Bonjour,
Je cherche ma destination pour janvier.
J'avais très envie de me rendre au Sénégal mais de nombreuses personnes me disent que les sénégalais sont très collants.
Je ne crains pas pour ma sécurité mais j'ai detesté la Tunisie ou j'ai passé tout mon temps à devoir rembarrer les mecs.
Ils sont adorables mais tellement épuisants avec leur drague que le séjour devient un enfer!
Qu'un ou deux personnes t'abordent, ca va mais la Tunisie c'est l'enfer et on fini par se ballader l'ipod sur les oreilles.
Je voulais savoir ou se situait le Sénégal par rapport à cette problématique.
Merci d'avance pour votre aide
Hi there,
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Last February, I made a trip using "public transport" from France to southern Senegal via Spain, Morocco, Western Sahara, and Mauritania.
It’s a journey of about 5,000 km, where I took trains (as far as Marrakech), ferries (to cross Gibraltar and then to reach Casamance from Dakar), and mostly buses on the long desert straightaways. I hadn’t planned any stops in advance or booked any hotels, except for the very first train to Spain, which left plenty of room for the unexpected. Why travel by land and sea? In recent years, flight-free travel has been gaining popularity. On social media, posts explaining how to cross Europe by train as quickly as possible go viral. Traveling without flying—and making sure people know about it—has become a great way to earn a badge of eco-responsibility: an essential totem for anyone wanting to prove both their dedication to the ecological cause and the wisdom of slow travel. I haven’t flown in years, and this journey to West Africa could easily be filed under "responsible travel." But it wouldn’t be honest to say that: in reality, it wasn’t really my aversion to flying that motivated this long trek. I see overland travel primarily as a way to experience the world’s geography at a grounded, earthly pace—the pace of the locals. Besides, I’ll be flying back, which disqualifies any claim to being a model of sustainability. So no eco-badge, and no adventurer’s badge either: you won’t find any heroic tales of camel rides in lost lands or mineral train wagons in this account (popular with influencers, the Mauritania iron ore train now attracts tourists from all over the world, turning "the experience" into something you "have to do at least once in your life"). This five-part story, written on the road, has no other ambition than to recount a journey through places and people, and to share the thoughts they inspire in me. As simply and, I hope, as humbly as possible.
I’m posting the episodes here, which you can also find on my blog (with more photos) at the following links:
Episode 1: Spain, from Avignon to Algeciras
Episode 2: Morocco, from Tangier to Tarfaya
Episode 3: Western Sahara, from Tarfaya to Guerguerat
Episode 4: Mauritania, from Guerguerat to Nouakchott
Episode 5: Senegal, from Rosso to Saloulou
To help those who might want to make the same trip, I’ve also put together a summary of the route with recommendations—you can read it at the end of the story and on the blog: From France to Senegal Without Flying: Route and Itinerary Recommendations
Happy reading, and safe travels!
Comme presque chaque année à la même époque, un gamin s'est fait écraser par un concurrent sur le rallye Dakar....
OK, ce n'est pas très important, le principal, c'est que Toyota, Citroen ou autre gagne la course et vende ses bagnoles
Bon, colère
Bon, colère
Nous devons nous rendre au Sénégal du 28 février au 7 mars. Nous arriverons et repartirons par Dakar et séjournons à St Louis . Le 1° tour des élections est fixé au 26 février. Pensez vous qu'il y a des risques de troubles en lien avec ces élections ?
Vos avis nous intéressent...
Merci
et sans produits anti-palu... (je ne demande pas la réponse des autres, je l'ai déjà lue 😉 je respecte la position de tout le monde mais je ne voudrais pas que ce post tourne à la polémique stérile 🏴☠️ genre "tu es débile de..." ou "tu es folle de ne pas..." et autre joyeuseté que j'ai lu par là)
Bref
Avez-vous attrapé une maladie, finalement?
Et si oui, comment l'avez-vous soignée?
Je ne veux pas faire le vaccin contre la fièvre jaune. Je ne veux pas non plus prendre les médicaments anti-palu
Je pense faire attention, me proteger des moustiques (pas tant pour les maladies que pour le désagrément, d'ailleurs) et tout simplement me faire soigner si un problème arrive.
Merci de vos réponses
Bref
Avez-vous attrapé une maladie, finalement?
Et si oui, comment l'avez-vous soignée?
Je ne veux pas faire le vaccin contre la fièvre jaune. Je ne veux pas non plus prendre les médicaments anti-palu
Je pense faire attention, me proteger des moustiques (pas tant pour les maladies que pour le désagrément, d'ailleurs) et tout simplement me faire soigner si un problème arrive.
Merci de vos réponses
Voyage en Casamance - Mon séjour en terre Diola (novembre/décembre 2009)
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
J'ai tellement apprécié mon premier séjour en Casamance en mars 2009 que j'ai décidé d'y retourner en cette fin d'année car pour tout dire je suis restée un peu sur ma faim, avec l'impression qu'il me restait des choses à faire, à voir et des gens à rencontrer... J'avais besoin de séjourner un peu plus longtemps et je vais donc y rester presque 4 semaines pour ce second séjour en novembre/décembre 2009. Je peux donc livrer à présent mes impressions « à chaud » si l'on peut dire, car le plus difficile (physiquement) a été de passer des 30° sénégalais à des températures négatives en arrivant en France !
J'arrive seule le lundi soir à l'aéroport de Dakar. Je ne veux surtout pas m'éterniser dans cette ville et je prendrai dès le lendemain mardi le Ferry pour la Casamance. Heureusement et je m'en félicite, j'ai opté pour le service proposé par le Campement Villageois d'Elinkine où je vais séjourner en Casamance, à savoir l'accueil à l'aéroport par une jeune étudiante dakaroise, Aïcha, qui me conduira en taxi de l'aéroport à l'hôtel puis le lendemain de l'hôtel à l'embarcadère. Nous irons nous balader également à N'GOR que je connais déjà et que j'aime beaucoup. Nous déjeunons à la Brazzerade beau resto sur la plage. Très bon, mais prix assez élevés. Pour ceux qui ont un peu de temps, ne pas hésiter à prendre la pirogue pour aller déjeuner sur l'ile dans une des petites paillotes en bord de plage qui proposent de délicieuses brochettes au poisson et crevettes avec frites maison à 2000 Frs. Nous trainons ensuite un peu dans le centre ville où Aïcha me négocie (loin de moi) un téléphone portable « sénégalais » ce qui m'évitera d'avoir à utiliser le mien avec ma puce française. Je passe la nuit à l'hôtel LE POULAGOU à Yoff qui a l'avantage (mais aussi l'inconvénient) d'être situé tout près de l'aéroport ! La nuit, je suis réveillée par le bruit d'un avion qui passe très bas. Sinon bon rapport qualité/prix, chambres simples mais propres, autour d'un beau jardin et bon accueil du personnel.
Le lendemain, départ par le beau Ferry Aline Sitoé Diatta où je retrouve Francia avec qui je vais séjourner en Casamance De l'attente en plein soleil pour enregistrer nos bagages. Puis embarquement et départ vers 20 heures. Il y a de l'animation sur le bateau, des femmes, des enfants, des hommes à la buvette et quelques touristes. Sur le pont, l'air est chaud et il fait bon se laisser bercer par la houle... Le mal de mer commence à me gagner et il est temps que je regagne ma cabine 4 places. Au petit matin, nous entrons dans l'embouchure du fleuve Casamance. Dommage, le ciel est gris et nous ne verrons pas le lever du soleil que j'avais tant apprécié lors de mon 1er voyage. Nous prenons notre petit déjeuner sur le bateau mais le personnel est moyennement sympa. Retour sur le pont pour la fin de la traversée. Nous sommes escortés par une horde de dauphins... Difficile à prendre en photo, mais le spectacle est magique !
Nous arrivons à Ziguinchor où Luc nous attend avec un taxi. Rambo c'est son surnom ! Sa voiture n'est pas banale. C'est sûr en France, elle passerait pas le contrôle technique ! Mais nous arriverons sans encombre à Elinkine... Sur la route, les paysages sont encore verts et luxuriants. On note une présence militaire discrète par ci par là. Un soldat armé posté par endroit, quelques véhicules de l'armée... mais rien d'inquiétant en tout cas. Le calme est revenu après les affrontements de septembre/octobre.
Je suis émue en retrouvant Elinkine, ce beau village de pêcheurs animé, coloré et si gai. La piste en latérite rouge qui va de Oussouye à Elinkine est entrain d'être goudronnée. La rue principale du village est bitumée Le campement est toujours aussi beau, plus verdoyant qu'en mars, en bord du bolong, avec ses jolies petites cases qui abritent les chambres et la grande case du bar-restaurant. Je retrouve avec bonheur les membres du personnel toujours aussi accueillant. Les sourires sont bien là... Avec Francia, nous nous poserons au campement pour quelques jours de farniente. On fera quelques excursions aux alentours.
A voir, à faire, les incontournables
Karabane En premier lieu, je dirais l'Ile de Karabane, tout près d'Elinkine, à 20 minutes de pirogue. Personnellement j'adore... Il s'y dégage une atmosphère particulière, l'impression d'être au bout du monde, sur une ile « presque » déserte... pas de voitures. Nous nous baladons dans « le village » et rendons visite à la famille de Mass employé du campement qui nous accompagne. On nous prie de nous asseoir, on discute, on prend des photos et les enfants sur nos genoux. Francia se fait faire des vêtements chez Paco le couturier qui a sa boutique juste à côté de l'église. Sa femme vient d'avoir un bébé. Déjeuner sur la plage au Barracuda. On y mange très bien, une entrée de crudités, du très bon poisson très frais, un dessert. 6 000 Frs pour 4 personnes, boissons comprises, qui dit mieux ! Louis, le joueur d'ékontine nous accompagne... Puis balade tout le long de la plage où s'étirent quelques bars et campements. Baignade dans une eau chaude et claire. On a pied très loin, idéal pour les enfants... et pour Francia ! Bronzette sur le sable blanc et fin. Le thé nous est offert sur la plage par une équipe joyeuse et sympathique. Nous nous laissons bercer dans les hamacs... C'est comme une impression d'être au paradis ! Je prévois de revenir passer au moins une nuit sur l'ile. Notre rencontre coup de coeur à Francia et à moi à Karabane, c'est Malang Badji le vieux peintre-sculpteur qui a son atelier en bout de plage près du dernier campement. Il nous reçoit simplement dans son petit atelier et nous explique sa vie, sa passion, ses peintures, ses sculptures... Cet homme est riche d'enseignement et de valeurs, avec un coeur immense et une générosité sans limite. Il a vécu et voyagé en France. Il s'exprime bien. Sa culture est immense... pas celle des grandes écoles, mais celle du coeur, de la bonté et de la sagesse. Au fur et à mesure que nous échangeons avec lui, l'émotion grandit... et nous envahit. Francia et moi nous nous regardons et en même temps, nous avons toutes les deux des larmes dans les yeux... Il offre à Francia l'une de ses peintures et à moi une sculpture en terre d'un homme assis qui joue d'un instrument de musique. Nous ne savons pas quoi dire, tellement nous sommes sous le coup de l'émotion. Il passe un temps fou à emballer ma sculpture soigneusement dans un carton qu'il découpe et qu'il place dans de la paille de riz. Il colle une étiquette avec son tampon sur le paquet où il écrit « Pour Guylaine » et il signe. « C'est pour le cas, me dit-il, où la Douane te ferait des ennuis, c'est le certificat de l'artiste ». Un peu comme si j'allais passer un « Picasso » ! Badji a un chevalet qui lui a été offert il y a très longtemps lorsqu'il était en France dans une école de peinture. A lui seul ce chevalet est une oeuvre d'art... Nous le prenons en photo tellement il est beau. Un grand moment, une très belle rencontre. Plusieurs jours après, je le retrouve à Elinkine. Je vais vers lui pour le saluer. Il s'en étonne et me dit « Ah tu m'as reconnu ! » Mais comment aurais-je pu ne pas le reconnaître ? Badji, je ne t'oublierai pas. Je regarde ta statuette tous les jours et je pense à toi, là bas si loin sur ta petite île... A la fin de son séjour, Francia qui peint également, lui laissera sa boite d'aquarelle et son matériel de peinture.
