Au nom de la diversité, il serait bien que les Africains parlent en premier leurs langues d'origine et non pas celle de la colonisation.
Nous sommes en 2014, il serait temps de passer à autre chose que de se référer à la colonisation du passé !
Cette colonisation du passé leur a apporté la connaissance d'une langue supplémentaire, ce qui est un énorme avantage dans le monde d'aujourd'hui, rien ne les empêche de continuer à parler leurs langues d'origine.
Je parle la langue d'origine de mes parents, une langue slave, je n'ai jamais habité en Europe centrale, c'est le rôle des parents de transmettre leur langue d'origine à leurs enfants.
Les Africains voyagent et immigrent eux aussi au Canada. Grâce à leur aisance et leur très bon niveau de français appris chez eux en Afrique, ils sont très contents d'avoir accès ici en Ontario à de très bons postes d'enseignants de français ou même à des postes bilingues français/anglais qui sont en demande.
Quant au Français, ils font suffisamment pour "préserver" la francophonie.
Pas sur tous les continents, pour ma province l'Ontario, souvent ils découvrent la présence des Franco-ontariens une fois arrivés sur place.
C'est un peu contradictoire ce que vous dites. Comment la France pourrait être "repliée sur elle-même" si ses universités offrent des cours en langue étrangère ?
La France devrait s'intéresser davantage à la promotion de sa propre langue dans le monde au lieu de penser que les frontières de la francophonie s'arrêtent aux frontières françaises et qu'il n'y a plus rien à faire ailleurs dans le monde.
Valoriser le français, c'est ce que devrait être le rôle essentiel des universités françaises.
Si vous pensez que l'aventure est dangereuse, essayez la routine..., elle est mortelle
Nous sommes en 2014, il serait temps de passer à autre chose que de se référer à la colonisation du passé !
Hélas, la colonisation on en reparlera encore pendant des siècles, tant que subsisteront des régimes corrompus qui oppressent les minorités ethniques au nom de la sacro-sainte intégrité territoriale d'Etats sans fondement historique, inventés de toute pièce par les anciennes puissances coloniales sans jamais tenir compte de la composition ethnique des territoires occupés. L'oppression constante des Touaregs par l'Etat malien en est un exemple typique.
Les pratiques coloniales perdurent : les Etats africains issus de la colonisation française ont tous calqué leur système politique sur celui de la France, donc en total décalage avec les réalités locales. Leurs ressources naturelles sont soumises à la rapacerie des multinationales occidentales. Le français y demeure souvent la seule langue officielle.
Donc oui, la francophonie est la prolongation de la colonisation.
Cette colonisation du passé leur a apporté la connaissance d'une langue supplémentaire, ce qui est un énorme avantage dans le monde d'aujourd'hui, rien ne les empêche de continuer à parler leurs langues d'origine.
Pas besoin d'être colonisé pour acquérir la connaissance d'une langue supplémentaire.
Je parle la langue d'origine de mes parents, une langue slave, je n'ai jamais habité en Europe centrale, c'est le rôle des parents de transmettre leur langue d'origine à leurs enfants.
Oui, dans le cas d'une langue d'immigration.
Les Africains voyagent et immigrent eux aussi au Canada. Grâce à leur aisance et leur très bon niveau de français appris chez eux en Afrique, ils sont très contents d'avoir accès ici en Ontario à de très bons postes d'enseignants de français ou même à des postes bilingues français/anglais qui sont en demande.
Un Danois, qui a appris l'anglais depuis la collège et qui est devenu parfaitement bilingue, peut très bien accéder à ces postes aussi.
Pas sur tous les continents, pour ma province l'Ontario, souvent ils découvrent la présence des Franco-ontariens une fois arrivés sur place.
Oui, mais en France croyez-moi, ils font beaucoup de zèle pour la francophonie.
La France devrait s'intéresser davantage à la promotion de sa propre langue dans le monde au lieu de penser que les frontières de la francophonie s'arrêtent aux frontières françaises et qu'il n'y a plus rien à faire ailleurs dans le monde.
Valoriser le français, c'est ce que devrait être le rôle essentiel des universités françaises.
Vu le nombre d'Alliances Françaises qui opèrent de part le monde, je ne me fais pas trop de souci pour la langue de Molière.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Des propositions faites récemment en France telles qu’offrir des cours universitaires en anglais pour les étudiants étrangers montrent à quel point la France n’a rien compris, est repliée sur elle-même.
C'est un peu contradictoire ce que vous dites. Comment la France pourrait être "repliée sur elle-même" si ses universités offrent des cours en langue étrangère ?
Cela n'a rien de contradictoire: l'ouverture archi-dominante à une seule langue n'est pas une ouverture, mais une soumission. (Vous employez d'ailleurs le singulier "langue étrangère", comme par hasard.) C'est une fermeture à toutes les autres langues, à toutes les autres cultures.
Dans ces conditions, le français est bel et bien menacé. De même que l'allemand ou l'italien.
Quant au fait que la francophonie soit une forme de colonialisme, vous ne connaissez pas le Maroc, le Sénégal ou Haïti.
Travaillant actuellement dans une institution européenne et malheureusement l'anglais devient monnaie courante. Mais je résiste et je parle français :-)
Cela n'a rien de contradictoire: l'ouverture archi-dominante à une seule langue n'est pas une ouverture, mais une soumission. (Vous employez d'ailleurs le singulier "langue étrangère", comme par hasard.) C'est une fermeture à toutes les autres langues, à toutes les autres cultures. Dans ces conditions, le français est bel et bien menacé. De même que l'allemand ou l'italien.
Oui, sauf que la fermeture au monde consisterait à n'enseigner que le français. Le fait d'employer la langue la plus répandue à l'international constitue une ouverture (partielle) au monde.
Quant au fait que la francophonie soit une forme de colonialisme, vous ne connaissez pas le Maroc, le Sénégal ou Haïti.
Je connais mal ces pays, c'est vrai. Mais le français y est la langue de leurs anciens colonisateurs.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Travaillant actuellement dans une institution européenne et malheureusement l'anglais devient monnaie courante. Mais je résiste et je parle français :-)
Je travaille en Occitanie administrée par l'Etat français, et malheureusement, le français est la seule langue officielle. Mais je résiste et je parle occitan.
A l'international la langue française se trouve dans la position de l'arroseur arrosé et j'avoue que cela m'amuse.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Hélas, la colonisation on en reparlera encore pendant des siècles, tant que subsisteront des régimes corrompus qui oppressent les minorités ethniques au nom de la sacro-sainte intégrité territoriale d'Etats sans fondement historique, inventés de toute pièce par les anciennes puissances coloniales sans jamais tenir compte de la composition ethnique des territoires occupés. L'oppression constante des Touaregs par l'Etat malien en est un exemple typique.
