L'après-Castro
by Chacha83
This discussion is in French, the community’s main language.
En ce qui me concerne ce n'est pas dans les livres d'histoires scolaires que j'ai appris cet étape de notre histoire collective (qui pourtant est importante) Dans mon cas cela fait longtemps je l'avoue😕
Je serais curieux de savoir si cela est mieux aujoud'hui??????
.... hélas imagine -t-on les israeliens, propriétaires de beaucoup de choses dans l'ile en 1959 a travers ' leur ' mafia, renoncer à l'embargo SANS AVOIR RECUPERE ce qui leur 'appartenait' à l'époque ; je n'y crois pas une seconde... et le problème d'une restitution partielle, je pense à l'immobilier de la Havane, est juste impossible à résoudre. Rembourser, oui, sur quelles bases ?
il y a l'exemple des pays de l'est de l'Europe, notament la Hongrie, ou on a formé une commission au début des 90's pour "rendre" les biens saisis par le régime communiste........ ........faut pas être naîf, et là je te rejoins sur ce point : les anciens propriétaires vont mettre une pression énorme à la réouverture du pays.......qui va se faire un jour, faut voir la réalité en face.............
il y a l'exemple des pays de l'est de l'Europe, notament la Hongrie, ou on a formé une commission au début des 90's pour "rendre" les biens saisis par le régime communiste........ ........faut pas être naîf, et là je te rejoins sur ce point : les anciens propriétaires vont mettre une pression énorme à la réouverture du pays.......qui va se faire un jour, faut voir la réalité en face.............
eh oui, si cela se produisait on serait surpris de voir (ou de ne pas voir car ces gens sont discrets....) tout ce qui pouvait leur appartenir à la Havane ou Varadero : pour mémoire il y a un organisme à Miami (oui, Mariecris va me taper dessus, je le sens) dont le seul role est de tenir à jour les documents de propriété pour pouvoir réclamer celles ci au cas ou..; je suis persuadé qu'un mec détient un papier, vrai ou faux je ne sais, disant que finalement la maison familiale était à son arrière grand père... qui avait justement émigré à Cuba dans les années 40 etc etc
Désolée si c'est trop long:
Réunis le 31 décembre pour leurs prédictions annuelles, les prêtres de la santeria cubaine ont prudemment évité de se prononcer sur l'avenir politique de l'île. Attendue avec impatience par de nombreux Cubains, la Lettre de l'année a annoncé des catastrophes climatiques, une augmentation de la criminalité et des épidémies. Mais les babalaos du rite Ifa se sont gardés de toute prophétie sur la santé de Fidel Castro, éloigné du pouvoir depuis juillet 2006 à la suite d'une grave hémorragie intestinale et d'une série d'interventions chirurgicales.
Alors que la révolution cubaine est entrée le 1er janvier dans sa 50e année, les aspirations au changement s'expriment de plus en plus ouvertement. En décembre, Fidel Castro a laissé entendre qu'il pourrait abandonner le pouvoir qu'il a remis "provisoirement" à son frère Raul, le ministre des Forces armées. Agé de 81 ans, le fondateur de la révolution cubaine a souligné que son "devoir élémentaire n'était pas de s'accrocher à des fonctions ni encore moins de fermer la voie à des personnes plus jeunes, mais d'apporter des expériences et des idées". Elaboré avant l'annonce de la maladie du Lider maximo, le scénario de la succession à la tête de l'Etat cubain se poursuit apparemment comme prévu. Il serait pourtant prématuré de proclamer la fin de l'ère Castro. Il faudra attendre le mois de mars, et la fin du long processus électoral cubain, pour savoir s'il renonce définitivement à ses fonctions de président du Conseil d'Etat, instance suprême du pouvoir, et de chef du gouvernement. Sa sélection comme candidat à la députation par les délégués de l'assemblée municipale de Santiago de Cuba maintient le suspense. De son état de santé, tenu secret, dépendra sa capacité de demeurer le gardien du temple révolutionnaire. Nul ne doute que Fidel Castro sera élu député le 20 janvier, comme les 613 autres candidats en lice pour les 614 sièges à pourvoir. Seule inconnue du scrutin : les électeurs suivront-ils sa consigne de "vote uni", d'un bloc en faveur des 614 candidats ? Quel pourcentage choisira de fractionner son vote, voire de s'abstenir ? Donnant un caractère