Discussions similar to: Cargo Dakar Amérique Sud
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Remonter en cargo de Dakar vers l'Europe?
Bonjour à tous!

je vais me rendre cet hiver au Sénégal à vélo et j'aimerais remonter ensuite au mois d'avril vers l'Europe en bateau. Est-ce que quelqu'un pourrais me renseigner sur les possibilités de remonter en cargo de Dakar vers l'Europe : les prix, où s'adresser?

On m'a dit que c'était assez dur de faire du bateau stop depuis le Sénégal en direction de l'Europe, comme la plupart des voiliers partent ensuite vers les îles du Cap Vert, les Antilles ou l'Amérique du Sud. Quelqu'un a-t-il déjà tenté le bateau stop dans ce sens? Y a-t-il des possibilités?

Toutes les informations sont les bienvenues! Merci d'avance

Jérôme
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Transport (en cargo?) d'un van syncro de Dakar à Buenos Aires
Bonjour à tous,

Ma femme et moi préparons un grand voyage à bord d'un VW T3 Syncro, départ à l'horizon janvier 2011. A la grosse louche : départ de Belgique --> Proche Orient --> Afrique du Nord --> Sénégal --> Amérique du Sud.

Évidemment, un des "gros dossiers" est la traversée de l'Atlantique. D'où la demande que je fais ici, car après une recherche sur le forum je n'ai pas trouvé exactement la réponse.

Quelqu'un aurait-il déjà (ou connaîtrait-il quelqu'un qui a déjà) fait traverser un véhicule depuis Dakar jusqu'en Amérique du Sud, et en particulier Buenos Aires ?

Nous cherchons évidemment le moins coûteux, a priori le cargo. On nous a déjà parlé de la compagnie Grimaldi, mais ils ne veulent/peuvent pas faire d'embarquement à Dakar. A moins que nous ne nous soyons mal compris, et qu'embarquer "juste" un véhicule soit possible (pour ceux qui ne comprennent pas, la Grimaldi fait principalement du cargo et du ro-ro d'import-export de bagnoles, mais elle propose également des voyages pour des personnes, avec un véhicule accompagnant).

Si Dakar - Buenos Aires n'est pas possible, y a-t-il d'autres possibilités se rapprochant de cet itinéraire ?

D'avance, merci de nous aider à solutionner ce point problématique de notre itinéraire.
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Recherche voilier de Dakar ou Cap Vert vers l'Europe en juin 2010
Bonjour!!! me voici, je suis une cycliste suisse qui suis arrivee a dakar dans l'espoir de trouver une transat pour le Bresil... malheuseusement, je suis arrivee trop tard pour les traversees (qui a dit que les suisses sont lents?) et apres un petit tour au mali et en casamance, je recherche aujourd'hui un moyen de transport ecologique pour me ramener vers l'Europe, histoire de boucler la boucle du voyage sans gazoile😉 je serai au cap vert au mois de mai et des le 1e juin dispo pour voyager!! je n'ai pas d'experience dans le domaine de la voile mais je suis habile de mes 2 mains, enthousiaste a l'idee de me deplacer grace a la force du vent (et de ne plus pedaler avec le vent de face!) et motivee a apprendre... mais je cherche tout d'abord un bateau qui soit un lieu convivial et d'echange!! Partager un beau moment de voyage avec des gens passionnes, voila ce qui m'importe le plus!! Pas de destination fixe, une arrivee en Bretagne serait ideale mais pas indispensable, car des que je serai sur le continent europeen je pourrai enfourcher ma bicyclette pour rejoindre la Suisse!! voila... si vous avez des suggestions ou des conseils n'hesitez pas, je prends!!!! merci d'avance!! deborah ps je souaite embarquer ma bicyclette avec moi dans la mesure du possible!!!
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Passage Mali-Sénégal sans carnet de douane ni carnet ATA?
J ai lu dans un message du forum que quelqu un etait passé au Sénégal depuis le Mali avec une voiture tres ancienne mais sans s arreter au poste de douane!... il deconseille de faire pareil... Est ce que quelqu un est passé récemment sans carnet de passage en douane ni carnet ata par la frontiere Malienne pour aller au Senegal? Il parait qu il y a moyen de discuter un peu et de passer..., mais que se passe t il pour la sortie du pays?
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Périple France-Sénégal en tandem avec remorque et enfant
bonjour chers voyageurs

Virginie et moi avons décidé de prendre une année pour voyager avec notre fils de 2 ans bientôt, Elio. Nous avons choisi le Sénégal comme destination. Je suis prof d'EPS et Virginie est en formation (future maraichère, bio bien sûr)

Le départ se situera entre juillet et septembre 2010 car il nous reste à trouver des locataires pour notre maison (vers Nantua si certains sont intéressés...)

Après l'Espagne et le Maroc, vaut-il mieux descendre par le Mali ou la Mauritanie (intérêt et sécurité)? Quels conseils pour ce genre de voyage avec enfant? A priori, nous partirons sur un VTT Lapierre. Votre avis?

Nous pensons être au Sénégal début 2011, et nous hésitons pour la suite du voyage: - circuit en Afrique centrale puis retour à Dakar pour remonter en voilier (le rêve mais les courants ne sont pas très favorables) ou en cargo (cher) - transat pour petit tour en Amérique centrale ou Antilles puis re-transat pour retour Europe (voilier ou cargo) votre avis?

Merci pour toute l'aide que vous nous apporterez ! Walter
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Transport de ma moto du Québec au Sénégal
Je suis à la recherche d'un transport pour traverser ma moto, BMW Gs 1200 de Québec vers Dakar au Sénégal. Ceci afin de faire un séjour de un mois avec ma moto au Sénégal et vers le Mali également.... Mon voyage aura une durée de un mois... Si quelqu'un à déjà fait transporter sa moto par delà les horizons j'aimerais être contacté pour en apprendre un peu plus sur les coûts et les difficultées... Merci d'avance
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Auberge pas trop chère à Dakar?
Bonjour à tous,

J'ai regardé dans les différents articles sur Dakar mais je n'ai pas trouvé d'adresses d'auberge qui soient en adéquation avec mon budget ;-( En fait, je serai à Dakar vers le 28/29 Juillet et je vais y rester un petit bout de temps (pas encore déterminé car on cherche 2 places sur un bateau en direction de l'amérique latine avec mon copain). L'idée serait de trouver une auberge pas chère (6000 F à deux, est-ce introuvable ?) ou mieux, une chambre chez l'habitant. Si vous avez des infos, merci d'avance,

Caroline
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De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée - Sénégal
De l'enfer au Paradis, l'île de Gorée

« Bismillah »[1] dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres. Nous voici partis pour une trentaine de minutes le temps de rejoindre ce petit coin de paradis, ce caillou chargé d’Histoire qu’est l’île de Gorée.

