Discussions similar to: acheminer matériel Mali
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Comment acheminer du matériel au Bénin-Mali en Afrique?
Bonjour,

Notre association est à Lyon et nous aimerions acheminer du matériel (Jouets pour enfants, Cahiers, ...) en Afrique, notamment au Bénin et au Mali.

Si quelqu'un pouvait nous donner la meilleur façon pour faire cet envoi et nous donner les coordonnées des organismes qui s'en occupe.

Un grand merci à tous.

Tristan Dupont et l'équipe Jardin d'Avenir

Association Jardin d'Avenir www.jardindavenir.fr
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Recherche d'un chauffeur pour aller au Mali
Je retransmet le message d'une association, Akassa-Sahel, merci de leur répondre directement :

Bonjour tout le monde, L’association Akassa Sahel recherche un conducteur poids lourd bénévole pour acheminer du matériel médical et des fournitures scolaires. De Paris à Kidal en passant par la Tunisie et l’Algérie, départ immédiat… Merci de faire circuler l’information autour de vous si vous connaissez quelqu’un que l’aventure humanitaire intéresse. Prise en charge de tous les frais de séjour et du billet retour sur Paris.

Par contre aucune rémunération ne sera versée.

Coordonnées d’AKASSA SAHEL : 06 Rue Albert Camus 75010 PARIS info@akassa.org http://www.akassa.org Aboubacrène AG RHISSA : 06 03 12 87 81
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Logement pas cher dans des familles au Sénégal et Mali?
bonjours tous le monde je part en afrique a la mis janvier en 4X4 et j'aimerais avoir des plans pour loger dans des familles...NOUS PARTONS A DEUX a l'aventure et il est vrais que d'avoir quelque pied a terre pourrais etre le bienvenue etant donner que c'est le premier voyage que nous effectuons la ba ;;;;nous sommes a la recherche de la vie et des coutume local;;; merci cordialement
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Conseil achat véhicule pour France-Mali
Quel type de véhicule est à acheter pour faire France -MAli avec du matériel à acheminer (environ 30 kg), mais dans des cartons assez encombrants ? Peut-être que le véhicule sera revendu par la suite au Mali. Je n'ai aucune idée, et en regardant quelques discussions sur VF je n'ai pas trop pu me faire d'idée. Je suis dans le flou total, je n'y connais rien en matière de véhicule, sortie de ma 106 Peugeot je suis litéralement paumée !!!! AU SECOURS Merci Karine
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Expatriation au Mali: auto/assurances
bonjour, dans le cadre d'une prochaine expatriation (septembre) j'aurais souhaité des conseils ou références de déménageurs/banques/assurances/agence immo sur place ayant pignon sur rue pour la qualité et leur honnêteté et professionnalisme. ayant aussi besoin d'un TT4x4 sur place je souhaitais savoir s'il valait mieux l'acheter en France et l'acheminer ensuite (bateau ou route) ou s'il était préférable d'acheter sur place neuf ou occasion. Quel sont les lois concernant l'apport d'un véhicule au mali (frais de douanes etc) et si on achète sur place est-ce facile ensuite de ramener le véhicule en france (mines et homologation).

je cherche aussi à savoir s'il est facile de se procurer du matériel de développement photo (chimie et papier labo photo) au mali.

je souhaite aussi savoir quelles sont les cliniques/hopitaux de référence sur place en cas de pb (3 enfants de 5 à 9 ans).

merci
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Association ou ONG au Mali pour humanitaire
Cinq jeunes (entre 37 et 55 ans lol), tous passionnés de l'Afrique et envie de faire quelque chose... Bref, nous connaissons tous l'Afrique pour y avoir sejourné plus ou moins longtemps dans différentes expériences et nous venons de prendre la décision de faire une collecte sur tout notre département, de matériel scolaire et fringues et jouets, en faisant de la communication et en essayant d'impliquer un maximum la population au cours de soirée à thèmes. Ayant déja des retour positifs et afin d'avancer dans notre démarche, nous recherchons maintenant une ong ou une association qui soit sur place et qui puisse nous guider pour acheminer les différentes choses que nous aurons récoltées. Nous envisageons d'aller au Mali en janvier 2010, ce qui nous laisse le temps de tout préparer, et de mettre en place un projet sérieux. Dans l'attente de vos réponses, vous remerciant par avance pour votre aide.
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Recherche association pour bénévolat au Mali
bonjour, je suis étudiante et je cherche une association pour faire du bénévolat au mali aider un vilage une école, faire du soutien scolaire, des cours sur l'hygiène, ou autre, aider la population locale. je cherche une association qui parraine déjà un village ou une association là-bas. merci
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Recherche de l'aide pour un projet humanitaire en Mauritanie et au Mali
😉 Je suis actuellement en formation d'éducatrice spécialisée et dans le cadre de ma formation, il faut monter un projet soit fictif, soit réel...quitte à monter un projet, autant qu'il soit réel !!! Avec un groupe d'étudiants âgés de 20 à 35 ans, nous avons donc l'intention de partir en Mauritanie, ainsi qu'au Mali afin d'apporter notre aide, réceptionner le container de récoltes diverses (fournitures scolaires, habits, matériel médical...). Nous sommes pour ceci en relation avec une association qui a le projet d'ouvrir une unité d'hémodialyse là bas... Notre projet est donc de trouver des financements, et un ou 2 véhicules (style 4X4) car nous sommes minimum 4 à partir et maximum 6. Nous avons déjà quasiment tout le matériel, mais un peu + ne serait pas de refus !!! Voilà, avis aux personnes voulant nous donner des conseils et/ou un coup de mains😛 car pour l'instant nous sommes au point zéro.. Merci à tous
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Acheter un véhicule à Bamako ou en France?
Pharma huma est une association humanitaire et chaque année depuis six ans nous partons au mali aider un petit village nommé blendio . Cette année nous aimerions leur amener un vehicule qu'ils pourraient utiliser comme ambulance (le transport des femmes enceinte en mobylette etant deconseillé) Est il preferable d'acheter le vehicule en question (style 4x4) sur place a bamako ou il vaut mieux acheter le vehicule en france et le descendre par la route ou encore l'acheminer par fret Si vous avez de l'experience en la matiere ou un element de reponse nous vous en serons extrement reconnaissant merci d'avance
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Les Yeux du Mali
Voila, après plusieurs mois d'hésitation je me lance. J'ai créé mon association joliment appelée " les yeux du Mali". Je suis opticienne depuis quelques temps déjà et après avoir fait 3 voyages au Mali je me suis décidée à équiper en lunettes les populations défavorisées du Mali. Pour l'instant je me concentre sur la région de Mopti (pas la ville je pense mais les villages aux alentour). Pour cela j'ai besoin de paires de lunettes optiques (je précise verres et montures ensemble) et solaires (prévention contre la cataracte qui se développe très tôt dans ce pays ensolleillé). Je fais donc appel à votre bon coeur. L'adresse est la suivante LES YEUX DU MALI - 5 quai de Verdun- 71700 TOURNUS- Si vous souhaitez envoyer un chèque l'ordre est LES YEUX DU MALI, un reçu fiscal sera envoyé. Le N° de crétion de l'association à la Préfecture de Saone et Loire est le 0715005357 pour les sceptiques (que je comprends).

