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Le livre lao ou notre mois au pays des millions d'éléphants
Prologue

L'attente et la préparation ont maintenant fait place à l'excitation. Des mois à lire les guides, consulter les sites et les forums sur le net, des heures à collectionner des impressions, des informations des tuyaux et maintenant, dans quelques heures ce sera le départ pour l'aéroport. Avec son lot de petits pincements, les au-revoirs à nos trois enfants (bien qu'à bientôt 18 et 20 ans, peut-on encore parler d'enfants ? ), avec les doutes, les laisser pendant un mois, bien que nos propres parents seront bien présents. Tout va-t-il bien se passer ? Ici à Genève ou sur les chemins poussièreux du Laos ?

Mélange excitant qui ressurgit à chaque départ ...

Une fois n'est pas coutume, pas encore partis et déjà en train de prendre le clavier. Faire son voyage, dans sa tête en premier, le préparer, s'y préparer, commencer à le vivre, et partir. Cette année, j'innove. Non pas tant que l'idée vienne de moi, mais c'est vrai qu'au fur et à mesure des carnets de voyage, des amitiés, toutes virtuelles pour la plupart, bien concrètes pour d'autres, se sont formées. Des amitiés basées sur les mêmes passions, les mêmes envies de découvertes, et bien souvent les mêmes destinations !

Alors, les conseils ont fusé : "on aimerait suivre ton voyage, connaître vos impressions, mais là, en même temps que vous. Et puis le Laos, ça nous intéresse". L'idée du livre lao et ses chapitres a germé. Oui, pourquoi pas. Prendre le temps d'écrire, de retranscrire et de partager notre voyage au jour le jour, ou tout du moins dès que l'occasion se présente (merci le WiFi...) ?

Prologue, chapitre 1, chapitre 2, chapitres ... conclusion, remerciements ... Un livre. Que l'on prépare, que l'on peaufine, que l'on vit et que l'on range une fois terminé dans sa bibliothèque des souvenirs. Mais toujours à disposition pour y replonger. Comme un voyage en quelque sorte ...

Petit retour en arrière. Le Laos ... Coincé entre deux montres du tourisme, la Thaïlande et le Vietnam, ouvert depuis peu et pas encore atteint par le tourisme de masse, réputé pour la gentillesse de ses habitants et la beauté de ses paysages, comment ne pouvait-il pas nous attirer à lui, comme un aimant ? Comme toute cette si fascinante Asie finalement, mais certainement encore plus que d'autres contrées de l'Extrême-Orient. Est-ce son côté nature et beauté des paysages ? La réputation de son peuple accueillant et souriant ? Son ambiance de calme et de tranquillité ? Un condensé de tout cela, sans aucun doute, comme un besoin de souffler, de mettre une vie occidentale, où le temps rime avec rendement, entre parenthèse l'espace d'un périple.

Les sacs sont prêts, les esprits aussi.

Décollage avec SWISS vers 21h00 pour une courte étape vers Zurich, puis un long vol vers Bangkok. Demain, le chapitre 1 débute ... En route pour le livre lao.
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Trekking d'environ sept jours au Nord du Vietnam/Laos
Bonjour a tous,

Merci pour tous les precieux messages que vous avez deja poste sur le forum. Seulement, avec toutes ces informations, je suis un peu perdue.. Nous souhaiterions partir au Vietnam en automne prochain, pour faire du trekking. Nous avons ete surpris de voir que la plupart des treks proposes par les agences etaient tres courts.

Nous souhaiterions partir environ 7 jours (de marche ! sans croiser de voiture ni de routes, ni de moto!, et de preference peu de touristes.. quoiqu'en generale, la marche les arretent..) dans le nord du Vietnam. Le train arrivant a Lao Cai etant un bon moyen de locomotion depuis Hanoi, nous prefererions quelque chose pas trop loin. L'idee serait de decouvrir le Vietnam Nord pendant cette semaine et ensuite de partir au Laos en passant par Dien Bien Phu. Pour le moment, on m'a propose de faire un trek aux alentours de Sapa (en passant dans les petits villages ?), mais j'avoue avoir un peu peur de cette option, avec les commentaires laisses sur le forum.. Sinon, partir vers Bac Ha ? L'option du lac Babe parait etre interessante, mais nous aurions prefere partir vers l'ouest, pour se rapprocher de la frontiere avec le Laos. Je n'ai rien lu sur cette partie du Vietnam.. Est il possible et interessant de faire le trek la bas ? Je suis ouverte a vos bons conseils.. Nous sommes de bons marcheurs, nous revenons d'un trek au Nepal.

Merci d'avance. Bien cordialement, M&V
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Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied
Laos, aux confins de la province de Phongsaly, quarante jours de lentes balades à pied En compagnie des Akha, des Hô et des Lolo, des Hmong, des Yao, des Sila...

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« Je constatai ici encore combien l'argument de l'intérêt commun mène plus vite à la confiance que les cadeaux, par exemple, qui ne font bien souvent que fortifier la méfiance. » H. A. Bernatzik

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Un an plus tôt, à l'extrême nord du Laos, une première expédition de trente-quatre journées, effectuée seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes qui s'étendent sur la fascinante province de Phongsaly, me permettait d'y effectuer de nombreux repérages. Retour sur les lieux l'année suivante pour me diriger, à nouveau sans accompagnateur et uniquement à pied, vers les confins de la province, étonnantes enclaves isolées du monde, et même du reste du pays. Après cette fois au total quarante-huit journées sur place, dont quarante et autant de nuits passées exclusivement chez l'habitant, en compagnie des innombrables minorités ethniques montagnardes présentes dans la région, il en subsiste quelques anecdotes, que je propose de relater ici.

Parmi celles-ci, une étourdissante journée de navigation sur la portion la plus sauvage de la rivière Nam Ou, des offices chamaniques de guérison chez les Hô et chez les Hmong, le sacrifice rituel simultané d'une chèvre, cinq cochons, deux poules et douze poussins dans un village Akha, la récolte de l'opium puis "l'art" de le fumer, l'exténuante technique agraire dite de friche sur abattis-brûlis pratiquée sur les pentes par les montagnards, les pieds réduits d'une grand-mère "chinoisante", des huttes de l'ethnie Hmong abritant plus de cinquante personnes, le cœur de la très méconnue réserve naturelle de Phou Den Din, des marchands de cheveux itinérants chinois, une rencontre avec la très minoritaire et discrète ethnie Sila, un trafic transfrontalier de papillons, les délirants accoutrements des femmes Akha, des geysers d'étincelles lors d'une fête bouddhiste rurale, la première présence d'un falang, d'un Blanc occidental, dans certains villages depuis près de vingt ans, et fort probablement premier touriste depuis toujours.
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Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied
Laos, au cœur de la province de Phongsaly, trente-cinq jours d'itinérance à pied Aux côtés des minorités ethniques montagnardes, les Akha, les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue

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« C'est en leur accordant notre attention que nous faisons apparaître des endroits merveilleux, et non en trouvant des endroits "vierges" qui nous émerveillent. » D. G. Haskell

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Lors de précédentes pérégrinations dans cette région du monde, après d'innombrables randonnées effectuées à la journée, j'entrepris finalement trois traversées un peu plus ambitieuses. D'abord un trajet d'une durée de cinq jours entre Vieng Phuka et Muang Long, un autre d'un peu plus d'une semaine entre Muang Long et Muang Sing - accédant à cette occasion à des villages des ethnies Khui, Akha et Hmong, via la montagne et à une époque où aucune piste ne reliait encore les deux premiers de ces bourgs de la province de Luang Nam Tha - puis un itinéraire en boucle de quatre ou cinq journées en amont de la ville de Phongsaly, dans la province du même nom, en direction des premiers groupes de villages Akha localisés dans le secteur.

J'égarai malheureusement assez rapidement les notes que je rapportai de ces premières expériences mais, au delà de ce regret, celles-ci confortèrent mon envie d'entreprendre désormais des périples plus engagés, tant au regard de leurs durées que des étendues de territoires parcourus. Le texte qui suit se présente donc, chronologiquement, comme le premier que je propose. Il résume un séjour de quarante-deux journées au Laos, dont trente-cinq de marche, seul, à pied et sans guide, au cœur des montagnes de la fascinante province septentrionale de Phongsaly, à la rencontre des innombrables minorités ethniques qui y résident, parmi lesquelles les divers groupes Akha - Nuqui, Nutchi, Eupa, Djepiah, Luma, Oma, Pouli Noy, etc. - ainsi que les Moutchi, les Poussang, les Khamu, les Hmong, les Yao et les Taï Lue. La totalité des nuits se déroulèrent en compagnie de ces villageois.

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TABLE - 18 & 19 septembre - Vientiane - La capitale - 20 & 21 septembre - Luang Prabang - La route - 22 septembre - Ban Phanasa - Les tuniques - 23 septembre - Ban Khouansi - Les foyers - 24 septembre - Ban Loupha - Les sentiers - 25 septembre - Ban Shika - L'alcool - 26 septembre - Ban Kioukhan Khao - Les ethnies - 27 septembre - Ban Souphsoy Khao - La fête - 28 septembre - Ban Likna - L'étape - 29 septembre - Ban Silé - Le chamanisme - 30 septembre - Ban Xiang - La hutte - 1er octobre - Ban Sakhan - L'opiomanie (1) - 2 octobre - Ban Lahang - L'opiomanie (2) - 3 octobre - Ban Khaoso - Le ya-baa - 4 octobre - Ban Likna - La police - 5 octobre - Phongsaly - Le commerce - 6 octobre - Ban Mohan Taï - La nature - 7 octobre - Ban Vanaïkho - La boue - 8 octobre - Ban Sumpoy Neu - Le massage - 9 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les animaux - 10 octobre - Ban Sumpoy Neu - Les trafiquants - 11 octobre - Ban Poutcha Khao - Les crétins - 12 octobre - Ban Poutcha Khao - L'intimité - 13 octobre - Ban Pamlan Khao - Les vautours - 14 octobre - Ban Ouychoun - Les aigrettes - 15 octobre - Ban Soulane Noy - La rivière - 16 octobre - Ban Poukhoua Khao - L'argent - 17 octobre - Ban Nanoy - Le retour - 18 octobre - Ban Nanoy - La cabane - 19 octobre - Ban Nongfeu - Les bêtes - 20 octobre - Ban Moukhang - L'eau - 21 octobre - Ban Moukhang - Le coton - 22 octobre - Ban Moukhang - L'habitat - 23 octobre - Ban Kioukho - La riziculture - 24 octobre - Ban Nangoy Kho - La veillée funèbre - 25 octobre - Boun Neua - Les obsèques - 26 octobre - Oudomxaï - Le bordel - 27 octobre - Luang Prabang - La mixité - 28 octobre - Vientiane - Le transport - 29 octobre - Vientiane - La fin
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Recherche boucher/charcutier pour le Laos
Bonjour,

Si quelqu'un connais dans son entourage un boucher/charcutier en exercice ou pas ou jeune retraité dans cette profession et qui serait désireux de venir s'installer au Laos pour ouvrir un commerce, merci de faire suivre mon message et me contacter en message privé.

Merci à tous et j'en profite pour vous souhaiter une bonne et heureuse année 2011.
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Asie du Sud-Est: passage de frontière à moto
Salut les globtrotters !!!

Alors voila, Je suis à la recherche d'informations sur les passages frontières en Asie du sud est, mais à moto ! J'ai déjà fait l'expérience au Vietnam et Laos. En mars 2016, mon copain et moi (et des amis rencontrés en route) avons acheté des motos sans difficultés à Hanoi. Nous n'avions strictement AUCUN permis de conduire, pas d'assurance et les cartes "grises" de la moto étaient aux noms des premiers proprios de la moto ( des locaux) Nous avons non sans craintes réussis à passer la frontière VN/Laos avec nos Honda Win (en se faisant taxer de chaque coté évidemment ;) ), puis avons parcourus près de 2000km au Laos.

Par manque de temps , nous avons (tristement) vendus nos motos (une bouchée de riz ! ) au sud de Laos (4000 iles).

Mais cette fois j'aimerai refaire l'expérience en continuant notre route, sans date de retour ni impératif quelconque.

Alors j'aimerai savoir si certains d'entre vous on déjà fait, ou ont des infos, sur les passages frontière Laos/Thai Thai/Birmanie ou Laos/Birmanie avec des motos immatriculées au Vietnam !!

A bientot :)
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Laos: état des routes?
bonjour je compte venir faire un petit passage de 15 jours au laos fin septembre . mon etat de sante ne me permet pas d etre trop secouee.jecompte arriver par le cambodge si l etat des routes me le permet....quel ville et village me seront accessible et mje conseillez vous? quel sont les moyen de transport existent? merci a tous
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Voyage individuel de Thaïlande vers Saigon Vung Tau
Bonjour

Je pars dans 1 mois pour la Thaïlande😎 , pays ayant visité plusieurs fois , je suis tenté de partir au Vietnam mais escale et séjour le plus proche , je pense à Hochiminville (Saigon) pour visite de la ville🙂 et la station balnéaire pour repos soirées nocturnes ( différent de la Thaïlande?)😉, et repartir plus au nord pour arriver au sud du Laos (Paksé)😄 . Quel sont les problèmes que l'on peut rencontrer ? a conseiller , a éviter au Vietnam , je connais un peu le Laos Van Vieng , Luangprabang Ventiane mais ne connaît pas Paksé , ( ca vaut le détour?)😇

voyage en routard arrivée à Saigon et séjours pas (trop cher) y a t-il un quartier ou communauté Française ? vu que c'est la 1ere fois , afin éviter les problèmes qu'on peut rencontrer 😕

Séjour en Asie du sud est pour 2 mois (1 mois en Thaïlande et 1 mois au Vietnam sud et Laos QQ1 à déjà fait cette expérience peut me donner impressions et conseils Merci d'avance😉
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A la découverte de Luang Prabang
A Vang Vieng, capitale laosienne du débit de boissons et autres substances aromatisées, vous l'aurez compris, on a fait ce qu'on avait à faire avec panache et endurance. Vous comprenez aussi pourquoi quand on voyage avec Steve dans des endroits tel que celui-là, les emplois du temps se noircissent à tel point que l'écriture à beau hurler qu'il faut qu'on s'occupe d'elle, elle a du mal à se faire entendre dans cet environnement tumultueux... Quoi qu'en changeant d'endroit, c'est pas impossible que sa petite voie sur-aïgue soit couverte par le vrombissement d'un moteur de moto, par le crépitement de l'huile sur le feu ou par de la musique forte à se déchaîner les guiboles. C'est pas compliqué, il y a toujours quelque chose d'urgentissime à faire à la place, même ne rien faire c'est pour dire...