Sur le bateau, Abù regarde la mer et ses vagues, l’horizon et son infini. Quant à moi, c’est lui que je regarde. Je le sens impressionné par cette immensité bleue qu’il a rarement, voir jamais, l’occasion de voir lorsqu’il se trouve dans son village natal au fin fond du Sénégal, dans la région du Fouta[2] où la pluie est incertaine et où le vent balaye la poussière. Calé à l’arrière du navire, il observe l’océan qui vomit ses énormes cargos conteneurs dans le port de Dakar. Puis il prend mon appareil photo pour immortaliser l’instant, il sait que je lui ramènerai tous ces bons moments sur papier à mon prochain voyage. Aujourd’hui, je suis heureux, c’est une petite sortie que l’on s’était promise il y’ a trois mois lorsque l’on se trouvait tous les deux au village un après-midi de forte chaleur …

Ce jour-là, le moindre mouvement pouvait remplir tout un canari de notre transpiration, même nos langues étaient fatiguées de raconter leurs banales histoires. Alors, nous nous retrouvons chez Benoît, l’infirmier du village, qui est mon ami et avec qui je vis au village.

Il y’a là Benoît, Sékou l’instituteur des petits, Adama le puiseur d’eau, Fundé le tailleur, Abù et moi.

Toujours les mêmes, toujours la même routine qui chaque jour se répète. Mais cette routine, nous l’apprécions, on la partage en communauté et chacun apporte sa petite différence pour ne pas qu’on puisse s’en lasser. Souvent, on se retrouve ici entre 14h et 17h en attendant que le soleil s’épuise et que l’on reprenne tranquillement nos activités.

Je branche la télévision, les autres installent les nattes et les matelas, puis on amène la glacière au fond de laquelle 2 glaces dans un sachet plastique attendent leur tour. Adama allume le gaz et commence à laver deux petits verres, c’est bientôt l’heure du thé !

On tombe sur la RTS (Radio Télévision Sénégalaise) qui projette un documentaire sur l’Histoire de l’île de Gorée durant la période esclavagiste. Je revois certains lieux où j’étais allé l’année précédente, notamment la célèbre maison des esclaves, mondialement connue. Dans le petit écran, c’est Joseph Ndiaye, le charismatique conservateur de la maison, qui montre les chaînes que les esclaves portaient aux pieds et aux mains. J’aurais aimé le rencontrer mais malheureusement il est décédé quelques mois avant que je visite l’île.

C’était l’Histoire douloureuse du Sénégal, de toute l’Afrique et de l’Occident qui était là sous nos yeux. Au Sénégal, on enseigne cette Histoire à l’école primaire puis ensuite au collège et au lycée. Le problème est que de nombreux Sénégalais ne connaissent pas leur propre Histoire, surtout cette période qui dura plus de 400 ans et qui encore aujourd’hui a laissé des marques indélébiles dans la conscience collective. Ici, en France, le monde est à notre disposition. L’accès aux moyens d’information et de communication est relativement facile et permet de faire des recherches sur n’importe quel sujet. Aujourd’hui, un Sénégalais m’en apprendra plus que je connais sur la prise de la Bastille et l’appel du Général de Gaule, et dans la même discussion je lui apprendrais la découverte de l’Amérique par l’empire Mandingue au XIVème siècle et l’épopée d’El Hadj Oumar Tall d’Alwar jusqu’à Bandiagara.

C’est vrai que l’époque change. Maintenant, on ne peut pas voir un village, même en pleine brousse, dont les habitants n’écoutent pas la radio. Mais avoir la radio ou la télé n’est pas suffisant, encore faut-il savoir décrypter ce que l’on écoute et décoder les informations, difficile pour quelqu’un qui n’a jamais été à l’école.

C’est le cas d’Abù. Il n’a jamais fait les bancs. Contrairement à ses enfants, il ne connaît pas ce que l’école enseigne dans les manuels scolaires, mais ce que la vie dévoile à travers les expériences du quotidien, il pourrait en écrire des pages et des pages, s’il savait écrire … Oui, Abù ne sait ni lire ni écrire, mais il parle parfaitement le français ainsi que de nombreuses langues Africaines grâces à ces innombrables voyages au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Congo et j’en passe. Cela lui a donné une grande curiosité sur tout ce qui l’entoure et une ouverture d’esprit que j’ai rarement vu. Il s’intéresse à l’actualité et à l’histoire, et le documentaire de la RTS tombait à point.

Pendant le reportage, il était choqué par les images des hommes, des femmes et des enfants enchaînés, les fers aux pieds, aux cous et aux mains, et jetés comme du bétail dans la cale d’un navire négrier. « Ah, ça c’est grave ! » répète Abù. Monsieur Touré, l’instituteur, commence à expliquer l’Histoire de l’esclavage et ce qu’il s’est passé à Gorée. Lorsqu’il est à Dakar, il s’y rend souvent avec ses amis pour prendre un peu de repos et profiter de la tranquillité. Ma parole court après la sienne, et j’enchaîne sur ce que j’ai pu voir là-bas pendant qu’Abù continue ses exclamations « Vraiment, ça c’est très grave ! ».

« Abù, quand nous serons tous les deux à Dakar, on ira visiter la maison des esclaves, tu verras ça de tes propres yeux ».

3 mois après, on s’était rejoint à la capitale, Dakar, et un dimanche nous décidons de nous rendre à Gorée et d’y passer la journée. Abù était content de pouvoir enfin découvrir cette île dont je lui avais tant parlé, et moi heureux de prendre une journée de repos, nous avions passé deux semaines épuisantes à vadrouiller dans la ville pour les projets du village. On s’habille avec nos boubous, on prend l’appareil photo et nous quittons Ouakam, direction le port.