Voila, je suis fière de ma petite association, j'espere que cela marchera pour les Maliens, pour que les enfants puissent aller à l'école, apprendre à lire et compter notamment malgré leur problèmes visuels et pour que les adultes puissent travailler correctement dans leurs champs et nourrir leur famille. Merci pour eux.

Karine
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Retour d'un voyage à vélo Mali-Sénégal: une expérience!
Bonjour à tout le monde,

Je voulais juste laisser un petit message sur ce forum que je consulte régulièrement et qui grouille de bonnes infos.

Je viens juste de rentrer de 2 mois de voyages au Mali / sénégal dont 1 mois en vélo de Bamako à Ziguinchor.

J'ai fais le trajet avec mon frère et nous sommes passé notement par le sud du mali (Kenyeba pour ceux qui connaissent) et l'expérience à été hallucinante. Nous avons fais 5 jours de brousse profonde à traverser des torrents, des rivières dans des paysages mystique. Certaines personnes sur cette route n'avaient jamais vu de blancs et partaient en courant en nous voyant. Les accueils dans des villages ont été magnifiques et les gens adorablent.

Voila donc juste pour dire que je viens de faire une phase cyclotourisme absolument hallucinante et je tenais à partager ma joie sur ce forum qui m'a aussi aidé à me lancer dans le cyclotourisme il y a 4-5 ans.

Je conseille donc fortement cette piste (d'autant que cette route(pistounette) n'est pratiquable qu'à vélo ou à pied) plutôt que de faire comme beaucoup de gens et prendre la grande route qui va vers Kayes.

Ba beneen youn et ... 😎
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État de la route entre Rosso (Mauritanie) et Bamako (Mali)?
Bonjour

Je vais faire partit d'une mission pour amener du matériel à destination des gardes de parcs Nationaux au Mali. Ce n'est pas la première fois que cette association ( Mille-traces dans le Vercors) achemine ce type de matériel. En effet les missions ont commencé en 2004 et nous avons déjà équipés le Mali, le Niger, le Burkia et le Togo et Bénin. L'intitulé des missions est " Un avenir pour les éléphants de l'Afrique de L'Ouest". Chaque pays a reçu gracieusement une dotation de 3 renault 4L et du matériel comme des jumelles, tenues, chaussures de randonnées, tentes, etc.

Cette année nous repartons, le 11 novembre prochain, en 4 L + un camion 15 tonnes

De part la situation tendu d'année en année sur la route de l'espoir, Nous préférons éviter cet itinéraire et l'accès au Mali par Nioro , nous aimerions passer par le Sénégal via Kidira - Kayes - Kifa puis Bamako.

Quelqu'un est t il passé récemment par cette itinéraire. ? J'aimerais connaître l'état de la route et les formalités et tracas ( notamment frontière Mauritanie Sénégal ) pour préparer au mieux notre voyage

Merci d'avance de vos réponses

Cordialement à Tous Gilles
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Le pays où le noir est couleur
Djenné

« Le pays où le noir est couleur »

Il fallait sans doute être inconscient pour quitter le confort douillet de notre bonne vieille Europe et se plonger au cœur du continent noir avec pour seuls points de repère les images toutes faites des catalogues aseptisés des voyagistes et les souvenirs fabriqués et climatisés des touristes de safari.

Non, vraiment, cette approche était bien différente.

Invités des Djénnékés dans le cadre du jumelage de leur ville avec notre historique et bourgeoise cité vitréenne, nous étions neuf à nous partager la même émotion, à subir la première gifle de chaleur à la descente de l’avion sur le crasseux aéroport de Bamako. L’aventure commençait avec les premiers six cents kilomètres de piste qui devaient nous amener de la capitale au terme de notre périple, où nous attendaient nos amis africains.

