Travel journals · Asie Centrale
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HU
Humansabroad 10 years ago · Micy
Autour du monde, j'écris
Bonjour, je souhaite vous partager le court récit de notre voyage en Transsibérien en septembre, première étape de notre tour du monde. Je n'ai pas beaucoup écris depuis, je m'etais concentrée sur les vidéos mais aujourd'hui est un nouveau jour et j'ai décidé de recommencer à écrire, la suite arrivera bientôt, Paix et voyages, Isabelle

Arrivés à la gare de Iaroslavsk, nous étions aussi excités qu'anxieux.

C'est un voyage sans fin qui nous attend. 4 jours et 3 nuits pour parcourir les 5500km qui nous séparent d'Irkoutsk. Les paysages de demain n'auront rien en commun avec ceux que l'on quitte. Dans le train, il y a des hommes aux destins différents, des gens qui rentrent chez eux, d'autres qui s'en vont et qui ne reviendront plus.

Nuit 1.

Le train a une allure constante, suffisamment lente pour que l'on admire le paysage, trop rapide pour qu'on s'y attache. De ma couchette, j'écoute le bruit du temps qui passe. Ceux qui se sont enfuis, ceux qu'on a forcé à prendre la route, je les entends. Leurs âmes rieuses vagabondent encore au dessus de nous, ils courent sur le toit, ils ont des années de retard mais ils courent encore.

L'ambiance dans le train a un parfum spécial. On s'habitue au temps qui passe, on ne pense plus trop à l'arrivée. Le train s'arrête dans toutes les gares qu'il croise. De Moscou à Vladivostok, il y a une centaine d'arrêts, certains durent une minute, juste le temps de déposer quelques personnes, dans les grandes gares, les arrêts durent plus d'une demi-heure. 9300 kilomètres séparent Moscou de Vladivostok, le terminus du train.

En descendant du train, les adieux ont comme toujours un goût un peu amer, nous nous étions habitués au bruit du train, à ses occupants et à boire le thé en leur compagnie...le samovar ne frémira plus, je n'entendrais plus le son de la guitare bercer Katioucha à moins de commencer le transsibérien une nouvelle fois.
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BI
Billyyllib 10 years ago · Yoyo30
De Saint-Pétersbourg à Moscou
Bonjour à tous,

Je suis ravie de revenir sur ce forum afin de vous faire partager notre dernière destination : La Russie, ou plus précisément de Saint-Petersbourg à Moscou.

Nous sommes partis 11 jours et 10 nuits mais nous avions un mariage auquel nous avons assisté au milieu de notre séjour.

Afin de pouvoir en voir un maximum, j'ai organisé ce voyage selon un rythme assez soutenu, faisable à pied, c'est pourquoi nous avons pris un hôtel non loin de l'Hermitage et je me suis aidée aussi bien d'internet que du routard que d'une de mes amies qui revenait des nuits blanches et qui avait de nombreuses infos intéressantes à partager ;)

En vous souhaitant bonne lecture et en espérant que ce carnet pourra vous aider dans l'organisation de votre prochain voyage.

Lundi 18 Juillet

•Arrivée à St Petersburg à 14h10.

•Transfert à l’hôtel via le taxi préalablement réservé auprès de notre hôtel (40 min environ)



Après avoir posé nos valises et pris ce dont nous avions besoin : c'est à dire appareil photo et bonne chaussure, en route pour la visite de la Cathédrale St Sauveur. Elle est généralement ouverte tous les jours de 10h à 22h sauf le mercredi. Il faut compter 1h de visite et environ 4€/pers. Nous avons pris nos billets devant l'entrée aux bornes automatiques Fin des entrées à 21h30



Après cela, nous avons marché jusqu'au Summer garden et au Champ de Mars. Visite agréable malgré la pluie battante. Je vous conseille vivement un parapluie et un vêtement de pluie car quand il pleut, ça ne dure pas longtemps mais il pleut fort ! Nous nous sommes arrêtés boire une boisson chaude au restaurant du park giuseppe mais j'avoue que l'accueil ne fut pas très chaleureux et la note pour le thé gravement salée ! Pensez à demander le prix avant de commander (petit conseil d'amis ;) )

Nous avons marché 2 bonnes heures et nous avions prévu d'arriver vers 20h au Restaurant St Pétersbourg situé à l'adresse : kanala griboedova nab 5, en face de la Cathédrale St Sauveur, de l’autre côté du canal afin de pouvoir manger russe tout en regardant un spectacle de danse traditionnelle russe. Nous n'avons pas été déçus et avons passé un très bon moment.

En ressortant, nous nous sommes rendus compte que les nuages de pluie étaient partis et que de jolis nuages roses parsemaient le ciel, laissant apparaître un magnifique coucher de soleil ce qui nous a décidé à partir le long de la Neva pour aller l'admirer.

Autant dire que la ville est aussi agréable de jour comme de nuit.





Voilà qui termine cette première journée bien remplie ;)

Autres petites infos que je peux vous donner : - faites attention de prendre des taxis officiels et de bien négocier le prix avant de monter pour éviter les mauvaises surprises ! - L'eau n'est pas vraiment potable en Russie, donc toujours avoir de l'eau en bouteille avec vous - Paris -> St Pétersbourg : environ 3 heures de vol - Les tips ne sont pas inclus dans les notes donc pensez à laisser 7 à 10% aux serveurs ;)

Je vous joins la suite très vite.

A très bientôt.

Aurélie

D'autres photos seront postées sur ma page facebook dans quelques jours :)
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BM
Bmx29d 10 years ago · Mandolpierre
Rouen - Sydney à vélo: l'Altaï russe
Partie de France pour l'australie voici le recit de ma traversé Kazakstan / Russie (altai) Jours 73 : Je découvre Semay, la ville les voiture … J’ai l’impression de remonter le temps a l’époque de l’URSS. Je fais un tour dans la grande roue qui doit bien avoir 30 ans. Jours 74 : En Russie, il est obligatoire de s’enregistrer dans les 7 jours après son arrivée dans un hôtel. Il faut donc que je passe une nuit à l’hôtel en Russie. La seul grosse ville que je traverse et où je suis sûr de trouver un hôtel a moins de 10€ est Roubtsovsk. Je dois donc m’y arrêter pour dormir. Cette ville se situe à 150 km de Semay, 1 jours sans vent de face, donc 1,5 jours avec le vent. Je pars donc de Semay vers 13 heures pour une lutte contre le vent pour rester au-dessus des 12 km/h. Le soir, le souvenir du réveil à 3 Heures du matin par la police lors de ma nuit a une quinzaine de Km de la frontière Turquie/Bulgarie me revenant à l’esprit, je décide de m’arrêter a une trentaine de km de la frontière (la zone des 20 Km autour de la frontière est très règlementée et pou y pénétrer on doit être munis d’un permis spécial …. Que je n’ai pas forcement ! J’ai lu sur un forum internet que cette route en était exemptée car c’est un axe international). Jours 75 : Le lendemain je repars en direction de la frontière. A seulement 1 km de la frontière, une voiture de l’armée s’arrête et me demande mes papiers Russes. WTF ??? Je suis au Kazakhstan, je sors mon passeport et l’ouvre à la page du visa Russe : le policier ne regarde même pas la page du Kazakhstan. Au contraire, il me demande ensuite ma carte ??? Je sors de ma sacoche mon planisphère plastifié où est tracé mon itinéraire jusqu’en Australie, il l’observe longuement, il me redonne le tout et repart. J’en déduis que le permis spécial n’est pas utile si l’on a le visa Russe. Je passe ensuite la frontière, je croise comme toujours des gars du mongol rallye. C’est long, j’arrive à échanger la monnaie Kazakh qui me restait contre des roubles. J’attends dans le no man’s land pratiquement 30 min, je suis le 2ème « véhicule » de la file, mais quand le feux passe au vert tout le monde avance, et le temps que je pose le vélo pour rentrer dans le bâtiment du contrôle des passeports tout le monde m’est passé devant… Aller ! 20 min de plus à attendre. Mon visa est validé on me demande encore la carte de mon voyage… WTF ??? J’ai l’impression que c’est un document d’identité ce truc là, mais souvent ça leur donne le sourire et ils sont plus cool après. Arrivée au contrôle douanier Russe, on me demande d’ouvrir toutes les sacoches alors que toutes les voitures qui sont passées avant moi étaient pleines de cartons, de valises et n’ont pas été contrôlées … Je comprends rapidement que les douaniers veulent juste voir quel équipement j’ai pour faire un si long voyage. Je continue ma route jusqu’à Roubtsovsk, je m’arrête à l’hôtel superbe accueil je peux prendre mon vélo dans la chambre (ça change du Kazakhstan où l’on me faisait chier partout pour mon vélo, même le fait que je rentre avec 4 sacoches dans l’hôtel les gênaient…) Je rencontre un coréen qui est parti de son pays en scooter 110 cm3, Il me dit trois choses qui s’avèreront bien vrai : -Faire attention aux ours, -les russes c’est 50 de gens bien / 50 de gens pas cool -Il n’y a pas de vent dans les montagnes Jours 76 : Journée plate et longue avec du vent de face … pour changer, fait marquant de la journée un tank qui me double en me rasant. Jours 77 : Journée plate et longue. A la mi-journée je prends enfin la direction du nord pour rejoindre la Mongolie par des petites routes pour gagner 200 Km, le vent est de dos et en fin de journée j’aperçois les contreforts des montagnes de l’Altaï russe. Jours 78 : Je retrouve enfin les montagnes, le vent a disparu, la route commence à se dégrader. Le faits marquant de la journée un russe qui sort bien frais de son 4X4 lada a 10 heures du matin avec la bouteille de vodka dans les mains et m en propose. Je les laisser repartir avant moi c’était plus prudent lol. Aucun touriste sur cette petite route de montagne, je croise parfois des gens qui me fixent et je sens que je ne suis pas le bienvenu. Jours 79 : Apres avoir passé les 1000 M d’altitude la route est devenu complètement défoncée et humide, certains passages à + de 12% font patiner mon pneu arrière (qui a déjà 7500 Km) et m’oblige à finir à pied. La galère de pousser un vélo de 60 kilo dans la gadoue. La température chute à une vitesse impressionnant pour tomber à 6 degrés : première fois depuis l’Allemagne que je dois ranger mes sandalettes pour prendre mes chaussures. Jours 80 : Trois degrés au réveil, c’est vraiment difficile… je dois sortir mon matériel d’hiver et je mets 20 min de plus à remballer mon matériel et à préparer mon vélo. Je pensais les chemins en terre finis et bin en fait nan… j’ai le droit à 25 Km de chemin en terre bien humide. Le matin le soleil ne se montre pas et les températures ne dépassent pas les 9 degrés le matin et 12 l’après-midi. C’est la galère pas moyen de faire sécher les fringues humides. Vers 15 heures, je rejoins enfin la M52 route mythique et splendide reliant la Russie a la Mongolie par les vallées de l’altey. A 19heures malgré le froid, je décide d’attaquer le col de ……… pour ne pas avoir à commencer par une ascension a 8% le lendemain, la descente est un pure régal et permet de sécher les vêtements que je porte. En bas j’aperçois un terrain avec des tables, je décide d’y passer la nuit. Avant de me coucher, je remarque une crotte énorme, pas possible que ce soit une vache, un ours ? Je regarde les arbres en face de moi, il porte ce qui ressemble à des grosses griffures a 1 m 50 du sol, j’aperçois un dessin d’ours gravé sur un autre arbre. Je décide de ramener une grosse branche devant ma tante, et d’y poser a cote ma bouteille d’essence et mon briquet pour faire une torche au cas où (il parait que ça fait fuir les ours). Je ne suis vraiment pas rassuré, le sommeil est dur à trouver le moindre bruit suspect me réveille. Jours 81 : Le matin le soleil finit enfin par ce montré je plie même la tente sèche à 9 heures. A peine 10 km après mon départ je croise un couple suisse avec qui je vais pédaler tout la journée. Nous remontons les vallées splendides de la mythique route M52. Cela fait du bien de parler avec d’autre cyclo … même en anglais. Le soir nous sommes invités dans un campement improvisé au bord de la route et organisé par un tour operateur proposant des voyages en vélo avec un car pour transporter le matériel. Nous avons même le droit à une douche chaude (Ils ont une pompe pour prendre l’eau de la rivière, une bouteille de gaz et un réchaud pour la chauffer et 2 cabines de douche portative) et un superbe repas avec spécialités locales. Et le bouquet de la journée c’est : l’organisation russe me donne un bout de tube si ma tente recasse, et les suisses du silicone pour mon joint de filtre a eau. Jours 82 : Je repars seul en direction de kosh agach, les Russe me disent que c’est impossible d’y arriver dans la journée (la ville se situe à 140 Km et 800 mètres plus haut). Je suis la vallée toujour aussi magnifique, je longe aussi un immense glacier, la matinée est dure des montées et descentes a 8 - 10% en permanence. Je doute d’arriver à kosh agach dans la journée mais vers 15 heures j’arrive sur un plateau qui me mène pendant 70 Km combiné a un vent de dos ma moyenne passe de 14 km/h dans la matinée a + de 22 dans l’après-midi. Je prends quand même le temps de m’arrêter filmer et prendre quelques photos. J’arrive 30 min avant le coucher du soleil à Kosh Agash et trouve un hôtel avec accès à internet (chose rare dans la région). Jours 83 : Repos, lessive, provision pour la Mongolie, dernier chek des points de ravitaillement, rangement des sacoches … Voilà si non niveau stat : -7633 Km -437 Heures de vélo -53 170 mètre de D+

Les photos sur : www.facebook.com/..._id=1472134635853471
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SA
Saint 10 years ago · Melium
Le Kirghizistan en 10 points
Le Kirghisthan en 10 points. infos de mai 2014.

1- l'arrivée à l'aéroport.

Le terminal de Bishkek est situé à un peu plus de 30 kms du centre-ville. Les formalités administratives de Douanes sont très simples. Pas de visa pour les Français. C'est le cas pour 28 autres nationalités. Relance du tourisme. Par contre la livraison des bagages est très lente. Deux étages , le rez de chaussée pour les arrivées et le premier pour les départs. Possibilité d'y dormir sans problème en cas d'arrivée ou de départ nocturne. Banquettes assez confortables. Change Euros évidemment possible. Taux moins intéressants que ceux du centre ville mais cependant corrects pour un aéroport. Quelques restaurants. Les taxis attendent avec les rabatteurs. La course moyenne pour se rendre en ville vous sera proposée à 800 soms. Le juste prix est plus près de 500. A vous de négocier. C'est admis voire conseillé. La transaction moyenne s'établit souvent autour de 600 soms. Possibilité de prendre des minibus. Mais dans ce cas, il faut sortir de l'aéroport et se rendre sur la route principale. Pas de difficultés majeures car ce n'est pas trop loin. Quelques centaines de métres. Cependant on vous affirmera que ce n'est pas possible.

2- L'argent.

La monnaie nationale est le Som. La gestion de l'argent est simple car les billets se distinguent facilement. Taille et couleur. Coupures de 5000, 1000, 500, 200, 100, 50 et 20. Pièces de 10, 5, et 1 som. Possibilité de changer des Euros sans problème. A l'aéroport, comme toujours, le taux est bien sur inférieur à celui du centre- ville. Néanmoins la différence est moindre que dans bon nombre de capitales. Début mai 2014, l'euro se changeait entre 72 et 74 soms. N'oubliez pas que le taux est toujours plus avantageux dans la capitale. Il est préférable de changer chez les " changeurs " car le taux est légèrement supérieur à celui des banques. Donc il faut prendre du cash. Peu d'écarts de taux entre changeurs. Mais un point de différence peut vous faire gagner une nuit d'hôtel . Donc prenez le temps de comparer. Il existe beaucoup de changeurs en ville. Souvent regroupés.

On peut aussi sans grande difficulté utiliser des distributeurs de billets. Visa et MasterCard semblent bien acceptés y compris en dehors de la capitale.

3- les transports.

Partout, vous trouverez des fourgons Mercédes aménagés en mini- bus. Toujours en bon état et mécaniquement sains, ils sillonnent les villes et les campagnes. La conduite se fait à droite et généralement les chauffeurs sont plutôt prudents. Il faut dire qu'il y a une forte présence policière sur les routes. Surtout en milieu urbain. Ils sont à l'affut de la moindre infraction afin de remplir leurs propres poches. En ville une course en mini- bus vous coûtera 10 soms jusqu'à 22heures et 12 soms ensuite. Après minuit il vous faudra souvent prendre le taxi. Une course en ville tourne souvent autour de 100 soms. ( On vous demandera le double.. voire plus). Taxis en bon état également . Pas trop d'arnaque si vous avez pris soin de négocier le prix avant. Seulement si... Quelques bus trolley subsistent encore à Bishkek . Mêmes prix. Il faut toujours avoir des pièces de 5 ou 10 soms avec soi pour éviter les difficultés de paiement au chauffeur. Pas de convoyeur- receveur. Il existe aussi une ligne de trains . Mais elle ne dessert que peu l'intérieur du pays. ( Vous rendre à la gare, le bâtiment est à voir) Les bus normaux( grands) fonctionnent surtout pour l'international à partir de Bishkek .

4- La nourriture

Le Kirghisthan n'est pas un pays avec une gastronomie raffinée. On peut déplorer une nourriture peu variée et parfois trop grasse (Mantys) mais c'est généralement bien cuisiné et jamais trop épicé. Cependant il y a quelquefois de bonnes surprises.

Excellentes pâtes maisons, fourrés à la pomme de terre et accompagnées dune sauce fromage..

Le " jarmat" plat national, est composé de gros spaghettis arrosés par un jus de viande bouillie , un peu de viande et des légumes. Les féculents sont nombreux dans l'alimentation usuelle. On trouve de l'eau plate et gazeuse sans problème. Le Coca et le Sprite sont présents. La bière aussi bien évidemment avec parfois un titrage en alcool élevé qui la rend peu goûteuse. Vins rouges, blancs.. Mais chers. Nescafé et thé. De plus en plus de restaurants de Biskek offrent de la bière pression. Plutôt bonne sauf celle d'entrée de gamme.

La moyenne du prix d'une pression se situe à 80 soms pour une 50cl.Une bouteille d'eau 20 soms. Gazeuse ou pas. Certains restaurants facturent le service en plus. Entre 10 et 15%.

Dernière chose, oubliez votre excellent pain français.. Le Tokoch, pain local rond ne le remplacera pas mais reste néanmoins succulent quand il est bien frais.



5- l'électricité

Pas de problème particulier. Les coupures ne sont pas fréquentes. Les prises, utilisables avec les connecteurs français sont en 220 volts. Donc aucun souci pour recharger vous précieux ordinateurs et téléphones... Nul besoin d'adaptateurs.

6- la police.

Plutôt corrompue. Vous pourrez vous faire arrêter sans motif précis avec l'intention non avouée de vous soutirer de l'argent. Ayez une copie de votre passeport et ne leur donnez jamais votre original. Prétextez qu'il est resté à votre hôtel. Leur scénario est bien rodé. D'emblée, ils se montreront cordiaux en vous serrant la main. Puis ils tenteront de vous intimider et vous fouiller. ( recherche de drogue) Résistez. Ne faiblissez pas..! Vous êtes un touriste en vacance et rien d'autre. S'ils vous menacent de vous emmener au poste, dites que vous êtes Ok. Ils ne le feront pas. S'ils le font, ( très rare) ne craquez pas pour autant. Ca s'arrange toujours. Ils sont corrompus mais pas stupides. Il faut jouer la montre. Ils lâcheront prise quand ils verront que vous n'avez pas peur et que vous ne céderez pas ..! Toujours pareil.!!! N'oubliez pas que vous jouez gagnant car vous n'avez rien à vous reprocher. Et puis ça fait toujours du bien de les voir repartir penauds.!! 😏

7- l'hébergement.

On peut trouver des chambres à petits budgets si on est pas trop exigeant sur le confort standard. Généralement les chambres sont propres avec une literie correcte. Quand le prix est modique les sanitaires sont souvent à l'extérieur de la chambre. Il y a aussi les hôtels de luxe dans la capitale dont on dit qu'ils sont chers pour la prestation offerte. Je ne peux pas en témoigner. Je ne fréquente pas ce type d'hôtels. Les prix sont toujours indiqués par personne. On peut donc trouver une chambre double pour 1000 soms. Soient 14 euros. A ce prix là, bien sur, ce seront souvent des Guest-houses style auberges. Possibilités de cuisiner. Prix hors saison touristique. Pas de petit déjeuner. Ambiance souvent sympa et détendue. Les dortoirs sont bien sur moins chers mais quand on est deux ça ne vaut financièrement plus la peine. A Bishkek le " SAKURA Guest-house " est tres couru. Très propre et assez bien situé. ( 1000 soms la double).

8- le téléphone

Très facile de vous procurer une carte Sim. Trois opérateurs principaux se partagent le marché. MegaCom , Beeline et ... Je sais plus. Le coût de la carte est de 50 soms même si partout on essayera de vous la vendre 100. MegaCom semble être une compagnie sérieuse et réputée. Ça fonctionne plutôt bien. Communications peu onéreuses. Nombreux marchands de téléphones pas chers si vous aviez oublié le votre. Mais attention. Veillez à ce que ce ne soit pas lisible qu'en cyrillique..!

9- l'architecture, les villes... Le réseau routier.

Bishkek n'offre pas un grand intérêt architectural mais, début mai, il fait bon s'y promener sous un soleil qui n'est pas encore trop ardent. La ville possède de nombreux parcs qui, à défaut d'être bien entretenus, sont cependant agréables. La ville est bien arborée et ses longues rues offrent des trottoirs propres et ombragés. La circulation n'est pas trop dense et cela ajoute une impression de calme. Il faut néanmoins admettre que l'attrait du pays ne réside pas dans les villes ou l'architecture. Le Kirghiztan est un pays de montagne et ce sont les paysages qui feront surtout la valeur du voyage. Pour les plus sportifs, les treks seront l'unique objectif. Le réseau routier est globalement en bon état même si parfois, sur certains tronçons montagneux, les conditions climatiques sévères engendrent des nids de poule.



10- Aspects culturels.

J'ai trouvé les Kirghizes assez peu chaleureux. Les sourires n'arrivent pas spontanément. Influence passée des Soviétiques m'a -t-on affirmé. Cependant je n'ai jamais ressenti aucune agressivité. Je n'ai pas eu d'exemple frappant de délinquance et à aucun moment je ne me suis senti en insécurité.

Par ailleurs, les chauffeurs de taxi et voitures particulières ne brillent pas toujours par leur honnêteté. Soyez attentifs à bien confirmer le prix de la course avant le départ. Celui- ci à toujours tendance à augmenter dès que vous êtes partis..! Donc.. Soyez fermes une fois que vous savez que chacun a compris. Car, bien évidemment le langage reste une source de malentendus plus ou moins volontaires. On peut également parfois noter un manque de raffinement dans les attitudes quotidiennes. (Au restaurant par exemple) Dans la rue il n'est pas rare de voir cracher par terre. On regrettera aussi l'absence de prise de conscience quant à la propreté environnementale. Des milliers de bouteilles plastique jalonnent les routes. Le pays est à dominante musulmane mais, à part à proximité des mosquées, on a aucun problème pour trouver toutes sortes d'alcools.

Les femmes ne sont pas voilées et semblent plutôt libres dans leur tenue vestimentaire . Elles fument et boivent de l'alcool sans contrainte apparente. Le Kidnapping des jeunes fiancées existe encore bien qu'interdit par la loi. Mais il semblerait que cela devienne plus rare.

La France fait encore rêver bon nombre de gens qui, pour la plupart, ne sont jamais sortis de leur pays voire de leur ville.
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ES
Estonien 10 years ago
Carnet n° 66a: Almaty, Kazakhstan / 23 - 29 février 2016
https://www.youtube.com/watch?v=h_pgzSbOArQ

Mardi 23

Je pars enfin pour cette terre inconnue, pour ce pays qui à défaut de souffrir du mépris de l'inconscient collectif se trouverait presque en tête des pays les plus dangereux du monde. On m'aura prévenu. On m'aura bien mis en garde. "Fais attention à toi, le Kazakhstan est un pays dangereux..." Moi, je laisse derrière moi Paris et ses terrasses explosives, presque surpris que ce qui me manquait tant quand j'étais sur l'île n'était en fait qu'une vague illusion de liberté et d'expérience culturelle. Je m'envole d'autant plus serein que ce bref passage dans la capitale de ma métropole m'aura agressé moralement et spirituellement. Je vois encore ces visages tristes des passagers exténués du RER en fin de journée. Ces visages qui malgré les traits caractéristiques qui les distinguent se ressemblent tellement tant ils affichent cette même incompréhension devant l'évidence de toute vie : il faut survivre et tant qu'à faire, il serait bon de survivre mieux. Amoncelés dans ces boîtes qui les hébergent, tous ces gens se retrouvent chaque matin pour poursuivre ce but aussi stupide que vital, inaliénable, inexorable. Vivre.

Entassés à notre tour dans l'A320 d'Air France qui nous emmène à Amsterdam, nous respirons ensuite à l'aise dans l'A330 de KLM à ces excellentes places situés à l'avant de l'Eco Comfort. S'il y a bien quelque chose d'effrayant à partir vers l'inconnu, il s'agit toutefois d'une peur plutôt circonscrite. C'est grisant, c'est planant. Même si, contrairement à ce que j'aurais pu penser, l'avion n'emporte que des gens du cru. A l'avant, quelques hommes d'affaires font tâche. A l'arrière, nous sommes les deux seuls couillons n'ayant objectivement aucune raison de voler pour Almaty. Tandis que je constate avec enchantement ce métissage progressif propre au voyage sur la distance, je réalise à quel point je suis béni des dieux. A mon époque, partir si loin sans raison objective est devenu sinon un jeu d'enfant, un loisir haut de gamme riche en découvertes.

J'aime cette arrivée dans un aéroport aux normes internationales quand, en pleine nuit, le froid nous agresse presqu'autant que l'odeur du fioul dont ces pays lointains se servent pour se chauffer. En quelques minutes, je me retrouve en pleine Russie, dans un hôtel aussi pratique que bon marché situé à trois pas de l'aérogare. Au sol, des reste de neige. Autour de moi, des arbres meurtris par l'hiver. Au loin, le bruit d'un train dont les échos semblent absorbés par la brume. Au fond de moi, un indéfectible sentiment de pure nostalgie qui fera violemment obstacle à mon endormissement...

Mercredi 24

Cette courte nuit au chaud aura tant bien que mal effacé les stigmates des cinq heures de décalage horaire. Pourtant, je me lève ravi, curieux de vivre cette première journée aux confins de l'Asie Centrale. Confiant, muni d'une carte et de ma bonne étoile, je nous fraye un chemin depuis l'aéroport jusqu'à la ville en utilisant les transports en commun. Pas que le prix du taxi soit exagéré, non, mais que l'envie de vivre pour une fois quelque chose d'authentique soit plus manifeste aujourd'hui. Prendre le bus, c'est vivre au rythme des habitants. C'est regarder leur démarches, leurs habits, leurs mimiques. Prendre le bus, c'est être attentif à ce qu'il se passe dehors. Un œil sur la carte, un œil sur les rues. Puis, après les faubourgs sans âme de cette mégapole d'un million et demi d'habitants, les rues quadrillées du centre apparaissent. Il est temps de descendre. Au terme d'une courte marche au soleil, à l'angle d'Abylai Khan de Kabanban Batyr, nous nous installons à l'hôtel D'Rami, un mini-hôtel assez luxueux de sept chambres situé au troisième et dernier étage d'un vieil immeuble.

Regrettant la fermeture pour rénovation du téléphérique menant à Kok-Tobe, nous empruntons un bus de ville puis une petite navette pour nous hisser au faîte de cette colline surplombant Almaty. Malheureusement, la lumière ingrate du milieu d'après midi aidée par la pollution manifeste de cette grosse bourgade nous empêchera d'apprécier la vue à sa juste valeur. Au loin, pas si loin pourtant, la chaîne Trans-Ili culmine à 4000m. En bas, la ville dont les artères droites et rigides s'étendent telles des tentacules vers les steppes blanchies par la neige récente. Je pense que ce n'est pas la saison car en haut, dans un parc d'attraction improvisé, nous croisons peu de gens. Revenus en bas, dans la ville, nous arpentons sans but avoué les larges avenues incroyablement propres d'Almaty avant de descendre visiter le métro. Surpris par une infrastructure aussi récente que démesurée, nous descendons à la station Baikonour en espérant trouver la cathédrale Saint- Nicolas. Pourtant, sur cette carte usagée récupérée à la réception de l'hôtel, aucune trace des édifices religieux. Curieux. Summum de la laïcité ? J'improvise alors et décrète que cette croix là tracée à la main sur la carte devrait indiquer l'édifice ! Ma bonne étoile opère à nouveau : trente minutes après, nous intégrons l'église à la fin de l'office des Vêpres. Le chœur est magnifique, l'iconostase splendide. Je suis ravi d'être venu.

Nous rentrons à l'hôtel enveloppés des couleurs désespérantes du soleil qui s'éteint sur les arbres et les habitations. Ses faibles rayons glissent au travers des branches nues et éclairent une dernière fois aujourd'hui les façades grises et jamais ravalées des vieux immeubles soviétiques. La nostalgie me rattrape encore. Je dois apprendre à chasser mes démons.

Jeudi 25

Almaty, c'est aussi le ski, et pour nous Européens, c'est bien le comble du snobisme que d'aller skier pour la journée au sud de la ville. Pourtant, alors que nous partons, gaillards, vers l'arrêt du bus sur Dostyk Prospect, nous n'avons encore aucune idée de ce qui nous attend. Où va nous déposer le bus, pourra-t-on louer des skis, les remontées mécaniques seront-elles en bon état ? Séduits par l'idée de gagner du temps, nous acceptons l'offre d'un chauffeur de taxi plutôt clandestin rabattant à l'envi aux alentours de l'arrêt et gagnons en vingt minutes le complexe de Medeu. En face, la gigantesque piste de patins à glace. A gauche, la station de télécabines dont l'une d'elles nous emporte en un long trajet au dessus des ravines à la station de ski de Shimbulak.

Il fait un temps splendide, nous nous rendons vite compte que l'emport de tout notre attirail spécifique aux grands froids ne nous sera d'aucune utilité. Ravi, mon bon ami loue des skis et s'en va dévaler les pentes, ravivant des souvenirs vieux de dix ans. Moi, je fais des allers retours, préférant contempler la glace de loin, ébahi devant tant de beauté. La montagne enneigée, quelques jours seulement après l'ennui profond qui caractérise mes jours à Saint-Denis, ça fait un bien fou. L'après-midi s'égrène doucement, au rythme des remontées mécaniques et de la musique bon marché. Nous sifflons un Coca à la terrasse de Paul, maison de qualité depuis 1889, et quittons presque à regret l'atmosphère vivifiante des hauteurs. Au loin, on devinait sans peine la chape de pollution qui étouffe la ville en ces jours de beau temps.

Nous récupérons nos affaires au D'Rami juste avant qu'Igor nous embarque à bord de sa grosse voiture en direction du Reykjavík, un hôtel huppé des environs d'Almaty. Tout le long de cet intéressant transfert vers un village pourtant perdu au pied des montagnes, Igor répond à nos interrogations dans un Anglais suffisamment correct pour rendre le voyage sympathique. Les explications de ce sosie inattendu d'Eric Clapton seront salutaires ; c'est la dernière fois que nous parlerons anglais de tout le séjour ! Igor à beau être le propriétaire de l'hôtel, il laissera à ses employés le soin de s'occuper de nous. En Russe...

Vendredi 26

Une fois n'est pas coutume, j'ai les plus grandes difficultés à trouver le sommeil. Le froid, l'odeur de la neige, la sensation d'être perdu, au figuré, loin, sous une lune que je crois pleine pour l'occasion relancent mes démons soviétiques. Je me lève cassé du fait des armes chimiques...

Du haut de la tour d'observation où nous prenons notre petit-déjeuner, nous réalisons à quel point cet hôtel de huit chambres est atypique pour l'endroit. De vieilles routes usées parfois recouvertes de neige desservent anarchiquement des maisons aléatoirement décharnées ou bien bâties. Du haut de notre tour, nous constatons que si les richesses sont bien mal réparties, il est évident que la question de l'infrastructure n'est pas la priorité des autorités. Quand nous sortons enfin pour parcourir à pied l'endroit, la chose est encore plus frappante. Un gros 4x4 frôle une charrette tirée par un âne en face d'un chalet huppé. Juste à côté, un petit kazakh en anorak flambant neuf nous adresse à peine un regard. Et là, au bord de cette ruelle crasseuse parsemée d'immondices, les portails en tôle mal ajustée sont le seul indice qui permette d'affirmer que les maisons qu'ils cachent ne sont pas abandonnées. Pourtant, les maisons abandonnées ne sont par rares, tout comme les bâtiments non achevés.