Djembering Francia et moi partons pour Djembering. C'est Rambo qui nous emmène dans son incroyable taxi transformé pour la circonstance en 4x4 tout terrain ! A partir du Cap, la piste pour s'y rendre est exécrable. Des ornières partout... Nous avons dû mettre 1 heure pour faire une douzaine de kilomètres. Djembering c'est vraiment le bout du monde, mais quelle récompense ! Une jolie place sous l'énorme et magnifique fromager... un petit marché avec quelques vendeuses de fruits et légumes. Nous allons passer la nuit chez Serge, un français fort sympathique installé là bas.. Son campement se trouve sur la place et s'appelle le « Petit Maxime ». Vraiment une excellente adresse. Les cases sont neuves, très bien entretenues, jolie déco, sanitaires individuels dans les cases avec ventilation au plafond. On y mange en plus très bien. Un peu plus cher que dans les campements traditionnels, mais pas beaucoup plus, pour une qualité bien plus élevée. De plus, Serge est un hôte très agréable qui sait recevoir. Nous avons discuté jusqu'au bout de la nuit avec d'autres clients français qui se trouvaient là. Malheureusement, j'ai passé une fort mauvaise nuit, alors que toutes les conditions étaient réunies, à cause des nombreux chiens errants du village, qui ont aboyé toute la nuit. D'après Serge, ils ne sont pas présents toutes les nuits, mais cette nuit là, ils étaient bien là ! C'est vraiment un fléau ces chiens errants... Ne pas hésiter à se promener à travers ce beau village qui est à 85 % habité par des chrétiens. Les villageois sont accueillants et sympathiques. Les jeunes nous accostent spontanément juste pour parler. Très belle ballade jusqu'à la plage. C'est un peu difficile car il faut marcher environ 30 mn dans le sable et les champs de vaches où nous avons été assailli par les mouches, sous une chaleur de plomb. Mais au bout, quelle récompense... des kilomètres de plage déserte, un paysage à couper le souffle... la grandeur de l'océan, mon Océan l'Atlantique, comme j'étais contente de te retrouver... avec tes 27° que je ne te connais pas habituellement en France ! Nous avons rendu visite à Soeur Marie qui dirige l'école chrétienne privée de Djembering. Elle nous a gentiment parlé de son école qui fonctionne entre autre avec des parrainages pour les enfants dont les parents ne peuvent payer la scolarité. Cette école est très réputée car elle offre un taux de réussite très élevé. Nous avons pu constater que les moyens pédagogiques étaient importants avec une très belle bibliothèque, des ordinateurs, une certaine qualité d'enseignement... Nous avons rencontré des élèves avec un bon niveau de français et même d'anglais. Un nombre important de filles sont scolarisées. Je discute avec des jeunes filles de l'école. Elles veulent que je les prenne en photo. Elles me touchent les cheveux et me disent qu'elles voudraient avoir les mêmes ! Ah les filles africaines avec leur rêve de cheveux raides... ça me fait bondir parfois ! Je trouve pas ça terrible leur perruque ou leurs faux cheveux. Moi j'aime quand les filles ont les cheveux tressés, c'est ce que je leur dit mais elles ne comprennent pas... A l'Association des femmes, nous avons acheté des poupées fabriquées par les femmes du village. L'argent récolté sert à l'éducation et aux soins de leurs enfants. Un beau spectacle que toutes ces poupées multicolores qui s'alignent sur les étagères... Nous repartirons de Djembering avec Serge dans son « ambulance » après avoir ramassé en route quelques passagers « clandestins » très joyeux !
Le Cap Skirring Nous allons trainer un peu au Cap Skirring, ce n'est pas l'endroit que je préfère mais bon... c'est quand même incontournable ! Les commerçants nous hélent pour que l'on rentre dans leur boutique, on ne peut pas y échapper, il y a peu de touristes, les temps sont durs, il faut les comprendre... Achat de tissus, de quelques fruits au marché. J'en profite pour faire le plein de yaourts au mil dans une supérette. J'adore ça le tiakli... Nous déjeunons à la Case Bambou avec un copain sénégalais du Cap. Beau resto, belle déco, on y mange bien. Prix raisonnables pour un resto touristique.
J'ai eu l'occasion de retourner au Cap où j'ai diné en compagnie de Luc et d'autres clients du campement chez Fatou, qui tient le restaurant les Acacias. Il se trouve dans l'allée de l'hôtel « les Palétuviers » environ 100 m sur la droite. Fatou est très accueillante et de plus c'est une excellente cuisinière. Excellent rapport qualité/prix. 2000 Frs le plat complet. De plus, la salle est très jolie, fraiche et pimpante. J'ai bu un excellent jus de tahr (je ne sais pas si je l'écrit bien) fait avec un fruit local d'une belle couleur verte acidulé et sucré.
Oussouye J'aime bien Oussouye. C'est un gros village qui a déjà l'allure d'une petite ville, mais pas touristique, très authentique ! J'y vais en bus avec Célestine ma gentille copine d'Elinkine. Nous allons rendre visite à sa soeur qui tient le campement Emanaye. Elisabeth nous reçoit chaleureusement. L'endroit est paisible. Le campement est très beau, bien tenu, avec vue imprenable sur les rizières... Il y a des orangers et des pamplemoussiers partout. C'est une bel exemple de réussite familiale. Elisabeth qui est veuve travaille avec ses soeurs, entourées d'une nombreuse et joyeuse marmaille. Un univers presque exclusivement féminin. Il y a juste un garçon fort sympathique dont j'ai oublié le nom qui est employé au campement. Je rencontre la maman d'Elisabeth et de Célestine. Elles sont très contentes de se retrouver. Elles n'habitent pourtant pas loin les unes des autres, mais Célestine ne voit pas souvent sa mère et ses soeurs...
Puis déjeuner autour d'un excellent thiéboudiène à même le grand plat commun. Ce fut un beau moment. Je remercie Célestine, Elisabeth et ses soeurs de me l'avoir offert. Nous sommes à la veille de la Tabaski. J'assiste au tressage des cheveux des petites filles... Comme elles sont patientes ! J'ai mal pour elles !
Pas très loin du campement EMANAYE, il y a l'agence de loisirs sportifs CASAMANCE VTT dirigée par Benjamin que j'ai eu l'occasion de rencontrer à Elinkine au campement. J'avais prévu de faire une excursion avec son équipe sur l'ile d'Egueye mais malheureusement je n'ai pas eu le temps de l'organiser. Ce sera une priorité pour mon prochain séjour.
Petit détour par le marché où j'achète du beurre de karité (ça pue mais c'est tellement efficace pour hydrater la peau) et une petite bouilloire en plastique multicolore qui me servira à arroser mes plantes chez moi ! Nous revenons en bus où je respire des kilos de poussière... Ma robe blanche est... rouge-marron couleur de piste, mes cheveux et ma peau idem, je ressemble à une... squaw ! Vite.... une bonne douche !
Je retournerai par la suite à Oussouye avec Amina que j'ai connue lors de mon 1er séjour au campement où elle était employée. Amina est courageuse et déterminée. Elle a choisi de reprendre ses études qu'elle avait quittées en classe de 3ème. Elle est à présent en seconde. Elle rêve de décrocher son bac. Je lui ai apporté des manuels scolaires de français et un dictionnaire. Elle en tombe de joie... Nous nous rendons dans sa famille. On me cueille des pamplemousses qui croulent sous les branches. Un pur délice... Elle me présente à son grand-père qui est très vieux. Nous prenons des photos avec tous les membres de la famille. Ils sont adorables de gentillesse...
Ziguinchor Je n'y resterai pas longtemps, à peine 1 journée... Trop bruyant, trop de voitures, trop étouffant pour moi... Je suis accompagnée d'un ami sénégalais mais il n'empêche qu'on est beaucoup sollicité. On restera dans la famille pour discuter et déjeuner autour d'un caldou. Un petit tour au marché Sainte Maure. J'ai bien aimé car c'est un beau marché, très coloré avec de beaux produits. Les commerçants sont accueillants, même s'ils gonflent leur prix sur mon passage. Je négocie une petite statuette en bois. Le marchandage est dur mais je m'en sors bien. Finalement, ça m'amuse aussi de marchander. Nous sommes accostés par des baye fall...Il y en a pas mal dans la ville, quelques enfants talibés aussi... Il y a quand même beaucoup de misère ici. Je fais un petit tour au supermarché français Sarah... aïe aïe aïe, les prix !!!! mais bon, je voulais acheter un camembert pour Luc. J'aurais bien aimé visité l'Alliance française mais je n'ai pas eu le temps. Nous attendons une heure à la gare routière de Zig avant de trouver un 7 places pour Elinkine. Sans arrêt, je suis sollicitée par les vendeurs de tout et n'importe quoi. Ça en devient fatigant... Vivement que je retrouve le calme de Elinkine.
Mon séjour à Elinkine
Le campement villageois Le campement est situé un peu en dehors, loin de l'agitation villageoise, ce qui en fait un endroit calme et reposant. Pour l'instant il n'y a que 6 chambres réparties dans 3 cases pouvant accueillir 12 personnes mais de nouvelles cases sont en rénovation et vont permettre d'ici le début de l'année de doubler la capacité d'hébergement. Le campement est référencé dans le Guide du Routard Sénégal 2010. Luc, un français expatrié, gère le campement avec son équipe locale, Tapha le cuisinier, Mass à l'entretien et au bar et Augustin accompagnateur dans les excursions. La nuit un gardien Alliou veille sur nous. C'est une bonne équipe, tout le monde est très serviable... Tapha nous convie dans sa cuisine Francia et moi, car nous voulons voir comment se prépare le thiéboudienne. Ces échanges culinaires sont fort sympathiques. A mon tour, je montre à Tapha comment faire un pudding aux raisins, un gâteau au chocolat, des crêpes... J'ai apporté de France une bombe de chantilly et de la crème de marron... On devait faire une pizza mais on a pas trouvé les ingrédients (du moins le fromage !) C'est mon second séjour et mes relations avec chaque membre sont très amicales. C'est pas difficile, car ils sont adorables. On s'amuse bien, les sorties en pirogue sont l'occasion de franches rigolades, au son du djembé... quelques sorties à la discothèque locale... ambiance garantie... oh là là, chaud chaud chaud !!! Je rencontre les familles, des liens se créent avec les femmes, les enfants, les parents, frères, soeurs, à tel point que mon cercle de relations s'élargit très vite.
Nous fêtons l'anniversaire de Luc. Nous ne sommes que 2 pensionnaires au campement, Francia et moi. Luc nous emmène avec toute l'équipe manger au resto local juste à côté « chez Fatou » que j'ai connu lors de mon 1er séjour. C'est vraiment très bon, on y mange fort bien pour pas cher du tout. C'est l'adorable Rama qui tient le restaurant... Luc et Augustin ont un peu abusé du vin de palme... l'ambiance est chaude !!! Les éclats de rire fusent...
Les rencontres Nous croisons quelques français, espagnols, italiens, québécois au campement. Une rencontre nous a marqué Francia et moi, c'est celle de Ghislain, Marie et leurs 2 adorables enfants, Ludovic et Lorilou. Ils voyagent sur un voilier, le « roule ta bille » depuis presque 2 ans. Ils ont passé 2 jours avec nous au campement avant de traverser l'Atlantique pour rejoindre les Antilles et finir leur périple au Québec... Des gens formidables, comme on est content d'en rencontrer en voyage... Et puis comme on le dit très souvent et ça s'est une fois de plus révélé exact « le monde est petit », j'ai rencontré au campement des gens qui habitent à 15 km de mon domicile français... Incroyable non ?
Francia est retournée à Dakar et je reste seule au campement. Luc attend l'arrivée de Thierry et Angelika qu'il connait déjà. Ils vivent au Luxembourg et s'investissent beaucoup dans des actions pour le bien-être des populations locales au Sénégal, notamment dans un petit village du Sine Saloum... Voilà encore des gens que l'on a plaisir à rencontrer. On a passé de bons moments ensemble avec leurs 3 amis sénégalais venus les rejoindre au campement et Danielle une amie française qui voyage avec eux. Une très belle excursion dans les iles des bolongs, visite de l'école de Ehidj, avec retour à la tombée de la nuit pour admirer les oiseaux... Une sympathique virée au Cap Skiring avec baignade dans l'océan, repas aux langoustes sur la plage chez l'homme tranquille, attente du coucher de soleil pour prendre des photos avec nos amis sénégalais et surtout, un retour mouvementé en pirogue de nuit à la suite d'une soirée d'anniversaire trop arrosée par notre piroguier ! Je me suis bien amusée à cette soirée avec ma copine Amina que j'étais tellement heureuse de retrouver. On a chanté, dansé, mangé, certains ont abusé du bunuk (il était trop fermenté pour moi). J'ai adoré les danses diolas traditionnelles au son des djembés...et j'ai même participé. C'était une très belle soirée ! Merci Luc...
Thierry, Angelika, j'espère qu'on se reverra. Vous m'avez donné envie, ainsi que vos amis sénégalais, d'aller faire un tour dans le Sine Saloum. Je serai contente aussi de les revoir chez eux. Le gentil Insa, Al Kali et son frère le pompier du Cap, sans oublier Félix « l'emmerdeur-adorable » comme je l'appelle ! Quelle pêche il a ce Félix...
Le village J'aime ce village de pêcheurs situé en bout de route, que moi je qualifie de « bout du monde » J'aime bien les endroits comme ça... intemporels, presque inaccessibles et qui se méritent ! J'avais été séduite déjà lors de mon 1er séjour. Les habitants sont gais et accueillants. Le jour, c'est très animé, il y a beaucoup de monde dans la rue principale commerçante. Les marchandes de fruits et légumes, quelques boutiques... des enfants partout ! On a toujours l'impression de se trouver dans une cour de récréation ! Lorsque je me rends au village, qui n'est situé qu'à 500 m environ du campement, je dois mettre plus d'une heure à y arriver car je suis interpellée dans les familles que je connais pour dire bonjour, échanger quelques mots, boire un verre de bissap... c'est un réel bonheur pour moi ! Sur mon passage, les enfants ne m'appellent plus «toubab» comme au début mais par mon prénom « Guylaine », même les plus petits savent le dire ! Je trouve cela touchant... Ces moments d'échange sont uniques. J'aime bien parler avec les femmes, je leur pose des questions sur divers sujets comme l'éducation des enfants, la santé, leur vie quotidienne, la cuisine qu'elles préparent, les traditions... Les femmes sénégalaises, ces femmes Diolas, je les admire, elles sont belles, courageuses, intelligentes, elles ne se plaignent jamais, elles portent l'avenir de leurs enfants sur leurs épaules. Du matin au soir, elles « triment » dès le levée du jour, les corvées commencent : lavage du linge, préparation des enfants pour l'école, ramassage du bois pour le feu, puisage de l'eau au puits, marché, nettoyage du poisson, préparation des repas, vaisselle, ménage... Elles peuvent aussi faire le jardin, récolter le riz en saison, et ce que je trouve également extraordinaire c'est qu'elles trouvent aussi le temps de s'occuper d'elles, de se faire belle, d'être propres, maquillées et bien habillées ! Quelle leçon... Pendant ce temps là, les hommes.............!!!!!!!! Un jour, mon amie Célestine m'a dit : « tu sais, on n'est pas riche, on n'a pas grand chose, mais on est heureux. Tout ce qu'on veut, c'est que nos enfants soient en bonne santé et qu'on puisse leur donner une éducation, c'est le plus important pour nous... » ça m'a fait du bien d'entendre ses paroles ! Je le redis, ces femmes sont formidables et vraiment je les adore... Elles s'appellent Awa, Fatou, Mama, Safinétou, Célestine, Binta, Amy, Hortense, Elisabeth, Rama, Philomène, Constance et toutes celles dont j'ai oublié le nom... Qu'elles soient petites filles, adolescentes, étudiantes, épouses, mères, grand-mères, musulmanes ou chrétiennes, j'ai passé beaucoup de temps avec elles et je leur rends hommage à travers ces quelques lignes.
