Travel journals · Antilles
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Many threads here are in French, the community’s main language. English translations are added over time.

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Renaldito 10 years ago · Magicbus
Gibara (Cuba) octobre 2014, carnet photos
Bonjour à tous!

En octobre dernier je profitais d'une semaine de relâche scolaire pour retourner à Cuba, question de faire provision de chaleur et de lumière avant le début de l'hiver. Encore une fois, l'objectif était assez simple: voyager en solitaire, m'installer dans une même région et faire de la photo. Ma décision quant au choix de la région était conditionnée par la disponibilité et le prix d'un billet d'avion depuis Montréal, et par l'intérêt de la région visitée. Les vols Montréal - Holguin bénéficiant d'une bonne fréquence et d'un prix intéressant, mon projet s'est concrétisé: retourner précisément à la casa Los Hermanos, à Gibara, province de Holguin, pour y passer la semaine.

Mon carnet n'est pas axé sur les infos pratico-pratiques, mais souhaite communiquer l'atmosphère des paysages et de la culture cubaine, au rythme lent de mes découvertes et explorations. Go!

Promenade en soirée sur le malecon de bord de mer: jeunes pêcheurs.





Dès cette première soirée, un petit événement, dans la casa juste en face de la mienne: on fête les quinze ans de la jeune fille de la maison. C'est un peu l'équivalent de l'entrée dans le monde, et c'est une fête à laquelle les familles consacrent énormément de moyens. La noirceur tombée, la musique commence, et bientôt on dirait bien que toute la jeunesse du quartier se retrouve dans ma rue pour écouter de la musique, danser un peu, et surtour converser calmement.



Je retrouve avec grand plaisir l'accueil chaleureux et les conversations animées de cette belle maison coloniale.







Juste en face, une ruelle donne directement sur le malecon et le bord de mer.

Colonnade autour de la place centrale, à deux rues de la casa.
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Endrick 10 years ago · Chilam
10 jours à Cuba - mai 2015
Bonjour à tous,

Je continue de rattraper mon retard en terme de récits de voyage, et cette fois ce devrait être plus facile puisque c'est encore relativement chaud dans nos esprits : c'est notre dernier voyage en date.

Nous sommes donc à la fin de l'hiver 2014/2015, sans vacances de prévues. Et comme d'habitude, l'envie irrésistible de partir nous reprend... Donc on sort notre calendrier pour trouver la prochaine fenêtre commune, puis on ressort notre guide Géo des destinations potentielles (vraiment pratique ce livre) !

J'aime assez ce moment : on se retrouve à feuilleter l'ouvrage, pays par pays. On tombe sur des endroits que l'on a déjà visités et alors plein de souvenirs remontent. D'autres nous font encore et toujours rêver, mais soit à cause du budget, soit à cause des contraintes sanitaires, soit à cause de la saison qui n'est pas la bonne, ... on se dit que ce n'est pas pour cette fois. Et puis finalement une destination finit toujours par sortir du lot, à nous mettre d'accord tous les deux. Et alors difficile de faire demi tour, la machine à rêver s'emballe... C'est parti.

Cette année nous avons ainsi jeté notre dévolu sur la petite (pas du tout en fait) île de CUBA ! Et à nous les plages de Cuba Cabana... Comment ça ?... C'est pas là ?... Ok, c'est nul... 😛

Plus sérieusement, les principaux attraits qui nous ont fait nous décider : + Pas si loin que ça, ce qui limite le budget avion, + Le climat caribéen, + L'absence de contraintes médicales (pas de vaccins ni de palud), + La variété des intérêts du pays, autant culturel (personnes et bâtiments) que naturel (balnéaire et campagne), + L'envie de voir le pays avant qu'il ne soit trop dénaturé par l'ouverture aux américains (attention, on n'a rien contre les américains eux-mêmes, mais contre la libéralisation rapide et l'inévitable spéculation immobilière qui s'annonce) + Le fait qu'on ait appris qu'il était possible d'y voyager autrement que dans des hôtels d'état, et donc que l'on pouvait limiter l'argent que l'on met directement dans les caisses de la famille Castro.

Bien avant d'arriver à destination, le voyage commence. On apprend déjà énormément de choses sur le pays (en dehors des considérations simplement logistiques) durant les préparatifs, et les images inévitablement commencent à affluer dans les esprits. Au delà de la simple organisation du voyage, on se met à jour sur la difficile histoire du peuple Cubain, l'ambiguïté du pouvoir acquit et tenu par la famille Castro, la réalité derrière le mythe du mercenaire Guevara, la relation compliquée avec les voisins américains... Ce dernier point est d'autant plus impressionnant quand on voit la proximité des deux territoires, et qu'on se rappelle de la présence de la base américaine de Guantanamo sur le sol Cubain.

Plus terre à terre, on se rend bien vite compte qu'on est loin d'une île des Antilles Françaises en terme de taille, il va être difficile de la traverser d'un bout à l'autre... D'autant plus si l'on tient compte des avertissements sur la qualité du réseau routier (là dessus on est tellement mis en garde qu'on fini par imaginer des choses improbables sur les routes cubaines. Et bien croyez moi ou pas, on est loin du compte !) Comme souvent pour nous, la durée du séjour est de 10 jours du fait de contraintes professionnelles. C'est une destination qui mérite plus de temps... Comme quasiment toutes les destinations finalement. On fait avec.

Finalement voici notre itinéraire :13 mai - Lorient > Paris 14 mai - Paris > La Havane (vol Aeroflot via Moscou, bien moins cher que les vols direct au moment de nos réservations) 15 mai - La Havane 16 mai - La Havane > Pinar Del Rio > Viñales 17 mai - Viñales 18 mai - Viñales - Journée à Cayo Jutia 19 mai - Vinales > Cienfuegos > Playa Larga 20 mai - Playa Larga et la baie des cochons 21 mai - Playa Larga > Trinidad 22 mai - Trinidad 23 mai - Trinidad > La Havane > Paris (vol Aeroflot via Moscou) 24 mai - Paris > Lorient



Hébergement Nous faisons confiance aux guides et partons sans aucune réservation, il parait que l’offre en termes de chambre d’hôtes (casa particular) est bien supérieure à la demande. Excepté pour notre arrivée à La Havane : il y aura (et il y a eu) surement un temps d'adaptation, ça limitera le stress dès le début du séjour. Pour la suite les guides n'avaient pas tort, partout où nous sommes allés ce ne sont pas les chambres qui manquaient. La difficulté était surtout de trouver la bonne ! (évidemment souvent celles des guides étaient déjà complètes).

Transport Malgré le prix élevé nous avions prévu de louer une voiture, comme c'est notre habitude, pour être plus autonome sur les horaires et pouvoir faire des stops imprévus à volonté. Mais pas de chance nous nous sommes réveillés trop tard, et ben que ce ne soit pas la pleine saison plus aucun véhicule n'était disponible (toutes agences confondues), ce n’est pas faute d'avoir cherché.

Donc plan B : on va devoir voyager en bus et taxi. Et finalement aucun regret, on vit le voyage complètement différemment. Et les Taxis Cubains valent quand même le détour ! Par sécurité nous avons quand même réservé tous nos trajets les plus longs avec Viazul. Le plus dur est de maitriser tous les horaires des bus pour synchroniser les déplacements...

Le voyage plus en détail 14 mai o-o Paris > La Havane : Vol Aeroflot via Moscou. Je reviens là dessus car ça parait toujours fou, mais ce vol qui nous fait partir à l'envers vers Moscou nous revenait environ deux fois moins cher que les vols directs... C'est un peu plus long certes mais l'escale était raisonnable (1h20), finalement on sera à Cuba en 17h30. Le plan de vol aussi est étonnant : nous survolerons la Norvège puis le Groenland avant de "redescendre" droit vers New York (que l'on aperçoit) puis poursuivre finalement vers La Havane.



Dès la descente de l'avion, on est étouffé par la chaleur moite qui contraste radicalement avec l'air recyclé de l'avion. On se retrouve ainsi lâchés dans l'aéroport cubain, avec pour premiers objectifs : 1- retirer de l'argent (en CUC, la monnaie des touristes : 1CUC = 1$), puis 2- trouver un taxi pour nous amener à notre Casa.

Bien que l'on soit prévenu à longueur de guide, la persévérance des "arnaqueurs" de Cuba est sans limite et nous ne tardons pas à en faire l'expérience. Car très innocemment, nous voyant quelque peu errer dans l'aérogare, un ancien nous indique très gentiment que le distributeur d'argent est juste derrière nous (mais vraiment juste derrière). Puis il s'en va, l'air de rien. Notre argent en poche, nous partons maintenant à la recherche d'un taxi officiel. Mais après 5 minutes à essayer de comprendre quelque chose au joyeux bazar de l'entrée, voilà déjà notre ancien qui revient pour nous "aider". Tu parles, il ne nous avait certainement pas quitté des yeux... Car il trouve très vite un tax... non, un véhicule libre. Après un échange qui veut ressembler à une négociation (allez, tu me dois bien ça, fait le pour eux), le chauffeur accepte comme par hasard de nous prendre. Mais on n'a rien demandé, et on ne veut pas monter avec lui ! Beaucoup de choses se bousculent : sa voiture est surement la plus "pourrie" de toutes, mais elle est jaune avec le liserait noir et blanc comme les autres taxis plus récent ; il a bien l'enseigne taxi, mais à l'intérieur derrière le siège passager et puis on est fatigué et le sac à dos commence à peser lourd, alors ok, banco. Et voila, première arnaque en pas 1h sur place. Enfin pas tant arnaque que ça puisque finalement le prix était conforme à ce que l’on avait prévu. Et finalement ça valait le coup, car le trajet a été un véritable rodéo pied au plancher et sans ceinture (pied au plancher, mais on a du difficilement atteindre les 100km/h). Pour un premier contact avec la circulation cubaine, ca ne pouvait pas être plus flippant ! Le chauffeur était en plus assez sympa finalement, il a tenté de discuter et surtout nous a mené à bon port. Ouf ! Je vous rassure, question arnaque on s'endurcit rapidement et on devient très vite plus vigilent durant le séjour. On apprend (parfois à nos dépend) les bons réflexes et les choses se passent mieux. Mais il ne faut JAMAIS baisser sa garde !

Nouvelle prise de conscience lors de l'entrée dans l'immeuble de notre hôte, il va falloir oublier nos standards européens. Le lit est confortable, c'est toujours ça. Pour le reste... Disons que les hôtes sont gentils et parlent anglais, donc ça permet d'échanger plus facilement. Nous avons le temps de faire une première promenade dans la vieille ville le soir, de prendre le pouls de la capitale et de gouter à nos premiers Mojitos !

15 mai Journée consacrée à la visite de la ville. Principalement la vieille ville, ainsi qu'une sortie en bus "top on top off" pour découvrir le reste de la ville notamment la Plaza de la Revolution.



Je ne vais pas tenter ici une description de la ville, je n'ai pas suffisamment de talents de compteur. Ce que je peux dire c’est que plus qu'une découverte, c'est une véritable expérience. Un choc parfois. Un ravissement souvent.

Quelques petites remarques quand même : + Les voitures des années 60, ce n'est pas un mythe, elle sont partout et trèèèèès largement majoritaires ! Sans parler de celles toutes pimpantes près du colisée destinées à emmener les touristes pour un tour en ville. Car Cuba c'est aussi un bruit, des odeurs... Un véritable voyage dans le temps.

+ Les arnaques et combines en tous genres sont légions, surtout ici à La Havane où se concentrent les touristes. Ca peut même parfois devenir oppressent. C'est dommage, car il faut apprendre à devenir mal polis (a minima ne pas répondre aux sollicitations) pour avoir une chance de ne pas perdre son pantalon. Rassurez vous quand même, jamais on a eu peur d'un vol direct ou d'une agression. C'est juste que même les gens qui paraissent gentils et innocent finalement finissent par vous proposer d'acheter des cigares à la sauvette (si si, ca vaut le coup, c'est une coopérative et c'est ouvert qu'un jour par mois : l'argent ne va pas à l'état, et par chance c'est ouvert aujourd'hui ! Suivez moi !), ou de participer à un hypothétique festival de musique (si si, ca vaut le coup ! vous connaissez le Buena Vista Social Club ? Et bien ils sont là pour leur anniversaire ! Ce serait dommage de rater ça !)... Leur inventivité est sans limite. Ce qui est le plus dommage, c'est que du coup on se méfie un peu de tout le monde, au risque de rater des rencontre vraiment sympathiques. Mais ça s'arrange pour nous dans la suite du voyage.

Nuit à La Havane

16 mai o-o La Havane > Pinar Del Rio Première chose: La gare routière Viazul de La Havane est loin de la vieille ville. Notre hôte nous a directement contacté un "taxi" : a priori pas d'arnaque au niveau du prix. Viazul est une bonne compagnie, le bus était à l'heure et confortable. Nous découvrons en route les autoroutes quasiment vides avec parfois des calèches en bord de route (parfois à contre sens !), et les affiches de propagande révolutionnaires...



Puis Pinar Del Rio. L'architecture et les couleurs offertes sont intéressantes, mais pour reste : l'horreur.



Je disais plus haut qu'on s'habituait aux arnaques et aux rabatteurs (les jinteros), mais là trop c'est trop. A peine descendu du bus ça a été un véritable harcèlement par les soi-disant taxis, même en s'éloignant de la gare routière. Il faut dire qu'à pied avec nos sacs sur le dos, un guide dans la main et l'appareil photo à portée, nous faisions une excellente cible. Mais quand même : au moment où s'est cru assez éloigné, on s’aperçoit que l'un des jinteros nous avait suivi en vélo pour continuer à nous proposer ses services (restaurant cette fois). Il tentera même de rentrer dans le restaurant où nous nous sommes "réfugiés"...

C'est décidé, on s'en va. Mais pour aller à Viñales il nous faut... un taxi... Aïe... Non sans mal et armé de courage, on arrive à monter dans le seul taxi officiel présent à la gare routière. Ce doit être le seul taxi vrai de vrai que nous avons pris de tout le séjour, car on sent la différence : voiture assez récente, clim, efficacité, un peu austère même. Un taxi quoi :)

o-o Pinar Del Rio > Viñales Et l'objectif du jour : Viñales. Vraiment charmant, une toute petite ville de campagne, presque un village. Ca change complètement de nos deux premières destinations, et ça va nous permettre de souffler un peu.



Je vous rassure les jinteros sont toujours là, mais bien moins virulents. Cette fois ce sont plutôt des mamas qui viennent proposer leurs hébergements. Mais nous ne nous ferrons plus prendre, on passe notre chemin et très vite le calme retombe.



Nous trouvons finalement une très charmante habitation tout en bas de la ville, en bord de champ. La famille est très accueillante. On serait vraiment resté plus longtemps ici si l'on avait pu.



Nuit à Viñales

A suivre... (1/3)
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SK
Skymann 10 years ago · Sand2A
Retour sur 3 semaines à Cuba en juillet 2016
Après avoir consulté régulièrement ce forum pour préparer notre voyage, je vous propose un résumé de notre séjour à CUBA du 06/07/16 au 26/07/16.

Nous sommes 2 adultes, un enfant de 12 ans et ne parlons pas espagnol.

Les réservations d’hôtel et la voiture ont été faite en passant par une agence et j’ai réservé directement les Casas (par mail).

Jour 1 : Vol Air France Paris CDG – La Havane

Jour 2, 3 et 4 : visite de La Havane (vieille ville essentiellement) : rue Obispo, les places, Malecon, promenade en décapotable américaine (30 € l’heure devant le Capitolio) à faire absolument !

Logement : Hôtel Sevilla : bel hôtel avec une piscine plus qu’appréciable à cette période. Le petit déjeuner se prend au RDC et non pas au 9ème et dernier étage (sauf chambre « VIP »). Par contre la vue est superbe à cet étage.

Jour 5 : récupération de notre voiture de location directement à l’agence VIA Rent A Car de l’hôtel. La réservation avait été faite quelques mois auparavant par une agence de voyage chez nous (environ 80 € par jour assurance (payable sur place) comprise).

Route vers VINALES (environ 3h30) Sur l’autoroute, nous avons été arrêtés par un (faux) policier qui nous demande d’emmener quelqu’un avec nous : refus poli et nous continuons la route

Jour 6 : visites du coin avec notre voiture : les Mogotes (magnifiques), la grotte de Palenque (on prend un passage qui traverse la montagne avec possibilité de déjeuner de l’autre côté et on revient en calèche), la grotte de l’Indien (5 CUC par adulte avec la barque pour ressortir de la grotte), arrêt chez un cultivateur au bord de la route qui vendait ses fruits ( nous lui avons demander si nous pouvions voir l’endroit où il séchait son tabac, ce qu’il a fait avec plaisir, nous en avons profité pour lui acheter quelques cigares « faits maisons ») Conseil : aller à l’hôtel Los Jasmines pour profiter de la vue. Nous avons bu un verre sur la belle terrasse du resto juste à côté de l’hôtel pour admirer le coucher de soleil.

Logement : 2 nuits à Casa Villa Haydee Chiroles. Super accueil, Haydee parle français et travaille à « l’office du tourisme »

Jour 7 : route vers Playa Giron (environ 6 heures) Pas de problème pour trouver la route, à l’approche de La Havane, il suffit de suivre les panneaux Autopista A1 au début direction Cienfuegos puis il y a une bifurcation Santa Clara.

Logement : 2 nuits à l’Hostal Luis. On est plutôt dans l’esprit « Motel » plutôt que Casas mais nous avions une belle chambre toute neuve dans un bâtiment de l’autre côté de la route où se situe la maison principale.

Jour 8 : Caleta Buena toute la journée. Entrée 15 € avec repas et boissons incluses à volonté (en discutant un peu à l’entrée, notre fils n’a pas payé…). L’endroit est superbe pour faire du snorkeling avec pleins de coins à l’ombre et chaises longues. A faire…

Jour 9 : visite du musée de la Révolution (tout est écrit en espagnol) et route vers Cienfuegos (environ 3 heures tranquillement) A la sortie de Playa Giron nous sommes arrêtés par un (vrai) policier qui après un petit baratin me dit que je roulais trop vite et que je dois payer 100 CUC d’amende mais qu’il veut bien baisser à 40 CUC si je paye tout de suite. Refus de ma part… 20 CUC alors ? Toujours refus de la part… il nous laisse repartir sans amende…Je précise que je ne roulais pas trop vite… Conseil : les (vrais) amendes sont inscrites sur votre contrat de location de voiture et payable à celle-ci : ne jamais payer un policier directement.

Cienfuegos l’après-midi : le centre-ville puis le Cimenterio de la Reina et enfin la Punta Gorda (terrasse de l’hôtel Palacio De Valle puis la meilleure Pina Colada de notre séjour dans la petite buvette du parc tout au bout de la Punta).

Logement : Casa de Hospedaje Martha Pena : bien située, belle maison coloniale tenue par un vieille dame très accueillante mais pas de possibilité de diner sur place. Clim bruyante.

Jour 10, 11, 12 et 13 : Route vers Trinidad (1h30), visite de la ville, vallée de Los Ingenios et snorkeling

Logement : Casa Brisa De Almeda. Très belle adresse tenue par un cubain parlant français et proposant une excellente cuisine puisqu’il était cuisinier en France près de 10 ans. Sans aucun doute notre logement préféré.

Jour 13 pendant 1 semaine : Hotel Las Dunas Cayo Santa Maria. Bel hôtel de type All Inclusive.

Jour 20 : Route vers La Havane avec une nuit au Sevilla

Conclusion :

Les moins : - grosse chaleur moite pendant cette saison, les pluies ne sont pas dérangeantes - des sollicitations régulières par les Cubains à La Havane (sans pour autant être excessif) et quelques petits essais d’arnaques sans gravité

Les plus : - un beau pays avec des coups de cœur pour La Havane, ses vieux bâtiments et ses voitures américaines, les mogotes de Vinales, la côte Sud pour le snorkeling, Trinidad - un très bon accueil surtout dans les casas

A votre disposition si vous souhaitez des infos complémentaires
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PA
Pat75fr 10 years ago · Hallonzy
Retour de 4 semaines à Cuba de début juillet à début août 2016
Bonjour, Ayant beaucoup utilisé les commentaires et contributions des membres de ce forum, j'apporte aussi mon retour d'expérience sur ces 4 semaines passées à Cuba.Désolé si ça fait un peu fourre-tout... Nous sommes partis à 2 couples d'amis pour le trajet suivant: La Havane: 3 nuits, Vinales: 5 nuits, Cienfuegos:4 nuits, Trinidad: 5 nuits, Camagüey: 3 nuits, Varadero: 5 nuits et retour à La Havane pour 3 nuits. L'hébergement: A part Varadero, nous avons séjourné en casa particular, que nous avionspréalablement réservées via l'association Cuba Linda. L'avantage de la formule est de ne pas avoir à prospecter par soi-même pour trouver sa chambre, l'inconvénient c'est qu'on ne choisit pas la casa où on sera hébergé. En arrivant dans la ville on va chez le correspondant Cuba Linda, qui est toujours un propriétaire de casa, mais on n'est pas sûr de dormir chez lui. Sur les 5 étapes, on est très bien tombés 3 fois et moins bien les deux autres. Les casa sont plutôt propres (à part une où s'était chasse aux cafards dans la salle de bain). J’ai été un peu déçu par l’absence d’attention de nos hôtes cubains. C’est clairement un business et les rapports sont d’avantage ceux d’un hôtelier que d’un habitant qui vous accueille chez lui. A part tenter de nous vendre le dîner à la casa et les excursions, nos rapports avec nos logeurs ont été très faibles. Les prix des casa allaient de 25 à 35 CUC/nuit. Les transports: Après réflexion, nous avons renoncé à louer une voiture et à l'expérience, nous avons bien fait. Les routes sont mauvaises, surtout vers Vinales, et pleines de trous, de nids de poule. Même les autoroutes sont en mauvais état. Et surtout, tout et n'importe quoi déambule et circule sur la route; animaux, piétons, vélos, cavaliers, carrioles à cheval, à boeufs, tracteurs, autostoppeurs. Il faut donc être attentif en permanence. De plus, la signalisation en ville est limitée à sa plus simple expression et trouver son chemin est difficile, sans compter les problèmes de parking. A noter qu'il existe un GPS qui fonctionne sans connexion internet (ne me demandez pas comment ça marche...) et qui s'est avéré très utiles pour guider nos chauffeurs jusqu’à la casa. Ça s'appelle OsmAnd et c'est disponible gratuitement sur le Playstore Android. Nous avons donc opté pour des déplacements en taxi, réservés soit auprès de la casa, soit directement auprès des bureaux de Cuba Taxi, ce qui nous a permis d'avoir des voitures plus confortables et des prix plus objectifs (entre 0,5 et 0,6 CUCpar kilomètre). Au final ce mode de transport nous a coûté, pour 4 personnes: La Havane - Vinales: 140 CUC Vinales- Cienfuegos: 230 CUC Cienfuegos - Trinidad: 45 CUC Trinidad - Camagüey: 60 CUC Camagüey– Varadero: 300 CUC Varadero– La Havane: 140 CUC Soit beaucoup moins cher qu’une voiture de location de même capacité. Les communications : Nos smartphones se connectent facilement au réseau cubain, on reçoit et envoie facilement des sms. Pour Internet. Comme tout le monde l’indique sur le forum, il est nécessaire d’acheter une carte wifi pour accéder à internet. Ces cartes s’achètent dans les bureaux ETECSA. Il faut produire son passeport pour procéder à l’achat. Une carte de 1 heure coûte 2 CUC. Comme tout le monde le signale également, les files d’attente sont souvent longues. Cependant, à La Havane il y a en bas de HabanaVieja, dans le marché artisanal San José (principal lieu d’achat de souvenirs), un bureau ETECSA où je n’ai pas vu de file d’attente les deux fois où je m’y suis rendu. De même je n’ai pas attendu au bureau de Vinales. Sur la carte figurent un login et un mot de passe à gratter. Il suffit ensuite de trouver une zone wifi, sur les principales places, là où vous voyez une foule de gens consulter leurs smartphones ou leurs tablettes, ou devant les grands hôtels. A partir de là, c’est aléatoire. J’ai pu me connecter sans aucun problème avec mon Sony Xperia, mais mon amie n’a jamais réussi avec son Samsung un peu ancien. Ma femme a pu se connecter sans difficultés avec le sien, plus récent. Pas de problème non plus avec l’iPad. What’App ne marche pas, quant à Gmail, nous avons pu envoyer des mails vers des adresses Gmail, mais aucun vers des adresses autres, type sfr, orange ou free. J’avais lu sur le forum qu’une alternative à What’App était très utilisée par les cubains; IMO. Je l’ai fait télécharger par mes proches et effectivement, ça marche super bien. Messagerie instantanée, envoi de photos ou de vidéos fonctionnent parfaitement depuis et vers la France. Une fois votre session terminée, il faut se déconnecter. Là, d’après mon expérience, il y a deux cas de figure. Si on s'est connecté dans la rue, il suffit de se déconnecter du wifi pour arrêter la session. Mais si on s’est connecté via le réseau d’un hôtel, ça ne suffit pas et le crédit sur la carte continu à être consommé. Il faut aller sur la page http://1.1.1.1pour accéder à un onglet de déconnexion – cerrar – Argent et budget : On ne peut rien payer par carte bancaire, nous avons donc choisi de partir avec un maximum de cash. Nous en avons changé la quasi-totalité au bureau de change de l’aéroport (très longue attente), sachant que les taux de change sont les mêmes partout et que nous étions prévenus pour les files d’attentes interminables devant les banques et les bureaux de change (CADECA). Pour les prix : un mojito (commençons par le plus important) coûte entre 2,5 et 3 cuc, une grande bouteille d’eau 2 cuc, une bière Cristal 2cuc. Un plat genre poulet ou porc accompagné de riz et légumes entre 5 et 7 CUC. La langouste, pas à moins de 15 cuc. Une course en taxi coûte entre 8 et 10 cuc à La havane Nourriture : Honnêtement, je n’ai pas trouvé grand-chose d’enthousiasmant dans la nourriture qui nous a été proposée. Il faut dire aussi que la disponibilité et la qualité des produits semblent aléatoires. Le plus décevant étant la langouste et plus globalement les produits de la mer. On n’est pas en Guadeloupe ou en Martinique; la langouste fraiche sortie vivante du casier et grillée devant vous, on a trouvé ça nulle part à Cuba. On nous a toujours servi des queues de langouste calibrées et manifestement toujours décongelées, parfois sans garantie du respect de la chaîne du froid. Moyennant quoi, nous en avons renvoyé une qui sentait vraiment mauvais dans un restaurant de Vinales, et nous avons eu tour à tour quelques désordres intestinaux après en avoir mangé. Même chose pour les camarones, les crevettes roses. Enfin, pas ou peu de poisson, sauf des filets également surgelés. En dehors de ça, du poulet, du porc, grillés, en brochettes ou au four, parfois de l’agneau, du riz, des haricots noirs et des légumes plutôt bons (patate douce, patate blanche, manioc, bananes). La cuisine cubaine n’est pas du tout épicée. Ah si, les meilleures mangues que j’ai jamais mangées! Enormes, mures à poin;, on s’est gorgé de mangues et de jus de mangue frais. Il y a des restaurants vraiment partout aussi nous n’avons pas éprouvé le besoin de dîner dans nos casa. Les adresses qui nous ont plus : A la Havane : La Marina, dans Habana Vieja, surtout pour son guarapo : jus de canne fraichement pressé + citron vert + rhum un vrai délice, et de bonnes brochettes. La Imprenta, également dans Habana Vieja. El Idilio, dans le Vedado, près de l’hôtelPresident, pour ses parilladas. Nous n’avons pas pu avoir de table au Dona Eutimia, près de la cathédrale et dont tout le monde parle. Il faut réserver au moins 3 jours à l’avance... A Vinales : El Campesino, un peu à l’écart du centre un de nos meilleurs repas à Cuba. Belle vue sur les mogotes, bon mojitos , plats copieux et bons, produits de la ferme. Eviter La Colonial produits pas frais, langouste non consommable et service indigent. A Cienfuegos : Finca del Mar. En dehors du centre, restaurant assez chic, où la langouste est bonne, idéal pour une occasion (un anniversaire de mariage par ex….), Las Mamparas, un endroit très sympa sur l’avenue principale, au rapport qualité-prix incroyable (réservation indispensable). A Trinidad : Museo 1514. Un endroit extraordinaire où tout est raffiné, d’une élégance folle et délicieux (évidemment, les prix s’en ressentent, mais ça reste abordable pour des portefeuilles européens, autour d’une quinzaine de cuc le plat), La Redaccion où on mange une excellente cuisine dans un cadre très agréable. A Camagüey : Restaurante 1800, superbe salle et bonne nourriture, La Isabela, bon restaurant italien. Points d’intérêt : Je n’insiste pas sur La Havane. Habana Vieja est superbement restaurée, dans les rues circulent de vieilles américaines toutes plus extraordinaires les unes que les autres. Il faut se promener au hasard dans les rues au-delà du centre historique touristique pour saisir des imagesd’une vie quotidienne qui a l’air bien difficile, les immeubles autrefoismagnifiques et aujourd’hui totalement délabrés, le spectacle de la rue. Cuba fait partie des endroits les plus photogéniques que j’ai visités, et la lumière y est magnifique. J’ai lu plusieurs fois sur le forum que des voyageurs se plaignaient d’être constamment harcelés par les solliciteurs, les jineteros. Je n’ai rien ressenti de tel. Bien sûr, comme dans la plupart des pays pauvres, quand un cubain nous abordait, nous savions qu’au final il avait toujours quelque chose à proposer, surtout des cigares ou bien un restaurant, un concert, mais ils ne sont jamais ni harcelant, ni insistant. J’ai trouvé les cubains souriants et plutôt agréables avec les touristes. Vinales : Le point principal d’intérêt de Vinales, c’est sa vallée et les mogotes. Casa et agence de voyage proposent toutes des balades à cheval ou à pied dans la vallée, avec visite d’exploitations agricoles, séchoirs à tabac et dégustation-vente de cigares, café et rhum. Les circuits sont assez stéréotypés et durent entre 3 et 4 heures. En cette saison, privilégier le matin car l’orage éclate tous les après-midi. Nous avions réservé la promenade à cheval via la casa ça a été décevant. Chevaux et guide étaient en mode automatique sur un parcours peu intéressant. Déçus, de n’avoir pas vraiment vu la vallée, nous sommes allés à l’agence Paradiso, où nous avons pu monter une balade à pied avec un guide francophone (Dany) au cœur des mogotes et là, c’était vraiment magnifique. Depuis Vinales, nous sommes allés une journée à la plage à Cayo Jutias à une heure de route (15 cuc par personne par Cuba Taxi). Le trajet en voiture est agréable et une plage de rêve, pour moi la plus belle de notre séjour. Nous sommes également allés à Cayo Levisas, et on a trouvé ça très attrape touristes. C’est cher (15 cuc de taxi, plus 35 cuc de bateau par personne incluant un déjeuner pas très bon) et la plage est beaucoup moins belle qu’à Jutias et envahie d’algues. Cienfuegos : Ville très plaisante, colorée, avec un beau centre colonial (aller boire un verre à la terrasse du Palatino) et une agréable promenade le long de la baie conduisant à un splendide palais mauresque, le palacio del valle. Nous n’y avons pas mangé, mais bu une excellente pina colada au bar en terrasse. On peut faire cette balade en vélo taxi. Depuis Cienfuegos, nous sommes partis pour la journée à Santa Clara pour la visite du musée mémorial du Che, du musée du train blindé et du centre-ville. Santa Clara ne nous semblait pas assez attrayante pour y passer la nuit, notre visite a confirmé cette impression. Depuis Cienfuegos, nous avons égalementpassé une journée à la plage Rancho Luna, à une vingtaine de kilomètres. C’est une des plages les plus sales que j’ai vues depuis longtemps. Les cubains à la plage ont une manie curieuse c’est de boire en se baignant, ou de se baigner en buvant. Ils sont tous dans l’eau avec une bouteille ou une canette de bière, un gobelet de rhum, voire la bouteille d’havana club. Et quand ils ont terminé, ils les jettent tout simplement dans l’eau ou sur le sable. Même chose pour les papiers gras... Et comme, sur cette plage, essentiellement fréquentée par les cubains, personne ne procède au nettoyage, je vous laisse imaginer l'état! Evitez donc la déception de la plage de Cienfuegos. Trinidad : C’est à l’évidence la perle de l’architecture coloniale à Cuba, en dehors de La Havane. Maisons colorées encagées dans leur ferronnerie, palais, églises, places, petites rues pavées et pentues entre les collines et la mer Pour qui ne connait pas les villes coloniales d’Amérique latine, c’est un émerveillement. Il faut donc prendre son temps et flâner dans les rues. A Trinidad, la musique est partout et le soir tout le monde se retrouve du côté de la Casa de la musica! Depuis Trinidad, nous sommes allés à playa Ancon, à quelques kilomètres de la ville. Très jolie plage de sable blanc. Nous avons également visité la valle de los ingenios, d’abord en taxi, puis en train. Le taxi nous a permis de découvrir des sites auxquels le train n’accède pas, le panorama et une plantation, avec une interssante visite guidée autour de la fabrication du sucre. Le train, hélas plus à vapeur (et à mon avis c’est définitif compte tenu de l’état des locomotives), mais diésel est aussi très sympa avec son côté rétro, surtout pour le trajet au milieu de la campagne. Il fait deux arrêts un peu long, le premier où l’on peut grimper au sommet d’une tour surveillant toute la vallée (vue superbe) et le deuxième dans une hacienda restaurant, juste à l’heure du déjeuner… Heureusement, on y mange plutôt bien et les produits viennent de l’exploitation. Camagüey : C’est la déception du voyage, et je ne comprends pas les guides vantant « le charme colonial de la cité et de ses jolies ruelles étroites », le tout inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. C’est une grande ville un peu triste et sans charme, hormis quelques églises entourées d’une charmante place et de quelques maisons coloniales. Autant dire qu’en une journée on en a fait le tour et que notre séjour y a été un peu trop long. Malgré cela, Camagüey nous a permis d’observer la vie quotidienne dans une ville ordinaire, la troisième du pays, et peu fréquentée par les touristes, le transport hippomobile présent partout, les magasins vide et mornes , le marché, présenté comme l’un des plus beaux de Cuba, aux étals clairsemés et tristes présentant quelques fruits et légumes abimés, les logements sombres et vétustes… et la musique, et les gens joyeux le soir prenant le frais sur le pas de leur porte. Varadero : 6h30 de route pour rejoindre Varadero depuis Camagüey et le Royalton Hicacos pour 5 nuits en all inclusive. La plage est superbe, mais bien sûr ça n’est plus vraiment Cuba. Voilà, j’ai sans doute oublié plein de choses. N’hésitez pas si vous avez des questions, je m’efforcerai d’y répondre. Bon voyage !
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SU
Suedois 10 years ago · Daphdejardip
Gwada 2015
Un carnet pour la Gwada ? Est-ce bien nécéssaire ? Je me suis posé la question, seul face à moi-même...

A lire les récits du bout du monde, j'ai un peu honte de parler de vacances simplistes au soleil des Antilles. Sans frontières dangereuses à passer, sans avoir à trouver une pomme pour manger, un peu d'eau pour étancher sa soif...

Et puis en fait, pourquoi pas ? Il n'y a pas de petits séjours. Allons donc aux Antilles !

Or donc, du 6 au 21 Novembre, nous sommes en Gwada (mon épouse et moi-même😉) et ce, grâce au jeu concours de la radio RFM. Mon épouse gagne donc un séjour au Créole Beach Hotel de Gosier; chambre supérieure, petit-déjeuners et vols au départ d'Orly.

Les conditions: séjour à faire avant décembre 2015 et hors période scolaire.

Tant mieux ! Pas de gosses hurlant dans la piscine ou dans les couloirs ! 😎 Et cela m'évitera également de croiser sur ma route des enseignants.... Quoique... Entre ceux qui sont en retraite, en maladie, en accident ou en grêve .... On est sûr de ren ma pôvre dame...

Reste la location de la voiture, l'acheminement vers Orly au départ du Sud et les repas. Trois fois rien. La seconde semaine, nous la passerons chez nos amis installés aux Abymes.

Les vols :

La compagnie CORSAIR assure le vol (AF pour l'acheminement au départ de Montpellier). Agréable surprise avec CORSAIR (Sauf le coup de l'annualtion du 5/11 , reporté au 6/11😠). Ecran téloche individuel, repas simple mais good. Nous avions réservé les siéges 44 (deux places).

La location de voiture :

A l'arrivée sur PAP, réservation par Budget. Une Nissan Note 4 portes pour 263.00 euros les 15 jours. En sortant de l'aéroport, on tourne à droite, 50 mètres et les loueurs sont là. Papiers calés en cinq minutes et navette vers les parkings auto en trois minutes. RAS.

L'hôtel :

Facile à touver avec un GPS Waze ou Sygic sur smartphone. Le Créole Beach Hotel est un quatre stars posé sur la pointe de la Verdure. www.creolebeach.com

Personnels au top. Petit-déjeuners très copieux et de qualité. Resto gastro sympatoche. Les bémols : La télé qui ne marche pas lors des orages ou pluies fortes et Internet un peu faiblard.

Les images :



















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CH
Christianr 10 years ago · Dokoz
Debrief Cuba itinérant du 12 au 27/2 2016...
Bonjour,

Pour rendre la monnaie aux personnes qui m'ont aidé à préparer mon voyage, et aider humblement celles et ceux qui souhaitent le faire à ma façon, en itinérant près des gens, je vous fait un résumé pour ce qui était la découverte de mon 36ème pays... Je paraitrais peut-être précis ou long pour certains, mais je sais que tout le monde n'a pas toujours nos expériences de voyage... Je parle aussi surtout de mes diverses expériences, bonnes ou mauvaises, pas de mon impression générale sur Cuba/les habitants que chacun se fera... 😉 Mes étapes ont été La Havane/Vinales/Cienfuegos/Trinidad/Santa Clara/Santiago de Cuba/Baracoa et Guantanamo, effectuées en 15 jours...

Avant de partir, j'ai préféré réserver mon vol intérieur "Guantanamo/La Havane" sur le site "Travelgenio" (145,89€) avec la compagnie nationale "Cubana", et pris ma carte de Tourisme auprès de "Cubafat" (30€) en Dordogne... Pour ceux qui se posent la question, cette carte m'a été demandé et à Genève et à Moscou pour mon embarquement!

Habitant maintenant Annecy, je suis donc parti de l'aéroport de Genève le jeudi 11 février à 21H50 avec la compagnie "Aéroflot" via Moscou/Svo... 3H de vol pour atteindre cette première destination, 4H25 de temps de correspondance essentiellement passé dans le Terminal puis un vol direct de 12H qui m'a fait arriver à La Havane le vendredi à 12H45 local... Pour mon arrivée, j'avais suivi vos conseils, en cherchant à réserver mes 3 premières nuits sur La Havane... Sur une douzaine de Mails envoyés 15 jours avant mon départ, 1 seule personne m'a répondu, pour me proposer 1 "Casa Particular" dans le "Centro Habana", avenue de Italia, avec un accueil par un taxi et un panneau à mon nom à l'arrivée... J'ai retenu cette solution source de confort...

Chronologie et commentaires : - Vendredi 12 : Mon trajet s'étant effectué sans encombre, je suis bien arrivé à l'heure à La Havane. Les formalités de douane ont été assez rapide, j'ai bien récupéré mon sac de voyage et en arrivant dans le hall, mon chauffeur de taxi avec mon nom était bien là... J'ai tout de suite changé mes 500€ que j'avais pris avec moi au guichet juste à l'extérieur du hall d'arrivée, il y avait juste un peu d'attente... Une fois fait, nous avons mis le cap sur la ville, avec un transfert de 30' environ où vous pouvez découvrir les premières images et caractéristiques de ce pays, malgré la fatigue... En arrivant, j'ai été logé non pas chez la personne qui m'avait répondue à mon Mail (son logement était complet), mais dans une "Casa" à 50M de là chez sa fille, dans un appartement au 6ème étage avec 2 chambres entièrement refaites et une super vue depuis le balcon essentiellement sur "Vedado"... Après un long spich de cette personne, j'ai pu un peu me poser, avant de partir découvrir mon environnement, et en particulier le "Malecon" à 2 pas puis le quartier de "Vedado" jusque assez tard en soirée... Ma première nuit a été assez délicate, de part la circulation importante sur l'Avenue de Italia /un simple vitrage sur les fenêtres de ma chambre, et surtout la présence d'une discothèque officiant au rdc de mon immeuble le w.e. jusqu'à 2H du matin... Au petit déjeuner excellent inclut dans ma prestation (25Cuc/jour) pris dans la "Casa" de la personne qui m'avait répondue à 50M de mon logement, je lui en ai référé, et il m'a illico proposé de changer de "Casa"... En 30', c'était fait, pour quelque chose de beaucoup plus calme à 2 pas toujours de chez lui, chez des gens très gentils dont il s'est arrangé...

- Le Samedi a été consacré à la visite des quartiers de "Habana Vieja", puis "Centro" et "Chino"...

- Le Dimanche, j'ai poursuivi la visite de la ville/des quartiers...

- Le lundi matin, j'ai pris un bus "Transtur" pour Vinales à l'hôtel "Deauville" (où j'ai acheté le billet 12 Cuc) situé sur le Maleçon à 2 pas de ma "Casa", après conseil de la personne qui m'a reçu qui me le recommandais, au lieu d'aller prendre le bus "Viazul" bien plus loin... Le départ était prévu à 8H, le bus est finalement arrivé à 9H20, puis on a tourné en rond dans "Vedado" avant de quitter La Havane à 10H. Nous sommes arrivé à Vinales 4H30 après, à 14H30, avec une halte un peu avant Pinar el Rio et la fin de l'Autoroute où nous pouvions manger/boire à des prix "touristiques"... Le proprio de La Havane m'avait laissé des cartes de "Casa" pour chacune de mes destinations, celle pour cette ville s'est avéré décevante, j'ai donc "rebondi" sur une autre (25 Cuc +4 de petit déjeuner/beaucoup était complète, mais vu le nombre...) avec un couple de retraité super sympa sur la rue parallèle à l'avenue principale du village, près du cinéma... - Lundi a.m. passé à découvrir le centre du village de Vinales, puis une marche de 2kms sur les hauteurs jusqu'au bel hôtel "La Ermita" avec une vue splendide... En rentrant, j'ai voulu réserver mon trajet avec le bus "Viazul" pour Cienfuegos" à leur bureau sur l'avenue principale, mais après plus d'une heure d'attente de l'employé qui était parti se restaurer, il m'a informé qu'il était complet. Aussitôt, une autre personne qui officie dans le même bureau m'a proposé un taxi collectif au même prix (35 Cuc), avec un départ à 8H30. Repas gargantuesque à ma "Casa" pour 8 Cuc le soir, filets de poisson et flan excellent entre autre au menu

- Mardi, j'ai effectué un tour de 3H (15 Cuc) à cheval dans le parc, avec visite d'une plantation de café, des grottes (+1 Cuc) et d'une plantation de tabac, départ après récupération à ma "Casa" à 9H pour un peu de marche pour aller retrouver mon cheval en dehors de la ville... D'autres personnes qui ont faites la même chose que moi ont payé 25, peut-être plus, pour ce qui est proposé, 3H/15 Cuc me parait suffisant... L'après-midi, je suis monté en taxi collectif (quelques "Peso") à l'hôtel "Los Jazmines" qui propose un super point de vue sur le Parc National... En redescendant, arrêt à la plantation de tabac juste avant l'entrée de la ville sur la droite... Repas le soir en ville...

- Mercredi matin, je devais donc partir à 8H30 pétante de Vinales (on m'avait demandé de venir 10' avant!), nous avons finalement quitté Vinales à 9H43, après entre autre être repassé 3 fois devant ma "Casa"! Et avec un très vieux Pickup inconfortable avec une cellule dessus où nous étions 8 sans clim... Nous pensions passer par le Sud, nous sommes en fait monté sur La Havane, où nous avons changé de véhicule pour un Break "Vintage" à 3 banquettes (j'étais au milieu devant juste à droite du chauffeur) un peu mieux, étant 8 également dedans ... sans compteur/sans Clim... Nous sommes arrivés bien plus tard que prévu à Cienfuegos à 16H; à 16H30, à force de tourner dans les quartiers pour trouver la "Casa" de 3 touristes Allemands, j'ai quitté le véhicule pour tracer ma route pour la gare routière, voulant réserver (munissez-vous de votre passeport pour cela) pour mon départ le lendemain à Trinidad le bus "Viazul" partant à 14H, seule solution qui part à l'heure à Cuba au vu de mon expérience... A l'agence, j'ai échangé avec une française qui m'a conseillé une "Casa" pas très loin, choix payant (25 Cuc +3). A 18H (!), j'étais prêt à partir découvrir cette ville et son influence coloniale/architecturale française... Après avoir fait le centre/le Prado assez joli, je suis parti jusqu'au bout du Malecon à Punta Gorda où j'ai diné (pas terrible mes crevettes) au bord de l'eau dans une paillote...

- Le Jeudi matin, j'ai voulu revoir cette ville et la baie de jour, choix agréable... En ayant vu ce que je souhaitais, étant en liste d'attente sur le bus "Viazul", je suis monté à 10H à la gare routière pour essayer de trouver un taxi collectif... Bonne décision, après un peu d'attente pour remplir un véhicule (6 Cuc), on partait dans une très belle auto "Vintage" pour Trinidad par une route côtière magnifique, avec pour moi un très bel échange à bord entre autre avec un couple de Belge ayant bcp voyagé... dont l'Iran il y a peu (destination qui m'intéresse)... Après un peu plus d'1H de route, on était sur Trinidad, où ma "Casa" recommandée à La Havane était à nouveau complète, mais dont la propriétaire me trouvait rapidement pas très loin une belle chambre (25 Cuc +4 /juste un bémol avec les groupes de Clim qui tournait à côté 24/24 quasiment) sur les toits idéalement placée près du centre historique... Journée passée à découvrir cette ville très charmante avec beaucoup de touriste, à faire une ascension jusqu'à l'antenne visible sur les hauteurs avec un très beau panorama sur Trinidad et la mer en toile de fond, et à écouter le soir de la musique à droite à gauche...

- Le Vendredi matin, j'ai loué un vélo à 2 pas de ma "Casa" (5 Cuc), et je suis parti pour La Boca et la place d'Ancon pour gouter aux joies de la baignade/plage/me poser un peu... La Boca magnifique petit village, comme la route qui suit avec de très belles petites plages/criques jusqu'à Ancon, où je suis resté au début de la plage (1 Cuc le parking vélo/l'ombrelle) à l'opposé du vilain complexe hôtelier, et où il y a une paillote où vous pouvez manger correctement (8 Cuc les filets de poisson)... Je suis rentré sur Trinidad par le petit port de Casilda... Soirée à nouveau à déambuler/écouter de la musique, diner près de ma "Casa" dans un restaurant/prix local (autour de 2/3 Cuc)...

- Le Samedi matin, départ matinal à 7H30 avec le bus "Viazul" (8 Cuc) pour Santa Clara, que nous avons atteint à 11H... Départ en calèche prise en face de la gare routière (3 Cuc) pour ma "Casa" toujours recommandée à La Havane, qui est à nouveau complète, avec rebond juste à côté dans ce qui s'avèrera ma meilleure "Casa" (25 Cuc) avec des gens particulièrement attentionnés... Déjeuner comme souvent à manger leur Pizza très bonne à quelques Pesos/1 Coca local parmi eux/ils apprécient comme moi... Après-midi à découvrir le centre, à retirer des Euros au "D.a.b." (faible frais de ma banque/carte "Visa") un peu caché près de la place (des gens attendaient pendant des heures à l'agence "Western Union" pour changer leur liquide/solution à ne pas retenir selon moi/trop d'attente + le risque de transporter de la monnaie), et les alentours avec les vestiges de la révolution... Excellent diner à la "Casa" (escalope de poulets frit entre autre), mon meilleur repas de mon séjour, soirée en ville à aller écouter de la musique/me poser sur la place centrale pour regarder les gens/m'imprégner de la vie locale...

- Dimanche 21, départ à nouveau en calèche (3 Cuc) pour la gare routière, où m'attend une longue journée... de bus pour Santiago (33 Cuc), que j'atteindrais à 21H30 heureusement avec 45' d'avance après un départ à 10H30... A noter que la gare routière "Viazul" est maintenant accolé à la gare ferroviaire à Santiago... Ayant réservé ma "Casa" (25 Cuc+3)à l'adresse recommandée toujours par le proprio de la première "Casa" à La Havane, vu mon heure tardive d'arrivée, j'ai droit aussi à un taxi avec mon nom, qui m'y emmène (3 Cuc)... Déception en arrivant, mais je suis trop fatigué/il est trop tard pour rebondir autre part, on verra demain...

- Lundi : Après une nuit rythmée ... par le chant des coqs à partir de 4H/les aboiements des chiens dans des chambres sans fenêtres/clayettes de rigueur souvent, je prends vite fait un petit déjeuner très moyen, avant de partir à la recherche d'une nouvelle "Casa" que je trouverais à 2 pas (25Cuc+3), et répondant de feeling tout de suite à ma convenance (on acquiert vite de l'expérience de ce qu'il faut éviter ou non pour de bonnes nuits), et de plus avec un accueil excellent avec un excellent jus de fruits frais...😎 Je pars ensuite pour découvrir la ville durant toute la journée, déjeuner excellent dans un petit restaurant familial pour 3 Cuc en bas de l'escalier près du musée de la Révolution et soirée à écouter de la musique près de la cathédrale...

