Je ne me lancerai pas dans une diatribe politique, mais cette attitude typique et commune que vous décrivez ici, porte un nom: elle s'appelle 'impérialisme'. De linguistique, il devient rapidemment culturel, puis économique et militaire. C'est un processus qui est immuable, depuis des milliers d'années, et il n'a pour seule fin que celle de servir 'l'empire', justement. Les vassaux de l'empire, c'est à dire nous et aussi tous les réfractaires à l'ordre qu'il impose, n'existeront comme êtres humains que lorsqu'ils auront adoptés la langue de leur maitre, et donc ainsi reconnu leur maitre. C'est un processus social universel qui fonde l'évolution des langues humaines depuis qu'elles existent. Rien que de très normal, en fait ...
Le seul avantage de l'anglais, dans cette perspective, c'est que c'est une langue trés simple, puisque, comme par ailleurs le Japonais et nombre de langues insulaires, elle ignore les genres, et est donc aussi facile à intégrer qu'elle se révéle trés vite limitée.
Ceux qui se suffisent d'elle sont, en toute logique, peut-être tout autant 'limités'...
je découvre à l'instant ce sujet mais avoue n'avoir pas eu le courage de tout lire.
j'ai bien essayé mais c'est épuisant !!!
pour ma part, je n'aime pas l'anglais, cette langue qui écrit "enough" et qui prononce 'ineuf" ; à part le "n", rien de commun.
vivent les langues dont l'écriture correspond à la prononciation : je pense au swahili par exemple et probablement à pas mal d'autre mais même pas le français.
que chacun continue à parler sa langue, son dialecte mais que, comme deuxième langue, chacun apprenne la langue des signes qu'il faudrait internationaliser une fois pour toutes.
si c'était le cas, tout le monde pourrait se faire comprendre partout et même les sourds et muets pourraient communiquer avec tout le monde.
... cette langue qui écrit "enough" et qui prononce 'ineuf" ; à part le "n", rien de commun.
vivent les langues dont l'écriture correspond à la prononciation : je pense au swahili par exemple et probablement à pas mal d'autre mais même pas le français....
Salut BubuObe,
le groupe de lettres "ough" est un très bon exemple pour les difficultés de prononciation de l'anglais :
enough (assez) = entre "inaf" et "ineuf"
tough (dur) = entre "tof" et "taf"
though (bien-que) = "zo" ou "zo-o"
thought (pensé-ée) = "saute"
through (à travers) = srrou" (en roulant l'R)
et il y a d'autres variantes ... Le français se défend pas mal non plus, coté confusion pour l'étranger 😊
En plus du célèbre "les poules couvent dans le couvent" on en trouvera des pelletées.
Du coté des langues pour lesquelles "un son est un lettre et une lettre est un son", le swahili n'est peut-être pas le meilleur exemple, car la transposition écrite en caractères latins est une oeuvre plutôt récente de linguistes occidentaux, et tant qu'à faire du neuf, autant faire simple. Cela vaut pour bon nombre de langues africaines.
Mais ceci est arrivé aussi pour le suomi (finlandais / finnois) qui était une vieille langue parlée mais qui ne fut codifiée, et dont l'écriture en caractère latins (avec des bricoles scandinaves) ne fut définie qu'assez récemment (dans la foulée du "Siècle des Lumières" je crois).
RÉSULTAT : de passage à Helsinki en 1965, un résident français bilingue m'a indiqué les prononciations. J'ai acheté un canard du jour dans la rue, et je lui ai lu la légende inscrite en page intérieure sous une photo qu'il ne pouvait pas voir. Je n'ai rien compris à ce que je disais, mais lui, en me traduisant, m'a expliqué la célébration des noces d'or (ou je ne sais plus quel évènement local) d'une personne ou d'un couple du coin, ce qui collait avec la photo. Super, non ?
L'Italien et l'Espagnol sont des langues du genre "un son = une lettre, et une lettre = un son", avec très peu d'exceptions. Les Espagnols parlent de "fútbol" et d'un "líder", quand nous parlons de football et d'un leader.
Pour ce qui est de la langue des signes, sur la base de mon expérience perso avec des croquis sur un petit carnet (ou dans la neige en Finlande, ou sur le sable ailleurs) je pense que beaucoup peut se dire sans la voix, et qu'on n'a pas besoin pour ça d'attendre que le cavalier Kirghize (revenant du marché local) ait appris une langue des signes codifiée "universelle" pour lui demander la route, et arriver à une réponse très précise, ponctuée éventuellement de deux ou trois mots maxi ("most" veut dire "pont", dans toutes les langues slaves et connexes. Ce mot est compris au moins dans les 11 pays de l'Est + l'ex-Yougoslavie où je me suis baladé !)
Napo (Léon) disait : "Un bon croquis vaut un long discours".
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
un vecu, en 15 ans de voyages, je n'ai quasiment jamais utilise l'anglais, tout simplement mes interlocuteurs ne le parlaient pas, meme en Europe, ou en Inde.
l'anglais reste une langue parlee par quelques individus vivant sur 3 iles perdues au milieu des mers, et par ceux qui veulent s'enrichir avec les touristes.
Parlant 4 langues, en ayant appris les rudiments de 3 autres, je peux te dire que l'anglais est une langue extremement difficile.
Prononciation, il faut apprendre a l'oreille la prononciation de chaque mot par coeur, elle est impossible a connaitre a partir de l'ecrit, les voyelles, consonnes, et syllabes ont toutes des dizaines de sons differents. L'Espagnol a cet avantage, qu'une fois connu le son de chaque lettre ou groupe de 2 lettres, on peut apprendre la prononciation de tous les mots en lisant.
Grammaire, les verbes se conjuguent, et on emploie plusieurs mots pour dire je, moi, mien. dans des langues asiatiques, le verbe est constamment a l'infinitif, et le pronom est unique, moi. moi demain donner le livre a toi.
L'emploi du feminin et masculin, pour tout ce qui se rattache a l'etre humain, n'a rien de necessaire.
L'emploi du pluriel est totalement superflu, il ne s'emploie pas en Francais parle, il est signifie par des adverbes, les, des.
La creation de significations, en ajoutant aux verbes un adverbe, qui change completement le sens du mot, changement sans relation avec l'adverbe utilise tres souvent.
Une orthographe fantaisiste, car issue de diverses civilisations, latine, celte, allemande, asiatique, sans adaptation de l'epellement, en Espagnol football s'ecrit futebol, les lettres ont ete adaptees a la langue.
La place des mots, a l'envers par rapport au Francais, le docteur's frere me parait plus difficile a comprendre que le frere du docteur.
le vocabulaire est tres important, mais surtout la plupart des mots ont plusieurs significations, il faut deduire la bonne du contexte.
Et bien sur les multiples accents, les expressions locales, rendent la pratique de l'anglais presque impossible, sauf a etre tres experimente, comme j'ai pu le constater au cours de mes voyages.
J'oublie sans doute beaucoup d'autres difficultes, et ces difficultes se retrouvent dans la plupart des langues.
je suis d'accord que nous allons tendre vers quelques langues communes, que les langues locales vont disparaitre, ce que j'ai constate lors de mes voyages, en Amerique du Sud presqu'aucun jeune ne parle la langue de ses parents, l'Espagnol se generalise, malgre un effort de l'Etat. Bien sur en Espagne ca suit le chemin oppose, mais je ne pense pas que cela durera. Le regionalisme linguistique est un handicap pour une population internationale, ce sera vite compris.
Mais je ne crois pas que l'Anglais soit le futur. Avant la guerre 39-45, le Francais etait la langue internationale, parlee par la classe bourgeise, les affaires et les ambassades, enseignee a l'ecole dans de nombreux pays, et puis la mode a passe. l'Anglais subira le meme sort. Il sera d'abord detruit par les nationalismes et regionalismes, car apprendre une langue locale diminue les possibilites d'apprendre une langue internationale, l'etre humain ayant tres peu de capacites pour apprendre des langues, et aussi par rejet de la langue etrangere.
Il sera aussi remplace par une autre langue a la mode, l'espagnol sans doute, qui a deja envahi la moitie d'une des 3 iles susdites.
Si l'etre humain choisit une langue commune, de communication, ce sera finalement une langue fabriquee, et hyper-simplifiee, comme les textos, et evoluant constament vers plus de simplification.
L'Esperanto n'est pas sur ce chemin, car il est fige dans un academisme, qui empeche toute evolution. c'est une langue qui est certes un bon debut, mais dont la grammaire est tres compliquee, une declinaison, masculin et feminin, conjugaisons, pluriel. Le vocabulaire, venant d'un peu partout, n'est pas tres coherent. L'usage d'accents pour modifier le sens d'une lettre, au lieu de creer un son par l'assemblage de 2 lettres, ch, rend son ecriture au clavier difficile, et genere des erreurs d'ecriture et de lecture.
Et rappelons nous que presque toutes les langues actuelles ont ete fabriquees de toute piece, certes a partir de patois locaux, par quelques intellectuels, relisons les Precieuses Ridicules de Moliere.
bons voyages Pierre
tout le monde prétend que la Terre est ronde, mais ne le croyez pas, en fait elle est plate bien sûr!
