Chacun d’entre nous dans ses choix de voyages prend en considération le facteur risque sous toutes ses formes. Chacun a sa propre tolérance au risque en voyage. Pour certains il faut tout planifier pour essayer de faire disparaître toute surprise en espérant minimiser le risque. Pour d’autres le risque et le côté aventureux d’un voyage sont des moteurs qui les font partir.
Il me semble que deux mondes se côtoient, sans vraiment se comprendre. Cette remarque me vient en lisant les réponses à certaines demandes de renseignement, tout particulièrement lorsqu’il s’agit de voyage à vélo. Je pense à un post récent d’une amie qui demandait des renseignements sur un pays à la frontière de l’Europe et de l’Asie. Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.
Et que dire de ce camarade qui, il y a deux ou trois ans a traversé le Soudan à vélo en solitaire. Il relate son expérience en parlant d’une population très accueillante, et il n’a jamais eu le moindre problème, alors que l'on nous parle sans arrêt de guerre.
Y-at-il d’un côté des fous et des inconscients et de l’autre des gens raisonnables ? Certes on va me répondre qu’un otage cela coûte très cher à récupérer, ou qu’un blessé à sauver dans les Grandes Jorasses cela coûte aussi cher, et il met en danger la vie des sauveteurs.
D’ailleurs, il y a sans doute une corrélation entre acceptation du risque en voyage et alpinisme. Les deux personnes dont je parle au-dessus ont été des alpinistes de haut niveau, pour ma part cela a aussi été l’activité que j’ai le plus pratiquée. J’ai constaté que dans les voyages à vélo « un peu engagés » la proportion d’alpinistes était loin d’être négligeable. Et malheureusement, toutes les personnes, ou presque, qui ont pratiqué l’alpinisme difficile ont perdu plusieurs de leurs amis dans cette pratique. Cela donnerait-il une vision décalée dans l’appréciation des risques et des responsabilités du fait de l’acceptation d’une certaine fatalité ?
Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ?
Luc
Pour qu'il y ait prise de risque encore faut-il être conscient du risque encouru. Si certains sont trouillards, d'autres sont dans le déni de réalité. Dans les forums, je lis régulièrement des demandes de renseignements de ces derniers sur par exemple la nécessité d'un vaccin alors que les autorités sanitaires estiment ce vaccin indispensable. Ou sur la sécurité d'une région alors que les autorités diplomatiques en déconseille formellement la visite. Avec toujours à la clef les même réponses à la c.. du style "moi il ne m'est rien arrivé, c'est donc qu'on ne risque rien". En résumé, de mon point de vue, la prise de risques oui, mais à condition d'être pleinement conscient des risques encourus et que le jeu en vaille la chandelle. La roulette russe n'est vraiment pas mon truc. Enfin, c'est mon avis.
Oui peut-être que certains s’engagent trop, mais c’est à leurs risques et périls. Je suis assez angoissée de nature donc faire le Soudan à vélo très peu pour
moi, mais si ça plait à certains tant mieux.
C’est vrai qu’il y a aussi le risque que l’on fait encourir aux autres, aux sauveteurs et à ses compagnons. D’un côté les sauveteurs savent dans quoi ils s’engagent.
Par contre je pense à ceux qui pratiquent le ski hors piste avec leurs enfants, et puis une avalanche survient... Bon alors ça...
Pour ma part il m’est aussi arrivé d’être traité d’inconscient, voire une fois d’assassin en faisant part de mon vécu ou en donnant des conseils.
il faut dire à cette personne qu'elle est totalement idiote;
ça c'est caractéristique de notre société où il faut toujours juger les choses de manière excessive, sans discernements et en exagérant les choses.
De toute façon pour ce qui est des propos des autres , tu t'en fiches un peu c'est toi qui fait le voyage c'est pas les autres 🙂
Je suppose qu'on est en voyage comme dans la vie.
Marcher dans les clous ou faire son propre chemin parfois hors des sentiers battus, la question se pose pour tout.
(Il y a une chose que je trouve déplorable tout de même -parce que c'est évoqué dans la discussion-, c'est de jouer l'aventure en ayant l'assurance que tout sera organisé pour nous sauver en cas de pépin, comme faire n'importe quoi dans le massif du Mont-Blanc...ça c'est plutôt égoïste il me semble. Faire son propre chemin sans prendre les autres en otage, n'est-ce pas comme ça dans la vie courante aussi ?).
Chaque discours doit être analysé dans une situation d'énonciation.
Les autorités en question produisent un discours à destination de qui, au juste ? Il y a tout un contexte politique, et de communication politicienne, qu'il faut savoir jauger et juger.
Se faire un avis n'a jamais été aussi difficile qu'aujourd'hui.
Tant de messages, que de moins en moins de gens savent décrypter.
Michel
Pour qu'il y ait prise de risque encore faut-il être conscient du risque encouru. Si certains sont trouillards, d'autres sont dans le déni de réalité. Dans les forums, je lis régulièrement des demandes de renseignements de ces derniers sur par exemple la nécessité d'un vaccin alors que les autorités sanitaires estiment ce vaccin indispensable. Ou sur la sécurité d'une région alors que les autorités diplomatiques en déconseille formellement la visite. Avec toujours à la clef les même réponses à la c.. du style "moi il ne m'est rien arrivé, c'est donc qu'on ne risque rien". En résumé, de mon point de vue, la prise de risques oui, mais à condition d'être pleinement conscient des risques encourus et que le jeu en vaille la chandelle. La roulette russe n'est vraiment pas mon truc. Enfin, c'est mon avis.
Pour le moment les seuls risques que j'ai pris c'est de devoir annuler le voyage (déjà arrivé... ). Je ne suis pas encore vraiment allée dans les destinations "à risque". Même si j'ai eu des réflexions sur mon voyage en Ukraine, enfin, quand j'étais sur place il y a l'attentat à Nice (ville où j'ai ma famille et j'aurais pu y être dans l'absolu) alors ça m'a fait rire jaune.
A part le risque de me faire écraser par un chauffard dans les pays accidentogènes, (la Russie en tête), pas de quoi s'inquiéter.
Je ne me vois pas aller dans des endroits réputés dangereux, que ce soit pour ma sécurité ou ma santé.
Je comprends que certains aiment prendre des risques ceci dit, du moment qu'ils sont assumés.
Et vous, comment vivez-vous l’idée du risque en voyage, et considérez-vous que certains s’engagent trop ?
Le risque n'est pas un besoin pour me sentir vivre.
Je ne le recherche donc pas spécialement dans ma vie quotidienne comme en voyage même s'il en fait forcément partie.
J'elimine donc toutes les destinations trop chaudes (pays en guerre, révolutions, famines etc)
J'elimine aussi les destinations qui pourraient devenir chaudes car je ne m'y sentirais pas à ma place en tant que femme égale à l'homme à moins de m'y déguiser.
Que d'autres le fassent si ça leur plaît mais qu'ils le fassent en connaissance de cause et en assumant leurs actes même si cela signifie leur fin.
Prendre des risques, c'est jouer à la roulette russe pas pleurer à l'ambassade ou auprès de son assureur dès que les ennuis surgissent.
Beurre et argent du beurre, une attitude d'aujourd'hui...
J'ai quitté une seule fois un pays en guerre ; mais j'ai failli rester.
De toutes façons je n'aurais rien demandé aux institutions françaises.
