Oui sacré et profane, une parole donnée qui t'engage pour une vingtaine d'années au moins ne doit-elle pas être considérée comme sacrée?
Si on n'est pas encore hors sujet on va finir par l'être...
A vrai dire je n'avais pas pensé au cas que tu évoques. Là j'y vois un abus de langage une définition secondaire quoi que..
Le Sacré ( pour ma part) possède une part de mystère, d'irrationnel qui te prend aux tripes , qui te "saisit" qui te bouleverse...
La prière dans le monde!
by Pondy
This discussion is in French, the community’s main language.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI
https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
Bonjour,
Plus tard (1987) en réplique de la grotte, j'ai bien aimé aussi celle du "Miraculé"
Ah! Michel Serrault, muet, tombant dans la piscine et se mettant soudain à crier" I can speak! I can speak!" (c'était Serrault?) a été un franc éclat de rire. Peut-être xyz999 devrait-il aller faire une petite immersion [:p]
Catherine
Plus tard (1987) en réplique de la grotte, j'ai bien aimé aussi celle du "Miraculé"
Ah! Michel Serrault, muet, tombant dans la piscine et se mettant soudain à crier" I can speak! I can speak!" (c'était Serrault?) a été un franc éclat de rire. Peut-être xyz999 devrait-il aller faire une petite immersion [:p]
Catherine
By this, and this only, we have existed. Which is not to be found in our obituaries. (T.S. Eliot)
Cependant une idée bouscule un peu ma pensée : il me semble que les assemblées religieuses ces derniers temps ont permis au virus d'infecter des milliers de gens partout dans le monde, et je crois savoir qu'en Afrique (et AMS) les évangélistes sont partout ? j'ai eu un peu peur pour tes croyants en réunion, mais croisons les doigts !
Tu veux dire « joignons les mains » ? Ferveur contre fever, la lutte fait rage ! La religion est souvent le seul espoir de ceux à qui se dérobe la perspective d'un sort meilleur et c'est pain béni pour qui en fait profession. Mon dimanche à Ladybrand date de février 2014, je l'ai sorti de la sacristie pour l'occasion. La semaine précédente, au Lesotho, un berger ramenait une brebis égarée (pour ceux qui connaissent leurs classiques)..
@Lucbertrand
Et je t'accorde volontiers que certains curés, HELAS, sont plus que "sopo". D'ailleurs depuis que l'abbé Arnaud a été appelé à d'autres fonctions je ne vais plus à la messe.
Comme aimait à dire le regretté abbé : « Sacré nom d'une truite, il n'y a hélas pas que les curés ! » Mais non, Luc, je ne te sonne pas les cloches mais je n'ai pas résisté à la tentation.
Tu veux dire « joignons les mains » ? Ferveur contre fever, la lutte fait rage ! La religion est souvent le seul espoir de ceux à qui se dérobe la perspective d'un sort meilleur et c'est pain béni pour qui en fait profession. Mon dimanche à Ladybrand date de février 2014, je l'ai sorti de la sacristie pour l'occasion. La semaine précédente, au Lesotho, un berger ramenait une brebis égarée (pour ceux qui connaissent leurs classiques)..
@Lucbertrand
Et je t'accorde volontiers que certains curés, HELAS, sont plus que "sopo". D'ailleurs depuis que l'abbé Arnaud a été appelé à d'autres fonctions je ne vais plus à la messe.
Comme aimait à dire le regretté abbé : « Sacré nom d'une truite, il n'y a hélas pas que les curés ! » Mais non, Luc, je ne te sonne pas les cloches mais je n'ai pas résisté à la tentation.
" ce ne peut être que la fin du monde en avançant " A.Rimbaud
Je me doutais bien qu' il y avait quelque chose qui ne collait pas dans votre récit.
Ah! Oui 2014, ça date. D' ou la nécessité d' être précis.
Alors qu' en est il de la réalité d' aujourd' hui en Afrique du Sud?
Bonsoir Jean-Luc eh oui ne retourne pas le couteau dans la plaie. Pour moi la religion doit être source de joie. Dans l'homélie doit transparaître l'espérance.
Mais depuis qu'il est parti, non ad patrem, l'abbé Arnaud est revenu une fois pour un événement extrêmement douloureux et il nous a fait beaucoup de bien sachant apaiser les âmes par des mots simples et rayonnants.
Et puis en temps de confinement son sermon dominical à partir du diocèse était en direct à la télé et donc, j'ai pu assister à la messe depuis chez moi durant cette période, même s'il n'avait pas le premier rôle durant l'office.
Et en plus outre son message toujours d'une grande force, il est tout simplement beau, des mauvaises langues chez nous disaient que les femmes durant l'office ne regardaient pas seulement Jésus sur la croix!
Luc
Quand tu dis "quelle gueule ça avait" veux-tu dire que c'était pitoyable par rapport au côté "spirituel" qu'apporte la cérémonie religieuse ou alors qu'il t'a fait vibrer?
Je pense que Mr Djalma voulait évoquer des choses transcendantes... puisque Nicolas Boileau en affirmant que "ce qui se conçoit aisément s'énonce clairement" est mentionné, cela montre bien que tout ce qui relève de la théologie et donc de la métaphysique n'est pas normatif [:)]
Il n'est pas question de piédestal en parlant de foi, tout simplement elle t'habite et te transcende, tu n'es pas dans le monde des idoles
une idole c'est l'objet de mon esprit à laquelle je me voue quelque part donc toute transcendance sans idole est-elle possible ? [:P]
Je pense que Mr Djalma voulait évoquer des choses transcendantes... puisque Nicolas Boileau en affirmant que "ce qui se conçoit aisément s'énonce clairement" est mentionné, cela montre bien que tout ce qui relève de la théologie et donc de la métaphysique n'est pas normatif [:)]
Il n'est pas question de piédestal en parlant de foi, tout simplement elle t'habite et te transcende, tu n'es pas dans le monde des idoles
une idole c'est l'objet de mon esprit à laquelle je me voue quelque part donc toute transcendance sans idole est-elle possible ? [:P]
La semaine précédente, au Lesotho, un berger ramenait une brebis égarée (pour ceux qui connaissent leurs classiques)..
j'apprécie beaucoup cette photo ; souvent l'existence est faite de peu de choses c'est presque une métaphore de l'être dans le néant...
j'apprécie beaucoup cette photo ; souvent l'existence est faite de peu de choses c'est presque une métaphore de l'être dans le néant...
Nous étions au Guatemala dans la forêt humide d’altitude et nous étions arrivés là après une longue marche dans la boue glissante des montagnes. Nous devions dormir dans la petite maison en pierre et en bois d’une famille maya, très pauvre, qui hébergeait de temps en temps des touristes-voyageurs pour améliorer leurs conditions de vie.
Le père de famille devait le lendemain matin nous conduire plus haut dans la forêt pour tenter de nous montrer le magnifique quetzal.
