Bonjour,
Je souhaite offrir à ma compagne un voyage en suède l'été prochain. Nous sommes de grandes habituées de l'asie du sud est, mais la suède est un voyage qu'elle rêve de faire.
La question que je me pose est assez basique... Si nous avons l'habitude de voyager par nous même en asie, je me demande si cela est aussi facile en Suède. J'hésite à prendre juste des billets d'avion (avec location de voiture inclue) ou à acheter un voyage semi organisé (les hotels sont réservés à l'avance, le trajet est fixé par l'agence mais le voyageur a une voiture à disposition pour aller de lieu en lieu). Personnellement, je préfère de loin décider moi-même de mon trajet. Mais .... bref, quelle est votre expérience sur ce point ?
Après 2 fabuleux voyages en été ( 2014 et 2016), nous sommes retournés dans le nord de la Norvège une semaine en mars 2018 avec comme base la ville de Tromsø. Nous avons rayonné en voiture en profitant des activités hivernales et du spectacle des aurores boréales.
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours
Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva
Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016
Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen
Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta
J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord
De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund
D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord
J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)
Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)
De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorb��s par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !
J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami
Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari
Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen
J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !
Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak
Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen
De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko
Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste apr��s, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön
La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Le récit de ce voyage hivernal est à découvrir ici :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagestromsoe/
Le récit du voyage estival de 2014 est à découvrir là :
https://sites.google.com/site/fabuleuxvoyagesnorvege/
Et celui de 2016 est ici :
sites.google.com/...xvoyagesscandinavie/ Bonne découverte !

============================================================================= Fjords et glaciers, colonies d'oiseaux, rennes en troupeaux, trolls de pierre, lacs et rivières, monts et tunturis, voici pêle-mêle quelques souvenirs d'un séjour en Scandinavie qui a mieux commencé qu'il n'a fini 😉. Voyage d'un mois en camping-car entre Norvège, Finlande et Suède.
Présentation
En 2014, la Norvège avec ses fjords profonds, ses glaciers étincelants, ses innombrables lacs et ses chapelets d'îles nous avait conquis. Sans parler de la lumière arctique absolument magique !
Nous avions par conséquent hâte d'y retourner cet été (2016) afin de compléter notre connaissance du pays et de profiter à nouveau de l'ambiance très particulière du soleil de minuit.
Parmi tous nos coups de cœur la fois précédente, les îles Lofoten figuraient en première position et bien qu'y ayant passé sept jours, nous étions persuadés de ne pas avoir exploré toutes leurs ressources. C'est donc très naturellement que nous remettons cette destination en tête de liste pour ce deuxième voyage.
A partir de ce premier élément, l'orientation du voyage se met en place. En complément des îles Lofoten, nos choix se portent vers d'autres contrées du nord, voire de l'extrême nord de la Norvège et des régions limitrophes.
Nous imaginons une boucle au départ de Tromsø passant par les péninsules du cap Nord, de Nordkinn et de Varanger. Une fois arrivés aux confins nord-est du pays, nous comptons traverser la frontière pour passer quelques jours en Finlande puis en Suède avant de retrouver la Norvège à hauteur de Narvik. Pour finir, la dernière partie du circuit sera consacrée aux îles Lofoten, Vesteralen, Senja et Kvaløya avant de refermer la boucle à Tromsø.
Restait à déterminer le mode de déplacement. En 2014, nous avions adoré la liberté que nous avait procurée le camping-car et souhaitions renouveler l'expérience. Mais allions-nous à nouveau louer le véhicule en Allemagne et faire par la route le long trajet jusque dans le grand Nord ? Après réflexion, nous décidons de rejoindre Tromsø en avion et de louer un camping-car localement. Nous faisons affaire avec le loueur norvégien Compassbobiler.
Tout est alors calé. Départ le 9 juin 2016, retour le 11 juillet. Distance totale estimée à 5 000 kilomètres maximum, soit moitié moins que lors notre voyage précédent. Nous aurons donc largement le temps de randonner et de pêcher, bref de profiter !
Nous resterons en permanence au nord du cercle polaire, ce qui signifie… soleil de minuit assuré ! Quant à la météo, nous espérons qu'elle sera aussi belle qu'il y a deux ans.
En attendant, nous prenons plaisir à observer le cap Nord sans quitter notre fauteuil grâce aux images de la webcam ;-)
Notre parcours

Arrivée à Tromsø, première étape vers les Alpes de Lyngen
J1 : Jeudi 9 juin 2016
En avion, Oslo n'est qu'à deux heures quinze de Paris et Tromsø à moins de deux heures d'Oslo. Mais en choisissant des vols au meilleur prix, nous nous infligeons une très longue journée de voyage avec une escale de 5 heures et demie à Oslo.
Une durée qui va encore s'allonger d'une heure en raison d'un retard de l'avion pour Tromsø.
Bref, au lieu de 23 h 45, il sera presque une heure du matin à notre arrivée dans le grand Nord. Mais heureusement sous ces latitudes à cette époque de l'année il fait jour toute la nuit. C'est donc les yeux rivés sur les sommets enneigés brillant au soleil que nous rejoignons le centre-ville de Tromsø en taxi pour une courte nuit bien méritée au Scandic Ishavhotel.
J2 : Vendredi 10 juin 2016
A dix heures nous avons rendez-vous avec Olav qui doit nous livrer notre camping-car. C'est alors seulement que débutera véritablement notre aventure dans le grand Nord.
Cela nous laisse le temps de prendre un petit déjeuner gargantuesque puis de faire un petit tour sur les quais, histoire de découvrir notre hôtel dans son environnement immédiat.
Mais il vaut mieux être bien couvert, dehors le temps est plutôt frisquet. Dix degrés seulement et un ciel couvert pour l'instant. Mais patience, ça devrait s'améliorer.
Reconnaissable à sa haute flèche semblable à un mât de bateau, l'hôtel Scandic se dresse fièrement en bordure de fjord.
Tout le long du quai sont alignées des maisons en bois aux façades colorées qui nous rappellent un peu celles de Bergen ou de Trondheim.
Sur la rive opposée, on aperçoit la silhouette moderne de la cathédrale.
Devant le musée polaire, des "outils" nous laissent perplexes. Ces harpons explosifs ne laissaient aucune chance aux baleines :-(
Il est l'heure d'interrompre notre balade afin de revenir à l'hôtel, le loueur ne va pas tarder.
Un peu après 10 heures, il nous amène le camping-car que nous avons réservé.
Il s'agit d'un fourgon aménagé Challenger Vany 03, monté sur un châssis Fiat Ducato, de moins de 6 mètres, tout neuf, 3 500 km au compteur. Nous en serons les premiers utilisateurs. Il ressemble beaucoup au Pössl que nous avions loué en Allemagne en 2014. Néanmoins, dès le premier coup d'œil à l'intérieur, nous réalisons qu'il est beaucoup moins fonctionnel côté rangement. Pour l'instant, nous mettons nos sacs en vrac à l'arrière en nous demandant comment faire tenir toutes nos affaires dans un aussi petit espace.
Après avoir passé en revue le fonctionnement du camion et rempli tous les documents, nous sommes prêts à quitter Tromsø en fin de matinée, enfin pas tout à fait encore, car il reste à faire les courses. Un supermarché Coop à la sortie de la ville fait notre affaire. Après avoir erré d'un rayon à l'autre et failli prendre du pâté de foie de morue à la place du thon en boîte, nous finissons par trouver de quoi remplir frigo et placards.
Il est maintenant un peu plus de 12 h 30, nous voilà partis pour de bon.
Entre-temps, le ciel s'est dégagé, laissant place à un beau soleil qui fait grimper le thermomètre jusqu'à 14 degrés.
Direction, la péninsule de Lyngen à l'est de Tromso et plus particulièrement son extrémité nord-ouest, où nous avons prévu la première randonnée du séjour, vers le phare de Lyngstuva.
La destination est à 100 kilomètres mais à mi-route, nous devons prendre un ferry pour traverser l'Ullsfjord entre Brevikeidet et Svensby. Le prochain départ est à 13 h 15, mais à force de nous arrêter à tout bout de champ, nous finissons par le louper.
C'est la faute aux paysages (ces forêts de bouleaux d'où dépassent des sommets saupoudrés de neige) pour lesquels nous multiplions les arrêts.
Nous sommes quittes pour attendre le suivant à 14 h 15, une courte attente mise à profit pour commencer le rangement.
Pendant la traversée de 20 minutes, nous avons tout loisir de contempler tranquillement l'enfilade de sommets laissés derrière nous. La neige est encore bien présente.
En débarquant à Svensby, nous partons vers le nord. Vers 16 heures, nous atteignons enfin Russelv. Quand la route se termine en cul-de-sac, nous continuons à pied sur un large chemin en bord de mer puis sur une petite sente qui nous fait prendre un peu hauteur.
Une table bien placée nous invite déjà à une pause en terrasse avec une magnifique vue sur l'océan et les îles.
Au passage, je signe le livre d'or contenu dans cette jolie boîte aux lettres placée devant une maison en ruines mais surtout devant un panorama d'exception.
Sommes-nous arrivés ? Non pas encore ! D'ailleurs avant de découvrir le phare, notre regard tombe sur ces carcasses de bateaux au pied de la falaise, signes qu'ici les tempêtes sont terribles.
Allez, encore un dernier effort, le phare est maintenant à nos pieds et juste à côté, une petite cabane dans laquelle on peut passer la nuit.
Sur le trajet du retour, nous nous offrons un petit détour vers un point de vue dominant le phare, un beau belvédère qui permet de prendre toute la mesure de ce merveilleux bout du monde.
Il n'y a plus qu'à descendre de la colline et à retrouver notre Vany, stationné dans la baie de Russelv.
Une très belle randonnée : 7 kilomètres en 3 heures avec les pauses et les différents détours (sinon 2 heures en aller retour), facile pour une première journée. Une excellente mise en jambe avant un itinéraire un peu plus consistant demain.
En attendant il ne reste plus qu'à trouver un lieu de bivouac pour ce soir. J'avais repéré un petit coin en retrait de la route, au sud de Sør -Lenangen. Il faut donc revenir de 25 kilomètres sur nos pas. L'endroit nous convient, c'est parfait.
Entre la préparation du dîner et le rangement des affaires, la soirée passe à toute vitesse. Nous installons les caches à ventouses sur le pare-brise (beaucoup moins performants que les volets en accordéon qu'il suffisait de déployer sur le Pössl) et tirons les rideaux pour une première nuit à bord.
Distance parcourue dans la journée : 125 kilomètres.
Phare de Lyngstuva

Du glacier de Steindalen (Lyngen) au sommet de Vardhaugen (Kågen)
J3 : Samedi 11 juin 2016
Ce matin, le ciel est partagé entre nuages et éclaircies et le thermomètre affiche 11 degrés, un peu comme hier, quoi !
Nous comptons poursuivre aujourd'hui la découverte de la péninsule de Lyngen, plus particulièrement la vallée de Steindalen au fond de laquelle se trouve le glacier Steindalsbreen. Situé à 460 mètres d'altitude, on peut l'atteindre à l'issue d'une randonnée de 5 à 6 heures.
Nous avons par conséquent un peu de route à faire ce matin pour rejoindre Steindalen, dans la partie sud-est de la péninsule, après le hameau de Furuflaten.
Peu de circulation en ce samedi matin. Pourtant en arrivant il y déjà plusieurs voitures sur le parking, notamment un minibus immatriculé dans la région lyonnaise dont viennent de descendre une dizaine de randonneurs déjà sur le départ à l'instant où nous nous garons.
Le temps de tout préparer, il est 10 h 30 quand nous nous élançons sous un soleil de plus en plus généreux. Chic !
Nous suivons tout d'abord un large chemin qui va finir par se rétrécir pour grimper raide dans la forêt.
Il nous faut plus d'une heure pour arriver à Steindalshytta, perchée à 260 mètres d'altitude, un endroit parfait pour reprendre des forces.
Devant la cabine (qu'on peut d'ailleurs louer) nous retrouvons notre groupe de Français en train de pique-niquer. Ils participent à un voyage organisé par l'agence 66° Nord. Nous profitons de leur présence pour nous faire tirer le portrait.
Il est midi. Après nous être sustentés, nous sommes déjà prêts à poursuivre, alors que le groupe est toujours attablé.
Après avoir traversé un petit pont de bois, nous longeons le torrent et accélérons le pas sur un terrain maintenant beaucoup plus plat et sans difficulté.
Dix minutes plus tard, nous atteignons le point de vue sur cette belle vallée en V. On commence à apercevoir le glacier au fond.
Mais pour y arriver, il faut encore gravir une crête et passer toute une zone de moraine caillouteuse sur laquelle on a l'impression de ne pas avancer.
Heureusement la vue est à la hauteur de nos efforts. En nous retournant, quel panorama !
A intervalle régulier, des pancartes nous indiquent que le glacier était beaucoup plus étendu il y a encore quelques années.
Cinq minutes plus tard (13 h 15) nous atteignons enfin le bord du lac glaciaire dans lequel dégringole le glacier actuel. Tout simplement grandiose !
Nous profitons de ces quelques instants en solitaire avant de voir arriver nos premiers poursuivants que nous mettons à contribution une nouvelle fois pour nous prendre en photo.
A 15 heures nous sommes de retour à la cabine de Steindalshytta et 50 minutes plus tard, au parking.
Bilan : une magnifique randonnée (9,2 kilomètres en 5 heures et demie avec 460 mètres de dénivelé). Très beau temps, certes pas très chaud (entre 10 et 14 degrés) mais quand on marche, c'est idéal. Du vent à proximité du glacier.
Ce beau temps va nous accompagner tout au long de la soirée.
Après la randonnée, nous poursuivons notre route jusqu'à Skibotn sur la rive opposée du Storfjord, presqu'en face de Steindalen.
Nous posons le Vany en bordure d'une réserve naturelle, près de l'embouchure de la rivière Skibotnelva, face aux montagnes.
Il fait si beau que nous déployons nos chaises pliantes et assistons, attendris, au manège des huitriers-pies qui s'affolent pour leurs poussins à chaque passage de promeneurs.
Soirée paisible. Le soleil a sûrement brillé une partie de la nuit mais, avec presque 10 kilomètres dans les jambes, nous n'avons pas la force de veiller si tard. Dodo de bonne heure.
Distance parcourue dans la journée : 116 kilomètres.
Vallée de Steindalen
J4 : Dimanche 12 juin 2016Qui dit dodo de bonne heure dit réveil de bonne heure. A 3 heures du matin, plus moyen de fermer l'œil. Une heure plus tard, nous levons le camp.
Dehors il fait 6 degrés (brr!) et comme les jours précédents nuages et éclaircies cohabitent. Quel est le programme aujourd'hui ? Ce qui est sûr, c'est que nous souhaitons rallier l'île de Kågen où nous avons sélectionné deux randonnées.
Pour l'une, il faut compter 7 heures de marche pour un dénivelé de 800 mètres, ouille. Il faut surtout être assurés d'avoir du très beau temps, ce qui aujourd'hui n'est pas garanti. L'autre est plus courte (3 heures) donc plus accessible.
Commençons par faire le trajet jusqu'à destination, ensuite nous ferons un point météo le moment venu.
Comme la E 6 fait tout le tour du Kafjord, nous en avons pour près de 120 kilomètres, alors que si on pouvait éviter ce long fjord, on gagnerait un tiers sur le parcours.
Heureusement les paysages sont de toute beauté tout au long du trajet. Vue sur les Alpes de Lyngen qui, tels des pains de sucre, émergent du fjord.
L'île de Kågen est reliée au continent par un tunnel. A sa sortie, il faut prendre une décision afin de nous diriger en conséquence vers le point de départ de la randonnée retenue.
Nous préférons jouer la prudence (le temps n'est pas au beau fixe) et optons pour la plus courte. Elle part du petit village de Maursund où nous arrivons à 6 h 30 avec une envie irrépressible de dormir.
Aussitôt dit, aussitôt fait, le camping-car est très pratique pour ça.
9 h 30, il est temps de mettre un terme à notre petit somme.
Le ciel est voilé mais nous devrions disposer d'une fenêtre météo suffisante pour mener à bien notre randonnée.
A 10 heures, nous attaquons la montée le long d'un torrent dans une forêt de bouleaux nains. Nous suivons une trace GPS issue du site Internet ut.no. Heureusement, parce que la sente est à peine visible dans l'herbe haute.
Elle disparaît d'ailleurs complètement en débouchant sur un plateau où nous nous déplaçons à vue dans une toundra roussie gorgée d'eau et parcourue de petits ruisseaux qu'il faut enjamber à de nombreuses reprises. Vous remarquerez qu'il n'y a plus d'arbres à cette altitude.
La trace GPS conduit en principe au pied du cirque glaciaire qu'on aperçoit au fond de la vallée. Comme il n'a pas l'air de présenter un intérêt majeur, nous décidons de le zapper et de rejoindre directement le sommet de Vardhaugen.
Bonne intuition, car à près de 300 mètres d'altitude, la vue sur le détroit est incomparable. Ma mine réjouie le confirme !
La descente (et la montée si on monte par là) a le mérite d'être balisée, il suffit donc de suivre les marques jaunes pour retourner au bord du fjord.
Fin de la randonnée vers 12 h 30.
Après le déjeuner pris dans le camping-car, Hervé propose de nous rapprocher du point de départ de l'autre randonnée (celle qu'on avait écartée) pour éventuellement en parcourir le début si le temps se maintient.
Mais le ciel s'assombrit de plus en plus de sorte qu'en arrivant sur place il est exclus de randonner.
En revanche, dans les alentours, le pont de Skervøy a l'air d'être un lieu idéal pour la pêche. C'est l'occasion pour Hervé d'inaugurer sa canne à pêche pliante, achetée exprès pour ce voyage.
A peine la ligne jetée, déjà une prise. Deuxième essai… encore une ! La suivante… une de plus ! Et ainsi de suite. Bref, en cinq minutes, Hervé réalise une pêche miraculeuse qu'il finit par interrompre de peur de vider l'océan ;-)
Six beaux cabillauds ont mordu à l'hameçon ainsi que plusieurs poissons plus petits qui feront la joie des oiseaux. Le menu du dîner est tout trouvé.
Mais avant de consommer ces prises, il va falloir les vider et les découper. Sur l'aire de repos sous le pont, quelques pêcheurs également camping-caristes sont déjà à l'ouvrage. Des planches en bois sont d'ailleurs à la disposition du public à cet effet.
Sur les conseils d'une Alsacienne très douée, notre pêcheur s'essaie à la découpe en filets. Certes il n'a pas la dextérité (ni les outils adéquats) de l'Alsacienne, mais il ne se débrouille pas trop mal. Il aura d'ailleurs l'occasion de parfaire sa technique au cours du voyage.
Nous aurions pu rester garés sous ce pont pour la nuit mais comme il se met à pleuvoir, nous décidons de rouler encore un peu pour nous rapprocher d'Alta et gagner du temps pour demain.
Nous revenons alors sur la route E6 et la suivons en direction de l'ouest. La E6 est un axe majeur en Norvège, elle relie le sud au nord. Nous avons eu l'occasion de l'emprunter dans le sud et le centre du pays en 2014. Ce n'est pas pour autant une autoroute même si des travaux sont en cours pour l'élargir. Elle est même carrément étroite par endroits.
C'est le cas sur ce pont sur lequel je m'engage en même temps qu'un car de tourisme qui arrive en sens inverse. Au milieu du pont, j'ai peur qu'on ne puisse pas se croiser, je donne un coup de frein et un coup de volant à droite, trop à droite. Bang, je touche le parapet. Bilan : une petite éraflure sur le pare-choc avant droit et un enjoliveur en moins. Espérons que le loueur ne sera pas trop regardant !
Bon, assez pour aujourd'hui, vivement qu'on se pose. J'avais repéré une petite église en bord de fjord, à l'écart de l'E6, sur la Rv882, à Langsfjordbotn. L'endroit est sympa, on ne bouge plus !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Vue du sommet de Vardhaugen

Du canyon d'Alta au cap Nord (ou presque !)
J5 : Lundi 13 juin 2016
A 4 h 30, Hervé se lève, prend son petit déjeuner, sort faire un tour mais à son retour, je l'oblige à se recoucher. Il n'est pas question de partir comme hier aux aurores.
Vers 8 heures, je donne le feu vert pour nous lever et une demi-heure plus tard pour nous mettre en route.
Côté météo, nous sommes abonnés aux 11 degrés. Côté ciel, de petites averses et de belles éclaircies alternent tout au long du trajet jusqu'à Alta à 80 kilomètres.
Qu'y a-t-il de particulier à voir à Alta ? La ville est surtout réputée pour son site de peintures rupestres, classé au Patrimoine mondial. Elle est aussi connue pour son canyon, mais celui-ci demande un peu plus d'efforts pour l'atteindre : 5 à 6 heures de marche sont nécessaires pour s'en approcher. Bah, ça ne nous fait pas peur. Après en avoir vu des images dans le film "Le secret du Ragnarok", nous avons hâte de le voir en vrai.
Pour ce faire, à l'entrée d'Alta, nous prenons la direction de Kautokeino (Rv93) et 8 kilomètres plus au sud, tournons à gauche sur une petite route secondaire, asphaltée jusqu'à Gargia Fjellstue (auberge avec différents hébergements). On peut se garer à cet endroit, dans ce cas le canyon est distant de 22 km AR. Mais en poursuivant sur une piste gravillonnée jusqu'à un deuxième parking, on gagne 9 kilomètres AR. C'est bon à prendre et la piste ne pose pas de problème, pas même pour un camping-car.
A 10 h 30, hop, derniers préparatifs avant de verrouiller le fourgon.
Vue à 360 degrés sur les dômes rocheux environnants et sur les massifs plus lointains encore tout zébrés de neige.
Le parking est ici à 400 mètres d'altitude, le point culminant du parcours à 476 mètres et le point de vue sur le canyon à 430 mètres. Le dénivelé est par conséquent minime. Les seules difficultés du parcours sont liées à la distance (14 km) mais surtout à la qualité du terrain : plusieurs passages en milieu humide et trois traversées de rivière sont prévus. Hum, nous sommes curieux de voir comment cela va se passer. Le chemin est balisé par des marques rouges.
Les premiers passages sur sol spongieux se font sur des caillebotis, trop facile ! Si c'est le cas jusqu'au bout, il n'y a pas à s'en faire.
Mais c'est trop beau pour durer. En effet, nos chaussures ne restent pas sèches bien longtemps. Pour progresser, il faut régulièrement patauger dans des zones inondées et/ou faire des détours pour les contourner autant que possible.
Quant aux rivières, quelques pierres bien placées permettent de passer la première sans trop de difficulté. La troisième et dernière est la moins large et la moins profonde, donc la plus facile à traverser.
C'est la deuxième rivière qui va nous donner le plus de mal et pas seulement à nous. Entre-temps, on s'est fait rattraper par deux autres couples, l'un suisse, l'autre allemand. Chacun essaie de trouver sa solution, en amont, en aval, mais en vain. La Cahppesjohka est trop profonde et trop large pour espérer la franchir en quelques enjambées. Allons-nous devoir faire demi-tour ?
C'est finalement Hervé qui trouve la solution. A cette période de l'année, de grosses accumulations de neige bouchent encore le cours d'eau par endroits. C'est donc sur l'un de ces gros névés, de près de trois mètres d'épaisseur, que toute la troupe peut finalement passer.
C'est encore Hervé qui ramène tout le monde sur le droit chemin à la fin, les Suisses étant partis beaucoup trop loin.
C'est au niveau d'une table de pique-nique qu'un sentier très raide descend jusqu'au point de vue. Un peu avant 13 heures, nous surplombons le canyon.
Ce n'est pas le Grand Canyon américain mais la rivière Altaelva a creusé ici une gorge de 400 mètres de profondeur sur une distance de 15 kilomètres. A ce titre, c'est le canyon le plus long et le plus profond d'Europe du Nord.
Nous profitons de la table de pique-nique pour casser la croûte en compagnie du couple suisse. Ils sont pressés mais pas trop stressés, bien qu'ils doivent être à Tromso ce soir (à 400 km) pour prendre l'express côtier Hurtigruten. Ils ont le moral !
Quant à nous, c'est sans nous presser que nous rebroussons chemin, ravis de cette balade au but original qui change un peu des fjords et des glaciers. Retour au parking à 15 h 15 après avoir parcouru 14,3 km en 5 heures.
En soirée, nous rejoignons le centre-ville qui, en dehors de sa cathédrale très originale, ne présente pas un grand intérêt.
En revanche, l'avantage d'être en ville, c'est de pouvoir dîner au restaurant. Alors nous ne nous en privons pas. Au restaurant Hallde, nous choisissons le menu du Finnmark : pince de crabe royal, viande de renne et sorbets de fruits rouges, des spécialités typiques de la région pour une addition typiquement norvégienne, elle aussi ;-)
A la sortie du restaurant, dernière tâche : trouver un coin où passer la nuit. Nous souhaitons rester en ville afin de voir les fameuses peintures rupestres demain matin. Le musée tolère le stationnement sur son parking, mais il est en pente. Après avoir sillonné la ville de long en large à la recherche du lieu idéal, nous finissons sur le parking du supermarché REMA1000. Pas très bucolique comme lieu de bivouac, mais très calme.
Distance parcourue dans la journée : 150 kilomètres.
Canyon d'Alta

J6 : Mardi 14 juin 2016
Notre étape doit nous conduire aujourd'hui jusqu'au cap Nord. A l'extrémité de l'île de Magerøy reliée au continent par un tunnel, la commune de Nordkapp s'est déclarée point le plus septentrional d'Europe et donne accès via un péage (250 NOK par personne) à un bâtiment massif surmonté d'une balle de golf géante comprenant une salle d'exposition, un bar, une cafétéria, une boutique de souvenirs. Pour ce prix, les camping-cars ont le droit d'y passer une nuit.
Bref, ce lieu suscite beaucoup de polémiques. Pour les uns, c'est la destination mythique à ne surtout pas rater. Pour les autres, c'est le piège à touristes par excellence, le véritable point le plus septentrional du continent se trouvant trois kilomètres à vol d'oiseau plus au nord que Nordkapp et est uniquement accessible à pied au prix d'une marche de 9 kilomètres aller/retour.
Pour nous, le cap Nord n'est pas réellement un incontournable mais puisque notre itinéraire passe à proximité de la péninsule, autant nous forger notre propre opinion sur la destination. A suivre donc… car pour l'instant, si nous quittons le parking du supermarché sur lequel nous avons dormi, c'est pour prendre la direction de la lisière ouest de la ville où se trouvent le musée et les fameuses gravures rupestres.
Les falaises qui s'étendent derrière le musée jusqu'au bord de mer sont couvertes de quelques 6 000 gravures datant de la fin du néolithique, de 6 000 à 2 000 ans. 1559 Parmi les thèmes figurent des scènes de chasse, des symboles de fertilité, des ours, des élans, des rennes et des bateaux bondés. Pour les rendre plus visibles aux visiteurs, une partie des gravures a été revêtue d'ocre rouge, l'autre est dans son état originel.
Avant 8 heures, le circuit est déjà bouclé.
Nous quittons cette fois Alta pour de bon en direction des hautes terres rudes et sauvages. Cap au nord-est sous un ciel identique aux jours précédents et une température de 10 degrés comme d'habitude.
Nous laissons derrière nous les maisons colorées des fjords pour celles aux couleurs sombres des éleveurs de rennes.
La route E6 déroule son ruban de bitume à perte de vue, avec comme seuls repères, la ligne d'horizon et une rivière aux eaux tumultueuses dont elle suit les méandres jusqu'à Skaidi.
Quand la route se rapproche du cours d'eau, nous en profitons pour faire un arrêt, histoire de nous dégourdir les jambes en nous faufilant, à travers un petit bois de bouleaux tordus, jusque sur sa rive.
Après Olderfjord, la route E69 prend le relais vers le nord tout en longeant le magnifique Porsangerfjord. Notre Vany rejoint la file des camping-cars qui, les uns derrière les autres, convergent vers le point septentrional du continent. Français, Allemands, Belges, Suisses, Néerlandais, Scandinaves… à croire que tous les camping-caristes européens se sont donné rendez-vous là-haut. Entre ceux qui s'y rendent et ceux qui en reviennent, le flot est incessant.
La tradition veut qu'on se fasse un petit signe entre conducteurs de camping-cars. Comme ces véhicules sont quasiment les seuls sur le trajet, il y a du boulot ! J'essaie de m'y tenir moi aussi, du moins quand la largeur de la route ne nécessite pas toute mon attention et les deux mains sur le volant. En effet, l'étroitesse des voies par endroits et la taille de certains véhicules demandent une vigilance de tous les instants, d'autant qu'une petite bruine vient encore compliquer la conduite à l'approche du grand Nord.
En début d'après-midi, nous franchissons sans nous en rendre compte, ou presque, le tunnel qui relie le continent à l'île de Magerøy.
Sous un ciel de plus en plus menaçant, les paysages de toundra vallonnée, ponctuée de lacs sombres et de hardes de rennes, prennent une allure encore plus dramatique.
Vingt kilomètres au sud du cap, nous décidons de rejoindre Gjesvær dans un premier temps. La route, traversant un austère paysage rocheux, est de toute beauté.
Malheureusement, à notre arrivée, la météo se dégrade, impossible de randonner. A défaut, nous stationnons le camping-car dans le centre du village, en espérant pouvoir entreprendre une marche plus tard dans l'après-midi. En attendant des heures meilleures, nous débutons la première d'une longue série de parties de scrabble, une tasse de thé brûlant à la main et le chauffage du camping-car au maximum. La température extérieure ne dépasse pas 5 degrés.
Après toute une après-midi enfermés dans notre Vany, nous décidons de migrer vers Skårsvag, un village à l'est de la E69. S'il pouvait y faire meilleur ! Hélas c'est pire. L'ordinateur de bord indique maintenant 3 degrés et un risque de verglas. C'est l'hiver en plein mois de juin !
Nouvelle partie de scrabble à Skårsvag en regardant tomber la pluie et en suivant les allées et venues des deux autres couples de camping-caristes garés à nos côtés, les uns rémois, les autres lucernois. Nous finissons par enfiler imperméable et pantalon de pluie pour affronter le mauvais temps et les suivre à l'extrémité du village où nous les trouvons attablés au restaurant devant un plat de crabe royal.
En ce qui nous concerne, nous renonçons au crustacé géant (ce que nous regretterons amèrement par la suite) et commandons juste un verre de vin blanc en attendant notre dîner déjà prévu dans le camping-car.
Pour ce soir, vu la météo, nous renonçons à rejoindre Nordkapp. Payer le péage pour nous retrouver dans les nuages et sous la pluie, non merci ! On verra demain matin si le temps s'améliore. Nous restons donc garés dans le petit port de Skårsvag pour une nuit… dantesque !
Distance parcourue dans la journée : 286 kilomètres
Près du cap Nord