- Mardi : découverte plus large de la ville, du nouveau quartier par ex. de Vista Alegre très intéressant de par l'architecture des maisons dans les rues adjacentes, du Nord du "Casco historique", puis retour sur la gare de train pour réserver mon bus du lendemain pour Baracoa à l'agence "Viazul" où je dois attendre 1H/16H que l'employé daigne nous servir...😐 Je reviens ensuite sur la partie basse de la ville au parc Alameda admirer le coucher du soleil/siroter un "Mojito" sur le bateau/ponton amarré et diner (très moyen)... Sur ces 2 jours à Santiago, j'ai fait quelques erreurs, je voulais louer une moto (25 Cuc/jour) le 2ème pour découvrir les environs et j'ai attendu trop tard la vieille pour m'en occuper (il y a une agence qui ne figure pas de plus sur le "Lonely Planet" Plaza de Dolores ou alors dans le quartier moderne près du grand hôtel 5*)/y'en avait plus! J'ai découvert trop tard aussi qu'un petit bateau (1 Cuc) partait à 1H juste à côté de ce bateau/ponton pour une petite ile avec une plage/voir la pointe avec le fort et y revenait vers 18H15... Très important aussi il me semble, en allant confirmer/m'informer de mon vol intérieur à l'agence "Cubana", j'ai pu voir les heures d'attente qu'il fallait pour acheter sur place un vol intérieur/la quasi absence de place et les frais/prix demandé (la confirmation par contre ne m'a pris que 15')...

- Mercredi, départ à 8H pour Baracoa (15 Cuc), après avoir été pris une calèche en bas de la ville (1 Cuc) pour me rendre au terminal "Viazul" pour 7H (ils s'occuperont de nous à 7H30). Vous devez ainsi venir 1H à l'avance pour le check in à l'agence "Viazul", puis faire enregistrer vos bagages, où l'on vous demande souvent 1 Cuc (pas prévu pourtant!)... Trajet très agréable qui passe par Guantanamo, puis longe le bord de la mer avant de passer par des routes de montagne avec des vues magnifiques... Arrêt au sommet d'un col durant une trentaine de mn, vous pouvez consommer comme d'habitude boissons/friandises... Arrivée après 5H25 de route à 13H25 à Baracoa... Un peu fatigué du trajet, n'ayant pas réservé une "Casa", je suis comme d'autres littéralement assailli par les locaux, qui se marche presque dessus pour obtenir mes faveurs, et ce n'est pas évident de s'en défaire/avoir les idées claires... Je prends un vélo taxi (1 Cuc) et pars avec la seule dame voir sa "Casa", qui finalement me plaira pas (humidité importante/odeur d'égouts), mais je trouverais une très agréable (25Cuc) à 2 pas avec des gens très sympas qui viennent de terminer leur maison dont j'ai l'étage supérieur à moi tout seul avec une très belle vue de la terrasse... Après-midi à découvrir la ville, sous une chaleur bien plus importante que précédemment... Repas délicieux (filets de poisson au lait de Coco/10 Cuc) à la "Casa" le soir, puis retour au centre pour écouter de la musique/"respirer" la vie locale...

- Jeudi, visite du Parc "Alejandro de Humbolt" (25 Cuc) avec un départ à 9H, après m'être inscrit auprès de l'agence "Gaviota" à 8H dans le hall d'entrée de l'hôtel "La Habanera" près de la place de l'église... On part à une quinzaine en Minibus, on en laisse quelques uns à la plage à l'Ouest de Baracoa puis on continue notre route jusqu'au parc... Balade de 3H très agréable à découvrir la faune et la flore, sous une bonne chaleur (pensez à prendre de l'eau/de quoi manger), et aussi à se baigner dans une rivière sous une cascade dans le parc... Après cette visite, nous partons à la plage rejoindre les autres, et nous pouvons de nouveau nous baigner dans l'Océan, se promener le long de la plage ou boire un verre/se restaurer... Retour à Baracoa à 18H, après une belle journée détente... Diner en front de mer sur le Maleçon, assez moyen... Soirée idem la veille, où je retrouve mes collègues de visite de l'a.m. (cette ville est très petite)...

- Vendredi matin passé à déambuler en ville, à passer chez le coiffeur (2 Cuc), moment toujours agréable à rire/échanger, à aller aussi pour la première fois sur Internet sur mon Smartphone grâce à la "Wi-Fi" présent sur presque toutes les places du pays maintenant (achat d'une carte téléphone pour cela à l'agence "Télécom" avec le passeport sur la place centrale pour 2 Cuc/1H) pour voir s'il n'y a pas de changement pour mon vol intérieur du lendemain matin/sur mon vol de retour en Europe... Balade (avec coups de soleil en prime) pour finir la matinée sur la grande plage de Baracoa de sable noir mais très propre/agréable après le stade, et dernière baignade de mon séjour dans une eau très claire et agréable... Convocation à 13H à la gare routière au bout du Malecon, et départ à 14H pour Guantanamo avec le bus "Viazul" (10 Cuc/3H30 de trajet), que j'atteindrais à 17H30... Ayant réservé par téléphone (le téléphone fixe est gratuit sur toute l'Ile!) de la "Casa" ma dernière nuit, un taxi /une "Moskvich"m'attend😏, et je descends (3 Cuc") récupérer mon dernier hébergement (25Cuc), près du centre... Balade et diner (3Cuc) en ville au "1870", à écouter de la musique également ici et là pour ma dernière soirée à Cuba, avec des prix bien plus abordable que dans les autres places bien plus touristiques, par exemple enfin un Mojito à 1 Cuc (au lieu de 3 bien souvent durant mon séjour)...

- Samedi 27 : Lever et départ matinal à 5H45 avec mon taxi de la vieille pour l'aéroport distant de 15kms de Guantanamo sur la route de Baracoa. Je décolle à 8H, et ils m'ont demandé d'être 2H avant. Beaucoup de monde est déjà là, et très bon accueil et grand professionnalisme du personnel présent pour l'enregistrement... L'avion de la "Cubana", un "ANTONOV" 158 quasi neuf, arrive de La Havane à 7H15, le temps de décharger les gens et les bagages des arrivants, et c'est à nous de partir à l'heure, pour un vol très agréable d'1H30, qui certe a son prix (149€), mais m'a permis de profiter à fond de l'Oriente (il y avait sinon un départ en avion de Baracoa, mais que le jeudi en fin de semaine!), une partie qui mérite vraiment le déplacement, faire mon circuit prévu, et ne pas me coltiner une vingtaine d'heures de bus jusqu'à La Havane... Guantanamo était aussi agréable à découvrir dans son centre... Arrivé à 9H30 à La Havane à l'aéroport, j'ai le temps d'attendre et faire quelques courses dans les magasins de l'aéroport, me restaurer un peu, changer mes "Cuc" restant (ils ne peuvent être changé chez nous!), avant de prendre mon vol "Aeroflot" pour Moscou à 14H45... - Dimanche 28 : Arrivée à Moscou/SVO sous le soleil mais avec de la neige😏 à 10H, après 11H de vol avec un très beau survol de la Floride au départ entre autre, 3H d'attente puis c'est mon dernier vol de 3H également pour Genève... Me reste à prendre un bus jusqu'au parking, récupérer ma voiture, faire 45' de route avant d'arriver chez moi à 17H, bien fatigué mais content de ce nouveau voyage très enrichissant, ... mais très prenant en énergie quotidienne aussi... Voilà, j'espère avoir été le plus complet, désolé pour la grammaire/l'orthographe parfois (je suis un peu fatigué encore/en cette fin de w.e.), et bon voyage à vous 😏 Christian Nota : Ce qui me vient à l'esprit et que je n'ai pas pu intégrer dans mon long message : - je ne changerai en rien mon trajet et son découpage, certe tonique qui ne m'a pas laissé beaucoup de répit si ce n'est sur la fin, mais qui m'a permit de me faire une bonne idée de l'île et de ses habitants, avec à chaque fois des choses bien différentes à découvrir... - le mois de février m'a semblé excellent pour le faire... - réserver dès que vous arrivez la réservation pour votre prochain départ/vos activités sur place... - penser à prendre une "petite laine", il fait parfois frais le soir... - l'improvisation sur place deviendra de plus en plus délicate, tout du moins couteuse en temps, avec l'afflux de touristes et les carences du pays/le comportement des gens pour le gérer... - avoir des "Pesos national" en plus de ses "Cuc" sur soi... - Santiago/l'Oriente vaut vraiment le coup d'être visité...
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PA
Patrickmicke 10 years ago
26 jours aux Antilles
Salut a tous

Je vais essayer de faire le carnet de voyage de nos semaines aux Antilles. C'est la première fois que j'en fait un, je compte sur votre indulgence. J'en profiterai pour donner notre avis sur les prestataires(logeur, loueur, restau etc ....)

Allé hop, c'est parti.

Notre premier voyage en GWADA en décembre 2013 nous a tellement enchanté que nous avons décidé de repartir vers cette destination. Cette fois ci la Martinique sera de la partie ainsi que Marie Galante.

Le 12 Mai 2015 départ

Nous prenons le train a Lyon tôt le matin car nous avons un billet TGV AIR, arrivé a Massy nous attendons la navette. 30 mn plus tard on attend toujours, 1h plus tard pareil. L'angoisse commence a venir, car évidemment nous n'avons pas d'info. Un contrôleur viendra nous informer que les chauffeurs d'air caraibes ne sont pas venus travailler. Une compagnie est dépêchée en remplacement. Le bus pas du tout adapté aux bagages mais au moins nous arrivons a l’aéroport a temps. Heureusement nous avion 3h30 entre les deux transports, ce qui ne sera pas le cas au retour ! Le vol se passe très bien, les prestations mieux que sur le vol air France de 2013. Arrivée a Fort de France a 15h, pile a l'heure. Nous cherchons le loueur qui doit nous attendre a l’aéroport, et la , personne avec notre nom. J'appel pour me renseigner, plus de peur que de mal ils ont juste interverti le nom avec les personnes qui doivent arriver juste après nous. Le loueur LOKIZY voiture propre et pas cher pour deux semaines, la clio pour 320€ prise en charge rapide 10mn grand max. Nous partons direction Fond saint denis, environ une heure de voiture en passant par la cote. On remarque que la végétation est bien sec, la saison sèche continu bien que nous somme le 12 mai. A Saint Pierre on quite la cote pour monter sur le Morne des cadet. La vegetation change rzpidement , beaucoup plus verte et le route devient plus etroite avec beaucoup de virage. Nous arrivons vers 17h30 a notre hebergement Le Morne des Cadet ( chez tonton Leon). On trouve rapidement puisque il se situe juste en dessous de l'observatoire. Face a la montagne Pelé ( dans les nuage ) le paysage est beau et il y a un vent de fou, mais personne pour nous accueillir ( encore ! ) Apres plusieurs appels je tombe enfin sur tonton leon qui nous indique notre hébergement. Cela fait bizzard mais ce sera un peu comme ca toute la semaine. On prend possession de l’hébergement que nous trouvons bien mais un peu limite coté propreté. Nous tombons sur la personne qui fait les repas le soir ( pas trs claire non plus, on comprend pas trop qui s'occupe de quoi ) on s'inscrit donc pour le landemain soir. Ce soir ce sera pâte bolognese car on ne souhaite pas redescendre a Saint pierre ( trop fatigué) et on trouve une petite épicerie a fond saint denis. On se couche tot fatigué, la journée un peu en demie teinte.
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GA
Gange 10 years ago
Compte-rendu de mes vacances à la Barbade
Bonjour à tous,

Un petit récit de mon séjour à la Barbade

Date du séjour : du 20 au 30 Mai 2015 Transport : Paris > Fort-de-France > Bridgetown

Paris > Fort-de-France : compagnie Air Caraïbe Prix : 465 euros

Fort-de-France > Bridgetown : compagnie Liat Airlines Prix : 245 euros

Avis sur les deux compagnies : Air caraïbe, on connaissait déjà. Ils pratiquent des prix abordables pour la Martinique et la Guadeloupe. Le service est comme celui d'Air France sur ce trajet, c'est à dire normal sans plus.

Liat Airlines : le vol est rapide (1h15 environ, avec un arrêt à Sainte-Lucie pour prendre des passagers) mais aucun retard, à l'aller comme au retour. On a apprécié.

Monnaie : Dollar barbadien (1 dollar US = 2 dollars Barbadien). Cout de la vie : chère

Météo : temps sec. T° de l'air moyenne : 30°. Très peu d'humidité. Tout est sec. Pas beaucoup de vert, plutôt du jaune.

Nous sommes partis à 8 (adultes uniquement). Deux d'entres nous sont passés par Miami : Paris > Miami > Bridgetown avec American Airlines mais moins intéressant (à cause de la durée d’escale au retour, le fait qu’il fallait récupérer les bagages pendant l’espace et aux États-Unis les aéroports sont immenses, tout ça pour un prix supérieure à ce que nous avons payé en passant par Fort-de-France).

Nous étions logés sur la côte ouest, à Saint-James, dans une villa sur les hauteurs. Alors quand je dis sur les hauteurs, à prendre avec des pincettes. La Barbade est une île plate. pas de montagne. Les "hauteurs" sont de petite colline pas très haute.

L'ile à deux facettes qui se résument assez bien à la vision de ses côtes est et ouest : - l'ouest se sont les plages de rêves, eau turquoise et sable d'un blanc éclatant. De beaux hôtels luxueux, des villas de rêve bordent la côte ouest. Les « Beach bar » et restaurants sont légions, activités nautiques à profusion.

La côte est de l'île, on a juste l'impression d'être sur une autre île : paysage sauvage, presque à perte de vue (l’île est petite mais comme il y a moins de construction à l’est, on à l’impression que c’est vaste), des plages vides et une mer plus agité, des villages modestes ... . c’est magnifique … paisible …

On a aimé... les deux facettes car en toute honnêteté, les infrastructures de la côte ouest sont idéales pour des touristes qui ont juste envie de profiter de la mer et de se poser… aussi !!!

Attention tout de même : la Barbade, ce n'est pas donné. Beaucoup de riches anglais et américains y ont des maisons secondaires. Le tourisme y est relativement haut de gamme. Vous retrouverez les prix de Londres/Paris. Optez pour l'achat de poissons frais dans les fish market (là les prix sont raisonnable) et cuisinez à la maison. (sauf si vous avez un bon budget). Il y a des restaurants moins touristiques et moins chers, notamment dans les terres. (Attention beaucoup de fritures)

Les activités :

- la plage évidemment : l'eau est absolument magnifique avec des couleurs de rêve. La température de l'eau à 28°. On croit nager dans une piscine, l'eau est incroyable. Ou : Sud de l'île et toute la côte ouest. Une succession de plages magnifiques à découvrir.

- le snorkeling : la Barbade est une île corallienne. Beaucoup de choses à voir un peu partout Ou : folkestone, super. Mais ayez toujours de quoi faire du snorkeling car beaucoup de plages offrent des spots de snorkeling A voir : très poissonneux. Dès la plage, on accède très vite à de magnifiques bancs de poissons. Beaucoup de gros poissons perroquets, sergent major, des bancs de poissons bleu fluo, jaune fluo et violet donc je ne connais pas le nom, des tortues, des murènes. Nous avons également vu des raies assez grosses.

- la plongée sous marine : SUPER. Ou : club "reefers & Wrekers" à Speightstown. Nous avons choisi ce club car c'était le plus proche de là ou nous habitions. Compter 60 dollars US par plongée (pas donnée) et 70 si vous n'avez pas de combi. Le reste du matériel est inclus dans le prix. Magnifiques plongées, coraux intacts, des couleurs fluo incroyables. On a également plongé sur l'épave STAVRONIKITA (110m de long, 36 mètres de profondeur, visibilité incroyable, 27° à 36m). On recommande vivement de plonger là-bas malgré le prix, c'est magnifique. - les sorties bateau : pas mal pour découvrir la côte de la mer. Pas donnée par contre (100 dollars US la journée avec repas et boisson à volonté). Nous avons opté pour un prestataire qui s’appelle « Good Time ». La sortie bateau consiste à allez nager avec les tortues dans un premier temps. (Ils nourrissent les tortues, du coup elles viennent nager près de vous. On aime moyennement ça mais bon, on ne savait pas). Ensuite on navigue vers des spots de snorkeling incroyables. Après on profite de la mer. On a beaucoup aimé même si on a été un peu gêné pour les tortues nourries.

- Les visites : St nicholas Abbey : très jolie. Belle demeure anglaise. Ils font du rhum mais nous on l'a trouvé nettement moins bon que le rhum de la Martinique - Codrington School : pour l’architecture british au milieu des tropiques - la côte est : longer la côte et découvrir les villages (Bathcheba notamment)

Restaurant : - Le fish pot à speightstown. Très bon. Pas donné (on s'en est sortit pour l'équivalent d'une cinquantaine d'euros par personne) - Lone star : pour le cadre. La nourriture est bonne. Même tarif que le Fish Pot - Nous avons testé le Oistin fish fry du vendredi soir. Sympa mais un peu trop touristique. Victime de son succès peut-être… mais bon, allez y quand même pour voir

Nous étions un peu hors saison, donc moins de touristes, beau temps, T° de l’eau super. On a apprécié car on imagine qu’en haute saison, vu le nombre d’hôtel, restaurant, Beach bar qu’il y a ça doit être pleins (même si d’après les échanges que nous avons eux avec les locaux, il y a maintenant de la concurrence avec les autres îles de la caraïbe).

Voilà, donc nous on a vraiment adoré. Si vous aimez les eaux turquoise et chaude et que vous avez un peu de budget, la Barbade est faite pour vous.

.. et tout de même, j'insiste : les barbadiens sont très gentils, souriants. Par ailleurs, quel sens du service. Un point fort pour cette toute petite île ...

🙂
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YE
Yemen 10 years ago · Nathamilly
Dominique 10 jours en octobre
Bonjour,

Petite contribution aux précédents carnets de voyage sur cette destination. Voyage 2ième quinzaine octobre 2015, 10 jours Tous mes retours sont subjectifs !

Mes premières remarques : pas de tourisme de masse mais des tourismes puisqu’il y a des hôtels ou logements ARBNB. Mais cela reste assez cher : difficile de trouver à moins de 50 euros pour une nuit, et c’est souvent plus !

A. LA COTE EST

1. Roseau, la capitale. Petite ville animée, surtout le matin, avec des habitations en bois pleine de couleurs. je n'y ai pas logé mais à refaire, j’y passerais une ou 2 nuits. J’ai logé à pointe saint Michel, un petit village où l’on accède en collectif de roseau. CIBOULI VALLEY : cécile. C’est sur Airbnb 67 € mais vous pouvez la contacter directement pour payer moins cher 285 91 10. Chambre moderne, propre. Collectif (souvent), à 5mn pour aller sur Roseau ou scotts head. Petit village sans beaucoup d’animation mais qui permet de belles rencontres. En fin d’après-midi, sur la plage, des baraques où il fait bon de trainer et rencontrer la population.

2. 1 journée vers la pointe scotts head De roseau, Collectif (2,5 dollars) pour le village de la soufrière. Village en hauteur dans une jolie baie. Une petite plage de galets avec un petit bout aménagé face à l’église. Une marmite de source chaude, un toit, une table. Emplacement pour faire du snorkelling (des poissons, mais rien d’extraordinaire). Participation à cet emplacement aménagé au bon vouloir. Puis petit plage avec bateaux de pêcheurs mais personnes qui se baignent. Agréable marche (1H) pour aller à Scotts head en longeant la mer. Bon, à la pointe, côté caraïbes, un une petite anse pour faire du snorkelling (bof bof). Du sable mais pas de quoi poser sa serviette. De l’autre côté de la pointe, côté atlantique, une langue de plage de galets. Bon, difficile de se poser pour faire la sieste…. Petit village en hauteur. Et une petite plage de pêcheurs côté caraïbes. (Collectif 2.5) pour revenir jusque champagne Beach. Là, longue plage avec un café et un chemin de planche en bois pour longer entre la falaise et la plage. Le snorkelling n’a rien donné ! Bref, journée sans grand éblouissement……

3. Rando boiling lake : 6 H AR avec les poses. Belle randonnée, assez fatigante car beaucoup de montées et descentes. D’abord forêt pendant ¾ d’heure. Nous l’avons fait sous la pluie. Cela doit être super sous le soleil !

4. Les sources chaudes au-dessus de Roseau. Bon, je me lâche… : la Dominique, petite île, pas plate du tout. Très vite, si on quitte la bande côtière, on part sur les hauteurs. Très vite c’est vert, la forêt, les nuages, la brume, la pluie. (En tout cas, c’est mon expérience. (Attendez, ne vous arrêter pas sur cette remarque….). Alors oui, des sources chaudes dans les hauteurs. Mais… notre expérience : des logements se sont construits et privatisés autour des sources chaudes. Nous étions 2 au WOTTON WAVEN 65 dollars sans PD. Ben vraiment, je trouve que cela ne le mérite pas. Certes, le cabanon en bois était bien. Mais bon… pas le luxe non plus. Et, a l’aller comme au retour, météo pas très dégagée et agréable sur les hauteurs, alors que dès que l’on est en bas, super ! Mais je dois le dire de suite : les paysages de forêts, sans vue, dans les nuages, ce n’est pas mon truc. Donc j’ai évité d’y trainer, à part pour traverser l’île et Boiling lake.

5. Portsmouth, avec le fort, Toucari bay, le creux du volcan avec les geysers froids. Bof bof.

B.LA COTE OUEST. Nous avons beaucoup aimé. Les touristes, pas vu …. Il faut louer une voiture pour pouvoir s’arrêter dans les villages et sur les plages. Il y a des collectifs, mais peu. La végétation est bien plus belle qu’a l’est. On passe par des villages où artisanat indien.

Rivière cyrique : au sud de Rosalie. Le lieu est indiqué par un petit panneau un peu déglingué. Le but : aller à WAWINE CYRIQUE. Prendre le chemin (4/4) et déposer sa voiture au bout. Là, 1 h de descente. Chemin au départ puis paroi verticale entre les racines. On est à pic. Une corde pour se tenir le long de la paroi. C’est tout à fait possible mais pas facile. En bas, une très belle récompense : belle plage de sable noire avec une cascade qui tombe dans la mer. Cela vaut vraiment le coup. 2 H AR

Route de la cote est à castle bruce. La route est bonne. C’est la montagne. Végétation dense. La plage de castle Bruce est grande, rempli de bout de bois flottés. Personne, des vagues, la végétation derrière, c’est beau.

Puis route petite soufrière bay. A l’entrée, avant de faire le tour de la pointe saint sauveur, prendre une route qui part vers la gauche en descente vers une petite plage. Superbe baie. Continuez vers petite saint sauveur baie : un petit village de pêcheurs, une école. Belle baie. Autant dire que le touriste n’est pas légion. Et pourtant, les points de vue sont magnifiques. Les plages, certes, pas d’eau turquoise mais galets, cocotiers…. Une sensation de bout de monde (sans l’être vraiment car pas mal de petits villages. Retour sur Castle Bruce et route vers bataka. Là, moins de point de vue, pas d’accès à des plages. Seulement incursion vers la mer vers l’escalier tête chien. Rien d’extraordinaire mais plaisant et mer et rochers en contrebas où au loin.

3 nuits à CALIBISHIE Chez Veranda view, guesthouse. 2 chambres à l’étage, avec une grande terrasse couverte avec salon et une terrace découverte. Le tout, face à la mer. L’ensemble est soigné, très agréable. Très bon accueil. Une grande chambre avec un lit de 2 personnes et un lit une personne, 105 euros avec PD si 2 personnes, 120 si 3. Une autre chambre pour 2 personnes 1O5 euros.Hermine, la propriétaire, une hollandaise est tout en douceur, très agréable. On s’y sent bien. Pour chaque chambre une espace pour cuisiner et vaisselle. mail de Hermien Kuis : reserve, arobase, lodgingdominica.com tel 767.445.8900 cel 767.613.9493 www.lodgingdominica.com J’ai cherché dans tout le village pour trouver moins cher. Mais vraiment, a quelques euros prêt, « y’a pas photo…)

Environ de Calibishie

RED ROCKS, au bout de la pointe Baptiste. Au bout de la route, une chaine qui bloque l’entrée du chemin. C’est 2 dollars US. Un rasta, propriétaire du passage demande cette somme. Il vous emmène sur le site et indique où allez. C’est super beau. A ne pas rater. Après calibishie, vers Portsmouth, la plage NUMBER ONE. Un petit panneau l’indique. 4/4 indispensable. La plage est grande, pas exceptionnelle, mais sympa. Et c’est une bien grande plage de sable. Plage suivante : BATIBOU Beach. Panneau également. La piste dans le 2ième partie, pas facile… y aller avant 13 h, sinon, ombre des cocotiers. Elle en est bordée. C’est beau. Sur le forum, on parle de problème de sécurité. Plus de souci, chaque jour, 2 personnes de sécurité sont sur la plage (où il n’y a personne) et veille ! Dans les 2 cas, sable doré, mer mouvementée, bleu mais pas turquoise ! Route de Calibishie vers Portsmouth. Ne vaut pas le coup, on est la plupart du temps sur la route et vue très moyenne.

PETITE CONCLUSION. Pour la rando, je suis septique même si je n’ai pas fait grand-chose. En tout cas pour ceux qui ne veulent pas marcher en forêt, avoir des points de vue dégagés, qui ne sont pas exigeant sur la présence du soleil. Pour la plongée ou snorkelling, je ne sais pas, mais il y a eu d’autres carnets de voyage. Dans tous les cas, si vous aimez vous balader sur les plages, avec l’envie de découverte dans l’isolement total (moi, je n’ai pas vu beaucoup de dominicain sur les plages, et pourtant, elles sont belles). En acceptant l’ inconvénient de devoir faire un stop au départ et au retour par la Martinique et la Guadeloupe car les horaires de bateaux ne sont pas en lien avec ceux des avions si l’on vient de France………….. oui, aucun regret pour moi. belle découverte.

bonne découverte 😏

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JE
Jemaflor 11 years ago · Mariavah1
Îles Vierges Britanniques: En catamaran, de baie en baie...
De crique en crique, de plage en plage et de mouillage en mouillage … Vous l’avez compris, avec ce récit de voyage illustré je vous convie à une balade nautique dans les Caraïbes parmi les îles vierges britanniques. Suivez mon sillage, le dépaysement tropical est garanti. Si Christophe Colomb en abordant en 1493 ces îles du bout du monde les a baptisé du nom de vierges c’est qu’il a découvert sur place une nature généreuse et très peu d’habitants … c’est presque encore le cas. L’archipel compte une soixantaine d’îles dont seulement quelques unes sont habitées, quant à la beauté des paysages insulaires, ils ont de tout temps enchanté les voyageurs. Naviguer voiles au vent le long des côtes en se faufilant entre les îles s’avère être un plaisir inoubliable comme voguer sur le principal chenal, le Sir Francis Drake. Un nom qui évoque un grand navigateur, certes, mais aussi celui d’un flibustier hors pair, histoire de ne pas oublier que nous sommes ici sur des eaux où ont sévi par le passé de redoutables pirates … les fameux pirates des Caraïbes ! Alors, prêts à monter à bord du catamaran ? Je suis sûr qu’avec un peu d’imagination vous sentez déjà l’agréable souffle des alizés ? __

Le vent marin du large n’est pas toujours aussi clément que les alizés et puis en mer il y a également la houle ; elle nous a ballotté durant toute la navigation depuis l’île de Saint-Martin jusqu’à ces côtes des îles Vierges britanniques (VBI). Une mer agitée et une nuit perturbée par des bruits mêlant celui des vagues se brisant sur la coque du catamaran à toutes sortes d’autres sons : craquements, grincements, coups, chocs … Mais au petit matin, c’est l’embellie alors que les côtes insulaires sont en vue, ouf ! Comme posées sur l’horizon on aperçoit les silhouettes montagneuses des îles qui se détachent sur un fond de ciel anthracite. Heureusement, le climat des Antilles est le plus souvent variable, au vrai sens du terme. Quelques rayons de soleil arrivent à percer l’épaisse couche de nuages, ajoutez-y une averse tropicale et ce sont les couleurs de l’arc en ciel qui s’offrent en spectacle. Un double arc, rien que cela ! En fait, le second correspond au le reflet du premier, ses teintes se présentent dans un ordre inverse du premier. Quelle sublime vision !



Notre cap ? Virgin Gorda, une des plus belles îles de l’archipel. Mais avant de débarquer, territoire étranger oblige, quelques formalités sont nécessaires. C’est notre sympathique skipper, Guillaume, qui s’en charge … et il en faut du temps à terre dans la petite localité de Spanish Town pour obtenir le fameux sésame auprès des autorités douanières : imaginez la nonchalance bien connue des insulaires caribéens doublée du flegme britannique … En tout cas, cela nous laisse le temps de « goûter » aux eaux cristallines de la baie et d’admirer les alentours.



Par moments mon regard s’élève vers les collines environnantes avec il faut l’avouer un œil quelque peu jaloux, j’imagine les points de vue imprenables dont bénéficient les heureux propriétaires des villas situées sur les mornes … Cependant, et à titre personnel, je pense que je préfèrerais (si j’en avais le choix !) une coquette maison en bord de plage. Tiens ! Comme celle-ci que l’on aperçoit maintenant en longeant la côte: une construction en bois avec terrasse donnant directement sur la plage de sable blanc, une cocoteraie en guise d’ombrage et une vue sur l’horizon marin. Pouvoir se promener sur le rivage et se baigner à toute heure comme bon il semble … le rêve, n’est-ce pas ?



Plus on progresse en direction du sud de l’île, plus les rochers se font nombreux. D’énormes blocs de granit s’amoncellent sur le sable des plages évoquant la classique image des rivages des Seychelles … The Baths à Virgin Gorda est un lieu unique dans la Caraïbe, certainement le décor le plus original des VBI. Avec le soleil au zénith, la mer prend une teinte d'un bleu incroyable !



Au cours d’un voyage précédent il y a quelques années, j’avais déjà eu l’occasion d’admirer cet endroit si particulier et j’avais gardé un excellent souvenir de ces gigantesques rochers façonnés par l’érosion. Le passage entre ces monstrueux blocs permet de passer d’une crique à l’autre, un impressionnant labyrinthe parsemé de piscines naturelles …



Parfois, avant de revoir un lieu déjà visité, je m’interroge : n’y a-t-il pas un risque d’être déçu par une seconde visite ? Retrouve-t-on avec autant de plaisir le site qu'au moment d’une première découverte ? Ici, je n’éprouve aucun regret, la vue depuis la mer est complémentaire de celle appréciée seulement depuis la plage et surtout … aujourd’hui le soleil brille avec éclat, une idéale valorisation du paysage car lors de mon précédent voyage le ciel était couvert, gris et terne : un vrai comble pour ce bout d’île que l’on imagine constamment baigné par un soleil tropical.

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La nuit tombe rapidement dans ces régions proches de l’équateur mais avant place à l’observation d’un superbe soleil couchant sur le Sir Francis Drake Channel, une vraie mer intérieure au milieu des îles vierges.



Les mouillages les plus abritées sont toujours les plus convoités, celui de the Bight sur les rives de Norman island est un de cela. Pas étonnant que nous ne soyons pas les seuls à y faire escale pour la nuit. Une arrivée nocturne est toujours impressionnante et quelque peu mystérieuse, on avance au ralenti dans la nuit noire, seules les lumières des nombreux bateaux donnent un peu de clarté. Les éclairages des mâts scintillent sur un fond de ciel sombre et à la surface de l’eau les lueurs se mirent, dansant au gré du sillage de notre catamaran. Ensuite, c’est le rituel de l’amarrage à l’ancre ou à la bouée disponible dans une anse très fréquentée ce soir puis vient le moment de l’apéritif convivial, merci Didier (note cuistot de bord) pour l’assortiment de cocktails tropicaux et pour le service à l’assiette digne d’une bonne table.

Et si on sortait pour la soirée ? Ce n’est pas parce que le lieu est isolé que l’animation est absente, certes il n’y a pas de village aux alentours mais seulement un sympathique bar paillote au bord de la plage. A l’aide de l’annexe nous l’atteignons en quelques petites minutes. Question ambiance musicale, il y a là un orchestre de steel band qui égrène quelques notes métalliques de musique des îles ; pour la boisson, goûtons le cocktail maison qui porte le même nom que l’établissement, « The Pirates ». J’avoue que je n’ai pas bien saisi les explications de l’accueillante serveuse, pourtant, ce n’est pas faute d’avoir essayé de nous lister précisément la composition du cocktail … Finalement peu importe, nous l’avons bien apprécié. Est-ce la raison pour laquelle la souriante serveuse nous en propose déjà un second verre ? Soyons raisonnable, vous vous doutez que cet apparent jus de fruits est quand même accompagné d’une copieuse rasade de rhum !



Le jour est levé, le moment où en sortant sur le pont on découvre dans son ensemble la baie : une anse en arc de cercle régulier, juste un goulet étroit permet d’y accéder ou d’en sortir … ce que nous faisons maintenant. La direction ? Une autre partie de Norman island, une île qui a inspiré Robert Louis Stevenson. Vous connaissez son livre culte : « L’île au trésor », sachez que c’est ici sur cette île que l’auteur situe la fameuse île de son roman. Et le trésor me direz-vous ? Il est peut être à l’abri de ces rochers où nous jetons l’ancre ...



Sur la photo, ces falaises aux teintes ocre-rouge paraissent banales, en effet l’intérêt du site se trouve plus précisément sous l’eau … Pour le découvrir il faut se munir d’un masque, d’un tuba et de palmes puis plonger et là, le spectacle aquatique débute. Séquence snorkelling ! Dans les anfractuosités des rochers, parmi les coraux ou dans les grottes sous marines les poissons multicolores foisonnent. On nage en compagnie des bancs de poissons, génial ! Certains s’identifient facilement comme les sergents major avec leurs zébrures jaunes et noires, ils sont les plus nombreux. Mais quelle diversité d’espèces ! Beaucoup de poissons aux reflets bleutés ou argentés d’autres plus discrets avec leurs écailles évoquant une tenue de camouflage, leur silhouette se confondant avec la teinte de la roche. Un des plus drôles est peut être le Four eyes butterfly fish avec ses deux cocardes noires près de la queue, on dirait qu’il possède deux gros yeux supplémentaires, un vrai clin d’œil ! J’aime bien leur nom en créole, très parlant : le poisson papillon kat zié !

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Tortola est la principale île de l’archipel des BVI, environ 10 000 habitants y résident, c’est sur son territoire qu’est située la petite capitale de cet outre-mer britannique, Road Town. Une ville administrative mais aussi un port animé qui reçoit régulièrement d’imposants bateaux de croisière. De loin, on en distingue deux à quai. Véritables immeubles flottants avec leur dizaine d’étages, ils auraient de quoi ridiculiser notre petit catamaran de 18 mètres ! Nous n’irons pas à Road Town mais plutôt dans une marina beaucoup plus charmante où font escale des bateaux à la taille plus humaine.



Au Sud -Ouest de l’île, un chenal entre les collines permet d’atteindre Soper’s Hole. Le débarquement sur le petit quai se fait obligatoirement en annexe. Toutes les façades, boutiques, bars restaurants, de style néo-créole … sont colorées à souhait. Les unes façon guimauve avec des tons vert ou mauve, d’autres sont couvertes d’une peinture d’un éclatant rose bonbon. Ambiance des îles et fleurs tropicales, bougainvillées et hibiscus, complètent le décor, même les bus locaux sont couverts de fleurs … mais en peinture décorative sur leur carrosserie.





Pause thé ou café, ravitaillement ou avitaillement, achats de souvenirs ou tout simplement balade décontractée … chacun y trouve son plaisir. Tiens, un détail amusant attire mon regard ! Ici, on respecte vraiment la nature. Quand un cocotier pousse à l’intérieur d’une boutique, on perce un trou dans la toiture pour lui laisser développer ses palmes et ses noix de coco, aspect original, n’est-ce pas ? Cela vaut bien une photo !



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Jost Van Dyke était un pirate hollandais connu pour avoir rançonné de nombreux navires dans la région mais c’est également le nom donné à l’île que nous distinguons droit devant nous. White bay est la plage sur laquelle nous allons débarquer, eaux turquoise, rivage de sable blanc, cocoteraie et pour compléter le tableau paradisiaque un somptueux ketch amarré en bord de plage.



Et ici, si le plaisancier qui arrive sur cette plage isolée paraît déboussolé, il y a un panneau indicateur planté dans le sable pour le renseigner. J’ai noté, entre autre, la direction de la ville de Londres éloignée de 6448 kms et détail amusant, celle du paradis signalé à seulement 10 mètres ! C’est vrai que l’anse a un charme indéniable, quel plaisir de longer la plage en pagayant à bord d’un kayak de mer sur ces eaux claires ou de marcher, pieds dans l’eau, dans l’écume des vagues.





A l’extrémité de la plage, une butte couverte de végétation et de cactus permet de bénéficier d’un point de vue dominant sur encore une autre splendide plage de l’île. Pour passer la nuit, la baie de Great Harbour semble idéale. Un port qui se résume à un petit ponton de bois permettant de parvenir au hameau, principal lieu habité de l’île de Jost Van Dyke, moins de 200 habitants en tout !



Au cours d’une petite virée nocturne nous nous baladons le long du front de mer entre allée de palmiers, chemin de sable, bars et maisonnettes : là, une petite chapelle au toit coloré, ici, un local dédié à la police locale puis un bar musical, le Foxy’s bar, le plus fréquenté par les plaisanciers et marins de passage. Ambiance tropicale avec pour décoration, accrochés au plafond, des tee-shirts, des casquettes, des bouées … toutes signées par les clients d’un soir. Côté cocktails, il y en a pour tous les goûts, il en est de même pour la musique. Une piste de danse accueille les fêtards : les meilleurs danseurs suivent avec application les rythmes latinos, rap … d’autres (déjà alcoolisés) s’éclatent dans des élans de spontanéité bien décalés des notes de musique. Un rasta aux impressionnantes dreadlocks (de la tête aux mollets) semble planer langoureusement sur un air de reggae dans un style « peace and love » inimitable … Autour d’un verre ou sur le dance floor, on sympathise entre passagers des voiliers et catamarans ancrés dans la baie, la clientèle est internationale et les échanges brefs, la musique est à fond … et la piste s’anime à nouveau ! Et puis il y a ceux qui ont dépassé le stade de l’alcool gai, regard hagard, démarche titubante et verre à la main, que l’alcool peut être triste ! En voilà un qui s’affale sur un siège, on lui prédit sans aucun doute une belle gueule de bois au réveil !

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Voiles au vent, cap à l’Ouest. Se confondant avec l’horizon, entre ciel et mer, on perçoit peu à peu un banc de sable hérissé de palmiers. Parmi toutes les îles vierges certaines le sont vraiment comme Sandy Cay, un îlot désertique de seulement quelques centaines de mètres, notre prochaine escale.



La mer est agitée, les courants puissants et de grosses vagues se brisent juste sur le sable, autant dire que l’arrivée sur l’îlot a été un peu périlleuse. Ca y est, tels des naufragés ou plutôt des explorateurs débarquant sur une île inconnue nous mettons pied à terre (ou plutôt à sable !). Sable immaculé, aucune trace, la mer et ses vagues ont lissé et durci le sol sablonneux. La balade nous mène vers quelques cocotiers penchés côté plage, comme il se doit. La vision de carte postale est complète.



L’envie de découvrir un peu plus ce territoire insulaire m’incite à me diriger vers l’intérieur de l’île, pas à pas, il faut se faufiler à travers une végétation composée d’arbustes. Ici, c’est un lézard qui croise mon chemin, là un bernard l’ermite, lent et peureux qui immédiatement cache ses pattes crochues et poilues dans sa coquille.



Tant que nous y sommes, faisons le tour de l’îlot, il n’est pas très grand mais présente cependant des côtes aux aspects différents : une longue plage de sable blond se prolonge par une barrière de corail sur laquelle déferlent les vagues et à l’Est, la côte est bordée de cactus piquants ainsi que de rochers acérés. Après la découverte, il est temps de profiter d’un apaisant bain de mer dans des eaux cristallines à 29°C et aussi d’un reposant bain de soleil sur le sable fin … des instants où l’esprit vagabonde en appréciant le privilège de pouvoir jouer les Robinson sur une île déserte.

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Le plus souvent l’appellation des îles n’a pas été donnée au hasard. Le nom d’un ancien pirate à Jost Van Dyke ou comme Sandy Cay qui évoque le sable et un récif (cayo en espagnol). Et Guana, pour Guana Island où nous allons faire escale maintenant ? Je trouverai la réponse à cette interrogation dans un livre mis à la disposition des passagers du catamaran. L’appellation de Guana a pour origine la forme d’un rocher d’une des falaises de l’île, une proéminence de pierre qui fait penser à une tête d’iguane … effectivement, avec un peu d’imagination on peut y trouver un air de ressemblance !



Quant à White bay, c’est évidemment en raison de son sable blanc qu’elle à été nommée ainsi. Mais après un bon moment d’observation depuis le rivage, je serais tenté de baptiser cette anse de baie des pélicans. En effet ici, les pélicans bruns sont particulièrement nombreux, une bonne dizaine font le spectacle pour les rares touristes tout en s’assurant un copieux festin.

La technique de pêche de ces habiles volatiles est toujours la même : un vol plané au ras de l’eau, un piqué tête la première pour attraper la proie, une pause bec dans l’eau histoire sans doute de neutraliser le poisson c’est alors que la poche élastique caractéristique se gonfle puis s’en suit deux trois mouvements de la tête … et hop le poisson est avalé ! Et après ? La séquence recommence à l’identique, le ballet est sans fin.

Par moments, quelques poissons sautent en banc hors de l’eau … stupide attitude de leur part ! Vite repérés, les pélicans se précipitent vers eux et hop, c’est dans le bec et dans la poche … enfin dans le jabot !



Comme sur chacune des plages visitées je ne résiste pas à la baignade et à la balade le long du rivage. Jolie plage avec un côté nature très appréciable, le sable fin est bordé d’une végétation variée composée de cocotiers évidemment mais également de raisiniers aux feuilles d’un vert éclatant. En bout de plage c’est un énorme filao qui trône, il n’est pas sans me rappeler les belles plages de l’île Maurice si souvent bordées de filaos …



En reprenant la mer, une autre espèce animale va faire une apparition, une carapace et une petite tête hors de l’eau un bref instant. Une tortue vient en surface à proximité du catamaran … le temps de la voir et elle disparaît sous l’eau.



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Le spectacle a lieu quotidiennement deux fois par jour, je veux parler des instants magiques où le soleil tutoie l’horizon. La représentation du matin est réservée aux lèves-tôt, celle du soir est donnée en fin d’après-midi sous ces latitudes tropicales. Alors que nous filons ente les îles, la luminosité décline, reflets dorés sur la mer et embrasement du ciel … jusqu’à ce que le soleil s’éclipse derrière une côte.



Notre catamaran vogue Cap à l’Est vers l’île de Virgin Gorda, nous avions admiré le sud de l’île en début de périple, place maintenant à la partie nord. La baie de North Sound est un havre de tranquillité idéal pour y passer une nuit calme. Bien sûr avec une arrivée nocturne nous ne voyons que les silhouettes sombres des environs ponctuées sur 360 ° de centaines, non, de milliers de lumières étincelantes … Une visions nocturne où l’on a du mal à évaluer les distances et la réalité des alentours : la nuit noire a un côté mystérieux qui éveille l’imagination … y a-t-il une grande agglomération sur la côte, des villages, un port ? Le petit jour nous apportera la réponse, l’aspect du paysage s’avère finalement différent de ce que j’avais pu imaginer lors de notre arrivée de nuit. La ville ? Un complexe hôtelier et une résidence hôtelières dont les cottages sont disséminés à flanc de collines, une marina et des bateaux (et quelques luxueux yachts) ancrés dans la baie. Une succession de hautes collines ceinture l’anse, leurs versants et leurs sommets sont couverts d’une végétation composée d’arbres et d’arbustes qui prennent une teinte vert luisante comme du velours, peut être l’effet du soleil rasant et du grain qui vient de s’abattre sur la côte. Voilà qu’un arc en ciel enjambe la baie, éphémère et superbe !





Courte escale à terre, à Bitter End, c’est le nom du lieu, marina, hôtel et hameau. Accueillant, fleuri et coloré comme cet alignement de chaises sur la plage. De confortables sièges dont les nuances me rappellent celles de l’arc en ciel de tout à l’heure.

Une incontournable invitation à se pauser quelques minutes pour contempler le paysage. Juste en face, se trouve un îlot rocheux qui attire le regard, Saba Rock sur lequel a été construit un hôtel de luxe.



Animant la vue, on observe d’ici le va et vient des bateaux de plaisance quittant le mouillage par un chenal … que l’on emprunte à présent en direction de la mer.

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Contourner la barrière de corail, longer Eustasia Island pour jeter l’ancre à quelques encablures. Le point de vue est imprenable sur le lagon et sur sa palette de teintes bleu : marine, turquoise, azur … avec en point de mire Necker Island.



Une île privée et protégée des visiteurs non invités. L’heureux propriétaire est le boss du Groupe Virgin, le célèbre Sir Richard Branson connu aussi pour avoir eu l’idée de vouloir faire voyager des amateurs fortunés dans l’espace !

Notre skipper a une annonce à nous faire, une mauvaise nouvelle nous dit-il ! Les derniers bulletins de la météo marine régionale ne sont pas vraiment bons pour les jours avenir. Par prudence, Il nous faut regagner les Antilles françaises avant que la mer ne se déchaîne … et avec un jour d’avance ! De ce fait, nous ne découvrirons pas l’île d’Anegada au nord des îles Vierges et ses immenses plages de sable blanc, tant pis ! Profitons encore de la plage déserte de Prickly Pear Island, elle est à proximité.

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J’avoue que la traversée de 13 heures entre les îles Vierges et l’île de Saint- Martin ne restera pas comme un de mes meilleurs souvenirs de cette croisière mais comme une intéressante expérience. Naviguer sur une mer agitée et sans cesse être balloté par le vent, la houle et les vagues formant des creux d’environ 3m50, cela ne s’oublie pas, c’est aussi ça la mer ! Quant au réconfort bien mérité, nous en avons bénéficié le lendemain …. sur le ravissant îlet Pinel mais là, ce n’était plus dans les îles Vierges britanniques mais à Saint-Martin dans les Antilles françaises.

Ps : Ce récit n’est bien entendu qu’une partie des moments vécus lors de cette croisière en catamaran dans les îles Vierges britanniques, bien d’autres découvertes ou instants de convivialité auraient pu figurer dans ce texte, je me suis limité à seulement quelques situations ou périodes du périple. Un voyage effectué sur le Catamaran Littré, TO : Catlante-catamaran. Décembre 2011.
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Krikri6792 11 years ago
Guadeloupe, entre forêt tropicale et littoral
Tel un papillon déployant ses ailes sur la mer des Caraïbes, la Guadeloupe nous dévoile ses couleurs, de la forêt tropicale jusqu'au littoral. Voici le récit de notre séjour de quinze jours en famille, en mars 2015.

La version accompagnée de photos et de cartes se trouve ici :

sites.google.com/...euxvoyageguadeloupe/

Ci-dessous le texte accompagné d'une sélection de photos.

Bonne découverte 😉

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Présentation

Un besoin de chaleur et de lumière au cœur de l'hiver, une campagne de promotion de la part de Corsair et la destination pour ce printemps 2015 coule de source : ce sera la Guadeloupe.

C'est notre cinquième séjour sur l'île papillon, sans compter les deux jours de transit lors de notre séjour à la Dominique l'an dernier.

Nos précédents voyages datent de : - 1987 : un mois aux Abymes, avec notre fils alors âgé de 2 ans, visite principalement de la Grande-Terre et des Saintes, - 1999 : un mois à Deshaies, avec nos deux enfants alors âgés de 14 et 11 ans, un peu de Grande-Terre et davantage de Basse-Terre ainsi que l'île de Petite-Terre, - 2005 et 2013 : en couple à Ste Anne et Marie Galante (10 jours et 7 jours)

Cette fois, nous partons à quatre en compagnie de notre fille Charlotte et de son copain Rémy. Notre objectif n'est pas de visiter toute la Guadeloupe. Nous ciblons avant tout quelques lieux nouveaux, principalement situés sur la Basse-Terre. Nous avons aussi en tête quelques points d'intérêt que nous connaissons déjà mais que nous nous faisons une joie de revoir.

Pas de visites de distilleries ni de marchés… uniquement des activités nature. Vous nous suivez quand même ?

"L'île aux belles eaux" est dotée d'un patrimoine naturel exceptionnel : plages, volcans, sources chaudes, chutes et cascades, forêts luxuriantes… de quoi faire notre bonheur !

Pour ce nouveau séjour, du 9 au 24 mars 2015, nous avons choisi de nous baser sur la côte ouest de la Basse-Terre, entre Mahaut et Bouillante, juste en surplomb de la plage de Malendure et en face des ilets Pigeon.

Nous serons ainsi à proximité des principaux sites de randonnée et à deux pas des sites de plongée les plus réputés de l'île, ceux de la réserve Cousteau.

Le programme d'activités est donc tout tracé ;-)… du moins si la météo le permet. En principe, nous devrions être en pleine saison du carême qui s'étale de janvier à juin et qui peut réserver de sévères périodes de sécheresse. A contrario, l'hivernage de juillet à décembre est marqué par des températures élevées et des précipitations abondantes.

Cela dit, avec les changements climatiques, on ne peut plus jurer de rien.

Côté logistique, n'ayant pas pris nos billets d'avion en même temps, nous voyagerons avec Corsair et Air Caraïbes sur deux vols différents partant et arrivant à une heure d'intervalle. Pour avoir plus d'autonomie sur place et /ou pour bénéficier d'un véhicule aux points de départ et d'arrivée de certains circuits de randonnée linéaires, nous avons réservé deux petites voitures.

Voilà, tout est dit, alors y a plus qu'à…

Les cartes d'embarquement sont entre nos mains. C'est l'heure du départ ou presque…

Le récit se fera sous forme thématique (et non pas chronologique), du plus proche au plus éloigné des sites par rapport à la situation de notre camp de base.

Tel un papillon...

Arrivée et installation dans notre villa

Partis de Paris après un premier week-end de mars printanier, la Guadeloupe nous accueille avec un cortège de nuages et d'averses sous une trentaine de degrés. Hum, ça commence fort !

Charlotte et Rémy, arrivés plus d'une heure avant nous, nous attendent chez Sixty qui est, nous n'allons pas tarder à le comprendre, la compagnie low-cost de Sixt, chargée d'écouler ses véhicules les plus anciens.