Les pratiques coloniales perdurent : les Etats africains issus de la colonisation française ont tous calqué leur système politique sur celui de la France, donc en total décalage avec les réalités locales. Leurs ressources naturelles sont soumises à la rapacerie des multinationales occidentales. Le français y demeure souvent la seule langue officielle.
Donc oui, la francophonie est la prolongation de la colonisation.
Je connais mal ces pays, c'est vrai. Mais le français y est la langue de leurs anciens colonisateurs.
Kateb Yacine avait répondu à Bernard Pivot que le français était "une prise de guerre" et qu'il l'utilisait à ce titre.
Il s'était mis au Temazight (la langue des Berbères, que lui-même ne parlait pas) et étant ainsi devenu trilingue, il considérait que le pluri-linguisme était un enrichissement, et non pas un appauvrissement, car, disait-il (en 1966) :
« La francophonie est une machine politique néo-coloniale, qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l'usage de la langue française ne signifie pas qu'on soit l'agent d'une puissance étrangère, et j'écris en français, mieux que les français, pour dire aux français que je ne suis pas français »
C'est sans doute ce que tu fais pour le catalan.
Ayant passé mon enfance à Tanger (alors Zone Internationale), je suis, sans aucun mérite, trilingue, en français, anglais, espagnol (+ un niveau basique parlé en italien que je lis couramment) avec un "minimum de survie" en darija, le parler Tangérois des rues, issu d’un patchwork d’arabe classique + dialectal, de parler berbère, de français et d’espagnol, qu'on retrouve en Afrique du Nord (Algérie / Tunisie) dans diverses versions régionales.
Pour ce qui est de l'anglais (sujet de départ de la discussion) on a pu voir, aux jeux de Sotchi, que, bien que les annonces soient faites d'abord en français (hommage à Coubertin) elles le sont ensuite en anglais (puis en russe), et, surtout, le slogan retenu et visible partout, était "hot, cool, yours" en anglais donc. De même que les diverses indications sur les écrans ou sur les sites, en anglais également.
L'anglais est un langage assez sommaire (conjugaisons simplifiées par rapport à l'allemand, au français etc ...), avec des mots courts (pour l'usage courant) et qui reste compréhensible même complètement massacré à l'écrit comme à l'oral (ce dont les États-Unis ne se privent pas : "Thru Way" sur les panneaux routiers, "open nite and day" un peu partout).
Résultat, on peut parler un anglais approximatif et "International" que tout le monde (sauf les british et les USA) peut comprendre.
J'ai travaillé dans plus d'une trentaine de pays où j'ai pu le constater, pendant ma vie active. Je suis ainsi devenu assez bon en "broken english" façon Nigéria (pidgin), ou avec l'accent Indien (ils roulent les R comme des écossais, + ponctuent avec des "acha, acha" (en hochant la tête), autant que les texans mettent de "fucking" dans leurs phrases).
Dans les Universités US, les élèves de toutes langues (sauf ceux de langue anglaise) comprennent les profs étrangers qui parlent un anglais "International" peu compréhensible par les "natifs anglais", alors que seuls les étudiants de langue anglaise comprennent entièrement les profs anglais ou US, pendant que les autres étudiants rament plus ou moins selon leur ancienneté sur le campus.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
de toute maniere aucune langue ne prend le pas sur une autre...tut épend de l usage et du nombre d utilisateurs...
la diffusion de l anglais comme langue internationale, n est pas suffisamment profonde pour remettre en cause l usage des langues nationales...
alors qu un groupe ou un pays choisisse l anglais ou le français, comme langue "de travail" n as finalent pas beaucoup d importance....
c est pareil avec le russe dans les pays de l ancienne urss...quoi que la, la russie reprend de plus en plus sa place de puissance centrale.
le fait que chaqun puisse utiliser une langue qui nest pas la sienne a parfois le don de faciliter les choses....
vous voyez bien en diplomatie: quand tout va bien , les chefs d état esayent de se parler entre eux dans une langue ....
par contre, loirsque les choses sont un peu plus délicate, ils se retranchent derriere la procédure oficielle qui veut que chaqun parle sa langue (meme si il ya en a un qui parle une langue commune) avec traducteur a la clef!
Je ne défends justement pas la fermeture au monde. Apprendre des langues est évidemment nécessaire. Mais n'apprendre que l'anglais est une fermeture pour plusieurs raisons:
- C'est une résignation à une forme unique de culture, de pensée.
- C'est une illusion de croire qu'elle seule est porteuse d'avenir. Connaître Haïti, le Maroc, le Sénégal (un autre commentaire a bien expliqué qu'on ne pouvait pas parler de langue coloniale) montre bien que le français n'est pas restreint à la France et à la Wallonie. Il faut aussi penser aux dizaines de millions de personnes qui l'apprennent dans des pays non francophones, et à sa présence dans beaucoup d'autres contextes.
- La France aura dans les décennies qui viennent un besoin énorme de personnes parlant espagnol, italien, allemand, russe et chinois, pour des raisons diplomatiques et économiques.
Vous êtes donc totalement d'accord avec une succession d'erreurs qui ne se fondent sur aucun argument?
Il est indubitable que la France conserve dans certains pays d'Afrique une position dont elle profite, notamment sur le plan industriel et commercial.
Mais il ne faut pas lui faire porter toute la responsabilité. Les élites locales en sont également fortement responsables (de même que les élites françaises par rapport à la colonisation américaine qui se réalise actuellement en France.)
Ces élites locales sont cependant très variées. Or ce sont les moins asservies à la France qui ont créé et qui dominent les institutions de la francophonie, dont il est insensé de croire qu'elles soient des instruments d'un néocolonialisme comploté par les Français.
Il est évident que ces élites sont en partie responsable de la présente situation..mais il est d'une grande naïveté de penser que que la France n'a rien a voir avec l'arrivée au pouvoir de ces personnes.
La Francafrique n'est pas un mythe pour effrayer les enfants..des massacres et assassinats ont été orchestrés dans les couloirs de l'Elysée, c'est un fait.
Libre à vous de penser de le contraire.
Après pour dire qu'en Haiti, au Sénégal et au Maroc on parle français non pas car ce sont d'anciennes colonies, j'aimerais bien savoir pourquoi dans ce cas? L'amour de Molière?
Kateb Yacine avait répondu à Bernard Pivot que le français était "une prise de guerre" et qu'il l'utilisait à ce titre.
Il s'était mis au Temazight (la langue des Berbères, que lui-même ne parlait pas) et étant ainsi devenu trilingue, il considérait que le pluri-linguisme était un enrichissement, et non pas un appauvrissement, car, disait-il (en 1966) :
« La francophonie est une machine politique néo-coloniale, qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l'usage de la langue française ne signifie pas qu'on soit l'agent d'une puissance étrangère, et j'écris en français, mieux que les français, pour dire aux français que je ne suis pas français »
Tout à fait d'accord là-dessus.
C'est sans doute ce que tu fais pour le catalan.
Non, l'occitan. Mais les deux langues sont très proches, c'est vrai.