De Trollholmsund à Stabbursdalen, des rochers et une forêt remarquables
J7 : Mercredi 15 juin 2016
Toute la nuit, la pluie a martelé le toit du Vany. Un vent fou a secoué le camion dans tous les sens, a fait trembler les fenêtres et s'est engouffré dans tous les interstices (heureusement qu'on avait gardé nos chaussettes). Impossible dans ces conditions de trouver le sommeil. Terrifiée, je me suis redressée sur mon lit en pleine nuit en m'écriant : " je veux rentrer à la maison" !
Quand Eole a fini par s'essouffler et alors que je commençais à m'assoupir au petit matin, ce sont les oiseaux (corbeaux, mouettes, goélands) qui ont pris le relais, transformant le toit du fourgon en un terrain d'affrontement. Tout en se chamaillant, ils se sont coursés au-dessus de nos têtes en faisant un raffut d'enfer. Cette nuit restera dans les annales !
Ce matin, il fait 5 degrés et il pleut toujours à verse. Initialement, nous avions prévu de faire la randonnée de 9 km AR vers Knivskjelodden, le véritable cap Nord géographique, avant de rallier en soirée le cap Nord touristique pour y passer la nuit.
Mais dans ces conditions, on peut d'emblée faire une croix sur une quelconque randonnée. Même le petit aller/retour (2 km) vers l'arche de Kirkeporten n'est pas envisageable après tout ce qu'il a plu. Les sols sont détrempés.
Dans ce cas, cela vaut-il la peine de rester dans le coin ? Certes, la météo a prévu une amélioration dans l'après-midi, mais peut-on s'y fier ? Cela vaut-il le coup de payer 50 euros pour accéder au cap Nord et risquer d'y passer la journée à jouer au scrabble ?
Après mûre réflexion, nous décidons de laisser tomber le cap Nord et de reprendre la direction du sud avec l'espoir d'y trouver des cieux plus cléments. Skårsvag, situé à 7 kilomètres à vol d'oiseau au sud-est du cap Nord, sera par conséquent le point le plus septentrional de notre parcours.
Notre point de chute ce soir est prévu dans les alentours de Lakselv, soit près de 200 kilomètres plus au sud. Nous aurons du coup une journée d'avance sur notre planning.
Nous n'avons néanmoins pas l'intention de faire le trajet d'une traite mais espérons pouvoir nous offrir quelques à-côtés en cours de route, en fonction de l'évolution des conditions météo.
D'ailleurs, à peine sur la route E69 nous la quittons déjà pour un saut vers le village de Kamøyvær, vanté par notre guide.
Falaises, ciel et mer à l'unisson, noirs comme l'encre, donnent une bonne idée de la luminosité ambiante. On en aurait presque le cafard
Heureusement, à Kamøyvær, les couleurs pastel des maisons apportent une touche de gaieté à ce tableau obscur.
Quand la pluie se calme, nous sortons faire quelques pas dans le village où il y a l'air d'y avoir plus d'oiseaux que d'habitants.
L'usine de transformation de poisson n'y est sans doute pas pour rien.C'est la curée à l'arrivée de la matière première.
Côté ciel, une légère amélioration commence à se profiler au loin. Alors, allons-nous rester sur notre décision ? Il est encore temps de changer d'avis, nous ne sommes qu'à une trentaine de kilomètres de Nordkapp ! Hésitation, concertation avant de finalement maintenir notre choix. Tant pis pour le cap Nord et va pour le Sud !
Après une rapide incursion à Honningsvåg, nous prenons sans regret le tunnel qui nous ramène sur le continent, puis comme la veille la même route jusqu'à Olderfjord alors que se développent des éclaircies de plus en plus larges, donnant le sourire à tous les automobilistes, camping-caristes, motards et cyclistes, montant vers le nord.
Mais le soleil, nous y avons droit également. On a d'ailleurs l'impression qu'il n'a pas plu au sud d'Olderfjord.
En arrivant à 14 h 30 dans la presqu'île de Trollholmsund, la couleur de la mer et du sable nous ferait presque penser à une plage tropicale, si ce n'était la température qui reste typiquement norvégienne ;-)
Si nous sommes venus ici, c'est pour ces drôles de bonshommes de pierre dont on aperçoit déjà les silhouettes à la pointe de la presqu'île.
Selon une légende Sami, il s'agit d'un groupe de trolls qui erraient la nuit sur le plateau du Finnmark. Arrivés dans le Porsangerfjord, ils voulurent traverser le bras de mer mais pas avant d'avoir enterré le trésor qu'ils transportaient. Comme cette tâche prit beaucoup de temps, ils furent surpris par les premiers rayons du soleil levant qui les pétrifièrent.
Géologiquement, il s'agit de formations dolomitiques (calcaire), d'où leur aspect blanchâtre, seulement colonisés ça et là par des lichens orangés.
Ils ont plutôt une bonne bouille !
Après une petite heure sur les lieux, il est temps de poursuivre vers d'autres horizons, la journée n'est pas finie. Il fait tellement beau qu'il faut en profiter au maximum.
C'est pourquoi, 17 kilomètres plus au sud, nous tournons à droite sur une piste cahoteuse et poussiéreuse, pas même indiquée, sur laquelle nous avons la joie de croiser un groupe de rennes, de très près.
Cette piste nous conduit au cœur du parc national de Stabbursdalen.
Le guide Rother y indique une randonnée de 2 à 3 heures à travers la forêt jusqu'aux chutes de Stabbursfossen. Il est déjà plus de 17 heures au moment de se mettre en marche mais peu importe, personne ne nous attend et il fait jour toute la nuit.
Le parc national a été créé en 1970 puis étendu en 2002 pour protéger la forêt de pins la plus septentrionale du monde. Certains arbres ont ici plus de 500 ans.
Plus loin, des bouleaux se joignent aux pins pour étoffer la forêt.
Au bout d'un peu plus d'une heure, le grondement des chutes annonce que l'arrivée est proche. Bientôt nous dominons la cascade. Joli débit !
Dernier coup d'œil sur la rivière Stabburselva avant de refaire le parcours en sens inverse sous une lumière dorée.
Nous finissons notre randonnée à 20 heures (soit 3 heures pour 10 km), ravis de notre journée et persuadés que ce beau temps va durer. Mais c'est oublier à quel point la météo peut vite changer sous ces latitudes.
En effet, en arrivant au camping du Stabbursnes Feriesenter tout proche, nous essuyons quelques gouttes alors que le gérant ne nous annonce rien de bon pour les prochains jours. Bouh !
En attendant, après plusieurs jours de bivouac, nous profitons des services du camping pour faire notre lessive et surtout prendre nos aises dans la douche.
Distance parcourue dans la journée : 206 kilomètres
Trollholmsund

D'un cap à l'autre : de Nordkinn à Varanger
J8 : Jeudi 16 juin 2016
Les prévisions du patron du camping nous ont fait craindre le pire pour ce matin. Alors nous sommes tout étonnés de trouver un ciel certes couvert mais pas plombé. La température matinale est conforme aux moyennes : 11 degrés. Pour l'instant, rien d'alarmant !
Nous avons une nouvelle péninsule en ligne de mire, le cap Nordkinn, située à peu de chose près à la même latitude que le cap Nord. Tout comme ce dernier, il s'agit d'une destination en cul-de-sac au bout de nulle part mais a contrario du précédent celui-ci est à l'écart des grands axes touristiques.
Nous comptons y passer deux nuits dont la première à Kjøllefjord, dans le nord-ouest de la péninsule, où une falaise en forme de cathédrale a retenu notre attention.
Mais avons-nous intérêt à nous y rendre directement (250 kilomètres) au risque de trouver du mauvais temps sur place et n'avoir que le scrabble comme activité ? Ou au contraire vaut-il mieux profiter de quelques points d'intérêt en cours de route tant que le ciel se montre clément ?
Considérant que tout ce qui est pris n'est plus à prendre, nous choisissons la deuxième solution. Après avoir traversé la petite ville de Lakselv où nous abandonnons provisoirement la E6, nous longeons la rive Est du Porsangerfjord. A 4 kilomètres à l'ouest de Borselv, nous nous arrêtons pour une première randonnée (3 kilomètres, 1 heure et demie).
Objectif, le sommet du Hestnesfjellet, à près de 200 mètres d'altitude.
Plus nous prenons de la hauteur, plus les maisons en contrebas nous paraissent minuscules.
Qu'on ne s'y trompe pas, nous sommes bien au bord de l'océan même si l'étendue lisse et immobile devant nous pourrait nous faire croire le contraire.
Pas un souffle de vent, pas un bruit, hormis le caquètement de quelques canards, pourtant C'est dans ce silence religieux que nous poursuivons notre grimpette.
En moins d'une heure, le cairn sommital est atteint. Vous remarquerez que tout comme à Trollholmsund les dalles rocheuses sont ici aussi d'origine dolomitique. D'ailleurs, la presqu'île des trolls ne se trouve qu'à quelques encablures à vol d'oiseau, de l'autre côté du fjord.
Fin de la balade autour de midi, pile pour l'heure du déjeuner que nous prenons à bord du Vany, la porte entrouverte, car il fait étonnamment doux.
Une heure plus tard, nous nous apprêtons à entamer une après-midi derrière le volant. Il reste encore 180 kilomètres à parcourir sur les 250 prévus, outch ! Mais c'est sans compter sur un autre site d'intérêt, prétexte à une nouvelle halte. En effet, immédiatement après Borselv, la route E6 passe dans le Silfar Canyon.
Cette fois, finies les petites escapades à droite à gauche, il faut vraiment se diriger sans délai vers le cap Nordkinn.
A Ifjord, en nous engageant sur une route à trois chiffres, a fortiori marquée en jaune sur notre carte, nous craignions de trouver un axe secondaire étroit et peu roulant. A notre grande surprise, à distance du fjord, la route prend des allures de nationale avec une vitesse autorisée jusqu'à 120 kilomètres/heure par endroits, ce que nous pensions uniquement réservé à des portions de routes E. A ce rythme, elle grimpe allègrement sur un plateau désertique couvert de lacs et de toundra spongieuse qui n'est pas sans nous rappeler l'altiplano andin et ses paysages de bodefales, à la seule différence que les rennes remplacent ici les vigognes andines.
Bref, la distance jusqu'à Kjøllefjord est avalée plus vite qu'attendu. A 16 heures, nous sommes prêts à aller découvrir à pied la falaise en forme d'église de Finnkirka, sans nous inquiéter outre mesure de la couleur du ciel pas plus couvert que durant le reste de la journée.
Peu après notre départ, nous assistons à l'arrivée de l'express côtier Hurtigruten qui fait une courte escale dans ce petit port. Un rayon de soleil daigne même accompagner son entrée dans la baie.
Encouragés par cette brève apparition du soleil, nous enchaînons des montées et des descentes impitoyables, ponctuées de passages boueux et de zones inondées, en espérant que la falaise-église en vaille la peine.
Au bout d'une heure, ces étonnantes plaques rocheuses, plantées dans le sol telles des pierres tombales, nous offrent un peu de distraction sur un chemin semé d'embûches. La falaise de Finnkirka étant un ancien site sacrificiel Sami, il n'est pas impossible qu'il y ait un lien entre ces pierres dressées et les rites lapons.
A ce stade du parcours, un coup d'œil sur les hauteurs aurait dû nous alarmer. La couleur du ciel annonce un risque d'orage imminent. On entend d'ailleurs les premiers coups de tonnerre au loin.
Pourtant, têtus ou inconscients, nous continuons inlassablement, persuadés que l'orage va nous épargner.
Mais ce qui devait arriver finit par arriver. Alors que nous sommes sur le point de vaincre notre dernière ascension, l'orage éclate, nous forçant à faire demi-tour avant d'avoir atteint le but de notre randonnée.
Je n'ai alors que mes yeux pour pleurer et me lamenter tout au long du chemin du retour, mouillée jusqu'aux os (et ce n'est pas juste une expression !) et transie de froid, me demandant comment on allait bien pouvoir faire sécher tous nos vêtements dans le fourgon. Même nos chaussures sont trempées à l'intérieur comme à l'extérieur.
A notre retour, nous préférons éluder la question et jetons toutes nos affaires dans la salle de bains. On verra plus tard !
Pour nous remonter le moral, un plat de crabe royal nous ferait le plus grand bien. Mais le seul restaurant de Kjøllefjord n'en sert pas.Alors nous n'hésitons pas à couvrir 30 kilomètres de plus jusqu'à Mehamn, espérant trouver plus de choix dans ce village plus grand.
Mais le seul restaurant de la petite localité, celui de l'Arctic Hotel, semble fermé ou en travaux. Un habitant nous confirme pourtant qu'il est ouvert et qu'il sert jusqu'à 22 heures de très bons plats de poissons.
Nous finissons par en trouver l'accès. Entre porte sans issue et couloir sans lumière, nous débouchons au premier étage dans une grande salle sans charme, pas vraiment étonnés qu'on n'y serve pas de crustacé géant. Mais puisque nous sommes là, autant nous attabler !
Le dried cod est un peu sec mais, assorti de bacon grillé, reste mangeable. Le vin blanc issu d'un cubitainer est infâme. Quant au dessert, nous avons préféré le décliner ;-) Bref, voilà une adresse qui ne vaut pas le détour !
Le seul avantage de ce dîner, c'est que pendant ce temps nos vestes dégoulinantes ont pu s'égoutter un peu. En partant, nous laissons derrière nous quatre flaques d'eau correspondant aux quatre manches de nos vestes.
Pour dormir, nous n'avons pas à chercher bien loin. Les abords du port offrent un abri parfait à notre Vany. Il pleut toujours mais il ne vente pas, nous devrions mieux dormir que la nuit dernière.
Distance parcourue dans la journée : 314 kilomètres.
Arrivée de l'Hurtiguten à Kjøllefjord

J9 : Vendredi 16 juin 2016
Avec tout ce qu'il a plu hier soir et dans la nuit, nous ne nous faisons pas d'illusion sur l'état du ciel : nuageux, très nuageux, avec encore de la pluie à venir ! Température invariablement bloquée à 10 degrés.
Nos chaussures sont loin d'être sèches, ce qui élimine toute velléité de randonnée. De toute manière, les conditions météo sont dissuasives.
Pour amorcer le séchage des godillots, nous les plaçons devant les bouches du chauffage et tournons le bouton à fond. Quant à nos vêtements, ils sont toujours en train d'égoutter, il va falloir trouver une solution. Heureusement côté vestes, nous avons prévu en conséquence avec des blousons de rechange.
Une fois ce bilan dressé, il faut réfléchir à l'organisation de la journée et changer une nouvelle fois nos plans. Décidément à chaque fois que l'on prévoit de rester deux jours à un endroit, on se voit obligés d'abréger le séjour. L'avantage de circuler en camping-car permet d'adapter le parcours à la météo. Quand il ne fait pas beau, on en profite pour rouler alors… roulons !
Notre prochaine étape se fera par conséquent dans la péninsule de Varanger (eh, oui, encore une péninsule). Près de 300 kilomètres nous en séparent dont une bonne partie à rebrousser chemin par la même route. A première vue, la distance est conséquente mais comme on aura rien d'autre à faire…
Mais avant de quitter la région, je propose de faire un petit détour jusqu'au phare de Slettnes. A défaut d'avoir été jusqu'aux caps les plus septentrionaux du continent, nous aurons au moins été au pied du phare le plus septentrional d'Europe.
Sur le trajet, nous faisons deux rencontres intéressantes. D'abord un troupeau de rennes, des femelles avec plein de petits. Une scène attendrissante ! Plus rare, un renard arctique (que nous avons d'abord pris pour un chat !)
Vers 11 heures, fini l'extrême Nord, retour vers le Sud. Nouveau passage à travers les mêmes hauts plateaux qui paraissent encore plus désolés sous l'épaisse couverture nuageuse. Nous avons à présent deux jours d'avance sur notre planning.
Quand la route revient au bord de mer, nous retrouvons les paysages typiques des fjords : petits ports de pêche, bateaux et maisons colorés.
A Ifjord, nous prenons cette fois la direction de Tana Bru, dont le nom signifie "pont sur la Tana". Le village en lui-même n'a pas vraiment d'intérêt mais il constitue un point de ravitaillement et une étape pratiques au carrefour des routes 98/E6 et E75.
Toutes les enseignes de supermarchés se côtoient ici autour de quelques hébergements et d'une station-service.
Sous un temps maussade comme aujourd'hui, ce carrefour commercial ne peut mieux tomber. A défaut de pouvoir profiter de la nature, occupons-nous de quelques tâches d'intendance : courses, plein d'essence, plein d'eau pour le camping-car…
Nous cherchons aussi un lave-linge/sèche-linge, seul moyen de venir à bout de nos vêtements mouillés depuis une journée. A l'hôtel Elva, le réceptionniste est ok. Il nous invite même à prendre un café dans le lobby et à profiter de la connexion wifi. Super ! Par la même occasion, nous suivons d'un œil et d'une oreille le match de coupe d'Europe Suède-Italie en compagnie d'une famille suédoise qui vibre, elle, avec Zlatan.
Une fois la lessive terminée, Hervé pousse le bouchon jusqu'à vouloir suivre la partie jusqu'à son terme. Pour lui qui est indifférent au foot, c'est un comble ! Résultat, la Suède de Zlatan a été battue.
Cette pause "technique" prolongée a été bénéfique. Nous voilà en pleine forme pour parcourir une trentaine de kilomètres de plus afin de nous rapprocher de la péninsule de Varanger.
Desservie par une route touristique nationale, la péninsule est surtout connue pour ses grandes colonies d'oiseaux attirant de nombreux amateurs d'ornithologie.
La route, une nouvelle fois en cul-de-sac, longe le Varangerfjord jusqu'à Vardø. On peut même pousser jusqu'à Hamningberg, un village abandonné, par une petite route sans numéro et à une seule voie de circulation.
Tout ceci est prévu demain, car nous avons programmé deux jours dans la région. La météo va-t-elle nous le permettre ? Réponse demain ;-)
Pour l'instant, nous avançons jusqu'à Nesseby et sa petite presqu'île, lieu de rendez-vous des ornithologues. Mais les oiseaux, nous n'avons pas le temps de les voir. Arrivés sur place, une averse nous ramène plus vite que prévu dans le camping-car. Nous avons juste le temps d'apprécier la jolie petite église.
Cette occasion ratée nous libère finalement encore un peu de temps pour rouler. La ville la plus proche est Vadsø. Comme nous sommes restés avec notre envie de crabe royal, voilà peut-être une occasion !
A Vadsø, le restaurant du Scandic Hotel nous plaît bien, mais de crabe royal pas la moindre trace sur la carte. On nous dit que ce n'est pas la saison. Alors on se rabat sur des fish and chips. Mauvaise pioche… les beignets de poisson sont à base de langue de cabillaud. Devant notre déception, la serveuse propose de nous servir un dos de cabillaud aux petits légumes qui, lui, est un délice de même que le dessert, une crème brûlée aux fruits rouges. Bref, voilà un dîner qui a mieux fini qu'il n'a commencé.
Quant à la journée, elle se termine à deux pas du restaurant, dans le port, où nous trouvons pour le Vany une place adéquate. Une journée de transition… au final bien remplie !
Distance parcourue dans la journée : 312 kilomètres.
Renard (roux ?)

Varanger : colonies d'oiseaux à Hornøya et route touristique nationale
J10 : Samedi 18 juin 2016
Que nous réserve la météo ce matin ? Un ciel partiellement couvert, mais avec de belles bandes de ciel bleu au loin, chouette ! Et la température ? Toujours nos habituels 10 degrés ? Non… 16 degrés… incroyable !
Dans ce contexte, pas une minute à perdre, vite, en route pour Vardø. Entre les deux localités séparées de 75 kilomètres, la route touristique nationale, désespérément plate sur cette partie, se faufile entre la côte, des prairies verdoyantes et des bosquets de buissons rachitiques.
Vardø, la localité la plus orientale de Norvège, est aussi le point le plus à l'est de notre voyage. La petite ville occupe une île en forme de papillon reliée au continent par un tunnel sous-marin.
L'office de tourisme y organise des excursions pour approcher des colonies d'oiseaux nichant sur les falaises de l'île inhabitée de Hornøya. Départ sur le port.
Nous arrivons pile pour la première sortie qui a lieu à 10 heures le samedi (en semaine, départ dès 9 heures) et embarquons presque immédiatement sur un ancien bateau de pêche en compagnie d'une douzaine de personnes. Nous sommes dix Français à bord !
La traversée prend à peine une dizaine de minutes. Hornøya est classée réserve naturelle, seule une partie est accessible au public.
Les falaises abruptes de l'île et les eaux riches de la mer de Barents fournissent le gîte et le couvert à quantité d'oiseaux. Mouettes tridactyles, guillemots communs et guillemots de Brünnich, macareux, pingouins torda, cormorans huppés et grands cormorans, goélands argentés et goélands marins, ils sont plus de 100 000 à y nicher.
Imaginez tout ce monde caquetant, piaillant, criaillant, picotant… une belle cacophonie et une odeur en conséquence!
Après une vue d'ensemble, approchons-nous pour observer quelques individus plus en détail !
Bon, celles-ci (des mouettes ?) ne sont pas très coopérantes et nous présentent leurs postérieurs. Gare aux déjections ! Mais celle-là fait la belle, avec son plumage soyeux !
Les macareux sont indéniablement les plus élégants dans leur costume coloré.
Les guillemots de Brünnich dans leur complet classique font concurrence aux précédents. J'adore tout particulièrement celui qui porte des lunettes ;-)
Quant aux pingouins torda, ils prennent tout particulièrement soin de leur tenue. Un petit battement d'aile et hop, la toilette est faite (voir les particules projetées)
Enfin, le cormoran sort le grand jeu. Comme un véritable jongleur, il fait tournoyer avec grâce une brindille autour de son bec. Cherche-t-il à séduire quelqu'un par son habileté ? Mais à qui fait-il les yeux doux ? Sans doute à sa compagne sagement restée dans le nid conjugal !
Bref, un spectacle réjouissant par une très belle matinée chaude (si, si !) et ensoleillée. Ça fait du bien !
A 13 heures, le bateau revient nous chercher (mais ceux qui le souhaitent peuvent rester plus tard) et ramène sur l'îlot un nouvel arrivage d'observateurs plus lourdement armés, heu pardon… équipés. Certains sont tellement chargés qu'ils ont du mal à garder l'équilibre à la sortie du bateau. Sur le port, beaucoup de monde se presse encore pour la rotation suivante, preuve du succès de cette excursion.
Quant à nous, après le déjeuner dans le fourgon à la sortie de Vardø, nous prenons la route touristique nationale dans sa partie la plus spectaculaire, celle qui rejoint le hameau de Hamninberg.
Elle ne comporte qu'une voie de circulation. Il faut donc rouler très doucement pour pouvoir se rabattre à temps sur les espaces-refuges prévus pour le croisement de véhicules. De toute manière, les paysages méritent des arrêts incessants. C'est une route qui demande à être dégustée.
Malheureusement, le soleil si ardent ce matin a fini par se cacher. C'est fou comme le temps change vite dans cette région.
La route longe le bord de mer dans un paysage insoupçonné, inattendu, époustouflant, en dehors du temps.
Etonnantes ces longues strates de granite tels des couloirs parallèles sans fin, du bord de mer jusqu'aux crêtes ! Elles donnent l'impression d'un gigantesque labyrinthe sans issue.
Du rose granitique la roche vire au noir volcanique en passant par cinquante nuances de gris, un décor dont on verrait bien surgir quelque seigneur des Anneaux ou autre créature fantastique.
Pourtant, les rennes ont l'air de trouver un pâturage à leur mesure dans ce chaos minéral.
Terminus de la route 40 kilomètres plus loin dans le village semi-abandonné de Hamninberg, où la pluie et le froid sont hélas au rendez-vous. On voulait randonner dans le Syltefjord, c'est raté. On remplace alors la balade par une nouvelle partie de scrabble en attendant l'accalmie.
En fin d'après-midi, nous décidons de ne pas rester dans ce cul-de-sac pour la nuit, il y a trop de vent !
Le retour à Vardø nous offre alors une deuxième occasion de parcourir cette même route, toute aussi spectaculaire dans ce sens. Hervé l'a déclarée "plus belle route de Norvège" !
Curieusement, à Vardø, non seulement il n'a pas plu mais il fait encore soleil. C'est agréable, car nous avons une dernière visite à faire, au mémorial de Steilneset. Il s'agit d'un monument érigé en mémoire de quelques 90 femmes de la région qui, entre 1621 et 1692, ont été accusées de sorcellerie et brûlées vives.
Le bâtiment est impressionnant par sa forme et par sa symbolique. L'artiste Louise Bourgeois et l'architecte Peter Zumthor ont associé, dans une même création évocatrice, une chaise en feu et un mémorial de 100 mètres de long rappelant cette histoire tragique.
Or Louise Bourgeois (1911 - 2010), plasticienne et sculptrice française naturalisée américaine, connue entre autres pour une sculpture en forme d'araignée géante exposée au musée Guggenheim à Bilbao, a passé son enfance dans une maison, aujourd'hui démolie, du centre de la ville où nous demeurons.
C'est pour cette raison que nous portons un intérêt tout particulier à cette œuvre.
Profitant de ce nouveau passage en ville, nous terminons la soirée à passer en revue quelques restaurants au cas où l'un d'eux servirait du crabe royal. Mais peine perdue, nul n'en sert. Dans notre quête, des Français nous disent néanmoins en avoir mangé il y a quelques jours à Kirkenes. En principe, cette destination n'est pas à notre programme, mais sait-on jamais !
Du coup, ce soir, c'est dîner maison ou plutôt dîner… fourgon, au bord d'une plage près de Kiberg, en compagnie d'un camping-car belge. On n'a pas voulu rester à Hamninberg à cause du vent. Eh, bien, ici aussi on va être servis ! Espérons qu'il ne nous empêchera pas de dormir !
Distance parcourue dans la journée : 202 kilomètres.
Guillemot de Troïl (?)

De la frontière russo-norvégienne à la Finlande, de Kirkenes à Inari
J11 : Dimanche 19 juin 2016
Encore une nuit quasi blanche rythmée par les assauts du vent et de la pluie. Seulement 7 degrés ce matin et il pleut toujours.
A 8 heures, on lève le camp, oui, mais pour aller où ?
Vu les circonstances, je ne vois pas d'autre alternative que d'avancer dans notre parcours. En principe, après la péninsule de Varanger, nous avons prévu de gagner la Finlande, plus particulièrement les alentours d'Inari, en passant par Tana Bru puis Utjoski.
Ben… allons-y !
Dehors il fait un temps à ne pas mettre un mouton dehors. D'ailleurs, ceux-là ont trouvé la solution en se réfugiant dans un abribus.
A Tana Bru, alors que nous sommes sur le point de prendre la direction de la Finlande, je sors in extremis une idée de mon chapeau. Et si on allait à Kirkenes ?
Cette ville norvégienne proche de la Russie que l'on décrit comme une bourgade quelconque, à l'ambiance frontalière, point de départ ou d'arrivée de la ligne de l'express côtier Hurtigruten, ne m'avait pas particulièrement attirée jusque là.
Mais depuis que des compatriotes nous ont dit y avoir mangé du crabe royal il y a quelques jours seulement, la destination a subitement pris de l'intérêt. De Kirkenes nous pourrions ensuite regagner la Finlande et Inari directement. Avec deux jours d'avance sur notre planning, nous avons suffisamment de marge pour nous offrir ce détour. Qui sait, peut-être fait-il meilleur à Kirkenes !
Adjugé, vendu, allons à Kirkenes !
A la sortie de Tana Bru, nous retrouvons alors la E6 qui nous conduit jusqu'à la frontière russe (ou presque)… malheureusement sous la pluie !
Pourtant, le trajet est magnifique, la route passant par un massif qui nous rappelle un peu celui des Maures dans le Var.
A l'approche de la ville, les convois militaires se font plus visibles, les terrains et camps militaires deviennent omniprésents. On perçoit même des tirs au loin. La frontière russe n'est plus qu'à une quinzaine de kilomètres et la direction de Mourmansk indiquée sur tous les panneaux du centre-ville.
A 14 h 30, à notre arrivée à Kirkenes, il pleut toujours et il fait 8 degrés. Tous les commerces sont fermés, dimanche oblige. Après avoir garé le camping-car sur le quai au bord de mer, nous allons immédiatement faire nos repérages pour le King Crabe.
Entre les restaurants du Scandic Hotel et celui du Thon Hotel, notre choix est vite fait. Dans l'aquarium du Thon Hotel, trois beaux crabes barbotent tranquillement. Celui que nous choisissons, le plus gros des trois, passera à la casserole. Une table est aussitôt réservée pour 19 h 30.
D'ici là, nous passons tout l'après-midi dans les salons de l'hôtel (avec café et thé à disposition) pour profiter d'Internet et faire une énième partie de scrabble.
Des lycéens norvégiens nous interrogent, dans le cadre de leur projet de fin d'année scolaire, sur notre vision de la ville de Kirkenes. Pour l'instant, nous n'en avons pas vu grand chose, surveillant sur Internet les prévisions météorologiques qui nous permettraient d'y faire un petit tour.
Au fur et à mesure que l'après-midi avance, l'espoir d'une amélioration est sans cesse repoussé. D'ailleurs, il suffit de jeter un œil par la baie vitrée pour le constater. Finalement, la pluie ne cessera qu'au cours du dîner.
A ce propos, quelques mots sur le crabe royal (ou crabe du Kamtchatka). Originaire du littoral oriental de Sibérie, il a été introduit dans la baie de Mourmansk dans les années 1960 pour assurer de nouvelles prises aux pêcheurs russes. Depuis lors, il s'est répandu dans la mer de Barents, le long des côtes de la Norvège et du Svalbard. Les protecteurs de l'environnement y ont vu une menace pour les écosystèmes, mais la majorité des pêcheurs considère le crustacé comme une manne économique.
C'est le crabe le plus recherché au monde et le plus cher au poids. Sa chair au goût inimitable le place parmi les mets les plus renommés. Nous avons donc hâte d'y goûter.
A 19 h 30 pile, alors que nous venons juste de nous attabler, on nous apporte enfin le crustacé géant. Voilà un crabe que nous aurions pu appeler "Désiré" tant nous l'avons convoité depuis plusieurs jours ;-)
Trônant au centre d'un grand plat ovale, sur un lit de mesclun agrémenté de tomates cerise, accompagnée d'une sauce à base de vinaigre balsamique et d' huile d'olive et d'une autre à l'aïoli , c'est une belle bête de 2,6 kilos. Le flashcode attaché nous apprend plein d'autres détails intéressants comme le nom du pêcheur, de son bateau ainsi que la date et le lieu de pêche.
Oui, mais encore ? Après l'avoir dévoré des yeux, si on le dévorait tout court à présent !
Dans une ferveur quasi religieuse, nous décortiquons alors avec application ses pattes charnues dont un soupçon d'aïoli suffit à mettre en valeur toute la saveur.
Sa chair raffinée est d'un goût unique. C'est un délice, un pur ravissement pour les papilles. En un mot, nous nous régalons !
Nous sommes d'ailleurs à ce point absorb��s par notre dégustation que nous en oublions de photographier le plat comme promis à notre fille.Elle recevra la photo de la seule carapace ;-)
Au final, nous n'avons rien vu de Kirkenes mais grâce à ce festin en garderons un souvenir impérissable. Voilà un détour qui en valait la peine !
Pour rentrer chez nous, pas de détour à faire. Le Vany nous attend sur le parking mitoyen de l'hôtel, juste devant la mer. Nous restons là pour la nuit. Pas de vent, pas de pluie, nous devrions dormir comme des bébés
Distance parcourue dans la journée : 272 kilomètres
Moutons à l'abri !