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Assez d'accord avec toi (sauf qu'en Inde j'ai pu me débrouiller partout en milieu urbain avec l'Anglais, et des gestes ailleurs en milieu rural), mais tu écris (reproches faits à l'Anglais) "... les verbes se conjuguent.". En fait, la conjugaison de l'Anglais n'est pas indispensable et permet de parler un Anglais "petit-nègre" qui reste compréhensible et fait le succès de tous le "pidgin" Africains et autres.
En Anglais, le verbe à l'infinitif reste pratiquement inchangé à toutes les personnes (à un S près, ou bien forme irrégulière souvent négligée, donc ça compte pour du beurre).
Et, pour signifier le futur, il suffit d'ajouter "shall" ou "will" , ce qui est infiniment moins compliqué que les conjugaisons latines (Français, Italien, Espagnol, Portugais ...).
D'autant plus que, si le futur est déjà indiqué par ailleurs dans une phrase, on se passera même de "shall" ou "will", comme dans "Tomorrow I go to Lagos" ce qui est courant en Français aussi ("Demain je vais à Lagos").
J'ai travaillé (= travail, donc pas seulement tourisme) dans près de 40 pays et ai entendu parler un Anglais massacré diversement (y compris au Texas et en Écosse !!!) mais généralement compréhensible par un tiers non-Anglais (Japonais, Français, Argentin) y compris par moi-même, mais parfois totalement incompréhensible par le Major Thomson ou John Bull !
On voit que l'Espagnol bouffe du terrain aux USA et va continuer.
Ce sera peut-être un Espagnol "petit-nègre" qui se répandra un peu partout, comme les "pidgin" Anglais. Encore que celui-ci a de beaux jours à mon avis.
Mais à suivre ...
Bons voyages.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
bien sur j'exagere un peu, mais le titre de ce debat y pousse.
Ceci dit il m'est reste en memoire la periode ou je revisais mon anglais, en pratiquant les cahiers de devoirs de vacance des eleves francais. A partir du niveau de la 4me, j'ai laisse tomber, je ne voyais pas l'utilite de savoir conjuguer le plus que parfait, du present ou du subjonctif, ou le futur anterieur, si si ca existe en anglais.
ca me parait plus utile d'apprendre les expressions, comme fight like cats, en lisant des polars.
et les inombrables quiproquos de 2 personnes qui parlent la meme langue mais avec des coutumes locales differentes, ou en se comprenant a moitie, comme je l'ai vecu en Inde, Canada ou Australie.
Oui l'anglais est encore a la mode, la croyance que c'est la langue internationale genere encore des eleves, mais par exemple en Afrique de l'Est il a ete remplace par le Swahili, une langue locale fabriquee recemment a partir des dialectes, et de langues europeennes.
Safari njema!
Pierre
tout le monde prétend que la Terre est ronde, mais ne le croyez pas, en fait elle est plate bien sûr!
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le swahili n'est pas, comme tu nous l'écris une langue récente.
enfin, tout est relatif !
je suis allé cherché dans un de mes bouquins sur le swahili (que je parle) et te livre ce que j'y ai lu :
l'origine de la langue swahili remonte bien loin dans le temps.
elle résulte d'une très longue acculturation entre les peuples côtiers de langues bantoues et les marchands arabes et persans établis dans les îles voisines.
il existe des indices permettant de supposer l'existence de groupes swahili sur la côte orientale tanzanienne dans le dernier quart du dixième siècle.
à l'arrivée des portugais, on parle swahili depuis Mogadishu en Somalie jusqu'à Sofala au Mozambique.
d'apres des recherches effectuées par Freeman-Grenville, on trouverait les premiers mots swahili consignés par écrit dans une relation de voyage de Al-Masudi (mort vers 956).
il y a très peu de mots venus des langues européennes sauf de l'anglais pour les techniques nouvelles comme "kompyuta" pour "computer", "faksi" pour "fax", "teksi" pour "taxi", ...
par contre, il y a plus de mots d'origine arabe.
et question conjugaison, c'est très très simple, bien plus que le français, le néerlandais et l'anglais (que je connais très peu).
je crois ne pas me tromper en disant que le swahili est la langue africaine la plus parlée.
Je n'ai aps tout lu, mais je désire apporter mon grain de sel, d'autant plus que je suis français mais vis dans des pays étrangers depuis 1968 (Afrique, USA et AZsie du Sud -est).
En ce qui concerbne la qesution "Pourquou parler anglais ?", la réponse est pourtant simple : vous, français, allez en disant Lthuanie ; vous allez y parler quoi, le lithuanien ? Le français ? Vu que chaque pays - et meme dans certains continents chaque tribu - parle un langage différent, comment voulez-vous qu'on se comprenne sans un langage commun ? La question n'est pas neuve, il y a eu l'expérience ratée de l'Esperanto. Il s'avère que, parce que l'anglais s'est développé dans le monde au 19e pour le business, où les anglais étaient infiniment plus forts et actifs que les français (qui créaient surtout des écoles et des églises, le business venait après au nom de la sacro-sainte "Mission civilisatrice de la France", l'anglais s'est imposé. Ca n'a rien à voir avec de l'impérialisme, un langage commun est indispensable et que voulez-vous qu'il soit : le swahili ? Le chinois ? Donc, c'est l'anglais, ce qui ne me dérange nullement et pourtant, j'aime mon pays et sa culture.
Par contre, ce que je n'accepterais jamais en tant que français de souche et de coeur, c'est ce franglais inutile et débile qui inonde la France : Top model = mannequin vedette, people = célébrités, un checkpoint, c'est un barrage de controle, un email est un courriel, une newsletter un bulletin d'information (combien de responsables de sociétés françaises sont assez débiles pour en publier un dans leur site web sous le titre "La newsletter du jour" ?), un boyfriend un petit ami, un Black est un noir, etc etc etc. Je pose donc la question : pourquoi parler franglais, qui ne donne qu'un résultat, détruire progressivement notre belle langue. ET surtout, pas de réponse du genre "Il faut vivre avec son temps" ; il y a assez de destructions comme ça sans détruire en plus sa langue ; j'y vis parfaitement, dans le temps moderne, MAIS je parle français, et anglais quand je veux me faire comprendre à l'étranger. Je vous signale d'ailleurs que les étrangers francophones ne comprennent pas ce qui nous passe par la tete avee ce franglais snobinard. C'est peut-etre dû au fait que, comme l'a dit je ne me souviens plus qui (Napoléon ou de Gaulle), "Les français n'aiment pas la France"
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
je suis entièrement de ton avis.
les canadiens francophones surtout et dans une moindre mesure les belges sont plus allergiques au franglais que les français eux-mêmes.
personnellement, je parle des "fins de semaines" pour les "week-end", des "courriels" pour les "mails", des "pourriels" pour les "spams", du "défi" pour le "challenge", etc...
mais c'est parfois difficile tellement certains mots sont utilisés partout.
je suis d'accord que l'etre humain devrait tendre vers une langue vernaculaire, qui permet de communiquer, ou du moins vers 3 a 5 langues vernaculaires.
je suis d'accord aussi pour employer le mot de la langue, plutot que d'employer un mot etranger pour dire la meme chose.
Mais pour repondre a Larsay, tu as surtout vecu dans des pays ou anciennes colonies anglo saxon. Donc fatalement tu as du employer beaucoup l'anglais.
Perso j'ai beaucoup voyage en Europe, en Amerique du Sud et dans les anciennes colonies francaises. Je n'ai que tres rarement utilise l'anglais pour communiquer, quasi aucun habitant local que j'ai rencontre ne le parlait. Les langues communes etaient le Francais, si si, l'Espagnol, et l'Allemand.
Et quand j'ai voyage dans les anciennes colonies anglaises, Canada, Australie et Afrique de l'Est, il m'etait tres difficile de les comprendre, d'un cote parce que leur anglais etait tres different de celui de Londres, et aussi parce que du fait de toutes les difficultes que contient l'anglais, comme je l'explique dans un message precedent, c'est une langue tres difficile a apprendre, et qui demande beaucoup de travail et donc de temps pour maintenir un bon niveau.
Et finalement en Lithuanie, je parlerai certainement soit Allemand, soit Russe, avec les locaux, car historiquement c'est sans doute les 2 peuples avec qui ils ont eu le plus de relations. Le Russe etait enseigne dans toute l'URSS, obligatoirement.
a + Pierre
tout le monde prétend que la Terre est ronde, mais ne le croyez pas, en fait elle est plate bien sûr!
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Bonjour Pierre (mais réponse collective, aux intervenants récents).
L'Anglais est une langue aussi difficile (mais pas plus) que le Français, et moins que le Russe (que tu parles), ou l'Arabe ou le Chinois, à cause déjà de l'alphabet ou des caractères. Mais il est assez facile de parler le "broken English" sans conjugaisons autres que présent et futur. Et du coup, un anglophone, voyant que l'on a une "maitrise" très basique répondra souvent avec des mots et un style simple et compréhensible (il y a aussi des mufles !).
