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Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.

je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!

Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html

Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.

Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.

Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.

Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.

Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...

Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄

Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
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Il était une fois quatre Belges dans l'Ouest américain!
Voilà, il y a un mois, le 20 août, nous étions dans l’avion pour revenir en Belgique.

Depuis, j’ai du trier près de 3400 photos, 2h de vidéo, raconter notre voyage à la famille et amis.

Maintenant, je me lance dans la réalisation de mon compte rendu, je vais essayer de le rendre le plus complet possible en espérant qu’il pourra servir à d’autres internautes pour préparer un voyage.

Il sera aussi pour moi le récit souvenir de notre voyage.

Nous avons passé 23 jours plein d’émotions, avons vu des paysages et vécu des situations exceptionnelles. Passé des bons, très bons et mauvais moments, c’est tout le charme d’un tel voyage.

Il est vrai que nous ne nous sommes pas reposés, ce n’était pas le but recherché, mais nous avons rechargé nos batteries pour au moins un an. La preuve que nous ne somme pas déçus, nous commençons à penser à notre prochain séjour en 2012 aux USA.
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Colorado/Wyoming/Utah/Arizona en août 2011
Avant le départ

Bonjour à tous.

Un carnet de voyage de plus, me direz vous ! En fait, il m'a semblé qu'ayant bénéficié des conseils pratiques des membres du forum et après m'être régalé des nombreux carnets, ce serait une bonne forme de remerciement, même si notre périple ne fut pas aussi "aventureux" que certains autres. Alors, en route pour 18 jours dans l'Ouest Sauvage !

Nos choix

Après un voyage en solitaire en 1979, deux voyages à quatre en 1997 et 2000, nous avions tellement enthousiasmé nos amis et parents qu'en 2007, nous sommes partis à six !

Et c'est trop, ça tourne vite à la "colonie" : pour les heures de départ ("trop tôt", "trop chaud", "reste cool", "on est en vacances"), les courses pour les pique-niques, le choix des restaurants ("j'aime pas les chinois", "encore un italien", "mexicain, c'est trop épicé", "c'est trop cher", ...). A chaque fois, il fallait faire un référendum.

Alors, en 2011, égoïstement, nous avons choisi, ma femme et moi, de partir à deux et de ne pas nous priver ... avec mesure cependant.

La période

Nous avons décidé de partir les trois premières semaines d’août. La période la plus chère et pas forcément la meilleure au point de vue climatique : très chaud dans certaines régions comme l’Utah, avec de nombreux orages les après-midis. Mais, compte tenu de mon boulot, nous n’avions pas beaucoup d’autres possibilités. Et puis, avec le recul, le taux de change nous a été assez favorable (1 euro pour 1,37$) ...

L'itinéraire

Nous souhaitions revoir les incontournables tout en y ajoutant quelques variations en application des conseils trouvés sur le forum : Yellowstone (et la colline face à Grand Prismatic), la Chief Joseph Scenic Highway, Bryce Canyon (le préféré de madame), Grand Canyon (sur la North Rim cette fois), Monument Valley (ma préférence) en nous offrant une petite folie, Canyonlands et Arches avec incursion à Dead Horse.

Et nous y avons ajouté quelques nouveautés : Denver et les Rocheuses (dont nous avions vu la partie canadienne en 2000), Cody (avec, pourquoi pas, un rodéo), Kodachrome Basin, Mossy Cave, …



Les réservations

Une fois l’itinéraire établi, en décembre 2010, il ne restait plus qu’à effectuer les réservations.

Et autre innovation : suivant les conseils des forumeurs, nous avons décidé de tout faire nous-mêmes sur internet et sans passer par une agence. Conclusion : nous n’avons eu aucun problème ni pendant la préparation ni pendant le voyage (attention, c’est valable pour les Etats-Unis mais je ne le ferais pas pour n’importe quel pays).

L’avion

Après étude des prix, des horaires et des services sur différents comparateurs, nous achetons nos billets directement sur le site American Airlines, début janvier 2011 : Paris / Dallas / Denver le 1er août, et Salt Lake City / Chicago / Paris le 18 août. Dans la foulée, nous réservons nos sièges pour les quatre tronçons, et nous aurions même pu retenir des repas spéciaux : gluten free, cholesterol free, vegetarian, …

Le même jour, nous obtenons notre autorisation ESTA après paiement en ligne des 28$ requis.

Les hôtels

Pendant que nous y sommes, nous entreprenons la réservation des hôtels.

Tenant à notre confort, nous réservons presque toutes les nuitées sur le site Best Western : pas très original ni typique, mais qualité constante, confort assuré, petits déjeuners inclus et prix abordables.

Pour quelques autres nuits seulement, nous réservons directement sur le site de l’hôtel : Yellowstone Park Hotel à West Yellowstone (pas grand intérêt), Grand Canyon Lodge North Rim (c’est le seul hôtel de ce côté du Canyon), San Juan Inn à Mexican Hat (j’adore), et, cerise sur le gâteau, The View à Monument Valley (hors de prix mais inoubliable). Ces quatre hôtels ne mettront que quelques jours à nous confirmer nos réservations.

Presque partout, pas de paiement d’avance et possibilité d’annuler jusqu’à la veille du jour prévu.

La voiture

Pour finir, je passe commande d’un SUV mid-size (type Ford Escape) sur le site Alamo US, en prenant toutes les options : frais d’abandon, 2ème conducteur, rachat de franchise (retenez que l’assurance liée à la carte Visa Premier ne couvre pas les locations de 4x4 – c’est écrit en tout petit), premier plein d’essence inclus (pour éviter de rechercher une station le jour de la restitution).

Le tout sans avancer un sou et avec possibilité d’annuler jusqu’au dernier moment, le débit se faisant au jour de la restitution de la voiture. Pourvu que le dollar baisse encore un peu !

On aurait même pu acheter nos billets pour le rodéo de Cody, la carte America the Beautiful et d’autres, mais il faut se garder un peu d’imprévu !

Il ne reste plus qu’à patienter sept mois …
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On part en vadrouille dans l'ouest américain! Oui, encore...
En ces temps difficiles qui nous obligent à trouver des occupations, je vous soumets ici un carnet que j'avais rédigé il y a quelques années et que je n'ai jamais publié ici... Bonne lecture (pour ceux que ça intéresse...)...

24 juillet - Itinéraire d’une famille gâtée

Envie de t’évader ? Envie de rêver ? Envie de t’amuser ? Oui ? Alors tu as frappé à la bonne adresse... Plus précisément à l’adresse de celui qui a attrapé un virus… En l’occurrence, moi… Et ce virus, pas question de m’en débarrasser en me bourrant d’antibiotiques. Non seulement, les antibiotiques, ce n’est pas automatique, mais ce virus-là, j’en prends grand soin. Je l’entretiens, même… Ce virus, c’est l’étasunite ! Je l’ai contracté le jour où j’ai posé mes arpions chez l’oncle Sam pour la première fois, il y a une décennie de cela. Tout ça ne me rajeunit pas mais depuis ce fameux jour, lui et moi, nous ne nous sommes plus jamais quittés. Un proverbe dit à ce sujet que si tu vas aux Etats-Unis une fois, tu y reviendras un jour… Ben moi, depuis, j’y suis même retourné deux autres fois ! Et figure-toi que si tu lis ces quelques lignes, c’est que je m’apprête à y retourner pour une quatrième vadrouille !... Pour cette fois-ci, je vais accomplir un de mes rêves ! Me faire la route 66 sur mon Harley avec une belle brune accrochée à ma taille... Manque de bol, ma femme est blonde, je n'ai pas le permis moto et nous avons deux louloutes de quatre et sept ans… Va donc falloir que je revoie mes plans...

Bon, si tu es un lecteur assidu de nos précédentes vadrouilles, nous n’avons plus de secret pour toi, si bien que tu sais déjà que nous sommes quatre, juste un an de plus par rapport à la dernière fois… Il y a bien évidemment Sandrine, ma femme alias le portefeuille ; Sasha, notre petite globetrotteuse de quatre ans ; et Anna notre routarde de sept ans et plus toutes ses dents... Ah, et je m’oubliais ! Moi, Franck, la trentaine bien tassée, alias le conducteur, le tour opérateur, le narrateur, le cuisinier, le… Oui, je sais, moi aussi, j’aimerais bien déléguer… Ah, mais j’oublie encore quelqu’un !… Toi… Mais bon, sauf le respect que je te dois, tu ne seras une nouvelle fois que le spectateur du film que nous allons tourner et interpréter… D’ailleurs, quel en sera le titre ?... Et bien après réflexion, on a le choix entre « Voyage entre geysers et déserts », ou alors « Sous le soleil de Beverly Hills »… Pour ce coup-là, en espérant ne pas les vexer, on décide de poser un lapin à Brandon et Brenda… Car oui, c’est décidé, cette nouvelle édition sera composée d'indiens, de geysers, de trappeurs, de pionniers, de bisons, de chercheurs d'or, de hors-la-loi, de ranchs et de cowboys ! A nous les grands espaces… et les gros hamburgers !!! A nous l’ouest américain et ses films qui donnent tant envie : Délivrance, la colline a des yeux, Shining, The Descent, ...

Mais un voyage comme celui-là, ça se prépare un ‘tiot peu. Premièrement, il faut du blé, du flouze, du fric, du pognon, des pépettes, de la caillasse… Ben oui, ça coûte cher tout ça, donc à moins de faire comme le PSG et te faire subventionner par un investisseur qatari, il va falloir que tu en mettes de côté. Deuxièmement, il faut un minimum de travail de préparation. Et je commencerai mon histoire par un retour dans le passé, un bond dans le temps pour revenir pile poil au moment où Sandrine a enfin craqué sous mes coups de butoir et m’a donné son ô combien précieuse approbation… « Allez, ok, c’est bon, fais-toi plaisir ! » Sans avoir réellement conscience de la portée de ces quelques mots, elle venait de me signer un contrat de travail d’un an ! Car moi, ni une, ni deux, j'ai employé toute une équipe de lutins pour m'aider à préparer mon itinéraire. Lecture de carnets de voyage, questions sur des forums, épluchage de guides, visionnage de films, essorage d’internet, … Au final, je dois dire que je suis plus que satisfait de leur boulot ! Ce qui me permet non pas de faire un bilan puisqu'heureusement, le voyage n'est pas commencé, mais plutôt un petit compte-rendu chiffré de ce qui nous attend. Huit états à traverser ou à effleurer, plus de cinq mille kilomètres à parcourir, vingt jours pleins sur place, deux hôtels, quatorze campings différents, huit heures de décalage... Mes trois blondes vont-elles le supporter ? Optimiste que je suis, je mise sur un grand « Oui » ! D’ailleurs, pour les préparer, j’ai mis en place un programme intensif trois mois avant le départ : Marche autour de notre immense propriété, westerns tous les soirs, Coca et hamburgers à volonté à tous les repas !... Et oui, qui ménage sa monture voyage plus souvent !

Avant de tailler la route, je profite de cette intro pour publier une petite annonce à destination des cambrioleurs amateurs de textes de voyage : passez votre route, ma maison est équipée d’une alarme biométrique avec double varifocale et matrice de commutation. De plus, j’ai loué à un pote du neuf trois son gros pitbull pour l’occasion. Sans compter que pendant nos vacances, ma maison va être occupée par mes parents qui sont tous les deux experts en arts martiaux !... D’ailleurs, pourquoi je te raconte ces bobards alors que tu ne connais même pas mon adresse… C'est le 25, avenue des canaris à Triffouillis-sur-Retourne... Euh, merci de ne pas m’envoyer de carte postale à l'adresse ci-dessus... c'est une fausse !

