J’ai une question qui peut paraître ridicule pour beaucoup, je voudrais savoir s’il est possible d’aller de la France au Burkina Faso avec une caravane. Je ne connais pas cette Route, je connais bien l’Afrique pour avoir vécu sept années en Afrique centrale. J’aimerai aller au Burkina par la route très tranquillement et je me pose la question si je prends un 4x4, ou un camping car, mais j’aimerais encore mieux la caravane. Merci de remédier à mon ignorance.
combien y a t-il de kilomètres entre la capital ouaga et dissin departement proche de la frontière ghanéene et combien de temps faut-il de temps pour y aller en voiture
salut a tous moi et un groups de 8 perssone parton en juin ou juillet prochain en voyage humanitaire au Burkina faso et cherchon des billets d'avion de montréal jusqu'au Burkina a bas prix si quelqu'un peut nous aidé merci d'Avance
Guillaume du Québec
bonjours je part en voyage avec mon camion vers le burkina je voudrait savoir si on peux me renseigner sur les endroit ou je pourrai faire le plein surtout en maurita nie mali et burkina
bonjour
j aimerais savoir quel sont les formalitées pour effectués un mariage entre francais et burkinabaise... j aimerais savoir a quel orgnisme me renseigner et savoir si ces demarches sont longues.. car nous avons prevu de faire le mariage en aout cette année. et puis quel sont les conditions d entrée sur le territoire francais une fois le mariage effectué. merci de me repondre
cordialement
doni qué
flo
j aimerais savoir quel sont les formalitées pour effectués un mariage entre francais et burkinabaise... j aimerais savoir a quel orgnisme me renseigner et savoir si ces demarches sont longues.. car nous avons prevu de faire le mariage en aout cette année. et puis quel sont les conditions d entrée sur le territoire francais une fois le mariage effectué. merci de me repondre
cordialement
doni qué
flo
J'ai très envie d'aller au Burkina en avril. Mais que penser de la sécurité là bas ? Entre le Mali proche et les problèmes politiques récents, je ne sais pas si c'est bien prudent.
Bonjour à tous,
Je pars cet été au burkina faso pour 1 mois puis j'aimerais me rendre au Kenya (nairobi par exemple). Je voulais savoir quel était le moyen de transports le moins couteux. Le voyage me parait un peu risqué en 4x4 (congo, soudan...).
Voila! merci a tous !
Je pars cet été au burkina faso pour 1 mois puis j'aimerais me rendre au Kenya (nairobi par exemple). Je voulais savoir quel était le moyen de transports le moins couteux. Le voyage me parait un peu risqué en 4x4 (congo, soudan...).
Voila! merci a tous !
De Retour de Delga, Burkina Faso
Rencontres pour un voyage en solitaire au Pays des Hommes Intègres
Delga est un petit village de brousse fait de cases en banco, à 14 km de la ville de Kaya (105
km au nord de Ouagadougou), dont l’école en réalité accueille tous les enfants des villages
avoisinants. Sous la désignation de Delga, il s’agit en fait d’un groupement d’une dizaine de
villages, de cultures différentes mais à majorité Mossi, mais aussi Peulh et Moaga, qui vivent
autour de cette école.
Il y réside une seule petite boutique, un modeste marché et l‘unique maquis du canton (petite
buvette).
Les ressources de cette agglomération sont essentiellement agricoles pour les villages Mossi
et Moaga, d’élevage pour les villages Peulh. Les cultures sont celle du mil, du sorgho, de
l’arachide en majorité, et les revenus annuels des foyers ne dépassent que très rarement les
65 000 CFA (100 euros), quand ils y parviennent. C’est dire si il est difficile pour chaque foyer
de pouvoir scolariser ses enfants, d’autant plus pour le collège dont la participation
financière est beaucoup plus élevée que celle de l’école primaire (l’école n’étant pas gratuite).
Les communautés qui semblent vivre en harmonie selon des règles sociales ancestrales,
tâchent de se frayer un chemin vers la modernité avec une réelle circonspection face aux
réalités du monde actuel.
Cela se comprend dès le jour de l’arrivée, passant quelques heures d’après-midi au Palais de Déa (d’une étonnante simplicité, datant du fin 18em siècle, dont la gestion de l’espace est bien agréable), après la cérémonie de bienvenue du matin, auprès du Naba Tigré de Pikoutenga, des Chefs de villages du canton, et des représentants de toutes les parties concernées par cet échange. Etre la seule jeune femme de l’assemblé, étrangère (française qui plus est), est une situation singulière. Si le Naba Tigré, lors de la séance traditionnelle des chefs au Palais, avait tenu à ma présence, c’était me faire saisir bien des subtilités quand à sa position hiérarchique et au fonctionnement social de la communauté, notamment lors du salut de chaque groupe de Chefs et notables coutumiers des villages respectifs. Mi- allongés devant le Naba Tigré, ils présentaient leur respect et leurs écots, ces derniers relevant plus du symbole que de la fortune. Les représentants Peulh se plaçaient légèrement plus à distance du Naba Tigré, s’allongeant sur le coté avec une certaine nonchalance apparente. Puis, dans les quartiers du Naba Tigré, nous avons eu l’opportunité de parler de l’histoire des Mossis, du canton, des distorsions entre légendes et réalités quand à leur lignée, ou même des impératifs actuels.
J’ai croisé des élèves prometteurs, qui n’auront certainement pas l’opportunité de continuer leur parcours scolaire et travailleront au champs entre autre... Penser que bien des enfants à la tête bien faite ne pourront aller au collège et se résignent déjà à un avenir tracé, comme ils me l’ont confié avec dérision, ne cesse d’être présent à mon esprit. Assistés par la propagande scolaire du moins pire, “le travail est mon ami”, pour ne pas finir mendeur à l’image des enfants des rues que l’on croise une boîte de conserve à la main recueillant quelques maigres CFA pour un autre, les enfants cheminent entre maturité et enfance, récitant des poèmes du courant de pensée de la Négritude:
“Ma religion de grâce, ne me pose plus cette question. Ma religion n’est pas celle de la langue que je parle, Ma religion c’est ma race, celle de la couleur de ma peau, Celle de l’Afrique Authentique, Celle que mon cœur comprend.” Karim Traoré Logée à trois cents mètres de l’école, la maison était devenue une sorte d’annexe. Douze jours, c’est si court pour établir une relation avec toute une communauté étrangère à sa propre culture… Après le Nescafé rapido du petit matin, je rendais visite à Binta et sa famille au village de Basalayéré. Binta, femme charismatique à l’humour pince sans rire, est la représentante de la communauté des femmes. Elle m’offrait le petit déjeuner, la bouillie de mil, l’œil malin et attentif. Les premiers jours la bouillie était telle quelle, puis les jours suivants, Binta l’agrémenta de quelques carreaux de sucre et de beignets à base de farine de mil. Nos rires réservés dépassaient la barrière de la langue, mes esquisses d’échange en Mooré prêtant à l’hilarité de toute la famille et des visiteurs. Je pu apprendre sur la cuisine des plats principaux au feu trois pierres, observer les gestes à adapter aux cuiseurs à bois économes, ou les adaptations éventuelles à lui faire. Le mil est l’aliment majoritaire. Tous les jours l’on mange de la bouillie, du tô, et parfois des beignets, toujours à base de mil. Il est impératif que sa préparation avec les cuiseurs ne pose donc aucun problème. Sur le chemin du retour vers l’école, je visitais d’autres familles, notamment la famille Bendogo en charge du Bendré. Le Bendré est un tam-tam magnifique tout en rondeur, en premier lieu un langage à part entière frappé sur l’instrument que seuls les initiés peuvent entendre. Sa parole d’autorité sacrée m’avait été démontrée par le Naba Tigré lors de la séance traditionnelle des Chefs. Chaque génération, de 76 à 4ans, a la parole entre les mains chez les hommes de la famille Bendogo. Le Bendré est aussi le nom d’un journal de l’opposition. Le pays Mossi est la Tontenga Solomdé, la terre des contes. Tout enfant aime, récite, crée des contes. Beaucoup d’entre eux en écrivent à l’école, ils ont aimé en envoyer comme message, que j’ai soigneusement ramené. Faire des fresques de peinture avec les enfants sous la chaleur de la saison d’été est un grand moment ! Trois fresques prévues par classe, compte tenu de leurs effectifs, accrochées au mur d’un bâtiment attendaient les enfants tous les jours (au total sur le séjour 16). La préparation des couleurs attiraient particulièrement l’attention des enfants. Une foule de nez collés sur les fresques …
Tour de force que d’accéder aux différents mélanges et pinceaux d’une fresque à une autre, tour de force que de veiller à ce que chacun ait eu un pinceau en main. C’est si chouette de voir certains enfants les yeux brillants, une belle aisance avec les techniques de la peinture ! Et puis taquiner l’instituteur afin qu’il mette la main à la pâte avec ses élèves. Plutôt sceptiques au départ, ils y prenaient goût. Maryam, institutrice des CM1, avait finalement du mal à laisser le pinceau aux enfants ! Madhi (instituteur de CP) confiait «!On croit que c’est compliqué, c’est si simple ! Cela faisait des années que je n’avais pas eu l’occasion de dessiner, on oublie ! ». Il y a de belles fresques !