J12 : Lundi 20 juin 2016
La ville de Kirkenes est en activité depuis quelques heures déjà quand nous nous réveillons. Il est 8 heures, le premier réflexe consiste à scruter le ciel. Verdict, il est couvert, mais sans pluie pour le moment. C'est mieux qu'hier !
Notre envie de crabe royal ayant été assouvie, nous pouvons reprendre le cours normal de notre voyage et gagner comme prévu la Finlande et Inari en particulier. Nous n'avons maintenant plus qu'une journée d'avance sur notre planning.
Depuis Kirkenes, nous rebroussons d'abord chemin jusqu'au croisement avec la route 893 qui doit nous conduire tout droit en Finlande. Les chutes Skoltefossen, qui occupent le carrefour, nous offrent une dernière distraction sur le territoire norvégien.
A l'entrée en Finlande, la route change de numéro et devient à présent la 971. Il faut aussi avancer nos montres d'une heure, ranger pour le moment nos couronnes et ressortir nos euros. Dernière précaution à prendre : garder la bombe anti moustique sous la main car elle pourrait servir sans délai.
Le climat, lui, reste le même. Que ce soit d'un côté de la frontière comme de l'autre, le temps gris finit par virer à la pluie.
Les paysages finlandais sont conformes à l'idée qu'on s'en fait. La route ondule langoureusement entre lacs et tourbières, entre forêts de pins et bosquets de bouleaux. Photos
Pendant le trajet nous tentons de nous familiariser avec le finnois qui, à première vue, n'a pas vraiment de points communs avec d'autres langues que nous connaissons. En témoigne le mot "kansallispuisto" qui signifie parc national. Pas évident ! Pourtant, à force d'observation, je finis par faire quelques extrapolations à partir des toponymes qui jalonnent notre route : les suffixes "joki" et "tie" ont l'air de désigner la rivière pour le premier, la rue ou la route pour le second comme dans "Lemmenjoki" et "Kaamasentie" Voilà un bon début ;-)
A ce jeu-là, le trajet jusqu'à Inari passe à toute allure.
Sur place le temps est incertain, oscillant entre bruine et averse plus marquée, bref pas un temps à randonner. Pas grave, puisque la petite localité propose une activité qui colle parfaitement à cette météo, à savoir son musée SIIDA, avec deux i, qui est consacré à la culture et la nature sami.
Inari est en effet un important centre de la culture same. Les Samis, autrefois appelés Lapons, sont les peuples indigènes du grand Nord, les plus anciens habitants de ces contrées. Ils sont près de 85 000 dont une bonne moitié vit en Norvège, environ 20 000 en Suède, 8 000 en Finlande et 2 000 en Russie. Longtemps ignorés, leurs droits, leur culture, leur langue ont été progressivement reconnus, promus et mis en valeur au fil des dernières décennies. Aujourd'hui les Samis de chaque pays sont représentés par leur propre parlement.
Le musée SIIDA, de conception très moderne, se veut le reflet de leur histoire et de leurs traditions ainsi que du lien très fort qui les unit à la nature, tout ceci mis en scène de façon vivante et passionnante.
D'une salle à l'autre, nous suivons l'évolution du mode de vie des Samis au fil du temps en lien avec les grandes dates de l'histoire du monde ainsi que l'adaptation de leurs activités au gré des huit saisons. Des objets créés par des artistes Samis contemporains et un joli film sur les aurores boréales complètent l'exposition.
Quand la pluie cesse, la visite se poursuit en plein air (attention, moustiques !) par la découverte de différentes maisons traditionnelles et de pièges ingénieux pour la chasse et la pêche, tous transportables.
Voilà une visite à la fois ludique et instructive, une variante à nos habituelles randonnées. Néanmoins, après deux journées sans chausser nos godillots, nous avons hâte de les enfiler à nouveau pour arpenter monts et vaux.
Justement, la WIFI du musée permet de vérifier la météo pour les prochains jours. Bonne nouvelle ! Demain, il devrait faire beau jusqu'en milieu d'après-midi. Croisons les doigts !
Dans cette perspective, nous positionnons le camping-car à la lisière de la forêt, au point de départ de la randonnée de demain, afin d'être opérationnels à la première heure. En guise de préambule, le soleil fait son apparition pendant le dîner, ce qui est de bon augure.
A l'extérieur, les moustiques font le siège du véhicule, prêts à s'introduire par la moindre ouverture. Vive les moustiquaires.
Distance parcourue dans la journée : 213 kilomètres.
Musée sami

Inari : église de pleine nature de Pielpajärvi et croisière sur le lac
J13 : Mardi 21 juin 2015
Les touristes viennent à Inari principalement pour le musée (pour nous, c'est fait) mais aussi pour faire une croisière sur le lac (c'est prévu) et accessoirement visiter la petite église en pleine nature de Pielpajärvi (c'est prévu aussi). On pourrait même combiner les deux, le lac et l'église, en se faisant déposer en cours de croisière sur la berge pour rejoindre la chapelle, s'économisant ainsi un trajet à pied.
A l'origine, c'est ce que nous avions envisagé mais le seul départ en bateau (à nos dates) a lieu à 13 heures. Or la météo prévoit une dégradation dans l'après-midi. Nous ne voulons pas prendre le risque de nous faire rincer en randonnant en fin d'après-midi. Sur le bateau nous serons à l'abri quoi qu'il arrive.
Nous préférons par conséquent assurer nos arrières, occuper la matinée à faire la randonnée aller et retour vers la petite église et consacrer l'après-midi à la croisière.
La météo est conforme aux prévisions, très belle… enfin !
Avant 8 heures, nous sommes prêts, sac sur le dos, chaussures aux pieds et bombe anti moustique dans la poche. Les maringouins n'ont qu'à bien se tenir.
Nous débutons par la traversée d'une très belle forêt de pins, couverte d'un tapis de buissons de myrtilles sur un chemin caillouteux encombré de racines.
Nous arrivons ensuite à proximité de plusieurs grands lacs dont le Pielpajärvi, bordés de magnifiques tourbières.
Sous les rayons du soleil, les grandes étendues d'eau se sont parées de couleurs toniques, allant du vert amande au bleu azur.
Régulièrement, notre chemin croise des pistes pour scooters dont le balisage se poursuit curieusement à travers le lac. Eh oui, en hiver, il est utile pour les motoneiges qui se déplacent sur le lac gelé.
De nombreux ruisseaux alimentent les plans d'eau colonisés par des herbiers impressionnants où domine le trèfle d'eau.
Cette composition aurait sans doute pu inspirer les Impressionnistes ;-)
L'eau est omniprésente, offrant au lédon des marais les conditions idéales pour s'épanouir.
Heureusement le parcours se fait sur des planches en bois quand le terrain est trop humide. Ce serait dommage d'abimer toute cette belle végétation.
Les moustiques, eux aussi friands de ce milieu, nous ont lâchés pour le moment mais c'est pour mieux nous attendre dans la dernière ligne droite.
En effet, arrivés dans la clairière occupée par la chapelle, nous coupons directement à travers la prairie en fleurs. Erreur fatale ! Les moustiques étaient tous en planque dans les hautes herbes, prêts à fondre sur nous, pauvres marcheurs.
Nous trouvons alors à l'intérieur de l'église un refuge momentané, le temps de nous ressourcer et de préparer la riposte.
Quelques mots sur cet édifice religieux : Il s'agit d'une église en bois, construite entre 1752 et 1760, flanquée de deux cabanes qui servaient à l'époque d'abri pour les fidèles (et qui servent de refuges de nos jours), derniers vestiges d'un village Sami.
L'église est toujours ouverte, il suffit de soulever le loquet et d'ouvrir les fenêtres pour y faire entrer la lumière (avant de tout refermer en partant). Un service religieux y est célébré de temps à autre, notamment à minuit le jour de la St Jean, c'est-à-dire dans quelques jours.
Après un petit moment de recueillement, nous allons jeter un œil à la cabane voisine où l'âtre encore chaud témoigne de son utilisation récente par quelque personne de passage.
Pas de flânerie sur le trajet retour, de sorte que nous arrivons au parking vers 11 heures après 10 kilomètres et un peu plus de 3 heures de marche, pauses comprises. Une très belle randonnée alliant nature, culture et histoire.
Les moustiques nous ont laissés tranquilles au retour. En revanche, deux oiseaux nous ont retenus un court instant Tout d'abord, un pluvier doré qui, par des manœuvres d'intimidation, a tenté de nous barrer le passage, sans doute pour protéger son nid. Puis, un oiseau qui ne nous a montré que son dos au plumage gris orné de touches orangées. Dommage qu'il ne nous ait pas montré son cou, car il semblerait que ce soit une gorgebleue à miroir.
Avec le beau temps et 16 degrés, les conditions sont idéales pour une promenade en bateau. L'embarcadère est situé juste à côté du musée sami.
Nous prenons place à l'avant du navire pour une excursion d'environ 3 heures.
Le lac d'Inari est le troisième plus grand lac de Finlande et comprend 3 300 îles.
A 13 heures pile, le catamaran Inari III sort du port et prend le large, glissant sur un plan d'eau aussi lisse et immobile qu'un miroir.
Il prend tout d'abord la direction de l'île d'Ukonselkä où il accoste une heure plus tard pour une vingtaine de minutes.
Nous grimpons à toute vitesse les marches en bois jusqu'au sommet de l'île pour profiter les premiers de la vue panoramique sur le lac constellé d'îlots.
Il y a quelques centaines d'années déjà, au milieu de l'été, les Samis faisaient cette même démarche, s'y rendant en barque au milieu de l'été pour y invoquer Ukko, le dieu de la chasse.
Quand une touriste attentive remarque un petit point au milieu de l'eau, tous les regards se braquent sur la surface du lac. Une embarcation ? Un nageur ? Effectivement, c'est un nageur mais pas humain. Avec ses bois caractéristiques, vous l'aurez sans doute reconnu.
Oui, c'est bien un élan ! Nous avons souvent espéré en voir un au bord d'une route, près d'un lac ou d'un marais mais jamais nous aurions imaginé en apercevoir un, ici, en plein milieu du lac d'Inari. C'est incroyable !
Une fois tout le monde de retour à bord, le bateau se dirige vers la rive opposée, le capitaine espérant retrouver la trace de l'animal mais celui-ci a dû s'enfoncer dans les bois depuis belle lurette.
Alors il reprend le cours normal de la croisière jusqu'au débarcadère de Pielpavuono. C'est là qu'il dépose un couple souhaitant rejoindre à pied l'église en pleine nature. Nous avions peur que la météo se gâte en cours d'après-midi. Finalement, il n'en a rien été, même si le ciel est maintenant de plus en plus couvert. Fin de la croisière à 16 heures. C'était très sympa et la rencontre de l'élan… extra-ordinaire !
Vu l'heure, nous pouvons envisager de rouler un peu, au moins jusqu'à Saarisselkaa, à 70 kilomètres où j'avais repéré un lieu de bivouac possible, au sommet du domaine skiable du Kaunispää (438 mètres).
Oui, oui, il y a bien du ski alpin en Finlande ! Vue sur les pistes de ski… et plus largement sur toute la région, du haut d'une tour d'observation.
Mais l'endroit très exposé nous apparaît trop venté pour y passer une bonne nuit. Alors nous n'hésitons pas faire 40 kilomètres de plus, afin de trouver à Vuotso un coin plus calme au bord de la rivière. Autre avantage : l'endroit est idéal par rapport à notre projet de demain.
Distance parcourue dans la journée : 140 kilomètres.
Tourbière près d'Inari

Tunturis finlandais, du Pyhä Nattanen au Taivaskero
J14 : Mercredi 22 juin 2016
Si la Finlande est un pays principalement de forêts, de lacs et de rivières, elle n'est pas pour autant un plat pays, du moins dans cette partie Nord. Régulièrement, de petites montagnes aux sommets dénudés culminant entre 500 et 800 mètres donnent du relief au paysage. On y jouit notamment de belles vues dégagées à des kilomètres à la ronde. En finnois, ces monts sont appelés tunturi.
C'est l'un de ces tunturis que nous nous apprêtons à gravir. Il s'agit du Pyhä Nattanen, à ne pas confondre avec Vatanen, le héros des romans du finlandais Arto Paasilinna ;-)
Pour rejoindre le point de départ de la randonnée, il faut emprunter, juste au nord de la rivière, une piste de terre très praticable sur une douzaine de kilomètres.
Au parking, il y a déjà une voiture alors qu'il est à peine 7 h 30. Des gens seraient encore plus matinaux que nous ?
Côté météo, il fait beau avec 13 degrés, ce qui fait aussi le bonheur des moustiques, prompts à nous attaquer à peine descendus de notre fourgon.
Le guide du Routard annonce un parcours de deux kilomètres difficiles avec 300 mètres de dénivelé.
Or le départ, dans une forêt dense, se poursuit par la traversée de marais sur des planches en bois. Pour l'instant je ne vois pas vraiment de difficulté !
… et finit par une approche dans la caillasse et les racines, demandant certes un peu d'effort mais pas la mer à boire ! En trois quarts d'heure, la montée est pliée !
Le même guide vante la vue inoubliable, je confirme !
… et précise que même en plein été, il souffle un vent glacial sur ces hauteurs dénudées, je confirme aussi ! Coupe-vent et capuche indispensables ! La bonne nouvelle, c'est qu'à cette altitude (508 mètres) il n'y a déjà plus de moustiques.
Le refuge, bien équipé, nous offre alors un abri bienvenu, le temps de nous réchauffer un peu.
Nous aurions ensuite pu retourner par le même chemin mais comme il existe une variante et que nous aimons bien varier…
Hum, si on avait su… car la variante traverse un éboulis rocheux très accidenté dans lequel nous avons l'impression de ne pas avancer. Une fois sortis de là, nous rencontrons un terrain inondé, non aménagé, dans lequel nous nous enfonçons par moments jusqu'à la cheville. Sans parler des moustiques qui reviennent à la charge en atteignant une altitude à nouveau plus basse et la végétation gorgée d'eau à laquelle nous nous frottons au passage.
Bref, si on avait su, on n'aurait pas v'nu comme dirait l'autre ;-)… mais repris au retour le même chemin qu'à l'aller. Sur la base de l'aller/retour par le même itinéraire, c'est une très belle randonnée, facile, courte, avec à la clé une magnifique vue panoramique.
La boucle est plus sportive, surtout après les pluies tombées ces derniers jours. Elle nous a demandé 3 heures et 7,1 kilomètres avec un dénivelé de 210 mètres. Elle nous coûte surtout des chaussures à nouveau trempées à l'extérieur comme à l'intérieur et des pantalons mouillés jusqu'aux cuisses. Conséquence : pas d'autre randonnée possible dans la journée.
Dans ces conditions, autant en profiter pour rouler. Ça tombe bien, c'est ce qui est prévu. Pour rejoindre notre prochaine destination, au cœur du parc national de Pallas-Ounastunturi, 250 kilomètres nous attendent. Il est seulement 11 heures, nous avons le temps de nous avancer jusqu'à mi-route avant le déjeuner c'est-à-dire jusqu'à la petite ville de Sodankylä.
Le trajet sur la E75, large et roulante, se fait à bon train malgré le flux important de camping-cars sur cet axe, le plus court vers le cap Nord pour la majorité des conducteurs européens. Pendant ce temps, nos chaussures exposées derrière le pare-brise amorcent leur séchage.
Rien de particulier à voir à Sodankylä mais, pour nous, un passage en ville précieux, mis à profit pour régler l'intendance.
Pendant que notre linge tourne dans la machine de l'hôtel Bear Inn, nous faisons à Lidl les courses les moins chères de notre voyage, déjeunons sur le parking voisin, passons chez l'opticien faire réparer des lunettes, au magasin de sport pour nous renseigner sur les filets de tête anti moustiques (qu'au final nous n'achèterons pas) avant de retourner à l'hôtel bénéficier de la WIFI.
Une fois toutes ces tâches accomplies, il nous reste la deuxième moitié du parcours à effectuer. Le point de chute est prévu dans les environs de Muonio, pas loin de la frontière suédoise, au pied du massif du Pallastunturi.
Nous échouons plus précisément devant l'hôtel Pallas, un hébergement isolé en pleine nature au pied de la montagne, à 459 mètres d'altitude. Il fait un temps magnifique et 19 degrés. Si nos chaussures n'étaient pas trempées, nous serions sans doute partis randonner immédiatement. L'hôtel est le point de départ d'un beau réseau de sentiers en été et de pistes de ski en hiver.
A défaut de profiter de son environnement, nous profitons pour le moment de son restaurant. Au menu lapon, un tartare de renne servi avec des champignons et des lichens (très bon mais portion un peu chiche même pour une entrée). En revanche, l'omble chevalier du lac d'Inari sur lit de purée de choux-fleurs et la crème brûlée aux myrtilles, tous les deux délicieux, rattrapent largement l'entrée et font de ce dîner un des meilleurs de notre voyage. Avec une bouteille de riesling à deux, il valait mieux que le Vany ne soit pas très loin ;-)
Nuit sur place sous un ciel sans nuage et un soleil radieux !
Distance parcourue dans la journée : 283 kilomètres.
Au sommet du Pyhä Nattanen

J15 : Jeudi 23 juin 2016
Bonne nouvelle, nos chaussures de randonnée sont sèches.
Voyons à présent si le temps est toujours aussi dégagé qu'hier soir. Pas tout à fait ! Nuages et éclaircies se partagent le ciel. Tout est de savoir qui des deux aura le dessus.
En prenant le départ vers 8 h 30, nous avons tout de même l'impression qu'il va faire beau. Altitude du parking : 450 mètres.
Dans notre viseur, le Taivaskero, point culminant du massif du Pallastunturi, à 806 mètres d'altitude.
Pour l'atteindre, le chemin balisé par des poteaux surmontés de croix de St André prend progressivement de la hauteur à travers une toundra dénudée. Il n'y a déjà plus d'arbres à cette altitude, de moustiques non plus.
L'itinéraire est pour le moment commun avec le sentier de grande randonnée Pallas-Hetta, l'un des plus prestigieux de Laponie, qui en 55 kilomètres passe par les sommets de plusieurs tunturis.
Au bout d'une heure, quand il s'en écarte, il nous reste une dernière grimpette à gérer avant d'atteindre un large plateau recouvert d'un amas rocheux au milieu duquel le sommet aurait pu passer inaperçu s'il n'était matérialisé.
C'est ici que, le 6 juillet 1952 aux rayons du soleil de minuit, fut allumée la flamme olympique des Jeux de Helsinki. Une plaque commémore cet événement.
Depuis le sommet, la vue embrasse un panorama époustouflant : forêts, lacs et croupes montagneuses à perte de vue avec l'hôtel Pallas à nos pieds.
La randonnée en boucle prend ensuite la direction du sud, passe au pied d'un autre tunturi, le Laukukero, où nous surprenons un couple de lagopèdes en goguette.
A partir de là, l'hôtel nous sert de repère pour tracer à vue dans une pente parfois raide jusqu'à destination. Bilan : 8,5 kilomètres, 2 heures et demie, dénivelé 375 mètres.
Sur le parking, une famille de rennes nous fait son cinéma.
Nous espérions déjeuner en plein air sous les 17 degrés ambiants mais les moustiques voraces nous obligent à un repli immédiat dans le fourgon.
Cette dernière randonnée marque aussi la fin de notre séjour en Finlande qui, au final, nous a réservé de belles surprises. Ce soir, nous serons en Suède, à proximité de Gällivare.
L'itinéraire le plus court coupe en diagonale via des routes secondaires mais Hervé a peur qu'elles soient étroites et peu roulantes. Il préfère nous faire passer par les grands axes, un trajet plus long en kilomètres mais d'après lui plus court en temps.
A Muonio, en traversant la frontière, nous retardons nos montres d'une heure. Appréciable vu notre timing chargé !
Le début du trajet en Suède est agréable, à travers des forêts de pins majestueux et de grandes prairies en fleurs sous des températures de plus en plus chaudes, jusqu'à 21 degrés en cours de route. Jusqu'ici tout baigne !
En cours de route, un champ de linaigrettes ou "fleurs à coton".
Mais c'est sans compter sur une importante zone de travaux. Or quand les Suédois font des travaux, ils ne vont manifestement pas jusqu'à leur terme. Nous tombons donc sur une route en attente d'asphaltage, couverte de gravier grossier, presque du gravier de ballaste. Pas sur une courte distance, mais sur plus de 15 kilomètres, une éternité dans ces conditions. Rouler sur cette surface est un calvaire pour le camping-car. Il faut rouler en seconde, en redoutant la crevaison en permanence. D'ailleurs plusieurs véhicules sont immobilisés sur le bas-côté, pneus crevés.
Le retour sur l'asphalte sonne comme une libération et l'arrivée à destination est un soulagement.
Après un après-midi à conduire, nous sommes heureux de poser le fourgon sur les hauteurs de Gällivare, au sommet du domaine skiable du Dundret (730 m), pour une soirée de détente.
La ville réputée pour ses mines de cuivre et de fer s'étend juste à nos pieds, mais c'est pour la nature environnante que nous avons choisi cet endroit. Nous ne sommes d'ailleurs pas les seuls.
Le paysage rocailleux et dénudé inspire aussi nos voisins de parking. Lui équipé d'un drone, elle revêtue d'une robe de bure, capuche pointue et mains dans les manchons, trouvent manifestement ce décor minéral parfait pour leur scénario. Elle déambule dans son drôle d'accoutrement pendant que lui la filme à l'aide d'un drone.
Le ciel orageux ajoute une note dramatique à l'ambiance.
Cette luminosité particulière nous incite à explorer à notre tour la croupe rocheuse qui se dresse devant nous. Petite balade vespérale jusqu'au sommet du Stora-Toppen (820 mètres d'altitude), coiffé de deux abris pour randonneurs. Vue sur la taïga environnante.
Après le départ des dronistes, nous pensons rester seuls sur place. Mais c'est sans compter sur l'arrivée tardive de trois camping-cars d'où descend toute une ribambelle d'enfants, prompts à mettre un peu d'animation sur le petit parking.
Plus tard, dans notre demi-sommeil, nous entendrons encore quelques visiteurs temporaires, attirés par le soleil de minuit. Le Dundret bénéficie d'un succès que nous ne soupçonnions pas ;-)
Distance parcourue dans la journée : 308 kilomètres
Rennes en goguette !

Kvikkjokk (Suède), randonnée dans le massif du Snjerak
J16 : Vendredi 24 juin 2016
Grand beau temps aujourd'hui et déjà 16 degrés à 8 heures du matin. Notre séjour en Laponie suédoise se présente sous les meilleurs auspices.
Alors dépêchons-nous de rejoindre notre étape suivante, à savoir la petite station de montagne de Kvikkjokk, située au bout d'une route en cul-de-sac en bordure des prestigieux parcs nationaux de Padjelanta et Sarek ainsi que sur le tracé du non moins célèbre sentier de grande randonnée de Kungsleden.
Ce n'est pas tout à fait la porte à côté, le trajet va occuper toute la matinée.
Alors que la radio annonce la volonté des Britanniques de quitter l'Union européenne, nous faisons route sur la E45 en suivant la rivière Lule sur laquelle ont été érigés plusieurs barrages de grande envergure, sujets de tensions, par le passé, entre le gouvernement suédois et les Samis privés de leurs terres inondées.
La circulation est particulièrement light en ce vendredi matin et les quelques localités traversées étonnamment désertes. Pourtant, à la sortie de l'une d'elles, un véhicule nous fait des appels de phares. Tiens, un contrôle de police ? Même pas, juste un troupeau de rennes qui fait son numéro en plein milieu de la voie ;-)
Au carrefour où notre trajet quitte la E45 pour prendre la direction de Kvikkjokk, nous avons atteint le point le plus méridional de notre voyage.
A partir de ce carrefour, cap légèrement vers le nord-ouest sur une petite route pittoresque serpentant entre forêts, prairies et habitations isolées sans jamais quitter (ou presque) la rive d'un lac ou d'une rivière.
A son extrémité, au bord du lac Saggat et du delta des rivières Tarra et Kamajokk se blottit le minuscule village de Kvikkjokk, au pied d'une prestigieuse chaîne montagneuse dont certains sommets sont encore couronnés de neige.
Nous avons prévu de passer deux jours dans ce coin reculé.
Deux parcs nationaux, parmi les plus grands d'Europe, entourent le village, en l'occurrence Sarek et Padjelanta qui figurent depuis 1995, au patrimoine mondial de l'UNESCO. Ils ne sont accessibles qu'à pied à l'issue de plusieurs jours de marche, tout comme la Kungsleden, la Voie Royale, un sentier de grande randonnée de 425 kilomètres, divisé en quatre parties de sept jours chacune, dont l'un des tronçons passe également par le hameau.
Alors, que sommes-nous venus faire ici ? Du trekking ? Non, juste des randonnées à la journée. Car si Kvikkjokk est considéré comme la Mecque des randonnées longues, le village est également le point de départ de quelques randonnées à la journée. C'est pour cette raison que nous l'avons sélectionné.
Une fois le fourgon garé sur le parking au bout du village, au bord de la tumultueuse rivière Kamajokk, en avant vers le massif du Snjerak, plus précisément vers celui de ses trois sommets surnommé "Tourist Summit" à 805 mètres d'altitude.
Il est 13 heures, il fait un temps magnifique avec un thermomètre dépassant les 20 degrés. Première vue au cours de la montée, bien raide.
Du "sommet pour touristes", vue imprenable sur le delta, la croupe du Nammatj (au milieu) et les massifs du Sarek et du Tarrekaise à l'arrière-plan.
Depuis le départ, nous suivons un chemin bien balisé qui se termine en surplomb d'un lac que nous atteignons au bout d'une petite heure. Arrivés à ce point, le retour se fait par le même chemin. Déjà ?
Trouvant que la balade manquait de piquant à ce stade, nous nous offririons bien un petit bonus pour prolonger le plaisir. Qu'à cela ne tienne !
Nous avions téléchargé sur notre GPS la trace d'un circuit en boucle trouvé sur Wikiloc. Vous nous voyez venir !
Nous tentons par conséquent de suivre ce tracé ou plutôt l'absence de tracé… sur le terrain. Aucune indication sur place ne fait mention d'une quelconque boucle.
Après quelques centaines de mètres à marcher à vue, nous récupérons une petite sente qui grimpe sur une crête d'où nous jouissons de bien meilleures vues encore sur le Sarek.
Mais quand la sente disparaît à nouveau, le parcours se complique un peu.
Guidés par le GPS, nous gambadons alors à vue dans des pentes buissonneuses, nous frayant un passage au travers d'un inextricable bois de bouleaux nains avant de finir par retomber sur nos pieds dans la dernière ligne droite jusqu'au village.
Hum, on voulait du piquant ?
Cela dit, on ne regrette pas ce choix, ravis d'avoir pu accomplir cette très belle boucle de 12 kilomètres en 3 heures et demie avec 550 mètres de dénivelé.
Conseil : pour une balade simple et facile choisissez l'aller/retour par le même chemin. Pour y ajouter comme nous une pointe de piquant, fiez-vous à Wikiloc ;-)
Une fois de retour, nous espérons nous détendre en profitant de la douceur ambiante. C'est sans compter sur une panne sèche de gaz. Le remplacement de la bouteille est inévitable. Une opération simple et rapide en principe, sauf que, dans le cas présent, le modèle pas tout à fait identique au précédent, fait de la résistance au point qu'il nous faut appeler à la rescousse deux camping-caristes suédois tout aussi désarmés.
En dernier recours, nous laissons un message au loueur, persuadés qu'il nous a fourni une bouteille inadaptée. Au final et à force d'acharnement, Hervé finit par dompter le système et à faire fonctionner la bouteille. Ouf ! On se voyait déjà devoir retourner à Jokkmokk à 100 kilomètres pour trouver du gaz.
Bref, voilà une tâche qui nous a fait perdre toute la soirée… ou presque. Pour qu'elle ne soit pas tout à fait gâchée et avant le dîner dans le fourgon, nous nous accordons un moment de relâche pour l'apéro à la Fjällstation, le seul hébergement de Kvikkjokk. Nous trinquons en plein air au bord de la rivière : c'est l'été en Suède !
Par la même occasion, nous préparons notre journée de demain pour laquelle nous avons besoin d'un transfert en bateau. Rendez-vous est pris avec BJörn pour demain.
Distance parcourue dans la journée : 212 kilomètres.
Vue sur le Sarek depuis le sommet du Snjerak