Bon, chut, ça y est, c’est l’heure de l’évaluation… On va savoir si toute la famille est prête pour le grand départ : « Sandrine, donne-moi les huit états dans lesquels nous allons poser les pieds... - Colorado, Wyoming, Nebraska, Dakota du sud, Montana, Idaho, Utah et... euh... mince, oh, je l’ai sur le bout de la langue… Ah oui, l’Arizona !!!… - Mouais… C’était moins une… Encore un peu et tu n’partais pas avec nous ! Et toi, Anna, cite-moi les quatre présidents sculptés sur le Mont Rushmore ? - Abram Licol, Tomasse Washington, George Jeffessonne et Theodore Rousevelle... - Ok, on va dire que c’est bon… Et toi, Sasha, dans quel pays allons-nous cet été ? - Les Jétajuniiiiis de l’Amérique de Mickey ! » Ok, c’est bon, elles sont fin prêtes ! Attention, départ imminent !
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Organismes pour le visa J1 de stage aux États-Unis
Bonjour à tous, Suite à la lecture des nombreux posts sur le fameux visa J1, j'avoue être un peu en panique quant aux frais que cela engendre! Je suis étudiante et ai trouvé un stage à Los Angeles, non rémunéré, pour une durée de 16 semaines, du 1 mai au 31 août. Alors j'ai bien compris qu'il est inévitable de passer par un organisme "accrédité" pour obtenir le formulaire DS 2019 qui me permettra de demander un J1 à l'ambassade.... bon déjà pas compliqué mais passons. Puis en regardant plus en détails, je découvre les frais exorbitants demandés par les organismes!!! Parenthèses: 710€ Experiment: 539€ Savez vous si Experiment est le moins cher? S'il est fiable? S'il y a une quelconque solution pour éviter cela??? Non parce que déjà qu'à cela il faut ajouter les 100€ de SEVIS, et 100$ à l'ambassade (je ne compte pas les frais d'envoi, les photos...) Non mais sont fous! Tous vos conseils sont les bienvenus, parce que là j'avoue tomber des nues! J'ai lu certains posts disant qu'il n'était pas nécessaire de souscrire la fameuse assurance... Je vous remercie par avance de vos réponses, et je reste motivée, je sens que je vais en avoir besoin! :-) Anne
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Travailler à Disney World Floride
Bonjour,

Je pars le 6 fevrier 2007 vivre à Orlando en Floride. Je vais travailler en merchandising position pour Disney! Et j'ai une copine qui doit me rejoindre dans le courant du mois de mars (elle aussi chez disney) Est ce que quelqu'un a deja vecu cette experience?? J'ai plein de question concernant les maisons: sont elles toutes regroupées au meme endroit? Si ma copine est dans une autre maison est obligatoirement pres de la mienne ou peut elle etre a l'autre bout du parc? Combien sommes nous par maison? la salle de sport est elle loin des maisons? Par rapport au centre d'Orlando, seront nous loin? est il envisageable d'aller prendre un verre dans le centre vers 21h et d'etre de retour retour à 23h. (en fait c'est pour me rendre compte si c galere d'aller en ville) on m'a dit qu'il y avait des bus mis a notre dispo gratuitement mais sont ils fiables, assez nombreux pour tout les utilisateurs? ils nous derservent pres d centres commerciaux mais est ce en ville ou bien laché au milieu de nulpart? A t on des facilités pour ouvrir un compte en banque? Voila pour l'instant!!! merci a vous tous PS: j'ai vecu un an à londres je n'ai pas peur de me retruover seule livrée à moi même, mais c juste pour etre sur de ne pas me sentir enfermée dans ce parc!!

à bientot!

justine
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Partir un mois aux États-Unis pour ensuite y travailler?
Coucou à tous !!!

Je souhaite partir aux Etats Unis, ou au Canada, je ne parle pas très bien anglais, j'ai 20ans. Je voulais partir faire une année universitaire la bas, mais mes notes ne me le permettront pas. De coup pour y palier, je souhaite partir mais je ne sais pas trop ce que je veux voir, ce qu'il y a de vraiment bien a voir. Je ne connais absolument pas le cout de la vie la bas! Je souhaiterais partir 1mois entre juillet et aout semble t il! Comment peut on en tant qu'Européens travaillaient la bas? Parce que j'envisagerais volontiers de travailler en même temps et donc à rester plus longtemps !!

Dans l'idéal, je voudrais rencontrer quelqu'un qui pourrait m'heberger et me faire visiter en partie les Etats Unis!!!

Voili Voilou !!!
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L'ouest des États-Unis en famille (classement) Colorado, Utah, Wyoming, South Dakota
Bonjour,

Après avoir lu de nombreux carnets et posé pas mal de questions sur ce forum, je vous propose un compte-rendu de notre voyage qui s’est terminé il y a à peine 1 mois.

Sans les conseils glanés sur VF, notre voyage n’aurait pas été tout à fait le même, j’en suis sûre. Nous serions peut-être passés à côté de sites comme Little Wild Horse canyon ou Valley of the Gods, nous n’aurions pas eu connaissance du point de vue en hauteur sur Grand Prismatic Spring (à vous décrocher la mâchoire !!), nous n’aurions pas passé une journée aux Cheyenne Frontier Days, etc.

Alors un grand merci à tous ceux qui ont contribué à ce que ce circuit frôle la perfection !

Je commence juste par un petit historique : j’avais conçu notre premier circuit (avril 2013) de façon à faire un éventuel deuxième voyage sans repasser 2 fois au même endroit. Ce premier itinéraire partait de Phoenix et se terminait à San Francisco en passant par les classiques (GC, MV, Antelope, Bryce, Zion, LV, DV, Yosemite, un bout de la côte Pacifique). Volontairement, j’avais donc écarté Moab de ce premier circuit, en me disant qu’un combiné Moab/Yellowstone serait sympa pour un deuxième voyage. Donc, à part Bryce canyon, tout était nouveau pour nous.

Qui ? Axel (9 ans), Léo (11 ans), Laurent (41 ans) et moi.

Quand ? Du 1er au 25 juillet 2014. 3 semaines ½ de pur bonheur avec (presque) aucune ombre au tableau.

Comment ? Aller-retour avec la compagnie Icelandair et location de voiture via Alamo.

Concernant Icelandair, je dois dire que je m’attendais à pire. Il y a peu de services en classe éco (pas de repas inclus pour les adultes, par exemple) mais on n’a pas eu à se plaindre. Ah si, juste une chose : tous les films sont en anglais ou islandais seulement, alors il faut bien réviser avant pour suivre l’histoire !

Pour la location de la voiture, tout s’est bien passé. Nous avions réservé en janvier, un mid-size SUV directement sur le site d'Alamo au pris de 890€ pour 25 jours. Peu d’attente au comptoir et pas de forcing de la part de l’agent pour prendre l’assurance roadsafe en supplément (contrairement à l’agent de chez Dollar l’an dernier, que nous étions à 2 doigts de renvoyer dans ses 22 après 3 refus courtois de souscrire son assurance). En revanche, en fin de journée, il y avait peu de choix sur le parking. Il devait y avoir 5 mid-size SUV parmi lesquels faire notre choix. On a opté pour un Hyundai Tucson tout neuf.

Où ? Voici le programme :

J1 - Arrivée à Denver à 19h30. J2 – Denver > Moab par l’UT-128 / Visite d’Arches (The Windows, Balanced Rock, Park Avenue). J3 – Arches(Devil’s Garden Trail le matin à la fraîche, Double arch), piste d’Onion Creek en fin d'après-midi. J4 – Rafting sur le Colorado le matin / Corona et Bow tie arches en fin de journée. J5 – Dead Horse point, Canyonlands (Island in the sky), Delicate arch. J6 – Fiery Furnace le matin, puis route vers Durango. J7 – Mesa Verde J8 – Cortez > Hanksville / Visite du fort de Bluff, Valley of the Gods, Gooseneck SP, Little Egypt. J9 – Goblin Valley et Little Wild Horse canyon le matin, puis route vers Capitol Reef (Scenic drive). J10 – Sulfur creek, puis route vers Kodachrome Basin SP par l’UT-12 via Devils Garden. J11 – Bryce canyon, Kodachrome Basin (Panorama trail). J12 – Grosvenor arch, puis route vers SLC / Visite du Museum of Ancient Life à Lehi. J13 – Journée shopping dans les outlets de Park City, puis route vers Jackson. J14 – Grand Teton (Jenny lake trail), Jackson. J15 – Grand Teton, Yellowstone (West Thumb, VC de OF, Grand Prismatic Spring, Firehole lake drive). J16 – Upper geyser basin, Black Sand Basin, Biscuit Basin, Fountain Paint Pot. J17 – Ice lake, Mud Volcano et Sulphur Caldron, Storm point trail, rdv avec Peggy16 de VF. J18 – Norris Geyser Basin, Mammoth Hot Springs, Lamar Valley. J19 – Grand canyon de la Yellowstone River. J20 – Yellowstone > Cody / Visite de Old Trail Town et Buffalo Bill Center. J21 – Cody > Hulett / Visite de devils Tower. J22 – Deadwood, Mont Rushmore. J23 – Custer SP, Cheyenne Frontier Days. J24 – Cheyenne Frontier Days, puis route vers Denver en fin de journée. J25 – Denver (et ses bouchons monstrueux qui ont failli nous faire rater l'avion 🏴‍☠️) et retour en France.

Plutôt que de vous livrer notre récit et nos impressions jour par jour, je vais vous faire partager notre classement. Comme pour notre premier voyage, chaque membre de la famille a classé les visites par ordre de préférence, ce qui a révélé de grosses différences entre le ressenti des adultes et celui des enfants !

Pour le détail du récit et plus de photos, vous pouvez jeter un œil à mon blog (en signature). J’ai rédigé une page pour chaque étape, à chaud, au jour le jour, pour donner des nouvelles à nos familles et amis lors du voyage.
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Trois mois dans l'Ouest départ de Las Vegas
Bonjour Voici mon projet pour avril 2014, un grand tour dans l'ouest en VTT avec remorque.Au menu, routes, pistes, randonnées à pied. Départ de Las Végas et boucle en huit. Je suis preneur de toutes infos sur les endroits à ne pas louper, de traces GPS de vos randos à pied, des bonnes adresses ou manger et dormir. Je vais camper la plupart du temps, mais je vais aussi prendre quelques nuitées en motel quand le besoin s'en fera ressentir. Mon VTT ne sera pas équipé "rando" afin de pouvoir faire des visites locales une fois la tente plantée. Je vais consulter les températures aux endroits ou je vais passer. Quel type de duvet dois je acheter?Comme une bonne partie va se faire sur bitume, quels pneus prendre qui accrochent assez en piste tout en restant roulant sur bitume, avec surgonflage. Quelle BONNE pompe à vélo (option mano) acheter? Quelles bonnes pompes et chaussettes pour randonner (a pied cette fois-ci) acheter?Je compte utiliser un réchaud à bois et à alcool, des commentaires? Je cherche aussi un compagnon qui parle anglais, histoire de parfaire le mien. Enfin, j'ai ouvert un blog ou je vais raconter mon aventure:http://bigroad.over-blog.com/ Merci d'avance pour vos contributions.
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Travailler au pair dans un pays anglophone
Bonjour, je souhaiterai travailler au pair dans un pays anglophone, si possible , l’Angleterre ou l'Amérique. Je serais a la rentrée 2012 en Terminal, et je voudrais partir Au pair après mon BAC. J'aimerais avoir des renseignement sur des agences que vous avez contactés, ou des familles que vous connaissez qui prendrais au pair. Merci d'avance :-)
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Ouest américain: troisième voyage
Hello, Voici le carnet de notre 3ème voyage dans l'ouest américain.

Pour la version en images, cliquez ici : https://sites.google.com/site/sibellelaterreusaouest3eme/home Bonne lecture!

Marie

USA 2011

INTRODUCTION Jamais 2 sans 3 dit-on ! Voici donc le récit de notre 3ème voyage dans l'ouest américain : Le 1er en 2006 nous avait permis de découvrir les « classiques » tout en goûtant aussi à quelques sites plus confidentiels. Le virus était pris ! Le second en 2009, en partie réalisé avec nos amis les Grisemote, fut résolument plus aventureux. Pour le 3ème j'avais pour mission, de la part des enfants, de privilégier les « endroits pas trop caniculaires » : c'était donc l'occasion de découvrir San Francisco, Yosemite et de retourner au Yellowstone et à Grand Teton NP. Comme il fallait bien relier ces lieux tempérés j'en profitai pour glisser subrepticement dans le parcours des endroits un peu (beaucoup!) plus chauds en été... Notre voyage nous mènera donc de San Francisco à Jackson Hole, Wyoming, d'où nous reprendrons l'avion 25 jours plus tard. NB : le récit est copieux, peut-être pour certains un peu indigeste mais j'ai essayé de combiner renseignements utiles pour d'éventuels futurs voyageurs de l'ouest et anecdotes/photos que la famille regardera avec plaisir (enfin j'espère!) et nostalgie d'ici quelques années.