A l’embarquement, il n’y a personne, tout le monde est déjà dans le bateau, le départ est dans quelques minutes seulement. Pour se rendre sur l’île, plusieurs tarifs sont appliqués : il y a un tarif pour les habitants de l’île, un tarif pour les Sénégalais, un tarif pour les Africains, et encore un autre pour les étrangers. Et bien sur, celui pour les étrangers est nettement supérieur, le triple de celui d’un résident Sénégalais pour tout dire. J’avais expliqué à Abù les différences de prix avant de venir, et il n’avait pas trouvé ça normal « on est tous pareil, pourquoi tu devrais payer plus cher .. ». Arrivé devant la dame qui vend les tickets, il lui pose la question « lui, il reste la moitié de l’année au Sénégal, il n’est plus blanc, ce n’est plus un étranger, il est avec nous maintenant ». Elle ne veut rien savoir, et c’est normal, ce n’est pas elle qui décide. On prend les tickets, on monte dans le bateau …

On pose déjà le pied sur l’île, la traversée était trop courte, on aurait aimé avoir plus de temps pour observer la mer et sentir son vent frais sur nos boubous. De toute façon, nous aurons droit à une seconde chance au retour, maintenant on va profiter un peu de ce minuscule caillou qu’est Gorée.

J’ai un bon ami sur l’île, Abdou Diallo. Il est d’origine Peul et tient une boutique de souvenirs près de l’embarcadère, juste en face des restaurants qui dressent leur auvent pour accueillir les touristes. Ca fait deux ans que je ne l’ai pas vu, deux ans que je ne suis pas retourné sur l’île aussi. La dernière fois, j’y avais passé deux nuits, et c’est dans la boutique d’Abdou que j’étais resté dormir, sur une simple natte, éclairé par des bougies, au milieu des tableaux, des jembés, des statuettes, et bien sûr avec une grande photo du Cheikh Ahmadou Bamba[3] qui gardait la boutique et veillait sur moi. Avant de se coucher, Abdou m’avait emmené chez un ami à lui, un artiste qui vivait sur les hauteurs de l’île dans les anciens bunkers souterrains des colons français. C’est comme ça que j’avais découvert que pour véritablement connaître Gorée, il fallait au moins y rester le soir et la nuit. Après la navette de 20h, la quasi-totalité des touristes ont quitté l’île, laissant place à la vie paisible des îliens et aux chants des Baye-Fall qui entourent le caillou d’une spiritualité envoûtante. Justement, ce soir-là, c’était celui où les cérémonies religieuses des Baye-Fall avaient lieu. Il y en avait une en bas de l’île, et une en haut. Nous avons fait les deux. C’était fort, la lune était pleine, et on entendait la mer aiguiser les rochers et s’abattre avec puissance sur la falaise. Au milieu des bruits de la terre s’élevait la voix des Hommes comme un orchestre qui jouerait à l’unisson une symphonie et dont chacun maîtriserait à la perfection son instrument. Nous avons chanté, dansé, puis sommes rentrés à la boutique à une heure où seule les ombres peuplent l’île.

J’avais vraiment envie de revoir Abdou et de le présenter à Abù. Je reconnais la boutique, toujours au même endroit, toujours les mêmes souvenirs. On entre et Abdou me reconnaît, un large sourire se dégage de son visage. On se donne les dernières nouvelles, il me demande si mon père se porte bien et à mon tour je demande des nouvelles de la famille, de son commerce. Il répond que ça va en ce moment, il y a un peu de monde qui arrive et les affaires fonctionnent. Ce que j’aime avec Abdou, c’est qu’il n’a pas le tempérament du commerçant agressif qui souhaite à tout prix vendre quelque chose. Il est calme, posé, prend le temps de discuter, la stratégie est sûrement meilleure car finalement on y revient !

Il discute avec Abù, bien évidemment du Fouta, et tous les deux commencent une série de questions propres aux Pulaar des villages, qui pourraient durer une éternité « Comment va la famille ? et ta femme ? et les enfants ? et la santé ? et le travail ? et l’argent ? et la chaleur ? » … Au bout de dix minutes de points d’interrogations, les présentations sont faites.

Nous expliquons à Abdou que nous ne restons pas longtemps chez lui, on veut se promener, visiter l’île et repartir le soir sur la terre ferme. Il demande si nous passerons à la maison des esclaves, et lui répondons que oui, dans l’après-midi nous nous rendrons là-bas. « Alors venez ! » nous dit-il. La maison est à 200 mètres de sa boutique. On emprunte une petite ruelle sur la droite, j’aperçois déjà un peu plus loin la statuette de l’esclave affranchi qui brise ses chaînes et sa femme qui, heureuse de le retrouver, le serre bien fort dans ses bras, j’ai toujours beaucoup d’émotion en la voyant. Nous arrivons tous les trois devant la porte de la maison des esclaves « Le Peuple Sénégalais a su garder l’actuelle maison des esclaves afin de rappeler à tout Africain qu’une partie de lui même a transité par ce sanctuaire », signé Joseph Ndiaye, Tonton Jo comme on le nomme avec affection.

Abdou frappe et le gardien nous ouvre. Il lui explique en Wolof que nous sommes ses amis, que nous reviendrons visiter la maison cet après-midi et qu’il faudra nous appliquer le « tarif spécial ». Abdou se retourne et nous dit « c’est bon, allez vous promener, repasser me saluer ce soir avant votre départ ».

On continue la ruelle, ça commence sérieusement à monter. Nous finissons par arriver tout en haut de l’île, c’est un beau jour aujourd’hui il n’y a pas beaucoup de monde, juste quelques touristes qui se baladent, se prennent en photo avec la mer en arrière plan, ou qui se font quelque peu chahuter par les commerçants. Nous avec Abù, nous passons inaperçu, enfin .. avec nos boubous, notre grand foulard blanc, les gens nous regardent, les blancs comme les noirs, mais les vendeurs nous laissent tranquilles ne sachant pas véritablement à qui ils ont affaire. Parfois même, nous entendant communiquer en Pulaar, on vient nous demander qui nous sommes et ce que nous faisons là, juste pour satisfaire la curiosité Sénégalaise et histoire de passer le temps en bavardant quelques minutes.