Pour ce qui est de l'anglais (sujet de départ de la discussion) on a pu voir, aux jeux de Sotchi, que, bien que les annonces soient faites d'abord en français (hommage à Coubertin) elles le sont ensuite en anglais (puis en russe), et, surtout, le slogan retenu et visible partout, était "hot, cool, yours" en anglais donc. De même que les diverses indications sur les écrans ou sur les sites, en anglais également.
L'anglais est un langage assez sommaire (conjugaisons simplifiées par rapport à l'allemand, au français etc ...), avec des mots courts (pour l'usage courant) et qui reste compréhensible même complètement massacré à l'écrit comme à l'oral (ce dont les États-Unis ne se privent pas : "Thru Way" sur les panneaux routiers, "open nite and day" un peu partout).
Résultat, on peut parler un anglais approximatif et "International" que tout le monde (sauf les british et les USA) peut comprendre.
J'ai travaillé dans plus d'une trentaine de pays où j'ai pu le constater, pendant ma vie active. Je suis ainsi devenu assez bon en "broken english" façon Nigéria (pidgin), ou avec l'accent Indien (ils roulent les R comme des écossais, + ponctuent avec des "acha, acha" (en hochant la tête), autant que les texans mettent de "fucking" dans leurs phrases).
Dans les Universités US, les élèves de toutes langues (sauf ceux de langue anglaise) comprennent les profs étrangers qui parlent un anglais "International" peu compréhensible par les "natifs anglais", alors que seuls les étudiants de langue anglaise comprennent entièrement les profs anglais ou US, pendant que les autres étudiants rament plus ou moins selon leur ancienneté sur le campus.
Pour l'anglais international, tu veux parler de la "langue anglaise simplifiée", qui se distingue de l'anglais académique oxfordien ?
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Je ne défends justement pas la fermeture au monde. Apprendre des langues est évidemment nécessaire. Mais n'apprendre que l'anglais est une fermeture pour plusieurs raisons:
- C'est une résignation à une forme unique de culture, de pensée.
- C'est une illusion de croire qu'elle seule est porteuse d'avenir. Connaître Haïti, le Maroc, le Sénégal (un autre commentaire a bien expliqué qu'on ne pouvait pas parler de langue coloniale) montre bien que le français n'est pas restreint à la France et à la Wallonie. Il faut aussi penser aux dizaines de millions de personnes qui l'apprennent dans des pays non francophones, et à sa présence dans beaucoup d'autres contextes.
- La France aura dans les décennies qui viennent un besoin énorme de personnes parlant espagnol, italien, allemand, russe et chinois, pour des raisons diplomatiques et économiques.
Vous avez raison pour ce qui est de l'ouverture internationale. L'anglais, l'espagnol, le français, le chinois, le hindi et bien d'autres sont des langues internationales qui comptent.
Par contre pour la francophonie je rejoins ce que dis Pikaxu qui cite Kateb Yacine :
« La francophonie est une machine politique néo-coloniale, qui ne fait que perpétuer notre aliénation, mais l'usage de la langue française ne signifie pas qu'on soit l'agent d'une puissance étrangère, et j'écris en français, mieux que les français, pour dire aux français que je ne suis pas français »
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Il est évident que ces élites sont en partie responsable de la présente situation..mais il est d'une grande naïveté de penser que que la France n'a rien a voir avec l'arrivée au pouvoir de ces personnes.
La Francafrique n'est pas un mythe pour effrayer les enfants..des massacres et assassinats ont été orchestrés dans les couloirs de l'Elysée, c'est un fait.
Libre à vous de penser de le contraire.
Après pour dire qu'en Haiti, au Sénégal et au Maroc on parle français non pas car ce sont d'anciennes colonies, j'aimerais bien savoir pourquoi dans ce cas? L'amour de Molière?
Voilà, c'est exactement cela que je dénonce. Que dans les pays sus-cités l'on apprenne le français comme langue étrangère ne pose aucun problème. Que le français y soit officiel et obligatoire, c'est du néo-colonialisme car cela entérine la conquête linguistique et culturelle de l'ancienne puissance coloniale. Et la francophonie entretient cette injustice.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Vous êtes donc totalement d'accord avec une succession d'erreurs qui ne se fondent sur aucun argument?
Il est indubitable que la France conserve dans certains pays d'Afrique une position dont elle profite, notamment sur le plan industriel et commercial.
Mais il ne faut pas lui faire porter toute la responsabilité. Les élites locales en sont également fortement responsables (de même que les élites françaises par rapport à la colonisation américaine qui se réalise actuellement en France.)
Ces élites locales sont cependant très variées. Or ce sont les moins asservies à la France qui ont créé et qui dominent les institutions de la francophonie, dont il est insensé de croire qu'elles soient des instruments d'un néocolonialisme comploté par les Français.
Personne n'a jamais prétendu que la France portait l'entière responsabilité sur les problèmes qui touchent les pays d'Afrique. D'un point de vue ethniste, la langue officielle et obligatoire de toute nation devrait être la langue autochtone, et non pas une langue importée au gré d'une colonisation passée. La francophonie souhaitant perpétuer cela, c'est du néo-colonialisme.
Un pòble non pòu viure, escurcit encadenat, en lo pantais d'un autre... (Lo Mago d'en Casteu).
Après pour dire qu'en Haiti, au Sénégal et au Maroc on parle français non pas car ce sont d'anciennes colonies, j'aimerais bien savoir pourquoi dans ce cas? L'amour de Molière?
Salut Mylou,
Voir l'explication de l'écrivain Algérien Kateb Yacine que je cite dans mon commentaire [+ haut] sur le "butin de guerre".
Certes, au départ il y a un fait colonial qui a importé sa langue et sa culture dans le pays (au Maroc, le vin est une autre "prise de guerre" culturelle), mais après, le français peut rester comme un acquis utile, permettant de communiquer et de s'ouvrir sur des pays et des sources de revenus, avec d'autres pays d'Afrique ou avec une part de l'Europe, dans le cas du français.
Selon que cette utilité perdure ou bien qu'elle disparaît, la langue héritée de l'époque coloniale est restée ou pas.
Au Maroc, Sénégal, Haïti, le français est resté, encore que, dans le nord du Maroc, et en particulier à Tanger où l'espagnol était bien implanté aussi, le français est grignoté par l'espagnol, car le rêve local est de franchir le détroit (de Gibraltar), et en face, c'est ... l'Espagne (avec, en plus, les émissions de télé et de radio, captables à Tanger, surtout avec les émetteurs de Ceuta qui est une enclave Espagnole).
En Indochine, le français a laissé la place à l'anglais-américain, surtout chez les jeunes, pas seulement parce qu'il s'agit du dernier "Occidental" rencontré, mais par l'utilité économique (tourisme, où c'est une langue "passe-partout", même massacrée, et commerce).
En Chine, la langue occidentale la plus souvent comprise (quand il y en a une 😛) est l'anglais.