Risque pour la santé... Zones de paludisme... Risque sismique... Mais alors ne pas aller au Japon... Risque de vol violent... Bannie l'Amérique du Sud... Risque juridique et financier... Dangereux les Etats-Unis...
On pèse, et puis on voit ce qu'on accepte ; ou pas.
Vaste sujet fort intéressant ! Sur les voyages individuels lointains la plupart des contretemps possibles qui surviendraient lors des déplacements et des séjours prolongés sont prévisibles ou du moins imaginables, leur incidence éventuelle sur le déroulement du voyage et leur coût peuvent être appréciés, calculés et couvert par un contrat d’assurance.
Le seul vrai « risque » serait pour moi la possibilité d’un dommage corporel accidentel aux conséquences lourdes, ce serait la faute à pas de chance.
Les cas de force majeure sont acceptés par les voyageurs avertis, ceux-là cherchent à découvrir et, s’il s’agit pour eux d’aller vers l’inconnu, c’est souvent le risque sous toutes ses formes qu’ils acceptent d’affronter.
D’autres types de voyageurs considèreront l’éventualité d’un ratage, d’une déception pour un évènement escompté ou programmé qui n’aurait pas lieu, d’un mauvais temps… L’état d’esprit de chacun en fera un risque ou une possibilité de malchance.
Mais on peut aussi courir des risques en croisière 6 étoiles : chute dans les escaliers, panne d’ascenseur, collision dans les coursives, pénurie de mousseux, voisins de table condescendants... Moi pas vraiment connaître.
Information, préparation ! Vive la république des voyageurs optimistes et conscients. On pourrait peut-être reformuler à l’infini.
Le risque, pour qui ?
Vive la république des voyageurs optimistes et conscients.
c'est votre république c'est pas la mienne car je me sens apatride et je ne veux appartenir à aucune structure politique...😛
Ensuite pourquoi nous parler de voyageurs conscients ?
L'inconscience dans le voyage cela a du bon c'est ça qui confére tout l'intérêt du voyage
Vaste sujet fort intéressant ! Sur les voyages individuels lointains la plupart des contretemps possibles qui surviendraient lors des déplacements et des séjours prolongés sont prévisibles ou du moins imaginables, leur incidence éventuelle sur le déroulement du voyage et leur coût peuvent être appréciés, calculés et couvert par un contrat d’assurance.
Le seul vrai « risque » serait pour moi la possibilité d’un dommage corporel accidentel aux conséquences lourdes, ce serait la faute à pas de chance.
Les cas de force majeure sont acceptés par les voyageurs avertis, ceux-là cherchent à découvrir et, s’il s’agit pour eux d’aller vers l’inconnu, c’est souvent le risque sous toutes ses formes qu’ils acceptent d’affronter.
Comme l'a dit Luc il semble que 2 mondes se côtoient sans vraiment se comprendre!
Entre 20 et 35ans environ j'avais pour objectif lors de mes voyages de m'éloigner le plus possible de la civilisation pour aller à la rencontre de peuples autochtones vivant plus ou moins en marge du monde moderne .Le véritable voyage commençait donc là où il n'y avait plus de route ni d'électricité.Je partais seul sans aucune assurance souvent sans carte de la région ou bien très peu précise.Je commençais par traverser une partie d'un pays en utilisant les transports locaux pour me rendre là ou se terminait la route et où n'existait plus aucun moyen de transport pour ensuite, avec un minimum de renseignements glanés dans le dernier bourg ou village, continuer à pied avec mon sac à dos, quelques vivres pour 2 ou 3 jours maximum un hamac et une bâche pour me protéger de la pluie jusqu'à parvenir dans les premiers villages en dehors de la civilisation.Ma première expérience a débuté au nord Cameroun chez le peuple Kapsiki dont les différentes tribus s'étendent à cheval sur la frontière Cameroun /Nigéria. Par la suite, à raison de 2 voyages par an j'ai renouvelé l'opération maintes fois surtout en Asie du sud- est( Thaïlande Indonésie et Philippines) et en Amérique du sud. ( Colombie et Pérou)
C'est peut-être difficilement crédible pour certains mais je n'ai jamais eu l'impression de prendre des risques .Je suis toujours parti confiant et il ne m'est jamais rien arrivé en plus de 15 ans d'aventure, pas plus sur le plan santé que sur le plan sécurité excepté une seule fois mais dans un contexte totalement différent.Avec un ami nous avions à deux reprises traversé le Sahara avec de vieilles Peugeot que nous revendions au Niger , Benin ou Togo pour terminer notre périple à Abidjan en côte d'Ivoire où nous prenions l'avion à destination de la France.Le soir tombé en compagnie d'un expat et sur ses conseils nous nous rendions à pied chez lui et traversions le quartier de Treichville quand nous avons été attaqués par une bande armée de machettes et couteaux...fort heureusement mon ami et moi avons réussi à nous échapper tandis que l'expat se prenait un coup de couteau dans le ventre...
Etant marié mais bénéficiant de plus de congé que mon épouse j'ai continué à voyager en partie avec mon épouse mais aussi en parti seul car c'était pour moi un besoin essentiel. Plus tard nous avons continué à le faire avec nos enfants d'un manière certes moins aventureuse en prenant notre temps et en privilégiant le bord de mer des pays tropicaux toujours sans jamais rien planifier ni réserver quoi que ce soit et toujours sans assurance...Depuis mes enfants ont pris le virus du voyage et surtout mon fils qui continue à le faire dans la tradition de son père...
@Luc : Il semblerait d'après toi que la pratique de l'alpinisme aille de pair avec ce besoin d'aventure c'est possible j'ai pratiqué ce sport ( uniquement en France) pendant des années surtout dans les Ecrins où j'ai dû gravir une quinzaine de sommets , mais aussi d'autres sports qui se pratiquent dans la nature comme le Kayak de rivière , le parapente, le canyoning ( ma dernière expérience remonte à 2016 : La Maglia dans la vallée de la Roya) J'ai été aussi pilote monomoteur mais j'ai arrêté de voler à la retraite ça coûte trop cher et puis j'aime de moins en moins tout ce qui est à moteur et fait du bruit!
Je considère toutefois l'alpinisme comme un sport à risque et dans la vie j'e me suis fait bien plus peur en montagne que lors de mes rendez-vous en terre inconnue chez les Ifugaos ou les Akhas... Ne serait-ce que lors de mes tout premiers stages avec l'UCPA où j'avais trouvé l'encadrement un peu léger pour des jeunes totalement inexpérimentés!
C'est drôle quand même; j'ai rencontré une fois un guide de haute montagne en France, il avait un niveau très supérieur au mien et on discutait de trekking au Népal...Il me prenait pour un inconscient lorsque je lui ai dit que je faisais la plupart de mes treks( sans gravir de sommet) sans assistance ni guide ni porteur alors que personnellement je trouvais qu'il prenait bien plus de risques que moi en escaladant certains sommet où je ne me serais jamais risqué!
Une chose est sûre: En prenant de l'âge on ne voit plus du tout les choses de la même manière.
Personnellement je me pose maintenant des questions qui ne m'effleuraient même pas l'esprit auparavant que ce soit concernant les risques sanitaires mais surtout les risques liés au terrorisme ( qui n'existaient pas ou très peu avant) Même encadrés par l'armée ou la police ( et à plus forte raison) je ne mettrai plus les pieds en Egypte ( comme ton cycliste!) ni au Sahel ni même en Algérie ( en dehors des grands villes) et bien évidemment également dans tous les endroits ou pays du monde qui sont en guerre...