Il faut savoir que sur l’île, la majorité des commerçants sont des Dakarois, ils tiennent des petites boutiques ou des cabanes en bois un peu partout, avec des souvenirs, et à l’affût du moindre touriste qui s’en approcheraient. Ils arrivent le matin et reprennent la navette du soir pour retourner chez eux à la capitale. Les îliens, qui sont pour la plupart des artistes, se plaignent de leur présence car les Dakarois ne sont pas originaires de Gorée, ou du moins n’y vivent pas en permanence et, selon eux, ils dénaturent l’île en agressant les touristes et en faisant du forcing dans la vente. Ce qui est vrai, d’où l’intérêt de rester sur l’île une fois la nuit tombée. Comme on dit, la nuit, tous les chats sont gris. Et tous les hommes sont noirs.

Abù se dirige vers un énorme canon en fer rouillé positionné face à la mer, je le suis. Comme à son habitude, il me dit une phrase que j’ai souvent l’occasion d’entendre dans sa bouche « Ca, ce n’est pas petit hein ? ». C’est sur, il ne fallait pas se trouver en face. En fait, ce canon n’aura servi qu’à couler un navire Anglais dont l’épave doit encore se trouver sous les eaux aujourd’hui. Les Français en quittant l’île ont saboté le canon de façon à ce que personne ne puisse s’en resservir par la suite. J’admire l’océan, et profite d’une rafale de vent qui s’abat sur mon visage. Je me rappelle un verset du Coran que j’ai lu la veille avant de m’endormir :

« Il envoie les vents comme précurseurs de ses grâces nous faisant descendre du ciel l'eau pure, qui fait revivre une contrée mourante et désaltère un nombre infini d'hommes et d'animaux. » (Sourate 25, Verset 50-51)

Je me retourne, Abù n’est plus là. Puis j’entends sa voix « Prends une photo, je suis là ! ». Il était monté tout en haut du canon, comme le font tous les touristes de passage. « C’est toi qui à l’appareil ! ». Il me le lance et on fait une petite séance photo. Les photos d’Abù, c’est comme les titres des livres pour enfants : Abù à Gorée, Abù dans son champ, Abù sur la charrette, Abù se promène, Abù prépare le thé, Abù joue aux cartes … j’ai toute la collection.

Sur la place, une femme solitaire nous regarde, elle n’a pas l’air d’être de l’île, elle est habillée en pagne, en tissu traditionnel avec un foulard autour du cou. Sur sa tempe, je reconnais les marques des Peuls, deux petits traits parallèles qui forment le chiffre 11. Je vais la saluer « No’Mbaada ? Ada Seli ? »[4]. Surprise, elle me répond dans sa langue, en Pulaar. C’est gagné ! Elle se nomme Sala. Abù redescend puis on discute avec elle. Elle explique qu’elle est originaire de la région de Matam et vit maintenant sur Dakar, son mari, lui, est parti travailler en Italie, et donc, elle profite de son temps libre pour visiter Gorée. Elle nous pose des tas de questions sur ce qui nous amène ici, et moi où est-ce que j’ai appris le Pulaar, et comment j’ai connu Abù. C’est une bonne rencontre, elle restera avec nous presque toute la journée et fatiguée, repartira à Dakar un peu plus tôt que nous. Nous sommes trois maintenant à découvrir ou re-découvrir l’île.

On s’approche de la falaise et en contrebas nous apercevons une femme étendre le linge, un fil tendu entre deux arbres, d’un côté la pierre et de l’autre la mer, l’espace n’est pas très large mais on suppose qu’il y a une famille qui vit là tout en bas. C’est déstabilisant, on ne sait même pas par quel chemin y accéder, comme si les habitants s’étaient appropriés cette toute petite île en cultivant une parcelle de vie dans ses moindres recoins. Les anciens blockaus, les souterrains, la falaise, tout a été réquisitionné pour y vivre en paix. L’île de Gorée, c’est comme un iceberg, il y a une partie émergée, celle que l’on veut bien nous montrer aux premiers abords, la partie que les touristes connaissent sur le bout de leur doigt, puis la partie immergée, celle, plus intime, où les îliens font leur vie paisible en harmonie avec la mer et le soleil, dans la tranquillité et à l’écart du chahut des touristes.

On finit par redescendre, la faim commence à se faire sentir. On décide tous les trois de manger dans les gargotes en face de la boutique de chez Abdou, on ne sera pas loin de la maison des esclaves pour la visite de 14h. Nous passons à la boutique inviter notre ami mais il est occupé avec des Toubabs, alors nous le laissons à ses affaires et filons manger. Nous qui avions l’habitude de manger un plat pour 500 cfa[5], ici le prix est multiplié par 4 ! mais on l’accepte, après tout, c’est comme partout, dès qu’il y a des touristes et de l’argent, les prix enflent, c’est la marche du monde même si la direction est mauvaise. On s’enfile un mafé sans le déguster, pourtant on sait qu’après un mafé, logiquement c’est sieste obligatoire, mais gourmandise quand tu nous tiens …

On repart, et comme prévu c’est difficile, le ventre est lourd, mais on se presse tout de même de se rendre devant la maison des esclaves. Nous ne sommes pas les premiers devant la porte, il n’est pas encore tout à fait l’heure et des visiteurs attendent déjà. Ca parle Anglais, Chinois, Français, Wolof, malgré le peu de monde aujourd’hui, de nombreuses nationalités sont représentées démontrant l’intérêt des étrangers pour ce lieu historique de l’île.

