 23h30, nous nous couchons, contents d'avoir un endroit tranquille où nous reposer. Demain il faudra partir tôt si l'on veut finir ce tour de Sardaigne !
Suite de la 1ère partie qui est ici ; http://voyageforum.com/v.f?post=2424393;#2424393
Sa 14/02
La météo n'étant pas très optimiste pour aujourd'hui, nous décidons d'aller en ville.
Il nous faut 1h30 à bonne allure pour rejoindre Ostersund.
Nous prenons un « raccourci » par une route de glace tracée sur le lac même, à la place du ferry estival.
Nous approchons....
On y est! Il fait -20°C, pas de risque pour la piste!
Il faut respecter une distance de 50 m entre 2 voitures et rouler à moins de 40km/h.
C'est très bruyant de rouler sur la glace!
Nous longeons ensuite le lac de Storsjön où nous avons roulé.
Nous arrivons enfin à Ostersund, 60000 habitants.
C'est samedi, nous faisons quelques boutiques de déco (ah le design scandinave!) puis allons faire un tour sur le lac.
Il y a foule: bien plus de monde que dans les magasins! Est-ce un effet de la crise, l'attrait pour la nature des Suédois ou la conjonction des 2?
La ville a dégagé sur le lac une large piste empruntée par tout un cortège de poussettes,
de familles chaussées de patins, de patineurs tirés par leur chien...
Plus loin, un jardin d'enfant sur la glace, un château-fort.
Il y a un stand où on affûte gratuitement les patins.
Il y a même 2 foyers aménagés pour y faire son petit barbecue
et il y a des gens qui déjeunent là, assis sur la glace : exotique non?
Nous voyons beaucoup de ces petits traîneaux en bois, très épurés.
Ces 2 femmes sont-elles des sami?
Peut-être aussi des immigrées d'Asie centrale, difficile à dire pour mon oeil non exercé?
Il y a une forte immigration en Suède, bien acceptée par la population.
J'ai le souvenir qu'en Norvège il y a plus de 20 ans, je me sentais « petite » en marchant dans la rue, chose inhabituelle pour moi et un peu dérangeante. Rien de tel aujourd'hui, en une génération, les Scandinaves sont devenus « normaux »...
Les 2 femmes brunes ont décidé de faire un tour en traîneau à chiens :
sami nostalgiques d'un temps bientôt révolu ou immigrées qui découvrent une nouvelle culture?
Contrairement aux apparences,
ce chien est très doux.
Celui-là hurle depuis un moment, lui aussi veut se dégourdir les pattes!
Il fait trop chaud dans cette boîte!
En quittant Ostersund, le soleil fait une brève apparition.
Di 15/02
Aujourd'hui, nous allons à la mer!
A Hudiksvall pour être précise.
Il y a 3 h de route, aussi dormirons-nous à l'AJ de Hudiksvall.
Longue route dans ... les arbres et sous les nuages. Le ciel est bien bas.
Nous croisons une foultitude de volvo avec coffre de toit: tout Stockholm part au ski pour les vacances. En nous arrêtant pour déjeuner, on tombe sur un jeune lycéen qui habite à qq dizaines de km de chez nous et est en Suède dans une famille d'accueil pour l'année scolaire. Il est ravi de son séjour et tout content de parler français, avec - déjà- un accent!
Nous découvrons enfin la baie de Hudiksvall, entièrement prise par les glaces.
3 pêcheurs sont-là depuis 7 h du matin.
Certes il ne fait que -7°C mais l'air humide de la mer les rend plus difficiles à supporter que les -20°C de l'intérieur.
Ils sont contents d'avoir un peu de visite! Ils ont pris chacun en tout environ 1 petit kilo de poisson.
Ils nous font essayer leur « drill », nécessaire pour faire un trou dans la glace de 40 cm d'épaisseur.
Pas facile, il faut du muscle,
à moins d'utiliser la perceuse à moteur!
Ils nous expliquent que pour voir la mer libre il faut sortir de la baie et aller vers Hölick.
30 km dans ... les arbres.
Voilà la mer, brrr...
L'entrée du petit port est rendue inaccessible par la glace.
En roulant vers l'AJ, les enfants s'écrient : là! Une biche! Je pile! Enfin, façon de parler sur une route enneigée, disons que je m'arrête 200 m plus loin, avant de faire marche arrière)
Elle attend patiemment que je change d'objectif et s'enfuit quelques instants plus tard pour disparaître dans les arbres.
Je comprends maintenant pourquoi de nombreuses voitures sont équipées de phares longue portée. Je trouvais ça disons « original » pour ne pas dire un peu « beauf » sur de bourgeoises Volvo.
En fait l'état des routes et les distances de freinage rendent nécessaires une vision beaucoup plus lointaine que sur une route sèche, afin d'avoir le temps de réagir.
Il y a d'ailleurs de nombreux accidents causés principalement par les élans qui traversent sans regarder!
Encore un petit tour sur la mer gelée pour profiter d'un fugace passage du soleil sous les nuages.
La neige est rose.
Tout est rose!
Nous arrivons enfin à l'AJ, plus « normale » que la 1ère. Forcément on est déçu. Bah, on ne restera qu'une nuit! Cette fois on est 6 en tout (avec nous 4)!
Lu 16/02
Le temps est toujours couvert.
Aujourd'hui nous partons visiter le village de Kuggörarna, toujours dans la presqu'îlede Hornslandet.
C'est un village de pêcheur dont le port est entièrement pris dans les glaces.
On peut donc s'y promener à ski.
Les suédois aiment leur nature.
On voit partout des maisons à oiseaux, des graines de toutes sortes.
Faire son bois n'est pas une mince affaire quand il en faut pour tenir tout l'hiver.
Autant être bien équipé.
Les bateaux devront attendre le printemps avant de se dégourdir les membrures.
Du côté du large, seule la berge est gelée
et le ressac forme de jolis stalactites.
Après avoir retraversé la Suède (dans sa largeur!) nous retrouvons avec plaisir notre douillet chalet où Christoph, prévenu de notre retour, a allumé un bon feu.
Ma 17/02
Après 3 jours de temps couvert, revoilà le soleil.
Nous en profitons pour faire une petite balade matinale autour du Angelicasjön.
Il a neigé durant la nuit et la neige est très légère!
Nous filons ensuite à Ostersund récupérer Fred à l'aéroport.
Je profite des dernières heures de soleil (selon la météo) pour photographier quelques jolies maisons.
Le voyage lui a pris la journée : TGV jusqu'à Paris, vol Paris Stockholm puis vers Ostersund.
Avec ce temps couvert, il ne fait que -10°C. Pour un nancéien, ça va.
Me 18/02
Il neige à gros flocons! Inutile d'aller dans les montagnes, on serait dans les nuages.
Il y a tout près du chalet un vieux village qui me fait envie à chaque fois qu'on passe devant.
C'est le moment de faire un saut de 250 ans en arrière.
La neige est très profonde et il a pas mal neigé cette nuit.
A 2 reprises nous entendons un wrouff assez sourd et finissons pas comprendre que c'est le bruit de la couche de neige récemment tombée qui se tasse. Bizarre, je n'avais jamais entendu parler d'un tel phénomène.
Même avec les skis on s'enfonce parfois vraiment profondément dans la poudreuse. Faire la trace n'est pas de tout repos!
Ça donne soif!
Finalement cette neige est la bienvenue car il eût été dommage de venir jusqu'ici sans en avoir au moins un peu!
On en rigole d'autant plus
qu'un douillet chalet nous attend.
A l'époque ce devait être un peu différent...
Les enfants décident de rentrer à ski par la route et en les dépassant j'ai trop serré à droite et roulé à côté de la route( le chasse neige avait dégagé plus large que la route, je ne me suis pas méfiée)
Après avoir un peu creusé, nous mettons les chaînes et nous sortons de là sans trop de mal.
Je 19/02
Il neige encore mais moins fort.
En route vers la montagne ( bon... toujours la même, comme disent les enfants...)
Agréable atmosphère avec la neige et le soleil en même temps.
La descente est assez mouvementée avec toute cette neige fraîche qui camoufle de vieilles congères...
L'après-midi est consacrée à une visite au wildkafé à Asarna qui propose tout un attirail d'objets +/- « typiques ». On craque pour une peau de renne, définitivement adoptée par nos chats après quelques jours d'étude circonspecte.
Ve 20/02
Lever 4h, départ 5h.
Nous devons être au ferry à Göteborg à 18h au plus tard.
Via Michelin annonce presque 11h de route et avec toute cette neige...
Atmosphère féérique en partant dans la nuit.
Tout est feutré car il a encore neigé.
Une perdrix des neiges s'envole à notre passage à quelques mètres du chalet.
A cette heure indue, la route n'est pas dégagée et on commence par 300 km dans 10 cm de poudreuse, dans de grands schlourfs comme si on roulait dans de l'eau.
Quand on croise un camion, on est presque obligé de s'arrêter à cause du nuage de poudreuse qui l'escorte.
On est content de savoir que « normalement » les élans ont migré plus au sud où il y a moins de neige.
On serre un peu les fesses d'autant que Fred, la veille a fait un « tout droit » dans un virage.
Heureusement à petite vitesse.
Heureusement, percevant l'enthousiasme exagéré de Fred au volant, j'avais vérifié que les enfants avaient leur ceinture. Marion est déçue que les airbags ne se soient pas déclenchés, pour voir comment ça fait.
Bref, on a planté l'avant dans un mur de neige poudreuse, sans dégât. Deux minutes après l'incident, un 1er 4X4 s'arrête, sort une sangle, 30 sec plus tard, un autre 4X4 s'arrête et nous tire de là en un clin d'oeil. Bref, même pas le temps de faire une photo de « l'exploit »
Un partout!
4 pneus neige sont obligatoires en hiver pour les Suédois et ils sont souvent cloutés en plus. C'est mieux!
Après des centaines de km dans les arbres, nous arrivons enfin au bateau dans les temps.
Au lit!
Sa 20/02
Nous arrivons à Kiel dans le brouillard.
Plus que 800 km, on est presque à la maison...
CONCLUSION
Trop plat...... Trop d'arbres....
Je le savais pourtant mais j'avais l'espoir d'aciduler la saveur de ce pays par quelques virées en char à glace et la contemplation des aurores.
Le fait d'être sédentaire (sans camping-car) diminue beaucoup les opportunités de se balader dans des endroits différents chaque jour et vu les distances, la monotonie des paysages, on a vite l'impression de toujours faire un peu les mêmes balades..
Pourtant on s'est senti à l'aise en Suède, on se verrait bien y vivre - pourquoi pas? (à condition de pouvoir s'en échapper souvent)
La vie semble y être simple, sans complications, proche de la nature sans se priver des dernières technologies.
Mais 'y a pas à tortiller, les paysages suédois n'arrivent pas à la cheville de ceux de la Norvège!
J’ai voulu vous donner quelques informations sur un petit voyage que j’ai effectué avec deux amis en Italie. Successivement à Venise et à Rome, deux destinations touristiques valant vraiment le déplacement.
I/ Transport
Nous avons choisi la compagnie Myair (http://www.myair.com/docs/cust/fr/index.shtml). A la lecture de divers posts, l’idée de partir sur cette compagnie ne nous enchantait guère. Retards ou annulations de vol semblaient en effet fréquents.
Nous sommes partis de Bordeaux pour rejoindre Venise en deux heures environ. L’aller comme le retour s’est très bien passé. Rien à redire. Personnel sympathique et prestations de qualité. Notre expérience positive nuance donc profondément ces critiques.
Notez bien que les prix affichés sur le site ne comprennent ni les taxes d’aéroport, ni les taxes de bagages, ni les frais de paiement par CB.
A titre d’exemple, mon vol A/R Bordeaux Venise était affiché à 89, 98 euros. J’ai dû rajouter 55, 95 euros de taxes. 18 euros de bagages (soit 9 euros par voyage) et 10 euros de frais de CB (soit 5 euros par voyage). Le total m’est revenu à 173, 93 euros. Soit environ le double. Pensez donc à cela pour calculer votre budget transport.
II/ Venise
1.L’aéroport de Venise
Nous sommes arrivés à l’aéroport Marco Polo (c’est le seul aéroport à Venise) à 22 heures. Dans le hall d’accueil vous pouvez acheter vos billets de bus au stand ATVO et ACTV (pour cette dernière compagnie, le stand est celui de l’information touristique) ainsi que les fameuses Venice Card, dont je vous reparlerai plus tard. Plusieurs lignes de bus desservent Venise. Je ne connais que la ligne 5. Pour les horaires vous pouvez vous renseigner directement sur le site d’ACTV (http://www.actv.it/english/home.php) ou ATVO (http://www.atvo.it/index.php?lang=en).
Les lignes ACTV me semble être les lignes les plus répandues. Les vaporetto étant gérés par cette compagnie.
Vous pouvez aussi vous rendre à Venise par l’eau (l’aéroport a les pieds dans la lagune). Pour ce faire, vous pouvez utiliser la compagnie Alilaguna (http://www.alilaguna.it/). Il s’agit d’une compagnie privée ne proposant pas bien sûr les mêmes tarifs (une quinzaine d’euros je crois), pour un service identique.
Les arrêts de bus de l’aéroport se trouvent juste devant l’aéroport. Ils vous tendront les bras.
L’aéroport est très propre, fonctionnel, les indications sont claires. L’inflation touristique de la Venise doit en être pour quelque chose.
Vous mettrez environ une demi-heure pour rejoindre la Piazzale Roma, terminus de toutes les lignes de bus se rendant à Venise. L’embarcadère pour les Vaparetto se trouve à 20 mètres. Vous ne pourrez, là aussi, pas le manquer.
Si vous arrivez par le train, c’est encore plus simple. Une fois sortit de la gare, les vaporetto, les ponts, les canaux, les gondoles, la vie vénitienne s’offriront à vos yeux ébahis. La vue de la gare est magique. Prenez le train rien que pour cela. Le quartier de la gare est très animé et sympathique (rien à voir avec le quartier des gares françaises, souvent glauque et peu fréquentable la nuit).
D’ailleurs, question sécurité vous ne risquerez rien à Venise. Bien entendu, comme dans toute ville, faites attention à vos biens personnels et aux mains baladeuses.
2.Les transports à Venise
La première chose à faire avant de partir à Venise est de se procurer un plan de la ville et un plan des transports en commun. Pour ce dernier aller voir sur le site hellovenezia. (http://www.hellovenezia.com/jspvenezia/htmlincludes/pdf/muoversi.pdf). A Venise nous n’avons pu trouver de cartes de transport aussi bien aux guichets qu’au bureau d’information touristique. Essayez donc de réunir les infos avant votre départ. Les guides touristiques sont aussi très utiles de ce point de vue là.
En revanche une carte de Venise (et une mini carte des transports) vous est fourni avec votre Venice Card.
Nous avons choisi cette possibilité car comme nous restions 6 jours à Venise et devions prendre le bateau chaque jour jusqu’à Punta Sabioni. Cette « précieuse » vous permet de plus de snober discrètement l’interminable queue du palais des doges. Un régal. Deux cartes sont disponibles (orange et bleu), avec ou sans option toilette. La carte orange donne accès au transport et à certains musées. La carte bleue ne donne quant à elle droit qu’au transport.
Vous pouvez acheter cette carte dans le hall de l’aéroport (le stand ferme à 22 heures 45), à l’office de tourisme, ou pour notre part, à l’accueil de notre camping. Chose intéressante, vous pouvez l’acheter en ligne moyennant une intéressante réduction de quelques 25 % et retirer ensuite votre carte dans un office de tourisme, me semble-t-il, une fois à Venise. Pour plus d’infos, retour sur http://www.hellovenezia.com/jsp/en/venicecard/index.jsp
Vu le prix du billet à l’unité pour le vaporetto (6, 50 euros le billet d’une heure), il va sans dire qu’un abonnement vaut tout de suite le coup si vous comptez prendre le bateau.
Des billets de 12 heures à 48 heures sont ainsi disponibles dans les stations ACTV (peut-être aussi aux offices de tourisme…)
12 heures : 14 euros
24 heures : 16 euros
36 heures : 21 euros
48 heures : 26 euros
72 heures : 31 euros
Si vous logez sur Venise, cette option n’est pas forcément nécessaire, tout dépendra de votre forme physique. Utiliser le vaporetto est tout de même une expérience peu commune. Cela permet de se reposer, prendre l’air, faire un tour complet de Venise et visiter les autres îles telles que Murano, Burano et Torcello. Cela fait du bien après quelques heures de marche.
Ne vous fiez pas au guichet d’ACTV affichant le tarif vaporetto et non celui du bus. Ce prix est en effet un rien dissuasif si vous souhaitez vous rendre seulement à Mestre. Nous avons ainsi payé 1 euro 10 par personne pour nous rendre en bus de Piazzale Roma à l’aéroport…Un petit conseil, à Piazzale Roma (le terminus des bus), plusieurs guichets se trouvent à l’intérieur d’un bâtiment, devant l’unique guichet extérieur. Allez-y, cela vous évitera de faire la queue.
3. Le logement à Venise
Nous n’avons pas pris le temps de comparer les tarifs offerts par les hôteliers vénitiens. Ceux-ci nous paraissant éloignés de notre budget. Les divers avis recueillis de ci-de là nous ont poussés vers l’option camping. Nous avons ainsi choisi de loger à Punta Sabbioni, cette presqu’île située au Nord de Venise. En bateau de la place St Marc il vous en faudra 45 minutes. Vous trouverez un départ toutes les demi-heures jusqu’à 20 heures 15, puis un départ par heure jusqu’à minuit 28. A votre arrivée à Punta Sabbionni, les lignes de bus ATVO prennent le relais pour vous emmener sur la route (Via Fausta) donnant accès aux nombreux campings du « litorale del cavalino », cette bande de sable de la mer Adriatique. Le timing entre le ferry et les bus est parfait. Même si vous prenez votre bateau de la place St Marc à 23 heures, un bus vous attendra à 23 heures 45 à Punta Sabbioni pour vous emmener à votre camping.
Nous avons choisi le Camping Miramare (http://www.camping-miramare.it/index-fr.htm), , un camping deux étoiles situé à 700 mètres de l’embarcadère, soit 10 minutes à pied. Des navettes gratuites vous emmènent jusqu’au camping ou jusqu’à l’embarcadère 10 minutes avant le départ (ou après l’arrivée), sauf la nuit. La navette se prend devant le camping. Le camping ne donnant pas sur la mer, ce même bus vous y emmène en 2 minutes, dans l’autre sens.
Ce camping fut une agréable surprise. Nous l’avons choisi au hasard après avoir essayé de réserver au camping Rialto et au camping Venezia, tous les deux à Mestre.