De 11h30 à 15h c’est la pause. Ma cour est envahie, pour des cours de mooré, une foule de questions, pour le partage de la marmite que je prépare. Si je suis rassasiée avec la bouillie du matin, la chaleur écrasante et une ou deux mangues, tous sont heureux de manger autre chose que le mil. Ainsi midi ou soir nous nous organisions un petit moment de partage, entre grands ou petits. Pour d’autres c’est aussi l’heure de la sieste sous l’ombre parcimonieuse, mais surtout en cette fin d’année scolaire de réviser avec sérieux pour affronter les examens. Les enfants révisaient beaucoup ensemble et s’entraidaient, comme des petits groupements poussant à l’ombre rare. Les parents de l’ami Dieudonné sont venu un soir avec un présent que je ne discernais pas dans la nuit noire, jusqu’à ce que le dit présent émette un son. Ils venaient m’offrir un coq. Offrir un coq est un grand présent du fait de sa valeur, un honneur pour celui qui le reçoit. Le coq est resté dans ma cour jusqu’au lendemain où nous l’avons tué, plumé et préparé avec les enfants. Un repas de fête accompagné d’une bonne marmite de riz au piment et oignons... Cette journée, dans l’excitation générale, reste un beau souvenir !! Les discussions et plaisanteries s’engagent avec Awa, Issouf, Solo, Mamata, Soumaïla, Ismaël, et bien d’autres durant ce jeudi sans école. C’est une belle occasion de découvrir leurs écrits, et leurs histoires personnelles et familiales. Beaucoup vivent chez les tantes, oncles ou grands parents. Leurs parents, les pères majoritairement, sont partis en Côte d’Ivoire afin de trouver du travail. Certains n’ont pas vu leurs parents depuis 7 ans, tel Soumaïla qui en a 11, dont les parents ont refait leur vie là bas avec un petit frère... Ils sont plus ou moins bien considérés par les familles qui les ont à charge. Si généralement les hommes ou les parents font parvenir un peu d’argent, certains ne donnent pas tant de nouvelles. Il est vrai que lors des rassemblements occasionnés par les séances cinéma du soir, la communauté des enfants, des jeunes et des femmes étaient majoritaires avec les anciens... Beaucoup moins d’hommes de 25 à 50 ans. A la tombé du soir, c’est donc au tour des séances cinéma avec le projo, le groupe électrogène, la batterie, l’installation électrique façon-façon, qui marche, qui ne marche pas, qui finit par marcher.... Des gens faisaient jusqu’à 10 km à pied pour venir. Les spectateurs ont attendu une fois jusqu’à 2 h que cela puisse fonctionner pour voir le cinéma. J’ai compris le pourquoi de l’emplacement près de ce qui tenait lieu de stade !! De l’engouement pour le cinéma plein air émanait une ambiance de fête, complètement intergénérationnelle quoi que l’on passe. A peine commençait on à aller flâner du coté du marché pour aller chercher l’essence dont le groupe électrogène avait besoin, qu’une foule d’enfants étaient déjà en place en première arc de cercle, pionçant un peu pour être d’attaque. L’installation «!tranquille!» était aussi l’opportunité pour les femmes de me chercher avec plaisanterie
Attroupement qui réunissait tous les cœurs d’enfants, même les plus anciens. Ces derniers, se plaçaient aux premières loges adressant un sourire jubilatoire au grand mur animé. Les grosses pierres qui avaient été placées pour dessiner une allée de bienvenue devant ma cours, disparaissaient de soir en soir pour servir les postérieurs des jeunes cinéphiles. Tout en pliant le matériel toujours à la tranquille, nous discutions et débattions entre nombreux traînards passionnés. Ainsi les débats autour des films s’organisaient avec spontanéité.
Séances finies autour de plus de minuit, une fois tout le monde sur les petits chemins de nuit, un peu tranquille dans ma cour, je voyais les silhouettes habituelles se profiler à l’entrée à pas feutrés.... Partage, mangeaille et discussions politiques avec les enfants du soir, qui pour certains n’allaient pas à l’école. J’ai une forte pensée pour Soumaïla et Daouda, et leurs camarades. On se couche tard. Chaleur de la nuit, jamais au dessous de 30°. Debout à 6h. Un petit dimanche de ballade au lac Dem, magnifique pause et occasion de voir l’œuvre du Naba Tigré et de notables coutumiers qui ont investi dans le reboisement et la culture tout autour du lac, ainsi que deux visites de courtoisie à la ville de Kaya lors de baptêmes de proches de l’association APV-CN, m’ont donné beaucoup de joie et de force. Une petite heure passée avec le grand père de Maryam à discuter du passé sur la natte, de ses années données à la France. Parti très jeune la servir il n’a revu le Burkina Faso qu’en 1961, après l’indépendance du pays des Hommes Intègres. L’envie de faire la fête et de danser avec tous est forte, mais il faut retourner à Delga pour la séance cinéma, pas question de décevoir tout le monde ! Les enfants. Il me faudrait bien des pages pour parler des enfants de Delga. Princesse Awa, la forte tête pleine d’humour représentante des élèves, personne ne la contre dit ou ne l’empêche de faire ce qu’elle désire. Issouf, fils du Naba Tigré, quand il fait signe d’un tête à tête avec moi tous s’évaporent. Solo, Souleymane, le conteur et le comédien à la personnalité bien trempée, petit homme sur qui on peut toujours compter. Daouda, qui vient m’offrir le journal du Bendré (datant de l’année suivante de l’assassinat de Thomas Sankara), que je lui échange avec des articles que je réservais pour de plus grands. Soumaïla resté trois matins durant, face à moi, accolé au mur de ma cour sans un mot, pour enfin venir discuter durant les soirées suivantes. Mamata, Rabsétou, Fatimata, Roukiétou, les jolies demoiselles qui m’ont accompagnée au puits, dans mes découvertes villageoises, à l’apprentissage du Mooré, à l’épluchage des oignons ou aux jeux des grimaces... Et tant d’autres bouts de femmes et d’hommes. Ils ont été patients et bienveillants à mon égard, et ce malgré mes impairs. La veille de mon départ fut très émouvante. Leur résignation face à un avenir quasi certain fait naître la colère en soi.
C’est pourquoi au cours de discussions à propos du projet des cuiseurs à bois économes avec les instituteurs, l’association des parents d’élèves et les notables coutumiers, il a été émit l’idée d’étudier la création d’une coopérative de réalisation de cuiseurs économes à Delga même, destinés à la vente à tempérament à une communauté de femmes sur Delga et ses alentours, ainsi qu’une autre sur la ville Kaya. Les revenus des femmes ne sont pas les mêmes sur la ville de Kaya qu’à Delga. Les femmes de Kaya qui vendent leur cuisine génèrent une économie plus rentable. Cette coopérative permettrait d’insuffler un peu d’économie sur la commune de Delga.
C’est une entreprise qui nécessitera du temps et une grande mobilisation, à laquelle la présence de l’autorité du Naba Tigré peut apporter un soutien fondamental. Une réunion regroupant les femmes influentes et les chefs de villages était planifiée en vu de communiquer sur ces idées dans un premier temps, ainsi que d’expliquer le fonctionnement, les avantages, et les nécessités que représente le cuiseur à bois économe. Je craignais que cette réunion ne soit boudée. Il est ardu de discerner si, en si peu de temps, la confiance est là. La méfiance et la réserve étant, au de là d’une caractéristique de la culture Mossi, bien compréhensible. De plus en plus de femmes sont arrivées à la réunion auprès de nos amis de l’association APV-CN. Les femmes de la communauté sont très sensibles à cette proposition, étant donné les problèmes qui se posent à elles au quotidien dans cette région semi sahélienne où le bois vient à manquer. Suite à cette réunion, à la veille de mon départ, les femmes m’adressèrent un nom de baptême Mossi: Wamanegba Ouédraogo. Ouédraogo est un nom très étendu dans la région Mossi du Centre nord du Burkina Faso, signifiant cheval, plus exactement étalon, selon la légende de la Princesse Yennega. Quand à Wamanegba, m’inclure dans la communauté par ce biais est un honneur bien entendu, mais il faut entendre avant tout le message qu’il contient et que je garde pour moi. Cérémonie de bonne arrivée dit cérémonie d’au revoir. Une fois encore il y avait du monde, exposition des fresques aux familles, remerciement pour le matériel donné à l’école, cadeaux qui m’ont été offerts (dont une tenue traditionnelle de femme), danse ce coup-ci avec les femmes, le Kiègba : au centre d’un cercle de rythme frappé avec les mains et de chant, deux femmes se tapent les fesses en tombant sur un rythme bien précis. Instant de jaugeage et de complicité féminine. Les discours extrêmement touchants, notamment des enfants représentés par Awa a eu raison de ma fatigue et de la densité du séjour. J’avais bien du mal à prononcer le mien, tant j’étais sous le coup de l’émotion. De la veille au matin même de ce dernier jour, les aux revoirs commençaient à se présenter, chacun ayant besoin d’un moment partagé. De la tristesse que je ne pensais pas voir se lisait sur certains visages. Nous avons pris notre temps toute la journée, bien après la cérémonie d’au revoir, jusqu’à 18h à Delga. Les anciens, les femmes, les instituteurs et bien sûr les enfants désiraient encore un peu discuter. J’avais moi-même bien du mal à partir. A l’instant du départ, la moto refusant de démarrer à plusieurs reprises déclenchait alors des cris et des rires d’enfants dans toute la cour de l’école... Elle a finie par démarrer…
Repartant pour Kaya, où je rejoignais l'équipe dynamique et sympathique de l'association APV-CN, aussi vulnérable que les enfants et les familles auxquels elle vient en aide, mon coeur était serré. De ces émotions que l'on ressent quand on quitte...
