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Je vous invite à découvrir le Maroc
INTRODUCTION

Des vidéos sont insérées tout au long du résumé. Veuillez cliquer sur l'image pour démarrer la vidéo.

Nous avons séjourné 15 jours au Maroc en septembre 2018 et avons parcouru plus de 5000 km pour découvrir ce pays sous ses différentes facettes.

Plusieurs semaines ont été consacrées à la création de notre itinéraire afin de pouvoir être en mesure d'atteindre parfaitement nos objectifs.

Nous avons fait l'achat d'une carte routière Michelin (742) et nous avions également téléchargé une carte du Maroc dans notre GPS.

Finalement, lors de notre séjour, nous n'avons utilisé que l'application Maps.me qui s'est avérée une application très précieuse lors de nos déplacements en voiture, en randonnée et même dans la recherche de nos hôtels dans les médinas ou lors de nos circuits à pied dans les grandes villes.

J'avais préalablement téléchargé les coordonnées GPS de toutes les attractions prévues à notre itinéraire dans l'application Maps.me, ce qui a facilité grandement nos déplacements.

La réservation de tous les hôtels ainsi que la location d'une voiture ont été effectuées sur internet avant notre départ.

Les attraits touristiques que nous avons visité sont les suivants:

Belyounech Tétouan Cascades d'Akchour et Pont de Dieu Chefchaouen Plage de Maresdar à El Jebha Al-Hoceima Source chaude Hammat Chaabi Plage Cara Blanca Plage de Tmadet Sidi El Bachir Gorges de Zegzel (grotte du chameau) Cascades de l'Aggai à Sefrou Fes Meknes Volubilis Sources de l'Oum Er-Rbia Route des Cèdres à Azrou Vallée du Ziz Moyenne Vallée du Ziz Erg Chebbi à Merzouga Gorges du Todgha Gorges du Dades Vallée des Roses Kasbah Aït-Ben-Haddou Tizi-N-Tichka Casdades d'Ouzoud Pont d'Imi-n-Ifri Cascades de l'Ourika Cascade d'Imlil Route vers Tacheddirt Tizi N' Test Mosquée de Tinmel Kasbah de Tizourgane Agard-Oudad - Les rochers bleus (les roches peintes) Gorges d'Aït Mansour Mosquée Tamsaout Grotte et Bassin Win-Timdouine Paradise Valley Agadir Essaouira Mosquée Hassan-II à Casablanca

Conduire une automobile au Maroc est tout un défi lorsque l'on sait qu'il est un des pays qui possède les routes les plus meurtrières au monde. Il n'y a aucune discipline sur les routes du Maroc. La vitesse, les dépassements illégaux, le passage aux feux rouges, les voitures délabrées, l'étroitesse de certaines routes, les piétons et les cyclistes qui traversent la route sans avertissement, les motocyclistes qui se faufilent entre les voitures, sans oublier les nombreux animaux qui se dressent en bordure de la route. Et je n'exagère surtout pas...

Il n'existe pratiquement aucun civisme sur la route. C'est chacun pour soi. Nous avons dû céder le passage la majorité du temps afin d'éviter que notre voiture de location soit amochée.

Toute une expérience pour mon conjoint Alain qui a réussi à parcourir ces milliers de kilomètres sans aucun accrochage. Après coup, nous comprenons pourquoi la voiture que nous avions louée avait autant de bosses et d'éraflures ....

Il y a énormément de postes de contrôle (gendarmes) au Maroc. Nous avons vécu quelques expériences, de bonnes et de moins bonnes. Je vous en ferai part au moment opportun.

Il est très important de respecter les limites de vitesse et de connaître le fonctionnement des postes de contrôle.

Ceux-ci se trouvent généralement à proximité d'un embranchement ou d'un carrefour giratoire. Des panneaux sont installées temporairement en bordure de la route pour indiquer le poste de contrôle ainsi que les limitations de vitesse.

C'est assez spécial car nous roulons à une vitesse d'environ 80 km/h et tout à coup on aperçoit le panneau indiquant le poste de contrôle et trois panneaux consécutifs invitant à réduire rapidement notre vitesse à 60, 40 et 20 km/h dans un espace vraiment restreint.

C'est toujours un stress de passer ces contrôles , même si nous n'avions rien à nous reprocher... Je passais mon temps à vérifier l'odomètre pour m'assurer que nous respections bien les limites de vitesse. 60, 40, 20.. 60, 40, 20 ... Combien de fois Alain m'a entendu répéter ces chiffres afin de passer les contrôles sans problème.

Lorsque nous avons effectué la réservation des hôtels, il était indiqué que le stationnement était gratuit. Cependant, la majorité du temps, il a fallu payer des frais de 10 MAD (environ 1,40 $ CAD ) pour qu'un gardien surveille la voiture.

Que la voiture soit en bordure de la route ou dans un stationnement, il y avait toujours quelqu'un portant un dossard qui se présentait pour réclamer son dû.

A Essaouira, nous avons battu un record: 50 MAD (7 $ CAD), soit 40 MAD pour le stationnement et 10 MAD pour le gardien.

Une arnaque pour les touristes lorsque l'on sait que le prix est fixé à 5 MAD à Essaouira pour toute une nuit. Mais que peut-on faire lorsque nous avons besoin d'un espace de stationnement pour la nuit et que le préposé au stationnement te réclame 40 MAD et te harcèle de rajouter un 10 MAD pour le gardien?

Par ailleurs, nous avons été très bien accueillis au Maroc. Les gens étaient contents de nous voir et aimaient discuter avec nous. Particulièrement les jeunes hommes qui se sont montrés très avenants et ont été d'une gentillesse extraordinaire.

Nous avons été choyés côté température. Le ciel était toujours d'un bleu éclatant, sauf dans le désert où le ciel était couvert. Mais heureusement, nous avons eu droit à une éclaircie au moment du coucher du soleil.

Sans plus attendre, je vous invite à venir découvrir par le biais de nos vidéos les différents attraits que nous avons visités ainsi que nos escapades sur les routes du Maroc.

POUR LA SUITE, C'EST ICI

POUR VOUS RENDRE À UNE JOURNÉE SPÉCIFIQUE, VOICI LES LIENS APPROPRIÉS:

Jour 1: De Casablanca à Tétouan Jour 2: De Tétouan à Chefchaouen Jour 3: De Chefchaouen à Al Hoceima Jour 4: De Al Hoceima à Oujda Jour 5: De Oujda à Meknès Jour 6: De Meknès à Azrou Jour 7: De Azrou à Merzouga Jour 8: De Merzouga à la Vallée des Roses Jour 9: De la Vallée des Roses à Ouzoud Jour 10: D'Ouzoud à la Vallée de l'Ourika Jour 11: De la Vallée de l'Ourika à Ouirgane (détour à Imlil) Jour 12: De Ouirgane (route du Tizi-n-Test) à Tafraoute Jour 13: De Tafraoute à Tizgui N'Chorfa Jour 14: De la Vallée du Paradis à Essaouira Jour 15: De Essaouira à Casablanca
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15-day itinerary in southern Morocco
Last October, we landed in Marrakech to spend a few days with family exploring Morocco’s roads. Transport: a rented Dacia. Accommodations: small guesthouses.

Our first stop was just a few kilometers from Marrakech, at a lovely house perfect for relaxing and recharging before continuing. It’s called Bleu House, a little paradise on the outskirts of Marrakech. The welcome was very warm, with a beautiful pool and a lovely garden.

Next, we headed toward the Tichka Pass. The road has really improved in recent years—it’s much easier to drive now. No more getting stuck behind trucks, and today, the construction is practically finished.

Morocco has turned green after the recent rains. It’s a joy for the herds and shepherds.
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Maroc, récit d'une semaine dans le sud
Nous venons de passer une semaine au Maroc et nous voulions partager ce voyage sur VF.

VF nous a toujours donné des idées pour nos voyages et, dernièrement, Trostang et Cambrousse ont été d’une aide précieuse pour optimiser notre aventure. Le trajet s'est fait dans le sens des aiguilles d'une montre, Ait ben haddou et Telouet en fin de séjour.



Samedi 17 Février Arrivée, route vers Skoura

Après 90 minutes de route, départ de Marseille vers 10h45 sur un vol Ryanair, qui comme d’habitude et malgré le stress qui peut entourer les préparatifs, se passe d’une manière simplement dès lors qu’on respecte les consignes. Ce que j’apprécie le plus, c’est la ponctualité. Arrivés (mes filles de 11 ans, 8 ans, ma femme et moi) à Marrakech à 12h30, un jeune homme de l’agence Medloc nous accueille à la sortie de l’aéroport pour nous livrer la Logan louée une semaine à l’avance. C’est au volant d’une Hyundai Accent diesel presque neuve qu’on prend la route. Pas de surcoût. Ça commence bien. Il est déjà plus que 14h et Skoura, notre première étape n’est pas si proche. On choisit de prendre la route N9, qui passe par Isselday, plutôt que celle qui traverse Telouet car on voulait réserver cette dernière pour le retour. Premières rencontres avec les policiers et/ou les gendarmes marocains…j’ai réussi à m’en sortir deux fois sur trois. Cette première vaccination m’a permis de ne pas me faire arrêter par la suite.

Il Faisait 6° à Tizi'n'Tichka

Entre arrêts minute photos et arrêt déjeuner, on arrive à la Kasbah la Palmeraie à 20h. Mohamed nous attendait avec le sourire et le thé de bienvenue. Quelle belle rencontre avec cette famille accueillante, souriante, disponible et de bon conseil. On passe rapidement à table pour déguster un bon Tajine, et partager quelques informations avec les clients. Mohamed nous avait promis 2 chambres, 1 pour les parents et 1 pour les enfants. C’était simple et confortable. On n’en demandait pas plus.

DIMANCHE 18 Février : Palmeraie, Vallée des amandiers et Kasbah Amridil

Réveil matinal, on assiste à la cuisson du Tafarnout, pain artisanal cuit dans un four de terre cuite du même nom. Les enfants se régalent de ce moment. Pain artisanal, plus Messemen, miel, confiture, beurre et dattes, agrémentés de café, thé et jus, nous donnent la pêche pour commencer la journée. Au menu, une super balade dans la palmeraie de Skoura en serpentant et en se perdant dans les parcelles à la rencontre des femmes qui cultivent la terre à l’ombre des palmiers jusqu’à arriver à la Kasbah du Chek Ali nichée dans un hameau au beau milieu de la palmeraie

La Kasbah a l’air assez préservée dans certaines parties, mais inaccessible. Hakim, qui a les clés n’était pas là, malgré les efforts de deux villageois d’essayer de le trouver. On rebrousse chemin peu avant midi pour une halte au gîte. Sur notre chemin, des femmes (plus jeunes que celles qui cultivaient la terre) lavaient les vêtements dans les eaux des ruisseaux. Au hasard du chemin, nous nous retrouvons à l’intérieur d’une cour de particulier (car nous avons dû ouvrir une porte pour « sortir ») et découvrons quelques voitures à l’oubli mais qui compléteraient bien la collection de quelques-uns



Une petite escale au gîte après 4 heures de marche, Mohamed nous conseille d’aller manger chez le patron barbu au restaurant la vallée des fleurs : un rapport qualité prix imbattable, Tajines végétariens pour les parents, couscous au poulet et Tajine poulet pour les enfants. Tout était délicieux. Thé en fin de repas et gâteaux marocains offerts par la maison, le tout pour 215 dirhams, on se rendra compte après que c’était un des repas les moins chers qu’on a eu. L’après-midi, on part en voiture sur la route de la vallée des amandiers, le paysage est magnifique, les amandiers sont en fleurs, mais, ayant un peu oublié les indications de Mohamed, nous n’avons pas trouvé l’endroit pour pouvoir faire la balade à pieds. Pour le coup, je vous décris comment faire : arrivés à Toundoute, il faut traverser le village, faire 4 à 5 km jusqu’à trouver une sorte de plateau servant de parking et qui offrirait une jolie vue sur la palmeraie et la vallée des amandiers. A partir de ce plateau partirait un chemin de mules sous les arbres jusqu’à une mine de sel. Il s’agit de la version soft, car en fouinant internet, une autre rando, plus costaud, commence beaucoup plus au nord de Toundoute et serpente vraiment dans une grande vallée d’amandiers. Dans tous les cas, on ne pouvait pas tout faire sur cette journée, la balade en voiture nous a permis de contempler le décor et surtout de gagner un peu de temps pour visiter la kasbah Amridil juste avant le coucher du soleil. La Kasbah, qui se trouve à 4 km à l’ouest de Skoura est très bien préservée et restaurée. Une seule partie est visitable, l’autre étant occupée par une Guesthouse. Fatima, guide locale et participante active à l’apprentissage de la lecture et l’écriture des paysannes locales, nous prodigue des informations sur l’architecture intérieure de ce type d’habitation et la fonctionnalité qui en découle, informations qui nous seront utiles tout au long du voyage lors de nos visites de Kasbahs, Dars, Ksars et autres petites merveilles architecturales sur notre route dans le sud marocain.

Le repas du soir était, aussi bon que celui de la veille, soupe, couscous et fruits en dessert...
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Carnet de voyage au sud du Maroc
Bonjour,

Comme promis avant le départ, je vous livre ici mon carnet de voyage, en espérant qu'il vous plaira. J'y ajouterai des photos pour illustrer, car je trouve les carnets avec photos toujours beaucoup plus intéressants et agréables à lire.

Merci à tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage qui fut vraiment une superbe expérience pour moi.

Pour ce break de Nouvel An Chinois, loin de l’Asie c’est au Maroc que je pars pour dix jours, à la découverte des beaux paysages du Sud du pays et aussi du désert.

Jour 1 : Départ et route jusqu'à Ait Ben Haddou par le Col de Tizi N Tichka

Lundi matin très tôt, je prends mon sac et rejoins mon covoiturage qui m’amènera directement à l’aéroport. Je trouve une très gentille jeune fille avec qui nous aurons une passionnante discussion qui me dépose devant le terminal sur la route de son travail. Il n’y a pas beaucoup de monde à l’aéroport et les formalités sont vite expédiées.

Le vol Swiss pour Marrakech est un peu en retard. C’est pas grave on est pas pressé. L’avion est plein à craquer, les hotesses ont été obligées de demander aux passagers avec les plus gros bagages à main de les poser en soute. Décollage au dessus des nuages, ils disparaitront un peu avant de passer le détroit de Gibraltar, superbe même depuis le ciel.

Nous arrivons en début d’après midi dans le terminal 2 de l’aéroport de Marrakech, magnifique bâtiment moderne. Première surprise, depuis le hublot, on est frappé par la proximité des montagnes enneigées, qui paraissent toutes proches de Marrakech. Superbe contraste, car la deuxième surprise c’est l’agréable température au soleil, une température digne d’un mois d’Avril - Mai en France.

Je récupère la voiture rapidement auprès de l’agent Hertz, une 208 quasiment neuve qui se révèle très agréable à conduire en plus d’être économe, parfaite pour le tour que j’ai prévu au Sud de l’Atlas.

Je branche mon GPS et sort non sans mal de Marrakech, il y a beaucoup de circulation et je n’avais pas compris qu’il fallait bien passer sous les murailles pour entrer dans la ville pour la traverser et non pas essayer de la contourner. Puis rapidement on arrive dans un paysage de montagne semi aride. La route est en très bon état. Je ne peux m’empêcher de m’arrêter de temps en temps pour prendre quelques photos du paysage grandiose.

On suit le cours d’eau qui serpente au fond de la vallée, on passe des petits villages. Puis la montée du col débute lorsqu’un panneau annonçant une troisième voie de dépassement. C’est un boulevard pour grimper le plus haut col du Maroc à 2200m d’altitude, mais alors quel plaisir de grimper ces lacets sur une voie aussi large et dans un tel décor. Arret au col de Tizi N Tchika pour se dégourdir les jambes.



La vue depuis le col est grandiose.

De nombreux revendeurs attendent les touristes pour leur vendre des « pierres ». Je ne suis pas sur qu’ils doivent en vendre beaucoup, néanmoins ils ont une technique de vente très rodée. Je discute un peu avec eux, vu l’heure il n’y aura plus beaucoup de clients potentiels aujourd’hui. Un ancien me demande si je peux le raccompagner chez lui, plus bas dans la vallée à Aguelmouss. Je suis quand même un peu sur la défensive, étant donné l’accumulation d’énormités sortie de la bouche de son copain depuis que je suis arrêté pour me vendre une fausse pierre brillante, voyant cela il me dit « je suis berbère, les berbères sont corrects », argument imparable non ? Allez en voiture ! En route, on discute de la France et du Maroc dans la voiture, il a plus de 70 ans et a eu 7 enfants avec sa femme, qui l’attend à la maison, je le dépose chez lui. Il me propose de prendre le thé, je refuse poliment, le soleil est déjà bien bas et j’ai encore de la route. La vue depuis son village est splendide les roches sont rougeoyantes. La descente vers Ouarzazate se fait dans un paysage de moins en moins montagnard, on suit une vallée ou les abords de la rivière sont cultivés, avec des petits villages en bordure de route. Enfin, on arrive dans une zone désertique où l’on trouve des formes minérales extraordinaires, des monticules de terre couleur pastel, et pas un arbre. Les couleurs ressortent bien avec la lumière de fin de journée. On aurait envie de s’arrêter et explorer à pied toute cette zone, je me contenterai de les contempler depuis la voiture.

Mais je veux arriver avant la nuit à ma destination du jour, Ait Benhaddou.

A suivre...
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Les animaux du Maroc (et aussi au Maroc)
Bonjour,

L'idée d'un sujet sur les animaux du et au Maroc ayant été lancée, je me décide en espérant que ce carnet vivent longtemps, avec les contributions de toutes et tous . Les animaux du Maroc réservent au voyageur curieux un nombre infini d'émotions, qu'ils soient sauvages ou domestiques . Qui n'a pas photographié lors d'un séjour un chat particulièrement beau, ou un caméléon, une cigogne, un chameau….. Les animaux sont partout au Maroc, et me semble-t-il bien plus présent qu'en France, par exemple . Alors commençons….

Commençons dans le merveilleux jardin exotique de Marcel François , à Bouknadel, à une dizaine de kms au Nord de Salé . On y accède soit par l'autoroute, soit par la nationale 1 . J'y étais donc il y a 3 jours et j'ai rencontré ce couple . Comme on dit : plus beau que çà, tu meurs ! . On m'a dit qu'il s'agissait de canards flamboyants ( ? ) , mais peut-être que quelqu'un pourra confirmer ?



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De Ouarzazate à Merzuga (Maroc)
Dans mon précédent récit (Marrakech, nous revoilà), nous venions de quitter la petite Fatima. Je tremble de plaisir en pensant à la suite de notre voyage. Itinéraire de 204km à partir de Marrakech jusqu'à Ouarzazate, en passant par le col de TIZI-N-TICHKA. Puis, balade dans la vallée du Draà jusqu'à Merzouga, nuit dans l'erg Chebbi, retour à Marrakech, par la vallée du Dadès, pour revenir ensuite à Essaouira !... Bon, ça paraît un peu compliqué, mais non, la preuve .... -- Le coffre de la voiture est assez grand pour tous nos bagages. Ouf ! Nous avons eu un peu peur de ne pas tout caser ! Sortir de Marrakech n’est pas une simple affaire ! D’abord remplir le réservoir d’essence, puis consulter la boussole. De quel côté, Ouarzazate ? Il faut prendre la route qui passe par le col de Tizi-n-Tchika. Nous avons été prévenus, il ne faut pas oublier que nous sommes en vacances et prendre notre temps. Ouarzazate n’est qu’à 3h de voiture de Marrakech. Jean est tout heureux d’avoir un volant entre les mains, il pilote le 4X4 qui nous a été confié avec enthousiasme par Fouzia et son collègue. Bon d’accord, il y a un peu de jeu dans la direction, un feu arrière cassé, un impact sur le pare-brise, une des portes qui ne se ferme pas facilement et par ci, par là quelques éraflures du plus bel effet ! Mais il ronfle bien et on espère très fort qu’il nous amènera à bon port ! Nous les filles, confortablement installées à l’arrière du véhicule, essayons de ne rien rater du paysage qui défile. Les appareils à photos sont sortis de leur étui, prêts à capter l’évènement imprévu, le personnage insolite, les couleurs des costumes, celles des tapis exposés en plein soleil, prêts à témoigner de la diversité des régions que l’on traverse, des émotions qui nous saisissent devant certaines scènes de la vie campagnarde marocaine. Dès les premiers kilomètres, nous sommes surpris par l’aridité du paysage. Cette route, toute droite devant nous, traverse une plaine immense où « fleurissent » des tas de cailloux. Pratiquement pas d’habitations en vue, quelques arbres misérables qui s’obstinent à pousser là, et de temps en temps, un bout de champ, une tâche verte sur laquelle de pauvres gens travaillent, aidés dans leur labeur par de petits ânes dociles. Nous prenons un peu plus d’altitude et la végétation se fait un peu plus « dense ». Ce sont les cactées qui dominent, en particulier les figuiers de Barbarie. La route grimpe petit à petit, le paysage devient plus montagneux, des moutons arrachent quelques brins d’herbe à cette terre aride et caillouteuse. Les ravins se font plus impressionnants, les virages serrés sont négociés avec prudence. Les couleurs sont toujours aussi belles, mariant toutes les variations de l’ocre. Et puis, dans un virage plus large, la vue d’un bar nous incite à faire une pause. L’occasion de jouer « aux vases communicants », nous désaltérer et soulager nos vessies soumises à rude épreuve par les soubresauts du 4X4 ! Nous sommes accueillis aussi bruyamment que chaleureusement par un magnifique jeune homme. Il est habillé de bleu comme les hommes du désert, il a un sourire éclatant, de bonnes joues rebondies, il s’appelle Ahmed. Il nous suit dans le bar et nous le prenons pour le patron. Nous commandons cafés et rafraîchissements et demandons bien sûr : « les toilettes, SVP ? ». Le papier nous est dispensé avec parcimonie et c’est avec un peu d’appréhension que nous entrons à tour de rôle dans le « saint des saints ». Rudimentaire mais impeccable de propreté. Un trou dans le sol, une arrivée d’eau à l’aide d’un petit robinet et un seau qu’il faut remplir afin de « tirer la chasse » ! Et Ahmed qui nous félicite, car :-« il y en a qui pose la m… et qui ne boive rien ! ». Nous sommes des gens « bien » et cela fait plaisir d’être reconnu ! Il s’assied à notre table et de confidences en confidences, nous apprend qu’il tient la boutique accolée au bar. Nous comprenons vite que le respect qu’il éprouve à notre égard sera encore plus grand si nous lui achetons quelque chose ! Bon, on y va. On va bien trouver l’occasion de dépenser nos dirhams. Il y a longtemps qu’on ne leur a pas fait prendre l’air ! Nous flanchons pour de jolis chèches, bleus pour Michel et Huguette, vert pour moi. Jean ne cède pas et rigole de nous voir enturbannés de la sorte. Quand à Ahmed, il rit à gorge déployée ! Quoi ? On n’est pas beau ? Personnellement, je dirais même que Lilou est de loin celui qui s’arabise le plus vite ! Sacré Ahmed, il a réussi à nous vendre ces écharpes 10€ chacune ! On aurait dû se méfier quand il n’a pas insisté pour nous vendre autre chose ! Mais il est tellement sympathique que nous lui promettons de nous arrêter au retour. Les rares villages que l’on aperçoit se confondent avec la couleur du sol. Les montagnes plus loin ont des airs menaçants. De grandes murailles sévères surplombent de petits carrés verts de végétation. Ce sont les seuls signes qui témoignent de la présence d’êtres humains dans les parages ! La route s’élève doucement et le paysage change petit à petit. Ce sont maintenant des forêts de pins et de chênes. Certains villages sont entourés de noyers et nous pourrions y trouver de quoi nous restaurer. L’ascension se poursuit par de larges lacets dans un paysage montagnard où la végétation se réduit à de maigres prairies. Nous avons la chance de capter une jolie scène de la vie rurale. Une jeune bergère et ses quelques moutons. J’apprends que ces prairies s’appellent en berbère « tichka ». Comme le nom du col, le plus haut du Maroc, qui nous permettra de passer sur le versant saharien du Haut Atlas.

Et le sommet du col, tout proche. Nous sommes à 2260m d’altitude, les cimes sont légèrement enneigées. Après la gentillesse d’Ahmed et sa conception du commerce, voilà les « arnaqueurs » du Tizi-n-Tchika ! Ici, on vend des minéraux et fossiles dont l’authenticité est plus que douteuse ! Les pierres que brandissent les marchands scintillent dans la lumière. La plupart des améthystes ne sont que des cristaux de roche teints à l’aide d’encre violette. Je ne parlerai pas des « rubis et saphirs » aussi fabuleux que faux ! Le premier marchand (photo) est sympa et donc, réussit à nous vendre un petit objet à chacun. Mais le second a déclenché en moi une profonde aversion. Sous des airs bonaces, il cache une agressivité qui me hérisse le poil encore aujourd’hui !Les autres promettent de s’arrêter au retour, moi, je fais la tête ! Je n’ai vraiment pas envie de le revoir, celui-là ! Quelques kasbahs en bord de route dressent leurs murailles de terre ocre. Beaucoup sont en piteux état ! Je surprends un petit âne qui attend patiemment je ne sais quoi ! Nous approchons de Aït-Benhaddou. Et soudain, le choc ! A la sortie d’un large virage, la vue superbe du ksar rouge, hérissé de hautes tours en pisé, se dressant à flanc de colline nous laisse sans voix ! Il se trouve sur l’autre rive de la rivière en contre bas, le Mellah. On s’arrête pour mieux le contempler. Puis, laissant notre voiture en bordure de route, sous la surveillance d’un jeune homme qui nous servira de guide plus tard, nous optons à l’unanimité pour une pause réparatrice dans l’auberge la plus proche. Pas de problème, ce sera encore un tajine au poulet. Nous n’avons pas pensé à compter combien de fois nous avions choisi ce plat ! Petite plongée dans le guide touristique et nous sommes tout de suite plus savants ! (Le ksar de Aït-Benhaddou, l'un des plus fameux du Sud marocain, est désormais classé patrimoine de l'humanité par l'Unesco. Le décor du ksar a inspiré de nombreux cinéastes. David Lean y tourna pour Lawrence d'Arabie les scènes censées se dérouler à Aqaba.)

Nous franchissons facilement la rivière Mellah à gué. De gros sacs sont posés à distance irrégulière et c’est en sautant avec plus ou moins de grâce que nous arrivons sur l’autre rive. Le guide nous apprend que l’eau de la ou le...Mellah n’est utilisable ni pour les hommes ni pour les cultures. Il ou elle traverse d’anciennes mines de sel et charrie bien sûr des eaux impropres à la consommation. Nous nous promenons dans un lacis de ruelles et grimpons allègrement un sentier pierreux qui nous amène au sommet du ksar. La vue plongeante sur la rivière et la plaine alentour, l’immense grenier tout au fond, les tentes noires dressées au bord de l’eau pour un groupe de touristes, et juste en contre bas, les belles tours de pisé, nous rendent muets ! Et pour rendre muettes les deux filles, il en faut, vous le savez bien !





En visitant le village, nous sommes passés devant moult boutiques et avons été agréablement surpris de n’être importunés par aucun des marchands ! Nos illusions se sont envolées en redescendant du promontoire. Notre gentil guide nous propose de visiter la « maison berbère », il y en a paraît-il pour 5 minutes ! Comme il est sympa, va pour la visite. Nous sommes accueillis par un homme à l’imposante stature qui, aimablement, nous invite à boire le thé. Nous entrons dans une pièce où sol et murs sont recouverts de tapis. Des montagnes de tapis ! Nous nous asseyons par terre face à lui, notre guide sur le côté, toujours aussi discret. Sans s’arrêter de parler, notre hôte prépare le traditionnel thé de bienvenue. Nous sommes détendus et sourions à ses propos débonnaires. Il a commencé par une histoire amusante, suivie d’une devinette, nous rions, confiants et de bonne humeur. Il nous parle de la fabrication des tapis par les femmes de la montagne et nous dit qu’il n’a pas l’intention de nous en vendre. Nous sommes tout à fait rassurés, quand il nous annonce que par contre…Et le voilà qui attrape un beau coffre de bois et de cuir, jusque là caché derrière lui. Il y a à l’intérieur une profusion de bijoux « berbères » fabriqués, soi-disant dans le désert, et qui sont, bien sûr, uniques au monde ! Bon, nous y voilà ! Michel garde le sourire, Jean fronce les sourcils et nous deux, nous bavons d’envie devant les petites merveilles que le roublard a disposées devant nous ! Bien sûr, « il faut boire le thé, ne pas s’énerver et surtout ne pas parler du prix…on a le temps, ce n’est pas important…on achète, c’est bien, on n’achète pas, on reste ami ! » Bien entendu, il a vu que nous étions plus vulnérables que nos hommes et il essaie de nous appâter de toutes les façons. Il n’hésite pas le gros malin, à augmenter outrageusement les prix lorsqu’il voit que nous regardons plus particulièrement un article ! Finalement, ce sera un peu fâché quand même que nous le quitterons ! Notre guide ne bronche pas et continue à nous raconter l’histoire du village et de ses habitants. Nous lui sommes reconnaissants de ne pas nous montrer sa déception, car il ne touchera pas de bakchich auprès du marchand de bijoux. Nous compensons par un bon pourboire et reprenons la route. Nous sommes à une vingtaine de kilomètres de Ouarzazate et avons hâte de faire un brin de toilette. Je consulte le voucher qui nous permettra de loger à l’hôtel « LE ZAT ». C’est bien sur la route de Skoura, en direction des gorges du Dadès. Entrée de Ouarzazate. Nous passons comme une fusée devant la Casbah du Glaoui et je n’ai que le temps d’armer mon appareil photo, elle est déjà loin !



L’hôtel est moderne, l’eau de la piscine un peu fraîche et le serveur a un petit air d’Henri Salvador qui nous le rend tout à fait sympathique. Nous n’aurons qu’à nous féliciter du bon accueil qui nous est réservé partout où nous irons !

VENDREDI 1ER DECEMBRE 2007. La journée d’hier a été remplie d’images et de paysages les plus divers, les maisons et villages de pisé se sont succédés sur la route et la visite de Aït-Benhaddou a ravi nos yeux. Nous passons donc sans états d’âme particuliers devant la magnifique Casbah du Glaoui située à Telouèt, 1Km de Ouarzazate. (Voir la photo plus haut). Elle est d’une luminosité exceptionnelle et a été reconstruite avec des moyens financiers énormes. Les réalisateurs de cinéma s’y précipitent, on dit qu’Hemingway y séjourna et malgré cela, .... nous préférons faire la visite des studios de cinéma qui se trouvent à la sortie de la ville. Michel frétille comme un gardon à la pensée de se frotter aux prestigieux acteurs qui ont tourné là et fréquentent toujours cet endroit. D’immenses statues égyptiennes sont érigées aux abords du site. Munis du billet d’entrée, nous attendons patiemment qu’un guide soit libre pour commencer la visite. Huguette pose tranquillement et s’imagine être dans la peau de Cléopâtre. Nous nous attardons devant les affiches des films dont certaines scènes ont été tournées ici.

