Cambodge vue par la presse hexagonale
FR

This discussion is in French, the community’s main language.

RO Rogerbarthas Globetrotter ·
c'est nous, les touristes et aussi les ONG, qui fabriquons l'inflation galopante qui mine tous ces pays pauvres.

C'est une maniere de voir...a l'inverse on peut aussi penser que l'argent des touristes et celui des ONG permet au moins à certains de vivre à peu prés décemment, il reste vrai que cet agent reste dans le pays et permet un develloppement de la coissance; Le probleme, c'est que la croissance ne concerne qu'un petit nombre car il n'y a aucun ou presque systeme de prelevement et de redistribution, au Cambodge, on voit prioritairement les mefaits du capitalisme sauvage, mais peut il en etre autrement ? les systemes de solidarité à l'occidentale n'ont JAMAIS fonctionné dans la culture Khmere, les solidarités sont claniques et d'alliances (depuis toujours).La vie politique de Sihanouk en est un exemple! Pour d'autres raisons encore(je ne developpe pas), si il exite un ETAT au Cambodge, je doute de l'existence d'une NATION et le veritable problème me semble celui là et c'est pourquoi avec des lunettes europeennes il est probable que nous ne comprenions rien à la réalité de ce pays. D'un retour recent du Cambodge, je ne peux que confirmer l'inflation (Helas, elle ne change rien pour ceux qui crevent de faim, ils continuent) mais elle m'apparait comme une resultante de ce qui se passe aujourd'hui particulierement sur le Foncier qui connait des speculations enormes...les prix en un an sont globalement multiplies par deux...nombreuses raisons à cela :la terre valeur refuge, la gourmandise coreenne Camkocity en est un exemple...
Roger
AS Asylum Regular ·
c'est nous, les touristes et aussi les ONG, qui fabriquons l'inflation galopante qui mine tous ces pays pauvres.

il n'y a aucun ou presque systeme de prelevement et de redistribution, au Cambodge, on voit prioritairement les mefaits du capitalisme sauvage, mais peut il en etre autrement ? les systemes de solidarité à l'occidentale n'ont JAMAIS fonctionné dans la culture Khmere, les solidarités sont claniques et d'alliances (depuis toujours).

Plutôt d'accord avec cette dernière explication. Si la solidarité existe au sein de la famille au Cambodge, entre voisins ou compatriotes, j'ai plutôt ressenti de la jalousie. En venant passer quelques semaines chez moi et mes parents, une amie Cambodgienne a d'ailleurs été surprise à quelle point "l'entraide" était présente via des associations ou des manifestations ponctuelles alors que cela n'existe pas au Cambodge (hors ONG). L'explication ci-dessus colle bien à un des problème actuel du Cambodge.
KA Karolus Veteran ·
Ce que l'on faisait et sans trop raler voici a peine 100 ans...

3/4 c'est deja du luxe...

Karolus
http://chroniques-d-asie.blogspot.com/ http://karolusmag.blogs-de-voyage.fr/
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Bonjour HOK,

une sorte de smig fonctionnaire a été mis en place en 2007, il est de 50 dolards /mois... (c'etait une recommandation de la banque mondiale dans le cadre de la lutte contre la corruption) Le salaire dans le textile est de 60 (idem pour une fille tabouret)...Par rapport à ce que j'ai pu lire sur VF recemment(le boom du textile), je suis totalement en desaccord: il y a eu 200000 suppression d'emplois en 2006 essentiellement des industriels chinois qui sont repartis avec leurs machines...Les changements au Cambodge sont assez rapide et la verité d'hier en devient rapidement une autre...

A PP, il est difficile d'avoir une piece(chambre) à moins de 60 dol/mois...a quelques klm des petites maisons en bois se trouvent à 10000 riels 2, 5 dol ...d'ou l'interet d'une mob meme d'occase...le probleme devient alors le credit...dans un pays ou les banques ne pretent qu'aux riches (encore + qu'ici !) d'ou peut etre l'intérèt du micro credit que proposent certaines asso de solidarité...Ceux qui font le choix d'habiter loin prennent des camions-tacos-taxis, pour quelques riels, au milieu des sacs de ciments de riz etc...Jusqu'au jour ou ils ont la possibilité d'acheter une mob...

