JC bien contente que ta photo "préférée" soit une de mes préférées !
Pour la suite, il va falloir patienter encore un peu. Il est très tard, je télécharge juste quelques photos puis dodo.
Ninou
6 septembre
On the road again
La journée va, théoriquement, être calme. Nous devons traverser la South Unit du Geant Sequoia National Monument via Camp Nelson, Johnsondale, puis parcourir les Troy Meadows pour atteindre la 395 qui nous amènera à la 178 et à la Panamint Valley. Au bout.... DEATH VALLEY !
Nous savons que ça va être un grand moment. Des amis nous en ont parlé. Certains nous ont demandé d'avoir une pensée pour eux à Zabriskie Point (n'est-ce pas Dominique 😉) ou au Badwater Basin.
Depuis que nous sommes devenus des "accro" du camping, nous n'arrêtons pas de nous répéter que les nuits dans la Death Valley vont être merveilleuses. Après le rattelsnake du Yosemite et le monstre d'hier soir, je ne suis plus très chaude, mais je ne veux pas le dire au Grand, je sais que sa déception serait trop grande.
Pour le moment, nous profitons des superbes paysages que nous offre le J41. Quand nous approchons de Camp Nelson, Le Grand commence à avoir faim. Il y a un joli petit restaurant, mais il est fermé. A Peppermint, fermé. A Holey Meadow, Rien. Le Grand est malheureux, ce ne sont pas nos quelques tomates et fruits secs de Three Rivers qui peuvent calmer sa fringale. Tous nos espoirs se concentrent sur Johnsondale. Enfin, nous y arrivons.
Le panneau à l'entrée nous laisse cois. C'est quoi ce 1/2 ?

Mais la faim du Grand balaie toutes les questions. Nous quittons la route principale pour pénétrer dans Johnsondale. Un immense village de cabanes en bois et pas âme qui vive, on pourrait presque se croire sur le plateau de tournage de Wallnut Grove déserté. Enfin, une silhouette : Charles Ingalls peut-être ? Non, un shérif !
Et là, nous quittons La Petite maison dans la prairie pour basculer dans le film d'horreur de série Z. Vous savez ce genre de film où le beau gosse du début, Ray-ban miroir bleu qui dissimulent son regard halluciné et qui mâchouille son chewing-gum en exhibant des dents Ultra-brite, s'avère être un psychopathe de première. Dans ces films là, en général il harcèle les pauvres égarés jusqu'à la Bad End.
Nous sommes un peu oppressés mais... Le Grand a faim. Nous demandons au beau-gosse-shérif psychopathe (?) s'il y a un restaurant à Johnsondale. D'un geste du menton, sans qu'un seul son ne sorte de sa bouche mâchouillante, il nous désigne : le store d'Harriet Oleson. Nous grimpons les marches et nous entrons dans... la boutique de Madame Oleson revisitée par l'Oncle Fétide de la Famille Adams. Un capharnaüm indescriptible. Derrière la caisse, une Nelly Oleson vieillie mais qui a gardé ses anglaises blondes.
Le Grand lui demande si l'on peut manger quelque chose. Moi, d'habitude si bavarde, je me fais toute petite et je me cache courageusement derrière lui. Elle lui montre des espèces de petites pizzas emballées sous vide. Va pour les pizzas. Est-ce qu'on peut les chauffer ? D'un geste du menton elle nous montre un petit micro onde dans un coin.
Et là, du fond du magasin apparaît une espèce de géant, quand il passe près du Grand j'en déduis qu'il doit faire au moins 2m10 ! Il porte un énorme carton rempli de sandwichs sous cellophane et il renverse son carton... sur la table où nous nous sommes installés pour avaler nos pizzas !
Moi : Tu veux un café ? Le Grand : Non, on paye et on file !
Aucun de ces trois joyeux personnages n'a prononcé le moindre mot pendant que nous étions là.
Nous roulons -vite- jusqu'à Limestone, joli camping bordé d'un torrent bondissant, où nous prenons un café dans un "bistrot" à la française. Terrasse au soleil, tables et parasols, clients joyeux, rires d'enfants, éclats de voix. On souffle, on a échappé à la Cinquième dimension ? Petite balade et nous reprenons la route.