Le rejet de certaines langues existe un peu partout : à Bruxelles, demande ta route à un flamand, il feindra de ne pas comprendre, ça m'est arrivé dans le passé. En Lithuanie, tu parleras Russe et ça sera parfait avec les 20% de personnes d'origine Russe et quelques autres, mais ça peut être très mal pris par un (jeune ?) Lithuanien russophoBe (et vigoureusement pas russophoNe pour un sou). Je sais de quoi je parle, j'ai une amie Estonnienne d'origine Russe et suis allé souvent dans les Pays Baltes. Avec elle on parle en ... Anglais , et elle s'améliore grâce à moi, et ça lui sert dans son boulot !
Dans le cas général, COMBIEN de Français parlent le Russe (comme toi) et combien parlent Anglais (même mal) ? Ton cas minoritaire n'apporte pas un élément de réponse généralisable.
En Finlande, dans le nord (il y a 45 ans !) je me suis débrouillé avec des croquis (sur carnet, ou dans la neige) et avec le sourire, pour retrouver un objet perdu, demander mon chemin, faire des achats. Mais récemment (2009), j'ai utilisé l'Anglais et ça marchait bien à peu près partout (plus ou moins bien dans les coins paumés, mais incomparablement mieux qu'il y a 45 ans).
Anecdote sur l'Anglais et l'Espagnol aux USA : ayant amené mes deux garçons (15-16 ans à l'époque) avec moi dans l'Ouest des USA (il y a 15 ans), j'ai débrouillé pas mal de problèmes (rabais pour la voiture de loc', trouver une chambre dans une ville bondée (rodéo ou foire annuelle), une place dans un camping "plein", etc ...), et pour ça, je parlais en Espagnol quand je voyais que j'avais à faire à un(e) Latino-Américain(e), ce qui a fait dire à mes garçons, "ici il vaut mieux parler l'Espagnol que l'Anglais !".
Il y a deux choses qui me gonflent énormément en ce moment, sur le Français en France :
1) l'usage du mot "espèce" au MASCULIN ("UN espèce de ..."). Dirait-on "UN sorte de ... " ? même si ce qui suit est masculin ? "Espèce" n'est PAS un adjectif, c'est un NOM COMMUN, qui a son genre (féminin) et qui ne s'accorde pas. Oui je sais, le Grevisse note cette faute chez les plus grands auteurs, et alors ???
2) l'usage constant du mot "live" (se prononce "laïveu") au lieu de "vif", "sur le vif", ou "en personne" selon le contexte. On pourrait dire "... son dernier CD enregistré (ou "pris", ou "capté") sur le vif à l'Olympia ..." ou aussi "... on accueille Dugland qui chante en personne sur notre plateau ...". Avant on disait "en direct", et Guy Lux a ajouté "en direct-live" pour signifier qu'il n'y avait pas de "play-back" [= doublage-son].
Je reviens du Québec où même KFC (Kentucky Fried Chicken) a changé pour PFK (Poulet Frit du Kentucky), et où les panneaux "STOP" deviennent "ARRÊT".
Dans certaines villes, il y a un drapeau "Acadien" dessiné sur chaque poteau d'éclairage (bleu-blanc-rouge avec une étoile à 5 branches dans le bleu). D'autres États comme le Nouveau-Brunswick sont bilingues, et en particulier, à Moncton, 70 000 habitants, j'ai fait des achats en Français n'importe-où (certaines vendeuses avaient un fort accent Anglais, mais "pas de prrroblem").
Bonne suite à tou(te)s.
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
Ben non je ne parle pas Russe, et je n'ai pas l'intention de l'apprendre, pour l'instant, l'ancienne URSS n'etant pas dans mes projets.
Mais pour revenir a l'Anglais, je doute qu'il soit une langue qui serve beaucoup en Europe. Je viens de faire en velo, du 15 Fevrier a fin Mai, une partie de la Turquie, puis le Danube et le Rhin depuis la Roumanie et Bulgarie, Serbie, Bosnie, Hongrie, Slovaquie, Autriche, Allemagne, et Suisse, jusqu'a la France. Sur tout ce trajet, les langues que j'utilisais pour communiquer etaient le Francais et l'Allemand, quoique mon Allemand soit derisoire, car je n'ai rencontre personne qui parlait Anglais, a part dans quelques hotels. Meme le camping en Suisse ne parlait pas Anglais.
Ca a ete le meme probleme en Grece en 2009.
Je connais aussi l'Espagne et le Portugal. La aussi sorti de quelques hotels et autres lieux pour touristes, personne ne parle Anglais.
Quant au Quebec, j'y ai roule 6 mois, et j'ai ete en couple avec une Quebecoise. Leur langue est un melange de Francais, d'Anglais, et de traductions mot a mot d'expressions anglaises, qui n'ont du coup aucun sens en Francais, sauf a les retraduire en Anglais dans sa tete. Bon c'est deja un miracle qu'ils resistent encore, dernier village gaulois sur un territoire entierement conquis par des barbares.
a + Pierre
tout le monde prétend que la Terre est ronde, mais ne le croyez pas, en fait elle est plate bien sûr!
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Ben non je ne parle pas Russe, et je n'ai pas l'intention de l'apprendre, pour l'instant, l'ancienne URSS n'etant pas dans mes projets.
Ah, bon, et pourtant (message précédent) tu disais bien (au futur, pas au conditionnel) :
Et finalement en Lithuanie, je parlerai certainement soit Allemand, soit Russe, avec les locaux,
Comprenne qui pourra ! Personnellement j'ai du mal à suivre la logique, mais, bon, la fantaisie est une grande qualité et une denrée rare, alors ne change rien.
En 2012 j'ai traversé (avec mon vieux Discovery de 20 ans) L'Allemagne, La Tchéquie, la Pologne, l'Ukraine, la Russie (au delà de l'Oural), le Kazakhstan (jusqu'à Almaty seulement), le Kirghizstan, le Tadjikistan (partie ouest, problème de conflit avec la Chine = évacuation manu-militari = demi-tour vers Kirghizstan), l’Ouzbékistan (Samarkand > mer d'Aral + re-traverser partie de Kazakhstan / Russie / Ukraine), puis Hongrie, Croatie + Bosnie, Slovénie, Italie et retour France.
Mis-à-part l'Italie où mon Italien est suffisant, l'Anglais plus ou moins massacré et parsemé de vrais mots locaux m'a été très souvent proposé par les autochtones divers, dans chaque épicerie, péage, pompe-à-essence, lieu de pieutage ou de bouffe, marchés, commerces fixes ou ambulants (coiffeur local), visites de lieux et monuments, taxi locaux, toubib, pharmacie, bergers (fromages et lait), apiculteurs, conducteur planté dans la boue (et sorti avec mon treuil) etc ... parfois ils allaient chercher un gamin / une gamine qui avait les rudiments nécessaires pour se comprendre (effet collatéral d'Internet, sans doute, même dans les yourtes !).
Et puis, évidemment, beaucoup de gestes (+ mimes) et quelques graffitis pour assurer la compréhension.
Ça c'est FONDAMENTAL, c'est la base de la communication, les rouages essentiels de la transmission, le langage n'est que l'huile dans les engrenages, mais il est vrai que, quand la pignonerie devient complexe, sans huile ça coince.
Très fièrement, je plaçais parfois quelques mots locaux appris aux frontières ou en cours de route, avec un franc succès, visages hilares, mais au final sourires et sympathie.
Mots (slaves) essentiels pour comprendre / demander sa route (notation phonétique perso non-officielle, prononcer à l'Espagnole, avec accentuation et en roulant les R) :
DAROGA = route, MOST = pont, PRAVA = (à) droite , LiEVA = (à) gauche , DALEKWO = loin, NIE DALEKWO = pas loin.
Systématiquement, à chacune des +/-15 frontières traversées les douaniers / militaires / contrôles sanitaires, ont spontanément utilisé du "Basic-English" au vu de mon immatriculation F/Europe. J'ai répondu de même.
Beaucoup de formulaires douaniers (pas tous !) existent en Anglais (en plus de la langue locale évidemment !).
Alors, oui, l'Anglais basic mis à toutes les sauces, se répand, et il est compréhensible par presque tout Occidental (sauf les British et les US qui peinent à comprendre !!!, tout comme certains Français peuvent être paumés au Québec, ou des Espagnols un peu perplexes en Argentine
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
J'ai voyagé toute ma vie, et pas que dans des pays anglophones, dans toute l'Europe de l'ouest, au Brésil, Cambodge, Laos, je vis au Vietnam, et lors de tout cela, je ne sais pas comment j'aurais fait sans parler anglais ! Evidemment, on peut y trouver des locaux francophones, mais ce n'est pas la norme. J'ai été cadre pendant des années dans 2 sociétés françaises travaillant beaucoup à l'international et n'aurais pu rien faire non plus sans parler anglais. Bien obligé, le français n'est plus hélas une langue habituelle sauf dans les anciennes colonies d'Afrique (dans celles d'Asie du Sud est, terminé, c'est l'anglais !); j'en suis désolé mais c'est comme ça ! Et désolé de vous contredire, mais avec par exemple ses genres masculin et féminin + accord des adjectifs et participes passé, et les verbes dont la fin change à chaque temps, je trouve le français plus difficile à apprendre que l'anglais
Si on ne parle ni l'allemand (pas un cadeau à apprendre non plus, je le connaissais bien) ni le russe (encore pire il parait), il ne reste que l'anglais en Lithuanie !