La Tabaski Pour la Tabaski, Mass nous a invitées dans sa très grande famille... J'avais très envie de voir les préparatifs de cette fête, mais j'ai attendu que les moutons soient tués, histoire de ménager mon âme sensible d'occidentale ! J'assiste au découpage des animaux, nettoyage des tripes dans le bolong (ce sont les jeunes garçons qui s'en chargent) et préparations culinaires par les femmes. Quelle organisation ! Pendant ce temps là, les hommes sont assis et parlent entre eux, boivent le thé, jouent aux dames ! Des brochettes circulent, des morceaux de foie grillés (hum un délice) les enfants mangent « les rognons blancs » ils ont l'air d'adorer ! J'ai jamais gouté il paraît que c'est très bon... mais c'est uniquement réservé aux enfants... j'ose pas demander de gouter... L'heure du repas arrive, les femmes d'un côté, les enfants de l'autre, et les hommes à part également ! Je sais que c'est ainsi dans la culture musulmane mais je ne m'y habitue pas, ça me choque à chaque fois, moi qui aime tant la convivialité et le partage à travers les repas... Je reste avec les femmes dans l'endroit où elles ont cuisiné, il y fait une chaleur infernale et ça sent la fumée mais le repas est très gai... On rit bien toutes ensembles, je suis la seule blanche parmi eux... Les femmes poussent devant moi des morceaux de viande. C'est vraiment délicieux. Francia est restée au campement où elle mange « chrétiennement » un cochon de lait rôti avec ceux qui ne sont pas musulmans ! Après le repas, tout le monde va revêtir ses plus beaux atours pour la fête. Quel spectacle ! Les femmes et les petites filles ont des robes magnifiques, elles sont maquillées... place à la fête et à la danse ! Je me transforme en photographe professionnel car tout le monde veut être photographier avec ses beaux vêtements. Je filme des scènes avec ma caméra de poche... Dans le village, je suis interpellée par d'autres familles pour entrer dans les maisons, manger, boire un verre de bissap, discuter, photographier... Ce fut une magnifique journée, riche et intense sur tous les plans, un spectacle haut en couleurs et en saveurs... J'en ai pris plein les yeux ! Le bonheur se lisait sur tous les visages... J'ai été surprise d'apprendre qu'en fait les chrétiens fêtent aussi Tabaski et à Noël les musulmans fêteront aussi Noël, tous ensemble, un bel exemple d'échange et d'amour sans les barrières de la religion... Vraiment je m'incline devant tant de tolérance !
Les villages de brousse aux alentours Augustin et moi partons pour une marche à pied à travers les villages de brousse jusqu'à Loudia. Il en profitera pour faire des formalités administratives à la sous-Préfecture. Environ 8 km de piste séparent Elinkine de Loudia. Pratiquement pas de véhicules sur cette piste et c'est tant mieux. Nous quittons les paysages du bord de bolong et des rizières pour ceux, magnifiques, de la forêt. Les arbres sont immenses et majestueux, des manguiers partout, des fromagers... c'est rafraichissant et paisible. Nous traversons Sam Sam, Santiaba et Effisao. Des maisons sont disséminées un peu partout dans la forêt. Augustin, un enfant du pays, est connu comme « le loup blanc » !!! Partout où l'on passe, on l'appelle « Cissé !» Cissé c'est son surnom (comme Djibril le footballeur) Augustin joue au foot et en plus il est lutteur... C'est un peu l'idole du village pour les plus jeunes... C'est un garçon formidable, il est marié à la gentille Célestine et ils ont 2 beaux enfants, Madeleine et Louis. Il a un rire exceptionnel et communicatif ! Vraiment, je les adore... On est donc obligés à chaque fois de s'arrêter chez les gens qui veulent savoir qui je suis, comment je m'appelle, etc... A chaque arrêt, même chose, il faut absolument s'asseoir, parler un peu, prendre des photos et... promettre de revenir ! A l'aller on a marché un peu vite car il fallait être à la sous-préfecture avant midi mais au retour, on a tellement trainé en s'arrêtant partout qu'on est arrivé à la nuit tombante à Elinkine ! C'était une très belle journée. On a bien rigolé avec Augustin car le Sous-Préfet en nous voyant arriver tous les 2 nous a demandé si on venait pour une déclaration de mariage ! On a dit que non, que nous étions seulement amis... alors Monsieur le Sous-Préfet, très digne et sérieux dans son costume de fonctionnaire, s'est adressé à moi dans un français parfait en me disant : « ça tombe bien, je suis célibataire, sans enfants et libre comme l'air, je recherche l'âme soeur... si vous êtes d'accord, je suis l'homme qu'il vous faut » ! On a éclaté de rire, les employés aussi... Bien sûr, c'était dit sur le ton de la plaisanterie... quoique... on sait jamais avec les hommes là bas !!!
Je retournerai ensuite 2 fois à Efissao dans une famille où j'ai été invitée à déjeuner. Je tiens à aider les femmes à la préparation du repas. Elles préparent un thiéboudiène. Je sors mon Laguiole et je me coupe le doigt en épluchant les légumes puis je pleure toutes les larmes de mon corps en éminçant les oignons ! ça les fait rire... je les comprends ! J'ai offert des poupées aux 2 petites filles de la maison, Coumba et Adama, des poupées blanches, blondes aux yeux bleus avec de belles robes. Elles sont toutes émues, elles n'en ont jamais eues... Ces petites filles sont adorables, sages et timides. Elles me regardent avec de grands yeux émerveillés. Mais déjà elles sont très débrouillardes. A 5/6 ans elles nettoient des petits poissons avec leur grand-mère, font la vaisselle (de grosses gamelles bien lourdes). Je fais la comparaison avec les enfants d'ici... non, rien à voir ! Mais c'est ainsi, cela fait partie de leur éducation et je ne juge pas... Je pense qu'elles sont heureuses comme cela. Après le repas, les hommes tapent le djembé et c'est parti pour un après-midi entier à danser et chanter. Les voisins rappliquent, les femmes, les enfants, tout le monde se met à danser... On lit la joie sur le visage de ces gens qui n'ont pas souvent l'occasion de se distraire. Pour reprendre leur expression favorite quand ils font la fête, on peut dire qu'on a «cassé la baraque !!!» Je suis un peu l'attraction du coin, ça les amuse de me voir participer et danser... Awa, la maman de la famille en pleure de joie. Il y a même un vieil homme de la famille qui a revêtu son boubou et qui vient danser devant moi... Tout le monde est mort de rire et on m'explique qu'en fait, de mémoire de ceux qui sont présents, on a jamais vu le vieux danser ! Il l'a fait pour moi, parce que je suis là... Je n'en reviens pas... je suis émue aux larmes moi aussi. Nous rendons visite à plusieurs personnes dans le village. Il y a en tout 11 maisons. C'est la tradition d'aller se présenter et d'échanger quelques mots. Le forgeron m'invite à déguster du crocodile qui a été chassé dans les bolongs. J'accepte et je trouve ça très bon. Je rencontre la maman d'Awa qui est très âgée (mais elle ne sait pas son âge). Elle travaille toujours et cultive son potager. Elle est entrain de cueillir des haricots. Elle veut absolument m'en donner. Je la prends en photo avec Ahmet son petit-fils. Elle est tellement contente qu'elle pleure lorsque nous partons. Au retour, nous écosserons les haricots tous ensemble et Awa les fera cuire pour moi. Nous les mangerons le soir à Elinkine avec les copains assis sur un bout de trottoir. C'est excellent... eux ils les mangent avec du sucre (beurk !) et moi en bonne charentaise que je suis je leur rajoute du sel... à mes mojettes sénégalaises ! Manquait que le beurre... J'aime beaucoup, ça me change du riz, car j'avoue que j'en ai un peu marre du riz depuis 3 semaines. Je suis claquée, ma journée a été riche en émotions...
Le départ Les jours défilent à la vitesse grand V et je dois à présent commencer à songer au départ. La veille, j'organise un repas et une petite fête au campement pour remercier tout ceux qui m'ont aidé à passer un bon séjour. Tapha va nous préparer un poulet yassa, ça changera du poisson... Je prévois que nous serons une douzaine de personnes, mais en fait ce sera bien plus, car d'autres se sont invités à la fête... Comme je m'en inquiète auprès de Luc, il m'explique que c'est la tradition... bien sûr on ne va pas leur dire de partir. Il y a assez à manger pour tout le monde... C'est comme ça, on partage et tout le monde est content... Chez nous, on les aurait qualifiés de « pique-assiettes » mais ici c'est naturel, ça ne pose de problème à personne et c'est tant mieux. Après manger, les djembés retentissent et c'est reparti pour une soirée à danser, à rire et à chanter. Je les admire danser, les filles comme les garçons... Ils sont très forts, très classe, ils magnifient le moindre mouvement... Quelle grâce, je suis sous le charme ! Je distribue aux filles ce que je ne veux pas ramener, produits de toilette, maquillage, médicaments, vêtements etc... Mais je reçois aussi des cadeaux. Célestine m'offre 2 noix de coco et des beignets qu'elle fait elle-même, Awa et sa soeur Fatou un bracelet et Mama des coupons de tissu et des colliers de perles. Je suis émue de tant de générosité et je promets de revenir les voir. Le coeur serré, je fais mes adieux le lendemain matin à tous ceux que j'ai côtoyés durant mon séjour. Je suis triste de les quitter mais c'est le principe même de chaque voyage... il y a toujours une fin ! J'ai la chance de pouvoir voyager... tout le monde ne l'a pas. Mais ne dit-on pas que « partir, c'est mourir un peu »...
Je prends l'avion le vendredi soir à Dakar. J'ai fait le choix de partir ce même jour par l'avion d'Air CM qui relie le Cap à Dakar. Départ à 16 heures.
Santé, sécurité, climat
J'avais prévu de prendre un préventif anti-palu vendu sur place (Alaxin+) mais finalement j'ai choisi de ne pas le prendre car il n'y avait pas (ou peu) de moustiques. Mais le soir, manches longues et pantalon, spray répulsif 5/5 et moustiquaire pour dormir. Mon 1er séjour avait été un peu perturbé à cause de la tourista qui ne m'avait pas quittée pendant 15 jours. Ennuyeux et surtout fatigant... Cette fois-ci j'ai fait une cure pendant toute la durée de mon séjour de BION VOYAGE (probiotiques). Je ne sais pas si je peux l'attribuer à cela, mais en tout cas, j'ai rien eu... et pourtant j'ai mangé très souvent local, dans les familles, à même le plat commun (avec toutes les mains pas toujours propres !) j'ai bu aussi des jus locaux comme le bissap dont l'eau n'est pas bouillie. J'ai évité les crudités à peau non pelée (comme la tomate, la salade verte) et les glaçons...
Sur le plan de la sécurité, je peux dire que je me suis toujours sentie en sécurité, où que je sois à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. On raconte tout et n'importe quoi sur les forums à propos du danger à voyager en Casamance. Je peux affirmer que dans le périmètre Ziguinchor – Cap Skirring tout est calme, il y a une présence discrète de soldats le long des routes, mais c'est plus sécurisant qu'effrayant... A Elinkine, rien à craindre, j'étais toujours accompagnée le soir pour rentrer du village au campement mais il m'est arrivé de faire le chemin seule sans jamais rencontrer de problèmes.
En ce qui concerne le climat à cette période de l'année, j'ai été un peu déçue. Il a fait souvent chaud et lourd (30/35°) mais avec un ciel gris couvert. La dernière semaine, je n'ai pratiquement pas vu le soleil... Puis du jour au lendemain, les températures chutaient brutalement de 10° et il faisait alors presque froid. J'ai nettement préféré le mois de mars où pendant 15 jours, le ciel était bleu et le soleil radieux avec des températures moins élevées (autour de 25/28°) C'était plus agréable. Par contre, les paysages sont encore verdoyants en novembre alors qu'en mars tout est sec... La prochaine fois, je choisirai de repartir en janvier. Il paraît que c'est un bon compromis...
Certains de vous se demanderont peut-être pourquoi j'ai choisi de rester 4 semaines dans le même village, alors que j'aurais très bien pu changer d'endroit pour connaître d'autres lieux, d'autres gens. Je ne regrette pas mon choix, car c'est en fait la seule manière de créer de vrais liens, des amitiés sincères et durables qui sait... Je ne voulais pas ressembler à une touriste qui passe... sans s'arrêter, sans regarder, sans comprendre... Je suis heureuse d'avoir réussi mon immersion. Je remercie tous ceux qui y ont largement contribué. Mes amis, je ne vous oublierai pas, je vous garderai dans un coin de mon coeur et soyez sûrs que je reviendrai vous voir car vous me manquez déjà... Je suis devenue addict à la chaleur de la Casamance !
Voilà, je termine là dessus mon récit de voyage. J'espère que je vous aurai donné envie d'aller en Casamance, cette magnifique région du Sénégal. Ne la boudez pas, elle ne le mérite pas... ses habitants non plus ! Ils ont tellement à donner et vous tant à recevoir d'eux...