Au passage j'ai beaucoup eté amusé par les recentes discussions sur le cout des transports et l'influence du tourisme . Les locaux qui prennent les motodops sont les locaux ayant des moyens...les autres sont dans des vehicules du type de celui dont je parle, arrivent à un terminus et continuent à pied! Ceux qui travaillent dans les usines excentrees, rejoignent un terminal ou ils sont recuperes par des bus, minibus ou camion appartenant à la fabrique...Malgré le nombre impressionnant de mob et de velos, les khmers continuent de marcher beaucoup...Quant à l'absenteisme au boulot, ce n'est pas qu'une specialité khmere, meme si elle s'etend aux bancs de l'assemblée nationale!😉 Cordialement
Roger
FA Faireplaît Regular ·
Je viens de trouver ça et c'est loin d'être plaisant:

Reportage Les pillards de la forêt cambodgienne

LE MONDE | 03.09.07 | 15h27 • Mis à jour le 03.09.07 | 15h27 KRATIE (CAMBODGE) ENVOYÉ SPÉCIAL

e Kratie, sur la rive orientale du Mékong, dans le centre du Cambodge, une magnifique route file vers le nord en direction de la frontière laotienne. Elle l'atteindra, sur l'autre rive, une fois achevé un nouveau pont franchissant le fleuve. C'est "la route chinoise", construite depuis plusieurs années par les ingénieurs civils de la République populaire. Quelque 1 000 kilomètres plus au nord, l'ouvrage rejoindra le réseau de routes réalisé par Pékin, depuis la fin du XXe siècle, au Laos septentrional, pour finalement atteindre la frontière de la province chinoise du Yunnan.

C'est, de loin, la voie de communication la plus moderne du Cambodge et du Sud laotien. Un outil idéal de désenclavement pour les échanges terrestres avec le sud de la Chine et, pour celle-ci, un accès routier direct au port cambodgien de Kompong Som (Sihanoukville), sur le golfe de Siam. Mais, pour l'heure, les premiers utilisateurs de cet axe n'ont guère en tête le développement de cette contrée déshéritée, qui vit principalement des ressources du Mékong, modérément navigable en cette partie de son cours. Ce sont surtout les prédateurs de la forêt tropicale qui se sont installés. Des centaines de cahutes de bambou sur pilotis sont apparues sur les bas-côtés. Elles abritent des hommes armés d'instruments de coupe de bois et leurs familles. Un peu plus loin, on les voit recevoir les instructions de leurs employeurs. Objectif : organiser des campagnes de déforestation plus ou moins légales et bien éloignées des promesses faites à la communauté internationale par le gouvernement en vue de préserver la forêt tropicale. En juin, l'ONG Global Witness, basée en Grande-Bretagne, a produit un rapport accablant, de près de 100 pages, principalement consacré aux pratiques en matière d'exploitation de la rente forestière par les réseaux affairistes entourant le premier ministre, Hun Sen, l'homme fort du royaume. Intitulé ironiquement "Les arbres généalogiques du Cambodge", le rapport met en cause plusieurs proches de M. Hun Sen : son épouse Bun Rany ; un cousin Dy Chouch (dit Hun Chouch) ; divers membres de la parentèle, couples amis, relations d'affaires... et le ministre de l'agriculture et des forêts, Chan Sarun. Global Witness avait été autorisée, par le gouvernement, à ouvrir une représentation au Cambodge afin d'officier en qualité d'observateur indépendant, sur le terrain, des efforts consentis en 1999 par M. Hun Sen, sous la pression des instances internationales, en vue de mettre de l'ordre dans cette activité lucrative. "Au vu de la détérioration de la situation au plan de sa sécurité, (l'ONG) a fermé son bureau de Phnom Penh en septembre 2005." Les informations du rapport recueillies par ses employés et volontaires expliquent cette mesure : c'est une fresque noire où s'accumulent pratiques de népotisme, attributions illégales de droits, intimidations musclées, enlèvements physiques de rivaux, assassinats d'agents d'ONG. Le tout forme un faisceau convergeant vers une cabale de "barons du bois", occupés à piller l'une des dernières réserves d'essences tropicales précieuses. La rapidité du phénomène est frappante. Selon la FAO, le Cambodge aurait perdu 30 % de sa forêt primaire entre 2000 et 2005. La surface boisée totale du pays, selon des experts cités par d'autres sources, serait passée de 75 % dans les années 1980 à moins de 50 %. Faux, réplique M. Hun Sen : elle était, dit-il, de 58 % en 1997 et était déjà remontée à 61 % en 2002. Le premier ministre y voit le résultat de sa politique ayant permis de mettre fin à l'insurrection des Khmers rouges, au pouvoir de 1975 à 1979, eux-mêmes grands prédateurs forestiers - mais aux moyens réduits. Comme en d'autres pays, la forêt tropicale cambodgienne, temple de biodiversité, a nourri le cycle guerre- contrôle des ressources-guerre... Aujourd'hui, les choses sont plus institutionnalisées. En deux décennies, des compagnies aussi puissantes qu'opaques - Cherndar Plywood, Mien Ly Heng, Kingwood Industry, Everbright CIG Wood - ont mis la main sur les exclusivités d'exploitation. Elles associent souvent des acteurs locaux aux intérêts d'affaires régionaux : Singapour, Indonésie, Taïwan, et, nouvelle venue, la Chine populaire. De temps à autre, l'une est énergiquement persuadée de céder ses intérêts à une nouvelle firme montante. Lia Chun Hua en a notamment fait les frais. D'origine chinoise, l'ex-directeur exécutif de Kingwood, est retenu en otage, depuis août 2002, au siège de sa compagnie, à une vingtaine de kilomètres au nord de Phnom Penh. Il serait toujours en vie après avoir signé tous les papiers cédant les avoirs de la firme à Seng Keang, ex-épouse du cousin de M. Hun Sen et amie de la femme du premier ministre... Les volumes débités peuvent être considérables. En mai 2004, selon l'ONG, le ministère de l'agriculture a ainsi commandé à un exploitant de Taïwan une quantité de fûts d'arbres précieux permettant de recouvrir l'équivalent de 1 580 courts de tennis. Ce bois était destiné à fabriquer le mobilier et décorer la nouvelle Assemblée nationale. Des schémas gouvernementaux sont montés de toutes pièces, hors du contrôle du Parlement, pour asseoir le système, selon Global Witness. Une plantation d'hévéas de Tumring a été inaugurée en fanfare, en 2001, au coeur de la forêt de Prey Long, au centre nord du pays, la plus vaste forêt d'essences à feuilles persistantes en basses terres d'Asie du Sud-Est. Six ans plus tard, la "plantation" n'a pas produit une goutte de résine de caoutchouc mais la forêt est très entamée. Pourtant, M. Hun Sen avait assuré à la population conviée à la cérémonie d'ouverture : "Jamais je ne vous escroquerai !" En 2006, l'exploitant principal, la Colexim (associée à une firme Okada, du Japon) et le gouvernement préparaient des plans pour de "nouvelles plantations d'hévéas" dans le secteur. Sur environ 5 000 km², Prey Long est à la fois un vaste réservoir de biodiversité et un régulateur hydraulique important à proximité de l'immense lac Tonle Sap, poumon écologique et économique du Cambodge. Selon des experts de la Banque mondiale, le taux d'exploitation de la forêt cambodgienne est plus de cinq fois supérieur à celui qu'elle peut supporter. En aval des coupes légales ou sauvages, tout un échafaudage de prestations (transformation partielle, transports, export) s'est monté, souvent à l'aide de sous-traitants. Au coeur de ce dispositif, selon Global Witness et d'autres sources indépendantes, la Brigade 70, une unité militaire inféodée à M. Hun Sen, qui loue à bon prix ses camions pour les transports illicites, entre autres services. Un "syndicat criminel multi-activités", affirme l'ONG. En juin, le rapport a fait une victime collatérale. Pour en avoir publié des extraits, le quotidien Cambodge Soir a été fermé. C'était le seul quotidien d'informations générales financé par la francophonie dans la région.