Par contre, au Nigéria, ex-colonie britannique où un "broken english" est compris partout, la classe sociale aisée envoie ses rejetons en Suisse Romande pour y apprendre un excellent français, parce-que le Nigéria est entourée d'ex-colonies française encore francophones, et que, en plus, deux grosses boîtes au moins (Peugeot et Elf-Total), offrent des possibilités locales et internationales importantes.
En Ex-Yougoslavie (ancien Empire Austro- Hongrois, qui est, aujourd'hui encore, une destination de vacances pour l'Autriche et l'Allemagne) l'allemand est parlé un peu partout (en Bosnie on se débrouille mieux avec l'allemand qu'avec l'anglais, j'y sponsorise des écoliers qui m'écrivent en allemand !), mais dans les zones côtières de Croatie, l'italien (ancien occupant de Rijeka / Fiume ), mais aussi le russe (nouvel investisseur sur la cote Dalmate vers Dubrovnik ) et ... le français (touriste apprécié) gagnent du terrain.
Aucune langue n'en écrase une autre définitivement, mais l'anglais basique est sans doute le meilleur investissement pour un voyageur au long cours, comme je pense qu'on l'a souvent expérimenté.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
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Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
D'un point de vue ethniste, la langue officielle et obligatoire de toute nation devrait être la langue autochtone, et non pas une langue importée au gré d'une colonisation passée.
Bon ... fort bien. Quelle langue parlait-on à Tautavel avant les invasions multiples (y compris Romaines) qui ont mené au Catalan, langue Latine du colon de l'époque ??? 😉 🙂 😊 À quel moment de l'Histoire de la planète met-on le curseur, et pourquoi à ce moment là.
Personnellement, je pense qu'il faut préserver les langues, Occitane, Corse, Basque, Bretonne etc ... non à cause d'une antériorité , mais parce-que ce sont des langues structurées de façons diverses, et qu'elles recèlent un mode de pensée propre, et que ça serait (c'est) un gâchis terrible de se priver de tels bijoux.
Étant trilingue, il m'est arrivé (en Argentine) de rédiger moi-même la Procédure d'Installation de plateformes et oléoducs en mer, en trois langues : Anglais (langue du Bureau d'Ingéniérie US), en Espagnol (client "Gas del Estado" Argentin) et en Français (pour faciliter le boulot de l'Entrepreneur français). C'étaient des documents contenant les mêmes paragraphes et sous-paragraphes etc ...
MAIS chaque langage imposait naturellement son style : forme active ou passive selon les cas, découpage en deux phrases courtes ou regroupement en une seule phrase plus longue, selon les cas, etc ...
Chaque langue EST un mode de pensée. Je ne rêve pas (et ne pense pas) pareil dans chacune. Un grand chercheur a expliqué qu'il "pensait" son plan de bataille pour lancer des recherches, en anglais , qu'il réfléchissait à de nouveaux concepts en français , et que c'est dans sa langue natale (d'Afrique, je crois) qu'il réfléchissait à ses problêmes relationnels humains .
Bonne route 😐
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
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Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
Pour l'anglais international, tu veux parler de la "langue anglaise simplifiée", qui se distingue de l'anglais académique oxfordien ?
Personnellement, je n'ai jamais entendu, en 44 ans de vie active (IBM + pétrole), un de mes interlocuteurs British ou Etasuniens (même de Boston 😉 ) parler un anglais "oxfordien", ça serait donc l'anglais de la rue, que tu dis "simplifié", mais je pensais surtout à un anglais très basique et maltraité, compréhensible par tous, sauf, curieusement, par les "native english speakers".
Remarque, j'ai également rarement eu l'occasion d'entendre parler un français "académique" en France (sauf, peut-être, Gérard Philipe ou Daniel Sorano au TNP, et Jean d'Ormesson qui se surveille beaucoup quand il parle, il a raison, et il le fait très bien).
Au contraire, j'entends fleurir à profusion les "UN espèce de ..." alors qu'espèce est un nom commun féminin, et pas un adjectif, et ne s'accorde pas avec ce qui le suit, donc c'est toujours "UNE espèce de ... quoi que ce soit, masculin ou féminin" qu'il faut dire zme ou de réalizme (avec un son zozoté), mais les mêmes locuteurs diront, correctement, capitaliste ou réaliste (avec un S sifflé).
Bon, je pinaille, mais mon père était Prof de Lettres 😊 😛 🙂.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
Il est évident que la langue nationale doit être la langue autochtone. Avec une réserve: il faut qu'elle existe. Dans plusieurs pays d'Afrique sub-saharienne, le français donne une unité nationale.
Dans ces cas, le français qui se parle diffère progressivement du français de France (j'ai envie de dire "des" français de France). Les gens inventent des mots, des expressions, des tournures... que la France méprise, alors qu'elle devrait s'ouvrir à elles. Au moins, il y a une assimilation du français, sans asservissement total au français de Paris.
La francophonie n'est pas un bloc horrible qui ne serait qu'un outil de colonisation, même si elle sert souvent aux intérêts français. Il n'y a qu'à voir comment de nombreux pays francophones déplorent répétitivement que la France ne s'investisse pas plus dans les organisations de la francophonie. Néanmoins, une francophonie véritablement respectable donnerait toute sa place à la diversité des français parlés dans les différents pays.
Je pense aussi qu'il faut distinguer, plus que je ne l'ai fait, entre les pays francophones:
- Les zones "centrales" - France, Suisse, Wallonie, Québec - qui parleraient le seul français réellement respectable. (Même si nos élites ne le diront pas.)
- Les pays très francophones, comme le Gabon, où le français est parlé par une grande majorité des gens.
- Les pays où le français est une langue d'ascension sociale (parlé couramment par 10 ou 20% des gens, et plus difficilement par 30 à 50% - en gros). Ils sont les plus nombreux. La francophonie y est plus problématique, sachant que les représentants du pays aux institutions de la francophonie font toujours partie de ces élites.
- L'Algérie, où le français est très présent, mais qui refuse d'adhérer aux institutions de la francophonie. (cf. messages de Pikaxu.) C'est évidemment la situation la moins problématique.
Sans oublier que tous les pays concernés sont obligés de maîtriser une langue internationale, et qu'ils n'auraient guère le choix, vue leur position géographique, qu'entre le français et l'anglais. Il s'agit de choisir son colon... Mais selon une certaine tradition, le français représente la lutte pour la liberté et un certain non-alignement. (Cela se saurait, cependant, si la France se limitait à Voltaire et à Proudhon.)
Vous élargissez le débat et revenez au sujet central de ce fil de discussion...
En effet, "aucune langue n'en écrase une autre définitivement", quoique certains personnes aveuglées, ou idéologues, affirment qu'il ne reste que l'anglais.