Notre guide est tout mignon et s’appelle Ali, je crois ! Il est marrant comme tout et démystifie une à une tous les histoires qui nous avaient faits rêver jusque là ! De l’illusion partout et du toc en veux-tu en voilà ! Des murs qui paraissaient faits en dur, ne sont en réalité fabriqués que de toile et de peinture. Des décors en trompe- l’œil, donnent le change jusqu’à ce qu’on s’en approche de près ! Eclats de rire quand on voit que tout est « bidon » ! On reste admiratif devant ce déploiement d’astuces les diverses. Vraiment aucun regret après cette visite qui nous a prouvé à quel point il est « facile » de manipuler tout un chacun ! Respect pour tous les acteurs de cette ville fantôme ! Un champ de pierres, immense devant nous, et un berger qui y mène ses moutons avec je ne sais quel espoir d’y trouver leur pitance ! Encore un qui va se faire prendre aux pièges des prestidigitateurs de cet endroit ! Le guide nous certifie que de grandes « batailles » cinématographiques se sont jouées là ! Bon ! On préfère le croire, car rien ne nous paraît plus réel ! « Laisse béton ! ». On s’amuse bien en passant d’une pièce à l’autre, les décors changent et nos délires aussi. Ali nous pose des devinettes : « Quel est le film qui a été tourné ici ? »-- Les idées les plus farfelues nous traversent l’esprit et nous lui en faisons part bruyamment ce qui le fait rire aux éclats ! Nous nous prenions pour des cinéphiles avertis, que non ! Chaque réponse est fausse ! Les garçons s’amusent à nous faire peur, bouuuuuuh ! Comme si on ne voyait pas que ce sont de faux ossements ! Quoique !!! Et puis on ne se lasse pas de jouer les reines dans ce décor « Hollywoodien » et, prendre la pose dans les escaliers qui mènent au trône de Cléopâtre n’est pas pour nous déplaire ! Il n’y a pas que Monica Bellucci sur la terre ! On me met une perruque et une couronne sur la tête, deux seins hauts placés et un régime « slim fast » pendant 2 ans, je n’aurais aucun mal pour lui ressembler…surtout de loin ! Et Ali qui rigole ! Il ne se fiche pas de nous quand même ! C’est qu’il en est bien capable, le bougre ! Direction la vallée du Dadès et plus précisément, TINERHIR aux orthographes les plus diverses, sans parler de la prononciation qui nous divisera souvent. La route qui va de Ouarzazate à Tinerhir, et au-delà jusqu’à Erfoud, a été nommée la « route des Kasbahs ». Difficile de rester insensible à la beauté de cette architecture de terre. Ces villages fortifiés, aux façades souvent décorées, ces colosses de terre puissants et fragiles à la fois sont vraiment impressionnants. Certaines kasbahs sont en piteux état, et les poteaux et fils électriques qui courent devant elles défigurent ces magnifiques bâtisses. Mais il doit être déjà suffisamment difficile de vivre là, et il serait bien mal venu de leur reprocher ce manque d’esthétisme provoqué par le peu de confort auquel ils ont droit. Un magnifique plan d’eau surprend à la sortie de la ville. C’est un lac de retenue sur le Drâa. Tout de suite, le paysage désertique, avec pour fond de décor une vue saisissante sur les sommets de l’Atlas. Certains dépassent largement les 3000 mètres. Plusieurs dizaines de kms plus loin, l’oasis de Skoura. L’œil sur la carte, nous nous interrogeons sur la possibilité de visiter le jour même les Gorges du Dadès et celles du Drâa. L’objectif est d’arriver à Boulmane-du-Dadès. Une centaine de kms nous en séparent, et la succession d’oasis et de kasbahs nous font patienter. Aux alentours de El-Kelaà M’Gouna, des enfants sur le bord de la route nous proposent des flacons et autres produits fabriqués à base d’eau de rose. On apprendra par la suite que la plupart de ces produits sont tout à fait artificiels, certaines eaux de rose étant elles-mêmes fabriquées à Casablanca ! La magie du Maroc ! Et les magnifiques kasbahs, encore et encore…jusqu’à Boulmane, embranchement à ne pas rater si on veut voir de plus près les célèbres gorges du Dadès.

Le début de la vallée est riant, les minuscules champs irrigués par le torrent, les vergers d’amandiers et de noyers offrent un paysage reposant. Les villages en terre rouge sont accrochés à la montagne. Un camaïeu de couleurs splendides. De l’autre côté de la rivière, une formation géologique extraordinaire. Elle est appelée le « cerveau de l’Atlas » ou « les doigts de singes ». Nous prendrons cette photo en revenant et les derniers rayons de soleil donnent à ces roches une couleur et une dimension surprenantes ! La route est bordée de petites auberges où il ferait bon s’arrêter, mais il y a tellement de choses à voir ! (symbole berbère sur pratiquement toutes les maisons) On croise des femmes qui portent de lourdes charges. Elles ont sur le dos de grands morceaux de tissu remplis d’herbes qui doivent servir à nourrir le bétail. D’autres s’en servent pour porter leur bébé ! Nous essayons le plus discrètement possible de saisir quelques personnages mais les images ne sont pas trop nettes ! Tant pis ! Notre chauffeur n’a pas l’intention de ralentir chaque fois que nous avons l’impression de faire la photo du siècle. De grands fous rires nous tordent le ventre. Lilou ne fait que râler, fustigeant Huguette qui soumet à rude épreuve les piles de son appareil. C’est vrai aussi ! Elle vise au petit bonheur la chance, tout ce qui pourrait devenir le scoop de l’année ! En fait, c’est surtout le montant des portières qu’elle photographie avec le plus de réussite. Je ris tellement que j’en prends à mon tour pour mon grade ! « Et l’autre (moi) avec son téléphone…Blip, blip, blip… » Ces vieux alors, pas moyen de rigoler ! Puis la route se fait plus étroite, les parois plus abruptes, plus menaçantes au dessus de nos têtes. La végétation se fait plus rare et tout à coup, une brève mais impressionnante montée en lacet nous permet d’avoir une vue saisissante sur les gorges. Plus d’une centaine de mètres de profondeur pour moins de dix de large ! Puis la route redescend doucement pour arriver au niveau de la rivière et là, c’est le spectacle à l’envers, l’immensité de ces murailles qui nous surplombent, nous écrase. Le soleil est encore assez haut pour pénétrer entre les parois verticales. Nous levons la tête à la limite du torticolis ! Le jeu de lumière entre eau et minéraux est vraiment fantastique. Dommage que la photo ne soit pas fidèle à ce que voient nos yeux ! La proximité de ces falaises est telle qu’il est impossible de faire quelque chose de bien. Tant pis ! Il commence à se faire tard et c’est à regret que nous rebroussons chemin Quelques notes sur la carte me rappelle le nom de cet endroit : « le défilé d’IMDIAZEN ».

Au sommet du col, juste avant d’entamer la descente en lacet sur Boulmane, une petite auberge juchée sur un piton rocheux attire notre attention. Il est l’heure du déjeuner et nous trouvons plus judicieux de nous arrêter là. C’est sympa comme tout, les gens sont charmants et sont prêts à confectionner un beau tajine dans l’heure. Photos sur les gorges en descendant des escaliers aux marches inégales, visite dans les toilettes « berbères » et Huguette qui tombe sous le charme d’un jeune homme. Celui-ci lui présente plusieurs tapis tissés par sa femme et elle se laisse aller ! Un beau tapis rouge en laine épaisse qui agrémentera l’entrée de sa maison. Toute fière, la Guichou ! La fin du repas sera animée car nous sommes les témoins d’un mini drame. Nous avons été intrigués dès notre arrivée par l’attitude d’un homme. Il a le verbe haut et le geste large, l’apanage qui sied à tout individu décontracté, bien dans sa peau et surtout au dessus de tout soupçon. Mais il en fait peut-être un peu trop et c’est sans surprise que nous découvrons qu’il n’est qu’un vulgaire petit escroc. Il a trouvé le moyen de partir sans payer et ce sont les cris de colère du restaurateur qui nous font lever d’un bond. Collés contre le bord de la rampe sur la terrasse qui surplombe la route, nous tentons avec force gestes, d’attirer l’attention du mauvais payeur, lui accordant encore le bénéfice du doute. Après tout, ce n’est peut-être que de l’étourderie ! Il est écoeuré le patron du resto ! On a maintenant la certitude qu’Arabes et Berbères ne sont pas copains du tout ! Allons bon ! Cap sur Boulmane-du-Dadès et direction Tinerhir. Un œil fébrile sur le voucher qui me donne l’adresse de l’hôtel : « la casbah de Tombouctou, 126, av.Bir Anzarane ». Fouette cocher ! Tinerhir est une étape importante et le point de départ de nombreuses excursions dont celle des célèbres Gorges du Todra. On nous en a tellement parlé que nous nous engageons dans la route qui y mène, négligeant l’entrée de la ville et la possibilité de rejoindre notre hôtel. La végétation luxuriante prouve que l’eau est toute proche. Les nombreux palmiers et arbres au bord du chemin poussiéreux cachent à demi les magnifiques casbahs de pisé de l’autre côté du torrent. Nous sommes pratiquement au niveau de la rivière. Et puis, la route s’élargit, et nous succombons sous le charme de la palmeraie, de la ville ocre et rouge que l’on découvre au loin, des champs minuscules, cultivés avec soin. Nous descendons de voiture et essayons de fixer sur la pellicule ce morceau de paradis ! Après avoir consulté la carte routière et compris que la nuit tomberait sur nous avant peu de temps, nous retournons sur nos pas et faisons notre entrée dans la ville. Celle-ci a l’air animé et la large avenue est bordée de magasins et d’ateliers artisanaux eux-mêmes situés sous de grandes arcades. Je repère la poste près d’un grand espace arboré et me souviens des cartes postales à envoyer aux amis. Ne pas reproduire la mésaventure de Marrakech et ne pas oublier de vérifier les adresses avant la mise en boîte ! (Certaines cartes ne sont parvenues à leur destinataire qu’au mois de février !!! Le « facteur à dromadaire » a eu bon dos ! Hi Hi Hi)

La Casbah de Tombouctou. Mais où est-elle ? Nous l’avons dépassée quand, tournant la tête j’aperçois, son enseigne lumineuse coincée entre deux magasins. Soupirs de soulagement, demi-tour. Garés devant une boutique qui vomit à tue-tête la dernière chanson à la mode, nous déplions nos jambes engourdies et prenons la mesure de notre fatigue. C’est un catalan, Roger Mimo, qui, amoureux de l’architecture du Maroc et particulièrement de cette région, a restauré une ancienne casbah. Le couloir qui mène à la réception, est tapissé de photos qui rappellent aux voyageurs l’ampleur des travaux effectués. Chaque chambre a son propre décor. Le mobilier en bois de laurier-rose, le crépi de terre sur les murs, les plafonds en tataoui, (Technique décorative : baguettes de lauriers, peintes, assemblées et entrecroisées entre les poutres d'un plafond, formant un décor géométrique), les tentures et rideaux aux couleurs chaudes et profondes, la jolie salle de bain, les sofas sur lesquels on peut s’écrouler, les lumières tamisées qui donnent une ambiance sensuelle à la pièce, nous font taper des mains de joie ! Vite, photo ! Finalement, un peu plus de lumière ne serait pas de trop ! Déjà que je suis un peu contrariée de l’épisode « promenade apéritive », il ne faut pas m’énerver ! Non, je rigole ! Mais c’est vrai aussi, pas moyen de flâner le nez au vent dans ce pays ! Mes cartes postales à la main, je marche aux côtés d’Huguette quand un jeune homme nous accoste. Il est « mimi » tout plein et parle bien le français. Il a l’air content de deviser avec nous et nous l’écoutons attentivement quand il nous parle de sa vie, de ses études. Nous sommes près du parc dont je parlais tout à l’heure et le bureau de poste n’est pas loin. Et voilà qu’un deuxième luron se joint à notre groupe ! (Peut-être même « larron !) Largement moins mignon que le premier et surtout beaucoup plus pressant ! L’ambiance change d’un coup et on a un petit mouvement de contrariété qu’il perçoit très vite. Alors il change de façon de faire et semble remarquer les cartes que je tiens à la main. Pour dissiper le malaise, je lui demande à quel endroit je pourrais déposer ces dernières. J’aperçois au même moment une boîte aux lettres sur la façade de la poste juste en face de nous et me dirige donc par là. Mais non, il me prend vigoureusement par le bras et me dit : « Non, non, par là c’est mieux ! »- Et je me retrouve propulsée à la vitesse « grand V » sur le côté gauche du bâtiment et devant une ouverture dans le mur qui ressemble à celle d’une ancienne boîte. Je proteste en lui disant : « Tu es sûr que mes cartes ne vont pas être perdues ? ». Il affirme énergiquement que je n’ai aucun souci à me faire, que c’est vraiment là qu’il faut que je pose mon courrier, bref, je cède car il est trop ch…, je ne dis pas le mot ! Je glisse avec appréhension mes cartes dans le trou béant et les lâche avec regret sous l’œil attentif de mon compagnon. Le bruit que je perçois me rassure quelque peu, on dirait que la boîte est bien remplie. Est-elle régulièrement vidée ? That’s the question ! Je me méfie de lui et l’avenir me prouvera que j’avais tort d’un côté et raison de l’autre ! Le courrier a bien été expédié, mais il est parvenu tellement tard à leur destinataire que je garde toujours un doute quant à la vélocité avec laquelle il a été traité ! C’est bien entendu au moment de les quitter que cela se complique un peu ! Ils essaient l’un et l’autre de nous retenir, veulent nous accueillir chez eux, nous invitent à prendre le thé et surtout, à admirer les tapis que fabriquent leurs mamans ! Et comme d’habitude, sans obligation d’achat !!! Du coup, fini la promenade, nous repartons vers l’hôtel ! Quelle barbe ! Il doit pourtant y avoir de jolies choses à voir dans cette ville ! Il y a devant La Casbah de Tombouctou, une cabine téléphonique. Guichou s’y engouffre, elle veut parler avec Floflo. Mais le bruit de la rue et le magasin de disques en face qui diffuse toujours à tue-tête le dernier tube, la gênent et elle est déçue de ne pouvoir entendre la petite. Plus loin un Point Phone va nous sauver. Pour quelques dirhams échangés avec le monsieur de service, nous pourrons communiquer avec nos enfants respectifs. Quel bonheur d’entendre leur voix ! Il faut aller se coucher, demain le programme est chargé. Visite des gorges du Todra puis départ vers Merzouga et les belles dunes ! J’ai des fourmis dans les jambes rien que d’y penser. Vite, vite !

Nous nous arrêtons pour la deuxième fois à l’endroit qui nous avait tant plu la veille. La lumière du matin magnifie la vue que nous avons sous les yeux. Tout paraît paisible jusqu’au moment où les pétarades d’un moteur de mobylette donnent l’alerte. Nous tournons la tête de ce côté quand Jean nous signale un autre intrus. Comme sorti de terre, un homme que nous n’avions pas vu, s’approche de nous. Nous rentrons dans la voiture, maudissant cette mauvaise habitude qu’ils ont tous : harceler les touristes ! Comme les gorges du Dadès, le départ se fait à peu près au niveau de la rivière et la vallée est assez large. De nombreux campings et auberges jalonnent le parcours, puis vient la partie la plus spectaculaire : un défilé de quelques dizaines de mètres de large avec des parois verticales de près de 300m de haut. Petite déception pour moi qui aurais bien voulu aller plus loin, mais il faut laisser la voiture et continuer à pied, alors…Et puis il y a encore du chemin à faire, ce soir nous devons dormir dans le désert…Youpi ! Jean est un peu préoccupé par cette étape et nous presse de partir. Retour sur Tinerhir et direction d’abord Erfoud, puis Merzouga représenté par un tout petit point sur la carte ! Je me rassure en regardant les derniers vouchers. Prochain contact : LE KSAR BICHA. Au moins 200 kilomètres à parcourir, il vaut mieux ne pas s’attarder. Erfoud est encore assez loin. Cette ville est importante car située à l’entrée du désert. On peut dire que c’est la capitale touristique de la région : hôtellerie florissante et nombreuses boutiques artisanales. Ici est commercialisée la fameuse « pierre d’Erfoud », pierre noire incrustée de fossiles. Nous allons avoir plus d’une fois la frayeur de notre vie, en évitant de justesse tout le long de la route qui nous mène à Merzouga, de téméraires vendeurs de pierre qui se jettent carrément sous nos roues. Cette route goudronnée s’étire devant nous et le contraste est frappant : la palmeraie, alimentée par l’eau qui coule invisible, déploie avec magnificence de superbes palmiers, tandis que quelques mètres plus loin, les cailloux fleurissent par milliers ! Des hommes creusent la terre pour dénicher sûrement les pierres qu’ils proposeront aux touristes, tandis qu’une femme, juchée sur un petit âne, vient de récolter quelques légumes dans un des jardins de l’oasis. Autrefois nomades, les populations berbères se sédentarisent de plus en plus et occupent pratiquement tous les endroits situés le long des points d’eau. Leur condition de vie est bien rude et c’est avec beaucoup de respect que nous les observons. Nous ne pourrons nous empêcher d’éprouver quelques remords, lorsque nous ne serons pas assez généreux.

Puis, très vite, changement de paysage. Les cailloux dominent, plus de palmiers même clairsemés à l’horizon, la plaine (hamada) est immense, la lumière intense. Le regard se perd. Devant nous, la route toute droite, et sur les côtés, au loin, très loin, les prémisses du désert tout proche. Pas de marchands de pierre dans le coin, nous en profitons pour faire une « pause pipi » derrière l’un des mamelons pierreux en bordure de route . C’est là que je prendrai en photo les petites fleurs, pensant que ce serait les dernières que nous aurions l’occasion de voir, pendant un bon moment ! On « grimpe » sur les monticules de sable, imaginant déjà être au pied des dunes ! Michel n’a pas quitté son chèche, il est fin prêt pour affronter le soleil du désert. On ne voit plus que ses yeux bleus, je me surprends à penser à Lauwrence d’Arabie ! Non, Huguette, je rigole ! Quoique, fais gaffe quand même ! Lit-elle dans mes pensées ? Elle se rapproche de son mari et ne le quitte pas ! Encore une heure de route pour arriver aux environs de Merzouga. Le ksar Bicha, est-il avant ou après la ville ? Nous scrutons attentivement chaque panneau en bord de route, car les dunes de l’erg Chebbi, bien qu’encore éloignées, sont maintenant visibles. Euréka ! Nous y sommes ! Quelques kilomètres avant merzouga, une pancarte sur le bord de la route. C’est là ! Quelques arbres, du sable et des constructions ici et là. Pas d’erreur, nous sommes arrivés ! Jean gare le 4x4 et nous descendons timidement, cherchant un interlocuteur qui nous rassurera. Dans le hall de la réception, quelques bagages sur le sol attirent notre attention. Ce sont ceux du jeune homme qui se dirige vers nous. Il nous dit tout d’une traite : Qu’il vient juste d’arriver, qu’il est le nouveau cuisinier, que le patron n’est pas là, mais que si on le veut, il nous fait quelque chose à manger ! Dis donc, il est à l’air aussi désorienté que nous ! Va pour une omelette au fromage (qui nous restera un peu sur l’estomac) et quelques fruits. Pas faciles à manger, les grenades ! Il est là, le beau Ali. Je ne résiste pas à l’envie de vous le montrer. Petit coup d’œil à Huguette . Ah, si on était plus jeune ou… si nos maris n’étaient pas là !

Et il est coquin comme tout, il se moque de notre accent et s’amuse à répéter nos phrases en exagérant notre prononciation. Morveux, va ! Le gars qui doit nous prendre en charge pour la « traversée » du désert n’est pas encore arrivé et on parle du Paris-Dakar, du Trophée des Gazelles…et voilà Ali qui nous propose une petite démonstration dans les dunes avec le 4x4 que nous a loué Fouzia ! Les premières vagues de dunes ne sont qu’à une centaine de mètres du ksar. On craint un peu pour le 4x4, mais Ali a l’air sûr de lui et nous affirme que c’est un exercice auquel il se livre souvent et ce, avec n’importe quelle voiture. Alors… ! Les garçons ont l’air intéressé, les filles l’air effrayé…mais il y va de notre honneur, il n’y aura pas de dégonflé dans la troupe ! Ali s’installe au volant, Jean est à côté de lui, Guichou, Lilou et moi sur la banquette arrière. J’allume la caméra. Départ…pour l’instant, ça va, le terrain est plat ! On grimpe tranquillement sur la première dune, la crête est suffisamment large pour ne pas s’inquiéter. Cool ! Tout d’un coup, Ali braque le volant à 90° et voilà la voiture qui plonge dans le creux de la dune ! Maman !!! La caméra ne filme plus que le sol et l’instant d’après, que le ciel ! Bonjour le reportage ! Les garçons restent stoïques tandis que les filles commencent à pousser des cris d’orfraie ! Il faut que je sois honnête, c’est surtout moi qui crie ! Guichou rit, toujours aussi placide devant le danger ! Elle a confiance, paraît-il ! Et Ali qui répète et répète la manœuvre pour que les gars comprennent bien comment il faut faire ! Quand le conducteur sent qu’il ne peut plus rouler facilement sur la dune, il faut qu’il en redescende « fissa » en braquant le volant de cette façon et cela sans aucune hésitation ! Autrement, gare à l’ensablement ! Stop. Ali descend et Jean se met au volant. Je ne veux pas montrer que j’ai peur et serre les dents. Je ne veux pas que Jean pense à autre chose qu’à la conduite de ce maudit engin! J’ai confiance, mais !!! Jean est attentif et suit scrupuleusement les consignes d’Ali. L’ambiance est chaude dans le 4x4, surtout sur la banquette arrière ! Les cris fusent souvent et la caméra valdingue de tous les côtés. Je suis sûre qu’on aura le « tournis » simplement en visionnant le film ! Et le ballet continue : je monte, je roule et je descends à 90° ! Bon sang de bonsoir ! Je commence à avoir chaud partout ! Stop ! Tout le monde descend ! Nous sommes sur une portion de terrain relativement plat et c’est Lilou qui prend le volant. Je ne comprends pas pourquoi Huguette panique ! N’aurait-elle pas confiance en son mari ? On roule un petit peu encore quand Ali nous conseille de descendre. Allons bon ! Ou il en a marre de nous entendre crier, ou il n’a pas trop confiance lui aussi ! Je penche gentiment pour la première hypothèse ! Jean prend la caméra et nous regardons le véhicule s’éloigner. Tout baigne ! On les voit se diriger vers une dune, y grimper quelques instants et puis…Que se passe-t-il ? 4x4 stoppé en plein élan, perché sur la crête de la dune. Lilou qui essaie de redémarrer et qui apparemment n’y arrive pas. Ali descend et regarde sous la voiture, alors là, la panique revient. Zut ! Pourvu qu’il n’y ait rien de cassé ! Comment allons nous faire pour continuer ? Nous les rejoignons au pas de course et constatons avec effroi que la voiture est ensablée. Tout le monde à quatre pattes ! Nous nous servons de nos mains comme pelle de fortune et essayons fébrilement de dégager les roues du sable qui les maintient prisonnières Plus de peur que de mal, Ali reprend le volant et nous ramène sagement au point de départ ! Allez, fini de faire des bêtises ! Revenons au ksar. Notre méhariste doit être arrivé ! Le voilà, il s’appelle Hassan, il a un sourire éblouissant et porte la tenue bleue des hommes du désert ! Les quatre dromadaires sont couchés sur le sable, jambes repliées sous le ventre. Leurs gros yeux ombragés de grands cils sont fixés sur nous. Ils mâchouillent je ne sais quoi et leurs mâchoires vont et viennent de façon fort disgracieuse d’un côté et de l’autre de leur bouche ! Hou lala ! Mon ventre a des gargouillis de mauvais augure ! Je regarde mes compagnons…ils ont un petit air qui me fait penser que je ne suis pas la seule à me poser des questions ! Nous avons noué tant bien que mal, notre chèche, Jean s’obstinant à ne rien vouloir sur le crâne ! Il a emporté son bonnet de ski bleu marine et le mettra sûrement plus tard. Hassan nous aide à grimper sur les bestioles, je me retrouve sur le premier, Guichou clôture la marche, les deux « gazous » entre nous deux. Ma pauvre monture doit supporter mon poids et celui des provisions qu’Hassan a chargées dans de gros sacs jaunes. Huguette a été la première à faire le grand saut. Hassan lui fait la courte échelle, lui permettant d’enjamber plus facilement la bestiole qui n’a pas arrêté pour autant de ruminer. Sont-ce des ruminants, ces camélidés-là ? Que oui, je viens de vérifier ! On sait aussi qu’ils n’ont qu’une bosse et on voudrait bien la voir ! On a l’impression qu’on pourrait mieux caler notre postérieur si elle était visible. Mais la selle est cachée elle aussi sous une couverture et c’est au petit bonheur que nous y posons notre fessier ! Il sera bien difficile de rectifier la position lorsque ces charmantes bêtes iront l’amble. Guichou est concentrée et tient fermement le devant de la selle. Nous l’observons avec attention. Hassan, tout en maintenant Huguette, donne un léger coup sur les pattes arrière du dromadaire. Oh, purée ! On voit Huguette partir vers l’avant, puis vers l’arrière, l’animal est maintenant debout. Guichou nous domine largement ! C’est au tour de Lilou ! Pas de panique, tout se passe bien. Jean se retrouve haut perché dans la minute qui suit. Allez, bibiche, c’est à toi ! Qu’il est gentil cet Hassan ! Il voit que j’ai un peu peur et fait tout ce qu’il faut pour me rassurer. Les quatre dromadaires sont reliés les uns aux autres par une corde dont Hassan tient une extrémité. Nous sommes équipés pour cette expédition comme des pros ! Chaussures et pantalons de montagne, chèches noués laborieusement sur la tête pour certains, sacs à dos remplis d’affaires de toilette et de quelques vêtements. Et Hassan qui trotte dans le sable avec des nu-pieds éculés ! Il se retourne de temps en temps pour surveiller ses nouveaux compagnons. C’est dans une position tout à fait « confortable » que nous faisons nos premiers pas : jambes écartelées, dos ronds, pieds ballants, les mains fermement accrochées au pommeau de la selle invisible, le corps soulevé et balancé tantôt à droite, tantôt à gauche. Ah, elle a fière allure la caravane ! Cette photo a été prise par Hassan qui, pour ce faire, a dévalé la pente, pieds nus. Les dromadaires doivent être habitués à tout ce cirque car, livrés à eux-mêmes, ils n’ont pas bougé d’un pouce. Heureusement pour nous, d’ailleurs !

Mais que font ces gosses ? Ils courent après nous et réclament des bonbons qu’Huguette s’empresse de distribuer. Notre guide rappelle à l’ordre les gamins et leur dit de s’en aller car les dromadaires n’apprécient pas leurs cris et commencent à manifester du mécontentement. Ils se mettent à blatérer, et je vois avec effroi, sortir de la bouche fendue de ma monture, une énorme langue toute tordue qui s’agite dans tous les sens. Sa tête qui pivote vers les intrus me rappelle le film dans lequel jouait Coluche : « Banzaï » ! A part que là, ça ne me fait pas rire, mais pas du tout ! On demande à Huguette d’en finir avec ses largesses ! Le ksar Bicha est pratiquement hors de vue. Plus qu’une heure et demie à être ballotté de la sorte, ce n’est pas la mer à boire ! Où est-elle la mer ? Pour le moment, nous naviguons au milieu de vaguelettes de dunes. Le terrain n’est pas trop accidenté et nous cheminons « cahin-caha », en essayant de garder une assise à peu près correcte. On arrive même à prendre des photos et on pose des questions à Hassan sur le relief qui est autour de nous. On apprend que ces premières dunes ne sont pas stables, contrairement à celles que nous verrons plus tard, et qu’elles se déplacent souvent au gré des vents. Quelques courageux palmiers consolident leur attache à ce sol mouvant et des traces blanches par terre amènent d’autres questions. Ce sont des traces de sel qui, après évaporation de la rosée ou de l’eau qui tombe parfois, affleurent le sol. L’erg Chebbi est le massif le plus important du Maroc, il s’étire sur une trentaine de kilomètres et sur une largeur maximale d’une dizaine de kilomètres. Nous allons dormir dans le creux de la plus haute dune de l’erg : 150m de haut, la dune ! Je suis impatiente de la voir ! Les crampes dans les jambes, les douleurs sournoises au creux des reins, les adducteurs qui sont soumis à rude épreuve, nous font faire la grimace. On se tortille en essayant de trouver une position plus confortable, mais les « chevaux du désert » opposent de la résistance ! On échange quelques conseils difficilement praticables, on geint le plus doucement possible pour qu’Hassan ne se paie pas notre tête ! On monte sur la crête des dunes et on redescend dans les creux…comme avec le 4x4, mais on crie moins fort ! Le temps commence à peser à certains, n’est-ce pas Jean ? Il me semble qu’il fait un peu la tête, l’Aspois ! Ah, ce n’est pas sur un âne qu’il est assis ! Quel extraordinaire paysage ! Le soleil qui baisse à l’horizon, joue avec le relief et donne des couleurs changeantes aux dunes qui nous entourent de tous les côtés. La couleur dominante tire sur le rose et le beige orangé, mais selon la face qui est éclairée, la palette des nuances s’élargit. Tout est douceur, les courbes, les teintes, le silence. Et Hassan, qui se met à fredonner, ajoute un peu plus au bonheur ambiant ! Le sourire rassurant d’Hassan et son doigt pointé dans une direction : le bivouac est en vue. Effectivement, on aperçoit une tache noire au pied d’une immense dune rose. C’est là que nous allons passer la nuit ! L’aventure continue et les surprises vont se succéder, pour notre plus grande joie. C’est avec quelques difficultés que nous descendons de nos montures. Aïe, aïe… ! Il faut redonner du jeu à nos articulations traumatisées ! Je commence à comprendre pourquoi Lucky Luke a les jambes arquées ! Le chamelier décharge les sacs qui sont sur la bête de bât, enlève les couvertures qui nous servaient d’amortisseurs, détachent les dromadaires et les fait coucher sur le sable à bonne distance de la tente. Ils les attachent ensuite les uns aux autres et les entravent pour empêcher toute velléité de fuite. Les animaux se laissent faire docilement et si la manoeuvre nous impressionne un peu, les voir continuer leur mastication sans broncher, nous rassure ! Le sol est jonché d’excréments et nous nous félicitons de ce que le campement soit plus loin. Nous dévalons la pente jusqu’à la grande tente noire et déposons en vrac nos affaires. Hassan nous suggère de grimper sur l’une des dunes qui nous entoure et de guetter le coucher du soleil. Ce sera aussi l’occasion de se cacher pour faire un petit pipi. On est des humains, pas vrai ? Les toilettes aseptisées dont rêvait Huguette ne sont pas au rendez-vous ! Nos hommes se sont étendus sur le sable, se croient-ils à la plage ? Et Jean qui n’a pas enlevé son anorak ! Nous partons à l’assaut de la dune sans complexe, d’un pas bien décidé.

Mais bien vite, le souffle nous manque et les muscles de nos jambes se raidissent. Il nous semble impossible de faire les derniers mètres ! Nos « gazous » tendent vers nous une main secourable que nous saisissons précipitamment ! Quel spectacle ! L’émotion m’envahit totalement. Mon rêve d’enfant s’est réalisé ! Assise sur la crête de la dune, je regarde autour de moi et ne vois qu’une immensité de sable aux couleurs merveilleuses, des courbes harmonieuses où le regard se perd et s’alanguit. Ma poitrine est soulevée par un gros soupir de contentement, et je regarde mes compagnons. Nous restons, tous les quatre, un grand moment sans parler. On essaie de réajuster nos coiffes, on est dans le désert ou on n’y est pas ! Jean a mis son bonnet !!! Heureusement, nous n'avons pas de miroir, ce qui nous laisse tout à fait décontractés, face à l'objectif ! 😎 La position que nous occupons n’est pas très confortable et nous enfonçons bien fort nos talons dans le sable qui glisse sous nos pieds. En face de nous, tout au loin, la barrière rocheuse (la hamada du Guir) qui sépare le Maroc de l’Algérie, pays natal de Guichou. Nous jouons à la petite chèvre de Mr Seguin en voyant derrière nous, tout en bas, le minuscule campement et la silhouette bleue d’Hassan. Notre guide a l’air bien actif. On le voit en train de défaire les sacs, il serait peut-être temps d’aller lui donner un coup de main, et de visiter notre « hôtel » ! Ce bivouac est un ensemble de plusieurs tentes, de toiles noires, lourdes et épaisses qui ne laissent passer, une fois les pans d’ouverture rabattus, ni la lumière, ni le froid, ni la chaleur. A la gauche de la photo, la grande chambre que nous partagerons tous les quatre. A côté d’elle, un espace assez large où sont entreposés couvertures, matelas et oreillers. Formant un angle droit avec ce que je viens de décrire, une tente plus importante où se déroulera le repas. Personnellement, Jean et moi connaissons les « joies » du camping. Guichou et Lilou vont apprendre à vivre au ras du sol et prendrons même du plaisir à s’étaler sur les coussins qui nous servent de siège ! Hassan s’active et pèle oignons, pommes de terre, tomates et poivrons. Il refuse gentiment notre aide et dit que tout sera prêt dans un moment ! Il a l’air un peu intimidé ou tout simplement préoccupé par toutes les tâches qu’il doit accomplir en si peu de temps. Nous le laissons vaquer à ses occupations et, mollement étendus sur les coussins, nous essayons de récupérer de la rando à dos de chameaux ! La nuit tombe tout doucement, le ciel s’étoile de plus en plus. Un trépied posé sur le sol et relié à une bonbonne de gaz accueillera le tajine, le lourd plat de terre brun vernissé que nous avons aperçu à l’entrée. Hassan a émincé les oignons, les pose au fond du plat et ajoute les morceaux de poulet. Il alterne les lamelles fines de pommes de terre, les rondelles de tomates et les lanières de poivrons, sale le tout avec du gros sel, met des épices et de l’huile, ferme le plat avec le couvercle en forme de cône qui permet à la vapeur condensée en fines gouttelettes de retomber sur les mets et de se mêler au jus ! Miam ! Les parfums qui s’échappent très rapidement du tajine sont tout à fait alléchants et nous serons soumis à rude épreuve pendant environ deux heures. Notre cuisinier est amusé par la curiosité qui nous anime.