Diaporama
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157624740462248/show/
Cela se comprend dès le jour de l’arrivée, passant quelques heures d’après-midi au Palais de Déa (d’une étonnante simplicité, datant du fin 18em siècle, dont la gestion de l’espace est bien agréable), après la cérémonie de bienvenue du matin, auprès du Naba Tigré de Pikoutenga, des Chefs de villages du canton, et des représentants de toutes les parties concernées par cet échange. Etre la seule jeune femme de l’assemblé, étrangère (française qui plus est), est une situation singulière. Si le Naba Tigré, lors de la séance traditionnelle des chefs au Palais, avait tenu à ma présence, c’était me faire saisir bien des subtilités quand à sa position hiérarchique et au fonctionnement social de la communauté, notamment lors du salut de chaque groupe de Chefs et notables coutumiers des villages respectifs. Mi- allongés devant le Naba Tigré, ils présentaient leur respect et leurs écots, ces derniers relevant plus du symbole que de la fortune. Les représentants Peulh se plaçaient légèrement plus à distance du Naba Tigré, s’allongeant sur le coté avec une certaine nonchalance apparente. Puis, dans les quartiers du Naba Tigré, nous avons eu l’opportunité de parler de l’histoire des Mossis, du canton, des distorsions entre légendes et réalités quand à leur lignée, ou même des impératifs actuels.
J’ai croisé des élèves prometteurs, qui n’auront certainement pas l’opportunité de continuer leur parcours scolaire et travailleront au champs entre autre... Penser que bien des enfants à la tête bien faite ne pourront aller au collège et se résignent déjà à un avenir tracé, comme ils me l’ont confié avec dérision, ne cesse d’être présent à mon esprit. Assistés par la propagande scolaire du moins pire, “le travail est mon ami”, pour ne pas finir mendeur à l’image des enfants des rues que l’on croise une boîte de conserve à la main recueillant quelques maigres CFA pour un autre, les enfants cheminent entre maturité et enfance, récitant des poèmes du courant de pensée de la Négritude:
“Ma religion de grâce, ne me pose plus cette question. Ma religion n’est pas celle de la langue que je parle, Ma religion c’est ma race, celle de la couleur de ma peau, Celle de l’Afrique Authentique, Celle que mon cœur comprend.” Karim Traoré Logée à trois cents mètres de l’école, la maison était devenue une sorte d’annexe. Douze jours, c’est si court pour établir une relation avec toute une communauté étrangère à sa propre culture… Après le Nescafé rapido du petit matin, je rendais visite à Binta et sa famille au village de Basalayéré. Binta, femme charismatique à l’humour pince sans rire, est la représentante de la communauté des femmes. Elle m’offrait le petit déjeuner, la bouillie de mil, l’œil malin et attentif. Les premiers jours la bouillie était telle quelle, puis les jours suivants, Binta l’agrémenta de quelques carreaux de sucre et de beignets à base de farine de mil. Nos rires réservés dépassaient la barrière de la langue, mes esquisses d’échange en Mooré prêtant à l’hilarité de toute la famille et des visiteurs. Je pu apprendre sur la cuisine des plats principaux au feu trois pierres, observer les gestes à adapter aux cuiseurs à bois économes, ou les adaptations éventuelles à lui faire. Le mil est l’aliment majoritaire. Tous les jours l’on mange de la bouillie, du tô, et parfois des beignets, toujours à base de mil. Il est impératif que sa préparation avec les cuiseurs ne pose donc aucun problème. Sur le chemin du retour vers l’école, je visitais d’autres familles, notamment la famille Bendogo en charge du Bendré. Le Bendré est un tam-tam magnifique tout en rondeur, en premier lieu un langage à part entière frappé sur l’instrument que seuls les initiés peuvent entendre. Sa parole d’autorité sacrée m’avait été démontrée par le Naba Tigré lors de la séance traditionnelle des Chefs. Chaque génération, de 76 à 4ans, a la parole entre les mains chez les hommes de la famille Bendogo. Le Bendré est aussi le nom d’un journal de l’opposition. Le pays Mossi est la Tontenga Solomdé, la terre des contes. Tout enfant aime, récite, crée des contes. Beaucoup d’entre eux en écrivent à l’école, ils ont aimé en envoyer comme message, que j’ai soigneusement ramené. Faire des fresques de peinture avec les enfants sous la chaleur de la saison d’été est un grand moment ! Trois fresques prévues par classe, compte tenu de leurs effectifs, accrochées au mur d’un bâtiment attendaient les enfants tous les jours (au total sur le séjour 16). La préparation des couleurs attiraient particulièrement l’attention des enfants. Une foule de nez collés sur les fresques …
Tour de force que d’accéder aux différents mélanges et pinceaux d’une fresque à une autre, tour de force que de veiller à ce que chacun ait eu un pinceau en main. C’est si chouette de voir certains enfants les yeux brillants, une belle aisance avec les techniques de la peinture ! Et puis taquiner l’instituteur afin qu’il mette la main à la pâte avec ses élèves. Plutôt sceptiques au départ, ils y prenaient goût. Maryam, institutrice des CM1, avait finalement du mal à laisser le pinceau aux enfants ! Madhi (instituteur de CP) confiait «!On croit que c’est compliqué, c’est si simple ! Cela faisait des années que je n’avais pas eu l’occasion de dessiner, on oublie ! ». Il y a de belles fresques !
De 11h30 à 15h c’est la pause. Ma cour est envahie, pour des cours de mooré, une foule de questions, pour le partage de la marmite que je prépare. Si je suis rassasiée avec la bouillie du matin, la chaleur écrasante et une ou deux mangues, tous sont heureux de manger autre chose que le mil. Ainsi midi ou soir nous nous organisions un petit moment de partage, entre grands ou petits. Pour d’autres c’est aussi l’heure de la sieste sous l’ombre parcimonieuse, mais surtout en cette fin d’année scolaire de réviser avec sérieux pour affronter les examens. Les enfants révisaient beaucoup ensemble et s’entraidaient, comme des petits groupements poussant à l’ombre rare. Les parents de l’ami Dieudonné sont venu un soir avec un présent que je ne discernais pas dans la nuit noire, jusqu’à ce que le dit présent émette un son. Ils venaient m’offrir un coq. Offrir un coq est un grand présent du fait de sa valeur, un honneur pour celui qui le reçoit. Le coq est resté dans ma cour jusqu’au lendemain où nous l’avons tué, plumé et préparé avec les enfants. Un repas de fête accompagné d’une bonne marmite de riz au piment et oignons... Cette journée, dans l’excitation générale, reste un beau souvenir !! Les discussions et plaisanteries s’engagent avec Awa, Issouf, Solo, Mamata, Soumaïla, Ismaël, et bien d’autres durant ce jeudi sans école. C’est une belle occasion de découvrir leurs écrits, et leurs histoires personnelles et familiales. Beaucoup vivent chez les tantes, oncles ou grands parents. Leurs parents, les pères majoritairement, sont partis en Côte d’Ivoire afin de trouver du travail. Certains n’ont pas vu leurs parents depuis 7 ans, tel Soumaïla qui en a 11, dont les parents ont refait leur vie là bas avec un petit frère... Ils sont plus ou moins bien considérés par les familles qui les ont à charge. Si généralement les hommes ou les parents font parvenir un peu d’argent, certains ne donnent pas tant de nouvelles. Il est vrai que lors des rassemblements occasionnés par les séances cinéma du soir, la communauté des enfants, des jeunes et des femmes étaient majoritaires avec les anciens... Beaucoup moins d’hommes de 25 à 50 ans. A la tombé du soir, c’est donc au tour des séances cinéma avec le projo, le groupe électrogène, la batterie, l’installation électrique façon-façon, qui marche, qui ne marche pas, qui finit par marcher.... Des gens faisaient jusqu’à 10 km à pied pour venir. Les spectateurs ont attendu une fois jusqu’à 2 h que cela puisse fonctionner pour voir le cinéma. J’ai compris le pourquoi de l’emplacement près de ce qui tenait lieu de stade !! De l’engouement pour le cinéma plein air émanait une ambiance de fête, complètement intergénérationnelle quoi que l’on passe. A peine commençait on à aller flâner du coté du marché pour aller chercher l’essence dont le groupe électrogène avait besoin, qu’une foule d’enfants étaient déjà en place en première arc de cercle, pionçant un peu pour être d’attaque. L’installation «!tranquille!» était aussi l’opportunité pour les femmes de me chercher avec plaisanterie
Attroupement qui réunissait tous les cœurs d’enfants, même les plus anciens. Ces derniers, se plaçaient aux premières loges adressant un sourire jubilatoire au grand mur animé. Les grosses pierres qui avaient été placées pour dessiner une allée de bienvenue devant ma cours, disparaissaient de soir en soir pour servir les postérieurs des jeunes cinéphiles. Tout en pliant le matériel toujours à la tranquille, nous discutions et débattions entre nombreux traînards passionnés. Ainsi les débats autour des films s’organisaient avec spontanéité.