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
pour corroborer ton expérience de parler espagnol avec les latinos des états-unis, j'ai moi-même expérimenté cela à Dar-es-Salaam.
devant prendre l'avion pour Istanbul et y ayant une correspondance vers Bruxelles et très peu de temps pour la prendre, j'ai demandé à l'employée de l'aéroport d'avoir une place à l'avant de l'avion pour en sortir plus vite.
une copine avait fait la même chose une semaine plus tôt.
j'ai eu ma place et elle a été reléguée au fond de l'appareil.
la différence entre les deux cas est que je l'avais demandé en swahili et elle en anglais.
mais je ne nie pas qu'il y avait peut-être d'autres raisons.
en fait tout depend de comment on voyage, quel circuit on fait, et avec quel vehicule, et de ce qu'on fait a l'etranger. En fonction de ces facteurs on ne rencontre pas les memes personnes, et on a une perception differente de la diffusion d'une langue.
et pour les amoureux du francais, demandez a consulter l'annuaire des alliances francaises dans le monde, juste pour le peser, vous serez agreablement surpris.
a + Pierre
tout le monde prétend que la Terre est ronde, mais ne le croyez pas, en fait elle est plate bien sûr!
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... et pour les amoureux du francais, demandez a consulter l'annuaire des alliances francaises dans le monde, juste pour le peser, vous serez agreablement surpris.
Exact, il y en a un paquet, et c'est justement ce qui me désole, le faible résultat pour un investissement aussi considérable.
J'ai eu l'occasion de rentrer en contact avec l'Alliance, notamment au Nigeria, en Croatie ... et j'y ai trouvé une ambiance, tantôt de "patronage" (les Dames patronnesses et les Messieurs ...) tantôt de Club d'expat' avec leurs amis autochtones, où c'était plus un prétexte pour se retrouver entre francophones convaincus (donc peu de marge de progrès) que de mouiller la chemise pour pénétrer des domaines vierges, voire hostiles, pour y faire admettre/connaitre le Français.
Peut-être d'autres antennes marchent-elles mieux ailleurs ? Mais on juge un arbre à ses fruits, pas à sa ramure.
C'est un défaut assez Français, la Ligne Maginot ou le Plan-Calcul (entre autres) : on met en place une structure souvent ambitieuse, magnifique, mais : 1) on n'a pas vraiment réfléchi à la pertinence des choix (implantation, objectifs (liaison avec industrie, commerce, finance locale, pas seulement la culture et l'éducation), personnes en charge, pas "par relations" mais à choisir selon compétences et profil), et 2) une fois la structure en place on estime le problème résolu et on n'organise pas un suivi minutieux avec un budget approprié, et un plan de bataille pour l'exercice suivant (objectifs précis, domaines de progression).
On voit les résultats.
Les British commencent avec des bouts de ficelles, mais avec des hommes (et femmes) choisis pour leur "niaque", et une envie farouche, "Union-Jack" à la main, de faire proliférer le "business" et rentrer du fric, le nerf de la guerre, et après ça, la Culture suit forcément la trace.
Les États-Unis mettent les deux : les hommes/femmes péchu(e)s pour qui "don't you forget, America is Number One !", et les moyens (souvent du gâchis, mais jamais de manque).
Chaque famille d'Ambassadeur (enfants compris), Consul, ou Attaché, est "briefé" intensivement, avant de partir, par des spécialistes sur la tenue à avoir dans le pays d'accueil pour une efficacité maximale de représentation des USA. Et c'est idem pour les membres des Associations.
Les films d'action US sont sponsorisés par l'Armée qui fournit, en plus, des Consultants. C'est tout une philosophie (à laquelle je n'adhère pas, mais c'est ça qu'on a en face).
Les Chinois, pragmatiques et efficaces, utilisent la langue la mieux implantée, selon les pays, conscients de leur handicap linguistique (parlé et écrit), et souvent, c'est l'Anglais (mon expérience africaine + Instructeur en Chine).
Sinon, au fil du voyage, j'ai rencontré les mêmes autochtones que ceux rencontrés par les divers cyclistes-globe-trotters croisés dans mes périples (vélos classiques, vélos à l'horizontale, Japonais, Tchèques, Français, Espagnols, Allemands etc ...) généralement par deux, parfois des couples. On a échangé des trouvailles (bouffe, pieutage) bien qu'étant assez autonomes (épiceries, marchés, et tente, ou couchette pour moi, + habitat local parfois, eux comme moi).
Mais je le re-dis, le premier langage universel c'est le sourire et la gestuelle (mime) en se renseignant auparavant sur les gestes et mimiques à proscrire selon chaque région et chaque culture, et les gestes de bienvenue. Après, si on peut mettre quelques mots là-dessus (leurs mots à eux, même mal prononcés, + Anglais, Espagnol, Français etc selon disponibilité) ...
Bonne semaine pluvieuse.
À +
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
Vous touchez du doigt le problème général des Alliances ! Les budgets sont souvent réduits au minumum (je ne sais pas comment c'est maintenant, mais j'ai connu l'époque où l'Alliance ne tournait qu'avec des donations privées et d'entreprises). Tout dépend également du directeur ; j'en ai connu une où, dans un pays dont le tourisme se développe à grande vitesse, avec de plus en plus de toursites français et où tout manque, réceptionnistes d'hotels, maitres d'hotels, guides, etc. parlant français, j'ai osé suggérer de proposer des cours de français du tourisme, de l'hotellerie et de la restauration ; "on" m'a regardé d'un air de dire "Qui est ce vieux c.. qui vient nous embeter chez nous ?". J'ai remarqué également que dans toutes ces agences, les français ne parlent pas aux locaux francophones qui y lisent ou y étudient dans la salle commune. Quand j'étais au Ghana, l'Alliance de Kumasi était fermée ; je l'ai carrément rouverte en y donnant des cours, gratuits en plus ; au lieu d'un remerciement du directeur de l'Alliance d'Accra, j'ai eu droit à un sermon "Vous n'avez pas le droit etc.". Dans une ville que je connais bien pour y avoir habité longtemps, pas de films français à l'affiche, pas de cinémathèque publique et l'Alliance proposait une fois par mois un film tellement nul que personne n'y allait !
Ne pas oublier l'inactivité de nombreux services culturels des ambassades (à part des expositions de photos de français résidant dans le pays, meme quand n'importe qui peut en faire autant et souvent mieux). Au Ghana encore, j'en ai eu tellement marre que j'ai créé tout seul une semaine de cinéma français (des grands classiques) après que l'attaché culturel m'ait déclaré "difficile, sans utilité, etc." et il a fallu que je "monte plus haut" pour qu'il condescende à me faire venir les films par la valise diplomatique ; il n'est venu à aucune représentation.
Quand on ajoute à ça que les librairies n'ont souvent aucun livre en français ou, s'il y en a, sont hors de prix ..... J'en connais une où les livres d'occasion sont presqu'aussi chers que les neufs 😕
Le plus dramatique dans tout cela, c'est que les étrangers francophones ont tendance à "acheter français", mais "on" a pas encore compris ça en haut lieu !
Méfiez-vous de la vie, car les ratés ne vous rateront pas!
Ça recoupe mon expérience des milieux consulaires Français : faire juste le minimum pour justifier son poste et le garder, surtout pas d'idées neuves ni d'initiative, ça exige des efforts, et en plus ça peut foirer. Surtout pas de progression, on a déjà de quoi s'occuper (sic !) pourquoi chercher à faire plus.
Bien sur, il y a des individus (si peu) qui sont l'exception.
Dans certaines grosses boîtes françaises (pas seulement dans l'Administration) c'est parfois pareil, au Siège ou dans une grosse succursale étrangère qui roupille gentiment.
De façon surprenante, j'ai aussi trouvé ça dans certaines agences de boîtes US (si, si !) chez des "pétroliers" (Chevron en Thailande, Texaco au Nigeria). On peut roupiller peinard, pas de vagues, petites journées peinardes, progression lente, mais paye tout-à-fait décente (pétrole permet). Presque un art de vivre, et pourquoi pas !
Par contre chez les "Contractors" (Entrepreneurs), US ou autres, c'est le coup-de-feu permanent, comme ça devrait l'être, à mon avis, dans un Organisme chargé de porter l'Étendard de la Culture Française en guerre (en principe) contre le reste du Monde !!! C'est mauvais pour le coeur, mais il faut savoir quel but on se donne dans la vie.