Après le repas de galettes de maïs noir, le maître de maison nous annonce que cette nuit nous serons peut-être réveillés car il doit recevoir des amis qui viennent chez lui pour prier. Il nous explique qu’ils se réunissent régulièrement dans la maison des différentes familles, à plusieurs heures de marche les uns des autres. Ce soir ce sera chez eux.
Et son épouse commence à installer un petit autel dans la chambre et le garnit de brassées de fleurs sauvages magnifiques. Elle positionne des bougies de toutes les couleurs, liées en grappes par la mèche. Il y a sur l’autel un crucifix et une statue de la Vierge, posés sur une jolie nappe brodée, mais ils finissent presque par disparaître tant il y a de fleurs et de bougies. Maria et Alfonso nous disent qu’ils seraient très heureux si nous venions prier avec eux. Mais que bien sûr nous ne sommes pas obligés. Comment manquer une telle expérience?
Aux environs de minuit nous entendons arriver les visiteurs et nous nous joignons au groupe d’une bonne vingtaine de personnes, adultes et enfants.
Ils se prosternent devant l’autel en se signant et s’agenouillent sur le sol en terre battue de la petite maison. Nous faisons comme eux.
Et là commence une cérémonie comme nous n’en avions jamais vue ni entendue.
Ils ne chantent pas vraiment, récitent des prières à voix haute, ils crient presque et surtout ils parlent très très vite comme s’ils voulaient tout dire en peu de temps. Il y a comme un fort sentiment d’urgence. « Ecoute-nous, entends-nous! » Ils s’adressent directement à Dieu.
Certains pleurent en demandant à Marie de les aider. Ils se frappent la poitrine pour se faire pardonner. Ils disent qu’ils sont tellement pauvres; et qu’ils risquent d’être chassés parce que des sociétés forestières veulent exploiter le bois de la forêt.
Ils ne veulent pas quitter leurs lopins de terre où leurs familles ont toujours vécu. Cette terre est sacrée pour eux, leurs aïeux y reposent. Ils sont désespérés.
A certains moments ils récitent des prières en espagnol. A d’autres moments les participants, à tour de rôle, prennent la parole mais là je ne comprends plus. Je crois qu’ils prient dans leur langue maya. Une langue rude, rocailleuse, d’hommes durs à la tâche. Les femmes parlent doucement, comme quand elles s’adressent aux tout-petits. Une mélopée qui installe là comme une parenthèse magique.
Il y a là probablement un mélange de christianisme et de rituels hérités de leurs traditions.
Un long moment de silence, mains jointes, tête baissée et les yeux clos, termine cette célébration.
Il se dégage de cette cérémonie une foi et une émotion communicatives. Nous sommes bouleversés par ce que nous venons de vivre et par la confiance qu’ils nous ont faite de nous permettre de partager ces instants très intimes.
A la fin, nous nous relevons et nous nous étreignons tous en séchant nos larmes.
Les amis repartent dans la nuit noire sur les sentiers glissants.
« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace »
Alexandra David-Neel
un berger ramenait une brebis égarée (pour ceux qui connaissent leurs classiques)..
j'hésite entre la parabole de la Brebis égarée
mosaïque dans l'église sino-gothique (1875) de Guiyang (Guizhou, Chine)
et le loup et l'agneau de Jean de La Fontaine
j'hésite entre la parabole de la Brebis égarée
mosaïque dans l'église sino-gothique (1875) de Guiyang (Guizhou, Chine)et le loup et l'agneau de Jean de La Fontaine
"Nous ne sommes plus une communauté d'être humains qui se parlent mais un conglomérat de grappes de consommateurs en niches, séparés les uns des autres par des obsessions diverses et innombrables. Nous sommes de l'ère de la désintégration." Marc Moulin (1942-2008) in Humoeurs
Bonjour Pondy et dans les livres aussi beaucoup de voyages incroyables quelques uns qui m'ont passionné, qu'ils soient particulièrement lourds ou légers mais toujours porteurs de belles réflexions sur l'homme et la vie:
Un Franciscain chez les SS de Géréon Goldmann: incroyable aventure forte d'un séminariste, des steppes russes au sud de l'Italie avec la machine de guerre nazie.
La marche à la mort Sr. Marie-Madeleine: Cinq carmélites françaises dans la tourment de la guerre de Corée et les geôles nord-coréennes, quel souffle!
Trois curés en montagne de Jean Sarenne, j'adore en plus dans l'un de mes massifs montagneux préférés l'Oisans.
Les carnets d'un curé de montagne de Claude Chatelain ça se passe dans la vallée de Chamonix dans les années 50
Et là aussi tant d'autres, les nombreux livres du père des loubards, Guy Gilbert. J'ai assisté à une de ses messes par hasard alors que je faisais de l'escalade dans le Verdon, quel moment incroyable, le hasard des rencontres, parfois des bonheurs qui marquent et qui donnent le moral pour la vie. La force d'un discours cru et sans détour. Et tant d'autres dont les noms m'échappent, lire c'est bien se souvenir c'est mieux, prêtres dans le Bronx, ou encore des prostituées dans un monastères confrontation d'idées extraordinaires..... Luc
Un Franciscain chez les SS de Géréon Goldmann: incroyable aventure forte d'un séminariste, des steppes russes au sud de l'Italie avec la machine de guerre nazie.
La marche à la mort Sr. Marie-Madeleine: Cinq carmélites françaises dans la tourment de la guerre de Corée et les geôles nord-coréennes, quel souffle!
Trois curés en montagne de Jean Sarenne, j'adore en plus dans l'un de mes massifs montagneux préférés l'Oisans.
Les carnets d'un curé de montagne de Claude Chatelain ça se passe dans la vallée de Chamonix dans les années 50
Et là aussi tant d'autres, les nombreux livres du père des loubards, Guy Gilbert. J'ai assisté à une de ses messes par hasard alors que je faisais de l'escalade dans le Verdon, quel moment incroyable, le hasard des rencontres, parfois des bonheurs qui marquent et qui donnent le moral pour la vie. La force d'un discours cru et sans détour. Et tant d'autres dont les noms m'échappent, lire c'est bien se souvenir c'est mieux, prêtres dans le Bronx, ou encore des prostituées dans un monastères confrontation d'idées extraordinaires..... Luc
Je pense que Mr Djalma voulait évoquer des choses transcendantes...
J'me suis un peu mal exprimé. J'avais en tête le vers de Léo Férré : "Même les plus chouettes souvenirs ça t'as une de ces gueules!"Je voulais donc dire un peu le contraire à savoir que le baptême civil ( celui où j'étais présent) vidé de son rituel religieux ne laissait pas la place à l'émotion et me paraissait bien tristounet... Un peu comme si on voulait comparer une cérémonie funéraire sans office religieux ( Tiens, pendant le confinement par exemple) où tout est expédié à la hâte...et à côté une cérémonie chez les Toradja en Indonésie où l'on fait une grande fête qui dure plusieurs jours où tout est sous le signe de l'allégresse! On chante, on danse on fait sauter le cercueil on le ballade dans les rizières et puis on ripaille!