Bamako

L’indescriptible ferraille cahotante réduite à l’essentiel qui nous emmène à la recherche de notre contact dans les faubourgs de Bamako n’est pas un modèle unique. Les Peugeot prolongent leur vieillesse poussive et rouillée dans la poussière rougeâtre des pistes maliennes. Tandis que notre chauffeur se bat avec son levier de vitesse, les premières images colorées de l’Afrique nous sautent au visage. Par les vitres ouvertes, des vagues brûlantes m’obligent à cligner des yeux. Un léger voile atmosphérique tempère l’éclat du soleil. La lumière joue des arpèges sur une gamme chromatique limitée à une déclinaison insensible du rouge vers le brun, pour s’achever dans le noir ciré des peaux africaines. Les petits vendeurs de tout et de rien s’égrènent des deux côtés de la route. Nous n’avons pas l’adresse complète de notre contact, mais nous savons que la « Maison des Cités Unies », dont il est responsable, se situe dans le quartier de l’hippodrome. Nous le cherchons en vain pendant deux heures et le croiserons par hasard alors que nous avions décidé de rejoindre l’aéroport pour nous débrouiller seuls.

Nous sommes chez Jean-Claude Michelet qui doit nous aider pendant cette première journée à négocier un véhicule et son chauffeur pour nous accompagner durant toute la durée de notre séjour. Nous nous installons, pour cette première nuit africaine, sous les moustiquaires. Je m’endors au son du tam-tam. C’est la fête dans la maison d’à-côté. Rythme sans cri, plaisir brut, lancinant. La nuit est pure, les étoiles clignotent dans un ciel qui n’est plus le nôtre. J’y recherche en vain mes repères habituels. Les tam-tams se sont tus, le silence est revenu, à peine troublé par le froissement soyeux d’une énorme chauve-souris au vol saccadé. Le lendemain, je m’éveille au son litanien de la voix du muezzin, cristalline, s’éloignant, revenant, portée par le vent incertain.

Pour relier Bamako à Djenné, une seule route. Six cents kilomètres nous séparent du but de notre voyage, 600 kilomètres éprouvants sous un soleil implacable, dans un tourbillon de cette farine rouge, la latérite, qui, mêlée à la sueur, nous plaque sur la peau un masque craquelé, pénètre nos narines et nos poumons, cerne nos yeux, envahit tout. Il nous faudra 16 heures pour effectuer la liaison, ponctuée de nombreux événements, tous aussi imprévisibles les uns que les autres.

Le départ vers Djenné

Nous nous serrons dans la camionnette 404 bâchée vers 9h ½ le matin après avoir entassé malles et bagages sur le toit. Et c’est à partir de cet instant que nous allons vivre l’Afrique car on ne voit pas seulement l’Afrique, on la vit, par ses odeurs, par ses bruits, par ses rythmes, par ses incertitudes, par ses incompréhensions, par son indolence, par ses sourires fatalistes. Nous avions loué la camionnette uniquement pour nous. Assis sur les dures banquettes de bois, nous estimions que neuf personnes étaient une limite à ne pas dépasser. Douce naïveté ! Notre chauffeur nous demande la permission d’aller chercher sa femme qui doit se rendre à Ségou, à mi-chemin de notre périple. Quelques instants plus tard, en plein embouteillage indescriptible au centre de Bamako, un jeune Malien s’agrippe à l’arrière de notre véhicule. Nous voulons le repousser. Pas question, c’est l’apprenti-chauffeur, surgi de la foule. Nous protestons . « C’est l’Afrique ! » s’exclame notre chauffeur en un sourire immense et désarmant.

Nouvelle halte chez un mécano pour changer le radiateur. Nous quittons enfin Bamako avec près de deux heures de retard. Le voyage sera émaillé d’une bonne dizaine de contrôles de police dont un qui nous oblige à embarquer un militaire. Nous nous serrons un peu plus. Nous sommes maintenant treize.

A Ségou , arrêt pour déjeuner. On accepte, dans l’unique hôtel-campement, de nous cuire du poulet. Les bières sont les bienvenues car nos réserves en eau s’épuisent. Nous en consommerons dans la journée une quarantaine de litres. Pendant que nous déjeunions, nous avons laissé filer notre chauffeur avec la camionnette. Il en a pour un quart d’heure. Une heure après il n’est toujours pas là. Nous nous regardons, inquiets, tous les bagages sont sur la galerie. Et si il ne revenait pas ? Une pétarade désormais familière épanouit nos visages. Nouveau sourire découvrant ses touches de piano : « c’est l’Afrique ! Sans doute un quart d’heure CFA ! Là, il rit franchement.

Les sueurs froides c’est pour après, sous la forme d’une biellette de direction trop fatiguée pour survivre à l’épreuve. Il s’est arrêté juste avant qu’elle ne cède. « Je vérifie. J’ai du jeu dans la direction. ». Quelques instants plus tard c’était la catastrophe. A cent km/h cela ne pardonne pas. Il fait nuit. Nous sommes à San. Notre chauffeur reste optimiste. Au poste de police, on lui prête une mobylette pour tenter de trouver, dans la ville, la pièce salvatrice. Nous nous apprêtons à passer la nuit sur le bord de la route. Une malienne, au comportement étrange, rit, chante, danse, tient des propos incohérents. Folie, drogue ou tout simplement alcool ? A la lueur fugace de nos lampes électriques nous n’osons plus nous regarder. Le temps s’écoule lentement. A peine une demi-heure s’est elle écoulée, qu’il est là, triomphant, une biellette toute neuve dans la main. C’est l’Afrique !