Séances finies autour de plus de minuit, une fois tout le monde sur les petits chemins de nuit, un peu tranquille dans ma cour, je voyais les silhouettes habituelles se profiler à l’entrée à pas feutrés.... Partage, mangeaille et discussions politiques avec les enfants du soir, qui pour certains n’allaient pas à l’école. J’ai une forte pensée pour Soumaïla et Daouda, et leurs camarades. On se couche tard. Chaleur de la nuit, jamais au dessous de 30°. Debout à 6h. Un petit dimanche de ballade au lac Dem, magnifique pause et occasion de voir l’œuvre du Naba Tigré et de notables coutumiers qui ont investi dans le reboisement et la culture tout autour du lac, ainsi que deux visites de courtoisie à la ville de Kaya lors de baptêmes de proches de l’association APV-CN, m’ont donné beaucoup de joie et de force. Une petite heure passée avec le grand père de Maryam à discuter du passé sur la natte, de ses années données à la France. Parti très jeune la servir il n’a revu le Burkina Faso qu’en 1961, après l’indépendance du pays des Hommes Intègres. L’envie de faire la fête et de danser avec tous est forte, mais il faut retourner à Delga pour la séance cinéma, pas question de décevoir tout le monde ! Les enfants. Il me faudrait bien des pages pour parler des enfants de Delga. Princesse Awa, la forte tête pleine d’humour représentante des élèves, personne ne la contre dit ou ne l’empêche de faire ce qu’elle désire. Issouf, fils du Naba Tigré, quand il fait signe d’un tête à tête avec moi tous s’évaporent. Solo, Souleymane, le conteur et le comédien à la personnalité bien trempée, petit homme sur qui on peut toujours compter. Daouda, qui vient m’offrir le journal du Bendré (datant de l’année suivante de l’assassinat de Thomas Sankara), que je lui échange avec des articles que je réservais pour de plus grands. Soumaïla resté trois matins durant, face à moi, accolé au mur de ma cour sans un mot, pour enfin venir discuter durant les soirées suivantes. Mamata, Rabsétou, Fatimata, Roukiétou, les jolies demoiselles qui m’ont accompagnée au puits, dans mes découvertes villageoises, à l’apprentissage du Mooré, à l’épluchage des oignons ou aux jeux des grimaces... Et tant d’autres bouts de femmes et d’hommes. Ils ont été patients et bienveillants à mon égard, et ce malgré mes impairs. La veille de mon départ fut très émouvante. Leur résignation face à un avenir quasi certain fait naître la colère en soi.
C’est pourquoi au cours de discussions à propos du projet des cuiseurs à bois économes avec les instituteurs, l’association des parents d’élèves et les notables coutumiers, il a été émit l’idée d’étudier la création d’une coopérative de réalisation de cuiseurs économes à Delga même, destinés à la vente à tempérament à une communauté de femmes sur Delga et ses alentours, ainsi qu’une autre sur la ville Kaya. Les revenus des femmes ne sont pas les mêmes sur la ville de Kaya qu’à Delga. Les femmes de Kaya qui vendent leur cuisine génèrent une économie plus rentable. Cette coopérative permettrait d’insuffler un peu d’économie sur la commune de Delga.
C’est une entreprise qui nécessitera du temps et une grande mobilisation, à laquelle la présence de l’autorité du Naba Tigré peut apporter un soutien fondamental. Une réunion regroupant les femmes influentes et les chefs de villages était planifiée en vu de communiquer sur ces idées dans un premier temps, ainsi que d’expliquer le fonctionnement, les avantages, et les nécessités que représente le cuiseur à bois économe. Je craignais que cette réunion ne soit boudée. Il est ardu de discerner si, en si peu de temps, la confiance est là. La méfiance et la réserve étant, au de là d’une caractéristique de la culture Mossi, bien compréhensible. De plus en plus de femmes sont arrivées à la réunion auprès de nos amis de l’association APV-CN. Les femmes de la communauté sont très sensibles à cette proposition, étant donné les problèmes qui se posent à elles au quotidien dans cette région semi sahélienne où le bois vient à manquer. Suite à cette réunion, à la veille de mon départ, les femmes m’adressèrent un nom de baptême Mossi: Wamanegba Ouédraogo. Ouédraogo est un nom très étendu dans la région Mossi du Centre nord du Burkina Faso, signifiant cheval, plus exactement étalon, selon la légende de la Princesse Yennega. Quand à Wamanegba, m’inclure dans la communauté par ce biais est un honneur bien entendu, mais il faut entendre avant tout le message qu’il contient et que je garde pour moi. Cérémonie de bonne arrivée dit cérémonie d’au revoir. Une fois encore il y avait du monde, exposition des fresques aux familles, remerciement pour le matériel donné à l’école, cadeaux qui m’ont été offerts (dont une tenue traditionnelle de femme), danse ce coup-ci avec les femmes, le Kiègba : au centre d’un cercle de rythme frappé avec les mains et de chant, deux femmes se tapent les fesses en tombant sur un rythme bien précis. Instant de jaugeage et de complicité féminine. Les discours extrêmement touchants, notamment des enfants représentés par Awa a eu raison de ma fatigue et de la densité du séjour. J’avais bien du mal à prononcer le mien, tant j’étais sous le coup de l’émotion. De la veille au matin même de ce dernier jour, les aux revoirs commençaient à se présenter, chacun ayant besoin d’un moment partagé. De la tristesse que je ne pensais pas voir se lisait sur certains visages. Nous avons pris notre temps toute la journée, bien après la cérémonie d’au revoir, jusqu’à 18h à Delga. Les anciens, les femmes, les instituteurs et bien sûr les enfants désiraient encore un peu discuter. J’avais moi-même bien du mal à partir. A l’instant du départ, la moto refusant de démarrer à plusieurs reprises déclenchait alors des cris et des rires d’enfants dans toute la cour de l’école... Elle a finie par démarrer…
Repartant pour Kaya, où je rejoignais l'équipe dynamique et sympathique de l'association APV-CN, aussi vulnérable que les enfants et les familles auxquels elle vient en aide, mon coeur était serré. De ces émotions que l'on ressent quand on quitte...
Diaporama
http://www.flickr.com/photos/28353255@N08/sets/72157624740462248/show/
Bonjour,
Or j'ai l'intention de faire un voyage en moto une BMW K 75 RT depuis la France (Brive) j'usqu'au BURKINA-FASSO et passant par le maximum de goudron pour éviter de le faire avec un TENERE ou AFRICA TWIN
Je sais que le trajet vers le SENEGAL est goudronné: je ne pense pas avoir de problème de ce coté là.
On m'a dit que la route NOUARCHOT-BAMAKO était aussi goudronnée à une exception prés dont je ne connais pas la longueur.
Je connais BAMAKO - SIKASSO qui est goudronné.
Je ne connais pas SIKASSO - BOBO DIALASSO et je sais que BOBO - OUAGA est goudronné.