J'me suis un peu mal exprimé. J'avais en tête le vers de Léo Férré : "Même les plus chouettes souvenirs ça t'as une de ces gueules!"Je voulais donc dire un peu le contraire à savoir que le baptême civil ( celui où j'étais présent) vidé de son rituel religieux ne laissait pas la place à l'émotion et me paraissait bien tristounet... Un peu comme si on voulait comparer une cérémonie funéraire sans office religieux ( Tiens, pendant le confinement par exemple) où tout est expédié à la hâte...et à côté une cérémonie chez les Toradja en Indonésie où l'on fait une grande fête qui dure plusieurs jours où tout est sous le signe de l'allégresse! On chante, on danse on fait sauter le cercueil on le ballade dans les rizières et puis on ripaille!
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI
https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
Et là commence une cérémonie comme nous n’en avions jamais vue ni entendue.
Ils ne chantent pas vraiment, récitent des prières à voix haute, ils crient presque et surtout ils parlent très très vite comme s’ils voulaient tout dire en peu de temps. Il y a comme un fort sentiment d’urgence. « Ecoute-nous, entends-nous! » Ils s’adressent directement à Dieu.
C'est drôle j'ai assisté au même rituel à San Juan de Chamula dans le Chiapas mexicain ( territoire Maya)... C'était à l'intérieur d'une église décorée à la façon Maya si je puis dire... Le sol était jonché de branche de résineux...Les gens qui priaient à genoux le faisaient face à un miroir et on aurait dit qu'ils prenaient à partie les puissances célestes, en les invectivant un peu comme s'ils leur donnaient des ordres ( je l'ai ressenti ainsi) et puis de temps en temps le "prieur" qui avait à côté de lui une bouteille d'alcool local je pense s'envoyait une petite rasade comme pour reprendre des forces!
C'est drôle j'ai assisté au même rituel à San Juan de Chamula dans le Chiapas mexicain ( territoire Maya)... C'était à l'intérieur d'une église décorée à la façon Maya si je puis dire... Le sol était jonché de branche de résineux...Les gens qui priaient à genoux le faisaient face à un miroir et on aurait dit qu'ils prenaient à partie les puissances célestes, en les invectivant un peu comme s'ils leur donnaient des ordres ( je l'ai ressenti ainsi) et puis de temps en temps le "prieur" qui avait à côté de lui une bouteille d'alcool local je pense s'envoyait une petite rasade comme pour reprendre des forces!
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI
https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
J' ai assisté à 2 baptêmes républicains en peu de temps, pour moi autant d' émotions que lors d' un baptême religieux catholique, mais d' un autre c^té ça fait tellement longtemps que je n' ai pas assisté à un que je suis sans doute mal placée pour exprimer quelque chose concernant une comparaison.
A mon avis tout dépend de la conviction des parents, et de celui qui célèbre la cérémonie.
Vous le trouvez tristounet, tout comme vous trouvez St Etienne tristounette, malgré tout c' est gentillet!!!
La puissance de la religion dans un pays ainsi que la vision que l'on y porte sur la vie et la mort nous pénètrent assez rapidement. Un extrait d'un compte-rendu que j'avais fait sur ma découverte du Népal:
Nous nous rendons ensuite au temple de Pashupati, le plus grand temple hindouiste du Népal. L'entrée en est interdite aux non hindouistes. Nous pouvons le contempler de l'extérieur. Un énorme taureau pour le moins placide se tient non loin de l'entrée. C'est l'animal sacré par excellence car c'est la monture de Vishnu. Même s'il a l'air tranquille, nous faisons un écart pour le contourner. Puis, à proximité nous visitons l'hospice où les vieilles gens sans famille viennent finir leur existence. Il se dégage de ce lieu une impression étrange, cependant il y règne la sérénité. Puis, nous passons sans transition de l'hospice au bord de la rivière, où une crémation a lieu. Le corps en train de brûler est couvert d'herbes et nous ne le distinguons pas. Cependant, rapidement les herbes s'étant consumées, alors apparaît un spectacle qui s'est gravé précisément en ma mémoire, mais que je ne décrirai pas. Pourtant, cela n'appelle aucune réaction de dégoût ou d'effroi, non, on s'inscrit tout naturellement dans le cycle de la vie et de la mort. Bien que cette dernière soit un événement triste dans les religions bouddhiste et hindouiste, le rite mortuaire est moins empreint de tabou que dans notre société occidentale et le spectacle est public. Cela aide sans doute à mieux l'accepter et à gérer la période de deuil de façon moins douloureuse. Par ailleurs, probablement pour faire un pied de nez à la mort, le petit temple qui domine la rivière et le lieu de crémation est orné de scènes du Kama Sûtra représentées avec précision et, elles sont pour le moins explicites et torrides.
Luc
Nous nous rendons ensuite au temple de Pashupati, le plus grand temple hindouiste du Népal. L'entrée en est interdite aux non hindouistes. Nous pouvons le contempler de l'extérieur. Un énorme taureau pour le moins placide se tient non loin de l'entrée. C'est l'animal sacré par excellence car c'est la monture de Vishnu. Même s'il a l'air tranquille, nous faisons un écart pour le contourner. Puis, à proximité nous visitons l'hospice où les vieilles gens sans famille viennent finir leur existence. Il se dégage de ce lieu une impression étrange, cependant il y règne la sérénité. Puis, nous passons sans transition de l'hospice au bord de la rivière, où une crémation a lieu. Le corps en train de brûler est couvert d'herbes et nous ne le distinguons pas. Cependant, rapidement les herbes s'étant consumées, alors apparaît un spectacle qui s'est gravé précisément en ma mémoire, mais que je ne décrirai pas. Pourtant, cela n'appelle aucune réaction de dégoût ou d'effroi, non, on s'inscrit tout naturellement dans le cycle de la vie et de la mort. Bien que cette dernière soit un événement triste dans les religions bouddhiste et hindouiste, le rite mortuaire est moins empreint de tabou que dans notre société occidentale et le spectacle est public. Cela aide sans doute à mieux l'accepter et à gérer la période de deuil de façon moins douloureuse. Par ailleurs, probablement pour faire un pied de nez à la mort, le petit temple qui domine la rivière et le lieu de crémation est orné de scènes du Kama Sûtra représentées avec précision et, elles sont pour le moins explicites et torrides.
Luc
La prière dans le monde, c'est Lhassa. Lhassa et ses centaines de pèlerins agglutinés devant le Jokhang. Des bus les déversent par dizaines qui, gosses accrochés sur le dos et lourds bagages sous le bras se ruent devant le temple pour y communier avec le divin. La prière d'abord, la piaule ensuite.
Om Pani Padme Hum ! Om Mani Padme Hum !
D'autres sont venus à pied. Ou face contre terre, les mains plaquées sur des cales en bois.
Prières, circumambulation... Circumambulation, prières... Ça n'en finit jamais.