Petit aparté. Nous déconseillons fortement le camping Rialto. Nous avons en effet logé dans ce camping pour notre dernière nuit à Venise et pour des questions pratiques, le camping se trouvant sur la ligne de bus menant à l’aéroport. Tout d’abord, leur principe de réservation est quelque peu obsolète. Il vous faut en effet envoyer un fax avec vos dates de réservation. Une réponse vous est donnée dans les 48 heures par fax également. Si vous n’avez pas de fax, cela complique donc l’affaire. Nous avons essayé de les joindre au téléphone, téléphone et fax partageant la même ligne, des interférences nous obligeaient à interrompre la conversation pour la reprendre plus tard et rappeler à nos frais.
De plus, seul le patron parle le français, ce qui complique encore plus l’affaire. Concernant le camping en lui-même, les sanitaires sont minables (cafards, évier bouché...), l’ambiance inexistante, le bruit de la route menant à l’aéroport est gênant, la propreté des draps et du mobil-home en général laissant fortement à désirer.
Bref, de ce côté de Mestre, je crois que le camping Venezia offre une meilleure alternative, même si nous n’y pas sommes allés. En tout cas, çà ne peut pas être pire. Seul point positif à tous les deux, ils se trouvent à 10 minutes de la Piazzale Roma.
Mestre est la grande ville à la sortie de Venise. Vous y trouverez aussi de nombreux hôtels. Mais je n’ai aucune information sur le sujet.
Le camping Miramare est certes plus éloigné mais le trajet en bateau est dépaysant (arrêt au Lido, arrivée sur Venise) et relaxant. Le camping Miramare propose divers bungalows avec ou sans sanitaires. Nous avons choisi le Legno 4 places avec cuisine, sanitaires extérieurs, terrasse, coins rangements, et 2 lits superposés. Ce bungalow est avant tout fonctionnel (cuisine, frigo et ustensiles) mais n’invite pas à y passer des heures tant sa surface est réduite.
Les sanitaires extérieurs (avec sonorisation musicale je vous pris) sont très propres. L’accueil est remarquable : plusieurs langues parlées, informations touristiques remises aux vacanciers, petit supermarché (quoique cher), babyfoot, jeux vidéos, tennis de table, plusieurs restaurants à côté de l’embarcadère et deux près du camping Miramare… Que du bonheur !
Nous ne pouvons que recommander ce camping aux vacanciers que vous êtes.
Les ferry vous menant à Punta Sabbioni sont gérés par ACTV. Il est donc nécessaire d’acheter un pass ou la Venice Card si vous souhaitez séjourner à Punta Sabbioni. Si vous arrivez à l’aéroport en fin de soirée (22 heures), il vous faudra prendre un bus ATVO pour rejoindre Punta Sabbioni (Il s’agit de la ligne 3 « linee per il mare », dont le dernier bus part à 23 heures 12 pour Punta Sabbioni et met 1 heures 30 avec un changement au Lido di Jesolo).
Nous nous sommes également promenés sur l’île de Guidecca. Sans grand intérêt selon moi, à part sa localisation privilégiée par rapport à Venise. L’auberge de jeunesse se trouve sur cette île, au bord de la lagune, en face de Venise. Vous serez en 10 minutes à Venise par la liaison ACTV. Un avantage très intéressant.
Concernant le fameux camping Fusina (http://www.camping-fusina.com/), dont les avis sont partagés, je ne peux qu’apporter ma vision extérieure du site, vu de l’eau. Ce camping est situé sur une zone industrielle. Pas très romantique tout çà. Les cheminées des usines vous serviront d’arbres, du moins en imagination.
4. A Venise
Que dire de Venise à part ceci : Allez y ! Je ne pensais pas tomber autant sous le charme de cette ville surprenante, sans commune mesure. De l’eau, des canaux, des petits ponts, des places. Le calme.
Car du calme il y en a, si vous décidez de quitter la place St Marc. Des rues désertes même au mois d’août, et ceci pendant des heures.
Venise demande du temps. Avant d’y aller je croyais que trois jours seraient suffisants. Je me trompais. Il existe en effet plusieurs quartiers aux architectures différentes. J’ai particulièrement aimé le « Cannaregio », avec son quartier juif (le ghetto), mais aussi le « San Polo ». Deux quartiers dont vous pouvez commencer l’exploration à la sortie de la gare. J’ai aimé me perdre, revenir sur mes pas, flâner, me laisser surprendre par cette ruelle, ce cul de sac, à divers moments de la journée.
Venise est une ville que l’on découvre plus que l’on visite (nous le verrons plus tard, Rome m’a laissé le sentiment contraire). Cette découverte a été tellement permanente que nous avons même « oublié » de nous servir de notre Venice Card pour visiter les monuments. Ce sera certainement pour une prochaine fois. Surtout, allez voir Burano et ses maisons colorées ainsi que Murano, beaucoup plus commerçante et étendue. Il suffit pourtant, comme partout ailleurs d’ailleurs, de vous éloigner des boutiques vendant le fameux verre de Murano, pour découvrir nombre de richesses architecturales.
A Venise, vous pouvez soit acheter le billet au guichet ou bien auprès des automates de la gare.
Il nous en a coûté 106, 20 euros pour un aller-retour. A noter bien sûr qu’en vous prenant le plus tôt possible des réductions sont possibles. Le tarif Amica est intéressant puisqu’il vous offre quelques 20 % de réduction sur votre billet. Ce tarif est accordé sur un nombre limité de places. Les billets sont échangeables et remboursables avant le départ moyennant une taxe à hauteur de 20 % du prix de votre billet. Vous pouvez sélectionner ce tarif sur les bornes automatiques.
Pour plus d’informations sur le tarif Amica : http://www.trenitalia.com/cms/v/index.jsp?vgnextoid=515ccb21e370b110VgnVCM1000003f16f90aRCRD#6
Nous avons effectué notre voyage dans un Eurostar italien (et non pas anglais) de très grand confort. Une voiture bar/restaurant est disponible.
Vous rencontrerez des paysages montagneux et notamment en Toscane. Votre train s’arrête à Florence, situé à mi-chemin environ.
A Rome, vous arriverez à la gare Termini, où vous pourrez prendre les billets de métro au sous-sol ou bien le bus en sortant de la gare.
IV/ ROME
L’arrivée sur Rome est un peu moins glamour que celle de Venise. Des bus est des métros plutôt que des Vaporetto, çà change.
Nous avons été surpris des faibles distances séparant les principaux sites touristiques de Rome, ne nécessitant pas dès lors, et contrairement à Venise, un pass transport.
Il faut dire aussi que le réseau de transport public est faiblement développé. Seules deux lignes de métro en effet, quelques lignes de tramway et des autobus bien sûr.
Nous avons tout de même acheté un Rome Pass à 20 euros pour 3 jours, donnant accès à certains monuments ainsi qu’aux transports en commun (peu utile comme je l’ai déjà dit).
Pour plus d’infos : http://www.romapass.it/?l=en
Vous pourrez également louez des « Velib’ » romain, mais beaucoup moins développés qu’en France.
Nous logions dans le quartier Trastevere. Pour un bon marcheur et sous réserve d’une bonne planification de vos déplacements la marche à pied se révèle être le meilleur pour découvrir Rome, ou plutôt les sites centraux.
Je ne peux en effet pas croire que le Panthéon, la fontaine de Trevi (magnifique !), la place St Marc, Le Castel Sant’ Angelo, la Piazza Navona, la Piazza del Popolo, la villa medicis, la villa Borghese, le forum, le colisée et le mont palatin, soient les uniques centres d’intérêt.
Ou bien alors, Rome a construit sa renommée sur un passé qui n’existe plus, sur des pierres qui n’ont aucun sens. Du moins pour moi.
Il est vrai qu’au mois d’août, la ville est calme, Paris tout autant d’ailleurs. Les romains s’en étant allés au bord de mer, j’y ai trouvé une ville endormie, remplie de touristes, où les pierres parlaient à la place des vivants. Où est l’Italie que j’attendais, grouillante, vivante. Où sont les agapes fraternelles sur des tables trop étroites ? Rome, ville ouverte ou ville musée ?
Saison touristique, lieux touristiques, souvenirs vénitiens contrastant avec la ville…la partie était mal engagée. Je reviendrai à Rome c’est sûr. Pas au mois d’Août c’est sûr également.
Côté Vatican et surtout basilique St Pierre, pensez à porter des vêtements vous couvrant l’essentiel du corps (bermudas longs autorisés pour les hommes). Des vigils vérifient la conformité de votre tenue au regard des normes instaurées par le St-Père. Pourquoi tant de simulacre alors que la basilique ou le musée regorge de corps à moitié nus ? Une belle hypocrisie.
Côté Colisée, deux files d’attente : l’une pour les personnes munis de tickets. Une file interminable. Et les autres. Nous vous conseillons vivement de commencer votre visite par le mont Palatin. En effet, le ticket d’entrée inclut trois sites : le mont Palatin, le forum romain (dans la même enceinte) et le colisée (il faut ressortir). La file d’attente au mont Palatin est beaucoup moins importante qu’au Colisée, vous gagnerez alors un temps précieux.
Le mont Palatin fait partie du site archéologique du Forum Romain. Je vous conseille vivement de vous munir d’un guide audio (ou un vrai guide si vous le pouvez) afin d’y comprendre quelque chose dans toutes ses pierres. Il n’y a en effet que très peu d’indications, ce qui m’a laissé un sentiment de vide tant j’avais l’impression de passé à côté de l’Histoire.
Côté Panthéon . Entrée gratuite. A voir.
Côté églises. Même si vous n’êtes pas croyant, de nombreuses églises regorgent d’œuvre d’art (à Venise aussi d’ailleurs). Franchissez la porte. C’est aussi un bon moyen pour s’asseoir et méditer.
Côté Parc de la Villa borghese (http://www.romabeniculturali.it/villeparchi/239/343/351/schedabase.asp). De nombreux palais, musées vous invitent à la découverte. Sur les hauteurs de Rome, au pied de la piazza del Popolo (où vous pouvez d’ailleurs loué le fameux Segway de la série Arrested Development), les grands espaces verts s’offrent à vous pour un dimanche après-midi de farniente.
1. Logement à Rome
De nombreux hôtels pour voyageurs à petits budgets se sont installés non loin de la gare centrale de Termini. Nous avons préféré sortir de ce quartier et nous rendre dans le quartier du Trastevere. Un quartier autrefois populaire sentant bon la récupération commerciale faussement authentique.
Je vous recommande de surfer sur le site rome30 (http://www.rome30.com/fr/) proposant des solutions d’hébergement sur Rome.
Un appartement de 200 m2. Un immense salon. Un accès gratuit à internet. Une très belle cuisine collective où vous pouvez stocker votre nourriture. Salle de bain. Chambre. Le tout d’une propreté irréprochable.
Mauro et Tadeusz ont monté cette affaire il y a peu et se donnent corps et âmes pour vous faciliter votre séjour à Rome. Mauro parle parfaitement l’anglais et avec volubilité. Son sens de l’accueil, son dynamisme nous a conquis. Bravo Mauro et Tadeusz ! Une équipe qui gagne.
De l’appartement vous serez à quelques centaines de mètres du Trastevere, quartier très animé le soir, mais selon moi, en voie de récupération par l’élite Bobo. Je n’y ai pas trouvé l’authenticité que j’étais venu y chercher. Mais peut-être m’y suis-je mal pris.
V/ Pratique
Nous n’avons pas vraiment souffert de la chaleur. Avec 30 degrés de moyenne, il est sûr qu’une sieste s’imposait entre midi et 15 heures. La période entre 11 heures et 16 heures et particulièrement chaude et limite les longs déplacements. A Venise, je vous conseille de vous étendre sur les longues pelouses parsemées de pin à l’arrêt Giardini et situé à seulement trois arrêts de la place St Marc. L’endroit donne sur l’eau, il y a des bancs et surtout de l’ombre et du calme pour piquer un petit somme.
Vous avez soif. No problemo. A Venise, des fontaines d’eau potable fraîches abondent aux coins des rues. Je vous conseille de vous munir d’une gourde d’un litre et de la remplir progressivement au fur et à mesure de vos besoins et déplacements.
Qu’il est bon de savourer une, deux ou trois boules de glace, assis sur les bords de l’eau. Ne vous gênez pas car cette gourmandise vous en coûtera plus à votre ventre qu’à votre tirelire. 1 euro la glace simple, même en temps de crise, çà va ! Mais attention, les glaces ne sont pas servies à la boule, comme en France, mais à la tranche. En clair, vous aurez de quoi faire.
Je ne peux que vous recommander, si ce n’est vous ordonner de goûter aux glaces « Giolitti ». Un glacier sur la place depuis plus d’un siècle, entre le Panthéon et la fontaine de Trevi et dont les glaces sont ir-ré-sis-ti-bles ! Pour vous en convaincre, lancez la vidéo sur http://www.giolitti.it/english/home.html
On ne peut pas dire que Venise soit adaptée aux personnes à mobilité réduite ni aux enfants en poussette. Quelques ponts pourtant bénéficient d’une rampe d’accès automatisée prévue à cet effet, mais ils ne sont pas nombreux. Peut-être existe-t-il une carte recensant ces fameux ponts. Je n’en sais pas plus.
Vous avez la possibilité de vous restaurer au musée du Vatican soit en emportant votre propre nourriture, soit en consommant dans l’un des restaurants/snacks du musée.
La chapelle Sixtine se trouve à la fin du parcours religieux du musée du Vatican. Soyez donc, très, très patient, si de plus, comme moi, la vue de milliers d’anges et de vierges vous laissent pantois.
Côté restauration, les pizzas sont aux alentours de 7 euros. Rajoutez 2 euros à l’addition pour chaque couvert (le coperto). Notez que les plats italiens (en tout cas dans les endroits touristiques) sont peu copieux. Pour faire un vrai repas, vous devrez consommer plusieurs « piatti ». Sur Rome, je vous conseille une petite pizzeria qui ne paye pas de mine, dans le quartier du Trastevere, rue « vicolo del bologna ». Il s’agit de « Dar Poeta » . Les tables sont simples, les plats aussi. La qualité est très bonne. La file d’attente de Romains connaissant l’endroit au dehors en témoigne.
Si vous souhaitez loger à Murano. Un petit hôtel non loin de l’embarcadère le Faro m’a l’air bien sympathique : hôtel « Al Soffiador », Viale Bressagio, 11, Murano. (info@venicehotel.it ou www.venicehotel.it)
A Venise, si vous souhaitez faire souffrir votre pire ennemi, donnez lui rendez- vous au restaurant « La Rivetta », San Polo, 1479. Un cadre sympathique pour une nourriture immonde et chère. Je n’ai jamais mangé une pizza aussi sèche. En somme, du Picard, en mille fois pire.
En espérant que ces infos vous donnent l’envie de découvrir ce magnifique pays. N’hésitez pas à me contacter si vous souhaitez d’autres informations pratiques, je ne manquerai pas de vous répondre.
Mes vacances à Venise remontent un peu (mars 2002) mais j'en garde un super souvenir. C'est une ville dont le nom est magique, déjà c'est important !
Et en plus il ya énormément de choses à voir et à faire. J'y suis resté une semaine sans tout voir, mon mari y est allé 3 fois et nous n'avons pas vu les mêmes choses !
Voici les conseils que je peux donner.
J'ai logé à Venise dans un petit hotel pres de la place St Marc, et j'ai vraiment apprecié ! Pouvoir se balader dans les rues de Venise, le soir, quand elles sont desertées, c'est autre chose qu'en journée quand il y a plein de touristes, et aussi très agreable.
En ce qui concerne les visites, voici ce que j'ai aimé :
Quartier est de Venise (le Castello) c'est super calme et très sympa, il n'y a pas trop de touristes et ça fait du bien pour commencer les vacances. En plus il faisait super beau !
L'église Santi Giovani e Paolo avec la statue du condotierre (magnifique cette eglise, et s'arréter prendre una spremuta di arancia à la terrasse d'un café pour voir la couleur de l'église changer avec lla luminosité est très agréable aussi)
Quartier ouest de Venise (Sante Croce e San Polo) on est passé par le pont du Rialto, et ensuite on s'est baladé dans les petites ruelles.
La journée que j'ai passé dans les îles (Burano, Torcello et Murano) m'a enchanté ! Burano est une ile toute en couleur et très agréable à visiter si on attend 10 minutes que les autres touristes du vaporetto parte plus loin. L'église de Torcello est vraiment magnifique, une des plus belles que j'ai vue, la mosaique d'or à l'interieur est sublime.
La Basilique San Marco est d'une slendeur sans comparaison ! Je n'en dis pas plus : je ne m'attendais à rien de particulier et j'ai été éblouie par l'interieur, tout particulierement quand une certaine lumière éclaire les mosaique (en fin de matinée).
Sur la Place Saint Marc, n'oubliez pas de monter en haut du Campanile, vous aurez une vue magnifique !
Pour la visite du Palais des Doges je conseille la visite des "itinéraires secrets". Il faut reserver et ce sont des visites guidées en français (ou autre langue) limité à une 20aine de personnes. On y découvre les prisons, les salles où toutes les affaires de la république de Venise étaient gérées, et les celulles de Casanova. Très interressant. On passe même à l'intérieur du Pont des Soupirs !
La meilleure pizzeria qu'on ait trouvée se situe dans le Castello, non loin de la via Garibaldi. Il s'agit de la Trattoria Dai TOSA (985 - 986 seco Marina, dans le Castello). Les pizza calzone y sont succulentes !! En fait, c'est très calme le dimanche, mais en semaine tous les ouvriers du coin s'en servent comme cantine, ça change des restaurants pour touristes.
Pour d'autres restos à Venise et Mestre, en voici une belle liste créée par amade en fouillant sur le forum.
Toutes les visites que j'ai fait, je les ai fait par mes propres moyens. Prendre son temps, et se ballader tranquilement dans la ville, rien que ça c'est super agréable à Venise...
Si on, y reste plus longtemps qu'un weekend, je conseille de visiter les "incontournables" (place Saint Marc, basilique...) plutot en semaine, et le weekend aller plutot dans des coin moins touristiques, comme le Castello par exemple.
A oui, j'oubliais. Pour préparer mon voyage, et sur place pour les visites, j'ai utilisé le guide VOIR de Hachete, qui est très bien fait, plein d'idée d'itinéraires dans la ville, pas mal de plan et d'illustration.
Et dernier point, ne pas oublier tous les jours de manger des gelati, elles sont trop bonnes en Italie !
Je n'étais pas préparée à ça.J'avais lu sur différents sites que Dublin était une petite capitale qu'on parcourt facilement à pied.
Pour commencer, en descendant de l'avion, je me vois confier sans aucune explication une Clio de location et un vague plan de Dublin en format A4.
Heureusement, j'avais pris la précaution d'acheter sur internet 2 plans de Dublin grand format, l'un d'eux détaille toutes les rues de banlieue mais pas question de le déplier en voiture, il vaut mieux l'ouvrir sur un lit de 140.