Mais au lieu de continuer le J41 désert, nous filons vers le sud. Grand détour mais qu'importe, il y a de petites villes Fairview, Kernville, puis Wofford Heights sur le Lake Isabella. Nous avons besoin de voir du monde, des maisons, des voitures, la civilisation. C'est réussi non ? 😎


Ce détour nous a pris beaucoup de temps. Tant pis pour la Panamint Valley. Nous filons vers le nord jusqu'à la 190. Le coucher de soleil est sublime. On dirait qu'un géant est passé par là et qu'il a abandonné une grosse couverture de velours toute chiffonnée, couleur châtaigne.


Nous dormons à l'hôtel de Panamint Springs. Je vois bien que Le Grand regarde d'un oeil énamouré le camping un peu plus loin, mais les émotions de ces dernières 24 heures ont été trop violentes. J'ai besoin d'un bon bain et de repos. Chambre très chère, minable, pas de baignoire, juste une petite douche étroite qui distribue un filet d'eau étique et froid. Tant pis, j'ai besoin d'un toit en dur pour me protéger et d'un vrai lit pour me reposer.
7 septembre
Le petit dèj est quelconque et même pas compris dans le prix de l'hôtel 😕.
Mais quelques kilomètres plus loin : ca y est ! On y est !
Passage rapide au Visitor Center, installation de la tente au camping, où il n'y a presque personne. Les derniers qui ont dormi ici la nuit dernière sont en train de plier bagage. Je vais leur demander s'ils ont passé une bonne nuit ? Ce sont des canadiens de Calgary. Ils n'ont pas fermé l'oeil, les hyènes ont hurlé sans arrêt, c'était "effrayant". Bon... Ca s'annonce bien !
Devant tant de merveilles, j'oublie pourtant mes terreurs toute la journée. Nous ne pouvons pas aller jusqu'à Dantes view, ni au Natural Bridge, les trails sont fermés à cause des orages de ces derniers jours. Nous descendons jusqu'à Mormont Point puis nous remontons doucement en nous arrêtant un peu partout :
















"I'm a poor lonesome cow-boy and a long way from home"

Le soir descend. Retour au camping ou le soleil nous fait de somptueux adieux.


Préparer le dîner... Ne pas penser aux bêtes autour... Tu veux un p'tit apéro ? Oui, volontiers !... Ne pas penser aux bêtes par terre... On dîne, c'est bon ce que l'on a acheté à Olancha hier soir ! Oui... Ne pas penser aux bêtes autour et par terre... J'arrive pourtant à prendre quelques photos de la lune mais en fait je suis tétanisée de trouille.

Le Grand, excédé, finira par décider que nous irons dormir à Furnace Creek Ranch. Je m'en veux de l'avoir privé de son rêve : dormir à la belle étoile dans la Vallée de la mort, mais je n'ai pas pu 🏴☠️
La chambre est petite mais la piscine est géniale. A deux heures du matin, nous barbotons toujours sous un ciel blanc de millions d'étoiles. Au petit matin, Le Grand me démontre que "tout ça c'est psychologique" : la chambre est de plain-pied et le jour sous la porte laisse largement la place d'entrer à tous les serpents et toutes les araignées !
8 septembre
Zabriskie Point. J'ai pris plus d'une centaine de photo en une heure. Difficile d'en sélectionner quelques unes et, malheureusement, aucune photo ne peut rendre la magie du lieu, du moment. Il faut y aller 😉








Les yeux ravis de toutes ces merveilles, nous reprenons nos balades dans le parc vers le nord.


Promenade magnifique dans Historic Stovepipe Well






Le Scottys Castle ou Château du frappadingue. Nous ne le visitons pas, l'extérieur suffit 😮


Au cours d'une petite balade dans le Graveline Canyon :




Ubehebe Crater

Après un dernier regard sur les Sand Dunes, de loin malheureusement - impossible d'y aller à pied il fait beaucoup trop chaud - nous nous dirigeons vers la sortie du parc. Le coeur gros, il aurait juste fallu que je sois un peu plus courageuse.

Nous sortons par Emigrant Canyon Road. Nous voyons au loin Eureka Mine. Quelques km de piste de cailloux étroite, puis au loin Ballarat.
On the road again...


Ici aussi, il faudra revenir, il nous reste tant de choses à voir, mais d'ici là, il faut que j'apprenne à dominer mes phobies...











































































A little sneak peek?



















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:


















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.