On s’assoit, on attend, le mafé nous pèse sur l’estomac ! J’en profite pour raconter à Abù la dernière fois que j’ai visité la maison il y a deux ans. J’attendais au même endroit, adossé contre le mur d’un côté de la ruelle, j’étais seul et en avance. A côté de moi, il y avait le gardien de la maison qui était assis sur sa chaise juste en face de la porte et attendait les visiteurs. On ne pouvait pas s’y méprendre, cet homme était bien la personne chargée de faire entrer les touristes et de leur vendre les tickets. Mais un couple de français s’approche rapidement, ils s’adressent à moi sans me saluer et surtout sans regarder le gardien. « A quelle heure ouvre la maison ? ». Je leur dis bonjour pour leur signifier qu’ici nous ne sommes pas en France, on salue les gens avant de s’adresser à eux, puis leur réponds qu’elle ouvre à 14h, qu’il faut patienter un peu. « Mais, c’est une visite guidée ? ». Là je regarde le gardien qui ne bouge toujours pas, puis je dis au couple « Vous savez, l’homme qui est là sur sa chaise, peut-être vous ne l’avez pas remarqué mais c’est lui qui doit vous renseigner. Regardez-moi, j’ai l’air de travailler à la maison des esclaves ? ». Puis l’homme leur répond « la visite guidée est à 15h ». Le couple repart, sans nous saluer, en se plaignant qu’ils n’aient pas le temps pour faire la visite et que c’est inadmissible qu’ils ne fassent pas de visite guidée à 14h. Je souris me disant que ces gens-là ne doivent pas être heureux, ça m’a toujours fait rire ce type de comportement, mais ça me renvoie aussi à la vie occidentale que j’avais laissé de côté depuis 5 mois, et je me dis que bientôt je dois y retourner. Je regarde le gardien et lui lance « c’est toujours comme ça ? ». « Pas toujours, mais en tout cas, c’est très souvent comme ça ». « Parfois, j’ai honte de voir mon peuple se comporter de cette façon ». « Et oui » dit-il, n’ayant pas l’air de trop s’en préoccuper, la situation étant plutôt banale et quasi habituelle pour lui.

14h ! Les portes s’ouvrent, le gardien nous reconnaît. Avec Sala à nos côtés, nous sommes une personne de plus que ce matin mais ça ne pose pas de problème. « Allez-y entrez, pour vous c’est bon ». On le remercie chaudement, et Abù me dit « Alors c’était ça le tarif spécial ! ». Et dire que j’entends souvent les voyageurs se plaindre qu’au Sénégal les blancs sont des portefeuilles sur patte. Dernière touche d’humour avant d’entrer dans l’une des pages les plus terribles de l’Histoire de l’humanité dont un célèbre artiste disait que la moitié de cette histoire n’avait pas encore été écrite. C’est vrai, on pourrait aussi ajouter que l’autre moitié a bien été écrite, mais par les vainqueurs. Ca me rappelle un proverbe Sénégalais « Tant que les lions n'auront pas leurs propres historiens, les histoires de chasse ne peuvent que chanter la gloire du chasseur ». Mais la maison des esclaves est la preuve que les lions ont trouvé leurs historiens. Joseph Ndiaye n’était pas historien mais le conservateur de la maison durant plus de trente ans jusqu’à son décès en 1999 à l’âge de 87 ans. Il s’est battu sans relâche pour faire connaître le patrimoine historique de Gorée, et surtout l’épisode de la traite négrière. Il racontait avec passion les douleurs de l’esclavage et l’enfer des noirs détenus dans les cellules de la maison. Grâce à son combat pour la préservation de la mémoire, l’UNESCO décide en 1990 de restaurer la maison, pour devenir ce qu’elle est aujourd’hui, un véritable lieu de mémoire et de pèlerinage pour les descendants d’esclaves et les millions de visiteurs à travers le monde.

Nous avons décidé de ne pas faire la visite guidée, Sala qui nous accompagne depuis notre arrivée ne parle que le Pulaar, alors j’improvise, je lui explique brièvement les différents lieux que l’on voit en essayant de me souvenir de ma dernière visite, puis traduit ce qui est écrit sur les panneaux des cellules. « Cellule homme », « Cellule femme », « Cellule enfant ». Il pouvait y avoir jusqu’à 200 esclaves en même temps dans la maison, et les familles étaient séparées avant de partir pour les Amériques. L’attente était parfois de trois mois avant d’embarquer sur les voiliers.

On rejoint Abù devant un renfoncement dans un mur. Celui-ci s’enfonce sur quelques mètres mais on ne voit pas le bout, il y fait tout noir. Au-dessus, un petit panneau indique « Cellule des récalcitrants ». J’explique à Abù ce qui est écrit sur le panneau et lui dis « Nelson Mandela est venu ici, il est entré dans ce trou, ses gardes du corps voulaient l’en empêcher mais il y est tout de même allé. Il est resté 5 minutes tout au fond, puis lorsqu’il est sorti, ses yeux étaient pleins de larmes ». Abù y va lui aussi, je ne le vois plus, ne l’entends plus, puis quand il sort, ses yeux aussi sont rouges, de tristesse, peut-être de colère.

Nous nous trouvons maintenant entre deux murs étroits. Au bout, une porte que l’on ne peut pas franchir, la mer nous barrant le chemin. « C’est la porte du voyage sans retour, si tu passais par-là, tu n’y revenais jamais ».

« Ca c’est grave ». C’est le moment le plus intense de la visite. Nous sommes face à la dure réalité de l’esclavage et de la condition d’esclave. On tente d’imaginer mais l’inhumanité est inimaginable. Les esclaves embarquaient d’ici sous un numéro de matricule, ils perdaient à tout jamais leurs noms Africains. Nous restons là quelques minutes, et Abù s’isole une fois de plus face à la mer. Je le laisse.

En sortant de ces murs, nous respirons enfin. C’est comme un sentiment d’étouffement, comme si la respiration s’était arrêtée l’espace de quelques minutes. On monte l’escalier et en haut nous découvrons une salle d’exposition dans laquelle sont mis en évidence des documents d’archives, des panneaux explicatifs, des objets témoignant de la vie d’esclave, des chaînes, des fers, des masques en ferrailles, les fusils des colons. Avec Sala on fait le tour de la salle, on regarde les images d’époque puis elle montre du doigt un dessin sûrement réalisé par un colon : un esclave pendu et à côté de lui un esclavagiste qui le fouette.

