Voila une balade sympa....
http://www.project360.mammut.ch/#home
Bonsoir tout le monde,
Je souhaiterai effectuer l'ascension de la JungFrau avec mon père durant un week-end de juin (à voir en fonction de la météo) au départ de Grindelwald. S'agissant d'une randonnée-ascension un peu différente de ce que je fais d'habitude (rando au Népal-GR 20...), j'aimerai savoir l'équipement nécessaire pour cette ascension. Nous avons déjà les chaussures, les crampons, piolier, baudrier et corde et vétements en conséquence. Avons nous besoin d'autre chose ?
Et si vous avez des conseils à m'apporter sur le parcours à suivre pour y accéder? Merci beaucoup pour toutes les informations et conseils que vous pourrez m'apporter !!
Je souhaiterai effectuer l'ascension de la JungFrau avec mon père durant un week-end de juin (à voir en fonction de la météo) au départ de Grindelwald. S'agissant d'une randonnée-ascension un peu différente de ce que je fais d'habitude (rando au Népal-GR 20...), j'aimerai savoir l'équipement nécessaire pour cette ascension. Nous avons déjà les chaussures, les crampons, piolier, baudrier et corde et vétements en conséquence. Avons nous besoin d'autre chose ?
Et si vous avez des conseils à m'apporter sur le parcours à suivre pour y accéder? Merci beaucoup pour toutes les informations et conseils que vous pourrez m'apporter !!
Bonjour,
Est-ce que quelqu'un peut me dire si c'est possible de monter le Monte San Salvatore dans le ville de Lugano ? Sur internet, on parle du funiculaire, et aussi de la descente qui est faisable jusqu'a Carona, mais rien a propos de l'ascension. Est-ce une longue randonnée ? Merci !
Est-ce que quelqu'un peut me dire si c'est possible de monter le Monte San Salvatore dans le ville de Lugano ? Sur internet, on parle du funiculaire, et aussi de la descente qui est faisable jusqu'a Carona, mais rien a propos de l'ascension. Est-ce une longue randonnée ? Merci !
Peut on faire le Mont Rose sans guide et seul au mois de septembre donc sans être encordé mais tout de même avec des crampons et un piolet.J'ai fait de nombreuses randonnées seul et j'ai traversé des glaciers à 3000 mètres dans le Valais au mois de juin.
Le Cervin sera fermé en 2014
ASCENSION
La fermeture pour rénovation de la principale cabane de la mythique montagne rendra l’accès au sommet quasi impossible.
Circulez, il n’y a rien à voir! Comment ça, rien? Il s’agit tout de même d’une des montagnes les plus emblématiques de la planète, la plus photographiée du monde et de plus celle qui a donné sa forme au chocolat Toblerone. Et pourtant dès dimanche 15 septembre 2013 et toute l’année prochaine, le Cervin sera fermé. Il ne sera plus possible de l’escalader, à moins d’être un cador de la grimpe.
La cause ? Les travaux de rénovation de la cabane du Hörnli. Un chantier colossal (lire ci-dessous) qui nécessite la fermeture complète de l’établissement jusqu’à l’été 2015. C’est depuis ce refuge de pierre situé à 3260 mètres d’altitude que partent plus de 95 % des personnes qui escaladent le Cervin depuis la Suisse. A partir de cette cabane où elles passent la nuit, elles accèdent au chemin le plus aisé pour le sommet – cette voie dite normale passe sur l’arête du Hörnli, à cheval entre les faces est et nord de la mythique montagne. En tout, 1200 mètres de dénivelé à gravir encordé, à la force du poignet.
«La voie emblématique»
C’est justement par ce chemin-là que sont passées les premières personnes à avoir conquis le Mont-Cervin, le 14 juillet 1865. Et c’est précisément pour célébrer dignement les 150 ans de cette première ascension que la cabane subit actuellement une profonde rénovation, histoire d’être plus en adéquation avec les besoins d’aujourd’hui.
Avec cette fermeture pour travaux, la majorité des grimpeurs se verra interdire l’accès au Cervin. Pour arriver au sommet, il faudra désormais partir depuis le Lac Noir (2583 m), ce qui rajoute deux heures de marche et 700 mètres de dénivelé au trajet. Sans compter le retour. Il reste aussi la possibilité de passer la nuit en tente, à flanc de montagne (une pratique qui sera certainement interdite dès 2015) ou alors celle de grimper par l’arête du Lion, sur la face italienne.
«Mais pour la plupart des gens, c’est la voie suisse, l’historique, qui est la plus tentante et la plus emblématique», estime Kurt Lauber, gardien de la cabane du Hörnli. Sans compter que l’ascension par l’Italie est également plus longue et plus difficile.
Même si la montagne sera désertée, cette situation n’inquiète pas outre mesure les milieux du tourisme. «Il y aura moins de gens sur le Cervin en 2014, mais il n’y aura pas moins de gens à Zermatt», estime Daniel Luggen. Au contraire, le président de Zermatt Tourisme estime que cette fermeture permet de faire parler des festivités prévues pour célébrer le jubilé de la première montée. Avec en invitée d’honneur, il espère, la reine d’Angleterre. En effet, l’histoire de la monarchie est liée à celle du Cervin. En 1865, suite au décès d’alpinistes anglais à Zermatt, la reine Victoria avait voulu faire interdire «l’Alpe homicide». Sans succès, jusqu’à aujourd’hui… Des travaux titanesques et une course contre la montre.
Le 14 juillet 2015. C’est à cette date-là, au plus tard, que la cabane du Hörnli devra être de nouveau ouverte. Une date qui marque les 150 ans de la première ascension du Cervin. Un délai difficile à tenir, selon les protagonistes. L’altitude ainsi que la neige et le froid ne permettent pas une avancée rapide des travaux, même si l’incessant ballet des hélicoptères transportant le matériel prouve que le chantier avance à un rythme frénétique. Pourtant, tous s’accordent à dire que ces rénovations sont indispensables. Le refuge, construit en 1911, n’est ni isolé ni approvisionné en eau. Mais pas question de transformer la cabane en un refuge ultramoderne, à l’image de celui du Goûter, au Mont-Blanc. Ici, on tient aux traditions. La structure en pierre du bâtiment historique et les escaliers seront gardés. L’annexe couverte de bois, à côté, sera rasée et une nouvelle structure sera construite, côté Cervin. Coût des opérations: «maximum 8,5 millions», selon le gardien du refuge, Kurt Lauber.
(Le Matin) Créé: 09.09.2013, 11h29
La fermeture pour rénovation de la principale cabane de la mythique montagne rendra l’accès au sommet quasi impossible.
Circulez, il n’y a rien à voir! Comment ça, rien? Il s’agit tout de même d’une des montagnes les plus emblématiques de la planète, la plus photographiée du monde et de plus celle qui a donné sa forme au chocolat Toblerone. Et pourtant dès dimanche 15 septembre 2013 et toute l’année prochaine, le Cervin sera fermé. Il ne sera plus possible de l’escalader, à moins d’être un cador de la grimpe.
La cause ? Les travaux de rénovation de la cabane du Hörnli. Un chantier colossal (lire ci-dessous) qui nécessite la fermeture complète de l’établissement jusqu’à l’été 2015. C’est depuis ce refuge de pierre situé à 3260 mètres d’altitude que partent plus de 95 % des personnes qui escaladent le Cervin depuis la Suisse. A partir de cette cabane où elles passent la nuit, elles accèdent au chemin le plus aisé pour le sommet – cette voie dite normale passe sur l’arête du Hörnli, à cheval entre les faces est et nord de la mythique montagne. En tout, 1200 mètres de dénivelé à gravir encordé, à la force du poignet.
«La voie emblématique»
C’est justement par ce chemin-là que sont passées les premières personnes à avoir conquis le Mont-Cervin, le 14 juillet 1865. Et c’est précisément pour célébrer dignement les 150 ans de cette première ascension que la cabane subit actuellement une profonde rénovation, histoire d’être plus en adéquation avec les besoins d’aujourd’hui.
Avec cette fermeture pour travaux, la majorité des grimpeurs se verra interdire l’accès au Cervin. Pour arriver au sommet, il faudra désormais partir depuis le Lac Noir (2583 m), ce qui rajoute deux heures de marche et 700 mètres de dénivelé au trajet. Sans compter le retour. Il reste aussi la possibilité de passer la nuit en tente, à flanc de montagne (une pratique qui sera certainement interdite dès 2015) ou alors celle de grimper par l’arête du Lion, sur la face italienne.