ARRIVEE A SAN FRANCISCO Mercredi 20 juillet J1 Après un vol cher (30 % de plus qu'en 2009) mais confortable (pas trop serrés, écran individuels avec plein de films dont certains en Français) avec British Airways depuis Francfort via Londres, nous découvrons ébahis la fameuse baie de San Francisco, sous le soleil -quelle chance! On reconnaît immédiatement le très fameux Golden gate Bridge, le Financial District de SFO et le Bay Bridge. L'avion se pose à l'heure prévue (16h45), nous récupérons les bagages et passons la douane en un clin d'oeil puis nous dirigeons un peu anxieux vers le comptoir Alamo pour récupérer notre voiture de location. Nous avons pas mal de pistes au programme, sommes 5 de gabarit adulte (Caroline, Arnaud et Marion sont maintenant âgés de 18, 16 et 15 ans) et transportons du matériel de camping. J'ai donc réservé un SUV full size (pas trouvé de premium sur SFO). Plus de véhicule de cette catégorie chez Alamo, gloups ! On nous en propose un (seul...) de chez National (il paraît que c'est la même Cie) Après une rapide inspection : vrai 4X4 avec boite courte/longue, vraie roue de secours, volume suffisant, pneus « corrects sans plus », 20000 miles au compteur, prochaine révision dans 4500 miles, une bosse à l'avant et plein de rayures partout sur la carrosserie, nous sommes rassurés. Ce Nissan Armada semble avoir déjà avoir pas mal bourlingué (vu l'état de la carrosserie!), il devrait faire l'affaire ! On est super soulagés d'avoir un vrai 4X4, on a tous nos bagages et en plus il fait beau ! En route pour le Golden Gate Bridge !

GOLDEN GATE BRIDGE Mercredi 20 juillet J1 (suite) Nous y arrivons vers 19h00 après une grosse demi-heure de circulation fluide . Il fait 17°C avec pas mal de vent (nous sommes sur le pont à 200 m au-dessus du niveau de la mer!), petite laine de rigueur. A cette heure, nous sommes à contre-jour d'autant plus que nous n'avons pas trouvé comment accéder au côté ouest du pont ! Pas question de traverser les 6 voies même au triple galop. Je ne peux m'empêcher de penser à ce qu'il adviendra de cette belle construction art-déco (il fut achevé en 1937) quand surviendra le Big One. Seul le Bay Bridge avait été endommagé lors du dernier gros séisme - 6,9 sur Richter, une pécadille par rapport à Fukushima - à la fin des années 80. Nous ne parcourons que la moitié des 2 km du pont avant de faire demi-tour car nous sommes attendus à Sausalito, juste au nord du pont.

ISSAQUAH DOCK, SAUSALITO Mercredi 20 juillet J1 (suite) Je suis super impatiente de découvrir ce qui sera notre « base » pour les 3 nuits à venir. J'ai eu la chance de trouver à louer un houseboat sur Issaquah Dock. Pas facile ! Tout était trop cher, trop petit, ou nécessitait une location d'au minimum 1 semaine. A tel point que j'avais fini par réserver un hôtel près du Pier 39... Finalement, quelques semaines avant de partir, j'ai à nouveau farfouillé sur le site de VRBO et un propriétaire a accepté de louer son houseboat pour seulement 3  jours car il y avait un trou dans son planning. J'ai eu affaire à un francophile, d'ailleurs aussi +/- francophone, car c'était juste au début de l'affaire DSK ! C'est certes un peu plus cher (780$ pour 3 nuits, taxes et ménages compris) que l'hôtel pour 5 mais c'est une vraie maison avec une vue à tomber et tout le confort moderne (cuisine, LV, LL et... WIFI !) Luis (le propriétaire vit sur la côte est et vend son bateau ½ million de dollars. Avis aux amateurs ! Tapez 22 Issaquah Dock sur Google et vous verrez plein d'annonces) nous attend patiemment (le Golden Gate nous a mis un peu en retard), nous fait faire le tour du propriétaire, nous souhaite un bon séjour et voilà ! Nous sommes chez nous pour 3 jours ! On a littéralement ADORE cet endroit. Je crois que si j'habitais à SFO je ferais tout pour y vivre ! Pendant que les enfants déballent les affaires, je vais avec Fred faire quelques courses à l'épicerie située à une centaine de mètres (pas grand choix à part les boissons alcoolisées!), puis dîner rapide, tournée générale de Stilnox et au lit ! Il est déjà demain et 6h du mat en France... Bonne nuit, délicatement bercés par le vent qui, du fait du fardage des superstructures, fait très doucement rouler le houseboat. J'adooore !

MUIR WOODS Jeudi 21 juillet J2 Je n'ai pas de programme pré-établi pour SFO car je sais que la météo y est très changeante avec un fort risque de brouillard en été. Notre seule contrainte est d'aller faire un tour chez Rei, grande chaîne de matériel outdoor pour y acheter du matériel de camping. Nous nous réveillons de bonne heure-décalage horaire oblige- et en attendant l'ouverture du magasin (10h) décidons d'aller faire un tour à Muir Woods puisque nous sommes tout près. Nous y arrivons un peu avant 8h et ne croiserons que 2 ou 3 biches et autant de photographes équipés de trépieds qui attendent LA lumière. Ils sont bien courageux car cette vallée étroite est en plein dans un brouillard tenace qui se cramponne aux cimes des séquoias géants (leur diamètre n'est pas énorme mais ils sont très haut, jusqu'à plus de 80 m, et très vieux : 600 à 800 ans en moyenne) L'endroit est très aménagé mais c'est un bon hors d’œuvre pour nous qui sommes en plein jet-lag.

SAN FRANCISCO Jeudi 21 juillet J2 (suite) La circulation est fluide ce matin pour entrer à SFO via le Golden Gate Bridge (gros bouchon hier soir vers 19h, toujours pour aller vers SFO. C'était fluide dans l'autre sens) Nous trouvons assez facilement le magasin REI (nous n'avons pas de GPS auto) et y faisons rapidement nos achats (j'ai été un peu déçue par ce magasin. Il est banalement normal... Je m'attendais à quelques efforts de présentation ou de mise en scène. Bah non on se croirait chez Déc... avec toutefois plus de matériel technique) : - 2 tentes autoportantes (Marmot Limelight 2 personnes et Rei Quarter Dome 3 personnes), légères avec tente intérieure en mesh super aérée que l'on peut monter sans double-toit. C'est GENIAL de confort et de simplicité ! - un filtre à eau (MSR Miniworks EX) qui permet de ne pas se trimbaler des m3 d'eau quand on randonne dans un endroit où il y a au moins une rivière ou un plan d'eau. Marche du tonnerre mais on ne l'a pas essayé avec une eau très chargée en particules. - des cartouches de gaz (on a 2 petits réchauds, ce qui permet de faire un vrai repas plus commodément qu'avec un seul)

Après un très bon repas dans une « cantine thaï » très exotique au milieu d'habitués tous d'origine asiatique, nous allons faire un tour « au bord de la mer » vers Pier 39. Le côté cosmopolite de SFO est flagrant : nous sommes aux portes de l'Asie et ça se voit ! C'est très dépaysant. Contrairement à ce que j'avais lu ici ou là, circuler et se garer à San Francisco n'est pas plus compliqué ni plus cher que dans une ville européenne (je dirais même bien plus facile qu'à Nancy ou Paris!) Il y a un monde fou vers le Pier 39, ça nous gave assez vite ! Les pontons qui accueillaient des dizaines d'otaries sont quasi désertés. L'atmosphère est très vivifiante avec ce vent d'ouest qui balaie la baie ! On se croirait en Bretagne, en plus chaud, c'est très bizarre mais ça nous plaît bien ! Le Golden gate est dans la brume, on a bien fait d'en profiter hier. On aperçoit la fameuse Coït Tower. On décide de longer le bord de mer jusqu'au Pier 43 où Caroline a aperçu un superbe vieux gréement. Malheureusement celui-ci n'est visitable que le lendemain nous explique un matelot chilien. On est tout près du financial district mais on n'a pas envie de quitter le bord de mer. D'ailleurs on n'est pas du tout « ville » et après tout personne ne nous oblige à « faire » les « classiques » de SFO». C'est les vacances hein ! Nous reprenons des forces en mangeant au resto du pier puis sautons dans un tram pour regagner le San Francisco Maritime National Historic Park. On y trouve quelques bateaux anciens dont la visite vaut la peine : il y a très peu de monde alors que nous sommes à quelques centaines de mètres du Pier 39, bondé...

Nous reprenons ensuite la voiture, un peu vannés, et montons jusqu'à Twin Peaks dans l'espoir de profiter d'une vue « aérienne » de SFO. Le brouillard en profite pour s'installer là-haut et nous ne verrons rien du tout, dommage.

Il est temps de retrouver notre douillet houseboat : pendant que les enfants bullent sur internet, nous allons faire de vraies courses chez Mollies Stone's Market, à quelques centaines de mètres d'Issaquah Dock. On est vraiment chez les bobos ! Le supermarché est super bien achalandé en fruits et légumes (je n'ai JAMAIS vu une telle variété) délicieux , on trouve plein de produits d'origine européenne, un rayon épicerie fine d'une incroyable variété, ne parlons pas du rayon vins ! On est épaté ! Ça change des Walmart où parfois il n'y a même pas de rayon frais !

POINT REYES Vendredi 22 juillet J3 Après un rapide conciliabule, nous estimons en avoir assez vu de SFO (chocking pour beaucoup, oui, je sais!) et préférons consacrer la journée qui nous reste à découvrir la nature de la région. Il y a dans le houseboat pas mal de guides et cartes et je trouve une balade vers Point Reyes qui pourrait nous plaire, vers Abotts Lagoon (route 1 puis bifurquer vers Tomales Bay State Park puis prendre la Pierce Point Road. Le parking est au 38° 7.412 N 122° 56.140 O, http://www.bahiker.com/northbayhikes/abbottslagoon.html)

Nous arrivons vers 9h au sud de Tomales Bay : l'endroit est magnifique ! On se croirait en Ecosse (avec plus de soleil!) et il y a d'ailleurs un village nommé Inverness ! On se trompe un peu et on arrive sur une plage assez sauvage (avec panneau de mise en garde : courants, vagues, requins ! On n'est plus en Bretagne!) Nous sommes juste à la lisière des nuages et l'atmosphère est assez spéciale, presqu'un peu inquiétante. Naviguer dans ces parages ne doit pas toujours être facile, avec ce brouillard qui tombe d'un coup ! On décide de pousser jusqu'à la pointe de Point Reyes et là, c'est vraiment l'Ecosse : purée de poix ! On ne voit rien et la température chute de plusieurs degrés en quelques mètres ! Ce climat curieux engendre une végétation très originale pour nous autres européens : un mélange de végétation méditerranéenne, de lande écossaise et d'arbres couverts de lichen...californiens ! C'est beau ! Cette belle balade nous prendra environ 2H (sieste comprise!), il n'y a quasiment pas de dénivelé et nous ne rencontrerons qu'une demi-douzaine de personnes. On aperçoit au loin Abotts Lagoon, un lac d'eau douce qui se marie au pied d'une jolie dune avec une grande lagune d'eau de mer. L'endroit attire pas mal d'oiseaux, on les comprend ! Impossible, décalage horaire et chaleur aidant, de ne pas faire une petite sieste sur une dune aussi avenante ! C'est l'occasion de tester notre filtre à eau : ça marche ! L'eau est bonne et fraîche et à volonté ! En arrivant à la lagune, la promenade, de champêtre, devient maritime ! Ça souffle ! Ce héron ébouriffé serait bien mieux côté lac ! Ici c'est le domaine des oiseaux de mer... L'aigrette l'a bien compris, qui pêche avec concentration, indifférente à notre présence. Cette petite balade nous a enchantés : à recommander ! Nous prenons le chemin des écoliers pour retourner à Sausalito et découvrons une jolie campagne vallonnée et proprette mais vraiment très sèche dès que l'on s'éloigne de quelques km de la côte.