Après un nouvel arrêt chez la personne qui lui a procuré la pièce, nous quittons San. La route s’éternise. Nos vertèbres n’en peuvent plus. Nos muscles, crispés pour conserver un équilibre précaire, sont à la limite de la tétanisation. Et nous n’avons encore rien vu. Nous abandonnons la route après l’embranchement de Djenné pour nous élancer courageusement sur la piste ondulée. Infernal. Cauchemardesque. Nouvel arrêt. La biellette se desserre. Il était temps. Nouveau départ jusqu'à l’impasse : le Bani. Le fleuve doit, à cette période de l’année, être franchi au moyen d’un bac mais la sécheresse a changé la configuration du terrain. La lueur froide de la lune inonde le paysage de larges flaques blondes. Nous demeurons stupides devant la piste coupée. Il est impossible de s’aventurer dans le lit du Bani, large d’un bon kilomètre, sans rien voir, sans savoir où est l’eau, les vasières éventuelles, les effondrements de terrain. Soudain, fantomatique, une silhouette vêtue de blanc, surgit de la nuit. Entre ses doigts croisés sur son ventre s’égrène un chapelet. Hébétés, nous le regardons s’avancer droit et digne. Que faisait-il là, en plein désert, à l’écart de toute civilisation ? Le mystère demeurera. Peut-être était-ce un miracle ? Notre chauffeur, qui plus tard nous en donnera une explication mystique, sert d’interprète. Il l’installe dans la cabine à côté de lui. Nous nous élançons, dévalant les falaises bordant le lit du fleuve pour franchir les vasières sans nous arrêter, contournant d’un seul élan ses bras encore inondés. Surtout ne pas s’arrêter. Nous retenons notre souffle mais notre homme sait où il nous mène. La berge opposée atteinte, je le regarde s’éloigner, toujours aussi droit, toujours aussi digne, toujours aussi mystérieux.

Djenné

Nous voici à la Maison des hôtes. C’est là que nous logerons. Comme tous les bâtiments de Djenné, elle est construite en banco, briques de terre crue. Le « confort » est monacal, réduit à sa plus simple expression : il n’y a rien sinon les matelas de mousse. Pas une chaise, juste un trou dans une pièce attenante en guise de commodités, et des cuvettes d’eau douteuse. On vide l’eau usée à même le sol, en pente douce, jusqu'à un orifice, pratiqué dans un coin, assurant son évacuation. C’est le luxe, car le dénuement total je le verrai en visitant un intérieur djennéké. Accroupie à même le sol de terre battue, une femme prépare les galettes de mil. La pièce est entièrement vide. Cette image va rester gravée dans ma mémoire. Boubakar, l’instituteur, m’accompagne très tôt le matin. Je veux faire des photos des boutiques d’artisans. « Ca va, ça va bien, et ta famille ? ». Le tout débité comme une litanie, sans attendre de réponse. Je ne compte plus les mains qu’il me faut serrer. « Bonjour, bienvenue à Djenné ». Et les sourires, partout les sourires. Cette joie de vivre, de survivre, me rend humble. Quelle leçon ! Je ne pourrai plus vivre tout à fait comme avant.

Jamais je n’ai entendu un enfant pleurer. Ils sont tous beaux, sains, parfois très sales - l’eau est précieuse - ils sont joueurs, curieux, rieurs, malicieux, tendres, affectueux. Leurs sourires éclairent l’âme du voyageur. Ici, les enfants sont rois. Boubakar m’accompagne à l’école. Ma gorge se serre devant les tables usées et le tableau noir. On enseigne le matin, l’après-midi étant consacrée à l’initiation aux techniques agricoles. Tout autour des bâtiments scolaires, on plante, on arrose, on entretient. Un enfant me montre le karité. Les paysans n’abattent jamais cet arbre. Il est trop utile. Il est médecin, il soigne les rhumes, les courbatures, les maladies pulmonaires. De ses noix on extrait le beurre de karité qui sert à la fois à la cuisine et à l’élaboration de produits de beauté. Nous aurons plusieurs fois l’occasion de manger des patates douces cuites dans le beurre de karité.

Le marché de Djenné

Chaque lundi se tient le marché. Dès la veille au soir commencent à s’installer sur la grande place centrale, face à la mosquée, les villageoises des environs, venant de plusieurs dizaines de kilomètres à la ronde, à pied, portant sur leur tête les marchandises qu’elles vont tenter de vendre. On trouve de tout sur le marché : les poissons séchés, les épices, les graines, le beurre de karité, la viande, les sauces, les fruits, les légumes, le savon fabriqué sur place, les cuvettes, les calebasses, les objets artisanaux, les vanneries, les tissus, les outils rudimentaires. Tout est disposé à même le sol, dans la poussière. On se presse, on se bouscule, on se harangue, on s’interpelle dans une explosion de bruits, d’odeurs, de couleurs, de chaleur moite. Les odeurs surtout, crues, sauvages, brutales. On saisit l’Afrique à pleines narines : les mangues délicates et parfumées, les épices mystérieuses et envoûtantes, les poissons pourris et insupportables, les sauces écoeurantes, et mille autres parfums inconnus, indéfinissables, tour à tour sublimes et pestilentiels. Les femmes, cambrées, passent et repassent, se croisent et s’entrecroisent, drapées dans le chatoiement coloré de leurs tissus impossibles. La nuit tombée, de place en place, s’allument les feux des petits braseros pour quelques brochettes rapidement consommées. Le lendemain, le vent s’est levé balayant d’un revers dédaigneux les derniers attardés.

L’eau à Djenné

Une nappe phréatique assure l’alimentation en eau potable de Djenné. Elle est pompée à l’aide d’une motopompe - un cadeau du Canada - qui la propulse dans un château d’eau, d’une contenance de trente mètres cube, d’où elle est acheminée, par des conduites souterraines, vers les différentes fontaines disposées dans la ville. Un chef de fontaine est responsable de la distribution par quartier. Les habitants doivent acquitter une taxe de cinq francs CFA, par seau. Les fonds ainsi recueillis sont affectés à l’entretien du système, à l’achat de l’essence et au traitement de l’eau par le chlore. « Depuis cinq ans, date de l’installation de la motopompe, les diarrhées ont quasiment disparu de Djenné », note le médecin du dispensaire. Des affiches vantant les mérites de « l’eau de santé » incitent les Djennékés à utiliser cette eau de préférence à toute autre. Il est un fait qu’aujourd’hui l’eau de Djenné est une des meilleures du Mali. Hélas, la motopompe vieillit. Les réserves financières constituées par la taxe sont insuffisantes pour en assurer le renouvellement. Une taxe plus élevée dissuaderait les habitants d’utiliser cette eau. Les revenus sont plus que modestes. Que se passera-t-il lorsque la panne séchera les fontaines ? La vie des Djennékés est suspendue au crépitement du moteur de la motopompe.