En tout cas, pour se remettre le pieds à l'étrier, la première des choses est de quitter ce lieu de débauche enfiévrée. Et aujourd'hui, c'est pas trop compliqué de tourner les talons et de dire au revoir car c'est la pire journée météo depuis le début du voyage si l'on excepte les trois jours où je suis retourné brièvement sur Paris la Belle. Il pleut à vous demandez si vous n'habitez pas dans un lac. Les gouttes sont des balles de golf et les flaques des mers intérieures... C'est d'ailleurs la première fois que je me serre de mon coupe-vent comme d'un imperméable et ça le vaut!!! Le truc c'est que la veille, on a refusé de réserver notre billet de bus pour Luan Prabang avec la GH parce que c'était une bouchée de pain plus chère avec une prise en charge directement à la réception mais seulement, au moment de prendre cette décision, le soleil irradiait toute la région!! donc aujourd'hui, jour de douche, il faut qu'on aille jusqu'à la gare routière à pieds sous le déluge, ouais... La conséquence de tout ça, c'est qu'au moment de monter dans le bus, on voudrait mieux monter dans une essoreuse. Une ouïe canine saurait nous détecter à des kilomètres tellement ça fait floc-floc quand on marche avec nos pieds qui boient jusqu'à plus soif.

Une fois à l'intérieur avec Ana et Steve, on se fait le petit pari de déterminer à l'avance combien de temps le minibus va mettre pour effectuer le trajet. On est alors en début d'après-midi et tout le monde table sur une arrivée nocturne entre 20h30 et 21h30. Pour affiner nos prédictions, on se base moins sur le nombre pas énorme de kilomètres à engloutir mais plus sur l'état de la route et notre connaissance certaine du rythme pachidermique auquel roulent les véhicules au Laos. Et bien accrochez-vous bien comme nous on s'est accroché dans le bus à tout ce qu'on pouvait, on est arrivé avant 19h. Le chauffeur n'est pas un chauffeur, c'est un pilote!!! Sur le trajet, on s'arrête une fois à la demande d'un couple d'allemands qui étaient assis à l'avant, et dès que notre fusée sur roues se stoppe et que les portes s'ouvrent, c'est de façon complètement synchronisée que nos deux teutons répandent sur la chaussée tout ce qu'ils ont ingérés ces dernières douze heures... C'est pas très sympathique comme spectacle, ni à regarder, ni à entendre, ni à sentir, mais leur aptitude à tout faire en même temps aura au moins rendu ça distrayant. Note technique : 7/10 Chorégraphie et synchronisation : 9, 5/10 L'Allemagne est sacrée championne de ce voyage haut la main! Applaudissons la performance!!

Une fois arrivés à Luan Prabang, c'est le même manège qu'à l'accoutumée : se mettre un toit au dessus de la tête avec un lit dans un coin et poser nos sacs. Pour se faire, on traverse tout le marché de nuit qui ici court sur des centaines de mètres. Tous les stands y vendent quasiment la même chose, c'est le panier souvenirs de la ménagère qui est à profusion ici. Pas un local n'achète quoi que ce soit, c'est pas le public visé, snif... Après avoir traversé le marché avec nos kilos sur le dos comme des bêtes de somme dans un supermarché, on remonte la rue principale toute éclairée en se rendant compte d'une chose : Luan Prabang, on en pas encore vu 2% et pourtant on sait déjà qu'on adore! L'architecture est remarcable et il se dégage de partout un charme indéniable. Impossible de marcher les yeux rivés au sol, ce serait la pire des punitions tant c'est mignon tout plein! Et au bout de la rue, on finit par trouver une GH à notre gout et à notre budget. Une chambre double pour le couple anglo-suédois et une chambre double pour le couple à moi tout seul. Et dès qu'on s'installe, on sait déjà comment ça va se passer à l'hotel, ma chambre est le nouveau lieu de squat à la mode, tant pis encore pour l'écriture qui crie ô sa rage et ô son désespoir.

Le temps donc de prendre grassement possession des lieux et la faim vient à se faire sentir. On s'évertue donc à la faire taire elle aussi en s'installant le long du Mékong, profitant ainsi du fait qu'ici il ne pleut pas. Pour l'anecdote, parce que j'aime bien ça moi les anecdotes, je commande un curry des familles sans prendre le soin de préciser "pas trop épicé". Bien mal m'en a pris, c'est l'incendie des papilles en règle qui s'en suit! Et même en laissant refroidir le plat, ça ne coupe en rien la chaleur pimentée dans l'assiette. Caramba, aïe aïe aïe!!! On ne m'y prendra plus, au moins jusqu'à la prochaine fois...

On finira par rejoindre l'hotel peu après à défaut d'appeler les pompiers. Luan Prabang nous gagne et on s'endort au tilleul...

Le lendemain, c'est enfin l'heure de voir la ville de jour et d'arpenter un tant soit peu ses rues charmeuses d'yeux. Au premier abord, on est étonné par le nombre de moines qu'on croise ici. Ensuite on est moins étonné car il y a des temples et avec eux des monastères partout. Ca fourmille de robes orangées et ça c'est bon pour l'objectif! On fait donc le tour non-exhaustif des lieux immancables à la recherche du cliché parfait. Ca passe par des temples donc, mais aussi par un pont en bambou dont la traversée est rendue payante par une famille qui ne s'en laisse pas compter, par un village dont le seul intéret pour nous en ce jour caniculaire est qu'on peut y trouver des boissons fraiches avant de faire demi-tour. En un mot comme en cent, ça se passe bien, sans temps morts jusqu'au coucher du soleil qu'on va admirer en haut d'une colline recouverte d'arbres en tous genres et avec à son sommet un nouveau temple majestueux. Et le tout en centre-ville s'il vous plait... C'est plaisir... Et sans alcool (si, si, c'est possible)...

Au retour de cette journée de marche, on est tous les trois biens atteints par le rythme et par la chaleur. On a donc qu'une envie, s'enfourner un repas complet avant d'aller mettre la viande dans le torchon. On file donc se farcir un nouveau restaurant façon bistrot, à la mode de Luan Prabang. Ca ne mérite pas d'autre commentaire que mes félicitations au chef, c'est délicieux, bonne nuit. Et sur le chemin retour, à mesure qu'on se rapproche doucement de la GH, de la musique se fait entendre et s'amplifie.

Vous vous souvenez à Ventiane du Mekong festival, de sa mariée sur skis et des assiettes de fromages avec vin rouge de rigueur? Et bien, le festival s'est exporté à Luan Prabang ce soir. Ca se passe dans les jardins d'une maison coloniale cossue et l'ambiance est teintée de guiguette. Accordéon, chenille, Claude François, tout y passe. Tout y passe même nous... J'avais dit qu'on était fatigué? Ah mais ça c'était avant. Avant qu'on retrouve Nathalie et Jo avec qui on avait déjà fêté le soleil et la bonne humeur à Vang Vieng. Et bien l'un dans l'autre, la guinguette plus les retrouvailles et on est reparti comme des larrons en foire jusqu'au bout de la nuit! Ca danse, ça chante, ça boit aussi... Un belge et un anglais, tu comprends mieux? On ira donc jusqu'au bout de ce Mekong festival dont c'est le dernier jour avant de s'en aller gaiement prendre d'assault ma chambre, comme il se doit. L'hospitalité ça veut dire quelque chose!! Quelque chose jusqu'à 3h, car après, en tout cas ce soir, je suis plus étanche, bonne nuit les petits et bonjour marchand de sable!

Comme tous les jours maintenant, le réveil du 27 est à nouveau tardif. Merci Vang Vieng de nous imprimer des rythmes à l'envers, au niveau du sommeil c'est comme si j'étais à Paris. Ah ben bravo!!! C'était bien la peine de faire des milliers de bornes pour arriver au constat que je ne suis pas du matin!! On arrive quand même tant bien que mal à s'activer autour de midi et à s'enfiler des sandwishs taillés dans des demi-baguettes. Miam!!!! Ensuite, c'est à nouveau l'heure de l'exploration en terrain inconnu avec aujourd'hui une star en son genre : la cascade Tat Kuang. Pour y accéder, on affrête un tuk-tuk et alors qu'on arrive sur place, on est quasiment les seuls sur le sîte. Le temps est alors un peu nuageux sur les bords avec le soleil qui peine à se faire une place. La visite débute par un immense enclos dans lequel s'ébattent des ours qu'on a recueuilli ici blessés ou qu'on a arraché aux mains des braconniers et autres traficants. Tout est fait pour leur confort. Ils ont suffisament de jeux pour ne rien avoir à demander à Noël, de la nourriture à foison et même des hamacs adaptés à leur taille et à leur morphologie de plantigrades... Pour les ours ici, c'est un peu le bonheur, si je veux... On les regarde donc jouer un moment avant de remonter un sentier qui s'enfonce dans la forêt. Et là, l'environnement est réellement féérique. On débouche sur une série de bassins naturels dans lesquels l'eau se déverse dans de larges cascades. L'eau y est d'un vert emeraude. Les papillons y sont rois. La forêt semble être enchantée. Pas moyen de rester sur notre faim même si ça aurait encore une toute autre gueule si le soleil parvenait à magnifier les couleurs. On pourrait donc faire le choix de se baigner tout de suite mais on préfère d'abord faire le tour du propriétaire en attendant de voir si ça veut bien se dégager...

On reste donc sur le sentier à s'émerveiller en attendant avec impatience de se jeter à l'eau. Et à un moment donné, alors qu'on arrive vraiment en amont des chutes, le payage se dégage pour laisser place à une cascade d'une trentaine de mètres qui alimente en aval toutes ses petites cousines. Quel spectacle!! Et c'est pas fini... On peut ensuite prendre un chemin escarpé qui grimpe jusqu'au sommet de la chute-mère, on va pas se priver d'aller voir! On commence donc l'ascension à proprement parler. L'endroit est abrupt, glissant, un paradis d'aventurier. D'ailleurs en parlant d'aventures, qu'est ce qui se passe quand on est sur le point d'arriver en haut??? Une goutte. Deux gouttes. Mille gouttes. Des milliards de gouttes!!!! L'orage sur la tête!!!!! On est alors tout en haut, essayant vainement de se protéger de la pluie en s'abritant comme on peut sous les arbres, le premier véritable abri étant à une grosse douche de là. Peine perdue, tout le monde est trempé et la chose chose qui compte c'est de protéger avec succès les appareils photos de la noyade. Les trombes d'eau s'abattent pendant une demi heure pendant laquelle on ne peut pas bouger ni imaginer la tête du chemin au retour! Déjà que sous le sec, c'était coton, mais alors là maintenant!! C'est pourtant le passage obligé pour redescendre à moins de se jeter dans le vide et le moins que l'on puisse dire c'est qu'on s'en serait peut-être mieux sortis. Chacun de nous trois a fini par se casser la figure en descendant, sans gravité autre que l'état de nos fringues. Comme d'habitude, c'est toujours dans ces moments là que je suis en blanc. C'est la mère Denis qui va être contente!

Quand on arrive clopin-clopant au plancher des vaches, la pluie s'est arrêtée comme dans un rêve, comme si quelqu'un avait subitement coupé le robinet d'arrivée d'eau. Seulement la prochaine fois, si cette personne pouvait trouver le robinet un tout petit peu plus vite, je serais pas contre. Enfin, les appareils photos sont sains et saufs, c'est l'essentiel. Nous, on est pas au bout de nos misères. La pluie a rendu le sentier aussi glissant qu'une patinoire et je n'exagère pas!!! Et on a beau être tranformés en éponge, on accorche pas comme un scotch-brit!!! Deux vautres supplémentaires que ça m'aura couté plus le fait d'être raillé par mes compagnons, et j'ai pas tenté le triple boucle piqué. Directement la tronche par terre le Braïce! Note technique : 1/10 Note artistique : 4/10 Tu parles d'un champion...

Mais pendant ce temps, comme il faut compenser tous ces petits malheurs, le soleil avec ses petits bras musclés est en train de tordre le coup aux nuages qui méritaient bien ça. Les rayons transperçant se multiplient, le couleurs explosent. C'est le moment tant attendu de la baignade qui se profile... Une eau transparente à 23-24°, un nouveau trapèze de fortune pour faire les fous, n'en jetez plus, la coupe est pleine, overdose de bonheur!!! En plus, dans le même temps, Nathalie et Jo montrent le bout de leur nez tout sec d'avoir évité la pluie, les jean-foutre!!! C'est l'occasion de se donner rendez-vous le soir même pour se remémorer le rythme de Vang Vieng. Super, ça faisait longtemps...

Avec ana et Steve, on rentre donc pépère à la maison se faire beau pendant que Nat et Jo profitent de la cascade dont on a déjà écumé tous les recoins. Ana en profite comme la veille pour emprunter la guitare mise à dispostion dans l'hotel et nous faire une démonstration délicieuse de ses talents d'auteur-compositeur-chanteuse. Une guitare, une voix, des frissons parcourent la chambrée dans des volutes de fumée.

Et le soir venu, c'est le retour aux bonnes habitudes. Nat et Jo passent nous prendre dans ma chambre puisque c'est là que ça se passe et on file pour une soirée de délire collectif. Et dans tout ça, Luan Prabang, j'adore...
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Bus de Pakse à Vientiane au Laos
Bonjour je vais au Laos début Novembre Apres les iles, je voudrai prendre un bus de Pakse a Vientiane Y en a-t-il qui partent de nuit et qui font couchettes Si oui quelles compagnies est la mieux

Merçi de me répondre
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Trip to Thailand and Laos
Hello! 🙂

January 2026 Here we go again for new adventures and the pleasure of sharing them with you here! First of all, I’d like to thank everyone who helped me with the preparations, even with some last-minute improvisations just days before departure. Thanks to Montagnard74, Jojoone1, Songsam, Attila, Dennis2, NadegerFERM, and the authors whose travel journals about Laos inspired me (Montagnard74, Muriel18, Mavietongs...).