Kvikkjokk, randonnée vers du Prinskullen et bateau dans le delta
J17 : Samedi 25 juin 2016
Pas de route à faire ce matin. Le Vany reste sagement sur le parking pendant que nous allons découvrir un autre sommet facile, dominant le village.
Le point de départ du trail se situe sur la rive opposée de la rivière. Pour ce court transfert en bateau, nous avons fait appel à Björn qui nous a fixé rendez-vous à 9 h 20, toujours sur le même parking. Nous nous attendions à le voir arriver en voiture, mais c'est de la forêt qu'il émerge à pied, nous conduisant d'abord le long de la rivière Kamajokk jusqu'à la Fjällstation pour récupérer d'autres clients.
Au passage, il nous indique le meilleur point de vue sur les rapides.
Nous sommes sept à monter dans son petit canot à moteur : un couple allemand, une randonneuse suédoise, un jeune couple finlandais et nous, mais chacun avec un but différent.
Les Allemands et la Suédoise veulent aller vers Nammatj. Les Finlandais sont les plus ambitieux avec la montée au Kaskaivo (22 kilomètres et 12 heures aller/retour) dont le point de départ se situe à trois kilomètres en amont de la rivière. En ce qui nous concerne, nous avons juste besoin d'être déposés sur la rive opposée au point de départ vers Prinskullen, la "colline du prince".
Mais Börn nous propose (for a good price, dit-il) que nous accompagnions d'abord les autres personnes jusqu'à leurs points de dépose afin de découvrir, par la même occasion avant notre randonnée, une partie du delta. C'est d'accord. Par cette très belle journée, c'est le moment d'en profiter.
De la rencontre de la rivière Tarra et des rapides de la Kamajokk est né un delta unique et verdoyant formé et régulièrement transformé par l'accumulation de sédiments transportés par les eaux tumultueuses des cours d'eau.
Pendant que Björn nous livre quelques informations sur la région, passant avec aisance de l'anglais à l'allemand, avec même quelques mots de français, le canot s'engage dans un canal étroit, à la végétation luxuriante et touffue, sur un miroir d'eau où se reflètent à la perfection les silhouettes élancées de quelques feuillus.
Les grands arbres ont l'air de se prosterner, formant une haie d'honneur sur notre passage.
Quand le rideau d'arbres s'ouvre, la perspective s'élargit, laissant apparaître le profil râblé du mont Nammatj… … ou la calotte imposante d'une montagne plus éloignée.
Une fois tous nos corandonneurs déposés, quand le bateau revient au niveau des rapides, le moment est venu pour nous de débarquer.
Il est maintenant 10 h 45. Nous nous mettons d'accord avec Björn sur l'horaire du retour (16 heures) et attaquons aussitôt la montée.
Comme d'habitude, l'accès au sommet passe par la traversée d'une forêt de bouleaux, en l'occurrence ici sur un sentier bien tracé, conçu au milieu du XVIIème siècle par les mineurs allant exploiter des filons d'argent dans les massifs du Sarek et du Padjelanta.
Au sortir de la forêt (à 650 mètres d'altitude), il nous reste à franchir une série de dalles rocheuses disposées en gradins avant d'accéder au cairn pyramidal du sommet.
Depuis ce balcon, la vue est saisissante sur la chaîne montagneuse s'étendant à perte de vue ainsi que sur le delta au premier plan, véritable mosaïque de lagunes, de lacs, de canaux, de prairies, de bois et de marais.
Il est midi. Le belvédère est l'endroit parfait pour un pique-nique et un bain de soleil, débarrassés de nos chaussures, les doigts de pied en éventail.
Mais au bout d'une heure, l'envie de bouger nous démange à nouveau.
Le guide Rother mentionne une possibilité de poursuivre (ah, chouette) sur un sentier non balisé, en direction de Vallespiken, aboutissant à des enclos à rennes à 867 mètres d'altitude. Durée annoncée : une heure.
Voilà qui fait notre affaire !
Nous cédons le sommet à trois ou quatre poursuivants, preuve que Björn a dû opérer une rotation supplémentaire, et prenons la direction du nord-ouest.
Devant nous, la chaîne imposante du Vallespiken et ses dômes encore zébrés de neige nous servent de points de repère.
Ce rocher erratique déposé là par quelque troll musclé tient lieu à la fois de terminus et de tour d'observation. Les enclos à rennes (vides) sont visibles à l'arrière-plan.
Pour retourner vers Prinskullen, il suffit alors de suivre ce collier de nuages comme autant de cailloux semés dans le ciel par le petit Poucet. Ils mènent droit au point de vue.
Avant le retour au débarcadère, nous nous accordons une dernière pause pour profiter du panorama et de l'absence de moustiques à cette altitude.
A l'issue de la descente, nous flânons un peu dans cette belle prairie fleurie.
Cachées dans les herbes hautes entre les brassées de graminées, on peut y découvrir des ruines de soubassements du village de Kvikkjokk, jadis établi de ce côté-ci de la rivière. Mais pas le temps de nous attarder, nous percevons déjà le ronronnement du bateau de Björn.
L'homme est aussi ponctuel qu'une montre… suédoise ou peut-être suisse car il arrive accompagné de quatre clients helvètes (+ les deux Allemands de ce matin) qui souhaitent faire une visite plus approfondie du delta.
Il nous propose (toujours "for a good price") de nous joindre à cette nouvelle visite. Why not ? Il n'est que 16 heures, il fait super beau, alors approfondissons !
Pour commencer, le canot va se frotter aux remous des rapides, surfant au bord des eaux tumultueuses, dans un vacarme assourdissant. C'est le prétexte pour Björn d'ajouter un soupçon d'adrénaline à un parcours par ailleurs pépère.
Après le bouillonnement des rapides, le retour au calme est d'autant plus apprécié. L'embarcation file au gré des canaux jusqu'au bassin d'une immense lagune avant de revenir par des bayous plus intimes aux allures de jardin.
Trois quarts d'heures plus tard, le bateau accoste à Kvikkjokk. Fin d'une excellente journée entre randonnée panoramique et balade au fil de l'eau sous une chaleur estivale. 24 degrés, un record !
Après cette journée bien remplie, pouvons-nous espérer une soirée de détente ? Pas vraiment, car après la panne de gaz hier, aujourd'hui c'est la panne d'eau. Au camping de Kvikkjokk, le gérant est peu enclin à nous en fournir, même en payant. Réservant le service à ses clients, il nous dirige vers le village voisin d'Årrenjarka (à 15 kilomètres).
De toute façon, il était prévu ce soir d'avancer un peu dans notre parcours, alors avançons au moins jusque là. Pour être exact, la suite de notre voyage oblige en réalité à rebrousser chemin et ce, jusqu'à… Gällivare.
Après un dernier apéro à la Fjällstation, bye, bye Kvikkjokk.
A Årrenjarka, nous trouvons de l'eau à disposition, nous voilà sauvés. Il ne reste plus qu'à se trouver un coin sympa pour la nuit. Pas évident, car de la route ne partent que des chemins privés desservant tous des habitations isolées.
Pourtant, après le hameau de Tjåmotis , l'un de ces chemins a l'air de s'enfoncer plus profondément dans les bois jusqu'à la berge d'un lac.
Ô surprise, nous y trouvons déjà un autre camping-car, français de surcroît. Immatriculés dans le Calvados, ses occupants ont déniché ce coin lors d'un voyage précédent et y reviennent avec plaisir à chacun de leur périple. Ils auraient sans doute préféré garder l'emplacement pour eux tout seuls mais le partagent bien volontiers avec nous.
L'endroit est un havre de tranquillité et de sérénité. Voilà toutes les conditions réunies pour passer une belle soirée et une bonne nuit.
Distance parcourue en voiture : 53 kilomètres. En randonnée : 12,6 kilomètres, dénivelé de 530 mètres.
Vue sur le delta depuis le sommet du Prinskullen

De la ville en sursis de Kiruna au canyon d'Abisko
J18 : Dimanche 26 juin 2016
Comme prévu, la suite de notre voyage implique un retour sur nos pas jusqu'à Gällivare avant de continuer, via la ville minière de Kiruna, jusqu'aux abords d'Abisko où nous prévoyons d'arriver en fin d'après-midi. Ceci, dans le but de rejoindre dans quelques jours la Norvège au niveau de Narvik et d'enchaîner avec les îles Lofoten.
C'est par conséquent une longue étape de plus de 350 kilomètres qui nous attend. En sachant que les déplacements se font uniquement sur des routes nationales, qu'à tout moment on peut être ralenti par des travaux ou par des troupeaux de rennes, qu'avec un camping-car on a tendance à s'arrêter plus souvent qu'avec une voiture, pour faire le plein d'eau, pour vidanger les eaux sales, pour faire des courses… Bref, il vaut mieux ne pas être pressés. Pour couvrir la distance, nous comptons un minimum de sept heures, sans les arrêts.
Dans ces circonstances, un départ à 6 h 30 paraît tout à fait indiqué et le trajet plus supportable s'il est fractionné.
C'est pourquoi entre les pauses techniques, photographiques, logistiques et touristiques, nous ne lésinons pas sur les arrêts.
Première pause, une heure et demie après notre départ, tout près de Porjus, où nous dédions quelques minutes aux parois étagées de ce profond canyon cachant en son sein une rivière qu'on ne saurait voir ;-)
Dans le centre de Porjus, nouvel arrêt, cette fois pour accomplir des tâches plus ingrates mais indispensables au bon fonctionnement d'un camping-car. Je ne vous fais pas de dessin !
Près de trois heures après notre départ, nouveau prétexte pour nous arrêter : l'apparition de cet étonnant nuage en forme de feu d'artifice ou de bouquet. Nous avions déjà vu ce type de nuage lors de notre précédent voyage sur la route de la Côte au sud de Bodø, mais jamais dans d'autres pays. Curieux, non ? Cette forme de nuages serait-elle propre à ces régions arctiques ? Ou serait-elle l'œuvre d'un avion ?
10 heures, c'est l'heure de la collation et d'une nouvelle pause sur l'aire de pique-nique de Lappesuando, 50 kilomètres au nord de Gällivare. Voilà de quoi nous faire tenir jusqu'aux abords de Kiruna où nous arrivons pour l'heure du déjeuner.
Juste après le repas, visite au pas de course du centre-ville voué à l'engloutissement en raison du développement de la mine de la LKAB exploitant le plus grand gisement de minerai de fer au monde.
Dans les vingt années à venir, il est prévu de déplacer la ville de quelques kilomètres vers le nord-ouest, à commencer par le centre. Un tiers des habitants sont concernés, soit plus de 6 000 personnes, mais aussi tous les commerces du centre, l'hôtel de ville, l'hôpital, l'église, la bibliothèque, des écoles, des lycées… C'est impressionnant !
Dans le hall de l'hôtel de ville, une maquette donne une idée des secteurs concernés.
Le fer est à l'honneur partout dans la ville. Kiruna lui doit à la fois son existence, sa mort annoncée et à terme sa renaissance !
Cela fait maintenant 8 heures que nous sommes en route alors vivement notre arrivée aux abords d'Abisko pour pouvoir nous dégourdir plus longuement les jambes.
Une fois sur place, nous ignorons le village pour nous diriger quelques kilomètres plus loin vers Abisko Tourist Station regroupant un hébergement, une gare, un centre pour visiteurs et un télésiège accédant aux sommets, le tout à l'entrée du parc national du même nom.
Pour le télésiège, nous arrivons trop juste. La dernière montée a lieu à 16 heures, mais plus de descente possible, hormis à pied ce que nous excluons, pas convaincus de son intérêt.
En lieu et place, nous improvisons une balade en boucle de la forme d'un huit, autour du canyon et du delta de la rivière Abiskojakka, un parcours inspiré du guide Rother mais librement adapté à notre forme après 10 heures de route.
Dans l'immédiat et sans quitter le parking, il suffit de tourner la tête vers le sud-ouest pour apercevoir la vue la plus photographiée de la région, la vallée de Lapporten ("porte de la Laponie") en forme de "u" évasé, à l'arrondi presque parfait. Une image qui laisse présager des beautés naturelles de toute cette région.
Parmi les incontournables, il y a bien sûr le canyon que nous abordons dans un premier temps vers l'amont tout en longeant la rive ouest du cours d'eau.
Le parcours, en partie sur des planches, nous réserve de belles vues sur les eaux tourbillonnantes du torrent mugissant.
A la première intersection, nous amorçons déjà la direction du retour, quittant le bord de l'eau par un chemin de traverse pour revenir au point de départ par un "nature path".
Du plus éloigné au plus proche, notre regard retient… … cette belle chaîne montagneuse que la neige recouvre encore d'un blanc manteau , … ce dôme au galbe et à la texture parfaitement parfaits, … ainsi qu'un tapis de myosotis couvrant les pieds de ces bouleaux tordus.
La première boucle de notre huit se termine sous le porche d'entrée de la Kungsleden, ce sentier de grande randonnée dont on avait déjà croisé le tracé la veille à Kvikkjokk. Nous aurions donc pu venir à pied jusqu'ici depuis notre destination précédente ;-)
Passons à présent à notre deuxième boucle qui suit la rive Est du cours d'eau, côté aval, nous livrant un nouvel aperçu du canyon sous un angle un peu différent.
Puis, quand le torrent se jette dans le lac Torneträsk aux allures de fjord, notre balade s'achève en surplomb du delta, avant un passage par la station touristique.
Retour au point de départ après 7,2 kilomètres en 2 heures et demie avec un dénivelé insignifiant (ou presque) de 80 mètres. Bref, une balade pépère de fin d'après-midi pour ménager nos vieux os !
A propos de fin de journée, c'est le moment de nous préoccuper de notre lieu de bivouac. Les parkings du télésiège, du centre des visiteurs et de la gare sont interdits au stationnement durant la nuit. En touristes disciplinés, nous respectons scrupuleusement la mesure contrairement à plusieurs autres camping-caristes, locaux de surcroît, dont les installations trahissent leur intention manifeste d'y passer la nuit.
Néanmoins, en vue d'autres activités prévues demain à Abisko, nous n'aimerions pas trop nous éloigner. Quelques kilomètres à l'est de la station touristique, sur l'aire de repos de Tornehamn, nous trouvons notre bonheur. Le stationnement est toléré pour 24 heures, c'est plus qu'il n'en faut !
La chaleur reste d'actualité, nous permettant de rester en short même en soirée. La région a la réputation d'être la plus sèche de Suède. Pourvu que ça le reste !
Distance parcourue dans la journée : 394 kilomètres.
Canyon d'Abisko

Abisko : télésiège vers Nuolja et randonnée au lac Trollsjön
J19 : Lundi 27 juin 2016
Cette journée d'aujourd'hui n'était pas véritablement programmée mais gardée en réserve au cas où nous aurions de l'avance. Or nous avons toujours 24 heures d'avance sur notre planning, c'est le moment d'en profiter tant que la météo reste clémente et avant une possible dégradation en soirée. Zut !
Pour le moment, n'y pensons pas et profitons-en à fond ! Déjà 16 degrés (22 plus tard dans la journée) malgré un ciel très légèrement voilé en ce début de matinée.
Nous sommes les premiers devant le télésiège d'Abisko mais pendant que nous attendons son ouverture dans notre véhicule, nous nous faisons griller la politesse par deux fillettes et leur maman qui seront les premières à filer vers le sommet.
Le télésiège nous fait alors passer en une vingtaine de minutes de 385 mètres à 850 mètres.
A partir de là, il faut continuer à pied si l'on veut atteindre le mont Nuolja à 1169 mètres, en comptant environ trois quarts d'heure pour la montée.
Pendant que nous nous attardons un peu autour de la station d'arrivée, les filles et leur maman nous distancent encore un peu plus. Mais quand les petites finissent par traîner les pieds, réclamant une pause et un goûter, nous les dépassons allègrement, ravis de partager la primeur du sommet avec ce seul cairn à la forme humaine appelé inukshuk dans d'autres contrées.
Magnifique vue sur le lac Torneträsk, celui dans lequel se jette la rivière Abisko.
A l'issue de cette randonnée de 4 kilomètres avec un dénivelé de 350 mètres, le télésiège nous ramène à Abisko sur les coups de midi.
Un timing parfait qui nous permet, après le déjeuner, d'envisager une deuxième randonnée dans l'après-midi Elle me tient tout particulièrement à cœur. Sur le papier, cette traversée de vallée à destination du lac Trollsjön paraissait magnifique. Voyons ce qu'elle vaut sur le terrain !
Son point de départ se trouve sur la route E10, à 25 kilomètres à l'est d'Abisko. Il faut se garer sur le bord de la route. Dans notre sens de circulation, toutes les places sont déjà occupées. Il faut donc faire un demi-tour en plein milieu de l'E10 pour aller nous garer de l'autre côté de la route.
Pour trouver l'entrée de la vallée, il faut d'abord traverser un petit bois de bouleaux où sont planqués quelques moustiques avides (mais ça c'est habituel). Plus inhabituel, il faut dans le cas présent traverser la voie ferrée de la ligne Kiruna – Narvik en faisant attention aux trains, nombreux, mais heureusement sonores.
Une fois ces deux obstacles franchis, la vallée est à nous !
Comme la montée est progressive et régulière avec un gain d'altitude bien réparti, nous avançons d'un pas vif sur un sentier engazonné déroulant son tapis de verdure au pied d'une table rocheuse face à des dômes marbrés de neige.
En revanche, nous sommes étonnés de ne pas trouver grand monde sur le chemin. On aurait pourtant pu croire le contraire au regard du nombre de voitures garées sur la route, mais leurs occupants ont sans doute préféré une vallée voisine propice au trekking. Nous voilà bien tranquilles de notre côté. Nous finissons par rattraper un groupe de quatre personnes, des Suédois, un homme et trois femmes, plus lents que nous, l'une des femmes avançant comme une tortue, encore plus démoralisée quand nous lui annonçons qu'elle n'est qu'à moitié route. Nous avons bien cru qu'elle allait abandonner, ce qui aurait été dommage car juste apr��s, nous atteignons la partie la plus spectaculaire du parcours.
Au fond de la vallée apparaît une gigantesque moraine latérale déroulant son rouleau compresseur à perte de vue et charriant des blocs rocheux dans un chaos indescriptible.
l'arrière-plan, les massifs montagneux lacérés de neige nous font penser aux montagnes du Landmannalaugar en Islande
Sur cet univers fantasmagorique de blocs renversés, de dalles dressés, de rocs brisés, de roches tourmentées veille le maître des lieux, un monstre de pierre hybride, tête au profil humain sur corps de dragon.
Il annonce ce pour quoi nous sommes venus jusqu'ici : le lac Trollsjön, caché dans le creux de ce cirque montagneux.
Sur ses eaux couleur soufre, qu'on dit être les plus claires de Suède, flottent quelques icebergs qui font de la résistance en ce début d'été.
Nous aurions aimé nous attarder dans cette vallée perdue mais le ciel finit par se couvrir, nous faisant redouter un orage.
Après une dernière incursion au cœur de la moraine, nous saluons les derniers trolls de pierre, implorant leur dieu de bien vouloir nous épargner d'un retour sous la pluie.
Manifestement, nous avons été entendus ! Non seulement il n'a pas plu mais nous avons même été crédités d'un peu de ciel bleu, nous permettant d'apprécier au passage ce névé aux allures de meringue saupoudrée de cacao.
Après avoir retraversé la voie ferrée, le Vany nous voit de retour vers 17 h 30 au bout de 11,6 kilomètres soit 3 heures et demie pour un dénivelé de 470 mètres.
Nous avons adoré cette vallée enchantée peuplée de trolls et ce lac d'un bleu intense, une de nos plus belles randonnées en Suède et peut-être même du voyage.
Cette balade est aussi la dernière en Suède On peut d'ores et déjà affirmer que ce séjour a été une totale réussite aussi bien dans le choix des destinations que des activités. La météo parfaite a participé de ce succès.
Nous ne sommes plus maintenant qu'à une dizaine de kilomètres de la frontière. Notre journée s'achève côté norvégien, après avoir posé le camping-car sur une aire très champêtre bordée de marais couverts de linaigrettes au pied de petites collines rocheuses.
L'orage redouté finit par éclater dans la soirée. Bien à l'abri dans le camping-car, nous ne craignons plus rien mais ce n'est pas de bon augure, la veille de notre étape vers les îles Lofoten. ;-)
Distance parcourue dans la journée : 52 kilomètres.
Lac Trollsjön