Bonjour Luc,
J'aime prendre quelques risques (mesurés à mon sens), en voyage ou dans mes loisirs, mais je me limite si possible à une prise de risques "naturels" : météo, relief, animaux, etc...
J'évite de prendre des risques avec l'humain, trop imprévisible.
Ainsi je bivouaque toujours dans les coins les plus paumés possibles et jamais (ou presque) près d'une zone urbanisée. J'estime que plus le coin est difficile à atteindre, plus on est tranquille : la difficulté opérant une sorte de "sélection naturelle"...
Je déteste aussi mettre ma vie entre les mains d'un chauffeur chauffard!
J'évite aussi les risques "trop bêtes" et sans intérêt (je me vaccine et prend un tt antipalu si besoin)
La vie sans risque serait si ennuyeuse...on est déjà tellement étouffé par le principe de précaution!
Les risques pour la santé sont connus dès le départ.
Ce n'est pas du domaine de l'imprévisible.
En plus, il y a des solutions médicamenteuses ou plus naturelles.
Risque sismique... Mais alors ne pas aller au Japon..
Ou en Turquie...😇
Risque de vol violent... Bannie l'Amérique du Sud..
Bannis certains coins d'Amérique du sud.
Mais c'est vrai que c'est une donnée qui peut me faire réfléchir.
Risque juridique et financier... Dangereux les Etats-Unis...
Ah pour le risque sismique, le Japon, la Turquie, la Californie, le sud de la France...
Je n'y pense jamais ; je m'en fiche, je crois.
Le destin.
C'est bien ainsi.
Les Etats-Unis sont quand même un risque : admission capricieuse, imprévisible, frais médicaux potentiellement énormes. Je crois que je n'y serais pas en confiance.
Peut-être des préjugés, ceci dit. J'aime aussi visiter des Etats qui ont mauvaise presse et que je sais très sûrs ; pour moi en tous cas.
Michel
Risque pour la santé... Zones de paludisme...
Les risques pour la santé sont connus dès le départ.
Ce n'est pas du domaine de l'imprévisible.
En plus, il y a des solutions médicamenteuses ou plus naturelles.
Risque sismique... Mais alors ne pas aller au Japon..
Ou en Turquie...😇
Risque de vol violent... Bannie l'Amérique du Sud..
Bannis certains coins d'Amérique du sud.
Mais c'est vrai que c'est une donnée qui peut me faire réfléchir.
Risque juridique et financier... Dangereux les Etats-Unis...
Bonjour !
Citation partielle qui m'a rappelé mes rêves de jeunesse...
"Entre 20 et 35ans environ j'avais pour objectif lors de mes voyages de m'éloigner le plus possible de la civilisation pour aller à la rencontre de peuples autochtones vivant plus ou moins en marge du monde moderne."
Nous aurions pu nous rencontrer sur le "Tanezrouft" ou la piste de "Tam" dans les années 70...
J'ai également eu un petit problème à Treycheville en 74.
J'ai aussi vécu et travaillé en Amérique Centrale.
Le temps à passé, j'ai préféré renoncer à l'Afrique à partir de la première guerre du golfe et l'Asie me convient désormais mieux que l'Amérique latine, mais je ne regrette pas d'avoir pris quelques risques, même non mesurés, car pour moi le pire qui puisse arriver, c'est de mourir d'ennui...
J'ai eu un accident de moto en Thaïlande il y a 6 ans, bras et côtes cassés, j'étais en règle, le minibus impliqué a reconnu ses torts, tout s'est relativement bien passé. Je suis toujours motard.
A 70 ans, je suis en train de faire un tour de l'Isaan à vélo, seul et sans hâte, afin de satisfaire mon besoin d'aventure et de découverte.
Cela me donne l'impression d'exister, et c'est l'essentiel.
Bonne chance à tous les aventuriers !
Claude
La discussion est biaisée parce qu’il n’y a que des intervenants qui parlent d’acceptation du risque, mais à priori. Est-ce sincère, et/ou naïf ?
Ce qui manque c’est le témoignage à postériori de personnes ayant subi un traumatisme, pour voir si elles acceptent toujours le risque virtuel transformé en fait.
Par ex, quelqu’un qui garde des séquelles définitives d’un accident de la route à Madagascar et qui du attendre 10h avant d’être soigné dans un hôpital décent (au lieu de 30 mn en France).
Ou la veuve d’un homme tué dans un attentat en Egypte. Ou le fils d’une femme retenue en otage depuis un an au Mali.
Etc …
Nous aurions pu nous rencontrer sur le "Tanezrouft" ou la piste de "Tam" dans les années 70...
Salut!
Très certainement , j'ai fait celle du Tanezrouft en janvier 78...Surchauffe du moteur de la 404 ( véritable épave! ) et toute l'eau potable est passée dans le radiateur..obligé de boire celle d'un puits du côté de Tabankort ou Tessalit? puis celle du fleuve Niger par la suite. Mes intestins n'ont pas trop apprécié mais tout s'est remis en ordre un peu plus tard.
A 70 ans, je suis en train de faire un tour de l'Isaan à vélo, seul et sans hâte, afin de satisfaire mon besoin d'aventure et de découverte.
Le vélo je 'en ai pas fait suffisamment et j'ai toujours eu beaucoup de mal à supporter la selle!
J'avais pourtant en tête il y a 2 ou 3 ans de traverser le Vénézuela ( Gran Sabana) mais comme je l'ai dit plus haut avec l'âge je me pose maintenant des questions sur la sécurité et avec ce qui se passe depuis dans ce pays j'y ai définitivement renoncé!
Maintenant l'aventure se limite pour moi à parcourir le Vercors de long en large à pied ou en raquettes ou encore ski de rando l'hiver sinon ça restera l'Asie version touriste mais là où on en côtoie le moins..Prochain départ bientôt pour Sulawesi pour voir si ça a beaucoup changé depuis les années 90. Le plus "drôle" c'est que je viens de m'apercevoir que j'ai pris un billet d'avion pour une ville ( Palu) qui a été partiellement détruite par un séisme suivi d'un Tsunami en octobre dernier! J'avais complètement oublié!
Ce qui manque c’est le témoignage à postériori de personnes ayant subi un traumatisme, pour voir si elles acceptent toujours le risque virtuel transformé en fait.
Par ex, quelqu’un qui garde des séquelles définitives d’un accident de la route à Madagascar et qui du attendre 10h avant d’être soigné dans un hôpital décent (au lieu de 30 mn en France).
Je n'ai jamais pensé prendre plus de risque sur les routes de Mada que sur les routes de notre pays...Je ne sais d'ailleurs pas quelles sont celles qui sont le plus accidentogènes. As tu réfléchi au nombres de morts sur nos routes? 3500 je crois en 2015 ou 2016 et 18000!! dans les années 70.Tu crois que ça faisait peur à beaucoup de monde? que les gens réfléchissaient au problème et hésitaient beaucoup avant de prendre place derrière un volant? et même pour ceux qui ont été victime d'accident crois-tu que ça les a empêché de reconduire?
Ou la veuve d’un homme tué dans un attentat en Egypte. Ou le fils d’une femme retenue en otage depuis un an au Mali.
Au regard des statistiques le nombre de morts dans les attentats est supérieur en France qu'en Egypte mais personne ne s'empêcherait d'aller faire une virée dans la capitale donc nos comportements sont bien irrationnels sur ce sujet non?