Nous héritons d'une Kia Picanto rouge ayant manifestement déjà beaucoup baroudé vu l'état de sa carrosserie, sans parler du plafond intérieur tout taché comme si une bouteille de cola y avait explosé ! Au moins n'aurons-nous pas besoin d'y faire très attention Les jeunes, eux, ont eu une Peugeot 107, un peu plus récente mais guère plus vaillante.

Cela dit, elles feront l'affaire tout de même.

Il est 16 h 30 quand nous nous mettons enfin en route, direction Malendure sur la Basse-Terre à une quarantaine de kilomètres. En cours de route, nous prenons la sortie vers le centre commercial de Destrellan et son supermarché Carrefour. Manque de chance, Charlotte et Rémy poursuivent sur leur lancée jusqu'à la destination finale. Ils se chargeront par conséquent de réceptionner la villa pendant que nous faisons le plein de vivres.

Une fois ravitaillés, le trajet se poursuit par la route de la Traversée et le col des Mamelles dans une végétation exubérante, noyée dans les nuages, tantôt vernie par la pluie, tantôt luisante au soleil… ambiance tropicale par excellence !

Nous rejoignons les enfants, juste avant la tombée de la nuit (coucher de soleil 18 h 15)

Le temps de nous installer, nous finissons la soirée dans la piscine à trinquer à ce début de vacances prometteur avec un verre de jus de fruits. Le rhum, ce sera à partir de demain soir ;-)

Dîner express puis dodo de bonne heure, décalage horaire oblige.En réalité, ce sera plutôt une nuit en pointillé, rythmée par un vent à décoiffer les palmiers et à secouer les cocotiers ainsi que par la pluie tambourinant avec force sur le toit. Fort heureusement ce n'est pas la saison des cyclones !

Oups, avec tout ça, on a oublié de vous faire visiter. Venez, suivez-nous.

Villa de plain pied de 135 m2 nichée à flanc de montagne avec vue panoramique sur la baie de Malendure. Trois chambres avec climatisation, deux salles de bain, une cuisine équipée, un salon donnant sur une grande terrasse avec vue imprenable sur la mer. Piscine à débordement en forme de cœur (privée!)

Waouh, trop bien et encore mieux que sur Internet… diront Charlotte et Rémy.

Les familiers de la propriété

Un rouge-gorge

Le sporophille rouge-gorge, très commun dans les Petites Antilles, niché dans les arbustes de la propriété, toujours prompt à profiter de la moindre miette. Il fait partie des espèces protégées de la Guadeloupe.

Une chenille gloutonne

La chenille du Pseudosphinx tetrio ou sphinx du frangipanier (un papillon de nuit très courant dans les Antilles ainsi que du Brésil à la Floride) est une espèce très vorace qui raffole des tiges et feuilles de l'arbuste en question. Surnommée "chenille gloutonne" elle peut ingurgiter jusqu'à deux fois son poids en 24 heures. D'ailleurs à la fin de notre séjour, le frangipanier de la propriété s'est retrouvé en partie défolié.

Un iguane sauvé des eaux

Celui-ci est un Iguane vert ou Iguana iguana, invasif, non protégé, reconnaissable à sa queue rayée et à la présence d'une plaque subtympanique.

A ne pas confondre avec l'Iguane des Petites Antilles ou Iguana delicatissima, endémique faisant l'objet de toutes les attentions et très protégé.

Un petit chat errant

Sous ses airs farouches se cache un petit fripon qui n'a pas hésité à nous chiper des crêpes qui refroidissaient sans surveillance sur la table de la terrasse.

Mais passons aux choses sérieuses... et aux premières randonnées !

Vue depuis la terrasse

La trace du Petit-Malendure, à pied depuis "chez nous"

Premier matin en terres caraïbes et premières déconvenues en découvrant la couleur du ciel et la force du vent. Avec un temps pareil, qu'allons-nous bien pouvoir faire ? Les Mamelles ? Certainement pas ! Là haut, ça doit être la gadoue avec tout ce qu'il est tombé cette nuit.

Mais avec un peu de patience, au fil des heures, les nuages régressent pour laisser la place à un ciel de plus en plus dégagé, notamment sur le littoral.

Dans ce cas, la meilleure solution est de partir à pied depuis la villa afin de découvrir les alentours. Il se trouve qu'à notre porte (ou presque) passe la trace du Petit-Malendure, un sentier de randonnée de deux kilomètres et demi, avec 150 mètres de dénivelé, à parcourir en 2 heures et demie en one way.

Cette durée a l'air de convenir également à Charlotte (qui n'est pas une grande marcheuse) et à Rémy, d'autant qu'on leur présente le programme, sans vérifier nos documents, comme une petite balade en bord de mer, classée facile par notre topo-guide.

Nous voilà donc partis comme des amateurs pour cette petite marche que nous pensions facile, Hervé en sandales avec, pour tout liquide, une demi-bouteille d'eau seulement pour nous quatre et pas même un biscuit pour faire face à une baisse de régime mais avec, dans nos sacs, les maillots de bain pour le cas où.

Ça sent l'improvisation !

Pour récupérer le sentier, on espérait trouver un raccourci pour nous éviter les 50 mètres de dénivelé nous séparant du bord de mer. Mais à force de chercher, nous finissons par arriver au niveau de l'eau. Commençons alors par le commencement c'est-à-dire, comme prévu par le topo, à l'extrémité Est de la plage de Malendure.

Pas de chance, le dénivelé que nous venons de descendre, il faut immédiatement le remonter et c'est loin d'être la seule montée.

A l'ombre de la forêt sèche du littoral, le parcours, jalonné de jolis points de vue sur la Côte-sous-le vent, enchaîne montées et descentes incessantes.

Petit à petit, le chemin nous conduit en face des Ilets Pigeon (dont on reparlera plus tard) qui se détachent sur une mer moutonnée !

Un peu plus loin, une petite chaise d'écolier invite à une pause. Notez bien cet endroit, nous y reviendrons photographier le coucher de soleil, il se trouve en fait à cinq minutes à peine de la villa alors que nous crapahutons depuis plus d'une demi-heure.

La clarté de l'eau au pied des falaises invite à la baignade alors même qu'une première pancarte indique un accès à l'Anse à Négresse.

On s'arrête là ou on continue ? Notre topo-guide indiquant aussi un accès à la plage de galets de l'Anse Colas plus loin, on décide, à l'unanimité de poursuivre jusqu'à cette nouvelle destination.

La partie se corse car les montées se font plus longues, plus raides alors que le niveau de notre demi-bouteille d'eau diminue dangereusement. Mais avec une perspective de baignade à l'Anse Colas, tout le monde résiste, bien qu'un groupe de randonneuses croisées en chemin nous aient prévenus qu'elles n'avaient pas trouvé d'accès vers cette fameuse anse.

Pensant être plus malins qu'elles, nous poursuivons malgré tout, mais ferons à notre tour chou blanc. La perspective de baignade s'éloigne ! Avant que le sentier ne rejoigne la route nationale (où nous aurions pu déposer un de nos véhicules !!) nous faisons demi-tour afin de retourner vers l'anse à Négresse. Cela fait deux heures que nous crapahutons.

Le moral est dans les chaussettes, il va falloir se farcir une seconde fois les montagnes russes. Charlotte, plutôt petite marcheuse, s'accroche. Son leitmotiv est le suivant : "si ma mère y arrive, j'y arriverai aussi". Seulement voilà… sa mère faiblit dans une nième côte. Heureusement il reste quelques gouttes d'eau dans la bouteille, de quoi me ressusciter pour la dernière ligne droite… pas si droite.

Enfin l'Anse à Négresse se profile. La baignade est imminente… enfin pas tout à fait car il reste à descendre le long d'une falaise à l'aide d'une corde. Mes lunettes de soleil atterrissent immédiatement un étage plus bas. Quant à moi, j'atterris sur les fesses, amortie par mon sac à dos. Plus de peur que de mal !

Dans ce contexte, ce premier bain de mer est un vrai bonheur, seuls ou presque dans cette crique, dans une eau transparente à souhait.

Laissant les jeunes continuer à faire trempette, Hervé et moi prenons les devants et à hauteur de la petite chaise, trouvons le raccourci qui en cinq minutes nous ramènera à la villa.

Quant aux jeunes, bien que leur ayant balisé le raccourci à l'aide d'une branche, ils vont l'ignorer et se payer l'intégralité du parcours tout en recevant sur la tête une bonne averse. Les pauvres !

Moralité : pour une première randonnée, on a fait fort. Prévue facile en one way, on a sous-estimé la difficulté d'un aller/retour. Nous avions peur que Charlotte ne suive pas, or elle a assumé comme une randonneuse confirmée.

Les chiffres : on a tout doublé. La distance = 5 km, la durée = 4 à 5 heures en tout, le dénivelé = 300 mètres.

Après une telle matinée d'efforts, l'après-midi est consacré au repos d'autant que les averses s'enchaînent. C'est vrai que nous sommes en mars : serait-ce la version caribéenne des nos giboulées métropolitaines ? En tout cas, c'est l'occasion d'un bel arc-en-ciel !

Pour le coucher de soleil, en revanche, ce n'est pas gagné ce soir mais il y en aura d'autres. Maintenant que nous avons repéré le raccourci pour nous mener en cinq minutes à l'Anse à Négresse, nous en profiterons souvent !

Sur la trace du Petit-Malendure



De la plage de Malendure aux îlets Pigeon : en kayak et snorkeling

Nous continuons la découverte des lieux situés à proximité de notre villa, aujourd'hui ceux à portée de vue.

En effet, depuis notre terrasse le regard embrasse à la fois la plage de Malendure, les îlets Pigeon et plus généralement l'ensemble de ce qu'on appelle la réserve Cousteau. Allons donc voir de plus près de quoi il retourne.

C'est en 1959, lors d'essais en Guadeloupe de sa toute nouvelle soucoupe plongeante que le commandant Cousteau s'est rendu compte avec son équipe la beauté des fonds sous-marins de Malendure.

En 1974, il émet le souhait de faire protéger le site par la création d'une réserve marine.

A partir de ce moment-là, c'est à titre amical puis publicitaire que les lieux ont été parés du titre de "réserve Cousteau" avec un succès immédiat.

Pourtant, jusqu'en 2009, la protection du site consistait en un simple arrêté préfectoral interdisant la pêche et le mouillage d'ancres sur le site.

Depuis 2009, la réserve fait partie du parc national de la Guadeloupe et un large triangle de zones marines et côtières (981 ha) entre la pointe Mahault au nord et la pointe à la Lézarde au sud est classé "cœur de Parc National".

Par conséquent, toute une faune sous-marine bariolée y a trouvé refuge et se laisse admirer à quelques coups de palme de la plage : groupe de seiches, gros barracudas, poissons perroquets, coffres, chirurgiens, capitaines, lippes… bref toute la variété des espèces exotiques.

La baie abrite aussi des dizaines de tortues caouane. Il n'est pas rare d'en croiser trois ou quatre à chacune de nos explorations en surface.

Au large de la plage, les deux îlots appelés Ilets Pigeon, autrefois couverts de goyaviers, sont le lieu de prédilection des amateurs de plongée. Bateau à fond de verre et bateaux de plongée s'y donnent rendez-vous plusieurs fois par jour.

Pour explorer la zone située à 1,5 km des côtes en tant que snorkeleurs, le mieux est de louer un kayak.

Pour ce faire, nous nous adressons au club de plongée préféré d'Hervé (mais il existe plusieurs autres loueurs sur place) et c'est parti pour une quinzaine de minutes de navigation.

Une fois sur place, nous hissons le kayak sur les galets avant de nous jeter immédiatement à l'eau.

Tout en faisant le tour du petit îlet à la palme, au fil des paysages sous-marins, rencontre avec un barracuda solitaire de belle taille.

A la balade sous-marine succède une balade terrestre avec une grimpette au sommet du grand îlet pour une vue panoramique sur la Basse-Terre.

Au sommet, un calvaire et un magnifique frangipanier. Son port altier n'est pas sans me rappeler l'arbre à carquois namibien.

Sur la côte en face, on essaie de distinguer notre villa. En fait en raison de son orientation, on n'en distingue que la toiture.

Un dernier coup d'œil au petit îlet et aux bateaux de plongée, avant le retour à Malendure, la boucle est bouclée !

Une très belle excursion que l'on recommande chaudement !

En soirée, retour à notre point de vue préféré pour un coucher de soleil plus contrasté que le précédent.

Sous l'eau aux Ilets Pigeon

L'extrême Sud : le sentier de l'Acomat à Trois-Rivières

Au lever du jour, le temps n'est a priori pas très inspirant. Une épaisse grisaille couvre toute la montagne jusqu'au littoral.

Hum, dans ces conditions, comment choisir de façon sereine une activité pour la journée ?

Peut-être la météo locale pourrait-elle nous aider ? Des nuages associés à un peu de pluie et à un peu de soleil, bref un temps variable est prévu sur les principaux sites de l'île. Avec une telle prédiction, Météo-France ne se mouille pas beaucoup ;-)

Néanmoins, cet après-midi, sur la ville de Basse-Terre et ses environs, elle prévoit un grand soleil. Voilà qui est encourageant et c'est immédiatement dans cette direction que nous lançons notre recherche de randonnées.

Le sentier de Grande Pointe, à l'extrême sud de l'île, retient notre attention dans un premier temps.

Ce n'est pas la porte à côté bien qu'étant située à une quarantaine de kilomètres seulement. La route du littoral n'en finit pas de tournicoter puis c'est l'entrée de la ville de Basse-Terre qui nous ralentit encore.

En outre, nous ne possédons pas de carte précise de cette partie de l'île. C'est donc un peu à l'arrache que nous nous orientons, régulièrement appuyés par de gentils locaux qui nous affirment que nous sommes sur la bonne voie.

Quand nous nous retrouvons sans le vouloir à l'entrée de la petite ville de Trois-Rivières, nous espérons que les gendarmes postés là pourront mieux nous renseigner.

Après avoir tourné et retourné la carte dans tous les sens, ils nous avertissent que le parking que nous visions a été déplacé et nous recommandent de faire la randonnée dans le sens inverse par rapport à ce que nous avions prévu : de l'Anse Duquerry à la Grande Pointe.

Ok, mais l'Anse Duquerry, comment la trouver ? Les gendarmes étant incapables de nous donner plus de détails, nous tâchons de nous débrouiller seuls.

Dans le village, nous suivons le panneau "Bord de mer" et atteignons l'embarcadère vers l'archipel des Saintes.

Cela fait près de deux heures que nous sommes en route alors tant pis, nous décidons de modifier un peu le programme afin d'emprunter le sentier de l'Acomat (départ près de l'embarcadère) qui rejoint cette fameuse Anse Duquerry.

Le sentier commence par traverser une forêt xérophile caractéristique du bord de mer où s'entremêlent mapous, poiriers et gommiers géants. Quelques spécimens remarquables sortent du lot.

Dans cette atmosphère humide, les mille-pattes sont tout à leur aise.

Quand la forêt s'éclaircit, elle permet de belles échappées vers l'archipel des Saintes.

Gros paquebots au premier plan.

Toute cette côte sud est recouverte de coulées de lave jadis crachées par la Soufrière. Ici, quelques-unes de ces bombes volcaniques éparpillées par la fureur du volcan.

Peu après, changement de végétation alors que nous pénétrons dans un sous-bois de raisiniers.

La balade se termine à l'Anse Duquerry (1 h à 1 h 30) où nous décidons de poursuivre un peu vers Grande Pointe, plus précisément jusqu'à la rivière Coulisse.

En raison de la pluie de ces derniers jours, nous craignions qu'elle ne soit pas traversable. Or à notre grande surprise, il n'y a que très peu d'eau de sorte que quelques rochers bien placés nous permettent de la passer sans nous mouiller les pieds.

A proximité de la rivière, des rochers sculptés sont les témoignages laissés par les premiers occupants de l'île, les Arawaks, venus d'Amérique du Sud.

Nous n'irons pas plus loin.

Pour le retour vers Trois-Rivières, nous pensons bien faire en prenant une variante par le chemin La Coulisse, en réalité une petite route. Mais c'est finalement un parcours fastidieux car sans ombre (ou presque) et en montée. Le seul avantage, c'est qu'il permet de jolies vues sur le village.

Cette petite randonnée (en tout 4 km, 2 h 30, peu de dénivelé) nous a ouvert l'appétit. C'est donc avec impatience que nous mettons les pieds sous la table au restaurant "aux Quatre Epices", situé sur le parking à l'arrivée. Une pause bienvenue mais un service très lent et un repas qui nous laisse sur notre faim !

L'après-midi se poursuit par une baignade à la plage de Rivière-Sens qu'on espérait prolonger par un bain de soleil. Mais une grosse averse nous précipite plus vite que prévu dans notre voiture. Alors un peu dépités, nous préférons rentrer à la villa pour profiter plus longuement de notre piscine.

Vue sur l'archipel des Saintes, au large de Trois-Rivières



Sur la route de la Traversée : les deux Mamelles et le Morne à Louis

Ces deux pitons aux formes suggestives se dressent à l'arrière-plan de notre villa. Il s'agit des deux Mamelles, Mamelle de Pigeon (768 mètres d'altitude) et Mamelle de Petit-Bourg (716 mètres d'altitude).

Dans le creux entre les deux montagnes se situe le col des Mamelles (686 mètres) où passe la seule route carrossable ou route de la Traversée, la RD23, qui comme l'indique son nom, traverse le massif montagneux de la Basse-Terre depuis Petit-Bourg jusqu'à Pointe-Noire.

La forêt de la Traversée, classée Parc national, comprend un certain nombre de sites et de points d'intérêt se trouvant à une petite demi-heure de la villa. Il sera donc facile et rapide d'y accéder à plusieurs reprises pour y randonner.

Les deux Mamelles

Le point de départ vers la Mamelle de Pigeon se fait au col même, celui vers la Mamelle de Petit-Bourg, un peu plus à l'est.

Les durées et les dénivelés sont très similaires : un peu plus de 2 km, autour de 150 mètres de dénivelé, 1 h 30 à 2 heures de marche aller-retour.

On démarre par un escalier pavé qui s'enfonce dans la forêt mais qui très vite laisse place à un sentier certes aménagé mais très boueux à cette saison.

Au passage, vue sur la voiture garée en bordure de route.

Dans cette ambiance humide, toute une variété d'espèces exotiques caractéristiques de la forêt hygrophile s'épanouit.

Au sommet, vue panoramique sur les crêtes et par delà jusqu'à la mer.

Mais bien davantage que les panoramas, ce sont de petits détails de botanique qui retiennent notre attention.

Fougère calumet Ananas bois, Glomeropitcairnia penduliflora, de la famille des Broméliacées. C'est une herbe tropicale épiphyte ou terrestre Inflorescence de palmier Fleur bleue, Psychotria urbaniana, de la famille des Rubiacées Criquet ? Forme juvénile ?

Bref, deux petites randonnées bien agréables qui raviront les amateurs de botanique.

Le Morne à Louis

A proximité des deux Mamelles, le Morne-à-Louis (743 mètres d'altitude) est plus facile d'accès puisqu'on y monte en voiture. Au sommet, le parc national est en train d'aménager un belvédère.

Les antennes de télécommunication qui le coiffent sont également visibles depuis notre villa. Il n'est donc pas étonnant d'avoir de là-haut une vue plongeante sur le lotissement ainsi que sur les Ilets Pigeon.

A ce propos, en feuilletant l'album photo de notre séjour de 1999, j'ai retrouvé une photo, faite du même endroit, où l'on distingue le lotissement au moment de sa viabilisation.

Ananas bois

Sur la route de la Traversée : la trace des Ruisseaux et la cascade aux Ecrevisses

Nous continuons à explorer les sites émaillant la route de la Traversée, cette fois-ci, sur la trace des Ruisseaux, un sentier qui chemine au bord de l'eau dans la forêt humide. Point de départ au parking supérieur de la Maison de la Forêt.

Fougères et "oreilles d'éléphants" (Philodendron) partent à l'assaut des arbres géants pour espérer toucher le ciel.

Devant cet Acomat boucan gigantesque, on se sent tout petit.

Dans cette végétation exubérante, un balisier (Heliconia caribea) jaune pointe le bout de ses épis.

D'un arbre à l'autre, des lianes aussi grosses qu'un bras s'entrelacent et s'emmêlent pour former… une balançoire, prête à accueillir le promeneur de passage.

Dommage qu'il faille sans cesse regarder où l'on met les pieds. En effet, la trace très empruntée est très dégradée. On dérape sur les racines mises à nu par les nombreux passages et par les intempéries récentes. Mais sans doute ces sentiers en forêt humide ne sont-ils jamais secs même à la saison dite sèche.

Après s'être un peu cassé les pattes en forêt, rien ne vaut un rafraîchissement dans une cascade.

La cascade aux Ecrevisses

C'est l'endroit idéal. Elle se trouve à deux minutes à pied de la route de la Traversée par un sentier bétonné, faisant le bonheur des non-marcheurs, en l'occurrence ce jour-là de nombreux groupes de croisiéristes. Ces derniers se contentent de faire clic devant la cascade. Quant à nous, nous avons une toute autre intention… en plus ;-)

La cascade est jolie, l'eau y est claire et fraîche. Nous ne pouvons pas résister !

La cascade aux Ecrevisses

Dans l'arrière-pays de Deshaies : du Morne Mazeau à Solitude

Nous connaissons bien les alentours de Deshaies pour avoir séjourné quatre semaines en 1999 à Ferry, tout proche.

Pourtant, nous n'avions jamais fait au préalable de randonnées aux alentours. Il est donc temps d'y remédier.

Le parcours du Morne Mazeau à Solitude est un circuit linéaire. Nous avons par conséquent besoin des deux voitures. Le ciel est plutôt clément ce matin-là, nous partons confiants en direction de Solitude afin d'y laisser un des deux véhicules.

Il nous faudra presque une heure, car il s'agit en l'occurrence de dépasser Deshaies puis de prendre la petite route départementale D18 jusqu'à Duzer.

Notre Picanto reste sur place, au bout du chemin de Solitude. Nous poursuivons tous les quatre dans la 107 des enfants. En réalité, il faut refaire une partie du trajet et retraverser Deshaies.

Là une petite route très raide conduit au Morne Mazeau, qui est le seul sommet de la crête centrale de la Basse-Terre accessible en voiture. Hum, accessible avec quelques difficultés tout de même ! Au milieu de la pente, la voiture ne répond plus, même pas en première, d'autant que la route vient d'être arrosée par une brève ondée. Il a alors fallu la délester de près de 200 kg (tout le monde descend, sauf la conductrice), la faire reculer sur quelques centaines de mètres puis lui faire prendre de l'élan pour vaincre la pente. On a eu chaud !

Venons-en à la randonnée proprement dite. Elle démarre du sommet à 600 mètres d'altitude. Après une courte montée pour atteindre le point culminant (642 mètres), elle se fait constamment en descente. Un détail qu'Hervé avait momentanément oublié de sorte qu'il nous fait revenir sur nos pas au bout de quelques centaines de mètres au prétexte que ça monte alors que nous devrions descendre. Alzeimer le guette-t-il ?

Après ce faux vrai départ (un échauffement, prétend-il) nous pouvons enfin réellement démarrer.

Nous progressons d'abord dans la forêt humide sur une trace boueuse et glissante mais dès que le sentier perd de l'altitude, la trace s'assèche, nos godillots aussi !

Comme nous n'avons pas à nous préoccuper de nos pieds, nous portons toute notre attention sur la végétation et ne tardons pas à dénicher, cachés au milieu des fougères…

Ici une orchidée sauvage, Spathoglottis plicata

Là un épi de balisier, sur le point de s'ouvrir.

Pendant ce temps, nos deux jeunes nous ont distancés. Nous les retrouvons au sortir de la forêt, à l'endroit où le parcours fait une petite chicane.

Pas complètement persuadés de la pertinence de cet écart, Hervé et moi poursuivons tout droit pendant que Charlotte et Rémy tentent la variante.

Ils découvrent tout comme nous une piste en terre ocre bordée d'un mur de fougère calumet mais eux, aperçoivent la mer avant nous. Le détour ne s'appelle pas Bellevue pour rien !

Retrouvailles un peu plus bas. Ça y est, nous voyons tous bien la mer maintenant !

Devant nous, le Grand Cul-de-sac Marin (dont on aura l'occasion de reparler ultérieurement) Vue sur l'ilet Tête à l'Anglais…

Encore un étage plus bas, nous traversons à présent champs de canne et pâturages dans une ambiance bucolique. Le vert intense des cannes tranche avec l'ocre de la terre et le bleu azur de la mer à l'horizon

Tiens, des cerisiers en fleurs ? Non… ce sont des bois savonnette qui égayent la campagne de leurs teintes rosées.

C'est un festival de couleurs !

La balade s'achève à Solitude au bout de deux heures et demie et 6,5 kilomètres, continuellement en descente (ou presque) ! Trop cool !

Après avoir récupéré l'une puis l'autre voiture, il est temps de se mettre à table. En passant, nous avions reconnu un restaurant perché sur les hauteurs de Ferry que nous avions déjà fréquenté en 1999, le Rayon Vert. Le déjeuner, au bord de la piscine à débordement, est à la hauteur des souvenirs que nous en avions gardés. D'ailleurs nous y reviendrons une deuxième fois au cours de notre séjour.

Souvenirs, souvenirs… encore dans l'après-midi en nous installant sur la plage Leroux qui était notre plage de prédilection il y a quinze ans.

Entre deux bains de mer, il nous reste une dernière quête : retrouver la maison que nous avions louée à l'époque. Bien que le quartier ait énormément changé (nouvelles constructions sorties de terre, plus de végétation autour des propriétés), nous avons fini par l'identifier. Elle n'était pas mal non plus ;-)

Reste à prendre la route du retour après une très belle journée partagée entre nouvelles découvertes et réminiscences.

Sur le chemin de Solitude

Autour de Deshaies : son littoral, son jardin botanique

Retour à Deshaies pour une nouvelle randonnée, sur le littoral cette fois, du Gros Morne à l'anse Riflet.

C'est un circuit qui s'envisage plus facilement avec une voiture à chaque extrémité mais pour cette fois nous avons décidé de faire bande à part, les jeunes ayant d'autres projets.

En aller simple, le topo-guide prévoit 5 kilomètres en 2 heures et demie avec 200 mètres de dénivelé. Quant à la solution du retour, on verrait bien !

Le point de départ se situe dans le bourg de Deshaies, près du cimetière et de l'école primaire.

On attaque d'emblée avec la partie la plus rude, l'ascension du Gros Morne, 200 mètres de montée raide dans une forêt sèche où cohabitent gommiers, campêches et tendres à cailloux.

Au sommet une trouée dans la végétation permet d'apercevoir l'entrée de l'anse de Deshaies et le Morne à Fous sur lequel est situé le jardin botanique (que j'évoquerai plus loin)

Par un sentier en lacets, nous amorçons la descente en direction de la magnifique plage de Grande Anse

Près d'une ancienne batterie (canons du XVIème siècle), nous faisons une petite pause à l'ombre, avant de poursuivre vers la plage.

L'arrivée sur la plage se fait à l'extrémité sud de Grande Anse, longue de près de deux kilomètres.

A ce stade une baignade s'impose. Avec quelques rouleaux, la mer n'est pas aussi calme qu'il n'y paraît. Un pas en avant, trois pas en arrière, Hervé rit de mes hésitations. Finalement, je m'y lance mais pas sans quelques appréhensions, je déteste les vagues.

Nous ne sommes pas venus pour rester sur la plage, alors zou, on poursuit à l'extrémité nord de la plage en direction de la pointe le Breton, sur le tracé d'une ancienne route coloniale où subsistent ça et là des restes de murets et dallages en pierres volcaniques.

Après la route coloniale, c'est maintenant le tracé de l'ancienne route nationale que nous suivons. Dans les jardins, les arbres croulent sous les fruits. La récolte promet d'être bonne. Ici un manguier bien chargé. Là un arbre à pain généreux.

L'ancienne et la nouvelle route nationale se rejoignent à l'Anse Riflet… superbe elle aussi.

Il est temps de prendre une décision concernant le retour. Nous nous voyons mal faire le retour à pied via le Gros Morne. Par la route à pied ? Pas vraiment non plus. En bus ? Pourquoi pas, d'autant qu'il y a un arrêt à Riflet. Mais alors que nous étudions les horaires à l'arrêt en question (les bus sont très rares le week-end) je me retourne en levant le pouce. Immédiatement une gentille dame s'arrête et nous ramène à l'entrée de Deshaies. Super !

Il nous reste alors à grimper jusqu'au cimetière où nous retrouvons notre voiture en même temps que la pluie. Ouf, on l'a échappé belle !

A quelques jours d'intervalle, Charlotte et Rémy ont fait, eux aussi, cette balade mais dans une version un peu différente, à partir de Grande Anse jusqu'à Anse Riflet en aller-retour. Ils ont ainsi évité tout souci d'acheminement. Malins, les jeunes !

Ils en ont également profité pour visiter le jardin botanique de Deshaies (sur l'ancienne propriété de Coluche), une immersion dans un univers de couleurs et de senteurs.

Roses de porcelaine (Etlingera elatior) et lavandes rouge (Alpinia purpurata) Oiseau-de-paradis (Strelitzia reginae) Banane ornementale (Musa ornata)

Dans ces conditions, les colibris sont aux anges !

Décidément Deshaies et sa région ne manquent pas d'attraits.

Dans le prochain épisode, nous resterons encore un peu dans le coin en partant à la découverte du lagon du Grand Cul-de-sac marin que nous avions déjà aperçu depuis les hauteurs de Solitude.

Anse Rifflet

Le Grand Cul-de-Sac Marin en kayak

Au large de Sainte-Rose, au nord de la Basse-Terre s'étend une zone ultra protégée : le lagon du Grand Cul-de-Sac Marin. Classé réserve mondiale de la biosphère par l'UNESCO, ce lagon ceinturé par la plus grande barrière de corail des Petites Antilles (29 km de long) présente la particularité d'offrir deux types de milieux : l'un…terrestre avec ses îles et îlots où se développent mangroves et forêts marécageuses, l'autre… marin avec ses formations coralliennes, ses herbiers et sa faune sous-marine.

Le meilleur moyen de partir à la découverte de ces milieux est incontestablement le kayak. Plusieurs opérateurs organisent ce type d'excursions. C'est une sortie que nous avions déjà faite en 1999. Charlotte, du haut de ses onze ans à l'époque, en avait gardé un souvenir impérissable, elle tenait absolument à réitérer l'expérience.

En 1999, nous avions été approchés par Rando Passion qui faisait la promotion de cette sortie en kayak au détour d'un sentier du côté des Mamelles. C'était le tout début du développement de l'activité à une époque où Internet n'était pas et de loin le seul canal de promotion et de communication.

Mais revenons-en à 2015. Cette fois, nous nous sommes adressés à Tam Tam Pagaie dont les avis sur les forums sont très positifs

Franck, qui est d'ailleurs un ancien de Rando Passion, gère aujourd'hui sa propre affaire.

Parmi les différentes propositions d'excursions, nous avons opté pour un tour à la journée.

Le rendez-vous a lieu au port de pêche de Morne Rouge, entre Sainte-Rose et le Lamentin, à 8 h 45. Nous sommes 10 kayakistes en tout, répartis en 4 kayaks biplaces et deux monoplaces.

Un peu après 9 heures, après un court briefing, les embarcations s'élancent. Direction l'Ilet la Biche.

Au bout d'une demi-heure, déjà un premier arrêt sur un haut-fond.

C'est l'occasion pour Franck de sensibiliser ses visiteurs à la fragilité du milieu et de présenter quelques spécimens de la faune locale : étoiles et concombres de mer, oursins, méduses cassiopée et … lambis.

Voilà à quoi ressemblent ces gros mollusques très présents dans la cuisine antillaise. Depuis quelques jours, ils s'affichent, sous leur forme cuisinée, sur les panneaux publicitaires d'une enseigne de supermarché, un peu partout sur l'île.

Franck en profite aussi pour nous annoncer la réintroduction prochaine (à partir d'avril 2015 normalement) de lamantins en provenance du Brésil, des mammifères marins herbivores qui peuplaient ces eaux jadis avant d'être tous exterminés pour leur chair.

Une heure plus tard, l'îlet est en vue. Ayant appris que nous étions venus en 1999, Franck nous prévient que nous y verrions de grands changements.

Une photo prise à l'époque nous montre posant sur un îlot sablonneux.

Or, aujourd'hui, il ne reste plus un grain de sable sec. Seul le cabanon (servant d'abri pour le pique-nique) résiste encore. La formule "manger les pieds dans l'eau" est ici une réalité.

Plus de trace non plus du ponton et des toilettes à ciel ouvert que nous avions photographiés à l'époque.

Si en 1999 nous avions un peu l'impression d'être des Robinsons échoués sur une île déserte, aujourd'hui c'est loin d'être le cas.

Deux vedettes rapides en provenance de Sainte-Anne et Saint-François vont venir y jeter l'ancre à l'heure du déjeuner. Animation garantie, surtout après quelques verres de planteur ou de ti-punch.

Les lieux restent néanmoins paradisiaques.

De l'excursion passée, Charlotte gardait le souvenir d'avoir goûté le meilleur poulet boucané et la meilleure salade de riz de sa vie. Autre temps, autre menu. Aujourd'hui Franck a préparé un court-bouillon de daurade, excellent par ailleurs. Au dessert, des bananes et de l'ananas et pour Rémy, une révélation : il découvre qu'il aime l'ananas ;-)

Une dernière baignade, puis il est temps de se remettre en selle en direction de la mangrove du bord de mer.

Une fois au cœur de la mangrove, la progression se fait à la main. En se frayant un passage entre les racines, les frêles esquifs glissent doucement le long des allées de palétuviers dans un silence impressionnant, juste interrompu par le cri d'un oiseau ou le gratouillis d'un crabe.

Instants magiques de communion avec la nature !

A la sortie de ce labyrinthe, c'est déjà la fin ou presque ! Il reste une dernière baie à traverser avant le retour au port du Morne-Rouge.

En tout, nous avons parcouru une douzaine de kilomètres dont nous gardons une nouvelle fois un excellent souvenir et quelques coups de soleil en prime, surtout sur les crêtes tibiales !

Au coeur de la mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin

Centre/Sud : la Soufrière en boucle via le col de l'Echelle

La Soufrière, point culminant des Petites Antilles à 1467 mètres, est le site le plus prestigieux du parc national de Guadeloupe et un incontournable d'un séjour dans l'île.

Son dôme ne présente pas de véritable cratère, mais des bouches éruptives, des gouffres et des entailles profondes. Bien que familièrement surnommé "la Vieille Dame", c'est un volcan actif relativement récent (10 000 ans environ) qui se manifeste par de nombreux dégagements de vapeurs, fumerolles, sources chaudes en différents points de ses flancs et de son dôme.

Nous en avions déjà fait l'ascension en 1999 mais nous tenions absolument à pouvoir la refaire. Charlotte s'étant bien entrainée depuis plus d'une semaine, elle s'estimait maintenant capable de se mesurer au volcan d'autant qu'à l'âge de 11 ans elle avait bouclé le tour haut la main.

Ce matin-là, le temps est loin d'être optimal mais très motivés, nous partons quand même en direction de Saint-Claude à une quarantaine de kilomètres de notre pied-à-terre. Bah, vu la météo toujours très variable de ces derniers jours, il n'est pas impossible que le ciel se dégage plus tard ou plus loin.

Sur le trajet, une aigrette imprudente nous coupe la route.

Un peu plus loin, nous restons coincés derrière un convoi exceptionnel. Dans ces conditions, nous mettons plus d'une heure à couvrir les 40 kilomètres qui nous séparent du pied du volcan.

Suite à un effondrement de la route consécutif au tremblement de terre de 2004, le point de départ ne se situe plus à la Savane à Mulets (1142 m) comme en 1999 mais aux Bains Jaunes (950 mètres). Il faudra donc compter avec un dénivelé et une durée légèrement supérieurs.

Le temps n'a guère évolué dans le bon sens. A destination, il fait frais 15 °, venteux et nuageux.

Il est près de 8 h 30 quand nous entamons la montée sous un couvert végétal luxuriant en empruntant le sentier du Pas du Roy, un chemin pavé construit par les régiments de la coloniale à la fin du XIX siècle.

Au bout d'une trentaine de minutes, nous sortons de la forêt humide pour nous retrouver devant les savanes d'altitude au niveau de l'ancien parking de la Savane à Mulets. C'est là que la véritable ascension commence. Le sommet de la Soufrière est en général visible d'ici mais aujourd'hui il est complètement dans les nuages.

Un panneau indique une durée d'une heure et quinze minutes jusqu'au plateau sommital. Le sentier est rocailleux mais sans difficulté particulière. Est-ce pour cela qu'il s'appelle le chemin des Dames ?

La montée est en principe agrémentée par de magnifiques vues panoramiques sur les Saintes, les monts Caraïbes, la ville de Basse-Terre, Baillif et la mer. Mais aujourd'hui, rien… c'est la purée de pois totale.

Alors à défaut de panoramas, focalisons-nous sur les pentes et les plantes qui les couvrent.

Ici la Grande Faille, d'une centaine de mètres de profondeur, traversant la Soufrière du nord au sud.

Au cours de la montée, un coup d'oeil sur les différentes plantes :

Lycopodes, faisant partie des végétaux pionniers qui se réinstallent en priorité sur le sol après une éruption volcanique par ex.

Ananas jaune (Guzmania plumieri) de la famille des Broméliacées, plante tropicale épiphyte

Hampe florale d'ananas jaune

Ananas rouge (Pitcairnia bifrons) de la famille des Broméliacées, plante herbacée endémique des Petites Antilles

Quand les nuages se disloquent légèrement, ils dévoilent furtivement quelques reliefs qui disparaissent aussi vite.

Les derniers mètres de dénivelé sont franchis sous une petite bruine pénétrante et quelques rafales de vent.

Nous apprenons par un panneau que nous avons atteint le point culminant de la Découverte 1467 mètres. Il est 10 h 15 environ. Nous sommes toujours dans les nuages. Heureusement que des plots peints en blanc nous balisent le chemin.

C'est par la Porte d'Enfer que nous approchons des gouffres et des entrailles du volcan, d'où s'échappent vapeurs et fumerolles.

Pour le retour, nous choisissons de passer par le col de l'Echelle, un parcours plus long que le précédent et qui s'avèrera plus boueux.

J'essaie d'éviter la boue en prenant exemple sur le basketteur que nous venons de croiser en positionnant mes pieds de part et d'autre de la trace mais n'ayant pas sa taille, je me retrouve illico les quatre fers en l'air et le derrière dans la boue. Ça fait beaucoup rire Hervé jusqu'à ce qu'il dérape lui aussi, juste avant le franchissement d'une zone de glissement à propos de laquelle un panneau indique "par précaution, veuillez traverser cette zone sans vous arrêter". C'est loupé !

Quand l'état du sentier nous laisse un peu de répit, le photographe capture quelques menus détails botaniques : fougères et lycopodes.

De fil en aiguille, nous finissons par franchir le col de l'Echelle, toujours dans la brume.

En approchant de la Roche Fendue, le ciel commence à s'éclaircir.

Ce rocher est dans cet état depuis l'éruption de 1976.

Nous pouvons enfin profiter d'une belle vue sur la mer et sur la ville de Basse-Terre.

De retour à hauteur de la Savane à Mulets, le dôme de la Soufrière est maintenant presque dégagé.

Il reste à reprendre le sentier du Pas du Roy (c'est le choix de Charlotte et Rémy). Quant à nous, nous prenons directement par la route fermée à la circulation, c'est plus long en distance mais plus rapide en temps.

Il est un peu plus de midi quand nous arrivons aux Bains Jaunes, au bout de 4 heures pour 7 km et 500 mètres de dénivelé.

En dépit du manque de vue, nous sommes ravis d'avoir pu effectuer une nouvelle fois cette ascension mythique. En 1999, les conditions n'avaient pas été meilleures. Conclusion : il faudra revenir un jour par beau temps !

En attendant, une baignade dans le bassin des Bains jaunes est bienvenue. Ce bassin aux eaux tièdes (30° C) alimenté par des sources thermales provenant du volcan a été édifié en 1887 lui aussi par des régiments coloniaux. Il est régulièrement entretenu par les agents du parc. Il est néanmoins déconseillé de mettre la tête sous l'eau en raison de la présence possible d'amibes.

A la baignade succède un pique-nique à l'aire de Beausoleil. Il fait maintenant un temps magnifique.

Pour le dessert, nous retournons comme il y a quelques jours au port de Rivière-Sens. Nous espérions faire quelques emplettes dans la ville de Basse-Terre. Mais à cette heure (début d'après-midi) en dehors des bazars tenus par des Chinois, tous les commerces sont fermés, sieste oblige.

Alors nous reprenons tout doucement la route du retour vers le nord non sans un nouvel arrêt pour un bain supplémentaire à la Ravine Thomas, une source thermale chaude jaillissant en bord de mer et tempérée par les vagues. Doudous antillaises et touristes se partagent le bassin. Ambiance locale assurée !

C'est ainsi que se termine cette très belle journée entre effort et réconfort.

Sur les pentes de la Soufrière

Grande-Terre : randonnée de Port-Louis à Anse-Bertrand, plage de Sainte-Anne

Les plus belles plages de sable blanc de l'île se trouvent indiscutablement sur la Grande-Terre. Parmi les plus réputées, celle de l'Anse du Souffleur à Port-Louis, au nord-ouest de la Grande Terre.

Nous la connaissons bien mais quand on aime on ne compte pas. Alors aujourd'hui, on y retourne mais pas uniquement pour les plaisirs de la plage. Entre Port-Louis et Anse-Bertrand, notre topo-guide indique une randonnée entre mer et mangrove de 7 kilomètres à faire en 3 heures. Une bonne façon d'allier dans la même journée marche et farniente.

Le circuit étant linéaire, nous partons par conséquent avec nos deux véhicules. Premier objectif, déposer une voiture à Anse-Bertrand. C'est à 70 kilomètres… soit à une heure et demie de "chez nous", tout un périple à l'échelle de la Guadeloupe avec l'obligation de traverser la banlieue de Pointe-à-Pitre. Nous sommes pourtant agréablement surpris, la circulation est plus fluide qu'attendue.

Vers 9 heures, nous garons notre Picanto devant la bibliothèque de Anse-Bertrand, non loin du cimetière du village. C'est alors un autre cimetière que nous rallions, celui de Port-Louis, jouxtant la plage du Souffleur. C'est le point de départ de notre randonnée.

Immédiatement, une première image de cette belle anse aux eaux turquoises !

La marche commence sur une piste en terre tout à fait praticable en voiture qui dessert des carbets (aires de pique-nique protégées) déjà très fréquentés par les locaux à cette heure encore matinale. Certains ont même installé un groupe électrogène alimentant une sono. Ça zouke déjà ;-)Pourtant, on n'est pas le week-end ? Nous réaliserons plus tard que nous sommes le jour de la mi-carême, férié aux Antilles.

Laissant derrière nous l'animation des carbets, nous arrivons à hauteur du marais de Port Louis où une passerelle suivie d'un sentier permet une incursion dans la mangrove.

Mais d'abord un peu d'exercice en grimpant au sommet de la tour d'observation, récompensé par une très belle vue panoramique.

Depuis l'observatoire, vue plongeante sur Hervé pressé de voir la suite.

Nous empruntons la fameuse passerelle puis nous nous enfonçons de plus belle dans le marais, un milieu favorable au développement des plantes épiphytes.

Un peu partout, des pièges à crabes !

Une mauvaise interprétation de la carte nous a fait croire que cette trace allait rejoindre le chemin du littoral un peu plus loin. Or il n'en est rien, il faut faire demi-tour. Un détour qui nous coûtera trois kilomètres de plus mais la satisfaction d'avoir découvert ce milieu très particulier.

Une fois de retour sur le littoral, il suffit de poursuivre tout droit, tantôt au plus près de l'eau, tantôt un peu en retrait.

Ici sur un sentier bordé de catalpas.

Dernière fenêtre vers cette anse paradisiaque… avant un changement de décor en arrivant sur un littoral rocheux, battu par les vagues de l'océan. Nous sommes à présent exposés au nord.

Le bord de mer rocheux est prisé des huîtriers pie…

… alors que d'autres, comme ce sucrier à ventre jaune, préfèrent les sous-bois plus abrités.

De sous-bois en zones marécageuses, de falaises en pâturages, la randonnée se poursuit ainsi tout le long du littoral jusqu'à Anse-Bertrand, ponctuée de deux ou trois observations botaniques.

Ces drôles de clochettes sont des fleurs de Kalanchoe penné (Kalanchoe pinnata), une plante succulente de la famille des Crassulacées, originaire de Madagascar, introduite et invasive, est appelée localement herbe mal de tête. On utilise ses feuilles en application sur le front pour soigner les maux de tête.

Papillon Nacré (Agrautis vanillae insularis)

Les majestueux cocotiers bordant la plage de la Chapelle annoncent le terme de notre randonnée. Le cimetière est à deux pas. Devant la bibliothèque la Picanto nous attend. Il est près de 13 heures.

En tout, nous avons finalement parcouru 10 kilomètres, la faute à l'incursion dans le marais, en 3 heures et demie avec un dénivelé de… 10 mètres. Une balade facile et très chouette.

Retour en voiture à la plage du Souffleur à Port-Louis. La roulotte sur la plage sert de petits plats sans prétention mais très honnêtes pour le prix. Pour le dessert, les doudous sont nombreuses à proposer le sacro-saint sorbet coco, une institution guadeloupéenne à laquelle nous ne manquons pas de sacrifier. C'est toujours un délice.

Il ne reste plus qu'à goûter aux bains de mer et de soleil pendant le reste de l'après-midi.

Une journée placée sous le signe de l'exercice et du farniente, à nos yeux la vision idéale des vacances.

Pour finir en beauté, une dernière image de plage, celle de la Caravelle à Sainte-Anne… toute aussi fabuleuse !

Plage du Souffleur

Plongées : réserve Cousteau, Sec-Pâté, épave A. Fresnel

Compte -rendu fait par Hervé

Le retour en Guadeloupe a été pour moi l’occasion de retrouver des fonds sous-marins que j'avais déjà explorés en 1987 puis en 1999.

J’ai clairement le souvenir des couleurs, de l’ambiance ainsi que de la taille des poissons rencontrés alors et il m'a semblé que le milieu s’est appauvri.

Il n'y a plus guère de coquillages de type Moneta qui étaient très communs. La faune est également moins diversifiée.

Concernant les éponges, parmi les trois espèces principales, l'éponge tuyau d’orgue (Aplysina fisturaris) est encore la plus largement représentée, pas de changement de densité ni de taille. Pour l’éponge de Neptune ou éponge tonneau (Geodia neptuni) la taille des plus gros spécimens était considérable, dépassant 1 mètre de haut sur 80 cm de diamètre. Actuellement, l’espèce est un peu plus rare mais surtout beaucoup moins grosse. Quant à l’éponge vase bleue fluo (Callyspongia plicifera), elle est nettement moins présente.

Il y a en revanche de très belles gorgones et surtout des massifs de corail corne d'élan de toute beauté.

Mises à part ces considérations sur le peuplement, les plongées restent agréables et l’eau à 28°C est très claire.

J’ai fait une première plongée, dite de réadaptation, sur l’ilet Pigeon (réserve Cousteau) où se côtoient pagres, vivaneaux, carangues, poissons lime et barracudas sans oublier les tortues imbriquées, très communes ici.

Une deuxième plongée a eu lieu sur l’épave de l’Augustin Fresnel, située à mi-chemin entre Malendure et la ville de Basse Terre. Ancien navire baliseur de 53 mètres de long, il a été coulé sur un fond à 35 mètres pour servir de récif artificiel, au grand bonheur des clubs de plongée. Aisément visitable, c’est une belle plongée pour les amateurs du genre.

Enfin, ce séjour a permis de concrétiser une plongée que je souhaitais faire depuis longtemps : le Sec-Pâté, situé au milieu du détroit des Saintes. Cette sortie ne peut se faire que par beau temps et par mer calme.

Les creux n’excédant pas deux mètres ce jour-là, j’ai enfin pu faire cette plongée considérée comme la plus remarquable, non seulement de Guadeloupe mais aussi de toutes les Antilles. Certains prétendent que c’est la plus belle plongée du monde !

Attention au courant qui peut être fort. On est en pleine mer.

La diversité et la concentration de la faune sont ici effectivement remarquables. La visibilité est bonne, de l’ordre de 30 mètres et le paysage exceptionnel. Il s’agit de pics remontant des profondeurs et culminant pour le plus haut à 14 mètres sous la surface. L’exploration obéit à des règles de prudence pour éviter de se perdre entre les méandres grouillant de vie ou de se voir emporter vers des fonds de 200 mètres. Le spectacle est partout. Ici une tortue toute occupée à déguster son repas favori sans se soucier de notre présence. Là des langoustes dardant vers nous leurs antennes curieuses. Des bancs de toutes sortes virevoltent et semblent jouer à cache-cache. De majestueux poissons Anges Français se baladent nonchalamment. Nous tournons et retournons d’un pic à l’autre mais après 45 minutes d’exploration nous remontons progressivement. L’ordinateur nous ordonne déjà un palier de 10 minutes, il ne serait pas raisonnable de rester plus longtemps à ces profondeurs.

Une fois à bord, nous clôturons cette belle plongée par un planteur bien mérité.

Bref, la Guadeloupe garde quelques spots remarquables sur lesquels on peut se faire plaisir.

Un dernier mot sur le club de plongée que j'avais retenu, choisi tout à fait au hasard parmi les nombreux opérateurs de Malendure, reconnaissable à sa couleur rose… le Centre des Ilets, fréquenté par beaucoup d'habitués, très bonne connaissance des sites, bonne convivialité. A recommander !

Fonds sous-marins

Le mot de la fin

Impressions générales

En résumé, c'était un séjour familial dont on a tous bien profité !