plébiscitaire à la consultation, le "vote uni" est présenté par les médias officiels comme "une démonstration d'unité patriotique et un ferme appui au socialisme" face aux attaques de Washington. C'est à la nouvelle Assemblée qu'il reviendra de choisir, en son sein et dans un délai maximal de quarante-cinq jours, les trente et un membres du Conseil d'Etat. Fidel Castro est également le premier secrétaire du Parti communiste cubain (PCC). Seul le Congrès du PCC, qui ne s'est pas réuni depuis dix ans, pourrait le remplacer à ce poste. Les "changements structurels et conceptuels" annoncés par Raul Castro, le 26 juillet à l'occasion de la fête nationale, tardent à se concrétiser. Conscient des difficultés de la vie quotidienne et de la montée de l'insatisfaction malgré les impressionnants taux de croissance officiels, Raul Castro passe pour un partisan de réformes économiques inspirées des expériences socialistes asiatiques. Dans son discours de fin d'année devant les parlementaires, il a dénoncé "l'excès d'interdictions et de mesures légales qui font plus de mal que de bien". Il a aussi affirmé que la terre devait être aux mains de ceux qui sont capables de la faire produire efficacement. Son discours du 26 juillet a été suivi d'une intense période de débats, encouragés par les autorités. Craignant les débordements qui avaient accéléré l'effondrement de l'Union soviétique, elles ont encadré cette glasnost à la cubaine sous la houlette du Parti communiste et de ses "organisations de masse".
"PROCESSUS GRADUEL"
Cinq millions de Cubains ont participé à 215 000 réunions et fait plus de 1, 3 million de propositions et de commentaires au discours du 26 juillet, a dit Raul Castro aux parlementaires. Parmi les innombrables doléances figurent en bonne place les bas salaires, les prix élevés de l'alimentation, les transports publics déficients et le manque de logements. La coexistence de la monnaie nationale au pouvoir d'achat dérisoire et du peso convertible pour l'acquisition de biens de consommation et d'aliments dans les marchés libres a été dénoncée. Beaucoup de Cubains ont exprimé le souhait de pouvoir acheter ou vendre des voitures et des maisons. Ils réclament aussi de pouvoir s'installer à leur compte ainsi que la levée des restrictions limitant les voyages à l'étranger. Alors que le service électrique s'est amélioré, grâce à la mise en service de nouvelles centrales et aux mesures d'économie d'énergie, la réactivation de l'agriculture constitue la priorité de Raul Castro. Dans un long article à la mi-décembre, le journal Juventud rebelde dresse un bilan calamiteux des campagnes cubaines. 50 % des terres agricoles sont en friche, mal exploitées ou infestées par le marabu, un épineux improductif, dénonce le journal. Les importations de produits agricoles totalisent plus de 1 milliard d'euros par an alors que l'île pourrait assurer son autosuffisance alimentaire. Selon Orlando Lugo Fonte, président de l'Association nationale des petits agriculteurs, le tiers de la production agricole est perdu en raison des déficiences des moyens de transport et des circuits de distribution. Au terme de son enquête, Juventud rebelde arrive à la même conclusion que Raul Castro : pour alimenter la population, il faut donner la terre à ceux qui sont capables de la cultiver. Les dissidents dénoncent une recrudescence de la répression marquée par des détentions temporaires et des manifestations d'hostilité à l'encontre des opposants. Pour Oswaldo Paya, l'une des figures de proue de la dissidence, la grande nouveauté des derniers mois est que "tous les Cubains pensent désormais que la fin du régime est possible et qu'elle va intervenir".Longtemps discrète, l'Eglise catholique multiplie les appels en faveur d'un "processus graduel" de changements. Selon les évêques, ces changements ne peuvent être reportés car ils sont attendus "avec anxiété" par la population. Pour commémorer le dixième anniversaire du voyage du pape Jean Paul II à Cuba, du 21 au 25 janvier 1998, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat et numéro deux du Vatican, est attendu à La Havane où il doit rencontrer Raul Castro. Il y a dix ans, Jean Paul II avait appelé "Cuba à s'ouvrir au monde et le monde à s'ouvrir à Cuba". Un appel qui reste d'actualité.