HOUSEBOATS Vendredi 22 juillet J3 (suite) Après une petite pause/pastèque sur notre bateau, l'après-midi est consacré à la visite en long en large et en travers des pontons de houseboats. Je crois qu'on pourrait y passer 2 ou 3 jours pour bien apprécier tous les détails de chacun d'eux ! Il y en a environ 400 répartis sur une bonne demi-douzaine de pontons : on n'a pas tout vu ! Ce village de bateaux/maisons est un héritage de la période hippie : des gens ont commencé à récupérer de vieilles coques issues d'un chantier naval abandonné et les ont bricolées pour les rendre habitables. On trouve encore quelques vestiges directement hérités de cette époque mais aussi des houseboats dignes des plus grands magasines de décoration ou d'architecture contemporaine. Le mélange est détonnant, une alchimie incroyable. C'est un régal de déambuler ainsi à l’affût du détail le plus comique, de la maison la plus bizarroïde ou de sa maison « idéale » Les pontons sont très joliment fleuris, il y a même des chats, très câlins ! Avec même des planches de salut pour chats naufragés ! Même les vélos ici sont couverts de lichen (la faute au brouillard sans doute) Le clou de la visite aura été la vision absolument surréaliste de cette famille navigant à bord de son jacuzzi flottant !!!

Bref j'ai fait plein (trop!) de photos :

YOSEMITE PANORAMA TRAIL Samedi 23 juillet J4 En route vers Yosemite ! J'ai lu et relu partout qu'il fallait éviter ce parc le WE mais impossible de faire autrement avec nos dates. On va essayer de jouer au plus fin avec la foule ! On laisse les clés sur la table de la cuisine (cool) et on décolle vers 8h. Google maps annonce 3h13 de route jusqu'au Crane Flat Campground à Yosemite où j'ai réservé une place il y a 6 mois (à faire le jour de l'ouverture des résa, après c'est trop tard!) L'endroit est stratégiquement bien placé pour aller vers la Tioga Road. Nous y arrivons vers 14h30 seulement (courses, repas de midi, circulation se densifiant an approchant du parc) et préférons installer de suite les tentes (on a bien fait!) La suite fut nettement moins bien jouée du point de vue stratégique : où comment manquer de figurer en 1ère page du journal local ! Voici la recette à (ne pas) suivre : rêver d'une rando mythique, Panorama Trail http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/panorama-trail/panorama-trail.htm, depuis quelques mois jubiler du beau temps installé sur Yosemite perdre un temps fou à 2 à l'heure derrière des traînards dans la montée vers Glacier Point, point de départ de la rando (au moins 2 h au lieu de 1h30 en temps normal) perdre encore 20 min dans le bouchon du parking gagner à la courte paille qui des 2 adultes va faire la rando tandis que l'autre devra redescendre en voiture jusqu'à l'arrivée de la rando au fond de Yosemite Valley pour récupérer les chanceux qui vont faire THE rando de Yosemite se dire que 8 miles se font en 3 ou 4 h en marchant bien puisque « ça descend tout le temps » oublier qu'il y a tout de même une bonne grimpette après Illilouette Falls ne pas prendre le GPS. A quoi bon, c'est balisé et il y a du monde... ne pas prendre les lampes frontales. On a l'temps, à quoi bon perdre encore du temps à les chercher ! ne pas prendre une fourrure polaire. Il fait grand beau, à quoi bon se charger inutilement !

Bref, nous voilà partis tout guillerets vers 17h20, les enfants et moi, ravie d'avoir gagné à la courte paille, tandis que Fred va se consoler en faisant la petite rando vers Sentinel Dôme http://www.yosemitehikes.com/glacier-point-road/sentinel-dome/sentinel-dome.htm . Arrêts pipi, photo (le Half-Dome est assez fascinant), anti-moustique (l'un après l'autre hein, pas tous les 4 en même temps!), crème solaire, caillou dans la chaussure, épine dans la chaussette, zoziaux, contemplation. Oh, c'est beau ! Je trouve au bout d'un moment que le soleil est déjà très bas et qu'en plus il descend vachement vite. Mais qu'est-ce que c'est que cet astre qui descend à toute vitesse ! Bé oui, on est ici à la latitude du nord de la Tunisie et même si ce ne sont pas les tropiques, le crépuscule se fait en accéléré sapristi ! Il est 18h20 quand nous arrivons à Illilouette Falls et que je découvre la grimpette pas prévue au programme. Grmblll ! En plus elle est encore au soleil. Je suis à fond, c'est-à-dire que les enfants ne m'attendent que pendant 10 mn une fois arrivés en haut ! Pfff ! Voilà que le soleil disparaît derrière la falaise : il n'est même pas 19h et la luminosité baisse aussitôt considérablement (bah oui on descend au fond d'une vallée de 1000m!) Conscients du problème qui s'annonce on accélère le pas mais une biche vient faire sa belle et nous retarde encore un peu plus, la coquine ! Je commence à comprendre pourquoi on n'a vu quasiment personne sur ce trail : d'ailleurs on n'a fait que croiser quelques personnes qui remontaient et ce sur le 1er km de la balade. Il est 20h quand nous arrivons à Nevada Falls : L'eau a un pouvoir d'attraction magique sur notre famille et on ne peut pas s'empêcher d'y tremper quelques orteils (déchaussage, rechaussage...) On passe un coup de fil à Fred qui est encore dans les bouchons en fond de vallée, une heure sans bouger ! Ça tombe bien si on est en retard, lui aussi ! La cascade est dans l'ombre depuis belle lurette, bien sûr. Raté pour les photos ! Mais il faut relativiser, ce n'est qu'un problème mineur par rapport à celui qui nous attend quelques dizaines de mètres plus bas quand nous entrons dans une épaisse forêt de sapins. Juste avant, je fais une ultime photo à 5000 iso à 20h30. Ensuite plus de lumière, plus de photos. Arnaud qui a des yeux de chat se débrouille pour suivre le sentier pendant encore quelques minutes, puis Marion prend le relais avec l'éclairage de son téléphone (qui ne la quitte pas vu que son chéri est resté en France-merci à lui d'exister!) Heureusement qu'on a pris les bâtons de marche (seule bonne idée de la journée) car je marche à tâtons alors que le sentier est assez chaotique. Arrivés près de Vernal Falls, nous perdons totalement le sentier. La cascade rugit à quelques mètres. S'il y a un ours dans le coin nous ne l'entendrons pas venir. Ne parlons pas du risque de faux pas dans cet endroit escarpé. On n'y voit vraiment plus rien même avec le téléphone (bah oui c'est la nouvelle lune et en fond de vallée...) On décide de revenir sur nos pas jusqu'au miraculeux panneau « toilettes » que nous avons croisé et nous finissons par les trouver dans l'obscurité. Ouf, nous savons où nous sommes (c'est glorieux : « dans les toilettes de Vernal Falls ») et nous avons un abri. Nous nous préparons psychologiquement à y passer la nuit et alors que Marion commence à frissonner nous apercevons une faible loupiote un peu plus haut. Nous la hélons et voyons arriver ravis 2 espagnols qui avaient perdus le sentier mais avaient une lampe de poche. Immense soulagement. Ils viennent du bas et donc connaissent un peu le chemin. Après avoir un peu tâtonné, nous finissons par retrouver le sentier escarpé qui longe les Vernal Falls. En cette fin juillet, les cascades de Yosemite sont inhabituellement puissantes car le printemps et le début de l'été ont été pourris avec des chutes de neige importantes et tardives. On progresse donc dans les embruns de la cascade, sur des marches irrégulières et trempées, à 6 avec une lampe de poche. Les Espagnols prennent soin de nous indiquer les flaques mais à quoi bon on est trempé ! Plus bas le sentier devient facile et régulier, ouf ! Quelle aventure ! Nous arrivons finalement vers 22H45 au parking du trailhead où Fred nous récupère avec la voiture (la nuit est si noire qu'il est passé une 1ère fois à côté de nous sans nous voir!) Lui aussi a passé une fin de journée difficile entre les bouchons et l'inquiétude de nous savoir bloqués par la nuit. Pour une fois il avait du réseau, du moins à certains endroits de la vallée (Marion en a partout du moment que c'est un peu civilisé) Il a bien essayé de nous rejoindre mais n'est pas monté assez haut (et de toute façon je ne suis pas sûre qu'il aurait trouvé le sentier. Et ensuite le risque de nous croiser sans nous voir n'était pas nul!) On remercie chaleureusement les Espagnols : sans eux... On est tellement fatigués qu'on se couche directement sans manger ! Des gens arrivent vers minuit et installent bruyamment leur bazar : pfff ! A défaut de boules Quies, restées dans la voiture, je me console en me disant qu'on se fera un malin plaisir à les réveiller demain matin... Un peu de mal à m'endormir quand tout se calme, le stress rétrospectif ! Pas fière non plus...Moralité de l'histoire : il n'y a pas de petite rando ! On s'est laissé aller du fait du caractère hyper fréquenté du parc. On ne nous y reprendra plus !

YOSEMITE TWENTY LAKES BASIN Dimanche 24/07 J5 On quitte sans regret le Crane Flat Campground (bruyant, sanitaires dégueulasses) en route vers Saddlebag Lake qui se situe juste à l'est de la Tioga Pass, juste en dehors du Yosemite National Parc. Après une 1ère partie inintéressante dans la forêt, la Tioga Road devient très belle : cette route d'altitude se faufile entre lacs et dômes granitiques caractéristiques du Yosemite. On fait un petit arrêt à Olmstedt Point et à Tenaya Lake (on dirait un lac norvégien, il y a même des moustiques!) puis après avoir quitté le parc on tourne vers le Nord sur une piste qui mène à Saddlebag Lake où j'espère avoir une place au camping qui fonctionne sur le mode du 1er arrivé/1er servi. Il est fermé ! Encore enneigé fin juillet ! Pas grave, j'avais, pour assurer le coup, réservé au Trumbull Lake campground situé sur le flanc est de la Sierra Nevada. Les rives du Saddlebag Lake sont encore enneigées, du moins du côté le moins ensoleillé. Pour atteindre le 20 lakes basin, situé au N du Saddlebag Lake, on peut marcher mais aussi prendre un bateau-navette ou louer un petit canot à moteur. A 5, c'est quasiment le même prix (60$ pour 5h) et c'est bien plus amusant d'être autonomes. On s'amuse à frôler la rive enneigée et en 20 mn on arrive au petit ponton aménagé à l'embouchure d'une rivière où l'on voit 2 ou 3 pêcheurs. Une navette a déposé un peu avant nous une dizaine de personnes, que nous ne reverrons pas. Nous croiserons par la suite un couple de Japonais et apercevrons moins d'une demi-douzaine de personnes à la fin de la balade. Pas la foule donc pour cet endroit superbe, par un dimanche ensoleillé. Le bassin est encore très enneigé (en repartant nous verrons d'ailleurs 2 personnes avec des skis de rando... sur le dos) si bien que nous devrons raccourcir la boucle initialement prévue. Très bel endroit, la neige ne nous a pas gênés finalement, c'était encore plus beau comme ça ! Pas vu d'animaux, dommage...

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes-map.pdf

http://www.alpiner.net/FUN/Mountains/Twenty-Lakes-Basin-hike/9088708_LSBNj#606435240_pZQGS

http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2010/100828-TwentyLakesBasin.htm

http://www.verber.com/mark/outdoors/destinations/20lakes.html

TRAVERTINE HOT SPRINGS Dimanche 24 juillet J5 (suite) Il n'y a de douches ni à Crane Flat ni à Trumbull Lake Campground où nous dormirons ce soir et l'eau des lacs est trrrès fraîche, aussi j'emmène mes troupes faire trempette dans les Travertine Hotsprings. http://www.gonomad.com/destinations/0409/hot_springs_of_the_sierras.html Nous passons le Monolake que je suis impatiente de découvrir plus en détails et filons vers le Nord jusque un peu avant Bridgeport et nous tournons vers l'est sur une bonne piste qui nous mène en 1 mile aux sources chaudes. Il y a là une famille russophone qui très discrètement quitte l'endroit quand nous arrivons : cool ! Nous sommes seuls avec la vue sur la Sierra Nevada ! Petit bémol, en cette fin de journée les pools sont en plein soleil et on sent nos mélanocytes crépiter. L'eau est à 40°C, on arrive assez vite à ébullition. Pas très rafraîchissant ce petit bain mais assez amusant... Nous rejoignons le Trumbull Lake Campground par une très belle route de montagne et nous installons pour la nuit. Alors que nous dînons paisiblement, Caroline s'écrie : Tiens un ours ! Un (vraiment) gros ours noir passe à une cinquantaine de mètres et se dirige vers le lac et l'autre extrémité du camp. Je crie : a beer ! Aucune réaction dans le camp. Ils sont tous blasés ou quoi ? Fred et les enfants se moquent de moi : tu dis toujours a beer (une bière pour les nuls en anglais) mais on dit a bear (un ours quoi!) Ils ont du me prendre pour une saoûlotte, du coup je n'ose plus rien dire. Avec tout ça la bestiole est partie plus loin et comme nous sommes tout de même un peu blasés, on continue de dîner (les pâtes vont refroidir sinon!) Ça s'agite un peu plus loin, les autres ont repéré l'ours... Avant de me coucher je choisis le bâton de marche le plus acéré et le place au cas où à l'entrée de la tente. Blasée peut-être mais pas à 100% !

