Entre ciel et mer, l'aube naissante voit poindre un soleil rouge orangé se hissant doucement derrière l'horizon rectiligne encore assombri par l'obscurité de la nuit faiblissante....
Il éclaire progressivement le bord de mer avec ces rayons rasants mettant en lumière les vestiges délabrés d’anciennes demeures coloniales à l'abandon, livrées aux vents destructeurs du large depuis plusieurs décennies, désertées de toute présence humaine, verrue omniprésente au milieu d'un paysage éternellement exotique....
Une atmosphère étrange saisit ainsi le voyageur, partagé entre le regret de ne pas avoir connu cet endroit résidentiel du temps de sa splendeur coloniale et celui de constater à quel point, dans un sentiment d'une immense tristesse, ces lieux, autrefois enchanteurs, pouvaient s'être enlaidis à ce point sans que l'homme ne puisse réagir à temps...
A deux pas de là, le port lui aussi, a retrouvé depuis longtemps une quiétude sordide, abandonné par le négoce des hommes chassé par une idéologie utopique, son activité réduite à néant depuis fort longtemps, ses hangars de stockage autrefois bourrés d'épices et de café, sont, pour certains, scalpés par les assauts répétés des cyclones et aidés par la négligence des hommes... Sur le quai, seuls, de vieux remorqueurs rouillés attendent une hypothétique sortie en mer avant de sombrer, vaincus par l'usure et la corrosion du sel... A proximité, un garde ultime veille sur l'âme d'un domaine en ruine, orphelin d'une époque prospère, vestige d'un temps florissant, où seules, les herbes folles poussent à l'abri des hangars aux toits en tôles désarticulées et du soleil brûlant.... Lorsque le vent se lève, il joue avec ces lambeaux de toits en s'engouffrant entre eux pour émettre des sons musicaux comme une plainte éphémère répétée en boucle ....
En franchissant la rivière Manakara par le pont de conception "Eiffel", véritable poumon, entre terre et mer, rongé par une rouille cancéreuse, couvert d’emplâtres sensés lui donnant une seconde jeunesse qu'il n'atteindra jamais.... Ce pont vient de s'effondrer ce matin 10 septembre 2012 au moment où je mets mon texte sur le forum !
On arrive, en longeant des rizières, au vieux village de pêcheurs, berceau de la ville d’aujourd’hui, fait d'un ensemble de huttes blotties les unes contre les autres en bordure de mer pour faire obstacle aux vents ravageurs du large.... A cette heure matinale, les pêcheurs sont déjà partis poser leurs filets en nylon grossier et rapiécés après chaque sortie en mer... Les femmes sur la plage, entament leur journée en tendant des moustiquaires en guise de filets de misère pour prendre des crevettes souvent minuscules au risque de les voir disparaître pour les avoir trop pêchées avant leur maturité, synonyme pourtant d'abondance obligatoire...
La digue, qui les protège des vagues du large, est faite de rochers noirs bétonnés, oeuvre ingrate mais durable des prisonniers allemands amenés ici par le colonisateur, heureux d'une main d'oeuvre bon marché mais compétente ....

Sous les filaos dont certains sont déchaussées par les grandes marées d'équinoxe, d'autres femmes, assises en cercle, discutent entre elles ou dorment enroulées dans leur lamba coloré en attendant le retour des pêcheurs du large pour aller colporter leurs pêches au plus offrant...

En regagnant le centre, on passe près d'autres hangars fatigués et noircis servant de lieux de conditionnement aux clous de girofle et au poivre en partance pour l'exportation...

La rue embaume de cette odeur médicamenteuse et tenace d'essence de girofle tant les quantités traitées sont importantes... Sur un mur d'un hangar de stockage, on peut encore lire cette inscription pompeuse " International Farm Products 11 9021 MOSCOW PO BOX 553" dernier vestige visible d’une triste époque, flirt consommé avec les russes qui, faute de mieux, durent, en guise de paiement se contenter modestement de bateaux chargés d'épices variées pour une aide technique de pacotille…. Plus loin, dans une cour fermée, un conditionnement de raphia, arrivé en vrac que les femmes tressent en silence, sous l'oeil vigilant et implacable d'un jeune chinois, 7 j/7 pour être compressé en ballots en partance pour la Chine dont l'étiquetage français mentionne " deuxième choix"....
En regagnant le centre, le passage obligé par la gare, terminus incontournable de cette ligne mythique pour le nouveau visiteur souvent pressé, nous plonge irrésistiblement vers un temps nostalgique où des wagons entiers de café vert et d'épices étaient déchargés sur le quai, aujourd’hui, nu…... Par le passé, ce fut la véritable colonne vertébrale véhiculant la révolte de 47 aux victimes innocentes et oubliées, déclenchement programmé d'une indépendante inéluctable... Et aujourd'hui, ce n'est plus désormais qu'un simple cordon ombilical fragile mais vital avec les hautes terres betsileo, pourvoyeuses de légumes et de fruits, pour une ville côtière incapable d'assurer son autosuffisance pourtant modeste.... La gare, à l'origine, avait belle allure mais elle a perdu de sa superbe, à la façade grisâtre, faute d'entretien et de soin, l'horloge murale indique inlassablement midi dix car elle ne fonctionne plus depuis bien longtemps, le mécanisme ayant fait les frais du marché noir coutumier...