Réunis le 31 décembre pour leurs prédictions annuelles, les prêtres de la santeria cubaine ont prudemment évité de se prononcer sur l'avenir politique de l'île. Attendue avec impatience par de nombreux Cubains, la Lettre de l'année a annoncé des catastrophes climatiques, une augmentation de la criminalité et des épidémies. Mais les babalaos du rite Ifa se sont gardés de toute prophétie sur la santé de Fidel Castro, éloigné du pouvoir depuis juillet 2006 à la suite d'une grave hémorragie intestinale et d'une série d'interventions chirurgicales.
Alors que la révolution cubaine est entrée le 1er janvier dans sa 50e année, les aspirations au changement s'expriment de plus en plus ouvertement. En décembre, Fidel Castro a laissé entendre qu'il pourrait abandonner le pouvoir qu'il a remis "provisoirement" à son frère Raul, le ministre des Forces armées. Agé de 81 ans, le fondateur de la révolution cubaine a souligné que son "devoir élémentaire n'était pas de s'accrocher à des fonctions ni encore moins de fermer la voie à des personnes plus jeunes, mais d'apporter des expériences et des idées". Elaboré avant l'annonce de la maladie du Lider maximo, le scénario de la succession à la tête de l'Etat cubain se poursuit apparemment comme prévu. Il serait pourtant prématuré de proclamer la fin de l'ère Castro. Il faudra attendre le mois de mars, et la fin du long processus électoral cubain, pour savoir s'il renonce définitivement à ses fonctions de président du Conseil d'Etat, instance suprême du pouvoir, et de chef du gouvernement. Sa sélection comme candidat à la députation par les délégués de l'assemblée municipale de Santiago de Cuba maintient le suspense. De son état de santé, tenu secret, dépendra sa capacité de demeurer le gardien du temple révolutionnaire. Nul ne doute que Fidel Castro sera élu député le 20 janvier, comme les 613 autres candidats en lice pour les 614 sièges à pourvoir. Seule inconnue du scrutin : les électeurs suivront-ils sa consigne de "vote uni", d'un bloc en faveur des 614 candidats ? Quel pourcentage choisira de fractionner son vote, voire de s'abstenir ? Donnant un caractère plébiscitaire à la consultation, le "vote uni" est présenté par les médias officiels comme "une démonstration d'unité patriotique et un ferme appui au socialisme" face aux attaques de Washington. C'est à la nouvelle Assemblée qu'il reviendra de choisir, en son sein et dans un délai maximal de quarante-cinq jours, les trente et un membres du Conseil d'Etat. Fidel Castro est également le premier secrétaire du Parti communiste cubain (PCC). Seul le Congrès du PCC, qui ne s'est pas réuni depuis dix ans, pourrait le remplacer à ce poste. Les "changements structurels et conceptuels" annoncés par Raul Castro, le 26 juillet à l'occasion de la fête nationale, tardent à se concrétiser. Conscient des difficultés de la vie quotidienne et de la montée de l'insatisfaction malgré les impressionnants taux de croissance officiels, Raul Castro passe pour un partisan de réformes économiques inspirées des expériences socialistes asiatiques. Dans son discours de fin d'année devant les parlementaires, il a dénoncé "l'excès d'interdictions et de mesures légales qui font plus de mal que de bien". Il a aussi affirmé que la terre devait être aux mains de ceux qui sont capables de la faire produire efficacement. Son discours du 26 juillet a été suivi d'une intense période de débats, encouragés par les autorités. Craignant les débordements qui avaient accéléré l'effondrement de l'Union soviétique, elles ont encadré cette glasnost à la cubaine sous la houlette du Parti communiste et de ses "organisations de masse".