A la retraite aujourd'hui, j'ai exercé pendant 35 ans un métier emprunt de risques au quotidien qui m'a amenée à vivre en outre-mer mais également à l'étranger et j'ai profité de ces périodes de villégiatures pour parfaire ma soif de découverte de nouvelles contrées seule ou en famille selon le contexte. Le monde est maintenant à notre portée par écran interposé, magazines et guides en tout genre et sans quitter notre canapé nous avons déjà une idée de ce que pourrait être un futur périple. Un voyage n'est pas anodin surtout quand on le réalise sans passer par un organisme spécialisé et se doit donc d'être préparé avec beaucoup de rigueur. Tout doit être pris en compte, le risque sanitaire (épidémies, vaccinations, rapatriement sanitaire éventuel), climatique et terrestre (j'ai vécu des cyclones et tremblements de terre, le dernier d'une magnitude de 7,4), accidentogène (le salaire de la peur en Arabie Saoudite mais aussi à l'Ile Maurice), situation politique, violences, règles de vie....
Ma réflexion va au-delà dans la gestion de ces risques que je qualifierai de normaux car nous devons malheureusement faire face aujourd'hui au terrorisme. Le monde a changé et la menace existe surtout quand on est Français. Le risque zéro n'existe pas, mon métier me l'a appris et je prends en compte les avis du MAE. Je me signale auprès des ambassades et consulats quand je le juge nécessaire. Je n'irai pas me jeter dans la gueule du loup en allant dans certains pays exposés à ce danger et me dire après que c'était la faute à pas de chance, au mauvais endroit au mauvais moment. J'essaye de penser également à la gestion de l'après. Comment en ressort-on si on a la chance de s'en sortir.....et nos familles, nos amis pour qui nous comptons et qui attendent notre retour avec une certaine angoisse. Le voyage doit rester une source d'aventures, d'émerveillement, d'émotions, de découverte, de richesse pour chacun d'entre nous mais faisons-le en toute connaissance de cause.
Bonsoir J-Michel (ou peut-être bonjour, selon où vous êtes...) !
Donc, comme moi vous avez plein de souvenirs et la satisfaction d'avoir réalisé vos projets et vos rêves, en dépit des difficultés, des incidents divers généralement vite oubliés.
Fin 73 ou 74, j'ai attendu quelques jours le camion qui devait m'apporter quelques jerricans d'essence à Tessalit... En 1990, je suis revenu du Niger avec un cylindre de moins, mais il en restait tout de même 7 (Range Rover) et j'ai rencontré une petite Japonaise qui avait acheté un moto TT en Allemagne et avait Traversé France-Espagne-Maroc-Algérie toute seule.
Au Panama, surpris par un orage j'ai dû abandonner un Pajero au bord d'un gouffre, sanglé à un arbre, pour revenir le chercher par temps sec - longue marche - traversée de gués - et enfin petit aéroport pour rentrer à la capitale.
Oui, l'Asie est tout de même bien accueillante lorsque le poids des ans...
Mais il y a tant de personne bien plus jeunes qui, pour diverses raisons, et surtout la santé, ne peuvent pas profiter de la vie autant que nous.
Je vous souhaite donc un super voyage en Indonésie et plein d'autres à suivre.
Palu a bien souffert et on n'en parle plus... J'étais en Thaïlande au moment du Tsunami de 2004, j'ai vu les dégâts quelques jours après, effrayant !
Cordialement,
Claude
Par contre je suis prête à prendre le risque pour Israël, qui me fait de l’œil d'un point de vue historique.
Je suis allé deux fois en Israël avec mon épouse et nous n’avons pas eu l’impression de risquer notre peau plus qu’ici, au contraire !
Certes, dans l’avion, nous avions, je l’avoue, une petite appréhension.
Mais sur place, l’armée est omniprésente et il y a des contrôles partout. Dans les centres commerciaux et dans de nombreux magasins, il y a des gardes armés, qui inspectent ton sac avant de te laisser entrer. J’ai vu souvent des commerçants avec le Colt (ou plus gros) à la ceinture. Et les contrôles d’accès à l’aéroport ou aux endroits touristiques, c’est du sérieux ! Mais malgré cela, nous n'avions pas le sentiment d'être dans un Etat policier ou un Etat en guerre, parce que pour les Israéliens, tout cela leur semble parfaitement naturel.
En Israël, on ne rigole pas avec la sécurité et dans le fond, je préfère cela.
Ici, par comparaison, n'importe qui peut entrer partout comme dans un moulin, avec tous les risques que cela comporte. Les Israéliens, eux, savent ce qu’est le terrorisme et se sont organisés en conséquence. Ici, j’ai l’impression qu’on n’est nulle part ! A chaque attentat, c’est : bougies, petits mots griffonnés sur des bouts de papier, belles manifestations, beaux discours mais rien ne change !
par contre ici on ne tue pas trop d'enfants palestiniens et on ne rase pas les maisons de familles entières parce qu'il y a un terroriste dans la famille. Et on ne construit pas de Mur non plus.
Par comparaison c'est beaucoup plus démocratique et respectueux des droits de l'homme en France qu'en Israël.
Merci pour ces précisions intéressantes qui me confirment que ce genre de pays n'est pas pour moi. Il y a suffisamment d'autres pays où on peut se sentir en sécurité sans être fouillé, contrôlé et surveillé en permanence et où il y a autre chose à voir que des uniformes et des armes, entre autres...
Il aller une fois, je peux le comprendre, mais y retourner...
Bonne chance pour le troisième voyage !
voilà un site qui donne les stats de mortalité routière par pays:
https://www.atlas-mag.net/article/securite-routiere-en-2017
26,84 morts par 100 000 habitants à Mada et
5,18 morts par 100 000 habitants en France.
Soit 5 fois plus de risque à Mada.
Pour les attentats, en France on est tous des cibles potentielles (soit 1 parmi 66 millions) alors que en Egypte ce sont les toursites occidentaux (ou les coptes) qui sont visés alors que ce n'est qu'une petite partie de la population à un moment donné. Donc plus de chances de faire partie des victimes.
Sur le fond, je dirais qu'on a du mal à évaluer correctement le risque (sur-estimé ou sous-estimé). Et certains qui disent accepter (et assumer ) le risque le font parce qu'ils pensent que le risque est faible et qu'ils passeront toujours à travers.
Mais est ce qu'on est toujours lucide sur le niveau réel de risque ?
Sur le fond, je dirais qu'on a du mal à évaluer correctement le risque (sur-estimé ou sous-estimé). Et certains qui disent accepter (et assumer ) le risque le font parce qu'ils pensent que le risque est faible et qu'ils passeront toujours à travers.
Oserais-je dire que ce que vous décrivez fait beaucoup penser à la Syrie d'Assad que j'avais visitée il y a quelques années : surveillance partout, sécurité assurée, mais à quel prix ?
Je crois que nous serions nombreux à ne pas accepter ce que vous semblez appeler de vos voeux en Europe.
Michel
Par contre je suis prête à prendre le risque pour Israël, qui me fait de l’œil d'un point de vue historique.
Je suis allé deux fois en Israël avec mon épouse et nous n’avons pas eu l’impression de risquer notre peau plus qu’ici, au contraire !
Certes, dans l’avion, nous avions, je l’avoue, une petite appréhension.