Fascinés, des grappes d'Occidentaux les observent, les photographient. L'impression d'assister à un spectacle. Comment réagiraient les fidèles si un dimanche matin un car de Japonais armés de Nikon déboulait en pleine messe ? A méditer.
Sillonner le Tibet à bord de bus bringuebalants vous conforte dans l'idée que ce pays où tout n'est que disproportion n'a pas été conçu pour l'Homme mais pour les Dieux. Altitudes, amplitudes thermiques, distances, force des éléments, lumière sont toujours extrêmes, vertigineuses. Alors on croit. Et on prie.
La prière dans le monde, c'est aussi Jérusalem. Jéru et le Kotel, son Mur. Jéru et Al-Aqsa, sa mosquée très sainte. Jéru et son Dôme du Rocher de carte postale. Devant le mur, des hommes en noir, les cheveux en papillotes. Ils se balancent d'avant en arrière dans un mouvement quasi autistique. Baroukh ata Adonaï Elohenou melekh ha‑olam... Je suis une mécréante mais je ne peux m’empêcher de glisser mon bout de papier entre les blocs calcaires. Un voeu parmi des milliers insérés absolument partout dans les fentes. Mon dossier a été traité. Mais je reste égoïstement impie. Le vendredi en fin d'après-midi marque le début du Shabbat. Les Craignant-Dieu sont tous là. L'effervescence est à son comble. Dans la Yeshiva qui surplombe la place, des étudiants (plus très jeunes) chantent à tue-tête. Les drapeaux israéliens sont déployés. Et on danse. Sur l'esplanade des Mosquées quelques mètres au-dessus, le muezzin dans son minaret se prépare pour l'adhan. ʾAllâhu ʾakbar ʾAllâhu ʾakbar Ceux qui ont eu la chance d'assister à ce moment inoubliable comprendront. Il arrive que les Chrétiens du coin se joignent à cette brève concorde et les cloches se mettent à sonner à toute volée.
La prière dans le monde, c'est aussi Jérusalem. Jéru et le Kotel, son Mur. Jéru et Al-Aqsa, sa mosquée très sainte. Jéru et son Dôme du Rocher de carte postale. Devant le mur, des hommes en noir, les cheveux en papillotes. Ils se balancent d'avant en arrière dans un mouvement quasi autistique. Baroukh ata Adonaï Elohenou melekh ha‑olam... Je suis une mécréante mais je ne peux m’empêcher de glisser mon bout de papier entre les blocs calcaires. Un voeu parmi des milliers insérés absolument partout dans les fentes. Mon dossier a été traité. Mais je reste égoïstement impie. Le vendredi en fin d'après-midi marque le début du Shabbat. Les Craignant-Dieu sont tous là. L'effervescence est à son comble. Dans la Yeshiva qui surplombe la place, des étudiants (plus très jeunes) chantent à tue-tête. Les drapeaux israéliens sont déployés. Et on danse. Sur l'esplanade des Mosquées quelques mètres au-dessus, le muezzin dans son minaret se prépare pour l'adhan. ʾAllâhu ʾakbar ʾAllâhu ʾakbar Ceux qui ont eu la chance d'assister à ce moment inoubliable comprendront. Il arrive que les Chrétiens du coin se joignent à cette brève concorde et les cloches se mettent à sonner à toute volée.
Mon petit fils a eu un super baptême républicain .
Les parrains se sont engagés à le suivre tout au long de sa vie et de lui venir en aide .
Le maire remplaçait avantageusement le curé , et l’émotion était présente parmi nous qui espérions un monde meilleur pour c’est enfant .
Que se vuelva la tortilla
Et au cinéma ?
le Miraculé déjà évoqué, les films de mon enfance avec Louis de Funès et les sœurs à cornettes ou Rabbi Jacob et puis, celui que j’ai tant aimé :
« Des hommes et des dieux »
Et sûrement tant d'autres...
Lourdes, très beau documentaire sorti l'année dernière. Croyant ou pas, préparez vos mouchoirs.
https://www.youtube.com/watch?v=9uvhd2nlmGs
le Miraculé déjà évoqué, les films de mon enfance avec Louis de Funès et les sœurs à cornettes ou Rabbi Jacob et puis, celui que j’ai tant aimé :
« Des hommes et des dieux »
Et sûrement tant d'autres...
Lourdes, très beau documentaire sorti l'année dernière. Croyant ou pas, préparez vos mouchoirs.
https://www.youtube.com/watch?v=9uvhd2nlmGs
Le plus grand rassemblement spirituel du monde: La Khumba mela réunit parfois 100 millions de pélerins!
https://www.youtube.com/watch?v=4blvK9jJxZY
Ps: les sadhus m'ont toujours fasciné.
Ps: les sadhus m'ont toujours fasciné.
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI
https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
Je me promène à Malacca dans la fournaise. Je tombe sur l’église Saint François Xavier. Le Saint missionnaire était arrivé jusque là comme en témoigne une plaque.
J’entre ; une messe vient de débuter : Elle est dite en anglais ; l’assistance est colorée avec toutes les nuances du brun ; le prêtre célébrant est aussi de couleur. Je suis le seul blanc de l’assistance. Je me dis alors que:
« J’avais intégré, sans vraiment y penser que ma religion était une religion européenne, une religion de blancs. Surprise, ici ce n’est pas le cas. Les peuples de Malacca se sont accaparés cette religion ; les paroissiens ne sont pas du tout des expatriés ou autres blancs ; je suis surpris dans un premier temps, et puis peu après je suis conforté à l’idée que cette religion et son message appartiennent à tous les peuples de la Terre, ici aux habitants de Malacca. La racine de son nom exprime bien son universalité. Le voyage sert bien à sortir de l’ethnocentrisme, au moins pour moi.
Je médite dans mon coin et je suis la messe. Le prêtre appelle l’assistance à « échanger la paix ». Une grande dame en sari, ma plus proche voisine se tourne vers moi et tend les mains : « Peace with you ! ». Nous échangeons ce vœu de paix. A cet instant j’ai découvert que j’avais une sœur à Malacca.
Le Mexique et le Guatemala sont pays limitrophes et il n’est pas tellement surprenant que des « cousinages » de traditions existent, d’autant plus dans un territoire maya.
Le mot invective correspond tout à fait à ce que nous avons ressenti : IL avait intérêt à les écouter!
Par contre là où nous étions il n’y avait pas d’alcool, du moins pas ce soir-là.
« Celui qui voyage sans rencontrer l’autre ne voyage pas, il se déplace »
Alexandra David-Neel
« Le plus grand rassemblement spirituel du monde: La Khumba mela réunit parfois 100 millions de pélerins »
De quoi envoyer le virus se balader très loin . [;)]
De quoi envoyer le virus se balader très loin . [;)]
Que se vuelva la tortilla
Une facette parmis d'autres :
www.google.com/...eulent-y-mettre-fin/
Que veux tu montrer? Tu es végétarien?