"PROCESSUS GRADUEL"
Cinq millions de Cubains ont participé à 215 000 réunions et fait plus de 1, 3 million de propositions et de commentaires au discours du 26 juillet, a dit Raul Castro aux parlementaires. Parmi les innombrables doléances figurent en bonne place les bas salaires, les prix élevés de l'alimentation, les transports publics déficients et le manque de logements. La coexistence de la monnaie nationale au pouvoir d'achat dérisoire et du peso convertible pour l'acquisition de biens de consommation et d'aliments dans les marchés libres a été dénoncée. Beaucoup de Cubains ont exprimé le souhait de pouvoir acheter ou vendre des voitures et des maisons. Ils réclament aussi de pouvoir s'installer à leur compte ainsi que la levée des restrictions limitant les voyages à l'étranger. Alors que le service électrique s'est amélioré, grâce à la mise en service de nouvelles centrales et aux mesures d'économie d'énergie, la réactivation de l'agriculture constitue la priorité de Raul Castro. Dans un long article à la mi-décembre, le journal Juventud rebelde dresse un bilan calamiteux des campagnes cubaines. 50 % des terres agricoles sont en friche, mal exploitées ou infestées par le marabu, un épineux improductif, dénonce le journal. Les importations de produits agricoles totalisent plus de 1 milliard d'euros par an alors que l'île pourrait assurer son autosuffisance alimentaire. Selon Orlando Lugo Fonte, président de l'Association nationale des petits agriculteurs, le tiers de la production agricole est perdu en raison des déficiences des moyens de transport et des circuits de distribution. Au terme de son enquête, Juventud rebelde arrive à la même conclusion que Raul Castro : pour alimenter la population, il faut donner la terre à ceux qui sont capables de la cultiver. Les dissidents dénoncent une recrudescence de la répression marquée par des détentions temporaires et des manifestations d'hostilité à l'encontre des opposants. Pour Oswaldo Paya, l'une des figures de proue de la dissidence, la grande nouveauté des derniers mois est que "tous les Cubains pensent désormais que la fin du régime est possible et qu'elle va intervenir".Longtemps discrète, l'Eglise catholique multiplie les appels en faveur d'un "processus graduel" de changements. Selon les évêques, ces changements ne peuvent être reportés car ils sont attendus "avec anxiété" par la population. Pour commémorer le dixième anniversaire du voyage du pape Jean Paul II à Cuba, du 21 au 25 janvier 1998, le cardinal Tarcisio Bertone, secrétaire d'Etat et numéro deux du Vatican, est attendu à La Havane où il doit rencontrer Raul Castro. Il y a dix ans, Jean Paul II avait appelé "Cuba à s'ouvrir au monde et le monde à s'ouvrir à Cuba". Un appel qui reste d'actualité.
bonjour
Sns etre un expert en politique interne de cuba, un changement s en vient, ce seras peut etre plus un adoucissement de leur politique intérieure et extérieure.
Si changement il y a! j'esperes que Cuba restera aux cubains et ne deviendras pas propriété de grosses compagnies, qui certe déveleperont le pays mais en gardant le peuple a petits salaires.
Leur régime est loin d etre parfait, mais un passage trop rapide au capitalisme, pourrait etre pire.
Cuba est communiste depuis plus de 40 ans? un changement trop rapide pourrait avoir les meme concéquences qu en Russie.
souhaitons leur bonne chance
Ce qui est amusant ou triste dans tout cela c’est que nous sommes en train de parler de l’après Castro, Alors qu’à Plus de 81 ans Fidel se dit encore prêt à assumer son rôle politique.
Pour ne pas le montrer en Pyjama il nous est montré en survêtement soit disant en pleine forme et dans une santé resplendissante à quelques jours d’une élection pour le renouvellement de l’assemblée cubaine pour lequel Fidel Castro s’est porté candidat. Et c’est une démarche indispensable à l’éventuel renouvellement de son mandat à la tète de l’ état.
Manifestement les structures politiques qu’a pu mettre en place Raul ne sont pas aussi efficace que cela, la présence physique ou virtuelle du commandante est encore nécessaire pour diriger ce pays
Sns etre un expert en politique interne de cuba, un changement s en vient, ce seras peut etre plus un adoucissement de leur politique intérieure et extérieure.
Si changement il y a! j'esperes que Cuba restera aux cubains et ne deviendras pas propriété de grosses compagnies, qui certe déveleperont le pays mais en gardant le peuple a petits salaires.
Leur régime est loin d etre parfait, mais un passage trop rapide au capitalisme, pourrait etre pire.
Cuba est communiste depuis plus de 40 ans? un changement trop rapide pourrait avoir les meme concéquences qu en Russie.
souhaitons leur bonne chance
Ce qui est amusant ou triste dans tout cela c’est que nous sommes en train de parler de l’après Castro, Alors qu’à Plus de 81 ans Fidel se dit encore prêt à assumer son rôle politique.
Pour ne pas le montrer en Pyjama il nous est montré en survêtement soit disant en pleine forme et dans une santé resplendissante à quelques jours d’une élection pour le renouvellement de l’assemblée cubaine pour lequel Fidel Castro s’est porté candidat. Et c’est une démarche indispensable à l’éventuel renouvellement de son mandat à la tète de l’ état.