Que fait-il maintenant ? Il émince à nouveau un gros oignon rouge, il coupe en minuscules dés les tomates, les poivrons verts, les concombres, et arrange harmonieusement le tout dans un grand plat. Il a gardé un concombre qu’il pèle, coupe en plus gros morceaux qu’il évide et met une olive noire dans chacun des trous ainsi faits. Le plat est maintenant agrémenté d’une jolie couronne de concombres aux olives ! Il est fier Hassan, de la jolie photo que nous lui montrons ! Le plat principal mijote doucement, la salade est prête, Hassan a l’air content de lui. Nous sommes installés plus ou moins confortablement sur les coussins, et il nous rejoint en tenant dans ses mains un taârija, instrument à percussion en céramique et cuir de chèvre. Je suis assise à côté de lui et il me tend une paire de crotales appelés aussi qarabek. Je suis sensée l’accompagner en rythmant avec ce truc-là le chant qu’il entonne pendant qu’il frappe avec ses doigts ou la paume de ses mains sur le taârija ! Je tourne et retourne dans mes mains ces morceaux de métal et reste perplexe quant à la manière de faire vibrer ce drôle d’outil ! Hassan rit de toutes ses dents et daigne enfin nous expliquer comment s’en servir. Effectivement, il y arrive beaucoup mieux ! Alors, chacun notre tour, nous allons essayer à sa plus grande joie, d’accompagner le chant monocorde et néanmoins enthousiaste qu’il recommence. On se coince les doigts, on n’arrive pas à suivre, peu importe, c’est vraiment une partie de rigolade ! Et puis voilà qu’il veut jouer aux devinettes et demande si on connaît des histoires. J’en ai une en mémoire, celle que nous a racontée le berbère « marchand de bijoux hors de prix » de Âït- Benhaddoù. --« Quelle différence y a-t-il entre un chameau et une femme ? »--Il me regarde et ses yeux noirs sont interrogateurs. Ah, je lui en bouche un coin !--« Avec un chameau, tu traverses le désert, avec une « gazelle », toute la vie ! » Et vlan ! Dans l’élan, on apprend qu’il a une femme « Fatima » et, je crois deux enfants, qu’il est pour les mariages d’amour, mais en même temps, on sent bien que le poids de la famille et le choix de celle-ci pour choisir une épouse « bien », est très important ! --« Car si les parents de la future épouse sont bien, il y a de fortes chances pour que la jeune fille le soit aussi !!! »--dixit Hassan ! Et ce n’est ni Guichou ni moi, qui avons été choisies sur ces critères, qui allons le contredire ! Devinette, avec gestes à l’appui : --« Qui est plein comme ça et vide comme ça ? » Il met tantôt la paume de la main vers le bas, doigts légèrement recourbés, tantôt tournée vers le haut ! C’est à notre tour d’avoir l’air interrogateur ! Assis en tailleur, il se balance d’avant en arrière en riant fort ! On lui fait répéter et le mystère reste entier. Alors il dit d’une voix puissante qu’il y a quelqu’un parmi nous qui pourrait répondre ! Allons bon ! Qui est-ce ? C’est Jean, et l’objet à deviner, il l’a sur la tête…son bonnet ! Quelle rigolade ! Ah quand on est heureux, il en faut peu !!! Tout content, le naïf Hassan ! Puisque c’est ça, on s’en rechante une autre ! Bon, les paroles, c’est plutôt difficile, mais l’air, no problem ! On arrive à fredonner le leitmotiv qu’il nous chante depuis le début ! Il s’amuse à nous appeler par l’équivalent en arabe, de nos prénoms : Mostafa (Jean), Mohammed (Michel), Radija (Huguette) et Fatima (Marie). Je ne garantis pas l’orthographe pour le pseudo de Guichou ! Le moment tant attendu, arrive. Le repas va nous être servi sous une tente berbère, au cœur du désert, par un superbe homme en bleu ! Le top du top !

Bien sûr, il a mis des fourchettes, mais le plat est au centre de la table et comme la coutume le veut, ce devrait être avec les doigts que nous devrions partager ce bon plat. J’observe Hassan et j’ai envie de faire comme lui. Je tiens un morceau de pain dans la main gauche et approche la main droite du plat. J’essaie d’attraper le plus adroitement possible la nourriture, en me servant seulement de trois doigts, « les doigts d’Adam ». L'expression "manger avec la fourchette d'Adam" est une phrase polie pour désigner le manque de savoir-vivre dans la manière de se nourrir ou pour assumer soi-même le fait de manger avec ses doigts. (manière de vous montrer, chers lecteurs, que je me suis enrichie au hasard de mes recherches !) 😉 Pas fastoche ! Mais j’y arrive quand même et déguste ce poulet cuit à l’étouffée avec gourmandise. Cela ressemble fort au poulet aux oignons que l’on fait cuire à la maison, mais avec un parfum de je ne sais quoi qui fleure bon les vacances ! Les derniers morceaux de pain enlèveront les dernières fibres « oignons-poulet » caramélisées au fond du tajine ! Re-miam ! Hassan débarrasse la table et ne veut pas être aidé. Il est tout fier de ses nouveaux « invités » et nous parle avec dédain de ces touristes, je crois Japonais, qui --« eux manger, dourmir, ci tout ! Fatigués, toujours fatigués !». Pas marrants, les Japonais ! Et voilà qu’il nous parle, japonais, allemand et anglais ! Quelques mots et expressions certes, mais là, il marque des points ! Sacré Hassan ! Et il rit à gorge déployée en voyant notre air stupéfait ! On lui pose plein de questions et il répond avec application. Il est quelquefois difficile de comprendre « son français », nous essayons de parler plus lentement pour qu’il comprenne le « notre » ! On demande de quelle matière est faite la tente. Il répond--« avec des bouts d’étoffes tissées par les femmes, avec de la laine de chèvre et de chameau », il ajoute et là, nous tendons l’oreille, perplexes, (Je vais écrire phonétiquement, du moins essayer !!!)--« et y en a disicour. » --Disicour ? Qu’est-ce que ça veut dire ? Et il s’obstine à répéter ce mot, ne comprenant pas notre étonnement. Il ne parle plus, réfléchit puis, un éclair dans les yeux, il nous pose une autre devinette. -« Tu as une voiture--oui--Tu as quatre roues--oui--Alors, tu as une disicour-- ! Mais bon sang, oui, il y en a une « DE SECOURS » !!! On comprend alors ce qu’il voulait dire. Les femmes tissent toujours un morceau de tissu en plus pour pallier d’éventuelles déchirures dans la toile, la voilà la « toile disicour » ! Et allez, une autre pinte de rire ! Comme il rit aussi fort que nous en se tapant sur les cuisses, je me demande qui se moque de l’autre. Hum ! La nuit est complètement tombée depuis un bon moment, il serait temps d’aller faire un tour dehors. Brrr ! Il fait froid, et nous remettons bien entendu le chèche autour de notre tête. Il nous va si bien ! 🤪 Jean enfonce son bonnet au ras des oreilles ! Hassan nous promet de nous faire faire du « ski berbère » sur les dunes ! Il faut d’abord y grimper, sur les dunes ! Elles sont là, qui se détachent sur un ciel étoilé. Le silence est parfait, on a le nez fixé sur le firmament et Hassan nous dit d’observer le ciel attentivement. Les étoiles « ithri ou titrit » filantes sont légion dans le coin. Bien entendu, j’en vois plein et Jean se moque de moi en me disant que je me laisse influencer. Mais non, je suis sûre que j’en aie vues ! Je veux en avoir vues ! C’est trop beau, trop magique ! Et la lune qui nous sert d’éclairage a un bien joli nom en berbère : Ayour. On pourrait presque dire qu’on y voit comme en plein jour si ce n’était l’absence de couleurs ! Et Hassan qui rigole doucement devant notre émerveillement et qui se moque de nous en transformant en «ci tri jouli » le « Oh que c’est joli ! » qui nous échappe à chaque instant ! Allez, faudrait voir de là-haut ! Départ en fanfare et arrivée dans la douleur ! Encore les mains tendues pour les fragiles gazelles ! Ici, on a le droit et même le devoir d’être moins forte que les hommes. Quel bonheur ! On rit, on se bouscule, on fait semblant d’avoir peur ! Le sable file un peu sous nos pieds et la notion des distances nous est devenue étrangère. La tente paraît bien petite, tout en bas et Hassan veut nous faire descendre la dune en courant ! Droit devant nous ! Maman !!! Bien sûr les trois hommes ricanent devant nos appréhensions. Ils tiendront pourtant fermement nos mains pendant la descente. Mais qu’est-ce qu’on peut s’amuser dans le désert ! Une vraie cour de récré ! Quelques dizaines de mètres plus bas et il faut penser à « dourmir » comme dit Hassan. D’abord attraper les matelas, les draps, les couvertures, les coussins, tout cela à la lumière de la lune, aidée par la lampe tempête du guide et celle électrique de Jean. C’est à quatre pattes que nous entrons dans la chambrette. Nous disposons les quatre matelas sur des tapis qui nous isolent du sable. Les lisle d’un côté, les Lamazou de l’autre ! Ce n’est pas un club d’échangiste ici ! Il y a quelques trous dans la toile de notre côté et Jean chasse les courants d’air en les bouchant avec les sacs à dos !

Là encore, Hassan veut faire son boulot tout seul, je l’aide quand même à étendre les draps, à disposer les trois couvertures, (oui trois et elles ne seront pas de trop !) et il est exigeant, pas de faux plis, tout est au carré ! Les deux lits sont faits, Hassan disparaît, emportant avec lui la lampe tempête. C’est à la faible lueur des piles Wonder que nous nous déshabillons. Enfin, déshabiller n’est peut-être pas le mot le plus approprié, car si nous enlevons nos habits de « baroudeurs », c’est pour enfiler survêtements et pull-over, et même garder le bonnet sur la tête pour Jean ! On se faufile sous les couvertures en rigolant encore. Va-t-on pouvoir dormir ? Peut-être pas tout de suite ! La lampe de poche est éteinte, on essaie de reprendre notre sérieux, quand un sifflement se fait entendre du côté de la « chambre » de nos amis ! Ils sifflotent tous les deux en nous affirmant qu’ils ne peuvent s’endormir que de cette façon…et c’est reparti pour le fou rire ! La fatigue sera la plus forte et nous fera glisser dans les bras de Morphée. On aimerait se réveiller de bonne heure pour assister au lever du soleil ! 7h, vite, debout ! On remet les habits de la veille, la toilette se fait très succinctement, quelques lingettes imbibées nous servent de gant de toilette ! La portière en toile noire est tellement lourde que nos hommes doivent se mettre à deux pour la soulever ! Un petit pipi en cachette derrière la tente, brossage des dents vite fait ! Le soleil n’attend pas, il faut regrimper là-haut ! Quelle merveille encore une fois ! Mais c’est qu’ils deviennent très sensibles, les petits béarnais ! Assis au sommet pour la dernière fois, on assiste sans parler à l’apparition du « tafukt » (le joli nom du soleil en berbère). Comme il est content Hassan, ou plus sûrement après maintes recherches, AFSAN. Peu importe, il répond avec bonne humeur quand nous l’interpellons et nous a pardonné s’il y a erreur ! Le regard fixé sur la barrière rocheuse de la frontière algérienne, la hamada du Guir, nous n’arrivons pas à quitter notre poste de gué tout là-haut. Nous jouons avec le sable et le laissons filer entre nos doigts, admirant la couleur rose que lui donne le soleil naissant. Peu de paroles échangées, nous dégustons ce moment de plénitude et laissons notre regard errer sur cet espace magique. (J'ai rêvé de voir le désert pendant des années, et je trouve le moyen de ne pas ramener de sable ! Heureusement, les semelles de mes chaussures auront eu la bonne idée de pailler à mon étourderie. Je prélèverai avec soin sur un papier journal, les grains rosés de la belle dune, qui s'étaient cachés dans leurs crans. ils sont maintenant à l'abri dans un petit tube de verre ! Je suis un peu fada, par moment !) Hier était la première fois, ce matin, la dernière ! On a un peu le cœur gros ! Il faut se faire une raison et rejoindre notre guide qui est toujours en train de s’affairer près de la tente. Il prépare notre petit déjeuner et il faut lui faire honneur. Il y a sur la petite table basse tout ce qu’il faut pour passer un bon moment ! Le sempiternel thé à la menthe (ataye), le pain omni présent lui aussi (khoubz), le pot de confiture de facture européenne et les petits morceaux de beurre dans une coupelle, nous mettent en appétit ! « Saha » nous dit Hassan, bon appétit ! Nous lui répondons en chœur, --Saha- tout content de parler sa langue. Et j’ajoute pour le faire rire, au moment où il me sert le thé -« Choukrane bezef ». C’est garanti, à chaque fois, il rigole ! Quel bon public, cet Hassan ! Nous défaisons nos lits et rassemblons nos affaires personnelles pendant qu’Hassan range les ustensiles de cuisine dans un coin de la tente principale. Il recouvre le tout d’un linge et remplit à nouveau les sacs jaunes qu’il remet sur le dos de mon dromadaire. Eh oui, c’est encore moi qui porte tout ! D’ailleurs je suis la première à grimper la dune, déjà « bien » en place sur mon canasson ! Mes compagnons sont à pied et grimpe péniblement jusqu’à l’endroit où leurs montures les attendent paisiblement. Jean a eu un moment l’intention de faire le chemin du retour à pied, craignant pour ses jolies fesses ! Réflexion faite, il remonte sur le dromadaire qui n’attendait que lui ! Hassan entonne la litanie de circonstance, « Fatima, Radija, marhaba à Sahara…Mohammed et Mostafa etc…etc… » Et nous, ballottés comme des paquets de linge sale, essayant de garder le sourire malgré les douleurs récurrentes dans nos fessiers, dos, adducteurs et cie, chantonnons de concert. M’éloigner de ce site merveilleux me fait mal au cœur et j’emmagasine le maximum d’images. Hassan nous signale des traces sur le sable, c’est un fennec qui est passé par là ! Ici, ce sont sûrement celles d’un petit lapin ! Si je voyais le « Petit Prince » caché derrière une dune, je ne serais pas plus étonnée que ça ! Des touffes d’herbes raides et jaunies poussent de ci de là, et nos dromadaires tendent le cou pour les arracher plus facilement. Oh, la bestiole ! Ne te penche pas trop comme ça ! Et pas besoin de secouer tes pattes de cette façon ! Hassan nous explique que c’est à cause du sable qui pénètre entre leurs doigts de pieds ! Bon, alors c’est bon ! Cela ne ressemblait tout de même pas à des ruades, mais on est plus rassuré ! Le roulis, auquel on est soumis depuis un moment, nous endort un peu et les ombres qui s’étirent sur le sable nous hypnotisent. Attention au mirage ! Non, attention surtout au troupeau de dromadaires qui arrive droit sur nous ! Ceux-là ne sont pas attachés les uns aux autres et visiblement, aimeraient en découdre avec les notres ! Ils sont gardés par un jeune homme qui se fait enguirlander par Hassan. Notre guide fait de grands moulinets avec les bras, poussent de grands cris pour empêcher l’affrontement. Eh bien, les touristes n’en mènent pas large ! Manquerait plus qu’on soit désarçonné ! Boudiou, comme dit Guichou !

Rencontre privilégiée entre deux dunes. La femme d’Hassan, accompagnée de ses enfants, à la recherche d’herbe à chameaux, nous offre un joli sourire. On taquine Hassan en lui disant que sa femme s’ennuyait de lui et que c’est pour ça qu’elle vient à sa rencontre ! Il rit, Hassan de toutes ses dents ! On fouille nos poches à la recherche de friandises et on leur donne la bouteille d’eau que l’on n’a pas bue. Moins de poésie dans l’air depuis un moment. Est-ce parce que nous apercevons loin devant, les premières constructions bétonnées des multiples ksars de Merzouga ? Est-ce parce que les dunes sont plus petites, plus espacées et que nous sentons bien que le voyage initiatique prend fin ? Awah, chouf ! (J’y crois pas, regarde !) Quelle désillusion ! Une sonnerie ténue parvient à mes oreilles, Hassan a un « tilifoune » (je n’invente rien, ça s’écrit comme ça ! Hi hi hi ! ) caché sous sa djellaba ! Le patron doit appeler, d’autres clients attendent sûrement ! Voilà qui sonne le glas de notre « aventure », redescendons sur terre…et d’abord de nos dromadaires ! Aïe…Ouille…dur de reprendre contact avec le sol ! Besslâma, Hassan, Ali et l’erg Chebbi ! (Au revoir !)

Les bagages sont chargés dans le coffre et nous n’avons vraiment pas le temps de nous attendrir outre mesure ! C’est Lilou qui prend le volant et je n’y vois personnellement aucun inconvénient puisqu’il n’y a plus de dunes à grimper !!! Juste une longue étape à faire, car il n’y a pas moins de 400kms qui nous séparent de Zagora. Un coup d’œil sur la carte routière et passage obligé dans la ville de Merzouga où nous aurions aimer faire le plein d’essence. Mais les regards curieux et, nous semble-t-il, peu amènes de ses habitants, ne nous incitent pas à nous attarder ! Les a priori ont du mal à s’estomper ! Dès que l’on se retrouve au milieu de la multitude, les mauvais réflexes jouent encore ! C’est sûrement jour de marché et le souk s’étale tout le long de la rue principale. Il est vrai que les touristes sont peu nombreux et bien sûr, nous avons l’impression d’être observés plus attentivement. Alors, n’écoutant que notre « courage », nous demandons à Michel d’accélérer et de sortir le plus rapidement possible de la ville ! Il faut revenir sur nos pas, direction Rissani, et ce ne sera que deux heures plus tard, à la sortie d’une ville dont je ne me rappelle plus le nom, que nous ferons le plein du 4x4 et celui de notre petit ventre ! La jeune fille qui prend notre commande n’a pas l’air de s’affoler, nous sommes les seuls clients, du moins pour le déjeuner, et elle envoie tout simplement un adolescent, chercher légumes et cigarettes au marché que nous venons de traverser ! Puis elle préparera le tajine aux légumes et nous le servira en terrasse ! Plus frais, tu meurs ! Pendant ce temps, comme nous sommes au premier poste pour surveiller tout ce qui bouge autour de nous, nous nous amusons à commenter l’animation qui règne au niveau des pompes à essence. Ce n’est qu’un va et vient de voitures et camionnettes aux fortunes les plus diverses ! Apparemment, certaines servent de taxi et nous voyons avec stupeur, s’entasser dans l’une d’elles, un nombre incroyable de gens ! Le fou rire nous prend, quand d’autres personnes prennent place sur la galerie ! Y a-t-il un code de la route au Maroc ? Bien sûr, mais il est transgressé tellement souvent qu’on pourrait en douter ! Il fait chaud, la lumière du soleil puissante. La végétation est rare et la poussière que soulèvent les pneus de la voiture, dense. Nous roulons sur une route droite, aux balisages inexistants. Le paysage est splendide, une immense étendue désertique et la barrière rocheuse du djebel Ougnat sur notre droite, puis plus loin, celle impressionnante du djebel Sarhro.

On approche de Tazzarine, quelques palmiers apportent un peu de fraîcheur à notre itinéraire. La ville, ou ce que l’on en aperçoit, est assez moderne, les cybercafé, les téléboutiques et restaurants sont nombreux. Et puis, jusqu’à Nekob, ce n’est qu’une suite d’oasis et de kasbahs. Plusieurs oueds venant de l’Atlas, irriguent cette région qui vit de l’agriculture. (Maïs, blé, fèves et des tomates quand l’eau est assez abondante.) oasis et jdebel Sarhro kasbahs le Draà
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Sud-est marocain en famille
Ayant largement bénéficié de l'aide du forum pour la conception de notre périple, je tiens à faire un petit compte-rendu à mon tour. Nous sommes vraiment enchantés de ce voyage: grande variété de paysages et découverte (souvent surprenante) de la vie des marocains. Partout nous avons été bien reçus, et jamais à souffrir de l'instance de vendeurs ou de guide. Pour couronner le tout, le beau temps a été au rendez-vous, après un hiver rigoureux (pour nous et pour eux)

L'itinéraire

C'est notre premier voyage au Maroc, donc nous nous sommes cantonnés à du très classique. Sans compter que partir avec les enfants (sept, de deux à seize ans) nous paraissait un challenge suffisant pour le moment. Donc arrivée sur Marrakech, col du Tichka, Aït Benhaddou, gorges du Dadès, gorges du Todra, Merzouga, Tazzarine, Agdz, puis retour pour une journée à Marrakech. J'ai craint le trop de kilomètres (surtout pour le dernier qui n'est pas fan de voiture) mais je pense qu'un retour par Tazenakht et le Tizi-n-test aurait été possible dans le même timing, même si le passage par le Tichka est si joli que nous n'avons pas souffert de le prendre à l'aller et au retour.

Le véhicule

Alors là franchement ça a été difficile de trouver un neuf places sans chauffeur. Apparemment seul Europcar propose un tel véhicule, le Hyundaï H1, véhicule poussif mais confortable, au coffre sommaire, mais qui a permis de caser nos trois gros sacs+2 sacs à dos.



8 février : le départ

Déjà, rejoindre Orly (depuis Brest), en voiture (pas de train le matin, vive la province...) dépot à Parcorly (je suis un peu trouillarde, je voulais pouvoir réserver 😊), prestations nickel, sympa et rapide. Le vol Transavia part à l'heure, c'est un peu cheap par rapport à Air-France mais question tarif il n'y avait pas photo. Baptême de l'air pour les quatre derniers (ravis), trois heures de vol qui passent vite, et à l'arrivée, il fait doux !

Neuf fiches à remplir (pas fournies durant le vol) trois quart d'heure pour les passeports, alors là pas cool, les petits commençaient à courir partout 🤪

Prise en main de la voiture (déjà payée) et nous voilà de nuit jetés au milieu des mobylettes, ânes, chars à bras et autres voitures, mais on trouve sans problème le Toulousain pour notre première nuit. Repas sans façon dans le premier resto trouvé, tajines et premier thé à la menthe, avec une once de fleurs d'oranger je pense, car légèrement fleuri.

(les deux petits endormis)

Le Toulousain fait vraiment vieille gloire décatie, nos chambres avaient 5m de plafond ! en revanche c'est propre, et facile d'accès et pour se garer. Très calme vis à vis de la rue, moins en ce qui concerne les autres clients.

9 février

On retire un peu de liquide, on achète des bouteilles d'eau et des oranges et c'est parti ! La montée au col du Tichka est très belle, collines de cactus, puis très vite paysage de montagne.



Arrêt bataille de boules de neige et bonhomme de neige, et puis repas Chez Ahmed à Taddert ou pour 400 dh nous nous régalons de brochettes, côtelettes d'agneau, ou tajine...



On arrive au col, où on se prend en photo devant le signal, les marchands du temple nous attendent de pied ferme, mais se rendent vite compte qu'il n'y aura rien à tirer de nous. Pas d'animosité pour autant, la conversation se poursuit amicalement, et lorsque nous partons, un car de japonais arrive qui aura sans doute été de meilleur rapport... (il en manque un sur la photo, tiens...)



Descente vers Aït Benhaddou, paysage qui change à chaque virage, des ânes partout, la lessive dans la rivière, les femmes chargées de lourds ballots d'herbe...



Visite de la kasbah, à l'heure où le soleil décline, on doit être une vingtaine de touristes (y compris nous neuf) c'est royal.



Et on rejoint trois kilomètres plus haut l'auberge Ayouze, où Zoé nous fait un accueil très sympathique, chambres simples mais confortables et jolies, demi-pension copieuse et excellente, un rapport qualité/prix imbattable !

Une vue de la terrasse où nous avons pris le petit déjeuner...

10 février

Nous montons à Tamdaght nous balader dans les jardins, c'est vraiment splendide, amandiers en fleurs à l'odeur de miel, réseau savant d'irrigation, cultures de fèves, de luzerne. Puis petites courses à Ouarzazate, dont des gâteaux à la pâtisseries des Habouss à se damner ! et pique-nique dans les environs:



Arrivée à Skoura, chez Talout, qui nous montre sa nouvelle kasbah (quel entrepreneur cet homme !) avant de nous confier à Sofiane qui est extraordinairement gentil et soucieux de nous en apprendre le plus sur son pays. C'est un peu cher, la cuisine est bonne et copieuse mais sans plus, mais cet accueil et la vue à 360° de la terrasse (les photos ne peuvent lui rendre justice) le valent largement. On accède à la palmeraie directement, et nous faisons une chouette balade en revenant par le village et le marabout.



Repas au coin du feu, s'il fait très bon dans la journée, le soir le frais tombe vite !

11 février

Nous continuons vers Boumalne, les gorges du Dadès par une très jolie route, puis Tinerir et les gorges du Todra, que nous préférons : plus riante plus gaie, et surtout, difficile de s'arrêter aux gorges du dadès avec les enfants, des précipices partout 🤪 bon je ne mets pas de photos, parce qu'on en voit partout ...

Nuit à la kasbah tabohrite, où l'on accède par un petit pont suspendu, au milieu de la palmeraie. très grandes chambres, deux nous suffiront. Moment de détente un peu décalé au salon devant un Charlot, 'les temps modernes' projeté par un client espagnol, où les petits français rient de concert avec le personnel marocain.

12 février Balade superbe avec un guide de l'hôtel, Aziz, pour parcourir à travers la palmeraie et le village de Tabia le chemin qui mène aux gorges. Le Todra est cristallin (rien à voir avec le Dadès) c'est un enchantement et la fin est superbe.



Aziz nous propose au passage de boire un thé chez ses parents, et comme on est d'excellente humeur et qu'on sait qu'on ne pourra pas repartir du Maroc sans notre tapis 😛, on dit oui. Donc thé, essais de noeuds sur le métier à tisser, explications sur les pigments les laines les usages et négociation avec le sourire de notre beau tapis jaune/orangé, tissé brodé. Je n'en sais rien si c'est le prix (1600dh), en tout cas c'est un prix qui nous a convenu.

Avec tout ça on n'est pas trop en avance car il faut rejoindre Merzouga avant 17h 🤪, là vraiment on a manqué d'une étape à Tinejdad par exemple, qui nous aurait permis de voir le musée et de prendre plus de temps pour admirer les rhettaras sur le chemin:

A Rissani, pas de faux ni de vrais guides qui se jettent sous nos roues, et les panneaux pour Merzouga/Taouz sont à leur place.

J'ai bien compris que l'erg Chebbi est un truc à touristes, mais ça tombe bien, nous sommes des touristes et franchement on est ravis : c'est beauauau !

pour

On arrive juste à temps à la kasbah Mohayut, très jolie, un peu genre mexicain, où on nous laisse mettre nos affaires dans une chambre (très chouette, je regrette de ne pas y avoir prévu une nuit de plus !) et on nous sert un thé en attendant que nos montures soient prêtes. Nous pourrions dire que cette méharée de deux heures pour rejoindre le bivouac c'est pour les enfants, mais ce serait trahir notre excitation à nous les parents 😛. C'est tout à fait confortable (deux heures hein, huit je ne sais pas) et la nuit tombe doucement sur les dunes, des milliards d'étoile apparaissent, le bonheur...le bivouac apparait, deux tentes pour quatre, c'est intime et confortable, les gamins chahutent dans la nuit, on arrive à tous les rattrapper pour le meilleur tajine poulet que j'aie mangé au Maroc

13 février lever de soleil, chahut de la tribu

et thé, méharée retour, bonne douche, et superbe petit déjeuner sur la terrasse de la kasbah Mohayut.

Nous partons vers Tazzarine par une route qui s'appellerait "Scenic highway" en d'autres lieux, montagnes et accacias, plantes grasses...



et arrivons à l'Oasis de Mezgarne.

Accueil par Bilal et Toufik qui sera notre guide. C'est très sommaire (matelas de 5cm, et on a eu froid la première nuit, ça a été mieux la seconde avec des couvertures en plus, douches chaudes mais sanitaires vétustes sinon délabrés, lumière au groupe donc coupée le soir) donc j'ai trouvé l'hébergement un peu cher (117 euros la nuit en demi-pension, le même prix qu'à Ayouze !), mais c'était vraiment authentique et les excursions proposées étaient vraiment top. Visite de la Médina, du Marabout avec explications très intéressantes, découverte de l'association d'alphabétisation... et achat de chèches, pas par coquetterie, mais ça tape !

14 février

On devait faire une excursion à la journée, mais l'un de nos petits a un peu de fièvre, et donc Toufik nous propose de ne partir qu'à la demi-journée qu'on ne s'éloigne pas trop. Top là, les grands sur les dromadaires, le petit fièvreux en écharpe cuvant son doliprane c'est parti pour la dune, des dizaines de fossiles par terre,

Thé chez le chamelier dans son petit village, une chouette balade !



Le pique-nique sera pris à Mezgarne, et comme le petit va mieux, nous embarquons Toufik pour aller voir les gravures néolithiques d'Aït-Ouazik, 15km de piste praticable avec notre H1. La vallée en elle-même est très belle, le gardien du site est très intéressant et même si on est furieux d'apprendre que de nombreuses gravures ont été volées, il en reste assez pour être émerveillé: rhinocéros, boeufs, gazelles, caméléons, éléphants, girafes d'un trait pur et harmonieux témoignent d'un passé luxuriant;



La vallée:

Et le soir festin: un méchoui de chèvre délicieux, (où on a pu voir les vrais courageux de la famille qui ont osé goûté les délicieux testicules de chevreau 😉), et au moment où l'on finit les fruits, le battement du tambour dans la nuit, musique gnaoua autour du feu de bois, un chouette moment !

une escale à recommander même si un peu "roots"

15 février

On quitte Tazzarine, on passe un petit moment au souk débordant d'acivité de N'Kob puis rejoint la majestueuse palmeraie du Drâa à Tansikht (juste après le pont, il y a à l'hôtel une épicerie où on a acheté nos meilleures dattes, pour trois fois rien, on a regretté de ne pas en avoir pris plus !)

On pique-nique, vite rejoints par trois gamins qui trouvent nos mets à leur goût ( cacahuètes, gâteaux de cacahouètes, oranges, dattes, et bonbons !)

Et nous voilà à Agdz où nous posons nos bagages au très joli Dar Qamar, situé en plein douar. Le jardin est splendide, mais la piscine m'empêchera d'en profiter avec quiétude, avec nos petits ! les chambres sont très jolies, les salles de bain en tadelakt, avec des produits à la délicieuse odeur (d'argan je pense, j'ai oublié de demander) Balade à Tamnougalt avec un guide pas trop intéressant, rien de vraiment différent des villages que nous avons visité jusqu'à présent, bref on a trouvé que ça ne valait pas sa réputation.



Point de vue à Agdz sur la théière



et pendant que les grands se prélassent, épuisés, nous sortons dans le douar et dans la palmeraie, avec les petits, c'est plein de gens qui rentrent tranquillement des jardins, de femmes qui nous abordent, veulent embrasser les petits, qui ont beaucoup de succès aussi auprès des petites filles ! trop marrant !

16 février

Journée cool où nous repassons par Ouarzazate (pour la pâtisserie des Habouss 😊) par le très joli tizi-n-tinififft

On jette un coup d'oeil au centre artisanal, les prix sont indiqués mais quand on part sans acheter (on l'a déjà notre tapis !) on nous propose un rabais sur un tapis qu'on avait considéré avec un certain intérêt 😉 (mais niet de ma part, en tant que ministre des finances)

et retour à l'auberge Ayouze pour un superbe couscous. (et crise de colère mémorable du petit dernier 😕)

17 février

Retour par le Tizi-n-tichka toujours aussi beau Avec les mêmes scènes de vie tout partout

et arrivée au riad Aguerzame à marrakech, avec les précieuses indications d'Antoine.

Le riad est beau, stucs, tadelakts, photos et peintures superbes, le jardin dans le patio un hâvre de calme et de zénitude, mais le mieux est encore l'accueil d'Antoine, qui va nous guider dans le quartier, et nous fournir mille détails passionants sur Marrakech. Table d'hôte très raffinée, et conversation passionante, une vraie maison d'hôte !

18 février

Ville ahurissante qunad même, quel dédale cette médina. Ce n'est pas ce que j'ai préféré au Maroc...tout de même souks où nous trouvons des chaussons (enfin des babouches 😛) pour toute la famille, très belle medersa ben youssef. déjeuner au restaurant berbère près de la place, puis palais de la Bahia, vraiment admirablen dommage que ce ne soit pas mis en valeur par un peu de mise en scène (comme meubler un appartement)





un peu de repos au riad, et on ressort pour dîner sur l'excitante place jema el fnaa, donc je m'étonne qu'on puisse dire que c'est un truc à touristes, puisqu'il y au moins 90% de marocains, à écouter les bonimenteurs, la musique ou déguster les escagots et autres têtes de mouton... (on a jeté quant à nous notre dévolu sur de délicieuses crevettes frites, et un dernier thé à la menthe)

19 février

Dernier réveil par le muezzin, mais ce coup ci on ne se rendort pas, c'est l'heure du départ, on récupère la voiture au parking, duement lavée, et on rejoint l'aéroport, une heure presque de retard pour le vol de transavia, mais c'est un avion militaire en bout de piste qui est encause.

Bilan

Très positif ! enfants( partout très bien accueillis) et parents, on a tous des souvenirs superbes.

Budget

416 euros d'avion (résa six mois à l'avance, vol à 1 euro + taxes 😛) 1100 euros de voiture 100 euros d'essence 3400 hébergements/visites/repas Autour de 5000 euros donc pour 10-11 jours à neuf, sans se priver de rien.
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Des montagnes à l'océan: rencontres berbères au printemps
Bonjour à tous ; me voilà ici pour vous présenter les grandes lignes de mon deuxième séjour au Maroc ; mon circuit n'a rien d'original , mais je vais essayer de le présenter différemment ; j'espère qu'il vous plaira !