Grâce à mon excellent copilote, nous trouvons le chemin pour aller à notre Bed and Breakfats à peu près à mi chemin entre l'aéroport et le centre. Plus d'une heure de trajet pour moins de 10 km avec une circulation intense et des centaines de bus à étage .Là je comprends tout de suite que Dublin n'est pas vraiment une petite capitale qu'on parcourt facilement à pied.
La circulation à gauche, c'est une épreuve de tous les instants, on n'a plus ses réflexes .Et, en même temps, il faut lire des panneaux en anglais. Pour se garer, c'est à chaque fois en touchant le trottoir .Heureusement, le stationnement était facile devant le Bed and Breakfast. Une fois installées, nous ne sommes pas déçues .L'établissement s'appelle Annagh House, Clontarf Road, Dublin 3. Nous avons une jolie chambre "ensuite " avec vue sur mer.
Le lendemain, départ en voiture pour Dublin 4, qui n'est pas à côté de Dublin 3, pour visiter le logement où l'une de nous doit s'installer pour 2 mois .Là, je suis très impressionnée par ces voitures garées le long du trottoir avec un cône orange sous chaque pneu pour ne pas se faire frotter leurs carrosseries .Les rues sont très étroites, les Irlandais adorent les maions individuelles et chaque famille a 2 voitures et pas de place à les garer.
Le retour s'effectue à la nuit tombée et nous prenons un peu peur car on ne peut pas bien lire la carte dans le noir.On ne voit pas bien, les piétons qui tentent de traverser la route en courant (un vrai problème à Dublin) mais il ya moins de bus . Pour une petite capitale, je trouve ça très étendu.
Conclusion, le lendemain, nous prenons le bus .Et je rêve de bus pendant plusieurs nuits car ils se frôlent à quelques centimètres .Heureusement, on ne roule pas vite à Dublin, ça compense.
Ma recommandation, surtout pas de voiture de location pour un séjour à Dublin si on n'est pas un habitué de la conduite à gauche. Et traverser la capitale à pied : cette idée a fait dresser les cheveux sur la tête à la logeuse de Dublin 4.
J'ai un très bon souvenir des lieux visités, de l'ambiance et de l'accueil et de la jolie vue depuis le Bed and Breakfast. Pas de la conduite à gauche. Notre programme : louer un logement à Dublin, visiter le centre avec le programme du bus découvert (hop on, hop off), Glendalough au sud de Dublin, la plage de Portmarnock au nord, la peninsule de Howth et Bull Island, non loin du Bed and Breakfast, Malalhide castle, Drogheda et non loin de là Newgrange, site préhistorique, retour à Dublin tous les soirs.
Salamanque est une ville de 160 000 habitants environ, au nord ouest de l'Espagne, non loin du Portugal .J'y ai passé 10 jours en automne et c'était un enchantement malgré la météo qui nous a fait passer du grand soleil avec 20 degrés à la neige en quelques jours . J'étais hébergée dans un studio au centre ville, proposé par la propriétaire d'une pension.C'était dans la "zona monumental" dans le secteur piéton .Parfait pour moi car je n'avais pas de voiture.
Depuis le studio, on accèdait à tous les monuments à pied, on allait au supermarché Carrefour express à pied, faire du shopping dans la Calle Toro à pied, au cinéma à pied, sur la plazza mayor à pied, au Rio Tormes à pied, à la gare Renfe ou à la gare routière à pied. J'ai donc visité les 2 cathédrales et leurs tours, la casa de las conchas, les 2 universités, le couvent de las duenas et celui de San Esteban, le musée d'art nouveau (casa lis) et arpenté la ville en long et en large en prenant des centaines de photos à toutes les heures du jour et de la nuit.J'étais émue tellement c'était beau .
Le centre ancien est entièrement ancien (avec l'électricité quand même), pas une construction neuve depuis le 18 ème siècle. Magnifique .Et je logeais en face du fameux café Erasmus mais les fenêtres ne donnaient pas sur la rue .Pas un bruit la nuit à part la soirée d'Halloween. Je recommande vivement.
Le voyage, c'est un vol Air France depuis Roissy jusqu'à Madrid puis un taxi vers la gare routière sud de Madrid puis un bus jusqu'à Salamanque.
Côté dégustation, le meilleur souvenir, c'est les churros et le chocolat chaud chez Valor (petite rue pas loin de la cathédrale).
Comme un collier de petites perles indiennes, les maisons multicolores baignées de soleil, se reposent au bord des canaux. des petites vieilles dans des robes à fleurs vieillottes paresse au soleil, derrière les draps qui sèche sous une fine brise. les enfants jouent à faire des bulles de savon, les maisons sont décorées comme des maisons de poupées et se reflètent dans les canaux.
les chats lézardent de ci de la au soleil, on dirait le sud.
On voit quelques vieilles dentellieres brodées ensemble quelques napperons sur le pas des portes. Il regne ici un silence apaisant interrompu de temps en temps par quelques rires d'enfant
La rue principale comme une station balnéaire est pleines de restaurants et d'echoppe de souvenirs, des napperons en dentelles, des ombrelles en dentelles....on achete un cornet de glaces italiennes que l on va manger au bord de la lagune venitienne. Le farniente venitien est delicieux sur cet ile au soleil.
Dans une prochaine vie je reve d etre un chat paressant au soleil sur l ile de la dentelle.
VOICI LES MAILS QUE J AVAIS POSTE A MES PROCHES LORS D UN BEAU VOYAGE...NE PAS FAIRE ATTENTION AUX FAUTES...
Mail N° 1
Un petit bonjour de la plus belle ville du monde, Esfahan...
Nous avons quitter la Teheran polluee pour un paradis ensoleille, ou les sourires et les yeux brillants des Iraniens nous acceuillent a bras ouverts.
nous nous sommes fait en 6 jours plus d amis que dans une vie... d ailleurs je ne sais pas si ce message sera tres long car le clavier est en lettres arabes et que nous sommes invites a diner chez une famille de Nain ( c est une ville ) Le grand pere de notre belle guide ayant ete le gouverneur de cette province qui a perdu sa tete ( sens litteral) car il voulait la nationalisation du petrole ... JEROME > PAS LE TEMPS D EXPLIQUER...MAIS IL ETAIT GOUVERNEUR DE CHIRAZ ET DE MEMOIRE JE NE ME SOUVIENS PLUS DU NOM, JE TE FRAIS SUIVRE...
Nous nous baladons donc avec un enorme bouquet de fleurs sous le regard des femmes voilees et des militaires qui je vous rassure, ne sont pas a chaque coin de rue...
Safavides, Perse, Arabes, Sassanides, Seldjukides, Qadjar, Pahlavi, Armenienes, les cultures s entremelent sur les rives de la rivieres Zayandeh Round ou les pieds dans l eau, nous degustons un the brulant en admirant les arches des pont ou les Isfanis se baladent en chantant doucement
Doucement car Khomeiny guette du haut de immense portrait qui nous rappelle
je ne sais pas trop quoi dire car je met 3 minutes pour chaques mots... sachez seulement que nous ne manquons aucuns musees, que j ai rase ma barbe car j etais le seul dans tous le pays a ne pas etre rase de pret, que je suis amoureux des yeux d une princesse perses, que l on a acheter 25 tapis chaqum les trouvant tous plus beau les 1 que les autres, que ces tapis volent et qu ils vont nous enmenner a 5000 m d ici peu, que j ai pris 10 kg car on n a pas le droit de refuser les mets offerts par nos hotes, que je me suis convertit a l Islam face a la beaute des coupoles et minarets...
Que les Iraniens donnent aux frncais que nous sommes une lecon d acceuil des etramger pas une arnaque, incroyablement devoues...Tarof oblige mais aussi grande gentillesse
Pour ceux qui aurais encore quelques prejuges je vous invite a venir me rejoindre a Chiraz dans 3 jours, vous verrez que c est bellisssimoooooooooooooooooooooooooooo
adios je rentre plus
Mail n° 2
Les parisiens qui trouveraient que conduire a l Etoile est un sport ne sont pas tres muscles face aux pietons de Teheran... Un taxi turc nous a mener au nord de la ville en moins d une demi heure, exploit vu la circulation de cette fourmiliere ou, le litre de petrole etant moins cher que l eau, on redoute une explosion a chaque cigarettes allumees
Apres avoir grille quelques dizaines de feux, pris quelques ronds points a l envers, et roule presque tout le temps a contre sens, notre chauffeur souriant nous depose dans un grands parc. S y trouve le palais blanc ( ferme le jour de notre visite), le palais vert ( Sahvand) ainsi que quelques musees. Preferant le raffinement des tableaux de ......... ( artiste tres connu dont le nom s est egare dans ma petite tete) au armes belges, tchekoslovaques, russes et anglaises du musee militaire, notre coup de coeur fut le Sahvand.
Le palais de Reza Shah pere nous a eblouit grace a ses mosaiques d eclats de miroir, ses mobiliers europeens, et surtout sa belle guide qui parlait...francais. Entierement realise en onyx, le palais vert a prit un eclat particulier grace aux explications de cette charmante iranienne, elue par nous Miss Iran 2007...
De Teheran je retient aussi le musee des joyaux de la couronne ( Muzeh-ye Javaherat) ou l on a put admirer les plus belles pierres du mondes, dixit la guide. Je ne me souvient plus des carats mais sachez que cela brillait beaucoup. Le diamant MER DE LUMIERE, plus gros pink diamond du monde, n etait pas a vendre ( desole mama) car les iraniens le garde en souvenir de la victoire de Nadir Shah sur l empire Moghol de Delhi au XVIII e siecle. Impossible non plus de le voler ( desole mama) car une porte blinde garde globes de bijoux, narguiles en or, trone du Paon incruste de 26 733 pierres precieuses, bagues, perles, etc etc
Comme je compte sur ce voyage pour me debarrasser de ce qui brille trop, je tiens a remercier Mme Martina Curvablabla, gentille et bavarde polonaise accompagnee de trois garde du corps iraniens. Nous prenant par la main ils nous emenent au grand bazaar de THR.
Au troisieme etage de cette ville dans la ville, un marchand de tapis a fait deballer une trentaine de veritables oeuvres d art brodees sous nos yeux. L employe, suant, devina en regardant nos degaine qu il allait bientot devoit tout replier Le meilleur de THR, Miss Iran mise a part, fut pour la fin. Nous avons consacres 1/2 journee au Muzeh - ye Iran Bastan, Musee national... Madonna je suis tombe amoureux, non pas de la guide, mais des vases zoomorphes du neolithique trouves vers Tepe Sialk. Les z anciens avaient du gout...simple, efficasse et si jouli...
Certaines tablettes aux inscriptions cuneiformes et des bas reliefs achemenides de Darius 1er et co nous ont mis l eau a la bouche en attendantPersepolis, que nous avons visite hier
De cette riche collection je retiens plein de belles choses et pour ne pas tout vous dire je vous conseille vivement d y aller ( entree 30 ct d euros...)
Accompagnes de notre plolonaise ( qui nous preferait comme gardes du corps ) nous roulons pour Esfahan
AIE AIE AIE AIE AIE
Nous sommes restes cinq jours dans cette ville impossible a decrire car mes plus beaux mots saliraient son image... Pas de descriptions donc, juste quelques impressions
Que cela soit Beirouz assis a cote de moi dans le car chez qui a peine arrives nous prenions le the en compagnie de toute sa famille, ce vieux monsieur qui nous a offert the et narguile alors que nous venions de monter sur le toit de sa maison sans demander la permission, et enfin et surtout Suzan, seconde Miss Iran 2007 que l on avait rencontres dans l avion. Nous sommes une fois de plus bien tombes, car elle etait guide a ses heures perdues, quand sa these sur Pierre Loti ecrite a Paris lui en laissait le temps.
Descendante d une grande famille iranienne, elle nous a fait visiter tous les monumemts de cette moitie du monde. Nous avons bus plein de the, goute d excellents mets, trempes nos pieds le long du pont des 33 arches ( Si-o-seh), pries dans la cathedrale armenienne Vank, admirer les tapis de Nain ( mes preferes, beiges, rouges, bleu, vert...), hallucines devant les tresors caches de la mosquee Jame ( du vendredi) qui garde sous cle des murs Seldjoukides, Ilkhanides, Timurides, Safavides et Turcomanes...Nous sommes domc retournes deux fois voir la plus grande mosquee d Iran
Tous les voyageurs depuis des siecles vantent cette villes mieux que moi, qui ne la connaissais meme pas avant d y aller. Cest pourquoi une fois de plus je vous conseille le deplacement ou pour les plus flemards Isfahan photo sur google On hesite a y retourner autant pour la ville que pour la famille de la fille Les adieux termines nous filons vers Shiraz, plus au sud, ou la temperature depasse de loin les 40 degre. Seulement nous descendons en cours de route et deplions la tente dans un terrain vague d une ville sans interet. Le lendemain, nous partons pour Eqlib, ou 3661 m a grimper nous attendait sans bouger. Anthony ne ma pas suivi mais je vous laisse imaginer ma satisfaction, buvant la neige iranienne en regardant ( de haut) les nomades turcs et leurs moutons
AIE AIE AIE
Une nuit un peu dure car nous avons plantes la tente sur une cote, et que le vent soufflait tres fort. Mais quel bonheur de se reveiller avec les aigles et de prendre une douche grace a l eau fraiche d une source
Madonna...
Nous avons ensuite visite Persepolis et co, et nous sommes depuis hier soir a Shiraz...
Apres avoir visites quelques dizaines de tombes ce matin, dont celle d Hafez, nous degerons notre Kebab avant d aller flanes dans les jardins de Shiraaaaaaaaaz....
Anthony vous passe le bonjour et me demande de vous dire qu il a 16 ampoules en tout sur les deux pieds A bientot inch Allah...on va peut etre aller dans le sud sud...on hesite en Bandar Abbas et ( aller voir et le Tigre et L Euphrate) alors on va peut etre alller voir les deux...
Mail n° 3
> Les paradis de Chiraz sont des jardins parfumes qui ont inspires aux grands
> poetes Hafez et Saadi des vers qui resonnent encore aux alentours de leurs
> tombeaux, choisis par le bec d un oiseau et medites par la foule qui touche
> solennelement leurs sepultures de marbre.
>
> Satisfais toi de ce qui t as ete donne et cesses de froncer les
> sourcils, ni pour moi, ni pour toi, la porte du libre droit n est ouverte. N
> attends point fidelite de la terre chancelante, cette vielle fiancee aux
> mille pretendants
>
>
> A l ombre des mandariniers, les odeurs des essences rares ( 3 litres par
> personnes et par jours depuis peu) nous enivrent et c est le mariage que
> nous proposons a cette belle terre ou les epoques qui se cotoient nous
> donnent le tournis.
>
> Nous commencons tout juste a nous habituer a la musique iranienne... Moi qui
> n est pas le sens du rythme, c est devant un car entier que j essayait d
> imiter le vibrement d epaules des danceurs, encourage par les claquements de
> doigts ( qui se font a deux mains) des femmes restant assises.
> Flutes, Tars, Santurs, Ghanum, Qaychak, Kamacheh, Saranfi et la magnifique
> Vina indienne du musee de Kerman ( www.sazmuseum.ir ) ( pour les
> organologues ) invitent notre imagination a dancer avec les oiseaux
> musulmans.
>
> On quitte les milles klaxons aigus et graves, court et long, pour le son d
> un tambour et d une cloche, qui muscle les sportifs en portant un peu leurs
> lourdes charges, enormes massues qui donnent a ce sport national une allure
> de dance, ou les hommes ont pour partenaire l huile de leurs coudes.
>
> Il est alors temps de laisser les anciens chanter. A la place du feu eternel
> du temple zoroastrien d Isfahan, Ali nous recite Hafez. Sa voix grave monte
> peu a peu dans son nez, puis est aspiree et coupe sec, avant de repartir
> pour une melodie qui fait frisonner nos peaux d emotions depuis cette
> colline qui domine la ville. On imagine les fideles regarder le feu il y a
> 1800 ans de cela et on apercoit un qanqt, canal qui amene l eau de la fonte
> des neiges jusqu aux caravanserails bordants le desert de Dasht-e Lut.
>
> La melodie fredonnee par Hossein, notre guide qui nous a nourris lors de
> notre belle nuit dans cette hotel a un million d etoiles, ressemblait a
> celle d Ali. Si l on ne comprenait pas les paroles, on les savait du Shah
> Nematollah Vali, derviche le plus respecte d Iran sur la tombe duquel nous
> avions ete nous receuillir la veille. C est avec courage que ma voix de
> casserole osait un besame mucho version Voz en Punto, essayant ainsi de
> faire pousser quelques palmeraies dans ce desert a 50 degres...
>
> Toutes ces belles melodies ne serait rien sans les mosaiques en toile de
> fond. Lache, j ai remplace ma boite d acquarelle pour la facilite d un clik
> photographique. Plus que le bleu d Isfahan, que le beige de Chiraz, ce sont
> les couleurs des petites montagnes de l ile d Ormoz qui m ont le plus fait
> regretter de ne pas avoir la meme patte que Gauguin. Aie...
>
> Le rouge de vos maquillages mesdames...il vient de la bas et cotoie le
> blanc, l argent, le jaune, le vert le gris et le noir de ces roches qui
> grillent a 50 degres et ou l on a apercus une gazelle importee d Afrique.
> Nous sommes acceuillis par un ingenieur du centre de protection de la faune
> et de la flore qui nous explique, le pied sur un crane de baleine, que deux
> de ces dernieres se sont recemment cognees tres fort contre les petroliers
> du Golf Persique. Substituees par notre belle technologie, elle preferent se
> tuer apres avoir lues Hafez et sa mere chancelante.
>
> Une pensee pour ceux qui se battent cote animal, ours et loups leurs
> rendront en forfais gratis...
>
> Alors que nous filions en barque motorisee entre les monstres de metal au
> large de Bandar Abbas, je ne pouvais m empecher de repenser a la maree noire
> declanchee il y a un an pile par quelques bombes israeliennes... Peut etre
> que les drapeaux du Hesbollah ranime ma memoire... Ne voyez pas dans ce pont
> qui survole l Iraq le desenchantement d un occident gate, mais je ne peut
> oublier les bombes sur le port de Jounieh, vues depuis l eglise d Harissa
> ou une presque mariee s appretait a s engager............
>
> Et si l air marin me rapelle le beurre sale de ma basse Bretagne, je reste
> souvent choque en vivant toutes ces realites.
>
> Passons, Je suis aujourd hui dans la plus vielle ville du monde...Yazd ...
> dixit l Unescro ( bonjour Chantal) et ce voyage est extraordinaire.
>
> Vrsion routard et fauche, on prend nos douches dans les hotels les plus
> pourris d Iran, restant habilles pour laver nos vetements...on deplis la
> tente dans les parcs publics, reveilles par les policiers qui nous souris
> des lors qu ils nous savent riches et trangers.