Lundi 25 juillet J6 Nuit hyper paisible (eh oui c'est possible même en camping civilisé) Je fais un petit tour vers le lac pendant que le reste de la troupe émerge. Belle lumière matinale. L'atmosphère est limpide, on est à 3000 m d'altitude. Il fait encore beau, quelle chance !

YOSEMITE TUOLUMNE MEADOWS Lundi 25 juillet J6 (suite) J'ai repéré pour aujourd'hui une balade dans le coin de Tuolumne Meadows juste au nord de la Tioga Road. Nous avons en fait contourné le Pothole Dome par son flanc est pour rejoindre la Tuolumne River et la longer un peu vers l'aval. Je m'étais inspirée de ce récit de rando http://tedmuller.us/Outdoor/Hiking/2009/090916-TuolumneFalls.htm (on n'est pas allé aussi loin qu'eux) et je suis épatée de voir la différence de débit de la Tuolumne River : cette année 2011 est vraiment exceptionnelle ! La prairie où passe le sentier est d'ailleurs encore sous l'eau. Après une séance pschittage anti-moustiques qui intrigue une jolie biche, nous commençons à patauger gaiement dans une belle herbe printanière. L'eau est limpide, j'adore ! Je vois soudain filer sous mon pied un joli serpent dont j'ignore la dangerosité. Les « va nu-pieds » se rangent prudemment derrière Marion et moi qui sommes restées chaussées (il fait si beau que ça sèche très facilement) Après recherche, il doit s'agir d'un Gartersnake, inoffensif (http://www.californiaherps.com/identification/snakesid/gartersnakes.id.html) Nous arrivons très vite aux rapides : ça dépote ! Un vrai paysage de Yakari : il ne manque qu'un ours... qu'on ne verra pas.... J'adore ces dalles de granit discrètement colonisées par une végétation persévérante. Quelle harmonie ! Nous montons sur un petit dôme tout proche et admirons la vue vers Cathedral Peak (je crois). Après 2h00 de balade tranquille au cours de laquelle nous n'avons croisé qu'une famille de 4 personnes, nous rejoignons la voiture pour quitter définitivement le Yosemite. On a vraiment aimé la géologie du parc, assez unique. La foule n'est gênante qu'en voiture. A pied, il suffit de marcher 5 minutes (littéralement) pour être tranquille voire complètement seul. Mais il faut dire que nous avons choisi de zapper la vallée de Yosemite, complètement saturée, ainsi que Mariposa Grove et ses séquoias géants. Bah oui il faut faire des choix.

DE MONOLAKE A MAMMOTH HOT CREEK PAR LES PISTES Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous arrivons au Mono Lake vers midi et bien que la lumière ne soit pas des plus favorables, les fameux tufas nous plaisent déjà beaucoup. Ce lac vieux de plus d'un million d'années n'a pas d'effluents et les sels minéraux s'y sont accumulés du fait de l'évaporation. L'eau du lac est 2 fois ½ plus salée que celle de l'océan. Les fameuses tours calcaires ont été crées par l'irruption de sources d'eau claire dans le lac très alcalin. Elles étaient auparavant sous-marines mais la baisse de niveau du lac les a fait apparaître. La navigation y est difficile compte-tenu de ces obstacles, la baignade peu agréable. Ce lac préservé est le refuge de centaines de milliers d'oiseaux durant les périodes migratoires et l'accès aux 2 îles interdit pendant la période de nidification des goélands. Nous sommes pourtant en contrebas de la Sierra Nevada qui culmine à 4400 m et ensuite il y a encore 250 km jusqu'au Pacifique.

Nous essayons de suivre la côte du lac vers l'est mais les pistes sont très étroites (bon la carrosserie ne craint plus les griffures des buissons de sauge) et extrêmement sableuses. Arnaud finit par repasser le volant à Fred : on retrouve à notre grand soulagement une gravel road parfaite et nous filons vers le sud en passant sur les versants est des petits cratères qui bordent la rive sud du lac. On se trouve un coin à l'ombre d'un beau pin pour pique-niquer : il fait bon, nous sommes à 2000 m tout de même. En route vers Mammoth Hot Creek ! http://wanr.earthbiz.net/MammothHotSprings.html

La piste est agréable et descend doucement vers une zone évidemment volcanique : la couleur de cet étang ne laisse aucun doute. On approche ! Le GPS n'est pas inutile car il n'y a aucune indication de ce côté des sources chaudes (il y a un panneau si on vient par la route 395) Nous arrivons enfin sur un parking où se trouvent 2 ou 3 voitures, nous garons et au bout de 2 secondes les enfants nous crient « Venez vite, c'est super ! » En contrebas dans une vallée multicolore, nous découvrons une belle petite rivière issue de la sierra dans laquelle se baignent 4 personnes, avec un air parfaitement décontracté. De toute évidence il y a des sources chaudes qui se mélangent à un endroit précis avec l'eau fraîche de la montagne. Ça nous rappelle la rivière chaude du Landmannalaugar en Islande sauf qu'ici il fait beau et que... la baignade est interdite. Le site est clôturé et un panneau met en garde contre les brusques changements de température de la rivière. Flûte ! Et les ceusses qui font trempette alors, des Américains pur jus qui enfreignent une loi ! Ce ne doit pas être trop grave. Arnaud repère soigneusement leur position dans la rivière : pour l'atteindre il est nécessaire de la traverser en nageant vigoureusement dans l'eau froide (mais ça va finalement) jusqu'à la rive opposée. Il faut prendre garde à ne pas se laisser entraîner par le courant en aval des sources (très) chaudes. 14 personnes sont mortes ébouillantées ces dernières années dit le panneau. Quand nous arrivons, ils quittent l'endroit (je ne sais pas si c'est le fruit du hasard ou d'une bonne éducation mais hier nous avions eu la même chance de la part des occupants de Travertine Hot Springs) Délicieuse baignade un peu écourtée par la peur du « gendarme » dans un site où il faut savoir faire abstraction des clôtures absolument moches et visiblement régulièrement enjambées (il me semble qu'un panneau d'interdiction suffirait pour « dédouaner » le responsable local en cas d'accident) Quand nous partons arrivent quelques personnes, eux aussi ont soigneusement repéré l'emplacement magique. Je ne crois pas que nous aurions osé nous baigner si nous n'avions vu personne. L'endroit paraît vraiment chaud-bouillant de partout !

Bon vous êtes prévenus, c'est interdit et en plus dangereux ! Il est sans doute préférable d'aller explorer les hotpools disséminés dans le coin (voir carte dans le lien ci-dessus) (pas fait)

MONOLAKE Lundi 25 juillet J6 (suite) Nous remontons ensuite vers le nord par la route 395 puis bifurquons vers le Monolake. J'adore ce paysage d'autant plus lunaire que ça a brûlé récemment ! Nous descendons peu à peu vers le lac. Il y a plus de monde qu'à midi mais ça reste raisonnable. La lumière du soir est très belle, l'endroit est vraiment unique.

Pour bien profiter du lac j'ai réservé une chambre à Lee Vining au Yosemite Gateway Motel (cher et décati, vue à 99% sur le parking et à 1% sur le lac) décevant mais j'ai l'impression qu'il est difficile de trouver un bon rapport qualité/prix à proximité du Yosemite. Repas au resto juste en face, correct sans plus. Lessive au laundromat à 50 m. Nous voilà requinqués avant notre virée dans Death Valley !

ANCIENT BRISTLECONE PINE FOREST Mardi 26 juillet J7 Après concertation on choisit plutôt que de retourner voir le lac dans la lumière matinale d'aller voir cette forêt de pins très anciens, située à plus de 3000 m d'altitude un peu au NE de Big Pine où nous faisons un ravitaillement. Auparavant nous passons voir ce que j'appelle « ma curiosité géologique » que j'ai repérée sur Google Earth (un pan qui semble blanc et bleu) mais la piste qui y mène nous semble vraiment trop agressive pour les pneus. N'allons pas chercher les crosses avant Death Valley ! La piste qui monte à Bristlecone Pine Forest est longuette : de là-haut la vue sur le sierra est magnifique et il fait juste bon avec une polaire pour pique-niquer. Il n'y a pas foule, une dizaine de personnes. Étonnant car la balade de 1 mile que nous faisons parmi ces arbres multimillénaires (le plus ancien aurait 4750 ans!) est extra ! Vers 14h30 nous quittons les lieux, repassons à Big Pine faire les pleins d'eau (environ 80l) et d'essence (autonomie de 600 km sur route, la bestiole est gourmande, presque 14 L/100 km sur route, jusqu'à 31 L sur piste en montée !!!) puis direction Death Valley.

DEATH VALLEY EUREKA DUNES Mardi 26 juillet J7 (suite) Nous entrons dans Death Valley par la Big Pine Road et sommes de suite plongés dans l'ambiance. Nous sommes à 1800 m d'altitude, il fait une chaleur tout à fait supportable (30°C) et c'est le royaume des Joshua Trees. Puis nous descendons assez vite dans Eureka Valley et les arbres cèdent la place aux roches multicolores. Nous bifurquons bientôt sur la piste qui mène à Eureka Dunes. Arnaud prend le volant avec pour consigne de ne pas dépasser les 20 miles à l'heure (la piste fait 10 miles... ça va) car j'ai lu partout qu'on crevait facilement sur les pistes de Death Valley. Les dunes apparaissent à l'horizon. J'adore imaginer les tourbillons qui ont créé ces formes si douces dans un environnement si minéral et austère. Il y a un primitive campground (avec toilettes sèches, pas d'eau) aménagé au pied des dunes. Pas un « chat » à des kilomètres à la ronde, on aime ! Nous sommes à 1000 m d'altitude et il fait 40°C quand nous arrivons : une chaleur à laquelle nous sommes habitués dans l'Utah ou l'Arizona. Avec le vent c'est très supportable. Nous installons le tarp de façon à avoir de l'ombre. Je laisse mes troupes jouer aux cartes et part faire un tour vers les dunes. Tout près des dunes se trouve un immense lac de sel asséché qui reflète le soleil couchant. A part quelques oiseaux, mouches et moustiques, je ne vois pas le moindre animal. Quelques traces de scarabées, c'est tout. Sitôt le soleil couché, la température baisse à 36°C. Fred allume le feu (quelqu'un a laissé plein de bois, cool!) et nous mitonne des steaks avec patates dans la braise et bonnes tomates californiennes. Miam ! Aussitôt, de petites chauve-souris apparaissent comme par magie et virevoltent silencieusement dans le crépuscule. Comme souvent le vent forcit subitement juste au moment du coucher du soleil ce qui donne une atmosphère un peu inquiétante que j'adore. On arrime solidement nos tentes. Je me réjouis déjà à l'idée de dormir sous le ciel étoilé dans la brise nocturne : ces tentes sont géniales (un peu fraîches toutefois en montagne) On passe un bon moment à observer le ciel et à faire des jeux de lumière avec l'appareil photo.

Le vent s'est calmé durant la nuit, le feu est éteint (le frigo électrique aussi : on n'a pas osé le laissé branché ici !), la luminosité augmente, on se réveille un peu avant 6h00. Il fait 24°C. 1ère réflexion spontanée de toute la famille : quel silence incroyable. On n'a pas entendu le moindre animal pendant la nuit, c'en est impressionnant. Nous sommes encore à l'ombre de la montagne, il fait une température idéale. On déjeune tranquillement puis le soleil arrive et nous quittons les dunes vers 7h00, enchantés...

