Santiago de Cuba et sa région

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Original post
RE
Bonjour à tous,

Voilà, je me lance! Un carnet de voyage sous forme de photos commentées. Mes expériences cubaines devenant difficiles à résumer sous la forme de conseils ou réponses rapides sur le forum, depuis quelques temps je me dis que le meilleur moyen de partager mes expériences de ce pays hors du commun serait sous la forme d'un carnet de voyage. Comme, là-bas, je suis en mode photo 7 jours sur 7, et 24 h sur 24, ce seront les photos guideront mon carnet.

Je fréquente Cuba comme si c'était mon propre coin de campagne, je retourne m'y ressourcer, si possible dans la nature, plus d'une fois par année. J'espère à la longue connaître tous les coins et recoins de la Isla Grande. Avec le temps je me suis éloigné des hôtels et des lieux plus fréquentés, ce qui ne m'empêche nullement d'y retourner!

C'est une invitation à effectuer avec moi l'exploration d'un pays et de sa culture. J'espère vous donner le goût d'en découvrir plus! Remerciements aux contributeurs du forum qui m'ont inspiré par leur généreux partage.

Ce carnet-photo commence donc par mon séjour d'avril-mai 2014. Vol Montréal - Santiago de Cuba, séjour de 12 jours. Objectif: explorer en scooter la région de Santiago.



Préparatifs de départ en terminant le café du matin. De nouveau je viens de savourer le délicieux petit déjeuner de la casa Nenita, et je bénéficie de l'accueil chaleureux de Raul et sa famille. J'élabore un plan que finalement je ne suivrai pas! La route de montagne vers Baracoa, qui passerait au nord de Guantanamo, semble bien aléatoire en scooter. Je tenterai peut-être cette route une autre fois, depuis la côte atlantique, le long du Duaba ou du Toa. Pour cette fois je me rabattrai sur la route côtière en direction de Pilon, le long de la Sierra Maestra. Un choix presqu'aussi aventureux, qui me réservera des paysages magnifiques.
renaldito
RE


Vérification des pneus chez le ponchero, avec le loueur Fernando "El Mulito" et son assistant. Ils m'avertissent bien que mon contrat de location ne me couvre pas en dehors de la province. En cas d'avarie je devrais alors me débrouiller à mes frais; cela confirme mon idée d'aller explorer la côte à l'ouest de Santiago plutôt que d'aller vers la province de Guantanamo. L'autonomie que m'offre le scooter est fort appréciée, mais la conduite en ville est source de stress: circulation souvent rapide, nombreux sens uniques, signalisation réduite. Hâte de partir vers la campagne!
renaldito
RE


Avant de partir à la campagne, je visiterai une expo au Musée municipal. En plus d'une maquette détaillée de la ville, on y présente des photos montrant les ravages et réparations effectuées suite au cyclone Sandy de l'automne 2012. La tempête annoncée s'est transformée au dernier moment en cyclone puissant et dévastateur, frappant de plein fouet au milieu de la nuit. Certaines traces resteront visibles tout au long de mon périple: maisons écroulées, arbres arrachés, collines dénudées. La photo fut prise en plein centre-ville de Santiago. La tormenta a malheureusement fait une douzaine de victimes, bilan inhabituel pour Cuba où les réseaux de quartier ont prouvé leur réactivité.
renaldito
RE


Écoliers attendant le transport en commun à la sortie de la ville. Avant de rassembler mes bagages je décide de profiter de l'autonomie du scooter pour explorer autre chose que le centre-ville. But avoué: me perdre, et reconnaître un peu la direction générale que prendra mon périple. Nous sommes ici au sud-ouest de Santiago, passé le port, où commence la campagne. En plaisantant à moitié, certains élèves accepteraient peut-être que je les amène vers Mar Verde... mais je n'ai pris qu'un seul casque. J'irai un peu plus loin sur la route de campagne avant de rebrousser chemin vers la ville.
renaldito
RE


Sur les collines dominant la ville, j'avais remarqué cet homme accompagné de ses chiens et d'un troupeau de plusieurs dizaines de chèvres. Au retour, comme cela se fait si spontanément à Cuba, je m'arrête quelques instants, question d'échanger un peu, et bien entendu de prendre des photos. De ces collines on voit très bien le centre de Santiago, mais on se croirait déjà en pleine campagne.



Murales décoratives sur les edificios. Je fais un détour par un quartier aux édifices résidentiels assez récents, dont l'architecture de style soviétique est tempérée par des murales colorées juxtaposant motifs traditionnels et contemporains; par exemple ici, les smileys, pomme mac et autres arobas voisinent figures humaines et insectes.