La suite se trouve dans... le message 2 (juste au-dessous)
Bonjour a tous,
Je suis actuellement en train de préparer les vacances de Noel, mon père m'ayant chargé de nous trouver un endroit sympa et authentique en Suede ou passez les fetes... 😊
Sa demande est assez précise car il veut a la fois trouver une location de chalet traditionnel (si possible avec cabine sauna) et un endroit ou nous pouvons espérer de la neige et des activités alentours (ski, balades en foret, traineau, spa, etc...). Nous prévoyons de rester 8 jours (sachant que nous aimerions quand meme visiter Stockholm en début ou fin de voyage pour 1 journée).
N'y connaissant pas grand chose, j'aurais besoin de vos conseils. Nous allons tous arriver a Stockholm en avion. Vaut-il mieux louer une voiture a partir de la et rester pres de Stockholm (y-a-t-il des endroits sympas a moins de 3 heure de route??) ou reprendre un vol intérieur direction le Nord de la suede? Avez-vous des adresses de village ou louer un chalet traditionnel et avoir des activités (nous ne voulons pas faire appel a une agence ou nous retrouver dans un circuit organisé).
Merci infiniment pour votre aide et conseils! Chloe
Je suis actuellement en train de préparer les vacances de Noel, mon père m'ayant chargé de nous trouver un endroit sympa et authentique en Suede ou passez les fetes... 😊
Sa demande est assez précise car il veut a la fois trouver une location de chalet traditionnel (si possible avec cabine sauna) et un endroit ou nous pouvons espérer de la neige et des activités alentours (ski, balades en foret, traineau, spa, etc...). Nous prévoyons de rester 8 jours (sachant que nous aimerions quand meme visiter Stockholm en début ou fin de voyage pour 1 journée).
N'y connaissant pas grand chose, j'aurais besoin de vos conseils. Nous allons tous arriver a Stockholm en avion. Vaut-il mieux louer une voiture a partir de la et rester pres de Stockholm (y-a-t-il des endroits sympas a moins de 3 heure de route??) ou reprendre un vol intérieur direction le Nord de la suede? Avez-vous des adresses de village ou louer un chalet traditionnel et avoir des activités (nous ne voulons pas faire appel a une agence ou nous retrouver dans un circuit organisé).
Merci infiniment pour votre aide et conseils! Chloe
Hi there,
By sheer chance, a family housewarming in Brussels gave us the opportunity to depart from Zeebrugge for our first experience with CFC, allowing us to discover ports we didn’t know (which has become rare).
After some questions before departure while browsing the forums, we discovered this company with great pleasure. Of course, luck may have played a particularly favorable part: dream weather, a sea as calm as a lake, and boarding and disembarking almost as if the ship were reserved just for us, since during our departure from Zeebrugge, only a small number of passengers were taking advantage of the unoccupied cabins from the previous cruise ending in Le Havre.
As a result, we couldn’t get a suite, but our balcony cabin was very functional, with plenty of storage and a whirlpool bath we thoroughly enjoyed.
Admittedly, the carpet was a bit worn, but it wasn’t a big deal. Having a large enough table allowed us to have breakfast in the cabin (our usual habit) in excellent conditions.
The ship, a reasonable size, was pleasant, in great condition, and had many comfortable lounges.
A large enclosed and heated space with a pool, jacuzzi, and deck chairs offered a calm atmosphere without intrusive activities (which is rare).
I won’t mention the entertainment since we barely participated, but I think there was plenty of choice, including a "special bridge" activity.
The restaurant had a lovely setting, with quick service and particularly attentive staff, reminding us of cruises from the past.
The food was good quality and well-presented, though portions were quite small—something big eaters might regret.
We loved the charm of an old-fashioned theater with comfortable seats and a table for drinks.
The shows were fairly high quality, though opinions may vary. They catered mainly to a French-speaking audience, which is quite rare, and featured a live orchestra.
The excursions seemed reasonably priced for what they offered, but we didn’t participate since we prefer organizing things ourselves.
To sum up, we were pleasantly surprised by this "old little ship" with a mostly French-speaking, very attentive staff, all in a great atmosphere.
Bonjour à tous,
Nous sommes de retour d'une croisière baltique sur le Costa magica.
Durant ce voyage nous avons fait les escales suivantes :
Stockholm (Suède)
Helsinki (Finlande) avec une excursion Costa
Saint Pétersbourg (Russie) 2 jours avec une excursion par l'agence Bereg - d'Irina Kravchenko
Tallin (Estonie) avec sortie en ville car proche du port.
Retour à Stockholm avec excursion Costa
Nous étions 4 adultes en cabine avec balcon, sur le sixième pont, bien situé car au calme sur cette partie du pont (cabine 6238).
Nous avions pris au préalable l'avion à Roissy Charles de Gaulle, sans aucun problème et en ayant pris le soin d'obtenir un parking avec navette pour 60 euros la semaine (hôtel Crown Plazza).
En option, nous avions pris le forfait boisson Brindiamo pour 70 euros par personne, très utile pour boire un vrai café, une bonne boisson (pepsi, sprite...). Attention, les bouteilles d'eau à emporter sont par contre payantes, dommage lors des excursions (mais gratuite chez MSC... pour comparaison).
Les repas sont bons, bien préparés, avec une table attribuée le soir pour le dîner.
Les repas au restaurant self service sont également bons, mais différents et forcément moins bien présentés, c'est normal ;)
Petite remarque, alors que les pâtes barilla sont présentes tous les jours, pas de pizza au restaurant, sinon, il faut la payer avec supplément, dommage pour un bateau Italien...
En général, le personne est souriant, sympathique et serviable, ils parlent un anglais approximatif (en dehors du personnel d'accueil bien sûr).
Il n'y a pas de problème pour se faire comprendre, même avec des mots français.
Notre première excursion à Helsinki était réservée avec Costa pour 70 euros par personne avec un tour de ville et une balade au centre ville pour finir par le marché, nous avons bien profité de cette visite et du marché avec achats de souvenirs.
De la Place du Sénat au Parc Kaivopuisto Temppeliaukio, « l'église dans la roche » Mannerheimintie et tous les édifices importants qui s'y trouvent : Parlement, Musée National, Finlandia Hall Parc Sibelius, Passio Musicae
La seconde excursion était réservée au préalable avec l'agence Bereg d'Irina Kravchenko par quelques échanges par email avec la gestion des visas (Tour ticket), nous n'avions donc rien à faire de notre côté mis à part transmettre une copie des passeports. Pour les deux jours avec guide privé, il faut compter 900 à 1000 euros pour 4 personnes, moins chère qu'avec Costa pour un service personnalisé et d'une autre dimension.
Pour le déroulé des deux jours d'excursion à Saint Petersbourg, je me suis basé sur les offres Costa pour proposer un mixte validé par Irina et que voici :
Jour 1:
Tour panoramique de la ville avec visite des sites les plus célèbres (Ile Vassilievsky y compris) visite de la Forteresse Pierre et Paul déjeuner visite de Saint-Sauveur visite de l'Ermitage (et du Palais d'hiver qui en fait partie) promenade en bateau
Jour 2 : visite des jardins de Péterhof
déjeuner visite du Palais de Catherine : Salle du Trône, Chambre d'Ambre, jardins
services de guide pour les 2 jours pleins voiture privée pour le tour de ville et la deuxième journée entrées prioritaires de tous les sites sur le programme (indispensable pendant la haute saison) parking sur le territoire de la Forteresse taxe d'entrée au port en voiture
Il faut ajouter seulement les repas avec des endroits où on peut manger bien et local pour autour de 10-15 euros/personne.
Notre guide, Irina MIROSHNICHENKO s'est montrée très professionnelle, accueillante, souriante, prévoyante et rassurante, s'est exprimée parfaitement en français et a fait preuve d'une richesse de connaissances sur le pays. Le fait d'être seul avec elle durant ces deux nous a permis de poser des questions et de bénéficier de visites passionnantes, très bien racontées avec une cohérence nous permettant d'appréhender le tout. Vraiment, nous avons été impressionnés à la fois par les découvertes des facettes de l'histoire de la Russie que par la beauté des sites et monuments.
Nous ne verrons plus la Russie du même regard, nous sommes même intéressés pour revenir et aller plus loin :)
Je vous recommande donc Irina MIROSHNICHENKO, collègue d'Irina KRAVCHENKO (irina-kravchenko@yandex.ru) comme guide car nous avons eu une prestation haut de gamme et personnalisée durant deux jours.
La dernière excursion s'est déroulée à Stockholm avec les visites suivantes :
Gamla Stan Palais Royal (visite intérieure) Storkyrkan (visite extérieure seulement) Stortorget Palais de la Bourse
Seul le palais royal a été visité en partie à l'interieur, une excursion moyenne, l'intérêt étant plutôt de pouvoir se promener librement en ville durant 1 heure, les filles ont apprécié.
Les 2 excursions par groupe via Costa, ont été d'un niveau très moyen, nous devions attendre tout le monde, tout le temps... avec une guide ne sachant pas répondre à certaines questions, pour un prix élevé par rapport à la prestation donnée.
La prochaine fois, comme je l'ai fait pour Saint Petersbourg, je prendrai le temps de rechercher un vrai guide, le résultat en valait vraiment le coup, soyez en assuré !
Pour finir, un petit mot sur le bateau Magica, difficile de ne pas faire le comparaison lorsqu’on a profité du MSC Zenith ou mieux, le Fantasia en méditerranée, plus grand, plus équipé, plus facile à s'y promener. Le Magica est beau bateau vieillissant (robinet thermostatique très dur, chasse d'eau capricieuse...), une chose est sûr, je trouve que le nettoyage chez MSC était plus fin (pas de poussières sur les vitres dans la salle de bain par exemple, c'est un détail mais compte tenu du tarif total, il faut en tenir compte.
En général, cette troisième croisière en famille était excellente, à refaire toujours en passant par notre agence préférée.
Au final, c'est un ressenti et un long résumé à chaud, j'en oublie certainement mais reste à l'écoute en cas de question.
Bien à vous, Slimane
Notre première excursion à Helsinki était réservée avec Costa pour 70 euros par personne avec un tour de ville et une balade au centre ville pour finir par le marché, nous avons bien profité de cette visite et du marché avec achats de souvenirs.
De la Place du Sénat au Parc Kaivopuisto Temppeliaukio, « l'église dans la roche » Mannerheimintie et tous les édifices importants qui s'y trouvent : Parlement, Musée National, Finlandia Hall Parc Sibelius, Passio Musicae
La seconde excursion était réservée au préalable avec l'agence Bereg d'Irina Kravchenko par quelques échanges par email avec la gestion des visas (Tour ticket), nous n'avions donc rien à faire de notre côté mis à part transmettre une copie des passeports. Pour les deux jours avec guide privé, il faut compter 900 à 1000 euros pour 4 personnes, moins chère qu'avec Costa pour un service personnalisé et d'une autre dimension.
Pour le déroulé des deux jours d'excursion à Saint Petersbourg, je me suis basé sur les offres Costa pour proposer un mixte validé par Irina et que voici :
Jour 1:
Tour panoramique de la ville avec visite des sites les plus célèbres (Ile Vassilievsky y compris) visite de la Forteresse Pierre et Paul déjeuner visite de Saint-Sauveur visite de l'Ermitage (et du Palais d'hiver qui en fait partie) promenade en bateau
Jour 2 : visite des jardins de Péterhof
déjeuner visite du Palais de Catherine : Salle du Trône, Chambre d'Ambre, jardins
services de guide pour les 2 jours pleins voiture privée pour le tour de ville et la deuxième journée entrées prioritaires de tous les sites sur le programme (indispensable pendant la haute saison) parking sur le territoire de la Forteresse taxe d'entrée au port en voiture
Il faut ajouter seulement les repas avec des endroits où on peut manger bien et local pour autour de 10-15 euros/personne.
Notre guide, Irina MIROSHNICHENKO s'est montrée très professionnelle, accueillante, souriante, prévoyante et rassurante, s'est exprimée parfaitement en français et a fait preuve d'une richesse de connaissances sur le pays. Le fait d'être seul avec elle durant ces deux nous a permis de poser des questions et de bénéficier de visites passionnantes, très bien racontées avec une cohérence nous permettant d'appréhender le tout. Vraiment, nous avons été impressionnés à la fois par les découvertes des facettes de l'histoire de la Russie que par la beauté des sites et monuments.
Nous ne verrons plus la Russie du même regard, nous sommes même intéressés pour revenir et aller plus loin :)
Je vous recommande donc Irina MIROSHNICHENKO, collègue d'Irina KRAVCHENKO (irina-kravchenko@yandex.ru) comme guide car nous avons eu une prestation haut de gamme et personnalisée durant deux jours.
La dernière excursion s'est déroulée à Stockholm avec les visites suivantes :
Gamla Stan Palais Royal (visite intérieure) Storkyrkan (visite extérieure seulement) Stortorget Palais de la Bourse
Seul le palais royal a été visité en partie à l'interieur, une excursion moyenne, l'intérêt étant plutôt de pouvoir se promener librement en ville durant 1 heure, les filles ont apprécié.
Les 2 excursions par groupe via Costa, ont été d'un niveau très moyen, nous devions attendre tout le monde, tout le temps... avec une guide ne sachant pas répondre à certaines questions, pour un prix élevé par rapport à la prestation donnée.
La prochaine fois, comme je l'ai fait pour Saint Petersbourg, je prendrai le temps de rechercher un vrai guide, le résultat en valait vraiment le coup, soyez en assuré !
Pour finir, un petit mot sur le bateau Magica, difficile de ne pas faire le comparaison lorsqu’on a profité du MSC Zenith ou mieux, le Fantasia en méditerranée, plus grand, plus équipé, plus facile à s'y promener. Le Magica est beau bateau vieillissant (robinet thermostatique très dur, chasse d'eau capricieuse...), une chose est sûr, je trouve que le nettoyage chez MSC était plus fin (pas de poussières sur les vitres dans la salle de bain par exemple, c'est un détail mais compte tenu du tarif total, il faut en tenir compte.
En général, cette troisième croisière en famille était excellente, à refaire toujours en passant par notre agence préférée.
Au final, c'est un ressenti et un long résumé à chaud, j'en oublie certainement mais reste à l'écoute en cas de question.
Bien à vous, Slimane
Bonjour à tous je reviens après une longue absence, mais cette fois je suis vraiment en train préparer un voyage à vélo vers le cap nord avec un ami. Nous allons partir de Dordogne et notre voyage s'articulera autour d'un projet photo qui inventoriera les sites industriels et nucléaire tous au long de la traversé de l’Europe. Les grandes étapes du parcours seront : Le Havre, Dunkerque , Rotterdam, Stockholm, Helsinki . Voici le projet : http://continuums.ma3yt.com/
Nous sommes en train de faire l'itinéraire et je viens vers vous pour avoir des information sur les férry en scandinavie. En effet nous seront donc à vélo mais avec des remorque ( 2 adultes , 2 vélos, 2 remorques) et difficile de savoir si y aura un surcout avec les vélo-remorques en fonction des trajets.
La première traversée sera de l’Allemagne au Danemark > Puttgarden - Rodby La seconde traversée sera du Danemark à la Suède > Helsingor - Helsingborg La troisième traversée sera de la Suède à la Finlande > Stockholm - Helsinki La quatrième sera de la Finlande à la Suède > Vassa - Uméa La dernière sera de la Suède à l'Allemagne > Trelleborg - Sassnitz
Y a t'il des périodes de l'année ou de la semaine pour éviter de payer trop cher son billet ? Y aura t'il un surcout à cause des vélo-remorques ? Que signifie le terme cabine sous pont garage (Q3), car c'est pour le moment l'emplacement dans le bateau qui me semble le moins cher, lors d'une grande traversée ? Quel type de cabine est a privilégier pour se reposer lors de la traversée Stockholm - Helsinki (douche - prise électriques pour recharger les batteries des APNs, et accès wifi). Un budget globale de 4/500€ est il suffisant pour toute ces traversée ? Peut on prendre nos billets la veille / le jour même , sans problème ?
Merci par avance.
La première traversée sera de l’Allemagne au Danemark > Puttgarden - Rodby La seconde traversée sera du Danemark à la Suède > Helsingor - Helsingborg La troisième traversée sera de la Suède à la Finlande > Stockholm - Helsinki La quatrième sera de la Finlande à la Suède > Vassa - Uméa La dernière sera de la Suède à l'Allemagne > Trelleborg - Sassnitz
Y a t'il des périodes de l'année ou de la semaine pour éviter de payer trop cher son billet ? Y aura t'il un surcout à cause des vélo-remorques ? Que signifie le terme cabine sous pont garage (Q3), car c'est pour le moment l'emplacement dans le bateau qui me semble le moins cher, lors d'une grande traversée ? Quel type de cabine est a privilégier pour se reposer lors de la traversée Stockholm - Helsinki (douche - prise électriques pour recharger les batteries des APNs, et accès wifi). Un budget globale de 4/500€ est il suffisant pour toute ces traversée ? Peut on prendre nos billets la veille / le jour même , sans problème ?
Merci par avance.
Bonjour à tous chers voyageuses, voyageurs,
J'ai besoin de votre expérience.
Je pars avec 2 amis en Suede (à Stockholm) pour 1 semaine (du 20 au 27 octobre). Nous souhaitons faire un tour à Helsinki car nous n'aurons probablement plus jamais une telle opportunité. Nous avons un budget plus que limité et nous avons cherché, sur ce forum et sur les sites des compagnie de ferries des trajets pas chers du tout. On a pas trouvé, comme il est dit dans des sujets similaires de ce forum mais datés de 2007 des traversées a 11€ ..... Pire, nous trouvons que des ferries où il est obligé de prendre une cabine (donc plus cher) alors que l'on a égalment vu, sur ce même forum qu'il était possible de dormir à "l'arrache" (donc pas cher).
Nous n'arrivons pas à trouver un prix convenable, les sites internet ne sont pas clairs et je vous demande votre aide pour me donner des infos utiles et m'éclaircir particulièrement sur :
- le tarif Stockholm-Helsinki (aller-retour) le moins cher pour 3 personne à pied dans la semaine du 20 au 27 octobre.
Je vous remercie, Nicolas
J'ai besoin de votre expérience.
Je pars avec 2 amis en Suede (à Stockholm) pour 1 semaine (du 20 au 27 octobre). Nous souhaitons faire un tour à Helsinki car nous n'aurons probablement plus jamais une telle opportunité. Nous avons un budget plus que limité et nous avons cherché, sur ce forum et sur les sites des compagnie de ferries des trajets pas chers du tout. On a pas trouvé, comme il est dit dans des sujets similaires de ce forum mais datés de 2007 des traversées a 11€ ..... Pire, nous trouvons que des ferries où il est obligé de prendre une cabine (donc plus cher) alors que l'on a égalment vu, sur ce même forum qu'il était possible de dormir à "l'arrache" (donc pas cher).
Nous n'arrivons pas à trouver un prix convenable, les sites internet ne sont pas clairs et je vous demande votre aide pour me donner des infos utiles et m'éclaircir particulièrement sur :
- le tarif Stockholm-Helsinki (aller-retour) le moins cher pour 3 personne à pied dans la semaine du 20 au 27 octobre.
Je vous remercie, Nicolas
Bonjour à tous,
Je suis novice sur ce site donc j'espère que j'y arriverais !!!
Je souhaite faire un voyage en Scandinavie au mois de mai avec mon copain. Je suis en train de réfléchir aux différentes étapes de notre parcours. On partirais de Lyon et on atterrirais à Stockholm. Visite de la ville quelques jours, puis destination Helsinki. J'ai essayé de me renseigner sur la traversée en bateau mais cela reste flou. Quel compagnie choisir ? Quelle est la moins chère ? Combien de temps prend une traversée ? ... Bref j'aimerais avoir un max d'info sur le sujet. Sachant qu'il s'agirait d'un aller simple.
Merci de me renseigner si vous avez des infos et/ou si vous y êtes déjà allé !
Je suis novice sur ce site donc j'espère que j'y arriverais !!!
Je souhaite faire un voyage en Scandinavie au mois de mai avec mon copain. Je suis en train de réfléchir aux différentes étapes de notre parcours. On partirais de Lyon et on atterrirais à Stockholm. Visite de la ville quelques jours, puis destination Helsinki. J'ai essayé de me renseigner sur la traversée en bateau mais cela reste flou. Quel compagnie choisir ? Quelle est la moins chère ? Combien de temps prend une traversée ? ... Bref j'aimerais avoir un max d'info sur le sujet. Sachant qu'il s'agirait d'un aller simple.
Merci de me renseigner si vous avez des infos et/ou si vous y êtes déjà allé !
Bonjour à tous,
J'ai pour projet de voyager un peu en Scandinavie et j'arriverais à Stockholm où je compte rester quelques jours pour partir vers Tallinn (Estonie) mais le grand soucis c'est que je ne sais pas comment rallier les deux villes. J'ai regardé par avion, c'est hors de prix et en ferry c'est la même chose. L'idée est vraiment de voyager au plus faible prix quitte à dormir sur le pont d'un navire :)
Par la même occasion, si des vous avez des suggestions de choses à voir à proximité de Talinn et de Stockholm, elles sont les bienvenues :)
Merci !
Alexandre
J'ai pour projet de voyager un peu en Scandinavie et j'arriverais à Stockholm où je compte rester quelques jours pour partir vers Tallinn (Estonie) mais le grand soucis c'est que je ne sais pas comment rallier les deux villes. J'ai regardé par avion, c'est hors de prix et en ferry c'est la même chose. L'idée est vraiment de voyager au plus faible prix quitte à dormir sur le pont d'un navire :)
Par la même occasion, si des vous avez des suggestions de choses à voir à proximité de Talinn et de Stockholm, elles sont les bienvenues :)
Merci !
Alexandre
Bonjour,
En juillet je pars pendant trois ou quatre semaines vers les Pays Bas, Danemark, Suède, et Norvège. Quelqu'un a-t-il un dernier prix pour la traversée en cc (6m50) du Danemark vers la Suède ? Merci à ceux qui peuvent me donner une première idée, le trajet étant encore sous forme d'��bauche.
Le Forum est devenu ma lecture favorite dès le matin. Quel plaisir de lire tous ces échanges de personnes qui aiment tant aller à la rencontre de l'inconnu.
A bientôt
Bonjour,
je suis allée dans la rubrique "voyages à petit prix Suède" mais je n'ai pas eu de réponses alors j'essaie sur le forum général : En 2003 (vous voyez, j'ai lu beaucoup de messages avant de poster le mien!), une personne parlait de "l'Af chapman" en auberge de jeunesse, connaissez-vous? Sinon pouvez-vous me conseiller un hôtel (env 40 euros la nuit) en centre ville et me conseillez sur les choses à ne pas louper à Stockholm. Merci;
je suis allée dans la rubrique "voyages à petit prix Suède" mais je n'ai pas eu de réponses alors j'essaie sur le forum général : En 2003 (vous voyez, j'ai lu beaucoup de messages avant de poster le mien!), une personne parlait de "l'Af chapman" en auberge de jeunesse, connaissez-vous? Sinon pouvez-vous me conseiller un hôtel (env 40 euros la nuit) en centre ville et me conseillez sur les choses à ne pas louper à Stockholm. Merci;
Quelqu'un a t il réussi une correspondance à Stockholm Skavsta en provenance de Beauvais, arrivée à 11h50 et un départ vers Riga avec un enregisrement fermé chez Ryanair à 12h05?
Bonjour à tous !
Je vais me rendre en Suède et en Finlande aux prochaines vacances de Noël.
Ma question porte d’abord sur le trajet en bateau que je dois faire entre Stockholm et Turku (afin de rejoindre ensuite Tampere). Je sais qu'il existe 2 compagnies, Viking Line et Silja Line (ou qquechose dans le genre). Nous sommes 3 et nous aimerions reserver pour un trajet de nuit. Nous ne voulons pas bcp depenser. Nous avons vu que le trajet simple de nuit etait a 19euros. Mais on a également vu qu'il etait possible de voyager dans des cabines, moyennant un supplement sur le prix. Ma question porte sur les conditions de voyages, si jamais on prend un ticket a 19euros, et qu'on ne prends pas de cabine. Aura t on un siège à l'intérieur au moins ? Y'a t il qd meme moyen de dormir sur la bateau, meme sans cabine. De plus, je me demandais s'il etait necessaire d'acheter les billets à l'avance depuis la France, ou bien s'il est possible de les acheter à Stockholm avant le départ.
Mon autre question porte ensuite sur le trajet en car entre Turku et Tampere. Y’a-t-il plusieurs compagnies. Faut il réserver à l’avance ou bien acheter un billet à bord du car ?
Peut être que vous connaissez un autre moyen de rallier Stockholm à Tampere que celui sur lequel je m’interroge. J’ai regardé au niveau des vols, mais c’est assez cher (plus cher que Paris Stockholm lol)
Merci.
Ma question porte d’abord sur le trajet en bateau que je dois faire entre Stockholm et Turku (afin de rejoindre ensuite Tampere). Je sais qu'il existe 2 compagnies, Viking Line et Silja Line (ou qquechose dans le genre). Nous sommes 3 et nous aimerions reserver pour un trajet de nuit. Nous ne voulons pas bcp depenser. Nous avons vu que le trajet simple de nuit etait a 19euros. Mais on a également vu qu'il etait possible de voyager dans des cabines, moyennant un supplement sur le prix. Ma question porte sur les conditions de voyages, si jamais on prend un ticket a 19euros, et qu'on ne prends pas de cabine. Aura t on un siège à l'intérieur au moins ? Y'a t il qd meme moyen de dormir sur la bateau, meme sans cabine. De plus, je me demandais s'il etait necessaire d'acheter les billets à l'avance depuis la France, ou bien s'il est possible de les acheter à Stockholm avant le départ.
Mon autre question porte ensuite sur le trajet en car entre Turku et Tampere. Y’a-t-il plusieurs compagnies. Faut il réserver à l’avance ou bien acheter un billet à bord du car ?
Peut être que vous connaissez un autre moyen de rallier Stockholm à Tampere que celui sur lequel je m’interroge. J’ai regardé au niveau des vols, mais c’est assez cher (plus cher que Paris Stockholm lol)
Merci.
Hello,
We’re back from this cruise.
Boarding in Dunkirk: The doors opened around 12 PM. Since we were a bit early, I asked if my husband, who uses a walker, could wait inside instead of outside. I left him with the two suitcases and our two backpacks in the small hall while I parked the car in the reserved CFC parking lot for 10 € per day.
The shuttle that was supposed to take people from the parking lot to the model pavilion was supposed to arrive in 5 minutes, but after 15 minutes, nothing. After waiting 15 minutes, I saw a man walking and asked if I could follow him. In 15 minutes, we arrived, and still no sign of the shuttle—it must have passed us. Arrived at the model pavilion.
My husband had already checked in the suitcases with the help of a CFC staff member. The remaining formalities were completed quickly. We were on board by 12:15 PM. Headed to the buffet on deck 11 and waited in a lounge to access our cabin.
At 2 PM, we discovered our balcony cabin on deck 9 at the rear: spacious with a large balcony compared to MSC/COSTA.
Since we were at the rear, cabin 9202, there was always an issue with elevator number 4: "priority."
Elevator number 2 stops at deck 10... and elevator number 3 was often out of order, leaving only number 1 for those with mobility issues to reach the buffet, especially for people who struggle with stairs. Note: only one child on board and lots of "gray hair."
DAY 2: At sea. Lots of activities offered.
Day 3: GOTHENBURG (Sweden). Sunny, 19°C at 11 AM.
Excursion booked with CFC: Gothenburg and Haga for all.
Interesting visit with a great guide. The HAGA district, in our opinion, is full of cobblestones and nothing special, not suitable for people using a cane or wheelchair. Elevator number 3 was out of order again.
Day 4: Copenhagen. 15°C in the morning, showers in the afternoon.
We didn’t book an excursion since we’d already stopped here with CFC in 2025, and based on advice from this forum, we took the hop-on/hop-off bus right in front of the ship. I still went to see the Little Mermaid again.
No TV, but the elevator was fixed.
DAY 5: At sea. Still no TV.
DAY 6: GDANSK (Poland). 15°C, rain all day.
There’s a shuttle to get to the city center.
We took the excursion: Panorama of Gdansk.
The guide left us at the entrance of the city center for 45 minutes, telling us what to visit. Meet-up for the rest of the tour at 3 PM. The bus left at 3:15 PM to cover 10 km to see St. Mary’s Cathedral. We arrived at 4:16 PM... The guide said there are often traffic jams in that direction. We had 10 minutes on site before heading to see the lighthouse and the Westerplatte monument, where we also had 10 minutes.
Many of us wondered why we didn’t do the tour in the opposite direction since they knew there would be traffic...
I went to reception to complain about the organization. The staff member read me the program: we were supposed to start with the lighthouse, then go to the cathedral and stay for 30 minutes before heading to the center of Gdansk for a short guided walk with some free time to buy souvenirs, etc.
The guide did the complete opposite of what was planned and didn’t even give us a guided tour—just dropped us off in the city...
DAY 7: Bornholm Island (Denmark). 14°C, a few sunny spells.
We saw in the excursions that there was a walking tour of RØNNE. So, like many others, we explored on our own. There was a small orchestra welcoming us at the port and two people with city maps. We took the shuttle to leave the port—it ran every 15 minutes. The tourist office was next to the "shuttle bus." A pleasant visit at our own pace.
DAY 8: KIEL (Germany). 18–23°C, nice weather.
We took the "Kiel for all" excursion. Great guide and interesting visits.
The port is in the city, and in 10 minutes, we were in the city center by following a blue line on the ground from the port. Elevator 3 was stuck again... and the TV was back.
DAY 9: At sea. Elevator 3 works.
DAY 10: At sea. Elevator 3 is out of order again...
DAY 11: Disembarkation in Dunkirk.
Cabins had to be vacated by 7:30 AM. Buffet open until 9 AM.
Elevator number 1 was "reserved," leaving only number 2, which doesn’t go up to deck 11... a problem for people with mobility issues who had to cross the entire deck 11 and try to use one of the four working elevators at the front, which were crowded.
My opinion: Interesting stops.
The onboard staff were always welcoming, smiling, and mostly French-speaking.
Evening shows were better than in March/April 2025—better singers, dancers, and presenters, and the costumes were improved.
I liked the "magician" shows less.
There were three onboard lectures by a very cultured person, but they went off-topic and were too historical for my taste. I didn’t attend the other two; my husband went to the second but not the third.
For this cruise, there was a bridge theme, but we’re not players or interested.
We didn’t take a drink package on board—water, coffee, tea, and herbal teas were available.
We had a water leak in our cabin the night before disembarkation. We reported it, and after the technical staff came (with a translator who didn’t speak English), we were asked to leave the cabin for a while for repairs. We went to a lounge, and after 1.5 hours, I checked in at reception. The repair took longer than expected... we had to change cabins... not ideal the night before disembarkation. No balcony cabins were available, so we got an ocean-view cabin, 6075, with a bathtub (impossible for both of us to use). We packed our suitcases, took a shower in our cabin, and moved to the new one. Noise from chairs until 12:30 AM because the cabin was under a lounge, and constant ventilation noise in the hallway... sleep was hard to come by. Disembarkation: Well organized. We were helped with transporting the two suitcases and bags to the waiting room while I took the shuttle to get the car. Guylène