Mais sur place, l’armée est omniprésente et il y a des contrôles partout. Dans les centres commerciaux et dans de nombreux magasins, il y a des gardes armés, qui inspectent ton sac avant de te laisser entrer. J’ai vu souvent des commerçants avec le Colt (ou plus gros) à la ceinture. Et les contrôles d’accès à l’aéroport ou aux endroits touristiques, c’est du sérieux ! Mais malgré cela, nous n'avions pas le sentiment d'être dans un Etat policier ou un Etat en guerre, parce que pour les Israéliens, tout cela leur semble parfaitement naturel.
En Israël, on ne rigole pas avec la sécurité et dans le fond, je préfère cela.
Ici, par comparaison, n'importe qui peut entrer partout comme dans un moulin, avec tous les risques que cela comporte. Les Israéliens, eux, savent ce qu’est le terrorisme et se sont organisés en conséquence. Ici, j’ai l’impression qu’on n’est nulle part ! A chaque attentat, c’est : bougies, petits mots griffonnés sur des bouts de papier, belles manifestations, beaux discours mais rien ne change !
Oserais-je dire que ce que vous décrivez fait beaucoup penser à la Syrie d'Assad que j'avais visitée
Au niveau des moyens pour assurer la sécurité à mon avis c'est bien supérieur à la Syrie!
Je crois que nous serions nombreux à ne pas accepter ce que vous semblez appeler de vos voeux en Europe.
Sans doute mais c'est aussi un choix pour certains de vivre dans ce pays et s'ils ne mettaient pas le paquet sur la sécurité le risque d'attentat serait énorme!
Au niveau des moyens pour assurer la sécurité à mon avis c'est bien supérieur à la Syrie!
Je ne sais pas.
La part de la surveillance policière était énorme.
Sans doute mais c'est aussi un choix pour certains de vivre dans ce pays et s'ils ne mettaient pas le paquet sur la sécurité le risque d'attentat serait énorme
Je ne sais pas non plus.
Se voir comme une île assiégée est aussi une façon d'asseoir une certaine politique.
Oserais-je dire que ce que vous décrivez fait beaucoup penser à la Syrie d'Assad que j'avais visitée il y a quelques années : surveillance partout, sécurité assurée, mais à quel prix ?
Quitte à choisir, je préfère (de loin) la surveillance très cash des Israéliens à celle, on ne peut plus lourdingue, des Mukhabarat de la Syrie d'Assad.
par contre ici on ne tue pas trop d'enfants palestiniens et on ne rase pas les maisons de familles entières parce qu'il y a un terroriste dans la famille. Et on ne construit pas de Mur non plus.
Par comparaison c'est beaucoup plus démocratique et respectueux des droits de l'homme en France qu'en Israël.
J'attendais un commentaire de ce genre. J'aurais bien parié 100.000 $ que j'allais avoir ce genre de commentaire mais il est malhonnête de parier quand on est sûr.
Alors, pour bien mettre les points sur les i, je ne porte aucun jugement sur la politique d'Israël vis-à-vis des Palestiniens. Je dis simplement que les Israéliens connaissent le terrorisme, qu'ils sont habitués à vivre avec et qu'ils se sont organisés en conséquence. C'est seulement ce que je voulais dire, c'est tout ce que je voulais dire et je ne voulais rien dire de plus. Point final !
Oserais-je dire que ce que vous décrivez fait beaucoup penser à la Syrie d'Assad que j'avais visitée il y a quelques années : surveillance partout, sécurité assurée, mais à quel prix ?
Je crois que nous serions nombreux à ne pas accepter ce que vous semblez appeler de vos voeux en Europe.
Michel
Par contre je suis prête à prendre le risque pour Israël, qui me fait de l’œil d'un point de vue historique.
Je suis allé deux fois en Israël avec mon épouse et nous n’avons pas eu l’impression de risquer notre peau plus qu’ici, au contraire !
Certes, dans l’avion, nous avions, je l’avoue, une petite appréhension.
Mais sur place, l’armée est omniprésente et il y a des contrôles partout. Dans les centres commerciaux et dans de nombreux magasins, il y a des gardes armés, qui inspectent ton sac avant de te laisser entrer. J’ai vu souvent des commerçants avec le Colt (ou plus gros) à la ceinture. Et les contrôles d’accès à l’aéroport ou aux endroits touristiques, c’est du sérieux ! Mais malgré cela, nous n'avions pas le sentiment d'être dans un Etat policier ou un Etat en guerre, parce que pour les Israéliens, tout cela leur semble parfaitement naturel.
En Israël, on ne rigole pas avec la sécurité et dans le fond, je préfère cela.
Ici, par comparaison, n'importe qui peut entrer partout comme dans un moulin, avec tous les risques que cela comporte. Les Israéliens, eux, savent ce qu’est le terrorisme et se sont organisés en conséquence. Ici, j’ai l’impression qu’on n’est nulle part ! A chaque attentat, c’est : bougies, petits mots griffonnés sur des bouts de papier, belles manifestations, beaux discours mais rien ne change !
Je n'appelle pas ça de mes vœux. Je dis simplement qu'ici en Europe, nos dirigeants n'ont pas mesuré, mais alors absolument pas, l'ampleur de ce que nous sommes en train d'affronter ! Evidemment, si vous préférez chanter "Tout va très bien, Madame la marquise !"....
Point final aussi !
Je n'appelle pas ça de mes vœux. Je dis simplement qu'ici en Europe, nos dirigeants n'ont pas mesuré, mais alors absolument pas, l'ampleur de ce que nous sommes en train d'affronter ! Evidemment, si vous préférez chanter "Tout va très bien, Madame la marquise !"....
Point final aussi !
C'est un peu facile de vouloir clore ainsi un échange, même si je comprends bien à quel point celui-ci est potentiellement venimeux.
Mon avis est que fort heureusement beaucoup d'européens ont conservé le sens critique et le sens de la mesure, qui leur permettent de rester fidèles à leurs valeurs, sans tomber dans les panneaux qui se présentent.
Oserais-je dire que ce que vous décrivez fait beaucoup penser à la Syrie d'Assad que j'avais visitée il y a quelques années : surveillance partout, sécurité assurée, mais à quel prix ?
Mon avis est que fort heureusement beaucoup d'européens ont conservé le sens critique et le sens de la mesure, qui leur permettent de rester fidèles à leurs valeurs, sans tomber dans les panneaux qui se présentent.
Dans la Syrie d'Assad, c'est tout le peuple qui est mis sous surveillance. En Israël, la sécurité est mise au service de tous. Elle est comme le relate Captainbang assurée également par le civisme et la vigilance quotidienne des individus eux-mêmes. La différence est de taille.
Ta comparaison entre la Syrie et Israël dans ce domaine va à l'opposé du "sens critique et sens de la mesure" que tu t'auto-discernes un peu vite.
Bonsoir j’ai lu tous les commentaires, j’essaierai de prendre le temps de répondre, mais le temps c’est ce qui nous manque le plus. Je regrette que comme souvent dans ces réflexions, ça dérive très vite vers des confrontations politiques, qui n’ont plus rien à voir avec le sujet. Pourquoi quand il y a une phrase qui peut s’interpréter comme polémique s’engouffrer dans la brèche et quitter le sujet ? Que les joutes hors sujet se déroulent en MP et qu’on laisse vivre le thème. D’ailleurs j’ai demandé de supprimer les interventions d’une personne qui s’égarait par trop.