>
> On a aussi ete acceuillis par des etudiants
>
> on fait la sieste sur les tapis
>
> on essaie de faire sourire les iraniennes... Mes moeurs m ont fait
> transgresser la loi, faisant la bise a une native sur la place de l imam
> Khomeiny....
>
> om ingurgite des litres de the
>
> on se perd dans les bazars
>
> on est toujours surpris par les murs des mosques et des palais, qui varies
> autant que les accents
>
>
> Desole si mes phrases sont un peu longues
>
> Anthony part dans 3 jours et il emmene mon sac avec lui ( dedans Mama il y a
> plein plein de cadeaux pour toi...)
>
> Je vais faire ce dont j ai souvent rever ...Voyager tres tres leger...Un
> couteau et une CB
>
>
> Direction le Damavand, ou 5000 et quelques metres m attende, puis le
> Kurdistan irannien, avant l autostop armenien...
>
> Pour finir un mot pour Tara
>
> Rubi ? Inja kheili Rub, Kheili garm...Shoma khosgeili...ziba....
>
> et un mot d un mystique soufi, Jala al Din Rumi...
>
> J etais neige, tu me fondis
> le sol me but> Brume d esprit
> je remonte vers le soleil...
>
>
> Adioch
>
>
Mail n° 4
Bonjour a tous et merci a ceux qui m ont repondus, un mot d un visage familier fait toujours plaisir. Je vous ecris de la Roumanie, ou je viens de carpater sous un orage toute la journee. Magnifique mer de nuages...que je pouvais voir quand il arretait de pleuvoir et quand la brume se dissipait... Felix donc...heureux... Car du the perse au schnaps roumain, j ai eu le temps de gouter a beaucoup de bonnes choses. Ceux qui prefereraient les Landes aux Andes, lisez vite Terre des hommes de Saint Exupery, et un Guillaumet vous incitera a aller chatouiller les montagnes. L Atlantique breton a fait de moi un apprenti marin, ce voyage me donne envie d etre apprenti alpiniste. J ai commence doucement avec 3600 m dans le sud irannien puis suis tombe sur Mahmoud, un fou de montagne qui m a enmene dormir deux nuits sur le toit de l Iran, le Damavand. Sur la photo, vous pouvez voir le sort des chevres qui ont osees s aventurer a 5671 m d altitude...Le souvenir d une grosse fievre beninoise m aidera a ne pas me plaindre du mal de tete, mais j ai du #rejeter# la vodka apres ce mois de cure au the noir. L Armenie est une seule montagne, mais en pente douce et c est le Caucase georgien qui me rededonnera des frissons... Ushba...Shrara...et trecking geant avec leurs 5000 m en fond d ecran. Apres deux jours de grand ciel bleu nous arrivons au pied de la belle, achetons du fromage aux paysans puis montons...C est tres amusant de se faire prendre par un orage a 4000 m, de deplier la tente et de dormir sous le tonerre, mais quand je retenterais l ascension le lendemain, c est triste que je devrais me resigner a abandonner face a la violence du temps. Sans trop les toucher, voir ces montagnes etait un plaisir immense. Hier soir, alors que je quittais le cours d eau pour les hauteurs, un orage (encore) et sa grele m a fait regretter d avoir pour unique materiel des sandales et le haut d un jogging ( achete a Tbilisi) non impermeable...Sans tente, je me preparais a passer un courte nuit quand je vois sur le versant oppose un abri de berger. Je file et les aide, entre guillemets, a guider les moutons et brebis dans un enclos, puis les observe traire tous ce beau monde et enfin ai un apercu de ce qu est la vie de berger en passant la soiree, puis la nuit, avec eux... On peut le faire dans les Alpes, pensez vous tous, mais l on rate les poivrons farcis...On rate aussi une dance russe avec une ukrainienne, sur un cargo bulgare, ayant bu du cognac georgien...On rate aussi un mariage de campagne armenien. Alors que je tendais l index ( et non le pouce ) un convoi fleuri me prend et, apres avoir mange mange mange et beaucoup leve le coude ( merci a mes amis de debauche pour l entrainement ) je dancais avec les cousines jusqu a point d heure, content d avoir toujours au fond de mon sac une belle chemise pour les grandes occassions... Aurais- je eu le plaisir d etendre un choeur de chant israelien, sous les etoiles de la mi-aout, invite dans une guest house, mais devant dormir dans le hamac... Je n aurais surement pas vu non plus, dans nos belles Alpes, ces eglises en tuf du Moyen Age du premier pays chretien au monde, ou encore ces fresques des monasteres moldave de la Bucovine roumaine... On rate tous ces musees...j ai du en visiter 100...on rate surtout les gens. Je passe souvent trop vite pour me faire une bonne idee, mais souvent c est grandiose...simple et fort. Il y a certes des inconvenients...Et parfois je peste contre une bande de chiens errants qui viennent troubles mon sommeil dans ce parc-decharge d Odessa...Je prends peur aussi nez a nez a une boule noire, jusqu a admettre qu un herrisson ne peut pas etre bien mechant...Je culpabilise d etre sale comme un poux apres deux jours de montagnes, en passant devant une sortie de messe roumaine ou tous et surtout toutes sont en habit du...dimanche... Voila pour ce beau voyage...j ai accepter d etre volontaire pour aider a construire une maison a Radauti ( un grand chantier dit humanitaire ( 27 maisons ), c est en faisant du stop que je suis tombe sur une dame membre d une ONG ) donc Alexie et Loris...je ne vais pas descendre jusqu en Macedoine, faute de temps. Bonne nouvelle... j ai trouve une chambre a Florence donc si vous voulez passer, bienvenuto... Pour ceux que je ne reverrais pas de sitot, peut etre des mails l annee prochaine...si ils ont des cafes net au Tadjikistan...
Nous avons passé une semaine à Saint-Jacques de Compostelle, dans un petit hôtel près du centre de la ville. Très belle ville, en particulier dans le quartier qui abrite la cathédrale. La cathédrale de Saint Jacques est d'ailleurs très impressionnante, surtout la nuit, lorsqu'elle se découpe dans le ciel sombre... Par contre le jour elle est bondée, entre les touristes (reconnaissables à leur guide touristique et à leur appareil photo) et les pèlerins (reconnaissables à leurs chaussures de marche et à leur bâton de pèlerin), il était difficile d'y ressentir une ambiance de calme et de recueillement, comme c'est parfois le cas dans les églises...
Le reste de la ville est très agréable, aussi bien pour déguster des "chocolate con churros" au petit déjeuner ou au goûter, que pour se promener dans le parc Alameda ou pour visiter les musées (très intéressant pour apprendre pas mal de choses sur la région).
Depuis Saint-Jacques, nous avons pu visiter les Rias Bajas (la côte au sud est de la Galice) qui ressemble fort aux côtes bretonnes, toutes découpées, avec des rochers s'avançant dans la mer... Petit détail que l'on ne trouve pas en Bretagne : les "horreos", sorte de greniers à grain sur pilotis, en pierre, surmontés d'une croix. Le maïs (il y en a beaucoup en Galice) y est assez protégé des petits rongeurs, et sûrement de l'eau, lorsque les horreos sont au bord de mer.
En tous cas, les paysages sont vraiment magnifiques, alliant la montagne, la campagne et la mer. Depuis certains points de vue, nous avions une telle visibilité, que toute la cote se dessinait devant nous !
En ce qui concerne les autres villes de Galice, nous avons passé une journée à Lugo, situé plus à l'est. C'est une charmante petite ville entourée de muraille romaine très bien conservée.
Nous avons également passé une journée à La Coruña, en compagnie d'un ami Galicien qui nous a d'abord emmener goûter la cuisine locale (du poulpe (une fois qu'on a réussi à oublié l'aspect, c'est vraiment très bon, la chair est très tendre), de l'empañada (sorte de tourte à la viande), de piments de Padron (sortes de petits poivrons)... et de l'albariño, un très bon vin blanc). Ensuite, nous avons suivi tout le "passeo" maritime (une promenade de 5 km en longeant la mer) pour visiter le château (transformé en mussée), la Tour d'Hercule, et l'aquarium (avec des requins et des phoques !). Bref, une journée bien remplie !
Nous avons ensuite quitté Saint-Jacques pour le sud de la Galice, en passant tout d'abord une journée à Tui, ville frontière avec le Portugal. C'est une charmante petite ville médiévale comme je les aime, avec une belle cathédrale fortifiée (du chemin de ronde au dessus du cloître, on pouvait voir le Portugal, sur l'autre rive du Mino, et toute la campagne environnante). Et niveau gastronomie, petit changement : ce n'est plus le poisson et le poulpe qui prédomine comme sur la côte, mais la charcuterie (et il est vrai que leur saucisson et chorizo sont vraiment très bon !).
Ourense (plus à l'est par rapport à Tui, mais toujours dans le sud) est aussi une ville médiévale dont le centre a gardé un certain caché avec toutes ses vieilles pierres... La ville est d'ailleurs plus que médiévale, puisque les Romains s'y était déjà installé : le vieux pont l'atteste, ainsi que l'eau sortant brûlante de la source thermale, que les romains aimaient tant...
Depuis Ourense, nous avons fait une excursion dans les Gorges du Sil. Paysages vraiment impressionnants, aussi bien depuis le haut des falaises donnant sur le fleuve, que depuis le fleuve lui-même lorsque l'on a fait une ballade en bateau pour voir les gorges de l'intérieur.
Nous avons profité d'être dans le sud de la Galice pour faire un petit tour au Portugal, et plus précisément à Porto... J'ai été un petit peu déçue, car la ville est vraiment très salle (surtout en comparaison avec Prague, j'y étais 2 semaines plus tôt...) et pas du tout entretenue, c'est dommage car elle pourrait être vraiment très jolie. Par contre, la visite et dégustation d'une cave de Porto s'est avérée très intéressante (et a alourdie considérablement ma valise !)
Pas d'adresse à donner, que des souvenirs qui 5 ans après sont toujours bien présents et me donnent envie de revenir en Espagne !
La chambre d'hôtel est confortable. On craignait le pire vu ce qu'on avait pu lire sur les logements à Londres. Elle donne sur une cour intérieur, et nous n'avons pas de voisin... Bref le bon plan!! Après s'être rafraichis nous décidons de partir à la découverte de Londres, à la recherche de Big Ben. Aussitôt sortis et nous tombons sur quelques symboles londoniens.
le taxi londonien le bus à impérial la cabine téléphonique
Nous empruntons les quais de la Tamise. La ballade est agréable à souhait et nous permet d'admirer la vie londonnienne.
Enfin nous arrivons dans le quartier de Westminster, et devant nous se dresse The Houses of Parliement, édifice sublime
au soleil couchant qui lui done une touche de couleur dorée
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Et enfin en continuant de longer l'édifice se dresse devant nous le célèbre Big Ben. D'ailleurs, pour la petite info, Big Ben ne désigne pas la Tour mais la cloche.
Nous empruntons le Westminster Bridge qui nous offre une vue magnifique sur le Bâtiment et le London Eye, la célèbre grande roue que l'on voit de très loin. De l'autre côté du pont, la bâtisse se reflète dans l'eau, donnant alors une impression... enchanteresse... Au coucher du soleil, et illuminé, cela doit être particulièrement beau! C'est promis, nous reviendrons voir cela durant l'une de nos soirées!
En revenant nous pouvons admirer l'abbaye de westminster où sont couronnés tous les rois et reines et où ont eu lieu les funérailles nationnales de Ladi Di
Retour à l'hôtel pour une nuit bien méritée!
Cérémonie un peu longuette, mais bon si on va à Londres sans la voir, çà ne sert à rien!! Retour dans le métro pour la Tour de Londres, autre monument incontournable! Bah oui, on a joué les touristes de base nous!!! Dès la sortie du métro on a une vue sur le château, et quelle vue!! Wouah!!
Bon les photos ne rendent pas super, on croirait que c'est tout couvert, mais en fait il faisait super beau, sur le photo, c'est le célèbre fog que l'on voit! A côté de la Tour, et juste avant de pénétrer à l'intérieur, on aperçoit le Tower Bridge et ses deux imposants piliers.
La visite de la Tour de Londres nous prendra bien 2 bonnes heures tellement il y a à voir, entre les corbeaux, les joyaux de la reine, les armures et armes... Très instructif, et avec notre chance, on est arrivé juste avant le flot de touristes!!!
Tour blanche
Tour où sont les joyaux
Nous nous reposons quelques instants dans un resto japonais pour manger et boire! Maintenant direction la City, le célèbre quartier financier de Londres qui a été ravagé par un incendie
La bourse Damien tenait absolument à aller voir un immeuble de près, avec une forme surprenante
Bon c'est vrai que la structure est magnifique mais avec tout çà on a loupé l'heure du rdv pour la visite de la ille sur les traces de Jack l'Eventreur que j'avais réservé sur internet . Un peu décue, nous retournons à l'hotel pour une bonne douche bien méritée!!! vu la chaleur qu'il fait! Le soir venu, retour à Westminster, mais cette fois en métro, bah oui, faut pas abuser, le métro nous dépose juste à côté! Et là, à peine sortie que l'on se retrouve nez à nez avec... Big Ben éclairé! Et franchement, c'est tellement beau que je n'ai pas de mot pour le décrire! C'est encore plus beau de nuit...une impression de toute puissance. Nous retraversons le pont pour cette fois voir le batiment de nuit Westminster et son reflet Big Ben et son reflet London Eye et County Hill
Big Ben Et une vue sur l'abbaye que nous visiterons demain matin:
Retour à l'Hotel... à pied... bah oui, on apprend que la ligne de métro vient de fermer pour cause de travaux... pfff... trop injuste, moi qui en pouvait déjà plus de marcher!!! C'est morte de fatigue que je vais me coucher
Voilà le début de nos vacances en Islande... Avion + location 4x4 + alternance camping/hébergement en dur en fonction de la météo et du nombre de nuits passées à un endroit, avec nos enfants de 6 et 9 ans... Génial ! On est rentré avec les yeux pleins de couleurs !
12 juillet
Drôle de journée, commencée par un réveil à l’hôtel à Paris Roissy à 5h avec petit déj pantagruélique et terminée sous la tente, la pluie et le vent à Pingvellir en Islande à 23h (21h heure locale).
Vol sans encombre au soleil, atterrissage sous une épaisse couche de nuages, la pluie, le vent. Notre loueur de 4x4 dit que nous amenons la pluie, il paraît qu’il n’a pas plu (pas de grosse pluie comme ça !) depuis 3 semaines… 🙁
On part en 4x4 sur une route normale, facile pour le moment. Arrêt courses. Repas au chaud, on sent pas trop le pique-nique sous la pluie.
Recherche de distributeur : les ATM dans les supermarchés ne fonctionnent pas, bizarre. Dans une ville, le 1er refuse toutes les cartes, celles des islandais aussi, ouf, et le 2nd nous rend enfin riches de couronnes islandaises.
Reste à trouver le réchaud. On a pris un MSR après nos mésaventures au Canada où on n’a pas réussi à trouver des cartouches de camping gaz « plus », là on trouve du camping gaz et du primus, mais point de MSR ! Il est sensé être adaptable à plusieurs types de cartouches, mais sur la notice, ils disent de l’utiliser seulement avec des cartouches MSR… Que faire ? Le réchaud Primus ne vaut pas cher, allez, c’est parti pour un réchaud de plus, on va en avoir une sacrée collection en rentrant ! 😛
Ca y est, on peut prendre la route de Pingvellir, on quitte la côte, ça devient beaucoup plus désertique quoique encore bien vert ! On arrive à Pingvellir sous la pluie, on monte la tente sous la pluie et le vent, on est un peu inquiet, la tente va-t-elle résister ? En tous cas c’est chouette de pouvoir monter l’intérieur au sec, une fois qu’on a monté l’extérieur. On range, on s’organise, ici on peut laisser à manger sous la tente, pas d’ours dans les parages. On lance une lessive (nos 3 jours à Paris) et on part faire des balades autour de la cascade Oxararfoss.
C’est très sympa de marcher dans une faille, même sous la pluie fine. Il y a beaucoup d’oiseaux, on en voit un peu mais surtout on les entend énormément. La cascade franchit la « cassure », pas très haute mais jolie, et se faufile un chemin parmi les failles pour rejoindre la plaine en dessous puis le lac Pingvallavatn.
Retour au camping où il ne pleut presque plus et où le vent est tombé. On voit même la montagne derrière. 1er repas en camping, on aime le « skyr », spécialité locale (genre fromage blanc, aux fruits). A 22h il fait encore bien jour. Dodo !
13 juillet
Bonne nouvelle, la tente a tenu, elle est toujours étanche et on n’a pas eu froid. Y a-t-il eu une nuit ? A 22h30 il faisait toujours jour, et à 3h du matin aussi.
Les aires de camping super bien aménagées du Canada nous manquent. Pas de table ni de bancs, on mange par terre sur notre couverture de survie, et sous la tente parce qu’il fait pas chaud.
La lessive de la veille a été étendue partie dans la salle avec la machine à laver, partie dans le 4x4 : rien n’a séché encore. On transfère la partie dans le 4x4 sous la tente, et on part avec le pique-nique faire une balade.
Au début, c’est sympa, il fait toujours gris mais il ne pleut pas. On peut prendre des photos et on joue avec des oiseaux qui nous accompagnent, c’est à qui prendra la plus chouette photo ! Il y en a beaucoup de différents, et avec des cris différents, l’un est vraiment curieux et nous suit un moment, sans nous laisser approcher de trop près toutefois.
Il commence à pleuvoir juste quand on pense à s’arrêter pour le pique-nique. Le temps d’enfiler nos ponchos de pluie, il ne pleut plus. On s’installe pour attaquer le pique-nique, 5 minutes après grosse pluie diluvienne, on avale en vitesse le reste du pique-nique et on repart. Le chemin de pierres s’est transformé en chemin de boue et on se fraye un passage à travers les buissons, lorsqu’on rejoint le lac de Pingvallavatn, on est trempés.
Juste avant d’arriver au lac on se fait attaquer par des oiseaux qui doivent protéger leurs nids dans le coin. Probablement des sternes arctiques. J’avais lu que ça pouvait arriver sur la côte, dans des endroits habités par de grandes colonies d’oiseaux, mais je m’y attendais pas ici. La méthode pour éviter les coups de bec consiste à brandir un bâton au-dessus de la tête pour que les oiseaux prennent pour cible le bâton (le point le plus haut) mais pas beaucoup de bâtons dans le coin et on se voit mal arracher des racines ou les branches des arbustes. Heureusement qu’il venait de pleuvoir et qu’on avait encore tous les capuches sur la tête !