We had a water leak in our cabin the night before disembarkation. We reported it, and after the technical staff came (with a translator who didn’t speak English), we were asked to leave the cabin for a while for repairs. We went to a lounge, and after 1.5 hours, I checked in at reception. The repair took longer than expected... we had to change cabins... not ideal the night before disembarkation. No balcony cabins were available, so we got an ocean-view cabin, 6075, with a bathtub (impossible for both of us to use). We packed our suitcases, took a shower in our cabin, and moved to the new one. Noise from chairs until 12:30 AM because the cabin was under a lounge, and constant ventilation noise in the hallway... sleep was hard to come by. Disembarkation: Well organized. We were helped with transporting the two suitcases and bags to the waiting room while I took the shuttle to get the car. Guylène
Bonjour,
Je dois faire une location de voiture aux USA et en Suède. Hertz fait des codes CDP qui permettent d'avoir des réductions.
Avec ma gold mastercard, je peux avoir 7% de réduction. Connaissez vous d'autres codes qui me permettraient d'avoir une réduction plus importante ?
Merci,
PS : Autant pour la suède, je veux passer par Hertz, autant pour les USA, cela m'est égal (donc si vous avez des codes pour d'autres loueurs...)
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Merci,
PS : Autant pour la suède, je veux passer par Hertz, autant pour les USA, cela m'est égal (donc si vous avez des codes pour d'autres loueurs...)
Bonjour,
Nous partons en croisière début août au départ de Copenhague pour une semaine avec la compagnie COSTA. C'est la première fois que nous faisons une croisière et j'aimerais avoir quelques détails concernant la vie à bord et les escales. Nous avons d'abord une journée à bord puis 3 escales en Norvège (Hellesylt-Geiranger, Stavanger et Bergen), une en Suède (Göteborg) et en Allemagne (Warnemünde), pour finir retour Copenhague. J'ai entendu dire que le soir les tenues chics sont de rigueur (parfois robes de soirées et costumes-cravates). J'ai quelques robes (pas longues) mais en vacances je suis plutôt décontractée genre pantacourt et T.shirt ou chemisier. Quelle est la norme ? D'autre part, sur le bateau, fait-il chaud à l'intérieur ou plutôt frais ? Le casino : je compte y jouer un peu comment s'effectue le paiement, carte bancaire ? Y a-il des cours de gym ou zumba ?
Pour les escales, si nous ne retenons pas d'excursion Costa, est-ce facile de s'organiser ?
Merci d'avance pour vos conseils, j'angoisse pour des détails mais aussi tellement hâte de faire une croisière !
Cordialement
Comme bien souvent, je vais vous faire un petit CR de notre croisière en informant surtout sur ce que nous avons fait aux escales qui sont : Tarragone, Cadix, Lisbonne, Vigo, Cherbourg, Harwich, Amsterdam et Stockholm.
Nous connaissons déjà le Costa Magica pour l’avoir pris deux fois et nous aimons bien ce navire qui est ni trop petit, ni trop grand. Nous y avons nos repères car nous avons également déjà pris le Fortuna qui est son jumeau.
Nous ne préférons pas particulièrement Costa, mais quand le prix et la destination nous plaisent, nous n’hésitons pas à partir avec eux, d’autant que nous trouvons leurs repas très bons et variés. Par contre nous n’aimons pas du tout leur politique de fidélité et ne faisons plus rien pour cumuler des points depuis que nous avons été rétrogradés (de Pearl à Aquamarine alors que nous avons fait 16 croisières avec eux !!!) !
Pour commencer nous partons à Tarragone en prenant l’avion jusque Barcelone puis le train local (8 euros/pers) pour Tarragone (au sud de Barcelone). Là, j’ai réservé une nuit à l’Hôtel Lauria (50 euros) qui se trouve juste le long de la rambla à 10 mn à pied de la gare, et que je vous conseille. Le lendemain matin, nous allons dans le petit supermarché du quartier acheter viennoiseries, chocolat froid et jus d’oranges fraîchement pressées puis mangeons sur un banc en plein soleil. Les vacances commencent !!! Il fait grand soleil !!!
Comme l’embarquement ne commence qu’à partir de 16 h, nous en profitons pour découvrir la ville qui comprend de nombreux vestiges romains. Jolie ville balnéaire, bien entretenue et très touristique qui vaut le détour je trouve ! . Le midi nous mangeons des spécialités au marché couvert pour pas cher du tout. Vers 15 h nous récupérons les valises à l’hôtel et partons à pieds vers le port qui se trouve à 15-20 mn de là. L’embarquement est un peu long car le bateau ayant essuyé une tempête à Gênes, arrive avec une heure de retard. Pas grave, nous sommes en vacances !!!
Après avoir goûté à la cafétéria nous découvrons notre cabine : Nous ne voulions pas mettre cher dans cette croisière car nous repartons en croisière cet été pour faire le Spitzberg donc nous avons pris le prix le moins cher c à d cabine intérieure garantie. J’avoue que nous avons regretté un peu après avoir dormi une nuit dans la cabine attitrée juste au dessus du grand bar : musique et chants jusque 1 h du matin !!!! Nous qui voulions nous reposer !!! Mon mari a donc demandé une autre cabine en expliquant que nous étions là pour nous reposer et, après beaucoup de réclamations, et grâce à l’hôtesse francophone, la nuit suivante, ils nous ont fait dormir pour une nuit dans une cabine intérieure plus petite mais très calme : nous avons dormi comme des bébés !!! (nous avions dit que nous étions prêts à changer chaque jour de cabine s’il le fallait). Le lendemain soir, nous avons été affectés à une nouvelle cabine, extérieure cette fois, que nous avons conservée jusque la fin. Nous étions tout à l’avant du navire juste sous la passerelle de commandement et avions une porte juste à coté de notre cabine qui donnait sur la terrasse avant, ignorée de tous, donc super pour regarder les arrivées et départs du navire !!! De plus, quelques jours après nous avons eu la très grande surprise de trouver dans la cabine une assiette de macarons avec une lettre d’excuses.
Nous connaissons déjà le Costa Magica pour l’avoir pris deux fois et nous aimons bien ce navire qui est ni trop petit, ni trop grand. Nous y avons nos repères car nous avons également déjà pris le Fortuna qui est son jumeau.
Nous ne préférons pas particulièrement Costa, mais quand le prix et la destination nous plaisent, nous n’hésitons pas à partir avec eux, d’autant que nous trouvons leurs repas très bons et variés. Par contre nous n’aimons pas du tout leur politique de fidélité et ne faisons plus rien pour cumuler des points depuis que nous avons été rétrogradés (de Pearl à Aquamarine alors que nous avons fait 16 croisières avec eux !!!) !
Pour commencer nous partons à Tarragone en prenant l’avion jusque Barcelone puis le train local (8 euros/pers) pour Tarragone (au sud de Barcelone). Là, j’ai réservé une nuit à l’Hôtel Lauria (50 euros) qui se trouve juste le long de la rambla à 10 mn à pied de la gare, et que je vous conseille. Le lendemain matin, nous allons dans le petit supermarché du quartier acheter viennoiseries, chocolat froid et jus d’oranges fraîchement pressées puis mangeons sur un banc en plein soleil. Les vacances commencent !!! Il fait grand soleil !!!
Comme l’embarquement ne commence qu’à partir de 16 h, nous en profitons pour découvrir la ville qui comprend de nombreux vestiges romains. Jolie ville balnéaire, bien entretenue et très touristique qui vaut le détour je trouve ! . Le midi nous mangeons des spécialités au marché couvert pour pas cher du tout. Vers 15 h nous récupérons les valises à l’hôtel et partons à pieds vers le port qui se trouve à 15-20 mn de là. L’embarquement est un peu long car le bateau ayant essuyé une tempête à Gênes, arrive avec une heure de retard. Pas grave, nous sommes en vacances !!!
Après avoir goûté à la cafétéria nous découvrons notre cabine : Nous ne voulions pas mettre cher dans cette croisière car nous repartons en croisière cet été pour faire le Spitzberg donc nous avons pris le prix le moins cher c à d cabine intérieure garantie. J’avoue que nous avons regretté un peu après avoir dormi une nuit dans la cabine attitrée juste au dessus du grand bar : musique et chants jusque 1 h du matin !!!! Nous qui voulions nous reposer !!! Mon mari a donc demandé une autre cabine en expliquant que nous étions là pour nous reposer et, après beaucoup de réclamations, et grâce à l’hôtesse francophone, la nuit suivante, ils nous ont fait dormir pour une nuit dans une cabine intérieure plus petite mais très calme : nous avons dormi comme des bébés !!! (nous avions dit que nous étions prêts à changer chaque jour de cabine s’il le fallait). Le lendemain soir, nous avons été affectés à une nouvelle cabine, extérieure cette fois, que nous avons conservée jusque la fin. Nous étions tout à l’avant du navire juste sous la passerelle de commandement et avions une porte juste à coté de notre cabine qui donnait sur la terrasse avant, ignorée de tous, donc super pour regarder les arrivées et départs du navire !!! De plus, quelques jours après nous avons eu la très grande surprise de trouver dans la cabine une assiette de macarons avec une lettre d’excuses.
Salut,
J'ai prévue de partir a moto en Norvège le 18 aout et de remonter toute la Norvège jusqu’au cap nord et de re-descendre aussi par la Norvège voici l’itinéraire prévue:
Itineraire
Je commence a douter si le plus judicieux ne serait pas de monter directement au cap nord par la suède puis descendre tranquillement la Norvège, pour vous quelle choix est le meilleur sachant que pour le soleil de minuti quoi qu'il arrrvie c'est foutue. Ah oui je pars un mois minimum et peu prolonger le séjour jusqu'a 1mois et demie.
Itineraire
Je commence a douter si le plus judicieux ne serait pas de monter directement au cap nord par la suède puis descendre tranquillement la Norvège, pour vous quelle choix est le meilleur sachant que pour le soleil de minuti quoi qu'il arrrvie c'est foutue. Ah oui je pars un mois minimum et peu prolonger le séjour jusqu'a 1mois et demie.
Compte rendu de séjour à Stockholm du 16 au 21 septembre (6 jours / 5 nuits)
Les photos de ce récit sont visibles à cette adresse : http://picasaweb.google.com/113754868834590721570
Les prix indiqués sont pour une personne et en monnaie locale la couronnes suédoises (diviser par 10 pour avoir l'équivalence en euros). Nous n'étions pas à une couronne près mais cela peut servir d'indicateur de budget pour ceux qui souhaitent faire le même séjour.
Jour 1 mardi 16 septembre
C'est au beau milieu d'une grève des pilotes Air France que nous décollons de CDG pour Stockholm ARLANDA. Notre avion n'a aucun retard, Il n'est pas touché par la grève. Nous sommes passés entre les gouttes, en tout cas pour le vol aller ! C'est sous un beau coucher de soleil que nous atterrissons à Stockholm Arlanda vers 18h15. A l'approche de l'aéroport nous avons pu admirer les étendues verdoyantes suédoise entre terre et mer. Arlanda est à 40 km au nord de la ville. Nous choisissons le moyen le plus rapide pour rejoindre le centre de Stockholm, ce sera le "Arlanda express", un train rapide reliant l'aéroport à la gare centrale en 20 mn. A bord tout est impeccablement propre et de très bon goût, ça donne le ton du pays. Le WIFI est gratuit et efficace, la Suède est ultra connectée. De la gare centrale nous rejoignons à pieds notre hôtel le Mälardrottningen, un bateau amarré sur l'île de Ridderholmen au coeur du quartier historique. Le bateau est superbe, dans un style années 30, bois et cuivre. Notre cabine est étroite mais fonctionnelle. Après notre installation, nous traversons la passerelle qui nous sépare de Gamla Stan, le quartier historique et nous mangeons des chili-tacos dans un café restaurant au calme. Pas très local des tacos, pour un premier contact avec la gastronomie du pays...Nous ferons mieux demain. Nous nous endormons vers minuit après avoir lu un peu d'historique concernant le bateau. Il a appartenu à Barbara Hutton, une milliardaire qui fût l'épouse de Cary Grant dans les années 40. Elle a reçu le bateau en héritage puis le ceda à la Royal Navy lors de la deuxième guerre mondiale, il ou plutôt elle car Mälardrottningen veut dire en suédois "reine du lac Mälaren" a ensuite servi au transport de passagers entre Stockholm et la Finlande avant d'être transformé en hôtel flottant où Pascal et Florence Fauré loge en septembre 2014. L'histoire du navire en est là !
Jour 2 mercredi 17 septembre
Lever assez tardif, nous avons très bien dormi dans notre cabine de matelot. C'était calme et confortable. Nous découvrons un petit déjeuner sympa et copieux, avec une musique agréable dans une belle salle avec vue sur la baie. Nous commençons notre parcours dans la ville par la remontée de la rue skeppsbron jusqu'au palais royal, que nous ne visiterons pas ! Pouvant apercevoir le trône du sacrement en argent massif juste derrière le comptoir de vente des billets, et n'étant que peu intéressés par la monarchie, ce sera bien suffisant pour nous. En bons catholiques que nous sommes (ceux qui nous connaissent le savent bien ;--) nous visiterons plutôt La Storkyrkan (40 SEK) cathédrale Saint Nicolas de Stockholm qui se trouve juste à côté du palais. Bel édifice qui voit les princes et princesses du pays se marier sous de grandes fresques voutées et de la belle brique rouge. En sortant à 12h15 précise, c'est la relève de la garde au palais. Dans une ambiance plus bon enfant qu'à Buckingham Palace (des touristes chinois traversent en courant la place en pleine cérémonie). Les soldats enchainent les quadrilles sur une musique de fanfare très cinématographique (l'impression d'entendre une musique de film). Il fait beau, c'est un agréable moment. Florence demande à un musicien s'ils jouent quelquefois des chansons d'ABBA comme nous avons pu le lire. Oui ça peut arriver dit-il, le regarde bleu azur et le poil blond ! Après un casse croute hot dog oignons frits, nous démarrons notre tour en bateau "stockholm under the bridges" (220 SEK) qui nous permet d'avoir un bel aperçu de l'étendue de la ville. Nous passons l'écluse séparant la mer baltique du lac Mälaren et nous découvrons une architecture avant gardiste et écolo des nouveaux logements en construction. Cela rappelle beaucoup le nouveau quartier confluences à Lyon. Le passage en bordure de l'île de Djurgärden nous donne un avant goût de la journée du lendemain. Après un petit break à l'hôtel nous cherchons un restaurant local et bon marché sur Gamla Stan. Pour les spécialités locales ça ira, pour le bon marché beaucoup moins ;--( Nous tentons notre chance au Järntorgspumpen ou le JTP comme l'indique le tee shirt des serveurs. Le filet mignon de renne est très bon, très tendre, le prix l'est beaucoup moins !!! 500 SEK pour un menu partagé sans les boissons. Va falloir augmenter le budget nourriture pour ce séjour ! On se termine finalement avec un daim, barre chocolatée suédoise populaire, achetée dans un seven eleven sur le chemin du retour. Voilà une spécialité qui est abordable ! Demain une folle journée sur Djurgärden, l'île aux merveilles est au programme... Fermez les écoutilles !
Jour 3 jeudi 18 septembre
Ce matin nous essayons de prendre un petit déjeuner plus consistant que la veille ( surtout pour moi ! ) toasts, omelette, céréales, saucisses, bacon et crêpes ! Ce ne sera pas suffisant pour éviter le coup de fringale de 13h00. La journée est aujourd'hui consacrée à Djurgärden et ses musées. Nous y partons en embarquant de Slussen, au bout de Gamla Stan pour un transfert en bateau (40 SEK) sur l'île classée parc national. Nous commençons par le Vasa museet (130 SEK), le plus c��lèbre musée suédois qui s'articule autour d'un navire du XVII ème siècle, le VASA. Nous y passerons 4 heures. C'est un musées vraiment passionnant. Toute l'histoire du bateau est relatée avec précision et détails, de sa construction, son naufrage, son renflouement et sa conservation. Témoignage du passé qui n'a pas d'équivalence dans le monde, le Vasa Museet donne l'impression de faire un voyage dans le temps en quelques heures. En sortant, j'avale un hot dog aux oignons frits, autre spécialité locale et nous enchainons avec le musée consacré au groupe national dont le nom porte leurs initiales: Agnetha Benny Bjorn Anna frida. Le billet d'entrée est un peu cher, (220 SEK) d'autant plus qu'il faut vraiment être fan du groupe pour s'y intéresser dans sa totalité. On s'amuse quand même pas mal car le musée est assez interactif. Nous essayons virtuellement les costumes de scène, nous chantons et dansons au rythme des Mamma mia et Dancing queen. Le temps passé au musée Vasa (4h00) ne nous permet pas de faire tout ce qui était prévu au programme. Nous rentrons vers 17h00 et programmons une deuxième journée sue l'île samedi. Pour ce soir ce sera, apéro sur le pont du bateau au captain's bar. Vin blanc et cacahuètes (un plein verre, que nous picorerons beaucoup trop rapidement !). Nous profitons de ce moment pour écrire les sacro saintes cartes postales. Nous dinons dans un restaurant indien pas très cher, mais aussi pas très bon (Hurry Curry)...J'achète 3 barres de daim sur le chemin du retour pour me venger !
Jour 4 vendredi 19 septembre
Durant la nuit Air France nous informe par mail que notre vol retour est annulé. Nous avons échappé aux grèves sur l'aller, mais nous y aurons droit au retour. Après avoir tenté sans succès de joindre la compagnie à Paris, nous appelons Air France à Stockholm par la ligne fixe de la chambre, là un interlocuteur sympa nous propose un vol opéré par une compagnie partenaire, SAS 2h00 plus tard que le vol initialement prévu. Banco. Ce souci en moins nous partons du bateau vers 10h. Nous commençons nos visites de la journée par l'hôtel de ville, Stadshuset. Bâtiment emblématique de Stockholm où chaque année se déroule le banquet des prix Nobel. Le principal intérêt du lieu est son mélange architectural mêlant le style renaissance, gothique ou byzantin dont la superbe golden room, entièrement décorée de mosaïques recouvertes de feuilles d'or. Les représentations de cette pièce rappellent l'Egypte ancienne. La guide parle un anglais britannique charmant, teinté d'un humour tout aussi britannique. Cette visite de 45mn est très intéressante. Cependant un petit regret, la visite de la tour centrale n'est pas incluse et doit être visitée avec un autre ticket. Nous n'irons pas en haut de la tour où sa vue panoramique sur Gamla Stan est une véritable image d'Epinal de Stockholm, présente sur de nombreuse cartes postales. Le soleil est encore de la partie aujourd'hui, après la visite nous passons un agréable moment au bord de l'eau face à Gamla Stan. Nous partons ensuite vers le quartier de la City. Sur kundstratgarden nous jetons un oeil à la station de métro décorée façon art moderne, pas toujours de bon goût... Arrêt dans un fast food local "MAX" pour le casse croute de l'après midi. Cette franchise suédoise est similaire à Mc Do, les frites y sont savoureuses, peut être coupées plus finement. ( 65 SEK le menu classique) Flo ne mange pas car elle se réserve pour quelques pâtisseries dont elle a noté l'adresse dans le guide. Un petit tour au grand magasin NK, les galeries Lafayette suédoises. Nous passons rapidement au magasin de vêtement H&M, marque suédoise. Mais à part une grande voute lumineuse au plafond de l'espace de vente principal, rien de transcendant. Nous n'aurons pas le temps de nous rendre dans l'autre grande marque suédoise IKEA, qui est un peu excentrée. Des navettes gratuites effectuent les liaisons entre le centre ville et le grand magasin de l'enseigne à Stockholm, le plus grand IKEA du monde. Dans les halles couvertes "Ostermalms Saluhall" nous voyons sur les étalages de la viande de renne et d'élan. Nous passons également par l'opéra Kungliga où, par erreur en cherchant l'opéra café, nous sommes rentrés dans une salle splendide où un petit déjeuner été servi à des congressistes ou concertistes. J'ai voulu prendre une brioche avant de partir, mais Flo m'en a empêché. Cette salle de réception attenante à l'opéra était superbe, j'ai eu le temps de faire quelques clichés avant de sortir sans brioche donc ! Nous avons ensuite traversé le pont Skeppsholmsbron, que nous appellerons le pont des couronnes, suite aux photos des touristes (nous y compris !) prises à côté des couronnes ornant le pont, symbole de la monarchie du pays. Au bout de l'île de Skeppsholmen est amarré l'AF CHAPMAN, un superbe trois mats, auberge de jeunesse la plus connue de Stockholm. Sur le pont nous échangeons 3 mots avec une américaine qui nous raconte avoir dormi là il y a 40 ans. C'était évidemment beaucoup d'émotion pour elle d'y revenir. Après cette longue ballade à pied nous regagnons notre navire pour un break bien mérité. Le diner du soir sera italien dans un restaurant repéré non loin du bateau, pizza et tortellinis excellentes ! (280 SEK) En rentrant du restaurant nous trainons nos guêtres dans Gamla Stan où, en indécrottables gourmands que nous sommes, nous mangeons chacun un "Dammsugare" que les suédois appelle l'aspirateur (vacuum cleaner). Il s'agit d'un petit gâteau au gout léger de liqueur, enrobé d'une pâte d'amande verte avec du chocolat aux extrémités. Nous avions déjà acheté une boite de ces gâteaux à Ikea, mais ne pensions pas qu'ils étaient si populaires ici. Nous regardons sur l'ipad le film de Valérie Lemercier "100% cachemire" avant de nous coucher, en espérant ne pas vivre la même aventure !
Jour 5 samedi 20 septembre
Aujourd'hui nous retournons sur Djurgarden. Pas par le ferry cette fois, mais en tram à partir du centre ville (40 SEK) en route nous repérons les souvenirs que nous achèterons au retour. Nous arrivons vers 11h00 sur l'île où une bonne partie de la journée sera consacrée au parc de Skansen (110 SEK). Skansen est à la fois un zoo, un musée, une reconstitution historique et un parc naturel. Il y a un air de Disneyland dans ce parc, mais l'ambiance est moins artificielle et plus familiale. Le site est légèrement en hauteur et il y a de superbes points de vue sur la ville. 4 choses à retenir du parc. Les animaux du zoo: ours bruns, rennes, élans, bisons et lynx dont le regard est si perçant qu'il en est intimidant. L'implication des acteurs du parc jouant l'authenticité dans les habitations : la pauvre fermière sans le sou, l'instituteur conteur et la sorcière dans sa pharmacie. Les maisons authentiques (certaines ont été transférées de leur lieu d'origine jusqu'au parc de Skansen) et de manière générale, la quiétude qui se dégage de cet endroit. Pour terminer la visite de Djurgarden nous avons loué des vélos (2h 160 SEK) pour en faire le tour. Nous avons suivi une pistouille qui fait le tour de l'île réservée aux cyclistes et piétons, super agréable. Les maisons qui bordent l'île sont magnifiques. Habiter Djurgarden cela doit être un peu comme habiter Central Park ! Nous terminons cette ballade en vélo par la visite de Kaknäs tower, une tour de télécommunication surplombant la ville. Au 40ème étage à 108m, la vue est superbe mais le vent souffle frais, il est 16h00 ! Nous rentrons en tram sur le centre ville, nous achetons les trois souvenirs repérés le matin, à des indiens fermes sur les prix, et nous regagnons le bateau. Ce soir nous dinerons à bord et nous mangerons pour nos premières boulettes de viande, le plat national (160 kr) Elles sont délicieuses, servies avec des airelles, une purée, des concombres acidulés et une sauce assez similaire à celle servie dans les fameux magasins de meuble d'Ingvar Kamprad. Après le repas je retourne dans Gamla Stan pour m'acheter des aspirateurs pour le dessert ;--) Flo refusera l'obstacle et reste à la cabine. Elle ne refusera pourtant pas d'en manger à mon retour !!! Fermez les écoutilles.
Jour 6 dimanche 21 septembre
Dernier jour sur le sol suédois. Pour le dernier petit déjeuner, je me prépare un bon bol de céréales, le choix pour sa composition est pléthore. Muesli, corn flakes, all bran, raisins secs, bananes séchées, yogourt, noix de coco rapée et lait. C'était super bon, je vais demander la même chose à Flo. Ce matin nous quitterons l'hôtel vers 11h00. Il ne reste que peu de temps pour caser une nouvelle visite avant le départ. Flo décide tout de même de partir seule pour une petite ballade dans l'ile de Sodermalm. Pour ma part je reste sur le bateau où je traine à la cabine avec un café, je boucle la valise et je rédige un peu le présent compte rendu. Malgré mes recommandations Flo est partie sans argent, sans téléphone ni même le numéro de l'hôtel. Elle est comme ça ma femme un peu sauvage ! Elle revient quand même à l'heure pour notre départ. Nous réglons la note de l'hôtel pour les communications téléphoniques en extra (merci Air France !) et le repas du restaurant de la veille où nous avons pu avoir 20% de discount en qualité de résidents ! L'hôtel est vraiment une adresse à conseiller pour un petit séjour à Stockholm. Le négatif étant que les chambres sont étroites et les lits superposés. Pour un câlin avec Madame il faut se serrer, d'autant plus qu'elle a grossi durant le séjour, mais pour le reste de la nuit chacun dans son lit, c'est très douillet ;--) Pour le positif, l'emplacement dans la ville est vraiment idéal, à proximité immédiate du quartier historique. Le bateau a vraiment une histoire et beaucoup de charme. Le petit déjeuner est de qualité et copieux. Pour 900 SEK la nuit, vu les prix sur Stockholm c'est tout à fait correct. Nous partons à pied avec notre valise à roulettes qui au passage continue son périple autour du monde, avec pour la première fois une incursion dans les territoires du grand nord. Direction la gare centrale où nous embarquons à bord d'un shuttle pour l'aéroport d'Arlanda. Flyygbussarna (238 SEK) 45mn plus tard nous voici au terminal 5 avec les autres réfugiés de la grève Air France, prêts a embarquer sur le vol SK 571 Scandinavian Airlines. Nous aurons un peu de retard au décollage et rien à manger en vol ;--( Heureusement nous avons fait quelques réserves à l'aéroport ;--) A Roissy nous attrapons un TGV qui nous permet d'arriver à temps pour le dernier bus vers notre cher village ! End of trip !
Jour 1 mardi 16 septembre
C'est au beau milieu d'une grève des pilotes Air France que nous décollons de CDG pour Stockholm ARLANDA. Notre avion n'a aucun retard, Il n'est pas touché par la grève. Nous sommes passés entre les gouttes, en tout cas pour le vol aller ! C'est sous un beau coucher de soleil que nous atterrissons à Stockholm Arlanda vers 18h15. A l'approche de l'aéroport nous avons pu admirer les étendues verdoyantes suédoise entre terre et mer. Arlanda est à 40 km au nord de la ville. Nous choisissons le moyen le plus rapide pour rejoindre le centre de Stockholm, ce sera le "Arlanda express", un train rapide reliant l'aéroport à la gare centrale en 20 mn. A bord tout est impeccablement propre et de très bon goût, ça donne le ton du pays. Le WIFI est gratuit et efficace, la Suède est ultra connectée. De la gare centrale nous rejoignons à pieds notre hôtel le Mälardrottningen, un bateau amarré sur l'île de Ridderholmen au coeur du quartier historique. Le bateau est superbe, dans un style années 30, bois et cuivre. Notre cabine est étroite mais fonctionnelle. Après notre installation, nous traversons la passerelle qui nous sépare de Gamla Stan, le quartier historique et nous mangeons des chili-tacos dans un café restaurant au calme. Pas très local des tacos, pour un premier contact avec la gastronomie du pays...Nous ferons mieux demain. Nous nous endormons vers minuit après avoir lu un peu d'historique concernant le bateau. Il a appartenu à Barbara Hutton, une milliardaire qui fût l'épouse de Cary Grant dans les années 40. Elle a reçu le bateau en héritage puis le ceda à la Royal Navy lors de la deuxième guerre mondiale, il ou plutôt elle car Mälardrottningen veut dire en suédois "reine du lac Mälaren" a ensuite servi au transport de passagers entre Stockholm et la Finlande avant d'être transformé en hôtel flottant où Pascal et Florence Fauré loge en septembre 2014. L'histoire du navire en est là !
Jour 2 mercredi 17 septembre
Lever assez tardif, nous avons très bien dormi dans notre cabine de matelot. C'était calme et confortable. Nous découvrons un petit déjeuner sympa et copieux, avec une musique agréable dans une belle salle avec vue sur la baie. Nous commençons notre parcours dans la ville par la remontée de la rue skeppsbron jusqu'au palais royal, que nous ne visiterons pas ! Pouvant apercevoir le trône du sacrement en argent massif juste derrière le comptoir de vente des billets, et n'étant que peu intéressés par la monarchie, ce sera bien suffisant pour nous. En bons catholiques que nous sommes (ceux qui nous connaissent le savent bien ;--) nous visiterons plutôt La Storkyrkan (40 SEK) cathédrale Saint Nicolas de Stockholm qui se trouve juste à côté du palais. Bel édifice qui voit les princes et princesses du pays se marier sous de grandes fresques voutées et de la belle brique rouge. En sortant à 12h15 précise, c'est la relève de la garde au palais. Dans une ambiance plus bon enfant qu'à Buckingham Palace (des touristes chinois traversent en courant la place en pleine cérémonie). Les soldats enchainent les quadrilles sur une musique de fanfare très cinématographique (l'impression d'entendre une musique de film). Il fait beau, c'est un agréable moment. Florence demande à un musicien s'ils jouent quelquefois des chansons d'ABBA comme nous avons pu le lire. Oui ça peut arriver dit-il, le regarde bleu azur et le poil blond ! Après un casse croute hot dog oignons frits, nous démarrons notre tour en bateau "stockholm under the bridges" (220 SEK) qui nous permet d'avoir un bel aperçu de l'étendue de la ville. Nous passons l'écluse séparant la mer baltique du lac Mälaren et nous découvrons une architecture avant gardiste et écolo des nouveaux logements en construction. Cela rappelle beaucoup le nouveau quartier confluences à Lyon. Le passage en bordure de l'île de Djurgärden nous donne un avant goût de la journée du lendemain. Après un petit break à l'hôtel nous cherchons un restaurant local et bon marché sur Gamla Stan. Pour les spécialités locales ça ira, pour le bon marché beaucoup moins ;--( Nous tentons notre chance au Järntorgspumpen ou le JTP comme l'indique le tee shirt des serveurs. Le filet mignon de renne est très bon, très tendre, le prix l'est beaucoup moins !!! 500 SEK pour un menu partagé sans les boissons. Va falloir augmenter le budget nourriture pour ce séjour ! On se termine finalement avec un daim, barre chocolatée suédoise populaire, achetée dans un seven eleven sur le chemin du retour. Voilà une spécialité qui est abordable ! Demain une folle journée sur Djurgärden, l'île aux merveilles est au programme... Fermez les écoutilles !
Jour 3 jeudi 18 septembre
Ce matin nous essayons de prendre un petit déjeuner plus consistant que la veille ( surtout pour moi ! ) toasts, omelette, céréales, saucisses, bacon et crêpes ! Ce ne sera pas suffisant pour éviter le coup de fringale de 13h00. La journée est aujourd'hui consacrée à Djurgärden et ses musées. Nous y partons en embarquant de Slussen, au bout de Gamla Stan pour un transfert en bateau (40 SEK) sur l'île classée parc national. Nous commençons par le Vasa museet (130 SEK), le plus c��lèbre musée suédois qui s'articule autour d'un navire du XVII ème siècle, le VASA. Nous y passerons 4 heures. C'est un musées vraiment passionnant. Toute l'histoire du bateau est relatée avec précision et détails, de sa construction, son naufrage, son renflouement et sa conservation. Témoignage du passé qui n'a pas d'équivalence dans le monde, le Vasa Museet donne l'impression de faire un voyage dans le temps en quelques heures. En sortant, j'avale un hot dog aux oignons frits, autre spécialité locale et nous enchainons avec le musée consacré au groupe national dont le nom porte leurs initiales: Agnetha Benny Bjorn Anna frida. Le billet d'entrée est un peu cher, (220 SEK) d'autant plus qu'il faut vraiment être fan du groupe pour s'y intéresser dans sa totalité. On s'amuse quand même pas mal car le musée est assez interactif. Nous essayons virtuellement les costumes de scène, nous chantons et dansons au rythme des Mamma mia et Dancing queen. Le temps passé au musée Vasa (4h00) ne nous permet pas de faire tout ce qui était prévu au programme. Nous rentrons vers 17h00 et programmons une deuxième journée sue l'île samedi. Pour ce soir ce sera, apéro sur le pont du bateau au captain's bar. Vin blanc et cacahuètes (un plein verre, que nous picorerons beaucoup trop rapidement !). Nous profitons de ce moment pour écrire les sacro saintes cartes postales. Nous dinons dans un restaurant indien pas très cher, mais aussi pas très bon (Hurry Curry)...J'achète 3 barres de daim sur le chemin du retour pour me venger !