Bonjour. Devant descendre au Sénégal et faire un tour en Casamance, je viens de lire sur un site consacré aux C/C , qu'il y aurait de nouveau des problémes de sécurité. Pouvez vous confirmer. Merci,
Heureux retraités baroudeurs, nous partirons vers le 20 janvier d'Essaouira destination le banc d'Arguin, l'Adrar puis le Sénégal (trajets à définir). Nous nous déplaçons en Defender 110 équipé bivouac.
Couple de 64 ans ayant vécu en Afrique de l'Ouest et au Magrheb. Nous recherchons compagnons de route pas pressés, cool, simples pour partager émotions, découvertes et bivouaccs.
Nous ne recherchons pas à tester la performance de notre véhicule, nous l'utilisons pour sortir des chemins battus et nous permettre de faire de belles rencontres
Durée du voyage non pré-définie
Bonjour,
des expériences de voyage... mais aucune en Afrique (en dehors du Maghreb !)...
J'envisage donc de me rendre au Sénégal en novembre / décembre ; d'où plusieurs questions que je soumets à votre connaissance / appréciation / expertise...
Ce que j'espère trouver : un climat agréable / une ambiance détendue / des paysages dépaysants / des villes pleines de vie et d'énergie / une nourriture qui ne secoue pas trop l'estomac et l'intestin...
1/ Le Sénégal : est ce un bon choix pour une première visite en Afrique ? d'autres propositions ?
2/ 2 semaines en novembre / décembre : est-ce cohérent pour cette première découverte ? la saison paraît recommandée, la durée est elle correcte bien que brève ? Et quel itinéraire pouvez vous recommander ?
3/ Le Sénégal : une destination où on peut voyager seul sans crainte ?
4/ Quelles précautions de santé prendre, contre quels risques un européen doit il se prémunir ?
4/ Quel budget prévoir ?
Merci d'avance pour vos réponses...
Bonjour,
Je pars au mois d'octobre avec un groupe d'amies au Sénégal dans une villa bord de mer. L'endroit se situe à une heure de Dakar , 360 km de la frontière du Mali et 370 km de la région Casamance et 670 km de la Mauritanie...
J'ai beaucoup hésité à réserver mon billet mais sous l'influence de mes copines qui ne voient pas de danger, j'ai accepté...
Qu'en pensez-vous?
Merci
voilà le résumé de mon épopée dans l'Afrique de l'ouest, avec quelque photo, bien plus si vous aimez.
le 24 janvier, une proportion de près du 3/4 de mon sablier interne va s’être écoulé en atteignent 8 mois sur 12 d’aventure, en ayant dans le crâne les souvenirs de la magie de chaque grain tombé tel un flocon de neige si gentiment déposé sur le nez rougis de ta tendre moitié en une douce journée de décembre sur l’anneau de glace du quartier ( ouf j’ai été la chercher loin celle là ) Voilà que je me suis baladé en duo, en trio, en solo, avec de meilleurs amis, avec des connaissances, avec des pocailles, à dos de moto, de voitures, de trois roues, de train, de métro, de bus, de bus surabondé, de dromadaire, d’avion, de vélo, à pied, en pirogue, en bateau, avec l’âne, à travers vents et marrées, en Europe et en Afrique, Amsterdam, Allemagne, Espagne, République islamique de la Mauritanie, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, fait Noël, Tabaski, Halloween, la St-Jean et fait le ramadan, j’ai été super gourment, manger 5-6 repas par jour et manger uniquement orange et biscuit sablé pendant 2 jours, vu chutes, cascades, bassins d’eaux, lacs, fleuves, rivières, océans, criques à mardes, oasis, vu montagnes, plaines, vallées, marigots, terres apocalyptiques, terres bouetteuses, terres rouges, brunes, jaunes, blanches, dorés, bu de la bière local, du thé, du jus d’orange/ d’ananas / mangue fraîchement pressé sous mes yeux, bu jus de maïs, de patate, jus de fruits que je ne savais même pas l’existence, juste de noix de coco, lait caillé, alcool de canne à sucre alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de renier alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de mil, alcool de fruits que je ne savais même pas qu’il pouvait donner de l’alcool, vu des ruines anciennes, des dunes, des villages dans l’eau, des villages de 20 personnes, des villages de pigmé, des villages de nomades et de touareg, des villes de millions d’habitants, dépensé moins de 3 dollars logé/nourrit/bordé par jour et claquer 100 piaces pour une soirée, eu des amis qui avait la table de couture en guise de lit et d’autres ayant de la difficulté a choisir dans quel chambres poser sa tête, dormit à l’ hôtel, à l’auberge, à l’auberge jeunesse, dans des des chambres de passe, chez des amis, dans notre appartement, chez des inconnus, à même le sol, sur une natte, dans le désert, sur le divan, sur banc de bois, sur plage, dans la forêt, avec lit simple, double , triple, avec douche froide ou très froide, avec paumeau et surtout avec sceaux, ou parfois pas de douche du tout, goûter épices, soupe de tête de coq, boyaux de coq, boyaux de bœuf, salade de chenille, cerveau de mouton, vu toréador, vu sacrifice de poules et de chèvre, vu homme frapper âne, homme frappé homme, homme frappé enfant pour un oui ou pour un non ou pour avoir répondu 5 à la question 2x2, j’ai vu femme se promener sein nue et des femmes voilées/semi voilées/pleinement voilées, des églises et des mosqués tellement pleines que les gens prient jusqu’à deux rues plus loin, vu des femmes pleurer parce que devaient montrer ses oreilles pour photo d’identité, gars chier en pleine rue no stress, l’autobus arrêter 3-4 fois pendant la ride, parce que le chauffeur était piss minutes, vu taxi arrêter pour aller prier même si on était pressé, je me suis fait appeler Alibaba, Benladen, Terroriste, Bocoaram, Jésus, Moïse, Père Noël, Chinois, Russe, Allemand, Espagnol, Michel, Toubab, Yovo, Nassara, Toubabou, la blanche, le blanc, mon ami, mon frère, patron, chef, j’ai parler Arab, wolof, diola, morré, fon, je me suis fait arnaquer et arnaquer les arnaqueurs, donner des pots de vin à des policiers pour me sortir de certaines situations, entendu l’expression ‘’mamamilla’’ dans une vrai conversation ou encore ‘’Jésus Christ de Nazareth’’ pour exprimer de l’étonnement, vu plantation de canne a sucre, de coton, d’acajous, de noix de Karité, de mangue, d’olive, de dattes, j’ai senti des odeurs qui peuvent faire rêver les plus grand parfumiers, et d’autre à mettre un arrière goût dans yeul pour toute une journée, je me suis fait invité à manger par des inconnus sur le côté de la route, partager un bout de pain en 4 pour que tout le monde puisse manger, manger 8 autour d’un bol à même la main, même si c’est du spaghattie ou des patates piller, je me suis fait inviter à dormir chez quelqu’un rencontré dans le bus, partagé des vrais amitié grâce à ma barbe, fait un documentaire sur la barbe, fait pleurer nombres d’enfant grâces à ma barbe, fait rigoler nombre d’enfant, porter le même habit pendant 1 semaine et me faire donner 1 habit à tout les jours, j’ai été plus marocain que les marocain, plus sénégalais que les sénégalais, plus béninois que les béninois, mais certainement pas plus Mauritanien que les Mauritanien, j’ai vu des couchés de soleil embrassant la mer plus que le client en demande, vu le levé du soleil ( … peut-être deux fois . ), vu des orages époustouflante et des canicule étouffantes, des 50 degrés à l’ombre, vu des pluies qui se faisait attendre depuis 2 ans, une tempête de sable, écouté tamtam, djembé, balafon, guitare et autres que je ne sais même pas le nom, eu des amis fervent chrétien, fervent islamique, fervent animiste, fervent athée, lu le coran et crier Jésus, pleurer de joie, de colère et de tristesse, rit au éclat et lâcher une coupe d’osti d’criss de tabarnak, vécu des hospitalité légendaire et des douces hostilité sur la couleur de ma peau, haaaa le voyage Ps : j’ai taquiner les douanier en mettant la robe marocaine et le foulard arabe rouge haha Ps 2 : en sandale pi en robe à -20 c’est frette en Jésus-Christ de Nazareth.
et bien plus si vous aimez !! ( oublie pas de regarder les images héhé )
le 24 janvier, une proportion de près du 3/4 de mon sablier interne va s’être écoulé en atteignent 8 mois sur 12 d’aventure, en ayant dans le crâne les souvenirs de la magie de chaque grain tombé tel un flocon de neige si gentiment déposé sur le nez rougis de ta tendre moitié en une douce journée de décembre sur l’anneau de glace du quartier ( ouf j’ai été la chercher loin celle là ) Voilà que je me suis baladé en duo, en trio, en solo, avec de meilleurs amis, avec des connaissances, avec des pocailles, à dos de moto, de voitures, de trois roues, de train, de métro, de bus, de bus surabondé, de dromadaire, d’avion, de vélo, à pied, en pirogue, en bateau, avec l’âne, à travers vents et marrées, en Europe et en Afrique, Amsterdam, Allemagne, Espagne, République islamique de la Mauritanie, Sénégal, Bénin, Burkina Faso, fait Noël, Tabaski, Halloween, la St-Jean et fait le ramadan, j’ai été super gourment, manger 5-6 repas par jour et manger uniquement orange et biscuit sablé pendant 2 jours, vu chutes, cascades, bassins d’eaux, lacs, fleuves, rivières, océans, criques à mardes, oasis, vu montagnes, plaines, vallées, marigots, terres apocalyptiques, terres bouetteuses, terres rouges, brunes, jaunes, blanches, dorés, bu de la bière local, du thé, du jus d’orange/ d’ananas / mangue fraîchement pressé sous mes yeux, bu jus de maïs, de patate, jus de fruits que je ne savais même pas l’existence, juste de noix de coco, lait caillé, alcool de canne à sucre alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de renier alcoolisé et moins alcoolisé, alcool de mil, alcool de fruits que je ne savais même pas qu’il pouvait donner de l’alcool, vu des ruines anciennes, des dunes, des villages dans l’eau, des villages de 20 personnes, des villages de pigmé, des villages de nomades et de touareg, des villes de millions d’habitants, dépensé moins de 3 dollars logé/nourrit/bordé par jour et claquer 100 piaces pour une soirée, eu des amis qui avait la table de couture en guise de lit et d’autres ayant de la difficulté a choisir dans quel chambres poser sa tête, dormit à l’ hôtel, à l’auberge, à l’auberge jeunesse, dans des des chambres de passe, chez des amis, dans notre appartement, chez des inconnus, à même le sol, sur une natte, dans le désert, sur le divan, sur banc de bois, sur plage, dans la forêt, avec lit simple, double , triple, avec douche froide ou très froide, avec paumeau et surtout avec sceaux, ou parfois pas de douche du tout, goûter épices, soupe de tête de coq, boyaux de coq, boyaux de bœuf, salade de chenille, cerveau de mouton, vu toréador, vu sacrifice de poules et de chèvre, vu homme frapper âne, homme frappé homme, homme frappé enfant pour un oui ou pour un non ou pour avoir répondu 5 à la question 2x2, j’ai vu femme se promener sein nue et des femmes voilées/semi voilées/pleinement voilées, des églises et des mosqués tellement pleines que les gens prient jusqu’à deux rues plus loin, vu des femmes pleurer parce que devaient montrer ses oreilles pour photo d’identité, gars chier en pleine rue no stress, l’autobus arrêter 3-4 fois pendant la ride, parce que le chauffeur était piss minutes, vu taxi arrêter pour aller prier même si on était pressé, je me suis fait appeler Alibaba, Benladen, Terroriste, Bocoaram, Jésus, Moïse, Père Noël, Chinois, Russe, Allemand, Espagnol, Michel, Toubab, Yovo, Nassara, Toubabou, la blanche, le blanc, mon ami, mon frère, patron, chef, j’ai parler Arab, wolof, diola, morré, fon, je me suis fait arnaquer et arnaquer les arnaqueurs, donner des pots de vin à des policiers pour me sortir de certaines situations, entendu l’expression ‘’mamamilla’’ dans une vrai conversation ou encore ‘’Jésus Christ de Nazareth’’ pour exprimer de l’étonnement, vu plantation de canne a sucre, de coton, d’acajous, de noix de Karité, de mangue, d’olive, de dattes, j’ai senti des odeurs qui peuvent faire rêver les plus grand parfumiers, et d’autre à mettre un arrière goût dans yeul pour toute une journée, je me suis fait invité à manger par des inconnus sur le côté de la route, partager un bout de pain en 4 pour que tout le monde puisse manger, manger 8 autour d’un bol à même la main, même si c’est du spaghattie ou des patates piller, je me suis fait inviter à dormir chez quelqu’un rencontré dans le bus, partagé des vrais amitié grâce à ma barbe, fait un documentaire sur la barbe, fait pleurer nombres d’enfant grâces à ma barbe, fait rigoler nombre d’enfant, porter le même habit pendant 1 semaine et me faire donner 1 habit à tout les jours, j’ai été plus marocain que les marocain, plus sénégalais que les sénégalais, plus béninois que les béninois, mais certainement pas plus Mauritanien que les Mauritanien, j’ai vu des couchés de soleil embrassant la mer plus que le client en demande, vu le levé du soleil ( … peut-être deux fois . ), vu des orages époustouflante et des canicule étouffantes, des 50 degrés à l’ombre, vu des pluies qui se faisait attendre depuis 2 ans, une tempête de sable, écouté tamtam, djembé, balafon, guitare et autres que je ne sais même pas le nom, eu des amis fervent chrétien, fervent islamique, fervent animiste, fervent athée, lu le coran et crier Jésus, pleurer de joie, de colère et de tristesse, rit au éclat et lâcher une coupe d’osti d’criss de tabarnak, vécu des hospitalité légendaire et des douces hostilité sur la couleur de ma peau, haaaa le voyage Ps : j’ai taquiner les douanier en mettant la robe marocaine et le foulard arabe rouge haha Ps 2 : en sandale pi en robe à -20 c’est frette en Jésus-Christ de Nazareth.
et bien plus si vous aimez !! ( oublie pas de regarder les images héhé )
bonjour a tous les connaisseurs de la casamance
je dois faire une mission humanitaire en casamance 15jours fin novembre.