On part ensuite faire un tour en voiture de l’autre côté du lac, qui sait, il y fait peut-être meilleur. En fait c’est pire, il pleut et le vent souffle fort. Quelques éclaircies nous permettent d’apercevoir un paysage prometteur mais le temps reste globalement moche.
De retour au camping, on tente de faire sécher le linge dehors en profitant du vent puisque la pluie s’est arrêtée, on a même un rayon de soleil sur le camping, mais l’accalmie est de courte durée et il pleut à nouveau.
14 juillet
Réveil ronchon : il pleut toujours, on voit toujours pas les sommets des montagnes voisines, le linge n’est toujours pas sec, toutes les chaussures de Pierrick sont trempées : pas de bol, c’est lui qui se trempe le plus les pieds et c’est lui qui a les chaussures qui sèchent le moins vite.
On attendait du mieux au niveau météo, comme nous l’avait promis la météo, mais on range tout et on démonte la tente sous la pluie. On part vers Laugarvatn sur une belle route qui nous offre de beaux points de vue, la pluie est toujours là mais c’est plus dégagé et on aperçoit même du soleil de temps en temps.
On mange à Uthlio, dans un restaurant – salle des fêtes du village, avec la piscine à côté et un enfant qui s’y baigne malgré la pluie battante dehors. L’eau doit être chauffée mais quand même brrrrr… Il y a un grand écran avec les nouvelles et on voit le bulletin météo, qui annonce du mieux dans les jours à venir, mais dans le sud uniquement, confirmation par un journal-papier qui traîne.
Justement on voulait partir dans le nord via la route 35. Mais en étant un peu secs avant. On décide de monter quand même jusqu’à Geysir, de trouver un endroit où dormir au sec et d’aviser ensuite.
A Geysir, on trouve un super hôtel hors de prix avec vue sur le geyser. Il pleut toujours. On s’installe, on sort tout notre linge trempé, on étale tout sur le radiateur et chauffe le radiateur ! Nous on se repose et on essaye de faire une sieste. Dur dur dans la même pièce que 2 petits monstres qui jouent et se racontent des histoires.
Vers 17h, une éclaircie, allez on va voir notre geyser de plus près. Moins impressionnant que Yellowstone pour nous, mais les enfants adorent ! Il est assez régulier, toutes les 4-5 minutes il jaillit ! Du coup on mitraille, à qui prend la plus belle « bulle » bleue juste avant l’explosion, à qui prend la plus haute explosion…
L’éclaircie se transforme en vrai temps soleil/nuages. Il fait pas chaud mais ça fait de belles photos et du bien au moral.
Ensuite on va voir les chutes de Gullfoss. C’est magnifique et mouillé !
Repas au sec (il y a une petite cuisine très bien équipée à l’hôtel) et dodo. On a du mal à s’endormir, on a trop chaud… On a pourtant arrêté le radiateur pour la nuit, quasiment tout est sec, y compris les chaussures !😎
15 juillet
4h43 : il fait soleil ! Espérons que ce sera pareil toute la journée !
Belle journée en effet, avec un ciel ensoleillé entrecoupé de nuages. D’après les prévisions météo données par notre hôtesse et la discussion avec des français qui ont fait la route 35 dans le brouillard, on décide de rester encore dans le sud histoire de profiter du beau temps et de remonter le moral à bloc !
Direction Landmannalaugar via la Pjorsa vallée et plein de cascades ! Nos premières routes tout-terrain pour prendre des photos de la rivière Pjorsa et des oiseaux, puis des cascades Hjalpafoss, Gjarfoss, et enfin le clou du spectacle : Haifoss, la 2ème plus haute d’Islande (122 m), à couper le souffle !
On prend ensuite la route 208 en direction de Landmannalaugar : on a de la chance, le soleil est avec nous et on découvre un magnifique désert minéral, à chaque virage on a envie de faire une photo, au grand désespoir de Pierrick qui n’a qu’une envie : monter la tente et dessiner ! C’est beau, c’est grandiose, le ciel paraît immense ! On a toujours le mont Hekla avec la tête dans les nuages, pourtant on le surveille depuis la fin de la matinée.
Le plus dur reste à faire : passer nos deux premiers gués juste en arrivant et monter la tente avec pas mal de vent, découvrir un arceau cassé et se demander si ça va tenir… Réponse demain matin !
Pas le courage d’aller faire trempette dans les sources d’eau chaude à côté du refuge, trop de monde et trop froid !
16 juillet
Réveil sous le soleil et un magnifique ciel bleu. Le vent s’est calmé et la tente a tenu. On prend le petit déjeuner, on étend une petite lessive, on ne trouve pas de carte détaillée du coin alors on la prend en photo, on rachète quelques fruits dans un bus-épicerie et on part en balade !
Direction le tour classique au départ de Landmannalaugar à travers les champs de lave et d’obsidienne et les montagnes de rhyolite. C’est beau, c’est de toutes les couleurs. Après le champ de lave, on arrive dans une large vallée au fond de laquelle coulent des rivières, on marche jusqu’à la cascade du fond en essayant de trouver le départ pour le Brennisteinsalda, on voit bien un départ mais il correspond pas trop à la carte, on hésite, et finalement puisque c’est une boucle, on essayera de l’atteindre de l’autre côté.
(En assemblant le panorama ci-dessus, j'ai nettement vu le chemin qu'on a loupé ! 😛 Pas les yeux en face des trous ce jour là !)
Le détour était de toutes façons magnifique et les enfants ont adoré traverser les rivières… ou sauter à pieds joints dedans pour Pierrick !
On attaque la montée pour voir les fumerolles, encore plein de couleurs ! Au plus grand champ de fumerolles, ça pue vraiment ! On trouve l’autre départ de la balade pour Brennisteinsalda, qui est une montagne qui domine du haut de ses 840 ou 880 mètres (selon les guides…) et de laquelle on a une vue magnifique à 360°.
On voit des randonneurs partir pour le trek de 4 jours jusqu’à Porsmörk. Ca me tentait bien de le faire avec les enfants, à condition de dormir et manger dans les chalets-étapes, mais même s’il fait encore très beau, on sait maintenant à quel point la météo varie facilement et comme c’est galère quand on peut rien faire sécher, sans compter les risques de se perdre dans le brouillard…
Arrêt sur un névé pour jouer et retour au camping. On y retrouve Françoise, ma tante, et Germaine, une amie, qui effectuent un voyage en petit groupe. Trop rigolo de se retrouver là, à des kilomètres de Toulouse, d’autant plus qu’on ne pensait pas se voir vu qu’on devait monter sur la route 35 pendant qu’elles descendaient par la 26.
Bain dans les sources chaudes, mmmmmhhhh ! Le ciel s’est couvert mais il fait bon, même pas froid en sortant du bain !
17 juillet
Réveil au soleil encore, chouette. Rando en direction du lac Ljotipollur, un magnifique lac bleu dans un cratère rouge. En y allant, on prend de la hauteur au-dessus du lac Frostastadavatn, on a encore droit à de belles couleurs, un mini-volcan dans un cratère plus grand, des champs de lave, un petit lac émeuraude, des montagnes orange/rouge et… un retour sous la pluie dans un immense champ de lave !
Au camping, la plupart des tentes ont disparu, celles qui restent sont dans l’eau, la pluie a « créé » des mares un peu partout, on n’est pas les plus mal lotis mais le côté droit de la tente est dans l’eau et notre espace central est boueux. A l’intérieur c’est sec, mais faire la cuisine et manger est un peu délicat ce soir !
Demain, on a prévu de repartir vers le sud-est et de rejoindre la côte. Au moins 5 gués à franchir ! Les deux gués à l’entrée du camping, qu’on a traversés un peu plus loin sur des ponts pour piéton, ont grossi avec la pluie. Espérons que demain on n’aura pas des gués trop monstrueux à traverser !
18 juillet
Soleil ce matin, heureusement il n’a pas trop replu cette nuit, on arrive même à plier la tente sèche malgré l’humidité qu’elle a laissé passer sous nos matelas.
On attaque la route 208 en direction du sud-est : elle est magnifique, on fait 25 km en 2h15, certes on ne roule pas vite mais surtout on s’arrête pour prendre des photos. On passe par des vallées et des hauteurs, on voit des lacs et des rivières, des montagnes au relief varié…
Des gués, on en traverse en pagaille, on ne les compte même plus ! Ils ne sont pas très impressionnants, finalement le plus impressionnant était celui de Landmannalaugar, au grand désespoir d’Olivier qui trouve les traversées trop faciles !
Pique-nique et petite balade digestive à Edgia (la vallée de feu) qui est une immense (longue) faille. Au fond il y a une cascade mais on n’est pas allé jusque là.
On poursuit notre route vers Vik, on cherche un endroit « en dur » pour dormir histoire de faire sécher ce qui est trempé et de recharger nos batteries, notre adaptateur sur allume-cigare étant mort le 2ème jour de notre voyage… Pas facile mais finalement on finit par trouver un hébergement en « sleeping bag » dans une guesthouse à 20 km de Vik. C’est pas trop cher et il y a une cuisine, parfait. Ravitaillement : magasin, pompe à essence et distributeur à Vik, le retour à la civilisation 😛
La côte est magnifique entre l’océan et le glacier Myrdalsjökull. On va faire une balade à Dirholaey, des falaises au-dessus de l’océan. La vue est superbe sur le glacier, la magnifique plage de sable noir et des pointes rocheuses qui émergent au-dessus de l’océan. C’est aussi une réserve d’oiseaux, et on passe du temps à les prendre en photo, notamment des macareux, ils sont trop rigolos !
Que faire pour les vacances de Toussaint ? Cruel dilemme familial !! Une envie de s’échapper quelques jours tous les 4 (pour reconstituer la cellule familiale, vu que l’aîné est étudiant à Lyon), ne pas aller trop loin et ne pas partir trop longtemps (travail scolaire oblige !!)
On s’est donc décidé pour une capitale européenne : on avait le choix entre Dublin, Oslo, Helsinki, Londres…et Bruxelles. Le choix s’est fait en fonction de la disponibilité dans les avions : on est parti de Marseille avec Ryanair pour la Belgique.
Voilà quelques impressions de ces 4 jours belges…sous le soleil (il convient de le signaler, car –en Provence- il a plu toutes les vacances !!)
Le vol : c’est la première fois qu’on voyageait avec une low cost. Rien à dire, horaires respectés, aucun souci….. On atterrit à Charleroi au sud de Bruxelles, ensuite navette (mieux vaut réserver à l’avance par internet…pas pour la place, mais pour payer moins cher)
L’hébergement : Hôtel Galia, place du Jeu de Balle : assez central…on a tout fait à pied (sauf quand on est allé au Parlement européen où on a pris le métro). Grande chambre quadruple au 3ème étage donnant sur place, avec pubs animés le soir (concerts) et marché aux puces le matin (les brocanteurs s’installent dès 6 heures). On n’a pas été gêné par le bruit. Petit déjeuner (compris) dans la brasserie Nicolas (nom du patron) de l’hôtel : copieux, varié et sympa. 120€ la nuit.
Les visites :
Je ne vais pas tout vous raconter, juste quelques commentaires sur les musées visités.
Musée des Instruments de musique : Installé dans un ancien magasin anglais, on y trouve -sur 4 niveaux- plus de 1500 pièces rares. Les explications manquent….Mais, il y a le plaisir –grâce aux casques remis à l’entrée- d’entendre les instruments.
Musée de la Brasserie (Grand Place) : outils, instruments de tonnellerie et machines du XVIIème et XVIIIème siècle. Film très intéressant….et dégustation à la sortie !!!
Fondation Jacques Brel : A faire quand on aime ce chanteur qui nous a quittés il y a 30 ans. Documents vidéo et audio. Exposition temporaire sur « J’aime les belges » avec de nombreux témoignages…..ça nous a donné envie de le réécouter et de découvrir la chanson « les flamingants » qui a fait « scandale » à l’époque !!
Centre belge de la BD. Génial !! On y est resté presque 3 heures…Expo sur la naissance de la BD, le musée de l’imaginaire (consacré aux grands de la BD), expo temporaire sur les Schtroumpfs, la BD moderne… Dans la foulée, circuit dans la ville à la rencontre des façades BD…très sympa…avec le soleil !! *
Le Parlement européen : à faire, car très pédagogique. ¾ heure de visite avec audio guide.
Musée royal de l’armée et de l’histoire militaire : immense, un peu poussiéreux, mais gratuit !! Le clou : la section aviation…
On est allé passer une journée à Bruges. AR en train (1h de trajet)….la Venise du nord mérite bien son nom !! C’est magnifique……un conseil : il faut louer des vélos et longer les canaux, visiter le béguinage, monter au beffroi…..
La nourriture : Certes, il y a les frites et la bière…mais on s’est aussi régalé de waterzoi, stoemp, carbonade, boudin…..
Conclusion : Une petite parenthèse bien sympa…et à conseiller…. !
Pour voir le carnet avec plus d'images : si belle la terre
Voici un petit compte-rendu en images du voyage que nous avons fait en 2003 à destination de l’Islande. Mes souvenirs sont un peu lointains. Heureusement les photos sont là pour les raviver.
Le but de ce carnet de voyage est double : garder une trace à usage familial et donner à certains, peut-être, l’envie de découvrir cette île étonnante.
J’ai découvert l’Islande pour la première fois en 85 avec Nouvelles Frontières et je m’étais promis d’y retourner en famille.
Vendredi 11/07/03.
C’est donc avec nos 3 enfants âgés à l’époque de 10, 8 et 7 ans que nous avons quitté Nancy le vendredi 11/07 en début d’après-midi.
Nous avons lesté notre vieux camping car de victuailles « sulfureuses » aux yeux de la douane islandaise qui interdit l’importation de produits frais. De quoi tenir jusqu’à Bergen en Norvège
C’est donc lentement mais sûrement qu’en une douzaine d’heures nous franchissons la frontière danoise. Au lit ! (du moins pour les « grands » car les enfants roupillent déjà depuis longtemps )
Samedi 12/07/03
Grand beau temps ! 19°C à 7h30 (eh ! oui ! c’était l’année de LA canicule)
Pour 370 kr (1 Kr= environ 0, 15 euros) nous franchissons un premier pont sur le Storebelt.
Le début de l’après-midi est consacré à la visite du très ludique et très esthétique musée d’art moderne de Louisiana qui si trouve au nord de Copenhague, découvert quelques années auparavant sur la route d’un voyage en Norvège.
Un deuxième pont sur le Soresund et hop ! nous sommes en Suède.
Ces ponts facilitent énormément les choses pour aller en Scandinavie : pas besoin de réserver, ces ouvrages audacieux sont en plus très élégants. Malheureusement il est impossible de s’y arrêter pour jouir plus longuement du spectacle.
Dimanche 13/07/03
Après une nuit paisible au bord d’un lac suédois, nous reprenons la route et en quelques heures entrons en Norvège.
Le temps est extraordinaire : 26°C ! Un lac de montagne entre Al et Hol nous offre une eau à 19°C !
Plus loin nous faisons une superbe balade en amont d’une puissante cascade,
Nous passons finalement la nuit près de cette petite stavkirke (église en bois debout)
Lundi 14/07/03
Nous montons sur le haut plateau entre Voss et Vik.
Il y a une dizaine d’ années, sur cette même route, nous étions passés entre des murs de neige de 2 m de haut.
Cette année ne subsistent que quelques névés qui font le bonheur des enfants. De la neige en été avec le soleil et en T-shirt !
Nous arrivons finalement vers 20h00, toujours sous le soleil, à Bergen, la ville la plus pluvieuse de Norvège…
Nous préférons aller dormir dans une des petites îles des alentours (toutes ou presque sont reliées au continent par des ponts) plutôt que de dormir dans l’aire (concentrationnaire) réservée aux camping-cars.
Mardi 15/07/06
C’est le jour du grand départ, en bateau cette fois.
Le Norona dessert l’Islande, les Féroé et les Shetlands, à partir de Hanstholm au DK et de Bergen en Norvège.
Nous avons choisi de « l’attraper » en Norvège pour raccourcir la durée de la traversée : à peine 48h contre une semaine au départ du DK. Nous avons choisi d’admirer les paysages jusqu’à Bergen plutôt que de risquer le mal de mer pendant 1 semaine !
D’autres profitent de la traversée au départ du DK pour visiter pendant 2 ou 3 jours les Féroé.
Vous trouverez plus d’infos sur la traversée en tapant Smyril Line sur un moteur de recherche.
Une chose est sûre, c’est très cher et la bouffe durant la traversée n’est pas comprise…
Pour nous 5 avec un camping car de 6, 40 m de long, en cabine extérieure avec hublot et SDB (très agréable), en haute saison : 4361 euros ! (A/R)
Mercredi 16/07/03
Après une rapide escale nocturne aux Shetlands, nous faisons une halte de 3 heures aux Féroé.
Le débarquement est autorisé et nous ne nous faisons pas prier.
A 19h00, nous reprenons la mer et nous faufilons entre ces îles escarpées.
Lorsqu'ils sont revenus d'Irlande, ils nous ont dit a quel point ils avaient ete emballe par les Bed and Breafast, les paysages, les filles aux yeux verts, les pubs ou la Guiness coulait a flots, et aussi par la pluie qui etait plutot une caresse qu'un inconvenient touristique.Avaient-ils assister a des courses de levriers, leur ai-je demander. Non, il y a mieux a faire en Irlande ont-ils affirmer. Et Cork ? Cork ! Passez votre chemin, il n' y a rien a voire !
CYNODROMES
Un beau jour du mois de mai, nous avons debarquer en Irlande avec un ami qui conduisait sa propre voiture. Des le premier soir, nous decouvrimes l'ambiance d'un petit cynodrome de campagne, entourer par des gens chaleureux, des momes qui "faisaient le papier" en notant les informations contenues dans le programme, en observant la presentation des 6 partants, une fois le pronostique etabli, ils couraient aux guichets a 20 cents. Les gros parieurs, des billets plein les mains, s'empressaient aux autres guichets.
Personnellement, ce fut a Rome ou j'ai assiste pour la premiere fois a une course de levriers. Jusqu'a la deuxieme guerre mondiale, il s'en deroulait meme dans la region parisienne -j'ai entendu parler du cynodrome de Courbevoie.
Un Irlandais nous a expliquer le fonctionnement des paris : six partants a chaque course, seuls comptent les deux premieres places ; on peut donc jouer gagnant (1er), placer (1er ou 2 ieme, pas d'importance), gagnant/placer (on touche gagant et placer), ce qui rapporte le plus c'est le couple uniquement gagnant, c'est a dire qu'il faut avoir les deux premiers dans l'ordre d'arrivee, ainsi, a Galway, j'ai le plaisir de gagner 3 livres 50 en misant 20 cents...une grosse cote !