Mes questions sont: les parties que je ne connais pas sont elles goudronnées ou "roulantes" pour une moto qui n'est pas un tout terrain dois-je obligatoirement (raison de sécurité ou état de la route) aller à DAKAR pour rejoindre BAMAKO et éviter ainsi de faire le sud de la Mauritanie les formalités de douanes sont-elles sévères (notamment pour la moto: faut il payer des taxes d'importation si on veut la vendre la bas même si je n'ai pas l'intention première....on ne sait jamais) combien faut-il de temps pour faire la descente (je pense autour de 20 jours) dois je prévoir du matériel de camping dans le cas ou je ne trouverai pas de quoi m'héberger ma moto consomme du SP 95...vais-je avoir des problèmes de carburation avec le carburant trouvé sur place? trouverai je un ou deux compagons motard(e) pour faire le voyage...
Autant de questions qui ont peut être des réponses chez l'un ou l'autre lecteur de ce message que je remercie par avance pour les tuyaux qu'il pourrait me laisser.
Je sais que l'horizon 2009 est lointain...mais si je dois prévoir une autre machine ou ramener celle que je vais faire partir à MADA en septembre, je dois m'y prendre un peu en avance..... Mieux vaut prévoir que subir selon un vieu proverbe bien connu des pompiers...
A bientot et merci à tous.
Or j'ai l'intention de faire un voyage en moto une BMW K 75 RT depuis la France (Brive) j'usqu'au BURKINA-FASSO et passant par le maximum de goudron pour éviter de le faire avec un TENERE ou AFRICA TWIN
Je sais que le trajet vers le SENEGAL est goudronné: je ne pense pas avoir de problème de ce coté là.
On m'a dit que la route NOUARCHOT-BAMAKO était aussi goudronnée à une exception prés dont je ne connais pas la longueur.
Je connais BAMAKO - SIKASSO qui est goudronné.
Je ne connais pas SIKASSO - BOBO DIALASSO et je sais que BOBO - OUAGA est goudronné.
Mes questions sont: les parties que je ne connais pas sont elles goudronnées ou "roulantes" pour une moto qui n'est pas un tout terrain dois-je obligatoirement (raison de sécurité ou état de la route) aller à DAKAR pour rejoindre BAMAKO et éviter ainsi de faire le sud de la Mauritanie les formalités de douanes sont-elles sévères (notamment pour la moto: faut il payer des taxes d'importation si on veut la vendre la bas même si je n'ai pas l'intention première....on ne sait jamais) combien faut-il de temps pour faire la descente (je pense autour de 20 jours) dois je prévoir du matériel de camping dans le cas ou je ne trouverai pas de quoi m'héberger ma moto consomme du SP 95...vais-je avoir des problèmes de carburation avec le carburant trouvé sur place? trouverai je un ou deux compagons motard(e) pour faire le voyage...
Autant de questions qui ont peut être des réponses chez l'un ou l'autre lecteur de ce message que je remercie par avance pour les tuyaux qu'il pourrait me laisser.
Je sais que l'horizon 2009 est lointain...mais si je dois prévoir une autre machine ou ramener celle que je vais faire partir à MADA en septembre, je dois m'y prendre un peu en avance..... Mieux vaut prévoir que subir selon un vieu proverbe bien connu des pompiers...
A bientot et merci à tous.
Bonjour à toutes et tous, afin de préparer mon voyage au Burkina en février et après la lecture de nombreux post j'aurais besoin de vos avis:
le parc des deux balé vaut-ils le coup ? les éléphants sont-ils facilement visible ?
Pour les hippos vaut-il mieux la marre de Bala ou le lac de Tengréla ?
La visite aux silure de dafra a un intérêt ?
La forêt de Diéfoula est-elle intéressante ?
Que pensez vous des projets d'écotourisme tempelga ? zigla koupelé ? SOUTRALA TERYA ? Avez vous déjà voyager par ce système ?
Enfin vaut-il mieux choisir le ranch de nazinga (beaucoups d'avis négatifs ces derniers mois), le penjjari ou la forêt d'arly ?
Merci d'avances pour vos réponses
le parc des deux balé vaut-ils le coup ? les éléphants sont-ils facilement visible ?
Pour les hippos vaut-il mieux la marre de Bala ou le lac de Tengréla ?
La visite aux silure de dafra a un intérêt ?
La forêt de Diéfoula est-elle intéressante ?
Que pensez vous des projets d'écotourisme tempelga ? zigla koupelé ? SOUTRALA TERYA ? Avez vous déjà voyager par ce système ?
Enfin vaut-il mieux choisir le ranch de nazinga (beaucoups d'avis négatifs ces derniers mois), le penjjari ou la forêt d'arly ?
Merci d'avances pour vos réponses
Bonjour à tous !
Je suis en train de réfléchir à un projet de voyage en Afrique pour août prochain d'environ 3 semaines. Ayant des amis à Cotonou, je pense en faire mon point de départ, pour la suite j'ai regarder un peu au hazard sur la carte une distance pas trop longue et j'ai pensé rejoindre Ouagadougou via le Togo et le Ghana pour prendre le vol du retour. J'étais, il y a une dizaine d'année au Bénin, où j'avais visité le nord et la côte, donc pour ce voyage j'aimerai bifurquer assez vite vers les pays voisins. Mais ne connaissant pas grand chose à l'Afrique et sachant les bons conseils que l'on peut pêcher sur ce fabuleux forum, je viens ici pour m'éclairer un peu.
Alors voilà mes interrogations :
- que pensez vous de cet itinéraire, sachant que je compte le réaliser en environ 3 semaines (dont plusieurs jours à Cotonou chez mes amis), et que l'on veut avoir tout de même un peu temps pour profiter des lieux les plus intéressants ?
- avez vous d'autres itinéraires à proposer, ou des points de passages à me conseiller sur cet itinéraire ?
- quel moyen de transport me conseillez vous ? on voudrait voyager léger et avec un budget serré. Aussi pouvoir s'immerger au mieux dans la population et vivre le plus d'expérience possible mais avec un minimum de sécurité( ==> exit le 4X4 de location ). Je pensais par exemple au taxi-brousse et autres autobus. Je rêverai aussi d'en faire une partie à moto, mais j'imagine qu'en acheter une d'occaz et la revendre serait peut être un compliqué non ?
- y a t'il des risques pour un couple de jeunes occidentaux ? je sais que le Bénin est un des pays les plus sûrs de la région mais qu'en est il des autres pays traversés ?
- qu'en est il des formalités administratives ?
- aussi si vous avez des bons plans pour les billets d'avion ...
Et toutes les autres remarques sont la bienvenue.
Je vous remercie d'avance pour votre aide !
Je suis en train de réfléchir à un projet de voyage en Afrique pour août prochain d'environ 3 semaines. Ayant des amis à Cotonou, je pense en faire mon point de départ, pour la suite j'ai regarder un peu au hazard sur la carte une distance pas trop longue et j'ai pensé rejoindre Ouagadougou via le Togo et le Ghana pour prendre le vol du retour. J'étais, il y a une dizaine d'année au Bénin, où j'avais visité le nord et la côte, donc pour ce voyage j'aimerai bifurquer assez vite vers les pays voisins. Mais ne connaissant pas grand chose à l'Afrique et sachant les bons conseils que l'on peut pêcher sur ce fabuleux forum, je viens ici pour m'éclairer un peu.
Alors voilà mes interrogations :
- que pensez vous de cet itinéraire, sachant que je compte le réaliser en environ 3 semaines (dont plusieurs jours à Cotonou chez mes amis), et que l'on veut avoir tout de même un peu temps pour profiter des lieux les plus intéressants ?
- avez vous d'autres itinéraires à proposer, ou des points de passages à me conseiller sur cet itinéraire ?
- quel moyen de transport me conseillez vous ? on voudrait voyager léger et avec un budget serré. Aussi pouvoir s'immerger au mieux dans la population et vivre le plus d'expérience possible mais avec un minimum de sécurité( ==> exit le 4X4 de location ). Je pensais par exemple au taxi-brousse et autres autobus. Je rêverai aussi d'en faire une partie à moto, mais j'imagine qu'en acheter une d'occaz et la revendre serait peut être un compliqué non ?
- y a t'il des risques pour un couple de jeunes occidentaux ? je sais que le Bénin est un des pays les plus sûrs de la région mais qu'en est il des autres pays traversés ?
- qu'en est il des formalités administratives ?
- aussi si vous avez des bons plans pour les billets d'avion ...
Et toutes les autres remarques sont la bienvenue.
Je vous remercie d'avance pour votre aide !
bonjour,
qui peut m'aider a proposer un travail pour mon mari?
il a deja postuler sur quelque jobs mais n'a pas eu de la chance jusque la.
Il faut que nous partons, nous n'en pouvons plus de vivre en france, nous voulons rester en afrique, avoir une autre vie, certes avec ses ups et downs mais certainement pas le meme stresse içi en france, pour que nos enfants puissent avoir une differente vision de la vie ou les consoles de jeux, wii, playstation et j'en passe font deja la realité(pff).