«Mais pour la plupart des gens, c’est la voie suisse, l’historique, qui est la plus tentante et la plus emblématique», estime Kurt Lauber, gardien de la cabane du Hörnli. Sans compter que l’ascension par l’Italie est également plus longue et plus difficile.
Même si la montagne sera désertée, cette situation n’inquiète pas outre mesure les milieux du tourisme. «Il y aura moins de gens sur le Cervin en 2014, mais il n’y aura pas moins de gens à Zermatt», estime Daniel Luggen. Au contraire, le président de Zermatt Tourisme estime que cette fermeture permet de faire parler des festivités prévues pour célébrer le jubilé de la première montée. Avec en invitée d’honneur, il espère, la reine d’Angleterre. En effet, l’histoire de la monarchie est liée à celle du Cervin. En 1865, suite au décès d’alpinistes anglais à Zermatt, la reine Victoria avait voulu faire interdire «l’Alpe homicide». Sans succès, jusqu’à aujourd’hui… Des travaux titanesques et une course contre la montre.
Le 14 juillet 2015. C’est à cette date-là, au plus tard, que la cabane du Hörnli devra être de nouveau ouverte. Une date qui marque les 150 ans de la première ascension du Cervin. Un délai difficile à tenir, selon les protagonistes. L’altitude ainsi que la neige et le froid ne permettent pas une avancée rapide des travaux, même si l’incessant ballet des hélicoptères transportant le matériel prouve que le chantier avance à un rythme frénétique. Pourtant, tous s’accordent à dire que ces rénovations sont indispensables. Le refuge, construit en 1911, n’est ni isolé ni approvisionné en eau. Mais pas question de transformer la cabane en un refuge ultramoderne, à l’image de celui du Goûter, au Mont-Blanc. Ici, on tient aux traditions. La structure en pierre du bâtiment historique et les escaliers seront gardés. L’annexe couverte de bois, à côté, sera rasée et une nouvelle structure sera construite, côté Cervin. Coût des opérations: «maximum 8,5 millions», selon le gardien du refuge, Kurt Lauber.
(Le Matin) Créé: 09.09.2013, 11h29
Bonjour, généralement nous avons tendance, nous les ravagés du voyage à vélo, à ranger nos petites reines (même si elles sont lourdes de grosses sacoches) dès que l'automne pointe le bout de son nez, à moins que nous ne décidions de partir vers des contrées plus chaudes. Cependant, il reste de belles occasions de se faire des gros plaisirs avant que l'hiver ne s'installe sur nos reliefs français ou juste à côté chez nos amis Hélevètes. Cette année j'ai eu, une fois de plus, la chance de "voler" une semaine (même un peu plus) de temps superbe au mois de novembre, et de faire un magnifique voyage entre Vosges, Jura, Suisse et Chamonix. Ce fut d'autant plus merveilleux que je suis parti au moment où la végétation brillait de ses plus belles parures d'automne, tout spécialement autour du lac Léman en Suisse et dans les Alpes vers Chamonix, cependant sans oublier les charmes du Jura et des Vosges..
Je vous livre un "petit" texte sur cette balade à vélo, et si vous le trouvez rébarbatif ou trop long ou les deux à la fois, cela ne doit pas vous empêcher de jeter un coup d’œil aux photos. En particulier on y voit la magnifique face ouest des Drus, connue mondialement, entre autre pour sa voie d'escalade mythique "la Directe Américaine", dont l'ascension est relatée sur le post du deuxième lien.
Ce récit de voyage à vélo a pour but tout simplement de rappeler que le simple mortel à deux roues peut trouver de belles sensations encore tard en saison dans des coins réputés froids. Peut-être que le réchauffement terrestre y est pour quelque chose? Donc n'hésitez pas, il faut continuer à pratiquer le voyage à vélo jusque tard en saison.
mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...hamonix...
voyageforum.com/...ost=1333808;#1333808
Luc
Ce récit de voyage à vélo a pour but tout simplement de rappeler que le simple mortel à deux roues peut trouver de belles sensations encore tard en saison dans des coins réputés froids. Peut-être que le réchauffement terrestre y est pour quelque chose? Donc n'hésitez pas, il faut continuer à pratiquer le voyage à vélo jusque tard en saison.
mesbaladesetescalades.hautetfort.com/...hamonix...
voyageforum.com/...ost=1333808;#1333808
Luc
Bonjour à tous !
Nous sommes deux jeunes Québécoises souhaitant partir à la découverte d'une partie de l'Europe au mois de juillet prochain. Nous aimerions bien visiter la Suisse en randonnée durant 7 à 10 jours et faire un petit tour par l'Italie ou la France si possible. Voici nos principales questions de jeunes femmes perdues dans les pages de leurs guides de voyage...
- Nous ne comptons pas traverser la frontière à pied, mais quelle(s) route(s) ou moyens de transport nous conseillez-vous pour passer de l'Italie/France à la Suisse, ou vice-versa ? Nous voulons faire de la randonnée en Suisse seulement.
Pour la randonnée:
- Avez-vous des suggestions d'itinéraires de randonnée ? Je fouille le site web swisshiking.ch qui est assez complet, mais bon, je vous avoue que nous sommes dépassées par la quantité et la variété de trajets proposés ! Je dirais que nous voyageons plus pour la beauté des paysages que pour l'effort physique intense (on oublie la grande ascension des Alpes, donc :P) - Y a-t-il des itinéraires "en boucle" dont le départ se fait relativement près de certaines grandes villes de la Suisse ?
Enfin, si quelqu'un a des expériences à partager, des conseils à donner, des suggestions d'endroits à voir à tout prix...
Je vous remercie pour votre aide ! :)
Nous sommes deux jeunes Québécoises souhaitant partir à la découverte d'une partie de l'Europe au mois de juillet prochain. Nous aimerions bien visiter la Suisse en randonnée durant 7 à 10 jours et faire un petit tour par l'Italie ou la France si possible. Voici nos principales questions de jeunes femmes perdues dans les pages de leurs guides de voyage...
- Nous ne comptons pas traverser la frontière à pied, mais quelle(s) route(s) ou moyens de transport nous conseillez-vous pour passer de l'Italie/France à la Suisse, ou vice-versa ? Nous voulons faire de la randonnée en Suisse seulement.
Pour la randonnée:
- Avez-vous des suggestions d'itinéraires de randonnée ? Je fouille le site web swisshiking.ch qui est assez complet, mais bon, je vous avoue que nous sommes dépassées par la quantité et la variété de trajets proposés ! Je dirais que nous voyageons plus pour la beauté des paysages que pour l'effort physique intense (on oublie la grande ascension des Alpes, donc :P) - Y a-t-il des itinéraires "en boucle" dont le départ se fait relativement près de certaines grandes villes de la Suisse ?
Enfin, si quelqu'un a des expériences à partager, des conseils à donner, des suggestions d'endroits à voir à tout prix...
Je vous remercie pour votre aide ! :)
Bonjour,
Je m'interroge sur cette pyramide... Je rentre d'une randonnée glaciaire sur les cimes du Mont Rose. J'ai pu admirer pratiquement toutes les faces du Cervin ! Cette montagne m'impressionne ! Elle s'élance, elle jaillit dans le ciel... Majestueusement !!! Je pense que c'est un des plus beaux sommets alpins. C'est aussi un symbole à mes yeux !
De temps en temps, par curiosité, je parle du Cervin aux gens que je rencontre...
Je suis stupéfait car très peu de gens connaissent cette montagne... C'est très flou dans les esprits ! Alors je dis : "Vous connaissez le chocolat (Toblerone) ? C'est le Cervin sur son emballage !"
Auparavant, je pensais que le Cervin était connu par tout le monde... Comme par exemple la Tour Eiffel !
Maintenant, j'ai l'impression qu'il reste largement méconnu !
Je m'interroge sur cette pyramide... Je rentre d'une randonnée glaciaire sur les cimes du Mont Rose. J'ai pu admirer pratiquement toutes les faces du Cervin ! Cette montagne m'impressionne ! Elle s'élance, elle jaillit dans le ciel... Majestueusement !!! Je pense que c'est un des plus beaux sommets alpins. C'est aussi un symbole à mes yeux !
De temps en temps, par curiosité, je parle du Cervin aux gens que je rencontre...
Je suis stupéfait car très peu de gens connaissent cette montagne... C'est très flou dans les esprits ! Alors je dis : "Vous connaissez le chocolat (Toblerone) ? C'est le Cervin sur son emballage !"
Auparavant, je pensais que le Cervin était connu par tout le monde... Comme par exemple la Tour Eiffel !