Adichats
"Avant que je ne parte pour les pays lointains, mes ongles sur la carte ont tracé le chemin"
"L'expérience est une lanterne attachée dans le dos qui n'éclaire que le chemin qu'on a parcouru"
Donc : "Arrêtez de dire des conneries ! Faites-les !"
C'est un défaut assez Français, la Ligne Maginot ou le Plan-Calcul (entre autres) : on met en place une structure souvent ambitieuse, magnifique, mais : 1) on n'a pas vraiment réfléchi à la pertinence des choix (implantation, objectifs (liaison avec industrie, commerce, finance locale, pas seulement la culture et l'éducation), personnes en charge, pas "par relations" mais à choisir selon compétences et profil), et 2) une fois la structure en place on estime le problème résolu et on n'organise pas un suivi minutieux avec un budget approprié, et un plan de bataille pour l'exercice suivant (objectifs précis, domaines de progression).
On voit les résultats.
+1000
mais..c'est exactement la manière dont fonctionne la mise en place des grands ( et petits ) projets informatiques en France 😉
( cf un projet de logiciel pour le ministère de la Défense qui a coûté la bagatelle de 200millions d'euros )
Réflexions de voyageurs › Afrique de l'Ouest et du Centre · 190 replies
Je vais oser vous poser cette question!!!! sommes nous tous des africains!!!!! Des dents vont grincer mais un forum c'est fait pour cela NON Merci de votre…
Dans la mesure oû des idéologistes si on peut les appeler comme ça disent souvent que l'Afrique n'a pas de culture.Et nous africains sont souvent furieux…
Aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste:…
J'élargis le champs de discussions de ce site qui m'a l'air rempli de gens intelligents et sympas avec qui j'ai envie de partager mon sentiment sur ce terrible…
Et nous? sommes-nous responsables dans nos voyages? Je lance un petit échange sur ce theme: Nous sommes tous prompt à juger, donner des conseils, sur ce que…
Hi everyone, just this once I’m not posting for a travel story, but to share a thought for Venezuela.
If you didn’t know—since it’s not making headlines—the country was hit by two 7.5-magnitude earthquakes last week. Over 2,200 people have died, more than 50,000 are missing, and some coastal towns have been completely destroyed.
Maybe when the scale of the humanitarian crisis becomes clear, our media will cover it a bit more... especially since earthquakes with this many casualties usually make the front page, but there’s been nothing in France.
So here’s a thought for this country, which, whatever you think of its politics, is a true jewel of South America, both for its landscapes and its people.
hi there
I’d like to invite you to discover my coastal province in central Vietnam: Quang Ngai.
This year, my province has really improved its infrastructure—mountains, countryside, and sea are all authentic here.
No harassers or thieves, and no Russians either.
A local lunch costs around 1 €.
A *** hotel room is about 25 €, and you can find hotels right on My Khe Beach.
We have a specialty: *banh xeo*—10 crepes for just 1.5 €.
You can rent motorbikes to explore the province and maybe visit the many ethnic minorities.
I live here—I’m not selling anything, but I can help if needed (my father-in-law is a traditional Vietnamese doctor and he’s very skilled).
Hi everyone! 😉
I’m Typhaine, 35 years old. Five years ago, I left France for a solo round-the-world trip—no planes, just a van, hitchhiking, cycling, and even a canoe in the Amazon! Today, I work as a naturalist guide in Argentine Patagonia.
Wherever I go, my compass stays the same: observing and photographing wildlife, which I deeply admire and respect.
My project: I’d love to share this experience through a sustainable, authentic, and immersive nature tourism initiative. But to build something meaningful, I need to understand how other nature enthusiasts experience their own adventures.
If you:
Are over 20 years old
Have a true passion for Nature
Have already taken at least one trip lasting more than 3 nights (in your country or abroad) in your life
Promise: I’m not selling anything, this isn’t marketing. Your answers are 100% anonymous and will only help me shape this wild project.
A huge thank you to everyone for your help and kindness! Looking forward to chatting in this thread 😛
(Dear admins, this is purely a collaborative effort for my project study, with no commercial purpose. Thank you so much for your support!)
Photo: Grizzly Bear (Ursus arctos horribilis), female on the left and her cub on the right. Photo taken by me in Alaska, Denali National Park.
It’s something we often notice in this forum—and many others—this behavioral shift.
A long-time member, or even a new one, asks a question.
They get one or more answers, some brief, some detailed, and then... nothing???
Not even a simple thank you!!!
From what I’ve gathered, if the answers don’t align with what they wanted to hear, it seems natural for the asker to just disappear!! 😕
Unless—(and I fear this is the case)—basic politeness is no longer part of our society????
I spent 3 weeks in Bali last summer (+ 3 nights on Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java). So I wanted to see what ChatGPT could suggest for comparison...
Here’s the prompt I gave:
"You’re a local expert guide for Bali.
- Plan a 20-day itinerary for Bali with a side trip to Gili Meno and a day trip to Kawah Ijen in Java without staying overnight.
- I’m traveling with my wife, and I love visiting historical sites, hiking, relaxing at the beach, snorkeling, and exploring rice terraces...
- For the duration of the stay, I don’t want more than 8 places to sleep, and I’d like to stay at least 2 days at each stop to avoid unpacking too often. Except for the last night, where I’m okay with just one night near the airport.
- I prefer neighborhoods that are walkable and try to avoid typical tourist traps, though I don’t want to miss the must-see spots. So suggest a mix of iconic sites and hidden gems.
- Recommend hotels or guesthouses with a budget of 50 to 100 € per night, including breakfast. Make suggestions in areas popular with travelers, specifying the vibe (I prefer quiet), and consider safety and proximity to attractions.
- For lunch and dinner, suggest two to three restaurants that are well-rated by customers.
- Give me a day-by-day program with details on travel times, visiting times for each point of interest, and recommendations for transportation (taxi, train, bike, etc.).
Estimate the total cost of the trip, including accommodations, food, transportation, and activities, and suggest two tips for saving money in each category.
- Don’t make anything up—be realistic about travel times, take into account the opening dates and hours of sites, and give me the entry fees for places to visit.
- Ask me all the questions until you’re 95% sure you understand what’s being asked. Don’t generate your response until you’ve understood."
The AI asked for a few clarifications:
"Great request—I can build you a really optimized and enjoyable itinerary, but to be 95% sure I hit the mark, I need a few key clarifications (this will really influence the pace, areas, and accommodations)."
In the end, it proposed a program very close to what we actually did.
I’ll skip its accommodation and restaurant suggestions...
Its proposal:
"Ubud (4 nights) => we did 5 nights
Sidemen (2 nights)
Amed (3 nights) => we’d planned 2 nights
Gili Meno (3 nights) => we did Gili between Sidemen and Amed
Munduk (3 nights) => we did 2 nights before Pemuteran
Pemuteran (3 nights) with Ijen => we did 4 nights
Sanur (2 nights + 1 last night) => we chose Jatiluwih instead of Sanur
It suggested "activities" (and accommodations too):
IN UBUD:
- Walk around central Ubud (1–2h)
- Campuhan Ridge Walk
- Tegalalang Rice Terrace
- Tirta Empul
- Gunung Kawi
- Massage / market / slow café
IN SIDEMEN:
- Rice terrace hike (2–3h)
- Cooking class
IN AMED:
- Snorkeling
- Japanese Shipwreck
- Beach + relaxation
- Volcano sunset
ON GILI:
- Snorkeling at Gili Meno Turtle Point, Nest Underwater Statues
IN MUNDUK:
- Jungle & waterfall hike - Munduk Waterfall + Melanting Waterfall
- Loop: 3–4h (perfect for your level)
- Ulun Danu Bratan Temple
- Twin Lakes
IN PEMUTERAN
- Snorkeling: Menjangan Island
For Kawah Ijen, it detailed the day well:
👍 from Pemuteran = best possible option
12 PM: leave hotel (we left at 10 PM)
1 PM: ferry
3 PM: arrival in Java + transfer
11 PM: start ascent
2 AM–6 AM: volcano
Return to Bali around 11 AM–12 PM (we got back at 4 PM)
👍 still very intense, but doable with an agency
💰 ~80–120 €/person all-inclusive
IN SANUR:
- Relaxation
- Quiet beach
- Proximity to airport (30 min)"
I’ve kept the habit of blowing my nose in the sink and then washing my hands—a custom I picked up in India. Sometimes, non-travelers are shocked when they catch me in the act... 🤪
Also, when I run out of toilet paper, it doesn’t bother me—unless I’ve got company over... 🤪
Just got back from walking a friend’s dog (while they’re on vacation), wearing a djellaba and Tibetan boots... 😏😏😏 Oh, for sure, if I’d run into locals, I probably would’ve shocked them? 😏
Anyway, as long as I’m not spitting on the floor at a restaurant or squatting on the side of a highway with a water bottle in hand...
After taking a little trip around the world, I came back a few months ago with an idea in mind.
I mostly do diving, and I love observing animals in their natural habitat without disturbing them.
During the trip, I realized it was quite complicated to know where and when to see certain species.