J'essaye de pousser mon mari de prendre le risque de tout vendre et quitter son job pour venir s'installer en afrique(totalement fou vous me diriez mais qui ne tente rien n'a rien ! !
mais il a peur surtout pour les enfants alors il lui faut un job.
merci pour vos reponses
Bonjour,
Je me rends prochainement au Burkina / Togo / Bénin.
J'ai cru comprendre qu'il était possible d'obtenir le Visa de l'entente à Ouagadougou. Mais j'aurais besoin d'informations à jour si par hasard quelqu'un les a :
- Est-il possible en ce moment de faire le visa de l'entente à Ouagadougou ? - Est-il vrai que ce visa n'est délivré que si l'on dispose AU MOINS de 2 mois sur son visa Burkinabé (ce qui oblige à prendre un visa de 90 jours en France, plus cher qu'un visa de transit...) ? - Savez-vous si la durée du visa (2 mois si je ne me trompe pas) commence à s'écouler dès sa date de délivrance ? Grosso modo, si j'arrive au Burkina avec un visa de 3 mois et que je compte rester plus de 2 mois au Burkina / Togo / Bénin, ai-je intérêt à attendre quelques semaines avant de demander mon visa de l'entente ?
Merci par avance pour votre aide
Ania (une novice de l'Afrique)
Je me rends prochainement au Burkina / Togo / Bénin.
J'ai cru comprendre qu'il était possible d'obtenir le Visa de l'entente à Ouagadougou. Mais j'aurais besoin d'informations à jour si par hasard quelqu'un les a :
- Est-il possible en ce moment de faire le visa de l'entente à Ouagadougou ? - Est-il vrai que ce visa n'est délivré que si l'on dispose AU MOINS de 2 mois sur son visa Burkinabé (ce qui oblige à prendre un visa de 90 jours en France, plus cher qu'un visa de transit...) ? - Savez-vous si la durée du visa (2 mois si je ne me trompe pas) commence à s'écouler dès sa date de délivrance ? Grosso modo, si j'arrive au Burkina avec un visa de 3 mois et que je compte rester plus de 2 mois au Burkina / Togo / Bénin, ai-je intérêt à attendre quelques semaines avant de demander mon visa de l'entente ?
Merci par avance pour votre aide
Ania (une novice de l'Afrique)
Bonjour je m'appelle Guillaume et arriverai à Ouagadougou le 11 juin à 2h30 du matin. Je disposerai de répulsif à moustique mais pas de moustiquaire. Quelqu'un pourrait-il m'héberger pour la 1ère nuit, malgré l'heure avancée à laquelle j'arriverai? Je ne demande ni lit ni ventilation, simplement un bout de couloir qui sera toujours préférable à dormir dans la rue! J'ai regardé les chambres d'hôtes mais je préfère ne pas trop dépenser.
Je souhaiterais ne pas rester trop longtemps dans la capitale, mais plutôt me faire héberger dans des villages, où je découvrirai la culture burkinabè. Dans quel(s) village(s) me conseilleriez-vous d'aller, sachant que je devrai être rentré le 7 juillet à Ouaga, pour débuter ma mission de solidarité internationale avec Tout Le Monde Doit Bouger, qui se terminera le 28 juillet? Est-il possible malgré la température de me rendre dans ce(s) village(s) en vélo ou est-il préférable d'utiliser le bus?
Pour finir, n'ayant qu'une toute petite idée de la vie au Burkina, de combien d'argent dois-je disposer au minimum pour survivre du 11 juin au 7 juillet?
Merci pour les éventuelles réponses. gyôm
Je souhaiterais ne pas rester trop longtemps dans la capitale, mais plutôt me faire héberger dans des villages, où je découvrirai la culture burkinabè. Dans quel(s) village(s) me conseilleriez-vous d'aller, sachant que je devrai être rentré le 7 juillet à Ouaga, pour débuter ma mission de solidarité internationale avec Tout Le Monde Doit Bouger, qui se terminera le 28 juillet? Est-il possible malgré la température de me rendre dans ce(s) village(s) en vélo ou est-il préférable d'utiliser le bus?
Pour finir, n'ayant qu'une toute petite idée de la vie au Burkina, de combien d'argent dois-je disposer au minimum pour survivre du 11 juin au 7 juillet?
Merci pour les éventuelles réponses. gyôm
Bonjour,
Nous sommes 8 étudiants infirmiers à partir un mois en stage humanitaire dans un dispensaire de Ouagadougou. Nous recherchons actuellement un logement sur Ouaga où nous serions tous ensemble chez l'habitant ou dans une villa indépendante. Nous voulons savoir quel est le prix/personne/ mois car on nous a fait des propositions qui nous semblent trop élevées (150 euros/ pers/mois).
J'aimerais partir pour le burkina faso et jaimerais savoir combien coute environ les prix des billets d'avion en classe économique pour le burkina faso ou sy vous conaissez des agence de voyage pour billet pas chere écrivez moi.J'aimerais savoir par la suite comment coûte le visa pour le burkina
merci pier-luc
merci pier-luc
Je dois reserver mes vols de Ouaga - j'ai deux options:
Londres-Ouaga, Royal Air Maroc, depart 18h, arrive 2h30, 750 euros
Paris-Ouaga, Air Senegal International, depart 10h, arrive 19h10, 1000 euros
Je vais partir de Londres donc si je prends les vols de Air Senegal International je dois payer pour l'Eurostar de Londres a Paris, et pour un hotel a Paris pour une nuit...
Les vols de Royal Air Maroc sont beaucoup moins chers et beacoup plus commodes pour moi... MAIS j'arriverais vers 3 heures du matin, fille de 20 ans, seule - mes parents n'aime pas cette idee... Je pense que ca peut marcher si je reserver une chambre a un bon hotel, et s'il me cherche a l'aeroport... Qu'est-ce que vous pensez? J'imagine que les hotels sont habitues aux gens qui arrivent a cette heure avec Royal Air Maroc?
Est-ce que vous avez arriver a Ouaga vers 3 heures du matin? C'etait une bonne experience??
Je vais partir de Londres donc si je prends les vols de Air Senegal International je dois payer pour l'Eurostar de Londres a Paris, et pour un hotel a Paris pour une nuit...
Les vols de Royal Air Maroc sont beaucoup moins chers et beacoup plus commodes pour moi... MAIS j'arriverais vers 3 heures du matin, fille de 20 ans, seule - mes parents n'aime pas cette idee... Je pense que ca peut marcher si je reserver une chambre a un bon hotel, et s'il me cherche a l'aeroport... Qu'est-ce que vous pensez? J'imagine que les hotels sont habitues aux gens qui arrivent a cette heure avec Royal Air Maroc?
Est-ce que vous avez arriver a Ouaga vers 3 heures du matin? C'etait une bonne experience??
Bonjour, Je dois partir au Burkina faso au mois de février. Je vais à Manga à 125 kms de Ouaga.
Nous devons faire le trajet en bus et il parait qu'il y a "des coupeurs de route".
L'ambassade de France à Ouaga mets en garde les touristes.
Qui sont-ils?
Quels sont les risque envisagés?
Devons nous prendre des précautions ?
J'envisage d'emmener mes filles 12 et 15 ans. Cela n'est-il pas dangereux pour elles?
Merci pour vos réponses
Sylvie
Bonjour à tous...
Je désire partir cet été au Burkina. De là, acheter un deux roues 50 cc puis rejoindre le Sénégal ou la Mauritanie. Ce moyen me semble le plus simple car j'aurais quelques bagages encombrant (piano numérique) et souhaite être mobile et autonome. Enfin, après avoir revendu l'engin, terminer le voyage en remontant au Maroc en transports en commun ou et/ou en camions... J'avoue mon ignorance sur la faisabilité de ce projet. Météo, état des routes, distances etc... Qu'en pensez vous et quels conseils me donneriez vous? Merci d'avance.
Je désire partir cet été au Burkina. De là, acheter un deux roues 50 cc puis rejoindre le Sénégal ou la Mauritanie. Ce moyen me semble le plus simple car j'aurais quelques bagages encombrant (piano numérique) et souhaite être mobile et autonome. Enfin, après avoir revendu l'engin, terminer le voyage en remontant au Maroc en transports en commun ou et/ou en camions... J'avoue mon ignorance sur la faisabilité de ce projet. Météo, état des routes, distances etc... Qu'en pensez vous et quels conseils me donneriez vous? Merci d'avance.
Puisque le chemin classique via Gogui/Nioro en Mauritanie/Mali est encore hasardeux pour aller au Burkina j'envisage d'y aller via le Sénégal et la Guinée, est ce que vous pourriez me conseillée sur la route à emprunter?
Bonjour,
Originaire de Marseille, je prépare actuellement un voyage au Burkina Faso, à Ouagadougou.
Je souhaite partir au mois de février 2010 pour une durée de 6 mois environ. Les deux premiers mois je serai prise en charge ( hebergement et découverte du pays).