Pour en revenir au thème, le risque en voyage, je ne voudrais pas seulement parler de l’insécurité due aux hommes, particulièrement celle liée à l’EI. Non, je voudrais avoir vos avis, comme mon allusion à l’alpinisme le laissait entendre, face à la confrontation avec la nature. Est-ce que des livres comme « au cœur des extrêmes » de Christian Clot, en particulier son incroyable descente en kayac avec Mélusine Mallender des canaux de Patagonie, ou « Instincts » la traversée du bush australien de Sahara Marquis en solitaire, ou plus anciens des livres comme les « Conquérants de l’inutile » de Lionnel Terray, ou les aventures d’Ella Maillart dans les années 1930 et bien d’autres, sont des exemples qui vous font vibrer et qui sont susceptibles d’orienter vos voyages vers des « côtés » aventureux ?
Sur VF j’ai lu un certain nombre de récits de voyages qui montraient un bel engagement. Quelle part de rêve reste-il dans nos envies de voyager ? Quelle étincelle nous motive pour nous confronter au danger dans une recherche de dépassement ?
Luc
Bonsoir j’ai lu tous les commentaires, j’essaierai de prendre le temps de répondre, mais le temps c’est ce qui nous manque le plus. Je regrette que comme souvent dans ces réflexions, ça dérive très vite vers des confrontations politiques, qui n’ont plus rien à voir avec le sujet. Pourquoi quand il y a une phrase qui peut s’interpréter comme polémique s’engouffrer dans la brèche et quitter le sujet ? Que les joutes hors sujet se déroulent en MP et qu’on laisse vivre le thème. D’ailleurs j’ai demandé de supprimer les interventions d’une personne qui s’égarait par trop.
Mince, un habitué des longues digressions qui se plaint des messages hors sujet...🏴☠️
Pour en revenir au thème, le risque en voyage, je ne voudrais pas seulement parler de l’insécurité due aux hommes, particulièrement celle liée à l’EI. Non, je voudrais avoir vos avis, comme mon allusion à l’alpinisme le laissait entendre, face à la confrontation avec la nature. Est-ce que des livres comme « au cœur des extrêmes » de Christian Clot, en particulier son incroyable descente en kayac avec Mélusine Mallender des canaux de Patagonie, ou « Instincts » la traversée du bush australien de Sahara Marquis en solitaire, ou plus anciens des livres comme les « Conquérants de l’inutile » de Lionnel Terray, ou les aventures d’Ella Maillart dans les années 1930 et bien d’autres, sont des exemples qui vous font vibrer et qui sont susceptibles d’orienter vos voyages vers des « côtés » aventureux ?
Tout d'abord, dans la série des incidents de voyage, je précise que j'ai été victime d'un braquage et d'une tentative de braquage aux États-Unis dans les années 70 (Washington DC et Memphis). Les faits s'était déroulés en pleine rue et en pleine journée. Je ne pensais pas avoir commis d'imprudence, sauf que j'étais peut-être passé dans des secteurs dangereux sans le savoir. J'ai eu aussi la joie d'attraper une infection sévére au Pérou, ce qui m'avait contraint de rentrer précipitamment (3 semaines d'hosto à la clé). Je faisais pourtant attention à l'hygiène alimentaire (boissons, pas de crudités, ..., ). Mais probablement pas assez. Pourtant ces voyages n'étaient pas a priori les plus risqués.
Désormais, je suis comme plusieurs vieux qui sont intervenus dans cette discussion. Je limite les risques. Avec une appétence particulière pour l'Asie du Sud Est à vélo. Il reste les dangers de la circulation.
Ce qui excite mon imaginaire, ce sont les livres d'histoire. Ou les découvreurs. Comme Auguste Pavy, Henri Mouhot, Doudart de Lagrée et Garnier. Ou les récits des anciens d'Indo. En revanche, les récits de voyage plus contemporains m'intéressent moins.
Pour finir, le risque lié à la confrontation à la nature est de mon point de vue un risque d'accident aggravé par la lenteur des secours et l'éloignement des centres de soins performants. C'est pour cela que, par exemple, en vélo, je ne me laisse jamais entraîner dans les descentes, quitte à user prématurément les patins et les jantes.
sont susceptibles d’orienter vos voyages vers des « côtés » aventureux ?
Non.
Et ces risques ne sont pas liés au voyage mais à une manière de vivre, de ne pouvoir se sentir vivre qu'avec des poussées d'adrénaline.
Tous ces "exploits" peuvent se dérouler au pied de la porte ou presque.
Ce n'est plus le voyage, la découverte du monde qui motive alors mais juste un besoin de sensations fortes.
un bel engagement.
Je ne vois pas en quoi l'inutile sera spécialement beau.
C'est un point de vue qui t'appartient, c'est tout.
Bonjour,
Pour ma part, si le risque en voyage est assumé et qu'on ne le fait pas peser sur d'autres, cela m apparait cohérent.
Quand il s agit de performance, plus ou moins pertinentes, type être le premier à traverser le Sahara en ballon sauteur ou le détroit d'Ormuz en pédalo, ca me touche très peu. On est selon moi loin du voyage mais plus dans une recherche égotique visant à attirer la lumière sur soi et sa performance bien plus que dans le voyage.
J ai lu certains de ces livres, je les trouve tous décevants, usants à force de nombrilisme et généralement très peu intéressants. Pour certaines de ces performances, j ai aussi de sérieux doutes sur la réalité de ce qui y est décrit. Si j'en retenais un seul, peut etre celui de Maufrais et sa fin tragique. Pour la qualité de l'écriture et car la proximité de la mort et de l'échec conduit le livre vers des réflexions essentielles et une profondeur de champ inhabituelle dans ce type d'ouvrage.
Bref on peut parfaitement s'épanouir dans des voyages sans risque, ou sans voyager, sans pour autant "ne pas avoir vécu" et si on souhaite se colleter au risque, car la zone est dangereuse ou par souci de la perf, juste l assumer et ne pas forcément en faire un livre ou un film...
C'est un peu facile de vouloir clore ainsi un échange, même si je comprends bien à quel point celui-ci est potentiellement venimeux.
Mon avis est que fort heureusement beaucoup d'européens ont conservé le sens critique et le sens de la mesure, qui leur permettent de rester fidèles à leurs valeurs, sans tomber dans les panneaux qui se présentent.
Michel
si je suis intervenu dans cette discussion, c'est pour donner mon avis sur les risques en Israël, c'est tout.
Mais je n'ai pas la moindre envie de me lancer dans une discussion politique sur Israël, qui sortirait du sujet et qui tournerait inévitablement très vite à la foire d'empoigne...
Mais je n'ai pas la moindre envie de me lancer dans une discussion politique sur Israël, qui sortirait du sujet et qui tournerait inévitablement très vite à la foire d'empoigne...
Bonjour Alain,
toujours aussi rugueux, entre les poseurs de questions sur les vaccins, ceux qui sont en déni de réalité, les trouillards, ceux qui ne prennent pas pour argent comptant les avis du MAE et ceux qui font des réponses à la c… on a l’impression que vous en voulez à la Terre entière. Certes vous avez eu quelques déboires en voyage, mais je trouve votre vision alarmiste et sans empathie pour vos semblables
Mais au moins votre réponse est claire, mais bien évidemment mon point de vue est tout différent. Je vais essayer d’être synthétique et dire pourquoi :
Les questions sur les vaccins : bien évidemment c’est très important. Mais en posant des questions on peut affiner et certes avec confirmation par un organisme spécialisé (tout le monde n’en a pas près de chez soi) découvrir par exemple que l’on peut, tout du moins à l’époque où j’y suis allé, traverser sur des centaines de km la forêt amazonienne à vélo en dormant dehors sans prendre de malaraone. Mais il faut bien commencer par poser une première question et pourquoi pas sur VF ?