Maintenant, j'ai l'impression qu'il reste largement méconnu !
J'ai envie d'une randonnée de plusieurs jours en Suisse. Je n'ai pas encore trouvé de randonnée organisée à laquelle je pourrais m'inscrire. Quelqu'un a des infos là-dessus?
Bonjour,
nous sommes deux à vouloir se préparer au Mont Blanc. Pour ça, en plus de la préparation physique nécessaire, nous sommes à la recherche de sommets dans les Alpes Suisses avoisinants les 4000m pour voir ce que cela fait (avec guide). Auriez-vous des propositions à nous faire ?
PS : nous cherchons autant des randonnées (ascensions) en hiver qu'en été, merci d'avance !
nous sommes deux à vouloir se préparer au Mont Blanc. Pour ça, en plus de la préparation physique nécessaire, nous sommes à la recherche de sommets dans les Alpes Suisses avoisinants les 4000m pour voir ce que cela fait (avec guide). Auriez-vous des propositions à nous faire ?
PS : nous cherchons autant des randonnées (ascensions) en hiver qu'en été, merci d'avance !
bonjour,
j'aimerai savoir les jours feriées en suisse pour les noté merci d'avance
Bonjour tous,
Est ce que quelqu'un d'entre vous a déjà fait la traversée nord - sud de la Suisse (route Basel - Chiasso) ?
Quel est le niveau de difficulté de cette itinéraire ? La traversée des Alpes (mont Saint-Gothart) m'inquiète un peu dans la mesure ou je suis plutôt un cycliste de terrain plat.
Quand on parle de la vélo route 3 s'agit-il d'une piste cyclable ? Emprunte-t'on beaucoup de route à grande circulation ?
Merci pour vos réponses
Est ce que quelqu'un d'entre vous a déjà fait la traversée nord - sud de la Suisse (route Basel - Chiasso) ?
Quel est le niveau de difficulté de cette itinéraire ? La traversée des Alpes (mont Saint-Gothart) m'inquiète un peu dans la mesure ou je suis plutôt un cycliste de terrain plat.
Quand on parle de la vélo route 3 s'agit-il d'une piste cyclable ? Emprunte-t'on beaucoup de route à grande circulation ?
Merci pour vos réponses
Bonjour
Je prépare mon voyage à vélo pour mai prochain, pour partir du lac de Constance à la mer Noire, j'ai déjà fait de Saint Brévin au lac de Constance. Quelles sont les difficultés ? y a t il des autorisations de frontière ? les couchages sont ils faciles ? et le retour de La Roumanie, comment s'est il passé ? merci de vos aides. Sylvie
Je prépare mon voyage à vélo pour mai prochain, pour partir du lac de Constance à la mer Noire, j'ai déjà fait de Saint Brévin au lac de Constance. Quelles sont les difficultés ? y a t il des autorisations de frontière ? les couchages sont ils faciles ? et le retour de La Roumanie, comment s'est il passé ? merci de vos aides. Sylvie
Bonjour,
Nous nous rendrons en Suisse l'été prochain pendant trois semaines. Nous avons deux enfants (6 et 9 ans). Nous serons à St-Gingolph, pas très loin de Montreux. Nous aimerions choisir des activités et des visites pour qu'ils apprécient leur séjour. Nous pensons visiter Gruyère, Berne, Montreux, le musée du chocolat et aussi peut-être faire un détour de quelques jours vers Chamonix Mont-Blanc. Que nous conseillez-vous ?
Merci ! Annie
Nous nous rendrons en Suisse l'été prochain pendant trois semaines. Nous avons deux enfants (6 et 9 ans). Nous serons à St-Gingolph, pas très loin de Montreux. Nous aimerions choisir des activités et des visites pour qu'ils apprécient leur séjour. Nous pensons visiter Gruyère, Berne, Montreux, le musée du chocolat et aussi peut-être faire un détour de quelques jours vers Chamonix Mont-Blanc. Que nous conseillez-vous ?
Merci ! Annie
Bonjour,
Nous partirons pour la Suisse en mai (7 au 21 mai - Zurich, Lucerne, Lausanne et Bâle). À quelle température doit-on s'attendre dans ces villes? Peut-on espérer 15-20 degrés le jour? Bref, comment est le printemps suisse en mai? Nous ne comptons pas faire de la randonnée pédestre dans les montagnes. Merci de votre aide! Sardina🙂
Nous partirons pour la Suisse en mai (7 au 21 mai - Zurich, Lucerne, Lausanne et Bâle). À quelle température doit-on s'attendre dans ces villes? Peut-on espérer 15-20 degrés le jour? Bref, comment est le printemps suisse en mai? Nous ne comptons pas faire de la randonnée pédestre dans les montagnes. Merci de votre aide! Sardina🙂
Bonjour,
Je prévois un voyage professionnel et touristique de 2 semaines en suisse fin mai 2012 / début juin 2012.
J'ai réfléchi à ce que j'aimerais visiter et le choix est fort vaste en Suisse! J'ai donc dû faire des choix quant aux destinations. J'ai choisi d'écarter plusieurs destinations de mon itinéraire faute de temps pour tout visiter...
Je voyagerais seule en train en mode backpacker. J'aime bien la ville (attraits architecturaux et historiques) autant que la campagne, la montagne, les lacs...
Voici l'itinéraire auquel je pense... : Jour 1: Arrivée en Suisse sur Genève; visite de Genève; coucher à Genève. Jour 2 à 5: Congrès professionnel sur Genève; coucher à Genève jour 2, 3 et 4. Visite de Lausanne le jour 3 (reprise du congrès à 14h30). Visite de Vevey le soir du jour 5 et coucher à Vevey le jour 5. Jour 6: Lac Léman, vignoble de Lavaux et Château de Chillon; déplacement vers Zermatt (environ 2h30) et coucher à Zermatt Jour 7: Train des glaciers vers Saint-Moritz; coucher à Saint-Moritz Jour 8: Déplacement vers Zurich (environ 3h45); Visite de Zurich; coucher à Zurich Jour 9: Visite de Scaffhousen; coucher à Scaffhousen Jour 10: Visite de Lucerne; coucher à Lucerne Jour 11: Roundtrip train Pilatus; coucher à Lucerne Jour 12: Visite de Berne; coucher à Berne Jour 13: Visite de Fribourg; coucher à Fribourg Jour 14: Visite de Gruyères et de Moléson-sur-Gruyères; coucher à Moléson-sur-Gruyères Jour 15: retour à Genève et avion de retour
J'attends vos suggestions de changements à cet itinéraire (tout incontournable que j'aurais omis)! Cet itinéraire est précis bien qu'il soit encore en réflexion... Merci de vos commentaires, Isabelle
J'ai réfléchi à ce que j'aimerais visiter et le choix est fort vaste en Suisse! J'ai donc dû faire des choix quant aux destinations. J'ai choisi d'écarter plusieurs destinations de mon itinéraire faute de temps pour tout visiter...
Je voyagerais seule en train en mode backpacker. J'aime bien la ville (attraits architecturaux et historiques) autant que la campagne, la montagne, les lacs...
Voici l'itinéraire auquel je pense... : Jour 1: Arrivée en Suisse sur Genève; visite de Genève; coucher à Genève. Jour 2 à 5: Congrès professionnel sur Genève; coucher à Genève jour 2, 3 et 4. Visite de Lausanne le jour 3 (reprise du congrès à 14h30). Visite de Vevey le soir du jour 5 et coucher à Vevey le jour 5. Jour 6: Lac Léman, vignoble de Lavaux et Château de Chillon; déplacement vers Zermatt (environ 2h30) et coucher à Zermatt Jour 7: Train des glaciers vers Saint-Moritz; coucher à Saint-Moritz Jour 8: Déplacement vers Zurich (environ 3h45); Visite de Zurich; coucher à Zurich Jour 9: Visite de Scaffhousen; coucher à Scaffhousen Jour 10: Visite de Lucerne; coucher à Lucerne Jour 11: Roundtrip train Pilatus; coucher à Lucerne Jour 12: Visite de Berne; coucher à Berne Jour 13: Visite de Fribourg; coucher à Fribourg Jour 14: Visite de Gruyères et de Moléson-sur-Gruyères; coucher à Moléson-sur-Gruyères Jour 15: retour à Genève et avion de retour
J'attends vos suggestions de changements à cet itinéraire (tout incontournable que j'aurais omis)! Cet itinéraire est précis bien qu'il soit encore en réflexion... Merci de vos commentaires, Isabelle
bonsoir à toutes et tous,
en cherchant la liste des jours fériés en Suisse, je tombe sur un tableau avec "jours fériés" et "jours chômés". quelle différence vous faites entre ces deux dénominations?
par exemple demain 11 novembre, en France, c'est férié et par conséquent chômé puisqu'on ne travaille pas.