Aprés ces deux premiers mois je serai à la recherche :
- d'une part d'un nouvel hebergement ( autonome, ou en collocation),
- d'autre part d'un travail (quel qu'il soit),
Je suis egalement prête à travailler gratuitement dans une association ou une structure en échange d'un hébergement.
Des propositions et des pistes de recherches me seraient d'une grande aide.
En attendant je vous souhaite de bonne fête. Amicalement Célia
En attendant je vous souhaite de bonne fête. Amicalement Célia
Bobo. Dimanche 26 janvier 2014.
A Bobo- Diolasso, je loge toujours à l''Auberge "BENKADY", modeste pension qui propose des chambres à 10 euros. L'endroit est simple, voire spartiate, mais cela me convient et j'y ai mes habitudes. Ce soir, partant au restaurant, j'ai croisé Maïmounia, la femme à qui je confie toujours le soin de laver mon linge dès mon arrivée à l'hôtel. Maïmounia , dont je situerais l'âge entre 30 et 40 ans, travaille à l'auberge, 6 jours par semaine, chaque semaine de l'année, depuis bien des années . Dure à la tâche, gentille, réservée, toujours d'humeur égale, elle ne ménage pas sa peine. Elle a deux enfants. Deux filles de dix ans et quatorze ans. Elle vit séparée de son mari depuis de nombreuses années et il a lui- même trop peu de ressources pour les aider. Le généreux sourire de Maïmounia laisse découvrir des incisives complètement gâtées , ce qui lui inflige parfois d'insupportables douleurs. Alors que, justement, elle me remerciait pour les antalgiques offerts lors de mon dernier passage, je me permets de lui demander pourquoi elle ne se fait pas extraire ces dents gâtées, source de tant de souffrance .
Bien stupide question en vérité .!!... Elle gagne 25000 frs par mois ( 38 euros.. Le SMIC du Burkina.) et faire arracher et remplacer 2 dents lui coûterait un peu plus de 15000 francs. Elle a un faible loyer mais doit payer l'eau , l'électricité , la nourriture pour elle et ses deux enfants ainsi que leur scolarité . Elle se fait un devoir de les envoyer à l'école afin qu'ils puissent avoir " un métier". Cela grève fortement le budget. Elle se déplace en vélo malgré la longue distance qui la sépare de son domicile . Une bicyclette chinoise de 3 ans déjà dont elle se souvient encore parfaitement du prix..
Elle économise sous par sous en priant Dieu chaque jour pour que rien de grave ne lui arrive. Avouant un peu d'économies, elle confesse cependant ne pas vouloir utiliser cet argent et le conserve précieusement en cas de "gros pépin". Sa fortune est pourtant très maigre et, à l'entendre dévoiler son montant, je ressens un malaise intérieur qui ne me quittera plus de la soirée.
Alors que la nuit descend doucement, la conversation prend fin et je la regarde s'éloigner sur sa bicyclette. Il lui faudra, m'a-t-elle annoncé, une bonne demi- heure pour arriver chez elle.
Bien que n'ayant presque rien avalé depuis le petit-déjeuner, je pars donc au restaurant sans grand appétit. J'ai passé le jour complet dans le bus qui vient de Ouagadougou et me suis régalé , à la mi- journée, de 2 morceaux de cet excellent pain de BOROMO. Suffisant pour calmer la faim.
Quelques minutes de marche et me voici au "DANKAN" ; nombreux serveurs sans jovialité, tables blanches , télé écran plat et WiFi gratuit... Assurément trop aseptisé pour être tout à fait africain, ce restaurant a pourtant les faveurs de la petite bourgeoisie locale. À cette heure je suis pratiquement le seul client. Il est encore bien tôt. Je consomme mon " riz- sauce- légumes- mouton " sans bien réaliser que je mange car toutes mes pensées vont encore à la conversation que je viens d'avoir avec Maïmounia. Ma dernière bouchée avalée, je demande l'addition et je constate qu'elle s'élève à presque 5000 francs. C'est pourtant un repas bien simple, dénué de tout artifice culinaire.!! Les deux bières renchérissent la note bien sûr, cependant je trouve cet endroit nettement plus onéreux que la dernière fois... pour un plat similaire.
Je viens juste de réaliser que cela correspond à un soin complet pour une dent... A pratiquement une semaine de travail pour cette femme que j'ai quittée il y a une heure à peine. !! Je sais maintenant ce que je vais lui offrir...

A Bobo- Diolasso, je loge toujours à l''Auberge "BENKADY", modeste pension qui propose des chambres à 10 euros. L'endroit est simple, voire spartiate, mais cela me convient et j'y ai mes habitudes. Ce soir, partant au restaurant, j'ai croisé Maïmounia, la femme à qui je confie toujours le soin de laver mon linge dès mon arrivée à l'hôtel. Maïmounia , dont je situerais l'âge entre 30 et 40 ans, travaille à l'auberge, 6 jours par semaine, chaque semaine de l'année, depuis bien des années . Dure à la tâche, gentille, réservée, toujours d'humeur égale, elle ne ménage pas sa peine. Elle a deux enfants. Deux filles de dix ans et quatorze ans. Elle vit séparée de son mari depuis de nombreuses années et il a lui- même trop peu de ressources pour les aider. Le généreux sourire de Maïmounia laisse découvrir des incisives complètement gâtées , ce qui lui inflige parfois d'insupportables douleurs. Alors que, justement, elle me remerciait pour les antalgiques offerts lors de mon dernier passage, je me permets de lui demander pourquoi elle ne se fait pas extraire ces dents gâtées, source de tant de souffrance .
Bien stupide question en vérité .!!... Elle gagne 25000 frs par mois ( 38 euros.. Le SMIC du Burkina.) et faire arracher et remplacer 2 dents lui coûterait un peu plus de 15000 francs. Elle a un faible loyer mais doit payer l'eau , l'électricité , la nourriture pour elle et ses deux enfants ainsi que leur scolarité . Elle se fait un devoir de les envoyer à l'école afin qu'ils puissent avoir " un métier". Cela grève fortement le budget. Elle se déplace en vélo malgré la longue distance qui la sépare de son domicile . Une bicyclette chinoise de 3 ans déjà dont elle se souvient encore parfaitement du prix..
Elle économise sous par sous en priant Dieu chaque jour pour que rien de grave ne lui arrive. Avouant un peu d'économies, elle confesse cependant ne pas vouloir utiliser cet argent et le conserve précieusement en cas de "gros pépin". Sa fortune est pourtant très maigre et, à l'entendre dévoiler son montant, je ressens un malaise intérieur qui ne me quittera plus de la soirée.
Alors que la nuit descend doucement, la conversation prend fin et je la regarde s'éloigner sur sa bicyclette. Il lui faudra, m'a-t-elle annoncé, une bonne demi- heure pour arriver chez elle.
Bien que n'ayant presque rien avalé depuis le petit-déjeuner, je pars donc au restaurant sans grand appétit. J'ai passé le jour complet dans le bus qui vient de Ouagadougou et me suis régalé , à la mi- journée, de 2 morceaux de cet excellent pain de BOROMO. Suffisant pour calmer la faim.
Quelques minutes de marche et me voici au "DANKAN" ; nombreux serveurs sans jovialité, tables blanches , télé écran plat et WiFi gratuit... Assurément trop aseptisé pour être tout à fait africain, ce restaurant a pourtant les faveurs de la petite bourgeoisie locale. À cette heure je suis pratiquement le seul client. Il est encore bien tôt. Je consomme mon " riz- sauce- légumes- mouton " sans bien réaliser que je mange car toutes mes pensées vont encore à la conversation que je viens d'avoir avec Maïmounia. Ma dernière bouchée avalée, je demande l'addition et je constate qu'elle s'élève à presque 5000 francs. C'est pourtant un repas bien simple, dénué de tout artifice culinaire.!! Les deux bières renchérissent la note bien sûr, cependant je trouve cet endroit nettement plus onéreux que la dernière fois... pour un plat similaire.
Je viens juste de réaliser que cela correspond à un soin complet pour une dent... A pratiquement une semaine de travail pour cette femme que j'ai quittée il y a une heure à peine. !! Je sais maintenant ce que je vais lui offrir...

Bonjour,
Je m'apprête à partir pour un mois (du 15 octobre au 15 novembre environ) en Afrique, mais mon choix n'est pas arrêté quant à ma destination, j'hésite encore entre le Mali et le Burkina Faso...
Pour ceux qui auraient déja parcouru les 2 pays, je suis preneur de tout retour d'expérience (même si j'en ai déjà lu qq uns sur ce forum...), adresses utiles, bons plans, etc.
Je pars uniquement avec mon sac à dos, mes vaccins en règle et mon billet d'avion pour Bamako ou Ouaga. Une fois sur place, j'ai juste envie de "vivre" le pays choisi, rencontrer maliens ou burkinabé, m'éloigner un peu des grandes villes, apporter mon aide à des projets pourquoi pas (alphabétisation, travaux agricoles...).