Apres 8jours au cap j aimerais finalement rester pour visiter la casamance, pouvez vous me dire
les endroits a voir, a part zig, soutou et mlomb que j aurais vu en mission.
les formules les meilleures etant donné que je n ai pas de voiture , ni chauffeur!!
bonjour j'aimerais fair un raid en 4X4 avec un couple d'amie maroc mauritanie malie sénégal puis retour mauritanie maroc je voudrais savoire nivaux securité si ca na crain pas trop merci
salut ..je demande des infos: quelle poste de frontiere emprunter entre rosso ou diama ..?? l'annee derniere j'ai pris la piste de diama pour joindre saint louis ( senegal)... mais la piste ete en tres mauvaise etat. presque impraticable avec une voiture normale. ..alors je demande des infos pour le passage au frontiere vaut mieux aller a diama ou passer par rosso avec le bac sachant que je suis senegalais donc pas de visa..quelles difficultes peut on prevoir a rosso et le prix du traverse avec une voiture..
merci d'avance et bonne route a tous...
Bonjour,
je pars en aout 2010 a Somone au Senegal 8 jours, je fais de la chasse sous marine, je voulais savoir s'il est possible d'en faire la bas avec son propre materiel,
s'il y a besoin d'assurance particuliere et quels sont les coins un peu sympa vers hotel ou en pirogue !!!
Merci d'avance 😊
Bonjour à Tous,
voilà je souhaite emmener ma femme se relaxer au Sénégal. Voyage en Septembre 13-20 ou plus tard. Navré je suis un néophyte de l'Afrique, je n'ai fait qu'Hammamet il y a 20 ans :)
Il semble difficile pour une première fois d'échapper aux séjour en club ou hôtels. En tous cas sur internet je n'ai rien trouvé que l'hôtel Ramba**** pour un séjour de 7 nuits.
Je ne suis pas très chaud pour les Vols charter a 3h du mat et les transfère de fou mais les vols sec sont déjà aussi cher que le séjour.
Pourriez vous me donner votre avis sur : Une bonne agence de voyage pour un hôtel sans mauvaise surprise où l'on est sur de se détendre Vaccinations ou pas, palu ? Quelle région pour une première fois, repos plage et mini excursion pour animaux si possible (avec guide et pas hotel si j'ai bien compris) C'est peut être bête mais quel genre de vêtements ? Chaussures et toile ?
En vous remerciant tous d'avance,
Cordialement
François
voilà je souhaite emmener ma femme se relaxer au Sénégal. Voyage en Septembre 13-20 ou plus tard. Navré je suis un néophyte de l'Afrique, je n'ai fait qu'Hammamet il y a 20 ans :)
Il semble difficile pour une première fois d'échapper aux séjour en club ou hôtels. En tous cas sur internet je n'ai rien trouvé que l'hôtel Ramba**** pour un séjour de 7 nuits.
Je ne suis pas très chaud pour les Vols charter a 3h du mat et les transfère de fou mais les vols sec sont déjà aussi cher que le séjour.
Pourriez vous me donner votre avis sur : Une bonne agence de voyage pour un hôtel sans mauvaise surprise où l'on est sur de se détendre Vaccinations ou pas, palu ? Quelle région pour une première fois, repos plage et mini excursion pour animaux si possible (avec guide et pas hotel si j'ai bien compris) C'est peut être bête mais quel genre de vêtements ? Chaussures et toile ?
En vous remerciant tous d'avance,
Cordialement
François
Bonjour,
Je me demandait si il existait des endroit où danser la salsa à Dakar...
merci!
Je me demandait si il existait des endroit où danser la salsa à Dakar...
merci!
Bonjour !
J'ai déjà ouvert un fil similaire dans la section juste en bas. De base, je cherche un van utilitaire style VW T4 pour partir dans les pays suivants (soit un petit tour de 20.000km en 10-11mois) : - France - Italie, Sicile - Espagne - Portugal - Maroc - Mauritanie - Sénégal En regardant un peu, je me rends compte que dans mon budget (max 3000€ et de préférence utilitaire pour les taxes), on peut trouver du côté des 4X4. Je cherche quelque chose dans le genre : - Châssis long, pour avoir la place pour dormir dedans et mettre mes affaires (30kg de matos photo, vivres, matériel de cuisine, effets perso, ...) - Moteur qui ne bouffe pas trop d'essence car budget serré (je vois de tout, des 1.9l, des 2.8l, ...) et de préférence diesel encore une fois question de budget - Facile à réparer partout au cas où. Je précise que je dois avoir un contact en Afrique qui s'occupe de l'export de pièces VW, Nissan et Volvo (pas sûr pour Volvo, à confirmer)
Voilà, si vous avez quelques conseils à m'offrir, je suis preneur ! Merci à tous, Guillaume.
J'ai déjà ouvert un fil similaire dans la section juste en bas. De base, je cherche un van utilitaire style VW T4 pour partir dans les pays suivants (soit un petit tour de 20.000km en 10-11mois) : - France - Italie, Sicile - Espagne - Portugal - Maroc - Mauritanie - Sénégal En regardant un peu, je me rends compte que dans mon budget (max 3000€ et de préférence utilitaire pour les taxes), on peut trouver du côté des 4X4. Je cherche quelque chose dans le genre : - Châssis long, pour avoir la place pour dormir dedans et mettre mes affaires (30kg de matos photo, vivres, matériel de cuisine, effets perso, ...) - Moteur qui ne bouffe pas trop d'essence car budget serré (je vois de tout, des 1.9l, des 2.8l, ...) et de préférence diesel encore une fois question de budget - Facile à réparer partout au cas où. Je précise que je dois avoir un contact en Afrique qui s'occupe de l'export de pièces VW, Nissan et Volvo (pas sûr pour Volvo, à confirmer)
Voilà, si vous avez quelques conseils à m'offrir, je suis preneur ! Merci à tous, Guillaume.
Bonjour,
j'ai trouver des billets d'avion à 1234 euros pour 2, j'ai vu des promotions sur l'hotel neptune à 424 euros la semaine par personne j'aimerai savoir si cet hotel est bien ou si vous pouvez m'en conseiller un dans les même tarif ou sinon j'aimerai bien aussi aller en chambres d'hotes (meme confort qu'à l'hotel mais plus sympa) je recherche aussi un guide de confiance et sympa et aussi pas trop cher pour faire des excursions et aller à la rencontre des sénégalais (je suis aussi preneuse de consiel sur les sites à ne pas rater) j'aimerai aussi porter des truc pour les enfants mais je sais pas trop quoi ?? pour la température de l'air et de l'eau avez vous des indications?
Merci d'avance sabrina
j'ai trouver des billets d'avion à 1234 euros pour 2, j'ai vu des promotions sur l'hotel neptune à 424 euros la semaine par personne j'aimerai savoir si cet hotel est bien ou si vous pouvez m'en conseiller un dans les même tarif ou sinon j'aimerai bien aussi aller en chambres d'hotes (meme confort qu'à l'hotel mais plus sympa) je recherche aussi un guide de confiance et sympa et aussi pas trop cher pour faire des excursions et aller à la rencontre des sénégalais (je suis aussi preneuse de consiel sur les sites à ne pas rater) j'aimerai aussi porter des truc pour les enfants mais je sais pas trop quoi ?? pour la température de l'air et de l'eau avez vous des indications?
Merci d'avance sabrina
Bonjour 10 ans que je n'y suis pas retournée. je pars en décembre à Popenguine puis près de Dakar et souhaite savoir si j'ai besoin de malarone pour les risques de palu ou si ce n'est pas la peine. merci pour vos avis éclairés.
Je reviens d'un séjour de 15 jours à saly, cela aurait dû être des vacances, mais cela a été un véritable purgatoire. Le meilleur moment du séjour, cela a été lorsque nous sommes arrivés à Roissy. Tout d'abord nous nous sommes fait arnaqué par le propriétaire de la villa qui nous a loué une villa et qui 3 jours avant le décollage nous apprend qu'elle n'est pas disponible en nous obligeant à aller dans une autre moin bien. Soit, ensuite nous avons eu à faire au personnel de la villa et aux vendeurs, des gens hypocrites et prêt à tout dans un unique but, vous presser comme une orange pour extraire tous l'argent que vous avez. Le pire C qu'ils ne sont pas aussi sympatiques qu'on le dit, ils sont agressifs si vous refusez d'acheter leur babioles ou leur poisson. il rentre dans la villa que vous avez louer alors que vous dormez encore, s'installe dans le salon, et quand vous vous réveillez, il faut déjà passer à la caisse : du poisson ce jour là. Bien sûr tous ces gens sont tous de la même famille comme ils le prétendent.! ille comme ils disent, un prétexte pour faire de ce que vous avez louer 700€ la semaine un moulins. Cela est dérangeant bien sûr de voir défilé des inconnus chez vous sans même qu'ils sonnent. Surtout que pour les faires sortir, si vous n'haussez pas le ton vous pouvez réver, parfois dans la rue il n'hésitent pas à tanter de vous intimider, c'est vraiment la jungle et si vous ne leur montrer pas qu'ils ne vous font pas peur, ils vous lacheront pas, je me croyais revenu dans ma jeunesse au lycée avec les coups de pression en tout genre. Malgré çà cela aurait pû être des bonnes vacances si seulement la femme de ménage, complices des cambrioleurs et le propriétaire de la villa, lui même complice de la femme de ménage ne nous avaient trahis. Car oui vous ne révez pas nous nous sommes fait cambriolés et la femme de ménage qui s'est fait passé pour une pauvre petite femme nous a bien trahis et la propriétaire est son complice puisqu'il l'a protégée. seuls nos affaires personnels ont disparues et les voleurs avaient les clés de la villa ! Aucune éffraction pour rentrer. Nous étions pourtant dans une résidence gardée avec des gardiens présents jour et nuit, mais ils étaient probablement dans le coup. Des murs avec des barbelés. Inutile de compter sur la police à laquelle il a fallu deux jours complets pour nous remettre une déposition, ils sont bien trop occupés à astiquer leur flingues et à draguer les filles. (véridiques, on s'est cru dans 2 flics à miami). Bien sûr dans cette affaire la population est certes responsable mais que dire des propriétaires occidentaux qui ont cautionnés tout çà ? Bref si vous voulez partir à saly, allez dans un hotel tout compris sans objets de valeur et mettez tout dans le coffre fort. Ne sortez pas en ville. Méfiez vous des propriétaires. Quant à la ville de saly, il n'y a pas grd chose à faire à part se faire harcelé sans cesse par des vendeurs ou passants sans aucune genes et sans respect pour vous.Je n'ai pas ressenti la chaleur africaine pour ces gens n'est en fait qu'un élan intéressé à l'encontre des touristes qui ne sont que des vaches à lait. Je vous fait grâce d'une autre anecdote qui me fait dire çà. (méfi! ez vous aussi des chauffeurs). J'ai fait avant saly, la république dominicaine, agadir ou la tunisie, j'avais passé de bonnes vacances.
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Bonjour
Je vais essayer d'expliquer en quelques mots ma situation...
Je me suis rendue au Sénégal en Octobre dernier dans le cadre de mes études et j'y ai fait la connaissance d'un jeune homme.
Nous avons depuis gardé le contact, nous nous envoyons quotidiennement des sms, nous nous appelons de temps en temps et nous retrouvons généralement une fois par semaine sur msn...
J'y suis retournée une semaine en février, nous avons passé la semaine ensemble et tout s'est très bien passé.
Mais aujourd'hui, tout mon entourage me dit de me méfier, qu'il veut m'utiliser pour avoir des papiers et venir en France...
Je vous avous que je suis vraiment perdue et que je ne sais plus trop où j'en suis.
Si vous avez vécu ce genre de situation ou bien si vous voulez simplement me donner vote avis, je vous en serais très reconnaissante....
Merci beaucoup
Sur la presqu'île du cap vert, un des rares ports naturels du pays, capitale depuis 1958, est une ville jeune, dynamique, animée et nonchalante.
Elle grouille de monde (environ deux millions d'habitants), de voitures ; « très classe » ou complètement cabossées, rafistolées de scotch ou de fil de fer, mais protégées de grigris en tout genre, comme la photo d'un marabout qui se balance autour du rétroviseur, ou un collier protecteur sous le volant...
Je sillonne les rues à bord d'une de ces carcasses, sous un soleil qui m'écrase, au milieu des fumées des pots d'échappements, des klaxons, dans le brouhaha de la ville....
C'est un petit moment de pause. Il faut dire que l'arrivée à l'aéroport fut digne d'un jour de soldes aux « galeries Lafayette », bousculades, cris, négociation des prix pour les chariots, engueulade, bref plongeon....jusqu'au premier embouteillage où je peux enfin acheter un petit truc à manger aux vendeurs de rues, des noix de cajou, mon pêcher mignon. Un trésor au sein d'un petit sachet de plastique. Dès l'ouverture l'odeur envahie mes narines qui frémissent de désir. Elles sont juste dorées et croustillantes sous la dent. Le temps d'en manger un sachet et me voilà à Pikine.
Sensation étrange que de se sentir chez moi, à 5h d'avion de la maison, dans une famille où je ne comprends pas toujours les discussions, si loin de mes habitudes, de ma culture. A 5h30 réveil en sursaut par le muezzin qui chante le premier appel à la prière. La maison est silencieuse, mot bien étrange quand on parle de l'Afrique. Edmond le petit dernier de la famille nous laisse encore un peu de répit.