Jour 4 vendredi 19 septembre
Durant la nuit Air France nous informe par mail que notre vol retour est annulé. Nous avons échappé aux grèves sur l'aller, mais nous y aurons droit au retour. Après avoir tenté sans succès de joindre la compagnie à Paris, nous appelons Air France à Stockholm par la ligne fixe de la chambre, là un interlocuteur sympa nous propose un vol opéré par une compagnie partenaire, SAS 2h00 plus tard que le vol initialement prévu. Banco. Ce souci en moins nous partons du bateau vers 10h. Nous commençons nos visites de la journée par l'hôtel de ville, Stadshuset. Bâtiment emblématique de Stockholm où chaque année se déroule le banquet des prix Nobel. Le principal intérêt du lieu est son mélange architectural mêlant le style renaissance, gothique ou byzantin dont la superbe golden room, entièrement décorée de mosaïques recouvertes de feuilles d'or. Les représentations de cette pièce rappellent l'Egypte ancienne. La guide parle un anglais britannique charmant, teinté d'un humour tout aussi britannique. Cette visite de 45mn est très intéressante. Cependant un petit regret, la visite de la tour centrale n'est pas incluse et doit être visitée avec un autre ticket. Nous n'irons pas en haut de la tour où sa vue panoramique sur Gamla Stan est une véritable image d'Epinal de Stockholm, présente sur de nombreuse cartes postales. Le soleil est encore de la partie aujourd'hui, après la visite nous passons un agréable moment au bord de l'eau face à Gamla Stan. Nous partons ensuite vers le quartier de la City. Sur kundstratgarden nous jetons un oeil à la station de métro décorée façon art moderne, pas toujours de bon goût... Arrêt dans un fast food local "MAX" pour le casse croute de l'après midi. Cette franchise suédoise est similaire à Mc Do, les frites y sont savoureuses, peut être coupées plus finement. ( 65 SEK le menu classique) Flo ne mange pas car elle se réserve pour quelques pâtisseries dont elle a noté l'adresse dans le guide. Un petit tour au grand magasin NK, les galeries Lafayette suédoises. Nous passons rapidement au magasin de vêtement H&M, marque suédoise. Mais à part une grande voute lumineuse au plafond de l'espace de vente principal, rien de transcendant. Nous n'aurons pas le temps de nous rendre dans l'autre grande marque suédoise IKEA, qui est un peu excentrée. Des navettes gratuites effectuent les liaisons entre le centre ville et le grand magasin de l'enseigne à Stockholm, le plus grand IKEA du monde. Dans les halles couvertes "Ostermalms Saluhall" nous voyons sur les étalages de la viande de renne et d'élan. Nous passons également par l'opéra Kungliga où, par erreur en cherchant l'opéra café, nous sommes rentrés dans une salle splendide où un petit déjeuner été servi à des congressistes ou concertistes. J'ai voulu prendre une brioche avant de partir, mais Flo m'en a empêché. Cette salle de réception attenante à l'opéra était superbe, j'ai eu le temps de faire quelques clichés avant de sortir sans brioche donc ! Nous avons ensuite traversé le pont Skeppsholmsbron, que nous appellerons le pont des couronnes, suite aux photos des touristes (nous y compris !) prises à côté des couronnes ornant le pont, symbole de la monarchie du pays. Au bout de l'île de Skeppsholmen est amarré l'AF CHAPMAN, un superbe trois mats, auberge de jeunesse la plus connue de Stockholm. Sur le pont nous échangeons 3 mots avec une américaine qui nous raconte avoir dormi là il y a 40 ans. C'était évidemment beaucoup d'émotion pour elle d'y revenir. Après cette longue ballade à pied nous regagnons notre navire pour un break bien mérité. Le diner du soir sera italien dans un restaurant repéré non loin du bateau, pizza et tortellinis excellentes ! (280 SEK) En rentrant du restaurant nous trainons nos guêtres dans Gamla Stan où, en indécrottables gourmands que nous sommes, nous mangeons chacun un "Dammsugare" que les suédois appelle l'aspirateur (vacuum cleaner). Il s'agit d'un petit gâteau au gout léger de liqueur, enrobé d'une pâte d'amande verte avec du chocolat aux extrémités. Nous avions déjà acheté une boite de ces gâteaux à Ikea, mais ne pensions pas qu'ils étaient si populaires ici. Nous regardons sur l'ipad le film de Valérie Lemercier "100% cachemire" avant de nous coucher, en espérant ne pas vivre la même aventure !
Jour 5 samedi 20 septembre
Aujourd'hui nous retournons sur Djurgarden. Pas par le ferry cette fois, mais en tram à partir du centre ville (40 SEK) en route nous repérons les souvenirs que nous achèterons au retour. Nous arrivons vers 11h00 sur l'île où une bonne partie de la journée sera consacrée au parc de Skansen (110 SEK). Skansen est à la fois un zoo, un musée, une reconstitution historique et un parc naturel. Il y a un air de Disneyland dans ce parc, mais l'ambiance est moins artificielle et plus familiale. Le site est légèrement en hauteur et il y a de superbes points de vue sur la ville. 4 choses à retenir du parc. Les animaux du zoo: ours bruns, rennes, élans, bisons et lynx dont le regard est si perçant qu'il en est intimidant. L'implication des acteurs du parc jouant l'authenticité dans les habitations : la pauvre fermière sans le sou, l'instituteur conteur et la sorcière dans sa pharmacie. Les maisons authentiques (certaines ont été transférées de leur lieu d'origine jusqu'au parc de Skansen) et de manière générale, la quiétude qui se dégage de cet endroit. Pour terminer la visite de Djurgarden nous avons loué des vélos (2h 160 SEK) pour en faire le tour. Nous avons suivi une pistouille qui fait le tour de l'île réservée aux cyclistes et piétons, super agréable. Les maisons qui bordent l'île sont magnifiques. Habiter Djurgarden cela doit être un peu comme habiter Central Park ! Nous terminons cette ballade en vélo par la visite de Kaknäs tower, une tour de télécommunication surplombant la ville. Au 40ème étage à 108m, la vue est superbe mais le vent souffle frais, il est 16h00 ! Nous rentrons en tram sur le centre ville, nous achetons les trois souvenirs repérés le matin, à des indiens fermes sur les prix, et nous regagnons le bateau. Ce soir nous dinerons à bord et nous mangerons pour nos premières boulettes de viande, le plat national (160 kr) Elles sont délicieuses, servies avec des airelles, une purée, des concombres acidulés et une sauce assez similaire à celle servie dans les fameux magasins de meuble d'Ingvar Kamprad. Après le repas je retourne dans Gamla Stan pour m'acheter des aspirateurs pour le dessert ;--) Flo refusera l'obstacle et reste à la cabine. Elle ne refusera pourtant pas d'en manger à mon retour !!! Fermez les écoutilles.
Jour 6 dimanche 21 septembre
Dernier jour sur le sol suédois. Pour le dernier petit déjeuner, je me prépare un bon bol de céréales, le choix pour sa composition est pléthore. Muesli, corn flakes, all bran, raisins secs, bananes séchées, yogourt, noix de coco rapée et lait. C'était super bon, je vais demander la même chose à Flo. Ce matin nous quitterons l'hôtel vers 11h00. Il ne reste que peu de temps pour caser une nouvelle visite avant le départ. Flo décide tout de même de partir seule pour une petite ballade dans l'ile de Sodermalm. Pour ma part je reste sur le bateau où je traine à la cabine avec un café, je boucle la valise et je rédige un peu le présent compte rendu. Malgré mes recommandations Flo est partie sans argent, sans téléphone ni même le numéro de l'hôtel. Elle est comme ça ma femme un peu sauvage ! Elle revient quand même à l'heure pour notre départ. Nous réglons la note de l'hôtel pour les communications téléphoniques en extra (merci Air France !) et le repas du restaurant de la veille où nous avons pu avoir 20% de discount en qualité de résidents ! L'hôtel est vraiment une adresse à conseiller pour un petit séjour à Stockholm. Le négatif étant que les chambres sont étroites et les lits superposés. Pour un câlin avec Madame il faut se serrer, d'autant plus qu'elle a grossi durant le séjour, mais pour le reste de la nuit chacun dans son lit, c'est très douillet ;--) Pour le positif, l'emplacement dans la ville est vraiment idéal, à proximité immédiate du quartier historique. Le bateau a vraiment une histoire et beaucoup de charme. Le petit déjeuner est de qualité et copieux. Pour 900 SEK la nuit, vu les prix sur Stockholm c'est tout à fait correct. Nous partons à pied avec notre valise à roulettes qui au passage continue son périple autour du monde, avec pour la première fois une incursion dans les territoires du grand nord. Direction la gare centrale où nous embarquons à bord d'un shuttle pour l'aéroport d'Arlanda. Flyygbussarna (238 SEK) 45mn plus tard nous voici au terminal 5 avec les autres réfugiés de la grève Air France, prêts a embarquer sur le vol SK 571 Scandinavian Airlines. Nous aurons un peu de retard au décollage et rien à manger en vol ;--( Heureusement nous avons fait quelques réserves à l'aéroport ;--) A Roissy nous attrapons un TGV qui nous permet d'arriver à temps pour le dernier bus vers notre cher village ! End of trip !
Tout d’abord, merci à toutes les personnes qui m’ont permis de préparer notre croisière « Les Capitales Baltiques ». C’est à mon tour de faire un compte rendu de notre croisière sur le MSC POESIA du 30 mai au 7 juin 2014. Nous étions avec nos deux enfants de 4 et 6 ans.
Nous avons eu une semaine de beau temps avec + 30° à Tallinn et Saint-Pétersbourg
Le programme : - Copenhague - Warnemunde - Journée en mer - Stockholm - Tallinn - Saint-Pétersbourg
- Journée en mer
Nous somme partis la veille pour pouvoir visiter Copenhague qui est une ville agréables et sympas. Nous avons séjourné une nuit à l’hôtel Maritime dans le quartier Nyhan. Nous avions une chambre familiale spacieuse et propre. Nous avons visité Nyhan, c’est un quartier super branché. Il y a beaucoup de bar et restos sympas. Il faisait très beau et les gens étaient en terrasse et sur les bords des quais pour boire un verre. Nous avons visiter Amalienborg et vu la relève de la garde. Les enfants étaient ravis. Puis un petit tour autour du quartier Nyhan. Notre petit regret c’est de ne pas avoir pris un bateau pour visiter. Copenhague est une ville à refaire. Le lendemain, direction la gare pour prendre le train et rejoindre le port Nordhavn ou était amarré le MSC POESIA. Nous sommes allés à pied de la gare au bateau. Si c’était à refaire, nous aurions pris un taxi car c’est assez long, surtout avec deux jeunes enfants. La montée sur le bateau vers 13 h a été rapide. Nous sommes allés nous restaurer à la cafétéria puis ensuite direction notre cabine. La première fois que nous avions fait une croisière nous avions pris une cabine-balcon (c’était notre voyage de noce en amoureux), mais cette fois ci avec les enfants nous avions choisi une cabine intérieure. On avait un peu peur de la promiscuité mais là surprise, la cabine était bien, pas très grande mais fonctionnelle. On était au pont 15, près du mini club pour les enfants, on a eu aucuns bruits, rien. Puis visite, du bateau, inscription des enfants au club… l’après midi est passé très vite. Une fois le bateau en mer, nous avons participé à l'exercice de secours. Pour les repas du soir, nous étions au 2ème service à 20 h (le 1er était à 18h30), donc nous avions le spectacle à 19 h. Les spectacles étaient de bonne qualité. Au restaurant, nous avions une table pour nous 4. Les repas étaient très correct, les enfants avaient leur propre carte.
1er jour : Warnemunde
La bateau arrive au pied de la gare. Nous avons pris le train pour aller visiter Rostock à environ 20 min, tarif 1.90 euros. C'est une petite ville sympas. Puis nous avons visiter Warnemunde. C'est une jolie petite station balnéaire avec des petites rues. Très agréablement surpris.
2ème jour : Journée en mer
On a pas vu les enfants de la journée. Ils étaient au mini club ou ils ont fait plein d'activité (dessins, travaux manuels, cours de cuisine - pizza) La journée est passée super vite. Durant la journée, les animateurs ont proposés plusieurs activités (cours de danse, cours de cuisine - sushis, jeux divers ...) Personnellement, nous avons participé aux cours de cuisine avec le chef du restaurant Kaito Sushi Bar et ses cuisiniers. Ils nous a appris à faire des sushis. C'était très sympas. Il faisait beau ce jour là, nous nous sommes pas baignés, mais les piscines et jacuzzi n'ont pas désemplie. Nous avons passés notre journée à rien faire (transat / lecture pour moi et sieste pour mon mari).
3ème jour : Stockholm L’arrivée à Stockholm est magique, le bateau navigue entre les iles. C’est une jolie ville. Nous avons pris une excursion pour la matinée avec le bateau pour pouvoir visiter l'Ice Bar car j'avais vu sur internet que pour le visiter il fallait réserver à l'avance. Nous avions une guide superbe, elle nous a emmené visiter le quartier Gamla Stan et le fameux Ice Bar. Nous avons pas mal rigolé à l'Ice Bar car ils nous ont donné des manteaux et gants, la température était à -5° (contraste avec les 30° a l'extérieur !). Ils nous ont servis un verre alcoolisé mais nous n’avons pas sentie grand chose... Retour sur le bateau à 13 h ou nous avons déjeuner au restaurant. Nous sommes restés à bord pour profiter du bateau. Il a commencé à pleuvoir au départ du bateau à 16 h et ce toute la nuit. Nous étions dans le brouillard total. Le bateau a sonné le cor la moitié de la nuit… mais cela ne nous a pas empêché de dormir.
4ème jour : Tallinn
Nous sommes arrivés à Tallinn sous un soleil de plomb. Au pied du bateau, il y avait bus, taxi … Nous avons pris la navette MSC pour 5.5 euros aller/retour. Le chauffeur nous a donné un plan de la vieille ville. Le bus nous a emmené au pied de la vieille ville que nous avons beaucoup apprécié. Les rues sont en pavés. Les enfants ont beaucoup marché sans râler … pour dire que la visite était sympas. Pour info : vous trouvez les mêmes souvenirs qu’à Saint-Pétersbourg pour moins cher. Nous avons acheté des poupées russes dans un petit magasin au fin fond d’une ruelle.
5ème jour : Saint-Pétersbourg
Très belle escale. Nous avions pris une excursion MSC avec visite de la ville en bus, puis visite de l’église Pierre et Paul et le musée de l’Hermitage. Le repas était inclus. Nous sommes descendu du bateau et avons passé la douane (un peu long car il y avait beaucoup de monde). Nous avons commencé par visiter l’Eglise Pierre et Paul qui est très riche (tombeau de nombreux empereur et Tsar, notamment la famille Romanov). Puis direction, le centre ville pour un petit tour en bus avec quelques arrêts : au bord de la Neva, église du Saint Sauveur sur le sang versé – très belle -, Opéra – nous avons croisé des petites filles en ballerine etc). Puis déjeuner dans un restaurant russe (seul le nom était russe …), puis visite de l’Hermitage. Fabuleux, splendide. C’est vraiment à faire. Puis dernier arrêt dans un magasin pour les souvenirs. Paiement en euros.
6ème jour : Journée en mer
Beaucoup d’activité, et réunion pour le débarquement.
Nous somme rentrés ravis de notre croisière. Les repas étaient très corrects et copieux. Les enfants avaient leur propre menus. Pour le gouter, il y avait thé/Café (léger) et biscuits et gâteaux (contrairement au Costa en 2008). Les spectacles étaient de bonne qualité. Notre hôtesse francophone était disponible (nous avons eu droit à une projection privé sur l’envers du décor du bateau). Le bateau était propre. L’embarquement et le débarquement s’est déroulé sans encombre et rapidement. Nous avons reçu notre note dans notre cabine pendant la nuit et si tout est ok, on signe la facture et on la remet à la réception avec le questionnaire de satisfaction, sinon il faut aller voir le bureau d’accueil (pour nous c ‘était Ok). Lors des escales, nous avons réglé nos achats en euros. Nous sommes prêts à repartir ! Si vous avez des questions, nous y répondrons.
Le programme : - Copenhague - Warnemunde - Journée en mer - Stockholm - Tallinn - Saint-Pétersbourg
- Journée en mer
Nous somme partis la veille pour pouvoir visiter Copenhague qui est une ville agréables et sympas. Nous avons séjourné une nuit à l’hôtel Maritime dans le quartier Nyhan. Nous avions une chambre familiale spacieuse et propre. Nous avons visité Nyhan, c’est un quartier super branché. Il y a beaucoup de bar et restos sympas. Il faisait très beau et les gens étaient en terrasse et sur les bords des quais pour boire un verre. Nous avons visiter Amalienborg et vu la relève de la garde. Les enfants étaient ravis. Puis un petit tour autour du quartier Nyhan. Notre petit regret c’est de ne pas avoir pris un bateau pour visiter. Copenhague est une ville à refaire. Le lendemain, direction la gare pour prendre le train et rejoindre le port Nordhavn ou était amarré le MSC POESIA. Nous sommes allés à pied de la gare au bateau. Si c’était à refaire, nous aurions pris un taxi car c’est assez long, surtout avec deux jeunes enfants. La montée sur le bateau vers 13 h a été rapide. Nous sommes allés nous restaurer à la cafétéria puis ensuite direction notre cabine. La première fois que nous avions fait une croisière nous avions pris une cabine-balcon (c’était notre voyage de noce en amoureux), mais cette fois ci avec les enfants nous avions choisi une cabine intérieure. On avait un peu peur de la promiscuité mais là surprise, la cabine était bien, pas très grande mais fonctionnelle. On était au pont 15, près du mini club pour les enfants, on a eu aucuns bruits, rien. Puis visite, du bateau, inscription des enfants au club… l’après midi est passé très vite. Une fois le bateau en mer, nous avons participé à l'exercice de secours. Pour les repas du soir, nous étions au 2ème service à 20 h (le 1er était à 18h30), donc nous avions le spectacle à 19 h. Les spectacles étaient de bonne qualité. Au restaurant, nous avions une table pour nous 4. Les repas étaient très correct, les enfants avaient leur propre carte.
1er jour : Warnemunde
La bateau arrive au pied de la gare. Nous avons pris le train pour aller visiter Rostock à environ 20 min, tarif 1.90 euros. C'est une petite ville sympas. Puis nous avons visiter Warnemunde. C'est une jolie petite station balnéaire avec des petites rues. Très agréablement surpris.
2ème jour : Journée en mer
On a pas vu les enfants de la journée. Ils étaient au mini club ou ils ont fait plein d'activité (dessins, travaux manuels, cours de cuisine - pizza) La journée est passée super vite. Durant la journée, les animateurs ont proposés plusieurs activités (cours de danse, cours de cuisine - sushis, jeux divers ...) Personnellement, nous avons participé aux cours de cuisine avec le chef du restaurant Kaito Sushi Bar et ses cuisiniers. Ils nous a appris à faire des sushis. C'était très sympas. Il faisait beau ce jour là, nous nous sommes pas baignés, mais les piscines et jacuzzi n'ont pas désemplie. Nous avons passés notre journée à rien faire (transat / lecture pour moi et sieste pour mon mari).
3ème jour : Stockholm L’arrivée à Stockholm est magique, le bateau navigue entre les iles. C’est une jolie ville. Nous avons pris une excursion pour la matinée avec le bateau pour pouvoir visiter l'Ice Bar car j'avais vu sur internet que pour le visiter il fallait réserver à l'avance. Nous avions une guide superbe, elle nous a emmené visiter le quartier Gamla Stan et le fameux Ice Bar. Nous avons pas mal rigolé à l'Ice Bar car ils nous ont donné des manteaux et gants, la température était à -5° (contraste avec les 30° a l'extérieur !). Ils nous ont servis un verre alcoolisé mais nous n’avons pas sentie grand chose... Retour sur le bateau à 13 h ou nous avons déjeuner au restaurant. Nous sommes restés à bord pour profiter du bateau. Il a commencé à pleuvoir au départ du bateau à 16 h et ce toute la nuit. Nous étions dans le brouillard total. Le bateau a sonné le cor la moitié de la nuit… mais cela ne nous a pas empêché de dormir.
4ème jour : Tallinn
Nous sommes arrivés à Tallinn sous un soleil de plomb. Au pied du bateau, il y avait bus, taxi … Nous avons pris la navette MSC pour 5.5 euros aller/retour. Le chauffeur nous a donné un plan de la vieille ville. Le bus nous a emmené au pied de la vieille ville que nous avons beaucoup apprécié. Les rues sont en pavés. Les enfants ont beaucoup marché sans râler … pour dire que la visite était sympas. Pour info : vous trouvez les mêmes souvenirs qu’à Saint-Pétersbourg pour moins cher. Nous avons acheté des poupées russes dans un petit magasin au fin fond d’une ruelle.
5ème jour : Saint-Pétersbourg
Très belle escale. Nous avions pris une excursion MSC avec visite de la ville en bus, puis visite de l’église Pierre et Paul et le musée de l’Hermitage. Le repas était inclus. Nous sommes descendu du bateau et avons passé la douane (un peu long car il y avait beaucoup de monde). Nous avons commencé par visiter l’Eglise Pierre et Paul qui est très riche (tombeau de nombreux empereur et Tsar, notamment la famille Romanov). Puis direction, le centre ville pour un petit tour en bus avec quelques arrêts : au bord de la Neva, église du Saint Sauveur sur le sang versé – très belle -, Opéra – nous avons croisé des petites filles en ballerine etc). Puis déjeuner dans un restaurant russe (seul le nom était russe …), puis visite de l’Hermitage. Fabuleux, splendide. C’est vraiment à faire. Puis dernier arrêt dans un magasin pour les souvenirs. Paiement en euros.
6ème jour : Journée en mer
Beaucoup d’activité, et réunion pour le débarquement.
Nous somme rentrés ravis de notre croisière. Les repas étaient très corrects et copieux. Les enfants avaient leur propre menus. Pour le gouter, il y avait thé/Café (léger) et biscuits et gâteaux (contrairement au Costa en 2008). Les spectacles étaient de bonne qualité. Notre hôtesse francophone était disponible (nous avons eu droit à une projection privé sur l’envers du décor du bateau). Le bateau était propre. L’embarquement et le débarquement s’est déroulé sans encombre et rapidement. Nous avons reçu notre note dans notre cabine pendant la nuit et si tout est ok, on signe la facture et on la remet à la réception avec le questionnaire de satisfaction, sinon il faut aller voir le bureau d’accueil (pour nous c ‘était Ok). Lors des escales, nous avons réglé nos achats en euros. Nous sommes prêts à repartir ! Si vous avez des questions, nous y répondrons.
Bonjour, voici mon CR de la croisière Capitales de la mer Baltique (Copenhague, Stockholm, Tallin, St Petersbourg, Warnemunde)
Dimanche 25 aout Nous sommes partis vers 5h de chez nous, direction Roissy CDG. Notre avion décollait à 7h15 pour Copenhague. Nous n’avons pas eu de pb en vol, et nous avons atterrit à l’heure prévue à Copenhague. Le temps de récupérer nos bagages, nous avons acheté directement à une borne des tickets de métro pour rejoindre le port. Nous avons trouvé une borne juste avant de sortir de la zone de récupération des bagages mais il y avait un guichet et d’autres bornes près des quais des métros et trains. Nous avons pris un billet pour Nordhavn, avec un changement à la station Norreport. Cela nous a coûté 108Dkk pour 2 adultes et 2 ados. Nous prenons donc d’abord le métro (M2), puis à Norreport, le Strain (sorte de RER) (lignes A, B, C ou E) pour rejoindre Nordhavn. Le trajet total dure environ 30mn et n’est pas compliqué. Le changement est simple. Cela nous a permis de découvrir les trains danois, ou il y a de nombreux emplacements pour les poussettes, les vélos… tout est vraiment pratique. Le billet de train est valide 1h, et nous n’avons pas trouvé d’endroits pour les composter… Une fois arrivé à Nordhavn, en sortant de la gare, il faut prendre sur la droite, et longer la voie ferrée. Vous verrez sur la gauche un magasin Aldi, et là il faudra tourner à droite, en passant sur la voix ferrée. En face, il y a une sorte de portillon qui donne accès au port. Il suffit de montrer vos papiers de croisières et le gars vous indique la route : en gros il suffit de suivre la ligne bleue au sol. Il faut compter 10-15mn à pied, selon si vous êtes chargés ou non. Nous sommes donc arrivés vers 11h au bateau, l’embarquement débutait normalement que vers 13h30. Nous avons donc donné nos bagages, nous nous sommes reposés un peu dans le terminal (Wc, Wifi, boissons). Et nous sommes repartis à pied voir la Petite Sirène. Il faut environ 30mn pour la rejoindre, et ce n’est pas compliqué : il suffit de retourner au Portillon et en sortant de partir sur la gauche. Ce jour-là, il y a avait une manifestation sportive de marche à pied, et des milliers de familles se baladaient ensemble en suivant un parcours avec parents, enfants, poussettes… bien sûr ils allaient voir la petite sirène, mais nous avons quand même pu faire des photos. Il y a pas mal de monde, mais en patientant qq minutes, on arrive à prendre les photos que l’on veut. Le début de chemin vers la petite sirène n’est pas hyper agréable (on longe d’un côté le port marchand, et de l’autre une route assez passante), mais plus on s’approche et plus c’est agréable : les immeubles sont modernes et il y a un petit port. Nous sommes retournés au bateau où nous avons pu embarquer : il devait être environ 13h. L’embarquement a été assez rapide, la photo d’identité est prise par les agents de sécurité juste avant de monter dans le Costa Fortuna. Les personnes de Costa nous ont dit qu’on ne pouvait pas aller dans nos cabines tant qu’un message sonore ne l’indiquerait pas. En attendant nous décidons d’aller déjeuner. Mais juste avant d’arriver au self, le message sonore nous indique que les cabines sont prêtes ! Direction la cabine 1065 juste à l’étage au-dessus de la cafet. Nickel, notre cabine est plutôt grande par rapport à celles qu’on a eu auparavant. C’est une cabine balcon avec un grand lit, et un lit superposé juste avant. Le temps de récupérer nos valises et nous partons déjeuner. Ensuite, déballage des valises, les rangements ne sont jamais pratique je trouve : pleins de penderies, et des grandes étagères, alors qu’il faudrait plusieurs petites je trouve. Sieste, découverte du bateau, et exercice de sécurité. A 15h30 nous avons également assister à la réunion d’information en Français. C’était plutôt pas mal car animée par une française(Séverine). En plus elle avait pas mal d’idées pour les escales, et ne poussait pas du tout à prendre les excursions Costa. Le bateau quitte Copenhague vers 18h. Nous sommes au 2è service (21h), cela fait un peu tard au début mais on se voyait mal manger au 1er service qui est à 18h30… Par contre sur cette croisière, le spectacle pour le 2è service est après le dîner (donc vers 22h30), je n’ai pas trouvé cet horaire pratique. J’ai préféré notre précédente croisière (MSC) ou le spectacle était avant le dîner (pendant le dîner du 1er service). Là le temps de sortir de table, si on veut retourner à sa cabine, on rate systématiquement le début du spectacle, et à l’inverse, le temps est un peu long avant 21h pour le diner. Au diner nous sommes à une table de 8 avec une autre famille Française du sud de la France, 2 adultes et deux jeunes un peu plus âgés que les nôtres (15 ans). Tous les dîners seront passés en leur compagnie, très sympa. Nos 2 ados vont ensuite au club Teens pour la soirée de bienvenue. Ils iront tous les soirs, et quelques fois dans la journée quand il y a des activités sportives. Beaucoup d’allemands et d’italiens, quelques russes et des français.
Lundi 26 aout, journée en mer – très beau Moi j’ai toujours du mal avec les journées en mer, je les trouve longues. En plus les horaires des repas ne sont pas aménagés en fonction, donc le petit déjeuner termine à 10h30 (ou 11h30 mais en réduit) comme les autres jours. Nous faisons donc une petite grasse matinée puis balade sur le bateau, lecture dans la chambre, déjeuner à la cafet/self. Chaque midi c’est un peu compliqué pour trouver des places assises et faire la queue au self. En général l’un de nous garde une place, et va chercher ses plats lorsque les autres sont revenus. Mais du coup on ne mange pas vraiment ensemble ! L’après-midi, après être allé chercher les tickets pour le débarquement en chaloupe du lendemain, nous regardons un film dans notre cabine, et nous préparons pour le repas de Gala du soir.
Le cocktail a lieu à 20h30 pour nous, dans le théâtre. Puis c’est le dîner de Gala.
Dimanche 25 aout Nous sommes partis vers 5h de chez nous, direction Roissy CDG. Notre avion décollait à 7h15 pour Copenhague. Nous n’avons pas eu de pb en vol, et nous avons atterrit à l’heure prévue à Copenhague. Le temps de récupérer nos bagages, nous avons acheté directement à une borne des tickets de métro pour rejoindre le port. Nous avons trouvé une borne juste avant de sortir de la zone de récupération des bagages mais il y avait un guichet et d’autres bornes près des quais des métros et trains. Nous avons pris un billet pour Nordhavn, avec un changement à la station Norreport. Cela nous a coûté 108Dkk pour 2 adultes et 2 ados. Nous prenons donc d’abord le métro (M2), puis à Norreport, le Strain (sorte de RER) (lignes A, B, C ou E) pour rejoindre Nordhavn. Le trajet total dure environ 30mn et n’est pas compliqué. Le changement est simple. Cela nous a permis de découvrir les trains danois, ou il y a de nombreux emplacements pour les poussettes, les vélos… tout est vraiment pratique. Le billet de train est valide 1h, et nous n’avons pas trouvé d’endroits pour les composter… Une fois arrivé à Nordhavn, en sortant de la gare, il faut prendre sur la droite, et longer la voie ferrée. Vous verrez sur la gauche un magasin Aldi, et là il faudra tourner à droite, en passant sur la voix ferrée. En face, il y a une sorte de portillon qui donne accès au port. Il suffit de montrer vos papiers de croisières et le gars vous indique la route : en gros il suffit de suivre la ligne bleue au sol. Il faut compter 10-15mn à pied, selon si vous êtes chargés ou non. Nous sommes donc arrivés vers 11h au bateau, l’embarquement débutait normalement que vers 13h30. Nous avons donc donné nos bagages, nous nous sommes reposés un peu dans le terminal (Wc, Wifi, boissons). Et nous sommes repartis à pied voir la Petite Sirène. Il faut environ 30mn pour la rejoindre, et ce n’est pas compliqué : il suffit de retourner au Portillon et en sortant de partir sur la gauche. Ce jour-là, il y a avait une manifestation sportive de marche à pied, et des milliers de familles se baladaient ensemble en suivant un parcours avec parents, enfants, poussettes… bien sûr ils allaient voir la petite sirène, mais nous avons quand même pu faire des photos. Il y a pas mal de monde, mais en patientant qq minutes, on arrive à prendre les photos que l’on veut. Le début de chemin vers la petite sirène n’est pas hyper agréable (on longe d’un côté le port marchand, et de l’autre une route assez passante), mais plus on s’approche et plus c’est agréable : les immeubles sont modernes et il y a un petit port. Nous sommes retournés au bateau où nous avons pu embarquer : il devait être environ 13h. L’embarquement a été assez rapide, la photo d’identité est prise par les agents de sécurité juste avant de monter dans le Costa Fortuna. Les personnes de Costa nous ont dit qu’on ne pouvait pas aller dans nos cabines tant qu’un message sonore ne l’indiquerait pas. En attendant nous décidons d’aller déjeuner. Mais juste avant d’arriver au self, le message sonore nous indique que les cabines sont prêtes ! Direction la cabine 1065 juste à l’étage au-dessus de la cafet. Nickel, notre cabine est plutôt grande par rapport à celles qu’on a eu auparavant. C’est une cabine balcon avec un grand lit, et un lit superposé juste avant. Le temps de récupérer nos valises et nous partons déjeuner. Ensuite, déballage des valises, les rangements ne sont jamais pratique je trouve : pleins de penderies, et des grandes étagères, alors qu’il faudrait plusieurs petites je trouve. Sieste, découverte du bateau, et exercice de sécurité. A 15h30 nous avons également assister à la réunion d’information en Français. C’était plutôt pas mal car animée par une française(Séverine). En plus elle avait pas mal d’idées pour les escales, et ne poussait pas du tout à prendre les excursions Costa. Le bateau quitte Copenhague vers 18h. Nous sommes au 2è service (21h), cela fait un peu tard au début mais on se voyait mal manger au 1er service qui est à 18h30… Par contre sur cette croisière, le spectacle pour le 2è service est après le dîner (donc vers 22h30), je n’ai pas trouvé cet horaire pratique. J’ai préféré notre précédente croisière (MSC) ou le spectacle était avant le dîner (pendant le dîner du 1er service). Là le temps de sortir de table, si on veut retourner à sa cabine, on rate systématiquement le début du spectacle, et à l’inverse, le temps est un peu long avant 21h pour le diner. Au diner nous sommes à une table de 8 avec une autre famille Française du sud de la France, 2 adultes et deux jeunes un peu plus âgés que les nôtres (15 ans). Tous les dîners seront passés en leur compagnie, très sympa. Nos 2 ados vont ensuite au club Teens pour la soirée de bienvenue. Ils iront tous les soirs, et quelques fois dans la journée quand il y a des activités sportives. Beaucoup d’allemands et d’italiens, quelques russes et des français.