Le barrage

La plaine, nue, désertique, s’étend à mes pieds. C’est le lit du Bani, asséché. Sur la berge, les maçons confectionnent des briques de terre séchée, tandis que les femmes lavent le linge dans l’eau boueuse, extraite d’un puits sans fond. Nous nous rendons sur les lieux du projet du barrage. Le sol est aussi dur que du ciment. La poussière abrasive nous pique les yeux. L’absence de roches dans toute la région a contraint les Djennékés à construire en pisé, soit moulé à la main sous forme de grosses boules, soit préconditionné en briques crues. Pour le barrage, il faudra bétonner, donc, importer certains matériaux. L’ingénieur chargé des travaux nous en décrit par le menu les contraintes. Un peu plus loin, les rapaces se partagent la carcasse d’une chèvre. Il faut que je m’approche pour qu’ils daignent s’éloigner d’un vol lourd et lent. Il est bientôt 19h, nous sommes sur le chemin du retour. La nuit est tombée sur la brousse, chaude et parfumée. Les bergers rassemblent leurs troupeaux. Nous sommes invités à discuter des difficultés de l’élevage à Djenné, avec le chef de l’élevage.

« Il faut comprendre qu’ici la nature est hostile. Nos vaches doivent trouver leur nourriture elles mêmes. Elles produisent deux litres de lait par jour. Chez vous, une bonne laitière en fait trente. Lorsque vous vous plaignez d’excédents, nous ici, on rigole. »

Tant mieux si cela le fait rigoler. Le ciel s’allume point par point. Le concert bruyant des vaches se mêle aux ordres brefs des bergers. Les flèches lumineuses de nos torches trouent l’ombre de lueurs incertaines et fugaces. Patiemment, il nous explique :

« A Mopti, grâce à l’aide de la France, on va créer une laiterie. C’est généreux mais l’acheminement du lait est impossible. Il n’y a pas d’infrastructures routières. La conservation du lait par réfrigération se fera comment, sans matériel et sans électricité ? Et les débouchés commerciaux n’existent pas ».

Nous nous séparons après avoir bu à la régalade une calebasse de lait fraîchement trait.

Le pays dogon

Pour nous rendre en pays dogon, nous empruntons la piste. La vraie piste africaine. L’épreuve commence. La camionnette cahote, gémit, se dresse, plonge, renâcle, bondit, s’époumone, s’emballe, contourne, hésite, s’empanache de poussière rouge. Les quarante derniers kilomètres seront parcourus en deux bonnes heures. Et nous voilà chez les Dogons. La seule ethnie au Mali encore animiste. Nos amis Djennékés qui nous accompagnent : Baba et N’iangalli, aplanissent les difficultés pour nous permettre de pénétrer dans le village de Songa. Second choc. Je mesure l’impuissance dans laquelle je me trouve de traduire ce que je ressens, ce que je vois, ce que je devine. Un autre âge, une autre planète. Dans les ruelles très étroites, une sensation d’étouffement. Les cases de terre séchée sont minuscules et vides. Les enfants s’accrochent à nous, rieurs, curieux. Certains nous tendent un rectangle de papier où est inscrite leur adresse. Ceux-là vont à l’école et cherchent un correspondant. L’anachronisme est partout. On nous présente l’Ogon, le plus ancien du village, que nous saluons avec respect. On nous explique les coutumes toujours vivaces, la case à palabres, l’autel aux sacrifices, les génies.

Le lendemain, au lever du soleil, accompagnés d’un jeune Dogon, sac au dos, gourdes en bandoulière, nous partons à pied dans la montagne, à la recherche des villages les plus reculés. Heureusement que nous ne mesurions pas à l’avance l’ampleur des difficultés. Dans la montagne, les roches, transformées en accumulateurs thermiques, amplifient la cruauté du soleil. Nous devons effectuer une pause tous les deux ou trois cents mètres, essoufflés, le cœur affolé dans la poitrine. Parmi notre petite troupe il se trouve pourtant de bons marcheurs. Nous croisons souvent des femmes, dignes et droites, transportant des charges incroyables sur la tête. Les villages sont nichés à flanc de falaise et les puits, en bas, dans la vallée. L’approvisionnement en bois et en eau nécessite de quotidiens va-et-vient. Des enfants nous suivent pour nous aider, spontanément, nous guidant dans les passages difficiles et disparaissent tout aussi mystérieusement qu’ils sont apparus. Lorsque nous traversons un village, nous devons obligatoirement nous présenter au chef de village qui nous écoute en hochant la tête. Notre interprète nous enseigne les fautes à ne pas commettre pour ne pas troubler l’ordre social. Il nous rappelle l’essentiel de la religion animiste :