Nous passons près de la station de ski de Tabagan où, en contrebas, nous observons quelques skieurs intrépides profitant des derniers jours de leur sport favori. Par endroit, l'herbe refait surface ; cet ubac ne survivra plus très longtemps. En face, l'adret est tout aussi manifeste : plus une trace du manteau blanc. Nous poursuivons notre marche dans les vergers endormis le long de pistes recouvertes de neige et dont nous devinons l'existence grâce aux bouteilles et aux déchets laissés là sans doute pour jalonner la route. Plus loin, une avalanche de plastiques et de bouteilles en verre nous fait soupirer devant un paysage si grandiose. Quelle inconséquence que celle de ces humains dévastateurs. Quand l'un crée l'emballage et le suremballage, l'autre le jette n'importe où et si possible en pleine nature. Nous quittons peu après ce sentier hasardeux et regagnons les routes bordées de gazoducs jaune vif dont le diamètre est proportionnel aux routes qu'ils accompagnent. Nous avons faim et soif, nous rentrons au village où nous improvisons un pique nique à l'ombre d'un immeuble en ruine. Nous regardons passer les gens. Nous regardons passer la vie.

Samedi 27

Contrastant violemment avec nos vies quotidiennes, le temps ici se dilate au point qu'il nous arrive de nous demander comment nous allons l'occuper ! Hier, en fin d'après midi, nous avons fait un sauna au feu de bois. Ce matin, nous ne faisons rien, nous traînons à l'hôtel avant de repartir vers la ville sur le coup de midi à bord d'une vielle Toyota se conduisant à droite. Intéressant. Pourtant, j'aurai l'occasion de voir que cette voiture n'est pas une exception, tout comme celles qui crachent une fumée noire par leur vieux pot d'échappement. L'air pur des montagnes cède une nouvelle fois le pas à l'atmosphère saturée de particules fines de la mégalopole.

Nous retrouvons brièvement le calme du D'Rami avant d'entreprendre une longue balade qui nous fera voir l'imposante façade de l'université technique, la rue des artistes Zhibek Zholy ainsi que le parc Panfilov et sa majestueuse église en bois édifiée en son centre. Les cloches sonnent ; c'est l'heure des Vêpres. Curieux, nous entrons dans l'édifice écouter quelques minutes le drame parfait qui se dégage d'un autre magnifique chœur russe.

A 17h, nous avons déjà rejoint l'opéra où se joue un récital baroque dans la vaste salle du premier étage. Je suis déçu de ne pouvoir contempler l'opéra proprement dit. Pourtant, j'avoue que la proximité avec le public conférait à la représentation les atours d'une discussion intime. C'était comme si la cantatrice s'adressait à moi et à moi uniquement quand elle roulait des yeux sur ces arias magnifiques de Monteverdi et de Handel.

Dimanche 28

Soucieux d'offrir à mon âme en peine un semblant de rédemption, je me lève aux aurores après une nuit encore écourtée par l'insomnie. À l'heure indiquée par la réceptionniste de mon hôtel, je me retrouve devant la cathédrale Saint Nicolas visitée à l'arrivée où je me laisse bercer le temps d'une liturgie. J'en profite pour regarder ces gens qui s'agitent presque comme dans une ruche. A deux reprises, tournant le dos à l'iconostase, un gros diacre barbu assène à l'assemblée les paroles de ces deux chants communs. Son action brise la magnificence des chants venant de plus haut. Je vis un mélange de douceur et d'étrange brutalité.

Je retrouve peu après mon ami qui m'attendait pour partir en excursion. Là encore, la réceptionniste nous aura été d'une aide précieuse en nous trouvant un chauffeur. Nous partons au sud, vers le Kirghizistan, voir ce lac dont nous entendons tellement parler : le Grand Lac d'Almaty. Pas farouche pourtant inquiet, notre chauffeur entreprend la difficile montée sur une route couverte d'une épaisse couche de glace saupoudrée de neige fraîche. Mais monter passe encore. Car après avoir rempli nos poumons d'air pur et nos yeux d'images aux couleurs aussi belles que glacées, nous prions tous en chœur pendant la descente, instant béni par nos étoiles autant qu'habillement maîtrisé par notre conducteur.

En fin d'après-midi, nous tuons le temps assis sur un banc ou marchant le long des larges avenues. C'est toujours grisant de parler en profondeur de ces sujets qui nous animent avec en arrière plan des décors irrationnels, bien que ces images temporaires soient pourtant la fresque vivante sur laquelle se joue la trame de nos vies. Par quelle énergie Moscou a-t-elle réussi à étendre son hégémonie jusqu'ici ? Les mêmes immeubles gris, les mêmes bâtiments administratifs. La même vision, somme toute, que ce soit à Kiev, dans les pays Baltes, à Moscou ou à Almaty.

Lundi 29

Décoller à 5h du matin n'est jamais chose aisée. Pour l'occasion, nous tâchons de nous reposer un peu avant dans ce même hôtel où nous avions dormi la première nuit. Mais c'est peine perdue. La gorge et la bouche envahies de cette pollution crasse, je n'arrive plus à réprimer mes envies de toux alors que dans mon esprit tournoient les images de cette grande ville sortie tout juste du soviétisme et qui entre sans transition dans l'ère de la société de consommation et des problèmes environnementaux. Nous n'avions même pas besoin de le chercher pour comprendre en crachant gentiment nos poumons qu'Almaty est l'une des villes les plus polluées de notre planète...

Notre avion est à l'heure. Il nous rapprochera en quelques sept heures de temps de notre vie classique. Avant de sombrer dans le sommeil du juste, malgré les cris capricieux d'une petite Kazakh bien grassouillette pour son âge, je me rejoue le film de cette semaine volontiers exceptionnelle. J'ai eu l'idée, mon étoile m'en a donné les moyens. J'ai vécu comme en Russie une semaine en tout point symétrique partagée entre la frénésie citadine et le calme vivifiant des montagnes. Ce qui paraissait risqué au départ s'est révélé être l'une des expériences les plus originales que j'ai été amené à vivre.

Escale pénible à Amsterdam. Le décalage horaire ruine à petit feu les quelques heures d'attente en trop. J'ai, je crois, mal calculé mon coup. Amsterdam fatigué et par 4°C se visite en un coup de vent. À la mesure surtout de notre incapacité, en fin de parcours, à capter la moindre chose supplémentaire. Ça me fait sourire : j'ai deux jours pour faire le vide avant de repartir, mercredi, pour Tbilissi, Géorgie.
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YA
Yadin 10 years ago
Carnet de voyage à Saint-Pétersbourg
Carnet de voyage Saint-Pétersbourg

Bonjour, je suis heureux de partager avec vous ce beau week-end prolongé dans la merveilleuse ville de Saint-Pétersbourg.

Vous trouverez ici quelques conseils pratiques, notre planning jour par jour et nos avis sur les hôtels et restaurants fréquentés.

Tout d'abord les infos pratiques.

Le vol :

Les billets ont été achetés 2 mois avant le départ, pour la somme de 280€ aller-retour sur le site de la KLM. C'est en effet cette compagnie qui offrait le meilleur rapport qualité prix, en termes d'horaires notamment, avec des escales courtes et optimales. L'aller Marseille-Paris CDG-Saint-Pétersbourg s'est fait sur Air France (1h d'escale à Paris) Le retour Saint-Pétersbourg-Amsterdam-Marseille s'est fait sur KLM et Air France (1 heure d'escale à Amsterdam).

L'hôtel :

Nous avons choisi le Solo Sokos Palace bridge sur l'île de Vassilievski. La nuit nous a coûté 77€. Cet hôtel se prétend 5* (il ne les vaut pas) Nous en sommes toutefois satisfaits. Chambres spacieuses Salle de bain avec WC séparés, propre et moderne Beaucoup de charme SPA de rêve ouvert de 9h à 23h 2 restaurants, bar, salon lounge Personnel accueillant et professionnel (malgré un petit problème) Transfert aéroport-hôtel pour 30€ (cher, mais pratique) Vraiment une bonne adresse à quand même 15-20 minutes de marche de l'ermitage

Le visa:

J'étais un peu paniqué par cette démarche qui avait l'air fastidieuse, mais cela s'est avéré très facile. L'attestation d'assurance rapatriement, frais médicaux, etc… a été fournie gratuitement par l'organisme d'assurances de la carte visa premier (attention, pour la société générale c'est payant : 12€) : comptez quelques jours pour l'obtenir, on vous demande un original. J'ai demandé à l'hôtel par email le voucher pour la durée du séjour. Il a été fourni gratuitement et en 2 jours à peine par email (pas besoin d'original). J'ai rempli en ligne le formulaire sur le site www.vhs-france.com J'ai également pris rendez-vous sur le même site au consulat de Marseille pour déposer le dossier complet (pièces demandées plus photos d'identité et passeports). Le paiement se fait au dépôt du dossier 61€ par personne. Les passeports avec le visa se récupèrent sans rendez-vous 10 jours plus tard. Passer par une agence peut coûter beaucoup plus.

Retirer de l'argent :

Le taux de change est très avantageux 1€ = 70-80 roubles (40 roubles en temps normal) Les distributeurs sont nombreux et délivrent maximum 5000 roubles (environ 70€) Il est possible de payer par carte de partout.

Météo et tenues vestimentaires :

On ne s'attendait pas à beaucoup de soleil, on a eu beaucoup de grisaille Le froid était bien installé : entre -3 et 2°C avec un petit vent d'ouest bien ravageur. Nous n'avons pas eu de pluie. Prévoir des vêtements chauds. Nous avions gants et sous gants Collants sous le pantalon. Double paire de chaussettes Chapka et couvre oreilles Echarpe et grosse doudoune Ce n'était pas de trop !!

Les musées et églises :

Les sites ouvrent tard : 10h-10h30 et ferment vers 18-19h selon les sites. Les entrées sont bon marché : 8€ pour l'ermitage (17€ si on achète en ligne), 5-6€ pour les églises et autres palais. Il n'y a pas de fermeture entre 12 et 14h (mais vérifier) Attention les sites ferment certains jours et cela dépend du site. Il est capital de préparer à l'avance ses visites en fonction des jours de fermeture. De même, la ville est très grande et il vaut mieux regrouper les visites de façon logique.

Voici maintenant jour par jour le carnet de notre voyage :
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CI
Citipati 10 years ago · Kakou40
Transsibérien et Japon (compte-rendu et carnet photo)
Bonjour,

Apres quelques mois, je vous propose un petit compte-rendu et quelques photos d'un voyage qui me tenait a coeur : Le transsiberien + un transfert au Japon, effectue en septembre/octobre dernier.

Deja, pour situe, l'itineraire prevu sur 5 semaines (3 semaines en Russie, 2 semaines au Japon) :



Paris > Moscou > Kazan > Ekaterinbourg (passage rapide) > Tomsk > Irkutsk > Ulan-Ude > Vladivostok > Tokyo > Kyoto > Kagoshima > Nagasaki > Osaka > Kumano > Tokyo > Paris.

Pour les vols :

- Paris-Riga-Moscou : Air Baltic - Vladivostok - Tokyo : Siberia Airlines - Tokyo - Abu Dhabi - Paris : Etihad

Pour les trains :

RUSSIE

- Moscou-Kazan : SV (№ 002Й«Премиум») - Kazan-Ekaterinbourg : SV (№ 060У«Тюмень») - Ekaterinbourg-Tomsk : SV (№ 038Н«Томич») - Tomsk-Irkutsk : Kupe (№ 391Н) - Irkutsk-Ulan Ude : Kupe (№ 322И «Баргузин») - Ulan Ude-Vladivostock : SV (№ 002М «Россия»)

JAPON

- Tokyo - Kyoto (shinkansen) - Kyoto - Kagoshima (transfert a Shin-Osaka puis shinkansen jusqu'a Kagoshima) - Kagoshima - Nagasaki (shinkansen jusqu'a Shin-Tosu puis tokkyu jusqu'a Nagasaki) - Nagasaki - Osaka (tokkyu jusqu'a Shin-Tosu puis shinkansen jusqu'a Shin-Osaka) - Osaka - Kii-Katsuura (tokkyu au depart de Tennoji direction Wakayama puis toute la cote de la peninsule de Kii) - Kii-Katsuura - Tokyo (tokkyu jusqu'a Nagoya puis shinkansen pour Tokyo)

__

Reservations Hotels :

(Attention, ce n'est pas un voyage mis sous le signe du "luxe" en particulier, mais encore moins de l'economie, on s'est clairement fait plaisir sur certains hotels, et on assume 😉, je detaillerai mes impressions sur les hotels listes ci-dessous dans le dernier message dans lequel je ferai le point niveau budget).

RUSSIE

Moscou > Hilton Leningradskaya***** Kazan > TatarInn*** Ekaterinbourg > Marins Hotel*** Tomsk > Magistrat Hotel**** Irkutsk > Marussian Boutique Hotel*** Listvyanka > Gavan Baikala Guesthouse Ulan-Ude > Baikal Plaza**** Vladivostok > Hotel Primorye ***

JAPON

Tokyo > Toyoko-Inn Kanda/Akihabara (pres de Asakusabashi) ** Kyoto > Heianbo Ryokan Kagoshima > Nakazono Ryokan Nagasaki > Fujiwara Ryokan Osaka > Comfort Hotel Shinsaibashi Yunomine-Onsen > Adumaya Ryokan&Onsen Tokyo > chez un ami

Demain, je vous raconterai donc brevement notre arrivee a Moscou avec quelques photos. A bientot. ;)
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JU
Julien92Sui 10 years ago · Mellone
Topo pour des treks au Kirghizistan
Bonjour à tous, J'ai pris un peu de retard dans mes topos sur mon blog mais j'ai enfin terminé. Vous retrouverez les topos : - 5 jours dans les montagnes de Karakol : trek.uniterre.com/karakol/ - 3 jours autour du Song Kul par le Nord : trek.uniterre.com/songkul/ - 2 jours au-dessus du Kotchkor pour les lacs Köl Ükok et Köl Tör : trek.uniterre.com/KolUkok/

Voilà à quoi ça ressemble (la version complète du topo, ainsi que des autres, est disponible sur mon blog) :

Trek dans les montagnes de Karakol 5 jours d'Ak Su/Altyn Arashan à Jeti Öghüz par le lac d'Ala Kul

Présentation : Le trek le plus classique du Kirghizistan : très fréquenté et on comprend pourquoi ! Superbe paysage de montagne où ls glaciers sont au rendez-vous. 4-5 jours pour le parcourir, en autonomie obligatoirement : pas de village ! Vous pourrez trouver la trace GPS sur le site de Simon Dubuis, la seule différence et que je n'ai pas parcouru la dernière étape en m'arrêtant à Jeti Oguz. Le trek se fait normalement dans le sens inverse que décris ici et par Simon, pourtant, il n'y a pas d'inconvéniens majeur à le faire depuis Ak-Suu.

Cartes : Carte disponible au TIC (office du tourisme) de Karakol pour 300 soms.

Accès : - De Bichkek à Karakol : en bus de jour ou de nuit (300 soms/8h) ou en mashrutka (plus rapide et à peine plus cher). - Depuis Karakol, on rejoins Ak-Suu depuis le bazar principal ou sur l'arrêt de la route centrale Toktogul. 20 soms, plusieurs Mashrutka (N°350) par heure. - Quelques mashrutka (N°371) direct pour Karakol pour rentrer depuis Jeti Öghüz, 20 soms. Taxi collectif pour 30 soms. Sinon, en stop ou en taxi jusqu'à la route principale où on trouvera une mashrutka pour Karakol ou Balyktchy si l'on veut rentrer à Bichkek.

Hébergement et ravitaillement : - En tente obligatoirement. Seul Alyn Arashan, la vallée de Karakol et Jeti Öghüz dispose d'hébergement (yourte, tente fixe ou en dur). Plusieurs hôtels à Karakol. Je recommande particulièrement Yak Tours Hostel : chambre pour 300 soms/personne ou camping dans le jardin pour 100 soms. Jolis jardins, chambres bien décorées dans une vieille et belle maison. Ambiance sympa. Par contre, anitaire peu nombreux et pas très propre. Turkstan Yurt Camp a triplé ces prix depuis l'édition du Lonely Planet de 2014. Acceuil désagréable. A éviter. - Autonomie alimentaire aussi nécesaire. Entre le marché du bazar central et les petites épiceries du centre-ville, vous pourrez tout trouver à Karakol. - Bouteille de gaz à vis (style Primus) en vente dans le magasins de sport au centre-ville, sur la route Toktogul. Par contre, plusieurs d'entre-elle disfonctionne et ne peuvent plus être dévisée du bruleur... je déconseille de les utiliser, elles risquent de vous lâcher en plein trek ou vous risquez de devoir laisser votre bruleur... mieux vaut privilégier l'essence !

Permis : - Rien à obtenir à l'avance mais un droit d'entrée est demandé pour la vallée de Karakol. Celui-çi s'obtenant au début de la vallée, en descendant depuis Ala Kül vous le manquerez. Par contre, le deuxième jour, après avoir traverser le pont, un garde traine au camp de tente fixe. Il vous le vendra, surement sans ticket et en mettant l'argent dans sa poche (250 soms par personne + 100 par nuit de camping). Avec un peu de chance, ce militaire corrompu ne sera pas là lors de votre passage.

Mes étapes (du 11 au 15 août 2015) : Des étapes plus courtes que ce que j'ai l'habitude : trois semaines sans marcher après ma petite blessure à la cheville dans les Monts Fanns au Tadjikistan. Je n'ai pas campé au même endroits que tout le monde, et je vous recommande de faire pareil : camp plus joli et plus tranquille. L'aller-retour jusqu'au pied du glacier de Karakol vaut vraiment la peine. Si vous arrivez de Bichkek par un bus de nuit, la première étape très courte, vous permettra d0acheter votre carte de rando et de vous informer des conditions de terrain et météorologique à l'office du tourisme.



Jour 1 : Ak-Suu (1880m) - Camp 1 (2365m) : 2h45, 12.2km, +500/-15 (altitude max. : 2365m) Notter que pour éviter cette première étape sans intérêt, on trouve des véhicules 6x6 militaires qui peuvent vous monter d'Ak-Suu à Alty Arashan, mais c'est cher pour 13km.Parfois la mashrutka N°350 s'arrête avant Ak-Suu (s'il n'y a pas assez de passagers), cela peut rajouter 2km si vous n'insister pas au près du chauffeur. La route se divise en deux juste après la fin du goudronnage. Prendre la piste carrossable de gauche. La suivre. Une seule traversle de rivière après 3km (pont). Bivouac possible pour dépanner à certains endroits mais pas top. Après 2h30/3h, un grand espace près de la rivière s'offre à vous. Pas de vue, donc n'arrivez pas trop tôt... ou pousser jusqu'au source d'eau chaude d'Altyn Arashan (encore 1h/3.4km).

Jour 2 : Camp 1 (2365m) - Lac d'Ala Kul (3570m) : 5h45, 16.4km, +1600/-395 (altitude max. : 3922m). => Sur mon blog

Jour 3: Lac d'Ala Kul (3570m) - Pied du glacier de Karakol (3040m) : 5h15 à 7h45 suivant jusqu'où on se balade sans le sac depuis la tente, 16.9 à 24.9km, +675 à +805 /-180 à -310 (altitude max. : ~3600m) => Sur mon blog

Jour 4 : Pied du glacier de Karakol (3040m) - Camp 4 (2840m) : 5h45, 19.7km, +1200/-1400 (altitude max. : 3800m) => Sur mon blog

Jour 5 : Camp 4 (2840m) - Jeti Öghüz (2035m) : 3h30, 16.2km, +0/-805 (altitude max. : 2840m) => Sur mon blog





















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HA
Hagu 10 years ago · Doni
Le voyage de Nin-Nin et Poupi (21 mois)
Bonjour,

Nous y sommes ! Nous l'avons enfin commencé ce rêve dont on vous en avait parlé en 2007 ou 2009... Nous le réalisons enfin avec notre petite demi-portion de 20 mois au moment du départ. Notre parcours : France (on est parti de Carcassonne), Suisse (vrai départ en train depuis Genève), Allemagne, ferry puis Helsinki (Finlande), et on traverse la Russie de Saint-Pétersbourg à Vladivostok, en prenant le train avec une halte sur l'île d'Olkhon pour marcher sur le Baïkal. Ensuite ferry pour le Japon et ... on verra la suite !

Nous sommes actuellement à Irkoustk (un jour, je saurai écrire ce nom !!) avant de prendre le train pour Vladivostok et finir notre traversée de cet immense, non gigantesque pays qu'est la Russie. D'ailleurs, tout ici est grand !

Notre première impression ne fût pas bonne. Une arrivée un peu brusque en terre russe (pourtant le train entre Helsinki/Saint-Pétersbourg est super (Allegro)). Le temps froid, les gens aussi, et nos galères dans le métro avec notre poussette (pas d'ascenseur). Et le temps a passé, Moscou, Irkoustk, le majestueux Baïkal... et des rencontres magnifiques dans les trains, les bus locaux, les mini-bus collectifs. Des russes beaucoup de russes, quelques français (mon dieu qu'il y a beaucoup de français en Russie ! :) ) Et des rencontres plus mystérieuses et brèves, un allemand qui part traverser le Baïkal tout seul à pieds avec sa pulka, un néerlandais qui part visiter la Corée du Nord. Parfois, on parle un peu anglais mais souvent on baragouine deux-trois mots en russe, on fait des gestes et on gagne des sourires, ceux qui nous ont manqué les premières minutes quand nous sommes entrés dans le pays. Dans quelques jours, on quittera ce beau pays avec un pincement au coeur, car finalement, c'est super cool la Russie, on adore ! On en redemande ! Et c'est pas notre mini miss qui va dire le contraire, elle a joué avec de nombreux enfants, a eu un vrai "fan club" au Baïkal parmi le personnel de notre auberge et des cadeaux : chaussettes tricotées mains, peluche, des goûters...

Ma brève Russie est finie, je laisse place aux quelques images choisies de la Russie de mon mari.

Helsinki



-- Russie





















Baïkal, la nuit, pas de lumières, on voit hyper bien le ciel !

Bon, trop de photos, on va arrêter là, en tout cas, c'est beaucoup grâce à voyageforum qu'on fait ENFIN ce voyage, alors merci :)

Bientôt le Japon ! A suivre sur terredessonges.fr
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TR
Triptrafic 11 years ago · Hymer94
Russie: Road Trip de la Caspienne à la Baltique!
Bonjour

En avril 2012, nous avons traversé la Russie du Sud au Nord, de la Caspienne à la Baltique. Avec notre véhicule, un petit fourgon d'artisan. Partis de Toulouse, nous sommes entrés en Russie par le sud à Rostov et sortis au nord par St Petersbourg. Ce n'était pas notre premier séjour motorisé en Russie.

Sans prétention aucune, juste un témoignage de ce que l'on peut faire avec une camionnette anonyme, banale, invisible, qui ressemble furieusement au Sobol, le plus connu des petits fourgons G.A.Z ! 😏

Les carnets de route complets sont en ligne :

CASPIENNE : photos.google.com/...b0ViMVlKODhYOVhOVFJn

BALTIQUE : photos.google.com/...VkNzZFYzYWE5cE5zVXBR

SOMMAIRE DES CARNETS

KALMOUKIE

Une découverte de la culture bouddhiste.



Un accueil étonnant !



ASTRAKHAN

Un magnifique séjour.



Au carrefour des cultures.



VOLGA et DAGHESTAN

Le plus grand delta d'Europe.



Une incursion au Daghestan qui s'est bien terminée.



STALINGRAD

Visite impressionnante.



Plongée dans la Russie d'en bas !



ANNEAU D'OR

Trois jours pour découvrir ses 2 perles, Souzdal



Sergueï-Possad



CAMPING au KREMLIN

Un pari fou mais minutieusement préparé, dormir dans notre fourgon à 500 m de la Place Rouge,



…...... et du Kremlin !



NOVGOROD & l'ERMITAGE

Veliky Novgorod nous a charmé.



L'Ermitage sans réservation et sans queues interminables ? En avril, c'est possible !



ST PETERSBOURG

De St Sauveur ......



…...... au croiseur Aurore.



Tsarskoïe Selo, Rundale

Tsarskoïe Selo, notre coup de cœur !



Arrêt à Rundale en rentrant à Toulouse par la Lettonie.



Cordialement Sylvie & Bernard
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JU
Julien92Sui 11 years ago · Slabeudad
Topo: traversée des Monts Fans
Bonjour, Avec Pierre (Willemspie sur ce forum), nous avons fait un trek sympa dans les Monts Fanns ce mois de juillet. Comme d'habitude, je vous propose un topo sur mon blog et je vous en partage une partie sur ce forum (le reste c'est ici : trek.uniterre.com/tadjikistan/)





Accès : De Doushambé, des taxis collectifs (qui partent quand ils sont pleins) pour Pendjikent partent de l'usine de ciment au Nord de la ville (Tsementzavod). 100-120 TJS la place, 6-7h de trajet qui seront réduits quand le tunnel d'Anzob aura réouvert. De Pendjikent, des jeeps collectives partent vers midi pour les villages le long des lacs. 30-40 TJS la place. La route s'arrête au sixième lac mais notre itinéraire commence avant. Je conseille de descendre à Padrud et de continuer à pied pour mieux apprécier le magnifique paysage. Réserver votre jeep si vous logez chez l'habitant à Pendjikent, le chauffeur viendra vous chercher. Il y aurait aussi une mashrutka à 14h mais n'allant que jusqu'à Shing. L'autostop est possible mais à mon avis pas évident car la route est peu fréquentée.

Carte : D'après le Lonely Planet, des magasins et offices de tourismes sont censés vendre des cartes à Dushambé et Pendjikent. Cependant, ils était fermés lors de notre passage en juillet 2015. Toutefois, les cartes soviétiques (1:100'000) disponibles gratuitement en ligne suffisent. Liens directs pour les deux cartes nécessaires pour ce trek : partie 1 et partie 2.

Trace GPS : Ma trace GPS du trek présenté ici est disponible sur Wikiloc. Vous trouverez beaucoup d'autres traces pour des variantes dans les Monts Fanns. N'hésitez pas à explorer les traces GPS, les cartes soviétiques et comparer : les variantes sont nombreuses pour vous permettre de composer votre propre itinéraire. Exemples de traces GPS trouvés sur Wikiloc :



Permis : Rien à obtenir en avance. Par contre, il faudra vous acquitter d'un droit d'entrée de 16 TJS par jour dans la région des lacs de Koulikalon et d'Alauddin. Des militaires patrouillent et font payer la taxe lorsqu'ils vous rencontrent. Vous y échapperez donc peut-être.

Hébergements et ravitaillement : - A Pendjikent : logement chez l'habitant de 50 à 80 TJS par personne. - Lors du trek : dans les villages de Nofin, Padrud, Zitmud et Sarytag. Compter 10$ la nuit par personne, 5$ le dîner et 2$ le petit-déjeuner. Payable en samonis ou en dollars US. - Nouriture : en plus des quatre villages où vous pourrez manger chez l'habitant, vous trouverez de quoi manger à l'Alpager d'Artouch et au camp du lac d'Alauddin. Vous pourrez y prendre un repas bon marché (pas de prix touristes ou de prix "cabane" comme dans les Alpes ou au Népal) mais il n'y a pas d'épicerie. Prenez donc assez de vivres avant de quitter Pendjikent ! - La tente est indispensable pour ce trek. Entre le début du col de Tavasang et Gaza, il y a 8h30 de marche (temps effectif et à un bon rythme, sans les arrêts. 32.6km / 1150m de dénivelation positive). Entre le camp d'Alauddin (ou vous pouvez éventuellement dormir dans une tente fixe en négociant) et Sarytag, il y a 11h30 (39.4km / 1625m de dénivelation positive). Bref, à moins de vouloir se lancer dans ces deux étapes, (quasiment) infaisable pour la seconde, la tente est obligatoire.

Nos étapes (du 23 au 27 juillet 2015) :

Description des étapes et photos :

Jour 1 : Padrud (1630m) - Camp 1 (2100m) : 7h45, 26.9km, +1480/-1210 (altitude max. : 3305m) Nous sommes partis de Padrud mais il est possible de continuer en jeep jusqu'à la jonction juste avant Margouzor (2h de marche en moins). Toutefois, mieux vaut faire cette section à pied pour profiter de la vue magnifique le long du lac. Suivre la piste carrosable jusqu'à l'entrée du village de Margouzor. Après 4.5km, on arrive au cinquième lac où se trouve une guesthouse mais qui semble fermée. Après 8km, une rivière arrive sur notre gauche pour se jeter dans le lac. Un pont permet de la franchir et de rejoindre quelques maisons. Ne pas le traverser mais prendre le chemin qui monte juste avant le pont. Ensuite, plusieurs options. Le mieux est de prendre un chemin qui quitte le fond de la vallée où coule la rivière. Chemin en zigzague jusqu'à un village. Quelques centaines de mètres à plat sur une piste où coule une rivière d'irrigation puis on arrive dans un vallon plus étroit. Vers 2650m, la vallée se divise en deux. Prendre le vallon de droite. A 3150m, il faut tirer à gauche pour atteindre le col. Pas d'eau sur cette dernière partie. Col de Tavasang à 3305m après 15km/5h de Padrud. Vue décevante à notre goût. Descendre dans la vallée. Itinéraire évident. On trouve des ruisseaux dès 15-30 minutes de descente. A 2960m, un joli replat herbeux offre un balcon parfait pour un bivouac avec un joli panorama (camp possible 1). Si la longueur de l'étape vous fait peur, dormir ici est définitivement une bonne option. Le chemin disparaît dans les prés mais on le retrouvera vite. Il traverse une petite rivière puis continue sa descente jusqu'à se transformer en un superbe chemin en balcon. Belles et imposantes paroies rouges en face, de l'autre côté de la vallée. Pas d'eau et tout est en dévers, il est impossible de camper jusqu'à ce que le chemin redescende au fond de la vallée (camp possible 2 : 6h45/22km, aussi une bonne option pour réduire la durée de l'étape). Sinon, continuer à suivre la rivère jusqu'à l'endroit que nous avons choisi pour notre premier camp. Ne poussez pas plus loin, vous arriverez rapidement au village et à la route carrossable où il est plus difficle et moins agréable de camper.

Jour 2 : Camp 1 (2100m) - Lac émeraude (2420m) : 8h15, 28.8km, +1650/-1330 (altitude max. : 3250m) Voir sur mon blog.

Jour 3 : Lac émeraude (2420m) - Camp du lac d'Alauddin (2780m) : 7h00, 19.6km, +1675/-1315 (altitude max. : 3820m) Voir sur mon blog.

Jour 4 : Camp du lac d'Alauddin (2780m) - Camp 4 (2600m) : 7h45, 22.1km, +1475/-1655 (altitude max. : 4135m) Voir sur mon blog.

Jour 5 : Camp 4 (2600m) - Shezok/Iskander Koul (2195m) : 4h45, 22.1km, +150/-555 (altitude max. : 2600m) Voir sur mon blog.

Quelques photos:









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JE
Jemaflor 11 years ago · Oliette
Russie: S... comme Sibérie, B... comme Baïkal
S … comme Sibérie et S … comme le tracé de la ligne du rivage de cette partie du lac.



Parfois, il y a des lectures qui vous replongent dans vos souvenirs de voyage, le récit de Colin Thubron : « En Sibérie »* en est un, il m’a donné l’envie de refaire, virtuellement et en partie, mon périple en baïkalie estivale, c’était il y a quelques années. Le cabotage sur le lac m’avait enthousiasmé et de revoir quelques unes de mes photos a fait émergé de ma mémoire bons nombres de souvenirs … Pourquoi ne pas les partager sur ce Forum d’amateurs de voyages en déclinant quelques aspects de cette région ? De l’idée … à la présentation, c’est à suivre ici, en images et en textes. Bienvenue en Baïkalie !

B … comme Baïkal « J’escaladais un promontoire qui surplombait le lac … Le Baïkal à mes pieds prit des allures d’océan. Les caps se multipliaient … tandis qu’autour de moi les eaux bleu roi étiraient vers le nord une longue courbe … » Colin Thubron. *



Le Baïkal : une mer ou un lac ? On pourrait presque se poser la question lorsqu'on navigue au milieu d'une telle étendue d'eau, ses dimensions sont impressionnantes : sa superficie avoisine celle de la Belgique, 636 kilomètres de long pour une largeur comprise entre 30 et 80 km selon les lieux, sa profondeur abyssale en fait même la réserve d'eau douce la plus profonde de la planète. Des fosses lacustres atteignent même 1637 m, 363 cours d’eau s’y jette … et un seul s’en écoule : l’Angara. Depuis le sommet de ces rochers, on bénéficie avec ce point de vu plongeant d’un panorama sur l’immensité de cette « mer » située au cœur du sud de la Sibérie.