Que veux tu montrer? Tu es végétarien?
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI
https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
Une facette parmis d'autres :
www.google.com/...eulent-y-mettre-fin/
Que veux tu montrer? Tu es végétarien?
Le fil est une succession.d'images de la religion, c'est est une, voilà tout.
La première fois que j'ai entendu parler de cette cérémonie, j'étais très étonné, car ici on associe souvent indouhisme et végétarisme, respect des animaux.
Que veux tu montrer? Tu es végétarien?
Le fil est une succession.d'images de la religion, c'est est une, voilà tout.
La première fois que j'ai entendu parler de cette cérémonie, j'étais très étonné, car ici on associe souvent indouhisme et végétarisme, respect des animaux.
Bonsoir
Complètement d'accord avec vous, c'est exactement ça. Sincérité de l'assemblée et moments de joie pour les enfants présents. Durée 15 minutes. Ce baptême existe depuis la révolution je pense
Complètement d'accord avec vous, c'est exactement ça. Sincérité de l'assemblée et moments de joie pour les enfants présents. Durée 15 minutes. Ce baptême existe depuis la révolution je pense
Récemment je suis allé à des obsèques civiles très très belles parce que totalement investies par les proches du défunt.
J'ai trouvé belles aussi des obsèques religieuses, on est pris en charge, c'est bien étudié pour apaiser les souffrances.
Mais la différence est peut-être là, l'une à plus de gueule parce que la mise en scène est bien rôdée, mais on ne s'appartient pas vraiment.
C'est une délégation qui peut-être arrangeante, mais, comme.vous l'évoquez, quand la sincérité est au rendez-vous, il n'y a pas d'intermédiaire dans une cérémonie civile, et pour cela, une autre beauté peut être présente.
Et au cinéma ?
Vaste choix du tragique au comique
Pour se dégourdir les gambettes après ce long confinement
https://youtu.be/xbq0OuJtErs
Vaste choix du tragique au comique
Pour se dégourdir les gambettes après ce long confinement
https://youtu.be/xbq0OuJtErs
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
Merci Obéo, trop bien cette scène....
Un de mes films cultes [:)]
Et merci a Pondy pour ce fil fort (bon) vivant
Mélange de bouddhisme et d'animisme: Les tatouages sacrés

Pour ceux qui veulent aller plus loin, ma vidéo de 5' et+, sur la cérémonie et son environnement mystique chez un Vénérable Ajarn dans le nord Thaïlande où, mon épouse et mon fils ont reçu le Ha Taew Suivre le lien: Chronic from Thailand, I received the Sak Yant Ha Taew
Un de mes films cultes [:)]
Et merci a Pondy pour ce fil fort (bon) vivant
Mélange de bouddhisme et d'animisme: Les tatouages sacrés

Pour ceux qui veulent aller plus loin, ma vidéo de 5' et+, sur la cérémonie et son environnement mystique chez un Vénérable Ajarn dans le nord Thaïlande où, mon épouse et mon fils ont reçu le Ha Taew Suivre le lien: Chronic from Thailand, I received the Sak Yant Ha Taew
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
Bonjour Pondy
Effectivement cette discussion fort vivante fait revenir de nombreux souvenirs et fait prendre conscience, s'il en est besoin, que l'observation des édifices et des rites religieux dans le voyage prend une part importante pour nombre de voyageurs, baladeurs ou touristes. Encore un petit extrait, ce que j'ai ressenti en découvrant cette colline de Katmandou:
Le premier lieu visité pour l'immense majorité d'entre nous provoque un véritable choc culturel, il s'agit de la colline du temple de Swayambunath ou temple des singes. Au sortir du minibus tout commence par la montée des 365 marches qui conduisent au sommet sur lequel se presse une multitude de temples. Tout au long de cet immense escalier, le spectacle est extraordinaire et très diversifié. Les couleurs vives des différentes statues de Bouddha qui jalonnent la pente attirent le regard, le doré et le bleu dominent. Ensuite les singes constituent le premier spectacle, ils se déplacent en petites bandes, les mères portant leur petit accroché sur le dos ou sous le ventre. Leur lieu de prédilection étant le sommet des petits shorten. Ils ne marquent pas beaucoup de crainte envers les hommes, cependant il est déconseillé d'essayer de les toucher. Leur mâchoire conséquente est assez dissuasive. A aucun moment nous n'avons ressenti d'agressivité à notre encontre.
D'ailleurs cette attitude très pacifique et peu farouche est de règle chez tous les êtres vivants que nous avons rencontrés, hommes et animaux. Les quelques dizaines de marches en finale se redressent et nous débouchons sur un grand stûpa. Nous découvrons nos premiers moulins à prière et nous en donnons à cœur joie. Un incroyable enchevêtrement d'édifices religieux colonise ce tertre. Bouddhisme et hindouisme cohabitent en parfaite harmonie, les temples servant généralement aux deux religions. Puis nous nous dirigeons vers le monastère occupé par des moines sur la bosse d'à côté. Pour y accéder nous traversons le jardin au nom évocateur et sans équivoque de jardin des rencontres. Une inscription en népalais pour le moins voyante délivre un message qui nous reste incompréhensible dans cet alphabet curieux. Demandant la signification au guide, ce dernier après avoir lu se marre comme une baleine. Puis ayant fini de rire il nous dit que le panneau prévient que tout acte sexuel en cet endroit donnera lieu à une amende. Une myriade de drapeaux de prière ou mentras flotte au vent, accrochés le long de ficelles qui vont d'arbre en arbre. Une vieille dame fait une offrande sous forme de pain et de riz à une divinité locale. Un singe très intéressé par le rite mange au fur et à mesure les aliments déposés. S'il s'était agi d'un éléphant au lieu d'un singe, j'aurais tout de suite reconnu Ganesh.
Lorsque nous sommes à l'entrée du monastère des bruits nous parviennent, des chants religieux rythmés au gré d'instruments à percussion et à vent. Le niveau sonore est conséquent. Notre guide nous invite à entrer en enlevant nos chaussures. Les participants sont exclusivement des moines de tous âges, comme avec Tintin de 7 à 77 ans. Les jeunes sont préposés aux instruments et ils y vont de bon cœur sur leur tambour et autre trompette. Je discerne un petit moinillon, dix ans maximum qui prend un malin plaisir à souffler comme une brute dans son instrument à vent en le mettant juste dans l'oreille du moine adulte qui est devant lui. Ce dernier finit par se retourner et éloigne l'orifice de sortie de ce clairon de son tympan. Mais le moinillon ne le voit pas du même œil et revient à la charge. Tout cela se passe dans une décontraction générale et les sourires fleurissent souvent sur les visages de ces moines.