GOLD POINT GHOST TOWN Mercredi 27 juillet J8 (suite) En démarrant la voiture, Caroline remarque une alarme : « check tire pressure »! Bizarre... les pneus ont l'air gonflé. L'ordinateur de bord indique 24 de pression au lieu de 33 pour le pneu AR G. Crevaison lente donc... ça ne nous inquiète pas car nous avons pris le petit compresseur portable 12 V qui se branche sur la batterie. Si ça baisse encore, on regonflera mais vu la vitesse à laquelle nous allons rouler, ça ira comme ça. On surveillance à l'écran la pression des 4 pneus, super pratique !

Le plan de la matinée est de rejoindre la ville fantôme de Gold Point (http://www.ghosttowngallery.com/htme/goldpoint.htm), située au Nevada juste au nord de DeathValley. Une fois arrivés à Cranshaft Junction, nous prenons la piste qui mène vers Tule Canyon. Le début est assez pénible avec de grosses pierres pas très sympathiques et j'envisage de faire demi-tour mais Fred insiste. Il a bien fait car au bout de quelques miles la piste devient bien plus facile. Nous faisons un petit arrêt près d'une mine abandonnée, dont la galerie a été comblée. Quelle drôle de vie pour les gens d'ici ! Le puits de Roosevelt Well est à sec. Plus d'or, plus d'eau, plus personne. Si ! Il y a un gros nid d'oiseau dans la maison...

Vers 10h nous arrivons en vue de Gold Point. Il y a un point d'eau inattendu ici : ces chevaux ont de la compagnie puisqu'on y trouve de gros poissons rouges ! Sans doute un fermier poète.

Il y a une source ici, une mini-oasis qui abrite ce beau lièvre.

Gold Point a compté 2000 habitants il y a une centaine d'années. L'exploitation d'or et d'argent fut totalement abandonnée dans les années 60. Aujourd'hui ils sont 8. Des originaux qui entretiennent quelques bâtiments et même un petit musée (que nous n'avons pas visité) On a trouvé un drôle d'attirail de chimiste ou de géologue qui avait l'air relativement récent. Un tamis mécanique aussi. De gros réservoirs de fuel. Bref tout un bazar post industriel assez étonnant. On quitte la ville un peu avant midi : nous sommes à 1600 m et il fait 40°C. On apprécie la clim de la voiture. Nous passons cette fois par la route : 774, puis 266, puis 95 puis 267 (toutes hyperdésertiques) et arrivons soudain dans Grapevine canyon : 1 mile avant d'arriver à Scotty's Castle nous entrons dans une oasis luxuriante (il doit y avoir une source de fort débit dans le coin) qui nous épate ! Il y a pas mal d'oiseaux et même un héron en plein milieu de la route ! Impossible de résister à l'appel de l'ombre des cottonwoods, il fait 46°C (900 m d'altitude) Heureusement il y a du vent. Nous pique-niquons surveillé de près par un renard opportuniste. Ensuite une sieste s'impose dans cette herbe drue et verte inattendue. A Scotty's Castle, nous espérons prendre de l'essence. Mauvaise pioche, c'est réservé aux cas d'urgence.(Ne pas se fier à la carte du National Geographic!) On fait nos calculs, en tenant compte d'une consommation très augmentée sur les pistes et en montée, ça devrait aller avec une marge raisonnable. En route cette fois vers Racetrack Playa !

RACETRACK PLAYA Mercredi 27 juillet J8 (suite) Comme nous sommes garés à l'ombre des cottonwoods nous prenons soin avant de partir de regonfler le pneu avec la crevaison lente. Nous refaisons aussi le plein d'eau. La piste n'est pas bien loin : Arnaud y prend le volant. Seul un adolescent de 16 ans encore ingénu vis-à-vis de la conduite automobile peut avoir la patience de rouler à moins de 20 miles à l'heure sur cette piste facile mais aux pierres réputées tranchantes. C'est LA piste où l'on crève à Death Valley. Quel flegme ! Nous arrivons finalement vers 16h à Teakettle Junction (plus que 3 théières sur le panneau, un fétichiste est passé par là. Pas glop!) Je propose à Arnaud de le relayer, il en a tout de même un peu marre.... Quelques minutes plus tard apparaît la playa. C'est beau. Inconsciemment j'accélère l'allure et soudain nous voyons la pression diminuer lentement mais sûrement. J'ai juste assez d'air pour arriver jusqu'au parking du Racetrack. Pfff ! 2ème crevaison et celle-là est une vraie de vraie. Coup de chance, c'est le côté à l'ombre de la voiture (il fait 40°C, on est à 1000 m) On décide de changer la roue de suite, le temps de laisser le soleil baisser un peu pour avoir une plus belle lumière. Quelle chance, le trou paraît sympathique, tout-à-fait accessible à une réparation. Je sors le kit de réparation et merdum : il manque la colle (pas vérifié depuis sa dernière utilisation en 2009) Grmbl ! Bon on verra plus tard. Allons déjà voir de plus près ces fameuses sailing stones (pierres qui naviguent) J'ai lu qu'elles se situent à l'extrémité sud du lac asséché et qu'elles viennent d'une falaise située à l'est. On les trouve très vite : d'abord 1 puis 2 puis PLEIN ! Les trajectoires sont complètement farfelues : 10 m vers l'ouest puis plein nord sur 20 m puis demi-tour. Je remarque soudain un nuage inhabituel dans le ciel (bah oui il fait 100% beau depuis notre arrivée à San Francisco!) : sapristi ! Il doit y avoir un incendie à l'ouest et la fumée se rapproche dangereusement du soleil ! M...flûte ! Je me dépêche de faire quelques photos avant que le soleil ne soit voilé. Atmosphère étrange ! Le soleil est orange en pleine après-midi ! Nous remontons jusqu'à la « source » au pied de la falaise. Qui sait combien de temps il a fallu pour que cette grosse pierre arrive jusqu'ici ? Le mécanisme exact de ces déplacements de pierres reste flou : on suppose qu'il se produit quand le lac- presque parfaitement plat (4 cm de différence d'une extrémité à l'autre alors qu'il mesure 4,5 km de long) - est recouvert d'une fine pellicule de boue et qu'il y a des vents puissants. Peut-être la glace joue-t-elle aussi un rôle ? Personne n'a jamais pu filmer le déplacement de ces pierres. Alors que nous regagnons la voiture sans trop savoir que décider pour la suite, nous remarquons vers le nord un petit nuage de poussière : une voiture arrive ! Pour une fois on est content de voir du monde ! C'est un gros 4X4 et j'espère bien qu'il aura un kit de réparation complet lui ! Raté, ils n'ont rien (mais n'ont pas crevé eux!) : le gars nous explique qu'il sera derrière nous pour le retour et nous aidera en cas de problème. C'est sympa mais nous avons prévu de ne pas revenir sur nos pas mais de continuer vers le sud par la piste de Hunter Mountain Road et South Pass jusqu'à Panamint Springs. Il nous dit aussi qu'il pense que l'on peut utiliser les mèches de réparation sans colle. On avait bien l'intention d'essayer mais du coup le moral remonte en flèche. La nuit porte conseil, il est déjà 18h, donc trop tard pour envisager maintenant la piste montagneuse. On décide de dormir là, du moins environ 1 mile plus au sud où il y a un primitive campground (toilettes sèches, pas d'eau) un peu cracra (on fait le ménage en arrivant) : un comble dans ce coin perdu (rien de dramatique non plus, qq canettes en fait)

On recycle la roue crevée en table basse, on dîne puis on répare (ça prend exactement 2 sec 3 dixièmes) et on part se coucher en croisant les doigts. On laisse « sécher » pendant la nuit...

Jeudi 28 Juillet J9 Très bonne nuit pas trop chaude. L'altitude est vraiment LE facteur déterminant de Death Valley. Au-dessus de 1000 m ça nous a semblé tout-à-fait gérable. Victoire ! Après regonflage nous ne décelons aucune fuite. Yesss ! L'incendie est maîtrisé, le ciel est pur : on repasse par Racetrack Playa avant d'attaquer Hunter Mountain Road. Il est 7h15, la lumière est très belle, on s'en met plein les yeux. Quel endroit incredible ! Cerise sur ce magnifique gâteau, une île noire (le Grandstand) offre un contraste presque maléfique avec le reste du site. Envoûtant !

DEATH VALLEY HUNTER MOUNTAIN ROAD Jeudi 28 Juillet J9 (suite) En route donc pour cette piste peu difficile mais perdue et très peu fréquentée surtout en été (on ne verra personne : http://www.backroadswest.com/deathvalley/RoadTripHunter.htm) Nous sommes bien équipés (à part les pneus, mais nous avons de quoi réparer et regonfler), avons de l'eau en quantité, de quoi camper et même le téléphone satellite que mon père nous a prêté. J'ai noté le numéro de téléphone du dépanneur de Big Pine et il y a ce qu'il faut sur le compte en banque pour payer un éventuel remorquage (j'ai lu qu'on paie avant qu'il se déplace en donnant son N° de CB et vu l'éloignement et sa situation de monopole, ça douille!) Il nous faudra 3h30 pour parcourir les 57 miles de piste. En effet nous roulons superlentement vu la qualité de nos pneus et en plus on s'est un peu perdu un peu avant Harris Grade : il y a pas mal de pistes qui partent dans tous les sens (plein d'anciennes mines) et les cartes Garmin ne correspondent pas à la réalité. Ne pas hésiter à se fier à son instinct plutôt qu'au GPS ! Nous traversons d'abord la belle Hidden Valley aux reliefs très doux (potentiellement problématique s'il a plu) puis nous grimpons dans la montagne. En quelques miles, la végétation se transforme complètement. Quel contraste ! Nous ne prenons pas le temps de jeter un œil à la Hunter Cabin (où nous aurions du dormir la nuit dernière, il y a une source) car nous avons peur d'être justes en essence. On néglige aussi Jackass Spring où l'on peut parait-il faire trempette (il y aurait aussi qq pétroglyphes) : c'est un peu la jungle et il y a pas mal de moustiques et nous arrivons finalement à South Pass, point culminant de la piste à 2000 m. 1600 m plus bas (et à contrejour) nous apercevons Panamint Valley et ses dunes. On passe dans une « forêt » d'énormes Joshua Trees (on n'en a jamais vu d'aussi gros) Arrivés à Panamint Springs, il nous reste de quoi faire 75 km : gros plein d'essence pas donnée (environ 6$ le gallon je crois) et repas correct au resto du coin dont les murs sont décorés de dizaines de photos de l'ouest américain : ça tombe bien car le service est longuet. Il fait 46°C à 400 m d'altitude et la route descend encore. On ne descend même pas de la voiture pour cette photo des Panamint Dunes. J'ai réservé pour cette nuit une chambre (bien, clim performante et pas trop bruyante pour une fois) au Furnace Creek Ranch et bien que le check in ne soit théoriquement qu'à 16h, nous tentons le coup à 14h30 et obtenons aussitôt notre chambre. Chouette ! Douche, repos pendant une paire d'heures en attendant que le soleil baisse un peu. Je prends la voiture pour aller mettre en route une lessive au laundromat situé à 300 m ! Il fait 54°C sur le parking. Nous sommes à 50 m en dessous du niveau de la mer. On se sent vraiment en « sursis » quand on transite entre 2 endroits climatisés. On a une pensée émue pour les employés de l'hôtel qui travaillent dans ces conditions incroyables : tous se déplacent avec une grande gourde à la main, on les comprend !

DEATH VALLEY LES CLASSIQUES Jeudi 28 Juillet J9 (suite) On repart ensuite pour aller faire un tour vers Twenty Mule Canyon mais la route est fermée. On a la flemme de monter vers Dante's View : on serait à contre-jour et on a déjà bien profité de vues panoramiques depuis Hunter Mountain. On va faire un tour à Artist Drive : 59°C ! Seul Fred a le courage de sortir de la voiture faire quelques photos. L'endroit est beau certes mais il nous manque ce petit frisson d'aventure que nous aimons tant. Tous ces cirrus laissent présager un changement de temps...