😮
en cherchant la liste des jours fériés en Suisse, je tombe sur un tableau avec "jours fériés" et "jours chômés". quelle différence vous faites entre ces deux dénominations?
par exemple demain 11 novembre, en France, c'est férié et par conséquent chômé puisqu'on ne travaille pas.
😮
Bonjour à tous,
Je compte aller faire un tour en Suisse début août, 10-15 jours (en gros, du 3 au 15 août), avec un ami. On a envie de bivouaquer (tente posée au couché du soleil, et enlevée à son levé, donc). A priori c'est pas autorisé officiellement, mais j'ai vu que ça passait bien si c'était vraiment juste pour passer la nuit.
On a dans l'idée de visiter plusieurs coins de Suisse. Du coup on va prendre le Pass Swiss Travel System de deux semaines pour pouvoir se déplacer facilement dans le pays. L'idée, c'est 2-3 jours dans un coin, train/car postal, 2-3 jours ailleurs etc. A l'occasion on exclue pas une ou deux nuit en auberge de jeunesse ou en camping.
Bref, je viens à l'essentiel. Avez-vous des randos de 2-3 jours à conseiller ? J'ai visité la Suisse dix jours, mais rapidement. Je suis ouvert à toute proposition, sachant que j'ai vraiment envie de faire le Parc national dans les Grisons/et ou l'Engadine. J'ai aussi vraiment envie de retourner en Gruyère (pourquoi pas du côté du Lac Noir), en Valais, et j'ai beaucoup aimé les Quatre Cantons aussi. Et j'ai pas vu l'Appenzell, et ça m'intéresse aussi. Je suis bien conscient qu'on pourra pas tout faire, mais vous avez en gros les envies (Grisons et Valais prioritaires, avec une étape qui permettrait de voir la faune, ce serait parfait).
J'ai regardé les circuits de myswitzerland.com, mais y'en a tellement ... je suis un peu perdu ^^.
Merci à qui pourra m'orienter !
Je compte aller faire un tour en Suisse début août, 10-15 jours (en gros, du 3 au 15 août), avec un ami. On a envie de bivouaquer (tente posée au couché du soleil, et enlevée à son levé, donc). A priori c'est pas autorisé officiellement, mais j'ai vu que ça passait bien si c'était vraiment juste pour passer la nuit.
On a dans l'idée de visiter plusieurs coins de Suisse. Du coup on va prendre le Pass Swiss Travel System de deux semaines pour pouvoir se déplacer facilement dans le pays. L'idée, c'est 2-3 jours dans un coin, train/car postal, 2-3 jours ailleurs etc. A l'occasion on exclue pas une ou deux nuit en auberge de jeunesse ou en camping.
Bref, je viens à l'essentiel. Avez-vous des randos de 2-3 jours à conseiller ? J'ai visité la Suisse dix jours, mais rapidement. Je suis ouvert à toute proposition, sachant que j'ai vraiment envie de faire le Parc national dans les Grisons/et ou l'Engadine. J'ai aussi vraiment envie de retourner en Gruyère (pourquoi pas du côté du Lac Noir), en Valais, et j'ai beaucoup aimé les Quatre Cantons aussi. Et j'ai pas vu l'Appenzell, et ça m'intéresse aussi. Je suis bien conscient qu'on pourra pas tout faire, mais vous avez en gros les envies (Grisons et Valais prioritaires, avec une étape qui permettrait de voir la faune, ce serait parfait).
J'ai regardé les circuits de myswitzerland.com, mais y'en a tellement ... je suis un peu perdu ^^.
Merci à qui pourra m'orienter !
bonjour!
je prévois monter au sommet du Jungfrau en août mais j'aimerais savoir combien de temps je dois prévoir à mon horaire (il y a un train apparemment?) Je serai dans ce coin juste une nuit!!!
Je pensais visiter la région de Interlaken le jour de mon arrivée, et monter Jungfrau le lendemain.
merci de me renseigner!
je prévois monter au sommet du Jungfrau en août mais j'aimerais savoir combien de temps je dois prévoir à mon horaire (il y a un train apparemment?) Je serai dans ce coin juste une nuit!!!
Je pensais visiter la région de Interlaken le jour de mon arrivée, et monter Jungfrau le lendemain.
merci de me renseigner!
Bonjour
J'aimerai avoir les impressions et des infos sur le trajet en train avec le Glacier Express en Suisse par quelqu'un qui l'a déjà fait. Ce n'est pas donné alors j'aimerai vraiment savoir si ça vaut la peine. Je suis aussi intéressé de me procurer une passe train-bateau-bus par le Swiss Travel System. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Je serai en Suisse au mois de juillet pour trois semaines et j'ai très hâte. Merci et bonne journée à tous.
Carole
J'aimerai avoir les impressions et des infos sur le trajet en train avec le Glacier Express en Suisse par quelqu'un qui l'a déjà fait. Ce n'est pas donné alors j'aimerai vraiment savoir si ça vaut la peine. Je suis aussi intéressé de me procurer une passe train-bateau-bus par le Swiss Travel System. Est-ce que ça en vaut vraiment la peine ? Je serai en Suisse au mois de juillet pour trois semaines et j'ai très hâte. Merci et bonne journée à tous.
Carole
Bonjour!
Je vais en Suisse cet été, j'hésite à faire la Jungfrau. En hiver, j'ai vu des photos c'est superbe, mais en été, c'est comment? J'ai pas trouvé de photos.
Est ce que quelqu'un peut me dire si ça vaut le détour?
Je vais en Suisse cet été, j'hésite à faire la Jungfrau. En hiver, j'ai vu des photos c'est superbe, mais en été, c'est comment? J'ai pas trouvé de photos.
Est ce que quelqu'un peut me dire si ça vaut le détour?
Salut!
Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.
J'aime: rouler le plus possible en altitude!
Je déteste: les routes fréquentées...
Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!
Des idées de cols? De coin de camping sauvage?
Merci d'avance pour votre aide! Vince
Après mon voyage en Asie entre Bangkok et Lhassa, je ferais bien un petit tour par nos belles montagnes. Le but serait de partir de chez moi à Genève pour arriver à la mer Méditérrannée.
J'aime: rouler le plus possible en altitude!
Je déteste: les routes fréquentées...
Du coup, si vous pouviez m'aider pour trouver un itinéraire calme passant par les montagnes, ce serait sympa!
Des idées de cols? De coin de camping sauvage?
Merci d'avance pour votre aide! Vince
Bonjours à tous,
voila mes vacances se rapprochant a grand pas j'aimerais partir en voyage à vélo et seul sur une durée d'environ 3 semaines. Ayant deja visité la suisse a 2 reprises mais en voiture/camping et camping car, j'aimerais cet fois ci le faire en velo, car c'est vraiment un pays que j'aime beaucoup.
Je partirais de chez moi, c'est a dire de montelimar, je compte rejoindre geneve, faire le tour du lac leman en passant par le bas ( thonon les bains ... ) ayant deja fait l'autre coter.
J'aimerais ensuite continuer mon voyage par les alpes suisse, et me fixer le lac majeur comme point d'arriver.
Donc si quelqu'un a deja fait ce voyage et pourrais me renseigner sur les villes ou lieu qui vaillent le détour, les endroit ou dormir.., j'aimerais évité tous ce qui est grande nationnal, et traversé le plus de petit village possible.
Sachant que je n'est fait que tres peut de velo de route ( je pratique le bmx, l'enduro a moto, la course a pied... enfin le footing lol ) qu'elle est le niveau de difficulté de ce voyage ?
Donc voila tous vos avis seront les biens venu pour ce premier voyage.
voila mes vacances se rapprochant a grand pas j'aimerais partir en voyage à vélo et seul sur une durée d'environ 3 semaines. Ayant deja visité la suisse a 2 reprises mais en voiture/camping et camping car, j'aimerais cet fois ci le faire en velo, car c'est vraiment un pays que j'aime beaucoup.
Je partirais de chez moi, c'est a dire de montelimar, je compte rejoindre geneve, faire le tour du lac leman en passant par le bas ( thonon les bains ... ) ayant deja fait l'autre coter.
J'aimerais ensuite continuer mon voyage par les alpes suisse, et me fixer le lac majeur comme point d'arriver.