Je fais une réserve sur ce que vous dites de l'ancienne Indochine, où j'ai beaucoup voyagé et que j'ai étudiée. Si l'anglais y a supplanté le français, ce n'est pas seulement à cause de son utilité économique. Deux autres raisons existent. Premièrement, un certain rejet du français, avec la décolonisation. Deuxièmement, et surtout, la volonté et les efforts américains pour imposer l'anglais, dès les années 50 au Vietnam du Sud et 60 au Cambodge, en anglicisant (profs et dollars à l'appui) l'enseignement, l'administration, la police, l'armée... La guerre a fait régresser l'anglais, mais le français se raréfiait déjà. Dans les années 90, les efforts américains (et australiens) ont repris, au Vietnam et au Cambodge, avec des financements importants. En imposant sa langue, on favorise ses intérêts. Le Laos est resté périphérique, ce qui explique que l'anglais y soit un peu moins présent, mais il a été entraîné. (L'anglais est la langue de travail de l'organisation regroupant les trois pays d'ex-Indochine.)
Pour le nord du Maroc, où j'ai passé quatre mois l'an dernier, il me semble -mais j'étais surtout à Tanger et Tétouan- que le français reste bien dominant, quoique l'espagnol ait connu un sursaut depuis 1980, ce sursaut s'étant ralenti depuis la crise de 2008 et la raréfaction de l'emploi en Espagne.
Sinon, je vois bien que l'anglais est plus fréquent lorsque l'on voyage au long cours (surtout en Asie)... mais je le regrette. Je n'utilise plus automatiquement l'anglais: je cherche si j'ai une autre langue commune avec mon interlocuteur - de préférence la sienne, la mienne ou celle du pays où nous nous trouvons (que j'essaie toujours de baragouiner, ce à quoi beaucoup, beaucoup de voyageurs ont renoncé, et c'est encore plus regrettable.)
Je fais une réserve sur ce que vous dites de l'ancienne Indochine, où j'ai beaucoup voyagé et que j'ai étudiée. . . . la volonté et les efforts américains pour imposer l'anglais, dès les années 50 au Vietnam du Sud et 60 au Cambodge, en anglicisant (profs et dollars à l'appui) l'enseignement, l'administration, la police, l'armée . . . . (L'anglais est la langue de travail de l'organisation regroupant les trois pays d'ex-Indochine.)
Merci pour ces précisions sur l'Indochine, vous m'avez appris plein de choses (influence Australienne, entre autres ...).
On peut constater que "l'Empire Américain", qui est purement économique, ne s’embarrasse pas de subtilités.
Lyautey (qui n'est pas exempt de péchés) s'est comporté tout autrement au Maroc où il a tenu à préserver largement le Royaume Chérifien, son langage, son architecture, ses traditions juridiques (ça le servait, de toutes façons).
Ceci dit, mon arrière Grand-père fut le fondateur et le premier Proviseur du premier Lycée Français (d'Étatl) du Maroc (en 1909, dans une villa, à Tanger, ensuite Lycée Regnault de Tanger, ouvert par lui en 1913). Sa fille [= ma Grand-mère], y fut Instit, mes parents y furent Profs, mes frères et moi nous y fumes élèves jusqu'au Bac 😊 . Donc : une vieille famille de sale colonisateurs 😏
Mais mon arrière Grand-père avait fait venir trois profs d'Arabe (d'Algérie) pour que TOUS les élèves (une cinquantaine) parlent couramment les DEUX langues, ce qu'il considérait comme un gage de paix et un enrichissement mutuel.
Mauvaise pioche :on l'a muté dans un bled d'Algérie en 1914, et, au Maroc, on a réduit l'Arabe à une "option 2ème langue vivante" du Secondaire, derrière l'Anglais ou l'Espagnol. 😐.
Pour le nord du Maroc, où j'ai passé quatre mois l'an dernier, il me semble -mais j'étais surtout à Tanger et Tétouan- que le français reste bien dominant, quoique l'espagnol ait connu un sursaut depuis 1980, ce sursaut s'étant ralenti depuis la crise de 2008 et la raréfaction de l'emploi en Espagne.
Je retourne au foyer natal (Tanger) tous les deux ans environ (partant de Bayonne à 06h du mat' avec ma caisse, je dîne chez des amis à Tanger le soir même, 1200 bornes à 110 de moyenne + ferry-boat).
Je constate que le tourisme Français est bien plus présent que l'Espagnol, ce qui maintient le français à un haut niveau à Tanger, dans la classe moyenne + les commerces (tourisme ...) mais dans la cambrousse (petits bleds, bords de route), ou dans les quartiers populaires des grosses villes (Beni-Makada, à Tanger), il y a soit l'arabe local (darija), soit l'espagnol, et pas trop le français. Et c'est assez normal, puisque, avant l'indépendance (1956) le Nord du Maroc était Espagnol, et les paysannes qui venaient, avec leurs grands chapeaux haubanés, vendre leurs fruits, légumes, poulets, charbon de bois, etc, le faisaient avec quelques mots d'espagnol.
Et puis le développement touristique est arrivé (propulsé par Hassan-II, continué par M-6), et le français a pris place petit à petit dans cette zone du Nord, mais, aujourd'hui encore, le fellah connait plus de mots d'espagnol que de français (mais je n'ai pas fait de comptages 😏 ).
Reste que le français est LA langue qu'il faut parler au Maroc pour un bon contact au niveau touristique.
Je n'utilise plus automatiquement l'anglais ... une autre langue commune ... de préférence ... celle du pays où nous nous trouvons (que j'essaie toujours de baragouiner, ce à quoi beaucoup, beaucoup de voyageurs ont renoncé, et c'est encore plus regrettable.)
Très bon réflexe de votre part.
En 1971, en allant de Dax à Kaboul en Pijot, j'ai noté phonétiquement, en discutant avec les douaniers à chaque frontière, le "Basic Turc", "Basic Iranien", "Basic Afghan" [ = "combien", les chiffres de 1 à 20 + 50, 100, 1000, "trop", "pas assez", "moitié", "dormir", "manger", "boire" ...] . En 2012 (41 ans plus tard) ça m'a servi, au sud de Samarkand (balade avec mon vieux "Land-Discovery" ) où ils comptent en Farsi [= Iran / Afghanistan = Yek, dou, sé, tchar, pange ...] et je m'en souvenais encore 😊.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
Selon les évolutions attendues de la démographie mondiale, le français sera la deuxième ou troisième langue la plus parlée dans le monde, en nombre de locuteurs , d'ici une vingtaine d'années.
Je veux bien qu'on apprenne l'anglais, mais combien d'anglophone vont apprendre le français pour s'adapter à de nouvelles conditions socio-démographiques, et donc géopolitiques ?
Le problème que vous posez est juste, mais simplement, vous ne l'avez peut-être pas posé dans le bon sens...
Selon les évolutions attendues de la démographie mondiale, le français sera la deuxième ou troisième langue la plus parlée dans le monde, en nombre de locuteurs , d'ici une vingtaine d'années.
