Extension du domaine de la chute

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VO Voyajou Globetrotter ·
J'ai hâte de lire ton futur bouquin, j'espère que tu nous informeras de sa parution.

mouah ha ha (…) aaahhh (…) mouaahaaa

La fantaisie et l'expressivité de ces extraits laissent présager un roman d'action avec moult rebondissements et riches dialogues, non? Je ne suis pas expert mais, à te lire sur ce forum, le fond riche (quoique souvent confus), comme la forme (très créative) devraient te garantir un succès... relatif. En attendant, et sans en faire un liste, nous dirais-tu ce que tu lis actuellement (je ne décèle dans ton style si personnel aucune influence d'écrivain connu)?

Ne vaut-il pas qu'une personne fasse quelque critique sur l'expression écrite sur un forum?

C'est très utile en effet, et sois-en remercié. Nul doute que les lecteurs peu avertis et autres apprentis-gribouilleurs participant à cette discussion en tireront de grands enseignements. En particulier ceux qui « auraient pour projet de faire un ouvrage littéraire ».

Comme tu le relèves, l'autocritique de sa propre production n'est pas moins nécessaire et devrait même constituer un préalable (mais elle est souvent impossible, n'est-ce pas).
MA Mathews Globetrotter ·
La fantaisie et l'expressivité de ces extraits laissent présager un roman d'action avec moult rebondissements et riches dialogues, non?

bah c'est comme tout il y a des gens qui aiment la pêche à la ligne d'autres qui font de l'alpinisme tous les goûts sont dans la nature... il y a des gens qui aiment les polars d'autres les romans policiers d'autres les romans comédies à l'eau de rose...

ensuite en tentant de faire publier un ouvrage littéraire que tu te plantes et qu'il y ait des gens qui n'apprécient pas ton ouvrage je considère ça fait partie du jeu. Mais si tu te dis "je ne vais rien faire" là c'est un manque de confiance en soi

Je ne suis pas expert mais, à te lire sur ce forum, le fond riche (quoique souvent confus), comme la forme (très créative) devraient te garantir un succès... relatif.

merci pour les appréciations mais en quoi le fond de ce que j'écris est-il confus ? Et segundo pourquoi le succès de mes bouquins serait-il relatif ?

En attendant, et sans en faire un liste, nous dirais-tu ce que tu lis actuellement (je ne décèle dans ton style si personnel aucune influence d'écrivain connu)?

je viens de lire le bouquin de Sylvain Tesson sur l'immensité du monde ( je ne sais plus le titre) Segundo je ne vois pas du tout l'intérêt de s'inspirer d'écrivains connus. Parce que sinon c'est du plagiat et c'est répéter ce que les autres écrivent

mais elle est souvent impossible, n'est-ce pas

Pourquoi dénigres-tu ce que j'écris ? J'ai pourtant écris qu'importe qu'un texte soit bon ou mauvais même si ça s'apparente à du gribouillage, le principal c'est que ça plaise non ? Et même pour ce qui est de faire du gribouillage il y a certainement des clients pour cela.
IN Intrankil Regular ·
Je profite crapuleusement de ton sujet pour louer le talent et conseiller la lecture d’un de mes chouchous : Andrzej Stasiuk, l’écrivain-voyageur polonais. J’avais dans l’idée de lui consacrer une discussion (un monologue ?), il mérite plus que quelques lignes diluées dans un billet sur un récit de voyage en Sibérie. Mais j’ai la flemme. Et puis soyons honnêtes, ces présentations d’auteurs et de bouquins n’intéressent guère les lecteurs de VF alors akoibon ? Je ne sais pas à quoi ça peut ressembler en polonais – enfin si, des farandoles de z, cz, sz et scz – toujours est-il que les traductions de Margot Carlier font mon bonheur depuis plusieurs mois.

Hello ma chère,

Merci pour ton message et tes précieuses recommandations. Je retiens A. Stasiuk que j’ai cherché ce matin en vain dans les rayons de ma librairie favorite. Il va falloir que je passe commande.

Julien Blanc-Gras, lui, nous emmène dans Briser la glace vers Aasiaat, un nulle-part groenlandais en A.