Merci d'avance pour votre aide et vos futurs conseils.
Seb
Bonjour à tous !
je vais prendre 1 mois (peut-être un peu plus ...) pour faire un voyage au Mali ou au Burkina. Je ne sais pas trop comment faire mon choix entre ces deux pays. Je pars en janvier.
Avez-vous une boucle à me conseiller dans chacun de ces pays ? ou une idée en gros de la zone où je pourrais aller (ou alors les zones à éviter ?)
un autre idée : départ par ougadoudou retour par bamako...
merci
Sébastien
je vais prendre 1 mois (peut-être un peu plus ...) pour faire un voyage au Mali ou au Burkina. Je ne sais pas trop comment faire mon choix entre ces deux pays. Je pars en janvier.
Avez-vous une boucle à me conseiller dans chacun de ces pays ? ou une idée en gros de la zone où je pourrais aller (ou alors les zones à éviter ?)
un autre idée : départ par ougadoudou retour par bamako...
merci
Sébastien
kikou... cette fois c'est décidé, je vais la faire ma randonnée en voiture de Suisse au Burkina. Grâce à vos messages, j'ai pu déjà régler certaines choses (pour lesquelles je ne demande que confirmations), mais j'ai encore des questions, et des propositions. Je classe par numéro, afin que vous puissiez contribuer pour les points qui vous concernent.
Confirmations: 1. la route est pratiquement asphaltée sur tout le trajet (sauf 200 km de "tôles" au Mali), donc faisable pour une voiture de tourisme (non 4x4) 2. l'itinérais le meilleur est le long de la côte jusqu'à Nouktchott, puis vers l'intérieur des terres 3. il est possible de prendre tous les visas nécessaires aux frontières, mais préférable de les avoir avant, pour une question de temps 4. on peut facilement transiter par chaque pays en faisant tamponner son passeport et prouver qu'on ressort avec le véhicule
Questions: 5. Approvisionnement en essence. J'utiliserai de l'essence ordinaire sans plomb, y a-t-il suffisamment de possiblilités d'en trouver (autonomie du vhc, env. 500 à 600 km) 6. est-il dangereux de dormir à l'intérieur dudit vhc, ou sinon y a-t-il toujours possibilité de trouver à se loger? 7. Ja vais laisser la voiture au Burkina et rentrer en avion, est-ce autorisé? comment régler les affaires administratives? 8. comment gérer la question de l'argent (liquide euros, travellers, mastercard)?
Propositions: 9. je pars au début d'avril depuis la Suisse, j'offre une place à qui voudrait profiter de partager un bout de chemin avec moi 10. je suis enseignant d'informatique et formateur d'enseignants. Je me mets à disposition sur place (par exemple pour une semaine "intensive") pour animer un cours qui pourrait être mis sur pied avec des enseignants de la région de Bobo ou d'Ouaga. D'ailleurs, si un projet de ce type (formation de formateurs) était prévu à un autre moment, je suis intéressé (on reçoit tellement de la part des gens là-bas que c'est une façon de les remercier, en redonnant un peu!)
Divers: si j'ai oublié qqchose d'important, merci de me le signaler... je ne pars pas en désinvolte (j'ai déjà bien bourlingué), mais j'ai jamais fait cette expérience-ci.
Merci pour votre patience, vous êtes coool.... et merci surtout pour votre aide et vos conseils
Amitié
Christian
Confirmations: 1. la route est pratiquement asphaltée sur tout le trajet (sauf 200 km de "tôles" au Mali), donc faisable pour une voiture de tourisme (non 4x4) 2. l'itinérais le meilleur est le long de la côte jusqu'à Nouktchott, puis vers l'intérieur des terres 3. il est possible de prendre tous les visas nécessaires aux frontières, mais préférable de les avoir avant, pour une question de temps 4. on peut facilement transiter par chaque pays en faisant tamponner son passeport et prouver qu'on ressort avec le véhicule
Questions: 5. Approvisionnement en essence. J'utiliserai de l'essence ordinaire sans plomb, y a-t-il suffisamment de possiblilités d'en trouver (autonomie du vhc, env. 500 à 600 km) 6. est-il dangereux de dormir à l'intérieur dudit vhc, ou sinon y a-t-il toujours possibilité de trouver à se loger? 7. Ja vais laisser la voiture au Burkina et rentrer en avion, est-ce autorisé? comment régler les affaires administratives? 8. comment gérer la question de l'argent (liquide euros, travellers, mastercard)?
Propositions: 9. je pars au début d'avril depuis la Suisse, j'offre une place à qui voudrait profiter de partager un bout de chemin avec moi 10. je suis enseignant d'informatique et formateur d'enseignants. Je me mets à disposition sur place (par exemple pour une semaine "intensive") pour animer un cours qui pourrait être mis sur pied avec des enseignants de la région de Bobo ou d'Ouaga. D'ailleurs, si un projet de ce type (formation de formateurs) était prévu à un autre moment, je suis intéressé (on reçoit tellement de la part des gens là-bas que c'est une façon de les remercier, en redonnant un peu!)
Divers: si j'ai oublié qqchose d'important, merci de me le signaler... je ne pars pas en désinvolte (j'ai déjà bien bourlingué), mais j'ai jamais fait cette expérience-ci.
Merci pour votre patience, vous êtes coool.... et merci surtout pour votre aide et vos conseils
Amitié
Christian
Je recherche un loueur de 4x4 avec chauffeur pour faire un périple (d’hôtel en hôtel) au Burkina au départ de Ouaga. Il faut bien entendu qu'il soit fiable et, si possible, pas trop cher...
Ce serait pour fin octobre-début novembre.
Merci de vos conseils, db
Bonjour a tous,
Je suis extrêmement intéressé pour découvrir une infime partie de l'Afrique durant la période de Noël, et cela pendant 2 à 3 semaines. Je ne connais absolument pas cette région du globe, ce sera pour moi une découverte.
Pour un premier voyage la bas (sac à dos, vadrouille et petit budget étudiant) que pouvez vous me conseiller entre le Mali le Bénin le Burkina ou le Togo? J imagine bien que tous ces pays sont magnifiques et à découvrir à leur manière...
Qu en est il également en matière de sécurité dans ces pays la?
Je vous remercie par avance pour vos réponses,
Maxime
Je suis extrêmement intéressé pour découvrir une infime partie de l'Afrique durant la période de Noël, et cela pendant 2 à 3 semaines. Je ne connais absolument pas cette région du globe, ce sera pour moi une découverte.
Pour un premier voyage la bas (sac à dos, vadrouille et petit budget étudiant) que pouvez vous me conseiller entre le Mali le Bénin le Burkina ou le Togo? J imagine bien que tous ces pays sont magnifiques et à découvrir à leur manière...
Qu en est il également en matière de sécurité dans ces pays la?
Je vous remercie par avance pour vos réponses,
Maxime
Bonjour,
Je suis architecte, j'ai 29 ans. Depuis un et demi, je passe du temps au Burkina où j'ai monté un projet de solidarité internationale autour des matériaux locaux, avec une association locale. Pour l'instant, cette activité est bénévole et je souhaite aujourd'hui aller m'installer au Burkina Faso et travailler là-bas. Je recherche un emploi ou un volontariat internationale soit en agence d'architecture ou d'urbanisme, dans une ONG travaillant sur les matériaux locaux, le développement urbain, l'habitat, ou dans un organisme institutionnel, direction d'urbanisme... En ce moment, je cherche à distance mais je devrais m'y rendre en février, si vous avez des conseils ou si vous connaissez des gens, n'hésitez pas à m'en faire part !!
Merci, Amanda
Je suis architecte, j'ai 29 ans. Depuis un et demi, je passe du temps au Burkina où j'ai monté un projet de solidarité internationale autour des matériaux locaux, avec une association locale. Pour l'instant, cette activité est bénévole et je souhaite aujourd'hui aller m'installer au Burkina Faso et travailler là-bas. Je recherche un emploi ou un volontariat internationale soit en agence d'architecture ou d'urbanisme, dans une ONG travaillant sur les matériaux locaux, le développement urbain, l'habitat, ou dans un organisme institutionnel, direction d'urbanisme... En ce moment, je cherche à distance mais je devrais m'y rendre en février, si vous avez des conseils ou si vous connaissez des gens, n'hésitez pas à m'en faire part !!
Merci, Amanda
Bonjour peut 'on vivre décemment avec 800€ soit 525.000Cfa a Ouaga je veux dire loyer environ 70.000 eau + courant quelques sorties bref en vivant comme un Burkinabé question nourriture ??? je précise que nous sommes en couple avec un enfant de 7 ans mon épouse est Camerounaise l'enfant aussi ...
Merci de votre aide
Merci de votre aide