Certes, on avait imaginé la saison du carême plus sèche. Nous avons été étonnés qu'il pleuve quasiment tous les jours, même si le plus souvent c'étaient des averses brèves. En début de séjour, la Guadeloupe a également subi un épisode de brume de sable (en provenance du Sahara), expliquant la persistance par moments d'une chape de grisaille sur l'île.

Des phénomènes normaux pour la saison ?

Néanmoins, au bout de quelques jours, nous nous sommes aperçus qu'il faisait toujours beau quelque part sur l'île et qu'il ne fallait donc pas hésiter à prendre la voiture pour aller voir ailleurs. En général il fait meilleur sur le littoral que sur les crêtes.

Côté températures, on ne pouvait espérer mieux : 25 à 30 degrés, l'idéal !

Quant aux désagréments qui peuvent parfois pourrir un séjour aux Antilles, nous sommes passés à travers ou… presque : pas de grève des pompistes ni de pénurie d'essence, aucune coupure d'eau. Des algues sargasses ? Oui, dans la deuxième semaine de notre séjour, on a vu arriver du large ces "radeaux" assez impressionnants qui se sont échoués sur les plages alentour. Les algues étaient néanmoins régulièrement ramassées, nous n'avons pas subi de nuisances olfactives.

Ces inconvénients liés au climat n'ont pas pour autant gâché notre séjour. Nous entretenons avec la Guadeloupe une histoire d'amour qui dure depuis près de 30 ans et qui n'est sans doute pas prête de s'arrêter.

A huit heures d'avion, en vol direct de Paris-Orly, ce qui est très pratique pour nous, à des tarifs avantageux, c'est une solution facile pour bénéficier d'une agréable chaleur en plein hiver européen sur une destination alliant les plaisirs de la mer et de la montagne. Il est très probable qu'on y retourne.

Mais avant, on essaiera peut-être la Martinique ! A suivre…

Nos coups de cœur

Même si on connaissait déjà, on a adoré refaire la sortie en kayak dans le Grand Cul-de-Sac Marin ainsi que l'ascension de la Soufrière. Et pour Hervé la plongée sur le Sec Pâté. En raison de l'humidité en forêt rendant les sentiers boueux et glissants, nous avons davantage apprécié les randonnées sur le littoral : trace Malendure, Solitude, littoral de Deshaies, Port-Louis à Anse-Bertrand.

Plage de la Caravelle

Un mot sur l'hébergement

Rien à redire. Il a été tout simplement parfait : pour le confort, la situation, la vue, la plage et le snorkeling à cinq minutes à pied.

Un seul lieu pour rayonner offre des avantages : on peut s'organiser au jour le jour, on arrive à se créer de bons repères, on finit par bien connaître le coin. Mais il a aussi ses limites dans une île où les temps de déplacements sont longs : par exemple, pour accéder plus rapidement aux sites de randonnée plus nombreux dans la partie Centre/Sud de la Basse-Terre, une base à Saint-Claude pourrait être intéressante.

Les ouvrages et sites Internet utiles

Ouvrages papier

Le guide du Routard Guadeloupe : a surtout été utile aux jeunes.

Comme nous connaissions déjà l'île dans ses grandes lignes, j'ai surtout été intéressée par des documents me permettant de préparer quelques randonnées.

La Guadeloupe et ses îles… à pied, la bible de tout randonneur en Guadeloupe, un topo-guide édité par la Fédération Française de Randonnée Pédestre.

Sites Internet :

Amberando, le site Internet d'un club de randonneurs, reprenant une partie des topos du guide signalé au-dessus :

Ti-racoon, le site d'un passionné de la Guadeloupe consacré à la faune, à la flore, aux paysages de l'île.

Zoom-guadeloupe, de l'auteur précédent également, un répertoire de randonnées illustrées de cartes, photos, tracé GPS. Une mine de précisions et d'informations.

Gwadarando, tout un panel de randonnées succinctement décrites et accompagnées de photos.

Guadeloupe-parcnational, le site du parc national expliquant les actions et les missions du parc national. Très riche et très dense.

Rando-guadeloupe, le site de randonnées du parc national, avec des descriptions très complètes et des informations liées à la flore, la faune, la botanique. Très pro !

Voilà, vous savez tout ou presque de notre séjour en Guadeloupe.

Il nous reste à vous dire merci de nous avoir suivis et à bientôt pour un autre fabuleux voyage. En août, cap au nord… de l'Amérique 😉

Rose de porcelaine
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JE
Jemaflor 11 years ago · Lxy34m
Jamaïque: Couleurs tropiques et rythmes reggae
D’ouest en est, du nord au sud, des bords de mer jusqu’à l’intérieur de l’île, je vous propose de sillonner quelques routes de la Jamaïque. Une balade visuelle, les photos sont en effet nombreuses tout au long de mon récit de voyage mais la « ballade » est aussi musicale … évidemment, la Jamaïque est le pays du reggae, yeah !

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Atterrissage en douceur sur le tarmac, formalités d’entrée en Jamaïque (trop longues), transfert vers l’hôtel, installation … Enfin, çà y est ! me voilà prêt pour une première promenade dans Montego Bay, une ville de l’Ouest de l’île dont le front de mer se présente comme une importante station balnéaire. Je n’ai à cet instant qu’une envie, me dégourdir les jambes après les dix heures de vol subies depuis Paris et puis surtout l’envie de commencer à découvrir les lieux. J’apprécie toujours les premières impressions de voyage, à peine débarqué, la tête est encore dans son univers familier alors que les yeux observent avec délectation le dépaysement local. La Gloucester avenue longe la côte ainsi qu’un ensemble très hétéroclite, pour ne pas dire anarchique. Des deux côtés de la voie, c’est la même vision : hôtels, boutiques, bars, restaurants … Il faut arriver au Parc de « l’Old Hospital Garden» pour voir la mer. Des palmiers et des fleurs tropicales agrémentent de belle façon ce parfait belvédère sur l’horizon marin. En contre bas, une plage publique, fréquentée par quelques jamaïcains, forme une anse régulière. Certes, le sable blanc n’y est pas ratissé tous les jours comme celui des plages des nombreux hôtels « All Inclusive » des environs mais ce rivage très nature ne manque pas de charme.



C’est vrai que l’on imagine souvent les paysages côtiers tropicaux constamment illuminés d’un soleil généreux mais en cette fin d’après-midi, ce n’est pas vraiment le cas. Cependant ce ciel menaçant apporte un surprenant contraste et enrichie la palette de teintes, un aspect photogénique qui n’est pas pour me déplaire ! La poursuite de la balade me fait passer devant un mini parc aquatique (quelque peu désuet) puis le long d’une autre plage bordée d’un vaste terrain. Des ados l’ont transformé en terrain de foot. Un drible, une passe, une tête … les actions s’enchaînent mêlées d’ordres, de cris et de rires. Aussi bruyants soient-ils, ces footballeurs en herbe n’arrivent pas à couvrir les décibels de l’ambiance sonore des lieux. En effet, la musique est partout, les notes s’échappent des bars, des maisons … les sonos sont poussées à fond, ici on se ne préoccupe pas vraiment de savoir si cela dérange le voisinage ! De toute manière tout le monde en Jamaïque adore la musique, du reggae au dancehall ! Quant aux voitures, leur carrosserie vibre également au rythme des basses … booouumm ! et re-booumm ! Fini le rivage et les plages, la route débouche sur un grand rond-point, le trafic automobile s’intensifie, ici débute un autre aspect de la ville avec le quartier de Downtown. Un environnement urbain moins riant, qui fait hésiter à continuer la promenade, d’autant que le crépuscule approche. L’heure n’est plus idéale pour entre apercevoir cette réalité du quotidien d’une grande partie de la population de cette ville et de ses 85 000 habitants …



C’est ici, à Doctor’s cave beach, que l’aventure touristique de Montego Bay a débuté. Près de cette superbe plage de sable clair, une grotte abrite une source thermale découverte en 1906 sur la propriété d’un certain Docteur Mc Catty. Des eaux aux vertus bienfaisantes … et voilà comment ce rivage est passé du thermalisme au tourisme. La plage est réservée aux clients de l’hôtel du même nom et pour les visiteurs individuels, son accès est payant ! Bon, le gardien ce matin là était sympa, il m’a permis de jeter un œil … le temps de faire quelques photos. -- Changement de lieu et changement d’atmosphère. Nine Mile où nous arrivons est un village perdu au milieu des collines de l’intérieur de l’île. Pour y parvenir il faut emprunter une route tortueuse qui serpente de vallons en vallons et qui n’en finit pas ... 300 à 400 personnes habitent ici, isolées et loin de tout, pourtant c’est dans ce bourg de la paroisse de St Ann qu’est né l’homme le plus célèbre de la Jamaïque : la reggae star mondiale Bob Marley, c’était en février 1945. Le musicien y a passé une partie de son enfance puis y est retourné régulièrement à l’âge adulte. La contemplation de ces paysages de campagne favorisait, paraît-il, son inspiration musicale en tout cas, le coin était beaucoup plus paisible que le bruyant ghetto de Trench Town où il résidait à Kingston.





Dès l’entrée du village, Marley et sa famille sont à l’honneur. Cela commence par Cedella, la propre mère de Bob, c’est elle qui a fait construite cette école pour les enfants de Nine Mile. Bien sûr, la maison où vécu Bob Marley est la principale attraction au centre du village. Certes, elle a beaucoup changé depuis … restaurée, agrandie, décorée et peinturlurée de frais aux couleurs rasta. Un lieu qui se doit de pouvoir accueillir une foule (enfin presque !) de visiteurs. Parmi les admirateurs de passage, il y a les touristes qui ont délaissé pour quelques heures les plages des hôtels du bord de mer et puis il y a les autres, les vrais fans. Ceux-là, on peut les reconnaître, l’air un peu planant et les yeux qui brillent, tant l’émotion est grande lorsqu’ils se retrouvent au milieu de l’univers du grand Bob. C’est sans doute du à l’effet décrit dans le morceau Natural Mystic : « There’s a natural mystic blowing through the air ….. Il y a un vent mystique qui souffle dans l’air, si tu écoutes avec attention à cet instant tu l’entendras …» chantait Marley (1).



Du haut de la terrasse la vue s’étend sur la petite cour de la maison ainsi que sur les alentours. Drapeaux jamaïcain et rasta au vent et portrait géant, adossé au versant de la colline qui fait face, du Ras Tafari, le roi des rois, l’empereur d’Ethiopie Haïlié Sélassié 1er , il est considéré comme le chef divin du Rastafarisme. Pauvres rastas, pauvre Bob, victime du tourisme et des meutes de fans. Rendez-vous compte, dans la maison de Marley on a même construit un bar, oui un bar où l’on sert de l’alcool … alors qu’il faut savoir que les vrais rastas ne boivent pas de boissons alcoolisées, cherchez l’erreur !

Question ambiance sonore, vous vous doutez que la musique est omniprésente chez Bob, avec du reggae, comment pourrait-il en être autrement ?



Un groupe de musiciens accueille les visiteurs, dreadlocks et rythmes reggae, on est maintenant tout à fait dans l’ambiance. Juste à côté, une pièce rassemble plusieurs trophées de la star. Disques d’or, de platine et photos de l’artiste. Les récompenses dédiées à « Legend » l’album le plus vendu sont en bonne place. Une compilation des 10 plus grands tubes de Bob Marley (and the Wailers) : « One love », « Buffalo soldier », « Could you be loved », « Exodus » et j’en passe …. Des chansons d’amour, de fraternité mais aussi des textes militants, et toujours des rythmes reggae …. à écouter en boucle ! Sur ce disque, il y a aussi le célèbre « Is this love … » (2) dans lequel Marley chante « I wanna love you, every day and every night … » dans son « single bed ». Eh bien, ce lit à une place (qu’il partageait donc), on peut le voir ! Là, on entre dans l’intimité de Marley et on se retrouve pris peu à peu dans une vraie spirale de culte de la personnalité ! Comme aussi, lors de la visite de son mausolée, Bob Marley est mort d’un cancer à seulement 36 ans, en mai 1981. Un destin brisé en pleine gloire, cela a certainement amplifié le mythe de la reggae star !





Le mausolée, un lieu de recueillement, assurément, mais pas seulement ! Regardez bien la photo ci-dessus, précisément celle du milieu où l’on voit le fameux mausolée … On aperçoit la silhouette d’un homme en partie caché derrière la végétation. A plusieurs reprises, il faisait des signes aux visiteurs présents, comme s’il avait quelque chose à proposer ? En regardant ce qu’il tenait dans ses mains, j’ai vite compris … c’était de la ganja (marijuana). La ganja fait partie des rites dans le Rastafarisme, elle est de toutes les cérémonies et de bien des soirées ! Cependant, la ganja est officiellement interdite en Jamaïque comme en témoigne cet écriteau placé à l’entrée de la maison de Marley … disons qu’ici, cette mise en garde est vraiment une vaste fumisterie ! C’est peut-être ça qui fait éclater de rire à gorge déployée l’homme sur la photo, à gauche. En fait, Captain Crazy, c’est son surnom, est un des guides des lieux, certainement le plus célèbre … justement pour son rire communicatif. Il a l’habitude de ponctuer chacune de ces phrases par une plaisanterie accompagnée d’un rire de circonstance, saccadé, grave, en un mot : inimitable !



Sur ces pierres peintes en rouge, vert et jaune, Bob Marley aimait, paraît-il, jouer de la guitare. Ce même serait là qu’il aurait composé quelques un de ses morceaux. Bon, on imagine que depuis le temps, les pierres ont été changées ! A force de voir, ici et là, les teintes rasta à grand renfort de peinture brillante, voilà que maintenant je les vois jusque dans la nature environnante. Cette fleur est rouge, les feuilles vertes et une jaune, tiens, mais ce sont les couleurs rasta … Non, non, je n’ai pas fumé !

-- Sur les routes du centre de l’île … en direction du sud.



Traverser l’île du nord au sud nécessite d’emprunter de petites routes sinueuses qui se faufilent entre les collines, de vallons en sommets. Le fond des vallées et quelques versants sont cultivés, bananiers et petits lopins de choux, entre autres cultures. Et par endroits, le long des routes on passe dans de petits hameaux isolés ou seulement devant quelques cases éparpillées. Leurs murs sont couverts de teintes chatoyantes, bleues, vertes ou roses … On comprend vite que les habitants égayent leur cadre de vie simple avec le peu de moyen dont ils disposent.

-- Dans la paroisse St Elizabeth, au pied des Nassau mountains, notre première halte est pour les YS Falls. Un nom on ne peut plus court qui paraît inversement proportionnel à l’importance de ces cascades. Drôle d’appellation ? Un nom dont l’origine proviendrait d’un mot gaélique « wyess », signifiant : enrouler … enfin peut-être, rien ne semble très sûr !



Afin d’atteindre les chutes d’eau, il faut maintenant traverser une immense et superbe propriété agricole. On prend place sur une remorque aménagée avec des bancs, le tracteur démarre. Ici, dans cette ferme on pratique principalement l’élevage, bovins et chevaux de course. Des enclos délimitent des prairies recouvertes d’herbe grasse au joli ton vert. Pour un peu, on se croirait presque dans le bocage normand, sans les pommiers … sur la gauche, le chemin de terre borde un champ de papayers puis de bananiers, nous sommes bien sous les tropiques ! Parlons à présent des cascades, l’intérêt principal du lieu.



Impressionnant est bien l’adjectif qui convient lorsqu’on découvre ces chutes d’eau étagées qui dévalent au milieu d’un environnement luxuriant, une véritable jungle. Les plus téméraires peuvent se prendre pour Jane ou Tarzan, agripper une liane (enfin une corde !) et sauter dans un des bassins situés entre deux cascades, il y a même une tyrolienne pour survoler cette tumultueuse rivière.



Bien entendu, on peut tout simplement admirer le site, les pieds au sec, un escalier et des marches suivent les cascades. Et si l’on n’a pas fait trempette au milieu des tourbillons ni sous les cataractes d’eau … on apprécie, ô combien, le plaisant bassin au bas des YS Falls, je peux en témoigner. L’eau y est bienfaisante, ni chaude ni fraîche et le cadre enchanteur. Une vue plein cadre sur les multiples cascades en fond et tout autour une végétation arborée et fleurie digne d’un des plus beaux jardins tropicaux. --

Sur la route … en direction de la Black River.



Image typique de bord de routes en Jamaïque : un petit abri et un appétissant étalage de fruits locaux, une balance traditionnelle pour la pesée et toujours de sympathiques marchandes qui vendent là leur production locale … les bananes y ont toujours une place de choix. Plus surprenant, cette jamaïcaine voulait aussi nous vendre des crevettes ! -- Ils s’appellent Margaret, Tom ou encore Philippe et la Black River est leur territoire. Non, ce ne sont pas de sympathiques habitants mais … d’impressionnants crocodiles. Ils font l’attraction de cette région sauvage et naturelle, entre marécages, mangrove, fougères géantes et roseaux.



Après avoir embarqué puis passé ce petit port, notre bateau navigue sur un véritable miroir d’eau où se reflète le ciel et quelques nuages épars puis progressivement de petites rides se forment à la surface et ondulent doucement. Sur les rivages, les arbres apparaissent ponctués de formes blanches, comme des fleurs … qui par endroit s’envolent. Ce sont bien sûr des oiseaux au plumage blanc, des aigrettes sans doute. Parmi les arbustes des berges on distingue maintenant un oiseau plus discret, un héron vert. Petite taille, plumage teinte camouflage, seules les pattes orange permettent de le repérer.



A mesure que l’on avance, le cours d’eau se fait plus étroit. Les branches des arbres composent une véritable voûte végétale et les racines aériennes des palétuviers ainsi que les lianes se prolongent et s’unissent avec leurs reflets. Il devient même difficile de différencier les reflets de la réalité, le tableau est absolument magnifique.



Et les crocodiles me direz-vous ? On y arrive ! Le pilote de notre bateau connaît parfaitement ce lieu sauvage ainsi que le territoire de quelques’ uns des 200 à 300 crocodiles qui ont élu domicile dans la Black River. Le bateau ralenti et nous approche doucement d’un de ces imposants spécimens. Un corps gris bleu qui se double d’un reflet sur l’eau et surtout quelle effrayante mâchoire aux dents acérées !





Et si ce crocodile a la bouche grande ouverte ce n’est pas pour nous impressionner ou parce qu’il a une fringale irrésistible ! Non, c’est habituel et l’animal peut rester ainsi, immobile, des heures et des heures durant … c’est leur façon de réguler leur température corporelle interne. Au passage, on peut voir qu’au milieu de cette large gueule, il n’y a pas de langue, c’est ainsi chez les crocodiles.

Au fait, j’ai oublié de vous expliquer pourquoi ce cours d’eau est appelé Black River. Le plus simple serait le fait de trouver ici des eaux sombres voire noires … ce n’est pas le cas. Les eaux de cette rivière sont parfaitement claires mais pas son lit à six mètres de profondeur environ, il est recouvert d’une vase à la teinte très foncée. --

Sur la route … en direction de Negril. Une route ? Enfin presque, plutôt une piste tellement il y a sur cet itinéraire de portions chaotiques parsemées d’ornières, de passages en terre et de flaques. Notre vaillant chauffeur nous fait part d’une de ses blagues favorites … Attention ! Après les nids de poules, il y a les « bassines » remplies d’eau, les baignoires et puis la « piscine » ! Le véhicule semble traverser le gué d’un torrent, au ralenti évidemment. Ballotté et bringuebalé en tout sens, on bénéficie d’un massage (fesses et jambes), c’est gratuit nous dit encore avec humour le conducteur ! Cela a au moins l’avantage de nous éviter de somnoler et nous permet de regarder le paysage défiler : bananiers, cocotiers, cases … et en passant dans le village de Belmont, voilà qu’on reparle de musique et de reggae. Sur le bord de la route, une maison aux couleurs reggae fait honneur à Peter Tosh, un acolyte de Bob Marley, il faisait parti de son groupe à l‘époque des Wailers. Ici repose en paix ce musicien chanteur mort assassiné à Kingston en 1987. C’est vrai qu’avec son titre « Legalize it »(3), la marijuana en l’occurrence, il avait créé la polémique à l’époque.



Suite du récit : Negril, Ocho Rios … message suivant …

Ps : Les morceaux de reggae indiqués par un numéro entre ( ) renvoient à une liste de liens vidéos (You Tube) pour écouter et voir ces chansons. La liste est placée à la fin du dernier volet (le 4 ème) de ce récit de voyage en Jamaïque.
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PH
Phramon 11 years ago · Madikéra
Retour de mon séjour en Martinique
Bonjour à tous

Avant de vous faire part de mon carnet de voyage en Martinique, je voulais remercier Madikera et Lapinous pour leur aide précieuse dans la réalisation de mon séjour ainsi que le récit récent de Lescaribous.

Voici donc le récit de ce séjour du 11 au 21 mars, où nous partions en couple pour la première fois depuis bien longtemps (pour des raisons diverses, nos enfants ne pouvaient pas nous accompagner).

Pas du style à passer la journée allongés sur la plage, nous avons privilégié les randonnées et les découvertes de cette île.

Mercredi J1 : Arrivée de nuit à l'aéroport Aimé Césaire à cause d'un retard de 2 heures au départ d'Orly (la découverte des paysages sera donc pour le lendemain). Location sans problème de la voiture via Europcar avec une belle surprise J'attendais une Captur et ce sera ma première BMW. L'arrivée à l'hôtel (Corail résidence à Sainte Luce) est donc un peu tardive mais super accueil et, après installation, repas au restaurant de l'hôtel (Le Mabouya) : Tartare de thon, excellent, accompagné de ma première Lorraine ; plus classique pour madame avec une salade césar poulet, également très bonne. En dessert, j'attaque le rhum avec une cassolette de banane et ananas flambé au vieux rhum, accompagné d'un sorbet mangue : bon mais un peu trop sucré à mon goût.Puis dodo, rassuré par le fait de l'absence de moustiques, dixit le gérant de l'hôtel. Effectivement, pas le moindre bourdonnement durant notre passage à Sainte Luce.

Jeudi J2 : Réveil assez tôt qui permet de voir le lever de soleil sur le Morne Larcher et le rocher Diamant. Après le petit déj à l'hôtel (tout à fait convenable et varié pour 10€), départ pour Sainte Anne : première et dernière averse du séjour pendant 15 min. On s'abrite dans l'église de Sainte Anne puis on attaque la montée du chemin de croix. Après un passage au marché et les premiers achats, direction notre première rando : Anse Caritan- Anse des Grandes Salines. Départ de la randonnée à 10 heures - Repas dans un snack de plage à Grandes Salines (acras + lorraine / brochette de crevettes-frites + didier : correct sans plus pour 20€, mais les moins bons acras du séjour) Retour de la randonnée à 14 heures. Très belle randonnée avec promenade en bord de plage les pieds dans l'eau très agréable, quelques naturistes à l'anse Meunier et à la Petite anse des Salines. Personnellement, nous avons plus apprécié la plage de l'anse Meunier que celle des Grandes Salines (pas pour les "culs nus"). Le fait qu'elle soit nettement moins fréquentée a probablement joué dans cette appréciation.



Au retour de cette randonnée, arrêt à la Pointe Borgnèse avec baignade et snorkeling. Petite plage très sympa, peu fréquentée et pas mal de poissons visibles à faible profondeur et non loin de la plage. Passage ensuite à la rhumerie Trois-Rivieres et ses boutiques : pas de dégustation et pas d'achat (on commence de façon raisonnable mais surtout rupture de stock pour la cuvée triple millésime dont j'avais envisagé l'achat). Après quelques courses au carrefour market de Sainte Luce, retour hôtel pour repas en chambre (kitchenette disponible), après le premier ti-punch du séjour (au rhum blanc HSE 55° pour les connaisseurs).
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GB
Gbogaert 12 years ago · Mong1
Récit de voyage à Cuba - Novembre 2014
Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html

From Cuba, with rhum…

La Havanne – 7 novembre Arrivée en soirée à La Havane ce 7 novembre, pour deux semaines de découverte de l’ile. Longue attente pour passer la douane, longue file encore pour acheter nos premiers pesos ‘convertibles’, avant de rejoindre notre Casa Particular, Casa 1932, dans Havana Centro. Accueil chaleureux de Luis, dans cette petite maison joliment décorée de bric et de broc d’un autre temps. Petite chambre, c’était prévu, mais nickel, c’est tout ce qu’on verra de la Havane ce soir! Levés de bonne heure le lendemain, nous voilà déambulant dans les rues de la ville aux premières chaleurs du soleil. Temps idéal, lumineux, pas trop chaud, petite brise le long du Malecon (la rue de 8km longeant la côte à deux pas du centre). On admire l’architecture variée, tantôt en ruine, tantôt rénovée, alternant briques à nu, matériaux battus par le vent marin, façades colorée et fraichement repeintes, terrains vagues entre deux immeubles, maisons coloniales à balcons, hôtels austères, … une atmosphère irréelle mais chaleureuse se dégage de cet ensemble hétéroclite. Nous nous enfonçons dans les petites rues. Là encore, l’atmosphère est chaleureuse, on se sent bien, peu de trafic, peu de monde, des sourires, des accolades, des apostrophes d’un balcon à l’autre, une reproduction du Ché, un incroyable mélange là aussi, de blancs, de noirs, de créoles, comme si toutes les teintes de peau se mélangeant dans un joyeux ensemble coloré.

On se sent bien à La Havane. Et pour ajouter à l’atmosphère, il y a ces vieilles Américaines! Vieilles carrosseries rongées par la rouille ou superbement restaurées, souvent colorées, parfois passées, ces vieilles dames forcent le respect et on ne peut s’empêcher de les admirer, de les photographier. La plupart servent de taxi, beaucoup véhiculent les touristes, et allant sur leurs 70 ans on se dit que tous les talents de mécaniciens des cubains finiront par ne plus suffire à les maintenir en vie, et qu’il faut profiter encore de ce spectacle coloré et majestueux!

Du Malecon et Havana Centro nous continuons vers le Paséo, superbe avenue flanquée d’un passage pédestre bordé d’arbre, en son centre, d’où l’on admire à loisir les belles demeures coloniales, à l’aspect plutôt bien conservé dans ce quartier. Dans Havana Vieja, tous les guides nous mènent aux ‘quatre places’, centre touristique de la ville. Ces places sont en effet superbes et très bien restaurées, reliées par des rues joliment entretenues, touristiques et animées. On prend plaisir à admirer la place des Armes et ses bouquinistes, la place de la Cathédrale et ses figurants encostumés haranguant le touriste, la belle église de la place San Francisco de Asis, … On reviendra souvent, l’atmosphère est agréable, les rues toujours animées, les café-concert jamais loin, et les petits bars où siroter un mojito non plus!

Nous sillonnons la ville trois jours durant. Avec une préférence pour Vieja et Centro; le bus hop-on-hop-off (5cuc) qui nous a emmené faire un tour plus à l’ouest ne nous a par contre pas impressionné.

Je n’avais pas entendu beaucoup de bien de la cuisine cubaine. Il faut croire que l’ouverture de restaurants privés aux touristes, et la possibilité de vendre des produits plus savoureux que le poulet, porc, pizza et riz ont changé la donne ces dernières années: le touriste de passage peut désormais gouter aux crevettes et à la langouste, et aux délicieuses spécialités locales dans les paladares (restaurants privés), ainsi que dans les casa particulares (chambres d’hôtes). On s’est régalés à La Havane, en particulier au Chanchullero et chez Dona Eumitia. Brochettes de langoustes, banane plantain farcie de viande aux olives et raisins, ropa vieja (littéralement ‘vieille fringue’, un ragout effiloché d’agneaux très slow food), crevettes pêchées localement et préparées de mille façon, souvent accompagnés de riz et de haricots noirs cuisinés, bien plus savoureux que l’image un peu sèche que nous en avions! Au Chanchullero, café-restaurant décalé, l’assiette de viande ou poisson en sauce est accompagnée de crudités, d’avocat, et de pain de maïs… et de préférence aussi d’une bière locale, d’un mojito, daiquiri, ou autre boisson à base du délicieux rhum produit sur l’ile. Ah et puis il faut le savoir, les portions sont conséquentes à Cuba! Du petit déjeuner (souvent royal, fruité, très copieux) au diner, les repas sont très bien servis!

Nous passerons notre troisième nuit dans une petite casa sympa au cœur d’un quartier populaire et vibrant au son de la musique endiablée de ses bars; notre chambre (n°7) dotée d’une chouette petite terrasse sur les toits nous permet de profiter à loisir de cette atmosphère festive.

Nos coups de cœur: Casa 1932 : Campanario # 63 bajos, entre San Lázaro y Lagunas La Habana Casa Maria & Jésus : Aguacate #518 / Sol y Muralla - Old Havana, Havana City - Cuba Restaurant Dona Eumitia : Callejon del Chorro # 60-C | Plaza de la Catedral, Habana Vieja, La Havane 30600, Cuba Bar à tapas Chanchullero: Tte Rey # 457 entre Bernaza y Cristo, Habana Vieja, La Habana.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - 1cuc (peso convertible, destiné aux touristes) vaut environ €0,8 lors de notre passage. 1 cup (moneda national, réservés aux cubains, et qu’on n’a quasiment pas utilisés) vaut environ 1/25ème de cuc. - L’accès internet est rapide… mais peu répandu et cher (6cuc/h). On achète des cartes dans les bureaux Etecsa, les cartes sont valables dans tous les bureaux, qui ont des points internet (PC’s). Accès dans les hôtels de standing aussi, au même tarif pu plus cher, on en a même vu un avec wifi (Las Jazmines à Vinales). - Plus de réservations possible des bus Viazul en ville, obligation d’aller acheter les billets à la gare routière (3km). - Le bus touristique s’arrête vers 18:00 (pas 21:00). 5cuc pour la journée. - La fabrique de cigares a déménagé, les visites se réservent en ville à l’hôtel Saratoga. - Emporter des boules Quiès est toujours une bonne idée… - Si vous pouvez éviter le vol d’Air Europe, c’est mieux! On n’avait pas vu un plateau-repas aussi peu ragoutant depuis bien longtemps, un personnel antipathique et un avion au confort limité, system audio-vidéo inexistant, et un peu crasseux…

Nous quittons la ville enchantés et la tête pleine d’images colorées; nous prévoyons d’y repasser prendre un bol de cette chouette atmosphère avant notre départ, et réservons déjà une nuit à la Greenhouse dont nos guides disent le plus grand bien.

En route pour l’Ouest, la vallée de Vinales, 4 petites heures de bus confortable (12cuc) avec Cubanacan (réservé à l’hôtel Inglaterra; les bus Viazul ne se réservant plus pour le moment que depuis le terminal hors de la ville), climatisé, sur route nickel! Jolis paysages verdoyants.

Vinales – 10 novembre

La vallée de Vinales, et l’ouest de l’ile en général, est réputée pour sa production de tabac. Même si les principales fabriques de cigares se trouvent dans les alentours de la capitale. Elle est caractérisée par ses ‘Mogotes’, de gros monticules rocheux rappelant les formation karstiques du Vietnam, couvertes de végétation et parsemant les plaines et l’horizon. L’ensemble forme un paysage magnifique de grandes plaines cultivées, parsemées de bananiers, et des silhouettes ciselées des Mogotes. Quelques vautours tournoyant dans le ciel à peine nuageux ajoutent encore à la beauté du paysage, et quand le soleil vient à se coucher, étirant les ombres le long des plaines, la vue sur la vallée est absolument magnifique.

L’offre de logements en casa particulares est largement supérieure à la demande, néanmoins les adresses mentionnées dans les guides sont souvent complètes si on n’a pas pris la peine de réserver. Nous cherchons un toit en se baladant dans une des rues adjacentes à la (unique) rue principale du village; les casas colorées se succèdent, plus éclatantes les une que les autres, et souvent une petite terrasse de front ornée de deux rocking chairs et un toit plat faisant office de terrasse. Nous nous dirigeons vers le bas de la rue, près des champs et de la vue sur les Mogotes, pour nous installer chez Bernado et Belkis, dans une chambre proprette avec magnifique terrasse de toit aménagée et vue sur la campagne environnante. Petit mojito les doigts de pieds en éventail au soleil couchant, et plus tard un délicieux repas de poisson et crevettes, hyper-copieux comme toujours dans les casas, dégusté dans le patio de la maison. A noter, la sauce des crevettes de Mlle S, à refaire sans tarder avec ail, vin blanc, cumin, ognons, et concentré de tomate: un régal. Curiosité locale également, le fromage ‘queso gouda’ accompagné d’une confiture de goyave, en guise de dessert…

Bernardo nous organise une balade à cheval (un must dans cette région) le lendemain matin, avec son pote fermier Pipo. Après un classique mais délicieux petit déjeuner (comme souvent: œufs, fruits frais , jus de goyave, café, pain, fromage et miel… on ne va pas se plaindre!), nous voilà confortablement installés sur la selle de Sabrosa et Perrrriiicoooo. Ils connaissent le chemin, pas de soucis; bien que n’étant pas du tout cavalier je me sens assez à l’aise… même quand plus tard ils partiront dans quelques trots et même mon baptême de galop!!! La balade à travers champs est très agréable, et la vue magnifique. Entourés des Mogotes, nous cheminons d’un champ à l’autre, notre cowboy de service (Pipo a un look de gentil cowboy avec son chapeau blanc vissé sur le crâne) nous commentant les cultures entre deux blagues! Pipo est lui-même agriculteur, et connait tous le monde dans la vallée.

Le paysage est parsemé d’étranges granges triangulaires, au toit de feuilles de palme ou parfois de tôle rouillée, servant en fait de séchoirs pour les feuilles de tabac. Nous nous arrêtons à l’une d’elles, pour une petite explication, démonstration de roulage, dégustation de guarapo (jus de canne à sucre fraichement pressée entre deux rouleaux, et citron, mon pêcher-mignon!), et vente de cigares bien entendu A 3cuc l’unité c’est un peu cher pour du roulé local, mais on assume notre statut de touriste et ça met du beurre dans leurs épinards ;-) Le torredor (rouleur de cigares) s’en va donc de sa petite explication bien utile: les feuilles sont mises à fermenter et sécher dans la grange avant d’être aspergée d’un mélange (secret certainement) de jus de fruits, miel et eau pour enclencher une seconde fermentation, anaérobie cette fois, les feuilles étant pressées dans un grand bac étanche. Les feuilles sont triées en fonction de leur qualité, qui dépend de leur position sur la tige de la plante. Les plus hautes sont plus corsée. 90% de la production est remise à l’état, les 20% restants (oui, ça se passe comme ça à Cuba!) sont conservés par le paysan pour sa consommation propre ou pour rouler de jolis souvenirs aux touristes. Déveinées, les feuilles sont roulées en choisissant les qualités appropriées pour l’intérieur et l’enveloppe. Il faudra encore maintenir le cigare bien serré pour qu’il acquière sa forme et sa tenue définitive. Ne restera plus qu’à guillotiner la base (on trouve partout ces coupe-cigares en bois estampillés ‘Cohiba’ sur les marchés ‘artisanaux’), allumer le barreau de chaise et se le coincer négligemment au coin de la bouche!

La balade comprend une visite de grotte percée à la base d’un Mogote; rafraichissant, mais pas suffisant pour nous enthousiasmer, et certainement pas pour nous faire plonger dans l’eau filtrée de la piscine naturelle qu’on trouve en son fond… Nous retournons vite fait à nos montures pour une balade au soleil déclinant des plus agréables. Ah au fait: pas de tracteurs ici, les paysans labourent à l’aide de bœufs et parfois de chevaux. On apercevra un ou deux tracteurs plus tard, mais la plupart des travaux semblent réalisés à la dure par traction animale!

Pour nous remettre de cette balade au soleil, nous prenons un taxi (3cuc) pour l’hotel Los Jazmines à quelques kilomètres en hauteur de Vinales, pour profiter de sa belle (mais froide!) piscine (3cuc), confortablement installés sur un transat, et profiter encore d’une vue sublime sur la vallée de Vinales au soleil couchant (en compagnie d’une bonne bande de touristes, l’endroit étant plus réputé pour sa vue et sa piscine que pour ses chambres un peu vétustes).

Notre dernière journée à Vinales sera marquée par un délicieux repas à 2km du village, à la Finca Ecologica El Paraiso. Nous nous y rendons tard (vers 13:30) et c’est une excellente idée pour éviter les bus touristiques qui connaissent bien l’endroit! La ferme produit la majorité de ses produits, en biologique, et nous pouvons admirer les rangs de légumes en contrebas de la terrasse de la ferme. La vue de cette terrasse est magnifique, donnant sur la Valle del Silencio, ses Mogotes découpant le paysage et ses vautours animant le ciel. On nous sert un festin pour 10cuc, après une ou deux pina colada, préparées ici avec ananas et coco frais et saupoudré de cannelle, et qu’on charge selon son gout du rhum posé sur la table! Superbe cochon rôti à la peau craquante, poulet grillé, agneau en sauce, beignets et chips de plantain, guacamole à se rouler par terre, soupe claire de légumes savoureuse comme jamais, et quelques salades de légumes de jardin, peu assaisonnées comme c’est souvent le cas ici. Un pur délice, avec cette vue incroyable et le silence de la campagne (après le départ des bus, s’entend!), c’est un vrai Paraiso ici!

Nos coups de cœur à Vinales: - Ferme-restaurant Finca El Paraiso - Casa Bernaldo y Belkis, ses jolies chambres tout confort avec couvertures de lit roses à frou-frous, ses cocktails sur la terrasse avec vue sur la vallée, ses repas absolument délicieux. - Restaurant El Olivo - La boulangerie locale à l’angle de la rue principale qui nous a vendu un cake peu sucré et tout chaud pour notre voyage vers Cienfuegos.

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): Pas mal de bus vers La Havane et Cienfuegos, cuc32 et 6h30 heures pour ce dernier avec Cubanacan; on nous proposait aussi des taxis privés (en fait des minibus) avec Cubataxi pour environ cuc40.

Cienfuegos – 14 novembre

Déception en arrivant à Cienfuegos: la ville n’est pas très jolie, le quartier colonial passablement défraichi, la côte assez sale et pas vraiment ensablée, la place principale un peu carton-pâte… bref, pas vraiment laid mais pas de charme non plus. On s’installe dans une casa particular mentionnée dans le Routard, Esther est toute contente de voir des touristes et va fisa donner un coup d’éclat à notre chambre… vieille maison de famille, meubles et vaisselle d’un autre siècle, peintures passablement défraichies, photos jaunies des ancêtres aux murs… l’endroit a un certain charme malgré le hauts plafonds et le mobilier branlant. Un escalier en colimaçon dans notre chambre (manque de s’écrouler et) nous mène à ‘notre’ terrasse qui doit bien faire 100m² avec jolie vue sur la ville et des rocking chairs délabrés! Original! Longue balade vers la pointe de la ville au soleil déclinant, petit resto à touriste qu’on ne vous recommande pas, jogging matinal sur le Malecon et c’en sera tout pour notre visite éclair à Cienfuegos!

Infos utiles, lors de notre passage (Novembre 2014): - Casa Esther Curbelo Martinez: 5605 Calle 33, Cienfuegos – comme décrit plus haut, un certain charme très désuet, bon petit déjeuner (cuc25, pdj cuc5 pp). - Restaurant Paladar El Criollito: a éviter; pas vraiment mauvais, mouches dans le vinaigre et prix des boissons non indiqués et finalement très excessifs; bref un attrape-touristes qui joue sur sa mention dans les guides… si seulement on avait eu accès à Tripadvisor avant de s’y rendre….. - Bus Viazul vers Trinidad, cuc6, 1h30 environ, tout confort sur voies rapides.

Trinidad – 15 novembre

Ouf, après la déception de Cienfuegos, Trinidad se montre d’emblée à la hauteur de nos attentes! Petites maisons colorées, animation des rues, chevaux, calèches, quelques vieilles américaines, pas mal de (bus de) touristes aussi, rues pavées…. la carte SD va bien chauffer!! On n’a pas réservé, la gare routière est en plein centre, passage en force (je suis un poil sur les nerfs aujourd’hui!) du comité d’accueil, nous voilà au calme des petites ruelles de la vieille ville. La seconde casa particular (Rogelio Inchauspi Bastida) sera la bonne: une ancienne pharmacie puis consulat, spacieuse, décorée de bois tropical foncé, meubles lourds, chambre aérée, et… deux superbes terrasses et deux autres terrasses intérieures, tout ce qu’on demande!!

L’endroit est idéal pour se (re)poser, profiter des terrasses pour lire et écrire, se perdre dans les petites rues pavées, s’émerveiller des lumières, des couleurs, de l’animation des rues, des scènes de vies… une fois la majorité des bus touristiques partis (avant 11h et après 17h), la ville est vraiment charmante, hyper-photogénique, et très reposante. On sent fort aussi la différence entre weekend et jours de semaine, où la ville est animée dès le matin des femmes faisant leurs courses, des hommes partant travailler, du va-et-viens des transports, … A Cuba le carnet de rationnement a encore cours, et dès le matin on aperçoit les files de cubains patientant pour s’approvisionner des quelques produits accessibles grâce au carnet qu’ils tiennent à la main. Mais la libreta ne suffit plus, et on l’a récemment amputée de biens de consommation indispensables tels le savon, qui doit désormais s’acheter au prix fort, et souvent en cuc, dans les épiceries et petits supermarchés souvent peu garnis. Pas étonnant dès lors que les Cubains fassent la chasse aux cuc, et à ceux qui en possèdent pleins leurs portefeuilles, les touristes! Tout ici est sujet à gagner quelques cuc supplémentaires: photos, transports improvisés, pourboires, musique, … c’est de bonne guerre mais évidemment parfois agaçant, bien que les Cubains restent toujours sympathiques, souriants, courtois, et pas trop insistants! A noter aussi que malgré cette situation on se sent en sécurité à Cuba, le sourire et la rigolade y étant certainement pour quelques chose, autant peut-être que les trente ans de prisons promis à ceux qui déroberaient un étranger?!!

Un train parcourt la vallée des Ingenios toute proche, parsemée d’anciennes fermes d’exploitation de la canne à sucre. Le train à vapeur a probablement définitivement laissé place à une version diesel, mais la balade n’en est pas moins charmante, bien qu’un peu longue. Le claquement du train, le roulis, les paysages qui défilent, les vieux ponts rouillés, les vaches qui nous regardent passer, flanquées de leur inséparable héron, ça n’a pas de prix à mon avis, et ce n’est pas la présence exclusive de touristes sur le parcours qui nous gâchera notre plaisir!

Envie de plage, après dix jours sur l’île il est bien temps que nous y fassions une petite visite. Direction Ancon, à 15km de Trinidad, longue bande de sable blanc bordée de cocotiers, deux ou trois gros hôtels bétonnés mais colorés, paillottes et transats, et plus loin une plage déserte pour celui qui désir plus de tranquillité. Nous y faisons une balade sous un soleil de plomb, avant de profiter du confort de la plage aménagée, et de la température idéale de l’eau… sable, farniente et cocotiers, ça sent bon les vacances!

On a pris goût au soleil et au sable blanc, nous réservons pour le lendemain un ‘package’ d’une journée vers une des iles ‘paradisiaques’ bordant la côte de Trinidad: Cayo Blanco. Ca fait du bien parfois de se laisser emmener et de ne rien organiser de notre journée! Rendez-vous à la Marina Marlin, à deux pas de la playa Ancon, vers 9:00 pour retrouver une vingtaine d’autres touristes et embarquer dans un superbe catamaran disposant de deux trampoline sur lesquels on sait déjà qu’on passera un moment de détente et de bronzette au son du clapoti des vagues sur les coques du bâteau. Trois marins tannés par le soleil, le ventre bien rebondi et les lunettes vissées sur le nez nous accueillent avant de prendre les commande du bâteau qui, comme les chevaux de Vinales, semble connaître le chemin! Une heure de navigation (au moteur) sous un beau soleil nous mèneront aux abords de Caya Blanco ou nous enfilons palmes, masques et tubas pour une heure de snorkeling le long des barrières de corail. L’eau est divinement tiède, les fonds marins sont sympas et animés de (petits) poissons colorés… on a vu plus joli mais on ne boude pas notre plaisir d’observer la vie sous-marine et de profiter de ce moment de détente totale en apesanteur et dans le calme de l’étendue d’eau qui nous entoure.

Nous accostons sur l’ile ensuite, ou un espace de restauration peuplé de gros Bernard l’Hermite et de quelques iguanes peu farouches (on les soupçonne d’être les deux seuls représentants de l’espèce sur l’île, grassement payés en nature pour divertir le touriste de passage…) qui se pavanent sur la terrasse. Sympa de les observer, et de déguster ensuite une paella aux fruits de mer accompagnée de crudités… le repas manque de variété néanmoins, et pour le tarif du package (50cuc, exorbitant pour les standards cubains) on aurait aimé un open-bar proposant quelques cocktails locaux (en plus des bières et sodas) et un peu de variété dans le repas. Mais bref, on profite quand même de ce repas avant de faire une petite balade sur l’île, sur laquelle on semble seuls au monde dès qu’on s’éloigne du baraquement et de nos compagnons de voyage. Baignade dans l’eau limpide, balade le long des plages, tantôt rocailleuses, tantôt de sable blanc ou couvertes d’algues sèches. Le temps se gâte un peu après notre sieste à l’ombre des cocotiers, le chemin du retour sera un rien plus frais et ombragé, la pluie faisant même une brève apparition lors de notre passage sous un gros nuage noir rendant le paysage marin et la vue des côtes approchantes un rien dramatique! Bon plan, le taxi que nous avions négocié pour la Marina ce matin (6cuc) nous attend pour le retour aux mêmes conditions, parfait!

Dernier repas au La Botija, un restaurant d’Etat qui nous plait décidément beaucoup, pour son ambiance, son chouette groupe musical pas trop ‘salsa’, et sa carte variée qui satisfait les petites faims, grignotages, ou repas plus conséquents! (on a aimé la pizza aux fruits de mer, les pâtes marines, le pain au tomates, les salades, les albondigas, et le mojito bien sûr; un peu moins les poivrons rellenos trop gras).

Après trois nuit nous avons du changer de casa, et nous sommes dirigés vers la jolie casa de Sara Sanjuan Alvarez. Notre seconde nuit chez Sara était parfaite, après que cette dernière nous aie suggéré d’évacuer la chaleur emmagasinée de la chambre à l’aide d’une savante combinaison d’airco (mais pas trop), ventilo, et courants d’air! Le temps rafraichi par la pluie a certainement aidé aussi! L’endroit est vraiment charmant en tout cas, une de nos meilleures casa particulares du séjour: maison des propriétaires en front de rue, décorée de moulte bibelots, boudoirs, photos d’ancêtres, et commodes Marie-Machinchouette, débouchant à l’arrières sur quatre chambres dédiées aux touristes de passage, sur deux étages, et plusieurs terrasses agencées autour d’un patio lumineux et joliment décoré (pour qui aime les petites statues de jardin, moulures, fontaines et plantes en plastiques, s’entend!)… vraiment sympa et on s’y sent bien pour papoter avec Sarah dans notre espagnol approximatif, en se balançant sur un rocking chair (oui il existe de ‘vraies’ chaises à Cuba, mais la majorité semble quand même être de l’espèce ‘rocking’!!!)

Infos utiles et coups de coeur, lors de notre passage (Novembre 2014): - Chouette ambiance, carte variée, et cuisson au feu de bois à El Bodija. - Casa Rogelio Inchauspi, centrale et charmante. - Casa Sara Sanjuan Alvarez - Le train roule, mais pas à vapeur! Réservations chez ArtEx pour nous (Cubatour nous ayant affirmé que le train ne roulait pas). - Taxi collectif Trinidad-La Havane pour cuc50, de porte-à-porte, départ 8:30/9:00, durée 4h30, à réserver en agence de voyage, à l’accueil de la gare routière, ou chez un rabatteur (jineteros toujours présents et apparemment fiable à l’angle de Bolivar près de café Internet).

La Havane – 20 novembre

Il est déjà temps de rentrer vers La Havane, où nous avons encore envie de trainer un peu avant notre retour en Europe. On nous propose un taxi collectif pour faire la route, plutôt qu’on bus Viazul ou Transtur, au même tarif et soi-disant plus rapide. On hésite un peu avant d’accepter (on en trouve facilement dans les agences de voyage ou chez les rabatteurs aux coins de rues). On a bien fait! Un van Hyundai nickel vient nous chercher à notre casa pour nous emmener à notre casa de La Havane en 4 bonnes heures, à 120 sur l’autoroute en compagnie de six autres touristes, dans un confort similaire à celui des nombreux bus climatisés que nous dépasserons en chemin (limités, eux, à 80km/h). La gare routière de La Havane étant située extra-muros, c’est vraiment un plus de se faire déposer directement à l’hôtel de son choix!

Zut, par contre les nuage de la veille se sont mués en grosse couverture nuageuse et pluie fine… La Havane a d’un coup perdu de son charme, en plus de pas mal de degrés… Heureusement la casa Greenhouse est dotée de vastes terrasses de toit abritées, ou on peut profiter du mauvais temps pour lire et écrire (ces lignes) en attendant le retour du soleil (bon, là c’est mal barré, on va plutôt aller voir si les mojitos sont toujours aussi savoureux!!). Pluie diluvienne toute la fin de journée, parcours du combattant entre les flaques, déjeuner tardif au Chanchullero (délicieuses tranches de banane plantain cuites à la vapeur et surmontées d’une salade de thon relevée), retour à la Greenhouse trempés jusqu’aux os pour terminer la journée bien au sec!!

On enchaine aujourd’hui les visites qu’on avait reportées lors de notre premier passage et qu’on s’était promis de faire: fabrique de cigares Partagas d’abord, qui produit les marques les plus réputées telles Cohiba, Romeo&Juliette, et Montecristo. Visite intéressante, malheureusement les photos étant interdites je n’ai pas grand chose à vous montrer… dommage parce que l’atelier de roulage des feuilles était très animé, des dizaines d’ouvriers attablés devant leur presse à cigares en train de rouler le contenu d’abord, la feuille protectrice ensuite, au son d’une salsa endiablée! La vitesse d’exécution est impressionnante; après 9 mois de training ces ouvriers sont capables de rouler 100 à 150 pièces par jour. Une fois pressés, roulés, et enveloppés les cigares sont coupés à mesure puis encore calibrés au millimètre dans un atelier annexe, avant d’être bagués et mis en boîte. On a râté de peu le spectacle du lecteur engagé une heure par jour pour lire la presse ou un roman aux ouvriers; on apprend que le nom de la célèbre marque Montecristo provient du nom du Comte homonyme, dont les écrits étaient racontés dans la fabrique! Passage par le magasin, après que notre guide nous aie proposé quelques grosses pièces à prix cassé, sous le manteau (!); on achètera au shop des modèles plus adaptés au goût de mon cher père!