Nous avons visité la maison des esclaves, et nous la quittons comme on quitterait un cimetière, en silence et le regard baissé. Je me souviens alors d’une parole que le guide avait prononcé à la fin de la visite guidée la dernière fois que j’étais venu « La visite s’achève maintenant, cette maison est un lieu de mémoire, mais surtout n’oublions pas que, jusqu’à aujourd’hui, l’esclavage continue et n’a pas encore été aboli ». C’était vrai, les formes avaient changé, mais c’était toujours les mêmes qui mangeaient à leur faim, et toujours les mêmes qui se contentaient des miettes tombées de leur table.

En sortant de la maison, une sonnerie retentit, c’est mon téléphone. Je réponds « Salamou Alaykum ». C’est Simon, l’Italien que j’avais rencontré sur Dakar il y a quelques jours, j’avais oublié que lui aussi venait sur l’île ce jour-là. Il me dit qu’il est arrivé, qu’il est tout en haut, dans la maison de Maha, un habitant de Gorée qui a ouvert quelques chambres d’hôtes. « On arrive ».

Abù me dit qu’avant de rejoindre Simon, il veut voir la mosquée et y faire quelques prières. Très bonne idée, j’y étais allé la dernière fois mais je ne me souviens plus du tout où elle se trouve. On remonte la ruelle et nous passons devant l’église. En plaisantant je dis à Abù « c’est ici, tu peux aller prier », puis il me répond « ah ! ça c’est la mosquée des Chrétiens ».On finit par demander à la première personne qui passe où est-ce qu’ils l’ont mis, l’île n’est pourtant pas très grande. On nous indique une direction, celle de la mer, je me dis que Dieu ne doit pas être très loin, et je commence à me souvenir maintenant.

Sala me taquine en me disant « Tu as vu ce que tes blancs ont fait, ils ont mis l’église bien en évidence au milieu de l’île alors que la mosquée est cachée ».

Je souris, c’était bien vu de sa part « C’est vrai, mais regarde, qui a la plus belle vue ? ».

« La mosquée, a haali gonga ! »[6], Sala rigole.

En effet, la mosquée de l’île de Gorée vaut le détour. C’est la plus ancienne mosquée en pierre du pays. Un peu à l’écart du reste de l’île, elle surplombe et domine la mer, l’endroit est vraiment magnifique et préservé des touristes, AllaH n’intéresse personne. C’est la partie de l’île qui pourtant me touche le plus, où l’on ressent cette présence que pas même le plus grand des marabouts pourraient expliquer, comme cette brise que l’on sent sur notre peau mais que l’on ne voit jamais.

A l’intérieur, quelques personnes sont assises en train de lire le Coran. Un homme nous aperçoit, se lève et s’approche de nous. Il nous salue et se présente, c’est l’Imam. Il dit que nous sommes les bienvenus ici et nous parle bien évidemment de religion. « En ce moment, nous avons la visite de Frères Américains, ils sont venus se ressourcer ici et apprendre la religion avec nous ». En effet, un monsieur assez âgé avec une longue barbe blanche vient à son tour nous saluer sur le seuil de la mosquée. Il me fait penser à un vieil ermite, un enfant dans un corps de vieillard. Son regard est rieur et son sourire modeste est accroché à ses lèvres, comme s’il avait atteint la plénitude de Dieu et qu’il goûtait aux prémices du Paradis. Malheureusement, j’ai perdu mon Anglais et je ne pourrais pas très bien communiquer avec lui, mais nous restons à discuter un peu avec l’Imam, remercions tout le monde de l’accueil puis finissons par les quitter.

Sala commence à être fatiguée, elle dit qu’elle veut rentrer sur Dakar. Nous la raccompagnons au port, mais il faut attendre un peu, la navette est dans 30 minutes. Elle part avec Abù sur la plage, et se mettent les pieds dans l’eau au milieu des jeunes qui se baignent ou regardent passer les demoiselles. Le bateau approche, on salue Sala, on échange les numéros de téléphone. C’était vraiment une bonne rencontre, et maintenant on va se sentir seul sans une présence féminine à nos côtés. « Yo AllaH adu Jaam Sala »[7].

Je commence à avoir mal aux jambes, l’île est petite mais tout de même ça monte et ça descend ! Nous remontons l’île pour rejoindre Simon, notre ami Italien. Il est là avec une Anglaise qui est en stage dans une ONG sur Dakar, et un jeune Français qui a parcouru une bonne partie de l’Afrique à pied, de l’Ethiopie jusqu’au Sénégal. L’échange risque d’être intéressant, et ça fait longtemps que je n’ai pas discuté avec des occidentaux, pour le peu que j’en vois lorsque je suis au Fouta …

Maha est très cultivé, il nous parle en français et parfois traduit en Anglais pour la jeune fille. On refait le monde avec lui, on discute du Sénégal, de l’Afrique, de l’Occident, du monde et ses problèmes, de la vie et sa beauté. On se sent bien ici, à l’ombre avec un peu d’air frais. La femme de Maha nous apporte quelques gâteaux qu’elle vient de préparer et sa Maman vient s’asseoir à nos côtés pour nous écouter et sûrement passer son temps. Maha a ouvert des chambres d’hôtes il y a quelques années pour les visiteurs de passage sur l’île, il me dit que ça marche plutôt bien. C’est évident, l’endroit est charmant, les chambres sont parfaites, et puis Maha connaît beaucoup de choses sur son île et sa culture.

Un peu plus haut, juste au-dessus de l’endroit où nous nous trouvons, Maha possède un jardin potager et botanique où ils cultivent des plantes qu’il garde et revend. Son jardin est superbe et on voit qu’il l’entretient à la sueur de son front. Il a une collection impressionnante qu’il cultive dans des fonds de bouteilles plastiques. C’est un passionné, il commence à nous faire une visite de son jardin et en passant devant chaque plante, explique ses propriétés médicinales. Abù reconnaît certaines plantes de son enfance, il faut dire qu’il a baigné dedans, sa mère a un don pour guérir les maux par les plantes. Beaucoup de ces herbes ont disparu de la région du Fouta à cause du réchauffement climatique, du désert qui gagne chaque jour du terrain. Mais Maha affirme que toutes ces plantes peuvent encore pousser au Fouta si on en prend soin. Il récolte quelques graines d’un arbre que l’on appelle dans son langage populaire le « Neverdie » (de l’Anglais, le « ne meurt jamais ») et en donne à Abù, « Tu essaieras ça quand tu rentreras chez toi ». C’est un arbre dont nous avions déjà eu l’occasion de discuter à Bakel lorsque nous avions rencontré notre ami Idrissa, président d’une ONG Sénégalaise Eden Bakel. « Depuis que j’ai cet arbre chez moi, les femmes font la queue pour avoir ses fruits, c’est impressionnant les qualités qu’il possède ». Selon la tradition, les feuilles du Neverdie soigneraient plus de 300 maladies, mais Idrissa en parle surtout pour ses propriétés en faveur des diabétiques. Elles contiendraient deux fois plus de vitamine qu’une orange, des protéines et du calcium, ainsi que du fer .. bref, un produit particulièrement utilisé dans les programmes de malnutrition.