Vraiment, j'ai apprecier ce spectacle a l'echelle humaine, son coter familial, les guichetieres qui devenaient adorables lorsque je leur faisais part de ma nationalite et de mon anglais approximatif, et puis toujours ces poulbots d'Irlande, d'un serieux confondant, professionnels certains jusqu'a arborer une casquette en tweed, visiere bien inclinee sur le nez, qui se dressaient sur la pointe des pieds pour pouvoir deposer leurs pieces aux guichets des paris. Que de bons souvenirs ! Surtout cette belle soiree, dans un des deux cynodromes de Dublin, ou nous avons assister a la victoire de Squeeze the blue dans la "Guiness Cup" devant pas moins de 4000 spectateurs. Il a gagner avec trois longueurs d'avance, quel champion ! Je revois la fierter, sa joie tranquille, de la famille proprietaire. Tout de meme, je suis surpris de n'avoir jamais oublier le nom de ce levrier : Squeeze the blue !
UN PUB, UNE VILLE
Je me souviens d'un dimanche apres midi, sur les hauteurs de Cork, un quartier ou il n'y avait rien a voir sauf l'essentiel : rencontrer des etres humains. Nous avons pousser la porte d'un pub...oh le monde ! A ne pouvoir se caser sur la moindre banquette ! Pourtant, toute une famile nous fit signe de venir nous assoir a coter d'elle. Ils se sont serres les uns contre les autres pour nous degager deux places.
C'etait une apres midi ou meme le soleil s'invitait dans les coeurs.
En buvant des pintes, en echangeant quelques mots avec nos voisins, nous nous sommes impregnes du moindre detail de cette ambiance populaire ou les heures glissaient sur nous sans que nous nous en rendions compte, come si nous etions des habitues de ce lieu, des Irlandais parmi les Irlandais. Un enfant s'approcha de notre table. Le chef de famille nous presenta son fils qui, sans demander son reste, s'empara du verre de son pere et trempa ses levres dans la mousse pour boire une gorgee, puis s'en retourna a son tournoi de flechettes.
Une petite route de campagne qui longe la baie de Kinsale. Un pub, unique. Deux types en chemises blanches, pantalons noirs, adosses au parapet, les jambes allongees sur le sol, degustaient leurs bieres devant ce somptueux panorama. J'ai ete vite prendre ma pinte, traverser la petite route, et me suis installer face a la mer. Tout etait en osmose ! Une adequation parfaite de la biere, du soleil et de l'air si limpide. Donnez moi encore des baies de Kinsale, des mers etales ou dansent des myriades d'etoiles solaires, et je degusterais toutes les bieres que vous voudrez !
Et si on reprenait une Murphy ?
L'AMERICAINE.
Je me demande si ce n'est pas a Kinsale ou nous avons dormi l'unique fois dans une auberge de jeunesse. Une experience que nous n'avons pas renouveler puique les B and B etaient suffisamment agreables par rapport a cette nuitee de caserne que nous venions de vivre. La chef de caserne, une dame enervee, nous a remis a chacun un balai alors que nous lui demandions nos cartes. Nettoyer avant que de partir, c'est le reglement ! L'americaine et son ami que nous devions deposer dans une prochaine ville se mirent aussi au travail, avec un enthousiame qui compensa l'absence du notre, et avancerent ainsi notre depart.
Sur la route, confortablement installer sur les sieges arrieres avec son copain qui, lui, ne parlait pas un mot de francais, l'americaine semblait soulagee d'etre en notre compagnie, de parler notre langue.
Mademoisele etudiait la litterature de son pays, ce qui m'a mis en joie. Quand je lui ai demander si elle avait apprecier "Walden, ou la vie dans les bois" de H.Thoreau, j'ai mis le pavillon de la litterature en berne : elle ne connaissait pas, ce n'etait pas dans son programme. J'ai cru qu'elle plaisantait. En fait, non ! J'ai fini par me fendre de deux trois mots sur l'importance de Thoreau sur le mouvement hippie des annees 60, le refus de vivre dans un cadre imposerm le role de la nature, et surtout la desobeissance civile. J'ai aussi ajouter qu'un soir de noel, plutot que de reveillonner en famille, j'ai preferer restewr dans les "bois de Walden". Cela l'a abasourdi !
Ensuite, nous avons aborder d'autres sujets.
Lorsque nous fumes arrives dans la ville ou nous devions les deposer, l'etudiante fut desappointee, son copain, lui, ragaillardi a l'idee de ne plus nous voir. Nous echangeames nos derniers mots devant la voiture, puis, comme le yanke s'impatientait, ele s'est jetee dans nos bras, nous embrassa comme si elle partait vers l'enfer, et l'autre, qui ralait, la tira par la manche de son blouson en disant des ok ! ok !
Nous les avons regarder partir. Comme nous l'avions parier, ele s'est retourner pour nous adresser un dernier grand salut.
( Mon incomprehension devant son ignorance de Thoreau n'avait pas lieu d'etre. Je m'en suis rendu compte des annees plus tard en lisant le sociologue americain, Christopher Lasch, dans son livre intituler : "La revolte des elites". Il analyse, decortique l'education, l'universitee amecricaine et on en reste pantois ! A lire aussi "le complexe de Narcisse" Ces deux livres se lisent avec un crayon dans la main tant l'envie nous prend de souligner des passages)
PLUIE, TOURBE.
Il pleut. Quand il pleut en Irlande, on ouvre pas son parapluie, on ouvre ses narines afin de respirer au maximum l'air iode, les embruns. Et puis on ouvre aussi ses yeux....Je me souviens plus du nom de ce port, dans la peninsule de Dingle, mais je vois toujours ces facades pastelles des maisons qui s'alignaient devant le quai, je vois toujours cette fee Morgane que nous avons croisee, emmitouflee dans son gros pull blanc, son visage de rousse aux yeux verts qui affichait un air un peu moqueur devant mon admiration, deja nostalgique, pour une belle inconnue que je ne reverrai jamais ("...dont les yeux/charmants paysages/font paraitre court le chemin...").
Tourbieres, l'odeur de la tourbe quand elle brule, un paysan qui nous arrete, nous salue en soulevant sa casquette de tweed, nous demande d'ou l'on vient....ah la France ! Des chaises que l'on sort par la fenetre de la chambre du B and B., nous nous installons face au soleil qui decline sur la lande deserte, notre hotesse qui nous appelle pour nous offrir le the, accompagner de delicieux petis gateaux qu'elle vient de sortir de son four...la presqu'ile d'Aran, une autre Irlande, hors du temps, mais demain nous devons reprendre la route.
Le Connemara, ou l'Irlande occupee par les Anglais ?
L'IRLANDE OCCUPEE PAR LES ANGLAIS
Lorsque nous avons franchi la ligne de demarcation, nous avons rouler sur quelques klm sans croiser quiconque ou quoi que se soit, appreciant cette tranquillite relative alors que nous roulions dans le no man'sland.
Nous vimes au loin un pont qui enjambait la route, une silhouette sur la gauche, une tache rouge, La distance s'amenuisant, la silhouette est vite devenue un parachutiste britannique, le doigt sur la gachette de son arme qui lui barrait la poitrine, de sa main libre, il nous a fait signe de ralentir et de nous garer a gauche du pilier, , , a l'interieur il y avait un petit local ! Les portes ouvertes nous laissaient voir un bureau, des photos d'individus accrochees sur un mur -genre "affiche rouge"-, sans doute des membres de l'I.R.A. recherches.
Un sous-officier est sorti du local pour verifier nos papiers, le coffre de la voiture, et il a meme passer le "miroir" sous le chassis.
Lorsqu'ils nous ont laisser partir, l'enthousiasme de notre ballade Irlandaise avait quelque peu rafraichi. Bon sang, pourquoi ne pas avoir bifurquer vers le Connemara ?
Derry
La premiere image de Derry (surtout pas Londonderry) m'est rester a jamais graver dans ma memoire : une Land Rover militaire avec une mitraileuse sur le toit, un soldat, dont on voyait le buste, pret a tirer.
Bienvenue a Derry !
A Derry, je ne me souviens plus du B. and B. ou nous avons dormi, , , le trou noir ! En revanche, coment oublier ce lieu mythique de la resistance contre l'armee britannique, ce quartier catholique ou l'IRA provisoire etait come un poisson dans l'eau, je veux parler du Bogside dont le nom etait inscrit sur la partie centrale d'une sorte d'arche, come une marque de defi, qui symbolisait l'entree de tous les dangers pour les occupants britanniques et leurs colaborateurs protestants.
Lorsque nous sommes arrives a pied devant cette arche, quatre soldats sortaient du Bogside, tres nerveux, ils n'aretaient pas de regarder deriere eux ; tout a coup ils se sont mis a courrir come des lapins pour regagner leur cantonnement distant environ d'une centaine de metres. Ah ils nous ont bien fait rire ces fiers gueriers, si prompts a tirer sur des gens desarmes !
Oui, bon, mais...est-ce une bonne idee d'aller "visiter" le Bogside ?
Le Bogside
Premieres impressions du Bogside : gris, personne dans les rues, pas de magasins, tristesse...le sentiment d'etre dans un ghetto. Au bout de cinq minutes, nous apercevons une patrouille en action. Elle remonte le trottoir sur lequel nous nous trouvons. Les quatre "berets rouges" emploit la technique dite du "pas de Belfast" : les deux premiers regardent devant eux, les yeux sans cesse en mouvement, qui balayent comme le faisceau d'un radar, l'un des deux placer derriere marche a reculons, observe surtout les toits, puis, quand il n'en peut mais, il reprend la marche normale tansdis que son proche collegue le relais dans cette position inconfortable.
Au moment de nous croiser, je n'en suis pas sur, nous sommes descendus du trottoir, avec une furieuse envie d'etre couleur passe-muraile. A voir les visages des quatres hommes, il est evident que patrouiller dans le Bogside ne ressemble pas a une partie de plaisir. Ce n'est pas le moment de leur crier "English go home !"
Pubs dans le Bogside
Il pleut. Quand il pleut sur le Bogside, ce n'est pas comme dans la verte Erin : on regrette de ne pas avoir un parapluie ! On est vite frigorifier ! Et puis c'est triste, sauf pour quelques enfants qui jouent dans les flaques d'eau. Eux, ils rigolent ! Le ciel semble recouvert d'une plaque de plomb, cela accentue cette impression de pauvrete qui regne ici. Qu'on ne vienne pas nous parler de defense de particularismes, de guere de religions, non, c'est une guerre d'un groupe humain contre un autre groupe humain, a qui il refuse l'acces a une vie plus decente, plus confortable, parce qu'il tient a ses privileges de descendants de colonisateurs britanniques.
Besoin de s'alcooliser, on pousse la porte d'un pub...brouhaha des conversations, rires...la porte entierement ouverte, tout le monde nous voit et...plus rien ! Silence instantane ! Tous les regards sont braques sur nous, les gestes sont en suspens, l'inquietude se lit sur tous les visages. Interloques, un peu inquiets nous aussi maintenant, nous nous avancons vers le bar deriere lequel le barman, crisper, cachent ses mains sous le comptoir. Je ne sais pourquoi, l'angoisse peut etre, j'ai dit bonjour en francais. Et cela suffit pour detendre l'atmosphere ! La salle entiere semble pousser un soupir de soulagement, les converstations, les rires reprennent. Vous etes Francais, nous dit le barman en prenant deja deux verres.
Le barman de ce pub nous explique : vous etes ici deux inconnus, c'est la premiere fois qu'on vous voit ; il y a eu plusieurs fois des inconnus qui sont entres dans les pubs du quartier, mais ce n'est pas pour consommer, non, c'est pour jeter une bombe, ou tirer dans le tas, la prochaine fois, dites tout de suite bonjour en francais !
Nous l'avons ecouter, et ca c'est reveler efficace.
Nous etions dans le Bogside en mai 1980, deux ans a peine apres le "Bloody Sunday" !
Belfast
Que dire de Belfast ? On finit par s'habituer a tout ! Ainsi, en garant la voiture dans un parking proche du centre ville fermer a la circulation, on voit des militaires britanniques arriver en trombe, boucler le secteur, et que je te controle les papiers de la voiture, d'idenditee...oui, on finit par ne plus y faire attention. Puis, fouille pour acceder au centre ville, des postes de controle de partout, on passe entre des grilles, faut lever les bras, se faire palper. Le centre de Belfast, vide de voitures, comme nettoyer ! Pourtant des bombes continuent d'exploser !
Mais ou dormir a Belfast ?
Nous entrons dans une librairie. Une petite brune sympathique, en veste de tweed, nous accroche le regard. Tu connais un B.and B. dans le quartier catholique ? Elle eclate de rire, elle est protestante ! Elle nous indique une adresse, de l'autre coter du fleuve, une dame recoit des etudiants dans sa grande maison, elle aura certainement une chambre a louer. Comme la curiositer est le moteur du voyageur, nous nous presentons devant une maison qui ressemble a celle de "Amytiville", un film d'angoisse de ces annees la, qui raconte l'histoire d'une maison hantee. Ici, on est chez les protestants, dans un quartier bourgeois...c'est le pouvoir economique.
Trois coups de marteau sur la porte. Nous commencons a etre bien tremper par cette pluie fine qui semble ne vouloir jamais s'arreter. Alors, ca vient ? On gele ! Quand la porte s'ouvre enfin, et lorsque nous decouvrons cette femme, le premier mot qui me vient a l'esprit c'est : austere ! Elle est grande, elle porte un fichu sur ses epaules, un haut chigon de cheveux blancs, son visage n'esquisse pas le moindre soupcons d'un sourire de bienvenue. Je me vois, dans un flash, repartire dare dare vers la voiture garee plus loin, mais elle ouvre entierement la porte et nous invite a entrer.
Elle nous precede et nous conduit a notre chambre, au premier etage, par un escalier en bois, large, magnifique. Elle nous laisse nous installer, se retire en precisant que si nous avons besoins de quelque chose, il ne fallait pas hesiter.
Je crois que c'est le silence qui regne dans cette maison qui nous destabilise. Alors, nous jetons en vrac nos vetements mouilles sur nos lits respectifs, nous revetons des secs, et nous repartons aussitot a la rencontre de Belfast.
Nous revenons vers les 16 h. Nous constatons que nos vetements humides sont soigneusement disposes sur deux chaises, devant un radiateur electrique !
On frappe a notre porte. La dame nous invite a boire le the dans le salon, en bas, en compagnie d'un etudiant a qui elle loue une chambre.
Le salon, avec sa grande table en bois massif, verni, respire le passer, le confort cossu d'avant le formica et le bois agglomerer, les chaises au design diaboliques et les baies vitrees. Nous saluons l'etudiant. La dame entre avec son service a the en porcelaine -la classe, the touch of class !- puis nous laisse.
A un moment donner, l'etudiant nous demandent ce que nous pensons de la situation en Ulster. La conversation prend vite un tour critique : c'est un admirateur de Ian Pesley, ce pasteur fanatique, revulser a l'idee de reunification de l'Irlande. Attiree par l'eclat de nos voix, la dame vient nous demander si tout va bien. Avec le recul, je me dis que nous etions gonfles, apres tout, nous n'etions pas chez nous - n'empeche, aujourd'hui encore, je leve mon verre a l'Irlande qui doit etre unie !
Le lendemain matin, dans sa petite cuisine, la dame s'affaira pour nous rendre son petit dejeuner inoubliable, et il le fut. Oui, tout etait etait parfait dans cette maison, sans ostentation, encore une fois avec beaucoup de classe. En partant, mous la remerciames chaleureusement pour son accueil. Un leger, un doux sourire se dessina sur son visage.
Cette dame qui nous avait impressionnait de prime abord, reservee, d'une dignite incomparable, etait d'une gentillesse telle que c'est la seule image que je veux garder de Belfast.
RETOUR EN IRLANDE
Quel plaisir de revenir dans la verte Erin ! La derniere semaine, nous la vecumes en fonction des reunions de courses de levriers que nous trouvions dans la campagne, apres avoir passer trois jours a Dublin, et trois soirs dans alternativement les deux cynodromes, visiter l'usine de Guiness ou nous avons deguster une blonde...que nous avons jamais vu en vente, et pouser, en toute tranquillite, la porte d'innombrables pubs.
Squeeze the blue
Ving huit ans ! Ton Irlande, c'est bien fini ! m'a dit un camarade en contingences sociales. Si tu y retournes, tu seras bien decu. D'abord, nous, les Francais, nous sommes tres mal vus, on nous considere comme des chapardeurs potentiels ! La vie est devenue tres chere, il y a trop de touristes.
Je ne retournerai pas en Irlande. A quoi bon refaire un voyage sur un passe revolu, chercher des souvenirs, des lieux, ne peuvent qu'amener deceptions, le ridicule d'affirmer que c'etait mieux avant.
A qoi bon ? Et puis, Squeeze the bue ne gagnera plus la "Guiness Cup" !
Voici le résumé de notre voyage en Italie. Mon texte se veut davantage pour rassurer les femmes qui partent seules pour la première fois dans ce beau pays.
Jeudi 1er mai. Départ de Montréal. Nous faisons la connaissance d'une dame seule qui va suivre un cours d'italien dans la région de Marche. C'est encourageant de savoir que nous ne sommes pas seules à vivre cette expérience.
Vendredi 2 mai:Nous descendons de l'avion. Aucune complication aux douanes, d'ailleurs je ne me rappelle même plus les avoir passées! J'avais trouvé sur le site dormirarome comment me diriger vers le train pour Termini. Excellentes instructions, nous nous y retrouvvons sans problème. 11e pour le trajet Fumicino-Termini. Sur la route, nous apercevons des pavots rouges et la palette des couleurs de cette région. Terracotta. Je crois que je décorerai ma nouvelle maison dans cette palette de couleurs. Nous quittons notre nouvelle compagne et nous prenons le métro pour notre B&B. Nous choisissons une passe de 3 jours:18 e. Il est très facile de se retrouver dans le métro de Rome, il y a 2 lignes principales et de nombreuses cartes. L'accueil d'Angelo est sympatique, c'est un jeune homme motivé dont le but est de bien aiguiller ses clients et de rendre leur séjour agréable. Le déjeuner est copieux et varié. L'extérieur ne paie pas de mine, mais l'intérieur est très bien décoré, mais pour moi, c'est l'accueil qui est important. Je suis ravie, nous arrivons à nous comprendre dans nos anglais élémentaire. domuscornelia@libero.it 80e la nuit.
Nous reprenons le métro et nous descendons à la station spagna. Nous allons découvrir la piazza di spagna, la fontaine de Trevi, le monument à Victor-Emmanuel II et tout cela à pied. . Ne pas oublier que ma mère a 71 ans. Alors, c'est vous dire que Rome se découvre très bien à pied.