26 Mars :

De l'Europe à l'Afrique , il n'y a qu'un pas....de géant ! Mieux qu'une carte de géographie , le beau temps nous permet de découvrir le détroit de Gibraltar . Vus du ciel , les deux continents sont si proches !

Nous atterrissons à Marrakech à l'heure locale prévue : 10h15 ; et nous nous remettons de suite au rythme du Maroc puisqu'il est presque 12h quand nous rejoignons enfin la sortie , pressés de retrouver l'agent Medloc ( qui nous a patiemment attendu , comme une cinquantaine d'autres messagers avec leurs pancartes ! ) Il nous confie une sympathique Logan blanche , non sans l'avoir filmée sous toutes les coutures avec son smartphone ; nous trouvons ce système plutôt sécuritaire et preuve de sérieux . Quelques péripéties ( achat d'une carte téléphone chez un marchand ne parlant pas du tout le français , accès à la station essence raté avec un réservoir dans le rouge ) , et quelques errements (qui nous feront utiliser à 4 ou 5 reprises le fameux " GPS berbère " ) nous feront mettre une heure pour quitter Marrakech . Enfin nous retrouvons la nature ; entre Sidi Rahal et Demnate nous découvrons un paysage verdoyant et agricole : des grands champs semés de blé , d'orge ou de luzerne sont parcourus pour certains par de longs canaux d'irrigation hors-sol . Entre les champs et la route la nappe phréatique affleure en de longues mares ; Au loin les hauts sommets sont toujours enneigés .Les étendues désertiques du sud nous paraissent alors bien loin !





Nous arrivons en fin d'après-midi au Camping Zébra . Le temps de poser les valises , et nous partons vers notre but : les cascades d'Ouzoud . Paul , le gérant du camping , nous a donné un plan d'accès et quelques conseils que nous suivrons à la lettre . Les 200 derniers mètres nous donnent l'impression d'être de grandes stars : c'est à qui se jettera au devant de la voiture pour nous emmener au "vrai" parking ! la concurrence est rude ! il faut dire qu'ils s'entraînent depuis leur plus jeune âge , en témoins des petits de 6 ou 7 ans qui se jetaient au milieu de la route devant les voitures pour vendre des amandes un peu avant l'entrée du village . La vigilance est de mise . Pour ce qui est du parking , nous devenons aveugles et sourds et choisissons l'option de Paul !! A peine garés sur un petit parking ombragé , un guide "providentiel " vient au devant de nous ! il est plutôt cool , et pour 20 dirhams , le voilà embauché ! nous avons bien fait , car tous seuls nous n'aurions pas trouvé un petit chemin sur le haut des cascades ( qui m'a permis de les voir car je marche mal ) . De plus , avoir un guide , c'est l'assurance qu'une dizaine d'autres vous laissera en paix ! Parfois décriées , nous les avons trouvées très belles ces cascades ; nous n'en avions jamais vu d'aussi hautes ! D'ailleurs toute la région ( Azilal) est très belle et mériterait un séjour plus long .





Voilà une première journée bien remplie ! le dépaysement est tellement intense que nous ne ressentons même pas la fatigue ! mais le lit confortable sera apprécié , car demain , on reprend la route !!.....( à suivre )
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18 jours de bonheur au Maroc!
Et voilà, chose promise chose dûe. Alors je me lance. Je vais tenter de vous faire partager notre virée sous le soleil marocain. Je vais essayer de restituer au mieux nos ressentis au cours de ce voyage. Et je vous demande d'être indulgent avec une novice en la matière.

Ce voyage, nous l'avons préparé avec les conseils reçus sur ce forum. Donc, merci à tous ceux qui nous ont aidés dans nos préparatifs. Grâce à eux, nous avons vécu des moments inoubliables.

Voici déjà notre itinéraire, itinéraire qui nous permettait de voir les montagnes de l'atlas, les oasis du Sud, le désert de sable et la côte atlantique. Nous avons atterri à Marrakech en tout début de matinée , notre loueur nous attendait à l'aéroport. Les formalités remplies, nous avons quitté Marrakech en direction de Ouarzazate.



La circulation dense de Marrakech a rapidement laissé place à un trafic très fluide. Dès la sortie de la ville, c'était calme. Et dès la sortie de la ville, on croise des bergers qui font paître leurs moutons en bordure de route...Ça surprend forcément au début! Mais oui...On est au Maroc...Pas de doute...On est dans le bain! Dès qu'on commence à monter en altitude , des vendeurs nous font de grands signes pour nous proposer des morilles séchées. Au début, on ne sait pas trop ce qu'ils vendent, mais on s'arrête boire un thé en terrasse et admirer les paysages de la montagne environnante et on nous propose à nouveau ces fameuses morilles.





On poursuit notre montée vers le Tizi N Tichka...Les vallées gigantesques se succèdent. A chaque virage, on découvre des paysages à couper le souffle.





Des villages construits à flancs de côteau qui se confondent avec la terre. C'est d'une grande sobriété. D'une belle harmonie.



Au sommet du col, à 2200m d'altitude, on s'arrête profiter de l'instant, du grand air et de la vue.

Et on continue notre chemin vers Ouarzazate. La route est en travaux. Des ogres mécaniques s'attaquent à la montagne. Mais la montagne est géante. On est impressionnés par les travaux entrepris.





Et puis, on quitte l'axe principal, pour partir sur la gauche en direction de Télouet... C'est très beau. Les couleurs changent. On se sent peut-être moins écrasé par l'imposant Atlas. Impression toute personnelle!





Sitôt après la traversée de Télouet (peut-être va-t-on choquer les passionnés d'histoire, on ne va pas visiter la keasbah) on va voir la mine de sel. C'est inattendu. Le sel affleure un peu partout. L'eau du ruisseau se fraie un chemin entre les cristaux de sel , les cascades. C'est très joli. Et puis, il y a la grotte. On se fait accompagner dans la visite. Salactites et stalacmites se croisent ici et là. Et au fond de la grotte, on voit un petit lac entouré de cristaux. C'est beau.







On reprend la route. On traverse des paysages splendides : de grandes plaines pour faire paître les troupeaux, des rivières encaissées au fond des vallées.



On passe fièrement devant le ksar Ait Benhaddou sans s'arrêter... juste le temps d'immortaliser l'instant en prenant une petite photo et on continue notre chemin pour arriver à destination avant la nuit.



On fait quelques petits achats à Ouarzazate en passant et on file tout droit vers la palmeraie de Skoura où on a réservé 3 nuits au gîte Kasbah La palmeraie. Mohamed, le maître des lieux, nous accueille gentiment et nous partageons le thé avec la famille. On est tout de suite très à l'aise. On se sent accueillis.



Le dîner sera apprécié, un vrai repas marocain, un plat sucré/salé , des vermicelles à la vapeur et du poulet. Succulent! Une belle surprise pour nous! On ne connaissait pas.



Après cette longue journée qui a commencé très tôt ce matin, on est contents de retrouver notre lit. Mais on se dit que le voyage commence sous les meilleures augures.

A demain, si vous le voulez bien.
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Découverte du Maroc en famille, avril 2015
Nous voici revenus de nos 2 semaines de voyage au Maroc. Nous sommes partis à 4, 2 adultes et 2 monstres de 11 et 14 ans à la découverte d'une petite partie du Maroc.

Notre itinéraire

Les liens pour aller directement au récit au jour le jour

- J1, en route pour le Tizi-n'Tichka : http://voyageforum.com/...ost=7019494;#7019494

- J2 - 1ere partie, Telouet & la vallée de l'Ounila : http://voyageforum.com/...ost=7020036;#7020036

- J2 - 2eme partie, le ksar d'Ait-Benhaddou : http://voyageforum.com/...ost=7020252;#7020252

- J3, La source sacrée de Ait-Benhaddou & l'Oasis de Fint : http://voyageforum.com/...ost=7022775;#7022775

- J4, Ouarzazate - Le jour du cinéma : http://voyageforum.com/...ost=7026402;#7026402

- J5, Randonnée dans la Vallée des Roses, les gorges d'Agouti : http://voyageforum.com/...ost=7026518;#7026518

- J6, Le Tizi n'Tazzazert : http://voyageforum.com/...ost=7027764;#7027764

- J7, L'Erg Chebbi : http://voyageforum.com/...ost=7028093;#7028093

- J8, un peu de repos : http://voyageforum.com/...ost=7028920;#7028920

- J9, Tinghir : http://voyageforum.com/...ost=7029062;#7029062

- J10, Randonnée dans les Gorges du Todgha : http://voyageforum.com/...ost=7029255;#7029255

- J11 - 1ere partie, La R703 de Tinghir à Agoudal : http://voyageforum.com/...ost=7035790;#7035790

- J11 - 2eme partie, La R704 de Agoudal à Msemrir : http://voyageforum.com/...ost=7035892;#7035892

- J12, Les Gorges du Dades http://voyageforum.com/...ost=7040142;#7040142

- J13, Skoura http://voyageforum.com/...ost=7040245;#7040245

- J14, la R307 de Skoura à Demnate http://voyageforum.com/v.f?post=7040326;#7040326

- J15, Casablanca http://voyageforum.com/v.f?post=7040370;#7040370

La préparation Au départ, je pensais le faire avec une agence locale. Mais pour une question de budget, nous avons finalement tout organisé nous-mêmes. Nous avons opté pour un 4x4 comme voiture de location, afin de pouvoir faire certaines pistes. Malgré le prix assez élevé, nous n'avons regretté à aucun moment notre choix. Le 4x4 nous a été bien utile pour certaines pistes et son confort est indéniable lorsqu'on voyage à 4.

Tous les logements ont été réservés à l'avance. Question de choix, je n'aime pas de voir commencer à chercher mon hébergement le jour même. Une seule fois nous avons dû modifier notre itinéraire à cause des pluies, et j'ai pu annuler l'hébergement sans aucun frais.

L'itinéraire a été défini avec l'aide du forum. Encore un grand merci à tous ceux qui ont pris le temps de répondre à mes nombreuses questions. A la lecture de nombreux carnets, ce que nous avons fait en 15 jours, on le fait habituellement en 10 jours max. Mais cela nous a permis de faire quelques randonnées sympas, dans la vallée de Roses notamment et de prendre le temps de profiter des endroits où nous étions.

Je vous emmène donc dans le récit de ces 15 jours .... entre soleil, pluie et grêle ... de la montagne aux dunes .....

Enjoy 🙂
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Récit de notre voyage au Maroc
Nous avons fait 3 semaines de circuit au départ de Marrakech, au volant d'une Logan de location.Tout s'est très bien passé.Accueil chaleureux des Marocains, paysages exceptionnels!

Une 1ère étape aux cascades 'Ouzoud, magnifiques, vraiment impressionnantes.Et pourtant très peu de touristes!



Puis, ce sera le lac de Bin El Ouidane, des couleurs superbes, un site grandiose!Et traversée de paysages de montagnes aux couleurs des plus variées!Surprenant dans un petit périmètre !



On rejoindra El Ksiba pour y passer la nuit chez SAADIA LANOUCH.Accueil très agéable! Et dès le lendemain, après avoir traversé la haute montagne et admiré les plissements de toutes formes, on arrivera à Imilchil.On s'installera Chez BASSOU, le temps de randonner un peu, d'aller jusqu'au lac...



Quittant Imilchil, on passera par Bousmou, le jour du souk.Impressionnant!Très rural!





C'est à Amellago, dans le gite CHEZ MOHA qu'on s'arrêtera pour la nuit!Des gens charmants!Un de nos meilleurs souvenirs cette année!On y a goûté un miel délicieux récolté chez eux, on y passé un excellent moment!On a visité leur petite ferme, les greniers, les terrasses où sèchent les intestins de mouton farcis...Une bien belle étape!



Et puis, on quittera Amellago pour aller bivouaquer dans le désert, la 1ère nuit on la passera à l'hôtel Oasis et ce n'est que le lendemain qu'on partira dans les dunes sur nos dromadaires.C'est magnifique!Vraiment magnifique! Mais, autant nous avons apprécié l'auberge, autant le bivouac nous a déçus:indifférence totale des chameliers accompagnateurs, tajine plus qu'insipide, lever et départ express le lendemain matin...Dommage!



Quittant Merzouga, on s'arrêtera à Rissani, c'est le souk du dimanche, beaucoup d'animations et beaucoup de dattes!C'est à voir!



On poursuivra notre route à travers de grandes plaines plantés d'acacias où on s'attendrait presque à voir quelques girafes.Et on s'arrête à N'KOB la ville aux 45 kasbahs pour y passer la nuit :maison d'hôtes AIT HMID, jolie maison, accueil attentif et délicieux tajine de chèvres.C'est familial, très gentil!

De là, on se dirigera vers ZAGORA, en route on s'arrêtra visiter le musée traditionnel de Tissergate.C'est très intéressant!Il est installé dans le ksar.C'est très beau.



L'apres-midi, on ira sur Tamegroute pour visiter la bibliothèque, visite banale, et puis on ira voir les potiers et le village souterrain.



On passera la nuit dans un gite tenu par une famille de nomades sédentarisés à Tinzouline.Des échanges intéressants!Sympas!

Et puis, c'est à Skoura qu'on s'installera pour quelques jours.On y était déjà passé, on souhaitait y retourner!Au gite de LA PALMERAIE, la famille s'est agrandie mais l'accueil est toujours aussi sympa!Super étape! Et on y a passé un très bon moment! Visite de kasbahs, des gorges de Sidi Flah, de la vallée des amandiers.





Et retour pour quelques jours à MARRAKECH.

SUPER VOYAGE. QUE DU BONHEUR.
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Morocco, an encounter...
Hello everyone,

I’ve been to Morocco about fifteen times, but I’ve never posted a travel journal here on Voyage Forum. Why? I have no idea… Maybe because this section was so active, with lots of stories and photos. I thought sharing my adventures in *al Maghrib* wouldn’t be very original. Today, this space feels quieter, so what if I tried to give it a little life back, modestly? With some help…

This trip will be different. From the start of my relationship with Richard, I was determined to introduce him to *my* Morocco. But he was a bit reluctant… He’ll tell you about our 2022 meeting, and I’ll illustrate it with my photos, just like we did with our India travel journal.

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Marrakech et le grand Sud en huit jours - octobre 2011
8 jours au Maroc à la mi-octobre 2011 avec mon frère, son amie japonaise et ma maman. Le but étant de profiter au maximum de cette semaine avec notre maman qui n'avait plus voyagé depuis plusieurs année. Pour le tour vers le sud, nous avons fait apppel à NATURE DREAM de Ouarzazate qui nous a donné pleine satisfaction. Nous avons voyagé avec chauffeur en 4x4 privé, ce qui nous a permis de faire des pistes qui ne seraient pas possibles avec une voiture de location.  Voici le résumé d'un voyage que nous avons adoré dans ce pays magnifique. 

J0: départ de Zaventem avec SN Airlines à 21:25. Le vol est rapide, même en avance. Arrivée à Marrakech à 22:45 heure locale (moins 2 heures par rapport à la Belgique). Passage de l'immigration un peu lente. Récupération des bagages et notre taxi nous attend. Riad Bahia dans le quartier juif de la Médina. 50€ la chambre petit dej compris. 

J1: bon petit dejeuner et visite de Marrakech, quartier du palais Bahia, la Koutoubia, place Jema El Fna, tour de la ville en calèche une heure (palais royal, remparts, ...). Visite du jardin Majorelle (superbe!)  Marrakech est bruyante, poussièreuse, sale, agitée mais j'aime son charme, ses couleurs, ses odeurs, les souks, les échopes, les épices, les cigognes sur les remparts, l'ambiance, les contrastes, le bruit des sabots des chevaux sur le bitume, .... Beau coucher de soleil sur la terrasse du Riad. Repas du soir sur la terrasse d'un restaurant de la célèbre place qui est en pleine effervescence, c'est vendredi, les marocains sont tous de sortie. 

J2: Départ pour notre tour du Grand Sud avec notre chauffeur de Nature Dream qui vient nous chercher à 8h30. Mohammed conduit très bien et est très sérieux et discret. Nous nous laissons charmer par la beauté des paysages. Tous les uns plus beaux que les autres, changeants sans cesse, on voudrait prendre des photos tous les 100m. Route via le col de Tizi n' Tichka (2260m altitude), en passant par l'ancienne piste chamelière via Telouet. visite de la kasbah de Telouet ancienne demeure du Glaoui. L'intérieur de la kasbah est vraiment beau, la visite vaut vraiment le coût. On passe par la belle valléede l'Ounila. Visite de Ait Ben Haddou et coucher de soleil sur le ksar, embrassant le lieu, superbe. Route vers Ouarzazate où nous logeons au Dar Bladi, grandes et jolies chambres. Adorable endroit où nous sommes quasi seuls. Cosy et plein de charme, une excellente adresse avec un monsieur super gentil pour nous servir et une très bonne cuisine. 

J3:  En route vers les gorges du Dadès. Passage dans le village et palmeraie de Skoura, très joli. Passage dans la Vallée des roses. Puis nous passons par une piste dans l'anti Atlas: paysages grandioses, époustouflants. On voit aussi des gens qui vivent encore dans ce coin reculé dans des grottes, ce sont des personnes plus âgées qui ne veulent pas aller dans un village de briques. On continue la route vers le Dadès: paysages ocres, rouges et vert là où il y a de l'eau, falaises, doigts des singes, oued, ... Repas de midi à 'La Kasbah de la Vallée', décevant, peu de goût et le thé à la menthe est très mauvais, un comble! Heureusement les gorges du Dadès sont très belles.  Nuit à Tinghir, hotel 'Lamrani'. Personnel très sympa, bons tajines, copieux petit déjeuner. Chambres avec grand balcon avec vue sur la très belle piscine, salle de bain et mobilier un peu vieillot mais tout très propre et l'hôtel t très calme. 

J4: Gorges du Todra. Petite randonnée en montagne et dans les gorges, puis dans la palmeraie et les cultures. Très bel endroit, très joli village. On aimerait rester quelques jours pour y faire un peu de randonnée. Il y a une ballade de 3 à 4 jours qui va des gorges du Todra aux gorges du Dadès, ce sera pour un autre voyage. Route vers Merzouga. Arrête de midi à Tinejdad, dans une palmeraie au Ksar El Khorbat, délicieuse cuisine et bel endroit. On passe par Erfoud, Rissani et on atteint l'Erg Chebbi. Nous avons 2 h pour nous ballader dans les très belles dunes et atteindre le sommet d'une dune pour le coucher de soleil. Tout ceci est très photogénique et il est très amusant ce grand bac à sable! Nuit à Rissani, hotel ' Kasbah Ennasra'. Très bel endroit, décoré avec soin, grandes chambres, belle piscine et terrasse, bon repas du soir. Petit bémol: le staff du resto est pas sympa et le petit dejeuner ne vaut pas le prix de la chambre, peu de choix et les viennoisseries sont carbonisées! La salle de bains est bien pauvrette par rapport à la chambre et ça fuit de partout dès qu'on fait couler l'eau. Sinon, bel hôtel 4*. 

j5: départ pour la vallée du Draa. Repas à N'kob, tout le monde s'arrête au même endroit et la cuisine y est bonne. On passe par une belle piste pour rejoindre la route des mille kasbahs. Visite de la kasbah de Tamnougalt et de la palmeraie et jardins. Belle visite, très agréable. C'est ici que furent tournées des scènes du film 'Babel' avec Brad Pitt et aussi 'Un thé au Sahara'. Route vers Ouarzazate en passant par de très belles gorges, à nouveau les paysages sont superbes.  Nuit à Ouarzazate à l'hôtel club Hassan. L'hôtel a un peu vieilli mais le staff est super gentil et le buffet froid et chaud du soir est absolument délicieux avec pleins de choix et on se régale, pour une fois pas qu'un tajine au menu!! 

J6: notre dernier jour du tour. On visite la kasbah de Taourirt mais on la trouve plus belle du dehors que dedans. Bof!  Les autres kasbahs déjà visitées étaient nettement plus belle à l'intérieur!  Route vers l'Oasis de Fint, à voir, très joli village typique, jolie rivière, palmeraie et montagnes. On y voit la vie de tous les jours, les femmes qui lessivent dans la rivière et le potier qui fait des fours à pain, les cultures et les systèmes d'irrigation. Nous prenons le thé sur 'La Terrasse des Délices' qui surplombe l'oasis. Très bon thé et jolie vue, que demander de plus en se prélassant au soleil. C'est aussi une auberge et dans les environs on peut faire des ballades d'un ou de plusieurs jours. Encore un endroit où il nous faudra revenir absolument pour y rester qques jours. Visite des studios de cinéma de Ouarzazate, vraiment à ne pas manquer, c'est super intéressant et le guide raconte tout cela de manière fort marrante.  On y voit donc les décors d'un tas de films très connus et ça permet franchement de comprendre un tas de trucages. Apparement, le Maroc est très aimé des réalisateurs: superbes paysages qui font penser à des tas d'autres pays, très belle lumière et beaucoup de jours ensoleillés sans oublier une main d'oeuvre bon marché.  Retour vers Marrakech avec à nouveau de splendides paysages.  Nuit au riad 'Miski'. Alors là, un rêve de riad avec des propriétaires français charmants, accueillants et souriants qui prennent vraiment le temps de vous parler et de vous accueillir. Superbe riad, superbe décoration, un calme, une ambiance relax. Le staff vraiment super sympa aussi. Bref, on se sent hyper bien! Le soir, sur les conseils de nos hôtes, on va vers la place et on y mange très bien pour pas cher dans une des ruelles attenantes: restaurant Oscar Progrès, rue Bani Marine.  

J7: visite de Marrakech: Medersa Ben Youssef, musée de Marrakech (ticket combiné, belles visites), on fait du shopping dans les souks. Lunch au PikNik Snack, bld. El Mouahidine. On y mange bien pour pas cher, délicieux panini, sandwisch et crêpes. Au riad, je me fait chouchouter en passant au hammam, après ça j'ai la peau douce comme un bébé. Puis, je me fait masser, autant dire qu'après on se sent relax et bien dans sa peau. Comme c'est le dernier soir, maman nous paie le repas au riad pour fêter ces vacances super bien réussies. Autant dire qu'on lèche les plats tellement c'est bon!! 

J8: retour vers Bruxelles avec le vol de 6:50. On se lève très tôt mais même à 4h du matin, on nous fait notre petit dej! Quel service au Miski!! On rêve déjà d'y retourner.
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De Rabat à Essaouira: retour sur 3 semaines de voyage au Maroc (mars - avril)
Bonjour Je tiens d'abord à remercier les gens de ce forum qui m'ont aidé à bâtir mon voyage... Et y apporter ma petite pierre en faisant un résumé de mes impressions si ça peut aider d'autres personnes à préparer leur voyage!

Côté logistique, nous avons loué une Dacia Logan avec Medloc au départ de Casablanca. Un peu compliqué pour récupérer la voiture (plus de 2h30!): comme Medloc n'a pas de bureau à Casablanca, c'est assez désorganisé. Ils ont voulu nous fournir une Accent mais j'ai insisté pour avoir la Logan sous les conseils de Darzel. Merci encore pour le conseil : ça passe effectivement partout! À part ce petit désagrément au départ, rien à dire sur la location, tout s'est bien passé. Côté conduite, c'est assez sportif dans les villes mais quand on comprend le "pattern", ça se fait relativement bien. Je précise que nous étions un conducteur et un co-pilote et qu​e c'est pratique​ pour se diriger à l'approche des villes... Et merci à Google Map!

Pour les hébergements, nous sommes allés essentiellement dans des petits hôtels situés dans les médinas ou en plein cœur de la nature (selon les lieux!). Globalement, nous sommes satisfaits des hôtels et de l'accueil reçu. Nous étions 2 voyageurs dans des chambres séparées la plupart du temps. Si vous avez besoin d'informations concernant les hôtels, me contacter en MP.

Le parcours :

J1 - Casablanca/Rabat : j'ai finalement intégré une demi-journée et une nuit à Rabat ... Et je ne regrette pas du tout! On a beaucoup aimé le premier contact avec le Maroc via une médina à taille humaine et la kasbah des Oudayas.

J2 - Rabat/Fès via Meknès et Volubilis : je craignais que ce soit une longue journée mais ça se fait bien. Le souk de Meknès était intéressant et la visite de Volubilis aussi.

J3 - Fès : je m'attendais à une médina assez étourdissante mais on a beaucoup apprécié. Pas de guide (mais on s'est vraiment fait "achaler" comme on dit en bon québécois). Avec le fléchage des parcours​ dans la médina​, on est capable de se débrouiller sans problème... Et quand on se perd, c'est facile de retomber sur une des 2 rues principales. La ville la plus intéressante au niveau architecture.

J4 - Fès /Errachidia : La traversée du moyen-Atlas est sympa pour les paysages (cascades aïn Vittel, forêt Ifrane/Azrou, gorges ziz) mais c'est surtout une journée de transition vers le désert.

J5 - Errachidia /Merzouga : une des très belles journées avec la journée dans l'erg Chebbi (les campements permanents ne sont plus permis... Et c'est tant mieux!!!). 1h30 de dromadaire, repas dans le désert, PM libre et retour 1h30 vers Hassi Labied avec une pause coucher de soleil. Malheureusement envahie par les quad/buggy le soir ...

J6 - Merzouga /camp Serdrar (proche Tazzarine) : traversée de paysages sympas et visite du site de gravures rupestres de Aït Ouazzik (uniquement si vous avez vraiment du temps) avant de rejoindre le camp serdrar. Fin de PM relax. Mention spéciale pour l'accueil de Brahim.

J7 à J9 - 2 jours et demi de marche dans le désert (pierres, dunes de Foum Tizza) accompagnés par un cuisinier et un chamelier. Sympa : les paysages ne sont pas forcément aussi impressionnants que l'erg Chebbi mais le fait de marcher seuls à côté des dromadaires, c'est sympa. Ça permet aussi de voir les installations de bivouac itinérant et d'admirer des ciels étoilés! Le dernier soir, nuit à N'kob, village assez cool.

J10 - N'kob /Boulmane via le Saghro : une de mes journées préférées. Des paysages magnifiques, une petite randonnée de 2h30 pour aller jusqu'à Bab N'Ali (seuls au monde!) et la route qui, en elle-même, constitue tout un spectacle!

J11 - Gorges du Todra et Tinghir : hormis l'endroit des gorges où tout le monde va, ça ne m'a pas vraiment épatée comme journée. L'oasis de Tinghir n'est pas si agréable à marcher (ou tout du moins je n'ai pas trouvé le bon endroit malgré 3 tentatives). Celle face à notre hôtel à Aït Youl (Dades) était vraiment plus accessible.

J12 - Vallée du Dades : là, on a vraiment "trippé". Une belle balade dans les pattes de singe et la route jusqu'à Msemrir qui offre de très belles vues. Au retour on a pris la piste entre Aït Youl et Boutaghrar : 13km en 1ere ou 2e vitesse mais des paysages magnifiques!

J13 - Randonnée de 4h30 dans la vallée du M'Goun (vallée des roses... pas encore en fleurs!) avec un guide. On a appris plein de choses. Je vous le conseille si vous aimez marcher et que vous n'avez pas peur de vous mouiller (un peu) les pieds. Vraiment bien !

J14 et 15 - Skoura : une petite pause pendant notre séjour où nous avons relaxé les après midi proches de la piscine (très froide). Visite de la kasbah Amridil, du souk et de l'oasis de Sidi Flah. Ce fut vraiment deux jours plus relax; si vous êtes du style à tout le temps courir, vous pouvez passer outre ou faire les visites le long de votre route.

J16 - Skoura /Marrakech : grosse journée de conduite (5h) avec visite de aït Ben Haddou. Je sais que je vais faire hurler.... mais je ne vois pas d'intérêt à s'arrêter là si on a déjà visité des kasbah auparavant. Le ksar n'est pas vraiment bien entretenu et les commerces sont omniprésents (j'avais l'impression d'être au Mont St Michel!!). Le fait d'être passé par d'autres endroits comme Skoura ou N'kob auparavant joue forcément sur mes impressions mais à refaire, je passerai. Même sensation pour la vallée d'Ounila et le col Tizi N'Tichka... La vallée du Dades et le Saghro sont beaucoup plus intéressants à mon goût. Pour finir cette journée, fin d'après-midi dans le bruit et l'huile (des moteurs) de Marrakech. OK la place principale est surprenante le soir mais à part ça, Fès présente beaucoup plus d'intérêt! ... À lire les différents commentaires sur ce forum et comme je préfère la nature, j'avais prévu uniquement une demie journée... Et j'en suis très heureuse! Je tiens à souligner que cette sensation sur Marrakech est partagée par tous les touristes avec lesquels nous avons discuté (toutes nationalités confondues).

J17 et 18 - Essaouira : changement complet... Un Maroc vraiment différent. Le bord de mer, de belles couleurs, des marocains très cool (qui proposent leur marchandise ou service mais sans insister)... Vous comprendrez que nous avons apprécié 😛 autant la petite ville, le travail de la marqueterie, les coopératives d'argan que le Cap Sim malgré un vent fou.

J19 - Casablanca : très longue route pour Casablanca. On a fait l'erreur de vouloir passer par la côte. Je vous le déconseille : la route est en très mauvais état, on longe peu la côte. Bref, aller directement jusqu'à Oualidia si vous le voulez. Malheureusement on n'a pas eu l'occasion d'y aller puisqu'on a perdu trop de temps sur la route et qu'on voulait visiter la mosquée Hassan II à Casablanca, magnifique. Ça vaut la peine... Même si la sortie de la ville est dans les bouchons par la suite!

Et voilà pour le parcours. Si je résume : mes tops sont Erg Chebbi, traversée du Saghro, vallée du Dades et Essaouira. Si je devais choisir une seule ville? Fès : elle regroupe beaucoup d'attraits. A refaire? Je pense qu'au lieu de passer par Marrakech, je passerai par Taroudant pour me rendre sur la côte.

Outre le parcours, deux aspects que je tiens à souligner : - on a mangé de très bons tajines, omelettes et pizzas berbères mais globalement, la cuisine est peu variée (salade/tajine-couscous/orange à la cannelle... Je ne suis plus capable pendant un bon moment !) .... Et ce qui m'a surprise, assez peu goûteuse!!! Si vous avez l'occasion, mangez de la cuisine de rue (sandwich, shawarma, brochettes, crêpes, etc.) : c'est meilleur, goûteux, pas cher et ça fait vivre les petits commerçants. Aucun problème de digestion pour nous.

- l'accueil des marocains est globalement bon mais la sollicitation est constante. Quand elle est faite comme à Essaouira, on répond "non" avec le sourire et on obtient un sourire en échange = parfait. Par contre, il faut reconnaître que ce n'est pas la majorité des situations et que ça peut devenir usant sur les nerfs à la fin de la journée! Personnellement, quand je suis très claire dès le début que je ne souhaite pas d'aide/guide/etc. et qu'on essaie de jouer sur les sentiments (du genre "il faut que je nourrisse ma famille; toi, tu es un riche touriste"), ça m'agace 🤪! Soyez juste prêt mentalement à subir une certaine pression 😉.

Dernier point : on est évidemment dans un pays où le regard sur la femme n'est pas le même qu'en Occident. Jamais aucune sensation de mal-être pendant 3 semaines. À noter que dans les endroits moins touristiques, vous pouvez passer totalement inaperçue en tant que femme... Peu importe que je commande, que je pose une question ou que je paye, la réponse ou la monnaie était rendue à mon compagnon de voyage, sans un regard pour moi. La féministe devra s'adapter 🙂.

J'espère que ça donnera des informations à ceux qui préparent leur voyage. N'hésitez pas si je peux vous aider!
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Trek dans les dunes de Merzouga et la palmeraie de Skoura au Maroc
Aux portes du désert du Sahara se trouvent les dunes de Merzouga. C'est l'un des deux plus grands ergs du Maroc avec celui de Chegaga mais c'est ici qu'on trouve les plus hautes dunes de sable du pays puisque certaines atteignent les 150 m de dénivelé positif. L'endroit est parfait pour y réaliser un trek permettant de découvrir la vie dans le désert. Et puis, il y a les chameliers accompagnés de leurs dromadaires qui transportent les bagages, le cuisinier qui prépare d'excellents plats, le thé désaltérant à chaque étape, la tente nomade sous laquelle le groupe se réunit, parfois le feu de bois pour préparer le "mela", sorte de pain cuit sous la braise, pour parfaire le dépaysement. J'ai réalisé cette randonnée de 8 jours avec un voyagiste connu sur le marché français. Avant le retour à Ouarzazate, il y a une étape dans la palmeraie de Skoura. En fonction de la météo, on marche au fond des gorges du Dadès ou dans la palmeraie pour y découvrir de très nombreuses kasbahs (maisons fortifiées).

Difficulté : aucune si on apprécie la marche dans le sable et la vie « rustique » dans le désert. Attention, les nuits sont froides en novembre, décembre, janvier et février. Prévoir un bon duvet pour dormir à la belle étoile ou sous la tente …. Par contre, il peut faire très chaud la journée à partir de la fin avril.

Marche : environ 60 km dans les dunes de Merzouga et 10 km dans la palmeraie de Skoura.