Il est 19h, on s’est un peu attardé, nous sommes les derniers chez Maha, Simon et le jeune français sont déjà partis. Nous remercions Maha et lui souhaitons beaucoup de bonheur à lui et sa famille en promettant que l’année prochaine nous reviendrons le saluer. Une fois de plus, nous redescendons l’île en passant dire au revoir à Abdou et en lui faisant la même promesse. Sur le quai d’embarquement, il commence à faire frais. En face de nous, il reste toute une partie de l’île que nous n’avons pas faite. On voit le fort d’Estrées aménagé par les français au XIXème siècle. D’abord construit pour se protéger, ce fut ensuite une prison, puis aujourd’hui le musée Historique du Sénégal à Gorée.

« Abù, on a même pas eu le temps d’aller là-bas ».

Mais il n’est plus à côté de moi, il regarde les pêcheurs Italiens assis à l’entrée du quai. L’espace d’un instant, j’ai l’impression d’être sur une île de Bretagne, surtout que le vent commence à souffler et qu’avec mon boubou j’ai froid. Le bateau approche, nous montons tous les deux en silence, la fatigue se ressent. Puis quand tous les passagers sont à bord, nous quittons l’île de Gorée pour retrouver le monde bruyant de la capitale.

« Bismillah » dit-on d’une seule et même voix lorsque le bateau largue les amarres

Par Dawud David DUPUY

[1] « Au Nom de Dieu »

[2] Fouta-Toro ou Fuuta Tooro: région du Nord du Sénégal située entre Dagana et Bakel, autrefois royaume du Tékrour. C’est la région la plus anciennement peuplée du Sénégal d’où partira l’ensemble des Peuples du pays. Aujourd’hui, ses habitants sont pour la majorité des Peuls et des Toucouleurs (Haal Pulaar).

[3] Cheikh Ahmadou Bamba Mbacké est un théologien Musulman né en 1853 et décédé en 1927. Il deviendra l’une des figures les plus importantes de l’Islam au Sénégal et en Afrique de l’Ouest, et fondera la confrérie des Mourides. Partout au Sénégal, on peut voir des peintures le représentant et le glorifiant en tant que Khadimou Rassoul « Serviteur du Prophète ».

[4] « Comment ça va ? » - « Tu es en bonne santé ? », traduit du Pulaar.

[5] Moins d’1 euro.

[6] « La mosquée, tu as dis la Vérité ! », traduit du Pulaar.

[7] « Que Dieu te donne la Paix Sala », traduit du Pulaar.
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Route Maroc/Sénégal en camionette
Je prepare un voyage humanitaire au senegal et burkina et on conte descendre avec une camionette mercedes remplie de vetement et d'ordi Soit on mettra la camionette dans un cargo pour dakar mais c'est 1000 euro et puis on doit se payer le billet d'avion ou soit on passe par la route mais je voulait avoir le plus d'info possible sur la route, les "brigants", les douanes etc ...

Merci d'avance
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Se rendre à Dakar en cargo?
bonjour à toutes et à tous, J'ai pour projet de me rendre à Dakar en 2010, et je souhaiterais le faire en cargo. J'ai vu brièvement que pour à peu près 600 euros, il était possible de partir chaque semaine à partir d'Anvers. Je suis actuellement en France et me rendre à Anvers ne me pose pas plus de problèmes que ça. Si quelqu'un à déjà réalisé le voyage, merci de m'en dire un peu plus ( délai de reservation, compagnies concernées, tarifs, sites internet......) et si des départs a partir de France sont possible.

merci d'avance et que du bohneur à tous le monde.....
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Un cargo d'Europe du Sud à Dakar?
Bonjour à toutes et à tous. J'envisage de partir en vélo couché et chargé, à l'automne, en Afrique de l'Ouest, mais la traversée du Maroc du sud et de la Mauritanie ne me tente pas trop, en dehors des considérations tenant à l'actualité récente. Pour d'autres raisons, je préfère ne pas prendre l'avion. Reste donc le bateau. La liaison Lisbonne-Dakar que l'agence "Mer et voyage" proposait a été supprimée, et il me faudrait embarquer à Rouen ou Bordeaux, ce qui ne me convient pas bien, ayant choisi plutôt un embarquement en Europe du Sud. Quelqu'un pourrait-il m'aider pour avancer vers une solution? Merci. Dicovélo
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Prendre un navire pour la France à partir de Dakar?
Bonsoir, Pour le moment résident à Dakar, j'aimerais rentrer fin Aout en France en Cargo (Si je ne trouve pas de covoiturage d'ici là). Je suis allé au port aujourd'hui et j'ai rencontré un type qui ma dit que c'était aisement faisable et qu'il suffisait d'aller parler au capitaine d'un navire qui remonte au Pays (Le mieux serait Le Havre).

Quelqu'un l'a t-il déjà fait ? Je me méfie toujours de jolie plan comme ça, ça semble un peu trop facile. Cela vous semble faisable, ou faut-il obligatoirement passer par des agences spécialisées ?

Merci d'avance pour vos réponses.
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Croisière cargo du Sénégal vers la France?
Bonjour à toutes et à tous.

Après 7 mois et demi de voyage en vélo (qui m'a conduit d'Espagne au Sénégal), je souhaite rentrer lentement en France, histoire de faire tranquillement un point sur mon aventure avant de retourner à la "civilisation parigote" !!!