Donc si quelqu'un a deja fait ce voyage et pourrais me renseigner sur les villes ou lieu qui vaillent le détour, les endroit ou dormir.., j'aimerais évité tous ce qui est grande nationnal, et traversé le plus de petit village possible.
Sachant que je n'est fait que tres peut de velo de route ( je pratique le bmx, l'enduro a moto, la course a pied... enfin le footing lol ) qu'elle est le niveau de difficulté de ce voyage ?
Donc voila tous vos avis seront les biens venu pour ce premier voyage.
Pouvez-vous me dire si un sommet faciles de 4000 mètres est possible, sans guide, sans escalade technique et tout seul (donc sans être encordé) dans les Alpes, en Suisse Valaisane (où il y a de nombreux 4000 mètres) par ex. ? Par contre, je peux louer piolet et crampons si nécessaire.
On m'a déjà parlé du Weissmies, si quelqu'uin le connait.
Bonjour,
Comme pour beaucoup de voyageurs, le Coronavirus a perturbé nos plans pour cette année. Notre road trip au Pérou est tombé à l’eau et la fermeture des frontières ne nous permettait pas de quitter la Suisse.
Heureusement, en Suisse, nous n’avons pas subi un confinement strict et nous pouvions nous déplacer librement dans le pays, en respectant certaines règles (distance de 2 mètres entres les personnes, rassemblements de maximum 5 personnes). De plus, une semaine avant notre départ, les magasins, restaurants et musées pouvaient ouvrir. Par contre, les campings, télécabines et télésièges sont restés fermés jusqu’au 6 juin.
Nous avons décidé de ne pas préparer un itinéraire fixe. Le but principal était le canton des Grisons que nous connaissions très peu. Pour y aller et pour revenir, nous avons traversé d’autres cantons où nous avons profité de faire des visites et randonnées. Certains endroits nous étaient bien connus, mais les voir sans les touristes habituels, asiatiques, indiens et américains, change complètement la perception des lieux. Imaginez, le fameux pont de la Chapelle à Lucerne, sans les hordes de touristes asiatiques qui l’envahissent tous les jours.

Nous avons loué un van, afin d’être autonome et libre. Notre choix s’est porté sur le VW California Ocean. Ce van est passe-partout, on peut facilement emprunter toutes les petites routes de montagnes et se parquer partout. Seul inconvénient, il n’a pas de salle de bain. La douche se fait à l’extérieur (eau froide), mais nous avons des toilettes portables. Le California Ocean est équipé avec une petite cuisine (un réchaud à gaz avec deux feux, un frigo de 42 litres, un petit évier). Il y a des placards sous la cuisine, au-dessus de la banquette et à l’arrière, ainsi qu’un grand tiroir sous la banquette. Les sièges avant se tournent, il y a deux tables, une à l’intérieur et une autre, encastrée dans la portière, pour l’extérieur. Les deux chaises pour l’extérieur sont encastrées dans la porte du coffre. Le toit se lève, on peut donc se mettre debout à l’intérieur du van. Le lit sous le toit est confortable, avec son sommier sur lequel sont fixé des ressorts. Un store extérieur nous protège du soleil lorsqu’on est à l’arrêt. Le chauffage stationnaire est bien agréable pour chauffer l’habitacle lorsqu’il fait froid. Il y a aussi plusieurs prises, dont une qui fonctionne avec la deuxième batterie et permet de charger le téléphone, tablette, etc. la nuit. Bref, ce petit van est vraiment fonctionnel.
Au dernier moment, nous avons décidé de prendre notre chien Tidou avec nous. Il a fallu adapter nos randonnées et visites. Eh oui, notre Tidou n’est plus tout jeune et il a des soucis avec son dos. Nous avons acheté un sac à dos spécifique, pour pouvoir le porter en terrain abrupte et lorsqu’il sera trop fatigué.
Nous avons chargé l’application park4night sur nos iPhones. Cette application est bien utile pour trouver des emplacements pour passer la nuit. Contrairement, à ce que l’on peut souvent lire, nous n’avons rencontré aucune difficulté pour passer la nuit. Le camping sauvage est donc possible en Suisse, si on ne s’installe pas pour plusieurs jours au même endroit. Concernant l’eau potable, on trouve de nombreuses fontaines, le plus souvent avec de l’eau potable.
Comme pour beaucoup de voyageurs, le Coronavirus a perturbé nos plans pour cette année. Notre road trip au Pérou est tombé à l’eau et la fermeture des frontières ne nous permettait pas de quitter la Suisse.
Heureusement, en Suisse, nous n’avons pas subi un confinement strict et nous pouvions nous déplacer librement dans le pays, en respectant certaines règles (distance de 2 mètres entres les personnes, rassemblements de maximum 5 personnes). De plus, une semaine avant notre départ, les magasins, restaurants et musées pouvaient ouvrir. Par contre, les campings, télécabines et télésièges sont restés fermés jusqu’au 6 juin.
Nous avons décidé de ne pas préparer un itinéraire fixe. Le but principal était le canton des Grisons que nous connaissions très peu. Pour y aller et pour revenir, nous avons traversé d’autres cantons où nous avons profité de faire des visites et randonnées. Certains endroits nous étaient bien connus, mais les voir sans les touristes habituels, asiatiques, indiens et américains, change complètement la perception des lieux. Imaginez, le fameux pont de la Chapelle à Lucerne, sans les hordes de touristes asiatiques qui l’envahissent tous les jours.

Nous avons loué un van, afin d’être autonome et libre. Notre choix s’est porté sur le VW California Ocean. Ce van est passe-partout, on peut facilement emprunter toutes les petites routes de montagnes et se parquer partout. Seul inconvénient, il n’a pas de salle de bain. La douche se fait à l’extérieur (eau froide), mais nous avons des toilettes portables. Le California Ocean est équipé avec une petite cuisine (un réchaud à gaz avec deux feux, un frigo de 42 litres, un petit évier). Il y a des placards sous la cuisine, au-dessus de la banquette et à l’arrière, ainsi qu’un grand tiroir sous la banquette. Les sièges avant se tournent, il y a deux tables, une à l’intérieur et une autre, encastrée dans la portière, pour l’extérieur. Les deux chaises pour l’extérieur sont encastrées dans la porte du coffre. Le toit se lève, on peut donc se mettre debout à l’intérieur du van. Le lit sous le toit est confortable, avec son sommier sur lequel sont fixé des ressorts. Un store extérieur nous protège du soleil lorsqu’on est à l’arrêt. Le chauffage stationnaire est bien agréable pour chauffer l’habitacle lorsqu’il fait froid. Il y a aussi plusieurs prises, dont une qui fonctionne avec la deuxième batterie et permet de charger le téléphone, tablette, etc. la nuit. Bref, ce petit van est vraiment fonctionnel.
Au dernier moment, nous avons décidé de prendre notre chien Tidou avec nous. Il a fallu adapter nos randonnées et visites. Eh oui, notre Tidou n’est plus tout jeune et il a des soucis avec son dos. Nous avons acheté un sac à dos spécifique, pour pouvoir le porter en terrain abrupte et lorsqu’il sera trop fatigué.
Nous avons chargé l’application park4night sur nos iPhones. Cette application est bien utile pour trouver des emplacements pour passer la nuit. Contrairement, à ce que l’on peut souvent lire, nous n’avons rencontré aucune difficulté pour passer la nuit. Le camping sauvage est donc possible en Suisse, si on ne s’installe pas pour plusieurs jours au même endroit. Concernant l’eau potable, on trouve de nombreuses fontaines, le plus souvent avec de l’eau potable.
La France est le pays au monde le plus apprécié pour le voyage à vélo, ce qui ressort d'un sondage récent, d'ailleurs je crois qu'une piste cyclable française a obtenu un premier prix. Donc je ne me prive pas pour faire un petit coup de pub pour ce merveilleux terrain de jeu à deux roues, même si je déborde un tout petit peu à deux reprises sur la Suisse.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.
Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.
Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matin
Le soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.
Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.


Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.

Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Je vais vous relater en trois étapes neuf jours de rêve en fin d'automne: 1) Les Vosges Chamonix 2) La balade dans ces montagnes magnifiques 3) Le retour dans les Vosges
L'ALLER
Mon camarade Robert me propose une randonnée pédestre à Chamonix pour le samedi 7 novembre. Nous devons nous retrouver la veille au Chamoniard Volant, gîte refuge bien connu des alpinistes et des randonneurs à l'entrée de la ville.