L … comme Lena « Cela tient à la clarté tout à fait spéciale du Baïkal. A mesure que son eau transparente et légèrement alcaline devient plus profonde, elle filtre les autres couleurs qui disparaissent de son spectre lumineux, jusqu’à ce que ne reste que la plus absorbante : le bleu. » C.T.*



Escale sur les rives au Cap Pokoïnik. Les eaux lisses du Baïkal se transforment ici en un parfait miroir. La Lena est le nom d’un des plus longs fleuves de Sibérie (4400 kms), il prend sa source dans les environs, parmi les montagnes qui bordent le lac. Lena est également le nom donné à cette réserve naturelle où l’on ne peut accéder que par bateau, un accès réglementé pour un lieu isolé où règne la taïga sibérienne … Un garde forestier nous attend pour débuter la randonnée en forêt parmi les mélèzes. J'imaginais que le sol de la taïga était un milieu frais et humide où la terre mêlée aux cailloux s'avérerait boueuse ... pas du tout ! Au contraire, ici tout est sec : les pas soulèvent la poussière, les brindilles et les branches mortes craquent sous les chaussures et il fait cet après-midi , sous un soleil généreux, une chaleur méditerranéenne.

F … Comme fleurs La Sibérie est connue pour son climat extrêmement rigoureux en hiver mais on sait moins que les températures estivales permettent l'éclosion d'une végétation foisonnante. Dans les landes qui bordent le Lac Baïkal, le sol est couvert par endroits d'un véritable tapis de fleurs aux couleurs éclatantes. Seule ombre à la composition florale … les nombreux moustiques et vilains taons qui harcèlent le photographe ou le promeneur lorsqu’il fait une pause (manches longues, répulsif et chapeau moustiquaire sont conseillés pour les balades estivales).



Des fleurs qui enchantent également les rivages où elles poussent entre les gros galets.

M … comme Mares

Mares, à la fois village de maisons de bois, port d’embarquement pour naviguer sur le Baïkal et … station balnéaire à la baïkalienne ! Une plage de sable où l’on côtoie, des barques abandonnées, un marécage, une vache et j’y ai même vu un cochon … et aussi quelques téméraires baigneurs, l’eau du lac est aux environs de 14/15°C en été !

O … comme omoul « Principal poisson du lac, l’omoul est un cousin du saumon qui possède une saveur délicate. Il pousse un cri aigu quand on le tire de l’eau. Il va pondre ses œufs en amont des rivières, mais revient en novembre, avant que le Baïkal ne gèle. »C.T.*



C’est « Le » poisson du Baïkal. Pendant très longtemps l’omoul a été la principale ressource du lac et le classique plat de résistance des habitants de la région. Afin de le capturer, il vaut mieux jeter à l’eau un filet qu’un hameçon au bout d’une simple ligne. J’ai essayé la prise à la canne à pêche, mon bouchon est resté désespérément immobile… une seule touche mais aucune prise. On ne s’improvise pas pêcheur du Baïkal ! Pour le déguster, les Russes le préparent à toutes les sauces, enfin, façon de parler … car le plus souvent, l’omoul est préféré salé, séché ou fumé. D’ailleurs, la préparation fumée est celle que j’ai le plus apprécié, très savoureuse au palais avec une chair fondante en bouche. Pour s’approvisionner, on peut en trouver sur les étalages des marchés comme celui de Lystvianka, au bord et au sud du lac. L’image est amusante avec ce poisson tenu ouvert par des petites tiges de bois, histoire d’assurer un bon séchage à l’air. Les habitants d’Irkoutsk, la capitale régionale, viennent en nombre le déguster ici à toutes heures … le regard charmé par la vue du lac et accompagné d’un verre de vodka à la main, évidemment !

C … comme chaman « Leurs longs manteaux noirs ruissellent d’une masse de petits disques et de baguettes … le chaman était le gardien de la mémoire de son peuple, de ses histoires et de ses traditions, et des secrets dont il avait hérité. » C.T. *



Sur l’île d’Olkhon, le site du rocher de Bourkhan marque le visiteur par la beauté du lieu. Imaginez un cap rocheux s’avançant dans les eaux du lac et de part et d’autre, deux baies l’une de galets et l’autre faite de sable blond. Mais pour les habitants de la région ce rocher représente bien plus qu’un joli panorama, ce lieu est sacré, la légende l’a transformé en un haut lieu du chamanisme. Des croyances entre magie et religion encore très présentes dans l’île et dans toute la région surtout parmi les populations d’origine bouriate. Ici, le rayonnement des esprits seraient si fort près du rocher que la légende déconseille aux femmes enceintes d’approcher de Bourkhan … quant aux hommes, ils n’ont rien à craindre, ils sont même nombreux à venir en pèlerinage au « rocher au Chaman ».

D … comme drapeaux

Parmi les visiteurs du jour, un homme s’avance vers un des rares arbres de la colline. Son visage arrondi et ses yeux légèrement bridés laisse penser qu’il est d’origine bouriate. Le voilà qui tend sa main et appose sa paume contre le tronc, un instant de recueillement le temps de faire sans doute un vœu, c’est la tradition en ce lieu sacré. Ensuite, en souvenir de son passage, il attache un bout de tissu qui flottera au vent comme ces dizaines d’autres laissés ici. Les bouddhistes vénèrent ce sanctuaire, les drapeaux de prières multicolores accrochés aux branches en sont les témoignages.

K … comme Khougir

Malgré un aspect de gros bourg du fin fond de la Russie, Khougir est l’agglomération principale de l’île d’Olkhon, située au cœur du Baïkal. Quelques pistes en terre sillonnent le village, de rares véhicules et side-car circulent dans ces artères poussiéreuses, zigzaguant sans cesse afin d’éviter les ornières et les vaches déambulant tranquillement devant les habitations. Des poteaux peu esthétiques bordent les rues avec leurs inévitables fils reliés aux compteurs électriques que l’on ne cache pas ici, on les dispose bien en évidence sur les façades des maisons. C’est vrai qu’ils ont longtemps été désirés … l’île n’est connectée au réseau électrique par des câbles sous lacustres que depuis l’année 2005 !

I … comme isba “Les isbas avaient des airs de pendules à coucou avec leur encadrements de fenêtres, leurs volets et leurs avant-toits aussi finement sculpté que des filigranes … Elles semblaient à la fois délicieusement anciennes et flambant neuves. » C.T. *



A l’extrémité de l’avenue principale de Khougir (île d’Olkhon), en bordure de ce qui ressemble à une place, des hommes s’activent près de billes de bois. Ils tronçonnent des troncs d’arbres pour en faire des rondins prêts à être assemblés pour construire une isba. Toutes les maisons du bourg sont en bois entourées de palissades et de barrières agrémentées parfois d’une touche de peinture verte ou bleue. Mais ici, ce sont surtout les fenêtres que l’on décore avec attention. Souvent elles sont joliment encadrées de moulures colorées. .. cela protègerait du mauvais sort ! Pour certaines habitations, le lichen est encore utilisé comme joint d’étanchéité entre les rondins et aussi disposé au bas des fenêtres entre le double vitrage. Un moyen rudimentaire pour absorber la condensation produite par les contrastes thermiques. Même si le temps est relativement doux en été, les imposants tas de bûches adossés au x maisons rappellent que l’hiver est rigoureux dans ces contrées.

T … comme tempête « Le Sarma, qui souffle de l’ouest, surgit de nulle part et soulève les eaux qu’il transforme en murs de brume sous un linceul d’obscurité. » C.T. *



La soirée se déroule dans une insouciante bonne humeur autour d’un sympathique feu de bois improvisé sur la grève de galets … Tiens ! le ciel s’assombrit alors qu’une portion d’arc en ciel se mire à la surface des eaux lisses du Baïkal … belle image ! Ensuite, tout s’enchaîne avec rapidité. Un bruissement sourd, forcissant en quelques secondes se fait entendre, et la forêt de s’agiter en tout sens … le vent vient de se lever avec une puissance et une soudaineté surprenantes annonçant ainsi une tempête. Vite, éteindre le feu afin d’éviter que des brindilles incandescentes provoquent un incendie, puis amarrer solidement le bateau … déjà les eaux calmes se sont transformées en une « mer » agitée de houles et de vagues déferlant sur le rivage ! Toute la nuit (et notre sommeil) sera entrecoupée de bruits de vent, de vagues et de chocs de la coque du bateau sur les galets. Pourtant, nous avons évité le pire … Les pêcheurs du Baïkal connaissent bien la vigueur des rafales du vent local, le sarma qui peut engendrer des vagues jusqu’à 3 mètres de hauteur, un vrai cauchemar !

E … comme éclaircie « Le monde s’est changé en brume … A midi, l’autre berge s’est évanouie dans la brume. On navigue dans de la soie … Maintenant, on n’y voit plus à deux cents mètres … Les eaux s’évanouissent dans le ciel. »C.T. *



Matin calme et atmosphère ouatée. Des bancs de brume nimbent le lac et masquent la vue des rivages. Nous sommes bien en juillet mais cette ambiance me donne une impression automnale. Très prudent, notre capitaine progresse au ralenti dans ce brouillard à couper au couteau en espérant sa dissipation … Peu à peu, les formes lointaines et estompées semblent plus contrastées alors que quelques timides rayons de soleil parviennent à se défaire de cette purée de pois … enfin une éclaircie ! et une mouette qui apparaît dans le sillage de notre bateau. Nous approchons des Ouchkany …

A … comme archipel

Un lac qui se prend pour une mer se doit d’avoir des îles … Le Baïkal possède même un archipel, celui des îles Ouchkany, une poignée d’îlots perdus au milieu du lac. Quelques isbas, une minuscule station météo et surtout une taïga touffue. Longeons maintenant le rivage entre des rochers ornés de lichens orangé et les nombreux mélèzes. Le sentier zigzague entre un tapis de mousse et une jonchée d’aiguilles de conifères. A y regarder de plus près on remarque vite les milliers de fourmis grouillant sous nos pas, d’ailleurs la vue de fourmilières géantes ne peut échapper au regard … par bonheur les fourmis locales ne piquent pas !

N … comme nerpa « A une époque préhistorique, semble-t-il, les ancêtres du nerpa, le petit phoque de Sibérie, remontaient l’Ienisseï et l’Angara leur descendant s’est égaré là pour devenir le seul représentant de l’espèce qui vive en eau douce. » C.T. *



En naviguant le long des côtes, parfois on peut apercevoir furtivement à la surface de l’eau quelques têtes noires et luisantes de nerpas … le temps de les distinguer et elles disparaissent sous l’eau, frustrant ! Pour avoir plus de chance de les observer, il faut se rendre sur un des îlots des Ouchkany transformé en réserve naturelle. Le Baïkal est en effet l’unique lieu au monde où vivent des phoques d’eau douce, aussi on comprend que ce sanctuaire soit protégé et bien gardé ! Ces phoques sauvages sont discrets et peureux … mais en les apercevant enfin, là juste devant nous à seulement une quinzaine de mètres nous restons silencieux et captivés par l’observation. Quelques uns batifolent dans les eaux translucides, d’autres, plus nombreux se prélassent au soleil étendus sur les rochers. Si les nerpas n’aiment pas être dérangés par le bruit, entre eux règne une bruyante agitation faite de grognements et d’éructations. La place manque sur le rocher tant convoité par une trentaine de prétendants … il faut voir ces phoques dodus aux mouvements un peu patauds se déplacer avec difficulté sur les aspérités de la roche. Certains n’hésitent pas à bousculer leurs congénères pour gagner une place au soleil !

R … comme rupestre

Ou cela aurait pu être GR … pour gravures rupestres. En effet, dans toute la région du Baïkal les archéologues ont découvert des indices de présence humaine comme ici sur les berges de Sagan-Zaba. Le bateau bien amarré, il nous faut emprunter la petite annexe gonflable pour approcher les hautes falaises et ainsi découvrir d’étonnantes gravures rupestres. Des dessins gravés dans la roche découverts en 1881 et qui dateraient d’après les spécialistes d’environ 4500 ans ! Mais que représentent-ils ? Décryptages : quelques scènes de chasse avec un chasseur monté sur un cheval, on y reconnait aussi les silhouettes gracieuses de cygnes et de cervidés. Et ce n’est pas tout, des chamans sont également représentés sur ces parois rocheuses, on les voit la tête couronnée dansant probablement au cours de cérémonies rituelles. Parmi toutes les fouilles archéologiques réalisées, un détail intrigue ces historiens : ils n’ont jamais trouvé de traces de présence humaine dans la région pendant un intervalle de 1000 ans : le maillon manquant dans la chronologie de l’histoire de l’Homme en Baïkalie ! Pourquoi cette absence ? Quelle est la raison de la disparition de tout signe humain durant une telle durée ? Des modifications climatiques, un cataclysme ? La question semble toujours sans réponse précise !

P … comme Peschanaya « Je contemplais un golfe bleu frangé du bronze des forêts. Au-delà, une longue série de caps : certains pointaient vers des îles semées sur une eau brillante … » C.T. *



C’est fou comme il y a de lieux sur les bords du lac que l’on vous vente comme « le plus bel endroit du Baïkal ! » … cependant, Il faut bien reconnaître que la baie de Peschanaya a beaucoup de charme. Une longue étende de sable ambré et à chaque extrémité de l’arc de cercle des collines boisées, on les appelle les « cloches ». Comme elles ne sont pas de la même dimension, il y a ici la petite et puis la grosse cloche. Peschanaya est une petite station balnéaire où à l’époque soviétique quelques privilégiés venaient y passer des vacances estivales … le lieu a conservé son charme mais les bâtiments ont quelque peu vieilli ! Un ensemble constitué de bungalows de bois sur lesquels la peinture bleue essaie de donner un peu d’éclat. Reconnaissons que le côté désuet n’empêche pas une impression de gaîté parmi les estivants russes, je pense que la bière et la vodka y son aussi pour quelque chose …



D’escale en escale, ce cabotage m’aura fait découvrir une partie seulement ce cet immense lac Baïkal si justement appelé « Perle de Sibérie ». En contemplant ce ciel embrasé par un soleil déjà couché, je repense à tous ces paysages grandioses qui restent dans ma mémoire, des souvenirs émaillés de quelques rencontres (pêcheurs, villageois, gardiens de réserve … et phoques nerpas !) histoire de donner vie à cet environnement naturel si paisible. Et dire que si souvent le nom de Sibérie est associé à une région austère, désolée et glaciale … assurément, l’été venu, la Sibérie du côté du Baïkal est tout autre !

__ *« En Sibérie » de Colin Thubron, Folio. Prix Nicolas Bouvier 2010. La Sibérie : un immense nulle part … Le célèbre écrivain-voyageur mêle le passé au présent, les paysages aux rencontres … __
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NI
Nikola 11 years ago · Tiger3
Lac Baïkal - 2004
Voici le récit de 3 merveilleuses semaines passées au lac. Avec Laurent, ça fait déjà un mois et demi qu'on est à Moscou pour nos études. Histoire de profiter d'être déja si loin, on s'est dit " Pourquoi ne pas bouger plus loin après ? ". Et en regardant la carte, on a vu le Baïkal. On ne savait vraiment pas tout ce qui nous attendait là-bas, toutes les merveilles que nous allions découvrir...

Le Transsibérien

Tout a commence à Moscou le 20, avec ce fameux train dans lequel on pensait s’ennuyer comme jamais auparavant. En plus de 90h, il y avait vraiment moyen ! On a eu peur en arrivant de nos voisines, 2 russes qui pouffaient entre elles dès qu'on leur demandait quelque chose, se disant l’une l’autre « je n'ai pas compris... Ah Ah » . La perspective de longues conversations avec elles était donc impossible... Heureusement, de l’autre côté nous avons eu des voisins plus loquaces, tous originaires de Sibérie et parlant volontiers des us et coutumes du coin, en particulier Marina, devouchka de notre âge, fort charmante et énigmatique. Le paysage sinon était assez sympathique : forêt, forêt, forêt, et parfois une ville, tous les 100km des qu’on est entré en Sibérie, une fois passé l’Oural. Les arrêts, 20-30mn toutes les 7 ou 8h, étaient par contre plus intéressant, car chaque ville a son combinat spécialisé et donc sa production particulière. Ça se voit en descendant du train au nombre de babouchkas qui vendent la même chose : poisson séché, noix de cèdres, laines... Idéal pour tester la gastronomie locale ! Le tout accompagné de thé noir, la boisson préférée des russes, préparé à l’aide du samovar, grosse réserve à eau chaude dont sont équipées les maisons russes mais aussi notre wagon. Le 2ème soir, nous avons eu droit a un spectacle d’une rare beauté : à travers les vitres du train, nous avons assisté pendant plus de 5 heures à un déluge d’éclairs. En moyenne toutes les 4 ou 5 secondes, un éclair tombait et illuminait la taïga d’une lumière électrique et irréelle. Notre contrôleur, grand sexagénaire chauve et à la dentition émaillée d’or, est originaire de Severobaikalsk et nous invite à prendre le thé. Nous passons d’agréables moments avec lui à l’écouter parler du lac qu’il connaît bien. A un arrêt, Laurent, grand amateur de photographie, en profite pour réaliser sa plus belle photo, et nous échangeons nos adresses. Au final le voyage est passe très vite et nous ne l avons pas vu passer, excepté la journée a 35 degrés dans le wagon ! Pourtant, aux descriptions de voyageurs que j’avais pu lire auparavant, je m'attendais à une rude épreuve, nerveuse et olfactive, mais pour nous le voyage fut comme un enchantement, entraîné que nous étions vers l’inconnu et la nature a n’en plus finir.

Enfin, le lac !

Après, arrivée à Severobaikalsk. Enfin, le lac ! Un peu déçu au début, sûrement parce que j’habite à 2km de la Manche. On a trouvé un logement par l’intermédiaire de Natalia Raspoutina. Elle travaille à la toute nouvelle office de tourisme et s’exprime dans un français excellent. Nous avons passé une nuit assez sympathique dans le bungalow qu’une famille de NijniAngarsk a tout juste fini de construire pour accueillir des touristes. On a pu profiter de leur « bania », le bain russe. Il consiste en une pièce chauffée par un gros poêle à bois sur lequel sont placées des pierres. Pour faire circuler le sang, on se fouette avidement de branches de bouleaux, puis on sort dehors a défaut de douche froide, mais pas trop car des qu on a repris une température normale les moustiques arrivent. Seule déception, le comportement trop intéressé de nos hôtes :

- Venez manger ! - Merci il est 15h on a mangé à midi on n’a vraiment pas faim. - Ouh là là impossible ! On est en Russie, ça ne se refuse pas ! Vous êtes nos invités, on ne refuse pas une invitation !

...

- 100p chacun SVP. - Mais on n’a mangé qu’une soupe tellement on avait pas faim ! - Ah oui mais il a bien fallu qu’on aille au produkti et qu’on prépare et ici c’est une gastinitsa il faut payer, vous êtes Français de toute façon qu'est-ce que ça peut vous faire de nous donner ça c’est rien pour vous !

Expérience un peu décevante donc et nous avons rapidement passé notre chemin !
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YA
Yangguizi 11 years ago · VagOnEarth
Portraits d'Ouzbékistan
1. Un consul pas comme les autres

S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.

La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!

Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.

Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.

En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.

Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!

Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.

Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
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DI
Disco3 11 years ago · Pierre
La Laponie russe est un extraordinaire terrain d'aventure
Je voudrais tout d'abord remercier Nikolaï pour son post '10 jours dans la péninsule de Kola' que j'ai du lire une bonne dizaine de fois. Les infos sur cette région sont plutôt rares et son texte est vraiment intéressant et toujours d'actualité. Pour les personnes intéressées ou curieuses, voilà le récit de notre périple en 4x4 (juillet 2013) que je vais essayer d'agrémenter de quelques photos.

Après avoir passé le Cercle polaire en Finlande et remonté jusqu’en Norvège, nous arrivons à la frontière Norvège-Russie de Skorkog où nous étions déjà venus en 2004. Nous avions alors trouvé un lieu touristique avec panneau explicatif et kiosque à souvenirs. Aujourd’hui, le panneau a disparu et le kiosque est fermé. Peu importe, nous sommes là pour passer la frontière et découvrir cette partie de Laponie qui nous est encore inconnue. Coté norvégien, la barrière s’ouvre sans même que l’on ne se soit arrêté mais coté russe, les formalités durent une heure et l’ambiance est froide voir glaciale pour AS qui doit attendre en plein courant d’air pendant le contrôle du véhicule. Pas de mots gentils ni de sourires, seuls des petits dépliants des douanes de Murmansk posés sur une table semblent nous souhaiter la bienvenue. Puis la route longe la frontière matérialisée par une clôture barbelée, éclairée et surveillée. Après 50 minutes et quelques errements, nous découvrons les villes minières de Nikel et Zapoliarny. Les logements collectifs soviétiques (qui ressemblent aux barres d’immeubles de nos banlieues) sont regroupés à deux pas du combinat et des mines d’extraction du minerai. La nature est marquée par les importants rejets de dioxyde de souffre, le sol est marron et la végétation a disparu. C’est un véritable cauchemar pour nous qui sortons de douze jours en Scandinavie et ce n’est pas la météo médiocre qui égaie quoi que ce soit. Nous nous arrêtons manger un peu plus loin, à Petchenga, près de la faucille et du marteau, symbole du communisme, avec vue sur les immeubles délabrés mais habités. Nous sommes près de la mer de Barents mais il est inutile de songer à s’en approcher. Toute cette zone est une ZATO réglementée et interdite aux étrangers. De multiples panneaux, des antennes et l’omniprésence des militaires et des casernes nous le confirment. En fin d’après midi, nous arrivons à Murmansk.
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CA
Carassou 12 years ago
Astana, la nouvelle capitale surgie des steppes
Je ne suis pas très douée en informatique...je n 'ai pas de blog mais des sortes de gazettes ...J'en ai extirpé une celle écrite après un court séjour à Astana...Elle est parue dans le magazine ABM en novembre. C'est ma contribution aux carnets de VF. Il faut que j'apprenne à installer les photos à l'origine en argentique mais scannées...cela pourrait prendre un certain temps

Astana la capitale surgie des steppes

La valse des capitales et de leurs noms au Kazakhstan Il était une fois à l'époque des tsars une petite ville de forteresse militaire qui s'était établie autour d'un tumulus au pied de la rivière ICHIM dans les steppes de l'Asie Centrale . On l'appela AKMOLA( tombe blanche en kazakh) .Elle grandit très lentement avec des hivers plus froids qu'ailleurs balayés par un vent glacial . Dans les années 1950 l'URSS décida de la mise en valeur des steppes : du blé fut semé pour rentabiliser les sols inexploités .Sous KROUCHTCHEV la ville devint TSELINOGRAD ce qui signifie en russe la ville des terres vierges et elle comptait déjà 300 000 habitants .

A l'éclatement de l 'URSS en 1991 naquit 15 nouveaux états correspondant aux républiques socialistes dont le KAZAKHSTAN . En tant que la plus peuplée, la plus dynamique aux niveaux économique et culturel ALMA ATA fut choisie comme capitale du nouvel état. Par la suite son nom fut simplifié en ALMATY. Et TSELINOGRAD retrouva son ancien nom d'AKMOLA... Le nouveau président de cette jeune république NAZARBAIEK, un ancien apparatchik de l'URSS critiqua vite ALMATY : la ville était trop excentrée dans cet immense pays grand comme 5 fois la France, soumise à de fortes secousses sismiques et incapable d'extension économique trop proche des monts TIAN SHAN. Pensant qu'à« nouvel état nouvelle capitale « il décida que la capitale devait être AKMOLA beaucoup plus centralisatrice ; ainsi pourrait-il mettre en chantier ses idées de grandeur. On chuchotait par derrière que ce serait impossible dans un tel lieu marécageux au climat hostile et que cette »tombe blanche» serait sa tombe politique . Dans un élan il imposa qu'AKMOLA soit rebaptisée ASTANA coupant courtaux rumeurs car ASTANA signifie capitale en langue kazakh C'est ainsi qu'ALMATY perdit son rôle de capitale.

Le Kazakhstan est un pays riche Le pays naquit presque sur » un plateau d 'argent » : ses richesses sont inouïes .On venait de découvrir dans les fonds et sur les bords de la mer Caspienne des zones pétrolifères offrant des réserves dignes de celles de l'Irak .Ce qui représente actuellement plus de la moitié de ses exportations .A cela s'ajoute encore la présence de fer, d'aluminium, de manganèse , de cuivre et surtout d'uranium .L'état contrôle presque totalement les compagnies d'exploitation .Des oléoducs envoient le pétrole en Russie et en Europe via la Georgie et la Turquie .Le pays est donc riche très riche . NAZARBAIEV réélu très régulièrement président avec des pourcentages dignes de l'époque communiste voulut qu'ASTANA soit le « Dubaï dessteppes » .Il fit appel à des architectes de renommée internationale pour établir les plans de la nouvelle capitale et en entamer la construction , projet fort réalisable grâce aux revenus de cet état richissime.

Premiers pas dans Astana En sortant de l'aéroport vers 22 heures je décidais de prendre le bus pour me rendre à l'hôtel que j'avais réservé. Après avoir suivi une large route bien éclairée etsans ornière le bus a traversé la ville neuve scintillante de lumières et toutes ses fontaines ruisselantes...mais la nuit cache bien des imperfections . Je logeais dans la vieille ville enfin la moins récente celle où tout a été revu et corrigé pour faire bonne impression. Les façades des austères immeubles, HLM de l'époque communiste ont été ravalées, leurs horribles balcons ont été dissimulés sous de la tôle ondulée, le tout badigeonné de blanc ; les rez de chaussées ont été prolongés par des structures pour former des commerces de proximité. Les rues sont nettes, les trottoirs balayés et les bus fréquents.

Le Millenium Axe : le boulevard administratif et la tour BAYTEREK

Le lendemain un bus urbain m'emmena dans le MILLENIUM AXE construit dans le nouvel Astana au milieu duquel s'élève la Tour BAYTEREK de 97 mètres point de mire d'Astana, son symbole et celui de tout le Kazakhstan .C'est une colonne en treillis métallique qui évase son extrémité pour saisir un globe doré. Ce globe représente un œuf d'or pondu par SAMRUK (un oiseau d'une légende kazakh) en haut d'un arbre inaccessible aux humains .Cet œuf renfermerait les secrets desdésirs et du bonheur des hommes . Un ascenseur achemine les visiteurs jusque dans l’œuf, un vaste salon où trône un piédestal en malachite avec l'empreinte en or de la main du président NAZERBAIEV .Les visiteurs font la queue pour placer leur main dans cette empreinte , un œil fixé sur le palais présidentiel, l 'autre sur un objectif photo...tout en faisant un vœux , la combinaison or- malachite dégageant assez d'énergie pour la réalisation des vœux... Toutes les informations m'ont été données dans un anglais bien maitrisé par AIMAN , l'hôtesse d'accueil du salon au strict tailleur rouge, partisane de son cher président ; Elle précisa que que la ville n'est pas achevée, elle le sera dans les années 2030 et comptera alors un million d'habitants (actuellement 800 000 habitants).D'autres projets sont en attente , une Mini Venise sillonnée de canaux , un village arabe .Le plan de métro est quasiment prêt; une ceinture d'arbres à la périphérie commence à être plantée...il y a de la place, on aperçoit la steppe juste derrière les dernières constructions .Le président a des idées, il les soumet aux architectes qui doivent faire des miracles sur les terrains marécageux peu susceptibles de supporter des tours d'une hauteur vertigineuse .

De la haut la vue est bien dégagée .Des plates bandes de pétunias et d œillets d 'Inde se déroulent comme des tapis orientaux entre lesquels flânent quelques badauds .Au fond de la perspective au nord est : le Palais présidentiel AK ORDA réplique de la Maison Blanche de Washington avec les même colonnes mais avec un dôme bleu .A côté un immense bâtiment en arc de cercle, la maison des ministères (qui héberge 16ministères ), l a COUR SUPREME, le SENAT, et le MAJILIS (nom de l'Assemblée)… tous ces bâtiments administratifs sans originalité si ce n'est leurs fenêtres aux vitres cuivrées (triple vitrage pour lutter contre le froid) . Deux autres tours massives coniques et tronquées ( baptisées« lescannettes de bière « par les locaux) aux parois vieil-or : les TWIN GOLDEN TOURS abritent d'autres ministères . Derriere, l'AUDITORIUM SUPREME (3500 places pour les concerts classiques) comme une « énorme fleur », épanouit ses pétales bleus pour évacuer rapidement la neige hivernale .

En se retournant au sud ouest: quelques tours futuristes se font face.Les 2 TOURS EMERALD sont originales avec des sommets qui s'évasente en livres ouverts , leurs murs sont un patchwork de verre en camaïeux de tons verts émeraudes ; de l'autre côté s'élèvent les NORTHERNLIGHTS (les lumières du nord) 3 tours aux contours ondulés de couleur vert amande . Le ministère des transports et communications dresse sa silhouette élancée en verre fumé ce qui lui a valut le surnom de briquet .Les autres bâtiments sont d'architecture hétérogène et leur unique point commun est leur couleur bleue turquoise, celle du drapeau kazakh .

La tente de KHAN SHATYR Au delà du boulevard administratif a été dressée une tente asymétrique de 102 mètres de haut, une référence aux origines nomades du pays .Par un système complexe ses parois transparentes laissent passer la lumière et absorbent la chaleur pour la restituer et la conserver à l'intérieur ; en plein hiver à -35° C il règne à l 'intérieur une douce chaleur de 22°C .Cette tente abrite plusieurs niveaux de boutiques chics , unjardin botanique avec des palmiers et au dernier étage une piscine à vagues avec du sable importé des Maldives fréquentable toute l'année même l'hiver...et pour petits et grands un monorail en hauteur, des toboggans, un golfe...les visiteurs sont nombreux.. . Et encore ?

Le président a pensé à tout m'a confié AIMAN , il y a encore un cirque, un oceanarium (avec repas des requins) un stade national de 30000 places (homologué FIFA ), une mosquée géante (avec la bénédiction du Qatar) inaugurée en juillet 2012 , une Pyramide de la Paix , haute de 62m , en granite enserré dans des triangles métalliques, qui accueille les 15 religions mondiales (pas de chance impossible de la visiter le congre inter-religieux triennal coïncidait avec les dates de mon séjour) , une cathédrale catholique Notre Dame d'Astana... des universités avec un institut d'Art comme un volcan bleu à vaste cratère ... Au hasard de mes balades j'ai pu encore apercevoir un bâtiment analogue à celui des «7 sœurs de Staline» de Moscou (un clin d 'œil à l'époque communiste) et une tour finalisée par une pagode à toits bleus (c'est un hôtel chinois), un bâtiment en construction , sa façade déjà achevée est digne du Parthénon avec des colonnes doriques et un fronton triangulaire .Astana est une une ville sans monotonie, le regard devant s'étonner sans cesse Les styles asiatique, occidental , soviétique et futuriste s'y mêlent traduisant les influences de l'orient comme de l'occident, le rêve eurasien du président !

Les habitants d'Astana La grande majorité de la population de type asiatique à la peau claire , aux yeux bridés est très jeune (moyenne d'âge de 32 ans parait-il) ; beaucoup travaillent dans les services comme les restaurants, les espaces verts ou en tant qu'assistants de bus.... Certaines femmes portent le foulard islamique souvent de couleur dégageant le visage .Des femmes d'une soixantaine d'années sont vêtues de longues jupes et d'un foulard blanc noués derrière la tête , unetenue de l'époque soviétique... Les jeunes citadines exhibent des jambes interminables dans leurs jeans encore mises en valeur par des talons hyper-compensés . Peu d 'anglophones, j'ai dû me servir des quelques mots russes appris, cette langue étant parlée autant que la langue kazakh, une langue turcophone qui a été convertie en cyrillique .

Que penser d'une telle ville ? Bien sûr ASTANA est la ville d'un homme dirigeant au pouvoir qui veut qu'elle soit SA CAPITALE , un peu comme SAINT PETERSBOURG fut la ville de PIERRE LE GRAND . On pourrait aussi comparer ASTANA et DUBAI,2 villes surgies de conditions hostiles grâce aux richesses du pétrole ...un gâchis financier et écologique sans doute , mais les habitants sont fiers d'habiter dans ces villes malgré les inconvénients climatiques : les températures plongeant jusqu'à-35°C du long hiver venteux d'ASTANA ou la chaleur grimpant jusqu'à 50°C la moitié de l 'année à DUBAI .

Une exposition internationale aura lieu à Astana en 2017 sur lethème »l'énergie du futur » La décision date du 22novembre 2012 et Astana a été préférée à Liège .

Françoise

24 au 29 Août 2012
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Niouss 12 years ago · Zebulon787
Immersion en Russie (Moscou, le Transsibérien, lac Baïkal)
Bonsoir à tous, je souhaite partager avec vous mon retour d'expérience suite à 2 semaines de voyage en Russie: une très belle aventure, des belles expériences et une immersion sans commune mesure !