Calle Enramada, centre-ville de Santiago.
renaldito
CU


Vérification des pneus chez le ponchero, avec le loueur Fernando "El Mulito" et son assistant. Ils m'avertissent bien que mon contrat de location ne me couvre pas en dehors de la province. En cas d'avarie je devrais alors me débrouiller à mes frais

Tu est bien chanceux, Cubavida ayant fait tellement de voyages Playa Santa Lucia - Camaguey en scooter (250 km), que les loueurs de la plage ont maintenant mis une limite à Las Ochenta (20km).

Les touristes ne le savent pas mais c'est ma faute. lol.
El Che De Montréal
RE


Dernière soirée à Santiago, parque Cespedes en face de la cathédrale.



Cascade sur le rio Animanima. Dans la région de Mar Verde, un pont traverse un rio presqu'à sec. Des jeunes me font de grands signes, je m'arrête, on verra bien! Ils me proposent une courte excursion jusqu'à une piscine naturelle. Ici, au niveau de la mer, le rio est à sec - la saison des pluies devrait commencer incessamment - mais le bassin est à un ou deux km plus haut. Pourquoi pas... je roule depuis un bout de temps, il fait très chaud sur la route. Au final, très content d'avoir accepté l'invitation: la marche d'accès est facile, le bassin profond, clair et frais. Devant l'inévitable question du pourboire en fin de visite, le prix demandé est hors de proportion (30$, la bonne blague!!). Je propose à mes 2 guides 5$ chacun, droit dans les yeux. Du bout des lèvres ils reconnaissent que le prix est équitable. Leur patronyme respectif témoigne de l'héritage français de l'Oriente: Lafargue et Betancourt.



Petite plage au pied des collines à l'approche de Chivirico.
renaldito
RE


Vérification des pneus chez le ponchero, avec le loueur Fernando "El Mulito" et son assistant. Ils m'avertissent bien que mon contrat de location ne me couvre pas en dehors de la province. En cas d'avarie je devrais alors me débrouiller à mes frais

Tu est bien chanceux, Cubavida ayant fait tellement de voyages Playa Santa Lucia - Camaguey en scooter (250 km), que les loueurs de la plage ont maintenant mis une limite à Las Ochenta (20km).

Les touristes ne le savent pas mais c'est ma faute. lol.

Bonjour Cubavida,

Avouons aussi qu'on n'ose plus trop s'aventurer avec les scooters chinois, qui peuvent nous laisser en plan après quelques kilomètres!
renaldito
RE


Vue depuis le cayo Damas, à l'entrée de Chivirico, 75km au sud-ouest de Santiago. Le cayo Damas m'a été recommandé par mon logeur Raul, de Santiago. En effet le repas de langouste est abondant et goûteux, même au prix "touriste" (20$). Le chef Carlos et ses employés font de l'excellent boulot. Jusqu'à la révolution, le minuscule îlot était propriété de la famille Bacardi; certains employés y travaillent de génération en génération. Depuis l'îlot on vient vous chercher en "bicyclette aquatique" (pédalo, au Québec). La photo est prise depuis les vestiges d'une tour fortifiée datant de l'époque espagnole.





Le cayo possède 2 chambres pour location. Voici le tél. et l'annonce pour le débarcadère, situé juste à l'est de Chivirico.



L'hôtel Brisas Sierra Mar, situé à une douzaine de km à l'est de Chivirico. Plusieurs voyageurs s'interrogent, à juste titre, sur l'état des routes dans la région. En date de mai 2014, celle-ci est toute neuve et impeccable jusqu'au Brisas, puis en gravier, en bon état mais passablement poussiéreuse jusqu'à la petite ville voisine de Chivirico.
renaldito
RE


Une première pour moi à Cuba: à Chivirico, j'ai eu la chance d'assister aux festivités du 1er mai. Toute la population est là, regroupée par corps de métier dans le grand parc principal, arborant pancartes, photos, banderoles. Ici, les travailleurs médicaux.







Le défilé ne serait pas complet sans une conga, menée comme il se doit par la corneta china, au son si caractéristique.

renaldito
CU


Vérification des pneus chez le ponchero, avec le loueur Fernando "El Mulito" et son assistant. Ils m'avertissent bien que mon contrat de location ne me couvre pas en dehors de la province. En cas d'avarie je devrais alors me débrouiller à mes frais

Tu est bien chanceux, Cubavida ayant fait tellement de voyages Playa Santa Lucia - Camaguey en scooter (250 km), que les loueurs de la plage ont maintenant mis une limite à Las Ochenta (20km).