Habitant dans les Vosges, je me pose la question de savoir comment je vais rejoindre notre lieu de rendez-vous. Plusieurs options sont envisageables: prendre le train jusqu'à Paris rejoindre Robert à Fontainebleau et descendre ensemble, ou prendre ma voiture et me rendre directement au pied du mont Blanc. Puis une dernière idée me vient, pourquoi ne pas m'y rendre à vélo en traversant le Jura par la Suisse? Novembre à vélo, selon les aléas du temps, surtout à travers le Jura et les zones montagneuses des Alpes, les surprises y sont possibles, qui se concrétisent par de belles souffrances. En effet, un coup de mauvais temps avec pluie ou neige et le voyage à vélo se transforme en vraie galère, il peut même être interrompu. Les jours précédents mon départ je surveille avec assiduité les bulletins météorologiques.
J'en profite pour faire quelques sorties entre 500 et 1200 mètres d'altitude pour tester mes différents habits, en particulier les pantalons que je compte enfiler par-dessus mon cuissard en cas de froid. En effet, je me souviens d'un trajet Lyon-les Vosges fin octobre 2014. Je comptais passer par les parties hautes du Jura, mais le froid et l'humidité m'avaient repoussé vers des routes plus basses. Le matin, aux premières heures de la journée je roulais avec les extrémités bien froides et cela piquait. Alors, ne vais-je pas avoir encore plus froid en passant par des coins réputés les plus glacials de notre pays, comme la ville de Mouthe.
Arrive la date du départ, mardi 3 novembre. Le temps devrait rester couvert seulement ce jour, puis le grand beau pour une semaine est annoncé, idéal pour m'assurer un aller-retour de plus de 800 kilomètres en tout confort. Donc sans hésiter à 8 heures je me mets en route. J'ai essayé de limiter mes bagages, mais à cette période pour être autonome et pouvoir bivouaquer sans trop de souffrance, il est nécessaire de prendre un minimum de matériel. Mon barda pèse de l'ordre d'une douzaine de kilogrammes, qui tiennent dans deux sacoches arrière et une de guidon.
J'espère rejoindre Chamonix en 4 étapes, le trajet aller totalisant un peu moins de 400 kilomètres, le retour un peu plus. Mon plan consiste, après avoir quitté les Vosges, à traverser le Jura par de petites routes au hasard de ma carte et descendre en Suisse et me diriger vers Vevey sur le lac Léman. Ensuite, longer ce dernier par sa rive nord en direction de l'ouest, puis remonter la vallée du Rhône en Valais jusqu'à Martigny, où je compte m'arrêter pour la nuit chez ma camarade de l'Atacama, Flora. Une dernière étape me conduira à Chamonix par les cols de la Forclaz et des Montets.
En ce matin il fait froid, mais pas de brouillard. Dans les prés la gelée blanche apporte sa légère touche hivernale avant l'heure. Sur un rythme alerte je m'engage dans l'escalade de deux cols des Vosges au dénivelé faible, le Ménil et les Croix. Très vite la chaleur de l'effort m'envahit de sa douce irradiation et dans la foulée les épaisseurs d'habits sont enlevées. J'ai très vite la sensation de pédaler comme en été. Pourtant la température est légèrement négative et le ciel bien gris. Comme toujours, avec les premiers kilomètres d'une nouvelle aventure les doutes s'envolent et l'esprit du voyage me submerge. Il n'est pas besoin de partir de l'autre côté de la planète pour se sentir vivre. Rapidement je quitte le département des Vosges pour la Haute-Saône. Par des routes confidentielles à la circulation quasiment inexistante je traverse de nombreux villages, qui dans cette triste journée, à la lumière crépusculaire, sont déserts.
J'avance rapidement. Aux environs de midi je traverse le Doubs à Isle-sur-le-Doubs. Un salon de thé, je m'arrête et déguste un énorme chocolat au lait accompagné d'un gros gâteau plein de crème. Cette belle collation, qui me tient bien au ventre, va constituer mon repas de midi. A la sortie de la ville, sur quelques kilomètres il me faut emprunter la D 683, large route à quatre voies. Heureusement le trafic y est faible. Puis une route, presque oubliée des cartes, me permet de m'échapper en direction des montagnes du Lomont, que je franchis par le col de Ferrière.
Quelques gouttes commencent à tomber, juste de quoi m'inquiéter. Mais cela ne va pas s'aggraver. Une jolie descente me conduit au village de Sancey-l'Eglise. Le temps passe vite et en cette période de l'année. Sous cette couche nuageuse épaisse la pénombre s'intensifie dès 14 heures. Je commence à me poser la question du point de chute pour la nuit. En effet, il est vivement conseillé de ne plus rouler après 17 heures, car la circulation dans le noir est dangereuse pour les cyclistes. Une côte bien raide de quelques 6 kilomètres me ralentit. Vers les 16 heures j'arrive à la petite ville de Pierrefontaine-les-Varans. Deux gendarmes, je leur demande s'il y a un gîte communal. Ils me répondent par la négative, mais m'indiquent un camping et un hôtel. Mon choix me conduit vers cette deuxième option, d'autant plus qu'il se situe juste devant moi à 300 mètres. Joli établissement au charme désuet, où l'accueil est très sympathique et les prix doux. Cette première journée s'est bien passée avec 117 kilomètres au compteur et 1526 mètres de dénivelé. La route n'a pas été aussi plate que je le pensais. En effet, une succession de côtes, jamais trop marquées, mais une fois cumulées donnent un dénivelé équivalent à celui d'un grand col des Alpes.
Repas du soir agréable, nuit douillette, les prévisions météo sont moins optimistes que prévu quelques jours auparavant. Pour cette deuxième étape, c'est sous un ciel bas et menaçant que je me mets en selle. Par des routes de traverse étroites, tortueuses et désertes, agrémentées de fortes côtes par de belles forêts à l'aspect mystérieux et austère sous une lumière blafarde, je rejoins la ville de Morteau. L'humidité très forte déclenche des bancs de brouillard ténu qui s'accrochent au relief. La pluie n'est pas très loin. Je traverse la ville assez animée. Je me dirige vers la bourgade de Montlebon, porte d'entrée vers la Suisse. J'y fais une halte afin de me ravitailler, pour éviter de faire des achats chez nos amis helvètes, car les prix y sont prohibitifs.
Le temps de mon arrêt la pluie se met à tomber, elle est assez forte, et semble s'installer. Et dire qu'il n'y a pas même un café dans cette agglomération, pourtant pas si petite. Depuis ce matin, en une bonne cinquantaine de kilomètres, je n'ai pas vu dans les villages traversés le moindre commerce. La désertification des zones rurales est bien réelle. Je m'abandonne à ces pensées tout en regardant tomber la pluie, abrité devant la boulangerie qui m'a vendu deux jolis pains dont l'un de seigle.
Je suis toujours partisan du mouvement et de ne pas trop perdre de temps. Donc, sans attendre que la pluie cesse j'attaque la côte assez raide qui mène à un petit col, qui n' a pas de nom. Je ne peux pas faire la photo rituelle de mon vélo devant le panneau mentionnant le nom du point haut, car il n'y en a pas. Je passe la frontière quelques kilomètres plus loin. Là encore petite curiosité, le changement de pays ne correspond pas exactement à la ligne de crêtes.

Je traverse une magnifique région, un peu triste et fraîche malgré le vert intense des prés. Elle est dénommée la petite Sibérie suisse. Effectivement, il n'y fait pas très chaud, tout particulièrement dans les descentes. Je dépasse le village de la Brévine. Une perte d'altitude de quelques 600 mètres en une dizaine de kilomètres me conduit à la bourgade de Fleurier. Imprudemment je ne me suis pas couvert en descendant à vive allure et c'est transi de froid que je m'arrête dans une cabane en bordure de village pour casser la croûte. Je grelotte et j'ai du mal à me réchauffer. Pédaler en novembre malgré le réchauffement terrestre ce ne sera jamais la même chose que pédaler en été. Une fois ma pause terminée, c'est chaudement habillé que je me remets en route, en direction du col des Etroits, qui culmine à 1153 mètres. Très vite je transpire et j'enlève les couches les unes après les autres, pour très rapidement me retrouver en tee-shirt. Et malgré tout, je continue à transpirer dans cette côte qui n'en finit pas. En novembre, une fois les habits mouillés de sueur, il est très difficile de les faire sécher si l'on envisage de bivouaquer. Donc c'est torse nu sous une légère pluie que je termine l'ascension du col. Les automobilistes qui me doublent doivent se demander quel est cet étrange cycliste.Vers les 15 heures j'atteins le col. L'obscurité risque de tomber rapidement ce soir. Mais la pluie s'est arrêtée et tout là-bas, à l'ouest, les Alpes se dessinent en ombres chinoises. De larges zones de ciel bleu les dominent. A mes pieds la vaste plaine, bordée par les lacs de Neuchâtel au nord et Léman au sud, s'étire. Elle semble très loin en contre-bas. Le brouillard étend son emprise et la recouvre toujours plus. Dans ces conditions elle m'apparaît bien froide et hostile. Il me faut me dépêcher de la rejoindre, et un peu avant que la nuit ne tombe trouver un endroit où poser ma tente. Bien que je sente la course contre la nuit déjà enclenchée, je prends le temps, depuis ce haut promontoire, de m'imprégner de ce spectacle grandiose qui s'étire jusqu'à cette immense barrière de montagnes hérissées de pics acérés. Ces flashes qui m'interpellent de loin en loin, en s'égrainant au hasard du chemin, sont l'un des carburants du voyage à vélo. Je sais que cette sensation que j'éprouve entre extase face à la nature et urgence de chercher un lieu pour ériger ma tente, tant que la lumière est suffisante, restera l'un des instants forts de cette semaine sur la route.