Un sentiment d'immense laisser-aller saisit l'observateur, qui peine à croire qu'un jour, la ville pourra renaître des cendres de son passé tant la pauvreté à gagner du temps et s'est incrustée dans les moindres recoins de la vie quotidienne... Une mélancolie saisit le voyageur averti ainsi ballotté entre deux univers :celui d'un passé perdu, dilapidé au vent mauvais des incompétences successives et celui de l'horizon tourmenté d'un futur proche menacé par une exploitation minière qui inquiète toute une population, consciente qu'un grave danger la guette... Manakara ne laisse aucun visiteur indifférent, petite bourgade côtière auréolée d'une histoire riche mais douloureuse qui fait d’elle, une ville atypique, trop vite engourdie par son passé alors que d'autres cités l’auraient fait fructifier avec plus d'à propos pour séduire le visiteur de passage qui repart, souvent, sans s’attarder, persuadé que sa curiosité et son intérêt doivent se porter ailleurs !
























A little sneak peek?





Roundabouts are particularly interesting because they feature emblems of Turkmen culture, like the dog, a carpet, the Ahal Teke horse, or Muslim symbols, even though the presence of Islamic artifacts is quite limited.

I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:




2- Around San Pedro










We were trapped, and even our guide looked nervous. After what felt like an eternity (though it was only a few minutes), the herd finally moved on, freeing the track. That afternoon, we did a self-drive safari and—you guessed it—we had zero interest in running into elephants again.
The next day, we headed back to Lilongwe for our flight home. It was a fantastic, varied trip with some intense moments (sometimes *too* intense). Malawi offers amazing opportunities for those who want more than just wildlife reserves.
Vila beach
Sunset behind Santiago
The rocks and sea at Ponta Preta
At the summit of Monte Batalha
Calheta
Calheta de Baixo
The beaches just keep coming...
The dunes
The 3 coconut trees, a landmark to find the track
Boca da Ribeira beach
The hills on our right
Ribeira Dom João
Barreiro
The old track
The church in Vila do Maio



















The large solidified magma massifs that shape the heart of the island have created a large depression more protected from the sun at its center, allowing the growth of a vast laurel forest, today grouped within the Garajonay National Park, La Gomera’s green lung, which has earned it the status of a World Biosphere Reserve. Its completely European appearance contrasts sharply with the rocky and tropical landscapes of the rest of the island. Thus, the climate varies greatly from one point to another on the island: in summer, you can quickly go from a dry and sunny valley at 35°C to a humid forest area at altitude at 18°C.


On the right, the "welcome marker"—those dates offered everywhere as a sign of hospitality. On the left, a tribute to those stunning doors worn by time, admired all over the old quarters, including the abandoned ones.
Hospitality will often lead you to accept a small coffee, an "Omani coffee," very light, subtly flavored with cardamom, maybe a touch of saffron, and occasionally rosewater.
Here, I’ve depicted a man in the common everyday attire of Omanis: the dishdasha, mostly white (during the week and daytime; colors are more common in the evening or on Fridays and Saturdays). While you’ll see some men dressed in Western clothes, they’re very few. The white dishdasha is truly the shared attire of all men. The dishdasha, which has no hood, is distinguished by a small pom-pom attached to the collar, the furakha, which is soaked in perfume. And believe me, Omanis go overboard with it! "It smells like the pom-pom" is an expression that’s now part of our shared language, my husband and I.
Another must of men’s attire is the kuma, a small round head covering, usually white with brightly colored patterns. The keffiyeh is also worn (but without the cord called an agal in Arab countries), and it’s mostly worn by those with roots in the desert, from what I understood.
And what about the women, you might ask? Some are veiled, some in full black (but not a burka—more like a chador + abaya), due to the influence of Saudi Arabia and the United Arab Emirates, whereas the traditional outfit used to be a layering of very colorful dresses. Most of the women we saw wore neutral clothing, a plain veil over their hair, but with their faces uncovered. We also saw many saris and colorful veils—don’t forget that 40% of the population consists of Indian, Nepalese, and Bangladeshi immigrants, who work a lot in tourism, hospitality, restaurants, services, and construction.
Just to clarify, as a tourist, there’s no pressure to wear a veil, and never any disapproving looks. Of course, you’ll save the mini shorts, plunging necklines, bare shoulders, and midriffs for the hotel terrace—but I’d say that’s the same for men and women, and with the sun being strong, it’s better for your skin too.
Here’s the introduction! In the next post, I’ll tell you about my itinerary, and we can dive in!