Pour ce faire, une croisière en cargo me semble être la solution la plus appropriée mais je n'ai à ce jour aucunes infos sur ce mode de transport.

Quelqu'un peut-il éclairer ma lanterne voire être mon phare !!???

Je souhaite savoir si l'un de vous a déjà fais la liaison Dakar - Le Havre (ou un autre port français), avec quelle compagnie et à quel prix ??? A qui dois-je m'adresser ? Bref, toutes infos utiles sera bienvenue.

Un grand merci d'avance.

NICOLAS

http://www.capafrika.top-depart.com
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Liaisons maritimes vers Dakar à partir d'Agadir (Maroc)?
bonjour

nous préparons un voyage à vélo nous menant du Maroc à Bamako au Mali. cependant nous aimerions éviter la mauritanie pour des questions de temps et donc d'argent. aussi nous voudrions savoir s'il exsite des liaisons maritimes (ou cargo ou plaisanciers) entre Agadir et le sénégal. y a t"il aussi des bus?

merci pour toutes vos réponses
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Ferry entre le Maroc et Dakar?
Bonjour à tous Savez vous si il existe un ferry qui part du Maroc pour Dakar, cela éviterai le passage par la Mauritanie qui n'est pas très recommandée en ce moment, ce voyage est prévu en février 2008 et je ne me vois pas faire la traversée de ce pays par la route . Peut être y a t'il des personnes qui envisagent de faire ce voyage à la même période et qui ne veulent pas traverser la Mauritanie seule mais en convoi. Je vous précise que nous demeurons à Marrakech. Merci d'avance pour les réponses Jc
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Nouveau bateau pour la traversée Dakar-Zinguinchor à partir du 9 octobre 2007?
Bonjour il y a un nouveau bateau qui va effectuer la traversé Dakar/Zinguinchor a partir du 9/10 enfin...... il y aura peuit etre du retard......... info venant du journal Jeune Afrique n°2437 Je ne sais si le Wilis continuera?????? et si se bateau embarqura les voitures.....????? La societé qui explote semble etre serieuse c'est la Comonav a surveiller Nous pourrions nous rendre en Casamance en evitant tout le tour de la Gambie......
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Ferry France-Sénégal et contexte local à Dakar
Bonjour à vous, je vousrais que l'on m'éclaire sur les tarifs du ferry, je n'ai pu les trouver, au départ du Sud de la France, (sète ou marseillle? ou....). Les billets d'avions à 4 sont onéreux, est-ce que le trajet ferry sans voiture est plus envisageable?, est-ce que les conditions sont correctes (cabines propres etc...). Je suis à la recherche aussi d'informations concernant les prix de location d'appartements et de villa, j'en ai vu pas mal mais cela passe du simple au double suivant les agences, existe-t-il un site qui diffuse les annonces hors agences, entre particuliers? Je voudrais aussi povoir lire des blogs ou témoignages sur l'insertion à Dakar, j'ai toujours vécu à l'étranger, mais le Sénégal je ne connais pas et j'ai susceptiblement une opportunité prof. la-bas, je vous remercie.
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Recherche embarquement Sénégal-Brésil
Bonjour Sur les traces de Mermoz et Saint Exupéry nous parcourons en couple la route de l'Aéropostale des années 30. Après les 6000 premiers km à vélo via Casablanca, Agadir, Tarfaya (cap Juby), Dakhla (villa Cisneros) , Nouadhibou (port Étienne) et Saint Louis nous voilà sur Dakar. D'ici le courrier prenait le bateau jusqu, à Natal au Bresil destination et mode d'acheminement que nous privilegeons pour rester dans l'esprit de ce voyage. Nous recherchons donc un embarquement sur le Senegal avant le 5/04/2015 (limite visa) succeptible d'acepter outre deux equipiers novices nos deux vélo et baguages (80 kg). Nous sommes concients ne notre handicape de novice mais n'avons nous pas déjà traversé un océan de sable de 2500 km entre Tarfaya et Saint Louis sans jamais avoir fait de vélo auparavant. Dans l'attente d'une opportunité. Cordialement
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Du Maroc au Sénégal en bateau?
slt les voyageurs, je pars au Maroc avec un pote en avion et apres nous voulons atteindre le Sénégal.Apparement pour traverser la Mauritanie c'est assez chaud, donc nous pensions prendre le bateau du Maroc.Si vous avez des infos ou des idées pur atteindre notre objectif et existe t-il vraiment un transport martime pour arriver au Sénengal?Toutes les idéées sont bonnes à prendre.Merci d'avance

Romain
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Comment envoyer des livres au Sénégal?
Nous sommes une association dans une école d'ingénieur à Belfort. Nous avons trié des livres et nous avons un relais au Sénégal pour les distribuer. Le seul problème c'est de les amener au Sénégal. S’il y en a qui parte au Sénégal, ou s’il y a des bateaux-cargo, des camionneurs qui parte au Sénégal. Merci de me contacter. Yoann
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Où prendre le ferry pour le Sénégal?
Bonjour, Je pars à la mi-septembre au sénégal, à saly, pour le 1ère fois.Je pars avec un ami, à 2 véhicules et nous proposons 3 places de covoiturage.Mais j'ai déjà mis une annonce pour çà....J'aurais aimé avoir des renseignements sur les lieux où prendre le bateau...Nous souhaitons faire le plus de distance possible en bateau pour moins conduire.Donc je demande de l'aide à tous ceux qui connaissent bien l'itinéraire par la route, si vous pouvez m'indiquer les différents ports où nous pourrons embarquer avec un camion et une voiture...et si possible quelques détails (tarifs, réservation ou non, durée trajet...).Merci d'avance
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Vendre une voiture au Sénégal
normalement, je dois partir en juin pour le sénégal avec un ami sénégalais (je recherche d'ailleurs des coéquipiers.) On part à deux voitures et on compte les revendre là-bas. aparemment, une voiture acheté 5000f en france peut être revendu 20000 au sénégal.

je compte reverser une bonne partir du bénéfice à des écoles locales mais je me sens quand même coupable d'amener là bas, nos mauvaises habitudes de pollueur en voiture.

j'aimerai connaitre l'avis des voyageurs qui surfent sur ce site;

merci
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