In this story, written by Richard and illustrated by me, we’ll tell you about the journey of four friends: Catherine, Richard, Nathalie, and Bruno. A reinvented but overall successful trip, filled with discoveries and surprises, the scents of spices and frangipani flowers, (too) spicy food, sunsets, and... one big mess.
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Voyage dans le nord du Laos Luang Prabang - Nong Kiaw - Muang Ngoi - Vang Vieng
Bonjour à tous,

Je pars cet été avec mon amie au Laos. Le voyage se déroulera en deux parties : d'abord 10 jours de tourisme dans le Nord du Laos puis 12 jours d'aide humanitaire dans la ville de Pakbeng.

Jour 1 : Nous arrivons à 5h du matin à Luang Prabang et devons être Le JOUR 10 au soir à Pakbeng ( donc prendre un slow boat depuis Luang Prabang le JOUR 10 au matin, ce qui signifie dormir à Luang Prabang le JOUR 9 au soir.)

Nous pensions visiter Luang Prabang et ses environs les JOURS 1,2 et 3. Puis partir vers le Nord à Nong Khiaw le JOUR 4 au matin (via la navette durant 3h). L'idée aurait été d'ensuite nous diriger vers Muang Ngoi ( apparement à 1h de bateau de Nong Khiaw ) jusqu'au JOUR 7 au matin.

Pour ensuite rallier en une journée Vang Vieng, y dormir le JOUR 7 au soir, y passer la 8e journée pour ensuite retourner à Luang Prabang le JOUR 9.

Pensez vous que ce "trip" est réalisable en si peu de temps ? Si le rapport temps de transport / temps de visite est cohérent ? Quels sont les moyens de transport qui nous permettraient de faire cela sachant que nous avons lu qu'il était possible de louer des voitures avec chauffeur pour 100$ la journée ? Est il possible de louer des voitures avec chauffeur dans de petites villes tel Muang Ngoi ? Enfin, si ce voyage vous semble infaisable en si peu de temps, est ce que vous auriez un autre itinéraire à nous proposer qui serait plus facilement réalisable ?

Merci d'avance pour vos réponses,

Bien Cordialement.
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Laos: un voyage en demi-teinte
Je ne sais plus trop comment le Laos est venu dans les projets de voyage....sans doute l'image d'un pays encore épargné par le tourisme de masse, avec de beaux paysages. Et puis, nos précédents voyages en Asie nous avaient laissé de très bons souvenirs.

A partir de là, élaborer un trajet sur 2 semaines n'a pas été simple, le Laos demande du temps. Après avoir imaginé tout un tas d'options, on a fini par opter pour un circuit très classique, sur une toute petite partie du pays: Luang Prabang/Nong Khiaw/retour Luang Prabang/Vang Vieng sur 10 jours. Restaient 3 jours. De Vang Vieng, où aller? le sud et les 4000 îles? du côté de Phonsavan?

​Bon, finalement, on a choisi de reprendre l'avion à Vientiane en direction de la Thaïlande et de profiter des derniers jours au bord de la mer. Le challenge consistait alors à trouver une plage tranquille alors qu'on était en pleine saison touristique (mission accomplie).

J'ai attendu quelques jours pour laisser décanter mais au final, cette impression mitigée demeure avec des déceptions mais aussi, heureusement, d'excellents souvenirs. Je n'avais lu avant de partir que des carnets (très) positifs, je vais donc peut-être un peu détoner.

Les déceptions:

- les touristes: on en a vu beaucoup (et surtout beaucoup de français). Je sais, on en fait partie et en plus, on n'a pas choisi des endroits peu connus. - la météo: et oui, on n'y peut rien. Il n'a pas fait mauvais, loin de là mais nous n'avons jamais eu de ciel vraiment bleu. Au mieux, un ciel bleu pâle et un horizon voilé, au pire du brouillard, beaucoup de nuages qui restent accrochés aux montagnes. D'où ma frustration: d'abord des photos pas terribles et surtout l'impression de rater quelque chose, des paysages qui doivent effectivement être splendides....quand le temps est dégagé 😕. - les trajets: d'habitude, j'aime bien. Soit je conduis, soit je regarde les paysages. Au Laos, entre la poussière omniprésente sur les routes et les nuages qui cachent la vue, difficile d'apprécier les paysages...sans parler de l'état des routes, souvent calamiteux, j'y reviendrai. On a pris essentiellement des transports locaux mais un transport privé n'aurait pas changé grand-chose. Les coups de coeur: - les Kuang Si falls (même si elles sont très fréquentées). - la vue depuis le view point de Nong Khiauw - la matinée passée avec les éléphants à Mandalao

- la balade à scooter dans les environs de Vang Vieng.

Le voyage s'est déroulé du 09 au 23 février.

09/02: nous partons de Bruxelles avec la Thai. Pour nous, c'est plus près que Paris, les horaires sont tops (départ vers 13h et arrivée à LP vers 10h30 le lendemain avec un changement à Bangkok) et cela permet d'avoir un seul billet pour les trajets principaux.

Nous effectuons notre premier change à l'aéroport: 1€ vaut 9600 kips ... on devient vite millionnaire! On ne trouvera pas mieux dans Luang Prabang, c'est 9500 ou 9600, y compris à la poste.

Comme prévu, un chauffeur de l'hôtel nous attend à la sortie. Il est un peu tôt, nous patientons quelques minutes devant une boisson rafraîchissante. Il fait beau (c'est l'un des plus beaux jours que nous aurons, mais ça, on ne le sait pas encore), il fait chaud, c'est vert et fleuri, on est tout de suite dépaysé 😎 . Par contre, étonnamment, il y a très peu d'oiseaux (sauf les coqs 😠) où qu'on soit allé.



Nous sommes au "My dream Boutique hotel", situé un peu à l'écart du centre-ville, à l'est de la rivière Nam Khan.

Avantages: c'est au calme et du bout du jardin, il y a de très belles vues sur la rivière. Inconvénients: il faut marcher (ou encore emprunter les vélos ou la navette de l'hôtel) pour se rendre au centre-ville. Ce n'est pas très loin, mais ça peut être un frein pour y retourner juste faire un petit tour. Après avoir déballé les bagages, un peu de repos au bord de la piscine (sans s'endormir!) et

nous partons à la découverte de Luang Prabang.

Mission du jour: trouver un moyen de transport pour aller demain matin aux Kuang Si falls, situées à une trentaine de km de la ville. Nous empruntons donc pour la première fois le pont de bambou qui enjambe la Nam Khan à la saison sèche. Ce pont est payant (5000 kips par personne l'aller-retour) car il est détruit chaque année par les eaux à la saison des pluies et reconstruit à la saison sèche.

Dans la rue principale, on ne risque pas d'oublier que le Laos est une République Démocratique Populaire...😏.



Des agences qui vendent des billets en tout genre (comme sur la photo), ça ne manque pas! Sont affichés les trajets, horaires, le mode de transport...mais rarement les prix. La plupart des départs pour Kuang Si falls sont proposés à 11h ou en début d'après-midi. On finit par tomber sur une agence qui propose un départ à 9h. Il y a même le prix affiché: 35 000 kips par personne: on prend!

Bien qu'inscrite au patrimoine mondial de l'Unesco, Luang Prabang est une ville très calme. Certes, la rue principale est essentiellement bordée de cafés, de restaurants, d'agences mais ça n'a rien à voir avec Ubud par exemple. Et dès que l'on prend les rues transversales ou parallèles, on est transporté dans une autre époque avec une atmosphère un peu surannée et très tranquille.

Rue principale

Rue transversale

Le soir, nous mangeons au Dyen sabai. C'est le restaurant le plus près de l'hôtel, du même côté du pont, le cadre est sympa et la cuisine très bonne.... mais il y a toujours beaucoup de monde.

Muriel
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Un mois au Laos avec "Les Gros Sacs"! C'est reparti pour un tour!
Hello les voyageurs :)

Les Gros Sacs sont de retour, accrochez vos ceintures 😛

Après notre carnet de voyage "3 semaines au Myanmar avec Les Gros Sacs", nous remettons le couvert avec le Laos cette fois-ci.

Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos donc, et nous sommes actuellement au Cambodge

Le contexte : - Du 4 novembre au 3 décembre 2016 - En couple - 4ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂 - Notre blog si par hasard notre style vous plait : www.lesgrossacs.com - Et si vous aimez les photos, notre instagram : @lesgrossacs - Et tant qu'on y est, si vous voulez rigolez un peu tous les jours, notre page Facebook

Sommaire du carnet : - Descendre le Mékong depuis la frontière Thaïlande/Laos jusqu'à Luang Prabang - Luang Prabang - La Plaine des Jarres (Phonsavan) - Vientiane (pendant le festival That Luang) - Vang Vieng - La boucle de Thakhek en scooter - Le plateau des Bolovens en scooter - Les 4000 îles (Don Khone pour nous) - Traverser la frontière entre Laos et Cambodge (sans payer de bakchich !) - Le bilan (en chiffre et en lettres) - La vidéo - Vos critiques et insultes 😉

Allez c'est parti :)
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Ébauche itinéraire Thaïlande et Laos
Bonjour à tous,

Bon je me lance, premier post sur ce forum :-)

Après quelques semaines de réflexion, de recherches, de lecture de blog, de forums ... j'ai une (petite ou grosse, à vous de juger) ébauche d'un itinéraire de : un mois en Thaïlande et un mois au Laos. J'ai effectué pas mal de changement, au début, c'était même prévu de faire 3 pays (le Cambodge), mais ça me semble trop. Je pars avec mon conjoint, on a prévu un budget de 1000 € par pays par personne, billet d'avion à part. On part en Octobre et Novembre (on a pas les dates exactes, tout dépendra de mon travail et des dates de contrat, mais je pense partir vers le 3 octobre et retour le 6 décembre, voire avant)

C'est vraiment une ébauche, mon esprit s'embrouille un peu à force de lire toutes les infos que je trouve, je commence même à me sentir perdue :-( , donc surtout n'hésitez à me dire le nombre de jours (sur place ou des transports) que vous pensez le plus logique à passer dans les différents lieux, ce qui est à voir, ce qui vous a "déçu", les "must see" (je ferai d'autres recherches de mon côté). J'allais oublié, on est plutôt voyage culturel que fêtes (on travaille tous les deux dans le monde du tourisme (serveur et barmaid), on veut des beaux paysages, plus que des gens saouls :-) ), on aime bien les randos, ...

Allez c'est parti :

Arrivée à Bangkok 2 jours pour s'acclimater, visiter

Ayutthaya visite, et départ pour le Parc de Khao Yai, avec sans doute nuit sur place, prendre un guide pour un "trek"

Départ pour Sukhothai (bus ou train) avec peut être un arrêt de quelques heures à Lopburi

Chiang Mai 2 jours et départ pour

Mae Hong Son Loop sur 3 jours

Chiang Rai 2 jours

Chiang Khong pour passer la frontière direction le Laos

Arrivée à Houay Xai, et là hésitation, soit aller direction nord pour visiter les villages tel que Luang Namtha, Udomxay Nong Khiaw ( grottes...) et ensuite descendre sur Luang Prabang par la rivière Nam Ou (ou par bus) ou alors direction Luang Prabang soit par bus (mais ça me donne pas très envie), ou par bateau (2 jours il me semble, avec un arrêt) plus attrayant pour moi)

Luang Prabang 3-5 jours, visite de Pak Ou, chutes de Kuang Si et les alentours

Van Vieng 2 jours

Vientane 2 jours et bus de nuit direction Paksé, ou alors faire le trajet en "étape" (Savanakehet)

Paksé 1 ou 2 jours / Champassak

Plateau des Bolovens (petite ou grande boucle, découverte des cascades et peut être des plantations de café) 3 - 4 jours

et direction les 4000 iles (sans doute Don Khon) 3 jours

et ensuite, nous voulions finir (ou continuer) notre périple par les îles de Thaïlande (Ko Tao et Ko Samui), 3 jours par Iles mais je ne sais pas trop comment les rejoindre (j'ai vu par avion, ou remonter un peu au Laos et traverser la frontière et ferry ? )

Pour finir, la partie un peu en vrac des idées qui nous passent par la tête (et elles sont nombreuses) nous aimerions voir un temple troglodyte en Thaïlande (mais lequel ?? et où), aller au parc national de Khao Sam Roi Yot ( et dormir sur place si besoin), Kanchanaburi, voir le fameux pont de la rivière Kwaï, le parc Erawan (oui, on aime bien les parcs :-) ) et passer une journée dans un "parc" qui prend soin des éléphants (pas se balader sur leur dos, mais les regarder, les nourrir, "prendre soin" d'eux), qui a une bonne adresse ??

Cette dernière partie "en vrac", nous ne savons pas trop comment l'intégrer à notre périple, en partant du Laos, retourner sur Bangkok, Kanchanaburi, le parc de Khao Sam Roi Yot et descendre sur les îles, ou du Laos rejoindre la frontière et descendre vers les îles, pour remonter en direction de Kanchanaburi... A voir selon les transports, visa...

Pour les jours indiqués, c'est une approximation, normalement, notre voyage doit durer entre 60 et 65 jours, on peut adorer une ville et y rester plus longtemps, ou en détester une et écourter notre "pause". J'ai pas pris en compte non plus les durées de trajet, et je souhaite garder une petite marge pour les imprévus, les coups de coeur, peut être les fêtes locales (Loi Kratong par exemple), la météo...

Bon mon post est super long, j’espère ne pas vous avoir endormi

Je suis prête à noter toutes vos suggestions, avis, ...

Merci :-)
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La junte thaïlandaise ferme les frontières vers la Birmanie et le Laos
Suite au coup d'Etat d'hier en Thaïlande, fermeture des frontières terrestres avec le Laos et la Birmanie pour les ressortissants des deux pays et les touristes!!!