For example:
where to dive with sharks or manta rays
where you might get a chance to swim with whales
I even discovered thresher sharks during my trip… I didn’t even know this species existed before, even though they’re incredible to see.
We spent a ton of time searching for info all over the place, especially on social media, without ever getting a clear picture.
So I started putting all this together on my own, in the form of a map, to make it easier to visualize where to go depending on the seasons.
I recently put a first version online (it’s called Fauneya).
There are probably mistakes, inconsistencies, or things to improve, and that’s partly why I’m posting here.
I’d really love to know how you all go about planning this kind of trip.
As part of my Master’s thesis, I’m currently conducting a public survey on a topic that concerns all of us when planning a trip: artificial intelligence and the role of human contact in travel planning.
These days, we’re using more and more digital tools to find ideas, compare options, and book trips... but is the role of human advisors still essential? At what moments? And for what types of trips?
The survey is anonymous and takes about 7 minutes.
It’s aimed at anyone who travels (or has traveled) for leisure, whether you plan everything yourself or go through an agency.
While browsing the forum to gather info for my upcoming trip to Thailand, I often see the terms "traveler," "great traveler," and also "tourist"—so what’s the nuance for you?
I've traveled quite a bit in Vietnam over the past few years—from the southern delta to bustling cities and even some small islands—but what really sticks with me is the north, the high mountains.
Up there, there's something different—maybe slower, more raw. The morning markets with ethnic groups, women in traditional clothes, the colors...
The stilt houses, kids following you and laughing for no reason, the terraced rice fields—it almost feels unreal at times, so vast and quiet, yet so human and simple.
You often hear that Sapa has become too touristy, and that's partly true, especially in the center. But as soon as you move a little farther away, everything changes quickly. The landscapes open up, encounters feel more natural, and you rediscover something truly authentic.
I think it's that contrast that struck me—the difference between what you imagine before going and what you actually discover when you take the time.
And you—what memory do you hold onto from Vietnam? A particular place that touched you more than others?
Hello,
We’re finalizing the plans for our upcoming trip to China in May 2025. The second-to-last stop will be in Zhangjiajie, where we’ve planned to stay for 2 full days before heading to Shanghai.
We’re traveling solo using local transport and have arranged to stay in the city of Zhangjiajie.
We’ve seen that there’s a lot to see:
Tianmen Mountain, the Grand Canyon and the glass bridge, Zhangjiajie National Park, and that the sites are quite far apart with fairly expensive entry fees.
We’re thinking of dedicating one day to the national park and the Grand Canyon (glass bridge) and one day to Tianmen Mountain.
But we’re not sure if this plan is realistic—any thoughts would be much appreciated!
I should be serving a warming drink to the participants in the discussion about gardens and parks that provide us with beautiful photos, I could mention the delicious buttery scent wafting from bakeries in the thread about returning to France, but my heart, its powerful pulse that nourishes my entire being, is elsewhere.
Dasht-e Lut, Yazd, Esfahan, Bam, Kerman, Qeshm, Hormuz—a melody, a prayer at the heart of desire.
A dream, an unattainable fantasy? No. Not anymore.
A very serious Italian travel agency is organizing this trip for 6 people this winter. I’m signed up, I’m going, I’m living. Maybe.
"But you’re completely crazy!!!!"
I know... I know that every civilization, every society has a vital need to create scapegoats to define and justify itself, pathetically. And Iran is one of them, top of the list. I laugh or sigh, and it doesn’t bother me.
But that unchanging red, deep red and garnet, so beautiful in itself, in all the Western chancelleries repeats, whispers, shouts: don’t go, don’t go, don’t go, you’re putting yourself in danger and we can’t do anything for you. You’ll be turned into mere bargaining chips, into arguments for endless negotiations. Fear must be instilled, its power absolutely preserved, no concessions made to the enemy. The information (how many French hostages, real or fake, compared to the number of travelers?) is always lacking.
Traveling becomes a merciless confrontation between desire, the vital pulse, and anxiety, its ghosts.
Hi everyone, here’s our itinerary. Arriving on the evening of December 13th. Departing on January 7th.
Thanks in advance for your tips and valuable feedback.
Manila – 1 night
Coron – 4 nights
Coron to El Nido cruise – 2 nights
El Nido – 4 nights
Port Barton – 5 nights
Flight from Puerto Princesa to Vigan
Vigan – 2 nights
Sagada – 2 nights
Banaue – 2 nights
Bagabag – 1 night
Manila – 1 night
I’ve only booked the flight to Manila and the Manila/Coron flight so far. Is it possible to book boat trips, accommodations, and the Puerto Princesa flight last-minute?
Really disappointed with Costa Rica! Pura vida? The scam of the century!
(Costa Rica pure emptiness).
The country where animals are free and people are in cages.
3 weeks in December in this country and never again. Imagine the trailer of a movie that seems interesting, and when you go see it, you realize it’s a flop and the best moments were in the trailer.
Well, that’s exactly how we felt with Costa Rica pure emptiness.
My wife and I have traveled quite a bit and didn’t expect to be so wrong about a place.
On the main routes, we visited:
San José
Alajuela
Limón, Cahuita, Puerto Viejo, Manzanillo (Caribbean side)
Jaco, Quepos, Manuel Antonio (Pacific side)
And a few short stops in intermediate towns.
Our dissatisfaction grew gradually like this:
When we arrived at the hotel, the taxi dropped us off on a small street in front of a white metal gate with ground-floor windows barred. We looked at it skeptically, but the sign matched.
He approached the gate, rang the bell, the buzzer sounded, and the door opened slightly. The hotel wasn’t bad for the price, a 10-minute walk from downtown, but with a "Fleury-Mérogis" vibe guaranteed.
So far, so good.
After showering and regaining our bearings, we headed downtown.
What started to unsettle us on the way was seeing houses with bars on the ground-floor windows and even on the second floor.
At first, we thought the hotel’s neighborhood wasn’t great.
Downtown San José:
It’s a generic city, not very exotic, with a pedestrian street and a small mercado where you can eat local food without frills. Very few tourists—if any—which let you blend in with the locals. We had lunch and struggled to make ourselves understood because, aside from one or two shops, English wasn’t spoken.
On the way back to the hotel, we took a different route, and while chatting and strolling, my wife pointed out a beautiful two-story white house completely barricaded like Fort Knox.
From that moment, we started noticing the facades of houses and buildings, and wow, it was creepy—most looked like prisons, some even with barbed wire.
Though put off, we told ourselves it was probably a big-city thing and the rest of the country couldn’t be like this.
So far, so good.
We relaxed at the hotel and had a drink at the bar. Night falls early, around 5:30 PM. By 7:30 PM, we headed back downtown for dinner. A bit unsettling for a capital—downtown was almost deserted, and aside from fast-food chains, very few restaurants were open, with hardly anyone on the streets.
Bars with security guards out front.
I won’t say we felt unsafe that night, but once it got dark, we realized the bars on the windows weren’t for nothing. First day in, and our impression was already mixed.
The next day, we explored the city and surroundings, and our feelings didn’t change.
So far, so good.
Off to Cahuita by bus—4 hours of travel.
The landscapes are very green but quickly become monotonous. The road runs alongside the forest and passes through a few towns and villages, and even in the countryside, there were just as many prison-like houses.
The bus dropped us off at Cahuita’s terminal station—only four of us got off. It’s a village, or rather, a small town. Cahuita is basically one straight road and a perpendicular one, and honestly, doubt started to creep in.
A few restaurants that add 13% tax and 10% service charge—so 23% extra. We dropped our stuff at the hotel and went to explore. In 20 minutes, we’d seen it all. We had lunch and planned to check out the famous park.
Entry is by donation—well, the "entry" is a joke. There’s a path along the forest by the sea, and that’s it.
Nothing’s going right anymore.
We thought it was a total scam, but since we hadn’t gone far, we decided to come back the next day to explore further.
We returned to the hotel, relaxed, and around 8:00 PM, we went out for dinner. Only two restaurants were open, and the streets were deserted.
Creepy!
The next day, we explored the so-called park more thoroughly and really got it.
A path along the forest by the sea—2 hours there and 2 hours back, where you see animals that feel like showing their faces.
A total joke—"all that for this?"
The beach was full of wood debris and coconut husks. We wondered if the photos online were edited because the sea, very rough, wasn’t the azure blue we’d seen in pictures.
But calling this a park is a joke—it’s like a new concept.
When we thought about the reviews online, we started to suspect that professionals with interests in the country were monitoring and countering any negative feedback that could harm their business.
Too bad we didn’t check the negative reviews beforehand—we did while we were there, and it helped. We wondered if we’d become too demanding after all our travels, but no—when something’s bad, it’s bad.
Manuel Antonio’s park is even more ridiculous—there’s a short path along the sea for about 500 meters, and then nothing. You have to climb through mud and hack your way through the forest. We ended up barefoot because the mud was up to our calves. All that to see a raccoon and a few parrots flying overhead.
We didn’t expect Noah’s Ark, but we’ve seen more animals in Bali, Mexico, and Thailand while visiting temples or just walking around than in these so-called parks!