Selon les évolutions attendues de la démographie mondiale, le français sera la deuxième ou troisième langue la plus parlée dans le monde, en nombre de locuteurs , d'ici une vingtaine d'années.
Tu pourrais préciser tes sources?
Merci
C'est une simple prospective démographique personnelle qui ne s'appuie sur aucune validité scientifique hormis qu'elle s'inspire de manière déductive sur les évolutions générales attendues de la population mondiale, qui sont , pour les 20 prochaines années, largement connues par le grand public.
J'ai peut-être un peu volontairement exagéré ses conséquences sociolinguistiques, mais c'était par volonté délibérée de forcer le trait de ce que vous pouvez considérer comme une boutade provocatrice...
Rien de plus...
Sans compter l'abandon culturelle pure et simple de ce continent par la France qui se tourne corps et biens vers l'Afrique avec un succés ... Avec un succés?
Il n'y a qu'à regarder TV5 Monde. Même sur TV5 Monde Asie il arrive à faire de la pub pour la Web TV TV5 Monde Afrique. Vos séries africaines préférées à Yangon, je suis sauvé. Il va falloir que les francophones et la francophonie arrêtent de se regarder le nombril. Les français parlent au français c'est fini!
Quand on voit le cynisme et la vulgarité avec lesquels les Américains se regardent le nombril et colonisent le monde par leur langue, les Français n'ont vraiment aucune honte et aucun scrupule à avoir au sujet de TV5, bien au contraire.
On parle en effet de 500 millions de francophones de naissance d'ici quelques décennies; en outre, le nombre de non francophones qui apprennent le français ne cesse de croître (sauf en Europe, seule petite zone où l'on croit que le français est fini.)
Mais ces projections sont contestables, car elles supposent que le Cameroun, la Roumanie, Haïti... resteront très francophones. Or la soumission de la France à l'anglais les incitera probablement à faire de même. (Tant pis pour les patrons de multinationales françaises; ils perdront des quantités de marchés.)
Une réserve à ce que je viens d'écrire: l'usage du français est actuellement renforcé en Afrique noire par les Chinois, qui y installent des tas d'entreprises en utilisant le français (plutôt que l'anglais ou le mandarin.)
Je vous remercie d'abord pour votre réponse.
A Tanger, je pense que le français reste très présent pour d'autres raisons que le tourisme: c'est la capitale régionale administrative et universitaire, ce qui fait que de nombreux Marocains lisent des livres en français et emploient entre eux beaucoup de mots français.
Sinon, j'ai été à l'école primaire et au collège dans des établissements français de Rabat, où l'arabe (dialectal) était enseigné dès le ce2 aux petits Français comme moi (dans les années 1980). C'était malheureusement considéré comme une matière secondaire, et nous n'arrivions pas à parler arabe. Et il ne m'en est presque rien resté.
J'en ai tiré une forme de honte, qui m'a amené à apprendre la langue des pays où je voyageais. Ce qui est un vrai boulot... mais cela me permet de sentir beaucoup mieux les pays où je me trouve, sans l'illusion d'une grande communauté internationale de voyageurs anglophones.
Je préfère la BBC qui bien qu'émettant de Londres est capable, elle, d'offrir des programmes broadcasté depuis la zone concernée (Pour l'Asie depuis Singapour) : que ce soit les JT (Newsdays) ou un JT économique.
Je précise qu'il existe un JT Afrique chez TV5 Monde ...
Et l'anglais, comme locus de colonisateur, c'est vrai que y'en a peu pour rivaliser avec cette langue sur ce statut particulier...
D'ailleurs, on ne dit même plus "colonial", mais "impérialiste". Par ailleurs, quid de l'Espagnol ? De l'Arabe ? Du Russe ? etc, etc...Il y a deux milles ans, on disait pareil avec le Latin, puis avec le Grec. Les langues des hommes accompagnent et prolongent leurs armes, depuis toujours. On sait en effet que les mots sont des armes, eux-aussi. Et que, donc, dans un contexte colonial et "post-colonial", il jouent à ce titre un rôle évident. Mais moi j'aime la poésie, et c'est une chose qui ne s'accomode pas des frontières et des barrières entre les humains.La poésie connait toutes les langues, et n'est qu'une arme d'amour...
Alors la francophonie s'origine en effet dans la colonisation, mais a largement dépassé ce statut depuis.Il suffit de voir le nombre de pidgins et de créoles qui découlent du français pour voir que sa pratique s'est largement "décolonisée".
L'anglais "langue internationale", ça c'est sur, de toute évidence, et les raisons de cette ubiquité sont coloniales, elles aussi.
Mais lorsqu'une langue commence à avoir la prétention de devenir "LA langue universelle", au motif d'une génèse, on l'a vu, coloniale, je refuse de cautionner son usage exclusif dans ce cadre.
Toutes les langues sont universelles.
Il y a autant de mondes que de langues.
bien avant l'afrique ou les antilles , la colonisation s'est attaquée au territoire français actuel
les rois de paris se sont d'abord attaqués aux autres terres à dialecte français ( picardie , champagne , par exemple) puis aux non français : occitans , bretons , basques, arpitans , catalans , alsaciens-mosellans , flamands : finalement tous les provinciaux , mot qui signifie en bon latin : vaincus
les anglophones ont été beaucoup plus cool : ils n'ont jamais interdit aux quebecquois l'usage du français comme langue officielle ni qualifié le français de patois
Quel débat !
Pour ma part, je m'efforce d'apprendre au moins les bases de tous les pays que je visite. Ainsi je pouvais parler le thaï, le khmer (Cambodge), le tagalog (Philippines), l'indonésien, le turc. Ce fut plus difficile pour le birman et le chinois... Mais si, comme moi vous allez au cœur du pays en évitant les endroits touristiques, je vous assure que personne ne parle l'anglais ! Internet permet aujourd'hui d'apprendre gratuitement la plupart des langues (à condition de parler anglais toutefois). Donc l'anglais oui pour le business, les endroits touristiques mais ayons aussi le courage d'aller plus loin vers les autres. Le français est une langue étrange. Ma compagne anglaise ne comprends pas pourquoi on dit un sein, une barbe, une moustache etc... Par contre, le français a une richesse dans ses subtilités avec une grammaire complexe, qui part hélas à vau l'eau, remplacée par le langage SMS de notre jeunesse. Mais le plus important n'est t'il pas de simplement se comprendre un peu mieux...
les anglophones ont été beaucoup plus cool : ils n'ont jamais interdit aux quebecquois l'usage du français comme langue officielle ni qualifié le français de patois
Euuuuh ! En Afrique, les Anglais ne manquaient pas une occasion de rappeler aux Indigènes "Speak White !", ce qui me parait encore plus insultant que "Parlez Français !" (mais ça dépend aussi du ton !), et ils avaient adapté cette requête pour le Québec (mais là je parle sous contrôle des québecois qui diront si je me trompe) en intimant "Speak Civilized !", on ne saurait être plus méprisant !