Je suis parti fin avril, avec un ami aussi baroudeur que moi, en ayant en tête de vouloir nous immerger le plus possible. Pour cela, nous avions esquissé le "programme" suivant: - visite de Moscou pour commencer en douceur: nous n'avons pas trop aimé. ville froide, impersonnelle, il faisait gris de surcroit:







ensuite, nous avons embarqué dans le Transsibérien pour 4 jours non-stop en direction d'Irkoutsk !! Pour faire simple, j'ai adoré. Etre en 3ème classe, c'est être directement confronté au quotidien des russes !









nous sommes arrivés à Irkoutsk, ville sans réel intérêt mais à l'ambiance calme et sereine. Cependant, c'est le camp de base pour toute excursion au lac Baïkal, qui début Mai était encore gelé. Nous avons ainsi été à Listvianka sur la rive Ouest:

et après sur l'île d'Olkhone qui est d'une beauté sans nom !!!! Nous y avons effectué une randonnée itinérante de 4 jours. Peu difficile en terme d'orientation, naviguer dans la steppe et hors piste accompagné d'un vent incessant, ce ne fut pas de tout repos:











Des articles plus détaillés se trouvent sur mon blog à cette adresse: Russie Pour ceux qui souhaitent avec des informations pratiques, des liens pour préparer votre voyage en ce territoire si vaste, apparaissant compliqué, j'ai aussi rédigé un article dans ce sens: ici

En espérant que la lecture vous inspirera pour vos futurs voyages. 🙂

Je suis aussi disponible pour répondre à vos questions 🙂
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Geysir111 12 years ago · FabGreg
Traversée du Balouchistan Mai 2014 - Baluchistan crossing May 2014
There has been enough reports in english, so for translation, google it or harass me :)

Après tout ce que ce forum m'a apporté, il faut bien que de temps en temps je rende la pareille. Vu que beaucoup de terrestres comme moi ou autres voyageurs épris de petites aventures se demandent ce qu'il en est de la situation au Baluchistan, voici, avec un peu de retard, mon expérience.

Préambule: Suite a un voyage d'Europe vers le sud de l'Inde par la terre, je n'avais pas trop le choix que de traverser le Baluchistan, ou la frontière est ouverte avec quasi certitude et où les risques sécuritaires semblent moindres qu'en passant par l'Afghanistan.

Etape 1: Arrivée à Zahedan, Sistan av Baluchistan, Iran

Après presque un mois idillyque dans ce magnifique pays qu'est l'Iran, me voila enfin dans le train pour Zahedan, depuis Yazd. Je m'attendais à une escorte iranienne, mais après avoir vérifié mes papiers, les gardes iraniens me laissent prendre le train sans problème. Une longue nuit dans le train en compagnie de 3 Baluchs assez sympathiques, qui ne parlaient pas anglais et mal farsi. Ils m'ont montré la substance qu'il prenait, je pense du tabac, peut etre une autre drogue, je ne le saurais pas. J'ai du assez les mettre en confiance quand, petit stress, ils me montrent une video de leurs "potes" (va savoir si c'est le cas ou si c'est pour se la jouer), en train de tabasser à mort des perses (certains baluchs n'aiment pas les sistani et les perses), à Zahedan. Très sanglant et pas très rassurant, mais bon, je dors en me disant que je ne suis pas perse. Arrivé à Zahedan, je passe devant de nombreux gardes à la gare, policiers et militaires, en esperant ne pas me faire choper et avoir une escorte, ce qui aurait entrainé une obligation de rester à l'hotel deux nuits. Je me dirige vite avec les autres iraniens où se trouvent les taxis et j'en trouve un qui m'emmene chez mon hote. La, je passe deux jours tranquilles chez mon hote dans son laboratoire de dentisterie/fumerie d'opium (ca depend des clients). Je ne sors pas trop, fais des courses, passe du temps sur le net. J'ai bien sur été accompagné jusqu'au marché ou j'ai pu trouvé un shalwar et kameez baluch, assez joli mais de pas très bonnes qualité. Ajouté à cela un foulard assorti et je devrais me faire identifier comme étranger moins facilement (je suis caucasion mais j'ai une grosse barbe). J'apprend également que le train Zahedan Mixer Passanger (Zahedan - Quetta), ne roule plus 2 fois par mois comme je l'esperais mais une fois tout les trois mois, avec de la chance, cela a cause d'un deraillement. Peu importe la raison, je me suis bien renseigné et j'ai insisté lourdement pour avoir les infos. Je me suis donc résigné à prendre le bus (enfin, j'ai essayé). Solution à ce moment: taxi collectif jusque la frontière et ensuite bus de Taftan jusque Quetta.

Etape 2: De Zahedan à la frontière irano-pakistanaise

Je pars assez tot le matin pour essayer d'arriver le lendemain soir au plus tard à Quetta. Mon hote m'emmene aux taxis collectifs et trouve un taxi collectif pour petit prix, malgrès l'insistance lourde (presque indienne) de nombreux taxis a ce que je prenne le taxi seul. Cela me revient a trois fois rien (je ne me rappelle plus du prix exacte, mais moins de 5€). Le trajet se fit sans probleme et le taxi me deposa a la frontière. Je fut laissé à moi même avec seulement une vague idée de par ou on doit passer et j'avance sans preter attention aux gens qui n'ont même pas remarquer que j'étais européen. Je trouve le bureau pour sortir de l'Iran et après 30 minutes d'aattente du coté iranien à coté de la frontière même, khoda hafez, et c'est parti pour le Pakistan!

Etape 3: De la frontière irano pakistanaise à Dalbandin

Coté pakistanais, les autorités n'ont meme pas tous un uniforme qui ressemble a une autorité, et je dois forcer ma place au bureau d'entrée pour qu'ils me recoivent (depuis le Pakistan, les files, les gens connaissent plus). Une autre demi heure d'attente et on m'indique un levie (une sorte de police paramilitaire supposer s'assurer de votre sécurité) qui va constituer ma première escorte. Je monte sur sa moto et me rend a la caserne de levie de Taftan à un km de là ou j'attend une prochaine escorte. La j'explique que je vais prendre le bus jusque quetta mais ils me disent que c'est impossible. J'insiste pourtant plusieurs fois mais ils ne veulent rien entendre et me disent que de toute façon (après avoir discuté de longues minutes et pris du retard), il n'y a plus de bus aujourd'hui et que le bus n'acceptera pas de faire Taftan - Quetta pour un étranger, au vu des risques sécuritaires. L'officier levie me dit de prendre un taxi jusque Dalbandin et de là je pourrais prendre le bus, j'accepte après avoir arrangé grace a eux un taxi jusque Dalbandin pour une vingtaine d'euros. Le taxi arrive et c'est avec un très sympathique levie que je passe le début du trajet

Tout le reste du trajet et jusque Quetta, je vais regulièrement changer d'escorte toutes les quelques dizaines de kilomètres au mieux. Ca veut dire, s'arreter, noter ses détails dans un carnet, attendre parfois 30 minutes, etc. Dans les villes, l'escorte ce n'est plus des levies mais des policiers (cas de Dalbandin et Quetta).

Le trajet se passe bien, avec différents levies, parlant tous plus ou moins anglais, certains très mals, certains assez bien. Le paysage est a coupé le souffle. Tout ce que m'ont dit mes proches et certains médias trop orientés m'a quand même un peu influencé, tout le long du trajet, un leger stress est la, et reviens par moment. Cela ne m'empeche pas de dormir dans le taxi. Les villes, Taftan et Dalbandin, font clairement tiers monde et cela clash pas mal avec l'Iran. Le Baluchistan est pauvre, les trottoirs n'existent pas et les détritus sont assez présent en bord de route en ville (un peu comme le nord de l'Inde, mais moins sale). Mais ce qui m'a surtout marqué, c'est les montagnes, les champs, le désert et ses dromadaires, et j'en passe. Arrivé à Dalbandin, on me dit que je dois restera l'hotel au vu de l'heure (17h, bon...), et que demain je pourrais reprendre un autre taxi. Je m'offusque en expliquant au chef de la police qu'on m'a dit que je pourrais prendrele bus et que payer un taxi etait hors de mes moyens, de même que l'hotel car a la base je ne comptais pas dormir la. Je demande à dormir dans la caserne des levies mais il me le refuse, et dit que si je reste à hotel cette nuit car je n'ai pas le choix, ils assureront mon transport de Dalbandin à Quetta via les véhicules de patrouille. Je n'ai pas d'autre choix que de lui faire confiance. Je suis très étonné à l'hotel (500 Roupies par nuit), un peu miteux d'ailleurs mais le seul à Dalbandin, de rencontrer deux autres européens! Un autrichien et un autre européen qui faisaient la route avec leur propre véhicule, dans l'autre sens. Coupure de courant sont fréquentes à Dalbandin et après une nuit difficile a cause de la chaleur et de mon levie qui a décidé de dormir au pied du lit en ronflant.

J'en profite pour noter au passage que je suis tombé deux trois fois sur des levies qui quemandait un peu d'argent pour leur retour ou autre, ce que l'on est pas en obligation de leur donner bien sur, ca c'est à vous de voir. Refuser de donner une fois m'a posé un soucis, qui me semble etre exceptionnel, j'expliquerais par la suite.

Etape 4: De Dalbandin à Quetta

Au petit matin, mon premier pick up m'attend pour commencé la route vers Quetta. Les paysages se font moins desertiques et plus montagneux, et la route est toujours très scenique et splendide. Je suis transferer d'escorte en escorte, donc de pick up en pick up (avec en général 2 ou 3 levies, ce qui changeait de la veille ou j'en avais juste 1). Jusqu'à ce que...

Je m'appretais à changer d'escorte mais le pick up de l'escorte suivante ne fonctionnait pas apparemment, on pris donc la moto d'un levie et nous partimes à deux pour le prochain check point. Sur le chemin, il me dit plusieurs fois qu'il voulait que je paie 300 Roupies d'essence. Un peu trop cher a mon gout, mais vu qu'il n'avait peut etre reellement plus d'essence, je lui dit de se rendre a la station service et qu'on payerait à deux, je payais 100 au final et la il se fachait que je ne lui donnais pas plus, il pris l'argent, ne rechargea plus la moto et m'emmena plus loin. La, il me deposa à un check point et me dit de rentrer dans un bus car il ne voulait pas m'emmener plus loin. Je me dit qu'il me suivrait, mais non, le bus parta sans lui, il n'a pas voulu venir avec.

Donc je voyageais une grosse heure dans le bus jusqu'a un autre checkpoint. La, je fis des rencontres interessantes. Des étudiants islamiques afghans, qui me poserent pas mal de questions, je leur ai bien sur dit que je n'étais pas américain ni israeliens, comme ce n'est pas le cas, et au vu de mon look, ils me demanderent si j'etais musulman, je répondis par l'affirmative pour ne pas avoir de probleme et comptant sur ma connaissance de l'islam en cas de questions plus poussées. On parla de mon voyage, de l'émirat afghan, etc. Des gens assez sympathiques au final, pas les démons qu'on a l'art de faire le portrait en Europe. Mais quand j'ai compris et qu'ils m'ont avoués même leur allegeance, ca a quand même fait un peu stresser :) Le bus m'ayant déposé, je pris une nouvelle escorte après que les levies furent étonné de me voir sortir du bus sans escorte.

Le reste du trajet se fit sans encombre à part des escortes de plus en plus militarisées à l'approche de Quetta

Etape 5: Séjour à Quetta

Je fut emméné à l'hotel Bloomstar qui m'a été recommandé et la, je ne pu sortir de cet hotel sans escorte. L'hotel était très chouette, et pas trop cher au final. Il fallait à chaque fois appelé la police via l'hotel pour avoir une escorte, et seulement pendant la journée. Je profita donc de mon temps à l'hotel et ne vis Quetta qu'avec les escortes policières. Une ville presque entierement masculine, assez bruyante mais aux gens très sympathiques, de ce que j'en ai vu. La difficulté majeure, chose que j'appris a l'rrivée à l'hotel, c'est que pour sortir de Quetta, il faut un NOC, un Non Objection Certificate, en detaillant quand on veut partir et par quel moyen. J'ai du donc passé un jour supplémentaire, le lendemain, à me rendre de bureau en bureau pour obtenir ce certificat après 5 heures d'attente (apparemment, en général c'est plus long, plusieurs jours, mais il faut insister). Enfin ce papier en main, je Quetta le lendemain. Autre chose à faire, obtenir un billet de train, mais ca a été tout seul et rapidement, si on oublie qu'il faut se coltiner l'escorte partout.

Etape 6: De Quetta jusque Lahore

Depuis l'hotel, l'escorte m'a emmené à la gare et j'attendis avec la police le train qui était plusieurs heures en retard. Une fois dans le train, je ne pris pas place à ma place reservée mais dans le compartiment des gardes. Je restais avec eux dans ce compartiment assez spacieux et confortable, jusqu'a ce que je quitte la frontière Baluch ou je pris ma place jusque Lahore, et où la chaleur étouffante et la maladie des voyageurs ont commencé a se manifester...

Voila pour le Baluchistan. Sinon, Lahore était géniale, je recommande vraiment comme ville, surtout pour ses habitants, ca change completement du nord de l'Inde en terme d'hospitalité.

PS: Si quelqun a un site pour heberger des photos, je le lui envoie et puis je met les liens dans ce message après. PS2: Désolé pour les fautes d'orthographe.





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HA
Hamhamchan 12 years ago · Technopere
4 semaines en Mongolie avec Nomad Planet
Bonjour à tous,

Je souhaite vous faire partager notre retour d'expérience sur 4 semaines en Mongolie au mois de juillet 2013. Cet avis, qui porte notamment sur l’agence Nomad Planet, se veut le plus objectif possible. Si vous avez des questions, n’hésitez pas, j’essaierai d’y répondre le plus honnêtement possible.

Nous sommes partis avec l'agence Nomad Planet, que nous avions sélectionnée pour différentes raisons : - réactivité des réponses par mail - possibilité de dormir en yourte chez des familles nomades - tarifs relativement compétitifs (par rapport aux agences françaises)

Nous avons opté pour un circuit sur-mesure, avec un chauffeur et un guide anglophone pour notre couple. Le véhicule était un 4*4 Toyota Land Cruiser.

Les premiers bémols ont eu lieu au moment de la préparation du voyage : - l'agence refuse que nous ne partions qu'avec un chauffeur, sans guide. Après tout, pourquoi pas, cela peut être utile d'avoir un interprète et des informations sur le pays… - l'agence a insisté à plusieurs reprises pour que nous réalisions le voyage avec d'autres personnes, pour un prix légèrement inférieur (mais pas tant que ça, ce qui m'a surtout fait penser que leurs marges étaient plus importantes sur de plus grands groupes...)

Budget

2 400 € par personne (hors avion) pour 29 jours en pension complète, avec chauffeur et guide anglophone pour notre couple

Sur l'itinéraire

(+) Itinéraire varié et bien équilibré

(+) Séjours inoubliables chez l'habitant, notamment dans la vallée d'Uush (mais nous n'étions que le 2e groupe de touristes qu'ils recevaient, ceci explique sans doute cela...)

(-) La dernière semaine était de trop : cela ne vaut pas la peine de faire autant de route pour ne passer qu'une journée au lac Khovsgol

(-) Il ne s'agit pas vraiment d'un itinéraire sur-mesure, nous avons passé plusieurs nuits avec d'autres groupes de touristes qui voyageaient avec la même agence. Et du coup, les rencontres avec les Mongols étaient moins faciles.

(-) Les durées indiquées dans le programme étaient parfois un peu fantaisistes. Par exemple, 2-3h de marche étaient en réalité 10 minutes !

(-) Mon ami avait une demande spécifique de pouvoir pêcher en rivière. Des possibilités de pêche avaient été indiquées dans l'itinéraire, mais n'étaient pas réalistes (rivière à plusieurs km du campement par exemple)

Sur la logistique

(+) Voiture 4*4 de bonne qualité et en bon état

(+) Flexibilité de l’agence et de la guide lors de notre arrivée : nos bagages ne sont pas arrivés dans le même avion que nous, nous sommes retournés les chercher plus tard, et pour le 2e bagage, c’est un manager de l’agence qui a été le récupérer pour nous.

(-) Nous avons passé notre première nuit dans une guesthouse à Oulan Bator. Elle était bien située à proximité de la place Sukhbaatar, mais bondée et bruyante. Nous avons donc demandé à en changer pour notre dernière nuit à la fin du voyage, 1 mois plus tard. L’un des managers de l’agence (le frère du patron, nous l’avons appris par la suite), nous a donné son accord. Quelques jours avant la fin du voyage, Munkhe, le patron de Nomad, nous rappelle en nous disant qu’il refuse de changer la guesthouse, qu’il n’y a que lui pour décider d’un tel changement, que l’accord de son frère n’avait pas de valeur. Finalement, nous sommes retournés dans cette guesthouse (pas tellement envie de nous battre pour ça…). Et cette fois-ci, nous nous sommes retrouvés en dortoir et sans petit-déjeuner.

(-) Descriptif du voyage parfois mensonger (selon Munkhe, il s’agit d’un document générique, c’est donc normal que cela ne s’applique pas à chacun des voyages sur mesure…). Par exemple, le descriptif indique le nom d’un hôtel à UB, qu’il y a des douches chez certaines familles nomades, ou que lors des repas, les entrées et desserts ne seront pas toujours possibles (nous n’en n’avons jamais eu). Ce sont certes des détails, mais trompeurs.

(-) Aucune flexibilité sur le déroulement du voyage, ce qui devrait pourtant être l’un des principaux avantages d’un voyage sur mesure. Nous avons ainsi demandé à visiter un musée à UB ou aller voir l’endroit où l’une des familles nomades travaillait (à 10 km de là) , et la guide avait toujours une mauvaise excuse pour refuser (pas le temps, pas assez d’essence…).

(-) Lorsque la guide n’avait pas envie de faire une activité prévue au programme, là encore, elle cherchait des excuses. Par exemple, nous avions une journée à cheval. Nous avons dû parlementer pour la faire, car l’endroit où nous devions aller était trop loin, les chevaux n’étaient pas assez calmes…

(-) La guide disposait d’un peu d’argent pour les menues dépenses. Nous avons cependant dû insister pour qu’elle achète de l’eau minérale (ce qui était prévu au contrat) : elle voulait que nous buvions l’eau des puits ou des rivières. Comme déjà dit plus haut, nous n’avons jamais eu de dessert : nous devions acheter des fruits pour le chauffeur, la guide et nous. En revanche, la caisse de la guide a servi à leur payer confiseries, sodas et cigarettes (pour lesquelles elle demandait des factures non détaillées).

Sur la guide

Comme pour la plupart des agences mongoles, notre guide n’était pas une professionnelle du tourisme, mais une prof d’anglais qui joue la guide pendant ses vacances. C’était plus une facilitatrice qu’une guide (elle nous faisait chauffer l’eau du petit déjeuner, payait les familles…). Bref, elle n’était absolument pas indispensable. Un bon guide de conversation aurait fait tout aussi bien l’affaire.

(+) Sympa et dynamique

(-) Niveau d’anglais très moyen, il était parfois difficile de communiquer

(-) Aucune compétence de guide : ne connaissait pas l’itinéraire (elle devait demander au chauffeur pour savoir où nous étions…), pas de connaissance de l’histoire ou de la culture mongole, ni des monuments/musées visités (heureusement que j’avais le Lonely Planet !). A la question « Arrive-t-on bientôt ? », nous nous amusons à deviner ce qu’elle allait nous répondre au choix parmi : - Oui bientôt - Non, pas tout de suite - Je ne sais pas

(-) Rechigne à faire l’interprète avec les familles. Ils parlaient souvent en mongol entre eux.

(-) Sur les guides « locaux » (cheval…), et malheureusement l’ensemble de la population mongole : pas de notion d’écologie ou de respect de l’environnement. Jettent leurs déchets en pleine nature, les chauffeurs roulent en dehors des traces des véhicules précédents, massacrant les prairies et pâturages.

(-) Passe son temps pendue au téléphone, y compris pendant les repas. Heureusement qu’il y a des zones blanches !

(-) En randonnée, elle marchait toujours loin devant nous. Au point de nous avoir même perdu une fois !

(-) Nous avions une nuit en bivouac, pour laquelle il lui revenait de faire la cuisine. Nous avons mangé… des cup noodles ! (des bolinos asiatiques)

Nous savions bien que nous n’allions pas en Mongolie pour le confort ou la bonne bouffe, mais nous avons tout de même été déçus par les prestations de l’agence. Avec quelques dizaines d’euros supplémentaires sur la durée du séjour, il aurait été possible d’améliorer considérablement les conditions du voyage (achat de fruits et légumes pour changer un peu des pâtes et du riz par exemple). Nous ne savons pas si c’est véritablement lié à l’agence ou à la guide qui détournait l’argent du groupe…

En résumé

Nous ne recommandons pas Nomad Planet, qui facture des prestations élevées pour un service qui ne l’est pas. Il s'agit du voyage le plus cher que nous ayons fait, et l'un des moins satisfaisants. Evidemment, nous n’avons jamais reçu de questionnaire de satisfaction suite à notre voyage…
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ZY
Zyrtex 12 years ago · Tichodrome
Carnet de voyage Trekking Shimshal Pakistan
Je souhaiterais partager avec les membres de voyageforum un bref compte rendu de voyage d'un trekking réalisé avec Pierre Neyret à Shimshal, dans le Gojal Pakistanais en octobre 2011. Pourquoi si tard? Je ne suis pas adepte de comptes rendus de voyage, mais il me semble nécessaire de prendre du temps de vanter la beauté des paysages du Karakoram, de l'hospitalité légendaire des pakistanais et de l'ouverture d'esprit exceptionnelle des Ismaéliens, au vu de la tournure géopolitique actuelle. Disons que les évènements du Nanga Parbat ne font qu'empirer la situation médiatique déjà ô combien compliquée.

Pour ma part, je souffre pour mes amis Hunzakuts et Shimshalis qui essayent tant bien que mal de vivre du tourisme. Un peuple passionnant, incroyable, et si isolé. Non pas seulement géographiquement, mais également sans droit de vote du fait du triste conflit sur le Cachemire.

Attirance pour les hautes vallées du Pakistan

Bref, j'ai toujours été attiré par les montagnes du Karakoram, un monde sauvage aux vallées mythiques reculées, au pied de grands sommets inhospitaliers au pied duquel se déverse les plus grands glaciers de montagne du monde. Parmi les coins les plus attractif, le fameux Snow Lake, un haut plateau glaciaire dans un massif de haut sommets de 7000 mètres, qui permet de réjoindre les vallées d'Askole (par le glacier de Biafo), porte d'accès du Baltoro, la fameuse oasis de Hunza, en descendant le long glacier d'Hispar au pied de la spectaculaire chaîne de l'Hispar Sar, et la vallée aride de Wusum, en descendant le le glacier de Braldu, tout proche de la frontière avec le Turkestan chinois, et ses vallées perdues de Sarpo Laggo et de Saksgam, autrefois propriété des Shimshalis. Autres motif d'intérêt: le fameux Baltoro pour découvrir les plus hauts sommets du Karakoram et la Mecque de l'Himalayisme: le K2, second plus haut sommet du globe. L'envers du décor, avec les coins de Hushe et Kaphlu, au pied du col du Gondogoro, et du K12. Il y a aussi la région du Nanga Parbat avec la merveilleuse vallée de Fairy Meadows, le versant Diamir et l’impressionnant versant Rupal. Les vallées Kalashes et le massif de l'Hindu Kush qui s'étire jusqu'au Tirch Mir. La vallée du glacier de Batura, zone de pâturage et point de vue sublime sur les chaîne des Batura, au dessus du village de Passu. Les vallées autour de Hunza, avec des treks courts vers le camp de base du Rakaposhi, vers Ultar Meadows, vers Rash Lake. La vallée de Chapursan proche du corridor de Wakkhan, autre coin mythique. Et le massif du Khunjerab, entre Pamir et Karakoram, dans lequel s'insère la vallée reculée de Shimshal, but de mon voyage. La liste est bien sur non exhaustive, ce sont en tout cas les sites qui m'attirent inexorablement, qui me font rêver. Des projets de voyage futurs, sans nul doutes...

Origine du Voyage

Depuis plusieurs mois en 2010-2011, je passais du temps sur les sites francophones des hautes vallées pakistanaises: Blank on the Map, Trekking au Pakistan, Karakoram Ski Expedition, le site de Pierre Neyret, dernier guide amoureux des hautes vallées, qui continue années après années d'organiser des voyages pour démontrer la factibilité de voyager en sécurité en ces temps troubles pour la nation pakistanaise, post 09-11. http://blankonthemap.free.fr/ http://www.trekking-au-pakistan.com/ http://www.karakoram-ski-expedition.com/

Je vous propose également de consulter le site magnifique de Matthieu Paley, avec de très beaux clichés du petit Pamir Afghan, juste de l'autre côté de la frontière, dans la région de Wakkhan, en compagnie des familles de berges kirghizes. http://www.pamirbook.com/LeLivre.html

Mathieu Paley est aussi l'auteur du site Pamir Knot et de guides descriptifs de divers endroits du Gojal: http://www.pamirknot.com/

http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_hussaini.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khunjerab_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_khyber.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_passu.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_gulkin_ghul.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_chapursan_1.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_misgar.pdf http://cmsdata.iucn.org/downloads/pk_macp_bro_shimshal.pdf

Le fond Snow Leopard Trust développe des projets actuellement dans la vallée de Chapursan et dans le Parc National de Chitral Gol au Pakistan, ainsi que depuis peu dans le Wakkhan Afghan. Le fond espère qu'il ne perdra pas tout son travail à la fin du projet, avec le départ des forces américaines synonyme de fin des finnancements. http://www.snowleopard.org/...-e072cc97ce-92736429

Il y a aussi des travaux de conservation importants dans le Gojal Pakistanais, que ce soit sur Shimshal ou aupres de la Khunjerab Village Organization, rassemblants les villages limitrophes du parc national de Khunjerab: http://snowleopardconservancy.org/conservation-gojal/

Les terres ancestrales et en particulier les pâturages de Shimshal étant situées a l'intérieur des frontieres du Parc National dont le plan de management et les limites furent définies sans concertation avec la communauté, les Shimshalis rejettent catégoriquement le Parc et ont développé le Shimshal Nature Trust, qui a pour but de concilier développement économique de la communauté et conservation. http://www.snt.org.pk/ http://www.brocku.ca/webfm_send/13297

Et des sites d'expé et de trekkings à Wakkhan: http://www.noshaq.com/equipe-noshaq.php http://www.juldu.com/index.html

J'avais toujours pensé - à tort - qu'il me serait impossible de visiter les magnifiques paysages, pour ne pas dire mythiques, de la KKH. Mais un voyage proposé par Pierre Neyret m'a mis la puce à l'oreille, un voyage unique: suivre le Kutch des Shimshalis. Pierre Neyret a pendant longtemps accompagné des voyages pour le compte d'allibert au Pakistan, et organisé de grandes traversées glaciaires au caractère partiellement exploratoire sur le Snow Lake depuis plus d'une quinzaine d'années. En ce sens il est un précurseur de cet itinéraire devenu mythique, et est à la fois un moteur pour le tourisme dans la zone. Il faut bien essayer de sauver les meubles après tant de propagande erronée, globalisant le problème taliban à l'ensemble d'un pays hétéroclite dont les frontière furent édifiées seulement par des enjeux géopolitiques, durant la percée Russe en Asie Centrale à la fin du XIXème siècle. Heureusement que Pierre est encore là pour montrer la face réelle du Pakistan, l'hospitalité des peuples dardes, rappeler la beauté des vallées, et la sauvagerie de ces paysages du bout du monde, pour qu'ils ne tombent pas dans l'oublie.

Je me suis convaincu petit à petit de la nécessité de participer à cette aventure, en raison de son caractère unique, et bien sur de connaître ces paysages qui m’attiraient tant.

Contexte

Le village de Shimshal se trouve dans le Gojal Pakistanais, à 3 heures en jeep depuis Passu en remontant la vallée éponyme de Shimshal, le long des gorges autrefois inaccessibles de la Shimshal River. La rivière se faufile tant bien que mal entre le massif du Khunjerab et du sommet Karun Koh (7164mètres), au Nord, et la chaîne impressionnante de l'Hispar Muztagh, culminant à plus de 7885 mètres avec le Distaghil Sar, au Sud. Au bout de la vallée, après avoir traversé le glacier de Malanguti et ses sources chaudes au pied duquel se distinguent les plus haut sommet de la chaîne, se trouve le village reculé de Shimshal, un village Wakhi peuplé d’ismaéliens. Aujourd'hui relié par une route impressionnante, creusée à la main au prix de la sueur des Shimshalis durant 18 années de pénibles efforts, le village était autrefois à 3 jours de marche de Passu, avec le franchissement du col Qarun reliant la haute vallée de Shimshal de la vallée de Boibar, évitant ainsi les gorges infranchissables.

Les Shimshalis se sont installés dans une vallée aride, que seule l'irrigation à permis de rendre quelques terres fertiles, qui ne permettent pas d'assurer pour autant l'autarcie du village. D'origine nomades comme le sont leur voisins de Chapursan ou de Wakkhan, ils possèdent le plus grand cheptel d'ovins, de caprins et de yaks du Karakoram, qu'ils emmènent chaque été paître sur les pâturages verdoyants et fleuris du Shimshal Pass. Ce col marque exactement la ligne de partage des eaux: un goutte de pluie tombée côté ouest se déversera vers le Golfe d'Oman, une autre tombé un peu plus à l'Est arrivera dans la dépression du Lob Nord, après avoir traversée le désert du Taklamakan. Le but du voyage est justement de découvrir les paysages de "pamirs" du col, et la vie quotidienne des bergères qui gardent les troupeaux jusqu'à l'arrivée des premières neiges, puis de les accompagner dans leur grande transhumance d'automne - le Kutch - pour suivre les 7000 animaux revenir au village à travers de magnifiques gorges et de hauts cols face à la chaîne de l'Hispar Muztagh.

Sécurité

Je ne peux vous cacher que jusque dans le vol Paris-Islamabad, je me demandais encore ce que je "foutais" là! La réflexion fut longue, mais les faits statistiques, historiques, montrent qu'il est plus sûr de voyager dans les hautes vallées du Pakistan qu'en France même. Les faits sont bien là: aucun attentat à l'encontre de touristes dans les Northern Areas depuis 2001, aucun problème à l'encontre des membres des expéditions depuis cette même date. Seul point de doute: le passage d'Islamabad, où je considère important d'éviter de résider dans les quartiers ministériels et de représentation du pouvoir de l'armée, qui sont malheureusement des cibles d’attentats terroristes. Il n'y a aucune possibilité d'attentat dans la région du Baltistan et de Hunza-Gojal, étant peuplée très majoritairement par des peuples ismaéliens ou soufis, qui développent une haine profonde pour les fanatiques talibans qui ont ruiné toute perspective de développement du tourisme dans leurs vallées bénies par la nature. Gilgit en elle même est très sure, même si on ne peu négliger les possibles conflits ethniques. Quant à la région Chilasi, c'est belle et bien devenue un problème suite à l'attentat du Nanga Parbat perpétré par des terroristes talibanais, sans doutes soutenus par quelques membres des communautés les plus fanatiques de la vallée.

Plus aucun doute: je peux partir tranquillement dans le Karakoram!

Récit d'un voyage incroyable

Après un vol très scénique au dessus du Pir Panjal, de l'Himalaya et du Karakoram, nous arrivons à Gilgit comme prévu. Pas de retard sur le programme, du tout bon pour nous! Il est vrai que les aléas du climat oblige quelques réserves en cas qu'il soit nécessaire de se rendre par bus à Gilgit, à travers les magnifiques gorges de l'Indus dans le Kohistan et les vallées Chilasies. Nous avons pu admirer les sommets nord du Pir Panjal au niveau des vertes vallées Kaghan, les beaux lacs glaciaires et les sommets enneigées du Saran et Malika Parbat. Une fois passé le Babusar Pass, voici le géant Nanga Parbat, Pilier Ouest de la chaîne de l'Himalaya, un sommet de 8000 mètres véritablement imposant. C'est aussi la plus grande différence de dénivelé au monde: on passe de 1250 mètres au niveau de la KKH à 8125 mètres au sommet de la "Montagne Nue". On aperçoit rapidement nos premier grands 7000 du Karakoram, les Haramosh Peaks, et nous arrivons dans la vaste plaine bien verte de l'oasis de Gilgit, un point de convergence de nombreuses ethnies dardes qui parlent les langues khowar, Shinas, Baltis, Wakkhi et Burushaski. Petit arrêt dans le jardin de notre hôtel, déjeuner et départ pour la KKH vers le Nord, le long de la rivière Hunza à destination de Karimabad. Les gorges contournent le massif du géant des lieux, l'immense Rakaposhi qui écrase littéralement le paysage de la vallée.

Nous prenons le temps de découvrir la luxuriante vallée le lendemain matin, avec tout d'abord la visite du fort de Baltit à l'architecture intéressante, très proche des palais Laddhakis. La forteresse récemment restaurée par la fondation de l'Aga Khan, domine le village en terrasse de Karimabad, où poussent de très nombreux arbres fruitiers - abricotiers et pommiers étant les principaux produits d'exportation vers le Punjab et assurant l'économie de la vallée. Nous visitons aussi les canaux du village depuis le Eagle Nest ou nous déjeunons, perché sur un éperon dominant la vallée. Nous pouvons y apercevoir les sommets du Spantik et du Diran au Sud, et la flèche du Lady Finger et l'Hunza Peak au Nord, deux très belles montagnes dont les glaciers sont la source d'eau du village nécessaire pour l'irrigation des cultures.