Je m'habille chaudement avant de me lancer dans une belle descente en direction de cette vallée qui s'enfonce dans le flou de la pénombre et de la brume.
A ces moments, où il reste moins de deux heures de jour et que la plus grande incertitude règne quant à l'endroit où l'on va pouvoir s'établir pour la nuit, alors tout l'intérêt de l'itinérance à vélo se révèle. L'esprit se met en activité tous sens en éveil. On étudie le type de contrée que l'on traverse. Plutôt des cultures, des prairies ou des forêts, ou pire des zones d'habitations assez denses. Dans des pays comme la Suisse le camping sauvage n'est pas très facile, mais à cette période de l'année il suffit d'attendre la tombée de la nuit pour se poser, et généralement personne ne vient vous déloger.
La circulation est importante sur les grandes routes que je suis contraint de suivre durant une quinzaine de kilomètres. Je contourne la ville d'Orbe par son périphérique est. La zone est très industrialisée et fortement habitée. Une immense usine Nestlé, dont les dimensions du parking prouvent le gigantisme de ce site. Il me faut au plus vite m'éloigner vers des coins de campagne plus propices au bivouac. Une route peu passante part plein est vers le village de Chavornay, puis cette localité dépassée, elle se dirige vers Corcelles. A la fontaine au centre je remplis mes deux bouteilles d'eau, ce qui me donnera un peu moins de trois litres pour bivouaquer. Entre les pâtes à faire cuire, le thé du matin et la boisson c'est ce qu'il faut.
Une fois cette tâche accomplie je me dépêche de me remettre en route à la recherche d'un lieu éloigné des habitations. Je traverse une large zone de cultures entrecoupée de loin en loin de bosquets et petits bois, qui marquent des lignes nettes de séparation. Je devrais trouver le coin idéal et discret pour me cacher. Un chemin part sur la droite parmi les arbres. Le sol est tout détrempé de cette humidité qui se condense alors que le froid s'intensifie. Après quelques centaines de mètres je débouche dans une large clairière où s'étale un champ de maïs. Il vient juste d'être récolté. J'y recherche un emplacement bien plat et je m'installe. Il est plus de 17 heures.
Une course contre le temps s'enclenche. Il me faut avoir organisé mon matériel avant la nuit, qui progresse rapidement. Bien que mon dernier bivouac remonte à plusieurs mois, les réflexes acquis reviennent vite. La couverture de survie étalée, la tente montée, le sac de couchage, le matelas gonflable, le sac à viande et le coussin lui aussi gonflable sont déroulés. Je me change, enlevant mon cuissard, le remplaçant par un pantalon épais, mon tee-shirt humide vite échangé avec un sec et plus chaud, par-dessus lequel je rajoute deux épaisseurs dont ma doudoune en plumes d'oie. Me voilà prêt pour une longue nuit d'immobilité de 13 heures. Une dernière photo de mon camp avec les ultimes lueurs du jour qui meurent à l'ouest. Je me rends compte que je suis installé sur une terre bien grasse qui colle aux chaussures. Je rentre dans ma tente, me glisse entre mes trois sacoches, les deux arrière et celle de guidon, mais pas de problème j'ai de quoi m'allonger.
Le soir
Maintenant vient le moment de préparer mon repas. Une bonne gamelle de vermicelles rehaussée de deux bouillons Kub. Il me faut faire très attention à ne pas mettre le feu au tissu de la tente, d'autant plus que mon réchaud a le pas de vis qui s'est grippé et devient particulièrement instable. Le repas terminé, il ne reste plus qu'à me laver les dents et puis me mettre en position confortable pour attendre le jour demain matin. Je suis à plusieurs centaines de mètres de la route et encore plus loin de la première habitation, donc la nuit sera calme.Au matin je guette les premières lueurs du jour dans l'attente du moment où je vais sortir de mon duvet afin de replier au plus vite mes affaires. Je suis toujours étonné par ces bivouacs hivernaux, plus de 12 heures et le temps qui semble avoir filé comme s'il ne s'était agi que de quelques heures. Cette capacité d'adaptation aux éléments même lorsque qu'ils deviennent un peu adverses procure un réel plaisir. Là encore on découvre un autre aspect de la motivation du voyage à vélo.
Dès que la pénombre s'est suffisamment dissipée je plie avec un maximum d'ordre mes affaires dans mes trois sacoches tout en faisant démarrer un thé sur mon réchaud. Une heure plus tard je suis en mesure de repartir. Dans mon champ il y a du brouillard. Pourvu que la route n'en soit pas trop recouverte.
Le matinLe soleil pointe derrière le rideau d'arbres devant moi. Une fois sur le goudron je constate que la visibilité reste assez bonne. Aujourd'hui, je compte rejoindre Martigny au pied du col de la Forclaz. Cette plaine entre ces deux grands lacs suisses est loin d'être plate, succession de bosses plus ou moins grosses.
Le temps est redevenu très beau, contrairement aux deux jours précédents, durant lesquels j’ai roulé sous la menace de la pluie, qui heureusement ne s’est jamais vraiment concrétisée.

Alors que je ne vois pas encore le lac Léman, je distingue très nettement les montagnes qui se situent sur sa rive sud en France, comme la Dent d’Oche ou les aiguilles du Midi. Je longe le lac de Bret, puis je plonge en direction du Léman à travers les vignes de Vevey. Dans cet automne en son milieu, elles sont d’un jaune éclatant, et se découpent sur l’eau sombre du lac. Le soleil les éclaire de face. Toujours cette féerie de la surprise à vélo, cette immensité toute jaune s’étend et s’échelonne sur un large pan de colline, qui prend fin dans l'immensité bleue du lac. Si par moments on se demande ce que l’on fait à souffrir sur la route, il suffit d’un tel spectacle pour ne plus douter et en comprendre les raisons.



Rapidement je rejoins la rive, que je vais suivre jusqu’à l’entrée de la vallée de Martigny. De très beaux tronçons de piste cyclable me font traverser la ville de Montreux, aux bâtiments imposants, baignés dans une végétation multicolore. Un peu avant le bout du lac je m’installe confortablement sur un banc face au large et je fais un copieux repas à base des nombreuses réserves que je transporte. Des voiliers croisent en silence. ils me font penser à Ella Maillart, cette grande aventurière des années 30, écrivain de talent qui relata magnifiquement ses expériences d'exception. Elle commença sa vie aventureuse en éprouvant son courage sur un frêle esquif livré aux tempêtes parfois soudaines et violentes du lac de Genève. En effet, par mauvais temps de forts vents tombent des montagnes environnantes, certaines culminant à plus de 3000 mètres d'altitude, et agitent l'eau avec fureur.

Sous ce soleil généreux, avec difficulté je m'arrache à mes rêveries, transporté quelque part dans l'Himalaya à la suite d'Ella dans le souvenir de ses nombreux livres, comme par exemple Croisières et Caravanes ou Oasis interdites. Je vais quitter le bord du lac aux eaux très calmes au cours de cet été indien. Les derniers kilomètres sur cette grève je les fais à vitesse réduite pour fixer un maximum d’images, de sensations et d'émotions dans ma mémoire.