Et c'est assez déplacé, quand on pense que les Rois d'Angleterre étaient Français, au départ, que c'était le langage de l'Aristocratie, que les devises sont "Honi soit qui mal y pense" , et "Dieu et mon Droit", et que plus de 20% du vocabulaire Anglais (29% selon certains linguistes Anglais voir le Lien ci-dessous) vient du français, soit Normand, soit Poitevin (les Plantagenets) soit Parisien.
Le Lien (= Wikipedia / Anglais) c'est : http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_English_words_of_French_origin .
Le français lui-même est un langage basé sur celui de l'envahisseur Romain.
On ne va pas faire un procès aux italiens pour autant !
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
à ma connaissance ( les Quebecquois diront si je me trompe) , les anglais n'ont pas éradiqué l'usage du français qui est la langue officielle du Quebec
les anglophones ont été beaucoup plus cool : ils n'ont jamais interdit aux quebecquois l'usage du français comme langue officielle ni qualifié le français de patois
Euuuuh ! En Afrique, les Anglais ne manquaient pas une occasion de rappeler aux Indigènes "Speak White !", ce qui me parait encore plus insultant que "Parlez Français !" (mais ça dépend aussi du ton !), et ils avaient adapté cette requête pour le Québec (mais là je parle sous contrôle des québecois qui diront si je me trompe) en intimant "Speak Civilized !", on ne saurait être plus méprisant !
Et c'est assez déplacé, quand on pense que les Rois d'Angleterre étaient Français, au départ, que c'était le langage de l'Aristocratie, que les devises sont "Honi soit qui mal y pense" , et "Dieu et mon Droit", et que plus de 20% du vocabulaire Anglais (29% selon certains linguistes Anglais voir le Lien ci-dessous) vient du français, soit Normand, soit Poitevin (les Plantagenets) soit Parisien.
Le Lien (= Wikipedia / Anglais) c'est : http://en.wikipedia.org/wiki/List_of_English_words_of_French_origin .
Le français lui-même est un langage basé sur celui de l'envahisseur Romain.
On ne va pas faire un procès aux italiens pour autant !
à ma connaissance ( les Quebecquois diront si je me trompe) , les anglais n'ont pas éradiqué l'usage du français qui est la langue officielle du Quebec
salut,
en premier lieu, on écrit Québécois 😉
la loi sur les deux langues officielles n'a été adoptée qu'en 1969.
Hors Québec, c'est la croix et la bannière pour obtenir des services ( même gouvernementaux) dans notre langue. Les communautés doivent lutter pour conserver leurs écoles et le taux d'assimilation est faramineux !
Avant la révolution tranquille (1960) les patrons anglais utilisais ""speak white""
Bref, le bilinguisme, au Canada, c'est bon pour les francophones !
un peu de lecture pour en connaitre plus sur le sujet
à ma connaissance ( les Quebecquois diront si je me trompe) , les anglais n'ont pas éradiqué l'usage du français qui est la langue officielle du Quebec
Ça c'est sûr. De même que les Suisses Germanophones n'ont pas éradiqué le français dans la Suisse Francophone.
Mais le Canada (y compris le Québec) comme les États-Unis, et les pays d'Amérique du Sud ont bien éradiqué les langues Indiennes autochtones au profit de l'Anglais, du Français de l'Espagnol et du Portugais (et de l'Allemand dans quelques îlots).
C'est une question de rapport de force (économique, souvent).
Toutefois les frontières linguistiques ne sont jamais définitives : aux États-Unis, sur la côte Ouest et au Sud, la densité d’hispano-américains amène la multiplication de textes et panneaux officiels ou pas (circulation, publicité ...) rédigés en Espagnol, et ça se développe partout aux USA. Déjà Clinton avait chanté et dansé "La Macarena" pendant ses tournées électorales. Les élus locaux, chez nous, rédigent des "professions de foi" (et font parfois des discours) en Catalan, Béarnais, Breton, Ch'timi, Nisarte, Corse ... (je viens de recevoir celles de mon coin, TOUTES sont rédigées avec un coté en Français et un coté en Basque).
Le Basque en France bénéficie d'un fort voisinage en Espagne. Les Banques de Bayonne emploient de préférence du personnel trilingue : espagnol, français, basque. Le coté Catalan (Perpinyá) peut bénéficier du poids de la Catalogne Espagnole.
À chacun de mobiliser ses troupes, ce que tu sembles faire et je te souhaite bonne suite, encore que Marseille a été Massilia, longtemps avant d'être Marselha, et avant cela, je ne sais pas comment elle s'appelait en Phénicien (c'est-à-dire en Libanais, de nos jours).
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
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Avant la révolution tranquille (1960) les patrons anglais utilisais ""speak white""........
Bref, le bilinguisme, au Canada, c'est bon pour les francophones !
un peu de lecture pour en connaitre plus sur le sujet
http://www.musee-mccord.qc.ca/...true&conten...
au plaisir Renée
Salut Renée,
À cette heure, les Québecois sont encore en éveil (je suis un couche tard, ou tôt).
Merci pour le Lien URL que je viens de parcourir et charger dans ma bécane.
Je n'ai pas voulu entrer dans l'histoire (controversée) de La Coriveau, mais je me doutais bien que la place du Français au Québec était une longue histoire de combat, et ça me gonfle de voir, en France, les anglicismes snobinards du Paris-Médiatique et du Spectacle ("Show-Bizz" en Anglais) et des commerçants de "Hi-Tech" (Haute Technologie en français), qui balancent des mots parfois mal perçus ou mal traduits, à tout-va.
Un autre combat, donc, mais là, c'est de la guérilla urbaine sans doute.
Amitiés de Pikaxu, Français au Pays Basque.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
Par le prisme magique de TV5 Monde, je suis tombé sur une série québecoise (Taktik me semble-t-il) et j'était étonné par le nombre de mot anglais utilisé (Quand on connais le combat que vous citez pour préserver le français; la loi 101 il me semble?): faire une joke entre aurtre revenait souvent.
Je prends le sujet en route et donne mon sentiment à tous, pas uniquement à Pikaxu.
On ne peut pas revenir en arrière, la chose est un fait : l'anglais est la langue "universelle" pour de nombreuses échanges (milieux scientifiques, financiers, diplomatiques, culturels, aéronautique et marin...). Et ceci a commencé avec la mise en place des Nations Unies après 1945. Nous devons faire avec ! Et je me réjouis que ce ne soit pas le mandarin ou une autre langue bien complexe, surtout à l'écrit.
Je ne sais pas si les USA on réussi à imposer l'anglais pour développer et asseoir leur puissance. Toujours est-il que c'est à leur avantage. Imposer une langue, c'est imposer un pouvoir. C'est ce qui se passe actuellement et depuis des décennies en Alsace, en Corse, en Bretagne... : l'école interdisait de communiquer dans la langue régionale, les parents prenant souvent le relais.
