"j'ai traîné dans les quartiers périphériques pour voir un peu le moins rutilant et j'ai aussi trouvé bien des choses finaudes et malignes, et un air de vivre bien chez soi..
Bravo, et puis on dirait que c'est une ville qui OSE, tout en conservant son passé... "
C'est sur que le Vieux-Lille, le Centre, Euralille, ne permettent pas d'occulter la misère de certains quartiers ou surtout de certaines villes périphériques.
Néanmoins, dans de nombreuses villes ou quartiers, comme à Roubaix ou Wazemmes par exemple, l'habitat ouvrier, de briques rouges, les courées, sont réinvesties par une nouvelle population plutôt jeune, branchée, un peu bohème (oui, bon des bobos, quoi ! [;)]). A Roubaix par exemple, de nombreuses anciennes usines se sont reconverties en loft ou en locaux universitaires, en musée... Une manière de concilier l'héritage industriel du Nord avec une vision avant-guardiste.
Pareil à Lille où, par exemple, un ancien tri postal est devenu le "tripo" pendant Lille 2004, un lieu "branché" musiques électroniques qui a fermé ses portes depuis mais qui devrait réouvrir à la rentrée...
Mais bon, malgré tout, il ne faut pas oublier que même si une bonne partie de la population s'en sort plutôt mieux qu'avant, que les touristes, notamment anglais, sont nombreux, que les entreprises s'implantent, plus que dans nombreuses régions de France, il existe une petite partie de la population complètement marginalisée, au chomage, parfois alcoolique, au vote souvent douteux, qui reste complètement à la marge de ce "renouveau"...
Jalan jalan !