Après le cigare, retour vers le centre pour un petit sandwich et café chicos sur la Plaza Vieja, avant de passer au musée Havana Club pour une visite assez chère et expéditive du lieu. On apprend que le célèbre rhum Cubain est un ‘light rhum’, fabriqué à base de la mélasse de canne à sucre (et non du sucre lui-même), issue de la transformation du jus pressé des cannes en sucre. Cette particularité le rend plus léger que d’autres, la mélasse étant moins sucrée. La mélasse une fois recueillie, elle est ensemencée de levures et mise en fermentation, avant d’être distillée par injection de vapeur qui permettra l’extraction d’un alcool clair. Celui-ci sera ensuite mis à vieillir dans dans barils de bois de chêne américain (provenant bien entendu de pays non-américains!), deux ans minimum, trois pour l’Anejo, sept pour le rhum ambré qu’on nous fera déguster, délicieux, et plus pour les Réserves! Int��ressant mais la visite est menée au pas de course, le musée assez sombre et peu explicite sur le détails du procédé de production, et on aurait aimé une dégustation comparée de plusieurs rhum d’âge différents au lieu du seul sept ans…

Pour clore cette journée en beauté, soirée chez Dona Eutimia, le restaurant de Havana Vieja qui nous avait tant plu lors de notre arrivée à Cuba et que nous avions pris soin de réserver pour notre retour dans la ville. Déco d’une autre époque, meubles et service coloniaux, grands miroirs piqués et tableaux de quelques ancêtres. Raffiné, tout comme la carte qui propose des plats classiques cubains et d’autres plus originaux. On reprendra de ces croquettes de purée de malanga (une variété de pomme de terre) parfumée à l’ail et au persil, et qu’on déguste trempés dans le miel local… divin, comme cette viande sautée aux olives accompagnées des meilleurs haricots noirs que j’aie mangé: certainement longuement cuisinés avec vin rouge, oignons et poivrons, c’est un plat que j’ai très envie de réaliser!

Pour notre dernière journée à Cuba nous prenons un long petit déjeuner à la casa Greenhouse en compagnie d’autres voyageurs, là aussi dans un salon d’une autre époque, tasses de porcelaine et bibelots sur les commodes… Longue balade dans les rues de Centro, ses quartiers animés, petits marchés, le Malecon contre lequel de grosses vagues viennent s’écraser en gerbes de gouttelettes. Nous irons jusqu’au Calejon de Hamel, un morceau de rue décoré par Salvador Gonzalez Escalona pendant une dizaine d’année de fresques, sculptures d’objets de récupération, baignoires, poèmes, … joyeux bric-à-brac artistique assez sympa à découvrir quoiqu’un peu passé, et récupéré par une bande de jineteros qui en profitent pour essayer de nous vendre visite guidée, cigares, tours en voiture, festival de salsa, etc.

Il est temps de rentrer de faire ses bagages, de passer (encore!) chez Dona Eutimia et au café Escorial, d’attraper quelques pots du délicieux miel local, et de faire route vers l’aéroport sous une pluie battante.

Le texte complet de ce récit, illustré de photos, se trouve ici: http://www.cookandroll.eu/archives/2015/01/24/31317864.html
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Jemaflor 12 years ago · Maouh
Caraïbes: Saba et Anguilla, deux îles si proches et pourtant si différentes!
Quelques touristes blasés risquent de vous l’affirmer haut et fort, toutes les îles de la Caraïbe se ressemblent. Certes, dans toutes les îles de l’arc antillais on retrouve une mer bleue ainsi qu’une atmosphère tropicale et insulaire … Mais les voyageurs curieux vous diront que chaque île a ses spécificités et son propre charme. Certaines d’entre elles offrent aux visiteurs des paysages totalement différents … à l’image de deux îles qui émergent de mes souvenirs de voyage. Je veux évoquer ici, Saba la hollandaise et Anguilla l’anglaise.



L’une est toute plate et longiligne, l’autre montagneuse et circulaire. Et si Anguilla est renommée pour ces longues plages, Saba n’en possède à proprement parler aucune, il s’agit seulement d’une île volcan ! Portrait croisé de deux îles distantes de seulement 32 miles marins (60 kms) et dont les aspects sont pourtant parfaitement opposés.

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Même mon moyen de transport pour parvenir sur chacune de ces îles s’est avéré différent … Abordage classique à Anguilla avec une arrivée par la mer. Depuis les flots, l’île apparaît comme posée sur l’horizon, ses terres sans relief forment une ligne qui sépare le bleu azur du ciel du bleu marine de la mer. C’est Christophe Colomb qui a baptisé l’île, le nom d’Anguilla a été choisie par référence au poisson longiligne, lui aussi tout en longueur. En bateau depuis Marigot (île française de Saint-Martin) Il faut une quarantaine de minutes environ pour atteindre le petit port de Blowing Point, la porte d’entrée de la côte Est d’Anguilla.



A terre, quelques bâtiments aux teintes claires éblouissantes sous les rayons du soleil, un drapeau aux couleurs locales, un « Welcome to Anguilla » en grandes lettres et les « smile » des enfants accueillent les visiteurs. Territoire étranger oblige, on est également accueilli par des douaniers, ma fois pas trop ennuyeux, le passage en douane sera finalement très bref. Ensuite, pour visiter l’île (à peine 30 km sur environ 5 de large) nous devons faire un choix : emprunter un des taxis qui se proposent ou louer une voiture ? Cette dernière option sera la nôtre, pour plus de liberté dans la découverte. Une voiture au volant à droite pour une conduite à gauche, histoire de ne pas oublier que l’on vient de poser les pieds sur un territoire britannique d’outre-mer !

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Saba est une île plus inhospitalière avec ses côtes rocheuses fouettées par de puissants courants agités en tout sens. L’arrivée par les airs en avion permet d’éviter le mal de mer d’une part mais aussi de bénéficier de spectaculaires points de vue, le tout accompagné de quelques émotions ! Le petit avion de 12 places dans lequel nous avons pris place vire maintenant en longeant des falaises aux à-pics vertigineux puis se met à plonger vers la minuscule piste d’atterrissage de Saba. Une piste très courte qui a été tracé sur l’unique partie plane de l’île. Une fois le train d’atterrissage posé, l’avion semble presque s’immobiliser sur place, une obligation pour les pilotes (très expérimentés) car la piste ne mesure que 400 mètres ! Ouf, ça y est, tout s’est bien passé ! A nous maintenant la découverte de Saba. Là aussi, Christophe Colomb a laissé son empreinte en donnant un nom à cette île volcanique : le jour (13 novembre 1493) où le célèbre navigateur-explorateur a aperçu depuis sa Caravelle la silhouette conique de ce territoire inconnu était un samedi (sabato en Italien) … d’où le nom de Saba. Notre valeureux découvreur devait être en mal d’imagination et d’originalité ! L’homme qui s’avance maintenant vers moi s’appelle, Eddie. Il sera notre chauffeur sur les 14 kms de route de l’île-volcan.



Les virages en épingles à cheveux se succèdent, une quinzaine en tout avant de faire un premier arrêt afin de profiter d’un point de vue vertigineux. Tout en bas, en surplomb de la mer, on aperçoit la lilliputienne piste de l’aéroport tracée sur une coulée de lave, un lieu parmi les moins accidentés de l’île. C’est un vrai défi qu’a relevé l’aviateur Rémy de Haenen. N’écoutant pas les avis défavorables des ingénieurs et avec l’aide de courageux habitants de Saba il se lança dans les années cinquante dans la construction de cette piste. Le projet lui paraissait réalisable et il le prouva ! Et en 1959, aux commandes de son petit avion, il fut le premier à se poser sur « sa » piste … son pari était réussi ! Le premier hameau traversé, en fait une simple enfilade de cases et d’habitations sans caractère, porte le « doux » nom d’Hell’s Gate (Porte de l’Enfer), drôle d’introduction pour notre visite de Saba !

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Quant au paradis, il paraît que l’on peut en avoir un aperçu le long du littoral d’Anguilla, allons voir … Shoal beach est notre première étape balnéaire. Les habitants d’Anguilla ne sont pas avares de superlatifs quand ils vantent les plages de leur île, les plus belles de toute la Caraïbe, Shoal Bay en serait une preuve incontestable. Passées les paillotes et cases multicolores du bord de mer, l’horizon s’ouvre sur une palette de tons bleus qui ont, en effet, tout pour émerveiller le visiteur.



Ajoutez-y une guirlande blanche formée par les vagues qui déferlent sur la barrière de corail puis un long ruban de sable clair idéal à fouler pour une promenade en amoureux. Et dire que j’allais oublier de citer la touche de vert donnée par les cocotiers et leurs palmes qui bruissent doucement sous le souffle des alizés … Quel décor ! Si ce n’est pas le paradis, cela y ressemble. Devant un tel panorama enchanteur, l’amateur de photo ne peut s’empêcher de l’immortaliser … mais bien vite, une autre envie vous pousse à poser l’appareil afin de profiter pleinement des eaux cristallines et douces à souhait. A Anguilla, il y a deux Shoal bay… Après avoir admiré la plage de Shoal Bay Est gagnons celle de Shoal Bay Ouest située presque à l'extrémité ouest, pour cela il faut traverser toute l’île, et là encore le décor justifie le déplacement. Place au sable blanc, aux délicieuses eaux turquoise, au farniente au soleil … en un mot, place au réveil éveillé !



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L’atout principal de Saba ? Bien entendu c’est son volcan et sa végétation luxuriante qui recouvre ses versants pentus. Les distances sont courtes à Saba, aussi, après environ un kilomètre et demi on arrive vite à une agglomération qui prend ici l’aspect d’une ville compte tenu des faibles dimensions de l’île. Windwardside mérite que l’on y fasse une halte prolongée. Blottie dans un écrin de verdure le paisible bourg est construit en partie sur le flanc du volcan. Majestueusement le Mont Scenery veille du haut de ses 887 mètres sur la communauté. Anecdote amusante, cette montagne volcanique se trouve être le point culminant des Pays-Bas ! Saba étant une commune de la Hollande d’outre-mer. A la sortie du village, en plein virage, un panneau indicateur marque le départ du chemin de randonnée à emprunter pour gravir le volcan. A travers la forêt la trace progresse vers le sommet d’où la vue panoramique sur 360° est à couper le souffle, vers le Nord on peut apercevoir l’île longiligne d’Anguilla … sauf qu’il faut avoir un peu de chance pour bénéficier d’une éclaircie, finalement peu fréquente là-haut. La forêt humide porte bien son nom, les brumes et la bruine nimbent la plupart du temps le sommet de cette montagne volcanique. Devant moi, un couple de randonneurs, sac au dos et allure décidée débute l’ascension … Bonne chance pour la vue et bon courage ! Au fait, j’ai oublié de vous donner un détail concernant cette ascension : le sentier très raide est composé de 1064 marches façonnées dans les rochers !



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Justement, à propos d’Anguilla, le relief en plateau laisse supposer que l’île est aussi plate qu’une crêpe ! Finalement ce n’est qu’en partie vrai … Notre balade le long du littoral va nous le montrer. Une longue route en faux-plat puis une bifurcation sur la droite et voici qu’un large panorama s’offre à nos yeux. Depuis ces falaises escarpées, on domine la mer d’une hauteur d’environ 60 mètres, un vrai belvédère ! La vue s’étend sur une superbe baie de sable, longue et régulière … une autre plage d’Anguilla, celle de Sandy Ground.



De l’autre côté de la petite route trône un hôtel, type auberge locale, le confort y semble simple mais la vue dont bénéficient les résidents de passage est idyllique, elle embrasse une large partie de la côte ouest. Le nom de l’hôtel ? « La Vue », avec un tel emplacement cela s’imposait ! Sur l’île, il y a en réalité bien plus d’hôtels haut de gamme que de Guest houses, la destination est très prisée essentiellement par une clientèle fortunée appréciant le luxe et le grand confort. Le hasard d’une route sinueuse nous conduit à l’entrée d’un hôtel de charme … et de luxe. Entrons, les vigiles semblent un peu distraits … Si la végétation de l’île est plutôt quelconque avec des arbustes rabougris et des champs d’herbes folles, il n’en est pas de même dans le parc du Cap Juluca Resort à Maunday’s Bay . Ici les massifs multicolores abondent, les haies sont taillées au cordeau et les pelouses verdoyantes toutes fraîchement tondues. Les nombreux cocotiers aux palmes bercées par les alizés complètent s’il en était besoin ce tableau aux allures de paradis. Les chambres, enfin les suites … bénéficient de piscine privée et donnent directement sur la plage. Sable fin, eaux bleues et pour horizon une vue imprenable sur les crêtes des montagnes de l’île de Saint Martin/Sint Maarten. Quant aux vacanciers, ils sirotent calmement à l’ombre de leur paillote privée, les cocktails que leur apporte, sourire aux lèvres, un personnel très complaisant.





Autre plage, tout aussi enchanteresse, autre hôtel, tout aussi luxueux mais là, à Shoal Bay Ouest, l’architecture hôtelière est plus originale et très contemporaine … on aime ou on aime pas mais force est de constater que le lieu ne laisse pas indifférent ! Côté architecture, pour plusieurs complexes hôteliers de l’île, il est difficile de vraiment apprécier leur style … en effet, ils sont en cours de construction et ne laissent apparaître que des blocs de bétons superposés. Apparemment l’île est en plein boum immobilier, le paradis semble donc intéresser les promoteurs !

L’île d’Anguilla est quadrillée par de nombreuses routes, les unes presque rectilignes, les autres le plus souvent sinueuses ; certaines bien bitumées et d’autres caillouteuses, à peine carrossables. L’île n’est pas très grande mais trouver facilement une baie ou une plage relève parfois du jeu de pistes, il faut reconnaître que les panneaux indicateurs sont rares. De toute façon chaque route mène invariablement à une plage … et toujours à une plage de rêve, comme celle-ci qui répond au joli nom très français de Rendez-vous Bay.



Retour à Saba. Peu de temps après avoir repris la route, notre chauffeur s’arrête déjà sur un étroit bas côté, il tient absolument à nous montrer une plaque commémorative scellée dans la roche ; l’hommage est mérité, les Sabans sont très reconnaissants envers Joseph Lambert Hassel. Cet ingénieur a été le concepteur de cette unique route de l’île et en 1938 il était le bien seul à croire en son projet. Car imaginer que sur le relief si escarpé de Saba on pouvait envisager la construction d’une route relevait à l’époque d’un rêve un peu fou. Qu’à cela ne tienne, l’homme se forma par correspondance puis dirigea les volontaires afin de déjouer les pièges des terrains accidentés des flancs du volcan ! A mains d’hommes utilisant pour seuls outils, pioches, pelles et brouettes, charriant ainsi des tonnes de pierres, il aura fallu 5 ans de travaux pour réaliser le premier tronçon reliant la mer au village. Quant à la dernière portion des 14 kilomètres de cette surprenante voie, elle ne fut achevée qu’en 1958. Un telle route se devait d’avoir un nom, savez-vous comment elle est appelée ? « The Road » (la Route) évidemment !



Eddie, notre conducteur, en poursuivant le trajet nous fait remarquer l’aspect que prend la route dans cette partie aride de l’île : un long ruban de bitume serpentant sur cette paroi pentue du volcan et soutenu par d’imposants murs constitués de moellons de pierre. Et avec un demi sourire d’ajouter : « Devant vous, c’est la grande muraille de Saba que vous voyez ! ».



Tout territoire possède sa capitale même si comme ici, elle ressemble plus à un hameau qu’à une métropole ! Etonnant village, The Bottom est nichée au fond d’un cratère, une bourgade modeste de moins de 500 habitants avec ses quelques commerces, le siège de la police locale, la petite caserne des pompiers, un dispensaire-hôpital et la belle résidence du Gouverneur de Saba. Comme dans tout bon tour de ville, qui plus est de celui d’une capitale, on admire les monuments … Cela se résume ici à deux églises. L’Anglicane d’abord, plantée au milieu d’une pelouse qui fait office de cimetière, elle a été édifiée au 18ème siècle : soubassement de pierres volcaniques, façades blanchies et ouvertures rouge grenat, un aspect identique à celui des cottages avoisinants. A seulement quelques dizaines de mètres, se dresse le minuscule clocher de l’église catholique du Sacré-Cœur (1877). Il suffit de pousser la porte d’entrée pour admirer les peintures qui ornent les murs et la voute du chœur, des scènes liturgiques colorées qui lui donne un petit aspect de Chapelle Sixtine … des Caraïbes !





La petite localité à beaucoup de charme, Il faut se promener dans ses ruelles et chemins au gré des jolis cottages. De superbes jardins tropicaux les entourent avec une profusion de végétation fleurie, la palette de couleurs est presque complète entre le jaune des hibiscus et le fuchsia des bougainvillées. Ajoutons-y le rouge des toits, le blanc des murs rehaussé par les encadrements des fenêtres peints en rouge ou vert. Le regard, parfois indiscret il faut l’avouer, permet d’admirer les terrasses et aussi les belles frises de bois qui ornent les toitures, de vraies dentelles … qui rappellent les broderies traditionnelles, une des spécialités des femmes de Saba.

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Revenons à Anguilla, plus précisément à The Valley. Une minuscule capitale située quant à elle au milieu de l’île sur une partie toute plane, il fallait s’en douter ! On ne peut pas dire que le lieu soit particulièrement pittoresque, quelques bâtiments alignés constituent le centre ville … et le centre commercial. Parmi cette petite agglomération seule l’église catholique St Gerard’s attire le regard avec son intéressante architecture.



Nous sommes dimanche et c’est l’heure de l’office. Les portes sont grande ouvertes et laissent entendre depuis l’extérieur une ambiance style gospel. Les cantiques sont très rythmés et les fidèles dans un ensemble presque parfait frappent leurs mains en mesure. A propos du style des maisons d’habitation, leur forme souvent cubique ou rectangulaire n’est pas particulièrement esthétique ; à défaut d’originalité, elles sont parfois égayées par des murs aux couleurs éclatantes, roses, vertes, mauves ou bleues …

Dans la campagne, on remarque quelques cases en bois, en voici une charmante avec ces teintes chatoyantes, une vraie maison de poupée. Une autre, aperçue sur le bord d’une route de l’intérieur est encore plus rustique avec ces murs recouverts de bardeaux de bois, un témoignage des anciennes cases traditionnelles de l’île. Un type d’habitat dont le confort semble à mille lieux du luxe des complexes hôteliers qui s’étendent le long des rivages d’Anguilla …



Poursuivre la visite de l’île de Saba passe obligatoirement par la reprise de notre véhicule en empruntant toujours cette voie unique qui parcourt Saba … Les visiteurs curieux ne se font jamais à l’idée de découvrir un lieu en ne suivant qu’un circuit organisé et un trajet tracé par avance, cette route exclusive me donne l’envie de s’en échapper et de prendre un chemin de traverse. Le choix ne se fera pas au hasard. Juste à côté du dispensaire, une piste en pente s’engage vers la forêt tropicale, une voie sans issue qui se termine par un escalier appelé « The Ladder ». A défaut d’échelle, ce sont des marches façonnées dans la roche et la terre, 400 en tout, qui mènent au rivage en traversant la forêt. Je tenais absolument à voir ce qui, autrefois, était le seul accès aux villages depuis la mer ; là où de vaillants hommes transportaient sur leur dos tout le ravitaillement nécessaire à la population de l’île … le dénivelé est impressionnant, courageux habitants de Saba !





Passé The Bottom, « The Road » se faufile entre deux versants abrupts parsemés de lauriers roses. Après deux épingles à cheveux, les plus serrées de toute la route, la voie descend rapidement vers la côte et le port de Saba. En arrivant sur le quai, le panorama s’élargit, plus de relief à l’horizon, seule une ligne rectiligne qui sépare le ciel des eaux bleues de la mer des Caraïbes. A côté de quelques bâtiments ordinaires une fresque murale immense souhaite, en guise d’accueil, un « Welcome to Saba » aux visiteurs arrivant par la mer.



Pour nous, ce quai représente le terminus de notre visite, comme si cette île au charme et la nature si généreuse n’avait plus rien à nous offrir. Et pourtant … Près de la petite jetée, un bateau s’apprête à quitter le port. Les passagers chargent méticuleusement des bouteilles de plongée. Chanceux amateurs de plongée sous-marine, à eux de partir découvrir un autre trésor de Saba : son univers sous-marin exceptionnel avec ses aiguilles rocheuses telles des montagnes surgies des entrailles de la mer, ses tunnels de laves, ses grottes et ses poissons tropicaux. Une féerie de renommée mondiale. Et là, pour la découverte, il n’y a aucune voie à suivre, il suffit seulement de se laisser guider par la magie des lieux.

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Le port d’Anguilla dont j’ai le plus apprécié le cadre est situé au bord d’une plage, évidemment ! Assis à l’ombre d’un palmier j’observe les barques des pêcheurs locaux dont une, au nom chantant de « Baby singer », est posée juste devant moi, à même le sable. D’autres amarrées à des bouées dansent au gré des clapotis. A Island Harbour, le port se résume finalement à un simple ponton de bois … et surtout à la vision apaisante d’un superbe paysage avec en point de mire l’îlot de Scilly Cay.



Le crépuscule arrive vite sous les tropiques, le soleil est maintenant passé sous l’horizon, le temps pour nous de regagner un autre port, Blowing Point sur la côte Est. Celui par lequel nous sommes arrivés et celui qui signe aussi notre point de départ d’Anguilla …

Dans la nuit, le ferry fend les vagues en direction de l’île de Saint-Martin/Sint-Maarten … une autre île des Antilles qui elle aussi possède une forte identité … enfin, une double. Moitié française au Nord et à demi Hollandaise au Sud, original n’est-ce pas ! Une autre spécificité qui nous montre une fois encore que les îles des Caraïbes ne sont vraiment pas toutes identiques.

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RE
Renaldito 12 years ago · HarleyLuia
Santiago de Cuba et sa région
Bonjour à tous,

Voilà, je me lance! Un carnet de voyage sous forme de photos commentées. Mes expériences cubaines devenant difficiles à résumer sous la forme de conseils ou réponses rapides sur le forum, depuis quelques temps je me dis que le meilleur moyen de partager mes expériences de ce pays hors du commun serait sous la forme d'un carnet de voyage. Comme, là-bas, je suis en mode photo 7 jours sur 7, et 24 h sur 24, ce seront les photos guideront mon carnet.

Je fréquente Cuba comme si c'était mon propre coin de campagne, je retourne m'y ressourcer, si possible dans la nature, plus d'une fois par année. J'espère à la longue connaître tous les coins et recoins de la Isla Grande. Avec le temps je me suis éloigné des hôtels et des lieux plus fréquentés, ce qui ne m'empêche nullement d'y retourner!

C'est une invitation à effectuer avec moi l'exploration d'un pays et de sa culture. J'espère vous donner le goût d'en découvrir plus! Remerciements aux contributeurs du forum qui m'ont inspiré par leur généreux partage.

Ce carnet-photo commence donc par mon séjour d'avril-mai 2014. Vol Montréal - Santiago de Cuba, séjour de 12 jours. Objectif: explorer en scooter la région de Santiago.



Préparatifs de départ en terminant le café du matin. De nouveau je viens de savourer le délicieux petit déjeuner de la casa Nenita, et je bénéficie de l'accueil chaleureux de Raul et sa famille. J'élabore un plan que finalement je ne suivrai pas! La route de montagne vers Baracoa, qui passerait au nord de Guantanamo, semble bien aléatoire en scooter. Je tenterai peut-être cette route une autre fois, depuis la côte atlantique, le long du Duaba ou du Toa. Pour cette fois je me rabattrai sur la route côtière en direction de Pilon, le long de la Sierra Maestra. Un choix presqu'aussi aventureux, qui me réservera des paysages magnifiques.
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TO
Torpan 12 years ago · Rinos22
Cuba: une île multiple et colorée (février 2014)
Voici un résumé de mon voyage à Cuba en février 2014 en autotour chez l'habitant.

Voici notre parcours :

1j Paris--La Havane 2j La Havane--Playa Larga (Baie des Cochons) 3j Playa Larga 4j Playa Larga--Trinidad 5j Trinidad 6j Trinidad 7j Trinidad--Cayo Coco 8j Cayo Coco--Santa Clara 9j Santa Clara--Soroa 10j Soroa--Vinales 11j Vinales 12j Vinales 13j Vinales--La Havane 14j La Havane--Paris

Après avoir pris un vol en octobre avec escale à Madrid nous nous préoccupons du visa touristique (par l'intermédiaire de Cubalinda très efficace) et de l'assurance santé (obligatoire à Cuba) .

Nous louons un 4x4 Santana (pratique pour les routes abîmées de l'île!🤪

Nous ne louons que les 2 premières nuit et 2 autres à Trinidad.

Le vol se passe bien (faire attention au temps de transfert à Madrid car l'aérogare est grand!) .

Nous avions réservé un taxi à l'aéroport de la Havane car on ne souhaitait pas conduire de nuit à l'arrivée.

Le passage de douane est assez long et quand on sort on est tout de suite dans le bain avec la chaleur et l'humidité ambiante ainsi que par les nombreuses voitures des années 50 présentes dans les rues! 😇

La ville est peu éclairée et nous traversons des quartiers défraîchis et délabrés ou les cubains discutent en nombre sur les trottoirs.

Nous passons sur le Malécon alors que le soleil se couche .



Notre chambre est derrière le Capitole dans un quartier ouvrier et l'accueil est très bon.

Heureusement qu'on avait un taxi car pour trouver ce n'est pas facile!😕

Notre chambre chez Augustina Perez est simple mais propre et un peu kitch comme souvent à Cuba ou on apprécie beaucoup le satin brillant...



Nous pensions faire du change à l'aéroport mais comme le taxi était en double file nous n'avons pas un pesos en poche...

Nous avions réservé la chambre et le repas mais Augustina n'était pas prévenu aussi elle nous prêta très gentillement de l'argent et nous allâmes dans un restaurant proche bien sympa ou nous avons gouté notre premier Mojito!😏

Le lendemain matin le trafic des camion nous a réveillé tôt et on découvre l'agitation cubaine et les voitures d'un autre temps:



Le quartier est ouvrier mais proche de la partie touristique et je pars, après un copieux déjeuner, en centre ville faire du change.

Je découvre qu'il faut faire la queue pour faire du change en banque.

Je souhaite aussi acheter une carte de téléphone pour les cabines internationale mais à l'agence centrale ils n'en ont plus...

L'activité de la ville est élevé bien qu'il soit tôt et on se croit replonger dans les années 50 :





Les véhicules pétarades, enfument la ville mais sont rarement arrêtés malgré leur age!



Il y a aussi de nombreux vélos pousse-pousse dont on plaint les passagers pris dans cette fumée!

Après avoir pris congé de notre loueuse nous allons récupérer notre voiture à l'hôtel Sévilla (très belle hôtel) ou le loueur nous parle en français!

Notre trajet d'aujourd'hui nous emmène à Playa Larga : nous nous perdons dans la Havane et après plusieurs demandes de renseignement nous trouvons l'autopista pour Jaguey Grande.

Les panneaux indicateurs brillent par leur absence!!!🤪

L'autoroute très large est très peu fréquenter et présente de nombreux nids de poule qu'il vaut mieux éviter!

Au bord de route ils y a des autostoppeurs, des camions surchargés, des charettes et de nombreux vendeurs de tout et n'importe quoi : fruits, boissons gateaux crémeux en plein soleil ou fromage...
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KR
Krikri6792 12 years ago
Ile de la Dominique... morceaux choisis!
Ile Nature, île authentique, île aux 365 rivières... les qualificatifs ne manquent pas pour décrire l'île antillaise de la Dominique. En décembre 2013, nous y avons fait un séjour de 11 jours dont voici le récit présentant quelques "morceaux choisis" !

Le récit accompagné de toutes les photos, de cartes et de quelques courtes vidéos est ici :

https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyages...

Ci-dessous le texte accompagné de quelques photos.

Bonne découverte et à +



Présentation

Après un séjour estival en Islande, nous avons besoin en cette fin d'automne d'une destination chaude et ensoleillée. Très vite les Antilles s'imposent à nous mais parmi les îles qui la composent, laquelle retenir ? Nous connaissons déjà la Guadeloupe, la Martinique, Cuba, la République Dominicaine, Bonaire, les Bahamas, alors il nous faut une destination inédite.

C'est à ce moment-là que je me souviens avoir glissé dans mes favoris deux carnets de voyage (celui des Lapinous et celui de Senmout) vantant, tous les deux, les attraits de l'île de la Dominique. En voilà une bonne idée !

Située en plein cœur des Caraïbes, avec au nord la Guadeloupe et au sud la Martinique, la Dominique, plutôt méconnue et souvent confondue avec la République Dominicaine, fait 46 km de long sur 25 km de large pour une superficie totale de 754 km2. C'est un territoire indépendant depuis 1976, on y parle anglais et créole.

Côté nature, elle ne manque pas d'atouts : c'est une île d'origine volcanique avec un centre très montagneux (le Morne Diablotin culmine à 1447 mètres) et très humide comptant nombre de cascades et de sources naturelles dans une végétation tropicale luxuriante… sans oublier ses fonds sous-marins, qu'on dit grandioses et préservés.

Bref, un programme bien alléchant permettant de pratiquer à la fois la randonnée et la plongée, l'idéal pour nous !

Les dates sont rapidement fixées : du 30 novembre au 12 décembre 2013. C'est le tout début de la saison sèche (ou la fin de la saison humide, c'est comme on veut). Nous, on préférerait que la saison humide soit bien terminée ;-)

Il ne reste plus qu'à organiser le séjour. Là, ça se complique un peu car il n'y a pas de vol direct pour la Dominique. Il faut passer par la Guadeloupe ou la Martinique avec une nuit de transit. Nous choisissons de le faire via Pointe-à-Pitre et retenons Corsair pour le vol international. Pour rallier le lendemain la Dominique, nous réservons un vol avec la compagnie LIAT (35 mn) et pour le retour, nous optons pour le ferry Express des îles (2 heures de traversée)

Avec deux fois une nuit de transit, le séjour à la Dominique se réduit par conséquent à onze jours sur place et nous nous demandons s'il faut le scinder en deux ou pas. Après avoir lu un peu partout qu'il valait mieux consacrer la moitié des nuitées au Sud, l'autre au Nord, nous décidons malgré tout de faire le contraire et de rester basés à un seul endroit pour une raison très simple : en recherchant des hébergements, nous tombons littéralement sous le charme d'une villa à Calibishie, dans le Nord. Or, nous avons beau chercher, nous ne trouvons pas son équivalent dans le Sud.

Alors tant pis, on s'en accommodera, conscients de ne sans doute pas pouvoir explorer toute l'île. Avec un réseau routier peu développé et une topographie montagneuse, les trajets sont réputés longs et fastidieux. D'ailleurs dans cette optique, nous réservons un petit 4 x 4 chez Courtesy Car Rental.

Le but n'est donc pas de faire tout le tour de la Dominique mais d'en découvrir certains aspects seulement, principalement dans le Nord et éventuellement un peu dans le Sud. Le récit ne se fera donc pas dans l'ordre chronologique mais plutôt thématique.

Bon, assez bavardé, le départ est imminent !



Le voyage et l'arrivée à la Dominique

Samedi 30 novembre 2013

Vol sans histoire jusqu'à Pointe-à-Pitre où nous atterrissons avec quinze minutes d'avance. Température au sol : 30 ° C à 14 h 15… Mmmm, ça fait du bien !

Moins de deux heures plus tard, nous sommes déjà en train de prendre notre premier bain sur la plage de l'hôtel Clipper à Gosier, survolée par une dizaine de pélicans.

L'hôtel en revanche ne casse pas des briques. Avec son allure massive de bateau héritée des années 70/80, il n'est plus vraiment au goût du jour et souffre d'un manque de maintenance. Les chambres, elles aussi, manquent cruellement de charme. Nous sommes plutôt déçus.

Le restaurant, sous forme de buffet dans une salle immense, ne rattrape pas non plus le reste. Seul l'accueil du personnel mérite d'être signalé.

Dimanche 1er décembre 2013

Dans ce contexte, nous ne sommes pas mécontents de quitter les lieux aux aurores pour un vol vers Melville Hall, à la Dominique. Prévu à 7 h 10 avec une arrivée à 7 h 45, l'avion ne part finalement qu'à l'heure à laquelle il devait arriver à destination. La ponctualité n'a pas l'air d'être le point fort de la LIAT !

Au bout d'à peine un quart d'heure et après avoir profité de jolies vues sur les îles de Marie Galante et des Saintes, l'avion arrive en vue des côtes dominiquaises . L'atterrissage est impressionnant : l'appareil frôle la cime des arbres, s'engouffre entre deux parois couvertes de végétation avant d'amorcer un grand virage et de revenir se poser sur la piste. Ouf... et chapeau au pilote !

Nous sommes les premiers à sortir de l'appareil et à nous présenter au guichet d'immigration mais les derniers à sortir de l'aérogare. En effet, le tapis de bagages se vide, or nous attendons toujours notre deuxième valise. Nous ne sommes manifestement pas les seuls, certains ont encore moins de chance que nous et se retrouvent sans rien. On nous explique que le vol était complet et la soute pas assez grande pour contenir tous les bagages. Ils seraient à Antigua (?) et seront acheminés dans les jours prochains !!!

Pas de bol ! La valise réceptionnée contient tout ce dont nous n'avons pas besoin immédiatement (équipement de plongée et chaussures) et l'autre, tout ce dont nous aurions besoin immédiatement (nos vêtements, maillots de bain, trousses de toilette, médicaments). Hum, on a manqué de prévoyance, cette fois-ci ! On m'avait pourtant dit que la LIAT était réputée pour faire du surbooking, en tout cas du surbooking de bagages, je l'atteste. Nous récupérerons la valise plus de 24 heures plus tard.

En attendant, c'est avec notre seule valise que nous réceptionnons notre véhicule, un RAV4 court qui a déjà bien baroudé, vu les éraflures sur son flanc et le compteur kilométrique bien chargé. Après avoir fait établir nos permis locaux (13 USD/conducteur), nous prenons enfin la route vers 10 heures en direction de Calibishie et de notre Red Rocks Villa à une demi-heure de l'aéroport. La conduite se fait à gauche.

Ça y est, on arrive ! En venant de l'aéroport et après avoir passé le panneau d'entrée du village de Calibishie, il faut repérer à droite une petite route vers Pointe Baptiste, continuer jusqu'au carrefour suivant, tourner deux fois à droite avant de passer la grille d'entrée. Une dernière descente raide en évitant les nids-de-poule et on y est !

Vue à travers le hublot !

Red Rocks Haven : une villa en bord de mer

Isolée dans la baie de Grand Baptiste, pas loin du village de Calibishie, dans une grande propriété sans vis à vis, avec l'océan comme seul horizon, Red Rocks Haven Villa est une belle maison en pierre de plain pied, composée de deux chambres et deux salles de bains, un salon et une cuisine, donnant sur une large terrasse et une piscine à débordement (privée !).

La réalité est conforme aux images d'Internet. Nous sommes conquis ! C'est par ici pour la visite !

Quelques mètres plus bas, un petit sentier se faufile entre palmiers et cocotiers et conduit à une petite plage, mais la mer assez agitée pendant notre séjour (c'est l'Atlantique de ce côté-là) ne nous incitera pas à nous y baigner. Nous rechercherons les eaux plus calmes et plus chaudes côté Caraïbes.

A cinq minutes en voiture ou une vingtaine de minutes à pied, on trouve le minimum nécessaire dans le village de Calibishie : petite supérette et/ou épicerie, restaurants, DAB, essence ainsi que l'un ou l'autre stand de fruits et légumes locaux au bord de la route. Pour un ravitaillement plus conséquent, les commerces les plus proches, notamment un supermarché "IGA", sont à Portsmouth à 20 kilomètres mais entre 35 et 45 minutes de trajet selon la témérité du conducteur.

Prêts pour une première découverte des alentours ? Alors rendez-vous en page suivante !

La villa : vue sur la terrasse et de la piscine

Red Rocks : des roches rouges à la Pointe Baptiste

La villa tire son nom du site immédiatement voisin de Red Rocks, de curieuses formations de terres couleur ocre modelées à la fois par le vent et par l'océan.

Pour s'y rendre, en provenance de Woodford Hill ou de l'aéroport, suivre les mêmes indications que pour notre villa. Mais après avoir tourné vers le village de Pointe Baptiste, au premier carrefour, il faut continuer tout droit (au lieu de tourner deux fois à droite vers la villa). Vous suivez ?

La route/piste finit dans les champs. C'est là qu'on laisse son véhicule. Comme la propriété est privée, le propriétaire (un Rasta très sympa) fait payer un petit droit d'accès de 2USD par personne. Pour ce prix, il nous dit qu'on peut revenir autant de fois qu'on veut pendant le séjour. Il nous indique sommairement la direction à suivre mais finalement, comme ses trois jeunes neveux sont présents (c'est dimanche), il les charge de nous servir de guides pour la balade.

L'endroit est étonnant : tout en douceur et en rondeur, cette terre rouge ravinée et presque totalement pelée contraste avec le bleu profond de la mer et du ciel ainsi qu'avec le vert sombre des monts alentours. Seules quelques touches de verdure ont réussi à résister à la force des éléments, garnissant des crevasses parfois très profondes.

Quelques marches taillées dans la roche mènent à une grotte.

Les garçons, bien que connaissant l'endroit comme leur poche, ne se lassent pas d'en explorer les moindres failles…

Le site constitue pour eux un formidable terrain d'aventure !

Mais ces roches rouges sont une exception sur l'île. Ailleurs, sur ce littoral Nord, on trouve des plages et il se murmure que ce sont les plus belles de l'île. Elles ne sont pas forcément conformes à la carte postale dépeignant une longue plage de sable blanc. Elles sont souvent bordées d'une forêt tropicale impénétrable ce qui accentue leur caractère sauvage. Le sable y est gris, sinon noir, origine volcanique oblige.

Pourtant, les meilleurs metteurs en scène ne n'y sont pas trompés. Ils y ont trouvé un cadre idéal pour des films cultes comme "Pirates des Caraïbes".

Allez, on vous les fait découvrir plus loin.

Red Rocks

De Hodges à Hampstead Bay : plages et baies sauvages

Commençons par la baie de Calibishie.

Au sud, entre Calibishie et Woodford Hill, Hodges Bay. On y accède en suivant la direction de Sea Cliff Cottages et Calibishie Cove. Un peu avant l'extrémité de la route, il faut être attentif à une petite sente assez raide qui conduit à la plage.

Entre Hodges Bay et Calibishie se trouve Pointe Baptiste, un promontoire rocheux battu par les vagues. Suivre la direction de Villa Passiflora et suivre le sentier vers la plage, juste après cet hébergement.

Enfin, au nord de Calibishie, Hampstead Bay, abritant LA plage de la Dominique, d'ailleurs baptisée Number One Beach. C'est là qu'a été tournée l'une des scènes de Pirates des Caraïbes 2.

Pour s'y rendre, repérer Windblow Road sur la route côtière entre Calibishie et Bense et en face, prendre la piste indiquée "Number One Beach"

4 x 4 obligatoire pour y accéder, la piste est very very muddy.

Plage déserte en dehors d'un pêcheur. Nous assistons admiratifs aux gestes de ce pêcheur à la senne venu jeter son filet avec élégance et efficacité dans la rivière voisine alors que le soleil commence déjà à se coucher.

Une dernière baie reste à signaler dans le même coin : Batibou Bay, réputée elle aussi très belle, un peu plus éloignée et parfois dénoncée comme étant non secure. Pour différentes raisons, nous avons fait l'impasse.

Après le Nord-Est, continuons maintenant vers le nord-ouest de l'île, de Chaudiere Pool à Toucary via la Northern Link Road… en page suivante.

Hodges Bay

Nord-ouest de l'île : de Chaudiere Pool à Toucari Bay

Côté terre, Chaudiere Pool est le point d'intérêt le plus proche de notre villa. Une demi-heure suffit pour rejoindre le centre du village de Bense. Après sa traversée, nous suivons une piste conduisant dans une bananeraie jusqu'à une cahute en tôle ondulée. Une petite pancarte rouge indique "This is the way to La Chaudiere".

C'est là que nous garons le Rav et commençons à suivre le chemin somme toute carrossable jusqu'au fond du vallon. Avec le recul, nous aurions très bien pu poursuivre en 4 x 4 mais ne sommes-nous pas venus aussi pour mouiller le maillot et nous frotter au terrain montagneux de la Dominique ? A 9 heures du matin il fait déjà chaud - ne nous plaignons pas – mais très, très beau.

Près de la rivière, un nouveau panneau indique "Chaudiere" à gauche. Pour l'instant, on ne peut pas se tromper. Le chemin devient de plus en plus glissant à l'approche de l'eau. A 10 heures, la rivière est atteinte mais plus aucune indication. Nous trouvons là une jolie piscine et ne résistons pas à une baignade.

Mais je doute que nous ayons atteint Chaudiere Pool (nous étions sans doute tout près), décrite comme un bassin encadré de parois rocheuses de 4 à 5 mètres de haut, aux eaux tourbillonnantes à l'image… d'un chaudron bouillonnant.

Rien de tel dans notre calme piscine. En revanche, plein de petits poissons qui se chargent de nous faire une pédicure efficace.

Peu importe, l'essentiel est qu'on ait pu se rafraîchir avant une petite demi-heure de remontée qui a aussitôt annihilé le bénéfice de la baignade.

Nous poursuivons notre escapade en direction de Vieille Case en empruntant la Northern Link Road, parfois bien abîmée. Régulièrement, depuis la route, de belles échappées vers la côte nord-est.

Puis au niveau de Pennville, la route s'enfonce dans les terres en se tortillant au pied du Morne au Diable.

A mi-chemin entre l'est et l'ouest, petit arrêt àCold Soufriere. En un petit quart d'heure à pied aller/retour on atteint une série de mares glougloutantes mais… froides ! Rien d'exceptionnel mais puisqu'on passe à côté…

La route rejoint ensuite la côte caraïbe, moins sauvage, mais aux eaux plus calmes et plus chaudes, parfaites pour la baignade et le snorkeling.

Toucari Bay répond parfaitement à nos attentes, elle sera notre plage préférée et nous y reviendrons à plusieurs reprises pendant le séjour.

La plage est à nous, les poissons sont au rendez-vous, l'eau est chaude… que demander de plus !

Mais à Toucari, on n'est pas encore complètement au Nord. Alors cap sur Capucin, le bout du bout, là où la route finit en cul de sac.

Au loin, on devine Marie Galante, les Saintes et la Guadeloupe !

Voilà la boucle est bouclée, retour à Calibishie via Portsmouth pour un dernier bain dans notre piscine avant le coucher du soleil. Eh, oui, les journées sont courtes, le soleil se couche vers 17 h 30.

Ce que nous croyons être la Chaudière !

Un petit bout du Waitukubuli National Trail (Segment 12)

Depuis 2011, l'île possède son "GR 20" local. Créé par le gouvernement de la Dominique en partenariat avec le Conseil Régional de la Martinique, financé par l'Union Européenne, le WNT est le plus long sentier de randonnée de la Caraïbe.

Long de 185 km environ, il est divisé en 14 segments et traverse toute l'île depuis Soufrière au Sud jusqu'à Cabrits au Nord (ou vice versa). Chaque segment commence et/ou se termine à proximité d'un village. Le niveau de difficulté est très variable. Les parties les plus faciles d'une durée de 2 à 4 heures sont accessibles aux familles tandis que d'autres tronçons plus engagés sont réservés à des aventuriers expérimentés et requièrent 8 à 10 heures de marche.

La durée moyenne du parcours en entier varie de deux semaines à deux semaines et demie.

Elodie et Stéphane (pseudo VF = ThruHiker) en ont parcouru une grande partie mais manifestement pas l'intégralité non plus.

Quant à nous, nous avons bien envie d'en expérimenter un petit bout. Le segment 12 du trail se situe non loin de notre pied-à-terre. Il est mentionné en outre dans le Top Ten des meilleures randonnées par l'auteur du guide Bradt.

Il relie Bornes à Pennville en un peu moins de 10 km aller, soit 7 heures de marche avec 534 mètres de dénivelé. Comme nous devons revenir à notre point de départ, nous pensons limiter notre parcours à un aller/retour entre Bornes et Vieille Case, juste pour profiter du point de vue sur la côte au point culminant du segment.

Nous prenons donc (en voiture) la direction de Bornes, à une quinzaine de kilomètres sur la route entre Calibishie et Portsmouth.

Indigo Art Gallery indiqué depuis la route par un panneau bariolé est l'endroit prévu pour laisser son véhicule.

Mais comme la randonnée débute par une montée raide sur une bonne piste carrossable, nous décidons de poursuivre en voiture jusqu'à l'orée de la forêt. Voilà déjà pas mal de temps gagné.

Il a beaucoup plu les jours précédents, le ciel hésite entre orage et éclaircie. Il n'est pas impossible qu'il pleuve dans la journée.

Pour cette balade, nous sommes en bonne compagnie, avec deux chiens du village voisin.

Le sentier traverse une forêt dense et luxuriante, ménageant de temps à autre une petite fenêtre vers la côte.

Les chiens sont bien plus alertes que nous, n'hésitant pas à faire nombre d'écarts en furetant à droite à gauche.

A chaque intersection du WNT avec une piste menant à un village, une tonnelle en bois permet de se reposer et/ou de pique-niquer. Celle placée à la sortie de la forêt, près Moore Park Estate tombe à point nommé. Une bonne orange, un petit biscuit et c'est reparti !

On longe maintenant quelques habitations isolées bordant la piste puis, à droite d'un vieux cabanon, un étroit sentier commence à nous conduire en direction de la crête et du point de vue panoramique sur la côte.

Sentier bien balisé jusque là !

Les chiens caracolent toujours devant nous en nous ouvrant la voie jusqu'à ce qu'ils nous égarent au milieu d'un champ d'ignames après le franchissement d'un ruisseau. Mince ! Plus de balisage !

Nous tournons en rond pendant un moment, revenons un peu sur nos pas jusqu'au dernier indice aperçu, piétinons quelques plants d'ignames au passage avant que ne s'abatte sur nous… une bonne averse.

Finalement, la pluie aura raison de nos hésitations. Nous faisons signe aux chiens que nous rebroussons chemin. Adieu, vues panoramiques, retour à la maison !

Sur le chemin, un peu avant la forêt, les toutous marquent un temps d'arrêt. Surprise, nous croisons une colonne de randonneurs – plusieurs familles anglaises accompagnées d'adolescents, au moins une quinzaine de personnes en tout, ayant elles aussi le projet de rallier Vieille Case. Nous leur expliquons que le balisage est un peu confus plus loin, ils nous invitent à nous joindre à eux car l'union fait la force ! Sûr qu'en s'y mettant à quinze, ils vont finir par trouver !

Plus véritablement motivés, nous déclinons l'invitation, préférant revenir tranquillement vers la voiture… l'occasion de mettre dans la boîte quelques fleurs en chemin.

Bilan : comme nous n'avons pas poursuivi jusqu'à Vieille Case, cette randonnée n'avait pas la valeur scénique escomptée. C'est sans doute un peu le défaut du Waitukubuli Trail qui, en dehors de quelques brefs passages côtiers, passe principalement en forêt.

Les chiens coursent notre 4 x 4 jusqu'à la route principale. Quelle forme et… merci les toutous !

Quant à nous, on ne pense qu'à une chose vite, vite… rejoindre notre plage préférée pour une bonne baignade, après avoir bien sué par monts et par vaux pendant quatre heures.

Sur le Waitukubuli Trail



Dans le Centre : Syndicate, Freshwater Lake et Emerald Pool

Depuis 1997, afin de promouvoir et d'entretenir les principaux points d'intérêt de l'île (12 en tout), le gouvernement de la Dominique a instauré un droit d'accès pour les touristes étrangers sous forme d'un pass journalier (5 USD pour un site pour une journée) ou d'un pass hebdomadaire (12 USD, valable pour tous les sites pendant une semaine).

L'accès aux trois points d'intérêt décrits ci-dessous est soumis à cette règle.

L'intérieur de l'île est très éloigné de notre hébergement. Nous n'y ferons donc que trois brèves incursions, la dernière sous la pluie sera une visite-éclair.

Le premier site visité dans le Centre, Syndicate, est situé dans le parc national du Morne Diablotin. On y accède par la route du littoral reliant Portsmouth à Roseau. Depuis Portsmouth, il faut être attentif au panneau sur la gauche, juste après avoir dépassé Morne Espagnol. En venant de Roseau, c'est au nord de Dublanc.

Une route carrossable mais très étroite grimpe vers les hauteurs couvertes de bananeraies, d'orangeraies et de champs de canne à sucre où travaillent ça et là quelques cultivateurs.

Ils ont du boulot : les arbres croulent sous les fruits. Ici des pamplemousses.

Les plumeaux des cannes à sucre ont des airs de sapins de Noël argentés.

La route finit en cul-de-sac au cœur de la forêt devant le Visitor Center… fermé ! Pas de randonneurs, non plus. Incroyable nous avons la forêt pour nous tout seuls.

Pourtant, le Syndicate Nature Trail, une boucle facile d'une heure, est l'un des sentiers les plus populaires de l'île. On peut, avec de la chance, y observer des perroquets rares : le sisserou et le jaco.

Nous nous enfonçons dans la forêt pluviale peuplée d'arbres gigantesques, de racines tentaculaires, de souches impressionnantes, de fougères arborescentes géantes, de lianes envahissantes et de feuillages épais… aux formes parfois suggestives !