Voilà c’est fini, la vallée se présente devant moi. J’ai de la chance un vent favorable me pousse tout au long des trente derniers kilomètres. Je sais que la via Rhodania se cache quelque part à ma droite, mais mes quelques essais pour la rejoindre se terminent par des impasses avec demi-tour dans des culs-de-sac. Vers 15 heures j’arrive à Martigny, et je rejoins en traversant cette petite ville le gymnase où m’a donné rendez-vous Flora. Pour le moment elle travaille à la piscine et me rejoindra plus tard. Effectivement, un peu après 17 heures elle arrive pour assurer ses cours de gymnastique. Je peux attester que ses élèves passeront une bonne nuit après une séance intense, où elle sait les pousser loin dans l'effort, dans la bonne humeur ponctuée d'éclats de rire. Nous allons passer une soirée superbe à se remémorer notre incroyable voyage à vélo ensemble à travers le désert de l’Atacama. Cela fait maintenant deux ans.
Le lendemain matin départ à 8 heures. Elle m’accompagne dans les premiers kilomètres du col de la Forclaz. Au lieu de suivre la route principale à la circulation importante, elle me fait découvrir de petites routes qui serpentent dans les vignes. Certes ça monte très raide, mais nous sommes seuls. Aujourd’hui encore, le temps est très beau, et la végétation explose en une multitude de couleurs en ce milieu d’automne. Je passe à la meilleure époque pour pouvoir jouir de ce spectacle. Dans quelques jours les teintes se seront affadies et les parures d’hiver prendront le dessus.
A mi-pente Flora fait demi-tour car le devoir l’appelle dans son gymnase.

Je reprends ma route par voies détournées et chemins en sous-bois. Il me faut par moments pousser mon vélo tant la piste à travers la forêt est pentue. Mais ce n'est que du bonheur. Je suis toujours étonné de constater, alors que l'on marche à faible allure, accroché au guidon de son vélo , que le dénivelé se creuse rapidement. Il faut dire que dans le désert d'Atacama, nous avions été à bonne école de patience. Des dizaines de kilomètres à rester à côté de nos montures, qui s'enfonçaient dans les scories volcaniques pulvérulentes, parfois du lever du jour jusqu'à la tombée de la nuit, bousculés par des bourrasques de vent adverses.

Je débouche sur la grande route pratiquement au sommet du col. Quelques centaines de mètres et j’y suis. Je fais une longue halte.


Un couple de Chinois m'aborde, lui parle anglais et elle très bien français. Ils me mitraillent de leurs appareils photo. Très vite notre conversation se dirige vers la politique internationale. Ils sont sévères avec la France dont ils trouvent la politique internationale molle et sans cap. Habitants d'un grand pays, qui vise la suprématie mondiale, il sont pour l'ordre et la discipline. Je m'arrête là cette parenthèse politique, car justement l'un des buts des voyages consiste à nous déconnecter de ce flot d'informations angoissantes qui nous submerge à longueur de télé, de radio, de journaux d'ipad et autres engins, soit-disant de progrès, qui rythment avec tyrannie notre vie quotidienne.
Après ce moment très intéressant, je me lance dans une longue descente afin de rejoindre le pied du dernier col, celui des Montets. Il fait froid et humide. La route est mouillée dans ce grand pan de montagne à l’ombre, et pourtant il est midi. Je pense à après-demain lorsque je vais faire ce trajet dans l’autre sens tôt le matin. Je risque d’avoir beaucoup plus froid, et peut-être du verglas. Chaque chose en son temps, il sera toujours temps d'aviser le moment venu. Le col des Montets est vite enlevé.

Apparaît alors le massif montagneux mythique de Chamonix, d’abord l’aiguille Verte et les Drus. Ces derniers sont une vieille connaissance, constituant l’une des plus mémorables ascensions que j’ai effectuées, il y a déjà bien longtemps. Il ne me reste plus qu’à me laisser entraîner dans une dernière descente pour rejoindre Chamonix, à la recherche du Chamoniard Volant, où je rejoins un groupe d’amis afin de faire une randonnée en montagne demain. J’ai parcouru 368 kilomètres en 4 jours.

Cette première étape est terminée, je posterai la suite, dans un premier temps la balade au-dessus de la mer de glace, puis le retour dans les Vosges.
Bonjour !
J'en suis à mes premiers pas dans la planification d'un voyage en Suisse. J'ai déjà commencer à établir un itinéraire, qui n'est toutefois pas final.
Cela dit, il faut d'abord que je trouve des billets pour l'avion et le transport en commun en Suisse. Nous pensons nous y rendre en fin Juin-Juillet en partant de Montréal en avion. Je n'ai pas entendu de bons commentaires concernant l'aéroport CDG de Paris, j'ai donc pensé à opter pour Icelandair qui offre des prix assez bas tout en évitant un arrêt à Paris. Avez-vous de bons commentaires sur ce transporteur aérien ? Sinon, j'ai de la difficulté à me repérer en ce qui a trait au transport en commun. J'aimerais profiter de plusieurs villes(voir photo itinéraire), donc une passe illimitée pour le transport en commun serait peut-être une solution ? Où me la procurer et à quel prix ?
J'ai beaucoup d'autres questions, mais niveau transport c'est ce qui me tracasse le plus pour l'instant.
Merci de vos réponses !
J'en suis à mes premiers pas dans la planification d'un voyage en Suisse. J'ai déjà commencer à établir un itinéraire, qui n'est toutefois pas final.
Cela dit, il faut d'abord que je trouve des billets pour l'avion et le transport en commun en Suisse. Nous pensons nous y rendre en fin Juin-Juillet en partant de Montréal en avion. Je n'ai pas entendu de bons commentaires concernant l'aéroport CDG de Paris, j'ai donc pensé à opter pour Icelandair qui offre des prix assez bas tout en évitant un arrêt à Paris. Avez-vous de bons commentaires sur ce transporteur aérien ? Sinon, j'ai de la difficulté à me repérer en ce qui a trait au transport en commun. J'aimerais profiter de plusieurs villes(voir photo itinéraire), donc une passe illimitée pour le transport en commun serait peut-être une solution ? Où me la procurer et à quel prix ?
J'ai beaucoup d'autres questions, mais niveau transport c'est ce qui me tracasse le plus pour l'instant.
Merci de vos réponses !
Bonjour,
On souahite partir faire une randonnée de 5/6/7 jours dans les montagnes suisses, pour grimper et avoir des vues splendies :) Un petit tour de cabine en cabine pour éviter de porter tente & récho - si on trouve car on s'y prend tard, comme d'hab ! Juste le sac-à-dos, pas de rando alpinisme car ni crampon, ni piolet, ni cordée.
En regardant les circuits existants, on avait bien aimé : - le tour de Mont-Blanc - le tour du Cervin - le tour Chamonix-Zermatt
Mais on aimerait éviter les coins trop touristiques, hors si je me trompe pas nos 3) choix sont pile dans ce créneau ? On m'a dit que le Cervin serait moins touristiques que les 2 autres, est-ce vrai ?
Si vous avez d'autres idées que l'on a pas vu, ou expérience à partager, merci :)
Merci :)
On souahite partir faire une randonnée de 5/6/7 jours dans les montagnes suisses, pour grimper et avoir des vues splendies :) Un petit tour de cabine en cabine pour éviter de porter tente & récho - si on trouve car on s'y prend tard, comme d'hab ! Juste le sac-à-dos, pas de rando alpinisme car ni crampon, ni piolet, ni cordée.
En regardant les circuits existants, on avait bien aimé : - le tour de Mont-Blanc - le tour du Cervin - le tour Chamonix-Zermatt
Mais on aimerait éviter les coins trop touristiques, hors si je me trompe pas nos 3) choix sont pile dans ce créneau ? On m'a dit que le Cervin serait moins touristiques que les 2 autres, est-ce vrai ?
Si vous avez d'autres idées que l'on a pas vu, ou expérience à partager, merci :)
Merci :)
Bonjour à tous!
Je partirai de Chamonix en juillet pour me rendre à Bâle en Suisse sur mon vélo de route. J'ai de bonnes jambes et l'expérience du vélo-camping avec des dénivellés importants (Rocheuses canadiennes). Mes préoccupations: la beauté du paysage et la tranquillité des routes.
Que me conseillez-vous? Les paysages de la France ou ceux de la Suisse? Malheureusement, je ne peux pas me permettre l'aller-retour!
Véloqcoise
Je partirai de Chamonix en juillet pour me rendre à Bâle en Suisse sur mon vélo de route. J'ai de bonnes jambes et l'expérience du vélo-camping avec des dénivellés importants (Rocheuses canadiennes). Mes préoccupations: la beauté du paysage et la tranquillité des routes.
Que me conseillez-vous? Les paysages de la France ou ceux de la Suisse? Malheureusement, je ne peux pas me permettre l'aller-retour!
Véloqcoise