Luc
Effectivement cette discussion fort vivante fait revenir de nombreux souvenirs et fait prendre conscience, s'il en est besoin, que l'observation des édifices et des rites religieux dans le voyage prend une part importante pour nombre de voyageurs, baladeurs ou touristes. Encore un petit extrait, ce que j'ai ressenti en découvrant cette colline de Katmandou:
Le premier lieu visité pour l'immense majorité d'entre nous provoque un véritable choc culturel, il s'agit de la colline du temple de Swayambunath ou temple des singes. Au sortir du minibus tout commence par la montée des 365 marches qui conduisent au sommet sur lequel se presse une multitude de temples. Tout au long de cet immense escalier, le spectacle est extraordinaire et très diversifié. Les couleurs vives des différentes statues de Bouddha qui jalonnent la pente attirent le regard, le doré et le bleu dominent. Ensuite les singes constituent le premier spectacle, ils se déplacent en petites bandes, les mères portant leur petit accroché sur le dos ou sous le ventre. Leur lieu de prédilection étant le sommet des petits shorten. Ils ne marquent pas beaucoup de crainte envers les hommes, cependant il est déconseillé d'essayer de les toucher. Leur mâchoire conséquente est assez dissuasive. A aucun moment nous n'avons ressenti d'agressivité à notre encontre.
D'ailleurs cette attitude très pacifique et peu farouche est de règle chez tous les êtres vivants que nous avons rencontrés, hommes et animaux. Les quelques dizaines de marches en finale se redressent et nous débouchons sur un grand stûpa. Nous découvrons nos premiers moulins à prière et nous en donnons à cœur joie. Un incroyable enchevêtrement d'édifices religieux colonise ce tertre. Bouddhisme et hindouisme cohabitent en parfaite harmonie, les temples servant généralement aux deux religions. Puis nous nous dirigeons vers le monastère occupé par des moines sur la bosse d'à côté. Pour y accéder nous traversons le jardin au nom évocateur et sans équivoque de jardin des rencontres. Une inscription en népalais pour le moins voyante délivre un message qui nous reste incompréhensible dans cet alphabet curieux. Demandant la signification au guide, ce dernier après avoir lu se marre comme une baleine. Puis ayant fini de rire il nous dit que le panneau prévient que tout acte sexuel en cet endroit donnera lieu à une amende. Une myriade de drapeaux de prière ou mentras flotte au vent, accrochés le long de ficelles qui vont d'arbre en arbre. Une vieille dame fait une offrande sous forme de pain et de riz à une divinité locale. Un singe très intéressé par le rite mange au fur et à mesure les aliments déposés. S'il s'était agi d'un éléphant au lieu d'un singe, j'aurais tout de suite reconnu Ganesh.
Lorsque nous sommes à l'entrée du monastère des bruits nous parviennent, des chants religieux rythmés au gré d'instruments à percussion et à vent. Le niveau sonore est conséquent. Notre guide nous invite à entrer en enlevant nos chaussures. Les participants sont exclusivement des moines de tous âges, comme avec Tintin de 7 à 77 ans. Les jeunes sont préposés aux instruments et ils y vont de bon cœur sur leur tambour et autre trompette. Je discerne un petit moinillon, dix ans maximum qui prend un malin plaisir à souffler comme une brute dans son instrument à vent en le mettant juste dans l'oreille du moine adulte qui est devant lui. Ce dernier finit par se retourner et éloigne l'orifice de sortie de ce clairon de son tympan. Mais le moinillon ne le voit pas du même œil et revient à la charge. Tout cela se passe dans une décontraction générale et les sourires fleurissent souvent sur les visages de ces moines.
Luc
Bonjour,
Donc l' importance d' une cérémonie, l' une ou l' autre pour les proches. Un monsieur m' a raconté comment ça c' est passé pendant le confinement lors du décès de son épouse, vite expédié, dans un garage des pompes funèbres, présences limitées et autres détails se rapportant à l' argent. Il veut faire une petite cérémonie cet été lorsque les gens seront en vacances si possible. Pour faire son deuil il en a besoin. Pas gaie comme discussion!!!
Donc l' importance d' une cérémonie, l' une ou l' autre pour les proches. Un monsieur m' a raconté comment ça c' est passé pendant le confinement lors du décès de son épouse, vite expédié, dans un garage des pompes funèbres, présences limitées et autres détails se rapportant à l' argent. Il veut faire une petite cérémonie cet été lorsque les gens seront en vacances si possible. Pour faire son deuil il en a besoin. Pas gaie comme discussion!!!
Le fil est une succession.d'images de la religion, c'est est une, voilà tout
Consommer de la viande implique nécessairement l'abatage d'animaux .La grosse différence dans nos sociétés occidentales c'est qu'on préfère ne pas voir ce qui se passe derrière les murs. Imagine un peu que nos abattoirs soient à "ciel ouvert"... Par ailleurs par tête d'habitant en France on doit abattre au moins 100 fois plus de bovins qu'au Népal vu qu'on consomme au moins 100 fois plus de viande bovine et l'abattage est quotidien ( sauf le Dimanche) pas seulement pour une fête religieuse.
La première fois que j'ai entendu parler de cette cérémonie, j'étais très étonné, car ici on associe souvent indouhisme et végétarisme, respect des animaux.
Comme dans tous les pays du monde la stricte observance des principes religieux par la totalité de la population n'existe pas. Les Jaïns , les sadhus , les brahmanes tous de confession hindouïste sont strictement végétariens. Une photo d' abattage de bovins ( bisons aux US) à des fins non religieuses:

Consommer de la viande implique nécessairement l'abatage d'animaux .La grosse différence dans nos sociétés occidentales c'est qu'on préfère ne pas voir ce qui se passe derrière les murs. Imagine un peu que nos abattoirs soient à "ciel ouvert"... Par ailleurs par tête d'habitant en France on doit abattre au moins 100 fois plus de bovins qu'au Népal vu qu'on consomme au moins 100 fois plus de viande bovine et l'abattage est quotidien ( sauf le Dimanche) pas seulement pour une fête religieuse.
La première fois que j'ai entendu parler de cette cérémonie, j'étais très étonné, car ici on associe souvent indouhisme et végétarisme, respect des animaux.
Comme dans tous les pays du monde la stricte observance des principes religieux par la totalité de la population n'existe pas. Les Jaïns , les sadhus , les brahmanes tous de confession hindouïste sont strictement végétariens. Une photo d' abattage de bovins ( bisons aux US) à des fins non religieuses:

https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI
https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
" ce ne peut être que la fin du monde en avançant " A.Rimbaud
Djalma, il s'agit d'un rite.
D'après ce que j'ai pu lire (bon, pas grand chose parce que ça ne me passionne pas), même si la viande est heureusement redistribuée (à des commerçants, aux intouchables de la région), le but premier n'est pas de faire des merguez pour les participants à la fête, mais réellement d'offrir un sacrifice à une déesse. Dans des conditions abominables, car les 200 abatteurs ne sont pas des pros.
Ca se fait au Népal parce que l'Inde l'a interdit (ça n'émeut pas que des franchouillards comme moi).