À partir de là, nous prenons un autobus touristique, habituellement dans les grandes villes, je prends la cie rouge. J'ai pris la jaune et j'ai regretté car les arrêts ne sont pas aussi visibles et ils passent moins souvent
3 mai: Métro Vaticano, nous visiterons St-Pierre de Rome. La file est impressionnante, je crois que nous en aurons pour quelques heures à attendre. Finalement, qu'1 1/2h. Nous prenons l'audio-guide, essentiel je crois pour comprendre toutes ces splendeurs. Les grottes vaticanes, St-Pierre en elle-même, vraiment magnifique! Ma mère étant fatiguée, nous n'avons pas visité la chapelle sixtine, c'est un peu regrettable, mais je suis quand même très fière de ce que j'ai vu.
Nous nous sommes ensuite dirigées vers le castle San Angelo. Très belle vue de la ville. Nous partons vers la piazza Navona ou nous allons prendre notre repas, très abordable soi dit en passant. Nous terminons notre journée avec le panthéon.
4 mai:Visite du forum et du Palatin. Nous passons une partie de l'après-midi à circuler dans le Palatin sans guide et sans livre explicatif. C'est la déception de mon voyage, j'aurais dû mieux m'équiper, marcher dans des ruines lorsqu'on ne sait pas ce qu'elles représentent ne s'avèrent pas très intéressants.
5 mai. Nous nous rendons à la gare Termini pour prendre le TGV vers Florence. J'avais fait ma réservation par internet, pas besoin de composter mon billet. Tout se passe bien. Arrivées à la gare, nous déposons nos bagages dans un dépôt le temps de visiter Florence. Cette ville est magnifique! À voir. Nous prenons un train régional afin de nous rendre à Certaldo lieu de notre b&b. fondamentenuove@hotmail.it (70e) Cristiano nous explique les lieux et services, il me présente un cartable des principaux lieux à visiter. Comme je n'ai pas de voiture, il nous recommande de pas de nous rendre à Volterra, mais il me suggère de visiter Certaldo alto. Le B&B est à 20 minutes à pied de la gare, cependant les proprios nous offrent de venir nous conduire et nous chercher au besoin.
6 mai: Nous prenons le train puis ensuite l'autobus pour San Gimignano. Une Italienne m'entend dire à des Québécois que nous nous rendons à San Gimignano. Arrivées à destination, elle me guide vers l'autobus sans que je n'aie rien demander. Quelle gentillesse de sa part. San Gimignano donne une vue magnifique sur les collines de la Toscane et c'est un très joli village en soi. Attention de ne pas vous faire arnaquer par les vendeurs de sacoches! le vendeur nous a dit que la communication ne se faisait pas avec Visa. En remettant la monnaie à ma mère, il lui a remis 10e en moins. Elle s'en est aperçue et il a perdu 5 e car il n'avait supposément pas de change. Certaldo aloto est tout aussi magnifique. Son avantage est d'être méconnue donc peu de touristes, c'est aussi un très beau village médiéval. On s'y rend par le funiculaire. Possibilité de stationner près de la gare, moins cher qu'à San Gimignano.
7 mai: Nous nous rendons à Sienne. Je trouve que les intérêts touristiques ressemblent un peu à Florence. Comme je n'avais pas beaucoup de jours en Toscane, j'aurais dû choisir une balade organisée dans le Chianti. Naturellement, tout est question de goût et Sienne est très jolie, je la sacrifierais uniquement pcq je n'ai pas vu les vignobles du Chianti.
8 mai: Train pour La Spezia avec arrêt à Pise. Nous sommes dans la tour pendant que l'angelus sonne les 12 coups de midi.. Je crois que les cloches résonnent toujours dans ma tête! C'était vraiment spécial! Arrivées à La Spezia en milieu d'après-midi. David vient nous chercher à la gare après avoir enfin réussi à faire fonctionner le téléphone. Même les Italiens n'y arrivaient pas. Je crois que ma mère va s'évanouir en voyant le B&B perdu en pleine montagne. Pour moi, la vue est magnifique et ça respire le bonheur et la tranquilité. Je vais faire une petite randonnée pédestre car le sentier no1 est au bout de l'entrée. À 300 m de l'entrée se trouve le village de Foce avec vue magnifique sur La Spezia et le golfe des poètes.
9 mai: Coup de coeur de mon voyage. Moi qui adore la mer et la montagne, je suis servie par cette randonnée pédestre qui s'offre à moi. Une randonnée de 5 heures aller-retour ponctuée d'arrêt dans de magnifiques villages. Le sentier de l'amour qui sépare Riomaggiore et Manarola est très plat, 20 minutes de marche accessible à tous. Par la suite, ça se corse un peu, mais ma mère a fait les 4 premiers villages aller-retour en marchant lentement. Pour accéder à Corniglia, on doit monter 384 marches et on a déjà marché 2 heures. Je me suis rendue jusqu'à Monterosso al mare, le plus beau selon moi. Il vaut la peine de faire l'effort de s' y rendre la vue est tellement magnifique lorsqu'on y arrive. Tous mes amis sont émerveillés par la photo de ce village alors vous pouvez vous imaginer ce que peut-être la réalité. De toute façon, il est toujours possible de prendre le train dans les villages lorsqu'on en a assez. Pour les gens moins en forme, je suggérerais de faire la randonnée en partant du Monterosso al Mare, vous allez descendre plus que vous n'allez monter.
Retour à La Spezia: je reçois une demande en mariage d'un vieil Italien d'au moins 100 ans, je ne comprends pas l'italien, mais bellé jambé et $, me suffisent pour comprendre ses intentions!
10 mai:Portovenere: Après un délicieux déjeuner accompagné d'un nouveau fruit qui ressemble un peu à une pêche mais dont Giuliano ignore le nom en francçais, nous partons en bateau jusqu'à l'île de Palmaria. Après la randonnée de la veille, nous sommes déçues par cette randonnée qui nous mène au sommet de l'île. Par contre, Portovenere est magnifique.
11 mai: San Terezo. J'essayais de lézarder au soleil, mais les nuages arrivent et il fait froid. Je me rhabille et nous allons marcher jusqu'à Lerici. Autre village coloré et magnifique au volets verts qui font ressortir les couleurs. Puisque le soleil continue de jouer à la cachette, nous marchons jusqu'à Travello. Autre joli bourg où il y a possibilité de louer des kayaks de mer. À notre retour Giuliano, nous attend avec sa ''choupette'' décapotable. Il nous fait faire une joyeuse virée dans les villages avoisinants. Ensuite, il nous fait goûter au limoncello. Moi qui ne bois pas d'alcool, il a beaucoup de plaisir en voyant ma réaction. Giuliano fera partie de nos heureux souvenirs de voyage, c'est un hôte formidable qui ne fait pas son travail pour l'argent, mais par amour des gens. www.locandadelpapa.com
12 mai: Nous découvrons La Spezia, journée relaxe.
13 mai: Nous prenons le train vers Venise. Nous descendons à la gare Santa Lucia et non à Mestre. Ce n'est pas très clair sur le site de trenit. Nous sommes très étonnées, M. Bolzetti nous attend à notre station de vaporetto. Après avoir déposé les bagages, notre hôte nous remet une carte avec des itinéraires surlignés au marqueur. Nous suivons une de ces routes pour notre première soirée. Nous nous rendons place de Rome. Je me demandais pourquoi je n'avais pas vu cet attrait dans mon guide de voyage, j'ai vite compris, il s'agit du stationnement intérieur et du terminus d'autobus! Ce n'est pas grave, ça nous a permis de marcher dans la ville.
13 mai: Visite du palais des Doges. À ne pas manquer, absolument magnifique.
14 mai:Visite de la cathédrale St-Marc et de l'opéra Félice. Tout le monde connaît la première, mais la seconde est un secret bien gardé. Visite avec audio-guide, une de mes belles surprises de ce voyage. Venise est magnifique, mais les Vénitiens sont froids et j'ai l'impression qu'ils se foutent pas mal des touristes qui les font vivre! Les gondoliers se retournent pour ne pas se faire photographier, sur les vaporettos, on nous fait changer de quais à maintes reprises, on doit payer pour les couverts dans lesquels on mange et j'ai même entendu un serveur dire à une touriste qu'il lui donnait de la crème, mais qu'elle n'avait pas payé pour cela! Il faut donc se concentrer sur la beauté de la ville et se dire que ce sont les seuls Italiens qui ne sont pas chaleureux envers leurs visiteurs.
15 mai: Burano: Arc-en ciel de couleurs, petit village tranquille où il fait bon relaxer. Une heure de pur bonheur!
Murano: Millions de boutiques de verre, intéressant de voir la fabrique de verre à gauche, dépassé la 2e sculplture extérieure en verre. Je n'ai vu aucun garde surveiller les magnifiques chef-d'oeuvre extérieurs. Ici, il ne ferait pas long feu. Les vendales les détruiraient sûrement.
16 mai: Il fait très froid et nous avons vu ce que nous devions voir. C'est une journée de trop selon moi. Nous prenons le train de nuit pour se rendre à Naples. Je suis très contente de ce choix. C'est sécuritaire et le voyage nous paraît moins long puisqu'on dort.
17 au 23 mai:Je m'attendais tellement à voir des déchets dans toutes les rues de Naples que je n'ai pas trouvé ça si pire. Il est vrai que je n'ai pas vécu dans la ville, je n'ai fait qu'y passer. J'avais gardé la côte amalfitaine pour faire de la plage à la fin des vacances, mais il n'a pas fait suffisamment chaud pour profiter du soleil. Amalfi est l'endroit que je chosirais comme pied à terre car tous les autobus et bateaux partent de là pour visiter les principales attractions. De plus, c'est un bien joli village. Nous demeurions à Furore, petit village perché au-dessus d'Amalfi. Vue magnifique sur la mer à 20 min. d'autobus d'Amalfi. www.lemarelle.it (60 e)
Ne pas manquer la villa Rudolpho à Ravello, choisir celle-là plus que la villa Cimbrone si on doit n'en visiter qu'une seule malgré qu'elle en vaut aussi la peine. Visiter Pompéi avec un guide si on veut y comprendre quelque chose, ça en vaut vraiment le coup. Positano est mon coup de coeur, mais la côte est magnifique à tout point de vue et les chauffeurs d'autobus sont des héros! Je n'ai vu aucun accrochge, je n'en reviens toujours pas.
Ce qui m'a aussi impressionné de cette région est l'entraide internationale entre les touristes. Tout le monde se parle en anglais et s'échange des infos et s'aide afin de composter le billet ou laisser sa place à la vieille dame qui m'accompagne.
L'Italie ne me laisse que des souvenirs heureux et je crois que c'est un excellent pays pour effectuer un premier voyage en solitaire. Je souhaite à tous d'avoir la chance de vivre un aussi beau voyage.
10/08 (vendredi) arrivée au soir à Glasgow.
Départ le 10/08/07 de Beauvais à 21h00 avec mes 2 compaires, arrivée avec un peu de retard (minuit) à Prestwick mais peu importe c’est les vacances.
Ensuite après avoir récupéré les bagages direction la voiture de location, la grille est à moitié fermée (ou ouverte au choix), ils n’attendent plus que nous.
La surprise, nous avions demandé une Ford Fiesta, on se retrouve avec une Ford Focus avec la clim et tout le tralala pour le même prix, les vacances commencent on ne peut mieux. Et je peux vous dire que l’on a bien apprécié d’avoir été surclassé au niveau de la voiture, car pour y ranger nos trois sacs de voyages et faire sécher les affaires mouillées (oui la pluie est loin d’être légendaire en Ecosse.
Premier challenge apprivoiser la conduite à gauche (et oui première expérience de ce type pour moi), et au début ça surprend alors tout le monde y met du sien et guette la moindre erreur du conducteur. Alors entre les tentatives de prise des ronds points à l’envers, frôler les bas côtés et chercher inlassablement le levier de vitesse dans le vide poche de la portière de droite, nous arrivons finalement à Glasgow sans encombre pour une première nuit en Ecosse vers 1h00 du matin dans une auberge jeunesse.
11/08 à Au réveil surprise, plein d4ecossais en Kilt dans le réfectoire ! Puis visite de Glasgow un peu expresse je dois dire, mais cette ville ne nous a pas réellement séduite. Cathédrale Saint-MungoEnsuite départ en début d’après midi pour Fort William, avec quelques arrêts le long des lochs pour rejoindre notre B&B. Arrivé à fort Williams première randonnée les pieds dans l’eau, il y a des mousses dont la capacité à absorber l’eau telle une éponge est surprenante. Puis tentative pour regarder un match de la coupe du monde de rugby, mais oh surprise, pas moyen de trouver un pub retransmettant le match.
12/08 Highlands La péninsule d'Arnamurchan, Fort William, GlencoeMontée du Ben Nevis (le sommet le plus haut du Royaume-Uni avec 1 344 mètres), arrivé aux 2/3 du chemin la pluie et le brouillard, le temps d’arriver au sommet, brouillard était total (10m de visibilité) et la pluie s’était fortement intensifiée. La descente se fit sous le déluge. Verdict sympa mais arrivé en bas trempé.
Puis départ pour l’île de Skye, en profitant de la voiture pour tenter de se sécher. Sur la route, découverte d’un château magnifique (celui du clan McRae) ayant la particularité d’être entouré d’eau à marée haute.
13/08 Highlands L'île de SkyeVisite de l’île de Skye, avec au passage la visite de la distillerie de Whisky de Talisker, une dégustation de whisky, et oui c’est ça aussi l’Ecosse. Nous continuons par la visite du château des Mc Leod, seul château encore habité par la famille d’origine (oui oui comme dans le film Highlander). Nous continuons par la visite d’une chapelle des Mc Leod qui fut brulée (avec les Mc Leod dedans par le clan des Mc Donald en représailles, de l’assassinat par asfixi des Mc Donald dans une grotte. Puis par les ruines de l’ancienne forteresse des Mc Donald.
14/08 Highlands L'île de SkyeNous continuons sur cette île magnifique sur de petite route en compagnie des moutons. Des paysages splendides et le symbole de l’Ecosse le chardon (et oui le XV du Chardon, ce n’est pas pour rien).
Puis le départ pour le continent (oui parce que l’Ecosse est une île donc le continent …). Petite randonnée au passage, avec des cascades qui remontent sous l’effet du vent, des champs de bruyère, de tourbe. Seul jour de réel beau temps de notre voyage, nous trouvons une magnifique petite plage et décidons de nous baigner, enfin pas longtemps parce qu’il fait 18 ou 19°C et que l’eau et bien froide.
15/08 Highlands (Nord) Ullapool, Gairloch, Torridon, Lochcarro, DurnessVisite de Ullapool et de nombreuses ruines sur le chemin, avec notamment celle d’une grande maison construite par un noble Ecossais pour sa femme trouvant le château trop austère. Nous montons jusqu’à Durness en longeant la côte. Des paysages somptueux, avec des parcs à saumon et redescendons pour passer la nuit dans un château transformé en auberge de jeunesse.
16/08 Highlands Route du WhiskyNous continuons notre périple par la route du Whisky (l’Ecosse sans le whisky ce n’est pas l’Ecosse). Avec la visite de la distillerie Glenfiddich, et celle de nombreux châteaux et ruines de châteaux (si vous aimez les châteaux et les ruines, vous serez servi, le pays en est jonché).
17/08 Highlands Inverness, le loch Ness et le château d’UrquharVisite de Iverness, puis départ vers le Loch Ness avec la visite du château d’Urquhar, suivi d’une randonnée aux alentours du Loch Ness. Pour finir la journée au bord d’un lac par une petite promenade.
18/08 à Highlands Stirling Départ pour Stirling, à notre plus grande surprise et à notre plus grande joie, nous tombons sur une reconstitution historique, une expérience inoubliable que la visite de ce festival. Nous repartons vers Stirling, avec la visite de la tour William Wallace (vous savez le héro de Braveheart).
19-20-21/08 à Edimbourg Le château La cathédrale Saint-Giles Huntly House Palace of Holyroodhouse Le quartier de Grassmarket Museum of Scotland La National Gallery of ScotlandDépart le 21 (avion à15h55)Pour finir le voyage 3 jours (enfin 2 et demi) à Edinbourg Durant le festival d’Edinbourg. Visite du château (une véritable petite ville à lui tout seul, et des musés. Nous avons aussi profité du festival pour assisté aux animations et autres spectacles.
Recommandations:
Vêtements chauds et étanches.
Crème anti moustiques pour lutter contre les midges
Réserver les B&B ou les auberges de jeunesse
Les + :
Le dépaysement, les paysages
Les - :
Le change (avec la livre sterling), la nourriture (c’est pas une légende)
Prenant un immense plaisir à découvrir vos carnets de voyage 😏, je me suis décidée à poster le mien ...en toute modestie ...afin de vous faire partager ...quelques jours ...à Rome ...
Et comme le dit si bien un ami de VF ...l'important n'est pas la destination ...mais la déambulation (il se reconnaîtra et ne m'en voudras pas, je pense, d'avoir repris ses propos)--
1er jour 😉
Après un dernier dial ...vers les 3h00 du matin sur (ben! oui) VF avec un ami (je vous rassure j'avais dormi entre temps) ...je raccroche le pc ... et après un petit kawa bien chaud ...Mon loulou (c'est mon mari) et moi chargeons la voiture.
C'est vers 4h00 ...que nous démarrons ...il fait encore nuit ... le ciel est magnifiquement étoilé (cela présage du bon temps de la journée qui s'annonce), seuls quelques réverbères et un 1/4 de lune éclaire la route de campagne que nous empruntons pour rejoindre l'autoroute.
Une fois sur la E19 (peu fréquentée à cette heure) ...nous filons droit vers Zaventem (aéroport national) ... je ferme les yeux et pense à cette capitale d'Italie ...qui sera bientôt toute proche. (on est fan de ce pays en forme de botte ... nous avons déjà parcouru une bonne partie de son territoire ...mais pas encore découvert sa capitale)
Vers 5h00 ...arrivée à Zaventem ...Prise des billets (c'est que l'overbooking ça existe) ...Check in de notre bagage (1 seul nous ne partons que peu de temps) ...et après avoir embrassé mes parents (qui nous ont lifté jusqu'à l'aéroport)...nous passons de l'autre côté ...celui réservé à l'embarquement. 20 min à pied pour rejoindre la zone d'embarquement du nouveau terminal (pour les destinations européennes)...Mais quel plaisir ...les aéroports ont cette odeur ...si particulière, celle du départ vers ...le voyage ...essence même de notre ressourcement.
Nous voici arrivé au dernier contrôle, celui des bagages via détecteur au rayon x ...et quand je passe ...sous leur portique ...je sonne en beauté !!! Sur quoi ...une grande dame, tout en uniforme et le sourire absent des lèvres, me demande de la suivre ...direction la cabine de déshabillage . Ca commence fort! Elle me fait retirer mes pompes, ma pochette (dans laquelle je tiens ma carte bancaire), mes bracelets ...Me fait relever blouse ...et j'ai droit à la fouille en bonne et due forme ...Je ne vous raconte pas la tête de mon chéri (qui se marrait)...Quand il revoit la douanière ressortir avec mes fringues de la cabine pour tout passer au scan! (Y avait des barres de fer dans les semelles de mes bouts apparemment!!! ... à bon entendeur!) ...j'aurais pas osé rejouer ici le coup du pilote français aux USA ...