1er jour : départ de France

Voyage Paris Orly - Ouarzazate en 3h00 pour une distance de 2 130 km.



2ème jour : Ouarzazate - erg Znaigui Trajet de plus de 380 km effectué en minibus sur une durée de 6h00 environ puis marche de 1h15 pour arrivée au bivouac.



3ème jour : erg Znaigui- djebel Begâa Temps de parcours = 4h30 de marche Traversée de l'erg Znaigui avec de belles dunes à franchir.



4ème jour : Djebel Begâa - erg Chebbi Temps de parcours = 6h30 de marche Traversée d'un immense plateau pour atteindre l'erg Chebbi plus communément appelé "dunes de Merzouga". Bivouac au lieu dit "Hassi Merdani".





5ème jour : erg Chebbi Temps de parcours = 5h00 de marche La randonnée démarre avec l'ascension d'une des plus hautes dunes de l'erg Chebbi (dénivelé positif de 140 m).







6ème jour : erg Chebbi - route Temps de parcours = 2h00 de marche Comme la veille, le parcours se fait dans le sable jusqu'à la route où nous attendent les minibus pour effectuer un trajet de plus de 306 km effectué sur une durée de 5h00 environ.



7ème jour : palmeraie de Skoura puis retour à Ouarzazate Temps de parcours = 4h00 de marche dans la palmeraie de Skoura au milieu des "mille" kasbahs et des champs d'oliviers (récolte fin novembre - début décembre). Après le pique-nique, retour à Ouarzazate. Fin de journée libre.





8ème jour : dernier jour et retour en France

Comme l’avion ne décolle qu’en fin d’après midi, il y a suffisamment de temps libre pour visiter la kasbah de Taourirt ainsi que la médina.



Pour voir plus de photos et avoir plus d'informations sur ce trek, voici l'article que j'ai écrit sur mon blog :

http://www.hunza.pro/2016/12/trek-dans-les-dunes-de-merzouga-et-la-palmeraie-de-skoura-au-maroc.html

Bon voyage

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Méharée (sud du Maroc)
Ce n'est que quelques mois plus tard que les mots ont vraiment trouvé leur place. La voilà. Après des jours de marche entre Tagounite et Chigaga, en passant par Foum La'lag, Iriki, Erg Yehoudi, etc... Bonne lecture, hum... Bon courage plutôt. C'est un peu long. El baraka Allah ou fikoum. 😎

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ERG YEHOUDI

I

De Zagora à Tagounite, à peine deux heures de taxi. Bientôt, Anega, un dernier col à franchir. Au-delà, le désert. Il fait déjà nuit, et la 4L s’ébroue sur le chemin. Les ensablements se succèdent. Il faut souvent descendre pour pousser. Et puis le campement se détache. Silhouette aplatie des tentes sous le poudroiement des étoiles. Trois verres de thé sur les tapis. Une bougie dans un coin, et le sommeil qui vient très vite. Le vent souffle très fort. Le sable me remplit les yeux. J’aime sentir cette chaleur, cette aridité des bourrasques, cette lueur ténue à l’horizon, dans les nuées sablonneuses évaporées par le vent. Au loin, une kasbah isolée s’endort. Je me nourri de cette absence. Je quitte par instants l’existence, pour entrer dans le vent et la lumière.

II

Un halo de pastels s’est glissé sous la tente. D’où vient le sable qui me recouvre ? L’Erg Yehoudi s’éveille dans la pénombre. Le vent s’est tu, le sable coloré, le ciel illuminé. Jaune, ocre et orangé. Le sable est encore frais. Dur et compact par endroits. Ailleurs tendre et léger. Et le silence. Quel silence ! Je n’entends que lui. C’est le silence de la terre, quand plus rien ne la peuple. Le silence des berbères, patiemment burinés. Les mots lâchés sont lents. Je me retrouve en eux. En leur pays aride. En l’infini qui nous regarde, et en la nonchalance des jours.

III

Les verres que l’on dépose font des ronds sur le sable. Les grains agglutinés par le thé roulent en bas de la pente. Le jour s’apaise enfin. Lentement. Comme le reste. Les dromadaires entravés s’éloignent vers la source en sautillant. Les dunes étirent leurs ombres, jaunes, orangées, multicolores. Le soleil rougeoyant a disparu derrière les crêtes. Les ombres élastiques se fondent maintenant dans leur masse. Le vent s’est tu. Le silence règne. Et le reflux du sable a laissé derrière lui des cailloux et des traces. Celles de Brahim s’éloignent encore en direction de la montagne. Sa silhouette enténébrée se perdra bientôt dans la nuit. Le murmure du thé dans les verres, et Mohamed qui veut me voir écrire. Raconter son pays. Je n’en sais pas grand-chose. Le vent, le sable, et puis rien d’autre. De la chaleur un peu, et le pas lourd des dromadaires. Eux aussi disparaîtront bientôt, dans les ténèbres d’une nuit sans lune. Les yeux levés vers le ciel, j’attends déjà les étoiles. Ils n’ont pas dû se satisfaire de rien, pour vouloir se perdre encore dans le vide.

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MEHAREE

I

Tôt ce matin, départ des dunes de Mzoueria. Nous gagnons rapidement la hamada, où la marche est aisée, les cailloux fins, le sable volatile. La plaine qui nous attend est vaste. Jusqu’au-delà de l’horizon, des cailloux, des cailloux, des cailloux. Le plus souvent noirs, sur un tapis de sable clair. Nous avons laissé les derniers buissons derrière nous. La marche se fait en ligne droite. Un repère dans le lointain suffit à maintenir le cap. Nous contournons un petit erg orangé. La sensualité des dunes contraste avec la violence des pierres noires. Un puits. Eau claire et bienfaisante. Tout juste un peu saumâtre. Il n’y a personne. Un âne esseulé nous observe. Nous marchons encore et encore. La chaleur m’étourdit. L’horizon, brûlant, tremble dans le lointain. Mes pieds, mes yeux, mes mains s’assèchent. Il faut marcher encore. Et puis enfin, au loin, se dessine la silhouette ocre d’un erg. Un puits, profond, et un arbre. Le bois est compté aujourd’hui. Les petits riens sont tant de choses. Un rien de bois, d’ombre, de feu, de riz, de dattes et de thé suffisent à me requinquer. Tout devient à la fois simple et essentiel. L’esprit du méhariste, soumis à de telles austérités, s’épure. La fatigue me rattrape. Je tire la natte à l’écart, et m’endors. La nuit sans lune est peuplée de milliards d’étoiles. D’araignées, de scorpions, de gerbilles et de poissons.

II

Point de vie, Le puits rassemble. Hommes et animaux. Certains puisent, D’autres boivent. Piétinement des dromadaires, Et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête Et dans le creux des mains. Je bois à pleines gorgées La fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée Pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, Quand sera épuisée La guerba de peau molle Que nous gardons au frais Sous l'ombre d'un palmier.

III

Dieu a créé le désert pour que les hommes se réjouissent à la vue des arbres. Je me souviens de cet adage Touareg. Après trois jours de dunes, de regs et d’oueds, nous atteignons Foum La’lag. L’oasis sacrée. En pas moins de sept heures de marche, nous avons rejoint les palmiers. Quelques jardins autour d’une source, où des femmes lavent des gandouras bleues en silence. Des enfants jouent autour des hommes que nous saluons durablement. L’un après l’autre, ils s’enquièrent de l’état des puits, de la situation des campements, des familles, des troupeaux. Nous partageons le thé et une poignée de dattes. Pour la nuit, nous resterons à l’écart du village. Les dix palmiers qui nous abritent sont un monument végétal. Architecture de la terre. Il ne faut rien y ajouter, ni rien en retirer. Ici, chaque chose est à sa place.

IV

Le soleil encore rasant, et le dromadaire qui piétine. Un peu de bois est rassemblé pour le thé. Il reste du riz de la veille. Et puis des dattes. Toujours des dattes. Nous quittons l’oued, et rejoignons les cailloux du grand reg. Des cailloux noirs, sinistres. Je commence à les aimer, à les connaître un peu. Aucuns ne se ressemblent. Ils sont comme nous. Différents, indifférents. Nous cueillons l’eelk, sève desséchée, coulant des artères de cédras. Jeté dans l’eu bouillante, il donne au thé un doux parfum de caramel. Plus loin sur le reg, quelques touffes asséchées indiquent la présence d’un oued. Nous le longeons jusqu’à la source. La source des marabouts. Posées sur l’horizon, les dunes arrondies me regardent. Silhouettes approximatives dans les nuées crépusculaires.

V

La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, Le chant d'un oiseau, Une source, Et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule Lorsque la chaleur n'est plus Une lourdeur en nos mains.

VI

Au-delà du muret, un jardin. Un jardin sec. Un jardin sec et seul. Immensité close, pour trois fois rien. Les plantes aussi cherchent l’espace. Elles voient venir au loin les dunes de Chigaga. Les dunes qui progressent à pas de grains infimes. Patience de la terre, et patience du jardin. Qui enseigne aux hommes libres la nonchalance des braises. Au-delà du muret, j’entends le thé qu’on verse. Le thé au fond des verres, en attendant après. Et puis le pain. Chaque jour. De la farine à la pâte en l’alchimie de l’eau claire, des gestes ancestraux. Chaque jour. D’abord allumer le feu, jusqu’au rougeoiement des braises. Tout juste avant qu’elles ne meurent. Chaque jour. Déposer une galette fraîche et molle entre le sable et les tisons. Et puis attendre. Chaque jour attendre. Alors le thé. Alors le vent. Lorsque le pain est cuit, cesse le thé, cesse le vent. Les doigts trempés dans l’huile d’olive, et le pain chaud craque sous les dents. Le sable craque avec le pain. Il n’y a maintenant plus d’huile pour le pain, plus de lueur à l’horizon, plus de feu pour le thé, plus d’oiseaux pour le silence. Nous tirons notre natte et notre couverture à l’écart. Une pluie d’étoiles nous éblouit.

VII

Je me réveille le premier ce matin. Le jour se lève aussi. Le soleil est encore derrière les crêtes. La fraîcheur est douce et légère. Je rassemble un peu de bois sec, et allume le feu pour une première théière. Omar se réveille à son tour. Et déjà s’en va au loin, au-delà des collines. Hier, le dromadaire était resté introuvable. L’air inquiet, Omar n’avait plus mangé depuis. Sa précieuse monture s’était égarée à une heure du campement, sans doute attirée par quelque succulent arbrisseau. Pendant que les méharistes se privent, le dromadaire, lui, donne souvent libre cours à son immense gourmandise. Le thé chauffe, je me rince les mains, la bouche et le visage. Je plie ma couverture, et verse de l’huile d’olive près du pain préparé la veille. Moha se réveille à son tour. Pas très matinal aujourd’hui. Le thé est prêt. Un peu de sucre, je verse et je mélange, sans en mettre une goutte à coté. Il est amer et sucré. Tel qu’on le fait par ici. Omar apprécie. Il ne nous reste qu’à charger le chouari, que l’on harnache sur la bosse poilue et molle du dromadaire. Il se plaint. Nous devons le retenir quand il s’agite. Car en plus d’être gourmand, le dromadaire est plutôt râleur. Il faut le tirer pour partir. Devant nous, une journée de soleil, de marche, de vent, de cailloux et de sable. Inch Allah. La marche est aisée. Nous franchissons les uns après les autres de petits cordons de dunes. Le sable est encore frais. Je marche pieds nus. Il est de la couleur de nos plages. Jaune pâle teinté de gris, fin et volatile. Et déjà, devant nous, se dessinent les dunes immenses de l’erg Chigaga. Le sable devient ocre, orangé, parfois tirant sur le rouge. Le vent du sud-ouest souffle très fort. Les ergs se succèdent, de plus en plus difficiles à franchir. Le dromadaire peine. Il n’est pas à l’aise dans les dunes. Ses pas s’enfoncent dans le sable. Il faut sans arrêt le pousser. Nous contournons les pentes les plus raides, nous dirigeant vers un point sombre du paysage. Rapidement, nous parvenons à l’arbre sec, à l’arbre seul. De nouveau, nous déballons quelques affaires, le temps de laisser passer l’heure la plus chaude du jour.

VIII

Enfin seul. Il me regarde, Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence Trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, Des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, Et lui, sans rien attendre, Aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, Il est venu. Je l'ai vu de si loin Sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, Et puis me suis assis, Humble et silencieux, Sous l'arbre seul.

IX

La première chose à faire est de rassembler quelques branches. Le thé, unique remontant, chauffe. Puis étaler la couverture, couper deux tomates et un oignon. Ce sont nos derniers légumes. Un peu de pain, des sardines en boite et de l’huile. Et puis du thé. La sieste est difficile. Le vent souffle vraiment très fort. Le sable s’immisce en chaque recoin de mon chèche. Les monuments de sable m’attirent. Je ne peux rester là, à les regarder. Je veux les piétiner, sentir cette poudre orange entre mes doigts, sentir la brûlure du désert. Le soleil est au zénith. J’ajuste mon turban. Mes pieds s’enfoncent dans le sable brûlant. Le vent souffle, dans un assourdissant silence. Cet océan de poussière ocre me fait perdre la tête. Rapidement les repères disparaissent. J’ai le vertige. Le vent nous chasse. Nous devons retrouver les cailloux. La tempête menace. Nous trouverons un puits, en marchant vers le nord ouest. Le pas est franc. Les petites dunes se succèdent. Quelques arbres timides font des taches vertes, sur l’immensité bleue du ciel. Etourdissante perfection, harmonie des couleurs et des formes, dans la fureur des éléments. Nous marchons encore. Le dromadaire peine. Mes jambes sont lourdes. Enfin, le puits. Déchargement du chouari, collecte du bois, préparation du thé. Rituel instinctif. Moha et moi, les poches remplies de dattes, nous perchons sur la branche d’un arbre. Nous grignotons nos sucreries, comme deux enfants loin des regards. Complicité silencieuse. Nous attendons, muets, que les ombres du soir, féeriques, s’étirent sur le sable des dunes. Le soleil rougeoie, le vent fraîchit. Je me suis enfin habitué au rythme de marche quotidien. Aujourd’hui, cinquante kilomètres. Je ne suis pas fatigué. Par contre, mon turban sent la sueur, le feu de bois, le dromadaire et le thé. Mes yeux sont pleins de sable et mes pieds se dessèchent. Ma peau est colorée et je fais des gags en arabe. Je remplis mes poches de crottes laissées par un dromadaire. Je les jette en pluie sur Moha. Nous rions, et de nouveau le silence.

X

Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces. Des crottes. Eau et terre mélangées Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde, Un bidon, Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.

XI

La marche est longue ce matin. D’abord quitter les ergs de sable, et rejoindre la source. Les dunes de Chigaga disparaissent derrière l’horizon. Les plateaux rocheux se succèdent. Sans végétation. Les heures sont interminables. Le vent souffle de l’est. Trop sec, en plein visage. Le soleil est immense. Sur une interminable plaine de cailloux noirs, un caméléon. Et puis un arbre nous invite. Le premier, le seul. Un arbre sans feuilles. Tout juste un buisson d’épines. Le dromadaire n’en veut pas. Mais qu’ont donc fait les hommes pour mériter une terre aussi ingrate ? Futile végétation, sur un plateau stérile. Nous en cassons une branche pour chauffer la théière. Un gamin nous rejoint. Ses chèvres sont plus loin, aux abords d’un oued où survit la broussaille. Il est timide, fatigué, affamé. Nous lui offrons de notre riz, et puis un verre de thé. A peine a-t-il fini qu’il se réfugie parmi les branches. Point de vue isolé, au-delà de l’attention des adultes. Ceux là ne regardent pas en l’air pour y rejoindre par moments la douceur de leurs rêves. Des rêves de leurs enfants.

XII

Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'immensité de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.

XIII

La nuit approche. Nous pressons le pas. Puis arrivons enfin. La famille d’Omar nous accueille. Deux vastes tentes en poil de chèvre, d’hasardeuses constructions en pierre, en ruine, et un abri en paille. Tout le reste au milieu. Les femmes et les jeunes filles s’affairent, les chèvres et les poules, un feu de bois pour le thé, des jarres gardant l’eau fraîche, une meule pour la farine, des gamelles, des nippes et quelques jeux d’enfants. Une vaste natte pour nous trois, des couvertures et des coussins. Les hommes sont au loin avec les troupeaux. Le thé est servi. Les jeunes filles s’agitent. Le pain est chaud et croustillant. L’huile d’olive dégouline. Et puis des lentilles, du pain, du thé. Les yeux posés sur l’horizon, tous attendent un croissant de lune. Un fin croissant, le premier, comme une renaissance. Le ramadan peut alors commencer. Ce soir, la radio tamazight psalmodie en arabe les versets du Coran. Il n’y a de Dieu que Dieu, et Mahomet est son prophète. L’humeur est joyeuse. Tout est subtilement différent. Même si, à la lueur de la bougie, rien ne semble vraiment avoir changé.

XIV

Seul, un croissant de lune Descend sur l’horizon. Le ciel s’enivre A l’appel du muezzin. Le cœur est à la fête. La radio psalmodie Des versets en arabe, Etouffés par le chant des femmes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent Au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, S'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, Le thé coule toujours.

Rupture du jeune Lorsqu’on ne distingue plus Un fil blanc d’un fil noir. Le thé coule à flot, Le pain, Les dattes. Retrouvailles généreuses Autour de la famille assemblée. Sous la tente, Le thé coule toujours.

XV

Le jour se lève sur le campement. Les chèvres et les femmes, les vieillards et les enfants, les hommes. Le ciel rouge et lointain pâlit. D’un bout à l’autre de la plaine, la terre s’éclaircie peu à peu. La vie s’éveille dans les ténèbres. Je profite encore de la pénombre pour me cacher non loin, silhouette accroupie derrière un buisson d’épines. Un troupeau de chèvres s’agite. Une fillette chantonne. Une bouilloire grince. Et déjà l’odeur du feu de bois. L’odeur de la vie. Alors qu’un vieillard s’installe pour la journée, entre un enfant à moitié nu et un tas d’ustensiles. Sur un tapis de laine, Omar est allongé. Moha bavarde. La théière au milieu. Je remplis, un par un, les verres en rond sur un plateau doré. Le va-et-vient est familier. Le puits, le moulin, le four. Au dehors, les cailloux. Les cailloux et le soleil. Jusqu’aux ergs oranges que je devine à l’horizon. Il est presque midi. Le silence est tombé sur les tentes. Inattendu. Premier jour de carême. Où l’on s’économise. La journée est encore longue. La chaleur sur le reg tremble dans le lointain.

XVI

Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourrissent Tous ceux que le désert accepte.

XVII

Repas de sardines et de pain. Thé, huile. Nous n’avons plus de légumes. Le bois manque pour cuire quoi que ce soit. Le puits est ensablé, alors l’eau se fait rare. Nous nous contentons de peu. Et cela nous convient. Je me souviens de cet adage Maure : qui ne se satisfait pas de peu, ne se satisfait pas de beaucoup. Aujourd’hui, nous n’avons pas le choix.

XVIII

Un dernier cordon de dunes à franchir. Loin au-delà des cailloux, l’erg Yehoudi est posé sur la hamada. L’erg Yehoudi est en vue. Et le campement nous y attend peut-être. Plus que cinq heures de marche, tout au plus. Encore cinq heures de marche. Cinq longues heures. Interminables. Ensemble, Omar, Moha et moi explosons de joie. Nous sommes partis inconnus, nous arriverons comme des frères. Les dunes s’élargissent peu à peu. Le paysage se mue en de multiples détails. Un point devient une tente, une ligne courbe offre un passage, et le silence murmure, le bruit des cailloux sous nos pas. Pendant ces deux semaines, le campement nous attendait. Lahcen était là. Quelques dromadaires, des tentes, un chien. Notre compagnon ruminant est déchargé. Il fait quelques pas au loin, de nouveau libre. Personne n’en saura rien. Sous la tente, je m’allonge sur un tapis. La fatigue m’envahit soudain. Et la chaleur devient pesante. Le vent me manque déjà. Je ressens dans mes yeux le regard lointain des nomades. Besoin de scruter l’horizon, toujours plus en détail. Et la lumière jaune. Très jaune. Telle que je l’aime. Sous les cieux unis du désert. D’un bout à l’autre, l’horizon, jaune.

XIX

Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.

XX

Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil

XXI

Le sable entre mes doigts Colle Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches

XXII

L’oiseau ne nous a pas quitté. Fidèle. Oiseau de bon augure, Sans doute. Noir brillant. Tête blanche et queue blanche. Un oiseau silencieux Trouvé de branche en branche Lorsque nos pas nous en donnaient. Là où se trouve l’oiseau, Se trouve aussi la vie. L’eau, bien sûr, Et le bois. Chaque jour et pas à pas, Bou b’chour ne nous a pas quitté.

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Neuf jours pour faire aimer le Maroc
Bonjour,

C'est parti pour un nouveau carnet de voyage photographique , avec de nouveaux endroits, de nouvelles découvertes, de nouveaux émerveillements .

Mon défi cette fois ci était de faire visiter le Maroc en 9 jours chrono à ma petite famille, en l’occurrence à ma fille aînée, mon gendre et mes 2 petits enfants de 6 et 9 ans , pendant les vacances de Toussaint . Ils n'avaient jamais mis les pieds au Maroc, ni dans un pays de culture arabo-musulmane . Choc culturel assuré .

J'avais plusieurs contraintes dont le lieu de départ et d'arrivée, Fes , qui est complètement excentrée par rapport au grand Sud . Ma fille voulait aussi voir absolument Essaouira . Et tout le monde voulait, bien sûr , faire un bivouac au fin fond du désert ....

J'ai donc monté un séjour itinérant, avec un nouvel hébergement chaque soir, pour que tout le monde en ai plein la vue et revienne en France avec des souvenirs éternels .

En simplifié, voici le voyage photo que je vous propose :

J0 : Arrivée à Fez à 20 heures, Autoroute jusqu'à Rabat . J1 : Rabat Médina, Kasbah des Oudayas, ..... J2 : Essaouira ...... J3 : Tichka et vallée d'Ounila ...... J4 : Tamdaghte, Aït Benhaddou, Kasbah de Taourirt , Agdz J5 : Vallée du Draa ( rive gauche ), Foumzguid, erg El M'hazil, bivouac J6 : Bivouac , lac d'Iriki , Zaouia Sidi Abdenbi, ..... J7 : Retour Foum Zguid, N'kob, Bab N'Ali, Tizi n'Tazazert, Boulmane, El Kelaa des M'Gouna J8 : Route 307 ( Haut Atlas central ), visite de Megdaz ( village berbère ), Imi n'Ifri, Ouzoud J9 : Cascade d'Ouzoud, retour sur Fes via Beni Mellal, Azrou, repas à Bab Boujloud, balade nocturne dans la médina de Fez .... J10 : Réveil à 5 heures, direction aéroport ....

Comme vous le constatez, j'ai finalement éliminé les 2 grandes médinas que sont Fez et Marrakech . C'est mon choix, car j'ai pensé que tout un chacun peu revenir seul dans ces villes, s'il en a l'envie, surtout après un premier séjour accompagné . De plus, mon voyage intègre aussi 2 médinas , Rabat et Essaouira , qui sont également toutes deux remarquables .

Ayant déjà montré dans de précédents carnets certains des lieux visités, je veillerai à éviter les redites et à montrer de nouveaux lieux ....

Et " en voiture Simone" .....
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Le Maroc et le bonheur d'être accueillie!
Bonjour à tous,

Voici un planning des posts avec les liens pour ceux qui ne veulent pas lire tous les posts; j'en ai profité pour corriger les chiffres des étapes dans lesquels s'étaient glissées des erreurs

Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!

Jour 2, de Marrakech à Imlil, puis Tamatert. jour 3, De Tamatert à Taliouine, en passant par le tizi'n test jour 4, Visite des gorges de tislit et route de Taliouine à Foum zguid jour 4, suite, photos supplémentaires des gorges et route de Tislit à Foum zguid Jour 5, de foum zguid au bivouac de chez Nagui Suite de la journée 5, séjour au bivouac de l'erg Chegaga, Jour 6, du bivouac à Zagora, en passant par M'hamid jour 7, de Zagora à Amellagou, Jour 7 suite de Goulmina à Amellagou Jour 8 départ d'Amellagou en direction de Boumalne Jour 8 (suite) de Assoul en direction des gorges du todra jour 8 suite et fin en direction des gorges du Todra puis de Boumalne dadès Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès! Jour 9 circuit autour de Boumalne dadès (suite)! Jour 10: départ de Boumalne Dadès et direction Ait Ben Haddou Jour 11 quelques compléments puis alentours d'Ait ben haddou.

Jour 11 suite: de Ait Ben Haddou à Télouet et la kasbah du Glaoui. (ça y est j'en ai eu le courage!!!) J11 suite et fin, J12 départ pour Paris.

Notre voyage s'est déroulé de fin février à début mars grâce à: - l'aide ultra précieuse de Attila, qui m'a donné envie d'aller visiter cette partie du monde, et qui a été un amour pour me proposer un itinéraire qui me convenait. Mille merci (dans ce cas, on met un "s" à merci?)😏 - l'aide non moins précieuse de Perju, pour les pistes à emprunter, qui pendant tout notre séjour, a surveillé les infos internationales en espérant qu'on n'y parle pas de 2 martiniquais disparus dans le désert..... Perju, tu es une vraie mère poule pour moi!!! Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.😄 - l'aide logistique et chaleureuse de Lacalo, qui nous a accueilli dans son riad. Il est génial ton riad et c'était super génial de te rencontrer et d'échanger avec toi. Gros gros Gros bisous!!! 😏 - l'aide de tous les membres du forum Maroc qui publie des carnets et donne une mine d'infos, et que je remercie énormément.

Jour 1, Premiers pas dans un pays berbère musulman: le Maroc!

A 12h15, nous avons quitté Paris sous la pluie, et sommes arrivés à Marrakech sous la pluie!!! La compagnie Royal Air Maroc est très bien, un déjeuner nous a été servi, du thé proposé, et le vol s'est bien déroulé, car j'étais assise à côté d'un charmant monsieur qui a bien voulu répondre à mes nombreuses questions et me donner plein de conseils sur mon voyage dans le sud marocain.

Après 3h de vol, nous découvrons le nouvel aéroport de Marrakech, qui a été inauguré pour la COP 22. Il est vraiment très beau, avec ses grands piliers blancs et son toit fait de lattes de différents coloris de bois. L'attente à la police des frontières est correcte comparée à la queue que nous avons eue à Orly.

A notre sortie, après avoir récupéré les bagages, je suis étonnée de ne pas voir Mohamed, le chauffeur qui est censé être venu nous chercher avec un panneau marqué "maison Do", nom du riad dans lequel nous dormons ce soir. Je téléphone donc à Lacalo, la propriétaire du riad, qui parait surprise aussi, appelle son chauffeur et me rappelle. Il est à l'extérieur de l'aéroport: les visiteurs n'ont pas le droit d'entrer dans le hall d'arrivée depuis les attentats!! Gloups!!! Les mesures de sécurité sont drastiques. Je me disais aussi que le hall immense avait l'air bien vide. Personne à l'intérieur à part les quelques voyageurs qui défilent au gré de la récupération de leurs bagages.

Nous sortons donc et faisons la connaissance du souriant et charmant Mohamed. La décision est prise de faire du change au centre ville de Marrakech. Nous découvrons donc la ville rose, où toutes les constructions sont faites de terre ocre, ce qui donne à l'ensemble un charme indiscutable. Nous longeons les remparts aérés de la vieille ville, et les nombreux trous d'aération ingénieusement disséminés dans les murs, font aujourd'hui le bonheur des pigeons qui y trouvent des lieux de nidification parfaits.



De nombreux arbres avec toutes leurs feuilles sont visibles le long de la route, des oliviers, des orangers avec des oranges, mais qui ne sont pas comestibles car elles sont amères!!!!! Dire qu'en Martinique, nous avons des oranges amères que nous consommons sans problème!!! De nombreux arbustes fleuris aussi attirent mon attention, car, il ne faut pas oublier que nous sommes en hiver, qu'il fait 15°C, l'après-midi. Devant mon étonnement, Mohamed m'explique que malgré la période hivernale, il pleut très peu à Marrakech, (et oui, nous arrivons l'un des rares jours où il pleut!!!!) l'ensoleillement est très important d'où les fleurs. Ma foi, quel contraste avec la région parisienne aux arbres complètement dénudés, que nous venons de quitter!!!

C'est marrant finalement, nous sommes partis de Martinique avec le soleil, et l'avons amené avec nous à Paris, ce que tous les habitants espéraient, et nous sommes partis de Paris avec la pluie et l'avons emmené avec nous, à Marrakech, ce qui fait le bonheur des Marrackchis!!!! Trop fort ces martiniquais!!!!!

A la recherche d'un bureau de change, Mohamed s'arrête tout d'abord près d'une banque, mais elle est fermée. Nous passons à travers des portes en arche, qui jalonnent les remparts, mais elles ne laissent passer qu'une voiture à la fois.



Nous sommes dans l'enceinte de la vieille ville. Je découvre avec plaisir ma première ville arabe, avec ses mosquées et leur minaret si emblématique, son palais royal et ses remparts.

Le dépaysement est total et tous mes sens sont en éveil. Les véhicules qui circulent sont très insolites: des motos qui tirent des bennes, des ânes qui tirent des charrettes, des calèches pour touristes tirées par des chevaux.... Je me sens comme une enfant de 5 ans qui découvre le monde. Tout est nouveau.



Nous nous dirigeons vers la medina, et passons par des ruelles ultra encombrées, de gens à pied, à bicyclette, à moto, conduisant des charrettes tirées par des ânes. Mohamed klaxonne maintenant de façon continue et avance régulièrement malgré la densité de la circulation, entre les échoppes régulièrement disposées le long des ruelles. Heureusement que ces rues sont à sens unique, malgré les motos qui circulent à contresens, nous sommes heureux de ne pas avoir à conduire dans ce dédale labyrinthique pour nous étrangers.

Mohamed s'arrête finalement devant une boutique et nous demande de suivre l'un des vigiles placés à l'entrée. Nous traversons un magasin remplis de babioles en tout genre, style brocante, mais brocante marocaine, porcelaine, instruments de musique, tapis, parfums, plats en bronze, horloges, .... Et les senteurs orientales sont un pur bonheur pour mes narines. Ah, nous voilà arrivés, ....... devant la caissière!!!! Et c'est elle qui va nous faire le change!!! On ne nous l'avait pas encore faite, celle là. Nous attendons donc un bon moment, que les clients de marchandises aient fini de régler leurs achats, pour que nous, les clients de devises, nous puissions échanger nos devises.

Lorsque nous retournons à la voiture, nous rencontrons Mohamed qui s'inquiétait de nous voir prendre tant de temps. Embarquement, puis direction maison Do. En cours de route, nous appelons Madame Yolande, pour qu'elle vienne à notre rencontre, au point de rendez- vous. Je découvre enfin avec plaisir, en vrai, le membre Lacalo du forum. Nous débarquons les bagages, et la suivons dans les ruelles pavées inégalement, sur 200m jusqu'à notre hébergement.

Nous entrons par une porte basse, typique des constructions locales, Jf, qui fait plus d'1,85m, doit se baisser et faire attention à sa tête. De surcroit, il faut lever les jambes pour franchir le pas de la porte, tout en se baissant, ce qui demande des qualités d'équilibriste. Moi, qui ne suis pas si grande, je suis comme un poisson dans l'eau. Même pas besoin de baisser la tête. Ce pays est fait pour moi. Quelques escaliers nous conduisent à un patio surmonté d'une verrière, sur lequel donnent les chambres.

D'un coté, un petit salon lecture. De l'autre, le salon petit déjeuner. C'est splendide. Nous découvrons note chambre duo, élégante, raffinée, orientale à souhait. La salle de bain attenante me fait me sentir dans une maison de poupée.



Une fois les bagages déposés, nous retournons au salon déguster un délicieux thé à la menthe, que nous triplons, tout en discutant avec Yolande qui nous donne plein de conseils pour visiter le souk, et la place Jemma el Fna. Elle nous donne aussi une carte de la médina, qui nous permettra de nous diriger. Nous faisons la connaissance d'Alli, charmant et souriant, qui est le gardien et s'occupe du petit déjeuner.

Puis, nous partons pour la place Jemma el fna, à travers le souk el kessabine. Les bicyclettes, les motos ne cessent de passer à côté de nous. Des gens nous proposent des objets à acheter, ou de nous conduire à une foire berbère. Heureusement, Yolande nous a prévenu d'ignorer les sollicitations. Les échoppes de vêtements succèdent aux boutiques de babouches, et aux boutiques de plats en étain ou en bronze. Nous arrivons à la place et tombons sur les animaux de foire: singes tenus en laisse, serpents dans des paniers que les hommes veulent absolument nous mettre sur les épaules ou autour du cou.

Pendant que nous avançons, nous entendons un cri qui semble venir de partout et de nulle part en même temps. C'est un cri rauque, long, qui s'amplifie. Puis nous comprenons que c'est l'appel à la prière. Nous traversons la place en direction d'une librairie pour y acheter une carte du Maroc, puis retournons dans un restaurant pour y dîner un couscous somme toute moyen, avec un délicieux jus d'orange, mais nous profitons d'une vue panoramique pour observer le soleil qui décline, la nuit qui s'installe, les lumières qui illuminent les roulottes qui se sont installées, et la place qui grouille de monde.