La junte militaire au pouvoir a fermé ses frontière avec ces deux pays, afin d’éviter la fuite de certains leaders des chemises rouges.

http://www.lesechos.fr/...rontieres-673232.php

Selon une intervention de Sawasdee membre du VF, voici ce qu'on pouvait lire ce matin :

The border-crossing checkpoint in Mae Sot, Thailand, was temporarily closed on Friday morning, but had reopened by 7:15 a.m. http://www.irrawaddy.org/...losed-thai-coup.html Laos: http://www.ttrweekly.com/...er-watch-stepped-up/

A suivre de près pour les voyageurs qui prévoient d'entrer en Birmanie ou au Laos par voie terrestre depuis la Thaïlande
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Boucle Vietnam - Laos de trente-quatre jours début 2013
Bonjour à tous

Nous sommes un couple parisien de 36 et 38 ans, et nous partons pour un périple Vietnam-Laos en Janvier Février 2013. Nous avons réservé nos billets d'avion, arrivée le 21 Janvier au matin à Ho Chi Minh Ville, départ pour Paris le 23 Février en fin de matinée, soit 34 jours. (Pour info : compagnie aéroflot, vol Paris - Moscou, escale 1h30, et vol Moscou - HCM. Prix total pour 2, taxes comprises :1350 Euros).

Après lecture des discussions sur le forum, et échange avec quelques-uns d'entre vous, en particulier Abalone, voici notre projet d'itinéraire.

Nous tenons compte de la saison, et privilégions le Delta du Mékong et les plateaux du centre. Nous passons la période du Têt au Laos. Parmi les impératifs, nous irons à Muong Lai, dans le Nord, la ville d'origine de la famille maternelle de ma compagne.

voici donc le programme prévisionnel : Jour 01 - 21 janvier : arrivée à 9h30 à Ho Chi Minh-Ville, découverte de la ville Jour 02 - 22 janvier : Ho Chi Minh-Ville, puis trajet vers My Tho en taxi, arrivée à My Tho en fin d'après midi, nuit à My Tho Jour 03 - 23 janvier : My Tho, puis trajet vers Chau Doc, nuit à Chau Doc Jour 04 - 24 janvier : Chau Doc et environs, nuit à Chau Doc Jour 05 - 25 janvier : Trajet vers Can Tho, visite Can Tho, nuit à Can THo Jour 06 - 26 janvier : Can Tho et environs, nuit à Can Tho Jour 07 - 27 janvier : Can Tho, trajet vers Ho Chi Minh-Ville en bus, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 08 - 28 janvier : Trajet vers DaNang (avion), Hoi An, nuit à Hoi An Jour 09 - 29 janvier : Découverte Hoi An, puis trajet vers Hué, nuit à Hué Jour 10 - 30 janvier : Hué, nuit à Hué Jour 11 - 31 janvier : Hué, nuit dans le train entre Hué et Hanoï Jour 12 - 1e février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 13 - 02 février : Hanoï, nuit à Hanoï Jour 14 - 03 février : Trajet vers Ha long en Bus, début de croisière sur la baie d'Halong Jour 15 - 04 février : Croisière Baie d'Halong, nuit sur une jonque Jour 16 - 05 février : Fin de croisière, retour à Ha long, Trajet vers Muong Lai en bus, nuit à Muong Lai Jour 17 - 06 février : Muong Lai, puis trajet vers Hanoï, nuit à Hanoï Jour 18 - 07 février : Trajet vers Luang Prabang (avion), arrivée à Luang Prabang, Laos, nuit à Luang Prabang Jour 19 - 08 février : Luang Prabang, nuit à Luang Prabang Jour 20 - 09 février : Trajet vers Vientiane en bus, nuit à Vientiane Jour 21 - 10 février : Vientiane, nuit à Vientiane Jour 22 - 11 février : Trajet vers Savannakhet en bus, nuit à Savannakhet Jour 23 - 12 février : Savannakhet en environs, nuit à Savannakhet Jour 24 - 13 février : Trajet vers Paksé en bus, nuit à Paksé Jour 25 - 14 février : Paksé, nuit à Paksé Jour 26 - 15 février : Trajet vers KonTum en bus, retour au Vietnam, nuit à Kontum Jour 27 - 16 février : KonTum, nuit à Kontum Jour 28 - 17 février : Trajet vers Buon Ma Thuot en bus, nuit à Buon Ma Thuot Jour 29 - 18 février : Buon Ma Thuot et environs, nuit à Buon Ma Thuot Jour 30 - 19 février : Trajet vers DaLat en bus, nuit à DaLat Jour 31 - 20 février : DatLat et environs, nuit à DaLat Jour 32 - 21 février : Trajet vers Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 33 - 22 février : Ho Chi Minh-Ville, nuit à Ho Chi Minh-Ville Jour 34 - 23 février : Départ pour la France à 11H.

Voilà... Je suis en attente de vos commentaires, conseils, bon plans, questions éventuelles, pour affiner tout cela. Notamment : Quelles compagnies de bus choisir? Quelles bonnes adresses pour hébergement, repas? Vos avis si vous estimez que j'oublie des endroits ou que je passe trop de temps à d'autres, ou pas assez? Visite d'endroits sur mon parcours qui ne sont pas dans les guides lonely ou routard? ...

Bonne(s) Route(s) à tous,

Matthieu
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Laos du Nord au Sud
Bonjour,

Rentrée depuis un peu plus d'une semaine, je commence l'écriture d'un petit carnet plus ou moins pratique. J'espère que ça sera utile à quelqu'un !

Qui ? Moi-même et mon compagnon (le Chauve, le Belge, ou Marc, selon mon humeur) Où ? Départ de Paris, passage par Bangkok, puis enfin le Laos Quand ? Trois semaines entre janvier et février, une bonne période Comment ? En indépendant. Sans avoir de budget, nous avons essayé de dépenser assez peu (nous partons pour un mois aux usa en Mars, il faut qu'il nous reste quelques économies !). Uniquement au Laos, nous avons dépensé 400€ chacun (sans compter le transit par la Thaïlande, donc).

Première partie : Aller au Laos, Luang Namtha, Luang Prabang.

Nous quittons Paris le vendredi 14 Janvier, au soir. Une escale à Oman (moi non plus, je ne savais pas trop où c'était) et nous sommes déjà samedi soir quand on atterrit à Bangkok, décalage horaire oblige. Rentrer en Thaïlande est très simple : on fait la queue, on sourit au monsieur, on tend le passeport, on se laisse prendre en photo et il donne un coup de tampon. Et tout ça gratuitement. Je ne citerai pas de noms, mais y'en a un ou deux qui pourraient en prendre de la graine... Le lendemain matin, nous prendrons le premier vol pour Chiang Rai. On opte donc pour la facilité : trouver un hôtel près de l'aéroport. J'avais lu que certains proposaient des navettes, mais impossible de les trouver. On s'en passera aisément : des "offices de tourisme" (qui n'ont rien d'officiel) se chargent de tout, moyennent commission. On est ainsi pris en charge jusqu'au lendemain, les deux taxis compris. Nous voilà au SP Power Lodge, un hôtel sans charme où il nous faut insister pour obtenir un lit double ("vous ne voulez pas deux lits séparés, vous êtes sûrs ?"), mais qui offre eau chaude, télévision, wifi et petit déjeuner. On n'en demandait pas tant, mais c'est appréciable. Je découvre les poignées de porte thaïlandaises, que nous retrouverons aussi au Laos : il faut enfoncer un bouton à l'intérieur pour fermer la porte, même de l'extérieur. Ce qui permet de faire des blagues très drôles, comme pousser le bouton de la porte de la salle de bain pour que la prochaine personne qui ferme la porte, la bloque. Ou comment, ayant fermé les toilettes pour la nuit, je n'ai pas su les ouvrir, quand je me suis levée pour faire pipi à 3h mu mat'. J'ai du aller déranger l'un des employés, qui jouait avec une voiture téléguidée, pour qu'il m'ouvre. Ils semblent avoir l'habitude, il avait tout un attirail pour ce genre de situation... mais aucune clef. Dimanche matin, nous embarquons avec Air Asia, la version asiatique de Ryanair : faut être ni gros ni grand, et heureusement que le vol était court. Chiang Rai est tout au nord de la Thaïlande, et c'est de là que nous allons pouvoir le plus facilement rejoindre le Laos. Et quand je dis facilement, je n'exagère rien : tout est extrêmement fluide et s'enchaîne parfaitement. Dans l'aéroport de Chiang Rai, on trouve un comptoir pour taxis prépayés, ça évite les surprises. Nous payons 200 baths pour aller jusqu'à la gare routière, pile pour le départ du bus pour Chiang Khong (130 baths). Il ne nous dépose pas tout à fait là où on le voudrait, et les tuk-tuk le savent bien : ils attendent les touristes pour les emmener à la frontière. Enfin, quand je dis frontière... C'est un vrai moulin percé, à tel point qu'il nous faut chercher le poste frontière pour le trouver, bien planqué. Un coup de tampon et nous voilà hors de Thaïlande, traversant le Mékong sur une petite pirogue pour rejoindre le Laos. Là, c'est exactement pareil, c'est à nous de chercher le poste frontière. On remplit des formulaires, on donne les passeports et surtout, on paye. 30$ pour moi, 35$ pour le Belge, plus 1$ chacun parce qu'on est dimanche (au retour on payera aussi parce qu'il sera plus de 16h...). On paye en dollars. De sombres calculs d'équivalences de monnaies, entre l'euro, le dollar et le kip laotien rendent celui-ci plus intéressant pour nous.



Un tuk-tuk plus tard nous voilà à la gare routière, tout contents d'être à l'heure pour le dernier bus de la journée en direction de Luang Namtha (il n'y en a que deux, un à 9h, l'autre à 12h30, ça nous coute 55 000 kips chacun). Le bus, remplis de locaux, de gros cartons, d'enfants et de poules met 4h30 à arriver à destination. Mais on perd une heure bêtement : au terminus, nous pensons naïvement être à Luang Namtha, puisque c'est la ville pour laquelle nous avions acheté un billet. Mais sur notre plan, on ne comprend pas très bien où on doit aller. On commence à marcher. On se fait indiquer une direction. On continue de marcher sans comprendre. Dans le Guide du Routard, la gare est à quelques centaines de mètres seulement du centre ville. On passe alors à côté d'une borne : Luang Namtha, 8km. Il y a en fait deux gares, mais le guide ne précise pas que celle qui est sur le plan ne correspond pas à tous les bus. On marche jusqu'à la tombée de la nuit, puis on se résout à prendre le premier tuk-tuk qui passe, parce qu'il y a des chiens partout...

Nous prenons une chambre au Darasavat (60 000/nuit). Il s'agit de petits bungalows en bois, très mignons, donnant sur un étang et la campagne. Seul défaut, c'est ni isolé ni chauffé, et à cette saison, les nuits sont fraiches. Et je ne parle pas de l'eau froide qui ne motivait pas franchement à prendre une douche. La première journée, nous passons à l'Office de Tourisme pour réserver un trek (moins cher que dans les agences privées) et récupérer un "plan" de la région. Celui-ci indique les chemins à prendre pour un grand tour de vélo autour de la ville. Pour 10 000 kips, je loue pour la journée un petit vélo sans vitesse pendant que son altesse le Belge ne peut assoir son popotin que sur un VTT à 15 000. Nous ferons une trentaine de kilomètres. Le trajet ne présente pas de grandes difficultés mais fait mal aux bras : les chemins caillouteux, ça ne pardonne pas. On commence par aller à la cascade de Nam Dee, un peu ridicule mais rafraichissante. On n'y reste pas longtemps cependant, un magnifique serpent traverse le sentier juste devant nous. Ce sera d'ailleurs la journée des serpents, puisqu'on en recroisera un mort et un vivant (puis plus du tout jusqu'au tout dernier jour). La première moitié du parcours est très sympa. On traverse des rizières sur de minuscules sentiers, qui disparaissaient parfois, nous laissant traverser les hautes herbes en chantant, pour éloigner les bestioles sympathiques qu'on trouve dans ces contrées. La deuxième moitié est moins agréable, on passe sur des routes plus larges, pleines de cailloux, de trous, et de poussière (une route au Laos est rarement goudronnée). Du coup, on rentre assez tôt à Luang Namtha.

La ville est construite de façon très simple : il y a une rue principale, où se trouvent les guesthouses, les restaurants, les agences, et puis il y a les rues parallèles, où on ne croise plus un seul blanc et où la nourriture est bien moins chère. On mange vietnamien en regardant un entrainement de foot-volley, un sport très impressionnant. Le soir, par contre, le meilleur endroit pour manger se trouve au cœur du "quartier touristique" : le marché de nuit. Quelques tables, quelques étals, et on choisit tous les trucs bizarres qu'on veut ! On essaye des brochettes, des choux, des pièces de poulet, etc. Et une vingtaine de chiens attend, patiemment, avec de grands yeux, qu'on leur donne les restes, ou qu'on tourne les yeux.

Le lendemain matin, on part pour nos deux jours de "trek". Je ne pense pas qu'on puisse appeler trek une expédition d'une si courte durée. Néanmoins, j'ai été très surprise par sa difficulté : des putains de dénivelés ! Sur la première partie, on fait des pauses constamment tellement ça monte. Et pour nous faciliter la tache, même si on s'en doutait, le chemin n'est pas des plus praticables. Enjamber des racines, ne pas regarder en bas, faire attention à sa tête, traverser sur des bouts de bambous, voire carrément remonter par le lit d'un ruisseau. Nous marcherons cinq heures le premier jour, et sept le second, pour rentrer par un chemin différent. Mais au final, les descentes sont plus douloureuses que les montées : bonjour les genoux.