Bonjour,
Des abattoirs à ciel ouvert et les conditions sanitaires qu' est ce que vous en faites? J' ai déjà vu des animaux abattus aux bords des routes et la viande vendue dans la foulée, c' est la première chose à laquelle j' ai pensé. Oui, en France l' abattage est très important, mais il ne concerne pas que La France, il y a l' exportation. Et aussi dans un poulet un porc il y a les morceaux de choix, les français consomment ceux là, les autres sont exportés dont en Afrique pour la volaille, et en Chine pour le porc.
Des abattoirs à ciel ouvert et les conditions sanitaires qu' est ce que vous en faites? J' ai déjà vu des animaux abattus aux bords des routes et la viande vendue dans la foulée, c' est la première chose à laquelle j' ai pensé. Oui, en France l' abattage est très important, mais il ne concerne pas que La France, il y a l' exportation. Et aussi dans un poulet un porc il y a les morceaux de choix, les français consomment ceux là, les autres sont exportés dont en Afrique pour la volaille, et en Chine pour le porc.
Bonjour, faire ce genre de tatouage, ça doit faire mal.
Bonjour, faire ce genre de tatouage, ça doit faire mal.
Avec les aiguilles électrique, dans le gras de l'épaule, juste des picotements,
Mains, pieds, tête, là oui, douloureux.
Avec de la concentration, ça se gère
Avec les aiguilles électrique, dans le gras de l'épaule, juste des picotements,
Mains, pieds, tête, là oui, douloureux.
Avec de la concentration, ça se gère
Mon YouTube https://www.youtube.com/user/voyageurasie/videos?view_as=subscriber
Je me posais cette question, car une impression de relief.
Je me posais cette question, car une impression de relief.
Ce n'est pas une impression. Le tatouage photographié est récent, ce "relief" et ces rougeurs temporaires sont la réponse de la peau qui vient de subir une agression.
Ce n'est pas une impression. Le tatouage photographié est récent, ce "relief" et ces rougeurs temporaires sont la réponse de la peau qui vient de subir une agression.
Bonjour Alain, je suis loin d'être un spécialiste de la religion en général (la foi n'étant pas forcément liée à une connaissance profonde, c'est là que se cache entre autres le mystère), et encore moins en particulier lorsqu'il s'agit du Népal.
Je me souviens que lorsque j'avais fait le tour des Annapurna à la période de cette fête nationale où l'on sacrifie exceptionnellement des animaux, notre guide nous avait fourni de nombreuses explications. Il nous avait proposé d'assister justement à la messe du pardon pour ces sacrifices exceptionnels d'êtres vivants. Nous étions dans le village de Manang. J'en garde un souvenir bien présent, et ce fut un office religieux passionnant, bien que de religion différente, la foi s'adapte à tous les dieux. J'avais fait la description suivante de cette événement:
Vers les treize heures, il est prévu d'assister à une cérémonie religieuse dans le village. Cet office est conséquence directe de la fête nationale. En effet, à cette occasion exceptionnellement des animaux sont tués pour être mangés. Donc après ces festins il est nécessaire de demander pardon pour la mort des bêtes ainsi disparues.
Le monastère est de belles dimensions, richement décoré. Les piliers de ce que l'on peut appeler la nef principale sont constitués de troncs d'arbres peints aux cinq couleurs de la religion. Il y a déjà beaucoup de monde. Les moines sont alignés de part et d'autre de l'allée centrale, le plus ancien au fond à droite sur un fauteuil imposant. Sur la partie gauche en arrière de nombreux fidèles sont assis, en majorité des femmes d'un certain âge. Les jeunes comme dans d'autres religions se désintéresseraient-ils de la spiritualité?
Nous sommes installés du côté droit en arrière de la double rangée de moines. D'autres fidèles viennent se positionner derrière nous, dont quelques hommes. Alors que la cérémonie va commencer, un groupe de jeunes hommes arrive, du fait qu'ils n'enlèvent pas leurs chaussures des remarques leur sont adressées. Le ton est plus amical que vindicatif et ils obtempèrent dans des petits gloussement de rire de la part de l'ensemble des participants. Enfin la célébration débute.
La ferveur est évidente. Les moulins à prières manuels entrent en action. Les moines psalmodient leurs chants et la foule reprend en chœur. Les instruments de musique à vent et à percussion rythment la prière. Derrière nous, un fidèle qui de toute évidence n'est pas à jeun accompagne ses murmures de prières de bâillements nombreux appuyés et très bruyants. Personne ne semble le remarquer ou plutôt chacun feint de ne pas l'entendre. Du lait de yak est distribué à l'assistance népalaise, et pour nos gosiers occidentaux délicats du thé noir sucré. Les chants continuent et consistent en une psalmodie sur un ton doux et triste, ponctuée de coups de cloche. Puis chacun s'absorbe dans ses prières et certains des fidèles prononcent quelques paroles sur un rythme qui nous paraît anarchique, mais qui probablement répond à une tradition bien établie de longue date.
Ce qui ressort d'une telle cérémonie, c'est la sérénité et la douceur de l'ensemble des participants. Tout se passe dans le calme et la ferveur, ce qui n' a pas empêché les petits rires joyeux d'éclater de temps à autre avant le début de l'office religieux.
Luc
Je me souviens que lorsque j'avais fait le tour des Annapurna à la période de cette fête nationale où l'on sacrifie exceptionnellement des animaux, notre guide nous avait fourni de nombreuses explications. Il nous avait proposé d'assister justement à la messe du pardon pour ces sacrifices exceptionnels d'êtres vivants. Nous étions dans le village de Manang. J'en garde un souvenir bien présent, et ce fut un office religieux passionnant, bien que de religion différente, la foi s'adapte à tous les dieux. J'avais fait la description suivante de cette événement:
Vers les treize heures, il est prévu d'assister à une cérémonie religieuse dans le village. Cet office est conséquence directe de la fête nationale. En effet, à cette occasion exceptionnellement des animaux sont tués pour être mangés. Donc après ces festins il est nécessaire de demander pardon pour la mort des bêtes ainsi disparues.
Le monastère est de belles dimensions, richement décoré. Les piliers de ce que l'on peut appeler la nef principale sont constitués de troncs d'arbres peints aux cinq couleurs de la religion. Il y a déjà beaucoup de monde. Les moines sont alignés de part et d'autre de l'allée centrale, le plus ancien au fond à droite sur un fauteuil imposant. Sur la partie gauche en arrière de nombreux fidèles sont assis, en majorité des femmes d'un certain âge. Les jeunes comme dans d'autres religions se désintéresseraient-ils de la spiritualité?
Nous sommes installés du côté droit en arrière de la double rangée de moines. D'autres fidèles viennent se positionner derrière nous, dont quelques hommes. Alors que la cérémonie va commencer, un groupe de jeunes hommes arrive, du fait qu'ils n'enlèvent pas leurs chaussures des remarques leur sont adressées. Le ton est plus amical que vindicatif et ils obtempèrent dans des petits gloussement de rire de la part de l'ensemble des participants. Enfin la célébration débute.