De retour à l'hôtel, je profite du wifi pour consulter la météo, très orageuse pour les jours à venir et je juge plus prudent d'annuler la descente d'Orderville Canyon à Zion NP (j'avais réservé une navette pour nous déposer au départ de la rando) Je réserve aussi un motel à Kanab car je crains que la piste vers Alstrom Point où nous avions prévu de dormir ne soit impraticable (nous y sommes allés il y a 2 ans et savons qu'elle passe dans une zone de bentonite où l'enlisement est garanti en cas de pluie) Fred nous prépare une bonne salade de riz (on commence à saturer de la bouffe américaine) en faisant cuire riz et œufs sur le balcon à une vitesse inédite ! On se couche de bonne heure afin d'être frais et dispo demain matin pour le lever de soleil à Artist Point.

Vendredi 29 Juillet J10 A 6h20 nous attendons le soleil ! Manly Beacon est toujours à l'ombre. J'avais envisagé d'y monter (http://joeidoni.smugmug.com/Death-Valley/Manly-Beacon-32804/1958809_cFvCs#99535306_TT5ZZ) mais le temps est incertain (glaise+pluie= grosse gadoue) et surtout il fait déjà chaud (34°C) et très lourd. Le soleil a bien du mal à s'imposer. On a droit a un fugace rayon de soleil. Puis un gros nuage reprend le dessus. On file ensuite vers Devil's Golf course où la lumière est superbe avec ce ciel d'orage. A Badwater il fait une chaleur humide très désagréable(le temps ? Le sel?), 40°C, et nous n'avons pas le courage de marcher assez loin pour voir les fameux polygones de sel. Ça sent vraiment la pluie : ce serait super de se retrouver sous la pluie à Badwater, un des endroits les plus chauds (-80 m) et sec au monde (40 mm/an, 700 mm à Nancy, 50 mm au Sahara) J'avais envisagé de quitter Death Valley par les pistes du sud et d'aller faire un tour à Saratoga Springs (http://www.backroadswest.com/MonthTrips/Saratoga.htm) mais avec la pluie qui s'annonce, nous risquons des difficultés aussi préférons-nous partir directement vers notre prochaine destination : le parc de Zion. Ça y est, il pleut ! C'est superbe !

ZION NORTHGATE PEAK Vendredi 29 Juillet J10 (suite) Nous avions négligé ce parc lors de nos 2 précédents voyages (avis mitigés sur voyageforum : foule+++, système de navettes chronophage, paysages bof...) et j'étais cette fois décidée à me faire ma propre opinion. Je décidai donc d'essayer d'aller où les autres ne vont pas (on est complètement agoraphobes!) Après un ravitaillement à Las Vegas (dont nous ne verrons qu'un supermarché hispanique dans la banlieue où j'ai envie de tout essayer au rayon fruits et légumes : il y a plein de choses inconnues et appétissantes et en plus c'est donné!), nous entrons enfin en Utah. Nous retrouvons aussitôt les paysages de roches rouges que nous aimons tant : cet état a vraiment une géologie incroyable ! Le ciel d'orage est superbe, on adore ! J'espère pouvoir dormir au Lava Point campground, situé dans la partie Kolob Reservoir au NO de Zion Canyon. La piste est assez longue, j'y double 2 traînards (avec en accélérant une pensée pour nos pneus...) car l'heure tourne et le camping fonctionne sur le mode du 1er arrivé 1er servi. Nous y prenons in extremis la dernière place, ouf ! Une demi-douzaine d'autres voitures feront ensuite choux-blanc. Donc ne pas y arriver trop tard (16h30 en ce qui nous concerne) Si le camp est plein il est possible de camper pas très loin en dehors du parc près de Kolob Reservoir : l'avantage de ces 2 sites est leur altitude : 2400 m à Lava Point et il y fait très bon en plein été. Toilettes sèches, pas d'eau. Le temps d'installer les tentes et le tarp, la pluie arrive, pas trop forte heureusement. Fred et Arnaud profitent de la fraîcheur ambiante pour replacer la roue réparée, histoire de s'assurer qu'elle tient bien la pression. « MERDE ! » nous écrions- nous en cœur quand le cric et la voiture basculent d'un coup (le frein à main était mis et la voiture en position parking mais il aurait fallu en plus mettre des cales pour bien bloquer les roues) Je crois qu'un coup de vent d'orage a entraîné une traction sur le tarp attaché à la voiture. Gros coup d'adrénaline ! Notre expression bien française fait accourir un sympathique américain et son copain : il parle Français, c'est cool. Il nous apporte son cric. Le nôtre est intact. Le pare-choc arrière s'est en fait posé sur un rocher (le bol!) si bien que l'on glisse facilement les 2 crics sous la voiture. Pas de dégâts ! Ouf ! On dîne à l'abri du tarp, ça nous rappelle l'Alaska, en plus chaud !

SAMEDI 30 juillet J11 Après l'orage et la pluie de la nuit, il fait beau ! Nous partons de bonne heure vers Northgate Peak : http://www.citrusmilo.com/zionguide/northgatepeaks.cfm Il y a déjà quelques voitures sur le parking du Wildcat Canyon Trailhead car c'est aussi de cet endroit que part la fameuse rando du Subway (qui nécessite un permis et une navette) Après nous être trompés de dôme (bien la peine que je note dans les randos dans le GPS si Fred ne le regarde pas -moi je suis derrière, Je prends des photos!) nous cheminons le long d'une prairie fleurie et parvenons entre les 2 Northgate Peaks. Il y a une belle végétation de rocaille. J'adore ce mélange de verdure sur fond de roches rouges et blanches. Comment ces pins peuvent-ils vivre sur cette crête exposée ? Il est assez facile de monter sur celui de l'est (7159') et la vue du sommet en vaut la peine. Quel fouillis ! J'imagine la prise de tête pour les cartographes !

Nous allons ensuite pique-niquer au bord du Kolob Reservoir, petit lac artificiel très prisé des locaux. Cela semble assez bucolique sur les photos mais en fait l'endroit est parasité par les quads : les Américains sont tout de même les champions des loisirs motorisés ! Cela ne nous empêche pas de faire une petite sieste car ils ont la délicatesse de ralentir en passant à notre hauteur. On a aussi passé un bon moment à observer ces petits canards dont l'un tombait de sommeil ce qui le faisait régulièrement tomber dans l'eau ! Pas doué non plus pour remonter sur son perchoir ! Gros éclats de rire à chaque fois !

En route vers le village fantôme de Grafton, nous passons à la hauteur de Hoodoo City (un peu à l'ouest de Wildcat Canyon Trailhead) sans nous y arrêter.

Cette partie du parc nous a beaucoup plu : un rafraîchissant (on est en altitude) mélange de verts pâturages (il y a quelques fermes et vaches) et de roches rouges et blanches et vraiment pas grand monde. (personne sur Northgate Peak)

GRAFTON GHOSTTOWN SAMEDI 30 juillet J11 (suite) Ce petit village fantôme se situe juste au sud de la route 9. http://www.ghosttowns.com/states/ut/grafton.html Après un rapide petit tour au cimetière, touchant de simplicité, nous poursuivons vers les quelques maisonnettes dont la plupart ont été restaurées. On ne peut en visiter qu'une ou deux, les autres sont fermées et l'endroit serait sous vidéosurveillance (nombreux panneaux d'avertissement à l'entrée) Ça casse un peu le charme mais la visite n'est pas désagréable si on passe dans le coin. On arrive sous l'orage au Quality Inn de Springdale (bien) que j'ai réservé pour 2 nuits. Très grosse averse, on a la vue sur le camping (et les falaises) et on compatit ! Lessive, internet... On va manger au Zion Pizza and Noodles, recommandé chezplusoù : NUL ! Aucun service bien qu'il soit dûment facturé d'office sur la note, bouffe très médiocre, table gluante, décor quelconque, verres en plastique. On doit se placer soi-même (chacun se jette sur une table pleine d'assiettes sales), faire la queue (une bonne demi-heure debout pour aller commander à un guichet comme à la poste), aller chercher à boire... La négation de l'habituel service à l'américaine. Et pourtant c'est bondé !

ZION NARROWS Dimanche 31 Juillet J12 Ciel très couvert ce matin. Je me félicite d'avoir annulé la rando/canyoning prévue dans Orderville Canyon (http://www.citrusmilo.com/zionguide/ordervillecanyon.cfm). Pas envie de finir dans le journal : le canyon est très étroit et donc à haut risque de flashflood mortel en cas de forte pluie. On se rabat donc sur les Narrows (http://www.citrusmilo.com/zionguide/narrowsday.cfm) que j'avais d'abord écartés pour cause de surfréquentation. Après avoir croisé quelques personnes sur le sentier bétonné (beerkkk) nous arrivons au départ de la marche dans la rivière un peu avant 8h. On y trouve quelques bâtons, des chaussettes, des pulls et même une paire de chaussures de marche !

L'eau est bonne et ça vaut mieux car peu de temps après nous croisons des gens rebroussant chemin qui nous annoncent un passage avec de l'eau jusqu'à la poitrine. On passe sans problème, le courant n'est pas trop fort (pas de photo, l'appareil est au fond d'un sac étanche!) Au-delà, il n'y a personne : on a les Narrows pour nous tous seuls ! Je n'en reviens pas ! Le ciel est toujours couvert : j'essaie de mémoriser au fur et à mesure de notre avancée les échappatoires éventuels en cas de montée des eaux. Il y en a beaucoup, mais cependant pas partout... On s'enfonce dans le canyon, d'autant plus sombre que le soleil est absent. Chacun choisit son option, avec plus ou moins de succès. Les bâtons de marche sont vraiment indispensables car même si l'eau est limpide, il y a pas mal de courant à certains endroits. Vers 9h30 nous arrivons dans une partie plus étroite (pas d’échappatoire!) assez impressionnante. L'atmosphère est vraiment spéciale. Le ciel s'assombrit et je me dis que si nous n'avons sommes absolument seuls c'est que les autres, plus disciplinés que nous, sont passés par le visitor center (chose que nous ne faisons jamais) et ont été dissuadés par les rangers de faire cette rando. Peu après (2h de marche environ depuis le départ) nous arrivons à la jonction avec Orderville Canyon. Au moment où nous commençons à le remonter retentit au loin un coup de tonnerre. Gloups ! Demi-tour fissa, nous repassons les Narrows à toute vitesse puis reprenons notre souffle d'autant que le soleil apparaît. (Ce qui n'empêche qu'un orage peut éclater en amont et entraîner un flashflood sous le ciel bleu, mais ensuite on peut facilement grimper sur les berges) Les enfants décident de redescendre à la nage quand c'est possible. Ils profitent des quelques plages de soleil pour se réchauffer un peu en nous attendant. On finit par rencontrer quelques personnes : ma théorie était donc fausse, ouf ! On prend le temps au retour d'immortaliser le passage profond, qui a le mérite de limiter la fréquentation en amont. Je rejoins Caroline écarlate à force de se retenir de rigoler : un grand balèse a porté sur ses épaules sa femme chargée du sac à dos et de leur bébé dans ses bras, a parfaitement réussi la traversée mais toute la pyramide s'est écroulée dans un grand splash ! quand sa femme a voulu descendre. Un vrai vidéogag. On est méchant ! Ensuite c'est la foule jusqu'au parking où nous arrivons trempés et frigorifiés un peu avant midi. Jamais je n'aurais pensé avoir froid à Zion ! On se félicite d'avoir pris la voiture jusqu'au visitor center plutôt que de la laisser à l'hôtel. On pique-nique en vitesse et on saute dans l'une des très nombreuses navettes qui sillonnent le parc. On a vraiment apprécié la rando, super ludique mais on est crevé (surtout les enfants qui ont pas mal nagé dans l'eau fraîche) Grosse flemme l'après-midi, shopping entre 2 gouttes, resto Thaï (Thaïsapa) pas mal du tout. On hésite à aller vers Many Pools mais l'absence de soleil ne nous motive pas : on ira demain...

ZION MANY POOLS Lundi 1er août J13 Nous quittons de bonne heure (7h00) Zion NP vers l'est. Au passage, nous jetons un œil sur la Virgin River : elle est couleur caramel. Pas de doute il s'est passé quelque chose ces dernières heures ! Cela me sera confirmé par le graphique du débit de la rivière : il y a bien eu un flashflood pile le jour où on devait descendre le canyon d'Orderville, en fin de journée certes mais bon. Merci les prévisions météo !