La nature avec un grand N… assurément !

Freshwater Lake est, lui, situé dans le parc national de Morne Trois Pitons, à 762 mètres d'altitude, dans la région la plus humide de l'île.

Le lac alimente d'ailleurs en eau douce la capitale Roseau par l'intermédiaire d'une canalisation en bois, se tortillant tel un ver de terre géant à travers la végétation.

Depuis notre villa, il ne faut pas moins de 2 heures en voiture pour arriver jusqu'au lac. Départ plus que matinal pour être sur place dès 9 heures. Pas un chat ici non plus ! A Roseau, nous avons pourtant vu un paquebot de croisière à quai, gage de foule sur les sites. Mais où sont-ils donc ?

Nuages et fraicheur sont au rendez-vous. Nous aurions bien enfilé un coupe-vent en sortant de la voiture mais nous avons omis de les prendre, compte tenu de la chaleur sur le littoral. Mais finalement, on se réchauffe vite en marchant.

Le tour du Freshwater Lake est préconisé dans le sens inverse des aiguilles d'une montre. La montée se fait progressivement, dans une forêt luxuriante et luisante d'humidité.

Le chemin est boueux, les travées en bois sont glissantes et les ponts de véritables patinoires. La vigilance est de rigueur et les bâtons de marche bien utiles. J'avance avec précaution.

Le soleil fait son apparition alors que nous atteignons le point culminant du sentier qui permet à cet endroit de se faire une bonne idée de la densité de la forêt qui nous entoure. Vues à la fois sur le côté Atlantique et sur le côté Caraïbe.

Puis c'est la descente… à pic vers le lac ! Heureusement, les travées du sentier sont maintenant en palmier, ce qui réduit le risque de glissade.

Durée : une heure et demie.

Le guide Bradt place le Freshwater Lake Circular Trail dans le Top Ten des 10 plus belles randonnées de l'île. C'est mérité. Pour nous, c'est véritablement notre coup de cœur !

Emerald Pool est située, elle aussi, dans le parc national de Morne Trois Pitons. La cascade tombant dans une jolie piscine naturelle est le lieu le plus photographié et aussi le plus visité de la Dominique.

Pourtant, une fois de plus, il n'y a strictement personne sur le parking et le Visitor Center est encore fermé à notre arrivée à 9 h 15 (oui, nous sommes très matinaux). Il faut préciser qu'il pleut ce jour-là. L'imperméable remplace le maillot de bain resté au fond du sac. Dommage, il paraît que le bassin offre habituellement une baignade rafraîchissante !

Ce jour-là, c'est sur le littoral Sud qu'on retrouvera le soleil, mais ça, j'en parlerai plus loin.

Freshwater Lake

Plongée et snorkeling du Nord au Sud

La Dominique a acquis au fil des années une excellente réputation internationale en matière de plongée sous-marine. Elle accueille tous les ans nombre de biologistes, d'océanographes et de photographes.

Les sites de plongée se situent tous le long de la côte Ouest du Nord jusqu'au Sud.

Sur le littoral Nord… à proximité de Portsmouth

Les sites plus proches de notre lieu d'hébergement se trouvent autour de Portsmouth. Le seul centre de plongée opérant dans ce coin est Cabrits Dive Center, tenu par Peter.

C'est donc très naturellement vers lui qu'Hervé se tourne pour faire ses premières bulles dans les eaux dominiquaises.

Le club est exclusivement anglophone ou plutôt américanophone. Peter a un fort accent ainsi qu'un débit oral très rapide qui n'aide pour le débriefing. Cela dit, il est extrêmement "cool" sous l'eau et vous laisse l'entière liberté de vos mouvements.

Depuis le club, en ville, un pick-up transporte les plongeurs jusqu'au port. De là, quelques minutes suffisent pour rallier les sites de plongée. L'eau est à 28° C, avec peu ou pas de courant et une visibilité de 15 mètres.

Les paysages sous-marins se caractérisent par une combinaison de récifs coralliens typiquement caribéens associés à des origines volcaniques évidentes. Autour de Cabrits, des glissements de terrain ont entraîné au fond des tonnes de rochers qui, au fil du temps, ont été colonisés par des coraux et des invertébrés, attirant une grande variété de poissons.

Mais le véritable luxe de plonger dans cette partie de l'île, c'est d'avoir d'être seuls sur les sites. En effet, la majeure partie de l'activité subaquatique se concentre dans le sud du pays.

Hervé y fera 4 plongées, réparties sur deux journées différentes.

Quant au snorkeling, le meilleur endroit dans le Nord est incontestablement la plage de Toucari : accès facile par une plage de sable, eau chaude et claire, quelques patates de corail et une nursery de bébés Diodons (ces poissons qui se gonflent).

Sur le littoral Centre… près de Salisbury

Les fonds dans cette partie du littoral se caractérisent par de grandes étendues de récifs coralliens typiques des Caraïbes menant vers des parois rocheuses qui attirent de nombreux bancs de poissons ainsi que quelques pélagiques. Mais le plus caractéristique, c'est la présence d'espèces rares comme le poisson crapaud, le poisson chauve-souris ou les hippocampes.

Les principaux sites se trouvent autour de la petite ville de Salisbury. Deux centres de plongée y officient, dont East Carib Dive dirigé par un couple franco-allemand, Béatrice allias la Doudou (un sacré personnage) et son mari Harald sans qui on serait passé à côté de nombreux spécimens sans s'en rendre compte.

Les plongées se font à faible profondeur à quelques encablures du rivage, mais accessibles uniquement en bateau.

Hervé a fait deux plongées sur ces sites.

Sur le littoral Sud… Champagne Reef C'est dans l'extrême Sud de l'île que se trouvent les sites de plongée les plus populaires. Le plus réputé d'entre eux, c'est Soufriere Bay.

La baie toute entière est le résultat du cratère immergé d'un volcan sous-marin. Le promontoire de Scotts Head ferme la baie côté Sud.

Les sites de plongée reflètent l'action volcanique qui en est à l'origine : tombant vertical, pitons rocheux, canyons étroits, qui offrent les plus belles plongées du pays… dit-on.

Nous n'y avons fait qu'une courte séance de snorkeling car Hervé venait de perdre son tuba. L'exploration a donc été rapide, nous avons seulement survolé le tombant. Dommage !

Malheureusement, le centre de plongée de Soufriere étant fermé au moment de notre passage, nous nous sommes finalement rabattus sur celui de Champagne Reef, un peu plus au nord, où le tuba a pu être remplacé et où, après une première exploration en snorkeling, nous sommes revenus le lendemain pour des plongées bouteille.

Champagne Reef se trouve au nord de Pointe Guignard. Il fait partie, tout comme Scotts Head, de la réserve marine pour laquelle un droit d'entrée de 2 USD par personne et par jour est requis.

Irie Safari est le centre de plongée qui exploite le site. C'est une grosse structure bien rôdée qui, en plus de la plongée, prête du matériel pour le snorkeling et fait de la petite restauration. L'accueil n'y est pas moins convivial et professionnel. Le club offre des plongées à la carte, c.à.d pas d'horaire fixe, on peut plonger dès qu'on arrive à condition qu'il y ait un moniteur disponible. Les plongées se font du bord. En arrivant à 10 heures du matin parmi les tout premiers, nous sommes aussitôt servis ;-).

Hervé fera deux plongées successives et moi du snorkeling, le site se prêtant idéalement aux deux activités. La grande attraction du site, ce sont les bulles s'échappant du fond (des gaz volcaniques produits par le volcan sous-jacent) d'où le nom de Champagne Reef.

Mais la vie sous-marine tout autour du récif est également très riche avec des formes adultes et juvéniles de nombreuses espèces de poissons coralliens, de langoustes… ainsi que des éponges et des coraux très colorés.

Hervé a tenu à tester les sites du Sud qu'on lui avait décrits comme très différents de ceux du Nord. Finalement, en dehors de l'extrême Sud qu'il n'a pas expérimenté, il n'a pas trouvé de différence significative entre les fonds dans le Nord et ceux dans le Sud. Il a trouvé les plongées dans le Nord tout aussi belles.

A l'issue de ces huit plongées, notre plongeur peut affirmer qu'elles sont toutes intéressantes et se pratiquent dans des conditions faciles.

La snorkeleuse, elle, a un faible pour Champagne pour les bulles et la variété de poissons et Toucari Bay pour le côté confortable de l'accès par la plage.

Eponge tubulaire

Retour en Guadeloupe par l'Express des îles

Mardi 10 décembre 2013

Nous voici déjà au terme (ou presque) de notre voyage. La météo de ces dix jours a été bonne dans l'ensemble, avec néanmoins deux jours et deux nuits de tempête dans le Nord et le Centre, avec beaucoup de vent et de pluie, mais en pariant ces jours-là sur le beau temps au Sud, nous y avons échappé en journée. Bien joué !

Depuis la veille, le vent s'est calmé. Ça tombe bien car, pour le retour vers Pointe-à-Pitre, nous avons prévu de prendre un bateau rapide, l'Express des îles. La traversée de deux heures est souvent décrite comme pouvant être chaotique, tout particulièrement dans le canal de Guadeloupe.

Quand le bateau arrive à quai en provenance de la Martinique, il en sort effectivement l'un ou l'autre passager un peu remué.

C'est donc avec un peu d'appréhension que nous embarquons à notre tour. Comme il vaut mieux prévenir que guérir, je prends un demi cachet de Mercalm, Hervé (sujet +++ au mal de mer) en prend d'emblée un entier.

Dans un premier temps, tant que le bateau longe la côte entre Roseau et Capucin, c'est le calme plat. Le photographe, encore actif, en profite pour faire quelques clichés depuis le pont.

Mais dès que le navire dépasse le cap et entre dans le canal de Guadeloupe, ça secoue fort. Je m'accroche à mon fauteuil en évitant de regarder la taille des vagues (3 mètres de haut ?) qui s'abattent sur les hublots. Dire qu'il va falloir supporter cela pendant plus d'une heure encore !

Heureusement la phase violente ne dure pas. A l'abri des îles de Marie Galante et des Saintes, les secousses deviennent plus tolérables.

Finalement la traversée se passe mieux que prévu. Il est 18 h 30 quand nous accostons en Guadeloupe mais ne sommes pas libérés pour autant. Il n'y a qu'un guichet ouvert pour le passage à l'immigration. L'attente manque de tourner à l'émeute. Il nous faudra plus d'une heure pour quitter le port.

Un taxi nous ramène au Clipper… égal à lui-même !

Partout, décorations et guirlandes lumineuses nous rappellent que dans moins de quinze jours c'est Noël. On a du mal à réaliser !

Mercredi 11 décembre 2013

Notre vol n'étant prévu qu'en soirée, nous avons toute la journée devant nous. La location d'une petite Twingo auprès de Jumbo Car, voisin de l'hôtel, nous permet de rallier la plage de Port-Louis, notre plage guadeloupéenne préférée, riche en souvenirs, celui de notre tout premier voyage dans l'île en 1987 avec notre fils alors âgé de 2 ans.

La plage est toujours aussi belle. Nous profitons à fond de ces dernières heures de soleil, de mer, de sable chaud et… de glace coco.

Retour dans la grisaille et le froid parisiens le lendemain 😕

La Dominique, vue depuis le pont du bateau

Le mot de la fin

Un séjour très dépaysant dans une île encore très préservée, très nature, très accueillante.

Même si nous avons été pleinement satisfaits de notre villa, sa localisation n'était pas, a posteriori, le meilleur choix. En effet, deux lieux différents sur la côte Ouest auraient été mieux adaptés, l'un situé près de Portsmouth, l'autre situé près de Roseau. Le premier nous aurait permis de rayonner rapidement dans le Nord, le deuxième d'accéder facilement au Centre et au Sud.

Nous n'avons donc exploré qu'une petite partie de l'île, principalement limitée au Nord.

La météo très humide dans le Centre a également un peu contrarié nos projets en matière de randonnées. Côté plongée, c'est l'extrême Sud qui est passé à la trappe.

La Dominique a beau être une petite île, il y a matière à y faire plusieurs séjours.

Bref, il faudra revenir, pourquoi pas en passant par la Martinique et/ou en association avec une autre île (Sainte Lucie ? Grenade ?). A étudier !

Alors sans doute à bientôt !

Quelques ouvrages et sites Internet utiles

Sites Internet : Inoubliable Dominique, le carnet de voyage de Senmout Dominica the Nature Island, le blog des Lapinous Waitukubuli Trail, le récit de voyage d'Elodie et Stéphane Authentique Dominique, le site officiel de l'Office du Tourisme de l'île de la Dominique Sous les mers, le site contributif de François Cornu (flore et faune sous-marines)

Des ouvrages : Guide Bradt Dominica (en anglais) Lonely Planet : Diving & Snorkeling Dominica

Ça y est, vous savez tout sur la Dominique… ou presque ! Si vous avez besoin d'un renseignement supplémentaire ou tout simplement si vous avez envie de nous transmettre un message, n'hésitez pas à laisser un petit mot sur notre livre d'or, nous nous ferons une joie d'y répondre.

A+ pour notre prochain fabuleux voyage ! Christine (texte) et Hervé (photos)

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SA
Santéa 12 years ago · Clint93frog
Guadeloupe: relâche dans l'Île Papillon
Voici un compte-rendu de notre voyage d'une semaine en Guadeloupe effectué au printemps 2012. Merci par avance pour vos lectures et retrouvez plus de photos sur mon modeste blog :

Mes carnets de voyages

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Au printemps 2011, nous cherchions une destination soleil pour échapper à l’hiver hexagonal. Après plusieurs recherches du côté de l’île Maurice et de l’Océan Indien, c’est grâce à un billet d’avion au prix défiant toute concurrence que nous avons finalement jeté notre dévolu sur la Guadeloupe et les Antilles.

Personnellement, je suis déjà allé en Guadeloupe lors de mon adolescence, pour ma moitié, c’est une découverte totale et c’est pour elle la première fois qu’elle prend l’avion pour une destination si lointaine. La Guadeloupe n’est en fait pas une île mais un archipel composé de plusieurs îles : Grande-Terre, Basse-Terre, Marie-Galante, La Désirade, Les Saintes, Petite-Terre et de nombreux îlots disséminés ça et là. Les îles plus septentrionales de Saint-Martin et Saint-Barthélémy sont également rattachées au département de la Guadeloupe même si elles en sont éloignées. Ce petit morceau de France aux Amériques est située à plus de 8000 km de la Métropole. Découverte par Christophe Colomb qui la nomma « Virgen de Guadalupe » en référence à la vierge du monastère royal de Santa Maria de Guadalupe en Estramadure. La Guadeloupe s’appelait précédemment « Karukéra », l’île aux belles eaux, d’après le nom donné par ses premiers habitants, les indiens Arawak. Il faut attendre 1635 pour que la Guadeloupe devienne une terre française. Très vite cette colonie outremer prospère grâce à la traite des Noirs. L’île exporte la canne à sucre, et le tabac. L’esclavage est aboli une première fois pendant la Révolution mais l’île change de souveraineté à plusieurs reprises entre 1789 et 1815. Tantôt française, tantôt anglaise et même suédoise, l’île n’est récupérée par la France qu’après l’épisode napoléonien.

La Bataille des Saintes, 12 avril 1782 : victoire anglaise sur la flotte française du comte de Grasse. Dernière bataille navale de la guerre d’indépendance américaine.

Il faut attendre la 2ème République et 1848 pour que l’esclavage y soit définitivement aboli. La Guadeloupe quitte son statut de colonie et devient un département français au lendemain de la 2nde guerre mondiale. Aujourd’hui, le tourisme est le principal secteur économique de l’archipel. Ses plages de sables blond et son eau turquoise, sa barrière de corail, sa jungle impénétrable et ses nombreuses cascades lui donnent un petit goût de paradis perdu agréable à découvrir.

Très vite, le choix de notre lieu de villégiature c’est porté sur la commune de Sainte-Anne au sud de la Grande-Terre. Cette petite ville à l’avantage de se trouver au bord du lagon et est réputée pour avoir parmi les plus belles plages de l’archipel. Nous avons choisi pour plus de commodité (et pour un prix très raisonnable) une location située juste au bord de la plage du bourg, un excellent choix les pieds dans l’eau.

L’île est assez petite pour être arpentée dans la journée, et il n’y a donc pas besoin de changer de lieu de séjour pendant la semaine. La petite twingo que nous avions loué nous à permis de découvrir l’île en toute tranquillité.

- 12 avril 2011 : 1. Aéroport de Pointe-à-Pitre / Pôle Caraïbes, 2. Sainte-Anne - 13 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Chutes du Carbet, 3. Trois-Rivières, 4. Allée Dumanoir, 5. Pointe-à-Pitre - 14 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Cascade aux Ecrevisses, 3. Morne-à-Louis, 4. Plage de Bouillante, 5. Musée du cacao à Pointe-Noire, 6. Deshaies, 7. Jardin Botanique de Deshaies, 8. Plage de Grande Anse à Deshaies - 15 avril 2011 : 1. Sainte-Anne - 16 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Pointe des Châteaux, 3. Saint-François, 4. Plage de Bois Jolan, 5. Le Moule, 6. Distillerie Damoiseau - 17 avril 2011 : Sainte-Anne - 18 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Sainte-Rose, 3. Mangrove du Grand Cul-de-Sac Marin, 4. Îlet Blanc, 5. Grande Rivière à Goyave, 6. Îlet Fajou, 7. Barrière de corail, 8. Îlet Caret - 19 avril 2011 : 1. Sainte-Anne, 2. Plage de Viard, 3. Aéroport de Pointe-à-Pitre / Pôle Caraïbes

Une semaine pendant laquelle nous avons essayé d’alterner le farniente sur la plage avec la nature tropicale de l’intérieur de l’île. Une semaine pour voir les incontournables de l’île sans trop se presser. Mais il faudra bien reconnaître à la fin du séjour qu’une semaine pour la Guadeloupe c’est bien trop peu !
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SE
Senmout 12 years ago
Inoubliable Dominique
Ceci est un recueil d'informations sur la Dominique car on trouve peu d'informations sur ce petit paradis ... mais c'est aussi peut être ce qui la préserve.

Pourquoi la Dominique ? Nous ne connaissions pas les Caraïbes, bien que nous ayons souvent eu envie d'y aller ... Mais où ? Guadeloupe et Martinique , nous paraissaient trop touristiques ( nous en avons eu la confirmation par les 2 jours passés) , St Barth trop friquée.... Puis , j'ai lu un carnet de voyage sur la Dominique qui m'a donnée envie d'investir un peu plus l'idée. Et puis le fait de se rendre compte que la plupart des personnes confondent république dominicaine puis ne connaissent pas la Dominique est toujours bon signe pour les sauvages que nous sommes :) 😉🙂 Nous ne disposions que de 12 jours. Nous voulions de la Nature, des randos, du snorkelling , l'ambiance caraïbe ... Nous avons été gâtés!!!!!!!!

Nous y avons passé dix jours . Je vous donne les prix en $us. La monnaie est le $ caribbéen : environ divisé par 3 par rapport à l'euro. Quelques GAB : aéroport , Roseau, Porthmouth . Trés peu de structures acceptent ou disposent du lecteur CB. Pour les amateurs de snorkelling : amenez votre matériel car site de location difficile à trouver , nous a-t-on rapporté. Parfaite pour les amateurs de Nature, grande Nature et plongée ou snorkelling. A éviter pour les amateurs de vieilles pierres et de culture . Le seul guide disponible est le Bratz en anglais sinon très bon site de l'office de tourisme : 'authentique Dominique'

Météo fin janvier / début février : grand bleu entrecoupé d'averses de quelques secondes ou minutes . Entre 25 et 30 degrés. Le centre de l'île est le plus souvent plongée dans la brume et humide ( normal c'est de la rainforest) donc sentiers boueux et glissants.

Transports : - avion : Paris / Pointe à pitre : 540 e par personne - avion Pointe à Pitre / Melville : 130 e par personne ; 30 mn . Il y a aussi des ferrys - location d'un 4X4 ( indispensable) Courtesy location à Roseau et à Melville. Toutes taxes comprises : 45$ par jour . Très satisfait du véhicule et de l'accueil. - Souscription au permis de conduire dominicains , obligatoire : 12$ - Taxes de départ du pays 26 $

Hébergements : - Porthmouth , Tanetane exactement : MANICOU RIVER LODGE : 🙂🙂🙂🙂🙂🙂 : 99$ la nuit Cabane tout confort dans les arbres avec vue superbe sur la baie de Cabrit. Literie ( matelas à eau) , hamac, table , chaises, petite cuisine , vaisselle ... Attention eau solaire et pas d'électricité. Pas de fenêtre , bref une vraie communion avec la Nature C'était absolument merveilleux. Accueil chaleureux et propriétaires très disponibles.

- Zandoli inn 😉😉 A l'extréme sud de l'île . Tout petit hôtel de 4 chambre ( je dirai presque plutôt chambre d'hôtes) : 140 *$ la nuit avec copieux petit déjeuner. Tout confort, grande chambre, literie parfaite, balcon vue mer, petite piscine, accès à une crique privée. Accueil formidable , très convivial. Nous avons pris nos repas le soir : excellente cuisine , très raffinée. Entrée , plat et dessert : 20$ par pers. Produits de qualité et du pays

- Nous devions loger au ' calibishie lodge ' que nous avons fui malgré que nous avions payé ... Accueil désobligeant et loin , très loin des prestations annoncées sur le net ou sur leur prospectus...

Repas : En Dominique , tout est cher ... 2 mini supermarchés sinon petites boutiques locales.

Quelques petits restos locaux que nous avons appréciés: - Citrus creek ; la plaine , côte Est . Bel environnement , bons produits, accueil sympa. - Romance à Mero plage : tout petit resto local avec produit frais, sur la plage , sympa et très peu cher. - Chez roger à Scotts head : bon plat de poissons mais les prix indiqués ne correspondent pas à l'affichage mural ... sans explication lol... donc rapport qualité prix cher.

Frais divers : - le pass 7 jours parcs nationaux : 12$ par pers . - Champagne beach : 5$ par personne - Indian River : 12$ par personne

Itinéraire - Vol Paris / Pointe à Pitre

- Vol Pointe à Pitre / Melville . Route vers Portmouth. Installation ' dans les arbres' , balade à Porthmouth, snorkelling baie cabrit.

- Côte Porthmouth / Roseau . Snorkelling salisbury prés du resto ' chez la doudou'. Magnifique avec mur complet d'anémones, beaucoup de poissons, très beau récif

- Randonnée ' syndicate' , trés belle balade , belle végétation. Facile. Snorkelling Salisbury. Cold Soufriére. Route de la côte jusqu'à Penville : sublime!!!

- Randonnée Middleham falls : très glissante, énorme dénivellé pour une vue peu extraordinaire. Fresh lake . Trafalgar falls ( accés très facile mais ne pas y aller un jour où un bateau de croisiére est en escale à Roseau ) . Snorkelling à Mero.

- Indian river : très belle balade d'une heure en bateau . On craignait l'attrape touriste mais non , belle découverte de la mangrove et ses animaux, oiseaux... Guide 'david' très sympa . 24$ pour deux. Puis route vers Roseau ( à notre avis denué d'intéret. Snorkelling à Champagne reef . Beau récif , nombreux poissons , coraux, émissions petite bulles car volcanique mais beaucoup, beaucoup de monde et mise à l'eau pas facile... 5$ par personne. Nuit Zandoli inn

- Balade côte sud. Sulphur springs. Snorkelling à scotts head . Magnifique récif , juste au bord d'un abyme vertigineux, nous n'avons pas vu les tortues ...

- Visite de la Cöte Est , routes totalement défoncées. White river . Citrus creek. Rando à Rosalie bay ( superbe plage volcanique) . Rando de Gansé point . Nous n'avons pas fait les victoria falls tant vantées car il nous fallat un guide et nous n'aimons pas beaucoup cela et lors de la rando à Middleham falls , je m'étais fait une entorse du genou donc je n'aurai pas tenu la difficulté.

- Snorkelling à Salisbury. Emerald point ( idem ne pas y aller un jours d'escale ; les hoteliers connaissent les debarquements ) seuls: facile d'accées et trés joli. Haut de la côte Est .

- Farniente au cabane de Manicou. Snorkelling à Douglas bay.

- Farniente et snorkelling à Cabrit.

- Route vers Melville . Vol pour Pointe à Pitre

- Journée Basse Terre en Guadeloupe . Vol pour Paris

Nous avons aimé: La population : chaleureuse, souriante, accueillante, toujours prête à rendre service. La cabane dans les arbres du Manicou river. La Nature exubérante, le paysage côtier à couper le souffle Les chemins de randonnée très bien entretenus mais sans excés de dommage pour la Nature Les récifs de snorkelling Pas d'infrastructure outranciére touristique qui défigure le paysage comme en Guadeloupe La multitude des sentiers de randonnées dont un qui traverse l'île .

Nous avons moins aimé : L'état des routes ; il faut du temps, beaucoup de temps pour le moindre trajet et la conduite y est dangereuse par les nombreux trous dans la chaussée et la conduite ... 😕 .. de la population La vie chère, notamment en restauration Beaucoup de randonnées sont d'un très bon niveau

Nous avons détesté : l'accueil au Calibishie lodge 😠
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Leprolo 12 years ago · Brigton
Séjour en Martinique du 7 au 19.01.2013
Petit résumé d’un voyage en Martinique du 7 au 19/1/2013. Vous pouvez retrouver quelques photos sur notre blog.

Voyage En voiture de Belgique jusqu’au Mercure de Marq-en-Baroeul (Lille) où nous avons passé la nuit et laissé gratuitement la voiture pendant 15 jours sur leur parking. Taxi jusqu’à la gare de Lille Europe (20€) TGV air jusque Massy et puis navette Corsair/Air Caraibes jusque Orly. A-330 Air caraïbes jusque Fort de France (8H30 de vol) à l’aller et retour via A-330 Corsair Sur place : Location d’une clio via Jumbo car (Compagnie pas sérieuse)

Hôtels 1 ère semaine => La Pagerie aux trois-îlets (pointe du bout) : Bon rapport qualité prix pour la Martinique. Chambre très spacieuse, clim silencieuse, piscine sympa , le tout en pleine pointe du bout, à proximité de la marina et des commerces. Personnel neutre. Nous y retournerions sans problème 2 ème semaine => La suite villa aux trois îlets Cadre impeccable sur les hauteurs avec vue sur la baie de FDF. Restaurant de premier ordre (le Zandoli) et personnel très accueillant. Toutefois, notre chambre au deuxième dominait la terrasse du restaurant et donc, niveau sonore troublant l’endormissement. De plus, la mini suite au prix on la paie, ne donne accès qu’à une chambre mansardée avec vue imprenable certes mais laissant une impression de manque d’espace en comparaison avec la Pagerie. On recommanderait l’hôtel mais alors en prenant carrément les villas/bungalows qui font partie de l’établissement. Là, c’est le top mais il faut un sacré budget !

Location de voiture Nous avions réservé chez Jumbo Car via Nouvelles îles. jour 1 : On n'a pas de voiture, vous deviez arriver hier ! je lui montre ma réservation qui annonce bien le 8 comme date de location mais il argumente que c'est Nouvelles îles qui a fait une erreur jour 2 : Pas de Clio. On me donne un Kangoo entièrement tôlé pour les déménagements... jour 3 : On a reçu votre véhicule. Une superbe Twingo alors que j'ai payé pour une Clio jour 4 : Halléluiah, la clio est enfin disponible. En compensation, j'ai pu remettre la clio avec un demi réservoir et je n'ai pas payé pour le carburant du Kangoo et de la Twingo.

Considérations générales Nous avons passé 15 jours superbes en Martinique même si les pluies normalement absentes en cette période de l’année ont quelques fois perturbé nos activités. Heureusement, elles durent en moyenne 30’ et 30’ plus tard, le soleil est de retour. Les hôtels sont très chers et la nourriture dans les restaurants n’est pas donnée non plus. Compter entre 20 et 25 € pour un plat principal dans un restaurant « normal ». Pour les restos de plage, il y a des plats du jour autour de 12-15 €, ce qui est nettement plus abordable. Les locaux que nous avons rencontrés étaient ouverts et nous n’avons jamais ressenti d’animosité à notre égard que du contraire. En termes de circulation, il faut s’arranger pour éviter les abords de FDF car la nationale s’apparente à la petite ceinture de Bruxelles aux heures de pointe. Les routes sont relativement bonnes mais il faut faire attention aux ralentisseurs en très mauvais état et souvent mal signalés. Quelques zozos très nerveux comme partout dans le monde, mais rien de particulier. A signaler des routes parfois très pentues et sinueuses. La conduite de nuit est aussi à déconseiller vu le manque d’éclairage et les virages nombreux. Au niveau de la nourriture, on a bien apprécié les spécialités créoles et surtout les accras (morue, oursins, crevettes). Le rhum blanc et vieux à toutes les sauces a également été une bonne découverte.

Sites visités

Habitation Clément : Entrée 12 €. Le top des rhumeries. Beau et immense parc au milieu du quel trône l’habitation. Cette dernière est entièrement visitable. Ne pas manquer les installations de la rhumerie d’origine merveilleusement tenue en état. Au final, dégustation des nombreux produits de la rhumerie. Montagne pelée : Pas d’escaladeréalisée. Sommet constamment sous les nuages et temps glacial dèjà même au premier refuge de l’aileron. St Pierre : Visite du musée de la ville avec explications de la guide pendant 15’. Visite ensuite du musée où sont rassemblés divers débris et objets d’époque récupérés dans les décombres ainsi que diverses coupures de presse. Pas un très grand musée mais intéressant de connaître l’histoire. Un peu plus loin, ruines du théâtre et de la prison. (rien d’exceptionnel). Ruines et morne de Crèvecoeur Perte de temps, les ruines ne valent pas la peine et l’ascension du morne ne débouche pas sur une vue exceptionnelle. Ste Anne : Très petite station balnéaire. Rien de particulier. Les Salines : LA plage de Martinque. Tout y est : cocotiers, eau turquoise, voiliers. C’est la carte postale. On s’y rend en voiture et on se parque à 10 M de la plage… Pas sûr que ce soit tjs le cas les W-E. Jardins de Balata : (16 € avec ticket groupé pour le jardin du Carbet) Avec l’habitation Clément, c’est le top des attractions. L’endroit est très joli avec profusion de plantes de toutes les couleurs et de toutes les variétés. Ballade dans les cimes des arbres pour admirer de plus près la végétation. Nombreux colibris très colorés également. A ne pas manquer pour les amateurs de jardins. Cascade du saut du gendarme : Visite en 5’ si on ne se baigne pas. Endroit sympa près de Fonds St Denis (petit village fleuri) Savane des esclaves : 5€ (avec guide du routard) Petit village reconstitué avec quelques cases de l’époque de l’esclavagisme. Guide très sympa qui narre l’historique de la Martinique. Le site est rempli d’arbres aux vertus médicinales que la guide se fait un plaisir de vous faire découvrir aussi bien par le toucher que part l’odorat. Très intéressant. Fort de France : On s’est contenté de faire du shopping. Rien de bien marquant si ce n’est la bibliothèque Schœlcher. Presqu’île de la caravelle : Très belle balade à travers la mangrove (1H30 en boucle). Nous avons choisi le petit sentier ainsi que la visite du phare et du château Dubuc. Le grand sentier est particulièrement éprouvant selon un responsable des eaux et forêts sur place (peu d’ombrage). Dans la mangrove des milliers de crabes ont élu domicile et sont bien visibles. Pour le phare, superbe vue de la presqu’île (1H A/R depuis le départ du sentier). Rhumerie JM : Située en plein milieu de nulle part à Macouba dans le nord-est. C’est un site « sauvage » comme dans la jungle. Dégustation gratuite. Hôtesse très accueillante et bonne explications sur les divers produits. Jardin botanique du Carbet : Plus petit que Balata. Le site faisait partie de l’habitation Latouche. L’endroit est juste à la limite de St Pierre et pas spécialement bien indiqué. Cà n’égale pas Balata, mais les ruines et les restes des machines envahis par la végétation dégagent une belle impression et permettent de réaliser de belles photos. Savane des pétrifications : Au bout du bout des Salines, il existe un sentier qui longe la côte d’un côté et un mini désert de l’autre. Tout cela dégage une impression étrange. On a bien apprécié la balade Morne gommier : Vue à 360° sur la baie du Marin. C’est magnifique, on aperçoit au loin le rocher du Diamant, la montagne pelée, les divers mornes, l’île de Ste Lucie et la marina du Marin. Une guide hyper sympa (2 € pp) vous donne toute une série d’info sur la Martinique et sur les paysages que l’on aperçoit. L’accès en voiture est assez raide mais OK en coupant la climatisation pour les twingo et autres petits cubes. Plages : Anse noire : petite crique pas trop fréquentée avec sable noir. Quelques poissons aux abords des rochers Salines : On peut s’avancer très loin dans la mer sans perdre pied. Quelques poissons (peu nombreux) et un serpent d’eau L. Très grande plage. Cap Chevalier Très bel endroit sur la côte atlantique. La barrière de corail stoppe les vagues au loin permettant de s’aventurer dans le lagon. Pas mal d’algues. Petites piscines naturelles bien sympathiques.

si vous avez des questions, n'hésitez pas.

Jean.
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Jemaflor 13 years ago
Saint-Barthélemy, la plus suédoise des îles françaises
Dès que vous entendez parler de cette île de Saint-Barthélemy, (St Barth pour les initiés !), il vous vient peut-être à l’esprit des clichés d’une île des tropiques réservée à une certaine élite privilégiée avec ses yachts, son luxe et son ambiance bling-bling ! Evidemment, vous êtes un peu (beaucoup ?) dans le vrai !

Mais pour autant, cette île située au nord des petites Antilles ne se résume pas seulement à un ghetto de stars. Le voyageur attentif et curieux peut y découvrir des paysages de rêve, des criques paradisiaques et des plages tranquilles où le sable clair ne disparaît pas totalement sous un alignement de transats. Et puis, il y a ce passé historique original avec une présence suédoise (1785-1878) dont il reste encore quelques souvenirs visibles, ils guideront ma visite de Gustavia, la minuscule capitale de l’île. Ou bien encore, la présence de cette population presque uniquement blanche originaire de Normandie, du Poitou ou de Bretagne, arrivée ici au 17-18 ème et dont le nom du hameau de Lorient est un témoignage.

J’avais découvert St Barth il y a déjà de nombreuses années, mais trop rapidement, lors d’une excursion d’une journée depuis l’île de Saint-Martin … entre deux bateaux, avec à peine le temps de faire le tour de l’île, comme un voyageur pressé ! L’envie d’y retourner un jour ne m’avait pas quitté depuis … mais cette fois en y séjournant quelques jours, histoire de profiter pleinement du charme insulaire de cet original bout de Caraïbe.



Avant même de débarquer sur le quai du port de Gustavia, je suis à nouveau séduit. Quel plaisir de retrouver ce décor d’opérette avec toutes ces coquettes maisons de poupées aux toits colorés ! Dans la rade, les voiliers ou catamarans traditionnels côtoient quelques somptueux yachts, c’est çà St Barth … Ensuite, me voilà flânant parmi les ruelles de cette « capitale » où il est difficile d’échapper aux vitrines des nombreuses boutiques de luxe. Toutes les grandes marques internationales y sont représentées, plutôt que d’en citer quelques unes, je vous en présente un aperçu sous forme d’un patchwork photographique, c’est plus parlant qu’une longue liste … !

La ville est un port franc où règne un shopping duty free. On peut se laisser tenter et y faire, paraît-il, quelques affaires … à condition bien entendu de mettre sa carte de crédit à contribution ! Il n’y a pas seulement des montres ou bijoux à acheter … quelques devantures exposent aussi des vêtements aux griffes locales (sweat, polos, tee shirts …), certains arborent en forme de clin d’œil un amusant « St Barth attitude ». Ici on se doit d’être cool tout autant que chic ! Poursuite de la balade. Quelques mètres après le café « Le Select », une vraie institution locale qui n’en a finalement que le nom, l’ambiance y est très décontractée, style bar-snack pour marins et voileux … Donc, après ce café disais-je, un drapeau puis une enseigne attirent mon regard.



Le drapeau qui vole au vent, c’est celui de la Suède avec sa croix jaune sur fond bleu, l’enseigne, c’est celle du « Swedish Design Center of Saint Barthelemy». La Suède à St Barth ? Voilà une vieille et curieuse histoire … En guise d’explications, faisons un rapide saut dans le passé. C’est suite à un échange que la France céda cette île des tropiques au roi de Suède, Gustave III. En compensation, la France obtint un droit d’entrepôt dans le port de commerce de Göteborg. Chaque Etat y trouva son compte : une ouverture commerciale aux Antilles pour la Suède et pour la France, des ambitions d’affaires vers la Scandinavie. Nous sommes en 1785 ; quelques signatures et le traité est vite ratifié : Saint-Barthélemy devint de ce fait un territoire suédois d’outremer. Quant au village et port de l’île, on lui donna un nouveau nom en l’honneur de sa Majesté Gustaf … ce fut donc Gustavia !

Après une première nuit sur l’île, il est temps ce matin de continuer la visite. Le fil conducteur de ma balade dans Gustavia ? Le passé suédois du lieu avec le passage devant quelques bâtiments ayant résisté à l’usure du temps, aux cyclones et aux incendies … c'est-à-dire très peu ! Le plus emblématique monument suédois est sans conteste le clocher de l’ancienne église luthérienne (1800). Sur les hauteurs de la cité, le fameux « clocher suédois » est facilement repérable, il domine les toitures et semble émerger de la végétation alentour, tout pimpant avec ses teintes rouge et verte. Une rénovation réussie … cependant il ne rythme plus la vie locale comme autrefois, sa grosse cloche, fabriquée à Stockholm, ne sonne plus depuis les années 30 … En effet, elle a été remplacée par une horloge. C’est plus précis mais moins traditionnel !

Proche du clocher, un autre bâtiment date de la période suédoise. De solides murs en moellons, un large escalier et un drapeau français qui claque au vent. La bâtisse a pris des galons au cours des décennies : utilisée comme prison à l’époque suédoise, elle est devenue Préfecture française ! Quant à l’ancien presbytère du pasteur, il est transformé en restaurant, pas de spécialités nordiques … mais vietnamiennes, là, on s’éloigne un peu

Quelques autres maisons présentent également un intérêt historique comme celle faisant l’angle formé par la rue Oscar ll et la rue de la Suède. C’était l’ancienne Maison du Gouverneur et aussi le siège de la Compagnie suédoise des Indes Occidentales. On parle de créer ici un Centre Culturel suédois … Citons encore deux maisons situées près des quais : la maison en briques et la maison en bois.

Une construction en briques était un vrai signe de richesse à l’époque. Pièces à vivre à l’étage, commerce au rez-de-chaussée … comme actuellement. Une agence immobilière y est installée, à voir les photos de villas de luxe présentées dans les vitrines, on imagine que les transactions ne sont pas à la portée de toutes les bourses ! Le contraste est saisissant avec la maison (en bois) située juste à côté. Même si elle a résisté depuis sa construction en 1850, il faut bien avouer qu’elle paraît un peu terne … surtout si on la compare à quelques autres maisons de bois, joliment peintes que l’on peut voir également dans Gustavia.



Amusante cette boîte aux lettres, très couleur locale. Du bleu et du jaune … mais ce sont les couleurs du drapeau suédois qui ornent ce studio de photographe !

Encore un détail qui fait honneur à la période suédoise, le double nom des rues. Un en français, l’autre en Suédois ou vice versa … Pas besoin de pratiquer la langue nordique pour vite se rendre compte que la traduction n’est pas vraiment littérale ! Rue de la Suède ne doit pas se traduire par « Artilleriegatan » ? Et « Nygatan » n’est certainement pas en Français : Rue de la France !



Ma balade me mène maintenant à l’extrémité de Gustavia, face au port et à la mer, là où est situé l’Hôtel de la Collectivité. Un imposant édifice entouré de massifs abondamment fleuris devant lequel flottent plusieurs drapeaux : ceux de la France et de Saint-Barthélemy mais également celui de la Suède … il y aussi celui de l’Union Européenne, de quoi y perdre le nord ! Depuis le 15 juillet 2007, l’île de Saint Barthélemy est devenue une Collectivité d’Outremer. Les quelques 8398 habitants (recensement 2006) ont obtenu ainsi une plus grande autonomie pour leur territoire de 24 kilomètres carrés (îlets compris). Heureux St Barths (habitants de l’île), un environnement de rêve, 27°C de température moyenne annuelle, pas d’impôts, 22 plages … Bon, l’éloignement et l’insularité ont aussi leurs revers, les produits de luxe sont peut être détaxés, certes, mais les marchandises de consommation courante subissent le coût supplémentaire du transport aérien ou maritime (métropole à 6000 km, Guadeloupe à 200 km et île de Saint-Martin à 25 Km …).



Les vues panoramiques sont toujours appréciées des visiteurs, de plus elles sont souvent photogéniques ce qui n’est pas pour me déplaire. Depuis le Fort Gustav on bénéficie d’un point de vue exceptionnel sur l’ensemble de la ville, sur le port et sur l’horizon marin, que demander de plus ? Les suédois avaient particulièrement bien choisi ce lieu afin de protéger la rade d’éventuels assaillants, guerriers mais surtout corsaires ! Deux canons rouillés sont le témoignage de cet ancien poste de garde. De nos jours, depuis ce morne, ce sont plutôt des touristes bardés d’appareils photos et surtout des météorologues avec leurs instruments de mesures qui assurent la surveillance … la station météo de l’île est bâtie sur ce versant perché !



A l’opposé de ce premier fort visité, on trouve un autre poste défensif de l’époque suédoise, le Fort Karl. Les ruines se résument à … pratiquement rien, juste quelques pierres au sommet d’une colline située face à la mer. Principal intérêt de la visite ? Le point de vue panoramique sur Gustavia (on ne s’en lasse pas) et de l’autre côté sur une crique bordée d’eaux bleu turquoise, une véritable invitation à la baignade, difficile de résister à l’envie …



Au bas du morne, il faut passer l’école maternelle pour arriver directement à cette plage de sable et de coquillages de Shell Beach. Une plage en ville où l’on voit apparaître à la sortie des classes quelques mamans avec leurs bambins. Le bain et le goûter à la sortie de l’école, sympa la vie d’écolier à St Barth !

Quittons maintenant la « ville » et prenons la route afin de parcourir l’île. Un maillage de routes, souvent étroites, permet de parcourir St Barth presque dans ses moindres recoins. Ici, on longe la côte découpée et là, dans l’intérieur, on serpente parmi les pentes et les descentes de mornes (collines) qui donnent l’impression d’être en montagne … ô, l’île n’est pas immense mais paraît finalement bien plus grande que la réalité de ses dimensions officielles, environ 10 km sur 4 ! De plus, on roule lentement à St Bath. D’une part, les routes ressemblent fréquemment à des pistes bétonnées avec leur lot d’ornières et de bas-côtés irréguliers et puis, il faut le reconnaître, le trafic est assez dense, la rançon du succès de la destination ! Petits véhicules utilitaires, 4x4, jeeps et beaucoup de Mini Cooper. « Elles plaisent beaucoup aux vacanciers, surtout aux parisiens » me signale en souriant une loueuse de voitures.



C’est sûr, on imagine que c’est fun de cheminer à travers l’île en Mini décapotée, cheveux au vent du large … Mais attention ! Le climat tropical est souvent versatile et les averses peuvent se transformer subitement en de véritables trombes d’eau sur le conducteur et les passagers d’une Mini décapotée … la douche antillaise est alors assurée, même si l’on essaye de refermer rapidement la capote ! Les loueurs locaux ont flairé le filon de cet engouement pour les mignonnes Mini, l’un d’entre eux s’est même spécialisé dans la marque !

Avec notre classique Hunday Atos … nous arrivons à présent à Corossol, un minuscule hameau de la côte sud ouest. Un lieu où résident des familles dont les ancêtres, essentiellement pêcheurs, étaient originaires de Bretagne ou de Normandie. Je me souviens de ma visite ici (il y a déjà de nombreuses années …), j’avais alors aperçu, dans l’embrasure d’une porte, une femme âgée portant encore la coiffe traditionnelle de sa région française d’origine … « Vous savez, les traditions se perdent … » me signale l’air désolé Bernard, un retraité en train de réparer un filet de pêche à l’ombre de sa case colorée. « C’est un épervier, ce filet … les jeunes maintenant ont moins l’habitude que moi de raccommoder les filets pour pêcher … je donne un coup de mains ! Pas de problème, vous pouvez me prendre en photo, on m’a déjà filmé pour des émissions … ». Merci Bernard !





Au bout du hameau, sur le rivage, quelques doris (bateaux de pêche) attendent de prendre la mer, quant aux casiers alignés en enfilade sur le quai, eux attendent de prendre des langoustes, enfin je suppose. Sur un promontoire rocheux dominant la crique, une statue de vierge protectrice a été placée, un hommage aux marins disparus. Comme dans toutes les bourgades de marins, les hommes partaient autrefois en mer et les femmes restaient au village, le travail quotidien ne manquait certes pas mais les habitantes de Corossol ont développé parallèlement une activité artisanale qui perdure encore … pour les touristes. Une pratique de la vannerie avec la confection de chapeaux ou d’objets décoratifs en feuilles de lataniers (palmiers) séchées et tressées. Quelques spécimens, joliment réalisés, sont disposés sur une murette, ils attendent d’être achetés comme souvenirs de voyage.

Poursuivant notre balade, nous parvenons au bord de la grande anse de la Baie Sain-Jean, un haut-lieux touristique de l’île. Le site est admirable : une large baie et deux plages, car au milieu de l’anse, une presqu’île rocheuse sépare le rivage sablonneux. Sur ces rochers trône un des hôtels parmi les plus anciens (1950) et les plus prestigieux de St Barth : l’Eden Rock. Ici, on en a vu défiler des célébrités tels les Rockfeller, les Rothschild, les Kennedy ou encore Mick Jagger, Tom Cruise, Brad Pitt, Kate Moss et très récemment la chanteuse Beyonce sans oublier notre Johnny (Hallyday)… Bon, il y a également des anonymes qui profitent de cette plage de Saint-Jean, farniente, bains et stand up paddle …



Plus encore qu’en milieu d’après-midi, moment où la plage commence à s’animer avec la venue des adeptes de bains de soleil et de mer, cette partie de plage vibre (musicalement) au coucher de soleil et en soirée. En effet, le bar de plage Nikki Beach est situé ici, à même le sable clair, l’adresse est très fréquentée par les amateurs d’ambiance musicale et de cocktails antillais, paille aux lèvres.

L’autre partie de la plage, celle située à gauche de L’Eden Rock, est elle aussi animée mais d’une manière très différente … Un spectacle y est donné tout au long de la journée : un ballet aérien. La piste de l’aéroport local s’achève sur le sable ! Et lorsque les avions atterrissent, il y a de quoi être impressionné … Pas possible ! Celui qui arrive maintenant va atterrir sur le sable ? Non, heureusement, le pilote maîtrise son avion et touche le tarmac juste au bon endroit !





Il faut une licence spéciale pour se poser ou décoller sur cette piste, c’est une des plus courtes au monde, seulement 515 mètres sont utilisables lors de l’atterrissage et les vents peuvent parfois être tourbillonnants ! On comprend la difficulté qu’ont eu les îliens pour trouver un terrain plat sur cette île constituée essentiellement de mornes accidentées, le défi a donc été relevé et une piste a été tracée ici sur l’unique terrain plat de St Barth. Autour de 200 000 passagers transitent chaque année par cet aéroport Gustav III, appelé ainsi en hommage à l’ancien roi de Suède. Selon l’orientation des vents, les atterrissages ont souvent lieu dans le sens opposé à celui que je viens d’observer et là aussi la vision à de quoi impressionner.



Me voici sur la route dominant la piste alors que surgit, accompagné d’un bruit assourdissant, un avion qui plonge littéralement vers la piste … tout en rasant la route, les voitures et les badauds (dont je suis) avides d’observations et de photos peu communes. Quel surprenant effet !

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Suite de la découverte dans le message suivant …
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JE
Jemaflor 13 years ago
Balade cubaine... en six étapes
Plus grande île des Antilles, Cuba s’étend sur 1200 kilomètres d’Est en Ouest c’est même un archipel vous affirme avec une certaine fierté les cubains, effectivement les côtes sont bordées de nombreuses îles et îlots … Aussi, n’évoquer Cuba qu’en seulement six étapes peut paraître un peu restrictif, c’est certain ! Mais ce sont là les lieux que j’ai eu l’occasion de découvrir lors d’un récent voyage. Des étapes certes classiques pour tous les voyageurs qui abordent pour une première visite l’île cubaine.



Une balade qui à travers ce récit illustré vous emmène des étonnantes mogotes de la vallée de Viñales à la découverte du patrimoine et de l’atmosphère de la capitale La Havane et également de Trinidad … sans oublier, bien entendu, le superbe littoral et ses paradisiaques plages de sable blanc.

C’est par un des paysages parmi les plus spectaculaires de l’île que débute ce voyage. Pas par une vue du littoral ou celle d’une superbe plage de sable blond comme l’on pourrait s’y attendre, mais par un panorama rural de l’intérieur de l’île. La vallée de Viñales, à l’ouest de Cuba, impressionne d’abord par sa beauté et ensuite par son originalité, nous sommes au pays des fameuses mogotes.



Les mogotes ? Comme certains d’entre vous, je ne connaissais pas ce terme avant ce périple. Alors voici quelques explications … Les mogotes désignent ces formations géologiques à l’aspect de collines calcaires au sommet arrondi et couvert de végétation. Depuis ce belvédère, la vue s’étend sur toute la vallée jusqu’aux contreforts au relief émoussé de la Sierra de los Organos. Les mogotes sont disséminées parmi cette plaine fertile où la terre brun-rouge est si propice à la culture du très renommé tabac cubain. Il faut un peu d’imagination pour comprendre la formation d’un tel paysage : à l’époque jurassique, l’ensemble de cette vallée n’était qu’un réseau de grottes dont les parties supérieures se sont progressivement effondrées laissant ainsi comme seul relief les mogotes. Ce type de paysage n’est pas sans évoquer celui, plus connu, de la Baie d’Halong au Vietnam … en effet, sur le plan géomorphologique il y a une certaine ressemblance, sauf qu’ici, la mer s’est retirée depuis bien longtemps.