Les touristes ne le savent pas mais c'est ma faute. lol.

Bonjour Cubavida,

Avouons aussi qu'on n'ose plus trop s'aventurer avec les scooters chinois, qui peuvent nous laisser en plan après quelques kilomètres!

Ça m'est arrivé d'en pousser un en montée entre Santiago et Siboney, à 9 heures le soir, sur 3 km. Au fil de mes investigations, j'ai trouvé l'ancien mécano de ces engins de malheur.

À 10 heures le soir, il a fini par le réparer, l'a rempli d'essence, m'a rempli de rhum et ne voulais rien savoir de mes pesos, que j'ai dû lui faire prendre de force à minuit.

Une autre belle aventure Cubaine.
El Che De Montréal
RE


Fête foraine du 1er mai, Chivirico, province de Santiago de Cuba.





renaldito
RE


Travailleur de fête foraine, Chivirico, province de Santiago de Cuba.





renaldito
ME
Bonjour Renaldito,

J'étais à Cuba l'année dernière (mais pas à Santiago), tes photos me replonge dans l'ambiance !

J'attends la suite avec impatience [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
BA
Bonjour Renaldito

Je rentre aujourd’hui de Cuba , je te félicite pour tes photos Tu va me donner envie de faire un diapo moi aussi[;)][;)]

Pour la location de scooter hors de la zone définie par le loueur, je vais faire un post pour cela , j'ai été témoin d'un probléme rencontré par un français qui avait décidé de faire Baracoa , pointe de Maisi retour par la Farola? Cela c'est terminé par des frais importants mais cela aura put être plus grave.

Pour la route Guantanamo /Baracoa par la montagne et le rio Toatu as eu raison de ne pas la tenter , le pourcentage des cotes est tel que le pauvre scooter aurait rendu l’âme

je vais compléter cette semaine mon lien photo, je trouve que cet excursion est la plus belle de la région

Pour Baracoa , ils ont inauguré le 15 aout le parque centrale avec sa nouvelle fontaine et le double de bancs? C'est clinquant mais réussis
16 ans de Cuba + de 20 voyages
RE
Bonjour!

De retour de vacances (cubaines, encore une fois...!), je replonge dans ce carnet du printemps dernier. Merci pour les commentaires, ça fait plaisir à lire!

J'en étais à la fête du 1er mai à Chivirico; la journée tire à sa fin, trop d'alcool, une petite échauffourée a lieu, brusquement tout le monde s'éloigne. On commence à ranger la marchandise et les étals.



renaldito
RE


Une visite et une petite baignade au rio près de Chivirico, question de se rafraîchir. L'eau est basse mais il y a quelques bassins dont la profondeur est suffisante. Je suis accompagné par un guide et ami qui connaît bien le coin.



Celui-ci m'amène saluer des campesinos qui habitent au-dessus du rio. Accueil chaleureux, discussion amicale accompagnée d'un verre de "vrai lait" fraîchement tiré et sa crème, le goût de l'enfance qui me revient et me restera longtemps en bouche!



La saison des mangues s'annonce, les grands manguiers sont chargés de fruits.
renaldito
RE
Un dernier coup d'oeil depuis la terrasse de l'hôtel qui domine le village, ce matin je reprends la route en direction de Pilon. On verra bien où celle-ci me mènera!





Je profite du rare passage d'une voiture particulière pour prendre une photo qui donne une idée du paysage environnant: la route coincée sur l'étroite bande de terre entre mer et montagne. La Sierra Maestra constitue la chaîne la plus élevée du pays, culminant à 1,970m avec le Pico Turquino.



Une autre vue de la route, plus abimée cette fois. Si les motos peuvent passer, voitures et camions doivent emprunter une petite déviation. Nous sommes entre Chivirico et El Uvero; mis à part ces courts tronçons, la route demeure carrossable.
renaldito
ME
Tes photos sont superbes et nous mettent directement dans l'ambiance cubaine [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
RE
Merci pour le commentaire! La suite du périple:



Il faut contourner un pont qui est cassé; en saison sèche ça ne pose aucun problème, mais je me demande bien comment ça se passe quand le débit du rio augmente...



Cette jolie maison rose et son arbre fleuri, comme une rare apparition dans la verdure des montagnes.



Un homme et son cheval sur le lit desséché de la rivière...