Francis Deron

Article paru dans l'édition du 04.09.07.

(Cambodge soir vient de reparaître)
KA Karolus Veteran ·
oui je l'ai lu ainsi que l'autre sur la chine predatrice...

pas mal F. Deron il defend son steack.

sinon jette un oeil sur afrique-asie.fr un pdf sur le Vietnam d'aujourd'hui et ses perpectives

Karolus
http://chroniques-d-asie.blogspot.com/ http://karolusmag.blogs-de-voyage.fr/
AL Alan Globetrotter ·
En tout cas cas ce topic a du bon, car même Hun Sen doit le lire et du coup ..... 😉 si çà c'est pas de la diplomatie ........ 🏴‍☠️

AKP Phnom Penh, 06 septembre 2007 --

Samdech Hun Sèn, Premier ministre, a déclaré devant les investisseurs locaux et étrangers que le gouvernement royal était en train de prendre des mesures sévères contre ceux qui sont en complice pour accorder le faux papier de possession du terrain.

Lors du 12ème Forum du gouvernement et du secteur privé organisé le 4 septembre à Phnom Penh, Samdech Hun Sèn a cité comme exemple les mesures prises par le gouvernement royal contre la possession illégale de terrain par une compagnie chinoise, ce qui, a-t-il ajouté, conduisait à détruire des appartements en construction, limoger le gouverneur et le gouverneur adjoint de la province de Kandal, le chef du district de Ponhea Leu, le chef du service de l’aménagement territorial de Kandal.

C’est la raison pour laquelle, le Premier Ministre a appelé les autorités des provinces et municipalités à être vigilantes dans ces affaires foncières. --AKP
RO Rogerbarthas Globetrotter ·
Bonjour Alan!

Sur les evictions en 2006, , synthese en Anglais sur: http://www.cohre.org/store/attachments/Eviction%20Monitor%20Jan-Dec%202006.pdf

Sur les gros coups, je crois que rien ne peut se faire sans l'accord de l'assemblée nationale ET du gouvernement!...

Cordialement
Roger

Similar discussions

You might also like