Le sous-sol de cette région a lui aussi été façonné au fil du temps par la lente érosion, sa découverte ne manque pas d’intérêt. Nous voici à l’entrée d’une des plus grandes grottes de la vallée. Si elle a été appelée Grotte de l’Indien, c’est que l’histoire locale rapporte que les premiers habitants, les Indiens Guanahatabeys, s’y étaient réfugiés lors de l’invasion de l’île par les colons espagnols.



A l’intérieur, on chemine d’abord entre des parois rocheuses hérissées de pierres acérées en se faufilant entre les nombreuses stalagmites. La balade s’effectue le plus souvent le « nez en l’air » afin d’observer les encore plus nombreux stalactites. Durant la saison sèche, seuls les tons verts recouvrant certaines concrétions évoquent la forte humidité du lieu. Quant à la rivière souterraine, on l’aborde après 300 mètres de parcours, elle donne lieu à une plaisante promenade en barque qui laisse le loisir de contempler la gigantesque voûte supérieure de la grotte …. jusqu’à ce que l’on soit ébloui par la forte luminosité extérieure marquant la sortie du souterrain.



L’arbre est un des emblèmes du pays, il faut reconnaître que l’on en voit partout dans la vallée de Viñales (et ailleurs également). Ces palmiers ont belle allure avec leur tronc rectiligne à l’écorce claire et leur panache de palmes vertes. Ce ne sont pas des palmiers communs mais des palmiers royaux … Une espèce « royale » à Cuba, le pays de la Revolución et du Socialisme version Castro, on pourrait ironiser !



Une visite à ne pas rater lorsqu’on se balade dans cette étonnante vallée, pas très loin de la grotte de l’Indien, une fresque immense a pour support les rochers d’une colline. Que les silhouettes humaines paraissent minuscules en comparaison de la taille des représentations colorées peintes à même la paroi de pierre. Une monumentale fresque qui s’étend sur 120 mètres de hauteur pour 180 de large, rien que ça ! Le thème ? L’évolution biologique de la région depuis la préhistoire allant des dinosaures aux humains symbolisés par ces géants rouges.



Viñales est le nom de la vallée mais c’est aussi le nom d’une petite ville à l’atmosphère typique des bourgades rurales de Cuba. Une avenue centrale bordée de maisons aux teintes chatoyantes, un alignement de colonnes le long des boutiques et des marchands ambulants proposant aux passants de beaux ananas et des goyaves … Les villageois vaquent à leurs occupations, discutent ou tout simplement se reposent à l’ombre devant leur maison. Ici, des enfants se déplacent en vélo, plus loin c’est une calèche à cheval qui passe là, une vielle voiture rouge lourdement chargée tourne au coin de la rue. Sur la place principale trône une église au clocher blanc et à l’ombre des arbres, je rencontre ce cubain, assis sur un banc, fumant tranquillement un gros cigare … Muchas gracias Señor d’accepter que je vous prenne en photo !



Le tabac, les cigares … un savoir faire, une spécialité, surtout une ressource économique et une vraie fierté pour les Cubains. Le tabac est une des principales cultures de la région devant celle de la canne à sucre. La plante nécessite beaucoup d’attention et de travail manuel de la part des agriculteurs, la culture est peu mécanisée. Ici, dans les champs, on aperçoit régulièrement des cultivateurs labourant leurs champs à l’aide de charrues tractées par des bœufs, une vision qui évoque pour nous les images des campagnes d’antan … Voyons de plus près ce célèbre tabac lors d’une pause entre Viñales et La Havane.





Au milieu d’un champ, nous pénétrons dans un séchoir à tabac où sont suspendues, bien alignées, les feuilles récoltées … on est encore bien loin du produit fini, le cigare cubain de qualité supérieure. Ensuite le travail de mains expertes entre en œuvre, les étapes se succèdent : tri des feuilles, écotage afin de retirer la nervure centrale, puis confection de la tripe, l’intérieur du cigare. L’ultime étape conditionne grandement la qualité, à savoir la lente combustion, l’arôme et le goût, elle consiste en l’enroulage. L’expérience du doigté est à ce stade indispensable pour un roulage accompagné d’une bonne pression de la cape enveloppant le précieux cigare …

Les autres étapes du voyage sont à suivre dans les messages suivant … Prochaine étape La Havane.
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JO
Jordanscam 13 years ago
Récit de voyage à Cuba, juillet 2013
13/07/2013 – 11h30 Départ pour Cuba !!! Avec Yanis. Vu mon petit incident au Bénin, j'ai préféré sécuriser Yanis et choisir pour une fois de voyager avec une agence. J'ai choisit Allibert, une agence d'éco-tourisme. Nous allons nous retrouver dans un petit groupe, dont je sais déjà qu'il y a une maman avec sa fille de 11 ans. Voyage spécial famille :) Je ne pense pas voyager souvent comme çà, question budget, mais je pense que c'est une bonne alternative avec un enfant. Nous verrons bien. Let's go to Havana !!!

14/07/2012 – 6h15 Réveil de bonne heure. Décalage horaire de 6h qui rend maboule ;) On a du se coucher à 10h du soir (4h du mat. En France)... J'ai comme çà le temps d'écrire un peu sur la soirée d'hier. Nous sommes 4, ce qui pour moi est génial ! Une autre maman et sa fille, habituées à se laisser guider totalement dans leurs voyages, alors que pour moi, c'est dur, et pour Yanis, carrément nouveau. Mais Yanis est content de pouvoir poser pleins de questions à notre guide, Alejandro (alias Alex). La Havane : comme je l'imaginais, vieille ville coloniale, en ruine ou très mauvais état dans certains quartiers, en pleine rénovation dans d'autres : magnifique !!! Nous sommes dans un superbe hôtel colonial restauré, tout près du vieux quartier. Chose étrange, nous sommes samedi, c'est les vacances, mais vraiment pas grand monde dans les rues. Alex nous a dit que la saison des pluies (et il avait plu ce jour), et le week-end, les familles restent chez elles. Étrange, je ne voyais pas le caractère cubain ainsi, mais plutôt fêtard ! Que de belles voitures américaines, c'est un régal. L'atmosphère cubain est là, çà c'est sur …
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MA
MarieOll 13 years ago · Katie07
Bilan d'un septième voyage à Cuba: coups de coeur, de gueule, informations pratiques...
Bonjour à tous!

Sur le même principe qu'une précédente discussion ouverte ici, je vous ai préparé un petit compte rendu de mon dernier voyage à Cuba. Coups de cœur, coups de gueule, découvertes et infos pratiques, il y a un peu de tout classé par thème et par ville 🙂 Toujours avec mon amie canadienne rencontrée sur les bancs de l'université de la Havane lorsqu'on suivait nos cours d'espagnol en 2009, nous sommes parties 3 semaines (fin juin début juillet) et étions décidées, même si ca a été difficile de nous arracher à notre belle Havane, à parcourir l'île d'est en ouest. Les villes de notre parcours : La Havane - Vinales - Guantanamo - Baracoa - Santiago. Le mode de transport : Viazul

Je le précise, comme toujours, il s'agit de mon expérience, mon ressenti, à une période donnée et en réaction à ma culture, mes habitudes, mon expérience de l'île. Je suis prête à débattre, ce que je raconte n'est pas parole d'évangile et chacun prendra dans mon récit ce qu'il voudra et laissera de côté ce qu'il jugera sans intérêt ou à côté de la plaque.

Transport : Après avoir regardé rapidement le prix de la location d'une voiture pouvant accueillir les 15 valises de ma copine et suivi l'affaire de la mort de Paya, c'était décidé, on prendrait le bus!

On a donc fait La Havane-Vinales, la Havane-Guantanamo, Guantanamo-Baracoa, Santiago-la Havane. Et les surprises ont eu lieu pendant les voyages vers et en Oriente!

On ne le répétera jamais assez, il peut faire TRES FROID, dans les bus viazul. Tellement froid par moment que j'me suis maudite de n'avoir pas ramené une couverture en plus de mon pull type polaire. La prochaine fois j'embarquerai la couverture de l'avion! Donc pull obligatoire au minimum, une petite écharpe (le paréo fait très bien l'affaire) et des chaussettes ne seront pas de trop pour les frileux.

En Oriente il y avait souvent une majorité de cubains dans les bus (nous étions 4 étrangers de La Havane à Santiago), chose que je n'avais jamais vu à l'est. Des cubains avec de l'argent ou des cubains vivant à l'étranger de ce que j'ai compris en discutant avec les gens.

Les bus sont vraiment confortables mais parfois ils prennent l'eau, c'est ce qui est arrivé durant notre trajet jusqu'a Santiago, et ce n'était pas 3 gouttes, il a vraiment plu dans le bus!

Comme je le disais au début il s'agit de mon expérience à un moment donné de l'année donc peut être que d'autres ne rencontreront pas ce problème mais si j'ai un conseil à vous donner pour les voyages La Havane- Santiago et Santiago-La Havane, réservez le plus tôt possible votre billet!! A l'aller on a du prendre le bus qui s'arrête 50 fois et au retour plus aucune place le jour où on voulait partir et nous avons eu les avants dernières places pour le jour suivant.

Réservez tôt également car ainsi vous aurez des places à l'avant du bus. Sur ces longs trajets les numéros de sièges attribués sont respectés, et pour cause, l'odeur qui se dégage des toilettes au fond du bus est souvent insupportable passé un certain temps (je vous parle d'expérience, 8h a me badigeonner le nez de "crème" grasse de cacao ramenée de Baracoa. Vous rajoutez à ça un couple d'étrangers qui a eu la très bonne idée de voyager avec un bébé d'à peine 1 an... j'ai cru mourir. Et puis juste avant de mourir j'me suis dis "arrête de faire ta bourgeoise, t'as de quoi te payer le billet ça pourra jamais, jamais être au niveau de ce que doivent supporter ceux qui le font en camion et stop"). Même sur des trajets plus courts privilégiez donc quand même à chaque fois l'avant du bus (de Guantanamo à Baracoa le groupe de français du fond a eu beaucoup de mal à supporter la situation..).

Une chose à savoir également, nous n'avons jamais réussi à acheter un billet dans une ville qui n'était pas le départ de notre voyage. La réservation en ligne possible sur le site internet de viazul depuis peu parait donc intéressante (quelqu'un a déjà procédé ainsi? je serai curieuse de savoir si ca marche). Bonne chose à savoir aussi, à la Havane on peut acheter ses billets à l'hôtel Telegrafo et à Santiago on peut les acheter chez Cubatur, a coté de la place Cespedez. Par contre à Guantanamo impossible d'acheter le billet avant que le bus se pointe. Et donc là c'est la surprise. Mais nous avons eu de la place. Les 20 CUC ont du aller directement dans la poche du chauffeur puisque c'est lui qui a encaissé sans qu'on voit la couleur d'un billet ou d'un nom inscrit quelque part.

La Havane :

Nous y avons passé peu de temps mais on a quand même pu prendre un peu le pouls de la ville. Beaucoup de nouveaux paladares ont ouverts (ca faisait un an et demi que je n'étais pas revenue), avec un service de mieux en mieux dans ces établissements. On sent que la concurrence joue. Apparemment il est même possible de manger des sushis à la Havane! Par contre je m'interroge pas mal sur l'approvisionnement de ces restau et les investisseurs étrangers dans tout ça.. Courrier international (n°1183 du 4 au 10 juillet) propose un dossier "Cuba la couleur de l'argent", je vais peut être en savoir plus!

Restaurant :

Les adresses testées et approuvées

Dans le Vedado : Sancho Panza - Très bon service, ambiance sympa avec démo de flamenco (musique beaucoup trop forte par contre), prix plus que raisonnables, belle carte, assiettes copieuses et très bonne pina colada.

Waoo snack bar (quasiment en face de Habana libre) - un nom de restaurant très mal choisi pour une cuisine assez fine au final. Malgré tout pas un très grand choix (et pas de snack comme le laisse entendre le nom!) et des prix assez élevés. Mais c'était bon et le service était impeccable (les serveuses étaient sublimes) Les tables pour deux installées aux fenêtres sont vraiment sympas.

Dans le centre : Place de la Cathédrale : Dona Eutimia - Apparemment c'est devenue "l'adresse" où sortir manger.Et c'est vrai qu'on y mange très bien, service nickel, très belle déco épurée, pas étonnant que cela plaise autant aux étrangers de passage ainsi qu'aux expat! Réservation plus que conseillée

Rue San Rafael : San Cristobal Paladar - mon coup de cœur au niveau du lieu! On y a très très bien mangé, une cuisine forcement créole, raffinée et des produits très frais. J'ai adoré le lieu, la disposition en petits salons, une ambiance d'alcôve, les murs chargés, un brin kitch, mais décoré avec beaucoup de gout, de vieilles affiches retro et des toilettes pour dames dans une grande salle de bain d'appartement. Je suis vraiment fan! De plus le service est impeccable, tout comme la cuisine que nous avons visité.

Sorties :

Peu d'occasions de sortir mais tout de même deux adresses de faites (déjà connues) : la casa de la musica de Galiano et le 1830. C'est vrai, je m'étais jurée de ne plus mettre les pieds à la casa de la musica après mes expériences de la dernière fois, mais on était le jour d emon arrivée, j'avais cru mourir dans la file d'attente pour la douane (1h30 d'attente.. les gens étaient sur le point de se mettre sur la tronche..), il était 23h30, j'avais mangé donc repris des forces et après une journée de voyage il n'était pas question de rentrer se coucher! L'option la plus facile : la casa de la musica qui ferme tard et accessible pour nous en taxi collectif. ERREUR! De nouveau des tables réservées pour personne.., des serveurs peu aimables, des conso hors de prix et une horde de jineteros comme j'avais jamais vu! Peu de touristes du coup c'était la folie dès qu'un étranger pointait le bout de son nez!

Les deux autres fois on est sorti danser au 1830. Il y a des jineteros bien sur mais l'ambiance est beaucoup plus sympa, les gens sont là principalement pour danser et ça se ressent. Démo de danse, choré de groupe ambiance cours de zumba, interventions sur la musique, c'est léger et festif, la musique est bonne et les conso raisonnables. C'est l'adresse la plus sympa pour sortir danser la salsa à La Havane. L'entrée est à 3 CUC, par contre on vous oblige à laisser votre sac au vestiaire. Vous aurez beau discuter, c'est la règle! L'endroit est à ciel ouvert donc les jours de pluie ne tentez même pas!

Je profite de ce paragraphe sur la danse pour casser un mythe, un cliché encore trop ancré dans la tête des gens, à Cuba la salsa n'est plus reine! Vous trouverez plus d'endroits où sortir danser et plus de très bons danseurs à Paris qu'en cumulant tous les endroits ou sortir danser dans l'île. La grande majorité des cubains savent faire 3 pas de salsa et le plus mauvais d'entre eux saura toujours mieux bouger en rythme qu'un européen ou qu'un canadien, mais la salsa, dans les grandes villes c'est avant tout pour les touristes! Et là où ca a été flagrant et où ça m'a particulièrement énervé c'est à Santiago.. mais j'y reviendrai. C'est le roi reggaeton qui règne maintenant (le tube qui passe en boucle partout dans l'île : Los Desiguales - Que Riquera. Les gens comprenant l'espagnol apprécieront la subtilité du texte!), on danse aussi la bachata (mais pas forcement sur de la bachata..(??)), le merengue, et même la kizomba (!). Mais sorti des lieux à touristes vous pouvez parfois attendre longtemps avant d'entendre une salsa!

Santé :

3 ans que je n'avais pas été malade et ça m'est tombé dessus en début de séjour.. comme ma gorge allait de plus en plus mal et que j'avais régulièrement de la fièvre j'me suis décidée à aller voir le médecin à la Havane avant de partir pour l'Oriente (l'automédication rhum ibuprofène n'a pas donné les résultats escomptés..). J'ai donc ouvert mon guide du routard et choisis le service pour les étrangers de l'hôpital Hermanos Ameijeiras qui se trouve au bout de San Lazaro dans le Vedado et où je pouvais me rendre en taxi collectif. Sauf que une fois là bas ils m'ont dit que c'était sur "rendez vous" (ce que ne précisait pas le routard) ici et que donc aucun médecin ne pouvait me recevoir.. donc direction Miramar. Je ne sais pas si je n'ai pas eu de chance mais dans le doute j'vous conseillerais de vous rendre directement à Miramar où j'ai été prise en charge rapidement. 25 CUC la consultation + 65 CUC pour deux boites d'antibiotiques. bim. (sans compter les frais de taxi puisque c'est le bout du monde ce quartier)

Mes meilleurs contacts pour organiser son séjour dans la capitale :

A la Havane j'ai revu à plusieurs reprises mon ami Ernesto, prof de français qui propose ses services comme guide. Il travaille souvent avec des équipage entre deux vols et connait bien les attentes des touristes francophones. Il peut également faire des visites en anglais. Je vous en reparle parce que certes c'est mon ami et que je l'apprécie énormément mais c'est surtout parce que c'est quelqu'un de très fiable, qui connait extrêmement bien son pays et la Havane et surtout son quartier, Habana vieja. Il peut aussi orienter, accompagner et présenter les bonnes personnes aux touristes qui s'intéressent à la culture afro cubaine, aux cigares, qui souhaitent pêcher, .. son rêve est d'ouvrir une agence de tourisme à la carte et je lui souhaite de pouvoir le faire un jour. En attendant si vous cherchez un guide envoyez moi un message, je vous donnerai ses coordonnées (il sera peut être absent au mois d'aout car il doit venir passer quelques semaines en France et comme il est deja venu il y a des chances qu'ils lui donnent à nouveau l'autorisation).

Une autre personne chère à mon coeur dans la capitale, c'est Angela. Ce n'est pas une amie mais ce n'est pas qu'une propriétaire de casa non plus. C'est un peu notre maman la bas. Elle nous sort des galères, appelle dans les casas pour savoir comment on va, .. une maman quoi (et pour les mauvaises langues elle fait ça de manière désintéressée car si moi je lui fais de la pub publiquement, mon amie canadienne n'intervient pas sur internet pour en parler et Angela est encore plus proche d'elle). Elle et sa fille proposent des petits studios indépendants. Sa fille dans la très belle maison en face de l'hôtel las colinas dans le Vedado et Angela dans sa maison qui se trouve à 2 rues. C'est un hébergement parfait pour des gens souhaitant être un peu indépendant (pouvoir cuisiner, ...) ou des étudiants souhaitant rester longtemps. Et même si le studio est indépendant Angela n'est jamais loin pour discuter, partager un café, .. Elle est comme ça car elle aime les gens et échanger avec eux. Elle se préoccupe sincèrement des personnes qu'elle loge. Pour la contacter vous pouvez lui écrire à cette adresse : angela_hid@yahoo.esa

Vinales :

Comme j'ai été malade j'avoue que ça n'a pas été la meilleure partie du voyage.. Le village est toujours aussi charmant, petites maisons colorées au milieu des mogotes. Une casa particular tous les 2 m mais les gens partent visiter en journée donc ça reste supportable niveau ambiance touristique. Par contre si il pleut y a vraiment pas grand chose à faire.. On est allé se baigner dans la piscine de l'Hôtel los Jasmines où la vue est magnifique. Je crois qu'il faut payer 6 CUC dont 3 ou 4 CUC sont en consommation.

Je vous conseille chaleureusement la casa où j'étais : Villa Nery y Felix Carretera al cementario #8 felis@correodecuba.cu (01) 52391821 ou (01) 52238890

Je dois quand même préciser qu'elle est un peu excentrée (mais sur la rue principale donc pour se rendre dans le centre c'est toujours tout droit), donc pour ceux qui n'aiment pas marcher oubliez! Mais du coup c'est calme et à l'arrière de la maison vous avez un patio très agréable avec vu sur les montagnes. Un endroit paisible et beau. La maison est très bien tenue, Nery et Felix vous mettent très à l'aise, lui assez discret, elle très communicative. C'est monsieur qui cuisine et il fait ça bien! On a négocié la chambre à 15 CUC (mais je crois que c'est plutôt 20 normalement), repas 8 CUC et petit dej 3 CUC.

Nous avons fait une journée à Cayo Jutias (environs 22 CUC). La plage est toujours aussi belle pour ceux qui ne font pas les fainéants en restant avec tous les touristes sur le devant du restau.. en marchant on trouve du sable encore plus blanc, du bois flotté, et des petits coins tranquilles avec la végétation derrière vous. Les pécheurs du coin vous proposerons de la langouste. Pas testé. Le déjeuner proposé et inclus dans le prix était moins bon que la dernière fois et il fallait venir le prendre à une heure fixe.

Une précision pour les gens qui prendraient l'excursion pour Maria la Gorda, il se peut que le bus qu'on vous a annoncé se transforme en taxi. C'est ce qui est arrivé à un couple de français rencontré sur place. Comme on leur avait dit que c'était un bus qui devait venir les chercher ils ont cru à une arnaque lorsque le taxi s'est présenté, et n'ont pas voulu le prendre. L'agence de voyage n'a rien voulu savoir, en compensation ils ont juste eu le droit de faire l'excursion à Cayo Jutias (qui n'est pas au même prix bien sur..), aucune autre forme de dédommagement ne leur a été proposé.

Sinon nous avons fait le circuit classique en négociant le prix d'un taxi en fonction de ce que nous aurait coûté le bus vert pour deux. Le mur de la préhistoire est une énorme arnaque (3 CUC l'entrée) et la démonstration folklorique à la sortie de la grotte dans l'espèce d'espace aménagé comme à l'époque des cimarones est ridicule...rien n'est expliqué, rien n'est exposé, .. du pur spectacle à touriste qui m'a mis plutôt mal à l'aise alors que c'est une partie de l'histoire de Cuba super intéressante.

A Vinales j'ai enfin trouvé le rhum de guayabita dulce que je cherchais PARTOUT les 2 dernières fois où je suis venue! le sec se trouve facilement à la Havane mais le dulce était impossible à trouver! A Vinales je ne l'ai trouvé que dans la boutique qui vend des cigares de la région notamment. C'est un rhum très doux, qui se boit comme du petit lait! (la fabrique se visite à Pinar del Rio).

Malgré les messages que certains postent sur les forums appelant à fuir l'Oriente, ses hordes de noirs la bave aux lèvres prêts à vous égorger pour vous voler la mangue que vous êtes entrain de manger (sans parler du Choléra!) nous avons décidé de nous lancer sur les routes.Guantanamo/Baracoa/Santiago. N'écoutant que notre courage nous sommes allées même là où tous les amis havanais nous avez déconseillé de mettre les pieds (tellement snobs ces gens de la capitale! pire que des parisiens!) : Guantanamo.

Guantanamo :

Tout le monde crache sur cette ville! De la Havane en passant par Baracoa. Je ne sais pas ce que ces pauvres guantanameros ont fait à l'île mais personne ne comprend que tu veuilles mettre un pied la bas! Même le chauffeur de bus nous a charrié et ne voulait pas croire qu'on s'arrête dans cette ville ("Seguro tienes un novio aqui!!" ben non j'ai pas de mec là bas, juste envie d'aller voir là où personne ne va). Donc aussi incroyable que ca puisse paraitre on a posé nos valises dans l'une des 3 casas particulares de la ville et on est allée à la rencontre de cubains (un frère et une sœur) dont on m'avait donné le contact et avec qui j'avais échangé un peu avant d'arriver.

Et je vous le dis, on a ADORE!

Alors, objectivement, il n'y a pas grand chose a visiter, mais qu'est ce qu'on était bien là bas! Doit y avoir 3 étrangers dans la ville, personne ne vient vous saouler dans la rue, bien sur on vous lance des compliments et des baisers au vent mais on vous laisse tranquille. Vous pouvez prendre le rythme de la ville, de ses habitants sans être constamment sollicités. On y a rencontré des gens géniaux qui nous ont accueilli comme des amies. Ils nous avaient proposé l'hébergement mais débarquant à deux et n'ayant eu que des échanges par mail on a pas voulu s'imposer et on a préféré aller en casa. Mais on a passé tout notre temps chez eux, à cuisiner, à discuter, à regarder des vieux clips sur des DVD, à rencontrer la famille, les voisins, à se faire les ongles pour 5 pesos... On a aussi fait l'expérience de la piscine de je ne sais plus quel hôtel. Une ambiance de folie! des associations culturelles qui venaient présenter leur travail (demo de changui, chanteur aux balades romantiques, ...) Et puis on est un peu sorti, et ça bouge à Guantanamo le week end! 😎

J'ai enfin vu un groupe que l'on m'avait fait découvrir quelques mois auparavant : Madera Limpia. J'aime moins leur nouvelle orientation reggaeton, mais comme me disait l'un des chanteurs "il faut aussi s'adapter au publique", par contre je suis ultra fan des deux albums de fusion de musiques traditionnelles qu'ils ont sorti avant. J'vous invite à les découvrir!

Culturellement il se passe beaucoup de choses dans la ville et ils organisent également un carnaval au mois d'aout. Je comprends que la ville ne soit pas une priorité pour la majorité des voyageurs mais vraiment, si vous passez non loin, allez saluer les guantanameros!

Je vous laisse avec l'article que mon amie Anne a écrit sur la ville : http://tafmag.com/guantanamo-le-cote-clair-de-la-force/ C'est elle qui m'a donné ses contacts la bas. Je crois que j'avais déjà parlé de son projet sur ce site, elle est partie tourner un documentaire la bas et à ramener de supers images et portraits. C'est toujours en montage mais la bande annonce est disponible : http://cumano.fr Comme elle s'en est déjà pris de tous les côtés, pro et anti, je crois que ça veut dire que c'est réussi jaja! En tout cas son travail est sincère et elle n'appartient à aucun camp.

Après Guantanamo nous avons pris la route de Baracoa

Baracoa :

Le chemin pour arriver à Baracoa est vraiment splendide! Les paysages étaient nouveaux pour nous et on avait hâte de découvrir cette ville que beaucoup de gens nous ont conseillé d'aller voir.

La casa où nous étions a été la meilleure du séjour! Extrêmement bien située, avec une terrasse jouissant d'une vue magnifique, fruits à volonté à disposition, belles chambre et salle de bain (l'une des chambres à un petit balcon privatif), une propriétaire pleine d'attentions. Une nuit négociée à 15 CUC (mais je crois que normalement c'est plutôt 20), 5 CUC les 2 petits déjeuners et 6 CUC le diner avec poulet.

Casa Bella vista (elle porte très bien son nom!) Senora Onoria Delgado Leyva Calixto Garcia #55 (entre caliseo y Peralejo) Tel : (53-21) 64 3883 Cel : 52 40 00115 c.bellavista@yahoo.com / alexllegra@yahoo.com

Nous avions aussi des contacts là bas et parmi eux surement le plus grand jinetero de la ville! (mais j'étais prévenue!). Ces jeunes hommes ont vite compris qu'on ne succomberaient jamais du coup ils ont arrêté de nous traiter en étrangères susceptibles d'atterrir dans leur lit et on fait comme s'ils étaient avec des "potes". Ce qui nous a valu le déballage de toutes leurs histoires de nanas (toutes étrangères bien sur) et leurs techniques pour les amener à venir prendre des "cours de natation sur la plage avec eux".. C'était pas triste..! Faut dire qu'on a pu constater que les jeunes (et surtout moins jeunes..) filles ne se font pas trop prier le soir venu.. Alors mesdemoiselles (en générale les femmes plus âgées sont moins dupes de leur manège..), ils sont beaux, charmants, vous font danser innocemment, vous font rire, vous présentent à leurs amis, .. profitez profitez (pensez à vous protéger!) mais gardez à l'esprit que vous serez la 100 000 ème qui succombera! Ca vous évitera bien des désillusions. On a eu l'impression que beaucoup de touristes ne sortent pas et restent dans les casas à Baracoa, on retrouve donc beaucoup de ces couples femme d'un certain âge/jeune cubain danseur de salsa. Dans notre cas on a surtout dansé à la casa de la trova (1 CUC l'entrée) et trainé dans le parc en face de l'église.

Les garçons nous ont quand même bien fait découvrir la ville et conseillé les choses à voir à l'extérieur. Ils nous ont conduit à l'embouchure du rio miel et de la mer, l'endroit était super! Pas un touriste, quelques pêcheurs, des locaux arrivés en fin d'après midi, une eau calme là où les vagues étaient vraiment fortes sur tout le chemin. Il faut marcher tout le long de la plage qui s'étend après le stade, marcher marcher marcher jusqu'au bout. On a fait un tour à playa Blanca et pour ça on a rejoint l'autre rive à la nage (il y a quelques metres). Avec un peu de grimpette on a atterri sur le chemin où se trouve le panneau indiquant le cheminmenant à la plage (je crois qu'il y a un pont un peu plus loin mais j'ai cru comprendre qu'il fallait payer quelque chose et que c'est pour ça qu'ils coupaient par là). Bon alors franchement playa Blanca ca n'a rien d'extraordinaire.. y a juste du sable clair alors qu'ailleurs il est noir. Mais c'est petit, il y avait un peu de monde et des vagues assez fortes. Le temps de manger quelques mangues chipées sur le chemin et on était reparti.

Un autre jour nous avons négocié un taxi (pour 2) pour aller jusqu'au point d'où partent les visites à la cascade en bas del Yunque puis à la plage de Maguana. Ca nous a coûté 20 CUC (on a négocié sec, les premiers mecs nous ont dit qu'on trouverait jamais à ce prix) sachant qu'à Guantanamo on m'avait dit de ne pas payer plus de 15 CUC pour un taxi en direction de Maguana. Il avait un peu plu la veille donc l'eau n'était pas complètement limpide (on nous a déconseillé d'y aller lorsqu'il a beaucoup plu car l'eau devient vraiment trouble). On a payé 8 CUC l'entrée au parc (mais apparemment c'est 9? va savoir..) avec un guide pour nous conduire à la cascade (vous êtes obligé d'être avec lui). Après avoir vu el Nincho j'avoue que cette cascade là ne m'a pas trop impressionné mais c'était une balade et une baignade très sympas. Par contre il faut vraiment y aller en basket et pour monter d'une cascade à l'autre il faut naviguer, sans chaussures, sur les rochers. J'en suis ressortie avec quelques égratignures (les rochers coupent facilement en cas de chocs, même petits). La plage de Maguana est assez sympa mais là encore ça ne vaut pas les plages de l'est du pays.On vous proposera de la langouste et il y a des vendeurs d'objets en bois et autres qui parcourent la plage.

Sinon je vous conseille d'aller voir la vue depuis l'hôtel el Castillo et si vous souhaitez vous baigner dans la piscine je crois que l'entrée était à 10 CUC dont 6 en consommation.

On a finalement écourté notre séjour d'une nuit à Baracoa pour retourner à Guantanamo.

Puis direction Santiago

Santiago :

Nous y étions durant le festival des caraibes (ou festival del fuego). On a jamais réussi a trouver le programme (je l'avais oublié en France et on jamais réussi à se pointer au bon moment à la maison des caraïbes), donc nous avons suivi les manifestations artistiques qu'on a croisé au hasard des rues et des informations des gens.

Place Cespedes une scène avait été montée et on pouvait assister à des concerts gratuit en soirée. Le problème c'est qu'avec mon mètre 80 et nos traits d'étrangères bien marqués on nous repérait à 3 km.. du coup pas possible d'être tranquille plus de 10 min.. résultat on s'est posté à côté de la police et ça en a démotivé plus d'un.

Je tiens quand même à préciser que je ne me suis jamais sentie en danger ou agressée, personne n'a eu de gestes ou de paroles déplacés, et en étant ferme sur le fait qu'on était pas intéressée on se débarrassait des gens très facilement. C'est juste qu'ils sont uuuuuultra chauds à Santiago (je ne dis pas en Oriente parce qu'on a pas vécu ça à Baracoa ou à Guantanamo). Tu te fais brancher tout le temps et ton passage est accompagné d'un espèce de concert de bisous qui raisonnent aussi forts qu'un champ de grillons. Et ils se vendent les mecs, la fierté orientale et surtout santiaguera! "viens gouter un oriental, ils sont plein de saveurs les mecs d'ici" "oui alors je t'explique pour moi un cubain c'est devenu aussi exotique qu'un mojito.. et si j'avais envie de tester un oriental pas besoin de venir jusqu'à Santiago, à Paris y en a plein". Au bout de deux jours ça nous a rendu un peu agressive.. à la fin on disait même qu'on ne parlait ni espagnol ni anglais. On a rencontré un groupe de 4 filles belges qui commençaient aussi à péter un plomb.. Donc à moins que vous fassiez moins d'1m65, que vous n'ayez pas des traits d'étrangère trop marqués et que vous adoptiez le look mini short, tshirt moulant et cheveux tirés, je ne conseillerai pas à des filles, qui n'ont pas envie de se mettre sous la "protection" de cubains et qui voyagent seules, de faire le carnaval. Parce qu'avec l'excitation de la fête, l'alcool et le soleil qui cognent j'imagine que les mecs doivent être encore plus chauds!!

Pour les mecs je ne sais pas comment ça se passe par contre, c'est peut être plus tranquille!

On m'avait dit qu'à Santiago je pourrais danser beaucoup plus, que c'était là où il fallait aller si tu aimais la danse. Alors certains ont bien reçu le message puisque c'est LA ville des écoles de danse! pfffiou tu trouves que ça quand tu sors. C'était le varadero de la danse! Tu croises plein de groupes d'étrangers (beaucoup de français) à qui on a vendu la Cuba authentique à venir chercher à Santiago pour apprendre et danser la salsa. Sauf que c'est que de la poudre aux yeux.. On leur donne l'impression de sortir avec leurs potes cubains faire la fête comme les locaux alors qu'en fait ils vont dans des endroits auxquels n'ont accès que les jineteros et les cubains qu'on paie pour danser avec eux et qui bien que te matant toute la soirée, te disant que tu es trop belle à la première occasion, ne viendront jamais t'inviter à danser parce que toi tu n'as pas payé pour prendre les cours de danse.. Et tu retrouves après ces gens de retour de vacances qui te racontent leur expérience authentique de la danse et de la vie à Cuba auprès du vrai peuple.. Et je parle pas de toutes ces femmes âgées accompagnées de leurs beaux mulatos.. Bref la Cuba que j'adore... Donc grosse grosse déception côté sortie nocturne, même si on a vu des concerts sympas avec de très bons musiciens et des chanteurs plein d'énergie, le reste sonnait faux de chez faux.. et il y a finalement peu d'endroits ou sortir en comparaison de la Havane. Après nous y étions en semaine, peut être que l'ambiance est différente le week end. Et puis peut être aussi qu'on a raté les endroits où tous ces phénomènes sont moins présents.. Si certains on des adresses ça pourrait être interessant si je devais repasser par la bas! A la Havane tout ça existe aussi bien sur mais ça vient se fondre avec les autres formes de tourisme et les cubains qui ont de l'argent et qui sortent. Du coup tu n'es pas confronté qu'à ca.

En journée nous avons visité la ville, qui est très jolie et offre des points de vues avec de très belles perspectives. C'est assez sport parfois puisque ça monte et ça descend (ce qui fait aussi qu'on a de très belles vues!) et qu'il fait très très chaud. Nous sommes allées visiter el castillo, qui ressemble beaucoup à celui de la Havane (je crois d'ailleurs que c'est le même architecte). Quelques salles où est exposée l'histoire de la ville (possibilité de prendre un guide), il y avait une expo de photos sous marine lorsque nous y étions, mais surtout vous avez un panorama magnifique! Par contre 5 CUC pour pouvoir prendre des photos c'est vraiment du vol! Nous sommes également aller visiter el Cobre. Une belle Basilique où l'intérêt (depuis que je suis allée à Rome c'est vrai que je suis un peu plus difficile en matière d'église ;) ) réside surtout dans son environnement. Au milieu des "collines", depuis la route ou depuis son parvis, le paysage de cette église est splendide. Sur le chemin vous pourrez acheter des objets religieux ou des bouquets à offrir à la Vierge de la charité. Sa couleur est le jaune, c'est pour cela qu'on vous proposera beaucoup de fleurs de tournesols. Beaucoup de cubains viennent prier habillés de cette couleur.

J'aurais beaucoup aimé visiter le cimetière mais il était fermé aux visites lorsque nous nous y sommes rendues.

Je vous laisse l'adresse de notre casa dans laquelle nous nous sommes senties très bien. Elle est situé à 2 min de la place Cespedez, il y a une terrasse très agréable pour manger et la possibilité de monter sur une 2eme terrasse qui offre une vue encore plus belle. Cette maison est remplie de femmes qui vous donnent du mi amor, mi vida, avec un sincère intérêt. La seule chose à leur reprocher c'est que les prix sont un peu élevés. On a négocié la chambre à 20 CUC, le petit déjeuner à 3 (mais normalement c'est 4) et le diner avec poulet à 7 (alors que c'était 10. 10 pour du poulet faut quand même pas charrier!). Tout était bon et la chambre était propre et agréable.

J'ai beaucoup aimé découvrir l'Oriente, il y a des endroits où je ne retournerai pas et d'autres où je sais que la porte sera toujours ouverte et qu'il me tarde de retrouver. L'oriente est riche de son métissage, les peaux chocolat, ébène, caramel, les sons haïtiens, jamaïcains, les démarches voluptueuses, chaloupées des femmes, les corps bien dessinés des hommes. Les cubains d'oriente sont vraiment beaux et il s'en dégagent une vraie sensualité.

Mon cœur appartient toujours à la Havane, se sont mes premières amours, je connais ses rues, ses habitants, mais j'ai réalisé que c'est une bulle avec sa dynamique et son décalage par rapport au reste de l'île. Une ville plus "cosmopolite", plus connectée, plus branchée, surtout depuis les derniers changements de lois. Il était donc bon d'en sortir et d'aller voir ce qui se passe en dehors.

Je profite de ce post pour vous parler du très bel exemplaire du magazine SLANTED sur cuba et le graphisme. Malheureusement il n'est plus dispo à la vente, mais pour vous faire une idée : http://creative.arte.tv/fr/community/slanted-magazin-21-cuba-new-generation

Voila j'espère ne pas avoir perdu trop de monde en route avec ce long récit 🙂

Très bonne journée, nuit selon où vous vous trouvez dans le monde!

Marie
Open
MI
Mijanssens 13 years ago · Torpan
Compte rendu de voyage à Cuba en février 2012
VOYAGE CUBA : du 31 janvier 2012 au 15 février 2012 :

Comment y aller ?

vol Tui Thomas Cook/réservé via le site de Neckermann : Bxles-Varadero 530 € direct / dans ce prix est compris la carte de tourisme remise à l’aéroport de Bruxelles et la taxe de sortie à Cuba de 25 CUC remise en liquide sur place

Bon plan : prendre le supplément en Comfort plus sur le vol : places très confortables, repas, boissons, tablettes numériques…

problème urgent à Cuba : ligne Neckermann 24h/24 5/2680674 à Varadero ou 5/26880673 à La Havane

rem : carte de tourisme obligatoire remise par Neckermann : ni rature, en majuscule, adresse in cuba = RECORRIDO, boarding BRUSSELS

obligation d’avoir une attestation de couverture médicale agréée par Cuba : à demander à Europ Assistance sinon à prendre sur place 1$/jour/pp : elle ne nous a pas été demandée à l’aéroport mais qui sait ?

Taxe de sortie 25 CUC à payer en liquide sur place si on n’est pas parti avec Neckermann

Divers

Attention aux puces de sable et gégènes : prévoir antimoustiques avec deet et crème pour les démangeaisons

Electricité : 110 V ou 220 V(rare) ; prévoir des prises plates

Tel vers Cuba 00 53 …….Attention : GSM très cher : 3,5 €/min (pas de possibilité d’acheter une carte locale)/

Internet et WiFi très rare et LENT ; les casa particulares qui ont internet n’y ont accès que pour les réservations

Maximum 50 cigares de marque avec facture

Apporter savon à donner, shampoing, bic, crayons… et médicaments. Si les médicaments ont été acceptés dans un centre de santé, les fournitures scolaires ont été refusées par les instituteurs d’une école

Prendre pour usage Kleenex, papier WC.. ps : on en trouve dans les magasins mais aux mêmes prix qu’en Europe donc chers pour un Cubain

Ps : dans toutes les casa particulares nous avons reçu des draps, serviettes…

Les déplacements

Location de voiture à La Havane et retour à Varadero

9 jours du 03/02 au 12/02 attention : si la voiture est prise à 10 h du matin pour ne pas avoir à payer un supplément la rentrer avant 10h. (plus de 5 h de retard = une journée de plus)

Via Autoescape (remise si on a le Routard) confirmation 73709

Chez VACACIONAR ref : R0120X2220 adresse : Habana Hotel Parque Central Calle Neptuno e Paseo des Prado y Zulueta

On avait réservé une une Kia Caren pour 4 grandes personnes donc 5 places 735,22 € payé depuis la Belgique via le site Autoescape/

sur place : on a eu une EMGRAND, voiture chinoise très confortable,5 places, style Mercédès avec toit ouvrant, lecteur CD, air co et semi automatique (supplément de 5 CUC par jour)

caution 800 CUC+ assurance sur place 25CUC/j + 5 CUC pour ne pas avoir à payer de franchise( via carte bancaire) + retour à Varadeiro Hotel Barlovento 25 CUC en cash /

Parking : prévoir 2 à 3 CUC par nuit (rarement car on a pu se garer près des casa particulares)

Essence : : 1,2 €/L (1,4 CUC) / 1 plein = 88 CUC/EVITER LES AUTOSTOPPEURS AUX ENDROITS fréquentés par les touristes (pas en pleine campagne mais les Cubains ne sont pas normalement autorisés à monter dans une voiture de location mais…)

L’aide est rarement gratuite et Beaucoup de Jinteros !!! Ces affirmations que l’on peut lire dans les forums sont TRES exagérés. Avec un sourire on s’en débarrasse très vite car ils ne sont pas collants !

Attention : pas de carte routière détaillée à l’agence. Heureusement j’avais copié les cartes depuis le site www.novelacuba.com On y décharge la partie souhaitée. Cartes correctes et plus détaillées que celles vendues sur place

Les routes : bonnes mais attention aux trous qui surviennent au hasard même sur les autopistas (max 100 km/h)/ Ces dernières sont désertes et on y croise des vélos, des charrettes, des chevaux, des tracteurs, des vendeurs/ attention : les plaques à l’entrée de la ville ou encore celles d’une direction sont très très rares… mieux vaut demander son chemin plusieurs fois : cela se fait sans aucun problème !

Argent et prix

1 CUC= peso convertible = 0,8 € ( 1 € = 1,26 CUC) Avec les CUC on paie tout ! pas prendre des dollars car surcharge de 10% /éviter les hôtels

CUP = peso cubanà changer dans les Cadecas ou les banques /1cuc=25cup/ avec des CUP on se paie un sandwich local ( 3,5CUP), un jus, une omelette dans de petites échoppes le long des routes ou dans les rues des villes / pas nécessaire de changer plus de 15 CUC en CUP.. A la fin du voyage, on peut reconvertir les CUC (pas les CUP) en € à l’aéroport

Préférer les billets de 50 € / salaire moyen de 9 à 30 € /mois / A l’arrivée sortir de l’aéroport de Varadero, et rentrer dans le hall de départ pour y changer (- de monde)/ très peu de différence entre les cadeca et les banques

Paiement par carte : les CUC sont convertis en $ + 3% de commission

Quelques prix :

Bouteille eau minérale 1,5 L = de 1 à 1,5 CUC / Bière Cristal (très bonne et légère)= 1 CUC un peu partout (2 CUC dans les casa ou à l’aéroport)/ Mojito : 2 CUC dans les casa à 3,5 CUC dans les bars

1 Chambre pour 2 avec salle de bain : 25 CUC/

petit déjeuner (toujours très copieux : 2 jus frais, café, beurre, confiture, pain, omelette) : 3 à 4 CUC / pp

resto : entrée : 5 CUC / plat de 8 à 12 CUC + riz (2 CUC) // langouste : 8 à 12 CUC sauf à Varadero

repas en casa particular : 10 CUC (potage, entrées, plat, dessert… même de la langouste)

Cigares : Cohiba n°2 : 6,95 CUC

Dépenses totales pour 4 adultes :

Avion : 530 € x 4 + Voiture 735 € + Assurance Voiture et suppression de franchise et le fait qu’elle soit semi-automatique 278 $ (213 €)+ frais de retour de la voiture 20 € + 3 jours all inclusive à Varadero 804€+ change sur place pour le logement, les repas, les boissons, les achats, les taxis, les pourboires, les soirées 1700 € pour 4

Remarques générales

A refaire le voyage, on supprimerait les 3 jours à Varadero (horrible quand on a fait le reste) dans un all inclusive pour 1 jour de plage de plus à Trinidad et 1 jour de plus à La Havane pour l’ambiance et passer une nuit à Varadero dans une Casa Particular !

jour

Date

Descriptif

Rtd

Mich

divers/prix

M

31/1

Vol TUI JAF 207 Bxles-Varadero : 07.15 Arrivée à 12h35

vers la Havane en taxi : 90 CUC

Casa David y Lidia Diaz Calle San Miguel 426 (bajos) Entre Lealtad y Campânario

Centro Habana telefono : 0537 8797934 mobile 05 2635285 ou 05 2634874

Très bien situé entre Vedado et la vieille ville/ à 200 m du Malecon

Chambres spacieuses donnant sur un patio avec …crocodiles car David est un vétérinaire. Excellent accueil, bons repas

Repas au Castropole : en terrasse sur le Malecon 60 CUC / 4

530€

90 CUC

25CUC/ nui

4CUC/pt dej

ME

1

La Havane

Visite de la Vieille Ville/ repas et Mojitos au Très Hermanos (arrière de la Plaza Vieja) ancien bar à putains des soldats américains : excellents mojitos, bons sandwiches 60 CUC/4

17h à 19h : musica près de la casa

Repas langoustes (un peu trop cuites) à la Casa : 10 CUC /pp

117

JE

2

La Havane

Visite de la fabrique de cigares PARTAGAS : attention grosse arnaque : il n’y a plus que la boutique dans laquelle on vous fait poireauter (dans quel but croyez-vous ?) car on fait venir un taxi (à vos frais) pour vous rendre sur le site de fabrication qui a été déplacé depuis plus de 2 ans

Vieux taxi Chevrolet pour nous amener du Capitole à la Plazza de Revolution (4 CUC/4)

Promenade à pied dans Vedado/ Apéro à l’hôtel Nacional avec très belle vue sur La havane : 11 CUC pour 3 Mojitos et 1 café

Repas au El Gringo Viejo : peu de monde le midi : très bon ; 61 CUC/4

Retour par la Callejon de Hamel, tout le Malecon et la belle artère du Prado

Repas de poisson dans un Paladares près de la Casa : 60 CUC/4

VE

3

Location Voiture

Quitter la Havane : demander le plan à David

Trajet vers Vinales par la côte Nord : par autopista jusqu’à Soroal puis rejoindre la côte vers Baia Honda jusqu'à La Palma puis repiquer vers le Centre pour Vinales (route de Puerto Esperanza à Santa Lucia très mauvaise)

Soroa très beau parc naturel : belle ascension gratuite pour le mirador (30 min de grimpette)

Repas sur la route dans une échoppe : 7 sandwiches et 2 flans : 35 CUP

VINALES : logement chez Yvan et Rosi/ Ivan Ferrero Rico/ Salavatore Cisnero Interior =8 tel : 01 52641779

Excellent accueil : un peu trop macho d’Yvan et très chaleureux de Rosi 25 CUC/chbre et 3 CUc le petit dej/

Très calme et on met la voiture dans le garage de la maison/belle terrasse avec piscine

Grosse soirée dans Vinalès

SA

4

Vinales

Promenade organisée par Yvan pour 12 CUC/pp cher mais on ne regrette pas/ on est reçu chez un planteur de tabac/ dégustation de Ron+coco+pamplemousse

Achat de cigares faits maison (90% de la culture va à l’Etat) : 25 CUC/12

Prix dans les grandes maisons de cigares : 400 CUC/25

Repas à la Casa

200

DI

5

Temps couvert : on se rend quand même à la Playa Juats en 1h30 de petites routes sympas/ midi : repas vue sur mer : crevettes à 5 CUC

Une caisse cigares Cohibas Esplendidos officiel 437 CUC/25

25 CUC pour du faux…Attention : aucune boîte volée, tous les certificats peuvent être des faux….

5CUC/pp pour playa Jutias

Lu

6

Vinales-Pinar del Rio- Playa Larga: départ à 8h30

35 km de route pour Pinar avec visite de la manufacture (ticket en face 5CUC/pp)

Départ de Pinar à 11h15 : route vers Playa par le chemin des écoliers (on traverse des villes aux allures de far West, avec colonnades, cowboys ….: autopista jusque Artemisa/

Artemisa/La Canas/Alquizar/El Rosario/El Junco/Batabano/Guines/ puis autopista n°1 vers Jaguey Grande (essence avant la bifurcation)/ arrivée à Playa Larga vers 17h30

Logement chez Magaly juste avant l’antenne

Repas crocodile (10 CUC/pp) à la Casa (2 chambres) très bon accueil

Ma

7

A 40 km, arrêt à la Caleta Buena/ zone aménagée avec transat (pas de plage mais des massifs coralliens, piscine aux poissons, eaux claires) 15 CUC/pp avec repas le midi, boissons à volonté de 10 à 17h, transat (location de masque pour 5 CUC la journée)

A 15h, route pour Trinidad 180 km en 3 h : beaux paysages entre Cienfuegos et Trinidad/ bonne route

Casa Particular : chez Sara San Juan Alvarez

Logement dans une ancienne demeure coloniale avec des meubles Louis XVI ; très beau patio fleuri, avec sièges à bascule…

Très bonne adresse dans la rue Simon Bolivar 266 à 5 min du centre, très bonne literie, très propre, excellente cuisine/ parking à l’arrière 2 CUC/pp

25 CUC/chbre

4 CU pt dej

10CUC le repas

Me

8

Viste de Trinidad

Repas derrière l’Eglise de la plaza Mayor : El criollo / Terrasse et excellent e langouste grillée pour 8 CUC / orchestre très sympa Modeste et Adriano

276

J

9

Matin excursion en train (ticket à la gare) départ à 09h30 retour à 15h30 vers la Vallée Los Ingenios : beaux paysages/charme de la loco à vapuer/ arrêt un peu long pour monter au mirador (achat de nappes à 40 CUC)/ bon repas (poulet excellent) avant de faire le trajet retour et ensuite visite de Trinidad

Repas Langouste à la Casa

Soirée à la Casa de la Musica

279+303

Train 10CUC/pp

V

10

De 11h à 15h, plage à côté de l’hôtel Ancion et las Brisas : quelques paillottes avec petit resto/ achat sur la plage de mini pizzas

a-m visite du vieux quartier à l’arrière de la Plaza Mayor : assez pauvre

soirée à la Casa de la musica

300

S

11

Vers Varadero par Sancti Spiritus (beaux paysages) et Santa Clara : visite du monument au Che/ repas au centre à la Casa Cuba (bien)

Belle route sauf un morceau de l’’autopista : bcp de trous !