..pendant que sur le pont, la "circulation" est on ne peut plus typique de cette région: sous le plein soleil, des piétons et des gens à cheval, alors qu'automobiles et camions brillent par leur absence.
renaldito
RE
Un peu plus loin sur la route presqu'aussi déserte.





Le rio Turquino.

J'arrive au campismo La Mula, avec l'intention bien arrêtée de continuer plus loin, malgré l'heure qui avance (il est 15h). Je prends une bouchée, avec une bière bien fraîche. La chaleur est intense, le campismo presque désert. Les employés me convainquent de passer la nuit ici, parce qu'après la Mula, la route s'avère en très mauvais état, et surtout qu'il n'y a pratiquement plus d'habitations ou de ressources. De mon côté j'aimerais pousser jusqu'à la Plata, que j'ai rejoint une autre année depuis l'ouest, soit depuis Pilon et l'hôtel Marea del Portillo. J'aimerais boucler la boucle! Les paysages y sont grandioses, le sentiment d'isolement encore plus palpable.

Ici je ménage un petit suspense... avec le prochain post mon excursion va prendre un tour imprévu! À suivre!
renaldito
VI
merci pour ce récit, que je lis avec beaucoup de plaisir; il me rappelle 2009, où j'étais rentrée avec une entorse du genou, mais nous étions en voiture. j'étais allée jusqu'à la Plata; j'attends la suite hasta luego! Viviane
RE
La suite:

Sur les conseils des employés du campismo La Mula, j'ai donc décidé de rester prudent, et d'y passer tranquillement la nuit. Bien m'en pris, parce que le pneu arrière du scooter se dégonflait lentement... En début de soirée, nous sommes donc allés chez le ponchero, à quelques kilomètres. Mais... la réparation n'a pas tenu. Le lendemain matin, donc, pas question pour moi de continuer vers l'ouest: il me fallait rebrousser chemin vers El Uvero pour faire réparer ma crevaison correctement. Voici donc la photo de mes amis cubains qui montent de force le scooter dans la guagua, en tordant le guidon et les rétroviseurs.





Les passagers du bus ont été bien tolérants pour ce yuma qui prenait toute la place! La vingtaine de km a nécessité environ une heure, à cause de la route bien défoncée.

J'ai donc été dépanné, mais mieux encore nourri et accueilli en ami par cette famille cubaine. J'ai pu partager leur quotidien: ici, le beau-père donne le bain à un de ses coqs de combat.





Le beau-père attelle ses boeufs avant de les mener aux champs. Et le scooter...? La réparation s'est effectuée en moins de deux, grâce à des condoms achetés à la pharmacie, que, d'ailleurs, on ne m'a pas facturés! Aucune tentative d'abuser de la situation, le prix demandé était toujours en monnaie nationale, ce qui, bien entendu, n'empêche aucunement de laisser un pourboire à discrétion. Et la réparation a tenu tout le trajet du retour jusqu'à Santiago. La route entre La Mula et La Plata, ce sera donc pour une prochaine fois!
renaldito
RE


Je reprends donc la route vers Santiago, savourant paysages uniques et tranquillité, sous un soleil de plomb.

Une forte pluie me surprend avant l'arrivée à Santiago. Je cherche refuge chez ce paysan qui rentre chez lui avec sa récolte de limones. Sa porte m'est grande ouverte, nous aurons le temps de discuter un peu pendant que l'averse passe.



Le cyclone, qui est passé très exactement ici à l'automne 2012, a complètement rasé sa maison. La cabane qu'il habite maintenant est extrêmement modeste, bien qu'il puisse exploiter les ressources d'une bonne partie de la colline environnante. Il partage spontanément avec moi un café, et un sac de limones que je ramènerai en ville. Mes logeurs en seront très contents, parce que la récolte commence à peine et qu'ils sont encore peu disponibles.



J'aime beaucoup le mot qu'emploient les Cubains pour décrire une attitude loin de celle des jineteros et profiteurs en tout genre: ils disent "Somos nobles". Ce sont souvent les plus humbles qui sont les plus généreux.
renaldito
RE


De retour à ma casa de Santiago. Il me reste encore quelques jours de vacances. Je rends le scooter, et j'irai plutôt à la Grand Piedra et à El Salton en taxi.



Un petit café pour quelques sous à une cafeteria du centre-ville.



Au pied de l'escalier qui mène au sommet de la Grand Piedra. Nous sommes dans les nuages, et la différence de température avec la ville est notable.