Départ vers Passu le lendemain matin, après quelques heures de plus à glaner au village. Nous passons au pied du fort d'Altit. Je suis frappé par le bleu électrique de la rivière Hunza. Nous croisons le fantastique lac Attabad, résultat de l'effondrement d'un pan entier de la montagne au niveau du village éponyme, qui a submergé complètement ou partiellement plusieurs villages dont Gulmit, préfecture du district du Gojal. Les lumières sont magnifiques, le bleu du lac irréel, on distingue le sommet du Shispar à l'Ouest juste avant l'arrivée à l'embarcadère. L'activité y est frénétique, mais moindre que du côté aval du lac où se bousculent des dizaines de tracteurs et de camions pour décharger les provisions en provenance de la Chine. Il est encore tant d'en profiter. D'ici un mois tout au plus, le col du Khunjerab sera fermé, et le Gojal sera coupé du monde, le lac Attabad en aval étant gelé durant les longs mois d'hiver.

Nous arrivons juste pour le coucher de soleil sur les très esthétiques flèches du Passu Peak ou Tupopdan Sar sur les berges de la rivière Khunjerab, après avoir croisé en chemin de magnifiques points de vue sur la rivière a Hussaini et le glacier Passu dévalant plus de 4500 mètres de dénivelée. La matinée suivante, nous partirons vers Shimshal!

La traversée des gorges est vraiment impressionnante, il faut penser qu'il y a plus de 5500 mètres au dessus de nos tête. La route a souvent été creusé dans la roche, coupé dans les falaises ua pied du Karun Koh. La vallée s'élargit ensuite, nous découvrons le Col de Karun, traversons la rivière sur un pont suspendu au dessus de 150 mètres, puis continuons sur une route perchée jusqu'au glacier de Malanguti, descendant des sommets de 7000 mètres de l'Hispar. Il y a des sources tièdes au dénommé Kuh dans lesquels nous nous baignerons au retour, et beaucoup de menthe sauvage donnant une ambiance rafraichissante.

Nous visitons le village de Shimshal dans l'après-midi: visite des classes de l'école, des champs, et des plantations de boulots pour le bois de construction et d'épineux que les habitants entretiennent pour le feu de la cuisine. Les enfants jouent au cerf-volant. Le village est constitué de quatre hameaux où les maisons sont réparties au milieu des parcelles cultivées. Le blé vient juste d'être moissonné, il reste quelques fardeaux de paille pour les animaux l'hiver ci et là, et les derniers fruits séchés (des pommes) pour passer l'hiver. Nous passons encore du temps dans le village le lendemain matin, puis c'est le départ pour un trekking d'une dizaine de jours vers les pamirs de Shimshal, à travers les gorges sauvages de la Pamir-i-Tang sur des chemins acrobatiques. Les "pamirs" sont des plaines d'altitude caractéristiques du massif situé un peu plus au Nord. Le Khunjerab fait toujours géographiquement parti de la chaîne du Karakoram, mais il s'agit bien d'une zone de transition dans lequel vivent les rares moutons de Marco Polo, très menacés, des bharals, des ibex, des ours, des loups (ces deux derniers étant rares dans la région et passagers, venant sans doute depuis la vallée de Sarpo Laggo), et des léopards des neiges. Concernant ces derniers, un groupe de scientifiques pakistanais nous montrera a notre retour de magnifiques clichés d'un couple dans le secteur de Yazghil photographiés avec des pièges photographiques.

Nous campons le premier jour après seulement 2 heures de marche en bas des gorges, en face du glacier de Yazghil. Comme tous les soirs, je pars marcher durant 2 heures dans les alentours pour découvrir des points de vue et m'isoler un peu pour profiter du silence et de l'immensité des montagnes, de la beauté des paysages. Seconde journée jusqu'au lieu Furzeen (qui veut dire genévrier si mes souvenirs sont bons). Nous marchons maintenant sur les sentiers très aériens de la Tang, 1000 mètres au dessus du vide, à travers des gorges époustouflantes. Les paysages sont très minéraux, les sommets s'arrondissent un peu, nous arrivons petit à petit dans le Pamir. Troisième journée de trek, jusqu'à Ardab Purien, un site au roches mauves rougeâtres très esthétiques, avec une vue splendide sur un petit 6000, le Chart Pirt. il y a quelques yaks blancs qui paissent dans les rares épineux en fleurs. Dernière journée pour atteindre les estives d'été de Shimshal de Shujerab, un magnifique petit village saisonnier de pierre très rude mais très charmant, au pied du col de Shimshal. Des femmes de chaque familles passent l'été dans les estives avec les bêtes pour la confection du fromage et du beurre, et protéger les bêtes des possibles prédateurs. Il n'y a généralement pas d'hommes dans les estives l'été, ils sont occupés dans les champs au village. Mais pas de machisme pour autant, puisque quelques uns d'entre eux ont la dure tâche de passer l'hiver coupés du monde, de l'autre côté du col enneigé dans les pâturages de Sherelik, en compagnie des yaks les plus forts dans les vallées de Wusum et de Sarpo Laggo, très proche de la frontière chinoise. Des provisions de blé sont déposées durant l'été dans les refuges pour assurer la substance des hommes pour les 7 longs mois d'hiver. En effet, côté Shimshal, il n'y a pas de pâturages suffisant pour les yaks, seuls les jeunes yaks et les femelles steriles y sont descendus puisque trop faibles, ils ne survivrait pas l'hiver en altitude. Cette situation difficile est également le résultat de la redéfinition des frontières chino-pakistanaise, qui a privé Shimshal de ses grands territoires de la Shaksgam et de la Sarpo Laggo.

Nous passons les trois prochains jours dans les estives, pour connaître la vie de bergers et partager un petit bout de chemin avec les Shimshalies, assister à la traite des 9000 bêtes, du gardiennage des jeunes yaks, de la confection des fromages. C'est aussi l'occasion pour moi de visiter les alentours. Une première journée est consacrée à la visite du col où il ne reste plus d'herbe. Nous sommes au pied du Minglik Sar, un sommet de 6000 mètres glaciaires facile, très bel objectif pour les alpinistes modestes qui souhaitent réaliser une ascension dans des paysages magnifiques et découvrir la réalité d'un village Wakkhi. Nous atteignons l'autre estive de Shuwart, de l'autre côté du col, ou les bergères vivent une partie de l'été, afin d'assurer la rénovation des pâturages versant Shujerab. Les 1000 yaks sont tous localisés sur le col, il y a des grands mâles peu commodes et très intimidants, sur les berges des lacs certainement d'origine glaciaire. une chute de neige au retour assurent une ambiance agréable. Nous revenons tout juste pour assister au retour des bêtes dans l'enclot de pierre, qui franchissent un petit pont sur la rivière, et assister à la traite fastidieuse que les femmes réalisent à l'aube et au crépuscule. Pour la deuxième journée, nous nous rendons de nouveau sur le col, pour tenter l’ascension d'un sommet de 5500 mètres au dessus du village sans crampons. Nous terminons sur un petit glacier puis sur l'arrête trop enneigée, qui nous empêche de continuer jusqu'au sommet pour cette fois. Très beau point du vue sur l'ensemble du massif du Khunjerab et la destination de demain. Retour au village pour partager un moment avec les Shimshalis et manger un délicieux ragout de mouton préparé par la sœur d'Imtiaz, mon guide Shimshali. Pour la dernière journée aux estives, nous allons au fond de la vallée, jusqu'à un glacier présentant des très belles stalactites de glaces. Paysages désolés et glaciers suspendus sur les sommets des alentours. Le départ du Kutch a été décidé pour le lendemain matin, pour trois jours de descente jusqu'à Shimshal, empruntant un chemin différent que celui emprunté à l'aller avec le franchissement successifs des cols de Shashmirk et Ulzeen, deux très beaux balcons sur la chaîne des Hispar.

Malheureusement, le programme devra être changé aux aurores suite à un incident malheureux survenu dans notre groupe. Les Shimshalis nous montrent leur soutiens les plus exemplaires, leur générosité et leur ouverture d'esprit spectaculaire pour nous aider à surmonter un tragique accident pour l'un des membres de notre groupe.

Le retour s'effectuera donc par le même chemin qu'à l'aller, sur la "Parmir Highway". Retour à Shimshal en trois jours, puis sur Passu après une longue discussion avec Doulat Amin, un homme extraordinaire, premier professeur de l'école de Shimshal, d'une extrême sagesse. Nous rentrons ensuite à Passu puis Hunza où nous restons une journée pour profiter de la douceur des lieux. Nous en profitons pour visiter les champs, et tenter de monter aux pâturages de l'Ultar. Bien dommage car nous ne trouvons pas le chemin, alors que nous pensions suivre les canaux taillés dans la falaises, ceux-ci semblent bien trop dangereux à notre goût. Les couleurs d'automne se sont installées, la vallée s'est parée de magnifiques couleurs jaunes et rouges, c'est un spectacle fantastique.

Le retour à Islamabad en avion ne sera finalement pas possible du fait du mauvais temps, nous décidons donc d'emprunter la Karakoram Highway pour une longue descente de deux jours des gorges de l'Indus jusqu'aux plaines du Punjab. Nous quittons donc l'oasis de Gilgit et nous enfonçons dans le désert de Chilas, une vallée très aride sur les berges de l'Indus, mais parée de forêts d'altitudes sur ses hauteurs surement plus arrosées. Nous passons au pied du Nanga Parbat, tout aussi imposant depuis le sol que depuis les airs vingt jours plus tôt. Les femmes se font de plus en plus absentes lors de la descente, les chilasis étant plus conservateurs que les autres peuples dardes des hautes vallées. C'est d'ailleurs d'ici que furent entraîner les moudjahidines pour envahir le Cachemire sous la dictature du général Zia, sans nuls doutes une des raisons pour essayer de comprendre aujourd'hui l'appui de quelques Chilasis aux talibans qui ont lâchement exécuté les alpinistes au camp de base du Diamir un peu plus tôt cette année. Le Pakistan souffre aujourd'hui du fait de décision géopolitiques attisant les extrémismes. Nous passons auparavant à la confluence de la Hunza River et de l'Indus, qui marque surtout le point de suture des plaques indienne et eurasienne. Elle délimite également la chaîne de l'Himalaya (Est - Sud), des chaînes du Karakoram (Nord) et de l'Hindu raj (Oest), contrefort de l'Hindu Kuch. La végétation fait petit à petit son apparition, nous trouvons maintenant des arbres, sur les hauteurs, très loin, de grandes forêts de cèdres de l’Himalaya, nous arrivons au Kohistan, terre des Pastounes. L'activité économiques y est quasiment inexistante, seule ressource exploitée à outrance, l'activité forestière. Nous découvrons des troncs de cèdres sur les bords des routes et dans de nombreux camions à destination de la fournaise du Punjab. La région montre encore les séquelles des tremblements de terre dévastateurs qui frappent souvent la région, le dernier ayant survenu en 2009 il me semble. Les gorges sont maintenant très profondes, les routes aériennes, la vallée beaucoup plus verte, de nombreuses cascades dévalent les pentes des contreforts du Pir Panjal (l’Himalaya étant situé un peu plus à l'Est, de l'autre côté du Babusar Pass). De grands villages sont disposés sur les pentes, au milieu de champs en terrasse. Nous arrivons dans la nuit à Besham, après avoir traversé Dassu puis Pathan. Le lendemain matin, nous traversons un dernière fois l'Indus peu après Takhot et remontons dans les piémonts à travers les rizières. Le buffle fait également son apparition. Nous traversons bientôt des forêts de pins de l'Himalaya, les troupeaux des bergers Gujars sont nombreux sur les bords de la route. Le température est fraiche, nous sommes sur un plateau. Il faut encore traverser Mansehra puis Abbotabad où nous déjeunerons, une ville où l'élite militaire a installé ses meilleurs académies pour certainement chercher la douceur du climat (et où se cachait Ben Laden surement sous l'auspice de l'ISI voire de l'armée elle-même), avant de plonger vers la plaine du Punjab. Nous dormons sur Islamabad. Demain, je prends un vol au dessus du Karakoram pour des Monts Célestes pour Urumqi puis Pékin avant d'entreprendre un voyage d'un mois et demi au Tibet.

Un très beau voyage, un groupe génial, une paire de guides pakistanais très pros et vraiment sympas, une super organisation pour des projets toujours aussi incroyable du côté de Pierre Neyret, mais surtout une expérience mémorable, et un grande leçon de vie de connaître les particularités de cette partie du Pakistan, au peuple si hospitalier, si ouvert, si généreux. Un grande rétrospection sur notre propre société ignorante et hautaine.

Et une envie folle d'y retourner pour visiter de très nombreux coins tout aussi magnifiques.

Je vous invite à visiter le Pakistan en compagnie de Pierre que vous pouvez contacter sur: http://www.karakoram-ski-expedition.com/

Ou bien directement Jahangeer qui organisera à merveille la logistique de votre voyage encadré au Pakistan: http://www.visitagp.com/

Pour ma part, je vous propose de consulter quelques clichés du voyage sur mon site flickr, en cliquant sur le lien ci-dessous: http://www.flickr.com/...s/40746420@N03/sets/

N'hésitez pas à me demander des conseils en MP si vous souhaitez recevoir des retours sur ce voyage, sur la sécurité au Pakistan. Je ne peux que vous inciter a visitez mes amis Hunzakuts et Shimshalis et les paysages des vallées qu'ils habitent, ils vous recevront de la meilleure des façons, selon les traditions de l'hospitalité légendaire propre à la région!

A bientôt !

Jérémie
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DH
Dharma22 13 years ago · AsifBxl
Pakistan: l'arrivée Wagah - Lahore
C'est loin aujourd'hui, mais je me souviens, retour au Pakistan!

Bon...c'est décidé! Aujourd'hui je passe la frontière. Mon ricksha m'amène jusqu'à la gare routière d'Amritsar. Je suis super excitée...mais aussi émue de quitter Amritsar que j'adore! Dans le bus, je regarde mes derniers paysages indiens. Assis devant un moi, un couple avec un bébé, qui me regarde sur presque tout le trajet. Ça m'amuse au début, je joue avec lui, je lui fais des sourires...mais le bébé ne sourit pas! Il y a même comme un air grave dans ses yeux ronds et brillants... Ah! Qu'est ce que ça veut dire? Est ce que le bébé veut me faire passer un message?!!! Je pense à cette frontière indo-pakistanaise sur laquelle on m'a raconté pas mal d'histoires pas très sympas; mieux vaut ne pas être une femme seule... Pour ma chance, j'ai rencontré un jeune homme qui prend la même route, on passera la frontière ensemble.

Le bus s'arrête, c'est le dernier arrêt avant la frontière, ensuite il faudra prendre un ricksha jusqu'à Wagah border. Nous descendons avec mon compagnon et puis...on va bien se prendre un dernier chaï! J'en profite pour finir mes quelques roupies indiennes. Et puis hop! Dans le ricksha pour la frontière!

Nous roulons presque seuls sur cette ligne droite, calme et entourée de verdure. L'atmosphère est paisible...propice aux pensées. Je pars dans mes rêves et fantasmes sur le Pakistan... Les échos des amis m'en ont donné une image attrayante; j'imagine une belle terre, cet esprit chaleureux de l'Asie et les sonorités de cette langue si particulière, l'urdu. Les media eux, m'ont donné l'image d'un Pakistan dangereux peuplé d'extrémistes... Et là, à quelques centaines de mètres de la frontière, je me dis que je vais passer dans un autre pays parce qu'il y a des grilles et des mecs en uniforme. La terre elle, ne s'arrête pas. Le Pakistan est il vraiment différent de l'Inde?

Nous arrivons. J'apprête déjà mon voile mais...il y a un dernier chaï shop! Mon compagnon a gardé 10 roupies en souvenir, on va plutôt les mettre dans un dernier chaï! Dernier de dernier! Les souvenirs on les embarque pas on les fait! J'adore ces petits restos de frontière! Les gens y sont tous plus proches. On a tous quelque chose en commun: on va ou on vient de passer la frontière... Ça crée un lien, c'est un peu comme si on se connaissait un peu... Les gens se parlent plus facilement! Bon on boit le chaï et on traine pas plus!

C'est parti pour les formalités, mieux vaut garder le passeport en main pendant un bon quart d'heure... On ne fouille pas les sacs et on essaie même pas de faire semblant, pas besoin de jouer à cache-cache... Les mecs sont sympas, juste un peu curieux sur notre situation...pour aller vite on leur dit qu'on est mariés et là...des explosions de joie et de félicitations!... C'est drôle! Faut aller se confesser cent fois quand on est une femme qui voyage...Pour éviter les problèmes, il arrive souvent de mentir...mais c'est pour la bonne cause! Les Pakistanais sont bavards, ils ne voient pas beaucoup de touristes occidentaux alors il faut être un peu disponible... On pourrait boire le thé mais... J'AI ENVIE D'ARRIVER AU PAKISTAN!! Et puis j'en ai déjà bu trois en une heure, je vais attendre encore un peu...

Nous voilà enfin au Pakistan. J'active tous mes sens. Ce n'est encore que la frontière, mais je suis déjà à l'affut du moindre détail révélateur de quoi que ce soit. Mes premières impressions: il y a peu de femmes, et les rickshas sont super sympas, tout en couleurs folles! J'adore! On prend le bus et on traverse Lahore...... J'y passerais cinq jours magnifiques! De longues balades dans le kashmiri bazaar à papoter avec les marchands. Pas besoin d'acheter, leur gentillesse est naturelle. Des litres et des litres de coca ingurgités. Les jeux avec les enfants dans les cours de mosquées. Les Pakistanais sont fiers et tiennent à offrir; partout il faut rester pour un thé, partout on s'en va avec des présents et des bénédictions. Des couleurs, des odeurs, la vie partout!! Les femmes pakistanaises sont moins timides que les indiennes, on ne se comprend pas toujours mais on rigole! On a bien changé de pays! Lahore est grande, Lahore est belle...mais Lahore n'est pas la ville qui m'a le plus accrochée au Pakistan. Lahore c'est le début d'un coup de foudre qui ne cesse de grossir quand tu rentres dans le pays (la province nord ouest et sa capitale Peshawar! Le Baloutchistan et l'accueil radieux de Quetta!) Lahore n'est que le début...encore un peu indienne sans doute...mais justement c'est un bon point d'entrée pour s'acclimater...doucement...à la magie du Pakistan!
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SA
Saint 13 years ago
Train Kazakhstan. P..... de mouche.!!!
P..... de mouche.!! - Train Kazakhstan.

On partageait le même compartiment depuis deux jours...😎

Au début , tout allait bien. Elle voletait de son côté, se collait de temps à autre sur la vitre pour admirer je ne sais quel paysage pourtant parfois si morne...ou se reposait tranquillement sur le miroir, juste au dessus de la banquette opposée. En résumé, elle respectait mon espace personnel... Ma foi, tout était pour le mieux dans le meilleur des compartiments... J'avais bien sûr quelques petits reproches à lui faire, mais quand on voyage en galante compagnie, il faut parfois se montrer conciliant. Aussi, lui avais- je expliqué, calmement, que je n'appréciais pas qu'elle vienne se coller au goulot de ma bouteille de bière ou qu'elle se frotte inlassablement les pattes sur le rebord de mon verre. Question d'éducation... Point sur lequel je ne souhaitais pas transiger. Il me semblait qu'elle avait compris les limites fixées pour une cohabitation paisible.

Les heures s'égrenaient, une à une, pendant que le train traversait doucement les longues et vastes steppes herbeuses du Kazakhstan... Tout semblait définitivement calme. Comme à l'aube des temps .

Mais voilà qu'après une bonne dizaine de minutes, cette satanée bestiole semble avoir oublié notre accord et toute forme de respect mutuel. Si elle n'était assurément la seule dans MON compartiment, je me demanderais, non sans ironie, quelle autre mouche l'aurait piquée. Car enfin quoi.. Tout allait si bien. !! Chacun dans son coin. Mais voilà..!! Madame la mouche, probablement agacée que je ne lui prête guère d'attention avait subitement changé d'attitude.

Je m'interrogeai sur ce bizarre comportement.

En fait , en y réfléchissant un peu, je me souviens maintenant. Tout a commencé quand, m'ennuyant de la steppe sans cesse recommencée, je me suis mis à lire. Elle s'est dés lors montrée arrogante voire même agressive. Elle est d'abord venue sur mes jambes nues, puis s'est autorisée à me chatouiller la voûte plantaire. Bon enfant, j'ai immédiatement songé à un petit amusement de sa part. Plutôt bien disposé à son égard, je n'ai donc rien dit. Mais, me voyant continuer ma lecture, ma co-locataire de mouche a décidé de s'enhardir et de venir jusqu'à se poser sur ma main droite, me dérangeant ainsi, désagréablement cette fois, dans ma lecture. Puis de nouveau sur mon pied pour revenir sur mon autre main provoquant un réel agacement. L'effrontée. La sans-gêne. C'est pas une mouche française qui ferait ça..!!!

A ce point du récit, il faut préciser que je suis un garçon extrêmement patient et plutôt de caractère paisible. Mais, comme chacun sait, toute patience à ses propres limites. Il était désormais temps de réagir. Ce que je fis..

Le premier avertissement fut une claque bruyante sur la partie de ma cheville qu'elle persistait à chatouiller. J'étais, pour ma part , prêt à en rester là. L'avertissement me paraissait fort clair.

Je compris vite que ce n'était pas son intention.. Prenait-elle mon geste pour le début d'un nouveau jeu..? Il est vrai qu'après 2 jours de train à travers les steppes kazakhes, on est en droit de se distraire d'une certaine monotonie. Je le concède... Mais... Je n'en avais pas envie. Ou plutôt pas comme ça.!

Elle continua donc de plus belle jusqu'à ce que, cette fois irrité pour de bon, je dus poser mon roman et en arrêter l'agréable lecture. Tenterai-je de la raisonner?? Userai-je de mon extraordinaire pouvoir de séduction sur les mouches ou simplement lui lancerai-je un ultimatum..? J'optai pour cette dernière solution. Ouvrant tout grand la porte en prenant le risque de voir s'échapper l'air si frais de mon compartiment climatisé, je la priai, ma foi fort courtoisement , d'aller se changer les idées dans le couloir ... Ma requête n'eût aucun succès. J'étais troublé et un peu déçu qu'elle me porte aussi peu de considération après 2 jours de vie commune. Il fallait bien que je me résigne à accepter la dure vérité: cette mouche ne m'aimait pas. Peut être même, pêchait t-elle par égoïsme .!! Je compris dés lors que nous ne pourrions plus cohabiter. Il fallait agir au plus vite. Il en allait de ma tranquillité. Je ré-ouvris la porte et la chassai cette fois avec plus de vigueur. Je cru avoir réussi et refermai la porte. Soulagé...

Mais c'était compter sans sa fourberie. La misérable s'était dissimulée pour mieux revenir à l'attaque. Cette fois c'en était trop.! Je lui déclarai une guerre sans merci. C'en était fini. Ce serait elle ou moi..!!!!🤪

Usant à mon tour d'une félonie dont je ne suis pas coutumier, j'entrepris de lui dresser un piège. J'avais remarqué qu'elle avait un goût prononcé pour la bière. Ceci dû probablement à ses origines russes.. Je versai donc un peu de cette mixture dans le fond de mon verre . Il ne me restait plus qu'à attendre et j'avais la conviction que ce ne serait assurément pas long...!

De courtes minutes s'écoulèrent, avant qu'attirée par la suave odeur du houblon, elle ne plonge dans mon verre. L'inconsciente était prise au piège. Je n'éprouvais aucune joie à avoir vaincu si facilement mon ennemie. Juste une simple satisfaction. J'avais beau être le vainqueur, incontestable, je ne souhaitais pas me montrer cruel. Je pris donc mon verre, dans lequel se débattait férocement ma proie et, m'approchant d'une fenêtre de couloir laissée mi-ouverte, je lançais le tout dans l'infini des steppes... Elle n'eut pour toute oraison funèbre que deux mots.. " Dégage Salope..! "

Etrangeté de la nature où deux êtres vivants, certes différents, peuvent lutter jusqu'à la mort pour un petit bout de territoire...

De retour sur ma couchette, je pouvais enfin reprendre ma lecture. Un ouvrage traitant de la tolérance ... 😉
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TR
Triptrafic 13 years ago · Baroudage
Un petit fourgon découvre la Kalmoukie et la Caspienne.
Bonjour

Toulouse-Caspienne en Avril avec un petit fourgon, un mini frigo, une autonomie électrique limitée et un minuscule chauffage à cartouches, une folie ? Cela aurait pu être l’enfer. Ce fut un merveilleux voyage.

Le récit complet, avec textes sur le côté des photos 😏

Russie, Caspienne

Cordialement

Sylvie & Bernard
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AR
ARD07 13 years ago · MarieBorer
Mongolie - juillet 2012
Ce carnet est réalisé par copie des articles de notre blog (fait pour notre famille et nos amis); ce n'est donc pas un vrai carnet comme certains rédigent. Il peut cependant donner une idée de parcours dans ce superbe pays.

Nous sommes partis le 11 juin 2012 à trois 4x4 et pour atteindre la Mongolie, nous sommes passés par la Suisse, l'Autriche, la Hongrie, l'Ukraine et la Russie. Pour le retour, nous sommes passés par la Russie (lac Baïkal et anneau d'or), l'Estonie, la Lettonie, Lituanie, Pologne, République Tchèque, Allemagne soit 12 pays traversés et 23 000 km parcourus.

Jeudi 28 Juin Départ 7h30 après une bonne nuit dans la voiture (très confortable), nous roulons vers l’est, face au soleil levant. La bonne qualité de la route d’hier, qui se poursuit ce matin, nous permet d’être à notre étape à 13h30. Nous allons directement à la concession Toyota de Novosibirsk pour faire faire les vidanges des voitures avant d’aborder les pistes de Mongolie. Un petit mot sur la cuisine russe qui nous est proposé dans les petits restaurants, motels ou cafet’ au bord de la route : beaucoup de beignets fourrés de confiture ou compote, viande hachée, voire semblant de fromage. Les plats garnis sont tous servis après avoir été réchauffés au micro-ondes, la viande est détaillée en petits morceaux et, si les légumes sont parfois présents sur la carte, ils se résument à pâtes, riz et pommes de terre.

Vendredi 29 juin 4 A 11h45, nous atteignons Bijsk, qui est notre étape de ce soir. Nous avons donc une demi-journée d’avance malgré la demi-journée d’attente chez Toyota. Notre objectif est maintenant d’atteindre Tashanta, la ville frontière, afin d’entrer en Mongolie samedi soir. En effet, d’après nos informations, ce poste frontière serait fermé le dimanche et nous n’avons AUCUNE ENVIE de « poireauter » en Russie, surtout dans un endroit aussi perdu !!!! En début d’après-midi, nous abordons le massif de l’Altaï. Fini l’enfer de la Russie, ses routes défoncées et ses camions rugissants. La route est bonne, très peu de camions, ça ressemble beaucoup à nos Alpes, nous longeons la rivière Katun. Nous passons deux cols et après celui à 1600 mètres, le paysage change, la végétation est beaucoup rare, le relief s’adoucit. Très belle route à partir de Tukta, nombreux troupeaux vaches et leurs veaux ainsi que des hordes de chevaux en liberté, la plupart des maisons ont en annexe, une yourte en bois. Nous croisons un mariage qui faisait des photos sur un chantier routier, l’un des participants connaissait Chambéry !!!!! Nous voyons deux autres mariages. Le vendredi est-il le jour des mariages en Russie ? Nous recherchons un hypothétique hôtel pour Alain, que nous trouvons assez tard : style « chez l’habitant », les deux autres voitures bivouaquent dans l’enclos de l’hôtel, premières brochettes d’agneau pour les carnivores, pâtes pour la végétarienne de service.

Samedi 30 Juin Nous avons 220 km à parcourir pour atteindre la ville frontière de Tashanta que nous atteignons vers 11h45. Nombreux troupeaux de moutons, chèvres, vaches et chevaux en liberté, y compris sur la route. Les gardiens de troupeaux sont à cheval. Au détour d’un virage, des sommets enneigés apparaissent. 5 Nous faisons le plein des véhicules et des bidons : en effet, en Russie le gasoil coûte environ 0,70 € alors qu’en Mongolie il devrait coûter environ 1,10 €. Puis nous prenons place dans la file d’attente pour la frontière russe (fermée de 12 à 14 h) et pique-niquons en attendant. Il nous faut 2 heures pour traverser la frontière russe. Nous traversons le « no man’s land » puis abordons la frontière mongole. Deux heures nous sont nécessaires pour faire passer les 3 véhicules : nous suivons docilement et patiemment le circuit des guichets sans chercher à comprendre. A 18 heures, NOUS SOMMES EN MONGOLIE !!!! Comme par magie, passé la frontière, les paysages sont comme nous les avions rêvés !!!! Nous voyons nos premières yourtes !!!!! Nous roulons une dizaine de kilomètres et décidons de bivouaquer dans une étendue plate. De gros nuages noirs menacent, il pleut au loin. Lorsque René débouche la bouteille de champagne, il commence à pleuvoir et nous finissons nos verres dans les voitures et nous dinons dans les voitures pendant qu’il pleut et tonne. Enfin une bonne nuit réparatrice sans réveil aux aurores pour reprendre la route.

Dimanche 1er Juillet - Olgly Nous arrivons à Olgly en fin de matinée. Les rues sont assez délabrées, les familles vivent dans un carré clos par un mur, avec une petite maisonnette en pisé et la yourte installée à côté. Des français rencontrés à la frontière nous ont indiqué un bon « camping » avec eau chaude… théoriquement… et wifi. Nous rencontrons un couple de voyageurs ardéchois en route depuis le mois de Mars et le couple écossais/tasmanien déjà rencontré à la frontière. Les ardéchois conduisent tout le monde à un restaurant turc. L’après-midi, chacun vaque à ses occupations. La monnaie est le tugrik. Il en faut 1600 pour faire un euro. Le soir, apéro en commun et festival de chapeaux.

Lundi 2 Juillet – Parc Tavan Bogd Nous quittons le camping pour le parc Tavan Bogd. Lors de nos démarches d’avant départ (courses, gasoil, banque et distributeur) nous apprenons que nous devons obtenir une autorisation pour circuler dans ce parc très proche de la frontière chinoise. On nous la promet pour 14 heures, puis pour 15 heures (10 000 tugriks par personne.. En attendant nous sortons un peu de la ville et partons hors piste pour profiter des paysages. 2 Nous prenons ensuite la piste, très beaux paysages, et nous arrêtons pour un bivouac froid et venté, nous montons la « base » (sorte de tente annexe sans tapis de sol de 2 m x 2 m x1,90m de haut qui permet de se mettre à l’abri des intempéries). En route nous observons des marmottes miniatures (longueur 20 à 25 cm queue comprise) qui courent en tous sens et posent pour la photo !!!!

Lundi 3 Juillet Nous partons vers le lac. Le pont est fermé et comme René a perdu le contact pour son GPS, nous continuons la piste… qui se terminera pas un cul de sac. Nous découvrons en route plusieurs sites funéraires : tas de pierre en guise de tombe, ou tombe avec tombeau en rondins de bois, petits cimetières. Nous observons aussi des alignements de pierres dont nous recherchons la signification. Notons que cette région de la Mongolie est musulmane car habitée essentiellement par des Kazakhs. 3 Après un demi-tour, nous retournons au pont qui était fermé. Il est maintenant ouvert et constitue l’entrée dans le parc. La gardienne examine en détail notre laisser-passer. Nous nous remettons en route et nous arrêtons pour un pique-nique TRES venté. Bernard doit changer une roue dégonflée en plein vent glacial. Nous trouvons ensuite un bivouac au bord du lac, avec des tapis d’edelweiss, face aux sommets enneigés, et aux glaciers (4000 m environ). Nous montons la base pour la seconde fois. Bernard, avec un méchant rhume débutant, regonfle tous ses pneus et répare la roue crevée avec une mèche. Les gars à la mécanique avec Bernard, les filles montent les bases et font la cuisine. Malheureusement, la visite de ce parc se fait un temps couvert, où le ciel bleu promis dans la formule « La Mongolie, le pays du ciel bleu » ???? 4

Mercredi 4 Juillet - Parc Tavan Bogd Nous faisons le tour du lac et passons un pont. Des militaires nous rattrapent en moto pour vérifier notre laisser-passer. Nous profitons d’une bonne piste puis d’un passage difficile avec passage de gué pour faire une initiation de Marianne à la conduite du 4x4. Après un premier quart d’heure de stress, ça roule !!!! Bernard estime qu’il pourra bientôt faire la sieste !!!! 5 Nous revenons à Olgly et passons la nuit au Wolf Camp. Nous rencontrons un Français qui n’a pas vu de Français depuis un mois. Il est venu de Marseille en Mongolie à moto. Pour être complet sur ce voyageur, il est marié à une Espagnole et vit en Afrique du Sud.