Une fois terminé le dîner, nous prenons le chemin du retour. Grâce à JF nous retrouvons sans encombre, notre trajet à travers le dédale des rues. A un moment, quand nous hésitons pour le choix de la porte d'entrée de Maison Do, des enfants nous montrent la bonne porte. Nous les remercions chaleureusement, et rentrons, dans nos appartements respectifs. Peu de temps, après, nous entendons de nouveau l'appel à la prière. C'est vraiment un bruit bizarre, et nous l'entendons de nos chambre, comme un bruit de fond. Il se produit 5 fois par jour, du coup, nous demandons à Ali à quelle heure est le premier appel. Etonné, il me demande si je veux prier.... 😇 Heu, non, c'est juste pour savoir à quelle heure je vais être réveillée!!! A 5h25 me répond Ali !!! Ah oui, si tôt??? Bon, bah, on va faire avec. Petit déj à 9h: Ok.

A 21h, dodo.
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Trek dans les dunes de la vallée du Drâa au Maroc: les ergs Chegaga et Zaher
Trek dans les dunes de la vallée du Drâa au Maroc : les ergs Chegaga et Zaher

Pour ceux qui aiment marcher pendant plusieurs jours dans le désert, voici un circuit assez facile à réaliser aux portes du Sahara, au Maroc, au milieu des belles dunes (ergs Chegaga et Zaher) dans l’oued Drâa entre Foum Zguid et M'Hamid. Il s’agit de la randonnée « Dunes et oasis de l’oued Drâa » que j'ai faite le voyagiste très connu sur le marché françaos et dont je décris succinctement les étapes tout en les illustrant de mes photos.

Marche : 4 jours plein avec des étapes d’environ 20 km chacune.

Difficulté : aucune si on apprécie la marche dans le sable et la vie « rustique » dans le désert. Attention, les nuits sont froides en novembre, décembre, janvier et février. Prévoir un bon duvet pour dormir à la belle étoile ou sous la tente …. Par contre, il peut faire très chaud la journée à partir de la fin avril.

1er jour : départ de France Voyage Paris – Ouarzazate en 3h00 pour une distance de 2 140 km.

2ème jour : Ouarzazate - erg Chegagga Transfert par 4 x 4 entre Ouarzazate et les dunes de Chegaga avec près de 180 km de route puis 70 km de piste.



3ème jour : erg Chegaga - erg Esra







4ème jour : erg Esra - erg Zaher

Deuxième journée de marche dans les dunes. On quitte l’erg Esra pour celui de l’erg Esmer pour la pause repas.



L’après midi, reprise de la randonnée à travers l’erg Zaher, en direction de son point culminant pour assister au coucher du soleil.



5ème jour : erg Zaher - erg Aït Ounir

Bivouac le soir au milieu de l’erg Aït Ounir.





6ème jour : erg Aït Ounir - palmeraie de Ras Enkhel C’est la journée où les dunes sont les moins nombreuses. Lorsqu’on quitte notre bivouac, le chemin gagne rapidement un reg. Bivouac le soir près de la palmeraie de Ras Enkhel





7ème jour : M’Hamid - Ouarzazate De notre bivouac à la route où nous attendent nos véhicules, nous marchons pendant 1 heure. De M’Hamid à Ouarzazate, la route fait 260 km.

8ème et dernier jour : retour en France Comme l’avion ne décolle qu’en fin d’après midi, il y a suffisamment de temps libre pour faire un tour dans la vieille ville d’Ouarzazate, c'est-à-dire la kasbah de Taourirt et la médina.



Pour voir plus de photos et avoir plus d'informations sur ce trek, voici l'article que j'ai écrit sur mon blog :

http://www.hunza.pro/trek-dans-les-dunes-desert-maroc-erg-chegaga-erg-zaher-oued-du-draa.html

Bon voyage
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Sahara: morceaux choisis (sud Maroc)
A chaud, très chaud, quelques fragments trouvés sur mon cahier...

Enfin seul. Il me regarde. Et je m'incline. Son âge oblige. Probablement centenaire. Sa douce présence trahit des années de souffrances. Sous les assauts du vent, des rayons du soleil. On ne lui a pas donné beaucoup, et lui, sans rien attendre, aujourd'hui tant me donne. Je l'ai désiré, il est venu. Je l'ai vu de si loin sans le perdre des yeux. Je l'ai frôlé doucement, et puis me suis assis, humble et silencieux, sous l'arbre sec.

Point de vie, le puits rassemble. Hommes et animaux. Les uns puisent. Les autres lavent. Quand d'autres boivent. Piétinement des dromadaires, et puis rafraîchissement. Verse m'en sur la tête et dans le creux des mains. Je bois à pleine gorgées la fraîcheur de la terre. Celle qui nous est comptée pour la vie de nos âmes. Demain, un autre puits, quand sera épuisée la guerba de peau molle que nous gardons au frais sous l'ombre d'un palmier.

Et le sable des dunes Sous le vent Fond comme neige au soleil

La source des marabouts. Dans le creux des collines. Entre l'erg et le reg. Entre les cailloux et le sable. Quelques palmiers, le chant d'un oiseau, une source, et puis rien. Le soleil et le vent. Douceur du crépuscule lorsque la chaleur nous accorde un instant de repos.

Une mouche est entrée dans ma chemise, Elle me chatouille, elle me chatouille ! Finira-t-elle un jour par sortir ? Avant d'atteindre mes...

Un autre puits. Et des odeurs. La vie qui laisse des traces, Des crottes. Eau et terre mélangés Moisissent. Odeur portée par le vent Comme un témoignage vital. Un feu abandonné. Une chèvre hors du troupeau. Une corde. Un bidon. Un morceau de fer Et, Personne. Le silence et cette odeur. Putréfaction végétale Dans une fournaise minérale. Vide. Absurde. Et qui ne semble vivante Que par ces traces abandonnées.

Reg. Ou comment dire le vide et l'absence. L'insensé de la terre Où rien ne vit. Lieu de passage, Et non pas demeure. Il y a trop de cailloux Pour un troupeau. Trop de cailloux, pas assez d'eau. Rien ne pousse. Que la chaleur suffocante Brûlant des milliards de pierres noires. Des cailloux insensés, Sombres et stériles. Vaste plaine à traverser, Sans rien à l'horizon. Pour aller d'un puits à un autre. Et de cet autre au suivant. Comme des points de suspension Livrant la terre au silence.

Jour de carême. Hammo ne mange pas. Mes doigts dégoulinent au dessus d'une soupe aux lentilles. Le pain est frais et croustillant. Les chèvres se sont tues. Le vent aussi, s'évanouit derrière les dunes. Sous la tente, le thé coule toujours.

Comment décrire les dunes, Quand tant a été dit, Et si peu à la fois. Sable nomade, Poussière en errance. Courbes éphémères et folles. Plénitude de l'absence. Isolement Et lumière. Brûlure inoubliable Au fond du coeur et des yeux. Abandon au silence Et puis retour parmi les siens. Les dunes sont un passage, Jamais un but. Elles n'existent que par l'absence du reste. Et c'est peut-être ainsi Qu'elles résonnent et nourissent Tous ceux que le désert accepte.

Le thé, Trois fois bu et partagé. Après des heures de hamada, Le silence est rompu, Enfin, Par ce murmure au fond des verres.

Le sable entre mes doigts Colle. Souvenir malgré lui Glissé au fond des poches.
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Ivresse du silence dans le Sahara marocain
Merci à toutes les personnes qui alimentent ce forum avec des informations de qualité et permettent ainsi aux autres de préparer au mieux un voyage Merci à Kola et à son inspirant carnet de voyage qui contribua à construire cette randonnée

Voyage dans le désert un père, sa fille, les pieds dans le sable Ce chant est pour Toi, Lory…

Jeudi… Il pleut à Bruxelles. Il fait froid... L’oiseau de fer s’élance sur la piste. J’absorbe son énergie grisante pendant que « Tomorrow never knows » pulse dans mes oreilles. Marrakech nous accueille sous une chaleur estivale. La journée sera longue avant d’arriver à notre bivouac de cette nuit. Pas le temps de déambuler dans la ville, nous partons vers Zagora. Arrêt tardif pour engloutir une omelette berbère. Nous trempons nos pains dans une huile d’argan. Délicieux ! Après plus de huit heures de trajet, nous arrivons enfin à La Fibule du Drâa. Lahcen Sarti nous fait visiter la fibule, on s’imprègne doucement de l’atmosphère. Devant une vieille carte jaunie de la région où quelques photos aux couleurs évanouies sont épinglées, nous découvrons notre marche. 6 nuits à dormir à la belle étoile, au plus près de notre terre. 22h30, une 4x4 poussiéreuse nous emporte enfin vers notre première nuit sous les étoiles. Nous débarquons fatigués, au milieu de nulle part dans un reg perdu. Nous faisons connaissance avec Brahim, notre guide et cuisinier. La tente est montée Il prépare une tajine pendant que Laurie et moi luttons pour ne pas fermer les yeux. On s’enroule dans nos sacs, il doit être 2 heures du matin..



Vendredi… Les dromadaires d’abord Les chant des oiseaux ensuite Je vais à la rencontre de nos trois dromadaires salut matinal. Youssef, notre chamelier apparaît, on se dit bonjour. Petite ascension pour goûter le paysage montagne de pierres, silence assourdissant, il m’enveloppe lentement. Je me débarrasse de mes lourdeurs citadines et m’ouvre aux vibrations de notre terre. Après un petit déjeuner copieux, nous partons pour notre première marche. Cœur ouvert, les sens éveillés, mouvements invisibles qui m’entourent, mots légers qui farandolent sur les cailloux goûteux. La piste se rétrécit. Lambeaux de tissus accrochés à une maigre végétation, scarabées aux démarches saccadées dans le Jbel Abbas. Arrivée dans un petit canyon à l’ombre, à côté d’une gelta où croassent un nombre impressionnant de crapauds Rituel qui se répétera avant chaque repas tout au long de notre randonnée Brahim dépose un plateau avec nos verres de thé, des biscuits et des cacahuètes Le soir, c’est un décor de carte postale qui nous accueille, petit oasis où la verdure se pare de belles couleurs. On entend au loin quelques rires portés par le vent, quelques sons de la derbouka ou alors, je suis peut-être marabouté et un Djinn malin se joue de moi. La lumière décline, et peint la colline d’un orange ouaté qui invite à la rêverie. Le ciel se pare d’étoiles, elles seront les veilleuses de mon corps lourd.



Samedi… Nous quittons Achkid Brahim vient vers moi, nous accordons nos pas. Il est guide depuis longtemps, son visage est tanné par la soleil. Il travaille depuis longtemps pour la Fibule. Papa heureux de trois enfants. J’aime ses silences, nous les laissons grandir entre nous, ils nous enveloppent avec douceur. Youssef parle beaucoup et s’emporte facilement contre ses dromadaires. Il reste distant tout en nous observant du coin de l’œil. La communication est compliquée, les gestes remplacent les mots. Les montagnes palpitent leur minéralité, j’écoute et ressent leurs vibrations chantantes Petit à petit le sentier devient plus sableux, les méchantes pierres pointues se font plus rares. La piste se transforme en erg. Devant nous commencent les dunes. Nouvelle végétation, les Calotropis sortent de terre, elles indiquent la proximité d’un point d’eau mais attention au latex qui coule de leurs feuilles, il peut rendre aveugle. Traces de bousiers, traces de lézard, mille signes d’une vie qui grouille dans cet univers pas commode Pause midi sous un grand Tamaris, ombre bienveillante agrémentée d’une légère brise. Tension qui se relâche. Les pas s’enlisent parfois dans le sable mou. Le corps peine à trouver son rythme, à harmoniser sa cadence. On glisse. Laurie souffre, peste sur ce sable glissant, attend avec impatience notre bivouac du soir. Traces de pneus qui se croisent, se perdent un peu plus loin. On suit presque l’ivresse du chauffeur, sa joie enfantine. Encore quelques dunes et nous arrivons à l’erg Lmsafi. Notre takhamt se monte sous un léger vent, on mettra du sable et nos trois Tahaouit pour l’empêcher de s’envoler. Les dromadaires sont entravés. Mimoun le premier de la caravane, blanc et majestueux sautille vers les épluchures et restes de nos repas. Chigaga veille sur nous. Demain j’irai gravir cette belle dune à l’aube pour suivre le réveil de Tafoukt



Dimanche…. Montée de Big Mamma Lumière grise dans une palette de nuances étonnantes Les couleurs changent rapidement. Le silence m’aspire. Couleurs ocres, fauves d’un nouveau tableau minéral. Fraîcheur du sable sur mes pieds. Le spectacle de ce jour qui se lève est vivifiant. Brahim en bas prépare le thé. Youssef récupère les dromadaires. Je devine Laurie enfouie dans son sac de couchage. Je m’imprègne de toute cette beauté avant de redescendre. Journée harassante entre montée et descentes de dunes, entre sable mou, sable dur. La fatigue m’étourdit, l’ivresse pas toujours. Trouver les passages plus durs. Soudain, Youssef plonge vers un monticule et attrape un lézard poisson du désert. Son corps est humide, visqueux. Quelle adaptation à son milieu, il se déplace en ondulant très vite son corps pour s’enfoncer dans le sable. Cela ressemble à une nage de poisson. Je ramasse une belle pierre fossile, polie par le vent et quelques coquillages, témoin d’un passé riche en mers et lacs. Laurie n’en peut plus, trop de soleil, trop d’efforts, l’impression de ne pas avancer. Laurie passera l’après-midi sur le dos de Mimoun. On rejoint un nouveau plateau, les dunes s’éloignent.



Lundi… Arrivée sur un plateau marin. Nous partons chercher du bois pour le pain de sable . Le feu ensorcelle, les flammes dansent joyeusement alors que la nuit enveloppe l’espace. Farine, eau, un peu de levure, Youssef frappe et retourne la pâte pendant de nombreuses minutes. Les braises sont flamboyantes, écartées. Youssef enterre sa pâte, la recouvre de sable et de braises. Une petite demi-heure de cuisson et le pain est prêt. Un vrai délice ! On partira rejoindre les bras de Morphée sous les crépitements du bois qui se consume lentement



Mardi… Lever avec le soleil On quitte le plateau et sa fourmilière. Un joli festin régalera ses hôtes. Les dunes s’aplatissent faisant place à de grands plateaux. Mon corps chaloupe agréablement dans ce nouveau décor. Le désert pénètre dans les interstices de mon âme. Je me sens éclaté aux quatre vents. Je rassemble mes pensées éparses tant bien que mal. Brahim vient à mon secours et rit de mes troubles. C’est follement gai. A la maison de Brahim, on attend son retour. On attend ses yeux remplis de sourires ensoleillés. On attend ses plats mijotés dans la cuisine, ses tajines parfumées délicatement enrobées de légumes goûteux. Brahim part souvent pour plusieurs semaines. Je l’envie. Pause déjeuner sous un magnifique Tamaris qui offre ses feuilles à nos dromadaires. Mimoun se délecte de nos pelures d’orange. Salade de crudités, tajine aux légumes et sardines. On repart pour une dernière marche vers M’Hamid, Laurie a pris l’habitude l’après-midi de monter sur Mimoun Nous croisons les restes d’un dromadaire. Le vent est de plus en plus présent et forme devant nous, de petites tornades. Au loin, un attelage sans conducteur, une famille qui suit, s’arrête, prise dans les bourrasques de vent. Dernier bivouac. Je regarde notre Takhamt se dresser, la cuisine toujours établie à gauche, va savoir pourquoi ? La tajine est déjà sur le feu, notre thé fort et sucré sur le plateau avec les biscuits et les cacahuètes Un dernier feu brûlera toute la nuit



Mercredi… Difficile réveil Je vide mon sac. Des présents pour Brahim et Youssef Je me sens éveillé, en harmonie avec la Nature, triste de ne pas prolonger encore un peu ces moments Retour vers la cité, le bruit Nous passons par Tamegroute, c’était la route des caravanes qui partaient pour Tombouctou. Visite d’un atelier de poterie On repart pour Zagora où Lahcen nous attend. Nous aimerions nous poser doucement, Laurie et moi et flâner sans but jusqu’au repas du soir à la Fibule, mais une nouvelle visite nous attends. Nous irons ce soir chez Lahcen. Il nous présente sa grande famille. Entre le thé, les dattes, les pâtes de fruit et autres sucreries, nous partageons avec gaîté nos différences.

Retour tardif à la Fibule pour le dîner. Mon corps sableux s’endort sans mal.



Jeudi…

Lever à 4 heures. Traversée des montagnes sous la pluie, la neige et tous ces travaux qui n’en finissent plus. Je suis passé par ici il y a 20 ans et le passage de ces cols était déjà toute une histoire ! Laurie dort. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Sourire d’ange. Voyage dans mon espace-temps.

Je suis presque bien...

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Road trip: 10 jours dans le Sud marocain, souvenir avril 2016
Chers voyageurs! Je me prépare à mon voyage annuel au Maroc, cette fois c'est pour septembre. Et j'ai eu envie pour commencer de repartager avec vous mon itinéraire et bons plans de celui que j'ai réalisé en avril 2016! 🙂

Chers voyageurs, Je suis rentrée de ce magnifique voyage depuis une semaine, et mes pensées sont encore dans le sud marocain...tout d'abord, un immense merci à tous ceux qui m'ont conseillée, vos conseils ont contribué à rendre ce voyage magique ! MERCI ! 🙂 Jour 1 : arrivée à Marrakech, et cap en voiture (de ville) sur la route du Tizi'n' test..et merci d'avoir insisté : elle est majestueuse ! Dodo à Ijoukak chez El Husseine qui est adorable, on a bien mangé et le lieu est très agréable

Jour 2 : cap sur Tafraoute par Aït Baha. Stop à la mosquée de Tin'Mel à ne pas râter. J'ai pu voir un joli couple d'oiseaux bleus, migrateurs.. Note, sur le tronçon en deux voies entre taroudant et Agadir, au rond point de Ouled Taima, prendre à gauche la route pour Aït Baha, du coup, pas besoin de remonter jusque Agadir, on gagne pas mal de temps. Par contre en repartant de Aït Baha (déjeuner à l'hôtel..médiocre), il semblerait qu'on ait loupé la nouvelle route : on nous a expliqué à Tafraoute que la pancarte était enlevée, du coup beaucoup se trompaient. On a donc pris une route assez cahoteuse, alors qu'il y a une route toute nouvelle. Dodo à Oumessnat, à la maison traditionnelle. Accueil chaleureux de Rachid, bon diner...ahhh et cette terrasse, et ce coucher du soleil !!!

Jour 3 : une journée merveilleuse...nous sommes allés le matin aux Gorges de Aït Mansour (mieux le matin, car le soleil ne les atteint pas l'am), et surtout nous avons continué sur la route qui est très belle. Nous sommes tombés sur une pancarte insolite "Aire de repos, chez Omar". Un vieux monsieur édenté a une petite baraque pour vous faire un thé avec la menthe et les plantes aromatiques de son jardin...un super moment de détente et de convivialité. Ensuite nous sommes allés faire un tour dans la vallée des Ammelne...et en fin d'am, visite du site des Rochers peints, on aime ou on aime pas la démarche, mais le site est splendide, surtout avec la lumière de fin d'après-midi..puis fin d'am à Tafraoute-city 🙂 Dodo et délicieux miam à la maison traditionnelle

Jour 4 : Cap sur Taliouine via Igherm puis Taroudant (attention le tronçon Igherm-Taliouine est en pseudo piste pour le moment). Nous avons fait une halte à Tioute, après prés de 4h de route. Route très bonne. Déjeuner à la kasbah, bien mangé et surtout vue surplombant cette très belle palmeraie. Puis on a repris la route pour Taliouine...après la route inintéressante sur une centaine de km (mise à part la délicieuse odeur de orangers en fleur qui bordent la route)..on entre dans ce magnifique paysage qqs km avant Taliouine. La Maison d'hôte Escale rando était complète, alors on est allés à l'Auberge Souktana...qui n'a pas cette jolie vue..mais est calme, de très jolies chambres...et ay ay ay..ce tajine au safran, un délice!!!!! et adorable accueil de Khalid.

Jour 5 : après qqs course à la coopérative Souktana, nous vouions visiter un grenier fortifié..nous avons pris la route de Agadir Melloul, et sommes allés au plus proche, celui d'Ifri...très beau et étonnant ! Puis déjeuner à Tazenakht avant de prendre la route de Foum zgid. De Tazenakht à Foum el oued, la route est très cahoteuse, en réfection apparemment, donc çàa devrait bientôt changer, mais ces 20-30 km, on les roule tranqulliement et on admire le paysage! ensuite de Foum el oued à Foum Zgid la route est très bonne..et Waaaouuu!! quand on arrive à Allogoum...cette vue de fou, avec la montagne devant nous, magnifique! Et nous avons dormi à la Maison d'hôte Hiba (Bab Rimal était hors budget, mais c'est en effet très joli! quoique plus impersonnel que la Maison d'hôte Hiba) : une terrasse avec piscine très sympa...donnant juste sur la palmeraie et cette superbe montagne ! Ahmed et Abdilah nous ont réservé un très bon accueil.

Jour 6 : un délicieux petit déjeuner...on prend chacun notre petit sac à dos, et c'est parti en 4*4 avec Ahmed pour Erg Chigaga en passant au dessus de feu le lac Iriki...déjeuner à l'auberge le Titanic..au milieu du désert ! 🙂 Puis on arrive au bivouac, celui-ci, juste au pied de la grande dune...merveilleuse soirée...coucher du soleil sur les vagues de sable, l'envie d'y rester des jours...puis feu de camp au bivouac après le diner, chants...excellent moment..

Jour 7 : retour à Foum Zgid. On y déjeune puis on prend la route de Zagora. De Zagora à Tamnougalt (juste en dessous de Agdz), la route est en réfection mais ça roule bien quand même...un gros coup de coeur pour Tamnougalt et l'auberge chez Yacob. On fait la visite du Ksar avec Badr, un des petits enfants de l'ancien Caïd, qui retape le ksar, et est complètement passionné...une visite à ne pas rater! et quelle vue là-haut !

Jour 8 : C'est reparti ! Cap sur Aït Benhaddou, superbe ! puis repas à la Kasbah la Cigogne à Tamdaght...superbe Kasbah! et puis cette route jusqu'à Telouet...sublime!!! J'aurais aimé passer une nuit à Telouet, quel paysage magnifique dans le printemps!!...mais bon il fallait repartir..du coup dodo à Aït Ourir car la nuit était en train de tomber? au Coq Hardi..surtout n'y allez pas...aucun charme, service nul, repas bof..bref 😛

Jour 9 : et voilà la fin du tour !
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Trois semaines au Maroc entre désert, montagne et mer
😏Bonjour, de nouveau de retour d'un périple de trois semaines au Maroc. Voici en bref, comment mon voyage s'est déroulé.😎 avec quelques infos sur les logements. J'arrive à l'aéroport de Marrakech, une ville que j’aime beaucoup, d’autant qu’avec les nouveaux feux rouges, les conducteurs s’appliquent un peu sauf les mobylettes et vélos qui ne respectent pas. je reste une semaine à l'hôtel AMINE, j'en suis très contente. Le quartier me plait car plus cool que le centre à savoir que l'on n‘est pas projeté dans la foule dès le lever. Le bus n°1 s’arrête à 50m. Il y a des petits restos locaux à 500 m. L’hôtel est grand, propre avec grand jardin et piscine, transats et bar. Il y a un restaurant qui propose un menu à 8€ le soir (alcool possible- non inclus). Il y a aussi un bar intérieur (2,5€/bière); l’avantage est d’être assis dans un club, relax. Proposition de hammam+massage chers; donc c’est chez Didi comme dab que je fais tout cela. Je profite pour acheter mes huiles chez l’herboristerie Firdaous à côté. Je navigue sereinement; je me sens bien ici aussi comme en Inde. Je vide ma tête. Je fais une excursion aux cascades d’Ouzoud car les bus ne vont pas là et je risque d’être embêtée avec les taxis. C’est à 145 km de Marrakech. Nous sommes un petit groupe de 8 personnes. Après les 50 premiers km, le paysage devient grandiose; on aperçoit l’Atlas avec parfois la neige. Ces grands paysages me détendent beaucoup; j’adore voir très loin… En arrivant aux cascades qu’on ne voit pas directement, un guide nous accompagne faire le grand tour du haut, parcourant les sentiers poussiéreux de terre rouge et ornés d’oliviers. Nous descendons ensuite ces chemins jusqu’aux chutes où je ne rate pas de me faire remarquer en glissant plusieurs fois car mes semelles sont lisses! A mi-chemin, des singes viennent à notre rencontre; ils sont gentils. En bas, une barque nous mène sous la chute qui nous aspergent de milliers de gouttelettes; c'est rigolo et ça détend. Le pire m’inquiète, il faut remonter! Hé oui, bon, quand il faut… pas le choix. Quel souvenir et quel bonheur de pouvoir contempler une telle merveille de la nature. Le reste de mon séjour à Marrakech se passe paisiblement jusqu’au moment où je me laisse embarquer dans une aventure saharienne pour deux jours avec nuitée en bivouac. Il y a deux garçons maroco-belges de la partie. Nous sommes en jeep et passons par la kasbah d’Ait- Benhaddou, que j’avais déjà visitée lors d’un précédent périple. Après le diner, en route pour Ouarzazate sans faire d’arrêt car nous filons tout droit sur Zagora. Après une courte halte, direction désert: l’erg Lehoudi (dit l’erg des juifs) à 12 km de Mhamid et 45 km de la frontière algérienne. On mange avec les hommes du campement le mouton que nous avons acheté en chemin. Guitare et histoires à faire peur sont au rendez-vous. Je rentre sous ma tente avec un peu de hantise et m’endors après 2H de mise en œuvre pour entrer dans le sac à viande! Quelqu’un doit me reconnaître, hein Bébé! C’est du déjà vu! A minuit, j'ai quand même entendu un drôle de bruit mais comme je n'ai plus bougé d'une semelle, je me suis endormie. Le matin, c’est sous la tente frigorifiée que je m’habille; j’aurais mieux fait de dormir toute habillée. Départ des garçons en dromadaire pour voir le lever du soleil; moi je le regarde sur la terre ferme; les dromadaires, pas trop mon truc; j'ai déjà donné et pas trop bon souvenir. Déjeuner au campement puis thé chez l’habitant pendant que les garçons vont faire du quad; je prèfère ne pas m’y aventurer. Nous repartons pour Marrakech. Pénible voyage surtout le col du tichka où il y a du brouillard et commence à neiger. La route n’en fini pas. Beaucoup trop de km en 2 jours. Repos à l’hôtel Amine pour ma dernière journée à Marrakech. Après ces 8 jours, je pars vers Agadir avec supratours. Un français marié à une marocaine vient me chercher à la gare; je passe 2 nuits dans leur maison d’hôtes. Le 2ème jour: petit circuit avec le proprio vers la vallée du Paradis, la route du miel et les cascades d’Immouzer qui sont à sec. On fait la boucle en revenant par un barrage, Tamri et Taghazoute. Je me rends après ces trois jours à Agadir pour 4 jours dans un hôtel bord de mer. Je connais Agadir donc je n’ai pas fait grand-chose, juste me promener le long de la corniche, revoir le paradis des oiseaux et la ville. Je cherche des excursions pour Tiznit et Tafraoute. Je ne trouve rien d’intéressant donc je pense bien faire ces villes avec les transports en commun. Deux semaines sont déjà passées, je pars à Taroudant en taxi collectif, en payant 2 places à l’avant pour être à l’aise car c’est normalement 2 passagers devant et 4 à l’arrière, comme des sardines quoi! A Taroudant, le chauffeur vient me chercher pour aller chez Luc, propriétaire d'une maison d’hôte à Enfoud, en pleine montagne (820m). Nous arrivons par une piste de 20 km. C’est déjà tout un programme. Je profite un peu du soleil puis m’installe dans ma chambre berbère typique. Mon matelas est à terre. La salle de bain est creusée dans la roche. Mais il y a le chauffage et l’eau chaude ainsi qu’une baignoire en plein air avec vue sur l’Atlas; je ne suis pas téméraire au point de prendre un bain extérieur en janvier. Mardi, j’ai été me balader seule en montagne, à pied, pendant 1H1/2; c’est le grand air; j’adore. Mes soucis m’empêchent de jouir à fond de ce merveilleux paysage qui devrait me vider la tête mais qui parait faire l’effet inverse c’est-à-dire faire remonter mes pensées. D’après Luc, c’est une réaction normale qui se produit en montagne et au désert quand on est vraimet face à soi-même. L’après-midi se passe entre la chambre et la terrasse. Mercredi: excursion en jeep dans le haut Atlas; toujours des paysages grandioses. Je dine chez l’habitant, tajine au poulet et aux pruneaux. Des vrais berbères. Les femmes travaillent beaucoup ainsi que les enfants dans les champs, la cuisine. Les hommes font les courses et bâtissent le cas échéant. Les filles berbères ont les mêmes traits durs. Après quatre jours, le séjour à la montagne terminé; je loue un studio-hôtel à Agadir. Les visites sont terminées. Je décide de ne pas faire le circuit Tiznit-Taraoute cette fois. J’ai beaucoup bourlinguer ces derniers temps à savoir que mon voyage en Inde n’est pas très loin en arrière. Même une grande voyageuse a ses hauts et ses bas! Encore un massage + un hammam puis se terminera mon séjour de 3 semaines au Maroc. MARRACHEK Hôtel Amine Prix : 20€/nuit avec pt déj - 8€ le menu du soir IMMI OUADDAR - TAMRI: Villabayane Prix: 25€/Nuit avec pet-déj. Repas 7,5€ Tél(00212) 0528200397-GSM (00212)0675217667contact@chambrehoteagadir.comAGADIR Hôtel Amoyade (35€/nuit en demi-pension) avec Booking AFENSOU «Terrasse de l’Atlas» Luc: 00212 661 09 06 www.hors-circuits-maroc.com - Demi-pension: 40 € - Pension complète: 50 € (organise aussi désert occidental) AGADIR STUDIOTEL AFOUD (23€/nuit avec Booking)
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L'hiver au pays des merveilles (Maroc)
Bonjour,

Je crains que le forum ne soit morose dans les mois à venir , alors pourquoi ne pas faire un nouveau carnet de voyage . J'ai eu la chance de rentrer du Maroc 2 jours avant la suspension des vols et me retrouve donc, comme vous sans doute , en mode confinement total, chez moi, en Basse-Bretagne , avec quelques centaines de photos de mon dernier séjour à sélectionner, recadrer, retravailler .... On s'occupe comme on peut, alors pourquoi ne pas en faire profiter les Forumeurs ?

Je suis resté au Maroc un mois et j'avais organisé un circuit de 10 nuits / 11 jours pour ma plus jeune fille ( 17 ans ) , mon épouse et la grand- mère, ma chère belle-mère, Mina . Ça correspond aux vacances de février en France .

J'avais donc prévu un voyage " simple" sur le papier, mais qui chaque jour et comme toujours allait nous réserver son lot de découvertes, d'émerveillements, de rencontres, de surprises ....

Au programme :

- Départ de Rabat - 2 nuits à Ouarzazate - 2 nuits à N'kob - 2 nuits à Foum Zguid, avec une longue journée 4X4 au plus profond du désert - 4 nuits à Icht / Borj Biramane et retour sur Rabat

Je vais donc essayer d'éviter des redites avec mes précédents carnets, mais le Maroc a tant de richesses à montrer.....

Rabat est une de mes balades urbaines préférées au Maroc . Je découvre toujours de nouveaux endroits, de jolis détails, des points de vue .... Je vais donc m'y balader avec toujours un plaisir renouvelé

Ma première surprise se passe en médina où je découvre avec étonnement que les autorités ont fait le ménage . Tout ce qui encombrait les rues ( déballages sauvages, marchands de tortues et autres lézards, empiétements sur les trottoirs, la rue , etc.... ) a disparu . Plus rien . Même les commerces " en dur " sont "rentrés dans leurs murs" : plus rien sur la voie publique, pas même une chaise.... Une première au Maroc ?

Si le résultat est plutôt agréable dans la rue des consuls ( rue de l'artisanat ) et la rue Souika ( commerces vestimentaires surtout ) , le boulevard Mohamed V, où régnaient les petits restaurants et gargotes , est désormais mort . Ils ont perdu la quasi-totalité de leur ancienne surface commerciale et ne peuvent plus accueillir que quelques clients à la fois . La rue est tuée et il ne me reste plus qu'à chercher un autre endroit où casser la croûte dans la ville . Ce qui est bénéfique dans une rue ( on peut enfin flâner tranquillement ) est catastrophique dans l'autre ( le commerce est mort et le charme est parti ) . A suivre ....

Bon. C'est comme çà . Ici, dans la rue Souika ( à l'heure de la prière ) . Il y a même des poubelles en plastique positionnées dans la rue !