C'est donc rhabillée ...et ayant récupéré mes effets perso ...que nous pouvons ...enfin ...nous rendre à la porte d'embarquement.
6h30 du mat, le check in des tickets commence et nous empruntons le couloir qui mène à la porte de l'avion ...On prend place, moi près du hublot et mon loulou galant, à côté de moi ...
7h05 ...L'avion (Vol Virgin) se trouve en bout de piste de décollage ...il fait crisser les moteurs et avec toute sa superbe puissance met le coup d'accélérateur et commence sa course au sol pour quelques secondes plus tard s'envoler ... Comme d'hab ...je joints mes mains et prie ...
J'ouvre les yeux et observe Bruxelles ...Un peu plus bas ...la capitale européenne qui s'éveille ...Le coeur rempli de joie et le sourire aux lèvres ... Et puis vient cette traversée rapide vers le haut ...toujours plus haut ...dans la brume et soudain ...ce magnifique tapis de nuages ... sous nos yeux et ce ciel bleu azur ...que les habitants du bas ...ne perçoivent pas encore.
Pendant le vol ...Nous avons pu apercevoir les sommets enneigés de ces magnifiques montagnes suisse et le paysage vallonné toscan.
A 8h45 (après 1h40 de vol) ...atterrissage en douceur à Rome Fiumicino ... Grand aéroport ... Mais géré avec la souplesse italienne et tout le charme que cela procure ...
Soudain !!! Panne de courant ...On attend donc un peu pour les bagages ...Mais bon! on s'en fou ...On est là!
Une fois les bagages récupérés, on se dirige vers la sortie... Nous demandant ...Quel moyen de transport allons nous choisir pour rejoindre le centre (l'aéroport se trouve à + 30 Km) : soit le train (jusqu'à la gare Termini : + 20 euros pour deux (durée du tajet : 1/2 heure et départ toutes les 30 min environ) auquel s'ajoute ensuite le métro ou le bus ... ou alors le taxi (35 euros + 10 euros pour le chargement des bagages) ...On se dit ...Tentons d'abord le taxi et essayons de négocier ...attention aux arnaques toutefois ...certains petits filous repérant le touriste à plein nez (prendre les taxis officiels = blancs avec compteur) ... Puis ...Coup de bol ...On rencontre un autre couple ...et on s'allie pour du co-voiturage (divisant ainsi le prix par 2 ... Ce qui revient donc au même prix que le train ...avec le gain de temps en plus ) ...petit conseil donc : n'hésiter pas à faire du co-voiturage!
C'est donc, aimablement chargé par le taximen (dont la conduite fait honneur à l'italie toute entière !!!) ... et sous le soleil qui pointe déjà avec force ...Que nous rejoignons notre hôtel ... apercevant les nombreux dattiers et les ruines romaines ...Quel bonheur!
A l'hôtel (Pace Helvezia ...Superbement situé dans le centre historique) ...On dépose les bagages et on se pose, quelques instants, dans le salon ...afin de déterminer ce que nous allons découvrir, dans un premier temps ...
Première approche et découverte ...la Piazza Venezia (les principales artères de la ville convergent ici)...sous nos yeux : le Vittoriano, le Palazzo Venezia, le forum et la colonneTraiano, le forum Romain ...envahis par cette majestuosité qu'ont les vieilles pierres ...on s'assied à l'ombre d'un arbre, surplombant les fouilles romaines et on prend le temps de regarder la vie locale s'ébattre autour de nous ...entre les touristes (nombreux) et les locaux ... Tout le monde, la bouteille d'eau fraîche à la main ... (petit conseil, acheter les dans une supérette, plutôt que dans les cabanons sur rue (2 euros pour 1 bouteille soit le double du prix!) ...Puis on bourlingue avec douceur dans les rues typiques ...de cette merveilleuse ville ...et nous posons vers midi à la terrasse d'un petit resto (Bibo - Piazza SS Apostoli - compter environs 20 euros) : au menu ....Bien évidemment Pizza (pas celles que l'on mange chez nous ...Style roue de camion) mais la bonne, la vraie, l'italienne ...C'est là que j'y ai découvert la pizza - viande de grison et salade (roquette) ...
Début d'après-midi ...retour à l'hôtel ... il fait très très chaud ... un peu claqués quand même ...On s'adonne à une sympathique sieste (la chambre ayant l'air co ...par bonheur!).
Après ce petit repos (qui a fait un bien fou!) on reprend la route à pied (excellent moyen de découvrir la ville) ... repris d'un coup par la chaleur ...dès le 1er pas ...
Direction la superbe fontaine de Trevi ... Un des monuments qui m'a le plus flashé à Rome ... Extraordinaire ...énormément peuplée (c'est vrai) ...Mais dont le charme monte en puissance à l'intérieur de soi ...faisant ressentir ... une plénitude dingue!
Puis déambulation avec plaisir dans les nombreuses ruelles de la ville ...jusqu'à la Piazza Navona (qu'une amie de VF m'avait vivement conseillé) ...Plein de fontaines (celle de Neptune, celle de Maure et surtout celle des fleuves = représentant les 4 fleuves : Le Gange (Asie) - Le Rio de la Plata (l'Amérique) - Le Danube (L'Europe) et le Nil (l'Afrique)) ... je me suis assise longtemps sur le bord de ces fontaines ...fermant les yeux ...et écoutant le ruissellement ...
Sur ces places ...(celle là mais d'autres aussi) règne une ambiance chaleureuse et multiculturelle...ou pleins de regards se croisent et pleins de pas les foulent ... Plénitude ...
C'est à la tombée de la nuit ...Que nous rejoignons la Piazza della Rotonda et du célèbre Panthéon (superbe coupole)... découverte donc de la Rome baroque
On se pose, en début de soirée, dans une guinguette (un charme fou ...mais un vrai piège à touristes ...très peuplée et 15 % de + appliqué pour le service) Malheureusement, je ne me souviens plus du nom (se situe entre la fontaine de Trevi et la Piazza Navona)...
Ensuite retour à la fontaine de Trevi ...Que dire ...j'en suis tombée directement sous le charme ... Dans cette nuit noire ...elle est éclairée ...juste là où il faut ...et le spectateur n'a d'yeux que pour elle.Puis nous flânons ...en douceur ... nous reposons à la Piazza Venezia ...contemplons encore et toujours ...savourant pleinement ...
Vers minuit ...On regagne l'hôtel ... Profitons d'une bonne douche ...avant de regagner nos pénates
2ème jour 😄
Après une bonne nuit et un petit déj continental, nous entamons cette deuxième journée ... Le premier pas dehors et la chaleur déjà bien présente, contraste avec l'air co dont nous bénéficions dans la camera. C'est dingue ...déjà ...la ville est en pleine ébullition : on observe le ballet incessant des nombreux taxis et des bus en tout genre.
On se dirige vers une petite supérette à "bibitte fresca" ...pour faire le plein d'aqua frizante ...pour notre Parcours de la matinée.
C'est de la grande avenue qui rejoint le colisée ...que nous contemplons, les veilles pierres ...encore elles ...toujours elles : le Forum Di Cesar, le Forum Romain ... Et on s'adonne avec plaisir à notre deuxième pêché mignon : la photo.
Arrivés devant le Colisée ...on se sent ...comme écrasés par la masse et la majestuosité du monument ...On se pose pour en admirer chaque recoin, chaque vôute extérieure ...cette petite pause me permet de marchander avec un indien ...le coût de quelques bracelets ... J'adooooooooooore! On y vend de tout ...des choses jolies ...comme le ridicule du ridicule (ex : parapluie à fixer sur la tête par un cerceau ...pour protéger du soleil!!!! de toute beauté !!! Si!Si!) ...les marchands ambulants sont surtout des indiens ou des asiatiques ...les Romains ayant leur échoppes ...fixes, essentiellement composées de petites poteries sur les monuments de la ville et de chapelets en tout genre!Le Colisée est splendide ...Mais la méga file de touristes qui y est présente ...décourage réellement ... On poursuit donc notre chemin, un peu plus loin ...et ...rien que pour le plaisir (c'est la 1ère fois) ...on pose avec César et ses centurions ... Mon loulou, l'épée en main et le casque romain sur la tête ...quant à moi ...me voilà ...une seconde dans la peau d'une Cléopâtre "blonde" ...Une sacrée partie de plaisir ...qui se monnaie ...mais qui fera un souvenir ... (environs 5 euros ... petit conseil ...c'est le même prix pour le centurion seul ...ou avec ses "acolytes" ...donc chiner un peu!)
Ensuite direction l'Arc de Triomphe de Constantin ... Encore une fois ...une impression saisissante de démesure ... Non loin de là, un tas de vendeurs de brols en tout genre (chapeau, lunettes de soleil) se mettent à replier illico presto, leur étale ...C'est que les carabiniers arrivent !!! Cela aussi ...c'est le théâtre instantané de la vie locale, comme elle se déroule!
Puis ...nous allons au Palatin ( paf : 10 euros = entrée du Palatin et du Colisée, on ne peut prendre l'un sans l'autre)
Merveilleux ...Immense site ...Une des 7 collines de Rome ...berceau de la ville éternelle ...suscitant une vague d'émotions.C'est au travers des différentes fouilles du palatin que nous évoluons ...guide à la main, afin de comprendre ce que nous observons ...la ration d'eau diminuant ...tellement il fait très très chaud! (même à Pompéi, nous ne nous souvenons pas d'avoir eu cette chaleur!) ...Parfois quelques arbres ...permettent de se poser ...à l'ombre de leur branches ... et un joli chat sauvage ...pointe le bout de son nez.
Après cette visite qui apprend énormément de choses sur l'histoire ... On retourne vers le Colisée et le ticket en main ...on évite l'immense file d'attente (pour achat du ticket d'entrée), puisqu'il ne reste qu'à oblitérer le billet (je vous conseille vivement de procéder de la sorte ...Superbe gain de temps!) ... L'intérieur y est saisissant ...La cavea, les gradins ...Seule tristesse ...Ce fut le lieu de nombreux jeux antiques (Ca c'est Ok) mais aussi de nombreux combats entre les hommes et les animaux sauvages (lions, tigres, éléphants)
Ressortis et en nage ...on s'assied à l'extérieur de ce monument ...avalant à grandes gorgées de l'eau et encore de l'eau ... les fringues trempées de sueur ...
Retour à l'hôtel vers le milieu de l'après midi ...et le plaisir de s'installer sur un lit douillet ...pour sièster ...
Fin d'après-midi ...On reprend la route ...et en 2 secondes ... les gouttes recommencent à couler sur le visage et dans le dos ...Qué calor!!! Mama mia!!!
On continue à déambuler ...observant cette circulation éffrennée tant des véhicules (il y a beaucoup de smarts) que des nombreux piétons (locaux ou touristes) ... Pour se poser à la terrasse du 1er petit resto de la veille ... (on a la dalle! on a pas encore mangé depuis le petit déj) ... Cette fois ci ...on fait honneur aux pastas ... Al dente SVP ...un régal ...
C'est bien plus tard, dans la soirée ...qu'on reprend notre chemin ...direction la fontaine de Trévi ... je l'ai à peine quitté depuis la veille, mais elle m'a terriblement manqué et c'est le cœur rempli d'émotions que je la retrouve ...Comme le veut la tradition, chacun à notre tour (il y a un peu moins de gens) ...dos à la fontaine, nous jettons 2 pièces, l'une pour faire un vœux (chuuut!) et l'autre pour revenir à Rome (Ca c'est sûr ...nous y retournerons!).Puis plus loin ...sur une placette ...je craque ...pour un tatouage au henné ... Je me pose donc et avec plaisir ...je confie ma cheville gauche (oui! pas la droite, il paraît que c'est la gauche quand on est marié) ...à un berbère algérien (à Rome!!! ...j'adooooooooooooore ce mélange de culture!) et le laisse aller à son imagination et sa créativité ... C'est un pur moment de plaisir, de rencontre et de discussion.
On se pose ensuite à la terasse d'un bar ...et je savoure by night ...une de ces grappa! Un régal!
Tard dans la nuit et après avoir encore profité des joies locales ...de cette fourmilière humaine (Rome vit la nuit, c'est dingue!!!) ...on rejoint notre hôtel .
3ème jour
réveil, douche, petit déjeuner, C'est avec le plein de bibite fresca ... que nous empruntons les ruelles typiques jusqu'à la Piazza di Spagna.
On se pose près de la fontaine de la Barcaccia (aux pieds des escaliers de la Trinité) ... La main chatouillant l'eau fraîche ...je lis son histoire. On raconte que : Cette fontaine (en forme de barque et ornée de soleils à ses extrémités) fait référence à une crue du Tibre qui charria une barque jusque sur cette place. Après cette petite pause, on gravit les escaliers de la trinité des Monts ... il sont tour à tour gracieux et majestueux. Arrivés au sommet ...on a un point de vue magnifique sur la Ville ...
Une petite entrée rapide dans l'Eglise de la Trinita dei Monti (elle est aujourd'hui une propriété française et d'ailleurs les 3/4 des messes se font en français ...) ...entrée rapide, car c'est l'heure de la messe ...et y être présent, pendant l'office religieux avec notre matos photo ... Ca fait tâche et pas très respectueux!
Ensuite, nous nous dirigeons vers la place del Popolo ...c'est une des plus vastes de la ville ...et nous avons de la chance ...le dimanche, elle est fermée à la circulation automobile ...on peut donc s'y ballader librement! Il y a là les églises jumelles à l'entrée de la Via del Corso (pourtant, elles ne sont semblables que d'apparence) : l'Eglise Santa Maria di Montesanto et celle de Santa Maria dei Miracoli - mais aussi les nombreuses fontaines (encore et toujours ...à l'image de la ville Romaine) et l'obélisque égyptien (il y en a partout aussi) ..orné de lions et enfin, la célèbre église di Santa Maria del Popolo (mais encore une fois, nous avons préféré ne pas déranger l'office religieux qui s'y déroulait)
C'est en reprenant la Via del Corso (rue commerçante importante) que nous rejoignons la Piazza Venezia ...puis notre hôtel ... afin de retrouver un peu de fraîcheur (grâce l'air co) ...nous sommes trempés et pour ...ben! oui ...re-sièste!Fin après-midi, comme à notre habitude ...on remet le nez dehors ...
Nous flânons encore, avec délectation dans ces petites ruelles ...jusqu'à l'église de Gésu ...MAGNIFIQUE !!! Un intérieur à couper le souffle! Sa richesse stupéfie ...des fresques absolument démentielles ...l'autel Saint Ignace de Loyola ...est superbe.
Après cette visite ...on se pose sur les marches extérieures de l'Eglise et on sent un petit vent qui vient fouetter nos corps ...L'histoire raconte que la Piazza de Gésu est souvent battue par le vent, car selon une légende romaine, il en est ainsi depuis que le diable demanda au vent de l'attendre pendant qu'il entraît dans l'église ...Mais il n'en ressorti jamais et le vent attend toujours.
Puis direction La Piazza de la Minerva avec son Eglise et l'obélisque égyptien posé sur le dos d'un éléphant (également un coup de coeur!).On démambule encore jusqu'à la place de la Rotonda et du Panthéon (fermé) ...et là ...on se pose au moins 1h30 ...je ferme les yeux et ne pense plus à rien, au bord de la fontaine ...
On se pose ensuite dans une guinguette typique ...pour manger un bout, aux côtés de ces animations typiques de rue ... (statues hûmaine, musiciens ...)
Retour à l'hôtel ...où je m'écroule sur le lit (de fatigue)
4ème jour 😉
Comme d'hab ... petit déj ...et bonne douche ...bouteille d'eau sous la main et chapeau sur la tête ...nous entamons une nouvelle journée de visite :
Aujourd'hui : Direction le Capitole ( splendide également) ...c'est la plus petite colline de Rome, mais la plus prestigieuse. Découverte de l'église di Santa Maria d'aracoeli, de la piazza del Campidoglio, du palazzo senatorio, du palazzo dei conservatori ... Et une superbe vue sur le forum Romain ...
Nous sommes restés un bon bout de temps à cet endroit ...tellement il y a des choses à voir ... Mon loulou s'étant même à un moment couché sur cette place ...faisant une photo à effet d'optique (j'vous passe la tête des touristes qui le prenaient pour un fou ...se demandant ce qu'il pouvait bien photographier là ...Non! Non! ce n'étais pas leurs pieds!)
En guise de repas (à midi mais aussi au soir) ...ce fut, quelques portions de pizzas ...achetées dans une échoppe locale.En fin d'après midi ...nous avons été visiter le Vittoriano ...Monument imposant ...et qui nous a émmerveillé ...gardé par des hommes en uniforme ...il offre une vue unique et fabuleuse sur la ville (Capitole, Colisée, Forum Romain et Vatican) ...Un petit conseil, pour les amateurs de photos ...La nuit ...il vaut le coup de s'arrêter ...l'objectif pointé sur l'édifice au départ de la Via del Corso.
En début de soirée ...Nous avons réintégré l'hôtel ...C'est que le lendemain nous partons (le voyage ayant dû être écourté ...pour des raisons indépendantes de notre volonté ...Mais ce sont des choses qui arrivent!)
5ème jour 😏
Les bagages bouclés ...un taxi nous drope jusqu'à Rome Fiumicino ... Même rituel pour les Check in en tout genre (j'avais planqué mes pompes dans mes bagages ...les troquant contre mes petites slaches grecques ...je voulais pas revivre l'épisode de la fouille!)...et c'est avec 1h30 de retard (en cause le mauvais temps sur Bruxelles) que nous décollons (vol SN Brussels Airlines) vers 14h30 ... Incroyable ... Mais vrai ...du retard à Rome aussi et une file d'avions qui attendent le décollage (nous étions dans le 6ème d'une bonne quinzaine ...)
Cette fois (et en raison de la météo) ...la trajectoire aérienne empruntée est différente ...et nous passons au dessus du Sud de la France (Nice, Marseilles ...) avant de rejoindre notre plat pays ... Atterissage à Bruxelles : 16h00 ...Ayant du rentrer plus tôt que prévu ... Nous n'avons pas eu le temps de découvrir ...d'autres parties de Rome dont la Place Saint-Pierre et le Vatican (palais et musées) - Les termes di Caracalla ... Mais nous y retournerons ...c'est certain ...faisant confiance à cette pièce jettée dans la fontaine de Trevi.
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En espérant ...n'avoir pas été trop longue 🤪...et vous avoir un peu emmené à Rome, à travers mon récit ...
Un site photos est en construction ...dès qu'il sera prêt ...je ne manquerais pas de vous indiquer l'adresse.