C’est un lac innomé où les voix des buissons
Frémissent au matin d’une brise de passage.
Sur ses eaux étalées se mire une saison.
Une goutte de ciel où se baignent des nuages.
Sur tes rives ceintes d’ondulantes collines
Une année est passée et je sais de mémoire,
Dans le jour naissant qu’on entend et devine
S’ébattrent les coeurs d’un faune à ta gloire.
Que douce fut la nuit ! Que l’aurore flamboie !
Dans l’écho résonnant de ma quête incertaine
Folâtrent mes pensées. Entre hommage et émoi,
Sans cesse mon regard sur tes flots se promène.
Beau lac dont juillet peine à céder la place.
C’est ma joie foudroyée en cette heure mâtine.
Pardonnez son plagiat et surtout cette audace,
À l’élève vous cherchant Monsieur Lamartine.
DeCléricy, Le lac.Québec, réserve faunique Assinica, 24 juillet 2006
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J’en appelle à vous ô Muses
Où tant ma vie passe et s’use
Qu’encore et toujours j’aime
Mes soeurs Galère et Bohème