Une autre artère de la médina est la rue Sidi Fatah . Elle donne sur la rue Souika . Une magnifique mosquée y a été restaurée . Si j'en crois mon plan, il s'agit de la mosquée Moulay El Mekki . La porte principale est couverte et on trouve sur chacun des côtés 2 très belles portes ( 4 au total ) . Le minaret octogonal est remarquable . L'ensemble est complété par plusieurs marabout et un peu plus loin se trouve une importante zaouia . C'est vraiment très joli .

L'entrée principale est somptueuse . Le grand art de la peinture sur bois.



Quelques portes latérales







C'est vraiment très agréable de se balader sur la côte atlantique en cette saison ( mi-février ) . Il fait entre 18 et 22 degrés . Temps lumineux . Je n'aurai d'ailleurs pas de pluie pendant un mois ( après avoir eu de la pluie à peu près tous les jours les 5 derniers mois ) : que du bonheur donc ....

Le minaret octogonal



et la rue Sidi Fatah



La rénovation des monuments de la médina est presque terminée . La rue des consuls reprend vie, même si les nombreux fondouks de cette rue sont toujours en travaux . J'ai hâte de les revoir . Je déambule dans les ruelles tranquilles , toujours à l’affût de ces détails qui en font le charme .

Une belle oeuvre de street-art accroche mon œil ....



et cette fenêtre a un charme fou .



Cette fois , mes pas me portent vers les quais ( on pourrait presque dire le port ) de Rabat . Je quitte la médina par un jolie porte : l'ensemble , également restauré, est charmant . J'arrive directement sur l'Oued Bou Regreg .



Au cœur de la capitale subsiste un coin " pêche " . Un petit navire est devenu un restaurant-Lounge , plutôt luxueux ( menu à 790 dirhams pour 2 en cette Saint Valentin ) .



Rabat se donne des airs de petite Essaouira avec ses mouettes, ses bateaux, sa médina au fond, ses filets de pêche .... Le même site à l'horizontale .



Au fond, Les Oudayas



Un " pêche promenade ", me passe sous le nez . C'est mignon . On a envie de le faire la prochaine fois . Il y avait une activité de passeurs entre Rabat et Salé . Mais avec les ponts, le tramway, ..... Certains se sont adaptés , même si çà se fait toujours, plutôt en été ( la plage de Salé est toute proche ) .



Quelques barques rentrent , les unes après les autres et s'amarrent au ponton, côté Salé . Surement les lointains descendants des redoutables corsaires de Salé . Leur univers a été " explosé" ces dernières années avec l'immense projet d'aménagement de l'oued Bou Regreg . Il leur reste un petit ponton , ..... et juste après, on a construit une grande marina pour accueillir les nouveaux jouets de l'aristocratie locale .



et une autre



Tout ceci fait un curieux mélange entre une architecture ancestrale et la plus grande modernité ....

Ci-après, à gauche, le médina sur sa falaise, au fond le toit blanc du nouveau " Grand Théâtre de Rabat ), à côté duquel commence à sortir la future tour Mohamed VI qui sera la plus haute d' Afrique , et à droite la marina côté Salé .



Mais la Kasbah veille toujours sur la capitale





Un dernier regard ...



Voila pour ce nouveau coup de projecteur sur la capitale . Faites le détour et surprenez- vous

Demain, j'enfourche ma bonne Dacia Sandero et nous partons à l'assaut de l'Atlas .
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En famille, de Marrakech au désert
Nous sommes partis au Maroc en avril avec enfants et petits enfants. Nous avons atterri à Marrakech vers 9h et rejoint notre petit hôtel dans le quartier de Guéliz en bus. Ceci pour éviter d'avoir affaire aux chauffeurs de taxis qui donneraient une image tellement négative de Marrakech à nos jeunes voyageurs... Le bus nous laisse tout près de l'hôtel Toulousain qui nous réserve toujours le meilleur accueil et ce, depuis plus de 25 ans. On prend possession de nos chambres et on met le cap sur la médina, pour y déjeuner dans un 1er temps et pour déambuler dans les rues de la vieille ville et la faire découvrir à tout notre petite monde.



Petits et grands restent admiratifs devant la finesse du travail réalisé par les différents artisans.



Les souks impressionnent aussi les nouveaux visiteurs, autant par leur taille que par la quantité de marchandises proposées. Et pour celui qui vient pour la 1ère fois, c'est un vrai labyrinthe. Étonnants caméléons de toutes les couleurs...Vont-ils survivre bien longtemps dans leurs cages en plein soleil... Autre surprise pour les enfants, le marchand de sucette sur la place Djemma El Fna, une sucette géante qui aiguise les appétits...



En finn d'après-midi, les petites jambes sont lourdes et les calèches sont les bienvenues pour regagner l'hôtel.

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La boucle Agadir - Icht - Ouarzazate - Marrakech en février
Bonjour,

Voici un premier carnet de voyage de mon dernier séjour en fin février et tout début mars . J'ai l'habitude de voyager seul dans le sud Maroc au moins une fois par an . Je me déplace en Dacia Sandero Stepway, voiture tout à fait adaptée au Maroc et qui permet de faire des pistes pas trop dure . Je suis arrivé à Rabat et j'ai découvert une nature magnifique et bucolique, comme ici au bord de la Nationale 1, sur la commune de Cherrat ( 25 kms au sud de Rabat ) .



Ma première étape me mène à Agadir via l'autoroute : rien de palpitant . J'ai juste le temps d'aller faire une balade sur la corniche . Je traverse donc la vallée des oiseaux en rejoignant mon hôtel . Toujours de belles bêtes , un peu à l'étroit malgré tout .



Le lendemain, je prends la route pour Icht, via Tiznit et Bouizarkane . J'ai prévu de poser ma valise pour 3 nuits à Borj Biramane, que je connaît déjà . J'évite donc l' Anti-Atlas que je contourne car je l'ai fait en octobre de l'an dernier . Sur la route, les paysages deviennent de plus en plus beau et j'apprécie la vue dans la montée du col de Tizi Mighert, après Tiznit . On sent que le grand sud approche .



Après Bouizarkane , je rejoint Ifrane de l'Anti-Atlas, et de là, je bifurque vers Timoulay et Amtoudi . Puis je rejoint la route principale . Avant Ifrane , un village très dégradé attire mon attention .



Je ne m'arrête pas à Amtoudi que j'ai fait en octobre . Mais pour le plaisir, une photo de ce bel endroit



Etant passionné d'archéologie préhistorique, je m'arrête souvent dès qu'un endroit me semble favorable . Je trouve régulièrement des sites et des objets , sans vraiment savoir quelle est la part du hasard dans mes trouvailles . Ici, lors d'un arrêt , un caillou attire mon attention et miracle, sur l'arrière se trouve une magnifique gravure pariétale représentant ce qui pourrait être des gazelles dorcas



J'ai le temps d'aller faire un tour dans la haute vallée de l'Oued Tamanart . Je photographie ( de loin ) les incroyables ruines de la cité historique de Aguerd ( route 107 vers Tafraout ) . L'apparition de ce " Machu Pichu " marocain, presque totalement inconnu , m'impressionne toujours ( regardez bien , sur le plateau, il y a une ville )



Je descend par une piste dans un oasis de la vallée et découvre ce magnifique village berbère, accroché à flan de colline .



A l'approche de l'oasis d'Icht, le soleil est déjà bas et le Jebel Bani en devient luisant . Le paysage est prenant .



Voyageant seul, je teste la tente de Borj Biramane . C'est bon marché ( 160 dirhams ), et on utilise les toilettes et douches du camping . Juste un peu frais le soir, mais très sympa . En journée, çà monte déjà à 22/24 degrés environ .



Je vais donc me balader dans le secteur dès le lendemain, tôt le matin . Les paysages sont grandioses . Je m'engage sur une piste qui longe la montagne sur la face nord pendant 8 kms environ . Ici, le lit de l'oued Tamanar , juste avant le " Foum" ( cluse en français , je crois ) qui permet de traverser le Jebel vers Foum el Hisn .



J'aime beaucoup les paysages de savane qu'on rencontre dans la région . Parfois, on s'attend à voir des girafes ou des éléphants ....



Une autre vue du Jebel Bani, montagne méconnue du Maroc, qui fait frontière avec les zones pré-saharienne sur près de 400 kms . Souvent étroit ( parfois à peine 2 kms de large ), son altitude va de 1000 à 1400 m environ . C'est une magnifique réserve géologique qui regorge de sites préhistoriques .



Une demi-journée de marche dans le lit de l'oued Icht, au départ de l'auberge, d'abord jusqu'au village d'Icht, puis en remontant dans l'autre sens , offre des paysages magnifiques . Curieusement, il y a de l'eau dans cet endroit où il n'a pas plu depuis 3 ans . Cà grouille de vie, batraciens, oiseaux ...



Dans le lit de l'Oued Icht , un jeu de lumière dans l'après-midi .



Et une autre pour le plaisir



Mon étape suivante me mène jusqu'à Foum Zguid . Que de la belle route goudronnée . Je m' arrête souvent tant les paysages sur ce trajet sont beaux . Premier arrêt à Akka où je cherche un Agadir mentionné sur ma carte . Je ne suis pas déçu tant ce que j'entrevois est impressionnant . Il s'agit d'Agadir Ouzrou, qui fait l'objet d'un programme de restauration . Je ne visiterai pas ce qui est en fait une ville fortifiée, faute de temps : Il faut en laisser un peu pour un futur séjour .



A Akka, je quitte la N12 pour prendre la route via Imitek pour rejoindre Tata . Je connais cette route et ne veux pas manquer ses extraordinaires paysages minéraux .



et à l'approche de Tata



L'oasis de Tata est tout proche . La suite bientôt .......

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Superbe expérience dans le Sud marocain
Voyage au Maroc 2016 Prenez une bonne dose d'Ouest américain, une part du nord argentin, un peu de Bolivie, saupoudrez d'étendues du Ladakh et vous aurez en un voyage dans le Sud marocain un aperçu de ces pays. .Des villages reculés, des canyons avec des casbahs magnifiques, des Berbères, des ergs et des regs, des couleurs de terre, le vert des oasis...Vous y découvrirez aussi des modes de vie que l'on croyait disparus: hormis les 4x4 des agences, vous croiserez des paysans sur leurs ânes revêtus d'un bournou, digne de Tintin dans Les Cigares du Pharaon, des femmes portant de lourds ballots de luzerne...précédées de leurs maris qui eux ne portent rien ou qui palabrent près de la mosquée. La modernité est peut-être présente par les GSM ou les antennes paraboliques, mais au niveau architectural des villes ou des villages on a conservé la même couleur des murs et on continue à revêtir les murs de pisé. Mais alors que dire des Marocains du Sud si ce n'est que du bien: partout un sourire, un salut ou un petit mot rarement provoquant. Un voyage à faire!

Conseils préliminaires : Guide Le Routard: de très bonne facture. Passeports: scanner et se les envoyer par mail Cartes de crédit: scanner idem Décalage horaire: -1 Renseignements sur place: Change : 1€ : 10,4 à l'aéroport (arrivées). et 10,75 change près de la place Jeefa. Aussi meilleur change dans le hall de départ de l'aéroport Budget quotidien : grande bouteille eau: 6 drh salade marocaine: 20 à 35 drh Brochettes de dinde, poulet ou Tajine..: 65 drh Midi: 10 à 17 € /2. Soir: 20 à 30 /2 Voiture louée via Budget: un Dacia Logan. Très bonne voiture assez haute donc pouvant prendre de bonnes pistes à l'aise. Très faible consommation en diesel. Prix à la pompe: Essence:10,34 drh. Diesel: 8,48 drh/l . Nombreuses pompes, prix assez identiques Attention: nombreux contrôles de police à l'entrée ou sortie des villes et sur les nationales nombreux contrôles de vitesse au pistolet radar. Sur la route, que ce soient les piétons, les cyclistes, les enfants...ils sont assez inconscients du danger. Ainsi Attention aux sorties d'école ainsi qu'aux cyclistes parfois à 4 de front! Nombreux écarts à cause des cyclistes! Nous n'avons jamais, en dehors de villes, hésité à prendre avec nous des femmes ou des personnes âgées pour les amener plus loin sur la route. Parfois, une femme enceinte ou alors une famille pour amener un jeune enfant à l'hôpital qui avait ingurgiter un médicament... Météo: normalement il doit commencer à faire chaud en début mai. Nous avons eu une dépression qui s'est d'abord manifestée par du vent à Marrakech puis par de violents orages sur tout l'Atlas. En conséquence, des oueds se sont gonflés rendant certaines routes non praticables et il a même neigé ce qui a créé un vent descendant de la montagne assez frais, surtout le soir. Aux portes du désert, et en général de M'Hamid à Tinejad via Merzouga, il a fait 25 ° de moyenne le jour avec un vent violent et des soirées fraîches. Le ciel s'est heureusement dégagé à partir du Todra mais les soirées sont restées très fraîches. Conseil: même si cela semble exceptionnel, n'oubliez par un bon polar ou une petite doudoune ainsi qu'un pijama assez chaud.

Avion: Brussels Airlines C8IXW2 prix: 476€/2 samedi 30 avril: vol 3843. À 13h45. Arrivée Marrakech: 18h10 via Agadir durée du voyage 5.25 durée de vol 4.40 Hall aéroport : carte Sim chez Maroc Télécom. 4€/2h ou alors utiliser les cabines téléphoniques publiques assez nombreuses. Noter le numéro de Visa sur papier Taxi vers le centre 70 drh mais le mieux est de se faire chercher par quelqu'un du Riad surtout si celui-ci est dans un quartier de la Médina comme La Fibule. Problème rencontré : La valise de mon épouse s'est perdue à Bruxelles et nous mettrons 2 jours avant de la récupérer.

Logement: Riad La Fibule. 8 derb Kaid Bouhou à 7 min des tombeaux saadiens dans un quartier très populaire. Très bonne adresse. 135€/3 nuits avec pt déjeuner plus taxe de séjour: 50€ la nuit (rem:10% sur présentation guide routard 2016 sauf si réservé via Booking) Très bon accueil d'Abdou, qui fait aussi la cuisine et donne de judicieux conseils Repas au café terrasse du Palais El Badia : tajine assez quelconque mais il se faisait tard. Fréquenté par de nombreux jeunes américains.

Dimanche 1 mai: visite Marrakech . Avons loué les services de Abdeslam via Abdou: 20€ par personne soit 40€ pour une demi journée pour aller à l'aéroport pour voir si la valise de Mimi est bien arrivée et pour faire un tour externe à la Médina: jardins de Majorelle puis palmeraie suivie de la visite du beau musée de la Palmeraie. A faire! Repas à la station service El Baraka: tb on se commande la viande à la boucherie et on la fait cuire ensuite. Retour par La Menara, bof (sale, niveau du lac bas mais le dimanche belle animation populaire et familiale)et visite des tombeaux saadiens : tb Fin d'am, vers la place Jeema et La Koutoubia Repas à La Fibule 10€ pp très bien

Lundi 2 mai: change dans un bureau de change sur la place du palais El Badia et visite Marrakech : palais de Bahia, maison dar Si Said puis remontée vers le musée de la photographie. Tous tb. Au musée, déjeuner sur la terrasse. Puis retour vers la place et la mosquée de El Mansour . Taxi vers l'aéroport pour aller chercher la valise 150 drh AR. Repas à la Villa Flore! Excellent, cadre plaisant. 36€ pp pour 3 services et bouteille de vin. Retour par la place très animée le soir. Ne pas hésiter à donner une petite pièce 5 à 10 drh pour faire la photo.

Mardi 3 mai: lift vers Aéroport chez Budget 228€ /12j plus 16€/jour d'assurance franchise zéro Modification de notre itinéraire vu les conditions météorologiques ! Ce qui était prévu : Marrakech -Vallée de l'Ourika-Oukaimeden- Ijoukak. Page 481

Gîte El Housseim Tigmmi N' Tmazirte. 300 Drh /per / 1/2 P Faire le plein car dernière station

Mercredi 4 mai: marché à Talat Nia Koub à 3 km souk authentique Route de Tizi N Test page 479 vers Talouine. Page 542 148 km. 6h Log: Hotel Auberge Le Safran. 32€ + 8€ pt dej page 544 Voir à 1,5 km la Casbah du Glaoui ne se visite pas Falaise d'Ifri???

Jeudi 5: Talouine - Zagora. 274 km Trajet non fait à cause des conditions météo. Ne pas faire le Tichi N Tist en cas d'orage. On aura bien fait car les orages qui se sont abattus ont fait de gros dégâts dans la région Itinéraire modifié : Mardi: autoroute vers Agadir (7€)pour bifurquer sur Taloudant repas sur la route au Jnane Soussia (voir Routard)puis direction Tâta. Arrêt à la coopérative Taitmatine d'huile d'argan à La palmeraie de Tioute.Très belle route, magnifiques paysages minéraux jusque Tâta. Logement au Relais des Sables : 470 drh pour 2 en demi pension, chambre basique mais il existe de meilleures comme les mini suites ! Hotel complet à cause d'un raid moto. Très bon accueil. Mercredi: route vers Foum Z Guid (anciennement une piste mais aujourd'hui une nouvelle route ...déserte) paysage toujours aussi beau, excellente route. Log Maison d'hôte Hiba sur la nouvelle route vers Zagora (douar Amezrou) Www.maisondhotehiba.com Très bon accueil. Le midi on retourne déjeuner sur la place de Foum. Tajine de chèvre, salade marocaine, 2 cocas ...100 drh. Il pleut!!! repos chez Hiba et repas sur place 1 chambre :250 dirhams par personne, dîner : 75 Jeudi: route vers Tazenakt. À voir. Très Beaux paysages mais route en piteux état puis route vers Agdz.. À Agdz, Ne pas manquer la visite de la Kasbah du caïd d'Ali, une des plus instructives sur l'architecture, les modes de vie...On y a appris beaucoup ! Rem: La boucle Taloudant-Tata-Foum-Agdz est à faire: peu de monde, gentillesse des locaux, bonnes routes.... Route du Draa vers Zagora: nombreux travaux qui rendent la route moins agréable ! Depuis Agdz, p 580, 6 km , ksar Tamnougalt: imposant Sur la route avant Zagora 8 km au N : Tissergate beau musée dans le Ksar page 586 Zagora: p 581 Log: La petite Casbah 34€ Repas 100 drh pp: très bonne adresse, Brahim vous accueille avec chaleur. Excellente cuisine. Belle piscine. Fin de journée : promenade libre dans la palmeraie puis vers la casbah des Juifs mais cette fois accompagné d'une ribambelle de gosses jouant les guides. Difficile de s'en débarrasser. On renonce quand des ados s'en mêlent pour....racketter les petits. Repas sur la terrasse Vendredi 6: dans la vallée du Draa à 20 km Tamegroute et ses potiers (visite en prenant un guide local négocié 20 drh à 2. À faire même si les 20 drh pour la bibliothèque font un peu arnaque. La visite se termine chez son copain potier, comme par hasard. puis route jusque Mhamid p 589 tempête de sable qui renforce l'image du bout du monde. Le village est désert. Déjeuner chez Dar Ahmid petite guest house qui fait aussi restaurant. Petite salade, brochettes de dinde à l'abri du sable. Au retour, arrêt et promenade en dromadaire à la dune de Tinfou! 2 dromadaires pour une petite ballade de 45 min négociée à 150 drh pour 2 chez Mohamed qui nous reçoit dans sa tente pour boire le thé et nous vendre un cheich berbère...mais le jeu en vaut la chandelle tant le touriste se fait rare. De plus nous étions seuls.

Samedi 7: route vers Merzouga. 320 km. De Zagora, une fois passé le pont du Draa (en reconstruction) une nouvelle route le N12 permet de rejoindre la nationale vers Erfoud a Tazarine, et donc ne pas devoir repasser par la vallée du Draa: très bonne et belle route dans le reg avec des plantations de pastèques. Arrêt déjeuner sur la nationale à Alnif. Merzouga: Log 2 nuits : Riad Madu. 75€/nuit avec pt dej . Magnifique bâtiment avec une superbe piscine sur l'erg. On déconseille le repas du soir: jamais manger un poulet aussi sec! Quelle erreur de vouloir faire de la mauvaise et fade cuisine internationale alors que la marocaine est si excellente.

Dimanche 8 mai: on va au bout de la route, à Taouz puis sur le retour on s'arrête pour écouter la musique Gnaoua au village de Khamilia au Pigeon des Sables. Sur le retour, balade (avec Mohamed Bousskri, les dunes de Tinfou, excursion en dromadaire, près de Tamegroute, Zagoura, +212672761950, 150 drh pour 2 dromadaires) dans les dunes alors que tempête de sable redouble de violence. Féerique. Déjeuner à la guest-house Maison Merzouga qui est à conseiller tant pour le lieu charmant que pour sa cuisine . La prochaine fois, ce serait là que nous irions poser nos valises

Lundi 9 mai: Merzouga, Erfoud, puis Tinejdad p 620. 130 km

Log: Gîte El Khorbat dans la vieille casbah, tb Visite du musée puis promenade dans le village (emprunter les couloirs de la casbah) et la palmeraie Chambre double BB: 350 dirhams Menu: 150 dirhams Soda: 10 dirhams

Mardi 10 mai: une visite à ne pas manquer: le musée des sources de Zaid Abbou situé 5 km plus loin sur la route de Tinehir. Grandiose est l'idée, grandiose sa réalisation : de la calligraphie aux modes de vie, le tout empreint de poésie. Très beau musee avec une belle mise en valeur autour des sources Lalla Mimouna puis 50 km vers Tinehir p 612 Hotel Tombouctou 53€. Très bien sauf que les chambres sont un peu sombres. Piscine trop froide à cause du vent. Bonne cuisine. Promenade dans le souk et dans la vieille ville et la casbah des juifs. De l'authentique!

Mercredi 11 mai: matin vallée du Todgha p 615 puis remontée sur Agoudal par une belle et bonne route.Nous prenons un vieux monsieur en stop et afin de nous remercier nous accueille chez lui où nous partageons le thé et le pain. Retour par la piste praticable sans 4x4 durée: 3h30 ( se renseigner quand même en cas d'orage car on franchit quelques oueds) Magnifiques paysages. Descente vers les gorges du Dades en fin d'après midi Puis rejoindre Logement : La perle du Dades, très bel hôtel, un peu isolé et on doit prendre une piste caillouteuse sur 6 km

Jeudi 12 mai: à Kella M'Gouma, 25 km de Boumalne du Dades vers Ouarzazate , bonne route, à droite vers vallée des Roses p 601: magnifique. Possibilité de faire une marche pour voir et sentir les rosiers en descendant le chemin devant le café Hadida, traverser la rivière et aller vers le village de l'autre côté.

Vendredi 13 mai: matin tôt vers la palmeraie de Skoura que l'on a pas visitée car l'oued était plein puis route 72 km/h vers Ai BenHaddou arrivée en début d'après-midi p 491 Log Kasbah Tebi 95€ un peu cher mais on dort à l'intérieur du ksar, en s'éclairant uniquement à la bougie (pas d'électricité) . Les fonds servent au proprio à retaper ce monument historique et on a eu plaisir de vivre ces instants. Le confort était quand même présent avec une douche bien chaude. Visite agréable de ce ksour.

Samedi 14 mai: route Ai BenHaddou vers Telouet: superbes paysages, vieilles casbahs route en réfection avec de nombreux trous dans l'asphalte ( à ne pas prendre s'il y a eu ou risque d'avoir des orages) pour rejoindre la nationale un peu avant le Tizi N' Tichka, col qui a subi des dégradations et nombreux travaux en cours. Descente vers Marrakech ( achat de collier de morilles séchées : 120 drh pour 2 grands colliers) et enfin l'Aéroport: 167 km. comptez 5 heures pour rejoindre Marrakech (nombreux arrêts photos) Aéroport de Marrakech: attention nombreux et longs contrôles. Comptez au moins 2 h!
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Traversées du désert... (Maroc)
Histoire d'un voyage au Maroc, du premier au dernier jour sinon ça n'aurait pas eu de sens... Marrakech... puis 4 jours à pied dans le désert, seule avec un guide, un chamelier et 2 dromadaires... et encore Marrakech. Tout a été important, même les moindres détails, alors c'est une (très) longue histoire. Derrière les descriptions et les anecdotes, il y a aussi de l'émotion, de l'intime, et des... états d'âme. Tout ce qu'il est étrangement plus facile de partager de cette manière, tout ce qu’il est étrangement plus facile de partager avec des gens que l’on ne connait pas... J’ai de superbes images dans les yeux, mais seulement quelques unes sont visibles, si vous lisez attentivement, vous saurez pourquoi… Les autres photos sont imaginées, fabriquées au retour avec des souvenirs rapportés et un peu de mise en scène… Mais tout est authentique.



Depuis que je suis rentrée, quelquefois la nuit j'ouvre les yeux, et je ne sais pas où je suis... Nuit blanche, nuit dans les étoiles, nuit en communion, nuit reliée... Dans ce moment suspendu, entre veille et sommeil, qui rend très très réceptif... En communion avec qui ? Reliée à quoi ? Lila gnawa... lila de derdeba.

Le désert, un chemin solitaire. On y entre, et on est tout de suite dans l'essentiel...

Mercredi... Mon compagnon me laisse à Orly ouest... Il y a 2 heures d'attente avant l'embarquement. Mon MP3 veut bien s'allumer mais c'est tout. Il se bloque… Aucune commande ne fonctionne plus, et rien n'y fera... Sourire... voyage sans musique alors ? Et premier repère qui tombe.

(Photo...) ... Passeport, billets, tickets, reçus, étiquettes...

Nez au hublot pendant tout le vol... Descente sur Marrakech et à basse altitude une jolie mosaïque, nuances de rose et d'ocre pointillées de vert, mais aussi sur la droite, moins harmonieux, des cubes alignés. Lotissements en construction ? Atterrissage laborieux et turbulent, l'avion tournera longtemps avant de se poser.

Accueillie par le bruit familier, inchangé, des portières et des sièges qui grincent dans les petits taxis. A Casa c'était des Simca 1000 rouges, et il y avait un compteur, ici ils sont jaunes et il faut négocier le prix. Je n’ai aucun talent pour cela, alors va pour 100 DH !

Parcourus et oubliés

Marrakech… Solaire, lumineuse, sensuelle. Partagée entre traditions et modernité... Chatoyante et parfumée, très bruyante… plutôt polluée ? Sur la chaussée, les chevaux et les ânes se mêlent toujours aux véhicules… et gare au trafic lorsqu’il s’agit de traverser ! Ça reste toujours une aventure stratégique et... sportive : à quel instant précis piquer un sprint vers le trottoir d'en face ? Et pourquoi aucun nom de rue n'est indiqué ?

Après midi à pied, direction la gare routière de Bab Doukkala… Un repère le Mac Do, puis une place avec une fontaine. Ensuite tourner à gauche dans l’avenue Hassan II. Il y a un bus pour Zagora vendredi matin, mais je ne pourrai prendre le billet que demain. En revenant à l'hôtel, dans un kiosque juste à l'angle, j'achète "Tel Quel" que je lis avec beaucoup d'intérêt sur internet.

Jeudi... Tôt le matin, à pied jusqu’à la place J.el.F., calme et presque déserte... Je ne fais pas une affaire en achetant 2 petits poignards pour mes enfants. Aucun talent pour marchander, pour cela il faut bien plus que du charme... Alors je choisirai le reste de mes cadeaux au centre artisanal avenue Mohammed V, les prix sont indiqués et il y a le plaisir de voir les artisans travailler... Pour ma fille une besace et des boucles d'oreille. La besace sent la chèvre. Les boucles d'oreilles seront ciselées devant moi par un tout jeune homme aux doigts agiles, merveilles de finesse et de fragilité… Puis je m'attarderais longtemps dans les ruelles des souks. Parfums de cuir, de bois de thuya et de cèdre, senteurs de laine et de cuivre… Odeurs familières… Souvenirs de l’enfance…

Chers poignards

Boucles d’oreilles

Retour à la gare routière et un imprévu : pas de bus vendredi matin mais un départ ce soir à 20h30... Il me reste un peu de temps avant de rentrer faire mon sac, alors je fais un grand détour : boulevard de Safi, puis à droite avenue El Mansour jusqu'au jardin Majorelle... Une pause au calme. Des plantes rares, toutes sortes de cactées lisses, duveteuses, hérissées de piquants... formes végétales étranges, trapues ou étirées. Une infinie variété de verts, et ce bleu si renommé… Le chant des oiseaux, le soleil et les ombres qui jouent dans l'eau des bassins… Le temps s'écoule paresseusement. J’écris des cartes postales, elles arriveront bien après mon retour…



Retour à l'hôtel. Avenue El Mansour, boulevard Zerktouni, ça va, mais pourquoi les noms des petites rues ne sont jamais indiqués ?!! Je me perds un peu…

J'espère que tu as reçu mon MMS, parce qu'en partant, je laisse quelque chose pour toi à la réception...

20h, la nuit est déjà tombée. Arrivée à la gare routière, et là.... Et là, mouvement de recul... Une foule compacte, un enchevêtrement de bus... Où aller?... Rare femme, seule étrangère, sac à dos... Je suis vite repérée, entourée, mal guidée... Quelqu'un avec un badge finit par m'indiquer le bon trottoir. Le bus n'est pas là, et le trottoir est déjà noir de monde, principalement des hommes. Aurais-je une place?... Trois jeunes hommes s'empressent particulièrement... Ils veulent savoir où je vais et pourquoi, si quelqu'un est avec moi, si je suis attendue... Je réponds avec le sourire. Exercice un peu difficile, il faut choisir les mots, rester courtoise en restant évasive... Leur français est hésitant, mon arabe est plus que rudimentaire... D'ailleurs, je n'aurais pas dû essayer... Leur ton devient un peu... vindicatif, et les regards s'allument. Aïe... Ils disent étudier, mais quoi?... Veulent savoir ce que je pense du coran et d'Allah, veulent savoir ce que je pense de la guerre sainte, si je suis "pour les américains", "pour les palestiniens"... D'autres voyageurs interviennent... Et le bus qui n'est toujours pas là... Le discours devient fanatique... Là, mon sourire se fige un peu... Petit coup de flip, et donc envoi d'un MMS "flippé"... (Mais à qui d'autre pouvais-je l'envoyer ?) Puis, dans cette foule sombre, une lumière vêtue de blanc... Nabila, une jeune étudiante qui rentre à Zagora pour les vacances, elle parle français... Elle se plante devant eux et les engueule copieusement. Je n'ai pas tout compris, mais ça été efficace ! Les 3 excités battent en retraite. De plus, ils n'étaient pas sur le bon trottoir et leur bus menace de partir sans eux...

Nabila et moi réussirons à monter et ferons le trajet côte à côte... Le bus partira avec 2 h de retard. Le voyage sera long, un peu inconfortable, ralenti par de nombreux arrêts, il a fait très froid…

Vendredi... Un peu engourdie, un peu éblouie, un peu frigorifiée, arrivée à Zagora au tout petit matin avec le lever du soleil... Magique! Envie de quelque chose de chaud... Et là le cadeau qui vient du cœur, gentillesse et hospitalité, Nabila m'invite chez elle. Accueil chaleureux de sa mère et de ses frères et sœurs, pas plus étonnés que ça de me voir débarquer si tôt pour partager leur petit déjeuner! Quelques heures en leur compagnie... Nous échangeons nos adresses, et le plus jeune des frères, Nouamare m'offre un livre de conte pour enfants...

Midi, "La fibule du Draa" Lahcen Sarti, le propriétaire... Je mets enfin un sourire et un visage sur un échange de mails... Il me montre sur la carte le parcours du trek, rigole quand je lui raconte ma nuit dans le bus, et m'envoie me reposer au bord de la piscine... Pas de maillot, alors chaise longue et bouquin... Bouquin qui m'accompagnera dans le désert, et que je terminerais à Marrakech dans le jardin de la Koutoubia...



Samedi, 1er jour...En me levant ce matin, je sais que le sable du désert absorbera aussi mon sang...

Départ tôt pour 4 jours et 3 nuits, seule, comme je souhaitais, avec un jeune guide Mohammed et un plus jeune chamelier Abdou. Nous serons ensemble 24h sur 24h, et nous ne croiserons pas âme qui vive avant d'arriver au bivouac fixe, le 3ème soir. Tout ce dont nous avons besoin est chargé sur 2 dromadaires. Et dans ces paniers il y a des miracles, un inventaire à la Prévert que je découvrirais au fur et à mesure comme... un plateau pour les verres, une corbeille pour le pain, un pain de sucre et des petits verres pour le thé mais… des grands verres et du sucre en morceaux pour le café, des épices, des oranges, des légumes, des œufs... crus ! Qui ne se casseront pas, de la vache qui rit... Et plein d'autres merveilles inattendues et tellement surprenantes au milieu du désert... (La vache qui rit c'est le beurre du désert. Tous les matins au p'tit déjeuner c’était café avec du lait en poudre Nido, et kesra avec de la vache qui rit et de la confiture d'abricot Aïcha… Un délice.)