Déni de réalité : des intervenants comme Meg2, Willempsie, ou Helaine34 que je connais personnellement, ont une énorme expérience en matière de voyages sportifs engagés, et je ne me permets pas de balayer d’un geste de la main ou d’un mot assassin leurs évaluations de situation.
Les trouillards: je me garde bien de parler de trouillards en matière de voyage. Le petit pépère qui ne rêve que de plage en sécurité, sera peut-être celui qui sautera à l'eau d'un pont sur le Rhône pour sauver un enfant qui se noie. Trouillard ou super courageux?
Avis officiels : dans un post précédent j’ai expliqué les différentes raisons pour lesquelles les avis aux voyageurs du MAE étaient souvent alarmistes, je me base sur mes trois ans d’expérience au sein du MAE.
Les avis à la c… : nous n’avons pas les mêmes sources ou les mêmes lectures ou peut-être une méthodologie différente dans ce domaine. En effet, comme le dit très bien Meg2, on a vite jugé du sérieux d’un intervenant et pour confirmation il suffit d’engager une discussion en MP. Les gens sérieux ne disent pas « il ne m’est rien arrivé », mais expliquent leur démarche et mettent en garde contre les dangers possibles.
Non décidément, nous n’avons pas la même vue sur ce que nous lisons sur VF. Derrière ces écrits impersonnels masqués par des pseudos, il y a des femmes et des hommes en chair. Pour ma part grâce à VF, j’en ai connu pas mal, en apparence des folles et des fous avec lesquels j’ai vécu de superbes aventures, et de plus très souvent ils sont devenus de vrais amis.
Vous allez encore me reprocher mes digressions, mais j’essaie simplement de relater mon expérience et d’expliquer pourquoi je dis telle ou telle chose en contradiction avec votre point de vue. Mais à chacun de se faire son opinion et de voir quel camp il choisit !
Bonne journée
Luc
PS : je vais essayer de continuer à répondre, pas mal de choses intéressantes ont été dites, d'autant plus intéressantes qu'elles sont parfois loin de mon schéma de pensée
Vous allez encore me reprocher mes digressions, mais j’essaie simplement de relater mon expérience et d’expliquer pourquoi je dis telle ou telle chose en contradiction avec votre point de vue. Mais à chacun de se faire son opinion et de voir quel camp il choisit !
Effectivement, beaucoup de digressions sans répondre à l'essentiel de mon message initial qui était :
En résumé, de mon point de vue, la prise de risques oui, mais à condition d'être pleinement conscient des risques encourus et que le jeu en vaille la 😏chandelle. La roulette russe n'est vraiment pas mon truc. Enfin, c'est mon avis.
En matière d'évaluation du risque, vous êtes manifestement dans le déni de réalité. Quand, à la suite d'une mise en garde du MAE (qui se fonde sur un risque réel mais probablement exagéré, principe de précaution oblige), dans un autre fil de discussion, un de vos amis, que vous approuvez, décrète qu'il s'agit d'une fakenews (sic!), je me demande s'il vaut mieux en rire ou en pleurer. De même, lorsque vous écrivez qu'on est en sécurité lorsqu'on circule en vélo sur la bande d'arrêt d'urgence d'une 2 fois 2 voies en Thaïlande, un des pays les plus accidentogénes du monde, je me demande si vous n'avez pas pris un coup de chaud. Si je vous suis bien, vous ne prenez jamais de risques puisque vous décidez qu'il n'y an a pas. C'est une manière de voir les choses. Mais, n'étant pas en guerre, permettez moi de ne choisir pas un camp, comme pourtant vous le suggérez. 😉
Mélange des mondes ? L’aventurier explorateur ouvreur de pistes, seul ou en groupe, recherche l’inconnu, s’attend à rencontrer l’imprévu. Pour lui, le risque est quelque chose qui le fait vibrer autant que la recherche et jouir autant que la découverte. Se poser la question de savoir s’il accepte le risque, c’est demander au Pape s’il est catholique.
Concernant cette espèce curieuse et super-vigilante, la question de l’acceptation du risque ne se pose pas, le sujet n’es est pas un, je ne la perçois pas tout à fait comme une catégorie de voyageurs, je tourne la page.
Pour les variantes de touristes classiques (?), plus ou moins habituels, ordinaires (?), +/- encotonnés (?), +/- rassurés (?), protégés (sauf parfois d’eux-mêmes ?) - mais que je ne dénigre pas car j’en (ai) fait partie - les remarques sont tellement justes et à se taper sur le ventre qu’on se demande s’il ne faudrait pas recommander aux voyagistes d’instaurer un formulaire explicatif spécial « sécurité bon sens » (3 pages suffiraient) à faire signer par les clients. Certains isolés aussi en auraient besoin.
Je pense que la question concerne un monde trop vaste. Qui trop embrasse mal étreint (?)
Personnellement, je ne suis pas dans le concret comme ceux qui parlent ici d’expérience récente (ou… moins récente).
je comprends pas bien de quel risque on parle, concrètement, dans "le risque qui fait vibrer".
je comprends bien que cette sensation de danger un peu euphorisante qu'on trouve aussi dans des sports 'extrêmes' , mais en voyage c'est quoi ?
- se dire que le moustique qui tournoie autour est peut être porteur de la dengue ?
- monter dans un bus express pourri conduit de nuit par un chauffeur fatigué sur une mauvaise route de montagne ?
- aller dans une zone de forte tension ou il y a un checkpoint militaire tous les 3 kms ?
- visiter Chernobyl ou Fukushima en allant exprès dans les zones les plus radioactives ?
- porter un maillot du PSG à Marseille ?
L'imprévu en voyage ok, mais l'imprévu ça peut être du positif ou du négatif; mais pas du dangereux.
Le risque accepté (je ne parle pas du risque considéré comme négligeable) je ne vois pas bien ce que ça apporte, à part de se trouver en général dans des régions peu touristiques et plus "authentiques".
Je pense que la connaissance, la perception, la conscience de la possibilité accrue de risques peut faire vibrer un "voyageur explorateur" un voyageur particulièrement avantureux. Comme dans toute aventure extrême.
Attends, je confirmerai dès mon retour de Mars.
Non, je voudrais avoir vos avis, comme mon allusion à l’alpinisme le laissait entendre, face à la confrontation avec la nature. Est-ce que des livres comme « au cœur des extrêmes » de Christian Clot, en particulier son incroyable descente en kayac avec Mélusine Mallender des canaux de Patagonie, ou « Instincts » la traversée du bush australien de Sahara Marquis en solitaire, ou plus anciens des livres comme les « Conquérants de l’inutile » de Lionnel Terray, ou les aventures d’Ella Maillart dans les années 1930 et bien d’autres, sont des exemples qui vous font vibrer et qui sont susceptibles d’orienter vos voyages vers des « côtés » aventureux ?