Voyajou a raison, c’est décapant, drôle, instructif. Lecture rafraichissante, surtout quand on crapahute sous des latitudes où le mercure passe facilement la barre des 40 avant midi et qu’on se surprend à confondre le moindre piton rocheux avec un iceberg.

PS : J’ai lu le Cédric Gras avant de l’entendre se faire goudronner et plumer (suis une fidèle de l’émission). Grand bien m’en a pris car pas d’accord sur ce coup !

PS2 : J’ai souvent pêché de bons conseils de lecture en ces lieux, alors remballe tes akoibon tu veux, et ne t’avise pas de démissionner !
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
IN Intrankil Regular ·
Pour le retour des chaussettes,

Cher vous,

C’est bien connu, les Allemands ne font pas dans la dentelle quand il s’agit de performance et de haute technicité. Je dois dire que les chaussettes de marque munichoise (achetées à un prix équivalant un menu complet – pinard, café et pousse-café compris - dans le coin où j’ai crapahuté trois semaines) donnent l’impression de fouler la lune à chaque enjambée tant le rembourrage sous le talon évoque le moelleux de coussins de canapés haut de gamme comme on en voit dans les pubs Roche Bobois et le tissus respirant l’apéritif qui va avec...

Revenons à nos chevaux vrombissants… Impossible de ne pas penser à vous et à nos échanges à propos d’Ove et des Saab à la lecture de ce livre aussi inattendu que désopilant. J’ignore si le bouquin (Reise nach Karabach d'Aka Morchiladze) est traduit en français et j’avoue ne pas avoir pris la peine de vérifier. Ce serait dommage si ce n’était pas le cas. Le décor : Tbilissi en 1992 où règne un foutoir total après l’implosion du régime soviétique et la fuite du Président. Deux lascars, délinquants de pacotille qui n’ont pas inventé la poudre à sniffer, ont décidé d’en profiter pour aller s'approvisionner de came à bas prix en Azerbaïdjan mais, d’errance en gourance, finissent par atterrir dans le Bergkarabach, terrain hostile s’il en est puisque disputé par les Azéris et les Arméniens.

Or « Être ou ne pas être ? Être bien sûr ! » c’est en résumé la philosophie de Gio le narrateur, antihéros par excellence qui s’est amouraché d’une prostituée et jette sur la vie un regard terre-à-terre (qui personnellement m’a fait fondre), notamment une réflexion pour le moins simpliste, pas piquée des hannetons, sur les malheurs du peuple arménien.

Mais pour revenir à la Lada... et à la série « vieilles caisses » qui nous intéresse, je vous réserve le passage (traduit approximativement par mes soins) : « Une Lada c‘est facile à vivre, tu fais le plein et tu démarres. Ca consomme à fond et fume à mort. Mais c'est ça une Lada. »
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
IN Intrankil Regular ·
tout à fait je suis pauvre , alcoolique et je dépends de l'assistance publique mouah ha ha [:)]

N’est pas Bukowski ou John Fante qui veut...

Bonjour Mathews, Je vous propose de nous parler de votre carburant favori sur le forum Picole et Gamelle. Vous allez voir que nous allons finir, vous et moi, par nous trouver des affinités.

Pour le reste, je persiste. Les interventions trollesques sont rétropédalantes.

Merci néanmoins pour votre coaching généreux. Les plumitifs en herbe qui vous ont lu se lanceront certainement avec prudence dans la rédaction d’un roman et sont assurés de succès s’ils typexent les énumérations. Il est trop tard pour la rentrée littéraire 2018 mais 2019 n’est pas loin...
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
MA Mathews Globetrotter ·
Bonjour Mathews, Je vous propose de nous parler de votre carburant favori sur le forum Picole et Gamelle. Vous allez voir que nous allons finir, vous et moi, par nous trouver des affinités.

bonjour Intrankil je doute que ma vie personnelle n'intéresse les personnes de ce forum. Pour ce qui est du jus de raisin fermenté je n'en bois pas et je préfère m'enivrer des vastes latitudes des plateaux de l'Altiplano bolivien ou de l'immensité du Sahara. Comme dans un film de Sergio Leone en panoramique.
MA Mariecurry Globetrotter ·
Salut miss, Me voilà rentrée de ma virée sur La mer des Cosmonautes. Quelle bonne idée de nous avoir présenté le beau Céd ! Ce récit d'une aventure extra-ordinaire - passer trois mois avec les poliarniks sur un brise-glace russe en Antarctique - est un vrai régal. Tant pour l'atmosphère que pour la galerie de portraits. Pour tout te dire, je l'ai trouvé meilleur que Le Nord, c'est l'Est.