En rentrant à Luang Namtha, nous prenons une chambre au Ulanan. Pour 10.000 kips de moins que notre précédentes guesthouse, nous perdons le charme, les moustiques et les araignées, mais gagnons une télé avec une chaîne anglaise, et de la presque eau chaude. Par contre, là encore, il nous faut insister pour avoir un grand lit double. Je commence à comprendre que la coupe ultra courte faite avant le départ les perturbe. Je me dis que d'autres indices devraient les mettre sur la voie, genre mes seins, mais ce sera pareil tout au long du voyage. Pire, ce soir là nous mangeons au marché de nuit et trois quinquagénaires solitaires se joignent à nous. Deux japonnais et un sud-coréen. Le Belge s'amuse à montrer ce qu'il sait dire dans les deux langues. Nous parlons des pays que nous avons aimé. Le coréen est impressionnant, c'est son deuxième voyage à vélo de chez lui au Laos, et il est déjà allé dans beaucoup d'autres endroits, toujours à vélo. Au fil de la discussion et de la bière (la première du Japonnais n°2 !), le sud-coréen (oui, vous m'excuserez, j'ai eu un peu de mal à retenir leurs noms) se détend et commence à m'expliquer que, de loin, avant de venir s'incruster, il pensait que j'étais le petit frère du Belge. Il me demande pardon, tout en rigolant, et je fais mine de ne pas me vexer, mais ça explique pourquoi on nous propose deux lits...

Jeudi matin, nous partons pour Luang Prabang. Ça ne semble pas loin, sur une carte, mais il faut la journée pour y aller. Le bus (80.000 chacun) avance lentement, s'arrête souvent pour charger des tonnes de marchandises, puis les décharger. Les paysages sont magnifiques, on ne s'ennuie pas. Mais 70 km avant d'arriver, le chauffeur casse sa boîte de vitesse. Impossible de repartir. Tout le monde doit sortir du bus. Comme nous sommes dans une côte et que le bus ne tient que par une cale en bois et quelques pierres, on ne se fait pas prier. Nous restons sur le bas côté, à rigoler avec les autres passagers. C'est à cet instant qu'on mesure les différences culturelles : personne ne râle ! Seconde différence, une demi-heure plus tard, un autre bus est là pour nous emmener à destination. Les dirigeants de la scnf devraient faire un stage ici ! Le nouveau bus est bien mieux que le précédent. Tout neuf, climatisé, grand, rapide. Mais le chauffeur décide de mettre une vidéo très mal filmée d'une chanteuse à la voix très aiguë avec le son à fond. Malgré les boule quiès (l'accessoire indispensable pour moi, il n'y a qu'une nuit où je m'en suis passée...), c'est avec de gros maux de crane que nous arrivons à Luang Prabang. Comme quoi, on était bien mieux dans notre vieux bus.

Le Belge négocie le tuk-tuk et nous nous enfilons dedans, direction le quartier des guesthouses. Leur nombre est assez dingue dans la rue, il n'y a que ça. Pourtant, il nous faudra en faire plusieurs pour en trouver une qui n'affiche pas complet et nous convienne (une fenêtre et un prix correct). Nous voilà chez Somjith (100.000 pour un balcon mais la salle de bain commune). Point positif : c'est un peu à l'écart du brouhaha de la rue principale. Point négatif : il faut enlever ses chaussures. Ça peut paraitre con, mais c'est super chiant. Au Laos, ils ne savent pas faire les salles de bain. Dans la même pièce, ils mettent une pomme de douche, un lavabo et les toilettes. Forcément, le sol est mouillé en permanence. Ah, et autre point commun à pratiquement tous les hôtels : les draps. Oui, ils ont tous des draps, forcément (quoique) mais surtout, des draps trop petits. Et je ne parle pas de 10cm, non quand je rentre mon 1m60 dans un lit fait au Laos, j'ai le choix entre couvrir bon buste et couvrir mes pieds. Formidable.



Nous passons la première journée à tourner dans la ville, plutôt agréable même si l'omniprésence des touristes est assez hallucinante. Je croyais le Laos relativement peu touristique, mais nous nous concentrons tous dans les mêmes endroits... On commence par une déconvenue. Alors que nous cherchons un bateau pour les grottes de Pak Ou, un homme nous dit qu'il cherche d'autres gens pour partir avec des clients qu'il a déjà. On s'accorde sur le prix, et il nous dit de revenir à midi. On se promène donc le long du Mékong. On visite un temple. Puis on revient. L'autre couple censé venir n'est pas là. On attend. Toujours rien. Un peu paniqué, l'homme revient nous voir et nous dit qu'il va trouver d'autres personnes, si on attend un peu. Il aurait un copain qui. Bref, on attend. Il trouve. On attend. Et personne ne vient. Ca fait plus d'une heure qu'on fixe le Mékong quand notre homme revient, un baril d'essence à la main, en nous disons qu'on peut y aller, on sera seuls mais ça ne sera pas beaucoup plus cher. On lui explique qu'on s'était mis d'accord sur un prix au départ, que ça n'est pas notre problème si les autres l'ont planté. Le ton monte un peu et on finit par s'en aller, question de principe. C'est un peu énervés et dégoutés d'avoir perdu ainsi une demi-journée qu'on se met en quete d'un restaurant où nous détendre. La rive du Mékong regorge de terrasses. On en choisit une qui ne paye pas de mine mais où les prix nous semble normaux : Mékhong Kongveha. Et on fait bien, c'est tellement bon qu'on y retournera deux jours plus tard. De nos trois semaines, c'est le meilleur resto qu'on ait fait. Et avec ça, le service était impeccable, la famille très gentille. Bref, bonne adresse. (Le menu est assez amusant dans ses approximations anglaises, mais reste compréhensible)



L'après midi, nous tentons d'aller voir de l'autre côté d'un des ponts de bambous. Il y en a deux, ils sont tous les deux payants, et ça ne vaut pas franchement la peine. Le premier donne accès à une "plage" avec un bar et un peu de sable. C'est "sympa" mais au bout de dix minutes on s'ennuie. Le second donne accès à... bah on n'a pas compris, en fait. On finit l'après-midi en gravissant le Mont Phousi (20 000), comme la plupart des touristes de la ville ! De là-haut, on a une vue panoramique sur toute la ville.

Notre deuxième jour sera bien plus intéressant. Nous louons un scooter (190 000 pour un 125 automatique sans le plein, c'est assez cher) et partons en direction de Kuang Si. A une trentaine de kilomètres de Luang Prabang, on découvre des ours, et surtout, un lieu paradisiaque, mêlant piscines naturelles et cascades, le tout dans la foret, avec de petits sentiers, de petits ponts et une eau limpide. Tout en haut, une cascade encore plus haute, avec un panneau "to the top". Forcément, on monte. Et on le regrette : c'est de la véritable escalade pour ne rien voir, la vue étant bouchée par les arbres ! En redescendant, le Belge s'arrête dans la plus basse piscine, histoire de tester l'eau, quand même. Et apparemment, c'était agréable !



L'après-midi, nous roulons vers le Nord, sans rien trouver de passionnant. Au final, on regrettera de ne pas être restés dans l'eau.



Pour notre troisième et dernier jour, on réessaie d'aller aux grottes de Pak Ou. Nous payons 80 000 chacun à une agence, le long du Mékong. Ils nous emmènent à l'embarcadère où une petite cinquantaine de touristes est divisée en groupes de cinq ou six. Les bateaux partent alors à la queue leu leu. Il nous faudra plus d'une heure pour rejoindre la grotte, et découvrir que l'entrée n'était pas inclue (20 000), et que la-dite entrée ne comprend pas le prix des toilettes ("donation"). En chemin, on s'arrête dans un village. Dans Le Routard, ça avait l'air sympa. En vrai, c'est juste horrible. Les touristes errent, tels des zombies, dans les rues d'un village transformé en Disneyland. Il n'y a pas une seule maison qui ne soit pas une boutique, on est sollicité de tous les côtés, même par des enfants. Les magasins vendent les classiques, tissus, bijoux et bestioles dans de l'alcool. Nos compagnons de bateau étant aussi passionnés que nous, on ne tarde pas à repartir. Les grottes seront également assez décevantes. Bah, ce sont des trous avec des Bouddhas partout...
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Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong
Laos, en pays Katou, deux mois à pied aux confins de la province de Sékong

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« Phoua khao khin màa, èt màa khin khun ! » (Nous mangeons nos chiens, mais nos chiens mangent les hommes !) Un homme katou

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TABLE Introduction I. Orpailler II. Marcher III. Habiter IV. Contrôler V. Manger VI. Fumer VII. Tuer (Puis quelques photos à partir d'ICI ainsi que LÀ).

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Introduction À deux reprises et à trois années d'intervalle, durant un mois chaque fois, j'ai marché, seul, sans guide, dans l'extrême sud-est du Laos, vers les confins de la province de Sékong, en direction des villages de l'ethnie Katou les plus isolés et les plus traditionnels de la région, dans lesquels je fus accueilli chaque nuit, devenant dès lors par ailleurs le tout premier touriste à se rendre en ces lieux. Ces étonnants et emblématiques villages circulaires, au caractère tribal original et remarquable, sont disséminés au cœur d'une zone résolument sauvage de montagnes escarpées et de forêts denses que l'on ne peut atteindre qu'à pied, la plupart du temps via d'étroits et improbables sentiers, rares traces tellement peu foulées qu'elles disparaissent continuellement sous la végétation envahissante.

La province de Sékong est la plus pauvre du Laos, et parmi les quelques groupes de populations qui la peuplent, les Katou figurent sans conteste au nombre des plus déshérités. Les Katou, les Khas-tuu, c'est-à-dire les "sauvages d'en haut" si l'on veut croire, entre toutefois d'autres hypothèses possibles, à une étymologie d'origine mixte, lao pour la première syllabe et katou pour la seconde.

Les Katou - ou Katu, Kantou - composent un des groupes ethniques les plus isolés et méconnus du Laos, même de leurs compatriotes. Population encore un peu crainte, car non laocisée, elle peuple une région montagneuse difficilement accessible, la Haute-Sékong, toujours peu connue à ce jour, et même redoutée de la plupart des Lao eux-mêmes : les Katou vivraient dans des contrées mystérieuses et dangereuses - un monde forestier demeuré non civilisé - voire s'avéreraient eux-mêmes dangereux. La réputation belliqueuse et sanguinaire des Katou n'est pourtant plus justifiée : leurs villages ne sont plus fortifiés, car les équipées sauvages et guerrières entre tribus voisines - les Katou de la province de Sékong se répartissent en sept sous-groupes - ont cessé depuis quelques décennies, et le tout dernier témoignage relatif à leurs fameuses Chasses au Sang rituelles, destinées à conjurer une catastrophe, un bouleversement ou une malédiction, date déjà de la fin des années 1930. Les sacrifices humains et les actes de cannibalisme qui s'ensuivaient - le sang et des organes vitaux étaient consommés par les chasseurs - ont désormais été remplacés par l'immolation rituelle occasionnelle de buffles.

Toujours est-il que les villageois Katou restés retranchés dans l'extrême est de la province de Sékong vivent encore véritablement en marge de la nation. Les influences culturelles et économiques lao s'arrêtent en effet de manière quasiment nette au pied des premiers escarpements qui composent leur pays, dans le sud de la Cordillère annamitique, chaîne montagneuse forestière formant une barrière naturelle ici difficilement franchissable entre le Laos et le Vietnam voisin. Un relief tourmenté, de petites vallées profondément encaissées et aux orientations diverses et variées, une nature éminemment sauvage et préservée où abonde une faune exceptionnellement riche, parmi laquelle de nombreuses espèces rares et endémiques à la région.

Bien que faisant épisodiquement, de la part des autorités, l'objet de tentatives d'intégration à la société lao, se traduisant par des incitations à transmigrer, c'est-à-dire à déplacer leurs habitats vers les vallées plus accessibles, et donc mieux contrôlables, les groupes Katou les plus reculés de la province sont néanmoins parvenus jusqu'à aujourd'hui, grâce à cet isolement géographique exceptionnel et radical, ainsi qu'à l'absence presque totale d'influences extérieures, à préserver une très forte indépendance culturelle. Ils ont par exemple pu perpétuer l'usage, au quotidien, de dialectes propres, ainsi que des croyances et rituels animistes particulièrement singuliers. De plus, contrairement à de nombreuses autres "enclaves ethniques" du pays, aucun groupe de population plus majoritaire et mieux intégré à la société lao, des bouddhistes notamment, n'est encore jamais venu s'implanter à proximité de leur territoire. Les Katou ont ainsi pu conserver nombre de leurs traditions ancestrales, généralement en étroite relation avec leur riche et dense environnement forestier.

Les Katou sont donc animistes et ils s'efforceront en permanence d'entretenir des rapports harmonieux avec les nombreux phii, les "esprits", qui peuplent la montagne, les grottes, la forêt, les cours d'eau, le village, les huttes, et d'autres lieux encore. Si cette harmonie a été rompue par viol d'une tradition ou d'un tabou, ou pour toute autre raison qui se manifestera le plus souvent par l'apparition d'une maladie, d'un décès ou encore d'une mauvaise récolte, seules les chamanes Katou sauront alors, par des méthodes ancestrales de divination, en définir l'origine, puis rétablir ce lien entre les humains et les "esprits" contrariés ou offensés.
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Au pays du million d'éléphants: le Laos en famille
AU PAYS DU MILLION D’ELEPHANTS : LE LAOS

Fidèles à notre organisation de voyage et notre objectif(un pied sur chaque continent tous ensemble)nous avons laissé choisir les enfants pour notre destination en Asie. J’vais plutôt imaginé un voyage en voiture de location et une destination facile comme la Thaïlande pour cette première découverte asiatique mais ils en ont décidé tout autrement :le Laos et en sac à dos et transports en commun(gloups !).On s’est laissé convaincre et comme nous avons bien fait !!Nous ne recherchions des dizaines de temples à visiter mais découvrir une ambiance, une atmosphère paisible et partager des tranches de vie :mission accomplie ! Cette fois, nous n’avions rien réservé (sauf à Bangkok et la première nuit à Luang Prabang. Nous avions prévu large au cas où les transports nous joueraient des tours mais ce ne fut pas le cas. Nous avons adopté la « zen attitude »et comme ce fut plaisant !Nancy avait raison « comme c’est simple l’Asie ». Alors bien sûr, nous n’avons pas fait de trek vers le nord, nous ne sommes pas allés à la plaine des jarres, pas parcourus le plateau Bolovens mais nous sommes satisfaits et nous avons autant de raisons d’y retourner. Merci à tous ceux qui m’ont aidé à préparer ce voyage sur le forum et un clin d’œil tout particulier à Nancy et Philippe pour tout leur soutien !