Remise de la voiture à l’Hotel Barlovento

On a choisi Los quatro palmas : bof bof bof….belle plage, c’est tout

Tourisme de masse dans tous les sens du terme

TELEPHONER CONFIRMATION VOL Bureau Neckermann (45) 667011 ou 45/668218

Agence Neckermann à Varadero de 9 à 13.30 et 14 à 19h à Varadero 1era avenida entre les rues 312 et 32

Rtd 254

D

12

Repos

Verre à la terrasse de l’hôtel Mansion Xanadu (5CUC le mojito)

L

13

Repos et golf au Varadero Club : offre 95 CUC pour le parcours avec série complète, chariot

M

14

Taxi (30 CUC) pour l’aéroport et vol JAF 208 à 12.55 via Cancun

Me

15

Arrivée à Bruxelles à 07.35
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LE
LeTigre 13 years ago · Lujack
Whale Watching en République Dominicaine
Voici mon carnet de vacances sur mon séjour de whale watching en Rep' Dom' . Sur VF il n'y a que quelques photos afin que les pages ne mettent pas trop longtemps à charger. Pour voir la version avec toutes les photos, rendez vous sur mon site (en signature)

Novembre 2012. Après une saison professionnelle compliquée, je suis sur les rotules et comme il me reste trois semaines de congés à prendre avant le redémarrage de la nouvelle saison, en mars je commence à réfléchir sérieusement à un eventuel voyage. Krys, pour cause de nouveau travail commencé quelques semaines plus tôt n'aura de toutes façons pas de congés avant de longs mois Quelques hésitations, et une nouvelle fois on opte pour le choix qui, s'il n'est pas le plus raisonnable (mais qui peut dire ce qui, à long terme, est raisonnable ou pas ?) est sans aucun doutes le plus agréable (surtout pour moi !!) puisque je vais partir deux semaines enfévrier 2013. La première semaine sera en République Dominicaine, et pas pour me faire bronzer dans un camp pour touriste "all inclusive" mais pour aller admirer les baleines à bosses, une des plus grosses baleines existante et qui, tous les ans, entre mi janvier et mi mars, se regroupe dans les eaux de la Rep Dom ... Pour la seconde semaine, même si la formulation que je vais employer va peut être en faire sourire certains, je me « contenterai » de passer une semaine en Floride. C'est « sur la route » entre la France et la Rep Dom' et j'ai de bonnes chances d'avoir une belle météo, ce qui, à cette époque n'est pas gagné à des latitudes plus élevées…

Pour les baleines, la préparation est super simple : quelques échanges d'email avec mon ami Pierre Gallego qui me parle depuis des années de la baie de Samana en République Dom' et qui justement, y travaille cette année encore pour une compagnie de Whale Watching ( www.whalesamana.com )

Pour la semaine en Floride, quelques semaines à discuter sur les forums de voyage afin d'établir le meilleur programme … pour moi ! Sachant que par rapport à la plupart des voyages qui se font en Floride, je n'ai pas l'intention de mettre un pied à Orlando, la capitale mondiale des parcs d'attraction. Après avoir - un peu – avalé le choc ces prix de la Floride , nettement plus élevé que dans l'Ouest US et modifié mon planning initial pour ne pas me retrouver à Miami lors du plus grand salon nautique de la planète (parce qu'a cette occasion les prix des hôtels explosent littéralement ! ) je réserve une voiture (cabriolet, forcément cabriolet !) chez Hertz puisque que ce sont eux qui ont les meilleurs tarifs sur ma période et que mes potes m'ont assurés que c'était une super-bonne-compagnie-mieux-que-les-autres, je procède aux réservations d'hôtels parce que je ne veux pas perdre quotidiennement du temps à chercher une chambre et le voyage est presque prêt, il ne reste qu'a surveiller les tarifs des vols Paris – Miami – Saint Domingue pour acheter son billet au bon moment ...

Dimanche 3 février : Départ de Roissy pour Saint Domingue, Republique Dominicaine via Miami sur American Airlines. Les différents vols sur les avions d'American Airlines ont tous eut un point commun : un inconfort certain et plus important que sur les autres compagnies avec lesquelles j'ai volé jusqu'à présent ! On comprends pourquoi AA offre les prix les plus bas sur la Floride et les Caraïbes … Le passage par Miami est à l'image de ce qui ce passe à chaque fois qu'on arrive aux USA : plutôt long et pas forcément super fun puisque malgré l'informatique, malgré les enregistrements de chaque passagers avant de monter dans l'avion, malgré l'ESTA, malgré que ce ne soit qu'un transit de quelques heures il faut remplir une fiche papier avec nos noms, prénoms, adresse, numéro de passeport […] pour les douanes afin d'attester des choses du genre « qu'on a pas été trainer dans un élevage de bovins malade juste avant d'embarquer dans l'avion » ou « qu'on n'amène pas d'escargots » … Il faut passer par les guichets de l'immigration, récupérer ses bagages, les porter pour rejoindre l'embarquement du vol suivant, les remettre aux préposés pour qu'ils soient embarqués sur l'autre avion, passer les contrôles et enfin embarquer sur le vol pour SDQ !!! A l'arrivée a Saint Domingue, bien sur il y a également des fiches papier à remplir et la « carte de tourisme » à acheter (10$ ou 10€) AVANT de passer à l'immigration. Pierre m'avait prévenu ce qui m'a évité la mésaventure de beaucoup de gens : attendre dans la file de l'immigration et une fois au guichet … se faire renvoyer pour acheter la carte de tourisme ! Et enfin, en sortant de l'aéroport on peut dire « j'y suis » ! Alors que j'ai quitté Paris une petite vingtaine d'heure plus tôt avec une température autour de 0°, les 25° moites de Saint Domingue me tombe dessus dés la porte de l'aéroport franchie. Pourtant les copains (locaux) qui accompagnent Pierre, venu me récupérer, trouvent qu'il fait un peu frais ! Nous faisons la route pour rallier directement Samana. Rouler de nuit oblige à être extrêmement prudent étant donné ce qui peut traverser la route – animaux plus ou moins gros ou humains plus ou moins éméchés - ou ce qui peut être sur la route – trou énorme dans la chaussée, travaux non signalés, véhicule arrêté voire roulant sans lumière … mais cela m'évite une nuit d'hôtel à Saint Domingue et me permet de ne pas louper la sortie de Whale Watching du lendemain matin…

Du lundi 4 février au samedi 9 février : Il s'installe naturellement un rythme assez simple : réveil suivi d'un petit déjà varié pris dans les rocking chair placés sur le balcon face à la mer … la vie est très très dure là-bas … Pierre part ensuite pour « préparer le bateau en y installant tout ce qui rendra plus instructif la sortie pour les touristes, notamment une série de livres sur les baleines. Je le rejoins un peu plus tard, juste avant le départ du trip de Whale Watching avec Sarah, la photographe (bénévole !).



Les gens embarquent, l'équipage remonte l'ancre et on se dirige vers le large. Je suis rapidement frappé par le bon niveau du bateau de whale watching de Whale Samana, le Pura Mia, car sans dire que je suis un pro, j'ai déjà fait plusieurs sorties pour voir les cétacés : à Ténérife, à Tarifa, à San Francisco et il arrive malheureusement trop souvent que ces sorties ne soient que des moyens de prendre de l'argent aux touristes… Avec Kim Bedall la propriétaire de Whale Samana, on est dans un autre univers : le bateau est confortable, les nombreuses explications sur ce que sont et comment vivent les baleines sont faites en Anglais mais aussi (suivant les nationalités présentes) en Espagnol, Français, Allemand voir Luxembourgeois (merci à Pierre de parler parfaitement toutes ses langues !) mais surtout l'équipage du Pura Mia se débrouille toujours pour que le bateau soit placé du bon coté des baleines par rapport au soleil et pour que les gens restent disciplinés et permettent à tout le monde de voir les baleines (ce qui est loin d'être une généralité dans le Whale Watching ) quand à la qualité des explications … mon vieux pote Pierre est docteur en médecine vétérinaire, spécialisé en mammifères marins et Kim consacre sa vie aux baleines c'est dire que ces gens savent de quoi ils parlent ! D'ailleurs on peut dire que c'est en bonne partie grâce à Kim si Samana est aujourd'hui considéré comme une des 10 meilleure destination mondiale pour l'observation des baleines … bref tout ça pour dire que les sorties avec Kim ne sont pas des « promène touristes » mais de vraies expériences naturalistes !















Je suis sorti en mer tous les jours et certains jours deux fois, certains trips se sont déroulés sous un soleil radieux, d'autres sous un ciel gris, d'autres encore ont commencé sous des averses tropicales pour se terminer sous le soleil. Des fois la mer a été plate comme sur un lac tandis que d'autre fois il y avait une belle houle qui rendait la photographie sportive (les 2 mains prises pour photographier … il manque une main pour se tenir !). Certaines fois les baleines nous ont fait un véritable show alors que d'autres fois elles sont restés timides… Kim dit que « Each trip is different » (chaque sortie est différente) et c'est vrai mais de toutes façons, à Samana, on voit plus de baleines (en nombre) et plus de baleine (en surface de baleine ) qu'ailleurs et si, dans ces autres lieux, on s'extasie lorsqu'on voit un souffle, une nageoire dorsale ou une nageoire caudale, ici c'est le Grand Jeu car les baleines à bosses sont là pour s'accoupler et l'année suivante mettre au monde le jeune baleineau, du coup, et sans qu'on sache vraiment pourquoi, elles ont un comportement assez impressionnant puisqu'ils peuvent aller jusqu'à des séries de sauts complets de la baleine hors de l'eau !!! Il faut savoir que la totalité des baleines à bosse de l'Atlantique nord se regroupe entre mi janvier et mi mars dans les eaux Dominicaine, au large de l'ile, dans la zone nommée Silver Banks et déclaré Sanctuaire pour les Mammifère Marin par la Republique Dominicaine pour la majeure partie et dans la baie de Samana pour une petite partie des baleines Si ces comportement sont époustouflants, tenter des les photographier correctement est un exercice extrêmement difficile car la plupart du temps on ne sait pas ou la baleine va se montrer et malgré la taille de l'animal tout va extrêmement vite. Si je décompose l'action, on est sur un bateau qui bouge au gré des vagues en train de scruter la mer à 360 degré autour du bateau. D'un coup, quelqu'un repère quelque chose et crie. Au mieux il annonce correctement la position de ce qu'il voit mais le plus souvent c'est « LA BAS ! » Il faut alors repérer ce qui est montré, viser avec l'appareil photo, cadrer, faire le point et déclencher … Et pour réussir à avoir autre chose qu'une queue qui s'enfonce dans l'eau au milieu d'une gerbe d'eau il faut être sacrément rapide et avoir un appareil photo encore plus rapide !!! Je peux vous assurer que les cétacés sont beaucoup plus durs à photographier que les animaux terrestre ou même que les oiseaux qu'eux, au moins, on voit arriver !!! D'ailleurs, si je n'avais pas eu un appareil photo reflex plutôt bon (EOS 7D) et un zoom télé qui va bien (100-400) j'aurais souvent posé le matériel pour simplement apprécier le spectacle sans frustration et j'aurais acheté le CD avec les photos des baleines vues qui est réalisé en temps réel par Sarah parce qu'a moins d'avoir une chance monstrueuse, il faut que les choses soient claires, ce n'est pas QUE le matériel qui permettra de ramener de bonnes photos mais le matériel PLUS l'expérience !! Mis à part les sorties de whale watching, le reste des journées et des soirées se déroule entre des courses alimentaires, des ballades en canoë sur la baie, une visite à un ami de Kim qui a réalisé un superbe jardin tropical et des repas dans les différents restos de la ville, plus particulièrement l'excellent Restaurant Mata Rosada que je recommande chaudement et l'incontournable Café de Paris.

Bilan de la semaine à Samana : Du coté du whale watching c'est tout simplement éblouissant, impressionnant, époustouflant et out un tas de qualificatifs en " ant " !! Coté vie au quotidien à Samana, les coupures d'eau sont plus que fréquentes car le réseau hydraulique est comme il est dans un pays à peine sorti de l'extrême pauvreté : fragile ! Ce qui veut dire que les tuyaux cassent souvent, que lorsque ça arrive les services coupent l'eau, mettent plusieurs jours à réparer puis remettent l'eau avec une pression de dingue ce qui fait qu'après quelques heure … les tuyaux cassent à nouveau !!! Le problème est tellement fréquent qu'en haut du bâtiment il y a une réserve d'eau, un tinaco, qui donne un petit filet d'eau coulant par gravité lorsque l'eau de ville ne fonctionne pas… C'est pas le Pérou mais ça permet une petite douche à l'eau froide ! (Enfin il faut relativiser, l'eau est à température ambiante donc de l'eau froide en Rep Dom ce n'est pas de l'eau froide en France !) Et il y a aussi quelques coupures d'électricité … En une semaine là-bas, je n'ai jamais réussi à avoir eau courante ET électricité en même temps mais ... entre ces petit désagréments et passer une semaine dans un club ... je prends l'eau froide ! :)

Suite du carnet de voyage dans Flaneries en Floride
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CE
Ceridwenn 13 years ago · Nikoko186
Retour du circuit "Parfums de Cuba" du 22 août au 5 septembre 2008
Bonjour, Je suis partie à Cuba du 22 août au 5 septembre 2008. Nous avons choisi de partir avec Vacances Transat: une semaine de circuit "Parfums de Cuba" + extension balnéaire à Varadéro. C'était la première fois que nous faisions un circuit. Il y a des avantages (on voit enormément de choses; on est en groupe; on ne conduit pas) et des inconvénients (le bus; on prend moins le temps de découvrir par nous même; on est repérés à 10mille quand on débarque du bus). Ceci dit, je ne souhaitais pas faire de voyage en back-packer; j'estime ne pas avoir encore assez d'expérience et surtout ne connaissant pas Cuba, je ne sais pas si j'aurais su me débrouiller! Et puis, il faut dire aussi qu'on voulait des vacances pas prise de tête, voir plein de choses mais avoir un certain confort. J'espère que mon experience servira à certains d'entre vous qui souhaitent partir à Cuba. Il est vrai qu'on entend beaucoup parler des casas particular et on se sent parfois mal de choisir un moyen plus classique de partir (même si effectivement la casa particulaur doit être une experience vraiment differente!!!!)

Voici donc le récit de mes vacances:

JOUR 1 : Arrivée.

On sort de l’avion, il doit être aux alentours de 16h, il fait ultra chaud, on a du mal à trouver son souffle (humidité). Dès la sortie de l’aéroport, on sait où on est : il y a plein de voitures américaines des années 50 garées sur le parking!🙂 On monte dans le bus, j’ai l’impression à ce moment-là que la moyenne d’âge est de 50 ans… on a 26 et 28ans ! (finalement il y aura des gens de 22 à 60ans: c'était génial, on a parlé avec plein de monde et on s'est entendu très bien avec certains en particuliers...on a même rencontré un couple à la douane en arrivant qu'on a recroisé plusieurs fois et on a sympathisé!) On arrive à l’hôtel Occidental Miramar (dans le quartier de Miramar donc). Hôtel très sympa (un 4-étoiles), avec une grande piscine, une fontaine dans le hall d’entrée. On apprend que lors des repas à l’hôtel, seulement deux boissons sont comprises (un verre de vin et un verre d’eau) pour le reste il faudra payer ! (genre 2 ou 3 CUC la bouteille d’eau !) La chambre est spacieuse, vue sur la piscine, c’est sympa ! Le soir il y a des chanteuses cubaines au bar, c’était divin !

JOUR 2 : Pinar del Rio, Vinales On visite une fabrique de tabac, pas le droit de photographier à l’intérieur. C’est assez sympa, mais on est quand même mal à l’aise à l’idée de venir regarder des gens qui travaillent !! Malgré tout, c’est intéressant : les gestes sont précis et rapides…et puis l’odeur de tabac bien sûr ! On marche un peu dans le village de Vinales, il n’y a pas d’autres touristes que nous, on commence à remarquer des charrettes tirées par des chevaux, des rocking-chairs devant toutes maisons, etc. ! On a vu une « cabane » de séchage du tabac, il y en peu car la saison est sur la fin. La guide se fait une luxation du genou à cet endroit ! On rencontre même un cubain tout fier de son américaine, il me laissera monter dedans et prendre une photo avec lui !! On prend le bus pour aller manger dans la région de Vinales, on voit les Mogotes baignés de soleil, c’est juste magnifique ! (ils y ont tourné Terre Indigo, feuilleton de l’été avec Christiana Reali) Là on mange dans une grotte (il y a un resto) ; j’ai aimé car le cocktail qu’ils proposent est délicieux ! (miel, orange, citron, rhum). A l’intérieur il y a des poules en liberté, puis on passe un « couloir » dans la grotte et on arrive au restaurant à proprement parlé. Il y a de la musique cubaine, la nourriture est plutôt bonne !! Par contre, on commence à comprendre deux choses importantes pour notre budget : 1° il faut donner une pièce a madame pipi pour aller au toilettes (et surtout avoir du papier) ; 2° les boissons ne sont pas comprises même lors des repas (on n’avait pas compris ça avant le dé part : on croyait q ce serait uniquement les boissons en dehors des repas ou du traditionnel verre d’eau !), du coup on va quand même dépenser en 16 et 20 CUC par jour pour boire et aller aux toilettes !! Au retour, on veut faire les photos des Mogotes mais évidemment il pleut on est un peu dégoutés car elles étaient magnifiques à l’allée ! Ce n’est pas bien grave, nos photos sont quand même pas mal !! Le soir on dort à la Havane de nouveau.
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NI
Nicodemus 14 years ago · Jemaflor
Un peu d'histoire des Antilles...1ère partie
Bonjour a tous, Il est vrai que quand on voyage, on a surtout envie de découvrir le pays et les gens qui l'habite, normal!... Pourtant, il est très intéressant de connaître un peu l'histoire des Antilles... En effet les premiers habitants, connus, des îles de l'arc Antillais étaient des indiens originaires du bassin de l'Orenoque en Amérique du sud; Il y a eut plusieurs vagues de migration, la première étant entreprise par les Arawaks ( le peuple des aras), ils leur fallut bien du courage pour affrontr la mer en canoë( ces canoë pouvaient dépasser 40 metres de long!!!)pour atteindre les premières cotes Antillaises. Pendant leur voyage, qui durait des semaines, ils emportaient des graines et des plantes (dont le fameux manioc), mais aussi des animaux, oiseaux...; Il va sans dire que c'étaient de grands navigateurs... Quand ils atteignaient une cote, ils visitaient l'île et, d'après ses caractéristiques particulières, ils lui attribuaient un nom ( exemple: Jamaica/ qui en Arawak se prononce et s'écrit XAMAICA, ce qui signifie terre d'eau(potable) et de bois(cuisson des aliments, fabrication de canoë...) et pour St Martin ils l'ont appelé soualigua( ce qui veut dire en Arawak: l'île de sel)... Evidemment cette façon d'appeler un endroit par ses richesse naturelles était très utile quand on voyageait de long mois en mer( exemple: si l'on manquait d'eau, on fesait un pause sur l'île de XAMAICA...).Le peuple Arawak est un peuple pacifique, qui place la creation au centre des rites religieux et de la culture... Pour les Arawaks ( a tort appelés tainos par les conquistadors car tainos en Arawak veut dire Homme), ce sont les aras qui ont créer l'être Humain ainsi que tout l'Univers, un couple de Ara plus exactement( le ara est le plus gros et le plus "beau" des perroquets vivant dans la forêt Amazonienne)...Il est prouvé que ce peuple a "coloniser" tout l'arc pour s'y installé progréssivement...Puis sont arrivé une autre vague migrante, celle la était l'oeuvre d'un peuple enemi des Arawaks : les Caraibes... Les Caribes étaient guerriers et mangeurs de chair humaine, Ils "colonisèrent" toutes les petites Antilles.Les raids Caraibes ne sont jamais venu a bout de deux île Arawak: la Jamaique et St Martin. Il faut dire que le peuple Arawak était très bien organisé, ils avaient développer des techniques de pêche, de chasse et de culture assez inédites: ils constituait de véritable pisiculture prés des plages en dressant un série de réseaux aquatique ou les poissons rentraient a marée haute et restaient emprisonnés a marée basse ( ce system permettait ensuite de nourrir les poissons et de les pêcher en fonction des besoins en poisson de la tribue!).Autre technique très intélligente pour la pêche: ils pêchaient avec l'aide de rémora, après avoir élevés des rémora (poisson a ventouses que l'on trouve "collé" au requin ou a la raie), ils attachaient le poisson sous une tortue;A chaque prises de la tortue on tirait sur la corde qui remontait la rémora attachée a la tortue avec sa prise( pêche d'autant plus écologique que l'on n'utilise pas d'ameçon).La société Arawak était parfaitement structurée: un chef, appelé cacique; un guérisseur, appelé chaman; les chasseurs, pêcheurs et le reste du village ( la case du chef vivant au milieu du village Arawak). Le peuple croyait aux Zemes( esprits de la nature, forces, symbolisés par des sculptures en bois), ayant compris cela le cacique et le chaman organisaient des rituels religieux ou le "zemes s'adressait a eux"... En faite des archéologues ont compris la supercherie: la statue en bois, représentant souvent un animal, était creusée par un trou qui était placé de l'arrière de la tête jusqu'a la bouche, ils faisaient passer un tuyau qui se prolongeait de l'arrière de la tête jusqu'a eux et discrètement parlaient au peuple( le peuple étant placés devant le zemes ne pouvaent se rendre compte de la manipulation)... Ce moyen est d'autant plus efficace qu'ils réglaient les conflits, expliquait les catastrophes naturelles... Etant donné la riche et exceptionelle culture des Antilles, je préfère vous faire part de son histoire par... partie. Vos encouragements seront les "indicateurs" consernant la publication de la 2eme partie, merci a tous d'avoir pris le temps de lire ce modeste résumé, j'espère que, comme pour moi, il vous a permis de rêver et de vous évader pour un moment du train-train quotidien, de découvrir les Antilles d'une autre façon.
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Ally310 14 years ago · Wolfajoe
Récit et photos séjour 2 semaines en Guadeloupe - mars 2012
N'ayant ni site ni blog, et pour "boucler" la boucle à la suite des avis, conseils et suggestions trouvés ici, voici le récit, les prix ainsi que quelques photos de notre séjour de 2 semaines en Guadeloupe du 10 au 24 mars 2012.

Samedi 10 mars Vol (prix : 764 euros suite promo) Arrivée à l'aéroport Paris Orly 3h avant le départ prévu à 11h15. Enregistrement et passage du contrôle sans encombre. Enfin vient le moment d'embarquer. On passe au tout début car nous sommes au 9A et 9B et on peux prendre quelques magazines gratuits dans le tunnel qui mène à l'avion. Les sièges sont assez serrés, ça promet d'être long (durée 7h55)... Décollage, repas et bonne surprise, beau plateau, copieux et bon. Pour occuper les 6h restantes, 3 films récents "Hollywoo", "Un jour mon père viendra" et "Intouchable". Arrivée à Point-à-Pitre, 14h50 heure locale (19h50 en France) On appelle la navette Pro-Rent pour venir nous chercher puis on récupère la voiture de location dans leurs locaux, zone de Jarry à 10 mn de l'aéroport.

Voiture (prix : 327 euros) On a une C1 (minus), on a 3 valises imposantes (chaussures de rando, palmes-masques-tubas, serviettes plages.. ça prend de la place et faut prévoir en plus pour les souvenirs du retour !) et déjà ça bloque, il n'y en a qu'une qui rentre dans le mini-coffre, les autres tiendront sur les sièges arrières... On fait le tour, on nous avait dit de bien tout noter (rayures, bosses) et on a bien fait car certains trucs on été oubliés. Les rayures superficielles ne sont pas comptées. C'est parti... direction Trois-Rivières. Pas trop de souci pour retrouver notre route, ya pas 50 chemins de toute façon ! L'état de la route est plutôt bon.



Gîte (prix : 270 euros) Aux derniers mètres avant d'arriver au gîte Bel'Ziguane à Trois-Rivières, frayeur car une méga pente se dresse devant nous.. La voiture n'ayant pas trop de chevaux, on fait le tour par un côté moins pentu (merci les gars de la ville pour le raccourci), on ne sait jamais... Le proprio nous accueille chaleureusement, notre studio au RDC de leur maison est petit (chambre et salle de bain/wc) mais très propre et la piscine est à 2 mètres avec vue sur les Saintes... Comme on est samedi soir, petit tour à l'épicerie pour faire le plein pour le week-end. Plongeon dans la piscine, un ti-punch, on est au paradis... ou presque, le temps est gris, lourd mais gris...







Dimanche 11 mars Cascade Paradise Direction Capesterre-Belle-Eau pour aller faire une cascade dont on dit que le décor ressemble à une pub pour le gel douche Tahiti (dixit le Routard) ! La route serpente, monte, descend, ça avait l'air tout proche sur la carte routière et finalement, pour une première approche de la Guadeloupe, c'est chaud ! On trouve avec difficulté le petit parking pour la cascade (non indiqué) et on descend par de grands escaliers assez raides (le retour s'annonce dur !). En fait, il est situé en contre-bas du grand parking pour les chutes du Carbet. En 30mn et à travers la forêt tropicale, jolie cascade avec une eau verte transparente et des lianes et feuilles au dessus, ça claque !! Petit incident (déjà) sur les rochers, ça glisse, on l'apprend à nos dépens.

Chutes du Carbet (prix : 3,60 euros) Nous ne pensions pas être si proche des chutes du Carbet, alors pendant qu'on est là, on y va. L'entrée est payante, 1,80 euros par personne pour monter. Il y a 3 chutes. La 2e est la plus proche et la plus accessible, en 20 minutes c'est fait. La chute est assez loin, un arbre gêne pour les photos. On décide d'aller voir les 1ères chutes, à 1h45 de là... On comprend sur le chemin la signification du "D" à côté du nom du circuit et dont nous n'avons pas prêté attention... "Difficile"... oui on s'en rends compte, surtout qu'il se met à pleuvoir. Il faut parfois escalader, grimper à l'aide d'une corde, la pluie n'arrange rien, ça glisse... Nous ne ferons pas les derniers mètres tant c'est raide mais on voit la chute quand même. Un peu déçus mais bon, c'est que notre 1er jour alors on se la joue cool.. La 3e chute était fermé pour cause d'éboulement.



Plage de Grande Anse à Trois-Rivières Il fait un peu frais mais on va sur cette plage au sable noir volcanique. Il y a pas mal de vagues, ça tanguent ! L'arrière est un peu sale : papiers et poules qui trainent.

Lundi 12 mars Basse-Terre On devait partir à la Souffrière mais il fait gris (où est le grand soleil de la Guadeloupe ??) alors on part au marché de Basse-Terre. Ca change de Trois-Rivières ! C'est la préfecture alors il y a du monde et de la circulation. Comme on arrive le matin, on a de la place pour se garer le long de la mer. Le marché est plutôt joli mais petit, il aurait fallu venir le week-end, tant pis... On repart avec une noix de coco (sans goût), une corossole (visqueux, bof), une papaye (bof aussi) et un ananas (très bon !). On a du mal à penser qu'il s'agit de la préfecture de l'île... c'est assez sale, les bâtiments en mauvais état.





Distillerie Bologne (prix : 11,60 euros) En direction de Baillif, la distillerie est en face du stade de foot, elle domine. On fait la visite guidée, guide sympa, puis le tour de la propriété : historique, ingrédients, élaboration... Champ de cannes, eau de la source, cuves, embouteillage... 1h30 de visite + dégustation à la fin de toutes sortes de rhum : blanc, vieux, arrangé, punch, planteur... Mon préféré : le punch au maracudja (fruits de la passion). Petit tour à la boutique (on nous a dit que c'était le meilleur rhum de la Basse-Terre !!) où on fait le plein (pour nous et la famille !).





Après cette visite on cherche un coin pour déjeuner. On s'arrête au départ de la rando "la rivière rouge" mais on s'en va car c'est littéralement une décharge à ciel ouvert, il y a pourtant plein de carbets où il devait être agréable de déjeuner en famille, là, ça craint. On a même pas trouvé le départ de la rando. Quel dommage (et malheureusement ce souci n'est pas isolé)... Du coup, on part pour tenter "le saut de matouba" mais des randonneurs reviennent et nous disent qu'il y a des planches cassées de partout et que c'est sale du coup, on repart ailleurs. A zapper compètement.

Mardi 13 mars Les Saintes (prix : 36 euros + 2 euros + 8 euros) Le proprio du gîte nous a acheté les places à l'avance avec sa carte résident, les + : moins cher et billet en poche. Le bateau part à 9h. On laisse la voiture au parking payant (2 euros pour la journée). 15 minutes de traversée, ça bouge pas de trop. A l'arrivée, pas de scooter ou de vélo, nos pieds suffiront. Bien prendre la carte des Saintes à Trois-Rivières (à l'achat des billets) car une fois là-bas, la carte est payante. Comme nous avions déjà les billets, nous n'avions pas de carte et c'est pas facile de s'y retrouver ensuite ! On grimpe au Fort Napoléon direct car il n'est ouvert que le matin. Entrée payante (prix : 8 euros) puis on suit la visite guidée de l'expo intérieure. Jolies vues, panorama sur la baie, réputée être l'une des plus belles du monde. Puis peu avant midi, on se dirige vers la plage la plus proche, la plage de Pompierre. Une odeur s'élève.. des algues ont envahi les 3/4 de la plage... dommage car elle est plutôt jolie. D'autres plages sont à découvrir : direction la plage de l'Anse Rogrigue. Sur le passage, la plage de grande anse, interdite car trop de courant. L'Anse Rogrigue est toute mignonne mais assez petite et il y a beaucoup de cailloux dans l'eau alors que le sable est blanc. Et c'est déjà l'heure de repartir, la journée est passée trop vite ! On a pas eu le temps de faire grand chose, on aurait dû prendre le scooter... Il parait qu'il fallait aller au Pain de Sucre pour aller faire du snorkeling, on a loupé ça, dommage.









Mercredi 14 mars Trace du bassin bleu Plateau du palmiste à Gourbeyre (il faut y arriver !). Rando boueuse (il a plu la nuit car c'est en hauteur) mais jolie parmi la forêt et très rapide ! Pour accéder au bassin bleu, 1h à tout casser pour l'aller-retour. Il est possible d'aller à la cascade de la parabole mais il faut remonter la rivière dans son lit et la chute du 1er jour est toujours dans les esprits..

Maison de la banane (prix : 16 euros ) A Trois-Rivières. Expo sur la banane, maison du planteur : on apprend par exemple que la banane est un fruit que l'on trouve toute l'année et que le bananier est une herbe et non pas un arbre. Visite libre dans le jardin botanique, du coup, pas d'explication sur les espèces, c'est dommage. C'est cher, pas de visite guidée, mouais...





Distillerie Longueteau A Capesterre : gratuit mais rien à voir... Le routard lui donne 3* bon je sais pas pourquoi.. on a pas dû y aller au bon moment.

Jeudi 15 mars Vieux-Fort Arrêt dans la matinée dans ce joli petit village de pêche : son fort, son phare, son port.





Puis déjeuner chez des locaux à St-Claude (c'est mi-carême alors c'est férié !) au menu : chique-taille de morue (aïl, morue, tomates, oignons, piment), crudités, bébélé (tripes, queues de cochon, arbre fruit à pain..), colombo de cabri, flan au coco et abricot-pays au sirop. Autant dire qu'on en pouvait plus !

On sort de table trop tard donc pas possible de faire la rando "le tour de Houelmont" à Gourbeyre. A la place, promenade sur la marina puis la plage de Rivière-Sens à Gourbeyre, on assiste à un magnifique coucher de soleil.



Le soir, repas poulet/ouassous préparé par la proprio. J'adhère pas trop aux ouassous.. ce sont des grosses crevettes, c'est bon mais sans plus.

Vendredi 16 mars Souffrière à St-Claude Il fait gris mais tant pis, ce soir, on part de Trois-Rivières alors c'est aujourd'hui ou jamais... Ca grimpe, ça grimpe pour arriver au parking des Bains Jaunes (avec une source chaude), il y a un peu de monde mais on se gare sans souci (attention aux bas-côtés, les bas de caisse des voitures de loc n'aiment pas bien). C'est parti, on suit la rando "le pas du roy", rando "D", difficile aïe... Jusqu'au parking de la savane à mulets, ça va, puis ça se complique. Le brouillard est dense, on ne voit pas grand chose, il se met à pleuvoir au milieu du parcours, la galère... Il faut grimper sur des rochers glissants et la dernière partie du parcours, c'est carrément de l'escalade. Au bout de 2h, nous sommes en haut mais quel dommage, on ne voit rien !!! La descente est un peu compliquée car la pluie rend les rochers encore plus glissants que d'habitude. Mais bon, c'est plus facile quand même ! On quitte notre gîte à Trois-Rivières pour Pointe-Noire après un repas bokit acheté à Basse-Terre. Pas cher et méga copieux !

Caféière Vanibel (prix : 12 euros) Sur le chemin qui mène à Pointe-Noire, on s'arrête à Vanibel plutôt qu'à la Grivelière. Le routard et les locaux nous ont dit que la route était très étroite... Au vu de celles que nous avons déjà empruntés, on ne s'y risque pas (oui on aime définitivement pas les risques et surtout quand il s'agit de la voiture de loc !). On fait la visite de 15h30 avec Joël (l'autre visite de la journée est à 14h30). Cette exploitation de café, vanille et banane est familiale. Le guide explique très bien (mention spéciale d'ailleurs), prend le temps de nous exposer son travail, de nous tester sur nos connaissances, vraiment, ce fut un plaisir !



Kaz la Traversée à Pointe-Noire (prix 39,50 euros) Village éco-gîtes situé derrière la maison du cacao. C'est comme au camping mais au lieu de tentes, ce sont des cases en bois. Il y a juste une chambre avec moustiquaire, une terrasse avec table et chaises puis un kit cuisine avec poêles, casseroles, plaques gaz et glaciaire. C'est très bien pour se faire à manger quand on a un petit budget. Un bâtiment central regroupe les toilettes, les lavabos et douches, les éviers et frigos (un étage nous est attribué). Tout est en bois, ça pourrait être vraiment top mais ça ne vieilli pas super bien. Le ponton qui mène à la plage est un peu abîmé mais avoir la plage pour nous tout seul, c'est appréciable ! La case n'est pas super clean mais le charme opère grâce à la déco tout bois, les couleurs créoles, c'est assez typique.



Samedi 17 mars Le saut d'Acomat A Pointe-Noire, le saut d'Acomat n'est pas facile à trouver !! Il faut prendre la bonne route (et je ne m'en souviens plus !) et ce n'est pas si simple (surtout quand les locaux nous envoie sur des routes improbables...). Une fois sur le petit parking, le chemin est au pied du panneau indiquant qu'il est interdit de sauter du haut de la cascade. La descente est un peu chaotique et la traversée de la rivière aussi mais une fois au pied du bassin (accès en 30 minutes), la jolie cascade et ce bleu incroyable vaut bien la peine ! L'eau est fraîche mais quel bonheur !

Plage de Grande Anse à Deshaies Jolie plage, pas trop de vagues mais le fond plonge vite. On va déjeuner au lolo "Arc en Ciel" où nos assiettes nous ravissent "poisson vivaneau" pour l'un, assiette créole (boudin créole, chatou : à tomber, lambis, riz safrané) pour l'autre, miam, on s'est régalés pour 20 euros à 2 avec les boissons (8 euros le menu : entrée, plat, dessert) !

La route de la Traversée Maison de la forêt, expo sympa et sentier d'interprétation facile, d'une durée de 20 minutes, immersion dans la forêt tropicale.

La cascade aux écrevisses Sentier accessible à tous, très rapide mais très touristique ! Mouais, ya mieux, c'est qu'on est devenu exigeant !

Arrivée à Anse-Bertrand. Mauvais pioche pour le gîte... C'est une arnaque, au lieu du bungalow prévu et soit disant inondé, on nous propose un grand appartement au dessus de la proprio mais sale... Nous n'y resterons que 2 nuits (que nous ne paierons pas), le temps de trouver autre chose.

Dimanche 18 mars Pointe de la Grande Vigie à Anse-Bertrand Un paysage de Bretagne nous a t-on dit... Effectivement, des falaises au petit matin, c'est vivifiant !

Nous rejoignons des amis à St-François, à la pointe des châteaux car ils vont nous emmener visiter un gîte tenus par des amis à eux. Il est parfait, nous nous y installerons dès le lendemain matin !

Plage de Sainte-Anne Puis direction Sainte-Anne pour retrouver des amis locaux qui nous attendent avec la table, les chaises, les marmites et le ti-punch sur la plage publique. Ce petit pique-nique local était au top ! Au menu : jus de goyave frais, chique-taille de morue, dorade grillée et dorade en sauce, oeufs de poissons (bof), plat de viande et riz brun, gateau au chocolat et sorbet coco ! Une baignade dans de l'eau cristalline ensuite... Parfaite pour les familles car on a pied assez loin. C'est déjà l'heure de remonter à Anse-Bertrand (trop loin de tout...)

Lundi 19 mars On va voir la plage de la Chapelle à Anse-Bertrand, elle est comme sur les cartes postales, avec des cocotiers, des carbets et du sable blanc...

Nous partons ensuite pour la plage du Souffleur à Port-Louis et encore waou !! Petite séance baignade mais surtout snorkeling. Il y a un endroit avec énormément de poissons et d'oursins.







Ensuite, direction la Porte d'Enfer que nous avons loupé la veille. Le parking est au niveau du resto chez Coco. La balade est sympa, la couleur de l'eau magnifique malgré les algues. Un sentier rocailleux mène au trou de mam coco. Il n'est pas indiqué et il faut le deviner car on ne le voit pas super bien. On aperçoit malgré tout le trou béant creusé dans les rochers.



RDV à St-Fançois pour la prise du gîte, (prix : 250 euros pour 5 nuits) c'est un Clévances, 1 clé, avec une piscine commune avec l'autre gîte (pas de vis à vis depuis la terrasse).

Pointe des châteaux Il est un peu tard mais il y a beaucoup de monde. Nous montons jusqu'à la vue panoramique par un petit chemin qui monte parmi les roches. C'est plutôt facile et il faut compter 20 minutes pour accéder au point de vue (La Désirade, Petite-Terre et Marie-Galante).

Mardi 20 mars Excursion à Petite Terre (prix : 150 euros avec réduction guide Ekonomiz au lieu de 160) Départ à 8h15 de la marina de Saint-François (être là 15 mn avant). On pose les tongs dans le panier et on monte à bord du catamaran Tip Top Two de 22 mètres. Jus et café offert. En route pour 1h15 de navigation. Moi qui avait opté pour un cata car j'avais le rêve de naviguer à voiles... raté, le moteur est bien présent, et à priori nécessaire pour atteindre Petite-Terre en un temps "correct". Sur le point d'arriver, des dauphins nous accompagnent, c'est magique, il y en a plein ! Arrivée à Petite-Terre, un bateau nous emmène jusqu'à la plage et le capitaine du cata nous fait une visite guidée de l'île : les iguanes, le phare, le paysage, le classement en réserve naturelle et l'histoire. Et c'est l'heure du palme-masque-tuba. On s'éloigne un peu et on commence à voir quelques jolis poissons. Légère déception car il y en a moins qu'à Port-Louis. Le repas se passe à bord du cata, il faut donc reprendre le zodiac pour remonter sur le bateau. On mange bien, nos voisins ont vu des tortues autour des bateaux de tourisme amarrés mais surtout un gros requin (preuve à l'appui avec leur appareil numérique)... ils avouent être allés trop loin, derrière la barrière de corail et ont un peu flippé... Retour sur la plage, plongée... Raies, requins-citrons nous font honneur en nageant au bord de l'eau.. En allant plus loin, Mr verra un barracuda de près et ensemble, nous verrons un requin, pas énorme mais suffisant pour nous filer un léger coup d'adrénaline et nous faire faire demi-tour ! 15h30 (déjà) !!!!!!! il faut repartir. Tous les bateaux partent en même temps. Il fait beau, chaud, le retour et le soleil qui commence à décliner, j'adore !!! On arrive à 17h30 à la marina.













Mercredi 21 mars Excursion à Grand Cul Sac Marin (prix : 70 euros) Départ à 9h de Sainte-Rose, au port de pêche via Regy balades. Nous avons bien fait de partir 2h avant de Saint-François car les embouteillages au Gosier, piou la galère ! Nous ne ferons que la demie-journée. Direction l'Ilet Caret en bateau à moteur. Environ 15 minutes de bateau avant d'atteindre cet îlot au sable blanc... C'est très sympa, l'eau transparente, magnifique ! On fait un tour de l'île (bon c'est vite fait certes) puis c'est l'heure de l'apéro... déjà ? 10h30, ah quand même... Ti-punch et planteur. Regy, dynamique et fort sympaqthique nous explique que le rhum que nous buvons est le meilleur du monde... du Père Labat de Marie-Galante... et nous découvrons qu'il est originaire de là-bas.. chauvin le Regy ?? Il nous conseille de le déguster avec simplement une cuillère de miel.. pas mal, ça adoucit un peu mais ça reste du rhum à 59° ! Puis nous partons avec l'un des bateaux (nous sommes seuls !) avec un guide rien que pour nous qui nous emmène sur l'île aux oiseaux (impressionnants !), et nous fais découvrir la mangrove et les palétuviers rouges puis l'îlet blanc... Une barque de pêcheurs est là pour rendre la photo incroyable... L'eau est transparente, l'île minuscule mais avec un peu de végétation. Il paraît qu'il n'existe pas d'îlet avec juste un banc de sable par ici... le mythe de l'île déserte s’effondre, mince alors !









Direction la plage de Grande Anse à Deshaies pour le déjeuner, mais mince le lolo "arc en ciel" où nous avons mangé il y a quelques jours a été fermé par les services sanitaires la veille... Apparemment, aucun des restos sur un côté de la plage n'avaient ni eau ni électricité... Du coup, seuls 3 restos se partagent les clients, on choisit le cacao café. Blindé alors on patiente dans la mer, elle est bonne, c'est calme, le pied... Au cacao café, le service est d'une longueur.... ok, un groupe de 12 va arriver et rien n'est prêt... par contre, très bien mangé malgré le prix un peu copieux... Mais ma brochette géante de la mer avec des pieuvres, ouassous, poissons, un régal... Mention plus que spéciale pour la pieuvre, c'était délicieux ! (prix : 40 euros).

Avant de rentrer, direction Sainte-Rose et la plage des Amandiers. Une odeur affreuse nous effleure les narines... Un espèce de petit chenal à côté de la plage contient de l'eau stagnante et plein de détritus. Nous avons tenté de faire une rando à proximité mais les nombreuses carcasses de voiture nous font faire demi-tour.

Jeudi 22 mars Canyoning à Bouillante (prix : 55 euros) J'en avais envie depuis la préparation du voyage : du canyoning !! Bon pour les débutants... RDV chez Canopée, plage de la Malendure (encore les embouteillages à Gosier), on arrive à 9h. Débrief-café-jus avec les participants et Dom notre guide. Il est d'une gentillesse... il nous rassure, fait le tour des bobos de chacun (ancienne entorse ou autre), il nous explique précisément ce qui nous attend, les obstacles, la possibilité de les éviter... Anne nous équipe en combi et baudrier. Nous allons faire une rando découverte "Gorges" avec deux sauts, deux rappels et un toboggan. D'une durée de 3h30, Dom nous donne des précisions sur la flore locale. Il faut quand même faire attention car nous remontons la rivière et les rochers sont glissants mais le paysage est magique, on découvre la forêt tropicale d'un angle totalement différent. Dom nous indique que régulièrement, il découvre des surprises sur les parcours, dû aux tempêtes, cyclones, éboulements qui modifient les paysages et les cours d'eau. Le dernier rappel de 20 mètres est impressionnant... le plus dur, c'est de faire le premier pas pour se laisser aller dans le vide après, ça va tout seul même si la cascade à côté de laquelle on descend nous mouille copieusement ! La paroi verticale est lisse, mouillée, le seul remède : s'asseoir et être perpendiculaire... j'ai mis le temps mais c'était bien ! Retour vers 14h30.



Le Nautilus à la plage de la Malendure à Bouillante (prix : 21 euros) On nous avait dit : le bateau à fond de verre, mouais, on voit rien, les poissons sont beaucoup plus en profondeur... mais comme il faut voir pour savoir... Mr y est allé en m'attendant (pas de canyoning pour lui) et il a a-do-ré ! Plein de poissons multicolores aux abords des îlets Pigeon, un apéro à 10h45 (décidément !) puis du snorkeling où il y avait de quoi se faire plaisir, les plongeurs étaient quelques mètres plus bas mais même en surface, c'était magique m'a t-il résumé...

Retour sur St-François mais arrêt pour voir la plage de la Caravelle à Sainte-Anne. Pas facile de se garer. Il faut longer le Club Med un bon moment puis une plage avec plein d'algues odorantes pour accéder à la jolie plage. C'était histoire de voir mais il est trop tard, plus de soleil.

Vendredi 23 mars Marie-Galante (prix : 74 euros traversée + 35 euros voiture) Beaucoup de monde nous a dit que les plus belles plages de Guadeloupe étaient là-bas.. Nous avons voulu vérifier... RDV à 7h au port de St-François. Il y a la queue pour acheter les billets. 7h15 départ de l'Iguana Beach pour une traversée de 45mn. Heureusement que la mer est calme car ça bouge beaucoup ! A l'arrivée à Saint-Louis, il y a foule de loueurs de voiture, on se sent harcelé ! Malheur que de demander un prix au passage, on se fait hameçonner et emmener au local d'une société. Mais le type nous "harcèle" de trop alors on le délaisse un peu pour voir les concurrents et un type calme et pas agressif nous donne ses tarifs. Son discours plus posé et moins forcé nous convainc. Notre voiture pour la journée change de notre C1 !! Elle a une bonne pêche, ça fais plaisir ! Le loueur nous a entouré les points forts de Marie-Galante, c'est parti... Nous voyons des plages de rêve le long de la route... Habitation Roussel-Trianon, Murat, gueule grand gouffre (heu attention contrairement aux indications, ce n'est pas très carrossable avec une voiture de loc), les distilleries, Grand-Bourg, Capesterre, moulin de Bézard et bien sûr les plages... MAGNIFIQUES !!! Plage de la Petite Anse et de Feuillère, incroyable ! Puis plage de Vieux-Fort, anse canot, moustique... Déjeuner chez Rudy, sympa mais service un peu long surtout pour un snack ! (prix : 20 euros). La journée passe vite puisqu'il faut rendre la voiture à 15h45. Un de nos plus beaux souvenirs que Marie-Galante qui aurait bien mérité quelques jours de plus.









Samedi 24 mars Dernière baignade à la plage de Saint-François, à côté de l'ancien méridien (incroyable l'état d'insalubrité en une poignée d'années). Jolie mais petite plage. Toutefois, pas mal de bateaux sont accostés pas loin et les fonds, réputés poissonneux, sont agités et on n'y voit rien. Des pelleteuses arrivent pour enlever les algues qui dénaturent les plages guadeloupéennes depuis plusieurs mois.

Déjeuner à Sainte-Anne, le long de la plage publique, un cadre créole, un repas simple et sans prétention. Cela vaut surtout pour la vue sur la belle plage de Sainte-Anne, la couleur de l'eau...sublime.

Remise de la voiture de loc à Jarry à 16h. Aucun souci pour y retourner. Le nettoyage intérieur et extérieur a été fait, donc on prend la navette et direction l'aéroport. Enregistrement ok, mais pour les bagages, il faut les déposer ailleurs car le tapis ne fonctionne pas de ce côté... Sauf que les 500 passages du vol Point-à-Pitre sont quasi tous là, les tapis ne fonctionnent pas plus aux 2 bornes où on nous a envoyé. Deux files énormes se forment, ça gruge, ça râle... Enfin on arrive à déposer nos valises, passage à la douane, puis embarquement.

L'avion part à 19h, le dîner ne tarde pas. Puis la lumière s'éteint pour qu'on puisse dormir, pas mal de turbulences à mi-chemin dont certaines qui secouent vraiment beaucoup. Je me souviens que d'un film "Edgar Hoover". Pas facile de dormir... Et puis le réveil et le petit-déj à 2h du matin heure créole !! Raide ! Arrivée à Paris à 9h (on vient de passer à l'heure d'été, il est 3h du mat en guadeloupe) et il faut commencer une journée sans avoir beaucoup dormi, dur ! Nos bagages tardent à arriver sur le tapis... on appréhende le passage aux douanes car on a 11 litres de rhum répartis dans les 3 valises (il fallait bien ça pour 2 !) + 2 litres de punchs + des cristophines + des confitures locales mais RAS d'ailleurs personne autour de nous n'a été contrôlé. Nous récupérons notre voiture sur Paris (prêt d'un garage) puis retour en Auvergne, 3h30 plus tard...

Retour au boulot lundi matin, dur ! Dur mais super voyage...
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