Mercipour ton message et tes précieuses recommandations. Je retiens A. Stasiuk que j’ai cherché ce matin en vain dans les rayons de ma librairie favorite. Il va falloir que je passe commande.

Si tu n'as pas déjà jeté ton dévolu sur un titre, je te conseille de découvrir Stasiuk en lisant Un vague sentiment de perte.

Dans la série "écrivains de l'est", j'ai récemment découvert le moldave Vladimir Lortchenkov. Son roman Des mille et une façon de quitter la Moldavie est une farce loufoque et cruelle. L'histoire fourmille de situations complètement délirantes et surtout absurdes. Ça, j'aime. Ça me rappelle Kourkov (❤️) qui a d'ailleurs préfacé le bouquin. Ses autres ouvrages seraient du même acabit, un auteur que je vais suivre donc.

Voyajou a raison, c’est décapant, drôle, instructif. Lecture rafraichissante, surtout quand on crapahute sous des latitudes où le mercure passe facilement la barre des 40 avant midi et qu’on se surprend à confondre le moindre piton rocheux avec un iceberg.

Décapant, drôle, instructif... Je capitule et me laisse tenter. Pour une raison qui m'échappe, la plupart des livres que je lis ces derniers temps se passent sous des latitudes où les personnages sont tous en anorak et bottes fourrées, le livre de Julien Blanc-Gras ne dépareillera pas dans la pile.
MA Mathews Globetrotter ·
Ses aphorismes m’insupportent

je suis d'accord là dessus il en abuse un peu trop ( des aphorismes).

tout comme son agitation effrénée à courir la planète, ne faisant là que déplacer son corps dans un espace.

tout simplement parce que Anima Sana In Corpore Sano, le corps est le véhicule de l'âme [;)]

ressasser avec une légère condescendance les mêmes vérités faciles contre la modernité

je suis d'accord aussi là-dessus... c'est bien dans l'esprit "bobo" de ressasser des vérités sur la modernité. Et à force de ressasser des vérités on finit par n'écrire que des lieux communs
IN Intrankil Regular ·
Si tu n'as pas déjà jeté ton dévolu sur un titre, je te conseille de découvrir Stasiuk en lisant Un vague sentiment de perte.

Dans la série "écrivains de l'est", j'ai récemment découvert le moldave Vladimir Lortchenkov. Son roman Des mille et une façon de quitter la Moldavie est une farce loufoque et cruelle. L'histoire fourmille de situations complètement délirantes et surtout absurdes. Ça, j'aime. Ça me rappelle Kourkov (❤️) qui a d'ailleurs préfacé le bouquin. Ses autres ouvrages seraient du même acabit, un auteur que je vais suivre donc.

Si tu me prends par les sentiments avec ta série sur "les écrivains de l’est" (et alors ce cœur entre parenthèses, comment dire... exquis ! ), on n’est pas sorties de l’auberge... Je viens de passer commande d’Un vague sentiment de perte. Connais pas non plus Vladimir Lortchenkov ni Kourkov. Oh là là, mais je vais lire tout ça quand ?

Avec Briser la glace, tu ne vivras pas de grande aventure par procuration. Cédric Gras est un baroudeur d’un autre calibre que Julien Blanc-Gras qui n’est parti qu’un petit mois et encore, sponsorisé par son éditeur. Ni marin d’eau douce - et encore moins marin d’eau d’ours - il s’est embarqué sur un rafiot mené par des vieux loups de mer qui, peu avant la fin de l’aventure, lui ont fait assez confiance pour lui laisser un quart dans le cockpit, à condition qu’il ne touche pas au volant… euh à la barre. Une autre fois, l’auteur tombe en embuscade dans un repaire d’ivrognes. Et sur un groupe inuit qui y joue ce jour-là : " Pour faire diversion, j’engage la discussion avec le guitariste du groupe, un barbu sobre qui, en bon musicien, se réjouit de l’échange culturel que permet notre présence. - Tu es français ? - Oui - J’ai joué avec Francis Lalanne. Les souffrances de ce peuple ne cesseront donc jamais". Lorsqu’il se trouve embarqué à ses dépens, carabine entre les mains, à la chasse au phoque, il s’en sort à bon compte : "Les phoques plongent. Je suis déçu d’avoir raté. Je suis soulagé d’avoir raté."