Jeudi 5 Juillet - Khovd Nous prenons la route pour Khovd et nous profitons de belles portions de route. En effet, un grand axe routier est en construction pour relier l’ouest à Ulan Battor. Tantôt nous roulons sur l’ancienne piste, tantôt nous roulons sur la route en construction qui constitue une belle piste. Parfois même, nous avons l’heureuse surprise de portions goudronnées !!!! A un col, nous nous arrêtons : un groupe de personnes endimanchées est là, près d’un « ovoo ». Un « ovoo » est un monticule chamanique de pierres, bois et autres offrandes aux dieux et aux esprits, placé en principe, aux endroits élevés. De nombreux rubans, en principe de couleur bleue, flottent au vent. C’est l’équivalent des cairns que l’on rencontre fréquemment dans les montagnes. 6

Vendredi 6 Juillet – près de Manhan Journée sans étape, chaque équipage décide de son plan. En ce qui nous concerne, nous choisissons d’aller à une grotte avec des gravures rupestres indiquées sur Lonely Planet. Nous faisons la route « au GPS » qui nous indique bien la direction, mais nous avons tout de même quelques difficultés à trouver la piste qui va contourner les montagnes. Un autochtone au volant d’une camionnette pleine de tontes de moutons nous met sur la bonne piste. Nous arrivons à un petit campement en fin d’après-midi et négocions le prix de la nuit dans la yourte de 40 000 à 25 000 tugriks (16 €). Nous commandons la douche chaude pour notre retour ainsi que notre repas du soir : une soupe de légumes avec viande et une sans viande. Les sanitaires sont sommaires mais propres. Une stagiaire parlant un peu l’anglais nous aide beaucoup. Nous allons visiter la grotte au soleil couchant selon les conseils du guide, en effet elle est plus éclairée à ce moment de la journée. La visite est assez acrobatique et décevante, seulement quelques gravures. Au retour, une grosse fumée blanche s’élève au-dessus des sanitaires, le feu a été fait pour chauffer l’eau de la douche que nous prenons avec délectation !!!!! 7

Samedi 7 Juillet - Darvi Beau réveil sous la yourte. Nous nous gavons de crêpes chaudes avec beurre et confiture !!!!! Après 12 km de pistes à travers la montagne, nous rejoignons une portion de route goudronnée, assez courte… suivie d’une piste. Au début de la route goudronnée, une grande antenne de télécom, Marianne envoie un sms à Marie-Charlotte pour son anniversaire. Le temps menaçant nous incite à rejoindre Darvi où nous avons rendez-vous avec nos coéquipiers entre 17 et 18 heures. Nous arrivons vers 15 heures et déjeunons dans un petit restaurant : 4,50 € pour deux, pas la peine de faire la cuisine !!!! Nous découvrons l’astucieux système d’eau courante… A partir de 17 heures, nous nous plaçons au meilleur endroit près des pompes à essence et en face de la rue principale pour attendre nos coéquipiers. Un gros orage avec grêle éclate. A 20 heures, toujours pas de coéquipiers. Nous envoyons des sms qui ne sont pas transmis, nous allons bivouaquer à quelques kilomètres avec l’intention de revenir au point de rendez-vous le lendemain matin. 8

Dimanche 8Juillet - Altay Nous nous réveillons et plions tranquillement pour retourner au lieu de rendez-vous à Darvi. Au moment de monter dans la voiture, nous apercevons nos coéquipiers sur la piste, qui nous observent !!!! Nous apprenons alors qu’ils ont été bloqués en route, par une coulée de boue lors d’un orage. Un camion porteur d’une grue est bloqué dans un gué et les ouvriers du chantier de la route leur disent qu’il faudra attendre 24 heures pour pouvoir passer. Eux aussi ont envoyé des sms, n’ont pas reçu les nôtres. Nous recevrons l’un de leurs sms le soir en arrivant à Altay. En ce qui concerne le temps, nous observons qu’en général il fait beau le matin avec un ciel limpide. A la mi-journée, le ciel se charge ensuite de gros nuages blancs, très beaux pour les photos, mais prometteurs de perturbations. En fin d’après-midi, c’est l’orage !!!! Depuis quelques jours, nous avons un orage journalier, assez violent, avec grêle fréquente et vent, pendant une à deux heures.

Lundi 9 Juillet - Altay Retrait et change à la banque, puis garage pour Alain dont le pot d’échappement doit être réparé. A Altay, c’est le 2e jour du Nadaam : fête nationale qui se déroule entre le 10 et le 14 juillet selon les endroits, dure deux jours au cours desquels se déroulent des courses de chevaux, des compétitions de tir à l’arc et de lutte. Nous allons au stade voir les lutteurs, de « beaux bébés », bottés, et habillés d’un slip et une mini-veste avec manches (voir photos). La coupe de cette veste a été conçue pour empêcher les femmes de participer à la compétition !!!!! Beaucoup de personnes, à l’occasion du Nadaam, sont habillées en costume traditionnel : un grand manteau ceinturé, des bottes et un petit chapeau avec une pointe. 2 Autour du stade, se tient un marché d’objets en tous genres d’origine principalement chinoise. Egalement, quelques stands proposent des crêpes et chaussons fourrés à la viande, spécialités mongoles. Bernard et nos coéquipiers se régalent… la vie est dure en Mongolie pour les végétariens !!!!! Vers 11 heures nous quittons Altay pour notre étape intermédiaire, car nous voulons arriver à Bayankhongor le 10 au soir car, selon nos informations, le Nadaam s’y déroulera les 11 et 12 Juillet.

Mardi 10 Juillet - Bayankhongor Nous arrivons à Bayankhongor en milieu d’après-midi et apprenons que le Nadaam est commencé depuis la veille et se termine ce soir. Nous trouvons rapidement un hôtel et courons au stade où se déroule le Nadaam. Nous assistons à la finale de la lutte et un défilé de cavaliers qui ont couru le matin, tous très jeunes et qui montent à cru. 3 Après la douche brûlante… car elle n’est alimentée que par l’eau du ballon d’eau chaude, donc aucune possibilité de régler la température, nous décidons de nous retrouver au restaurant de l’hôtel… il ferme et nous apprenons qu’il est 21 heures… encore une heure de décalage supplémentaire. Nous sommes donc à +6 heures. Avant de partir au restaurant, nous récupérons le linge donné à laver en arrivant, il est encore un peu humide. Nous dinons dans un petit restaurant karaoké, activité très prisée en Mongolie. Etant donné que nous avons rendez-vous avec Tuul, notre guide, le 13 Juillet ici à Bayankhongor, nous décidons de nous retrouver le 13 à midi devant cet hôtel, et d’ici-là chaque équipage est libre de son programme.

Mercredi 11 Juillet- Shargalguut sources d'eau chaude La voiture est couverte de boue et de poussière, nous allons la faire laver. Nous faisons des courses pour une escapade de deux jours. Comme dans toutes les villes, les supérettes sont côte à côte dans la rue principale. On y trouve : beaucoup de sucreries, quelques conserves de viande (yak) et poisson, du pain industriel très « étouffe-chrétien », rarement des légumes et des fruits. En matière de légumes, il y a des pommes de terre, des carottes et des choux !!!! Quelquefois des tomates… Les fruits sont encore plus rares : des pommes, des bananes… de l’Equateur, quelques imitations de nectarines. Il y a également des yaourts vraisemblablement longue conservation sans réfrigérateur, valables jusqu’en octobre ou décembre. Nous partons « au GPS » à des sources froides et chaudes situées à Shargalguut, à environ 60 km de Bayankhongor. Après quelques difficultés pour trouver le départ de la bonne piste, nous parcourons les 60 km sur une piste un peu difficile avec des ponts et des passages qui ne doivent pas être faciles lors de l’orage journalier. 4 Nous nous arrêtons près d’une yourte qui fait sécher des fromages sur le toit ; nous en achetons et sommes heureux de goûter ce fromage un peu aigrelet, c’est le premier depuis notre départ. Il s’agit ici de fromage de chèvre. Nous traversons le village des sources qui comportent un hôtel et une « station thermale » et trouvons un lieu idéal de bivouac quelques kilomètres plus loin. Nous sommes un peu surélevés par rapport à la rivière… en prévision des orages… face à une yourte et entourés de troupeaux : chevaux, chèvres et yaks. Nous avons juste le temps de nous installer avant notre orage quotidien de 18 à 20 heures. Bien installés dans notre « ‘base », après un petit apéritif, nous dinons au sec. Nous regardons par la fenêtre et voyons passer le troupeau de yaks à quelques mètres de nous, sous les éclairs, le tonnerre et le vent. 5 A 20 heures, l’orage cesse, nous allons nous coucher avec la couette car il fait assez frais…

Jeudi 12 Juillet Réveil avec le soleil et toujours cette vue magnifique sur les montagnes, les yourtes et les animaux en liberté. Nous décidons de faire une journée sans voiture consacrée au rangement du matériel et à une rando dans les environs. Dans la matinée, nous donnons des gâteaux à des jeunes gardiens de troupeaux. Quelques minutes plus tard, deux petits enfants arrivent de la yourte en face, avec une bouteille de lait à la main. Nous leur faisons visiter notre « ger », notre yourte à nous, ils veulent tout voir et se disputent pour s’assoir sur un fauteuil. Nous leur donnons quelques gâteaux et goûtons le lait : c’est du lait de jument fermenté dit « aïrag ». Nous mettons la bouteille au frigo pour faire goûter à nos coéquipiers demain. Puis nous partons en rando. Marianne étrenne ses nouveaux bâtons de marche et remet ses chaussures de rando pour la première fois depuis le fatidique 30 janvier. Elle a des ailes et escalade les rochers. 6 Nous explorons les environs sous un temps menaçant, nous prenons le chemin du retour un peu prématurément à notre goût et nous terminons les derniers 500 mètres sous la pluie. Nous nous réfugions sous notre yourte occidentale, au bout d’une heure l’orage cesse, nous accédons à la voiture pour déjeuner (il est 15 heures…). Dans un des replis de la base, Bernard découvre des petits grêlons, Marianne est contente car elle va ainsi pouvoir décoller un chewing-gum de son pantacourt tout neuf !!!! Nous passons la fin de l’après-midi sous notre base à mettre à jour le récit de notre voyage pour le blog. Vers 17 heures, le soleil est de retour. Nous repartons donc pour une balade au milieu des troupeaux et en direction de la yourte d’où sont venus les enfants. Nous rencontrons en route le propriétaire de la yourte qui mène un troupeau à cheval. Nous lui offrons une chemise que Bernard ne met plus et il nous invite dans sa yourte. Selon la tradition, il nous offre du lait de jument fermenté et des fromages de yak. Nous pouvons faire des photos de son intérieur, malheureusement la communication est très limitée. Nous quittons la yourte et il nous conduit à son troupeau de chevaux. Les poulains sont attachés très court toute la journée pour qu’ils ne tètent pas leur mère ; en effet, les juments sont traites toutes les 2 heures pour fabriquer le lait de jument fermenté. Nos impressions gustatives : le lait de jument fermenté picote légèrement et n’a pas un goût très prononcé de lait. Nous apprendrons ultérieurement qu’il est fabriqué l’été et 7 se conserve jusqu’au printemps suivant. C’est LA BOISSON courante et journalière des mongols. Quant aux fromages, de chèvre ou de yak, ils ressemblent à de l’édam mais blanc/crème, coupé en morceaux irréguliers, avec un goût un peu aigrelet au début puis un goût prononcé de fromage. Nous en avons mis dans un risotto et cela était tout à fait honnête comme résultat. Nous le consommons également en cubes dans notre salade du midi et là, cela n’a rien à envier à la féta.

Vendredi 13 Juillet - Bogd - en piste pour le Gobi Nous quittons à grand regret notre campement idyllique. Nous sommes à Bayankhongor en fin de matinée pour courses et connexion internet… recevoir et donner des nouvelles et mettre à jour notre blog. A 12 heures, Tuul, notre guide avec qui nous avons rendez-vous pour 8 jours de circuit ensemble, arrive avec un équipage français. Nous partons pour Bogd où nous arrivons en fin d’après-midi. Samedi 14 Juillet - dans le Gobi Alain nous fait un défilé… c’est le jour où jamais !!!! C’est notre premier jour dans le désert de Gobi et avec Tuul notre guide. Enfin les réponses à tant de questions… Nous voyons beaucoup de troupeaux de chameaux (2 bosses) et, oh déception ! ils n’ont pas leurs « cheveux » longs (comme ceux du film « L’histoire du chameau qui pleure » que certains ont peut-être vu). En effet, ils sont tondus au début du printemps (avril-mai) car la laine est utilisée (cordages entre autres) et ils commencent à avoir à nouveau le poil long fin septembre. Nous nous arrêtons dans une yourte pour que Tuul puisse se faire confirmer la piste et la propriétaire nous y invite. Elle nous sert du thé au lait (beaucoup plus de lait que de thé, légèrement salé et qui peut, dans certains cas, être « assaisonné » de beurre de yak, ce qui n’était pas le cas ce jour là). Elle nous offre de la vodka artisanale (distillée dans la yourte, elle est d’ailleurs en train de mettre en route une distillation). 8 Entendez par vodka, une « eau de vie » faite à partir de lait fermenté, distillée dans une « installation maison », sur un poêle alimenté avec de la bouse sèche. Les bouses sont ramassées dans les champs, séchées, et mises en tas près des yourtes (voir photos). Elle nous propose également du fromage accompagné de crème (de chèvre, c’est l’animal qu’elle élève). Nous installons notre bivouac en fin d’après-midi dans un paysage désert à 360°. Il y a seulement quelques arbres du désert de Gobi appelés « saxauls » (phonétiquement). Apéritif au champagne apporté de Chambéry… c’est l’anniversaire de Marianne. Nous dégustons la fin de la 2e bouteille avec une boîte de foie gras (merci Nicole et Jean-Jacques), suivi d’un saumon sur lit de lentilles, préparé par Bernard. Yaourts en dessert pour finir en beauté !!!!

Dimanche 15 Juillet - Khongoryn Els - les dunes A 9 heures, il fait déjà 30°, dans l’après-midi le thermomètre atteint les 36°. Nous roulons vers les plus grandes dunes du Gobi : Khongoryn Els, non sans nous tromper plusieurs fois de piste. Nous arrivons vers 15 heures après un arrêt dans un puits pour nous approvisionner en eau pour toilette et vaisselle. Nous sommes à 9 1384 mètres d’altitude, au milieu des chevaux sauvages. Ce cordon de dunes fait 100 km de long et 12 de largeur. Nous tentons une escapade en 4x4 dans les dunes, mais sans dégonfler les pneus… les spécialistes comprendront que nous n’allons pas très loin dans ces conditions. Nous n’insistons pas. Nous nous promettons d’aller au sommet des dunes, à pieds, le lendemain matin.

Lundi 16 Juillet - Khongoryn Els Au petit matin, un cheval sauvage bouscule l’échelle de notre tente et casse un des crochets d’attache. Heureusement que nos coéquipiers étaient là pour nous permettre de descendre de notre tente !!! Après le petit déjeuner, vers 9 heures, nous partons vers le sommet de la dune (300 mètres) que nous atteignons en un peu plus d’une heure. Les 15 derniers mètres sont épuisants, nous faisons un pas et reculons des ¾, mais nous y voilà !!!! La vue est grandiose, nous sommes récompensés de notre effort. Quatre alpinistes italiens (qui ont fait 2 sommets supérieurs à 4000 m dans l’ouest) nous prennent en photo. Nous redescendons « sur les fesses » pour faire chanter la dune, puis nous continuons à enjambées de géant. Après une douche bien méritée, nous déjeunons et partons en début d’après-midi car nos coéquipiers préfèrent avancer sur le planning. Nous longeons les dunes sur une piste dure sur 50 km en direction de Bayanzag, et bivouaquons dans un terrain caillouteux. Nous avons la visite du voisin… de la yourte proche qui vient rentrer son troupeau. Il arrive à moto avec son jeune garçon. Ils sont très intéressés de découvrir nos tentes et installations. Alain donne un jouet au gamin qui repart avec des étoiles dans les yeux. Mardi 17 Juillet - Yollin Am - la glace Nous reprenons la piste et nous arrêtons près d’un groupe de mongols qui dressent des chevaux sauvages et les montent pour la première fois, c’est du rodéo. Ils nous font signe de nous approcher, nous faisons des photos et ils nous invitent dans la yourte. Ils sont en fête pour le 2e jour avec des amis pour ce dressage. 2 Ils nous servent d’abord des gâteaux, la viande des joues d’un mouton accompagnée de gras. Les bols de lait de jument fermenté et de vodka (vraie vodka et non pas la vodka familiale ��voquée précédemment) circulent de main en main. L’ambiance est chaleureuse et les mongols apprécient notre présence. Nous apprenons à saluer les esprits avant de boire en faisant gicler quelques gouttes de vokda vers le ciel avec l’annulaire droit. 3 Nous sommes obligés de les quitter pour reprendre la route, ils nous laissent leur adresse postale pour leur envoyer des photos. Nous passons tout d’abord par les gorges de Dugany Am, juste assez larges pour permettre à un 4x4 de passer. Nous y pique-niquons. Puis nous poursuivons jusqu’à l’entrée du canyon Yollyn Am (bouche du vautour). Ce canyon très étroit et très abrité du soleil conserve encore à la mi-juillet de la glace veinée de bleue. Notre guide y est passée début juillet ; à cette date, la glace bouchait le canyon. En hiver, la glace mesure plus de 10 mètres d’épaisseur et s’étend sur plus de 10 km. Nous bivouaquons à la sortie du parc national où se trouve ce canyon, à 2050 mètres. Les soirées et matinées sont fraîches, heureusement notre « base » nous permet d’avoir un certain confort.

Mercredi 18 Juillet - Bayanzad - falaises de feu Nous quittons ce bivouac de carte postale pour Dalandzadgad, capitale de la province du Gobi du sud. 4 A notre arrivée, comme chaque fois dans un village ou ville, nous faisons les courses habituelles : nous prenons de l’eau (non buvable pour nous) au puits ou à la « maison de l’eau », puis nous achetons de l’eau minérale, du gasoil, fruits et légumes dans la limite de ce que nous trouvons…, pain et internet si cela existe. Nous allumons nos portables car ce n’est que dans les villages ou villes que nous avons du réseau, de plus cela dépend des opérateurs. Nous roulons dans de la steppe à perte de vue, comme cela existe dans l’est de la Mongolie sur des centaines de kilomètres. Aucun touriste ne visite l’est du pays. Nous roulons en direction de Bayanzad et nous arrêtons aux falaises appelées « falaises de feu » : paysage fait de rocs et sable rouges et de quelques buissons. Après une promenade à pied dans ce site, nous bivouaquons au pied de ces falaises. Au moment où nous sortons la base pour l’installer, un vent violent s’abat sur notre campement, le sable nous cingle le visage, la base s’aplatit puis se redresse… nous décidons de la monter de l’autre côté de la voiture, à l’abri du vent. Nous dinons tranquillement et nous couchons. Dans la nuit, ce vent de folie se lève à nouveau, accompagné de pluie, nous passons une partie de la nuit à surveiller notre installation qui « ne bronche pas ». Notre guide n’a pas vu de pluie à cet endroit depuis 8 ans. Ce site est un important site de recherche sur les dinosaures. Il y a 400 sites avec des traces de dinosaures dans le monde, 70 % se situent en Mongolie. Le musée d’histoire naturelle d’Ulan Bator est réputé pour ses collections de vestiges de dinosaures. 5 Jeudi 19 Juillet - Ongiin Khiid - monastère Nous prenons la piste pour Mandal Ovo, mais après la pluie de la nuit, la piste est assez glissante. Bernard, en tête, choisit la mauvaise option et reste planté dans une profonde ornière de glaise. René a pu passer sur le côté et tire le 4x4 de Bernard de ce mauvais pas. Nous poursuivons et avant d’arriver à Mandal Ovo, nous assistons à une course de chevaux du Nadaam qui se déroule ce jour-là dans ce petit village. Nous voyons le départ et l’arrivée de cette course de 15 km réservée aux chevaux de 2 ans montés –à cru- par des enfants. 6 A Mandal Ovo, nous allons à la laiterie qui prépare des spécialités à base de lait de chamelle : yaourts, glaces. Apprécié par certains et pas par d’autres… Nous pique-niquons à l’ombre des arbres qui ont poussé près du puits, pas très loin d'une "cacatière" (terme savoyard), avec ses petites cheminées d’aération !!!!! Nous reprenons la route : une zone désertique caillouteuse plate puis de la steppe. Nous allons jusqu’aux ruines du monastère Ongiin Khiid. A cet endroit, s’élèvent les vestiges de deux monastères détruits à l’époque de la domination soviétique en 1937. Nous bivouaquons près de la rivière, entre deux montagnes, sur un terrain recouvert de pelouse naturelle. Magique !!!!

Vendredi 20 Juillet - Arvaïker Nous quittons la province du Gobi du milieu pour Arvaïkheer. Nous nous dirigeons vers les régions boisées et vertes du Kangay. Nous y arrivons vers 15 heures, nous devons quitter notre guide Tuul ici, nous nous dirigeons immédiatement vers le marché afin qu’elle puisse trouver un covoiturage pour Ulan Bator. Après son départ, nous déambulons dans ce marché aux containeurs (chaque échoppe est installée dans un containeur), achetons du yaourt de chèvre et du fromage au marché au fromage et visitons le marché de la viande… on comprend pourquoi toutes les viandes sont servies très cuites, le plus souvent bouillies. 7 La ville d’Airvaïkheer tient son nom d’un cheval qui est revenu à cette ville après avoir été livré à la Russie, comme beaucoup d’autres chevaux, en tant que contribution mongole à l’effort de guerre de la Russie en 39-45. Vers 17 heures nous trouvons un cyber café, pas très rapide… et l’orage éclate pendant que nous travaillons à notre blog, un déluge de pluie s’abat sur la ville et nous décidons de nous réfugier à l’hôtel. 8

Samedi 21 Juillet - Kharkhorin L’hôtel ne propose pas de petit déjeuner qui nous convient. Nous prenons… une route goudronnée… et nous arrêtons pour un petit déjeuner à notre goût. Après 40 km nous quittons le goudron pour une piste en direction de Hujirt, cette piste est une vraie savonnette (embardée d’Alain et René). Après Hujirt, de nouveau une belle route goudronnée toute neuve, puis une route goudronnée à trous !!!! Nous nous arrêtons à environ 26 km avant Kharkhorin, au monastère Shankh Khiid, créé en 1648 et également en grande partie détruit en 1937 (temples brûlés et moines déportés en Sibérie). Subsiste un temple dans lequel avait lieu le repas des moines et moinillons au moment de notre visite. A l’entrée de Kharkhorin, nous nous arrêtons au site du « rocher phallique » puis au célèbre temple Erdene Zuu Khiid. Ce dernier a été relativement épargné par les purges staliniennes de 1937. Il fut le premier monastère bouddhique de Mongolie au 16e siècle et demeure le plus important du pays. L’ensemble monastique est entouré d’immenses murailles : 108 stupas (108 est un nombre sacré dans la religion bouddhiste) sont répartis tout le long de l’enceinte, tous les 15 mètres. Les 3 temples qui ne furent pas détruits en 1937 sont dédiés aux trois étapes de la vie du Bouddha : l’enfance, l’adolescence et l’âge adulte. 9 Demain étant un jour de repos, chacun est libre de faire ce qu’il souhaite et nous choisissons de passer la nuit dans un camp de yourtes pour touristes (Munkh Tenger recommandé par Tuul).

Dimanche 22 Juillet - Mongol Els Grasse matinée dans la yourte, récupération de nos deux sacs de linge lavé et séché (la blanchisserie nous coûte aussi cher que la nuit sous la yourte…), visite de la ville, connexion internet pour mettre à jour le blog et déjeuner dans un petit restau tenu par un Français qui organise aussi des treks à cheval. Nous rejoignons nos coéquipiers au temple où nous allons jusqu’à une tortue de pierre qui est symbole de longévité. 10 Nous retrouvons nos coéquipiers à 16 heures pour partir bivouaquer sur la route d’Ulan Bator. Après une heure de route, nous bivouaquons dans les Mongol Els (dunes mongoles) qui sont la continuation du Gobi qui apparaît encore presque au nord de la Mongolie. Très beau bivouac, nous arpentons les sommets des dunes alentour avant de diner.

Lundi 23 Juillet - Ulan Bator Nous arrivons à Ulan Bator en début d’après-midi et nous rendons directement au service de l’immigration près de l’aéroport. En une heure la prolongation de notre visa est faite. Nous rejoignons le centre ville ; à l’office de tourisme, séparation avec nos coéquipiers pour les deux jours prévus à U.B. Nous cherchons un hôtel proche du centre ville et optons pour Ganah’s guest house, près du monastère Gandan. Il propose des chambres et des yourtes sur le toit et a l’avantage d’avoir une possibilité de garer le véhicule en sécurité. Après visite de la yourte étouffante, nous optons pour une chambre très fraîche et nous découvrirons à l’usage qu’elle est TRES humide… Un couple de jeunes français venu par le transsibérien nous indique un petit restau mongol mais nous dinons dans un restau coréen, très bien. A U.B., 40 % de la population vit dans des quartiers de yourtes, très souvent très pauvres. Et pour la première fois, nous voyons des panneaux indicateurs… en cyrillique !!!!

Mardi 24 Juillet A 10 heures nous partons pour l’ancien magasin d’état, sorte de Galeries Lafayettes. Marianne fait une halte chez le coiffeur, Bernard déambule dans les rayons et repère l’étage des souvenirs. Nous déjeunons finalement au petit restau indiqué par le couple français : restau typique, atmosphère très locale, difficulté pour se faire servir un plat sans viande qui arrivera finalement avec deux saucisses. Les mongols entrent, déjeunent rapidement et sortent. L’après-midi, nous allons à la place du parlement où il y a les statues de Gengis Khan (photo de gauche) et ses descendants, ainsi que le héro du XXe siècle de l’histoire mongole Sükhbaatar (photo de droite). Nous visitons ensuite le musée de l’histoire mongole qui nous donne un bon aperçu de l’histoire de ce petit pays qui a dominé aux XII-XIIIe siècles une bonne partie de l’Asie et de l’Europe de l’Est. 2 Puis, en plein centre de ville coincé entre des immeubles de verre, le petit temple de Choïjin Lama Khiid abrite quelques curiosités : la statue du Lama Chiïjin réalisée avec ses cendres et de la terre, des dessins très figuratifs de l’enfer froid et l’enfer chaud, et au plafond, des dessins de « mauvaises femmes » dansant nues. On peut également y admirer des tangkas (tentures murales peintes sur tissu) et des masques (tsam) dont un est constitué de 6000 perles de corail. Après une petite bière en fin d’après-midi au Grand Khaan Irish Pub, nous dinons dans un restau végétarien… OUI !!!! ça existe à U.B. !!!!! (le Luna Blanca, très bonne adresse). Retour à pied (20 mn de marche), notre choix de logement est judicieux mais nous sommes tout de même fourbus.

Mercredi 25 Juillet A 9h30 à la poste centrale, nous retrouvons Tuul, notre guide. Nous nous rendons en taxi à Cashmere Works : ancienne usine russe maintenant mongole, c’est la plus importante des 5 usines de cashmere d’U.B. : 800 salariés, 240 000 pulls par an et 300 à 400 000 écharpes. Nous visitons les ateliers où se déroulent les étapes successives de fabrication : séparation du « duvet de cashmere » et des poils restants (perte de seulement 10 % du poids car les nomades ont déjà effectué un premier tri pour vendre leur production au meilleur prix), teinture (avec des produits naturels), séchage, filage (pour obtenir un fil plus fin qu’un cheveux humain ce qui constitue une qualité supérieure, notamment par rapport à la production chinoise), tricotage et assemblage des différentes pièces composant le vêtement (une couturière à un poste d’assemblage assemble 5 pièces par jour), différentes étapes de contrôle tout au long du processus, et enfin étiquetage et emballage où nous rencontrons un anglais de Manchester qui vient contrôler ses commandes. 3 La visite se termine par celle du magasin où chacun « craque » pour une petite folie : Marianne un gilet en cashmere et Bernard un gilet sans manche en cuir doublé de poil de chameau. Tout à côté, nous visitons le palais d’hiver du Bogd Khan, le 8e bouddha vivant et dernier roi de Mongolie. Nous y découvrons des statues réalisées par Zanabazar, des tenues d’apparat en fil d��or, une collection impressionnante d’animaux empaillés, un bol d’une capacité de plusieurs litres que le Bogd Khan servait aux personnes qui arrivaient en retard. L’après-midi, Bernard se rend au garage Toyota avec Tull car il a constaté quelques problèmes de puissance et d’accélération. Pendant ce temps, Marianne visite le musée d’histoire naturelle qui comporte quelques salles consacrées aux dinosaures : squelettes de dinosaures, oeufs, fossiles. Pendant la visite, l’orage éclate et après une heure de pluie battante arrive une accalmie de pluie mais les rues sont inondées : retour à pieds secs impossible, il faut traverser d’immenses flaques d’une vingtaine de centimètres de profondeur, ou faire de l’équilibre sur les bordures de trottoirs et surtout, éviter de se faire asperger !!!! Nous nous retrouvons à l’hôtel pour une mauvaise nouvelle : l’embrayage est TRES fatigué malgré un kilométrage de 59 000 km, plus question de faire de la piste, il est peut-être possible de faire encore 1000 ou 1500 km. Le garage Toyota, encore en cours de construction, demande 15 jours pour faire venir les pièces du Japon. Nous partons en compagnie de Tuul à la recherche des pièces dans des magasins spécialisés au nord de la ville… un immeuble entier d’échoppes présentant un bric à brac impressionnant de pièces de toutes marques… malheureusement, le modèle est trop récent pour trouver les pièces ici. Nous rentrons à l’hôtel plus que dépités… la meilleure solution semble de quitter la Mongolie pour Irkurtz en Russie où se trouve un concessionnaire Toyota

Jeudi 26 Juillet Nous changeons de chambre pour une chambre plus grande et surtout moins humide. Matinée internet puis shopping : pour la petite histoire, achat de Fervex dans une pharmacie pour 10 % du prix français. A 14 heures nous retrouvons Tuul pour un dernier espoir de garage… en vain, puis nous visitons le monastère Gandan, tout près de notre hôtel. Ce monastère a été relativement épargné lors des purges staliniennes de 1937, donc quelques temples anciens sont encore présents. On peut notamment y voir 3 styles de temples : mongol (ressemblant à une yourte), chinois et tibétain (avec un haut soubassement blanc en dur). Par chance, nous visitons ce monastère un jour spécial du calendrier lunaire et assistons à des prières d’une grande ferveur. Dans un temple, les gens font la queue pour choisir sur une liste et acheter le voeu de leur choix ; après passage à la caisse, ils remettent ce voeu aux moines en prières et font des offrandes dans le temple. Dans un des temples du monastère, s’élève la statue d’un bouddha, d’une hauteur de 26 mètres, en cuivre recouvert d’or. Elle avait été enlevée par les soviétiques pour fabriquer des munitions ; une copie, financée par les fidèles, a été consacrée après 1990 lorsque la pratique religieuse est redevenue possible après la fin de l’emprise soviétique. 5 Nous faisons quelques emplettes au marché en prévision de notre départ du lendemain : tomates, fruits et… DE LA SALADE !!! pour la première fois depuis que nous sommes en Mongolie. Nous assistons ensuite à un spectacle recommandé par Tuul, qui nous permet d’avoir un aperçu des arts traditionnels mongols : musique, danse et chants dont le très étonnant chant diphonique, pour finir par un numéro de contorsion, spécialité mongole et chinoise.

Vendredi 27 Juillet - Dahran en route pour la frontière Bernard a finalisé sa décision de tenter de se rendre à Irkurtz. Nos coéquipiers vont continuer leur périple sans nous et ne se soucient guère de notre sort (ils ne passeront même pas nous voir !!!). Nous prenons la route pour le nord de la Mongolie. Le coeur n’y est pas, nous ne visiterons pas le Kansay. 6 Dès la sortie d’U.B., la voiture peine de plus en plus. La route n’est pas favorable à la situation : c’est une succession de descentes et de montées, progressivement, les côtes que nous montions en 3e doivent être montées en 2e… Chaque côte est plus angoissante que la précédente… allons-nous arriver en haut ??? Nous croisons à plusieurs reprises la voie de chemin de fer du transsibérien, rejoignant U.B. depuis Moscou : nous avons d’ailleurs rencontré plusieurs voyageurs ayant emprunté ce train. Nous avons la surprise de voir quelques parcelles cultivées de colza : de belles taches jaunes dans le paysage vert. Une pancarte indique une mine d’or : une grande piste la dessert et nous apercevons les collines de déchets. Après Bayangol, le relief semble s’adoucir, encore quelques côtes, moins raides mais plus longues… puis le paysage s’aplatit progressivement. Nous pique niquons au bord d’un lac salé après Darhan. Nous bivouaquons dans un champ de fleurs, derrière des sapins, sur une piste très près de la route afin d’économiser les forces de notre véhicule. Une voiture locale passe et nous confirme que nous pouvons dormir à cet endroit sans problème.