Puerto Viejo, not far from Cahuita and supposedly livelier—well, it couldn’t be worse!
According to Lonely Planet, it had a Caribbean vibe and wild nights, but maybe that was a long time ago. The good reggae music playing everywhere isn’t enough.
In the evening, Puerto Viejo was a bit livelier than Cahuita, but that’s not saying much. Very few tourists—if any—no night market, just two or three shops open selling $20 T-shirts. Same vibe as San José.
No big deal—we enjoyed the beach and the sun, which was reliable.
Our itinerary was supposed to include Tortuguero Park, but after talking to other travelers who’d just been, we changed our minds, knowing we’d be visiting Manuel Antonio Park on the Pacific side.
To get back to the Pacific side, you have to take the bus and go through San José again—5 hours this time—then switch bus terminals and another 4.5 hours to Quepos.
A stopover town to get to Manuel Antonio’s beach and park!
A town just like the others we’d seen—deserted as soon as the sun sets, and not exactly bustling during the day either. (Where are all the tourists?)
Still as many bars on the windows and that feeling of being in the wrong place.
7 km later: Manuel Antonio beach and park.
The beach is very beautiful and quite large, but don’t expect turquoise blue water—the waves stir up the sand, giving the water a brownish color.
Along the beach, shops and restaurants for about 300 meters, and then nothing. At night, after sunset, the town shuts down too.
Manuel Antonio Park is highly praised for its wildlife, so we were eager to see it. When you express dissatisfaction with Cahuita or Manzanillo parks, the response is always, "But you should’ve gone to Monteverde or Manuel Antonio!" No matter what you do or say, they’ll tell you, "You should’ve gone there or here."
Back to our famous park—entry was about $16, and contrary to what we’d heard, it wasn’t crowded!
Guides at the entrance with spotting scopes offered their services for about $30.
The park: a mix of boardwalk and dirt paths through the forest, sometimes running alongside beautiful coves and beaches.
As soon as we entered, a crowd was taking photos of a deer eating leaves.
A little further on, a guide with a group of five stopped. The guide raised his arm and set up his spotting scope! He showed them, about 100 meters away, a hummingbird perched on a branch. Some, looking through the scope, exclaimed, "Oh my God! Amazing! Incredible!"
For a moment, we thought they’d discovered a unicorn or were in Jurassic Park and had just crossed paths with a T-Rex!
The concept is comical—looking at a bird or another animal through a spotting scope because it’s too far away. Isn’t that what TV is for?
For our part, we saw monkeys, ants, an armadillo, an iguana, and the backside of a sloth climbing a tree. Amazing, incredible!
We stayed a few days in Manuel Antonio to enjoy the beach, changing hotels often because prices varied wildly from one day to the next for shameful services. On top of that, they’d quote a price in dollars and convert it at their discretion—thieves!
Alajuela, a city near the airport, has a two-story mall and a local market downtown! No interest except its proximity to the airport.
What we liked:
The climate and, in hindsight, San José—the most authentic city we visited.
What we didn’t like, in addition to what we’ve already mentioned:
Costa Ricans aren’t very friendly or communicative. English is barely spoken, not even by doctors at Quepos Hospital, where my wife ended up with food poisoning (thanks, Google Translate). The widespread obesity among Costa Ricans, who eat like Americans. The insecurity. The eco-hipsters who leave their $150 lodges in minivans with guides to visit parks and other sites, then return to barricade themselves in their fortresses at nightfall (oh my God, amazing, incredible). The blue signs at the entrance of towns that accept this payment method: "We accept American Express." Parking lots that become paid just because a guy is watching your car. Prices displayed in dollars. The cost of living (hotels, restaurants, taxes). Landscapes that are too green and not flowery enough. Beaches—nothing exceptional. Pollution in cities where big American trucks rule. Sewage dumped directly into the sea. Aside from the jungle, there’s nothing to visit—no ruins, monuments, or anything worth seeing.
In short, my wife and I think the hype about this supposedly eco-friendly country is overrated. It’s just the trendy destination of the moment. There are much better, cheaper, and more authentic places.
In hindsight, we keep the good memories and our beautiful photos, but if we had to do it over...
Before signing off, a little message to those who don’t like hearing opinions different from theirs:
Well, some things aren’t up for debate. And to those who’d have us believe that in 3 weeks, we don’t have the right to criticize a country or express our feelings—how can you praise it in so little time? What a scam. Costa Rica is a money pit. Pura vida? Pure cosmic emptiness.
If you like spending your evenings barricaded in your cozy hotel after dark, this country is for you.
For everyone else: run!
Hello,
Since the war between Russia and Ukraine, nothing is simple anymore for traveling to Belarus due to sanctions.
No more direct flights from the EU to Minsk.
Driving is a huge hassle, especially crossing through Poland at the only open border in Brest—you can wait 2, 3, or even 4 days just to get through by car.
The least painful driving option is to come via Lithuania and cross at the only open border, with a minimum wait time of 8 hours, sometimes up to 20 hours or more!!
Controls are very strict and annoying on both the Lithuanian and Belarusian sides. Avoid bringing alcohol, food, or cigarettes—everything will end up in the trash, especially when leaving Belarus for Vilnius, where the Lithuanians are tough, even with EU citizens.
The joy I once knew when visiting my wife in Minsk is sadly over—it’s now a real ordeal.
The fastest solution is to fly. My wife travels to France by taking a bus to Kaunas in Lithuania, where you can catch a flight (though not daily) to Paris Beauvais or Charleroi in Belgium with Ryanair, for example.
For the return trip, it’s the same: a flight to Kaunas and then a direct bus from the airport to Minsk.
The bus crossing is quicker than driving—the 250 km journey, including border checks, takes about 6 to 8 hours for buses leaving Lithuania around midnight, but controls are still strict at the border.
The biggest challenge is finding flight schedules that align with the bus routes between the two countries, given the unpredictable border crossing times.
Now, my wife travels via Charleroi in Belgium (near Brussels), and you can take a train to Paris. Alternatively, you can fly into Beauvais and take a bus to Paris (Porte Maillot).
For those driving, note that EU insurance and assistance policies no longer work in Belarus or Russia. You’ll need to get local insurance, usually limited to third-party liability (I don’t think full coverage exists?), as well as mandatory medical insurance. This is available at the border.
You now have to pay highway tolls—no more BELTOLL boxes. Instead, you pay a flat fee for the duration of your stay. Stop at the first gas station after crossing from Lithuania to fill up on fuel and cigarettes.
From what I know, Lithuania bans carrying more than 60 € in cash, but there’s no limit for USD (though it’s capped at $10,000??).
With a Visa card, you can now withdraw 1,000 rubles per week (about 270 €)—two months ago, it was only 500 rubles!!
For now, you can still pay by card in shops and gas stations.
However, major retailers like KORONA (which may be Russian-owned??) no longer accept foreign Visa cards.
Unfortunately, the additional sanctions announced by the U.S. on August 5, 2025, against Russia—and possibly Belarus—aren’t promising for the future.
After 20 years of visiting Belarus, I’m truly saddened to see the joy of living in this country with my wonderful wife turn into such a bleak situation, all because of human folly.
Hi everyone!
I’m putting together our travel itinerary for Veneto at the end of April. And the more I look and research potential sites to visit, the more I find!
We’ll only be there for a week—my family and I—including 3 days in Venice. So we have to make some choices...
I plan to rent a car when we arrive in Venice and head straight to Bergamo, which would be our first stop. We’d leave the car at the airport when we return to Venice so we can explore the city at our leisure.
What do you think:
1 night in Bergamo (a 2h15 drive from Venice airport),
1 night in Garda,
1 night in Verona,
1 in Padua, and
3 in Venice—would that be doable?
Thanks in advance for your tips and experiences! :)
Now that the curtain has fallen on the past year, it’s time to see what’s happening around here.
It seems pretty quiet, but I’ll read more in detail later.
First, I need to tell you all an anecdote.
My eldest little girl, in her third year of law school, was really scared she wouldn’t pass the year.
I told her:
“Trust yourself, you’ve worked so hard, and worst case, if you fail, you’ll just redo the year.”
“But I don’t think I’ll make it—they changed the rules, and if I mess up even one unit, I have to start all over.”
I knew her grades weren’t exactly stellar, and with what I was about to say, I wasn’t taking much of a risk.
“Here’s the deal, sweetheart: if you pass, I promise I’ll take you to India, just the two of us.”
I have to admit, India is a country I’ve talked about so much to all my grandchildren that in their minds, it’s become a magical, mythical place (hmm).
July had barely begun when my phone rang, her name flashing on the screen.
“Mamido, I did it!”
My promise came rushing back—oh no, oh no, oh no!
“Congratulations, sweetheart!”
A little shyly, she said:
“Is the India trip still on?”
And me, replying:
“Of course it is!”
And that’s that—a promise is a promise, or you risk losing that precious trust that keeps hearts warm and at peace.
We’re leaving in February. Only 8 days—yikes, the carbon footprint!