Lundi 26 aout, journée en mer – très beau Moi j’ai toujours du mal avec les journées en mer, je les trouve longues. En plus les horaires des repas ne sont pas aménagés en fonction, donc le petit déjeuner termine à 10h30 (ou 11h30 mais en réduit) comme les autres jours. Nous faisons donc une petite grasse matinée puis balade sur le bateau, lecture dans la chambre, déjeuner à la cafet/self. Chaque midi c’est un peu compliqué pour trouver des places assises et faire la queue au self. En général l’un de nous garde une place, et va chercher ses plats lorsque les autres sont revenus. Mais du coup on ne mange pas vraiment ensemble ! L’après-midi, après être allé chercher les tickets pour le débarquement en chaloupe du lendemain, nous regardons un film dans notre cabine, et nous préparons pour le repas de Gala du soir.
Le cocktail a lieu à 20h30 pour nous, dans le théâtre. Puis c’est le dîner de Gala.
Bonjour,
La croisière que je dois faire en juillet passe par Stockholm. je cherche donc des info sur cette ville: - où accoste le bateau? - a-t-on le temps de faire le quartier gamla et le musee vasa? - comment faire pour se rendre de l'un à l'autre?
merci stef
La croisière que je dois faire en juillet passe par Stockholm. je cherche donc des info sur cette ville: - où accoste le bateau? - a-t-on le temps de faire le quartier gamla et le musee vasa? - comment faire pour se rendre de l'un à l'autre?
merci stef
😉😉Bonjour à tous les amis croisièristes,
Non je ne suis pas partie sans vous le dire en croisière ! Je reviens de Russie (certains étaient au courant !) de la région qui est entrain de bruler et je vais faire un carnet de route mais j'ai aussi fait 2 traversées en ferries :
HELSINKI / STOCKOLM GOTEBORG / KIEL
C'est la 1ère que je vais vous raconter car elle était sympa (à mon avis)
Nous arrivons donc à Helsinki (Finlande) après un difficile passage de frontière Russe/Finlande !!!
Notre restaurant est situé en face de la cathédrale. Un resto des plus typique et très bien (si certains cherchent un endroit pour déjeuner lors d'une escale, à conseiller ) Nous faisons tous honneur aux plats qui nous sont servis par de charmantes jeunes femmes ...très souriantes par rapport à ce que nous venons de connaitre durant 12 jours . Je vais vous mettre quelques photos .
Le repas terminé nous avons quelques minutes pour flaner sur la place de la cathédrale où notre bus est garé car il y a des travaux importants dans le quartier et le conducteur a du rester au volant pour pouvoir déplacer le bahut au cas où, donc il n'a pas déjeuner !!!! Je remarque des badges sur certaines personnes entrain de faire des photos de la cathédrale, c'est "des Costa" ! Je vais vers eux et leur demande sur quel bateau ils sont : c'est le Déliziosa d'après ce qu'ils me disent ils ont fait les fjords et les capitales de la Baltique. Je prends quelques clichés de la cathédrale et maintenant embarquement immédiat sur le ferry de la compagnie SILJA LINES : le Symphony embarquement 15 h 30 départ 17 h. Nous avons encore une heure de décallage avec Paris, en Russie nous avions 2 h d'avance sur notre pays.
L'embarquement se fait extrêment rapidement, aussi bien pour le bus que pour les passagers à pieds. Nous avons droit comme sur les croisières à la photo d'accueil ! Nous sommes au pont 10 cabine 10708 avec grand hublot ! L'accueil est souriant et on nous dirige vers nos cabines, nous sommes tous (31 pax) dans le même "coin". Beaucoup de personnes ne sont jamais monté à bord d'un bateau et ils sont heureux de cet instant de découverte. Christelle (l'accompagnatrice) nous délégue à Bernard et à moi la mission d'aider ceux qui ne connaissent pas ce que nous faisons avec plaisirs.
Le repas est prévu a 19 h 30 au buffet donc nous avons le temps d'aller découvrir le bateau et de voir la sortie du port d'Helsinki.
Bien sur il est moins grand que les paquebots de croisières mais la grande galerie marchande du pont 7 est très animée avec de nombreux café, restaurants, boutiques, avec le casino et la boite de nuit . Il y a des ascenseurs panoramiques et des cabines donnent sur la galerie .
Le départ approche et nous montons sur le pont. Là c'est le domaine des enfants ! Il y en a partout, ne pas oublier que nous sommes en Europe du Nord et que les enfants sont encore plus roi qu'ailleurs!! Ils sont magnifiques de beaux petits enfants blonds avec de "bonnes joues" mais un peu envahissants. Une grande partie du pont est occupée par des jeux pour les distraire. Ce n'est pas la même langue que sur Costa ou MSC mais l'ambiance est la même avec ces chérubins !
Nous arrivons à trouver une petite place pour pouvoir adimirer la sortie du port car nous voulons que notre cousine (85 ans) qui vient de faire le circuit en Russie et qui n'est jamais montée sur un bateau puisse se régaler du panorama qu'offre ce départ. La luminosité est extra c'est encore les nuits blanches !
Nous admirons la capitale de la Finlande qui s'éloigne doucement. Nous croisons des ferries et apercevons un bateau de croisières dont je ne peux pas lire le nom. Nous sortons du port en longeant ce que je pense devait être un fort (je vais chercher de la doc ). Notre bateau se glisse au milieu de nombreuses iles et ilôts, certaines sont habitées. Je pense à la Norvège que j'ai visitée voilà déjà pas mal de temps ! Et dans mon objectif je distingue la cheminée jaune bien connue de beaucoup d'entre nous : c'est le Déliziosa ! J'arrive à prendre une photo pas trop mauvaise.
C'est la Baltique ! au large il ne fait pas très chaud ! Nous retournons à notre cabine pour nous reposer un peu ce matin nous avons pris la route de très, très bonne heure .... A l'heure du diner nous allons au buffet, un choix incroyable de plats chacun trouve de quoi se faire plaisir, la boisson est comprise (vin blanc, rouge, bière, jus de fruits, coca, café et thé et bien sur eau). Tout en dinant nous pouvons admirer cette mer Baltique que je ne connaissais pas encore ! Boissons à volonté !!! certains ne vont pas être "frais" demain matin, surtout que dans les pays du Nord taux 0 donc certains en profite...
Nous allons faire un tour dans la galerie marchande, et "en sous sol " un super marché : des packs de bière, du vin, de la vodka, du whisky, passent sur les tapis roulant des caisses à une vitesse grand V ! Ils font les provisions car beaucoup moins onéreux que dans leurs pays (Norvège, Suède, Finlande, Allemagne )
Nous passons au casino et bien sur Christelle a joué et à gagné !!!!!
Nous allons nous coucher. Les cabines sont fonctionnelles. D'une superficie correcte de même pour la salle d'eau. Nous devons débarquer demain à Stockolm à 9 h. Nous nous couchons rapidement pour pouvoir récupérer un peu de notre périple. Il est environ 22 h 30 et il fait encore jour ! A 3 h je suis réveillée par des bruits. Le bateau fait une escale. Nous sommes encore en Finlande. Je me rendors rapidement mais à 4 h 30 la clarté du jour me réveille : il fait jour, pas grand jour mais assez pour pouvoir prendre des photos à travers le hublot de notre cabine. A les nuits sont courtes dans les pays nordiques en été !!!!
Je prends des photos, Bernard lui dort comme un bébé, voilà longtemps qu'il n'avait pas dormi comme celà : de la clim, pas de moustique, enfin le top depuis 12 jours !!!Ce qui défile sous mes yeux est étrange : des iles partout, des maisons de toutes les couleurs, des embarcadaires avec de petits bateaux à moteurs, des canards et des cygnes le long de ces iles me donnent une envies de revenir dans cette région que je connaisais pas encore . Les gens partent au boulot en bateau .
Nous allons prendre notre petit déjeuner ! Le buffet est superbe nos amis nordiques font un repas complet le matin, le saumon est sous toutes les variantes, le matin un peu difficile a avaler pour moi. Et les concombres ! je vais en avoir une indigestion (vous saurez pourquoi en lisant mon carnet de route sur la Russie !!!!!) un petit blondinet d'à peine 6 ans croque celà dès le matin comme d'autres mange une banane ou une pomme !!!!
Notre arrivée dans la capitale de la Suède est prévue à 9 h. Par le hublot nous voyons défiler le port de commerce avec ses grues, ses immenses citernes d'hydro carbure, enfin un port ... et tout à coup il est là : le Costa Deliziosa, il nous a devancé ! Je prends des clichés en pensant à vous amis croisièristes !
L'accostage se fait sans problème. Nous attendons notre bus et le voilà avec à son volant le conducteur toujours fidèle au poste avec une nouvelle ...cravate (comme tous les jours !) c'est la classe même dans les moments difficiles et il y en a eu en 17 jours !!!!! la cravate était toujours de mise .
Voilà une petit croisière qui vas peut-être nous donner envie d'en faire une plus longue dans ces régions un peu méconnues. Mais il ne faut pas oublier que certains trajet en ferries sont très intéressants et que les bateaux sont maintenant très performants.
Le carnet de route de la Russie vas arriver mais j'ai quand même une pensée pour la Russie , c'est la région que nous avons visitée qui est en flamme : Moscou et l'Anneau d'Or ! Nous avons eu 40 ° à Moscou !
Merci à ceux qui prendront le temps de me lire
Capucine 18
Non je ne suis pas partie sans vous le dire en croisière ! Je reviens de Russie (certains étaient au courant !) de la région qui est entrain de bruler et je vais faire un carnet de route mais j'ai aussi fait 2 traversées en ferries :
HELSINKI / STOCKOLM GOTEBORG / KIEL
C'est la 1ère que je vais vous raconter car elle était sympa (à mon avis)
Nous arrivons donc à Helsinki (Finlande) après un difficile passage de frontière Russe/Finlande !!!
Notre restaurant est situé en face de la cathédrale. Un resto des plus typique et très bien (si certains cherchent un endroit pour déjeuner lors d'une escale, à conseiller ) Nous faisons tous honneur aux plats qui nous sont servis par de charmantes jeunes femmes ...très souriantes par rapport à ce que nous venons de connaitre durant 12 jours . Je vais vous mettre quelques photos .
Le repas terminé nous avons quelques minutes pour flaner sur la place de la cathédrale où notre bus est garé car il y a des travaux importants dans le quartier et le conducteur a du rester au volant pour pouvoir déplacer le bahut au cas où, donc il n'a pas déjeuner !!!! Je remarque des badges sur certaines personnes entrain de faire des photos de la cathédrale, c'est "des Costa" ! Je vais vers eux et leur demande sur quel bateau ils sont : c'est le Déliziosa d'après ce qu'ils me disent ils ont fait les fjords et les capitales de la Baltique. Je prends quelques clichés de la cathédrale et maintenant embarquement immédiat sur le ferry de la compagnie SILJA LINES : le Symphony embarquement 15 h 30 départ 17 h. Nous avons encore une heure de décallage avec Paris, en Russie nous avions 2 h d'avance sur notre pays.
L'embarquement se fait extrêment rapidement, aussi bien pour le bus que pour les passagers à pieds. Nous avons droit comme sur les croisières à la photo d'accueil ! Nous sommes au pont 10 cabine 10708 avec grand hublot ! L'accueil est souriant et on nous dirige vers nos cabines, nous sommes tous (31 pax) dans le même "coin". Beaucoup de personnes ne sont jamais monté à bord d'un bateau et ils sont heureux de cet instant de découverte. Christelle (l'accompagnatrice) nous délégue à Bernard et à moi la mission d'aider ceux qui ne connaissent pas ce que nous faisons avec plaisirs.
Le repas est prévu a 19 h 30 au buffet donc nous avons le temps d'aller découvrir le bateau et de voir la sortie du port d'Helsinki.
Bien sur il est moins grand que les paquebots de croisières mais la grande galerie marchande du pont 7 est très animée avec de nombreux café, restaurants, boutiques, avec le casino et la boite de nuit . Il y a des ascenseurs panoramiques et des cabines donnent sur la galerie .
Le départ approche et nous montons sur le pont. Là c'est le domaine des enfants ! Il y en a partout, ne pas oublier que nous sommes en Europe du Nord et que les enfants sont encore plus roi qu'ailleurs!! Ils sont magnifiques de beaux petits enfants blonds avec de "bonnes joues" mais un peu envahissants. Une grande partie du pont est occupée par des jeux pour les distraire. Ce n'est pas la même langue que sur Costa ou MSC mais l'ambiance est la même avec ces chérubins !
Nous arrivons à trouver une petite place pour pouvoir adimirer la sortie du port car nous voulons que notre cousine (85 ans) qui vient de faire le circuit en Russie et qui n'est jamais montée sur un bateau puisse se régaler du panorama qu'offre ce départ. La luminosité est extra c'est encore les nuits blanches !
Nous admirons la capitale de la Finlande qui s'éloigne doucement. Nous croisons des ferries et apercevons un bateau de croisières dont je ne peux pas lire le nom. Nous sortons du port en longeant ce que je pense devait être un fort (je vais chercher de la doc ). Notre bateau se glisse au milieu de nombreuses iles et ilôts, certaines sont habitées. Je pense à la Norvège que j'ai visitée voilà déjà pas mal de temps ! Et dans mon objectif je distingue la cheminée jaune bien connue de beaucoup d'entre nous : c'est le Déliziosa ! J'arrive à prendre une photo pas trop mauvaise.
C'est la Baltique ! au large il ne fait pas très chaud ! Nous retournons à notre cabine pour nous reposer un peu ce matin nous avons pris la route de très, très bonne heure .... A l'heure du diner nous allons au buffet, un choix incroyable de plats chacun trouve de quoi se faire plaisir, la boisson est comprise (vin blanc, rouge, bière, jus de fruits, coca, café et thé et bien sur eau). Tout en dinant nous pouvons admirer cette mer Baltique que je ne connaissais pas encore ! Boissons à volonté !!! certains ne vont pas être "frais" demain matin, surtout que dans les pays du Nord taux 0 donc certains en profite...
Nous allons faire un tour dans la galerie marchande, et "en sous sol " un super marché : des packs de bière, du vin, de la vodka, du whisky, passent sur les tapis roulant des caisses à une vitesse grand V ! Ils font les provisions car beaucoup moins onéreux que dans leurs pays (Norvège, Suède, Finlande, Allemagne )
Nous passons au casino et bien sur Christelle a joué et à gagné !!!!!
Nous allons nous coucher. Les cabines sont fonctionnelles. D'une superficie correcte de même pour la salle d'eau. Nous devons débarquer demain à Stockolm à 9 h. Nous nous couchons rapidement pour pouvoir récupérer un peu de notre périple. Il est environ 22 h 30 et il fait encore jour ! A 3 h je suis réveillée par des bruits. Le bateau fait une escale. Nous sommes encore en Finlande. Je me rendors rapidement mais à 4 h 30 la clarté du jour me réveille : il fait jour, pas grand jour mais assez pour pouvoir prendre des photos à travers le hublot de notre cabine. A les nuits sont courtes dans les pays nordiques en été !!!!
Je prends des photos, Bernard lui dort comme un bébé, voilà longtemps qu'il n'avait pas dormi comme celà : de la clim, pas de moustique, enfin le top depuis 12 jours !!!Ce qui défile sous mes yeux est étrange : des iles partout, des maisons de toutes les couleurs, des embarcadaires avec de petits bateaux à moteurs, des canards et des cygnes le long de ces iles me donnent une envies de revenir dans cette région que je connaisais pas encore . Les gens partent au boulot en bateau .
Nous allons prendre notre petit déjeuner ! Le buffet est superbe nos amis nordiques font un repas complet le matin, le saumon est sous toutes les variantes, le matin un peu difficile a avaler pour moi. Et les concombres ! je vais en avoir une indigestion (vous saurez pourquoi en lisant mon carnet de route sur la Russie !!!!!) un petit blondinet d'à peine 6 ans croque celà dès le matin comme d'autres mange une banane ou une pomme !!!!
Notre arrivée dans la capitale de la Suède est prévue à 9 h. Par le hublot nous voyons défiler le port de commerce avec ses grues, ses immenses citernes d'hydro carbure, enfin un port ... et tout à coup il est là : le Costa Deliziosa, il nous a devancé ! Je prends des clichés en pensant à vous amis croisièristes !
L'accostage se fait sans problème. Nous attendons notre bus et le voilà avec à son volant le conducteur toujours fidèle au poste avec une nouvelle ...cravate (comme tous les jours !) c'est la classe même dans les moments difficiles et il y en a eu en 17 jours !!!!! la cravate était toujours de mise .
Voilà une petit croisière qui vas peut-être nous donner envie d'en faire une plus longue dans ces régions un peu méconnues. Mais il ne faut pas oublier que certains trajet en ferries sont très intéressants et que les bateaux sont maintenant très performants.
Le carnet de route de la Russie vas arriver mais j'ai quand même une pensée pour la Russie , c'est la région que nous avons visitée qui est en flamme : Moscou et l'Anneau d'Or ! Nous avons eu 40 ° à Moscou !
Merci à ceux qui prendront le temps de me lire
Capucine 18
Bonjour,
Est-il possible de prendre dans ses bagages enregistrés quelques produits alimentaires frais mais emballés (type blister ou autre) sur un vol Paris/Stockholm ?
J'ai cherché sur le Net mais rien trouvé. J'imagine que ça signifie que c'est bon, mais je voudrais en avoir le coeur net...
Merci d'avance à ceux qui pourront me renseigner.
Christine
Bonjour,
J'ai qques questions pour un projet de voyage vers Aout 2010:
départ: Paris vers: Norvege En voiture durée 3 semaines avec enfants 1 et 4 ans
étape au Danemark Legoland (pour les enfants... quoique) Copenhague - Malmo par la route (Q1: Est ce plus avantageux de prendre le Ferry cout/attente?) Oslo Bergen et fjords alentours (fjords = but no1 du voyage) Trondheim Route 17 Bodoe Iles Lofoten (But no2 du voyage) (Q2: Est ce que ca vaut le coup de remonter jusqu'à Narvik et passer par les Iles Verstalen? rapport km/intéret, pour pouvoir passer plus de temps aux Lofoten, ou prendre le ferry à Bodoe?) retour: à priori par la Suede et par Stockholm... Q3: J'hésite à revenir par la Norvège et Lillehammer ou par la Suede. Je cherche le plus rapide. Est ce que l'état des routes et les limitations (de vitesse) permettent un retour plus rapide par la Suede? ... ce qui me permettrait un passage rapide à Stockholm (qui n'est pas une priorité).
Q4: j'ai calculé env 7500 km a/r de Paris. A faire en 3 semaine ca me parait un brin optimiste? Q5: j'ai budgetté 50 EUR/nuit en prenant des hytters. Est ce jouable au mois d'Aout? Q6: Très large: y a t il de quoi occuper les enfants en bas age dans les campings, ou lieux de passage. Q7: Je veux voir des fjords et raccourcir le trajet. Et je suis pret à "saccrifier" Bergen pour gagner du temps et aller aux les Lofoten en faisant directement Oslo - Trondheim. Est ce vraiment à ne pas manquer, ou je pourrai voir d'autres Fjords plus au nord à partir de Trondheim?
Merci
J'ai qques questions pour un projet de voyage vers Aout 2010:
départ: Paris vers: Norvege En voiture durée 3 semaines avec enfants 1 et 4 ans
étape au Danemark Legoland (pour les enfants... quoique) Copenhague - Malmo par la route (Q1: Est ce plus avantageux de prendre le Ferry cout/attente?) Oslo Bergen et fjords alentours (fjords = but no1 du voyage) Trondheim Route 17 Bodoe Iles Lofoten (But no2 du voyage) (Q2: Est ce que ca vaut le coup de remonter jusqu'à Narvik et passer par les Iles Verstalen? rapport km/intéret, pour pouvoir passer plus de temps aux Lofoten, ou prendre le ferry à Bodoe?) retour: à priori par la Suede et par Stockholm... Q3: J'hésite à revenir par la Norvège et Lillehammer ou par la Suede. Je cherche le plus rapide. Est ce que l'état des routes et les limitations (de vitesse) permettent un retour plus rapide par la Suede? ... ce qui me permettrait un passage rapide à Stockholm (qui n'est pas une priorité).
Q4: j'ai calculé env 7500 km a/r de Paris. A faire en 3 semaine ca me parait un brin optimiste? Q5: j'ai budgetté 50 EUR/nuit en prenant des hytters. Est ce jouable au mois d'Aout? Q6: Très large: y a t il de quoi occuper les enfants en bas age dans les campings, ou lieux de passage. Q7: Je veux voir des fjords et raccourcir le trajet. Et je suis pret à "saccrifier" Bergen pour gagner du temps et aller aux les Lofoten en faisant directement Oslo - Trondheim. Est ce vraiment à ne pas manquer, ou je pourrai voir d'autres Fjords plus au nord à partir de Trondheim?
Merci
Bonjour,
je pars avec Ryanair de Basel Euroairport vers Stockholm.
J'ai entendu dire que Ryanair était en général très pointilleuse en ce qui concerne la politique de bagages. Pour ce qui est du poid, les conditions sont claires mais pour ce qui est des dimensions, on annonce du 55 * 40 * 20 (cm). Donc ma question est simple, les dimensions sont elles arrangeables ou y a t'il une norme comme 55cm pour la hauteur, 40 cm largeur, 20 cm profondeur ou peut-on inverser ces chiffres comme (55 cm largeur etc...) Vont ils essayer de jouer avec ça?
Autre chose, mon bagage à main est un sac type décathlon qui s'il est trop remplis, dépassera la barrière des 40cm de large (de 3 ou 4 cm maximum) Peuvent-ils me recaler pour ça?
Et si le sac est quasi vide, en le pliant, je passe en dessous de 40cm requis, dois je le cercler d'une corde pour le plier ou bien ils laisseront passer avec les 4cm de trop?
J'ai l'impression de me prendre la tête pour des détails futiles mais j'aimerais être sur :)
Merci
je pars avec Ryanair de Basel Euroairport vers Stockholm.
J'ai entendu dire que Ryanair était en général très pointilleuse en ce qui concerne la politique de bagages. Pour ce qui est du poid, les conditions sont claires mais pour ce qui est des dimensions, on annonce du 55 * 40 * 20 (cm). Donc ma question est simple, les dimensions sont elles arrangeables ou y a t'il une norme comme 55cm pour la hauteur, 40 cm largeur, 20 cm profondeur ou peut-on inverser ces chiffres comme (55 cm largeur etc...) Vont ils essayer de jouer avec ça?
Autre chose, mon bagage à main est un sac type décathlon qui s'il est trop remplis, dépassera la barrière des 40cm de large (de 3 ou 4 cm maximum) Peuvent-ils me recaler pour ça?
Et si le sac est quasi vide, en le pliant, je passe en dessous de 40cm requis, dois je le cercler d'une corde pour le plier ou bien ils laisseront passer avec les 4cm de trop?
J'ai l'impression de me prendre la tête pour des détails futiles mais j'aimerais être sur :)
Merci
Bonjour,
j'aimerais savoir quel est le moyen le moins cher d'aller de stocklholm à heksinki? j'aimerais beaucoup visiter des architectures de Alva alto .merci par avance.
🙂
j'aimerais savoir quel est le moyen le moins cher d'aller de stocklholm à heksinki? j'aimerais beaucoup visiter des architectures de Alva alto .merci par avance.
🙂
Octobre 2003: étudiante en Finlande (Erasmus-cf l'Auberge Espagnole), plus précisément à Rovaniemi, sur le cercle polaire arctique (si si !!), nous avons fin octobre 2003 une semaine de vacances comme en France.
mercredi:
Avec ma colocataire russe, nous décidons d'aller à Stockholm, en Suède: rapide passage par l'Office de Tourisme de Rovaniemi pour avoir infos sur tarifs de trains et ferry,
jeudi: on regarde sur internet les auberges de jeunesse à Stockholm...bingo y'en a 4 au moins...toutefois un peu inquiète je conseille à ma coloc de réserver, mais elle me dit "mais non regarde il reste plein de places, ça changera pas d'ici 2 jours"...hmhmhm
vendredi aprem: je décide de me limiter à mon fidèle sac à dos Quechua pour ces 5/6 jours prévus, en + bien sur de mon sac photo !! je bourre donc dedans qqs fringues, produits hygiéniques, bouffe que je veux pas laisser au frigo pendant mon abasence.
je prends mes 2 app-photos, et les 5 pellicules qui me restent, damned !! moi qui aodre la photo, dans une ville comme Stockholm ça risque d'e^tre juste !!
vendredi soir: filons à la gare à pied (1/2 heure), faisons faire rapidement une carte pour avoir les tarifs étudiants (comme la 12/25 de la SNCF, sauf que là ca coute que 2€, pas 44 !!), puis prenons le billet Rovaniemi-Turku via Tampere, pour 33 € (50% de réduc, et pas de chichi genre "ah mais c période machin dc c que 25%, ou "y(a plus de places a 50%: non ! on est étudiantes donc on a le tarif étudiants, point ! à méditer pour la SNCF !!): 18H, montons dans le train et départ 2 minutes après, on a failli le rater...
samedi: 03H45: arrivée à Tampere, changement de train, le suivant pour Turku est à 06H ! et nous devons rester dans le couloir sombre, la gare n'étant pas encore ouverte...un type complétement bourré erre dans le couloir, titubant, on va donc s'enfermer dans les toilettes pour femmes, on a beau être en Finlande, pas de risques inutiles !
lumière bleue étrange dans les toilettes, jamais vu ça ailleurs, paraît que c'est pour empêcher les gens de se shooter !
05H:la gare ouvre; 06H: montons dans le train pour Turku; 07h50: arrivée; re-cgangement de train, pour aller jusqu'au port: 08h00: arrivée au port, acaht du billet de ferry (pas de cabine, juste un siège sur le pont, 11€, ça va c pas cher la traversée...) et embarquement quasi direct sur le ferry de la compagnie "Viking Line" ! on est bien en Scandinavie, pas de doute !!
08h30: départ
20h00 (heure suédoise, 1h de moins que la finlande donc la même qu'en France): arrivée à Stochholm illuminée, enfin ! + de 24h de voyage, on est crevées...
débarquement du ferry puis, plan de la ville en main, on se dirige vers le centre ville; on a du mal à trouver le chemin alors on demande à un groupe de jeunes, qui nous expliquent tout, en anglais bien sûr mais no problem pour comprendre.
arrivée devant la 1è AJ où nous trouvons...porte close et cette affiche redoutée: "sorry we are full-booked" !! Damned !! c bien parti ! il en va de même avec les autres AJ...on décide, routardes que nous sommes, de dormir sur un banc à la gare...que nenni ! après douche et toilettes dans la gare (hyper propre et pas cher, serviettes et savon fournis), on s'installe sur un banc et une demi heure + tard a 00h30, on se fait éjecter avec d'autres gens ayant apparamment le même problème que nous ! l'avenue sur laquelle se situe cette CentraleStation est pleine d'hôtels tous + chers les uns que les autres, et en + pas de chambre libre, oups...
le dernier hôtel auquel nous demandons, a, miracle !! quelques chambres libres mais vu le prix on en prend qu'une (1000 couronnes soit 150 €...les économies réalisées sur le transport passent là dedans !!): re-damned !!
nuit réparatrice et p'tit déj extra à la scandinave, inclus, le lendemain matin.
dimanche 12h: devons libérer la chambre; on libère, on paye et on file à l'AJ la + proche réserver pour les 4 nuits suivantes, ouf, 20€ la nuit c mieux ! je préfère ça...
et là, c parti pour 4 jours extra à la découverte de la capitale suédoise ! à pied, avec juste mon sac photo et mon pic-nic de la journée... jeudi matin, 05h30: mes bagages prêts de la veille, douchée de la veille également je me lève silenceiusement pour pas réveiller les autres dans le dortoir...ma coloc russe a décidé de rester 3 jours de +, apprenant le suédois depuis 1 an en Russie...
je file à la cuisine récupérer ma bouffe;
06h00: je file à la gare pour prendre le bus qui va m'amener jusqu'au port;
06h30: je suis au port, je prends mon billet, et j'embarque sur le ferry.
07h15: départ pour Turku avec escale à Mariehamn dans l'archipel d'Aland entre les 2 pays.
20h15: arrivée en Finlande à Turku (heure Finlandaise)
21h00: départ du train pour Tampere, rencontre avec une jeune finalndaise bossant à Stockholm, allant en Finlande pour les vacances.
23h: arrivée à Tampere, changement de train
01h20: départ du train pour Rovaniemi
0600: je me réveille en sursaut, la porte du compartiment a claqué violemment...n'ayant dormi que 5h en plus de 24h, je vous laisse imaginer dans quel état j'étais ! impossible de me rendormir...
le jour se lève un peu plus tard, et à travers la fenêtre tout est blanc, de la neige partout !
10h00/10h30 : arrivée à Rovaniemi: il fait sacrément froid, ça pince quand je sors...
trop fatiguée pour rentrer à pied, et surtout grosse flemme (1/2 heure dans la naige à marcher avec mon gros sac à dos + un autre sac (que j'avais emporté au cas où en prévoyant les achats de souvenirs) plein de souvenirs, + mon sac photo, en étant fatiguée, bref je saute dans un taxi et 15 min + tard je suis de retour dans mon "dormitory", tout ça pour 7 euros !!
11h00: après avoir défait rapidement mes bagages, c à dire à l'arrache, fourgué la bouffe au frigo, et laissé le linge tel quel dans mon sac, la lessaive peut bien attendre le lendemain... je saute dans la douche (pur bonheur après + de 38h...
je me jette ensuite sous ma couette et dors jusqu'à 16h !
je me lève, prend mon repas de "midi"; le soir pas faim, je me recouche à 22h après avoir lézardé sur le canapé devant la TV depuis que je suis levée...et je redos jusqu'à 11h le lendemain matin !!!
bref, un voyage extra en Suède, mais petites moralités: 1) prendre moins de bagages (je parles des fringues, mesdemoiselles et mesdames, on le dit jamais assez, les femmes ne voyagent pas léger !) 2) réserver les AJ avant de partir sous peine de devoir se partager le 1er soir une chambre d'hotel a 150€ ! 3) ne pas acheter trop de souvenirs sur place...je sais c'est dur.... allez bon voyage à Stockholm !!!!!!!!
bref, un voyage extra en Suède, mais petites moralités: 1) prendre moins de bagages (je parles des fringues, mesdemoiselles et mesdames, on le dit jamais assez, les femmes ne voyagent pas léger !) 2) réserver les AJ avant de partir sous peine de devoir se partager le 1er soir une chambre d'hotel a 150€ ! 3) ne pas acheter trop de souvenirs sur place...je sais c'est dur.... allez bon voyage à Stockholm !!!!!!!!
After summer 2022 left me with a sense of unfinished business, here I am back in Swedish Lapland in summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, to tackle part of the Kungsleden trail too.
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: Sarek! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this choice is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with the Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). But at least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather hiccups.
So if you’re interested, come follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + round trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen Coming up: 08/13 – Somewhere above Rapadalen – Above the Skarki hut
After much hesitation, my companion Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very crowded (and it really is!!), and finish with the wilder option: Sarek! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?! The downside of this choice is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long treks either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part with the Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (classic), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official route and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad). But at least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
That adds up to 17 days of trekking, including 1 rest day + 1 buffer day for weather hiccups.
So if you’re interested, come follow our overstuffed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta) 08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri 08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja 08/06 – just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo 08/07 - Salka – just past Singi + round trip to Djalson Lake 08/08 - Singi – Teusajaure 08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden) 08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure 08/11 – Saltoluokta – Sitojaure 08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek? 08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen Coming up: 08/13 – Somewhere above Rapadalen – Above the Skarki hut