Xalel poto-poto la, nooko raaxeh rek lay weyeh. L'enfant c'est de l'argile, il prend toujours la forme qu'on lui donne.
Puis vient le temps de la valse, des biberons, douches, brosses à dents, seaux, bassines, savon, grincements de la porte avec les entrées et sorties des enfants. Le réveil est chaud, moite, collant et grattant. Dehors la vie est toujours là. Elle ne c'est jamais vraiment arrêtée, juste suspendue un court instant sur le petit matin. Puis elle a repris ses droits, sonnante et trébuchante, colorée et forte. Difficile de s'extirper du matelas mousse à « mémoire de forme » sur lequel je dors. Allez, rien de tel qu'un grand pot d'eau froide versé sur la tête pour se réveiller. Mais ce matin j'ai oublié de remplir ma bassine, erreur de débutante et il n'y a pas d'eau, alors il faudra attendre le nescafé du matin pour ouvrir clairement les deux yeux. Un coup de balai, pliée en deux au bout de ce truc en paille et déjà Claire m'appelle, il est l'heure d'aller au marché. Claire est toute fière de se balader avec moi dans ce quartier populaire de la banlieue Dakaroise. Elle s'arrête fréquemment pour des salutations prolongées :
- Nanga dèf ? - Mangi fi rekk - oui ça va bien, merci - inch allah - oui c'est une amie qui vient de France...
Sur les étals ses mains fouillent dans les tomates, les aubergines amères, les racines de manioc ou d'igname...puis c'est au tour du poisson ou du poulet et enfin aux condiments : oignons, ail, piment, ... sans oublier un incontournable dans la cuisine Sénégalaise : le cube maggi ou jumbo pour épicer les viandes et poissons. Sans parler du riz ou plutôt du riz concassé, moins cher, mais qui remplace le mil dans les villes. Le marchandage est de rigueur surtout quand je suis à ses côtés et que le prix double ou triple.... Pendant l'hivernage le marché est très souvent inondé, la boue, les flaques, remplacent les étroites allées. De plus le nettoyage et l'enlèvement des ordures se font de moins en moins régulièrement, les odeurs qui s'en dégagent se mêlent à celles du poisson séché et à l'odeur acre de la viande fraîchement découpée. Ce jour-là, un groupe de femmes chante la tête enserrée d'un tissu rouge, signe de colère et de protestation contre l'insalubrité croissante du marché. Elles réclament ce que leur doit la ville, le nettoyage ! De retour à la maison, avec tout nos petits sachets de plastiques qui vont s'envoler et se ficher dans les branches d'acacia, s'entasser dans les rues, les mangroves...nous préparons le repas. La journée se passe au rythme des corvées de lessive, de nettoyage, mais aussi au rythme des visites de la famille, des amis, des enfants qui vont et viennent. Ceci jusqu'au soir où après le repas nous nous installons avec Claire sur un petit banc dans la rue. Nos bancs bien enfoncés dans le sable devant la porte de la maison, nous discutons toute la soirée de trucs de filles, en écrasant les moustiques qui nous attaquent en cette saison des pluies. La chaleur est toujours aussi présente et nous essayons de nous rafraîchir un peu avec des éventails de paille tressée. Papoter entre femmes est une grande activité africaine vue que les hommes discutent politique, argent, voiture, football... en fait, de tout ce qui n'est pas très réjouissant, entre eux, autour d'un thé (ataya) ! Nous, nous « habillons nos hommes pour l'hiver... » comme seules les femmes savent le faire ! Vous savez sur les chaussettes qui traînent, les « j'ai oublié... ». Nous palabrons aussi de la vie difficile au Sénégal, mais surtout de la condition de la femme très marqué par le poids des traditions.....
Elle me traîne à un mariage, histoire de faire la fête un samedi soir, ...souvenir inoubliable ! La cérémonie commence par la messe à l'église. Notre Dame du Cap Vert est immense mais nous avons du mal à trouver une place assise. Les mariés écoutent attentifs, l'orchestre (tams tams) s'en donne à cœur joie. Ce qi frappe en passant le porche où les portes sont grandes ouvertes, se sont les couleurs. L'église est emplie d'un feu d'artifice de boubous, de robes longues, de tissus chatoyants, de tresses, ....Les Sénégalaises sont belles il n'y pas à tortiller. Elles sont grandes et portent le boubou avec une classe délectable. Sur le parvis de l'église il n'y a pas assez de place pour tout le monde et les photographes ne savent plus ou donner de la tête. Les talons des femmes s'enfoncent dans le sable mais ne change rien à leur digne port de tête. Les mariés s'éclipsent pour faire le tour de leur quartier et saluer tout le monde. Les invités se dirigent alors vers le lieu de la fête. Tout le monde s'assied à une table, pendant que les filles d'honneur servent les boissons. Un grand verre de jus de bouye au lait rempli de glaçons...Nous attendons le retour des mariés devant 2 petits fours. Ils arriveront 3h plus tard....Ils s'installent à leur table et la procession pour les cadeaux commence. La file s'allonge, chacun apporte son présent et félicite les nouveaux mariés. Le bouchon de champagne saute les mariées trinquent et saluent l'assistance en remerciant les amis avant d'ouvrir le bal....enfin...il est 23h. La fête commence...enfin pas tout à fait. Elle a commencé la veille avec de la musique, des boissons dans la maison de la mariée. Puis il y a eu le coiffeur, la maquilleuse, l'habilleuse et surtout les dernières recommandations des proches et des femmes plus âgées. Après la cérémonie officielle la fête continue au domicile de la mariée mais sans elle, car elle est entrée dans la famille de son mari, chez sa belle-mère...une autre vie !
Aujourd'hui nous sommes dimanche, j'ai laissé les enfants toute la soirée à la maison pour assister au mariage. Ils étaient ravis que je « les lâche un peu ». Nous rendons visite à la pouponnière des sœurs franciscaines de Dakar. J'ai plus de 30 kgs de vêtements pour enfants à leur donner. Nous avions fait une collecte avant notre départ avec l'école. Merci aux parents qui ont participé ! Les sœurs accueillent les enfants dès la naissance en général au décès de la maman. Le papa ne peut pas s'en occuper à cause de son travail et s'il n'y a pas une tante ou une grand mère, ils arrivent à la pouponnière jusqu'à l'âge de 2 ans environ. Lorsque l'enfant marche, il est un peu plus autonome, il est donc plus facile à gérer pour les familles. Environ 5% d'entre eux prendront le chemin de l'adoption. 90 enfants gravitent donc dans les locaux de cette pouponnière. Ils viennent de tout le pays, l'équipe donnant la priorité aux familles éloignées. Les enfants sont séparés par âge sur 2 étages. Ils disposent tous d'un berceau. Une salle est réservée aux activités motrices, ou intellectuelles comme la musique... L'équipe est composée d'une dizaine de personne, les stagiaires ainsi que les bénévoles sont toujours les biens venus.
C'est un petit moment de pause. Il faut dire que l'arrivée à l'aéroport fut digne d'un jour de soldes aux « galeries Lafayette », bousculades, cris, négociation des prix pour les chariots, engueulade, bref plongeon....jusqu'au premier embouteillage où je peux enfin acheter un petit truc à manger aux vendeurs de rues, des noix de cajou, mon pêcher mignon. Un trésor au sein d'un petit sachet de plastique. Dès l'ouverture l'odeur envahie mes narines qui frémissent de désir. Elles sont juste dorées et croustillantes sous la dent. Le temps d'en manger un sachet et me voilà à Pikine.
Sensation étrange que de se sentir chez moi, à 5h d'avion de la maison, dans une famille où je ne comprends pas toujours les discussions, si loin de mes habitudes, de ma culture. A 5h30 réveil en sursaut par le muezzin qui chante le premier appel à la prière. La maison est silencieuse, mot bien étrange quand on parle de l'Afrique. Edmond le petit dernier de la famille nous laisse encore un peu de répit.
Xalel poto-poto la, nooko raaxeh rek lay weyeh. L'enfant c'est de l'argile, il prend toujours la forme qu'on lui donne.
Puis vient le temps de la valse, des biberons, douches, brosses à dents, seaux, bassines, savon, grincements de la porte avec les entrées et sorties des enfants. Le réveil est chaud, moite, collant et grattant. Dehors la vie est toujours là. Elle ne c'est jamais vraiment arrêtée, juste suspendue un court instant sur le petit matin. Puis elle a repris ses droits, sonnante et trébuchante, colorée et forte. Difficile de s'extirper du matelas mousse à « mémoire de forme » sur lequel je dors. Allez, rien de tel qu'un grand pot d'eau froide versé sur la tête pour se réveiller. Mais ce matin j'ai oublié de remplir ma bassine, erreur de débutante et il n'y a pas d'eau, alors il faudra attendre le nescafé du matin pour ouvrir clairement les deux yeux. Un coup de balai, pliée en deux au bout de ce truc en paille et déjà Claire m'appelle, il est l'heure d'aller au marché. Claire est toute fière de se balader avec moi dans ce quartier populaire de la banlieue Dakaroise. Elle s'arrête fréquemment pour des salutations prolongées :
- Nanga dèf ? - Mangi fi rekk - oui ça va bien, merci - inch allah - oui c'est une amie qui vient de France...
Sur les étals ses mains fouillent dans les tomates, les aubergines amères, les racines de manioc ou d'igname...puis c'est au tour du poisson ou du poulet et enfin aux condiments : oignons, ail, piment, ... sans oublier un incontournable dans la cuisine Sénégalaise : le cube maggi ou jumbo pour épicer les viandes et poissons. Sans parler du riz ou plutôt du riz concassé, moins cher, mais qui remplace le mil dans les villes. Le marchandage est de rigueur surtout quand je suis à ses côtés et que le prix double ou triple.... Pendant l'hivernage le marché est très souvent inondé, la boue, les flaques, remplacent les étroites allées. De plus le nettoyage et l'enlèvement des ordures se font de moins en moins régulièrement, les odeurs qui s'en dégagent se mêlent à celles du poisson séché et à l'odeur acre de la viande fraîchement découpée. Ce jour-là, un groupe de femmes chante la tête enserrée d'un tissu rouge, signe de colère et de protestation contre l'insalubrité croissante du marché. Elles réclament ce que leur doit la ville, le nettoyage ! De retour à la maison, avec tout nos petits sachets de plastiques qui vont s'envoler et se ficher dans les branches d'acacia, s'entasser dans les rues, les mangroves...nous préparons le repas. La journée se passe au rythme des corvées de lessive, de nettoyage, mais aussi au rythme des visites de la famille, des amis, des enfants qui vont et viennent. Ceci jusqu'au soir où après le repas nous nous installons avec Claire sur un petit banc dans la rue. Nos bancs bien enfoncés dans le sable devant la porte de la maison, nous discutons toute la soirée de trucs de filles, en écrasant les moustiques qui nous attaquent en cette saison des pluies. La chaleur est toujours aussi présente et nous essayons de nous rafraîchir un peu avec des éventails de paille tressée. Papoter entre femmes est une grande activité africaine vue que les hommes discutent politique, argent, voiture, football... en fait, de tout ce qui n'est pas très réjouissant, entre eux, autour d'un thé (ataya) ! Nous, nous « habillons nos hommes pour l'hiver... » comme seules les femmes savent le faire ! Vous savez sur les chaussettes qui traînent, les « j'ai oublié... ». Nous palabrons aussi de la vie difficile au Sénégal, mais surtout de la condition de la femme très marqué par le poids des traditions.....
Elle me traîne à un mariage, histoire de faire la fête un samedi soir, ...souvenir inoubliable ! La cérémonie commence par la messe à l'église. Notre Dame du Cap Vert est immense mais nous avons du mal à trouver une place assise. Les mariés écoutent attentifs, l'orchestre (tams tams) s'en donne à cœur joie. Ce qi frappe en passant le porche où les portes sont grandes ouvertes, se sont les couleurs. L'église est emplie d'un feu d'artifice de boubous, de robes longues, de tissus chatoyants, de tresses, ....Les Sénégalaises sont belles il n'y pas à tortiller. Elles sont grandes et portent le boubou avec une classe délectable. Sur le parvis de l'église il n'y a pas assez de place pour tout le monde et les photographes ne savent plus ou donner de la tête. Les talons des femmes s'enfoncent dans le sable mais ne change rien à leur digne port de tête. Les mariés s'éclipsent pour faire le tour de leur quartier et saluer tout le monde. Les invités se dirigent alors vers le lieu de la fête. Tout le monde s'assied à une table, pendant que les filles d'honneur servent les boissons. Un grand verre de jus de bouye au lait rempli de glaçons...Nous attendons le retour des mariés devant 2 petits fours. Ils arriveront 3h plus tard....Ils s'installent à leur table et la procession pour les cadeaux commence. La file s'allonge, chacun apporte son présent et félicite les nouveaux mariés. Le bouchon de champagne saute les mariées trinquent et saluent l'assistance en remerciant les amis avant d'ouvrir le bal....enfin...il est 23h. La fête commence...enfin pas tout à fait. Elle a commencé la veille avec de la musique, des boissons dans la maison de la mariée. Puis il y a eu le coiffeur, la maquilleuse, l'habilleuse et surtout les dernières recommandations des proches et des femmes plus âgées. Après la cérémonie officielle la fête continue au domicile de la mariée mais sans elle, car elle est entrée dans la famille de son mari, chez sa belle-mère...une autre vie !