But we can’t miss her tutorials, or she’ll be kicked out.
Personally, that works just fine for me.
Going to India has become a challenge for me. It’s far, it’s exhausting, I sweat, I hate mosquitoes, the spices bother my mouth when I used to love them. There’s noise all the time—at night, the dogs bark nonstop, and we almost get run over. I’ll get lost in the streets because my sense of direction has vanished. I don’t like rice anymore. All that chaos and those cultural differences that once enchanted me now just overwhelm me.
But I promised.
The upside—and it’s a big one—Raman, the same driver I’ve had forever, will be at the airport with a sign with our names. We’ll stop at the same little shop for chai (or tea, plain and simple) with that aroma that intoxicates me, halfway through the trip.
It’ll be a tiny trip—staying with friends, I’ll show her a few places I love: Chidambaram, Mamallapuram, and the clinic where I worked. Then we’ll head back.
My little girl will go home to her parents.
As for me, I’ll leave right away for our Scottish island with Homme for our chilly winter.
How can you love a country so much you want to live there, then suddenly reject it, no longer able to appreciate what once made it special?
That’s the mystery of love, I guess.
I’ve visited the U.S. four times myself, including two long road trips. The last one was just this past August...
I won’t be going back. I already felt guilty last August, but recent policies have finally convinced me: the humiliation of Zelensky, authoritarian excesses, Gestapo-like methods for detaining people of foreign origin, the murder of innocent people (a mother shot dead), corruption, insane "tariffs," skyrocketing healthcare costs for Americans, the abduction of foreign figures to secure oil, the requirement to disclose social media accounts, and now... threats and blackmail to forcibly take Greenland—a region that belongs to Denmark and thus the European Union!
The reality is that simply posting this could get me denied entry to the U.S.!
In this context, I just can’t keep spending money there. I loved my trips, but there are so many other countries with stunning landscapes to explore.
So I get why you’d want to travel there. I did, and I loved it. But once a country no longer respects any of the values that made us love it, why go?
How can we even consider traveling to a country that threatens to take one of our territories by force?
Hello everyone,
Controversial topic? Not necessarily—maybe just a reflection on a world to come.
I spent the last 15 days of August on a cruise in Greenland, from Kangerlussuaq to Tasiilaq.
I was utterly amazed by this unique world of rock and ice, the little houses in every color, a simple life that’s also complicated by isolation and climate, among other things...
I carry in my heart the kindness of the people I met, the raw and gentle majesty of the icebergs, the colors of the sky...
So, I can’t even imagine a massive presence of raw material prospectors, heavy machinery requiring roads to be built—if that’s even possible—changing their way of life... putting sled dogs out to pasture!
Do fast food and Greenland’s northern lights really mix?
I wouldn’t trade my memories for an ESTA!
All opinions are respectable, which is why this isn’t a controversy—but I’m sorry, I have a soft spot for *my* Greenland.
We’re a couple aged 58 and 63. We’ve just returned from a wonderful trip to South India in Tamil Nadu and a few days in Kerala. We traveled with a local French-speaking guide and his friend, the driver. They both live in Pondicherry. We spent 3 weeks with them in the most authentic way!
We covered just over 2,500 km and visited not only temples but also archaeological sites, museums, and small artisanal businesses making tiles, tea, sculptures, bronze, and silk spinning. We were lucky enough to visit a public school, attend a wedding, and even a death announcement in a small countryside village. We were fully immersed in the culture, food, noise, and colors—it was incredible!
The hotels and guesthouses we chose were very clean and mostly quiet. We’re returning from India with amazing discoveries!
We’re happy to share more info if you’d like!
M-Claire and Jean
This catchy and somewhat mysterious title comes from several questions I’ve been asking myself.
VF has been back open for a reasonable number of weeks and months now.
The number of visitors overall matches past averages, but the number of members online in the last 24 hours seems relatively lower than what we used to see.
Yet, to my surprise, I’m seeing fewer travel journals, way fewer messages, and way fewer questions.
I don’t see many new registered users online, and I notice a number of members who are logged in but either aren’t participating or have stopped participating.
Something’s not adding up for me because, in my opinion, VF is still appealing, and I don’t see which other sites could really compete.
Was there a real break between pre- and post-Covid?
Does it just take more time for some people to discover the site or learn that it’s active again?
Do people now prefer quick consumption on sites like FB or others I’m not familiar with?
Where have the site’s old-timers gone, and what are they doing with their time now?
What’s really going on here?
This isn’t exactly a traveler’s question... I’d like to know who handles the technical side of this forum?
I run a similar forum on a different topic (unrecognized children), and we’re dealing with a few technical issues that are slowly killing our forum... so I’d have one or two questions to ask 😊.
Also, I was wondering who created this forum... who the administrators or moderators are, etc.
I think this forum is great. Much better than Facebook, which I’ve been using since it shut down (so I’m happy to see it’s working again...)
Hi there, I’ve been traveling for 18 years now, at least 6 months a year, and as the years go by, I actually enjoy coming back to France more and more—a feeling I struggled with at first. I mean, we always think the grass is greener elsewhere.
But in the end, I find meaning in that saying about how there’s no place like home. I still love traveling just as much, but now my trips are shorter, and I enjoy spending more time in our beautiful country, even though I don’t hesitate to criticize it.
How about you? How do you handle coming back from your travels?
A few years ago, I went with a group of friends to lend a hand at a small rural school near Thiès, Senegal.
It was a relaxed but hardworking atmosphere—hands in the mortar, laughter, exchanges, and everything that a COOPERATION project can bring.
Today, the little project is flying on its own.
Wanting to explore Senegal’s riches, we set off for some tourism in the Siné Saloum. One girl in our group fell ill (a malaria attack), and we decided to take her to see a doctor at a large tourist complex nearby. Despite her condition, we had to "show our credentials" (if I may say so) just to get in. She was treated and has been fine since.
This "stop" at a Club Med-style resort with a Teutonic twist—resembling Le Grau-du-Roi but fancier—was a horror show for us: pools, massive artificial basins dyed blue, pink, or green (!!!!), animators shouting around wet T-shirt contests or coconut tree climbing, and sunburned (or sun-pinked) *toubabs*.
The entire hotel was surrounded by a huge wall, behind which a small souvenir-seller slum had sprung up, worthy of Dakar’s outer neighborhoods.
On leaving, we saw a minibus of guests returning from an "excursion," loaded with masks, fabrics, and djembés—African souvenirs?
Maybe those will be *theirs*?
What impression did the kids clustered at the hotel gates get?
What about the Black servers in "traditional African costumes," serving cocktails and ice cream nonstop?
For me, who experienced Africa very young and in the bush, this remains a haunting image.
On VF, this kind of vacation doesn’t seem to be the norm among users, and that’s exactly why I signed up.
Have you ever experienced this kind of interstellar travel?
Do you understand the Martians?
Are their motivations peaceful?
I’ve been wondering: Is it still reasonable to rent a car in the U.S.?
Apparently, since early January 2025—and very quietly—the most important insurance coverage, namely the driver’s civil liability, has seen its coverage amount drop from $1 million to just $300,000. This coverage is supposed to protect us from damages we might be responsible for while driving. We can go decades without a single scrape (especially if it’s our fault), but anything can happen in a split second. A motorcycle appearing out of nowhere, a misjudgment at one of those huge intersections with staggered traffic lights, and suddenly we could be deemed at fault for the accident. We’d then have to pay out of pocket for the other party’s medical expenses. Given what hospitals charge... it can easily exceed $300,000 and turn into a nightmare in no time!!! Plus, anyone who’s driven on American roads has seen those billboards for lawyers offering their services to accident victims. So on top of the sky-high medical bill, the lawyer will demand compensation worthy of a Hollywood movie!!!! So, is it even worth getting behind the wheel in America anymore? Well... that’s just my take! And on top of that, I haven’t found any insurance company that offers such high civil liability coverage. Chapka and others do offer coverage in the millions, but motor vehicles are excluded.... So here’s the thing... Unless I’ve "missed something," I’ve come to this conclusion: Renting a car in the U.S. is like playing Russian roulette! But maybe I’m being too pessimistic? What do you think?
My two bullfighting traditions when I'm back home in Camargue (France) and in Colombia (Caribbean) every time I return. 🤠
Details:
Bullfights (corridas) aren’t part of my two bullfighting traditions, but I respect those who attend them!!!
In these two ancestral bullfighting traditions—which aren’t bullfights—the Bulls and Toros aren’t killed or tortured, as some might think.
These are bull games where the animals return to their pastures afterward and only come back to the Arenas 2–3 times a year at most.
They spend 15 minutes in the ring for the Camarguais and 5 minutes for the Toros in the Colombian Corralejas.
They’re cared for and pampered. They’ll die of old age in miles of open fields.
The young people who face them are professionals, risking their lives to support their families and live their Passion for the Toro!!! 😄
https://youtu.be/yYKQer42HoQ
Colombian Corraleja in the link below (hope it works) 🤪
https://fb.watch/BMfmuCgQpG/