« Selon l’écrivain malien Amadou Hampaté Ba, l’univers visible n’est que l’écorce d’un univers invisible beaucoup plus vaste où s’agitent bien et mal, forces positives contre forces négatives, avec le temps comme terrain de lutte et l’homme comme arbitre mais aussi comme participant. On retrouve constamment cette opposition : bien - mal, positif - négatif, harmonie - chaos, Dieu est le « souffle vital » . Il a créé l’univers. L’homme n’en est qu’une composante qui peut provoquer le chaos dans l’harmonie voulue par Dieu. Mais ce dernier a introduit des entités négatives dans ce grand jeu. L’homme dispose donc d’une marge de liberté qui lui permet de choisir son camp : il s’intègre dans l’ordre des choses ou, allié aux puissances négatives, il désorganise l’œuvre divine. Il est à noter que l’Africain ne prête aucun trait anthropomorphique à Dieu. On assimile « le souffle vital » à la Parole d’où l’importance du Verbe. La parole est l’agent de la création. C’est aussi la courroie de transmission qui permet à la révélation initiale de traverser les âges. Dieu représente une entité considérable. Il serait irrévérencieux et inutile de s’adresser directement à Lui. Il a délégué ses pouvoirs à d’innombrables génies aux attributions diverses. Certains recouvrent les phénomènes naturels. On conclut avec eux un pacte qu’il convient de respecter scrupuleusement. Ces génies se localisent au travers des fétiches. Ceux-ci sont un support pratique permettant de visualiser une force immatérielle : un arbre, une statuette, un masque, une montagne. Pour éloigner les entités néfastes, on utilise un ensemble de rites et, pour ce faire, on a recours à la palabre »

Plus tard, enfin parvenus sur le plateau rocheux nous ramenant à la ferme dogon, nous mesurons l’importance de nos efforts, et nous sommes fiers de notre expédition. Les Dogons, eux aussi, ils se méritent.

Je garderai en mémoire la fière beauté des Maliennes, leur allure altière, l’arrogance amusée de leur regard. Droites et dignes, toujours présentes mais discrètes, elles cristallisent la volonté de vivre, de survivre, dans ce pays maltraité par la nature, asséché par les vents de sable, oublié des nuages.

Eider
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Association au Mali pour aider humanitairement?
Bonjour à tous !

Je compte partir cet été au Mali avec l'association 2ADIB en camp chantier, je partirais probablement les deux premières semaines d'août. J'aimerais aider une autre association au Mali et je me demandais si vous en connaissez d'autre ?

Merci d'avance !

Mikael

PS : Petite information : je suis mineur (j'aurais 17 ans fin juillet), mais cela ne pose pas de problèmes a mon voyage.
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Acheminer un colis au Mali
BONJOUR MA FILLE CORRESPOND AVEC UNE ECOLE A KIKARA( MALI) VISITEE AVEC LES "ECOLES DU DESERT" ET ELLE SOUHAITE LEUR ENVOYER DES VETEMENTS. ELLE A PREPARE UN COLIS ( 7 kg) MAIS LA POSTE NOUS A DIT QU'IL AVAIT PEU DE CHANCES D'ARRIVER, ET NOUS A CONSEILLE DE LE FAIRE ACHEMINER PAR DES TOURISTES OU UNE ASSO. LE VILLAGE EST PRES DE DOUENTZA (REGION DE MOPTI).

JE CHERCHE DONC QUELQU'UN QUI POURRAIT L'ACHEMINER( AU MOINS JUSQU'A DOUENTZA, SI C'EST TROP LOURD JE PEUX FRACTIONNER ET ON ESSAIERA D'ENVOYER LE RESTE UNE AUTRE FOIS) MERCI D'AVANCE A CEUX QUI POURRONT NOUS AIDER.
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Formalités pour acheminer une ambulance à Mopti au Mali
je suis à la recherche de renseignements pour pouvoir acheminer une ambulance des pompiers à mopti pour le compte d'une association via l'espagne le maroc et la mauritanie mais il semble que je vais rencontrer des problemes de formalites au maroc, est ce que quelqu'un qui à déjà fait ce genre d'opération pourrait me dire ou m'adresser pour avoir des reponses?je part le 11 novembre 06.
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Sète-Tanger-Mauritanie-Mali en voiture: formalités?
Salut les voyageurs,

En 2008, on est parti de Oran (Algérie) pour aller au Mali et puis remonté par la Mauritanie. On avait pris nos visas en France (coûteux).

Cette année, je pars le 27 janvier de Séte pour aller vendre des voitures (plus pour le fun que pour le bizzness) une 405 break et une mercedes 300 d (123T) break.

Question diverses:

Peut-on rentrer au Maroc avec des cartes grises barrées avec actes de vente?

Quelqu'un connaîtrait un garagiste cool à Tanger pour bosser sur nos voitures la 405 demande une sérieuses révisions.

Les voitures ne sont pas à nos noms, mais pas C.G. barrée, il faut que je fasse une procuration pour passer les frontiéres et bien sur j'ai un acte de vente Français. Cela suffit-il??

Peut-on prendre les visas pour la Mauritanie et le Mali sur la route? : entre temps j'ai trouver en cherchant pas de réponse à ma questions sur les visas, nous partons sans visa et on verra aux frontières.

Pour vendre les voitures au Mali ou en Mauritanie quelle sont les pièges a éviter, et quelle sont les formalités (roots ou autres)?

Quelles sont les prix que l'on peut espérer vendre ces voitures soit au Mali ou en Mauritanie?

Et enfin, nous sommes 2 à partir chacun dans une voiture, nous cherchons à partir de Séte le 27 janvier 2009 ou au Maroc jusqu'au 8 février un passager(e) par voiture Participation au frais de base (gasoil) voyage tranquille pas plus de 400 à 500 km par jour et des haltes souhaitées arrivé à bamako vers le 15 Février (à voir).