Début du voyage, et début d'une longue, longue marche… Nous ferons 80 km en 3 jours, traverserons toutes sortes de paysages jusqu'au vrai désert de sable et de dunes... Je boirai l'eau des puits, mangerai des crudités, dormirai sur un matelas qui dans la journée selle les dromadaires... J’oublierai toutes les mises en garde et tous mes repères en matière d'hygiène... Mon corps réduira ses doléances. Ni chaud, ni soif, ni fatigue, ni trouble d'aucune sorte... juste réveillée par le froid tous les matins vers 6h.... J'enlève ma montre. Comme mes compagnons, je vivrai au rythme du soleil…

Abdou tient les dromadaires, alors il marche à leur cadence Quelquefois, nous sommes groupés Quelquefois les 2 guides sont ensemble, et je chemine derrière Quelquefois nous parlons Rien n'est obligé, il n'y a aucune gêne. C'est une danse simple et harmonieuse, un pied devant l'autre, et suivre son ombre qui tourne avec le soleil... Chaque pas laisse derrière l’inutile, l’encombrant, le superflu… Place à l’intime… Place au silence… Place au-dedans… Face à soi même… Je trouve des coquillages, et les yeux fermés je sens l'odeur de la mer...

... Un pied devant l'autre...

Je sors mon appareil... Capacité d'une centaine de prises, mais ce sera 10 photos, et pas plus. Il se bloque, aucune commande ne fonctionne plus, et rien n'y fera... Sourire... Voyage sans photos alors ? Et 2ème repère qui tombe... Je repense à mon MP3...

... Quelques photos parmi les dix...

Midi... Desseller les dromadaires qui s'éloignent aussitôt en quête de nourriture. Et avant le repas cuisiné par Mohammed, le rituel du thé à la menthe, préparé par Abdou dans une minuscule théière… Thé dense, mousseux, très sucré... Il nous le sert sur un plateau avec des dattes, des cacahouètes et des raisins secs… Et ce sera comme cela tous les jours, midi et soir...

Nous faisons progressivement connaissance... Mohammed, 25 ans... Calme, très intérieur, presque ascétique, il connait bien le désert, et il l'aime... Si à l'aise, qu'il marchera en babouches, ou pieds nus, quel que soit le terrain.. Lorsque je suis derrière lui, l'inscription publicitaire sur le dos de son sweat me fait sourire... Il y a une date, 8 janvier 2003... Petit clin d'œil de la vie? (J’ai un souvenir précis de ce jour là.) Abdou, 20 ans à peine, un visage rond et jovial. L’as du thé à la menthe... lorsqu'il me tend mon verre il dit "Bismillah", et je réponds de même... Farceur et gourmand. Ravi que je ne mange que des légumes, il aura double ration de viande !

... Abdou et sa théière...

.... Mohammed...

Fin d'après midi, un puits... Abdou fait boire les dromadaires, et Mohammed remplit les bidons. Les bouchons ne sont pas étanches, alors il coince un morceau de sac en plastique pêché dans un des paniers, et visse par dessus..... Oublier toutes les mises en garde en matière d'hygiène...

1ère nuit sous la tente, au pied du djebel Baní...

... Djebel

Dimanche, 2ème jour... Traversée ascension du djebel Baní... Paysage minéral et lunaire, des roches couleur pain brûlé et gris anthracite. Je ramasse de jolis cailloux, et Mohammed me trouve une pierre fossile... Repas de midi dans une oasis, désertée par les nomades... Quand nous reprenons notre marche, le vent se lève. Un vent qui ne souffle qu'en avril, violent, terrible le ‘’Sahli’’... Des tourbillons de sable et de graviers. Où est le ciel, où est la terre... tout est poussière, tout est jaune et opaque... Les bourrasques sont si fortes qu’elles nous font vaciller. Par moments il faut même s'accroupir pour ne pas tomber. Dans la forêt d’acacias, Abdou et les dromadaires ne sont qu’à quelques mètres devant nous pourtant nous ne les voyons plus... Nous saurons plus tard que ce jour là, les excursions prévues ont été annulées... Qu'un groupe s'est perdu et a dû être récupéré en 4X4... Mais Mohammed a le sens du désert. Il est calme, il nous guide… alors nous continuons et j'ai confiance en lui. Il serre un chèche autour de ma tête, fragile rempart contre ces déferlements… Il faut avancer et c'est difficile... Mais le désert m'a acceptée, alors sans opposer de résistance, je l'accepte... Et le sable s'insinue partout... dans la bouche, crissant sous les dents, dans les yeux, les oreilles et les narines... dans les cheveux... Une fine couche ocre a recouvert mon visage, et mon corps jusque sous mes vêtements. Je suis devenue une femme de sable... Communion... Fusion avec le minéral. J'absorbe la puissance prodigieuse du désert, comme le désert absorbe mon sang...

Nous avons marché 4 heures, poussés par ce vent furieux, avant de s'arrêter pour la nuit sous un acacia... Là, il a fallu monter la tente, ce qu'ils ont fait, difficilement. Puis il a fallu la lester... Alors les ustensiles et le plateau du thé à la menthe ont servi de pelles pour recouvrir les rebords de sable. Puis Abdou s'est occupé des dromadaires, en maintenant une de leur jambe avant repliée avec une corde pour éviter qu'ils ne s'éloignent trop... Ensuite on a tout rentré sous la tente, et on s'est écroulés... mais pas longtemps.

Mohammed préparait des repas de roi midi et soir avec les merveilles contenues dans les paniers: salade de crudités finement coupées, tajine de légumes, soupe (et pas en sachet !)... Même les sardines en boite étaient agrémentées de minces tranches d'orange... Après cette journée éprouvante pour tous, je lui dis que du pain avec de la vache qui rit suffirait bien... Il m'a regardé avec un grand sourire, a prononcé sa phrase rituelle du soir: "Maintenant Laurence, assied toi, prend ton temps, prend ton livre..." Il a sorti du panier miraculeux ses ustensiles pleins de sable, son réchaud, des légumes, et nous a préparé un couscous (et pas en boite !), un couscous qu'il a roulé entre ses mains... Pendant ce temps, Abdou a sorti sa théière pleine de sable, son pain de sucre, les cacahouètes, les dattes... Rituel du thé à la menthe, comme tous les jours, midi et soir...

Dehors le vent continue de souffler soulevant des tourbillons de sable... Alors, je ne ressortirai pas comme l'autre soir pour laver mes dents et brosser mes cheveux. Juste une lingette sur le visage pour enlever la poussière... Mohammed éteint la lampe à gaz, je me recroqueville dans mon sac de couchage. Les dromadaires se sont rapprochés de mon côté de la tente, la lumière de la lune étire leurs ombres sur la paroi de toile. Ils se sont repliés, et font des bruits bizarres... Nous nous endormons très vite...

Lundi, 3ème jour... Mes 2 compagnons dorment encore, quand le froid me réveille vers 6h comme tous les matins... Tout semble si calme, le vent ne souffle plus... Je dénoue la porte de la tente et... Un ciel bleu et pur, qui se teinte peu à peu de rose et d'orange flamboyant. Le soleil se lève devant mes yeux éblouis. Une journée de lumière commençait : plus aucune trace de la tempête d'hier, sauf du sable... partout.

Donc, petit déjeuner avec du sable... Ensuite, nous secouons tout ce qu’il est possible de secouer, faisant voler des nuages de poussière… Puis Abdou rend leur 4ème jambe aux dromadaires et nous continuons le voyage.

Après les étendues de cailloux et d'arbustes du 1er jour, les crêtes rocheuses du djebel Baní et la forêt d'acacias du 2ème jour, le paysage change, s'adoucit... Nous arrivons dans le désert, comme on l'imagine, comme on le rêve, comme on le voit sur des milliers de photos : des dunes blondes à perte de vue, en creux et en rondeurs harmonieuses… Le désert de sable… immense, fascinant...

Dernier repas tous les 3… Ce soir nous arriverons au bivouac fixe et nous ne serons plus seuls. La pause s’étire… Alors un peu à l’écart dans le sable lisse je trace quelques mots… une évidence... confiant un secret au désert. Dans une petite boite je rapporterai avec moi un peu de ce sable magique…

.. Un secret dans le désert...

Abdou attrape mon carnet et dessine les dunes. Mohammed dessine Abdou et ses dromadaires... J’apprends à faire la vaisselle avec le contenu d'un seul verre d'eau... Un oiseau minuscule se pose sur mon sac… Un oiseau !... au beau milieu de nulle part !... Les dromadaires semblent se régaler avec les branches d’acacia pourtant pleines d’épines…

Dessins de désert

Nous reprenons le chemin... Les dunes sont plus hautes... Pleins et déliés faciles à gravir, le désert a des courbes sensuelles, féminines. Une main de géant en épouserait les reliefs comme une caresse sur un corps doux et moelleux... Le soleil couchant donne au paysage des couleurs d’ambre et d’épices, des reflets de cannelle… Le sable m'offre des cailloux roses, et des morceaux de quartz blanc qui brillent... Je trouve aussi une pierre noire... Mystère...

Cailloux roses, cailloux fossiles, cailloux brillants, et une pierre noire

Fin d'après midi, arrivée au bivouac fixe au pied de l'erg Lihoudi... Le gardien Lahcen, tourbillon volubile et agité nous accueille avec un thé à la menthe. Il me capte vite: "toi, tu fais du yoga’’… Il raconte plein d'anecdotes sur ses "clients", termine toutes ses phrases par : "pas de problème !… machi mouchkil… machi mouchkil, pas de problème !…" Autour des tentes, des dizaines… des centaines de gros scarabées noirs grouillent sur le sable… Comme je frissonne, Lahcen en saisit un délicatement, et veut le poser sur ma main "Machi mouchkil ! Ça ne pique pas !"… Je tends une paume hésitante… Malgré la fantaisie et l'enthousiasme communicatif de Lahcen, je n'aimerais pas cette dernière soirée. 2 groupes sont arrivés en 4X4 pour passer une nuit dans le désert… Bruit des moteurs, bruit des caméras, bruit des voix et des exclamations... Intrusion dans ma bulle... Je reste un peu à distance… Ils repartiront très tôt le lendemain matin…

Souvenir de scarabées

Mardi, 4ème jour... Debout, immobile sur une dune de sable, je vois dans un même ciel la pleine lune et le soleil… Face à face lumineux, Magique, bouleversant… Puis la lune a pâli, le soleil a flamboyé davantage. Ce n’était plus tout à fait la nuit, ça n’allait pas tarder à être le jour… L'univers Sacré, Mystique se déployait devant moi... Moment de grâce qui fit battre mon cœur un peu plus vite… Quelque chose d’indéfinissable m’envahit alors progressivement, avec une infinie douceur, jusqu'au plus profond de l'âme... Devant cette rencontre improbable, hésitations réticences et craintes semblent si dérisoires…Que sommes nous sinon des fragments de cet univers dans lequel tout est uni… tout est relié…

Alors c'est l'intention d'un nouveau message : "Ça me ferait plaisir de mettre un visage sur..." Mais dans cet échange parsemé de méprises et d'incompréhensions, pouvais-tu recevoir l'intention sans l'interpréter ?...

Je suis restée longtemps sur cette dune, sous le charme… Debout, pieds nus enracinés… le cœur ouvert... Réceptive… en Unité entre l'infiniment petit du grain de sable et l'infiniment grand de l'univers... Je n’étais rien venu chercher pourtant la Terre généreuse a offert son énergie, sa force subtile à chaque cellule de mon corps, et rempli mon âme de lumière…En échange de ce sang répandu sur le sable pendant ces 4 jours ?…

Donner pour Recevoir… Recevoir et Donner… comme un pacte signé.

Ce qui m'a exilée de ma vie, mettant à mal tous mes repères m'aura attirée jusqu'ici… Passage nécessaire par l'espace, par le retrait et par le silence... pour une autre naissance ?... Le désert réel après le désert symbolique... S'arrêter un instant, comme à la croisée des chemins. Se relier avant de continuer… Si ce chemin mène à l'essentiel, alors ce chemin a un cœur et il se poursuivra...

Au pied de la dune en redescendant, j'ai trouvé une petite main de Fatima en perles. Cadeau du désert...

Cadeau du désert, porte bonheur ?

Mohammed et Abdou repartent de l’erg Lihoudi avec d’autres personnes, notre aventure commune s’achève donc ici... Émotion… les regards et les gestes sont plus éloquents que n’importe quelle parole... Merci, du fond du cœur...

Retour à Zagora dans un 4x4 brinquebalant et plutôt tape-cul... Après la piste, nous traversons une immense palmeraie... Chatoiement des couleurs, luxuriance de la végétation, les palmiers y poussent dans des parcelles de blé... Vert tendre des épis, vert fané des palmes, toutes les nuances de vert contrastent avec les murs de pierre ocre et rose... Mes yeux redécouvrent le vert… Mes yeux redécouvrent les couleurs... Sur un chemin étroit, le 4x4 se retrouve en face d’un âne qui porte 3 enfants sur le dos… Impossible de se croiser. Qui va reculer ?... Et bien le progrès vrombissant s’est incliné devant la tradition à 4 pattes : dans un nuage de poussière, le 4x4 a fait marche arrière sur plusieurs centaines de mètres… L’âne est passé tranquillement... Sur son dos les 3 enfants agitaient leurs mains…

Midi, arrivée à "La Fibule du Draa"... Accueil souriant de Lahcen. Il me propose de prendre une douche, je refuse… Même s’il semble un peu surpris, il a la délicatesse de ne pas trop le montrer… Curieusement, je ne me sens pas sale. Pourtant mes vêtements sont les mêmes, et mon corps n'a pas vu une goutte d'eau depuis le jour de mon départ... Mais je veux garder la chaleur et l’odeur de sable sur ma peau... renouant avec des sensations oubliées, instinctives, animales... Alors, je reporte sur mon sac ma méticulosité, et mes conditionnements civilisés... Je sors tout, vide tout, secoue tout... traquant le moindre grain de sable... Peine perdue ! (J’en retrouve encore aujourd’hui…) L'après midi s'étire paresseusement au bord de la piscine... Je contemple mes cailloux, et fais une jolie rencontre….

Le bus Zagora- Marrakech part à 19h... C'est le soir de la pleine lune, et dès que la nuit tombe le ciel se remplit d'étoiles… Points lumineux sans commencement, sans durée, sans fin… Petites lumières si lointaines et si proches…

Envie de partager ce moment… Et avec qui d’autre le faire ? Si tu lèves les yeux, tu es le seul à voir le même ciel que moi. Alors, c’est l’intention d’un autre message. Mais, dans cet échange fragile et trébuchant… jalonné de malentendus… pouvais-tu recevoir l’intention, sans l’interpréter ?

Le voyage sera plus court qu'à l'aller, mais à peine plus confortable. Un haut parleur juste au dessus de mon siège crache de la musique et des incantations pendant tout le trajet... A mi-parcours, même arrêt insolite dans un village illuminé et affairé comme en plein jour (Taddart, je crois…). Le long de la rue principale, les sols sont en damiers noir et blanc. Des étals de bouchers exposent des carcasses entières de bœuf… Odeurs de fumée et de grillades… Des gens s’activent… D’autres, attablés, mangent… en plein milieu de la nuit.

Arrivée à Marrakech à 2h du matin. Grève des taxis, pas de chambre avant ce soir… Aïe ! Mon sac à dos attire l’attention : une voiture s’arrête et offre de m’emmener pour 80 DH… Confiance… 5 mn après, je pousse la porte du "Toulousain"… Le gardien me proposera de finir la nuit sur une des banquettes du hall. Je déplie mon sac de couchage, et me glisse dans l'odeur du désert... Pas sommeil. Mais les yeux fermés, je vois les étoiles... Tu es venu chercher ma volumineuse enveloppe.

Mercredi... Petit matin difficile... Maintenant, je me sens sale, mes vêtements me gênent, mes chaussures me font mal... Envie d'une longue douche chaude, envie de retrouver mon corps, de laver mes cheveux, de mettre de la crème, de faire mes ongles, de... Ce sera une longue douche... froide ! L'hôtel est plein de charme, mais un peu vétuste.

Vêtements de 4 jours… Après midi à pied, dans le quartier calme de l'hivernage, à la recherche d'un souvenir d'enfance qui a peut être changé de nom: l'hôtel "Holiday Inn"... Je n'ai pas trouvé, ou pas reconnu. Longue flânerie dans les jardins de la Ménara, et retour à l'hôtel au coucher du soleil...

Jeudi... Dernier jour... Envie de voir le musée de Marrakech, parce que le fondateur était un ami de mon père... Alors même trajet familier : Le Mac Do, la place avec la fontaine, avenue Hassan II, Bab Doukkala... mais cette fois je passe les remparts, et dans la vieille ville sensuelle et charmeuse, envoûtante, je me suis perdue, retrouvée et reperdue... J'ai déniché le musée et la medersa Ben Youssef, au bout d’un dédale de ruelles... Suivi des odeurs de menthe, d'olives, de miel et de cannelle... Savouré, émue, les mêmes beignets que dans mon enfance, ronds de pâte dorés frits dans l'huile avec un trou au milieu, et assemblés avec un brin d’herbe... (Je ne m'en rappelle plus le nom...) J'ai rempli mes yeux de jolies choses et échangé des sourires... Reçu, comme ça… Cadeau… une bague pour mon petit doigt… On m'a interpellée : " Hé la gazelle", et ça m'a fait plaisir...

.. Perdue quand même !...

Après midi au soleil dans les jardins de la Koutoubia. Je termine mon livre, du sable tombe d’entre les pages...

.. Commencé dans l’avion… lu dans le désert… terminé à Marrakech…

Mélancolie du dernier soir... Alors en retournant à l'hôtel j'achète une kesra, et de la vache qui rit...

Longue, longue nuit blanche... Avion dans quelques heures... Contente aussi de retrouver ceux que j’aime.

Pensées, émotions, sensations, images... Questions... Une question… Alors, plus que de raison, faire et refaire le tour de la question... Ce qu’il y a à vivre, il va falloir le vivre...

Le désert, un chemin solitaire... comme tous les chemins qui mènent à l'essentiel...

3h30, ton message, lu par la voix métallique d’une boite vocale. Et toi, face à la défaillance physique, face aux erreurs passées. Face à la peur... Un chemin solitaire. Aussi. Comme tous les chemins qui mènent à l’essentiel...
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Au pays des kasbah dans le sud marocain
INTRO Voyageant en famille, notre but est de poser le pied sur chaque continent en laissant les enfants choisir la destination.Cette année, nous donnons la priorité à l'Afrique .Pour l'Afrique du nord, les enfants ont donc choisi le Maroc du sud!Nous sommes partis du 15 fevrier au 1er mars 2006

BUDGET Pour 5 personnes pour les 2 semaines :3000 euros Avion: 990 euros Restauration(restos, epicerie, eau, jus d'orange...) 120 euros Sorties et visites:120 euros Hebergement:1200 euros Voiture: 270 euros et rachat franchise en plus : 54 euros Taxi, navettes aéroport...: 40 euros Parking Bruxelles :168 euros😕

ITINERAIRE Une semaine à Marrakech:4 jours à l'arrivée et 3 jours avant le depart Une semaine circuit sud J1: Marrakech-Essaouira J2:Essaouira-Taroudant J3:Taroudant-Ait Ben Addou J4:Ait Ben Addou-Zagora J5:Zagora-Merzouga J6:Merzouga-Tinegir-vallée du todra J7:Todra-vallée du Dades-Marrakech J8:Vallée de l'ourika

TRANSPORT AVION:Bruxelles -Marrakech pris en juillet avec Jetair www.jetairfly.com AR 190 euros par pers ttc.NOus avions choisi de partir de Bruxelles pour ses prix compétitifs;l'économie malgré les frais de route et le prix exorbitant du parking de l'aéroport était encore conséquent par rapport à un départ de France. Cie :bonne prestation:pas de retard.Petit plateau collation correct. VOITURE:louée comme d'habitude par www.autoescape.com.270 euros pour 8 jours.Modéle fiat Palio mais sur place, nous avons eu la chance d'avoir une Renault Logan plus spacieuse mais essence au lieu de diesel (eh oui, on ne gagne pas à tous les coups😕)Attention au Maroc, les palio ne ressemblent pas au palio break de France et n'offrent que trés peu de coffre.Rachat franchise:54 euros.Sociéte Europcar.Aucun probléme ;voiture nickel!

CLIMAT: Beau et ensolaillé 20 à 25 degrés ;nuits fraiches

GUIDES Le routard le petit futé Lonely planet

SOUVENIRS Nous avions la chance de pouvoir compter sur Abdel(voir hebergement) pour nous donner quelques idées de prix, car il ne suffit pas de negocier encore faut-il avoir une idée de la valeur des choses.Beaucoup d'incitations pour rentrer dans les boutiques"pour le plaisir des yeux" mais jamais d'agressivité en cas de refus.

Une bonne adresse:la caverne d'Ali Baba n°93 sur la place.Negocier avec Mourhssin(de la part des parents des jumeaux)

Exemples de prix: Djelabah:100dh babouches de bonne qualité :entre 80 et 100 dh Coupe à fruit en poterie:50 dh Tunique coton:70dh

REPAS Nous étions le plus souvent en demi-pension.Pour le midi, 3 repas pris au resto, sinon, nous achetions du pain, des fruits... Resto à Marrkech: Toubkal, place djemaa, couscous:25 dh ;yaourt maison:3dh delicieux! Ens correct. Awab, place Djemaa, à côté du Toubkal.Plutôt moyen.Brochettes 25 dh Le Bejab :COUP DE COEUR.Dans la rue partant de la place entre la poste et la banque populaire.Lieu de restauration rapide de nombreux marocains.Delicieux, légerement plus cher, service nickel:Brochettes x12 :35dh;Tajine:25dh

QUELQUES PRIX: vie quotidienne Essence:1, 070 dh par litre Bouteille eau:5dh Orange:1kg :5dh Fraises:1 kg:10 dh Pain rond:2dh Plaquette chocolat:7dh

HEBERGEMENT

Marrakech :COUP DE COEUR! Maison d'hôtes Taddert de l'association franco-marocaine croqnature trouvée par un forumiste (Merci Pierre-Marie!!!!!!) www.croqnature.com/taddert.HTM Mail:dartaddert@voilà.fr tel:00 212 61 67 55 09 Par jour :adulte 23 euros en DP et enfants 18 euros Au coeur de la Medina, à 15 mn à pied de la place, une jolie maison.Au rdc vit la famille:Mohamed, Rabia, leurs enfants et leur neveu Abdel(une perle!).A l'étage:4 chambres (une de 4 lits, une de 5 lits, et deux de trois lits), douches, Wc, Au deuxiéme étage, terrasse et salle de repas:banquettes et tables basses.Tout est trés propre. C'est Rabia qui nous mijote des repas delicieux:tajines, couscous...Les petits dejeuners sont trés copieux:galettes, crepes, beignets, pain confitures, lait, café, thé, et jus d'oranges. Abdel fut un ami précieux lors de notre sejour.Il nous a aidé dans nos achats, nos choix de visites, confirmer nos billets de retour, reservé nos taxis...et le soir en prenant son repas avec nous, nous a beaucoup appris sur son pays, ses traditions, sa culture... Bref, vous l'avez compris:un excellent souvenir!!!!!

Essaouira: Hotel Emeraude www.essaouirahotel.com 78 euros pour 2 chambres (une double et une triple)SDB et WC, petit dej. Située dans la medine, prés d'un grand parking gardé.Calme.Propre et bien tenu.

Taroudant:COUP DE COEUR Riad Laissi www.riadelaissi.com 40 euros la chambre avec petit dejeuner A 6 km de Taroudant, au coeur d'une exploitation de bananes, oranges, citron, un magnifique riad tenu par Latifa, une marocaine accueillante, chaleureuse et devouée.Chambre immense avec SDB et WC ;trés propre et decorée avec gout. Le petit dejeuner est gargantuesque et delicieux.Nous y avons aussi pris le repas du soir (brochettes 50dh) au coin du feu.piscine. A recommander chaudement!!!!!

Ait ben addou Auberge de l'étoile filante 80 euros pour une grande chambre de 5 personnesen DP Je ne relancerai pas la polemique sur la salmonellose de mon fils et de mon mari mais les faits sont là! Accueil sympa jusqu'à la caisse où on essaie de nous embrouiller sur les prix, service non compris...bref on paiera ce que nous avions convenu par fax.Propre mais pas d'eau chaude.

Zagora Kasbah sirocco www.kasbahsirocco.com 110 euros en DP 2 chambres spacieuses avec SDB et WC Dans la palmeraie, au calme.Chambres trés propres et eau chaude.Accueil trés chaleureux autour d'un thé et patisseries.Repas et petits dej copieux.Tout le monde est au petit soin pour satisfaire le moindre de vos desirs.

Merzouga tsar Sania ou chez Françoise. www.tsarsania.com 25 euros par pers en DP 2 chambres communicantes. Organise les ballades en dromadaire et fait bivouac. Au bout de l'erg.Trés propre et bien tenu.Batiments en pisé autour d'une piscine.Repas et petit dej sympa.

Gorges du Todra hotel Amazir WWW.lamazir.com 2 chambres en DP. Bel hotel recent avec piscine à 5 km de l'entrée des gorges.Accueil chaleureux et repas sympa au coin du feu.

LES SORTIES ET VISITES

MarrakechLe minaret de la koutoubia:un peu notre tour eiffel.Nous avons aimé la regarder encore et encore sous differents angles et sous differentes lumiéres. Palais Bahia:A=20dh et E=10 La palais de la belle;ancien harem de Ba ahmed.Ens magnifique d'appartements, cours, patios...Architecture superbe. Jardin Majorelle:A=30 et E = idem mais un gratuit. Jardin du célebre peintre et artiste jacques Majorelle.Comprend des essences des 5 continents collectionnées lors de ses voyages.Palmiers, cactus, bassins, la celebre villa...Un havre de paix! Medersa Ben youssef A= 40 et E=20 Ecole coranique.On visite la salle des priéres, les cellules des éléves(dont 2 meublés).En entrant dans la cour, déjà une impression de grande beauté!Tout y est magnifique! Tombeaux saadiens A=10 Nous n'avons pas trouvé cela fracassant mais peut-étre aurait-il fallu le faire avant la medersa et bahia.Dans un joli jardin, les mausolés et quelques tombes de la famille de Moulay ahmed el mansour. Les tanneries Nous y sommes allés seuls en repoussant les nombreux rabatteurs qui sevissent encore dans ce coin retiré de la medina.(mais nous avions un plan fait par Abdel).A l'entrée, nous avons accepté le guide (en negociant de suite le prix de sa visite) qui nous a expliqué les differentes étapes de la tannerie..Impressionnant et pitoyable.Sans doute, la visite qui a le plus marquée les esprits (des jeunes et moins jeunes!😕) par les conditions de vie de ses familles et de travail de ses hommes et enfants. La Menara Pavillon au bord d'un bassin.Cela respire le calme.Difficile d'y acceder le soir depuis le son et lumiéres ;dommage car la lumiére doit y étre beaucoup plus belle. Le cyber jardin Lien entre la medina et la nouvelle ville.Sponsorisé par des grandes marques.Un hâvre de paix. ballade en caléche 180dh les 2 heures. Oui, je sais cela fait trés touriste mais ma fille en revait!

Sur le circuitEssaouira: la medina, les remparts, la criée, le port.Une autre vision du maroc dans d'autres couleurs.Pas besoin d'y rester bien longtemps car c'est petit!Ne pas manquer les artisans de la sqala en marquetterie.Ils travaillent avec amour le bois.Les prix sont interessants. Route Essaouira-Agadir Magnifique et sauvage! Ne pas manquer les detours par Sidi kaouki au milieu des arganiers et chévres acrobates et Cap Tafelney.Vues splendides sur la côte et l'Atlantique dechaîné. Coopérative de l'huile d'argan Amal de Tamaran. Une jeune femme nous explique l'exploitation de ce fruit(arbre ne poussant qu'au maroc), les vertus gustatives et curatives de l'huile et le travail de ces femmes remunéres au kg.Conditions de travail bien difficiles. Route Taroudant-Ait ben addou Desertique mais des paysages comme nous les aimons!Etroite attention aux pare-brises Taroudant Les remparts y sont jolis surtout au coucher du soleil mais pas mieux qu'à Marrakech. Les souks ne nous ont pas emballés. Kasbah Ait ben addou Trés belle vue en arrivant au village surtout au coucher et lever du soleil. Aprés un passage un peu difficile de la riviére sur des sacs de pierres (des enfants sont là pour vous aider moyennant finance ), visite de la kasbah encore habitée.Certains nous avaient dit qu'on ne pouvait visiter seul (rabatteurs)mais nous n'avons vu personne et nous avons deambulé tranquillement au coucher du soleil.Nous avons seulement regretté que les commerçants étaient beaucoup plus insistants qu'ailleurs limite agressifs. Studio de Ouarzazate Eh oui avec des enfants!Il y en a maintenant deux.Nous sommes allés au premier en arrivant de Ait ben addou sans savoir que ce n'était pas ceux de l'atlas.Mais bon c'était moins cher et sensiblement pareil d'aprés certains? Premiére partie dans un immense hangar ou le sol est jonché des differents objets et costumes des films celebres(ma fille, fan de ciné, n'en revenait de voir le trone de monica Belluci! mon mari aurait préfére qu'elle y soit encore😉) Deuxiéme partie à quelques kilometres de là :les restes de la forteresse de" heaven of kingdom".tout est postiche;je serai moins epatée la prochaine fois🤪.Les enfants étaient ravis de soulever d'énormes rochers (ben oui en mousse😛) Bref un moment de detente pas indispensable du tout mais qui a satisfait les petites curiosités; Musée des arts et traditions de la vallée du Draa A=20dh E= gratuit COUP DE COEUR! Dans la kasbah Tissergat à 7 km avant d'arriver à zagora. 2 heures de pur bonheur. Amenagé depuis peu, un vieux monsieur charmant et plein d'humour vous fait vivre une grande page d'histoire.Entre les salles amenagées avec des objets agricoles, costumes, bijoux..., une chambre d'accouchement et les explications sur la vie d'une kasbah, les rites funeraires, religieux...vous saurait tout sur la vie marocaine d'hier et d'aujourd'hui;

Les dunes de Merzouga les dunes:les qualificatifs :merveilleux, superbes, genial....vont me manquer donc allez les voir! la ballade en dromadaire: 2 h.J'en gardais de mes souvenirs d'enfant une vision d'horreur!Avec les 3 enfants, on se doutait qu'on n'y échapperait pas.Aprés avoir repoussé plusieurs tentatives:autour des hotels :trop kitch...là au milieu des dunes, je n'avais plus vraiment d'excuses!Ce fut moins traumatisant qu'il y a trente ans (déjà😕)Nous avons passé un bon moment.Le plus difficile dans le fond fut de gravir la dune de 150 m pour y admirer le coucher du soleil (si, si je ne suis pas sportive et c'est dur!)Seul ombre au tableau:entendre encore et encore les 4x4 et les quads gravir les dunes dans un nuage de pollution

Les gorges du Todra Aprés 15 km et une route avec de vues magnifiques sur kasbah et palmeraie, l'entrée dans les gorges est impressionnante.Ensuite, tout est jeu de lumiére, de la terre...Superbe!Nous y sommes allés en fin d'aprés -midi, c'était trés calme!

La coopérative du poignard. A l'entrée de El Kelaa des M'Gouma en venat de tineghir. Les berberes exposent et façonnent devant vous poignards, bijoux...Il y en a pour tous les gouts:travaillé, cisilé, manche en cédre, en os de dromadaire...Travail impressionnant de ces hommes sans aucune machine.Je ne suis pas trés arme mais nous avons craqué pour un poignard 30 com ciselé, manche en cédre:40dh.Etait-ce ou non une affaire, nous ne le savons pas mais nous sommes ravis de la visite et de l'objet!🙂

Vallée de l'Ourika paysages variés et différents de ce que nous avions vu dans le sud.La vallée est reposante.Nous avons flané au fil de la route. Le lundi:grand marché de Tnine l'ourika où tous les paysans descendent de parfois 30 km pour vendre et acheter.Nous avons laissé un guide nous emmener (aprés negociation du tarif bien sur! 20dh)au gré des rues:marché au mouton, au mule, épices, fruits et legumes... ;ils nous a donné quelques explications et emmené là où nous n'aurions pas osé aller.A la fin, il n'a pas cherché à nous demander plus.On a passé deux heures agréables.A voir sa mine rejouie quand nous lui avons laissé 30 dh au lieu de 20 et quelques stylos et jouets pour enfant, nos enfants ont compris que nous ne naissons pas tous libres et égaux!

CE QUE NOUS AVONS AIME l'accueil des marocains l'envoutante ambiance de la place djemaa à Marrakech Les kasbah qui se confondent avec la roche la magie des dunes de merzouga Le musée de la valée du draa Ne jamais nous sentir en insécurité

CE QUE NOUS N'AVONS PAS AIME les rabatteurs et la malhonneteté d'un hotelier qui feraient passé les marocains pour ce qu'ils ne sont pas! la pauvreté:nous ne nous y attendions pas en tout cas pas dans telle mesure!

EN BREF Un voyage reussi, une bonne approche de l'Afrique du nord. Aprés autant d'événements en France et de part le monde, les enfants ont compris qu'il ne fallait pas faire d'assimilation trop hative sur le peuple arabe et la religion musulmane.
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