Pour ce qui me concerne je crois que je n'ai jamais vraiment mis le domaine du voyage et celui des sports pratiqués dans la nature et encore moins ceux qu'on range dans la catégorie des sports "extrêmes"sur le même plan.Ce sont pour moi deux mondes différents. Ce ne sont pas les exploits de Lionnel Terray de Maurice Herzog ou d' Ella Maillart qui m'ont inspiré et donné une âme de voyageur mais plutôt des écrivains curieux d'horizons nouveaux qui cherchaient à découvrir d'autres modes de vie , d'autres formes de pensée, une autre vision du monde que celle que nous offre "la pensée occidentale" Je suis ( enfin j'étais) plus dans la recherche de l'aventure humaine avec ce qu'elle peut offrir d'étrange dans le domaine des comportements et des croyances que dans la recherche de sensations fortes dans un rapport avec les éléments naturels.Ce sont surtout des explorateurs ou des anthropologues qui m'ont inspiré plutôt que les alpinistes...Je pense entre autres ( c'est très hétéroclite) à Alexandra David Neel à Henry de Monfreid à Carlos Castaneda à Gheerbrant, Antonin Artaud, mais aussi à des écrivains de l'aventure humaine comme Kessel ou à d'autres moins connus comme Tobias Schneebaum ( Au pays des hommes nus) et plus récemment Jéromine Pasteur.( Chaveta) Pour résumer le voyage pour moi c'est d'abord la rencontre d'autres humains qui ont un mode de vie et adoptent un système de pensée et de croyance qui diffère fortement du mien . La nature a certes une grande importance mais pas comme terrain de jeu générateur de sensations fortes. D'abord ce terrain de jeu je le trouve dans mon pays et nos montagnes , nos rivières, nos côtes me suffisent amplement.La France est pour moi, le plus beau pays du monde. j'ai bien aimé dans le cadre des" sports de nature" me frotter aux éléments naturels et dans une moindre mesure j'aime encore le faire mais plus pour un certain goût de l'effort physique, et un désir de communion avec les éléments naturels que pour une recherche du plaisir de se faire peur.
Bonsoir Miranda, ta réponse montre que tu sais t'affranchir du poids de l'information. Comme tu le dis tu as subi des réflexions mais tu es partie. S'il t'était arrivé quelque chose on n'aurait sans doute pas manqué de te parler du Donbass.
J’en profite aussi pour répondre à
BettinaAbel sur le hors-piste et ce qui va avec le ski de randonnée. Vaste débat, oui le hors-piste est dangereux, faut-il y emmener ses enfants ? J’ai arpenté les sommets en France avec mon père dès l’âge de 13 ans à ski. Oui dès que l’on est en hors-piste il y a souvent des risques, la neige est un matériau instable, le vent la rendant encore plus dangereuse. Mon père a sans doute risqué ma vie par moments, mais il m’a fait passer une jeunesse merveilleuse, quelque part il était mon meilleur copain. Même les professionnels se font prendre dans les avalanches en encadrant des clients.
Rhume : les imprudences à Chamonix, bien évidemment il y en a, mais nous sommes matraqués avec les reportages sur les chaînes en boucle où l’on voit les cohues sur le mont Blanc. Cela nous donne une vision assez noire. La montagne ce n'est pas que ce marronnier qui fleurit chaque année en juillet et août.
Je n’ai pas l’impression que la grande majorité des gens qui vont en montagne sont des imprudents. Plus la fréquentation est importante plus les accidents le sont. On tombe bien dans son escalier ou du trottoir donc aussi sur un chemin en randonnée.
Quant à l’alpinisme c’est un sport à risques, les guides aussi meurent. Si c’est un amateur qui a un accident on considère généralement que c’est un imprudent, on le dit moins d’un guide accidenté. Les guides ont des stages de recyclage tous les 5 ans, on y aborde pas mal les problèmes de défense en cas d’accident de leurs clients. Ils ont je crois un ou plusieurs avocats spécialisés pour les défendre. Et puis les secours existant, faut-il renoncer à aller en montagne où l’on risque l’accident, donc de mettre les sauveteurs en péril ?
Je viens de lire que les otages Français enlevés au nord du Bénin ont été libérés ainsi que 2 autres otages étrangers, 2 fusiliers marins ont perdus la vie…
Revenue d’Inde il y a quelques mois, il me semblait aujourd’hui important de partager mes sentiments, à froid. Je vous invite d’ailleurs ardemment à lire mes…
Réflexions de voyageurs › Asie de l'Ouest · 136 replies
Je me demande quel part de risque suis-je prêt a prendre pour ma famille a vouloir leur faire découvrir le joli coté des cartes postales de voyages idylliques…
J’avais envie depuis un bon moment de pousser un coup de gueule à propos des discussions qui traitent de la dangerosité et des risques liés à certains pays.…
Hi everyone,
I’m Loulou, a French expat who’s been living in Southeast Asia for about fifteen years, currently in Phnom Penh, Cambodia. A passionate walker at heart, I’ve trekked in Nepal (Thorung La, Mardi Himal), India, Vietnam, and I’m still planning new hikes (Char Dham, Langtang, Annapurna).
I’ve just published my first travel journal, recounting three months of walking and encounters across India. A portion of the sales goes to an educational center I support in Kep, for children whose parents work in the salt marshes.
I’m also working on a second book about Nepal with a musician friend, focusing on the Mardi Himal trek—two independent perspectives on the same journey.
Happy to swap stories with you about the Himalayas, India, Southeast Asia, or just the urge to hit the road and walk far from home.
Safe travels,
Loulou
Hi! It was totally by chance that I stumbled upon VoyageForum (an ad online and a story lol), and I’ve been reading some really old posts from 2011 about Thai massage schools—discussions on how to get by, accommodation, prices, etc. It reminded me of my own experience: I kept things simple by staying with a local family during my entire trip. I only shared all the expenses with them, which, I’ll admit, was super cheap… and I often traveled with them, which naturally opened a lot of doors for me. To start, at the school in Salaya, my Thai friend immediately connected me with Teacher Phong (the school’s mentor and teacher of teachers, a former monk). I was supposed to join a group session with other foreigners, but for some reason I don’t know, I got two days of private lessons for free with this expert… incredible! And on top of that, he loved France! It was an amazing experience. I "discovered" massage by chance—the Thai family just told me: "Try it, you’ll see!" (I’d had a pretty intense massage in the capital before 😅… but the next day, I felt unbelievably great!))
Every morning, I’d take a taxi (chosen by the Thai family at prices that beat all the competition) to this school—I’ve forgotten the name of the little village now… right in the heart of the countryside. Then, in the evenings, I’d keep practicing massage on all the family members… and they’d teach me Thai at the same time!))
Since then, I’ve practiced a bit, with lots of positive feedback. Following Teacher Phong’s advice—he thought my pressure was deep, firm, and precise—he strongly encouraged me to take this seriously.
I love Thailand so much. It’s a whole different way of living… and it’s a real blessing, even if I couldn’t live there full-time. Anyway, that was an unforgettable memory, and sometimes the Thai family and I still say hi—from 2011, 2013… right up to today!
Who’d like to share their best and worst travel memories in a few lines?
For me, it’s watching the TAJ MAHAL at sunrise and getting chased by dogs at the top of a mountain pass in GREECE on the way back from ISTANBUL.
THANKS GUYS
"It seems to me that poverty would be less painful in the sun" wrote Aznavour...
Not sure...😕 Who can prove that people in hot countries are happier than others?
What do you think?
Is it better to live in Montpellier than in Lille?
Are the Pygmies happier than the Inuit?
Are Canadians less happy than the people of Louisiana?
Are there more French expats in hot countries?
And your travels? Do you choose your destinations based on the climate?
Do you rejoice when a bit of sunshine appears?
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)