Manifestement les structures politiques qu’a pu mettre en place Raul ne sont pas aussi efficace que cela, la présence physique ou virtuelle du commandante est encore nécessaire pour diriger ce pays
Aujourd'hui dimanche 20 janvier 2008,
plus de 8, 3 millions de Cubains sont appelés aux urnes pour désigner pour cinq ans les 614 députés de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP, parlement), qui désignera 31 d'entre eux au Conseil d'Etat --le gouvernement de l'île communiste-- présidé par Fidel Castro depuis 1976.
Aucune surprise ne devrait sortir des urnes, le nombre de candidats étant strictement égal au nombre de postes à pourvoir, dans un processus électoral sans concurrence, placé sous la direction du Parti communiste, parti unique.
Mais le rendez-vous électoral a pris cette année un relief inédit en raison des incertitudes sur les intentions du chef historique de la révolution cubaine quant à son rôle à la tête du régime.
Au pouvoir depuis 1959, Fidel Castro a dû céder les rênes, "provisoirement" en principe, à son frère Raul le 31 juillet 2006 après une première opération chirugicale, en raison d'une grave hémorragie intestinale.
Depuis, il a multiplié les signaux contradictoires sur ses intentions.
En décembre dernier, il annonçait, pour la première fois, qu'il n'entendait pas "s'accrocher" à ses fonctions, ni barrer la route à une direction rajeunie.
Et, cette semaine, il prévenait dans la presse mercredi qu'il n'avait pas "la capacité physique" pour participer à la campagne électorale et parler en public.
Mais la veille, après deux heures et demie d'entretien avec lui, le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva le jugeait "prêt à assumer son rôle politique", jouissant d'une "santé impeccable" et faisant preuve d'une "lucidité incroyable".
Les deux responsables ont été montrés sur une vidéo où Fidel Castro apparaît toujours amaigri, mais plutôt alerte et en meilleure forme qu'auparavant.
Une fois élue, la nouvelle assemblée aura 45 jours, soit jusqu'au 5 mars, pour désigner le Conseil d'Etat, qui choisira son président, chef de l'Etat.
La décision de l'Assemblée sera d'abord celle de Fidel Castro lui-même sur son avenir politique, estiment la quasi-totalité des analystes.
En près d'un demi-siècle de pouvoir sans p
Plus de 8, 3 millions de Cubains sont appelés aux urnes pour désigner pour cinq ans les 614 députés de l'Assemblée nationale du pouvoir populaire (ANPP, parlement), qui désignera 31 d'entre eux au Conseil d'Etat --le gouvernement de l'île communiste-- présidé par Fidel Castro depuis 1976.
Aucune surprise ne devrait sortir des urnes, le nombre de candidats étant strictement égal au nombre de postes à pourvoir, dans un processus électoral sans concurrence, placé sous la direction du Parti communiste, parti unique.
Mais le rendez-vous électoral a pris cette année un relief inédit en raison des incertitudes sur les intentions du chef historique de la révolution cubaine quant à son rôle à la tête du régime.
Au pouvoir depuis 1959, Fidel Castro a dû céder les rênes, "provisoirement" en principe, à son frère Raul le 31 juillet 2006 après une première opération chirugicale, en raison d'une grave hémorragie intestinale.
Depuis, il a multiplié les signaux contradictoires sur ses intentions.
En décembre dernier, il annonçait, pour la première fois, qu'il n'entendait pas "s'accrocher" à ses fonctions, ni barrer la route à une direction rajeunie.
Et, cette semaine, il prévenait dans la presse mercredi qu'il n'avait pas "la capacité physique" pour participer à la campagne électorale et parler en public.
Mais la veille, après deux heures et demie d'entretien avec lui, le président brésilien Luis Inacio Lula da Silva le jugeait "prêt à assumer son rôle politique", jouissant d'une "santé impeccable" et faisant preuve d'une "lucidité incroyable".
Les deux responsables ont été montrés sur une vidéo où Fidel Castro apparaît toujours amaigri, mais plutôt alerte et en meilleure forme qu'auparavant.
Une fois élue, la nouvelle assemblée aura 45 jours, soit jusqu'au 5 mars, pour désigner le Conseil d'Etat, qui choisira son président, chef de l'Etat.
La décision de l'Assemblée sera d'abord celle de Fidel Castro lui-même sur son avenir politique, estiment la quasi-totalité des analystes.