Mais derrière le burlesque de l’histoire, il y a une véritable réflexion autour de l’impact du réchauffement climatique sur ce lopin de terre glacée et l’avenir de sa population.
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
IN Intrankil Regular ·
bonjour Intrankil je doute que ma vie personnelle n'intéresse les personnes de ce forum. Pour ce qui est du jus de raisin fermenté je n'en bois pas et je préfère m'enivrer des vastes latitudes des plateaux de l'Altiplano bolivien ou de l'immensité du Sahara. Comme dans un film de Sergio Leone en panoramique.

Rétrogradons et passons au premier degré puisque le troisième ne passe pas... Que vous nous parliez de votre destination de prédilection ou de votre carburant préféré, ce n’est pas tirer la couverture à soi mais évoquer un pays ou les veines d’une terre par le prisme personnel. Pessoa écrivait somptueusement "je n’ose pas le silence". Et si vous, vous osiez ? (vous exprimer ! ) On n’est pas sur Littérature magazine, on n’est pas au Masque et la Plume. On est sur VF. Le but est de faire partager une lecture, un film ou une émission. Peu importe la forme, les fautes de syntaxe ou d’orthographe ndddm* !
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
IN Intrankil Regular ·
je suis d'accord là dessus il en abuse un peu trop ( des aphorismes).

tout simplement parce que Anima Sana In Corpore Sano, le corps est le véhicule de l'âme [;)]

je suis d'accord aussi là-dessus... c'est bien dans l'esprit "bobo" de ressasser des vérités sur la modernité. Et à force de ressasser des vérités on finit par n'écrire que des lieux communs

Ah ben voilà, Mathews… vous voyez, vous pouvez quand vous y mettez du vôtre.

Au niveau fûts, ce n’est pas le porto qui me rend le plus euphorique, mais quitte à faire, je le préfère blanc, extra dry et servi très frais en apéro. Si un jour on vous fait cadeau d’un vintage et que vous ne vous ne savez pas quoi en faire, contactez-moi en mp, je vous refilerai mon adresse.
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
VO Voyajou Globetrotter ·
Je te conseillerais bien La passion secrète de Fjordur et autres racontars pour découvrir l’univers de Riel

Je l'ai reçu par courrier, dans la première édition de 1994 qui valait alors 129 francs (Gaïa éditeur)

Est-il vélin ou vergé, en tous cas il n'est pas couché. Ni offset, ni kraft. Encore moins bible (et l'œuvre n'aura pas les honneurs de La Pléiade). La seule certitude est qu'il est rose. Pas la couverture -qui au demeurant est blanche-, pas seulement la tranche -ce que l'age pourrait expliquer-, mais les pages, le papier des pages. Rose dans la masse. Et quel rose! Un vieux rose qui aurait été rafraîchi. Ou l'inverse. Un rose entre dunes du Kalahari au levant et chair de saumon sauvage. Bien qu'il ne soit pas pluche, est-ce une allégorie de l'ours polaire, blanc dehors et rouge dedans? Ou bien est-ce la couleur de l'érable rouge à cette saison? Y a-t-il de l'érable dans ce livre danois qui jase au Groenland?

Pourquoi ce rose ? S'agit-il de littérature à l'eau ? Moi qui ne goûte guère les bonbons, me voilà déconfit. Je l'ai amené quelques jours dans les calanques où je le mets à nu, espérant qu'il blanchisse au sel, mais lorsque je l'entrouvre, le calcaire rosit et c'est moi qui vire cassis.

On pourra tenir pour futile de s'arrêter ainsi au contenant, quand d'autres se moquent bien de la forme du contenu. En réalité, le meilleur rosé servi dans du carton ne saurait procurer belle ivresse.

C'est un livre d'hommes rudes mais tendres, pour qui les femmes ne sont que souvenirs. Voilà sans doute pourquoi on apprend, en dernière page, qu'il est imprimé sur papier vergé sanguin.