Je suis partisan de la conservation de toutes ces langues (plus de 6 000) ; heureusement que l'on travaille à recenser et garder celles qui meurent car plus utilisées. L'uniformité de l'humanité est peut-être à venir mais la particularité des groupes (ethnies, régions...) me semble vitale comme la conservation de nos histoires.
Conserver sa langue maternelle ou natale, c'est la faire vivre et surtout l'utiliser sans fautes (ou au moins faire l'effort de la respecter). Je dis cela autant pour les membres de VF que pour moi car les fautes sont là !
"Celui qui a atteint son but a manqué tout le reste"
Pikaxu,
Par le prisme magique de TV5 Monde, je suis tombé sur une série québecoise (Taktik me semble-t-il) et j'était étonné par le nombre de mot anglais utilisé (Quand on connais le combat que vous citez pour préserver le français; la loi 101 il me semble?): faire une joke entre aurtre revenait souvent. Jeunisme déplacé ou schizophrénie quebecoise😉 ?
Salut Alban,
N'étant pas Québecois, je ne suis pas (du verbe suivre) l'évolution de ce langage au fil des ans, mais j'imagine que la porosité à l'influence de l'anglais doit être encore plus grande là-bas que chez nous, étant plus exposés.
En contrepartie, les Québecois utilisent (ou utilisaient ? [1966]) des mots comme "magasiner" quand nous disions "faire du shopping". On dit encore "faire des courses" ou "faire du lèche-vitrine" chez nous, mais pour combien de temps ?
Je me souviens d'une réflexion entendue (en 1966) sur le parking d'un Motel : "Y'a plus d'brak à mon char" [= "y'a plus d'freins sur ma voiture" ! ]. Mais le mot "car" (en anglais) VIENT du français "Char", c'est un prêté pour un rendu. Il y a quand-même 20 à 29 % de français dans l'anglais (veal, beef, porc, à coté de calf, ox, pig).
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
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Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
Je suis partisan de la conservation de toutes ces langues (plus de 6 000) . . . . . la particularité des groupes (ethnies, régions...) me semble vitale comme la conservation de nos histoires.
Salut Chnoupi,
Tout-à-fait d'accord, car, comme je le dis par ailleurs (tu montes en marche et ne l'as peut-être pas lu) chaque langue véhicule son propre schéma de pensée .
Le basque est articulé de façon très différente du français ou de l'espagnol. Même le Landais, qui est pourtant une variante (un patois ?) du français a des tournures de phrases qui éclairent le propos différemment.
D'où l'intérêt que ces langues soient pratiquées pour conserver des "angles" de réflexion multiples.
Je ne sais pas si on doit se réjouir du choix de l'anglais à l'ONU, c'est la seule langue qui prononce la lettre "i" de deux façons très différentes, et sans l'indiquer par un accent ad-hoc (en allemand, "u" et "ü" diffèrent par un tréma) et qui est une langue aussi "bordélique" que le français .
J'aurais préféré une langue comme l'Italien, l'Espagnol, ou le Finlandais (finnois), où "un son est une lettre et une lettre donne un son" avec très peu d'exceptions, et pratiquement pas d'exception du tout en finnois : après une leçon de prononciation, j'ai pu lire un article de journal sans rien comprendre, mais les amis Finlandais m'ont écouté et expliqué ce que je venais de lire !!!
Il est vrai que j'ai l'oreille musicale et qu'au Nigeria j'ai prononcé correctement (du premier coup) le nom d'un collègue d'une minorité, alors que d'autres collègues Nigérians (d'une autre ethnie) l'écorchaient sans y arriver.
Mais, bon, l'anglais peut être massacré tout en étant encore compréhensible (sauf par des Anglais ou des Américains !!!). C'est un avantage. On fera avec.
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Étant immergé dans l'espagnol depuis l'enfance, la bizarrerie du comptage à partir de "thirteen" en anglais, "dieciseis" (diez y seis) en espagnol, et "dix-sept" en français m'avait frappé. Et ensuite les "soixante-dix", les "quatre-vingt", et les "quatre-vingt-dix" évidemment.
Un de mes Prof' de Maths au bahut n'était ni Belge ni Suisse mais très logique (forcément), et utilisait "septante", "octante" et "nonante" pour les applications numériques.
Le Prof' de la vidéo que tu as indiqué est un peu vexant en disant que les Français n'ont pas "inventé" de mot pour "seventy". En fait, le comptage de vingt en vingt viendrait ... des Celtes. C'est encore un coup de la Perfide Albion !!!
Voir : http://monsu.desiderio.free.fr/curiosites/septante.html . . pour se détendre.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
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Je prends ce topic en vol et je pense que beaucoup de gens ont donné leurs réponses sur ce problème des français avec la langue anglaise. A commencer par le fait que les français sont toujours très en retard par rapport à la plupart des pays européens. C'est gravissime et il n'y a qu'à voir le peu d'hommes politiques qui parlent la langue de Shakespeare. A eux de donner les moyens et l'impulsion.
Sinon quoi s'étonner non plus quand on voit que de nombreux frontaliers ne parlent pas la langue du pays voisin. 2 exemples: une crêperie à 100m de la frontière de l'Espagne et le menu même pas traduit en espagnol ou catalan. Idem avec un restaurant (espagnol je le reconnais) situé à 50m de la Suisse alémanique et le menu non traduit en allemand. Des exemples comme ça il y en a à la pelle (sauf frontière belge 😏 ).
C'est vrai, Stork ! J'ai des exemples concernant les langues étrangères en France. J'ai habité une ruelle à côté de la place du Tertre à Montmartre et j'ai remarqué le très peu d'enthousiasme qu'avaient tous les "bistrotier" et autres personnels de restaurant à dire qq mots au moins en anglais. Seul le boulanger (Mr Chevalier) avait deux vendeuses qui savaient un peu communiquer en anglais !
J'avais, en ce temps, proposé de faire une formation continue pour l'hôtellerie et la restauration afin de connaître qq petites bases de communication (langage, gestuelle...) anglais, allemand, japonais, etc. : le syndicat national de l'époque m'avait répondu que "quand un touriste vient en France, c'est pour vivre comme en France". Je crois que le Français fait du nombrilisme, montrant un manque de savoir-recevoir.
Mais bon, je sors du sujet...
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Réflexions de voyageurs › Afrique de l'Ouest et du Centre · 190 replies
Je vais oser vous poser cette question!!!! sommes nous tous des africains!!!!! Des dents vont grincer mais un forum c'est fait pour cela NON Merci de votre…
Dans la mesure oû des idéologistes si on peut les appeler comme ça disent souvent que l'Afrique n'a pas de culture.Et nous africains sont souvent furieux…
Aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste:…
J'élargis le champs de discussions de ce site qui m'a l'air rempli de gens intelligents et sympas avec qui j'ai envie de partager mon sentiment sur ce terrible…
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Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/