En près d'un demi-siècle de pouvoir sans partage, le "maximo lider" a incarné une personnalisation à outrance des responsabilités. Sa mise en retrait depuis bientôt 18 mois n'a donné lieu à aucun bouleversement.
Chef de l'Etat et du parti communiste, il peut choisir de céder une de ces deux fonctions, mais devrait conserver un rôle d'arbitre et de guide suprême que personne, au sein de la direction cubaine, ne songerait à lui contester.
Son frère Raul, qui s'est affirmé cette année comme "intérimaire" à la tête de l'Etat, en tandem avec le vice-président Carlos Lage, assure qu'il consulte son aîné sur toute décision importante.
Certains analystes envisagent toutefois la confirmation de Raul Castro comme président du Conseil d'Etat à la place de son frère, l'aîné se consacrant aux grandes orientations et le cadet à la gestion des affaires courantes.
Les Cubains, qui se sont habitués à l'effacement du seul chef d'Etat qu'ils ont connu pour 70% d'entre eux, sont appelés à un "vote uni", autrement dit à voter en bloc pour les candidats officiels et à plébisciter ainsi le régime.
La moitié des 614 candidats à l'ANPP a été désignée par les conseils municipaux élus en octobre, l'autre moitié l'a été par le syndicat unique et les "organisations de masse" du régime.
Les dissidents cubains, réduits au silence, considèrent ces élections comme une "farce", même si les plus modérés d'entre eux en attendent une occasion d'en finir avec "l'immobilisme" du régime.
artage, le "maximo lider" a incarné une personnalisation à outrance des responsabilités. Sa mise en retrait depuis bientôt 18 mois n'a donné lieu à aucun bouleversement. Chef de l'Etat et du parti communiste, il peut choisir de céder une de ces deux fonctions, mais devrait conserver un rôle d'arbitre et de guide suprême que personne, au sein de la direction cubaine, ne songerait à lui contester. Son frère Raul, qui s'est affirmé cette année comme "intérimaire" à la tête de l'Etat, en tandem avec le vice-président Carlos Lage, assure qu'il consulte son aîné sur toute décision importante. Certains analystes envisagent toutefois la confirmation de Raul Castro comme président du Conseil d'Etat à la place de son frère, l'aîné se consacrant aux grandes orientations et le cadet à la gestion des affaires courantes. Les Cubains, qui se sont habitués à l'effacement du seul chef d'Etat qu'ils ont connu pour 70% d'entre eux, sont appelés à un "vote uni", autrement dit à voter en bloc pour les candidats officiels et à plébisciter ainsi le régime. La moitié des 614 candidats à l'ANPP a été désignée par les conseils municipaux élus en octobre, l'autre moitié l'a été par le syndicat unique et les "organisations de masse" du régime. Les dissidents cubains, réduits au silence, considèrent ces élections comme une "farce", même si les plus modérés d'entre eux en attendent une occasion d'en finir avec "l'immobilisme" du régime.
artage, le "maximo lider" a incarné une personnalisation à outrance des responsabilités. Sa mise en retrait depuis bientôt 18 mois n'a donné lieu à aucun bouleversement. Chef de l'Etat et du parti communiste, il peut choisir de céder une de ces deux fonctions, mais devrait conserver un rôle d'arbitre et de guide suprême que personne, au sein de la direction cubaine, ne songerait à lui contester. Son frère Raul, qui s'est affirmé cette année comme "intérimaire" à la tête de l'Etat, en tandem avec le vice-président Carlos Lage, assure qu'il consulte son aîné sur toute décision importante. Certains analystes envisagent toutefois la confirmation de Raul Castro comme président du Conseil d'Etat à la place de son frère, l'aîné se consacrant aux grandes orientations et le cadet à la gestion des affaires courantes. Les Cubains, qui se sont habitués à l'effacement du seul chef d'Etat qu'ils ont connu pour 70% d'entre eux, sont appelés à un "vote uni", autrement dit à voter en bloc pour les candidats officiels et à plébisciter ainsi le régime. La moitié des 614 candidats à l'ANPP a été désignée par les conseils municipaux élus en octobre, l'autre moitié l'a été par le syndicat unique et les "organisations de masse" du régime. Les dissidents cubains, réduits au silence, considèrent ces élections comme une "farce", même si les plus modérés d'entre eux en attendent une occasion d'en finir avec "l'immobilisme" du régime.
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