D'avoir un faible pour la nouvelle La passion secrète de Fjordur, je reconnais bien là ton espièglerie. Mais... chut.
VO Voyajou Globetrotter ·
Tesson a passé l'été entre mer et montagne et rentre avec une moisson d'aphorismes.

Celui-ci, pour son double sens: climatique et sociétal. Bretagne: des gens qui vont à la plage en tenue de ville. Côte d'Azur: le contraire.

Cet autre, corsé. Le silence d'Homère n'est pas l'omerta.

Enfin, en souvenir de « Va te faire foutre! ». Le digital est le doigt d'honneur que la Silicon Valley adresse à la vie intérieure.

Un bonus de Desproges (Chroniques de la haine ordinaire): "Août est vulgaire. Transparents et mous, les méduses et les banlieusards échoués s’y racornissent sur le sable dans un brouhaha glapissant de congés payés agglutinés. Août pue la frite et l’aisselle grasses. En août, le pauvre en caleçon laid, mains sur les hanches face à la mer, l’œil vide et désemparé, n’ose pas penser qu’il s’emmerde. De peur que l’omniprésence de sa femelle indélébile, de sa bouée canard grotesque et de son chien approximatif ne lui fasse douter de l’opportunité du front populaire."
MA Mathews Globetrotter ·
Et si vous, vous osiez ? (vous exprimer ! ) On n’est pas sur Littérature magazine, on n’est pas au Masque et la Plume. On est sur VF. Le but est de faire partager une lecture, un film ou une émission. Peu importe la forme, les fautes de syntaxe ou d’orthographe ndddm* !

faire une critique de film, livre ? Plus tard, pour le moment je n'ai pas le temps
MA Mariecurry Globetrotter ·
Les pages de Gaïa ne sont plus roses, elles sont désormais "vertes". Quand on a pris pour nom celui de la déesse mère, on finit fatalement par tourner écolo. J'ai lu et relu ton message. Il est pour moi indéchiffrable, je cherche toujours la clé. B'alors, tu as passé un bon moment avec Riel dans les Calanques ou ce bouquin est-il juste bon à servir de nuancier Pantone ?
VO Voyajou Globetrotter ·
Si ce livre était un nuancier, plus que Pantone, il serait Farrow & Ball, cette peinture qui fait pâlir les autres, élue par le National Trust et dont chaque nuance est une histoire, d'Elephant's Breath à Savage Ground. Les pages de Fjordur, chez Gaïa, sont entre Red Earth et Book Room Red.Tout un programme!

Il m'a fallu un moment d'acclimatation, le temps de m'esquimauiser comme dit Riel -qui n'est pas de la monnaie de phoque. Je me suis d'abord bâfré de Magnum framboise mais n'en ai récolté que quelques coulures. Plus tard, j'ai enfilé les moufles et chaussé les raquettes: j'étais un peu empoté pour feuilleter. De là m'est venue l'idée d'un feuilleté aux pommes, dessert apprécié au Groenland. Mais rien n'y faisait. C'est finalement en chaussant des lunettes roses que, les pages devenues blanc neige, j'ai pu savourer l'ouvrage.

Jørn Riel est bien le cousin septentrional de Kenneth Cook. En plus d'être drôles, ces racontars sont comme des contes, moraux ou philosophiques, mais doivent aussi à l'observation ethnographique (et il semble que nous gagnerions à nous inspirer des Eskimos). Pour être sincère, l'écriture m'a parfois semblé surannée mais c'est ample et bien fait. Il semble qu'il y a un Riel plus grave. As-tu lu Le jour avant le lendemain? Dans ce registre, que conseillerais-tu (idéalement dans une autre traduction que Juul et Saint Bonnet -et sur papier blanc )?
IN Intrankil Regular ·
Et puis soyons honnêtes, ces présentations d’auteurs et de bouquins n’intéressent guère les lecteurs de VF alors akoibon

Je prends quelques minutes pour rebondir (et reprendre une de ces expressions plus qu’énervantes à la mode dans les médias) sur une de tes remarques. J’ai toujours été étonnée de constater combien le récit de voyage a tendance à être - au pire - ignoré, au mieux considéré comme un sous-genre sur un forum où on se connecte non seulement pour lire et commenter des pages de carnets de voyage, mais aussi pour en commettre.