ITINERAIRE : 7 février au 24

Le 7 :Arrivée à Bangkok Le 8 :Bangkok Le 9 : Bangkok-Luang Prabang Le 10 :Luang Prabang (visite d’une école –grottes de Pakkou-villages) Le 11 :Luang (Trek et ballade à dos d’éléphant) Le 12 :Visite de Luang Prabang(Ville, marchés, temples, palais royal) Le 13 :Luang Prabang(cascades de Kuang si) Le 14 :Luang Prabang-Vang Vieng Le 15 :Journée tubbing-ballade-kayacking à Vang Vieng Le 16 :Vang Vieng-Vientiane-Paksé Le 17 :Champassak et le Wat Phu Le 18 :Don khone Le 19 :Don Khone Le 20 :Don khone Le 21 :Don khong Le 22 :Don khong Le 23 :Don Khong-Paksé-Ubon-Bangkok Le 24 :Retour à Paris

LES DEVISES La monnaie officielle est le KIP. Le bath, l’euro et les dollars y sont aussi acceptés. Pour se simplifier la vie 1$ = 10 000 K. Le change est plus avantageux au nord(1$=9600k)qu’au sud(1$=9100k). Nous avions emmené des dollars en petite coupure. Il est très bien accepté dans les agences, guesthouses, hôtels…mais plus difficilement sur les marchés, échoppes, gargotes…..Alors on a changé les 300 euros que nous avions sur nous pour les « menus » achats ;tout est alors devenu plus simple. Bref on en retient qu’il vaut mieux mixer les monnaies.

PS pour les CB :on nous avez dit qu’il n’y avait pas de distributeurs mastercard ailleurs qu’à Vientiane. Il semblerait qu’il y en ait aussi à Luang et Vang Vieng.

CLIMAT

C’est la saison séche. Ciel éternellement bleu sauf le dernier jour plutôt gris (comme dans nos cœurs).Au nord entre 25 et 35° ;plus frais le soir mais sans jamais avoir eu besoin d’une veste. Au sud, entre 25 et 35 et nuit aux alentours de 20. Très bien supportée car sans humidité. Seul désavantage de la saison :les arbres sans feuille et les rizières à sec mais on ne peut tout avoir…

BUDGET TOTAL

Environ 6100 euros pour 5 personnes

Avion :Paris-Bangkok (pris en octobre) :3300 € :Bangkok-Luang :585 € (y compris taxe sortie territoire) :Ubon-Bangkok :100 €

Administratif :Taxe sortie Thaïlande :70 € :Visas sur place à Luang (avec 1 photo identité et 5 minutes) :125 €

Nourriture : 300 €

Déplacement :415 € au Laos :26 € en Thaïlande

Divers(souvenirs, cartes postales… ) = 140 €

Sorties et visites :300 € au Laos :24 €en Thaïlande

Logement : Laos 480 e :Thaïlande :220 e

LOGEMENT

Bangkok :Reno Hôtel :2 nuits/2 chambres :5190 bt Très bien situé prés de siam square. Chambres confortables, spacieuses, avec SDB. Le personnel est plutôt froid. Petit déjeuner compris mais ne demandez surtout pas 2 tartines de plus, elles vous seront grassement facturées. Au moment de payer le total ne correspond pas au prix annoncés sur le net.

Luang pragang :Rattana guesthouse :18$ la chambre .Coup de cœur ! Dans une ruelle à côté de la poste. Chambre à l’étage pour 3 personnes, très claire et spacieuse(chambre du bas un peu plus triste) et avec un petit balcon. Le tout très propre.SDB individuelle avec eau chaude et Wc. A 2 mn du marché de nuit. Tenue par le docteur Somphone parfaitement francophone. On s’y est senti comme chez nous. Laundry possible. Nous avions emmené du matériel scolaire et acheté sur place cahiers et livres. Le docteur Somphone nous a emmené dans le village de sa grand-mére. Si vous le souhaitez, n’hésitez pas à la contacter, les dons sont les bienvenus.

Vang Vieng :Thavonsouk resort :18$ Joli resort au bord de la rivière en face des falaises. Petit bungalow pour 2 ou 3 personnes dans un charmant jardin. La patronne parle français. Bungalow en bois ou en dur. Spacieux avec clim et SDB avec eau chaude. Eloigné du centre mais quand même très bruyant à cause des habitations juste au dessus. Restaurant à prix corrects et de bonne qualité.

Champassak :Anouxa GH :15$ Au bord du Mekong et avec son propre débarcadère. Petit bungalow très spacieux, très propre avec 3 lits, SDB, eau chaude. Le patron parle anglais et son frère français. Petit jardin, hamac…Resto de bonne qualité, bien servi, pas cher .A RECOMMANDER.

Don khone :Sala don khone :Bungalow double occupation :18$ avec petit dej :Chambre double ou triple villa :31$ avec petit dej Nous y avons passé 3 nuits et avons tout essayé. Bungalow au bord du mekong, palmiers.. pour 2 personnes avec SDB .Electricité entre 17h et 22h.Sympa mais les cloisons en papier mâché vous permettent de suivre la conversation des voisins voire plus. Pour la troisième personne, on nous avait posé un matelas au sol mais le soir des hôtes indésirables avait envahi le matelas, nous avons donc dû prendre une 3° chambre. Le lendemain, les enfants ont déménagés dans la villa coloniale. Villa coloniale :chambre très grande, SDB, belle terrasse, très agréable. Nous vous recommandons cette formule un peu plus cher . Nous n’avons pas dîné à l’hôtel. Petit dej copieux.

Don khong : Pon’s GH :12, 5$ Située au bord du mekong .Vaste GH avec nombreuses chambres. Chambre propre, spacieuse, AC, SDB et eau chaude. Patron parfaitement francophone. Très bon accueil !Laundry, vélos, mob. Propose aussi un vaste panel d’excursion et de transport .Bon resto pas cher.

DEPLACEMENTS

A Bangkok Aéroport-Siam square(par bureau officiel) :400bt +65 de péages Sky train 30bt/pers (pris 2 fois) Bateau Chao praya :100bt/pers mais le prix a la journée ne s’est pas avéré avantageux. Siam square-Aéroport :350 bt

Au Laos Transfert aéroport –Gh :7$ Tuk-tuk à la journée (grottes, cascades…) :25$ /j Bus VIP Luang/Vang vieng ( 6h) 13$/pers repas compris Bus VIP Vang vieng-Vientiane ( 4h) 6$/pers Bus VIP Vientiane-Paksé ( 10h de nuit) repas compris et transfert gare nord vers gare sud :16$/pers Tuk-tuk Paksé-Champassak (ferry compris) 5$/pers Tuk-tuk pour Wat Phu 10$ Tuk –tuk Champassak-Don khone (Ban nagasang) :10$/pers Bateau à moteur Ban Nagasank-Sala don khone :2$/pers Bateau à moteur don khone-don khong :5$/pers Minivan don khong-aéroport Ubon (3 h)

ROUTES Petites routes et pistes :beaucoup de poussières prévoir foulard… Sécurité LP/VVieng :pas eu de problème .Gardes armés sur la route. Un garde monte dans le bus armé jusqu’aux dents sur 100 km. Attention au mal des transports entre LP/VVieng

DIVERSES VALEURS Baguettes :2000 k Barquette de fruits : 5000 k Baguette + kiri +tomates :10 000 k Bouteille eau : 2000 k Coca : 4000 k Shake au fruits :6 à 8000 k

RESTAURANTS

Luang Prabang : Buffet végétarien au marché du soir :5000 k COUP DE CŒUR !

Vang Vieng : Organic farm .Très bon et pas cher.

Sala don khone : Bamboo restaurant Très varié. Pas cher .Nous recommandons le poisson au sel et les rouleaux de printemps.

NOUS AVONS AIME : - Luang Prabang pour son atmosphère paisible, ses marchés, sa population… - Le sourire, la gentillesse et la serviabilité des Laotiens - Les shake fruits - La visite de l’école et son accueil chaleureux - Les paysages de Vang-Vieng - La torpeur de Don Khone - La nourriture excellente

NOUS AVONS MOINS AIME : - les chants des coqs le matin. Phobique de la grippe aviaire s’abstenir :on vit au milieu des volailles en permanence. - La literie :peut-on encore appeler cela des matelas.. - Et pour les gros mangeurs de la famille :les portions parfois un peu justes.

NOUS AVONS REGRETTE : - 2 jours de + à Luang - 1 jour de plus à Vang Vieng pour se balader de l’autre côté de la rivière. - Avoir fait Don Khong après Don Khone (mais c’était aussi une question pratique )

NOUS N’AVONS PAS DU TOUT REGRETTE : - La formule tubbing ET kayack - Le bus de nuit :fort confortable et très économique - Ne pas avoir fait d’étape à Vientiane.

SORTIES

- Bangkok :Palais royal : 250 bt/pers - Journée ballade éléphant + trek(tiger trail) :35$/pers repas compris - Grotte de Pakkou :entrées+bateau : 2$/pers - Massage :foot massage 3$/pers :Full massage :5$ 1h - Palais royal de Luang 20 000 k/pers - Cascades de Kuang si :15 000 k/pers - Wat phu :30 000/pers - Chutes de Liphi :9000 k/pers - Location vélo : 1$/pers/j - Location mob :10$/pers/j

RECIT

Mardi 6 février et Mercredi 7 Nous quittons Paris sous la pluie. Nous sommes immédiatement conquis par la compagnie Emirates airline : écran individuel, grand choix de films, jeux, repas corrects, glace dans l’après-midi…Nous ferons escale à Dubai pendant 3 h ;c’est immense et le duty free fonctionne bien. Nous sommes fatigués donc pas le cœur aux achats. La nuit sera courte mais nous arrivons à l’heure à BKK. Le passage à l’immigration se fait en 10 mn(comme dans tous les pays :pas un mot, de vrais cerbères. Je commence à croire que c’est un critère de sélection internationale)Après récupération des bagages, nous trouvons immédiatement le comptoir officiel des taxis-meter et embarquons avec un chauffeur fort sympa mais qui se prend pour Starsky. Il nous faudra 20 mn pour rejoindre Siam square et le Reno hôtel réservé depuis la France. Nous sommes surpris des 30° qui regnent, de la moiteur et la pollution. Après une sieste réparatrice de 2h, nous partons à l’assaut du BKK moderne, MBk, Paragon…Vacarme, circulation intense, embouteillage où se mêlent tuk-tuk, mob, voitures…en font déjà un spectacle surprenant !Nous avons pour mission de trouver et acheter notre mascotte de voyage (qui nous suivra desormais dans chacun d’entre eux).Chacun y va de ses préférences :un cochon :trop laid ; un ours, non trop rose pour les garçons et trop brun pour les filles……Après 20 mn de delire, notre choix s’arréte sur …..une vache ;Romain conclue : « ça farte grave une vache ».On la surnomme « squizzee ». Les ventres commencent à crier famine et nous choisissons la facilité au « 8 » au Paragon.salade au poulet pour les uns, noddle soup au canard pour d’autres…Squizzee s’essaie aux baguettes et nous aussi mais ce n’est pas très concluant ! Retour à l’hôtel, fourbus par une aussi longue journée.Le sourire et la gentillesse des Thai nous a cependant déjà conquis !

JEUDI 8 :

Lever au son du réveil à 8h (eh oui, il n’est que 2 h en France) ! A 9h, nous nous lançons en famille à la conquéte de BKK avec les conseils précieux des membres de VF. On a bien retenu la leçon :sky train jusqu’à saphan taksin puis bateau sur la chao praya et debarquement à tha Tien, non loin du Wat Pho. On nous propose immédiatement un tuk –tuk pour 60 bt pour le bouddha noir, le temple de la montagne, et avec retour au grand palais.On hésite, cela fait très touriste mais les enfants sont emballés et puis ce n’est pas une fortune.On embarque et quelle expérience :on finit par se demander si on rentrera vivant. Au temple du bouddha noir, on entame la discussion avec un espagnol qui nous explique les différents rites dans un temple(nous sommes totalement incultes en bouddhisme). Ensuite direction le temple de la montagne. Les nombreuses marches ne nous laissent pas oublier les 30° humides mais nous offrent une chouette vue sur BKK et sa pollution. Nous rejoignons le tuk –tuk qui nous explique que si nous nous arrétons 10 mn dans un centre joaillier-tailleur, il aura son plein d’essence gratuit. Cela sent le piége mais après tout cela ne nous coûte que les 10 mn à faire comprendre que les tailleurs, costumes c’est pas notre truc et que je ne suis pas fan de bijoux. Le plein fait le tuk tuk nous déposera au grand palais et veut nous offrir la course en remerciement ;nous ne cédons pas et lui payons comme convenu sa course. Tout le mode est content. Nous entrons au grand palais et nous ratons notre examen de passage :Romain et moi-méme sommes recalés avec nos pantacourts (pourtant toute la famille en porte)Je me retrouve donc affublée d’un sari jusque là tout va bien mais le pantalon super tip-top proposait à notre ado de 15 ans en quéte de son image de marque est moins facile à digérer « allez Romain, tu t’en fous ».Nous sommes neanmoins interdit de photo sur sa personne(déjà qu’on avait plus le droit de lui photographier les pieds à cause des sandales……).Nous sommes tous émerveillés par tant de splendeurs.2 h de visite plus tard, nous ressortons enchantés. La faim creuse…Nous nous lançons au milieu des petites échoppes. Comme c’est simple l’Asie…….noddle, pork, salade c’est délicieux. Nous ne regardons pas trop à l’hygiéne et tant pis si la tourista fait rage demain .Nous finissons par des ananas, pastéques savoureux et le tout pour 150 bt pour nous 5. Nos rejoingnons le quai Tha Tien en longeant l’enceinte du palais et le marché aux amulettes. On voulait voir Chinatown et le wat Pho mais il est 17h et tout le monde est fatigué.Nous reviendrons à BKK, il y a tant à faire .Nous regagnons l’hôtel et surtout la piscine.