BONNE ROUTE

DIDIER
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Premier voyage au Mali
Bonjour,

Billets en main, désir de découvertes et d'échanges, de vivre à l'heure et aux rythmes maliens: voila ce qui constitue aujourd'hui mon bagage d'avant départ pour Bamako le 1er février pour un séjour d'un mois. Je souhait vivre ce voyage au jour le jour, au grès des rencontres sans itinéraire ni programme prédéfinis. Mais comme un minimum d'organisation s'impose, je serais ravie d'avoir quelques conseils de voyageurs avertis notament sur les indispenables nécessaires à un 1er voyage en afrique. Quelques contacts sur place seraient bienvenus. Question subsidiaire: où dance-t-on la salsa à Bamako ?

Merci d'avance et meilleurs voeux !
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Association humanitaire au Mali
Bonjour à tous!! Je suis à la recherche d'idées, d'informations, de personnes motivées, d'aide pour monter un projet humanitaire au Mali!!

Je vous laisse mon mail pour répondre ou bien directement sur ce site. Un grand Merci.

Cordialement.

Tristan tristandupont@hotmail.com
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Transport de lunettes sur Mopti au Mali
Je fais appel à tous les aventuriers, vacanciers, travailleurs, bourlingueurs.. pour transporter un colis de 5 kg de lunettes sur Mopti, au centre de santé, où mon association locale attend ces marchandises. Merci de votre générosité. karine
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Conseil pour carte grise et filtre à gaz-oil pour une ambulance acheminée de France au Mali?
Bonjour. L'association Pangée à recu le don d'une ambulance, nous allons ammener ce véhicule à Kati, près de Bamako. Nous ne pouvons pas obtenir la carte grise car il faut être agréer pour posseder un "VASP". Le donnadeur nous a fais un papier signé et validé par la mairie nous autorisant à conduire ce véhicule. Qui peut me dire si ce sera suffisant pour traverser Maroc et Mauritanie? De plus le moteur Peugeot est à injection dircte et on me conseille d'installer un filtre centrifuge pour éviter une panne en cas de gaz-oil de mauvaise qualité. Ce filtre vaut 300 € + montage. Qui peut me dire si c'est vraiment nécessaire ? Amicalement jean louis www.association-pangee.org
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Formalités d'entrée en Guinée depuis le Mali
Nous avons visité la Guinée en novembre 2007 à partir du Mali avec notre propre véhicule immatriculé en France

et entreposé à Bamako.

Concernant les formalités administratives elles peuvent être réalisées à l'ambassade de Guinée à Bamako.

Nous avons déposé nos visas le matin à 11h et nous les avons récupérés le soir même (2 photos + photocopie

passeport et permis). Il n'a pas été nécessaire de fournir une invitation comme l'ambassade de Guinée à Paris

le demande. Les prix des visas sont affichés sur un tableau.

Sachez que les visas pour la Guinée sont relativement coûteux (plus de 500 000 FCFA) et que vous pouvez

obtenir un laissez-passer pour votre véhicule (150 000 FCFA). Il n'est pas nécessaire d'avoir un carnet de

passage en douane pour se rendre en Guinée avec un véhicule français. Le principal passage frontière entre le

Mali et la Guinée se trouve à Kourémalé à 120 kilomètres au sud ouest de Bamako.

Avec un peu de chance les formalités douanières et policières peuvent être réalisées en moins de deux heures.

En novembre 2007 il ne restait qu'une dizaine de kilomètres de piste sur les 120 kilomètres qui séparent Bamako

de la ville frontière de Kourémalé. Côté guinéen la route est parfaite jusqu'à Kankan après c'est une autre

affaire. A signaler que l'état du réseau routier est très variable. Si le goudron est parfait entre Kindia et

Kissidougou, il est de très mauvaise qualité entre Kissidougou et Zérékoré et il peut avoir

complètement disparu sur certains itinéraires (Kissidougou/Tokouno prévoir 5h de route). Durant notre séjour

nous avons été emmerd.. qu'une seule fois à Kankan par un policier indélicat. Dans votre véhicule prévoir deux

triangles rouges. Sinon, rien à signaler. La Guinée est un pays très rural et l'accueil des guinéens a été

particulièrement remarquable. Très peu de sollicitation de la part des enfants ou des adultes, beaucoup de

sourire et de sympathie ce qui rend le pays très attachant. En Guinée la population ne demande pas l'argent

ou le bidon comme cela est trop souvent le cas en Afrique. Malgré la pauvreté du pays l'éducation des guinéens

est remarquable de ce point de vue là.

Même si les paysages ne sont pas grandioses la nature y est belle et préservée (Fouta Djalon). En Guinée

forestière il ne reste malheureusement que très peu de forêt primaire mais l'ascension des Monts

Nimba vaut le détour (ascension possible depuis N'Zo mais prévoir 10h de marche. Pour marcheur aguerri).
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Itinéraire Ouagadougou-Dori-Djibo-Hombori (Burkina Faso-Mali)
Coucou !

Nous partons cet été à 4 au Burkina et au Mali. En partant de Ouaga, nous souhaiterions aller voir le désert sans aller dans les zones déconseillées par le site du ministère des affaires étrangères. On aboutit alors au trajet suivant : Ouaga-Dori (où nous pourrions faire une excursion dans le désert)-Djibo afin de passer au Mali et voir les falaises de Hombori qui sont apparemment très belles. Cependant le trajet semble long et il n'y a que des pistes entre Dori-Djibo-Hombori. Qu'en pensez-vous ? Est-ce faisable ? Ou est-ce perdre beaucoup de temps ? Y a-t-il d'autres options ? Une fois au Mali, on continue par le pays Dogon, Mopti, Djenné, Ségou et Bamako.