Qui sont donc ces bougres de gratte-papier à qui on tente à grand-peine de coller une étiquette ? Journalistes, écrivains, essayistes, voyageurs, chercheurs, scientifiques, ethnologues, archéologues, anthropologues, sinologues, transsibérienophiles, orientalistes, désorientés, errants, exilés, poètes aux semelles de vent, scientifiques, aventuriers, explorateurs, témoins, pousseurs de limites, passeurs de frontières, chercheurs d’altérité, métaphoristes, marins, alpinistes, cavaliers, aviateurs, pèlerins, curieux, mélancoliques, intranquilles, va-nu-pieds, astronautes d’eau douce, bernard-l’hermite planétaires, Irkoutsk-pékinois, usagers du monde*… Il faut des kilomètres de terminologie pour faire le tour du genre. Et c’est bien là son intérêt, sa diversité.

Qu’un spécialiste des chrétiens d’Orient ou un clochard céleste m’invite au voyage ou à la rêverie, peu importe la forme de narration (introspective, métaphorique, avec arrière-plan politique ou historique, chronologique, littéraire etc.) , pourvu que le style (qu’il soit aride comme le Sahara ou limoneux comme le Nil) soit une des priorités de l’auteur et pour peu que je sois disposée à larguer les amarres (il m’arrive souvent de ne pas en avoir envie, de préférer jeter un regard caustique sur le monde du haut d’un tabouret de rade miteux où partir à la pêche avec un auteur sédentaire et ancré profondément dans sa terre natale), je le suis aveuglément. Si le récit est haut en couleurs (façon de parler pour la banquise), iodé et plein d’humour comme Briser la glace de Julien Blanc-Gras, alors la lecture n’en est que plus savoureuse.

Je pousse même le vice jusqu’à lire les écrivains voyageurs qui partent sur les traces des précurseurs (lu il n’y a pas si longtemps René Leys, puis dans la foulée Jean-Luc Coatalem qui a mis les pas dans ceux de son auteur, Victor Segalen**). C’est te dire si je me soigne peu.

A propos de précurseur, y’en a un qu’a placé le gouvernail très haut : Bouvier. C’est un peu la naissance du calendrier en littérature de voyage. On lira sûrement dans des centaines d’années : Deux cent ans apr. N.-B, le bouleversant récit d’introspection de Trucmuche qui s’est retiré six mois dans un cratère martien n’augure rien de bon pour la composition moléculaire de notre atmosphère...

*Dédicace toute spéciale à Mathews

**Rien à rajouter à la très belle formule d’Hubert Prolongeau (Télérama) à propos du livre Mes pas vont ailleurs : « Et si Coatalem se met parfois en scène, ce n’est pas aveuglé par un narcissisme incongru, mais pour faire mieux sentir la force des liens qui peuvent se nouer entre deux hommes qui, à un siècle de distance, ont cherché à rendre par l’or des mots la grandeur de l’ailleurs. »
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
IN Intrankil Regular ·
Tesson a passé l'été entre mer et montagne et rentre avec une moisson d'aphorismes.

Celui-ci, pour son double sens: climatique et sociétal. Bretagne: des gens qui vont à la plage en tenue de ville. Côte d'Azur: le contraire.

Cet autre, corsé.
De mon temps, une jeune fille ne se peignait pas la figure comme une fille de joie. De mon temps, une jeune fille ne recevait pas de jeunes gens sur la table de la cuisine. De mon temps, une jeune fille n'aurait pas dit à sa grand-mère paternelle d'aller se faire mettre (C. Bretécher)
MA Mariecurry Globetrotter ·
Si le récit est haut en couleurs (façon de parler pour la banquise), iodé et plein d’humour comme Briser la glace de Julien Blanc-Gras, alors la lecture n’en est que plus savoureuse.

Vous m'avez convaincue. J'ai emmené Julien Blanc-Gras avec moi à Berlin. Voyager dans le voyage ou comment faire du patin à glace sur la banquise assise en terrasse à Kreuzberg.

@Voyajou De Riel je n'ai lu que les racontars (tous), je ne saurais donc te conseiller d'autres titres.

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