VENDREDI 9

Au lieu du très chargé programme avant l’aéroport, nous décidons de faire soft car après tout, on est en vacances. Nous rejoindrons donc directement l’aéroport en taxi. Nous ne connaissons pas Don Muang mais nous trouvons l’aéroport bien aéré et sympa. Aprés 1h30 de vol, nous atterissons au petit aéroport de Luang. Nous sommes à mille lieux de BKK et son atmosphére trépidante, c’est déjà une impression de bout du monde……….Eh ben oui que cela existe une immigration souriante ! la preuve est ici donnée, cela fait plaisir.Il fait beau et chaud. Le docteur Somphone nous attend comme prévu. Nous avions reservé suites aux nombreuses éloges sur le forum et pour répondre à son besoin de materiel médical. Elle parle très bien le français et sa maison est des plus charmante. Nous laissons nos chaussures à l’extérieur comme le veut la coutume et les maniaques des pieds sont immédiatement mis à mal mais on s’y fera vite… On se lance de suite dans les rues .Nous sommes déjà sous le charme :végétation luxuriante, vieilles maisons, capharnaeum des tuk-tuk, sourires des laotiens, mobylettes et une atmosphére zen :quel bonheur !!!!!!! Nous fouinons le marché de nuit, nos yeux emplis d’émerveillement, nos sens tous en éveil ! une angoisse soudain……..Tant de belles choses s’offrent à nous et nos sacs sont si petits. Habitués à tout engouffrer dans la voiture de location, nous voici devant notre premiére question existentielle du voyage »s’organiser pour ramener un maximum de souvenirs » C’est si peu de chose devant la vie et la survie de ce peuple…… Les estomacs crient famine. »Que c’est facile l’Asie « On se dit qu’on bien résisté aux petits délices de BKK alors on réitére :buffet végétarien à 5000k /pers :on se sert, on fait chauffer, on s’asseoit où on peut au milieu de la population et des voyageurs du monde entier :quelle ambiance bon enfant ! on discute en anglais, en espagnol……..On complétera le repas par les ananas, pastéques, crépe à la noix de coco…Nous achetons quelques livres pour enfants afin de les remettre demain à l’école où nous sommes conviés. Retour à la Gh en revisant nos premiéres bases de vocabulaire :sabaidii, sabaidii bo, kopchai…et au dodo !

SAMEDI 10

Nous avions prévu de nous lever à 7 h mais à 5h30, nous sommes pris d’une impérieuse envie d’aller à la l’aumône des moines .Nous laissons dormir les enfants et nous nous éclipsons dans la nuit et la brume. Le jour commence à poindre et cela donne une atmosphére irréelle. Nous ne verrons que peu de bonzes :trop tard, mal placé, je ne sais pas . A 8h30 tapantes départ avec le Docteur Somphone et son frére en tuk-tuk direction le village natal de sa grand-mére à 1h30 de Luang en pleine campagne au milieu de nulle part. Le froid est vif mais la vie de la campagne autour de nous nous fait oublier ce petit inconvénient et celui d’étre autant secoué. Nous arrivons au village ;les enfants nous attendent et nous observent ;peu de touristes passent par ici. Nous avons droit à tous les égards et le sourire des enfants nous fait chaud au cœur. Une fois de plus, nos enfants constatent le bonheur d’avoir un systéme scolaire aussi évolué que le nôtre. Ici, l’école primaire est obligatoire. Ils ont cours de 8h à12 h et de 2h à 4h ;les maîtres sont remunérés 50 $ par mois ;l’éducation n’est pas prise en charge et laissée au soins des parents. Romain, Thomas et Lucie entreprennent la distribution et les visages s’illuminent .Nous avons eu le droit à des chants ;nous avions les larmes aux yeux. Les enfants se dispersent et les parents et la chef de village nous convient à visiter leur village :la vie est rudimentaire, les gens sont pauvres mais n’ont pas l’air de souffrir de la faim. Nous reprendrons bien plus tard notre route et nous nous arrêterons pour visiter les grottes de Pakkou.Il fait maintenant très chaud. Nous traversons le Mekong pour 1 $ par personne(en barque à moteur), fleuve ô combien mythique !Moment d’émotion …….La visite des grottes n’a rien à nos yeux de spectaculaire. Sur la route du retour, nous ferons au village de Banxan hai où le docteur Somphone doit voir un enfants souffrant de thalassémie. Les villageois nous expliquent la préparation de l’alcool de riz ( le lao-lao).Arrêt aussi au village de Ban Phanom, village tai-lu où les femmes tissent ce que nous retrouvons sur le marché de nuit le soir à Luang. C’est un arrêt traditionnel touristique et les prix pratiqués ici sont gonflés. Retour à la GH à 15h ;c’est l’appel de la sieste. A 17h, nous sommes dans les rues de Luang. Nous décisons à tort ou à raison de nous attaquer au mont Phousi (entrée 10000 k) et à ses 328 marches(après Pakkou est-ce judicieux ? mes courbatures du lendemain me le feront vite savoir). L’effort est récompensé car on jouit d’une vue magnifique sur la ville, le Mékong, la végétation luxuriante, les temples.Nous pensions assister au coucher du soleil de là-haut mais bien installés dans un coin, nous retrouverons bientôt au milieu de ce que nous appelons « une meute de touristes » français et bien sûr bruyante et acharnée (eh oui, on vaut bien notre réputation.. ).Les discussions s’enchaînent sur la meilleure chambre de leur resort de luxe, le must des lunettes essilor, le discours métaphysique sur la façon dont le soleil va se coucher et les derniéres avancées de citroen et renault !Quelle plénitude. Bref, vous l’aurez compris à chacun sa façon de voyager mais ce n’est pas la nôtre et nous avons choisi la fuite en avant….Nous avons bien fait car nous avons regardé le coucher du soleil sur la terrasse à mi-chemin et dans le calme merci ! Au fil du marché qui s’animait et s’éclairait, Lucie et moi-méme avons réussi à convaincre nos hommes pour un massage. Nous débarquons donc à 5 et nous mettons d’accord sur un full massage et là deception, Eddy, si bon en anglais se voit proposer un foot massage et acquiése .Ce n’était pas notre programme mais tant pis, on y est, on s’installe. Imaginez vous, nous 5, alignés en rang d’oignon, avec les garçons qui ont le fou rire dés qu’on leur touche le premier orteil, la derniére masseuse qui s’écrit « oh my god « en voyant la pillosité de mon mari et son 43 fillette (elles vont finir par nous le vexer)…Bref, je ne sais si c’est le bien étre du massage ou d’avoir autant ri mais tout le monde ressort heureux et detendus .Nous, nous inscrivons de suite pour un full massage lundi ;affaire à suivre…. On ne change pas une équipe qui gagne alors, nous retournons au buffet végétarien. Nous faisons aussi notre premiére acquisition :une pipe à opium. Nous rentrons fourbus et moi, bien entendu, courbaturée.

DIMANCHE 11

Nous optons aujourd’hui pour un petit-dejeûner dans la rue. Nous sommes attendus pour une journée reservée 2 jours plus tôt dans une agence « tiger trail » qui nous donnera entiére satisfaction. Je dirai que c’est ma journée stress du voyage, celle qui m’attend toujours tôt ou tard dans tous les voyages, celle spécialement choisi par les enfants, celle qui me flanque la trouille, me met un nœud à l’estomac et celle bien entendu qui marque tous les esprits et fait rire la tribu pendant de nombreuses années. Bref, après les passerelles sur la canopée au Costa-Rica, la ballade à chameau dans le sud marocain, les chaînes de la randonnée du naukluft, l’Empire State Building…(vous commencez à comprendre mon point faible …ben oui le vertige) c’est la journée éléphants !C’est une bébéte que j’adore mais vue du bas !Le programme du jour ballade à dos d’éléphant (ouf, on commence par ça, ce qui m’évitera un ulcére), repas, trek de 4h dans les montagnes jusqu’à un village lamu. Tout est compris et parfaitement organisé :transfert, guide, bateau…Notre guide est adorable et nous sommes les seuls (ouf on déteste les groupes).Si on en revient à l’éléphant et bien je dirai moins impressionnant que prévu .Cela fait « traine-couillon mais on a quand méme apprécié, les enfants étaient ravis c’est l’essentiel ! Nous embarquons ensuite sur un bateau en moteur et 30 minutes après, nous voilà largués en pleine forêt (dans le fond, on est content d’avoir un guide !) ;Romain propose immédiatement d’alléger notre guide (qui porte le pique-nique) en mangeant .Bien joué ! Délicieux lunch. On s’attaque alors au trek. Les 1h30 de montée en plein soleil me rappelle aussitôt mon manque d’entrainement physique et surtout les 328 marches d’hier !La ballade est superbe. Aprés la visite du village et la découverte de quelques apprentissage :tabac, riz…, nous redescendons toujours sous un soleil ardent :pas de bruit, (enfin avec 3 enfants à peu prés)pas de pollution :nous et la nature, cela vide la téte !Retour à 17h à Luang, poussiéreux, transpirants mais la ville est depuis ce matin sans électricité alors ce sera douche froide mais ô combien bénéfique. Nous arpenterons comme d’habitude le marché de nuit si plaisant et commençons nos emplettes. Nous marchandons un peu mais sans grande conviction, c’est déjà si peu cher.

LUNDI 12

Aujourd’hui, notre seul objectif :la visite de Luang : marchés de jour, temples, palais royal…….Un temple, deux temples, nous sommes étonnés par la quiétude. Ils sont richement décorés et la ferveur des croyants tend à nous laisser penser que la ferveur catholique de nos contrés tend à disparaître. Les marchés sont riches en odeur, en couleur et en étonnement ici on vend des naseaux de buffles, des rats, on fait grillé les pattes de poulet et les mouches se régalent…les services vétérinaire français s’en donnerait à cœur joie mais que la vie est simple…. Nous déjeunerons sur les conseils de Nancy dans un petit restaurant et suivant son avis(toujours très avisé) je prends un green curry. Et bien comme quoi personne n’est toujours de bons conseils car à la premiére bouchée, je m’enflamme, rougis, décolle……. ;Vous l’aurez compris attention les green curry peuvent étre pimentés et estomacs sensibles s’abstenir ! Nous visitons le palais royal situé en face du mont Phousi, construit par le roi Sisavong en 1904.Il y fut habité jusqu’à la chute du régime en 1975.Sur la gauche sa statue, sculptée par un russe (on sent la rigueur) une main faisant le signe d’une promesse et l’autre tenant le serment de loyauté. Sur la droite le magnifique Wat contenant le prabang, saint bouddha qui a donné son nom à la ville..Dans le palais, les salles se succédent et notre préférence se porte sur celle du trône. Le palais est assez sobre ;Lucie nous fait remarquer qu’on est loin des fastes de Versailles. La salle de réception contient les cadeaux offerts par les différents chefs-d’état. La France fait moins pitié avec son service à thé que les pin’s offerts par les russes mais n’égale pas la porcelaine japonnaise. Nous n’étions pas là pour cela mais ce qui retiendra tout particuliérement notre attention c’est les 3 petits fragments de pierre de lune offert par les USA. La journée se terminera ainsi au gré de nos découvertes et autour de notre buffet végétarien où on discute tantôt en anglais, tantôt en espagnol, très bénéfique pour les enfants. J’avais dit affaire à suivre pour les massages et bien nous y revoilà !Bien sûr notre arrivée suscitent quelques sourires. Lucie et moi prenons place chacune dans une salle ( Lotus du Laos 1h /5$ /pers).Les hommes disparaissent à l’étage stréssés par ce qui les attend. Thomas sera seul dans une salle ;après avoir tenu ferme et refusé d’enlever son caleçon, il trouvera les massages trop violents. Eddy et Romain sont ensemble. Romain pensait se retrouver avec la jolie petite laotienne et après avoir essayé de la refiler à son pére, se retrouve avec la big mama qui le torturera pendant 1h.Vous l’avez compris, nous n’avons pas convaincu nos hommes sur les bénéfices d’un full massage.

MARDI 13

Après le petit dejeuner départ pour les cascades de Kuang si .Piste en mauvaise état mais 45 minutes plus tard, nous voilà lâchés en pleine jungle :banians, bambous, fleurs exotiques…Nous gravissons les différents palliers de la cascade tous plus beaux les uns que les autres, et l’eau d’un bleu sublime. Nous atteignons la chute ;les lieux sont enchanteurs .Toujours pour fuir les meutes de touristes, nous choisissons de nous baigner au premier pallier, celui où personne ne s’arréte ;nous aurons la grande chance d’étre seuls. L’eau est, comment dirai-je..glaciale doit étre le mot !Les deux petits s’y lancent vite, Romain tentera une approche qui n’aboutira pas .Il ne sera pas dit que je serai la moins courageuse donc je m’y lance…..c’est…revigorant !!!!!!Pendant ce temps et exceptionnellement, Eddy a décidé de jouer les photographes. Pas dupes de ces manigances et plébiscité ;il finira à l’eau ! Nous finissons dans un gargote autour d’une fried noddle ou d’un fried rice delicieux !Retour à la GH. Nous organisons notre départ de demain pour Vang Vieng .On remplit les sacs( passera, passera pas, on y arrive mais le poids a changé !) Visite d’un dernier temple. Nous sommes accostés par un moine. Nous discutons quelques minutes. Il est très content de parler anglais car il ne pratique cette langue que depuis 2 mois(mais presque aussi bien que nous).Il nous convie à revenir à 17h50 pour la cérémonie de priére ce que nous acceptons avec joie .Pour patienter, nous irons admirer le fleuve et la vie quotidienne :cueillette sur les terrasses, bain dans le Mekong, éclats de rire des enfants..C’est reposant ! Nous retournons au temple et nous installons discrétement au fond pour y observer la cérémonie où sont scandés des chants. On se laisse prendre, c’est presque envoutant. La cérémonie finie, le moine nous convie dans sa modeste chambre. Nous y resterons 1h à discuter de sa vie, de religion, de notre vie d’européen.. assis par terre avec un verre d’eau. Tant de simplicité et tant de chaleur nous font du bien .Quelle belle rencontre. Nous chinerons une derniére fois le marché, faisons nos adieu au patron du buffet végétarien….on se sentait déjà chez nous. Voyageurs si vous passez par Luang, ayez une petite pensée pour nous et prenez votre temps :c’est magique !Kop chai lai lai Luang !