Aujourd'hui nous sommes dimanche, j'ai laissé les enfants toute la soirée à la maison pour assister au mariage. Ils étaient ravis que je « les lâche un peu ». Nous rendons visite à la pouponnière des sœurs franciscaines de Dakar. J'ai plus de 30 kgs de vêtements pour enfants à leur donner. Nous avions fait une collecte avant notre départ avec l'école. Merci aux parents qui ont participé ! Les sœurs accueillent les enfants dès la naissance en général au décès de la maman. Le papa ne peut pas s'en occuper à cause de son travail et s'il n'y a pas une tante ou une grand mère, ils arrivent à la pouponnière jusqu'à l'âge de 2 ans environ. Lorsque l'enfant marche, il est un peu plus autonome, il est donc plus facile à gérer pour les familles. Environ 5% d'entre eux prendront le chemin de l'adoption. 90 enfants gravitent donc dans les locaux de cette pouponnière. Ils viennent de tout le pays, l'équipe donnant la priorité aux familles éloignées. Les enfants sont séparés par âge sur 2 étages. Ils disposent tous d'un berceau. Une salle est réservée aux activités motrices, ou intellectuelles comme la musique... L'équipe est composée d'une dizaine de personne, les stagiaires ainsi que les bénévoles sont toujours les biens venus.
Salut à tous, 🙂
Quelques infos à chaud : retour d’une boucle Guinée Sierra Léone à 3 voitures (2 80 et 1 100) il y a quelques jours Attention je crois que pour le bas du Maroc il y a du nouveau depuis (frontière moins ouverte ?: cf messages sur ce même forum)
Descente : Espagne, Maroc par Tarifa Tanger (formalités rapides dans les deux sens : presque personne) ras. Etape Guelmin puis Hôtel Bardas 80 km frontière Frontière Maroc sortie : rapide pour une fois, simplifiée (un bureau en moins) et très aimable (à la remontée un peu plus long car Scanner, mais efforts d’amabilité net confirmé). A noter qu’on peut aller plus vite en pré-déclarant le véhicule (site internet des douanes Maroc douane.gov.ma rechercher imprimé d16ter)
Frontière Mauritanie (Nouadhibou): Formalités rapides comme d’hab dans les deux sens, ils sont rôdés. A noter que désormais ils sont informatisés pour les passeports (en scannant code barre) ; Change et assurance (Mauritanie + CDEAO CIMA) avec Arturo : comme d’habitude tout était OK et bien préparé, merci à lui. Descente Mauritanie goudron ras (biv sur la plage au-dessus de Nouakchott, poisson grillé aux Sultanes), lendemain traversée Nkct puis descente vers Diama : on a pris la grande piste qui va devenir un beau goudron (quelques km déjà faits), très roulante et gagne du temps
Frontière Diama : sortie Mauritanie ras rapide, péage barrage comme d’hab, entrée Sénégal : je confirme qu’avec le carnet Ata pas de problème pour un passavant de 15 jours fait (sans même demander), et non pas 48 h comme avant : plus besoin de passage merdique à Dakar ++
Sénégal : traversée rapide aussi mais grande nouveauté : quasiment aucun contrôle, et quand il y en a grande amabilité et rien (ou quasiment) ne nous est demandé !!! Quel changement par rapport à avant … Aux frontières idem, pas de demandes bizarres : les consignes sont bien passées visiblement.
Frontière Sénégal Guinée par Koundara (alternance piste et goudron au milieu, offert par l’Europe !) ; sortie Sénégal sans problèmes, entrée Guinée plus poussive car 3 postes proches (Boundou, Sambaiolo puis Koundara) ou il faut faire (et refaire 2 fois) quasiment toutes les formalités, avec copies de tout le toutim sur les registres … (au total 2/3 h mini, bien que personne d’autre en attente)
Ensuite route vers Labé : piste (dans les montagnes) pas si mauvaise que çà (ils passent avec des 505 surchargées), puis tronçon de gros travaux pour faire le goudron, çà avancera vite je pense (Chinois + gros matos) ; avant Labé on est sorti à droite dans des petites pistes (sympas) repérées sur cartes sat, pour rejoindre la piste de Timbelé en passant par Doucky (bivouac en haut des falaises, mais gamins du bled un peu collants et ambiance très islamique avec barbus pas sympas) . Descente piste jusqu’à Kindia (beaux paysages Fouta Djalon)
Frontière Guinée SL à Madina (sous Kindia) : là problème inattendu pour la sortie de la Guinée : douaniers tatillons d’abord (fouille approfondie véhicules, en marquant sur une liste ce qu’ils trouvaient !! (genre 1 table de camping, 1 siége …) ; mais pas de pbs ; police et gendarmerie pas de soucis (visa en règle) ; mais problème avec l’armée : on est tombé sur un commandant local qui avait visiblement besoin d’affirmer son autorité, et tout un patacaisse car nous ne nous étions pas signalé à la préfecture de Kindia ! Du coup remontée en convoi militaire jusqu’à Kindia, nuit au campement de Lilly (très bien), lendemain matin « audience » auprès du Colonel du coin, qui n’a fait aucun papiers mais nous a autorisé à repartir car tout est en règle ; il a toutefois référé à la direction générale de Conakry (je crois que peu de touristes en voiture passent par Madine pour la SL …) Donc retour Madina, formalités entrée en SL sans problèmes, très pro et english ; pas pu prendre d’assurance véhicule ; carnet Ata : ils l’ont regardé avec circonspection, mis en coup de tampon et pas besoin de laisser passer (payant) ; par la suite en SL pas de contrôle ennuyeux, pas de problèmes.
Piste Madina Makeni petite mais belle, villageois très étonnés de voir des visiteurs, ambiance anglaise sympa ; villages pas très beau (tôles et en dur), plus sympas côté Guinée ; crochet au Outamba Park : chimpanzés visibles le soir et le matin (viennent chercher des bananes, hippos dans le fleuve, possibilité bivouac) ; deux bacs sympas (un avec treuil, l’autre câble en tirant à la main, treuil cassé) ; paiement dollars
De Makeni goudron parfait jusqu’à la mer : Bureh Beach, à conseiller : plage magnifique, loin de Freetown (évitée, tout comme Conakry, pas d’intérêt), descente 4x4 et bivouac possible sur la plage elle-même ; petit hôtel mais à l’air très moyen ; petit resto paillotte très bon poisson grillé. Rencontre attendue avec Fulvio Cenci (bien connu du forum), super souvenirs ++ et merci à lui pour tous ses conseils !!
Ensuite vers l’ouest sortie goudron à Songo puis piste par Moyamba, sympa, ambiance tropicale ++, difficile de caser 3 bagnoles, végatation super luxuriante, bestioles, singes et tout ce que l'on attend ! retour goudron vers Bo, direction Kenema puis piste de plus en plus petite et cassante (mais ambiance tropicale sympa) jusqu’à Koindu, sortie de SL (formalités ras), bac un peu long (il était couvert de Tongues en vrac !! on a dû attendre une demi-journée), entrée Guinée à Nongowa (formalités sans pbs)
Piste jusqu’à Guédékou puis « goudron » jusqu’à Kissi infernal (trous partout, certains énormes, 2éme max 3 éme) ; ensuite Kissi Faranah goudron parfait neuf ; Faranah Mamou moyen pas mal de zones à trous mais ça roule pas trop mal.
Après Mamou reprise pistes pour remontée jusqu’à Ditin (chutes eau) puis chutes Kambadaga, petit bout de goudron Pita Labé (bon) puis piste jusqu’à mali ; très belle et assez roulante globalement ; Mali : ville étonnante sur un plateau rocheux, plaques rocheuses dans les rues de la ville (1 ére, voir courtes !) ; formalités sortie véhicule à la douane (à droite en arrivant) : tampon sur le carnet Ata dans la rubrique « transit » (ils ne savent pas trop comment l’utiliser en fait)
Piste après Mali : attention état déplorable ++, nombreuses parties en première courte, gros cailloux partout et ornières à camion énormes (saison pluie), obligé de se mettre en crabe (avec un 80 rehaussé) pour ne pas être posé sur le ventre 4 roues en l’air … Véhicules un peu bas (Toy 3 litres, Pickup style hillux navara …) à éviter ++ A la monter doit être pire (1000 m de dénivelée à faire) ; 60 km gps en 1 jours … Je ne pense pas y repasser de sitôt montagnes et falaises jolies, mais pas assez pour faire accepter la piste …)
Retour Sénégal : poste à Ségou (comme au Mali !) aux bas des falaises et piste infernale, ensuite belles pistes, Kédougou (formalités douanes carnet Ata sans pbs : vers l’usine à coton), ensuite remontée goudron essentiellement (beau bivouac bord fleuve Gambie avant)
Mauritanie : entrée Diama sans pbs, biv planqué 80 km avant Nouakchott, traversée lendemain matin au petit jour sans s’y arrêter ras, retour Nouadhibou ras rien senti de spécial mais rapide.
Infos + précises sur demande, photos + tard … A+ Nicolas PC 😉
Quelques infos à chaud : retour d’une boucle Guinée Sierra Léone à 3 voitures (2 80 et 1 100) il y a quelques jours Attention je crois que pour le bas du Maroc il y a du nouveau depuis (frontière moins ouverte ?: cf messages sur ce même forum)
Descente : Espagne, Maroc par Tarifa Tanger (formalités rapides dans les deux sens : presque personne) ras. Etape Guelmin puis Hôtel Bardas 80 km frontière Frontière Maroc sortie : rapide pour une fois, simplifiée (un bureau en moins) et très aimable (à la remontée un peu plus long car Scanner, mais efforts d’amabilité net confirmé). A noter qu’on peut aller plus vite en pré-déclarant le véhicule (site internet des douanes Maroc douane.gov.ma rechercher imprimé d16ter)
Frontière Mauritanie (Nouadhibou): Formalités rapides comme d’hab dans les deux sens, ils sont rôdés. A noter que désormais ils sont informatisés pour les passeports (en scannant code barre) ; Change et assurance (Mauritanie + CDEAO CIMA) avec Arturo : comme d’habitude tout était OK et bien préparé, merci à lui. Descente Mauritanie goudron ras (biv sur la plage au-dessus de Nouakchott, poisson grillé aux Sultanes), lendemain traversée Nkct puis descente vers Diama : on a pris la grande piste qui va devenir un beau goudron (quelques km déjà faits), très roulante et gagne du temps
Frontière Diama : sortie Mauritanie ras rapide, péage barrage comme d’hab, entrée Sénégal : je confirme qu’avec le carnet Ata pas de problème pour un passavant de 15 jours fait (sans même demander), et non pas 48 h comme avant : plus besoin de passage merdique à Dakar ++
Sénégal : traversée rapide aussi mais grande nouveauté : quasiment aucun contrôle, et quand il y en a grande amabilité et rien (ou quasiment) ne nous est demandé !!! Quel changement par rapport à avant … Aux frontières idem, pas de demandes bizarres : les consignes sont bien passées visiblement.
Frontière Sénégal Guinée par Koundara (alternance piste et goudron au milieu, offert par l’Europe !) ; sortie Sénégal sans problèmes, entrée Guinée plus poussive car 3 postes proches (Boundou, Sambaiolo puis Koundara) ou il faut faire (et refaire 2 fois) quasiment toutes les formalités, avec copies de tout le toutim sur les registres … (au total 2/3 h mini, bien que personne d’autre en attente)
Ensuite route vers Labé : piste (dans les montagnes) pas si mauvaise que çà (ils passent avec des 505 surchargées), puis tronçon de gros travaux pour faire le goudron, çà avancera vite je pense (Chinois + gros matos) ; avant Labé on est sorti à droite dans des petites pistes (sympas) repérées sur cartes sat, pour rejoindre la piste de Timbelé en passant par Doucky (bivouac en haut des falaises, mais gamins du bled un peu collants et ambiance très islamique avec barbus pas sympas) . Descente piste jusqu’à Kindia (beaux paysages Fouta Djalon)
Frontière Guinée SL à Madina (sous Kindia) : là problème inattendu pour la sortie de la Guinée : douaniers tatillons d’abord (fouille approfondie véhicules, en marquant sur une liste ce qu’ils trouvaient !! (genre 1 table de camping, 1 siége …) ; mais pas de pbs ; police et gendarmerie pas de soucis (visa en règle) ; mais problème avec l’armée : on est tombé sur un commandant local qui avait visiblement besoin d’affirmer son autorité, et tout un patacaisse car nous ne nous étions pas signalé à la préfecture de Kindia ! Du coup remontée en convoi militaire jusqu’à Kindia, nuit au campement de Lilly (très bien), lendemain matin « audience » auprès du Colonel du coin, qui n’a fait aucun papiers mais nous a autorisé à repartir car tout est en règle ; il a toutefois référé à la direction générale de Conakry (je crois que peu de touristes en voiture passent par Madine pour la SL …) Donc retour Madina, formalités entrée en SL sans problèmes, très pro et english ; pas pu prendre d’assurance véhicule ; carnet Ata : ils l’ont regardé avec circonspection, mis en coup de tampon et pas besoin de laisser passer (payant) ; par la suite en SL pas de contrôle ennuyeux, pas de problèmes.
Piste Madina Makeni petite mais belle, villageois très étonnés de voir des visiteurs, ambiance anglaise sympa ; villages pas très beau (tôles et en dur), plus sympas côté Guinée ; crochet au Outamba Park : chimpanzés visibles le soir et le matin (viennent chercher des bananes, hippos dans le fleuve, possibilité bivouac) ; deux bacs sympas (un avec treuil, l’autre câble en tirant à la main, treuil cassé) ; paiement dollars
De Makeni goudron parfait jusqu’à la mer : Bureh Beach, à conseiller : plage magnifique, loin de Freetown (évitée, tout comme Conakry, pas d’intérêt), descente 4x4 et bivouac possible sur la plage elle-même ; petit hôtel mais à l’air très moyen ; petit resto paillotte très bon poisson grillé. Rencontre attendue avec Fulvio Cenci (bien connu du forum), super souvenirs ++ et merci à lui pour tous ses conseils !!