La ferveur est évidente. Les moulins à prières manuels entrent en action. Les moines psalmodient leurs chants et la foule reprend en chœur. Les instruments de musique à vent et à percussion rythment la prière. Derrière nous, un fidèle qui de toute évidence n'est pas à jeun accompagne ses murmures de prières de bâillements nombreux appuyés et très bruyants. Personne ne semble le remarquer ou plutôt chacun feint de ne pas l'entendre. Du lait de yak est distribué à l'assistance népalaise, et pour nos gosiers occidentaux délicats du thé noir sucré. Les chants continuent et consistent en une psalmodie sur un ton doux et triste, ponctuée de coups de cloche. Puis chacun s'absorbe dans ses prières et certains des fidèles prononcent quelques paroles sur un rythme qui nous paraît anarchique, mais qui probablement répond à une tradition bien établie de longue date.
Ce qui ressort d'une telle cérémonie, c'est la sérénité et la douceur de l'ensemble des participants. Tout se passe dans le calme et la ferveur, ce qui n' a pas empêché les petits rires joyeux d'éclater de temps à autre avant le début de l'office religieux.
Luc
Comme chaque année aujourd'hui et demain devait avoir lieu le pélerinage de tous les gitans du monde Rroms, manouches , Kalderash.. Il n'aura pas lieu à cause du confinement....
https://www.youtube.com/watch?v=G1VkMha5VW0
https://www.youtube.com/watch?v=-XCOyB7WStI
https://www.youtube.com/watch?v=g2eI67iCbKY
Comme chaque année aujourd'hui et demain devait avoir lieu le pélerinage de tous les gitans du monde Rroms, manouches, Kalderash.. Il n'aura pas lieu à cause du confinement....
Les Bucco-Rhodaniens vont pouvoir sortir leurs mains de leurs poches...
Les Bucco-Rhodaniens vont pouvoir sortir leurs mains de leurs poches...
Merci Luc de ce texte haut en couleur, comme d'habitude, qui nous transporte facilement dans les montagnes népalaises.
Ce texte est très vivant et l'inatention de quelques villageois n'échappe pas à la description, et à mon attention. J'immagine une société traditionnelle où la vie sociale est organisée autour de la religion.
Je ne sais pas vraiment ce qu'est la foi (bien que je crois en avoir fait une courte expérience), mais je me demande si la démarche spirituelle de ces gens est individuelle, ou si c'est comme ça parce que ce sont les codes de leur culture.
Je n'ai rien contre les religions, c'est à mon avis indissociable de l'histoire de l'humanité, même si je pense que l'être humain peut exister tout à fait sans (c'est pour ça que je répondais à Pondy qu'il ne faut pas voir des prières dans tout ce que font les gens collectivement).
Et, pour ne pas m'écarter du sujet du topic, je ne pense pas qu'il y ait que des belles images dans la ferveur religieuse (c'est pour ça que je montrais l'exemple du massacre d'animaux).
Ce topic est intéressant parce qu'il fait voyager, mais personnellement je ne le prends pas comme un hommage à la beauté de la spiritualité à travers les cultures, j'en ai une vision moins enchantée.
Bonsoir Alain merci déjà d'avoir lu, oui je préfère les écrits aux images pour exprimer ce que l'on ressent, même si ce n'est plus trop dans l'air du temps. Mais nous avons eu en plus de Pondy quelques autres récits et descriptions magnifiques dans cette discussion.
Cependant, je te mets deux images, celle avec les drapeaux de prières, je me trouvais devant le temple où s'est déroulée la cérémonie que j'ai décrite, et l'autre prise deux jours plus tard, on frise les 8000 m, l'Annapurna se cache encore, à vrai dire on ne le voit pas vraiment au cours de ce tour, sauf à la fin en montant sur un point haut dont le nom m'échappe, quelque chose comme Pony Hill.
Mais, en tout cas le cadre porte à la méditation, et pourquoi vouloir "juger" et ne pas rester spectateur de démarches qui nous surprennent et nous dépassent. Pourquoi s'imaginer que ces personnes qui se rendent à un office, ici ou ailleurs, sont prises sous la coupe de gourous. On peut discuter longuement sur le libre-arbitre, cela a-t-il un intérêt, chacun de nous étant différent.
Moi, j'ai pris le parti de dire ce que je suis, même si je ne comprends pas tout de mes aspirations et de mes élans. A une époque encore pas très lointaine je pouvais me sentir blessé des jugements à l'emporte-pièce, et probablement à cent lieues de ce que je suis, que l'on portait sur moi, mais ça m'a passé. Chacun pense ce qu'il veut et il va à ses aspirations, et je m'efforce de ne pas juger, mais souvent échanger des idées est difficile dès que l'on te considère comme suspect. La communication entre les individus est malheureusement parfois périlleuse, difficile, voire impossible. Pourquoi vouloir opposer des mondes, des croyances ou des absences de croyances ?
Si je prends le temps, je décrirai l'office par le prêtre des loubards, Guy Gilbert, auquel j'ai assisté sur les hauteurs du Verdon. J'en ris encore et quelle puissance du message délivré par ce prêtre hors normes, grand grand bonhomme! Luc


Cependant, je te mets deux images, celle avec les drapeaux de prières, je me trouvais devant le temple où s'est déroulée la cérémonie que j'ai décrite, et l'autre prise deux jours plus tard, on frise les 8000 m, l'Annapurna se cache encore, à vrai dire on ne le voit pas vraiment au cours de ce tour, sauf à la fin en montant sur un point haut dont le nom m'échappe, quelque chose comme Pony Hill.
Mais, en tout cas le cadre porte à la méditation, et pourquoi vouloir "juger" et ne pas rester spectateur de démarches qui nous surprennent et nous dépassent. Pourquoi s'imaginer que ces personnes qui se rendent à un office, ici ou ailleurs, sont prises sous la coupe de gourous. On peut discuter longuement sur le libre-arbitre, cela a-t-il un intérêt, chacun de nous étant différent.
Moi, j'ai pris le parti de dire ce que je suis, même si je ne comprends pas tout de mes aspirations et de mes élans. A une époque encore pas très lointaine je pouvais me sentir blessé des jugements à l'emporte-pièce, et probablement à cent lieues de ce que je suis, que l'on portait sur moi, mais ça m'a passé. Chacun pense ce qu'il veut et il va à ses aspirations, et je m'efforce de ne pas juger, mais souvent échanger des idées est difficile dès que l'on te considère comme suspect. La communication entre les individus est malheureusement parfois périlleuse, difficile, voire impossible. Pourquoi vouloir opposer des mondes, des croyances ou des absences de croyances ?
Si je prends le temps, je décrirai l'office par le prêtre des loubards, Guy Gilbert, auquel j'ai assisté sur les hauteurs du Verdon. J'en ris encore et quelle puissance du message délivré par ce prêtre hors normes, grand grand bonhomme! Luc


Log in first, then come back to this page.