Le micro-climat qui règne est propice pour plusieurs plantes endémiques et pour la culture du café.



Pendant un court instant, les nuages dégagent la vue depuis le somment de la Grand Piedra.
renaldito
ME
Bonjour renaldito,

ça a du être des moments magiques quand tu t'es arrêté chez l'habitant pour boire un café [:)] Tes photos sont vraiment belles [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
BA
Toujours de splendides photos, tu as bien ressenti le pays
16 ans de Cuba + de 20 voyages
RE
Merci pour les commentaires! La suite:



L'intérieur du manoir du Cafetal La Isabelica, à 2 km de la Grand Piedra. Pratiquement pas d'indications depuis la Gran Piedra, il faut bien s'informer de la direction à prendre. J'étais accompagné d'un ami cubain; entre la brume et les nuages nous avons reçu quelques gouttes, le sentier était quelque peu boueux, il faisait froid... nous avons bien failli rebrousser chemin. Finalement arrivés sous l'averse à La Isabelica, nous avions le guide pour nous seuls. Magnifique demeure de la fin du XIXe, site classé au Patrimoine mondial de l'Unesco, qui témoigne de l'histoire du café et de l'immigration française provenant d'Haïti.



Maintenant en route vers El Salton. Nous traversons une région où a débuté la révolution à la fin des années '50. La pancarte dit "Comecara: Ici se trouvait un campement rebelle composé de deux pelotons."



À 7 km d'El Salton.



Quelle peur on a eu, le taxista et moi! Depuis un pont en surplomb d'une rivière, ce corps flottant, absolument immobile, avait tout d'un noyé. Nous nous arrêtons, déjà en panique. Des passants nous rassurent: "Ah, oui, il pêche la crevette de rivière!". Son système de flottaison était simplement constitué de bidons de 5 litres vides. Nous sommes quittes pour une bonne frousse...
renaldito
RE


Le fameux Salton. Suite aux averses récentes, il a triplé de volume, et le bassin a perdu sa limpidité. Malheureusement la baignade n'y est plus possible: à la suite de sécheresses successives, les algues ont proliféré.



Le lodge est pratiquement désert, occupé par seulement quelques clients de passage. C'est un véritable jardin exotique, débordant de fleurs et d'oiseaux, l'endroit parfait pour s'isoler et rédiger une thèse, avec un accueil très amical du personnel.





Vue d'ensemble du lodge d'El Salton.

Voilà, ce carnet tire à sa fin, merci encore à tous ceux qui mettent passion et patience pour partager avec nous leurs souvenirs de voyage; vous êtes une source d'inspiration!

Au plaisir de se recroiser, sur le forum ou sur les chemins moins fréquentés, de Cuba ou d'ailleurs.
renaldito
ME
La technique de pêche La photo de la cascade est belle [:)]
Il faut se perdre pour trouver l’introuvable, sinon tout le monde trouverai l’introuvable.

Jack Sparrow
BA
En Août on a eu la même surprise que pour la pêche

Comment prendre un raccourci pour rentrer chez soi



mais elle continue



elle disparaît
16 ans de Cuba + de 20 voyages
PH
j'ai décidé de repartir à cuba en mars 2015, (un 1er voyage en 2001), je souhaite reprendre un vol de la havanne, après un arrêt de 2 à 3 jours, pour santiago et ensuite remonter en voiture ( environ 7 jours), aurais tu des conseils, des itinéraires, des adresses ...., je prends tout. merci
BA
j'ai décidé de repartir à cuba en mars 2015, (un 1er voyage en 2001), je souhaite reprendre un vol de la havanne, après un arrêt de 2 à 3 jours, pour santiago et ensuite remonter en voiture ( environ 7 jours), aurais tu des conseils, des itinéraires, des adresses ...., je prends tout. merci

Bonjour philsery ! A mon avis , vous gagneriez du temps et de l'argent en arrivant à Santiago pour remonter vers la Havane tranquillement . Vols de la Cubana le dimanche , départ d'Orly . Comme en plus vous n'avez pas beaucoup de temps , je pense que ce serait plus judicieux . Bonnes vacances
HA
Un grand merci pour ce 12 jours. Ça donne envie d'y aller voir, de goûter, de sentir, de toucher, et aussi d'écouter.

Écouter les gens qui ont utilisés leurs 5 sens, et qui partagent leurs périples, afin de nous faire saliver d'envie.

Merci encore pour ces délicieux moments en images. [:)]
Plus on part moins vite, moins on arrive plus tard... !

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