Samedi 28 Juillet - Kyakhta 5 km en Russie Nous parcourons nos derniers 40 kilomètres en Mongolie. Quelques parties boisées apparaissent dans le paysage : essentiellement des conifères et des bouleaux. Les yourtes se font de plus en plus rares. Nous atteignons difficilement la frontière à Altanbulag à 9h45. Les formalités sont terminées au bout d’une heure après un va-et-vient incohérent d’un guichet à l’autre et de multiples coups de tampons sur d’innombrables papiers. Tout à coup, panne d’électricité !!!! Heureusement, cela n’empêche pas les agents d’inscrire 7 consciencieusement toutes les informations sur des cahiers longuement feuilletés avant d’écrire… le contrôle des passeports se fait par l’informatique alimenté par un groupe de secours. Normalement tout est terminé, la grille de sortie du territoire reste fermée pendant 3 heures alors que les camionnettes et camions passent à côté de nous et avance pour le poste frontière russe. A 13h30, ENFIN !!! la grille s’ouvre pour nous… l’accès au poste frontière russe est en côte… encore une !!!! Une heure plus tard nous entrons en Russie et quelques kilomètres plus loin atteignons la ville de Kyakhta. Nous souhaitons atteindre la ville d’Ulan Ude à 225 km, mais la première côte nous en dissuade et nous revenons dans la ville. A 15h30 nous appelons l’assistance de l’assurance. Au début, tout semble aller bien, on doit nous rappeler dans la demi-heure qui suit… nous appelons et rappelons plusieurs fois malgré les promesses, en fin d’après-midi nous apprenons que le dépanneur ne sera là que demain matin à 9 heures. Faute d’hôtel, nous demandons au poste de police si nous pouvons dormir sur leur parking et ils acceptent bien volontiers de nous laisser dormir sur leur parking ultra sécurisé. Nous apprenons incidemment qu’il est une heure plus tard que ce que nous croyions : nous avons donc 7 heures d’avance sur la France. Nous dormons dans le 4x4.

Dimanche 29 Juillet - Kyakhta A 8h30 nous sommes devant « l’église au toit bleu » pour l’arrivée du dépanneur à 9 heures annoncée par l’assistance… Nous petit déjeunons dans la rue et assistons au défilé des fidèles qui se rendent à l’office. Après quelques coups de fils avec l’assistance, nous apprenons que le dépanneur n’arrivera que vers 13 heures. Nous partons donc faire quelques courses et chercher une connexion internet… que nous trouvons au sous-sol d’un immeuble, au fond d’un couloir… mais ça marche très bien. Retour à la voiture pour une salade et un appel à l’assistance : l’arrivée du dépanneur est reportée à 14h30… nous y croyons toujours. 8 Le dépanneur n’étant pas là à 16 heures, nous rappelons… et apprenons qu’il va encore falloir attendre jusqu’à 23 heures !!!!! Alors que nous sommes là depuis 24 heures déjà !!!!! Nous allons donc passer une seconde nuit sur place, peut-être chez le « pop » qui habite à côté de l’église… peut-être partirons-nous demain matin ??? En attendant, nous retournons au cyber café et rencontrons un jeune couple français eux aussi en panne de voiture depuis un mois, mais ils n'ont pas d'assistance... Ils nous indiquent un hôtel à côté de l'église où nous trouvons une chambre spartiate qui ressemble, a priori, à une suite.... en fait le salon fait office de salle de repassage commune et la salle de bains est également commune à plusieurs chambres...!!! Que de désillusions dans cette ville !!!! le dépanneur promis qui n’arrive pas, la suite qui n’en est pas une… !!!
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SA
Sahidus 13 years ago
Une nuit en Sibérie
Je reviens d'une nuit bien agitée et je prends conscience chaque minutes que mon inexpérience et peut-être même ma prétention aurai bien pu me couter au mieux un doigt ou un orteil. Arrivé à Listvyanka le matin du 11 janvier tout commence bien. Il fait -26 degrés et au bord d'un des plus grand lac au monde complètement gelé le vent glacé fouette mon visage de toutes ses forces. Je trouve rapidement refuge dans le premier petit café que j'aperçois. Il s'agit d'un endroit plutôt modeste décoré de vielles guirlandes et des tables en bois comme on peut en trouver dans les aires d'autoroute en France, elles sont recouvertes de bâches en plastiques encore souillées de graisse des repas précédents. Le propriétaire bien-sûr ne parle pas un mot d'anglais et tout est indiqués en russe. Par chance dans son discours je comprends qu'il me parle de purée et je lui fait une imitation du poulet comme jamais il en a vue. Entre temps je sympathise avec le cuisinier qui fait cuire la viande au barbecue sous -20 à l'entrée, il me demande mon prénom et ensuite si je suis musulman, je lui répond que non son visage trahi sa déception mais reste sympathique et semble vouloir me mettre à l'aise. Une fois le ventre bien remplit je demande à mon nouvel ami où je pourrais trouver de quoi m' acheter quelques denrées pour passer la nuit. Me voilà maintenant en route et pas besoin de carte n'y boussole je sais exactement où je vais, je me dirige vers les falaises et la forêt qui surplombe le lac. J'y traverse certaines parties gelées, une petite brume m'empêche de voir l'autre rive mais j'ai l'impression d'y apercevoir des montagnes. Le vent souffle très fort et emmitouflé dans mon équipement j'ai l'impression de marcher sur une autre planète. Je suis aussi impressionné du vide qui règne autour de moi, il n'y a plus aucune trace de vie. Je continue ma route et trouve enfin un chemin me permettant de grimper la falaise. Environ 30 minutes plus tard sur un dénivelé ardu j'aperçois au loin un homme, je m'approche et il me salut en russe, je lui répond en anglais afin de vite savoir si nous pourrons communiquer ensemble. Par chance il parle anglais et nous commençons à faire connaissance. Il porte un grand manteau avec une capuche en fourrure, un pantalon noir et des chaussures de ville en cuire, je me demande vraiment comment il fait pour ne pas avoir froid. De mon coté mes pieds commence déjà à se geler. Je lui raconte mon projet et cela n'a pas l'air de l'inquiéter ce qui d'un sens me rassure. Je lui explique que je cherche un endroit protégé du vent ou je pourrai admirer le lac mais pas trop éloigné de la ville. Il se propose de m'aider et nous voilà ensemble à marcher au coeur des pins et autres épicéas dans une épaisse poudreuse de neige. Il y a un gros dénivelé qui donne sur la falaise et Alexis me répète sans cesse de faire attention à ne pas glisser. J'ai de plus en plus de mal à réchauffer mes pieds et je frappe à grands coups sur eux afin d'y faire circuler le sang. Alexis me demande de sauter sur place car cela est plus efficace, je m'execute... Malgré un sac allégé au mieux, seulement 5 ou 6 kilos je commence à le sentir peser sur mes épaules et après quelques glissades rattrapées in-extremis Alexis décide de s'emparer de lui pour me soulager. Je dors très peu depuis mon arrivé, mange très mal et le froid ne m'aide pas beaucoup à rester en forme, j'ai les jambes qui semblent ne plus répondre et le souffle me manque. Nous avons finalement trouvés un coin avec un renfoncement dans la falaise qui me protégera du vent pour y planter ma tente. Avec mes pieds complètement gelés je me décide à enlever mes chaussures, chaussettes pour les réchauffer. Je m'assieds sur la neige et Alexis me demande de mettre quelque chose sous mes fesses et de ne jamais rester à même la neige, je retire mes gants et les laisses posés sur le dessus de mon sac. Alexis me reprend une fois de plus et me demande de placer mes gants sous mes bras à l'intérieur de mon anorak afin de ne pas les laisser refroidir. Devant ce nombre d'erreurs commis de ma parts Alexis se rend vite compte de mon inexpérience à affronter une nuit sibérienne avoisinant les -30 degrés. Il me demande de renoncer. Je souris et refuse, je suis comme euphorique à l'idée de me retrouver seul ici et personne ne pourra me faire changer. J'essaie de le rassurer et lui dis que tout ira bien, la ville est à moins de 5 km si il y a un problème je rentrerai. N'étant pas conscient qu'avec les pieds gelés en pleine nuit une falaise à quelques mètres de moi, rentrer n'était pas chose si simple à faire. Pour moi il me tardait juste le moment ou Alexis allait partir et j'allais enfin commencer mon campement. Il fini par me saluer, me dit que je suis un mec bien, je le salut avec une accolade comme-ci nous étions de vieux amis et me voilà enfin seul. Je me presse à préparer ma tente mais voilà que le premier problème fait son apparition. Impossible de planter les sardines le sol est trop gelé mais par chance j'ai investi dans une tente d'expédition en haute montagne de qualité et elle est autoportante. Je m'empresse de bourrer de neige la toile à pourrir autour de la tente afin de minimiser les infiltrations du vent. Le second problème arrive très vite, le renfoncement n'est pas assez profond et je n'arrive pas à complètement isoler la tente, je me dis que ça ira pour cette nuit je trouverai un meilleure endroit demain matin. Il est temps pour moi de faire du feu et j'ai beaucoup de chance car il y a de nombreuses herbes desséchées dû au vent qui dépassent de la neige et c'est avec simplicité que je récolte une touffe énorme pour démarrer mon feu. Il me faut aussi du gros bois alors je m'enfonce dans la forêt au dessus de moi pour en trouver. Me voilà près pour démarrer le feu, la paille prend très vite mais est mélangées avec des herbes vertes et une épaisse fumé se dégage du foyer pour venir me bruler les yeux. Me sentant comme seul au monde allongé sur le dos de tout mon corps j'en profite pour crier ma douleur... Je continue mon travaille sur le feu et cette fois-ci c'est un coup de vent qui déclenche une énorme flamme brûlant les poils de devant de ma chapka tout juste achetée. Je repense un instant à la vielle m'imitant un yak ou je ne sais quel animal pour me faire acheter son chapeau à bon prix. Le foyer commence à prendre et me voilà un instant l'homme le plus heureux au monde, fière de son feu dans un des endroits les plus hostile de la planète. J'en profite pour sortir ma gamelle la remplir de neige et la déposer, je m'imagine déjà déguster mon thé devant se spectacle. Tel Charles Ingalls le ferai je me décide à aller chercher encore un peu de bois pour la nuit et surtout le matin. À mon retour c'est le désastre... Ma gamelle c'est reversée dans le feu et l'a complètement éteint, je cours récupérer quelques touffes de pailles pour tenter de le rallumer, une fumé se dégage et me brule à nouveau les yeux. Après une bonne heure d'acharnement j'abandonne, le feu est soumis au vent et il est impossible d'avoir quelque chose de viable. Je pense donc me tourner vers mon réchaud à gaz. Je m'installe dans ma tente, me déshabille et garde seulement mais sous vêtements thermiques ainsi que de grosses chaussettes. Il me fallut que quelque secondes pour me retrouver complètement gelé. Heureusement j'avais pensé préalablement à bien secouer mon sac de couchage et l'étendre afin qu'il prenne d'emblé son gonflant. Je suis frigorifié mais très vite mon sac en duvet d'oie confectionné par ma tante à partir d'un sac en synthétique me réchauffe. J'essaie d'allumer mon réchaud à gaz mais le froid empêche le gaz de se détendre correctement et j'arrive tout juste à chauffer un peu d'eau pour mon thé. Me voilà près pour aller me coucher, il est environ 19h le soleil s'éteint et la température ne fait que descendre, le vent que d'augmenter. J'ouvre mes yeux une première fois réveillé en sursaut par une bourrasque de vent frappant la toile de ma tente complément détendu. Il fait nuit noire et je me demande pendant quelques secondes si mes yeux sont vraiment ouverts... Je ne discerne rien, il n'y pas de lune, pas une étoile ou même de lumière de la ville transportée par la brume. Je tâtonne pour trouver ma lanterne suspendue sous le plafond de me tente et le spectacle pour moi est des plus qu'impressionnant. L'intérieur de ma tente ainsi que mon équipement sont complètement gelés, il y a même une fine couche de glace qui recouvre mon sac. Je suis crispé par le risque que je prend, mes pieds sont chauds mais je les frottes sans cesse par peur qu'ils se refroidissent. Mon matelas fait environ 50cm au plus large et la tente non tendue ne me laisse pas la place de m'étendre de tout mon long. Il est environ 22h et le soleil ne se lèvera pas avant 11h le lendemain. Un peu plus tard n'arrivant toujours pas à fermer l'œil j'ai l'impression de discerner d'énormes sons sourds venant de loin. Un instant j'imagine le monstre des loch ness sortir du lac pour me dévorer et ne pouvant me rassurer au milieu de nul pars dans cette nuit noire je prends sur moi pour me calmer et essayer de rester rationnel tout en me demandant pourquoi je n'ai pas gardé mon couteau près de moi. Le calme revenu dans ma tête, je comprends qu'il s'agit de la glace du lac gelé qui se brisent et je suis à vrai dire privilégié, qui peut se venter d'avoir déjà entendu les grondements du lac Baïkal en Sibérie seul pendant la nuit. Un peu plus tard encore voilà que je suis à nouveau réveillé en sursaut mais cette fois-ci je suis vraiment inquiet, une sensation de froid qui semble transpercer mon crâne et pendant un moment je pense que le froid a réussi à pénétrer mon corps, que j'ai peut-être déjà perdu l'usage de mes membres. Je me mets à tester minutieusement un à un chacun de mes doigts et orteils, le compte est bon me voilà rassurer mais je ne comprends toujours pas pourquoi j'ai cette sensation de froids derrière ma tête. J'extrais mon bras du sac et tâtonne le haut de ma capuche, la paroi gelé de la tente la touche légèrement alors je me recroqueville encore un peu plus. J'ai toujours une sensation de froid mais sur mon visage et cette fois-ci la collerette du sac est complètement trempée du à la condensation de ma respiration et ne m'isole plus de l'extérieur. Je me décide à finir la nuit dans un sac complètement fermé ne laissant plus aucune ouverture vers l'extérieur. Au petit matin voilà que le pire arrive. J'essaie de me préparer un thé afin de me réchauffer ayant pensé à laisser la bouteille de gaz près de mon corp toute la nuit pour la réchauffer. Tout ce passe plutôt bien jusqu'au moment ou par maladresse je renverse le précieux liquide chaud dans la tente. J'attrape une chaussette dépassant de mon sac pour éponger et m'empresse de finir les quelques goutes restantes. Je commence à avoir froid et une fois pénétré il est difficile de se réchauffer. Mes chaussures sont congelées et j'ai un mal fou à les enfiler. Une fois hors de la tente je me mets à gesticuler de toutes mes forces, fais des pompes de la course, je saute sur place mais rien n'y fait. Je dois faire quelque chose et vite mes doigts et mes pieds s'engourdissent déjà. Je décide de lever le camp. En quelques minutes voilà que mon sac est prêt et la tente démontée. Pas le temps de plier la toile, je la roule en boule l'attrape d'une main et commence mon ascention vers la ville. Je cours de toutes mes forces mais m'éssouffle très vite n'ayant rien dans le ventre depuis le déjeuner de la veille. Je transpire mais mes membres ne veulent se réchauffer et je ne veux pas m'arrêter par peur de sentir ma transpiration se glacer à même ma peau, j'ai l'impression d'avoir des bâtons au lieu d'orteils et à chaque pas je sens des vibrations remontant à mes jambes, mes dents me fond mal elles deviennent sensibles au froid et à chaque inspirations c'est une vrai torture. Enfin j'aperçois un grand hôtel en haut d'une coline je continue vers lui et voilà qu'il faut maintenant que je monte un escalier de neige d'une trentaine de marche. À la moitié du chemin je prends quelques secondes pour me décider à couper par une petite pente ardue d'environ 5 mètres plutôt que de continuer sur l'escalier. Je fais un premier essai et manque de tomber, le deuxième sera le bon. Dernier obstacle la porte d'entrée de l'hôtel et j'espère qu'elle sera ouverte, elle est bien ouverte et je débarque comme un écervelé dans cet hôtel 4 étoiles, jette mon sac, enlève mon anorak le pose à terre pour y enrouler mes pieds nues et les réchauffer, je me tourne et aperçois une jeune femme me regarder avec des yeux effarés, je lui demande un café chaud. Après 10 minutes mes pieds retrouvent leurs sensations et une douleur atroce les frappent, je crois que mon corps se venge des tortures que je lui est fait subir. Après 30 minutes tout va mieux et je peux enfin bouger chacun de mes orteils.
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NI
Nikola 14 years ago · Mariepaule73
Russie: 10 jours dans la péninsule de Kola
10 jours dans la péninsule de Kola - Carnet de voyage

21 Juillet 2005. Me voici une nouvelle fois en route pour de nouvelles aventures. Direction le nord : Mourmansk, le cercle polaire, la taïga et la toundra…

Je retrouve les fameux trains russes et leur appréciable 3ème classe : pas cher, confortable… Tout dépend de ses voisins en fait. Aujourd’hui, je ne suis pas gâté. A droite, une mère et sa fille, que je n’ai pu m’empêcher de qualifier intérieurement de « prudes » dès que je les ai vus. Les filles russes qui ricanent tout le temps et ont peur de tout et de tout le monde. En face, un couple qui passe le temps à manger et à boire de la bière en bouteilles de 2 litres. Pas trop de conversation donc. Heureusement, ça n’est que pour 27 heures. Avec des pauses de 25mn toutes les 6-8h, où attendent une armée de babouchkas équipées de poissons séchés, glaces, beignets, journaux, bières… Tout ce qu’il faut pour le voyage.

Dommage, 3 wagons plus loin, il y a un groupe qui part descendre des rivières dans le nord ; j’ai rencontré un des leurs à la gare, son sac m’avait intrigué : il était facilement 2 fois plus gros que le mien qui pourtant fait bien ses 20-25kg. J’essaierais bien de m’incruster avec eux, surtout que je pars en vrai touriste. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à voir et où je vais aller. J’ai bien la version russe du P’tit Futé, mais qui est pas très explicite.

Il s’avère qu’ils n’ont pas de place. Je conserve la carte du guide ; ça pourra servir pour un prochain voyage. De toute façon je veux conserver ma liberté. Avoir un peu de temps seul, pour penser, me reposer, faire le point. C’est indispensable de temps en temps.

Le départ a été assez difficile et fatiguant : accident sur l’A1 : je rate mon avion à une minute près, attend 6h le suivant. J’arrive tard à Saint-Pétersbourg, juste le temps de faire le sac, prendre une douche, puis enfiler le costard pour régler 2-3 affaires urgentes avant de partir. Il se met à pleuvoir, une bonne pluie ininterrompue qui dure toute la journée. Du train, je prie pour que ça s’arrête : je pars avec la tente ; et je préfère évite de randonner sous la pluie dès le 1er jour.

Au début, j’avais prévu de descendre à Apatity pour aller en « Hibiny », une région montagneuse et couverte de toundra. Très connue en Russie pour le ski l’hiver, puis pour la randonnée l’été. Le train arrivé en gare, je n’ai pas envie de descendre : le temps est trop gris, il fait limite nuit (moi qui était venu voir le jour polaire…), la pluie n’a pas cessé un moment, et en plus le paysage est moche : des usines désaffectées, des friches industrielles, des barres d’immeubles… J’hésite à descendre. La responsable du wagon vient m’engueuler parce que le train va repartir. Je prends quand même mon temps, je me dis que tant pis, je vais rester 4h de plus dans le train, et je vais aller sur la côte de la mer de Barents, le temps sera peut-être meilleur là-bas. Le train repart, tout le wagon me regarde comme si j’étais débile. 5mn après, en discutant avec la voisine, j’apprends que toute la côte nord est une « ZATO », zone militaire interdite aux étrangers et même aux russes qui n’y habitent pas. Oups, qu’est ce que je vais faire… ? Par dépit, je descend à la gare suivant, Olenegorsk. Il pleut trop, la gare est toute glauque, avec seulement quelques randonneurs qui partent vu qu’ils sont trempés. Je ne sais pas du tout ce qu’il y a à faire dans la région.

C’est le moment où tu te dis : « mais qu’est-ce que je fous là ? Pourquoi je ne suis pas resté peinard me reposer en Bretagne ? ». Pour répondre à cette (déprimante) question, j’engage la conversation avec un couple de randonneurs qui fuit vers le sud. Ils me conseillent un lac, le « Seïdozera », très beau, et lieu mythique des Saams, le peuple qui habitait le nord initialement. Par dépit, je me décide y aller, et de laisser les choses aller. Il pleut, je ne peux rien faire, alors rien ne sert de se stresser inutilement. Je laisse donc les choses aller, je vais bien voir où ça va me mener.

J’attends le bus pour Revda dans le café de la gare routière, très dépouillé (tendance feng-shui ?) : un comptoir qui fait aussi épicerie, 10m vide et au fond 5 tables, toutes pleines. Très bizarre, on a l’impression d’arriver dans un autre monde. 1h30 de bus sous une la pluie, il y a une couche de 10cm d’eau sur la route. La vue est sympathique : des arbres, des arbres, des arbres. Toujours les mêmes en plus, des bouleaux et des sapins. Pour couper la monotonie heureusement, un arrêt de bus au milieu de nul part avec une fille qui attend sous son parapluie, comme sortie de nul part. Puis une petite base militaire, vide, certainement désaffectée. Dans la cour, à 5m des grilles de l’entrée, un joli missile de 4m de long, incliné à 45°, comme prêt à partir. On ne s’ennuie pas…

21h, arrivée à Revda, 8000 habitants. C’est une ville comme je n’en ai jamais vu : tout tourne autour du kombinat, qui produit du concentré qui est ensuite envoyé dans l’Oural pour fabriquer de l’acier. Je rentre dans un magasin pour demander où dormir. Il y a la vendeuse et la cliente :

Nicolas – Bonjour ! Où est-ce qu’on peut dormir dans cette ville ? La vendeuse – A l’hôtel, mais il est vraiment pas top. Nicolas – Et c’est possible de dormir chez l’habitant ? La vendeuse (après avoir échangé un regard avec la cliente) – Non, on ne connaît personne. Nicolas 😕– Zut alors. La cliente – Ben chez moi, il y a de la place…

Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !

Et me voici invité pour la nuit chez Natalia. Direct, elle me dit « déshabillez-vous ». Je me dis, « c’est bon, je vais y passer ». Mais non, en fait, c’était une invitation à prendre une douche chaude. A peine sorti, je me retrouve devant un thé et un repas, et aussitôt fini un lit tout propre m’attends et me voici couché. Limite bordé ! Une vraie maman !

Natalia à 49 ans. Elle habite depuis plus de 20 ans ici, et à quitté son mari car il buvait trop. Sa fille élève un enfant seule dans l’immeuble d’en face. Toutes 2 travaillent au kombinat. Elle devrait déjà être à la retraite normalement : vu que le kombinat émet des radiations, les employés s’arrêtent de travailler à 45 ans. Mais depuis la privatisation, les salaires (90€ par mois…) sont payés une fois sur 3, alors il faut quand même continuer malgré la danger. Et en Russie, impossible de déménager. Pour vivre quelque part, il faut une autorisation, le « propiska ». Et, à moins d’avoir beaucoup d’argent pour soudoyer les autorités, c’est quasiment impossible de quitter ce genre de ville. Sympathique, non ?

Du coup, pour survivre, ils produisent un maximum eux-mêmes : ils récoltent les baies dans la toundra, ramassent des herbes qui remplaceront le thé où agrémenteront la soupe. Ils ont aussi de petits jardins, mais difficiles à entretenir avec un hiver de 9 mois, et une moyenne de –25° au plus fort de l’hiver.

Le lendemain, bonne surprise, la pluie a cessé : je commence la randonnée, direction le lac Seïdozera. Le début du chemin se situe après le kombinat, à 3km de la ville. Je prends le bus de l’usine pour y aller, avec les employés. Je traverse ensuite l’usine. Une vraie ruine, avec un périmètre tout pollué tout autour. Et juste après commence la nature et les beaux paysages : une vallée toute de pierres, avec des montagnes à pic de chaque côte, puis un plateau recouvert de cailloux et de mousses, où on se repère avec des cairns, et enfin le lac au loin, avec une descente à travers la taïga, qui commence par une petite forêt de bouleaux nains, comme des bonzaïs géants. Je rencontre un groupe de russe, les « kosmopaïck » qui voyagent dans les lieux et sites liés aux météorites, OVNI et légendes mystiques, comme ce lac, sacré pour les Saams, en raison d’une tâche à forme humaine, haute d’une trentaine de mètre sur une falaise. Il paraît aussi que des gens deviennent fous après avoir séjourné au lac. Parfois, la brume tombe pendant 3 jours, on ne voit plus les cairns et les gens se perdent. On les retrouve fous, ou gelés au printemps suivants… J’arrive toujours à tomber dans des endroits spé…

Comme pour illustrer ces légendes, on perd la moitié du groupe, avant de passer une soirée bivouac tranquille. Surprise au matin, le lac, qui était parfaitement transparent le soir, est vert le matin. Mais c’est un vrai vert, profond, épais, comme si on avait versé de la peinture dans le lac. Je mets 5mm d’eau dans ma casserole, on ne voit plus le fond. Ce lac mérite bien sa réputation !

Au matin, je repars. Je fais un pari risqué : je vais jusqu’à un autre lac, où j’espère trouver un bateau pour la ville de Lovozera. S’il n’y a pas de bateau, il me faudra revenir sur mes pas, avec pas assez de bouffe pour aller jusqu’au bout. Pourvu qu’il n’y ait pas de brume !

Je me fais donc une journée de marche sur le bord du lac. En tout, je ne croise qu’un groupe de personnes qui bivouaquaient. Le paysage est magnifique, le lac décidemment vert. Puis j’arrive en soirée au bord du lac, en priant pour trouver un bateau. Il faut savoir que c’est un endroit vraiment paumé. Déjà, Revda se situe à 100km de la route principale, qui est l’axe de développement de la région. A part Revda et Lovozera, il n’y a rien d’autre que la forêt, des rivières et des lacs, sur des centaines de kilomètres. Je m’attends donc à trouver des pêcheurs ou des personnes faisant du tourisme fluvial, il n’y a aucun bateau régulier. Et là coup de chance, je vois des tentes, 3 mecs habillés en treillis (tenue de tous les russes qui passent leurs congés dans la nature) avec un catamaran gonflable. Je m’approche, et avant que je n’aie le temps d’ouvrir la bouche, on me demande si je sais ramer. Il faut être en effet 4 pour conduire le catamaran, et un de leur pote est malade et est rentré à Moscou. Me voilà embauché pour 10h de rames le lendemain ! On croit rêver… A part les moustiques, les esprits ont été plutôt cool avec moi !

Finalement, il pleut toute la nuit et la température baisse de 5°. Vu que je n’ai pas de vêtements étanches, mes nouveaux compagnons préfèrent ne pas partir à la rame. On profite alors de la visite surprise du garde nature, qui nous tracte pendant 3h avec son petit bateau à moteur. L’arrivée à Lovozera est magnifique : toutes les berges sont couvertes de petites cabanes à bateau colorées qui se reflètent dans l’eau du lac parfaitement immobile. Puis quand on se rapproche du centre, les barres d’habitation et les cheminées rappellent que quand même on est en Russie !

On fête notre retour à la terre avec quelques bières et un bon saucisson de renne. Et on reprend la route. Ils vont pagayer plus loin dans les rapides, et me déposent au passage à minuit à Revda où je retourne chez Natalia qui m’accueille à bras ouverts.

C’est intéressant de voir comment les russes voyagent. Les nouveaux riches partent à l’étranger, à Paris et à Nice, qui sont du dernier chic, et où ils peuvent allègrement claquer leurs sous. C’est assez flagrant à La Défense, où après une séance photo devant l’Arche, ils filent tout droit au centre commercial et ressortent les bras chargés de fringues et de grands crus. Les autres par contre voyagent beaucoup dans la nature. Ca a vraiment une autre dimension qu’en France. Ils sont très proches de la nature (même si par ailleurs ils ne la respectent pas toujours, il suffit de voir la quantité de détritus le long des routes) et adeptes des vacances tranquille au bord d’un lac ou d’une rivière, à pêcher, bivouaquer, randonner. En tout cas ceux que j’ai rencontré, parce qu’il y en a une bonne partie aussi qui sont fan des vacances à Sotchi, sur des plages qui feraient trouver celles de la Côte d’Azur peu peuplées l’été…

Le lendemain en route vers Mourmansk, en bus. 3h30 de bus depuis Revda, avec un changement. Je suis juste en transit à Mourmansk, je monte dans le 1er bus pour Nikel, non loin de la Norvège. Un contrôle du FSB au passage, quelques questions sur l’objet de mon voyage et ils recopient mon passeport et mon visa comme une photocopieuse. A 20km au nord de Mourmansk, il y a la ville de Severomorsk, port militaire nucléaire totalement fermé.

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Les moustiques 🤪

Il sont omniprésents, les bois, c’est leur pays !

La plupart du temps, c’est supportable, quand il n’y en a que 10 ou 20 à vous tourner autour. Mais parfois, ils s’énervent, par exemple en soirée ou après la pluie. Là on peut en avoir des centaines à voler autour de vous et à guetter la moindre faille pour vous bouffer. Ca donne vaguement l’impression d’être un caca odorant, avec son régiment de mouches qui se disent « hummm, le repas est servi ! ». De plus, ils n’ont aucune pudeur : ils entrent dans les oreilles, sous le pantalon, et piquent même à travers les vêtements.

Heureusement, on apprécie la biodiversité : il y a aussi les mouches noires, minuscules, elles ne font pas de bruit, on ne sent pas quand elles se posent, mais elles, elles embarquent carrément un bout de peau. Et aussi de gros moustiques marrons, qui volent à 30-40cm de vous et soudain attaquent en piquée et plantent directement leur effroyable pompe dans votre tendre petite chaire.

Pour y parer, 3 méthodes : Marcher vite (relou au moment de la pause ou le soir). Faire un feu et se mettre dans la fumée. Utiliser un anti-moustique. J’en ai un qui dure 8h. Les moustiques n’ont pas dû lire la notice parce qu’après 8mn ils sont d’attaque !Enfin, le refuge suprême, c’est la tente. Pour entrer, mettre son sac et fermer, il faut au maximum 20 secondes. Ca suffit pour laisser entrer 40 moustiques. Commence alors une séance rituelle d’écrasage de moustiques. A la fin on a une petite pâte de moustiques écrasés entre le pouce et l’index. Et pas moyen de sortir se rincer les doigts… Bonne nuit !

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Il faut 5h de bus ensuite pour rejoindre Nikel . Tout le temps on longe la ZATO ; toute la zone littorale fermée. Chaque sommet un peu plus haut que les autres est coiffé d’antennes et de radars. Puis au milieu on passe dans une zone militaire mais non fermée. Tous les passeports sont vérifiés, le mien l’est pendant 40mn par un militaire qui a l’air de vouloir m’enfler, ou de faire du zèle. Finalement ils me laissent passer. J’ai eu de la chance parce que je n’ai pas ma carte de sortie, qui est restée à Saint-Pétersbourg.

A partir de là, la paysage est exotique, parsemé de bases militaires (photos interdites, je préfère ne pas tenter…). Ici, des casernes avec des soldats qui s’exercent. Là, une colonne de char. Plus loin un parking de quelques centaines de blindés. En fait, la Norvège était au temps de l’URSS la seul frontière avec l’OTAN, la Finlande ayant signé avec Staline un traité : la Finlande reste neutre et les soviétiques ne l’occupent pas comme ailleurs en Europe de l’Est. D’où l’incroyable présence militaire… Et encore on ne voit pas tous les missiles atomiques qui doivent être planqués un peu partout.

Enfin, on arrive à Zapoliarni, puis 40mn plus tard à Nikel. Là le paysage est encore plus exotique. Fini les bases militaires, elles sont remplacées par des collines marrons, vierges de toute végétation, avec des petits pics qui un jour furent des arbres. On se demande s’il y a eu un essai nucléaire, mais en fait il semble que ça soit simplement les émissions des kombinats d’extraction et de transformation de nickel qui se trouvent dans les 2 villes. Ambiance post-apocalyptique sympathique ! Je descend à Nikel, le terminus. La ville est collée au kombinat, heureusement les vents dominants sont dans le bon sens. Mais bon, l’espérance de vie ne doit quand même pas être top. Le décor alentours est constitué de collines ravagées. La ville est toute glauque.

Je ne m’attarde pas, la frontière norvégienne est à 30km, ça doit être plus propre là-bas pour poser la tente. Vu qu’il n’y a pas de transports en commun qui passent la frontière, je pars en stop et me fait prendre très vite par un norvégien qui est allé faire le plein de produits pas chers en Russie. On passe la seule douane entre les 2 pays ; à 20h, on est la 40ème voiture de la journée… Heureusement qu’il m’a pris ! J’y serai encore sinon ! On passe un no man land de 15km entre les 2 pays, hérissé de miradors. Puis on arrive en Norvège.

Changement radical. Ce sont 2 mondes différents. Côté norvégien, tu peux boire dans n’importe quel ruisseau, tout est propre, tout est pur. Fini les barres d’habitations, place aux maisons individuelles de toutes les couleurs. On sent qu’on est arrivé dans un autre monde ! Mon chauffeur me pose sur les bords d’un fjord, je bivouaque et profite du coucher de soleil, de 22h à 3h du matin. Je n’ai pas le courage d’enchaîner le lever de 3h à 7h. C’est très pratique ces jours polaires : ça fait faire des économies considérables en lampe de frontale. Par contre, les moustiques ne vont jamais se coucher. Ca c’est vraiment ballot.