MERCREDI 14

Après le petit-dejeuner et la cérémonie animiste des bracelets, la guesthouse nous emméne à la station de bus .Le bus prévu à 8h partira en fait à 7h45.Nous avons choisi un bus VIP .VIP note la différence avec les express(un peu delabré) et les normaux carrément pourris. Mais la notion de VIP n’est pas la méme que dans notre société en tout cas pour ce bus car celui-ci notre « Johnny » tout VIP qu’il soit n’en voudrait pas .Bon, on est routard ou on ne l’est pas….La route entre Luang et Vang Vieng est magnifique et ponctuée de petits villages. Celle-ci serpente dans les montagne et serpenter n’est pas un euphémisme, attention au mal des transport, Lucie en a fait les frais !Aprés Kasi, arrêt de 10 mn montre en main pour avaler une noddle soup ou un fried rice.Les retardataires après le mélodieux coup de klaxon monteront dans le bus déjà en marche ! Nous arriverons à Vang Vieng 6h plus tard et regagnons à pied le Thavonsouk resort où nous prendrons 2 chambres en bungalow ;endroit magnifique au bord de la Nam Song . Nous partons rapidement réserver notre journée de demain. Nous cherchons et trouvons rapidement l’agence conseillé par Nancy « amazing tour » qui nous donnera toute satisfaction quant à son sérieux .Nous réservons une journée visite de grottes, balade, tubbing et kayacking avec le repas compris pour 55$ .Nous réservons également nos prochains trajets jusqu’à Paksé en bus VIP (eh oui, il faudra y revenir…. Nous arpentons briévement Vang Vieng. Tout le monde dit « on aime ou on deteste ».Certes l’ambiance des bars avec les lits alignés et sa population affalée dessus est quelque peu étonnante mais Vang-vieng ce n’est pas que cela et ce sont les mémes position de lezard qui sévissent sur nos côtes méditerrannéennes en plein étè à l’exception prés qu’ici, il ne faut pas se battre pour poser sa serviette………. Nous préférons donc en retenir le magnifique coucher de soleil sur les falaises(Vang Vieng est surnommée la baie d’halong laotienne), la vie au bord de la riviére, le cris joyeux des enfants et bien d’autres scénes de vie.. sans porter de jugements si on aime ou on deteste. C’est aujourd’hui la St Valentin et les enfants nous paient le restaurant ! Ils ne sont pas formidables ces petits ?

JEUDI 15

Après le petit-dejeuner très apprecié à l’organic farm (pancakes mulberry avec citron et miel ), nous arrivons à l’agence où nous embarquons dans un tuk-tuk avec 2 couples d’anglais ;un couple de jeunes et un couple à la cinquantaine (ouf on craignait de se retrouver qu’avec des jeunes plein de fougue et de vitalité ). 17 km plus loin, nous sommes debarqués et démarrons un petite ballade, ma foi, fort sympathique à travers 2 villages, jusqu’à l’entrée de la grotte où il nous faut embarquer assis dans d’énormes chambre à air et munis de lampes frontales. Le but remonter le courant dans la grotte d’abord à l’aide d’une corde puis en pagayant avec les mains. Je vous laisse imaginer la température de l’eau dans la grotte et je dirai que c’est revigorant pour le fessier !Lucie qui est la seule à ne pas avoir de lampe frontale se la joue fine en s’accrochant au guide. C’est rapidement épuisant et nous sommes ravis de savoir que nous regagnerons Luang en kayack et non en bouée ! C’est amusant, seule fausse note, Thomas est claustrophobe et ne sera guére rassuré pendant cette petite ballade . Retour au tuk-tuk où le déjeuner nous attend :très bien servi, bon(2 brochettes de poulet, fried rice, 1 baguette, 1banane, une bouteille d’eau). Puis un petit coup d’œil à la grotte de l’élèphant et embarquement dans les kayack.On écoute la leçon, on fait les groupes :les petits seront avec papa et moi j’embarque Romain en lui laissant soigneusement la place arriére, celle qui dirige l’embarcation, et c’est parti pour 1h30 ! Les premiers rapides (gentillets vue la saison) ne sont pas une réussite. Les équipes se rejettent la faute ( teins, tiens les anglais ne sont pas moins râleurs que nous !) « comme ça », »trop à droite, pas assez à gauche.. », puis la méthode se peaufine pour finir en beauté ! Au bout d’1h30, nous ferons une pause au bord de l’eau mais malheureusement dans un de ces repaires de jeunes où la musique est « à donf » et biére à gogo ;ce doit étre tout Ibiza qui se retrouvent ici ! Il y a possibilité de faire du jumping :trapéze d’une dizaine de métres de haut d’où on se jette dans la riviére. On se contentera de regarder … par trouille pour certains, par obligation au vue des risques pour d’autres. Nous préférons nous éloigner pour nous baigner .Cette pause de plus d’une heure est notre seul regret de cette bonne journée.

VENDREDI 16

Avant de quitter Vang vieng, nous faisons une petite ballade de l’autre côté de la riviére.les paysages sont magnifiques et nous regrettons de ne pas avoir la journée pour le faire .Nous quittons Vang vieng à 13h vers Vientiane cette fois dans un bus confortable !De là, nous avons décider de rallier de suite Paksé avec un bus de nuit. La capitale n’a retenu notre attention ni par les commentaires sur le forum, ni par les guides.!

Revenons au bus de nuit. Ce choix ne faisait pas l’unanimité et surtout pas le mien de vang vieng à Vientiane puis 10 h de Vientiane à Paksé après la mauvaise expérience de la route de luang m’angoissait ( bon, j’avoue aussi, j’aime étre dans un lit la nuit ! peut-étre l’âge …)Cependant la large majorité de 4 contre 1 l’a remportée (aux .vues du bénefice réalisé 16 $ contre 105 $ en avion) . Nous n’avons pas regretté car c’était vraiment Vip :siéges inclinables, repas, couverture, clim, TV….nous avons bien dormis.

SAMEDI 17

Nous arrivons comme prévu à Paksé à 6h.Nous négocions d’entrée un tuk-tuk avec le bac compris jusqu’à Champassak où nous avons réservé la veille deux chambres à l’Anouxa GH. Le tuk-tuk nous dépose à l’embarcadére où nous montons sur une embarcation de fortune pour étre débarqués au pied de l’Anouxa. Quelle aventure !!! Nous décidons rapidement d’aller visiter le Wat Phu car la température monte vite. Nous irons en tuk tuk (10 $).Nous ne connaissons pas encore Angkor au Cambodge ( hélàs …) alors la magie des ruines opérent de suite. Plus on s’éléve plus la vue est magnifique. Nous y passerons deux heures. Ce sera une après-midi flanerie car nos chambres au bord du Mekong s’y prétent à merveille ! Le soir, le patron nous proposera de nous emmener lui-méme le lendemain au bac vers Don khone.Affaire conclue !

DIMANCHE 18

Après deux heures de tuk-tuk et de nouveau une embarcation sur un ferry de fortune cependant très animé par les diverses marchandes vendant plein de bonnes choses à manger :crépes à la noix de coco, beignets, soupe, brochettes…, nous sommes débarqués à Ban Nagasang. Nous embarquons sur un bateau à moteur ; le batelier est très habile pour éviter les nombreux écueils. La ballade est très plaisante !Cette partie du Laos porte bien son nom de 4000 îles, celles-la méme qui apparaissent avec la décrue du fleuve. Ces iles sont un petit paradis :le mékong, les palmiers à coco, la luxuriance, les villages, le sourire des habitants, de vieilles bâtisses coloniales, les buffles dans l’eau…nous sommes sous le charme. Notre choix se portera sur Sala Don Khone. Nous choisirons les bungalows mais divers événements nous contraindront à déménager dans la villa coloniale les jours suivants. Ici pas d’électricité, juste un générateur de 17h à 22h.Nous apprécierons ce que d’autres jugent comme un inconvénient .Nous sommes au bout du monde ! Tous les soirs, nous prendrons plaisir à admirer le coucher du soleil sur le french bridge. C’est ici que pendant 3 jours nous nous laisserons aller à une certaine torpeur bien agréable. Nous prendrons tous nos repas au Bamboo restaurant que nous vous recommandons :rouleaux de printemps, poisson au sel….tout y est goûtu !

LUNDI 19

Dés 6h tout le monde s’agite au Laos ! Aujourd’hui c’est la journée vélo !Je suis loin d’étre fan (en tant que bipéde, je préfére marcher !) mais je m’y plie pour faire plaisir aux enfants. Nous étions sensés nous rendre au bout de l’île pour 7h30, y prendre un bateau et aller voir les dauphins du mekong. Depuis hier, je répétais inlassablement que la deuxiéme partie de la route indiquée par le patron de la villa don khone, était signalée par le lonely planet comme difficilement praticable à vélo ( très empierrée puisque c’était une ancienne voie de chemin de fer) et depuis hier, j’étais l’empécheuse de tourner en rond….L’éxpédition se met en route et c’est ma foi fort agréable. Nous suivons les conseils du patron (je le retiens celui-là !) et finissons sur ledit-chemin.j’y fais 500 m et commence à pester ;je veux bien faire du vélo mais pas du mountain bike. Et on avance, on avance .Bien entendu, depuis longtemps je marche à côté du vélo ! Je souhaiterai le laisser sur place et le récupérer au retour mais nos très matérialistes européens de la famille me parle de vol…Les esprits s’échauffent. Quand nous rejoindrons l’embarcadére longtemps après, il est trop tard pour les dauphins. Le village est ici d’une grande pauvreté. On repart en sens inverse. Aprés un kilometre, je péte les plombs, jette le vélo à terre (oui, oui, je peux avoir très mauvais caractére !)ils n’ont qu’à me le ramener !Je finirai à pied, sans vélo jusqu’à la route « practicable » !!!! Nous ferons néanmoins une très agréable halte aux chutes de Liphi avant de regagner, épuisés, les chambres. Nous ne ressortirons qu’au coucher du soleil pour apprécier (à vélo toujours !) les agréable scénes des champs. Quelques anciens parlent encore français et sont heureux de nous le faire savoir. Tous sont unanimes :la langue de Moliére est vraiment difficile : le la les, mon ton son, ma, ta sa…que de complications !Les enfants acquiésent discrétement !

MARDI 20

Nous faisons aujourd’hui une petite incursion sur Don Det en vélo pour certains, à pied pour d’autres. Nous assistons à la cueillette des noix de coco fort vertigineuse mais quelle habilité ! Ici la vie s’écoule lentement. Si vous aimez cette nonchalance et bien le Laos du sud s’y préte à merveille…

MERCREDI 21

Aujourd’hui, nous quittons Don Khone (avec un pincement au cœur) pour Don Khong que nous rejoindrons en bateau à moteur après 2h d’une splendide ballade entre les îlots, les palétuviers…Ce choix est délibéré car nous savons qu’à la Pon’s house, le patron propose des minivan pour un retour jusqu’à Ubon en Thailande que nous devons rejoindre dans 2 jours évitant ainsi l’utilisation de differents moyens de transport :bateau, bus, taxi…J’aurai préféré finir vers Paksé et faire un petit tour sur le plateau Bolovens mais le conseil de famille a choisi la facilité. Nous resterons donc 2 jours sur Don Khong et opérons ainsi un retour progressif vers la civilisation. En effet, Don Khong dégage moins cette torpeur, cette impression de bout du monde que sa petite sœur Don Khone. Nous organisons notre journée de demain :location de vélo pour les enfants et une moto pour nous .Je suis anti-moto à 100 % (l’effet de mes 4 ans de travail en réanimation sans doute) mais rien que le mot vélo m’hérisse les poils !.

JEUDI 22

Lever 5h45 pour rejoindre le grand marché de l’autre côté de l’île. Je grimpe, guére rassurée dérriére la moto (je suis sensée étre entre de bonnes mains car mon mari est moniteur moto).Aprés quelques sensations, je m’y habitue et c’est mieux que le vélo !.Le petit marché est fort sympa tout comme sa population. : légumes, poissons, grenouilles, volailles, fruits… autant de touche de couleur et de vie !On se régale de brochettes, galettes de riz, crépes…tant pis pour la tourista (qui n’aura jamais eu raison de nous pendant ce voyage ouf !!!). Sur la route du retour (boucle du sud) mon mari tentera mon initiation .En ben je dirai, en toute modestie, que je me suis fort bien débrouillée ! Si bien que je finirai la ballade aux commandes, ma fille derriére et papa sur le vélo. A notre retour à la GH à 10h, nous finirons par louer 3 mob et arpenter l’île toute la journée, au milieu des riziéres, des villages…..Notre ado de 15 ans exulte de joie (attention pas de mob en France). Tout le monde est satisfait de sa journée ! Demain c’est la fin et nous attend le schleme :don Khong-Paksé-Frontiére-Ubon-Vol intérieur-Bangkok et Paris via Dubai.

VENDREDI 23

C’est sans aucune encombre et aucun souci que nous arrivons à Bangkok à 18h. Notre vol pour Paris ne partant qu’à 3h du matin, nous avons longtemps hésité entre rester dans l’aéroport ou réserver un hôtel en l’occurrence, le très couteux Novotel puisqu’il n’y a que lui. On s’est laissé tenter et quelle bonne idée. Piscine, chambre magnifique permettant un bon bain avant le grand départ et surtout un somptueux buffet autant pour le goût que pour les yeux. Nous y avons retrouvé l’abondance européenne au milieu des saveurs variées :sushis, pâtes italiennes, glaces, fruits…..carracolés ensembles !Ce soir là, personne n’a choisi de fried rice ou noddle soup et Lucie s’est jetée sur les gâteaux au chocolat, allez savoir pourquoi ! Nous quittons l’Asie à 3h comme prévu, émus, avec la hâte déjà d’y revenir !
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