Merci de vos conseils !
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Recherche livres d'enfants pour bibliothèque à Bamako au Mali
Je suis à la recherche de livres pour les enfants, pour la création d' une bibliothèque à Bamako, au Mali. Je demande donc à toute personne qui ne sait pas quoi faire de ses anciens livres, de me contacter... Tous vos dons seront envoyés à Bamako...pour la création de cette bibliothèque. Pour cela...contactez moi, je vous remercie d' avance, pour ces enfants.
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"Chatma": troisième album de Tamikrest (Mali)
Musique pour promouvoir la cause touarègue

A peine croyable, le jeune groupe touareg Tamikrest ("Nœud") publie déjà son troisième album, "Chatma" ("Sœurs"), le plus confiant jusqu'ici. Cet album, enregistré à Prague en raison de la situation qui prévaut au nord du Mali, est dédié aux femmes touarègues, ces femmes respectées, reines du désert, autrefois piliers de la société nomade, symboles de toute une communauté plongée dans les désarrois de différents conflits. Entre mélancolie et sérénité, Ousmane Ag Mossa leur rend hommage en dix chansons.

Enfant qui grandit dans le Sahara, Ousmane Ag Mossa décide de devenir avocat – ou plutôt un "avocat" pour son peuple, les Touaregs sémi-nomades du Sahara méridional qui sont marginalisés et diabolisés depuis un demi siècle. Mais les Touaregs n'ont pas d'avocats, de sorte qu'il est devenu musicien à sa place. En effet, cela revient au même. Le succès de Tamikrest, groupe qu'Ousmane fonde avec ses camarades dans la ville de Kidal, au nord du Mali, lui donne une plate-forme plus puissante que n'importe quel avocat pourrait espérer.

Sur le nouvel album, les riffs de guitare et les 'rolling desert grooves' consolident les thèmes plus ou moins universels dans la musique de guitare touarègue : le mal du pays, la nostalgie, la beauté de la nature et surtout la nécessité des Touaregs de se soulever, de s'unir et de prendre le contrôle de leur propre avenir : "La lutte pour la liberté s'impose à moi comme un objectif / Pour ma terre, le Désert où habitent mes sœurs." (dans Takma)

Son rêve d'indépendance pour les Touaregs est sans concession. Pas pour lui : la musique d'ambiance "roucoulant" l'unité et la fraternité nationale qui est actuellement acheminée dans tout le Mali, avec son président nouvellement élu. Son peuple a trop souffert pour revenir au statu quo, en particulier les femmes. "Elles souffrent d'une manière qu'elles n'ont jamais connue auparavant, " Ousmane se plaint, "mais elles vont toujours résister et revendiquer leur propre liberté, en attendant qu'elles retrouveront un jour la liberté sur leur terre." Leurs difficultés incluent les souffrances subies par la terreur exercée par les jihadistes et dans les camps des réfugiés mais aussi les restrictions imposées à elles : elles ne peuvent danser ni jouer de la musique et doivent être couvertes de la tête aux pieds. Les femmes touarègues ont toujours bénéficié d'une grande puissance et de la liberté d'expression, et à force des machinations obscures d'une poignée de dirigeants touaregs, la cause touarègue se confond avec celle des jihadistes. Et comme beaucoup de Touaregs, Ousmane présume que c'était délibéré ...

Cependant, les armes d'Ousmane sont le micro et la guitare. L'idée d'une nation touarègue à une identité culturelle unique est instillée dans ce peuple largement dispersé à l'aide de la musique. A supposer que la musique de Tamikrest sonne à peu près comme celle de leurs idols et mentors Tinariwen aux oreilles occidentales, c'est parce que leur lutte est essentiellement le même. "Notre musique fonde sur une cause très prècise : la cause touarègue", explique Ousmane. "Proprement dit, nous sommes tous les enfants d'Ibrahim . Je suis très influencé par sa musique, et par son 'touch' à la guitare."

De retour au désert, Tamikrest sera possiblement plus populaire que ses aînés Tinariwen parmi la jeunesse touarègue. A bien des égards, Tamikrest porte le fardeau de 'fronting' cette jeune génération subsaharienne par les événements récents. En tout cas, leurs priorités sont claires : l'unité, l'éducation, le développement et la paix – mais pas à n'importe quel prix ...

Avec cet album, Tamikrest donne une déclaration d'amour "nouée" d'un geste politique. Une célébration de virtuose, à écouter absolument !

Ma bien aimée, je pense à toi / Je pense aux souvenirs partagés / Je me rappelle du jour de ton départ / Mon cœur pleure par amour pour toi / Je me rappelle des traces que tu as laissées / Elles me brûlaient lorsque j'essayais de les effacer / Je me rappelle nos paroles / Je n'ai rien omis, j'ai tout dit / Vous avez assez dit que c'est de la parole que naît l'amour. (texte du dernier morceau, Timtar)

CD : Tamikrest – Chatma. Glitterhouse Rec. (2013)

Hery

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Hésitation entre le Sénégal et le Mali
Bonjour, Nous partons cet été avec mon ami soit au Sénégal, soit au Mali. Nous ne connaissons ni l'un ni l'autre l'Afrique et hésitons entre ces deux pays. Je fais donc appel aux personnes qui connaissent ces deux pays pour nous donner leur opinion personnelle sur la question, merci d'avance !
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Trouver des camions à Nouakchott pour le Maroc, janvier 2018
Salut, je suis un jeune ivoirien et j'ai l'intention d'aller au Maroc en passant par le Mali, la Mauritanie et enfin le Maroc. Je serai ravi d'obtenir votre aide et de m'éclairer sur ses questions que je ne cesse de me poser. Question ci dessous:- es-ce qu'il possible de trouver des camions à Nouakchott pour Rabat au Maroc ? Merci à tout ceux et celles qui me permettront d'elargir mes connaissances pour être bien guider. Cher(es) membres de voyage forum je compte sur vous !!!
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