Je croyais être arrivé au paradis, mais je déchante vite le lendemain : il pleut presque toute la journée et il commence à vraiment cailler. C’est ça la contrepartie des 69° de latitude nord. Ensuite je passe une journée passionnante sur le bord de la route pour faire du stop. Une voiture toutes les 6 minutes, et une chance sur 25 de se faire prendre. Ca fait 2h30 d’attente pour chaque lift. Plutôt ennuyeux. Mais on m’avait prévenu que par ici, les gens n’aiment pas trop les étrangers et voient les touristes pas d’un très bon œil. J’en ai fait les frais. Je veux retourner en Russie ! Heureusement le paysage est magnifique, comme le Connemara ou l’Ecosse : des collines sur lesquelles s’alternent pierres et mousses, le sommet caché par les nuages et le pied se jetant dans la mer ou un fjord. Pour agrémenter le tout, les rennes sont omniprésents. Les voitures vont très lentement tant le risque de shooter l’animal malentendant sont fortes. En voiture, on en voit toutes les 10mn. Ils sont en liberté l’été, puis sont regroupés l’hiver. Les nomades saams s’occupent de la transhumance et traversent avec eux de vastes étendues de forêt, jusqu’en Laponie. Pas le temps de les voir, dommage. Tant pis, il faudra revenir☺ Il paraît que ça donne une très bonne viande après. Les russes eux ne semblent pas l’apprécier, parce que de l’autre côté de la frontière en n’en voit pas un seul. L’explication est que les rennes se nourrissent d’une plante très sensible à la pollution, jusqu’aux traces d’essences sur les bords des routes. Côté russe ils ne sont pas très forts là-dessus…

Finalement j’arrive à Bugoynes, un village de pêcheurs de 300 habitants environ, un paquet de maisons colorées blotties sur une presqu’île. On y pêche le « king crab », le même que celui qui s’échappe des fermes d’élevage ailleurs et zigouille tous les autres pauvres petits crabes. Le village est joli mais vraiment trop froid. La nuit la tempête se lève : il pleut, beaucoup de vent, 5°… J’ai dû mettre la tente dans un jardin pour avoir un peu d’abri, c’est impossible ailleurs. La tente souffre terriblement, et moi au dessous je ne dors pas. Au matin, je dois repartir pour Kirkenes, puis la Russie. Je remballe tout sous la pluie, sous le regard stupide des propriétaires qui me regardent par la fenêtre en se disant « qu’est ce qu’il doit avoir froid ! ». Effectivement, je suis gelé. Je commence le stop à la sortie du village. Une dame me fait de grands signes. Elle voit que j’ai froid et m’invite chez elle à prendre un café, une douche chaude, un repas… Pas le temps d’en profiter, elle connaît tout le village et me trouve une voiture qui partait à l’instant pour Kirkenes. Dommage, j’aurais bien aimé discuter et voir un peu comment ils vivent dans un village aussi éloigné de tout. Et essayer de comprendre un peu ces gens qui me font penser à des îliens ou des montagnards, bourrus, peu accueillants, vivant dans des conditions extrêmes, mais qui peuvent aussi être très ouverts dès qu’on a brisé la glace.

Vu que presque tous les Norvégiens parlent un anglais impeccable, la communication est facilitée. Au début je pensais que nous Français étions vraiment mauvais pour les langues, mais en fait les Norvégiens trichent, leur langue ressemble beaucoup à l’anglais (sauf l’accent, qui est comme dans la pub Krisproll).

Retour à Kirkenes, que beaucoup qualifient de ville russe compte-tenu du grand nombre de russes qui y ont élu domicile en raison de la meilleure qualité de vie. En tout cas ça ne ressemble pas du tout à la Russie. C’est une petite ville de 5000 habitants qui figure sur toutes les cartes compte-tenu de sa position délicate pendant la guerre froide. Mauvaise surprise : le bus pour Mourmansk coûte plus de 50€. J’avais payé 6€ en Russie pour faire presque le même chemin en sens inverse. Et oui, c’est pas le même niveau de vie la Norvège. Même pour des Français c’est cher. On le comprend très vite quand on va dans les magasins. Finalement, j’ai trouvé une solution « à la russe » ; je suis allé demandé aux chauffeurs des rares voitures immatriculées en Russie s’ils partait pour Mourmansk, et bien sûr, dès qu’il y a un business à faire, il y a toujours un russe derrière, je suis tombé sur un gars qui fait tous les jours l’aller-retour en voiture et prend les gens qui n’ont pas de place dans le bus où le trouvent trop cher. Et l’avantage c’est que le retour est bouclé en 3h là où le bus en prend 5. 2 jours en Norvège, c’était court, mais avec le temps et sans voiture c’était déjà beaucoup. Mais ça appelle à un autre voyage.

Arrivée à Mourmansk le soir, j’appelle Vitali qui m’avait donné son numéro dans un bus quelques jours auparavant. Il vient avec Max, un de ses amis, habillé tout en noir, et on part chercher un hôtel. Il y a le choix entre les hôtels type occidentaux, à 50€ la nuit, et les hôtels russes à 4€ la nuit. C’est un peu miteux, mais pour le prix on s’y fait. Sauf que pour les étrangers les prix sont multipliés par 5. Assez énervant. Au 3ème, je me décide à rester malgré tout, mais mes compagnons ne me laissent pas, ils ne veulent pas me laisser me faire arnaquer royalement devant leurs yeux. Du coup Max m’invite chez lui. Il habite chez ses parents dans une barre d’habitation. Comme toujours dans ces pays là, très moche dehors, mais très confortable à l’intérieur, décoré et aménagé avec soin. On a passé la soirée à discuter devant quelques bières.

Puis le lendemain, ils m’ont fait un programme de visite de la ville, assez inédit : Mourmansk par les hauteurs ! Ca consiste à se promener sur les collines, au milieu de rochers et de mousses, avec plein de vent et 6°. On commence par Aliocha, une statue de soldat d’au moins 30m de haut qui domine la ville et surveille les nazi qui jadis menaçaient au loin. Jolie vue sur le port et le brise-glace nucléaire. Puis on se retrouve dans une carrière de pierre et sur d’autres collines. Je suis sûr que ça n’est pas dans le programme des tour-operators (évidemment : il n’y a pas de tour-operators à Mourmansk. Il n’y a pas de touristes de toute façon) ! Après 5h de marche, on redescend en ville. Moi je suis gelé, les autres sont peinards en t-shirt. C’est vrai qu’eux autres ont une autre conception du chaud et du froid.

Direction le café, où on rejoint 2 autres gars tout en noir et où on goûte la bière locale. On parle hard-rock, ils s’inquiètent de savoir si en France on a des groupes vu qu’ils n’en connaissent aucun. Ils me montrent des photos de leur dernier concert, lors d’une soirée qu’ils ont organisé en mémoire d’un chanteur de métal disparu quelques années avant. C’est super intéressant de voir la jeunesse de Mourmansk. Ils n’ont pas du tout les mêmes valeurs que leurs aînés, sont beaucoup plus ouverts au monde, ont envie de voyager, ne sont plus attaché à un système qu’ils n’ont connu que dans leur enfance. Les temps changent… Est-ce que ça deviendra à terme comme chez nous ? J’ai un doute, même si les modes de vie et les cultures vont se rapprocher, je pense qu’il existe une profonde identité russe qui fera que ça sera toujours différent là-bas.

Le soir ils m’accompagnent à la gare et le train repart, 29h jusqu’à Saint-Pétersbourg. Dommage, c’était court et il y avait encore beaucoup à voir et à vivre. D’autant plus qu’un voyage est d’autant plus intéressant qu’on parle couramment la langue et qu’on peut avoir de vraies discussions solides avec les gens qu’on rencontre. Je trouve également la Russie beaucoup plus intéressante en dehors de Moscou et Saint-Pétersbourg, où les mentalités sont très différentes. La vie est complètement différente en dehors de ces villes, et les gens naturellement beaucoup plus accueillants et ouverts à discuter, beaucoup plus directs, beaucoup plus russes.
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MI
Michael57 14 years ago
Douze jours en Russie!
Salut :)

Je viens de passer 12 jours en Russie pour le boulot. J'ai eu le temps de visiter un peu (3 jours à Moscou notamment) et comme à mon habitude, j'ai pris des tonnes de photos :) J'ai créer un blog à l'occasion ( http://12jours-russie.blogspot.fr/ ), et je vous posterais ici les meilleures photos ;) N'hésitez pas à me poser des questions, je me ferais un plaisir d'y répondre (dans la mesure du possible ;) )

Une superbe expérience ce voyage, c'est un pays très sympa et différent... dépaysement totale. Moscou, une ville immense, folle. Le reste (Voronezh, Rostov, Krasnodar), encore différent. Bref, c'était bien cool.
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JI
Jipi38 14 years ago
Encre de Chine sur la route de la soie
Avant le départ, ce sont les longues soirées de préparatifs, et toujours le souci de ne rien oublier tout en partant le plus léger possible. Eternel dilemme du cyclo voyageur Et toujours la question en toile de fond que de multiples voix ne cessent de me poser : Pourquoi je pars ? à la quelle je répond tout de go : « Et pourquoi vous restez ? »

Encre de Chine sur la route de la soie Chine : Zhong-guo Pays du milieu

Première partie D’Ouzbekistan enKirghystan

Arrivée à Tashkent, capitale de l’Ouzbekistan dans la Mirzo Guest House

J’y passe presque une semaine pour avoir le visa kirghyze dans cet hôtel où accostent les voyageurs du monde entier La dotar de Mirzo qui nous chante ses airs ouzbeks mélancoliques, la 2CV des français de Paris-Dehli quelle aventure ! Rencontre avec des motards norvégiens avant le départ de Tashkent où il fait très chaud Heureusement, c’est globalement plat au début puis on remonte la vallée jusqu’à Angeren La deuxième étape sera plus montagneuse :à partir d’Angeren, c’est le col de Kinçik pass très dur sous la chaleur puis la redescente sur Damangan Troisième étape ce sera l’arrivée dans l’ancien kanak de kokan où s’étend la vallée du Fergana plate mais où la chaleur est éprouvante. J’ai trois invitations dans l’après-midi record ouzbek ! C’est Yussuf qui l’emporte un prof d’anglais qui m’héberge dans sa maison de Fergana et me prépare avec son ami, le plat national ouzbel : le Damlamat Visite de l’usine de fabrication de la soie la Silk Factory Yogdorlik à Margilan le lendemain Après ce court séjour à Ferghana, je fais une étape à Andijan avant de remonter doucement mais continuellement vers la frontière et Osh au Kirghystan Entrant dans Osh, je rencontre Éric, un toulousain, qui m’indique le Taj Mahal qui sera mon refuge dans l’une des plus anciennes villes d’Asie Centrale . Je découvre le marché pittoresque d’Osh : des fruits, des poissons séchés étalés, viande à l'étal, des sacs de farine, de graines, le coin des chaussures : une montagne de tongs ! Une salle fermée enfumée et à l'atmosphère étouffante où se joue le loto. Avec des grains de maïs !

Un peu plus loin, c’est le coin des fringues, Les premiers chapeaux krghizs, Il est reconnaissable avec sa forme pyramidale, blanc et décoré. Des marchandes de pommes de terre, tomates, choux fleurs, des oeufs, des poussins attendent leurs clients sous les toiles blanches.

Deuxième partie En route pour Sari Tas

A partir de Osh, longue c’est la longue remontée de la vallée jusqu’au col de Cigircyk pass très vert et ses nombreuses yourtes avant de redescendre sur Gulca

On suit la vallée de la rivière Gulca que l’on remonte par palier avant la pluie et l’attaque des premiers lacets sur une piste et atteindre le sommet du col du Taldyk pass à 3600 m

Très froid dans la descente vers Sari Tas.

Heureusement, il y a Elisa dans son refuge de Sari Tas qui m’attend pour me réchauffer sous une tonne de couvertures !



A Sari Tas Guest house, le spectacle est éblouissant

dans la salle du breakfast avec la Japonaise Tomoko à l’éternel sourire.

De hauts sommets de plus de 7000 m dont sans doute le pic Lénine déroulent devant nous leurs dentelles blanches dans l’azur sous les rideaux des grandes fenêtres.

Troisième partie

MAO, MAO !

Départ de Sari Tash par temps nuageux et plutôt frisquet par de longues lignes droites sur ce grand plateau à 3000 m Je goûte la chaleur de l’accueil dans une yourte où on m’offre le nan et le chai et où je peux admirer les tapis chatoyant recouvrant les murs et le sol. Le soleil est de retour mais le froid revient quand je monte le col de Irkechtam avant la descente sur la frontière kirghyzo-chinoise d’Irkestam

Après la frontière, un Japonais rencontré peu après m’avait prévenu, c’est la piste dans le désert pendant 100 km jusqu’à 20km de Wuqia où on retrouve la verdure et la vie

Je casse 2 rayons avant Wuqia, heureusement, j’arrive à me dépanner provisoirement (je me passerai de frein arrière jusqu’à Kashgar)

De Wuqia à Kashgar, bonne route et faux plat descendant puis 20km d’autoroute avant d’entrer dans la caverne de jade : Kashgar, grande ville du Xinjiang

Les scooters que je suis me mènent vite au centre. Une place où tout se mêle, les marchands, les piétons, les triporteurs, les scooters dans une profusion de bruits et de couleurs. Des femmes entièrement voilées, des barbus styles imams. Suis-je vraiment en Chine ? De marchand en marchand, pastèque après pastèque, je trouve mon caravanserail dans le Old Kashgar, c’est la Old Town Youth Hostel où je retrouve encore des voyageurs du monde entier. La folie de Kashgar. Une cohue indescriptible de scooters, klaxons, piétons, marchands ambulants de toutes sortes, artisans, tout se mêlant dans tout dans un étourdissant tourbillon : un tourneur de bois en faisant chauffer une planche pour confectionner des boîtes rondes où cuiront à la vapeur les mantis, le guitariste de dotar, un artisan qui martèle un grand plat, un vendeur de mini machine à coudre comme une agrafeuse répétant sa litanie au micro, le tourneur à glace, très bonne ! Le marchand de tapis, un marchand de légumes sur son âne. J’arpenterai beaucoup cette old town qui date du XVIe siècle en espérant que ce trésor d'architecture musulmane de l'ouest de la Chine ne soit pas engloutie par les constructions modernes qui avancent et la grignotent

Quatrième partie

Vagabondages au Karakol Lake, Mustagata



Une tisseuse devant sa maison. Symbole de la route de la soie que je tisse. Belle rencontre furtive. On me vend un collier mais on m’offre un nan.

J’atteins ensuite Bulungkol et ses marchands de pierre près d’un beau lac où se mirent les montagnes couleur de sable

Un peu plus haut, sortant des nuages au-dessus de son corps massif, il est apparu. Et tout d'un coup Mustagata, Musta gusta. Le sommet himalayen a surgi au-dessus des nuages. Un premier lac vert. Quelques gouttes. Un bout de vert apparaît. Des prairies verdoyantes, des yourtes, ça y est, il étend à perte de vue ses eaux cristallines.



Des reflets bleus s'étirent sur le lac sur fond de Mustagata et de Kongur Shan, lui faisant face, gros patous blancs veillant sur Karacol Lake.

Un américain, Steve, un Canadien qui veut parcourir tous les pays du monde ! et deux coréens partagent avec moi la yourte kirghyze pour la nuit

Le lendemain, en contournant le Musta gata, c’est le col Ulugrabatdavon à 4098m qui m’attend avec son froid mordant et la neige au sommet !

Heureusement, de l’autre côté, c’est une longue descente de près de 60km qui m’attend jusqu’à Tashkorgan en pays tadjik

C’est là que les ennuis ont commencé. Les douaniers constatent que je n’ai pas le stamp d’entrée en Chine. Solution retour à Irkestam, lieu du délit pour avoir ce fameux tampon. Complètement crazy. Ils m’emmèneront et me ramèneront à Kashgar. Il n’y a pas que les passeports qui sont tamponnés !

Je n’arrive pas à trouver Princess Castle Où est passée la princesse ?

Je me rabat sur les Zoroastrian Tomb, petits édifices au dôme rond avec le croissant de l'islam au sommet mémoires du zoroastrisme, la religion monothéiste officielle des Iraniens sous la dynastie des De maigres arbustes pour s’abriter du soleil de plomb longent la route. Enfin, une cabane d’où en sort un homme comme Robinson sur son île déserte et qui me donne de la précieuse eau dans mes deux bidons. Rarmat. La première étape se termine à Shakarkol Shan où je m'écroule dans une chaïkhana pour des langmans qui me réconfortent

Dés le petit-déjeuner, je suis mis au parfum par un japonais : pas de village pendant 100 km !

De Shakarkol à Shenzagu sans village et sans arbre, des doutes me traversent l’esprit Vais-je tenir moi qui ne suis pas chameau dans ce taklamakan shamo ! Miracle des rencontres : une pastèque et un melon offerts me feront atteindre Shenzagu

Le lendemain, dernière et courte étape de Shenzagu à Bashu plat mais avec un vent de coté et des camions pour un retour en train vers Kashgar



Arrivée dans Kashgar avec un superbe soleil couchant sur la Old Town éclairant de son dernier feu la place de la mosquée, sa foule bigarrée, ses bazars, ses marchés, ses fruits secs, ses étoffes, ses tapis chatoyant, ses parfums d’épices se répandant dans ses ruelles cabossées…

Le retour

gymnastique chinoise sur les écrans pour se réveiller en douceur avant Istanbul qui approche. Les petites lumières, les bateaux sur le Bosphore à travers les ailes de l'avion. Un air de France dans l’aéroport. Mon Libé préféré, un café et un pain au chocolat au café Nero. Un grand classique : ma Vagabonde ne passe pas au check-in. Elle fait encore des siennes et, capricieuse, préfère s'habiller en vert pour partir. Une fois dans son bel habit, elle est acceptée. Troisième étape réussie.

Après les montagnes, la côte émeraude, ses îles et ses presqu'îles aux contours plus clairs. La mer et le ciel s'unissent à l'horizon autour de quelques nuages effilés. Et puis à nouveau, l'intérieur des terres et son patchwork infini. Des montagnes plus hautes ensuite, le vert des sommets, des vallées plus encaissées, des pics enneigés, des lacs, les Alpes déjà. « On va bientôt » atterrir nous apprend-on au micro. Grenoble et ses trois vallées ! Je reconnais la Dent de Crolles et le plateau du Vercors comme un lac verdoyant. À nouveau, le patchwork comme un tapis de bruns, de verts entourant les villages. Tapis de souvenirs de paysages, de rencontres qui se croisent et se tissent inéluctablement dans ma mémoire.

Déja, les futurs souvenirs

Les rêves c’est comme le vent, on ne les voit pas mais on les entend soulevant nos cheveux, glissant sur nos visages, frôlant notre épaule nous racontant les souvenirs de toutes ces rencontres inoubliables et toutes celles que l’on attend là-bas, loin, je ne sais où …
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VA
Vazyvite 14 years ago · Bluequark
Ouzbékistan, sur la Route de la Soie
Bonjour,

Cela faisait des années que c'était au programme et enfin nous allons en Ouzbékistan. 😎 Encore le genre de pays qui fait écarquiller les yeux quand tu annonces la nouvelle. - Euh, c'est où exactement ? - C'est pas en guerre en ce moment ?

La décision est prise assez tard et j'ai juste le temps d'avoir un vol encore acceptable. Donc, grande 1ère pour nous, on va faire le circuit avec un guide et chauffeur. Je détermine le circuit et ils se débrouillent pour broder autour. J'ai pas le temps de m'en occuper et on va tester le concept 😛

Programme : 1er Mai : Départ Paris à 21h00 et arrivée le lendemain à 6h30. 2 Mai : Tachkent avec quelques visites et avion le soir vers Ourgentch et Khiva 3 Mai : Khiva 4 Mai : Route infernale vers Boukhara. 😕 5 Mai : Boukhara 6 Mai : Boukhara 7 Mai : Route vers Samarcande + Régistan 8 Mai : Samarcande 9 Mai : Aller-Retour vers Chakhrisabz 10 Mai : Samarcande + train vers Tachkent 11 Mai : Tachkent + retour Paris

La Route de la Soie nous a toujours fait rêver et nous l'avons croisé à plusieurs reprises. En Chine, en Iran, à Istanbul ou Venise, cette voie commerçante a transporté tant de découvertes entre l'orient et l'occident comme le papier par exemple dont Samarcande sera l'un des principaux fabricants dans le monde musulman.

Vu le temps réduit, nous avons donc zappé la partie montagneuse ou la mer d'Aral. Nous ne ferons que les villes et c'est cette partie historique et architecturale qui nous intéresse. Bref, au niveau prix, etc .. je ne vais pas pouvoir donner d'informations sauf que c'est pas cher 😏 Souvent décriée, la nourriture a été une excellente surprise ! La formule accompagnée y est sans doute pour quelque chose avec le conseil des guides et le fait de manger dans des guesthouses, souvent isolées et pas fréquentées par des individuels. Ce sont des maisons dans des zones résidentielles qui accueillent les groupes et les guides avec des couples.



Nous avons mangé pas mal de soupes, des raviolis, pâtes etc ... Un petit arrière-goût d'huile de coton parfois mais c'était souvent bon et très bien présenté.

Ci-dessous du Lagman avec des pâtes

Du Chou farci 😛

Le Chivit-Oshi aux pâtes vertes :



Les gros raviolis, Manti :

Sinon, la spécialité la plus facile reste la brochette, le chackliyk ....

Ce qu'on va aussi découvrir, ce sont les dîners à la Vodka !

Ici ça se boit tout au long du repas ... comme de la bière ou du vin. Les uns n'empêchent pas les autres d'ailleurs ! Pour un pays soit-disant musulman, ça carbure sec. On trouve de la bière, du vin et des dizaines de marques de vodka.



La bouteille de 50 cl est entre 4.000 et 8.000 soums soit 1,5€ et 3€. La bière en 33 cl est à 2 ou 3.000 pour comparer 😮

Donc tu comprendras qu'il n'y a aucune contrainte pour les vêtements de ces dames non plus ! Vous pouvez mettre des jupes, des débardeurs ... tout passe. Même dans les mosquées. Les femmes ouzbek, jeunes ou + âgées, y vont à fond sur la couleur et les pailletes. Faut que ça brille et que ça pique les yeux !





Pour changer ses euros, pas de soucis. A l'hôtel ou dans les bazars, on obtient parfois 50% de plus que le cours officiel. Exemple : Cours est à 2.400 soums pour 1€ et tu as minimum 3.000 soums au bazar. C'est assez rare qu'on ait plus que le cours officiel. Par contre, le + gros billet est de 1.000 soums ce qui fait pas lourd. Donc quand tu changes 100€ tu récupéres minimum 300.000 soums et donc 3 liasses de 100 billets ! T'as toujours l'impression d'avoir dévalisé une banque et tu te retrouves parfois comme un couillon quand tu achètes quelque chose. Souvent t'es fier d'avoir une grosse liasse dans les poches, prêt à acheter la 1/2 du Monde, et au final, t'arrives même pas à te payer 2 cocas 😛 Donc toujours avoir des euros en poche et ne pas se laisser emporter par la tailles des liasses.
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SA
Saint 14 years ago · Crcktt
Kazakhstan - septembre 2010- informations sur les principales villes
Infos Almaty - aout 2010

Décalage horaire: 4 heures avec la France en été .

Argent: L'unité monétaire est le Tengué 1€ = 188 tengue. 1$ = 146 tengue. Éviter de changer trop à l'aéroport car taux plutôt défavorable comme partout mais ici , c'est particulièrement vrai . Il y a en moyenne 5 points de différence . Et bien sur, le taux est plus avantageux à Almaty que dans les autres villes. Donc prévoir en conséquence .

Banques. Change euro très simple.. De nombreux distributeurs de billets acceptant les cartes Visa et Master . Maestro et Cirrus. Pour les étourdis ou les malchanceux... Nombreux point de retrait Western Union.

Hôtels Deux hôtels sont à des prix acceptables 1-L'hôtel Saulet De l'aéroport prendre bus 86 ou 79 qui s'arrêtent juste en face de l'hôtel Saulet. Fourmanova street. N 187. Prononcer " saolit " Se mettre côté droit du bus si possible pour repérer la Tour Eiffel miniature juste à cote de l'hôtel .Facilement repérable . Plutôt désuet et offrant un confort très relatif. Mais c'est le moins cher.

De l'hôtel pour parc Panvilov bus 63 De l'hôtel pour le bazar bus 73 et 63 mais il y en a d'autres.

2- l'hôtel Turkestan. En face du bazar. C'est pratique pour se repérer car tout le monde connait le bazar. Le bus 79 venant de l'aéroport s'arrête à une centaine de mètres. Chambres avec clim et douche pour 2 à 6500 Tg sans le petit dèjeûner. Chambre simple sans clim sans douche à 3000 Tg soit 16 euros. Pas de petits -dejeûner. Pas donné certes mais sans nul doute le meilleur rapport qualité - prix de la ville. Chambres proprettes et plutôt agréables. Mais ne comptez pas sur un nettoyage quotidien de votre chambre.. Ici ça n'a pas cours.!!! Vous ferez vous même.. Nettoyage vêtements possible. plutôt cher. Nataly , la fille de la patronne est sympa et parle anglais. Au cas ou.... A 500m environ du parc Panvilov.

Cathédrale du Parc Panvilov...

Pour l'aéroport il y a 2 bus: le 73 et le 86 . Attention le dernier est à 22 heures.

Transports:

2 gares de trains Il faut aller à Almaty 2 qui semble la gare principale Plusieurs destinations avec couchettes. Préfèrer les " luxes" car elles sont climatisées. Les agences de voyage vous délivreront un billet sans problème. Mais commission..! C'est souvent plus simple si vous ne parlez pas russe. Les trains sont souvent bondés eu juillet et aout . Il vous faudra parfois attendre une semaine pour obtenir le billet convoité..

La gare routière principale :Syrian



Assez excentrée Compter 3 a 4 kms de l'hôtel Saulet ou du Bazar.. Accessible en bus urbain. Ou compter 300 a 400 Tg en taxi. 2 départs pour Astana quotidiens 14h et 22 heures. En théorie car j'ai constaté qu'il y en a plus. Arrivée le lendemain après environ 20 heures de trajet.. Le prix est de 4750 tengué. De nombreux départs pour différents points du pays mais aussi Biskek et l'Ouzbekistan. Pour cette dernière destination je conseille pourtant de partir de Shymkent. Possibiltés de consigne bagages= 300 t. Attention car anarques dans certains restos de la gare. Comptent sans vergogne 30% de service.!!!! Flics véreux également . Résistez car ils n'iront pas au bout de leurs menaces.

Internet Une heure d'Internet = 250 tengué. Certains restos proposent le WiFi gratuit. Peu, il est vrai...

Nettoyage de chemise : 200 Tg. À 300 Une bière pression de 50cl =300 à 400 tg service 10% compris. Une brochette de 4 ou 5 morceaux de Mouton: 250 Tg. Une galette de pain : 50 Tg De nombreux restos appliquent 10% de service.

A la gare routière, nombreux bus pour Bishkek, Shymkenk et Tashkent. Entre 1000 et 2000 tengue selon l'endroit où vous vous placez ds le bus. Départs à 18 heures . Bus de nuit. Ils semblent en bon état..

Une course de taxi en ville = 300 à 400 tengué selon négociation. Les bus urbains ; Quelque soit la durée est à 50 tengue. C'est donc, de loin , le transport le moins cher.

Autre gare routière: SAYAKHAT 200 ms environ aprés la mosquée en venant du Bazar: Sayakhat bus station Les bus desservent les petites distances pour se rendre dans les environs d'Almaty.. Montagnes et lacs.

Vols avion. -allers simples. Almaty >>> Astana : 24000 tengué aller simple Almaty>>>> Tashkent. 24000 tengue AS Economy class. Ouzbékistan Airways Ou avec la SCAT: 21000 tengues. Plusieurs vols hebdomadaires. Mardi et samedi. Almaty>>> Shimkent : 20000 tg. 1 vol quotidien. Air Astana. 7h40 Almaty >>>> Bishkek 10000 tg. Possibilité obtention visa Kirghize à l'aéroport de Biskek. Turkish airlines: vols fréquents pour Istambul. Peu chers. Paris également avec un stop possible a Istambul.

Distances Almaty>>> Astana: 1247 kms Almaty>>>>Shimkent: 720 kms Almaty>>> Taraz; 500 kms Almaty>>>. Bishkek 250 kms

Pour avoir une idée très proche la réalité du temps de transport compter une moyenne de 60 km/ h pour les bus Et 50m km/h pour les trains.

Trains Almaty>>>>Astana : 5300 tg. Almaty>>>> Tashkent ; 13600 tg. Almaty>>>> Shymkent 3500 tg. ou 6100 en luxe. Almaty>>>> Atyrau 16200 luxe

Consulats étrangers

du Kirghistan à Almaty: Lugansky street ( derrière le téléphérique ). Il faudra faire la queue comme à celui de l'Ouzbékistan Formulaire officiel et 2 photos. Le prix varie de 50 à 100 dollars selon rapidité du service.

Consulat Ouzbekistan A deux pas du parc Zenkov , pas très loin de parc Panvilov. Prévoir attente.

Le téléphérique. Très cher. 1500 tg. Je ne sais pas si cela en vaut la peine.

Hotels "Saulet ": chambre à 4 lits ; 2600 tg par pers petit dej inclus. Chambre grand lit sans clim 5600 tg. Certainement le moins cher de la ville. "Turkestan hotel." En face du bazar 3000 tg chambre simple sans douche ni petit dèj. 6500 tg chambre 2 lits avec douche sans petit déjeuner. Chambres à 3000 tg souvent pleines.

Restos.. Plutôt chers .!!

De nombreux Doner Kebab... Nourriture classique des Kebabs pour prix peu élevés pour Almaty.

Une excellente adresse:



"Staut Beer Bar" en face du theâtre russe et le la grande librairie d'Almaty. Perpendiculaire Abbaye et Abbay khan Menu unique le midi de 12 h a 15 heures pour 660 tg avec le service de 10%. Très bon rapport qualité - prix. Bière exquise. Mérite un petit détour.

Ambassade de France Fourmanova street n• 99 . A cote de l'hôtel Voyage Se situe à l'angle de la rue dans une ancienne maison peinte en bleu

Compagnies aeriennes

Turkish airlines Fourmanova street.

Astana Airways. Aéroport

Infos Astana.



Dans le "nouvel Astana", buildings modernes.Genre Dubaï en plus modeste. Ville très propre.

De l'aéroport au centre ville prendre le bus N• 10. Prix 60 tengue comme ts les autres bus. De la gare routière bus qui va au centre N° 10 également Ce bus va jusqu'à la gare routière et trains qui sont a cote l'une de l'autre. Prendre le 10 également pour aller a l'hôtel Abbaye .

Pour aller au "Staut", Bus n• 3 de l'hôtel Abbaye Pour aller gare train ou bus, de l'hôtel Abbaye. Prendre le N• 10.

Deux centres ville. Le " vieux" dans lequel se trouve l'hôtel Abbaye et le nouveau qui offre sa surprenante vision architecturale moderne. Pour y aller... Tjrs le bus. N 10

Infos Shymkent

Place centrale.

Sauf pour l'hôtellerie qui reste désespérement chère eu égard aux prestations offertes, tout semble moins onéreux ici qu'à Almaty. Les prix variant à la baisse de parfois 50%. Une bière locale de 50 cl coûte 150 tg. Service 10% inclus. On affirme que c'est la meilleure du pays....

Et une belle brochette de Mouton 130 tg (shaslik). Un bon gâteau au chocolat coutera 100 tg ainsi que le café noir qui l'accompagne. Toujours ajouter10% de service.

Les bus urbains sont à 35 ou 40 tg.

L'hôtel Kema reste le meilleur dans sa catégorie. Il en coûte néanmoins 8830 tg pour une chambre a deux lits petit- déjeuner inclus. L'hôtel qui se situe au rond point de la liberté offre des prestations plus bas de gamme a 6300 tg ( quand même) la double . Chambres vieillottes et salles de bain indigentes. Quelques chambres rénovées bien plus présentables mais les prix grimpent de suite à 8800 tg...

Les bazars Il y en a deux à Shymkent Le grand ( bolchoï ) qui se situe à la périphérie de la ville; C'est aussi à deux pas de la gare de bus principale. Et un second plus petit , plus central près de la mosquée. Ils offrent à mes yeux peu d'interêt..!

La ville Plutôt calme mais moins bien entretenue qu'Almaty ou Astana... On s'y retrouve assez vite pour le peu que l'on ait un plan même sommaire.

La gare train. N'est pas très centrale. Mais accessible aisément par bus.

Possibilité excursion dans la journée pour la ville de TURKESTAN où il n'y a que la mosquée à voir...
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