Ensuite vers l’ouest sortie goudron à Songo puis piste par Moyamba, sympa, ambiance tropicale ++, difficile de caser 3 bagnoles, végatation super luxuriante, bestioles, singes et tout ce que l'on attend ! retour goudron vers Bo, direction Kenema puis piste de plus en plus petite et cassante (mais ambiance tropicale sympa) jusqu’à Koindu, sortie de SL (formalités ras), bac un peu long (il était couvert de Tongues en vrac !! on a dû attendre une demi-journée), entrée Guinée à Nongowa (formalités sans pbs)
Piste jusqu’à Guédékou puis « goudron » jusqu’à Kissi infernal (trous partout, certains énormes, 2éme max 3 éme) ; ensuite Kissi Faranah goudron parfait neuf ; Faranah Mamou moyen pas mal de zones à trous mais ça roule pas trop mal.
Après Mamou reprise pistes pour remontée jusqu’à Ditin (chutes eau) puis chutes Kambadaga, petit bout de goudron Pita Labé (bon) puis piste jusqu’à mali ; très belle et assez roulante globalement ; Mali : ville étonnante sur un plateau rocheux, plaques rocheuses dans les rues de la ville (1 ére, voir courtes !) ; formalités sortie véhicule à la douane (à droite en arrivant) : tampon sur le carnet Ata dans la rubrique « transit » (ils ne savent pas trop comment l’utiliser en fait)
Piste après Mali : attention état déplorable ++, nombreuses parties en première courte, gros cailloux partout et ornières à camion énormes (saison pluie), obligé de se mettre en crabe (avec un 80 rehaussé) pour ne pas être posé sur le ventre 4 roues en l’air … Véhicules un peu bas (Toy 3 litres, Pickup style hillux navara …) à éviter ++ A la monter doit être pire (1000 m de dénivelée à faire) ; 60 km gps en 1 jours … Je ne pense pas y repasser de sitôt montagnes et falaises jolies, mais pas assez pour faire accepter la piste …)
Retour Sénégal : poste à Ségou (comme au Mali !) aux bas des falaises et piste infernale, ensuite belles pistes, Kédougou (formalités douanes carnet Ata sans pbs : vers l’usine à coton), ensuite remontée goudron essentiellement (beau bivouac bord fleuve Gambie avant)
Mauritanie : entrée Diama sans pbs, biv planqué 80 km avant Nouakchott, traversée lendemain matin au petit jour sans s’y arrêter ras, retour Nouadhibou ras rien senti de spécial mais rapide.
Infos + précises sur demande, photos + tard … A+ Nicolas PC 😉
Bonjour, je vais bientôt m'installer au Sénégal (début octobre) et je cherche à acheter une voiture. Est-ce que quequ'un aurait un retour d'expérience sur le sujet ? Des conseils ou une idée des tarifs des voitures d'occasion.
Merci d'avance de votre aide.
Merci d'avance de votre aide.
La plage de l'hôtel "Blue Africa" sur la côte sénégalaise est en plein vent. Un vent tonique qui vient de l'Atlantique et rend la chaleur supportable. Le soleil s'atténue en fin d'après-midi. C'est alors que la plage s'anime. Les enfants africains plus beaux que ceux des chromos se jettent dans la mer en piaillant. Ils jouent dans l'eau et se roulent dans un sable gris qui les fait ressembler à d'étranges petites créatures.
Les marchandes longues et belles s'installent tranquillement en face de l'hôtel. Enveloppées de leurs boubous usés, elles ont attendu ce moment toute la journée en palabrant, tapies à l'ombre. Elles s'alignent l'une à côté de l'autre juste à la limite permise, déballent colliers, bracelets, objets artisanaux...et tendent au vent les étoffes colorées d'ocre, de jaune, de bleu, de violet...Effrontées et familières, elles appellent les touristes européennes étendues sur des chaises longues dans l'intimité des palmiers. Elles les connaissent toutes par leur prénom. A chacune des vacancières, elles ont déjà parlé de leur quotidien. Elles arrivent le matin, le ballot de marchandises posé sur la tête, de M'Bour ou d'un village plus lointain. L'une d'elles, la plus jeune (quinze ans peut-être), tient son bébé sur le dos, bien serré dans une étoffe. Cet enfant, cela lui serait égal de l'abandonner. "Tu peux le garder" a-t-elle dit à une touriste qui le prenait dans ses bras.
Marema, la pulpeuse, le visage d'une beauté ravagée, s'installe dans une case qui lui a coûté quelques milliers de CFA. "Je suis fatiguée, fatiguée..." se plaint-elle souvent, une main étreignant ses reins. Pourtant au rythme du jembé de Papa Joe qui partage son refuge, elle danse et balance ses fesses opulentes plus souplement et plus sauvagement qu'une jeune fille. Elle est la première épouse d'un homme qui lui a fait neuf enfants et ne connaît pas tous ses petits-enfants. Une touriste lui a appris à écrire son prénom et elle en est très fière.
Souvent les femmes ne vendent rien, surtout à la fin de la période touristique, avant l'hivernage. Pourtant elles reviennent sans désemparer. Harcelantes, plaintives et gentilles, elles espèrent et attendent jusqu'à l'heure où les jembés annoncent la nuit. Les jeunes sénégalais ont déjà commencé sur le sable leurs exercices insensés d'assouplissement et d'endurance, indifférents aux fesses somptueuses des filles qui se baladent le long de la mer. De toutes façons, les africaines se soucient plutôt des toubabs adipeux et roussis par le soleil et préfèrent attirer un regard prometteur de quelques poignées d'euros.
Les garçons eux, cultivent avec obstination l'esthétique de leur corps et entretiennent leur forme pour être plus compétitifs au foot. Ils ont passé la journée à l'affût du "bénif net", débusquant les touristes nouveaux arrivés, les plus faciles à piéger, se proposant comme guides, prêts à débiter joyeusement toutes les fadaises sur le Sénégal où chrétiens et musulmans s'entendent comme des frères, prêts à offrir des services sexuels performants aux européennes pathétiques en mal de mâles.
Antoine est le mieux sapé de tous les garçons de la plage, un vrai play boy sorti d'un journal de mode africain. En dépit du vent, on pourrait le suivre au sillage de son parfum. Avec un sourire qui éclaire son visage de blancheur, il affime tranquillement qu'il faut être toujours prêt. "C'est le métier", dit-il.
Souleyman, "le gentil plagiste" chante sa nostalgie de la Casamance, son pays. Il ne demande jamais rien et sourit sans rien dire de toutes ses dents affreuses et mal implantées. Il a quitté son village et la ferme de ses parents pour venir gagner de l'argent dans la région touristique et l'envoyer à sa famille. mais son salaire lui permet juste de survivre, même pas de revenir au pays. Rêveur et absent, il chante en veillant au rangement des chaises longues jusqu'au moment où tous les vacanciers ont abandonné la plage.
Martine, la française au visage ingrat et au corps presqu'aussi noir que celui de Momo la Star son amant de vacances, est une des dernières à la quitter. Longtemps Momo l'a enduite d'huile et massée avec une constance silencieuse. Puis épuisé, il s'est affalé dans un hamac et s'est laissé bercer en fumant des joints.
Sur la plage du Blue Africa, le temps s'écoule avec une douceur hypocrite. Les inquiétudes se taisent, étouffées dans le vent et la houle de l'Atlantique. Les cris de la vie s'éteignent. Parfois on entend les aboiements furieux des chiens errants. Ils creusent le sable pour chercher la fraicheur. Leur meute est proche, mais leurs aboiements assourdis par le vent semblent venir de très loin.
Des couples de jeunes français ont interrompu leur course à l'embourgeoisement le temps d'une pause sur cette plage d'ailleurs où ils oublient le quotidien sous la brûlure du soleil, dans le parfum des mangues éventrées mêlé à celui des crèmes solaires.
Les gens âgés sont rares, ils préfèrent les plages plus cossues et plus confortables de Sally.
A l'hôtel Blue Africa, les gens se croisent et se décroisent, s'ignorent ou se parlent sans conséquence, les choses de la vie prennent le poids de l'éphémère, leur juste poids. Les vacanciers ont le privilège de l'intermittence, ils passent en laissant dans la mémoire de leurs rencontres une image et un nom aussi flous que des traces dans le sable, en avivant le mirage de l'Europe des sénégalais et sans doute, leur désir d'y vivre. Ils partent la peau encore chaude, le coeur léger et les bagages lourds de babioles africaines. Certains se souviendront d'une pauvreté qui n'est pas la misère, du harcèlement entêté des africains, de la beauté des femmes et du sourire des enfants, de la puanteur iodée des détritus amoncelés sur les plages des pêcheurs, du vent qui emporte tous les tourments, du charme insupportable de l'Afrique.
M'Bour, juillet 2006.
Bonjour,
Voila celà fais maintenant 3 ans que je pars 6 mois de l'année au Sénégal...ou je n'ai jamais eu de problème! Suite à l'actualité de ce moment, je me pose un peu plus de questions et je voudrais avoir l'avis d'autres internautes pour discuter, échanger vos point de vue...en effet je pars normalement dans 1 semaine, avec un vol et une attente de 7h au maroc.........Je sais que la décision me revient mais je voudrais juste savoir si d'autres personnes sont dans le même cas que moi et si certains de vous se posent les mêmes questions
Voila celà fais maintenant 3 ans que je pars 6 mois de l'année au Sénégal...ou je n'ai jamais eu de problème! Suite à l'actualité de ce moment, je me pose un peu plus de questions et je voudrais avoir l'avis d'autres internautes pour discuter, échanger vos point de vue...en effet je pars normalement dans 1 semaine, avec un vol et une attente de 7h au maroc.........Je sais que la décision me revient mais je voudrais juste savoir si d'autres personnes sont dans le même cas que moi et si certains de vous se posent les mêmes questions
bonjour
je recherche un hô^tel sur Dakar pour 4 nuits est envoyé plusieurs mails à différent ho^tel mais aucune réponse, annonce sérieuse merci.
Bonjour,
Je suis allée au Sénégal, en juillet 2013, pour 2 semaines , à la Somone, avec mon mari et notre fils, qui a maintenant 14 ans. Pour notre fils, nous étions en hôtel club, mais nous sommes sortis tous les jours en excursions, avec un guide local. Nous avons adoré notre séjour. Nous avions créé un lien avec un jeune homme, devant l'hôtel, qui reste à la somone pour s'occuper de son petit magasin artisanal. On se retrouvait sur la plage de la lagune, on mangeait des huîtres avec lui, il nous préparait le thé... Quand nous sommes repartis, nous avons pleuré, lui comme nous. Par la suite, je lui ai envoyé des photos. Et de temps en temps, un peu d'argent, notamment pour la grande fête de fin septembre, pour l'aider à acheter le mouton... Nous nous donnons des nouvelles régulièrement, il nous appelle papa / maman...
En décembre, nous y allons pour une semaine. Nous ne lui avons rien dit, pour faire la surprise. Je suis très heureuse d'y retourner, et en même temps j'ai des craintes. Au téléphone, il m'avait dit, que si un jour on pouvait se revoir, il nous emmènerait rencontrer sa famille. Son village est assez loin de la somone, près du désert de lompoul.
Avec notre guide, nous nous sentions en sécurité, et avons apprécié toutes nos sorties.
Ce que je crains, c'est que "notre fils", pense que nous arrivons pour donner de l'argent (j'ai bien sûr prévu d'apporter des petits cadeaux), alors que je ne voudrais pas que notre relation soit basée sur cela. Je pense que je lui expliquerai, quand on se reverra, et je pense qu'il comprendra. Mais si nous allons dans son village, qu'est-ce que les membres de sa famille vont penser trouver dans nos petits cadeaux ?
Je me demande maintenant si j'ai bien fait de lui avoir envoyé quelque fois de l'argent.
Dans l'attente de vous lire,
Je suis allée au Sénégal, en juillet 2013, pour 2 semaines , à la Somone, avec mon mari et notre fils, qui a maintenant 14 ans. Pour notre fils, nous étions en hôtel club, mais nous sommes sortis tous les jours en excursions, avec un guide local. Nous avons adoré notre séjour. Nous avions créé un lien avec un jeune homme, devant l'hôtel, qui reste à la somone pour s'occuper de son petit magasin artisanal. On se retrouvait sur la plage de la lagune, on mangeait des huîtres avec lui, il nous préparait le thé... Quand nous sommes repartis, nous avons pleuré, lui comme nous. Par la suite, je lui ai envoyé des photos. Et de temps en temps, un peu d'argent, notamment pour la grande fête de fin septembre, pour l'aider à acheter le mouton... Nous nous donnons des nouvelles régulièrement, il nous appelle papa / maman...
En décembre, nous y allons pour une semaine. Nous ne lui avons rien dit, pour faire la surprise. Je suis très heureuse d'y retourner, et en même temps j'ai des craintes. Au téléphone, il m'avait dit, que si un jour on pouvait se revoir, il nous emmènerait rencontrer sa famille. Son village est assez loin de la somone, près du désert de lompoul.
Avec notre guide, nous nous sentions en sécurité, et avons apprécié toutes nos sorties.
Ce que je crains, c'est que "notre fils", pense que nous arrivons pour donner de l'argent (j'ai bien sûr prévu d'apporter des petits cadeaux), alors que je ne voudrais pas que notre relation soit basée sur cela. Je pense que je lui expliquerai, quand on se reverra, et je pense qu'il comprendra. Mais si nous allons dans son village, qu'est-ce que les membres de sa famille vont penser trouver dans nos petits cadeaux ?
Je me demande maintenant si j'ai bien fait de lui avoir envoyé quelque fois de l'argent.
Dans l'attente de vous lire,