Photo graphique

Le ciel est encore bien couvert et à cette heure matinale la ribambelle de pools est encore dans l'ombre : on est un peu déçu, d'autant que visiblement, ici, il n'a pas plu depuis longtemps. Les pools sont pleines de soupe et de dizaines de têtards ! Certaines flaques sont presque à sec et Marion donne un sursis aux bestioles en y faisant couler un peu d'eau. Je pense que l'endroit doit être fantastique sous une grosse pluie orageuse : ça doit dégouliner de partout ! On fait demi-tour au bout de quelques centaines de mètres (1h30 de balade tranquille mais on peut continuer plus haut vers le plateau), impatientes de faire découvrir aux garçons une rando qu'ils ne connaissent pas (nous les filles l'avions découverte il y a 2 ans pendant que Fred et Arnaud allaient se rincer l’œil à the Wave)

EDMAIER'S SECRET Lundi 1er août J13 (suite) http://www.thewave.info/EdmaiersSecretMap.htm Cette balade nous avait enthousiasmées il y a 2 ans (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/edmaier-s-secret) et je craignais un peu d'être déçue. Il n'en fut rien, au contraire ! Nous avons eu une température bien plus raisonnable que la dernière fois (31°C) et en plus la chance de trouver une dizaine de pools pleines d'une belle eau claire, le tout avec de magnifiques cumulus d'orage. On s'est régalé ! Nous avons suivi à peu près le même cheminement que la dernière fois : si Buckskin Gulch était bien boueux, le sable encore humide du grand wash est bien plus facile à fouler que la dernière fois. Certaines parties du site sont extrêmement fragiles … Marion aime bien nous causer quelques émotions : nul besoin de s'aventurer sur cette falaise de slickrock pour visiter le site, scrogneugneu ! Alors que je suis occupée avec ce beau volatile, j'entends les grands, bien plus haut, me crier : « Maman ! On a trouvé une poule ! » Après un moment de compassion pour cette poule perdue en milieu désertique, me demandant comment elle avait bien pu arriver là (véridique!) je reprends mon souffle et mes esprits en réalisant qu'ils parlent d'une pool (un bassin!) En effet ! Un peu échaudé par la grimpette, on se retrouve tous à faire trempette : quel régal inattendu ! Alors que je m'éloigne un peu pour une photo, je réalise qu'il y en a plein d'autres en contrebas : la chance ! Ici point de têtards, juste un gros moustique minéral. Il y a tout un microcosme dans ces pools : animal et végétal et nous faisons attention de ne pas le déranger. La vue sur ces étendues de brainrocks est vraiment étonnante. Tiens un vaisseau spatial ! Gros nuage d'orage qui arrive vers the Wave située à quelques miles au sud. Beaucoup plus bas il y a encore une belle grande mare. Pas encore de têtards mais plein d'oeufs accrochés aux branches d'un buisson desséché. Le temps se gâte et on prend doucement le chemin du retour vers les tipis près de Buckskin Gulch.

J'avais initialement prévu de dormir ce soir à Alstrom Point (http://www.utah-tip.com/serv1.php?type=hike&item=alstrom_point) mais vu les prévisions j'ai préféré réserver pour ce soir un motel à Kanab (rien trouvé à Page au dernier moment) car nous savons pour y être déjà allés (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/vers-alstrom-point) que la piste qui y mène devient infernale si elle est mouillée (j'ai lu ensuite qu'elle était de fait impraticable)

OLD PARIA Lundi 1er août J13 (suite)

Avec ce beau ciel, c'est l'occasion de revoir Old paria et ses étonnants badlands colorés (http://www.america-dreamz.com/utah/paysages/escalante_grand_staircase/old_paria.php)

On aperçoit au loin avec émotion Yellow Rock et Castle Rock (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/yellow-rock-castle-rock)

plus près de nous Red Top (où nous ne sommes pas encore allés)

On trouve une piste qui nous mène jusqu'à la Paria River. Ces 2 photos montrent à ceux qui l'avait envisagé que son accès n'est pas simple (et interdit via Box Canyon d'ailleurs)

En soirée le ciel se dégage et est parfaitement pur quand nous arrivons au Quail Park Lodge de Kanab (décevant : cher, plomberie farfelue-gare aux chauds et froids- chambre petite et mobilier de grand-mère, petit-déjeuner ridicule) On aurait mieux fait de camper ! Dîner au rockingVcafé, conseillé par le gérant, quelconque et cher. Grosse rigolade quand la serveuse, nous ayant demandé si on voulait un peu de glace sur nos tartes, nous les amène couvertes d'une pelletée de glace ! Comment a-t-elle su qu'on était gourmand ?! On se couche sous un ciel étoilé et on est bien content car demain est une belle journée !

WHITE POCKET Mardi 2 août J14 Après un ravitaillement au supermarché de Kanab, nous reprenons la route 89 et bifurquons ensuite sur la House Rock Valley Road en direction de White Pocket (http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_whitepocket.htm) Nous avions découvert cet endroit incroyable en 2009 en compagnie des Grisemote (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/white-pocket) et il nous tardait d'y retourner, avec toutefois un peu d'appréhension compte-tenu des difficultés d'accès puisque la piste est à la fois sableuse et pentue. Pour cette raison j'avais entré les points GPS de l'accès par l'ouest depuis Poverty Flat mais aussi ceux de l'accès sud dont l'étude attentive sur Google Earth montre moins de dénivelée.

Nous passons donc le trailhead de the Wave puis continuons tranquillement plein sud (toujours à 2 à l'heure vu l'état de nos pneus) et au moment de bifurquer vers l'est (nous sommes encore sur la HRVR, juste avant le corral), l'alarme retentit : on a ENCORE crevé ! Pfff ! C'est la 3ème fois (pour ceux qui ont suivi. Pneu AR droit pour changer un peu. En un clin d’œil on rassemble cric et manivelle (désormais toujours à portée de main!), on change la roue, on répare le trou (encore une fois bien sympathique. On a de la « chance » hum!) mais on ne regonfle pas de suite pour « laisser sécher » (je ne sais pas s'il y a un réel intérêt?) Bref nous voilà partis pour un endroit pas facile d'accès avec une roue « peut-être » réparée (impossible d'en être sûrs tant qu'elle n'est pas regonflée mais nos expériences précédentes -et récentes!- nous rendent confiants) On roule cette fois à 1 à l'heure (!). Il nous a déjà fallu une heure depuis la 89 pour arriver jusqu'ici. Pas grave, on a le temps... La piste vers Poverty Flat nous semble plus abîmée que la dernière fois. C'est aussi beaucoup plus vert et il y a même pas mal de vaches (pas vues ni en 2006 ni en 2009, cette année est spéciale, beaucoup plus humide et les vaches ont été laissées sur place) Quant à la piste vers White Pocket, nous aurions juré Fred et moi ne pas être passés au même endroit que la dernière fois ! Elle est méconnaissable (on a vérifié en rentrant sur Google Earth, on a bien pris la même puisqu'il n'y en a qu'une) Nous avions le souvenir d'une piste quasi uniquement sableuse avec une grande descente -donc remontée au retour que nous appréhendions. Cette fois la piste alterne des passages rocheux assez cassants et des portions de sable profond, elle passe près de 2 corrals dont nous n'avions aucun souvenir et nous n'avons même pas remarqué la descente, segmentée par des passages rocheux sans doute. Bref on n'y comprend rien mais on arrive sans encombre à White Pocket après encore une bonne heure de piste (soit 2h depuis la 89) Il y a là une voiture de Paria Outpost, l'outfitter qui emmène les gens qui ne souhaitent pas prendre le risque d'y aller par eux-mêmes. Nous pique-niquons tranquillement à l'ombre et lorsque nous débutons la visite croisons les autres qui repartent. Chouette, on a White Pocket pour nous tous seuls ! Fred se dépêche de monter sur une colline de brainrocks pour voir par où ils repartent mais la voiture disparaît très vite derrière les dunes. On verra bien ! Profitons d'abord du site, encore une fois par une température tout à fait supportable de 34°C avec du vent et quelques beaux nuages. On a vraiment de la chance d'avoir ce ciel spectaculaire, j'adore ! C'est comme de la chantilly sur la glace ! Après presque 3 h de vadrouille, nous reprenons la voiture et prenons une piste que nous croyons être celle de la dernière fois (moins cassante donc que celle empruntée tout à l'heure) Au bout de qq km nous réalisons que nous sommes en fait sur la piste qui part plein sud, ce qui nous fait faire un bon détour (d'environ 1h finalement). Trop tard on continue sur une piste avec du sable bien profond par endroits mais pas de portions cassantes. On arrive finalement vers Pine tree Pocket et on repart vers notre prochaine étape : Coyote Butte South (Voir cette carte : http://www.synnatschke.de/cbs/cbs-white-pocket-topo-map.jpg A l'aller on est passé par la piste en trait rouge plein et au retour par celle en pointillés rouges.)

COYOTE BUTTE SOUTH Mardi 2 août J14 (suite) Nous avions acheté des permis sur le net pour demain (il n'y en avait plus pour aujourd'hui) mais avons pu en trouver hier à la Paria Ranger Station, ce qui nous arrange bien. C'est la 3ème fois que nous venons ici et on ne s'en lasse pas. Les rangers ont bien amélioré la signalisation depuis 2006, édité un plan, fermé les pistes piégeuses et nous y arrivons donc sans problème (et sans crevaison!) Il est tout de même prudent de potasser un peu le sujet à l'avance (et pour WP encore plus, of course!) : http://www.zehrer-online.de/htm_hikes_cottonwoodteepees.htm Il fait toujours aussi bon et il ne nous faut qu' ¼ h de marche pour arriver au pied des tipis (dans mon récit de 2009 j'indique 1H ce qui est sans doute exagéré) Ici aussi il y a de l'eau et c'est bien agréable. On se balade environ 2h sur le site (personne...), reconnaissons pas mal d'endroits et en découvrons d'autres. La lumière de fin de journée est superbe, le ciel aussi, on se régale !

On installe ensuite les tentes à notre endroit habituel (juste en dehors du parc où le camping est interdit). Pas le moindre insecte cette fois-ci (plein de mouches en 2009) mais pas mal de bouses de vaches séchées que nous dispersons à la pelle. Gros feu, grillades, chamallows, étoiles et très bonne nuit avec une température idéale (fournaise la dernière fois)

EN ROUTE VERS ESCALANTE Mercredi 03 août J15 Séance gonflage au réveil (ça devient une habitude, un peu comme le brossage de dents!) : la réparation tient bon, ouf ! Il nous faut 2h jusqu'à la 89 puis nous prenons la Cottonwood Canyon Road (c'est la 3ème fois, on ne fait qu'un arrêt pique-nique un peu après Yellow Rock. En étant attentif on voit une table de pique-pique en contrebas de la piste : on peut camper à l'ombre le long de la Cottonwood Creek. (peut-être 37° 19.438 N111° 52.946 O, à vérifier) quelques moustiques) Le ciel s'assombrit à vue d'oeil et on se dépêche (mais pas trop... les pneus...) de quitter cette piste qui se transforme en patinoire quand il pleut. Le réservoir de l'Escalante Statepark Campground, petit lac artificiel, est plein à ras-bord (il était presque vide en 2009 et la baignade y était d'ailleurs interdite à cause d'un parasite) Nous retrouvons notre place « habituelle » (3ème fois aussi) dans ce petit camping très bien tenu (et équipé de douches!) Réservation conseillée en été. On installe tentes et double-toits et on file vers la Hole in the Rock Road dans l'espoir (de plus en plus ténu au fil des km) de pouvoir retourner à the Volcano (https://sites.google.com/site/usa09suitesibellelaterre/the-volcano) en passant cette fois-ci par le Harris Wash Trailhead : il y a une ancienne piste qui traverse le wash et se rapproche pas mal du Volcano mais je ne connais pas son état. Nous n'aurions pas le temps d'y aller comme la dernière fois par la Old Sheffield Road. Au bout de qq miles sur la Hole in the Rock Road, il faut nous rendre à l'évidence : ce n'est pas un temps à faire des pistes de glaise et à traverser un wash, d'autant plus que nous avons à nouveau une crevaison lente, cette fois sur la roue de secours, pourtant toute neuve ! 4ème crevaison ! 2 dans la même journée ! Demi-tour ! Dommage, on aurait bien aimé montrer ce drôle de « volcan » aux enfants. On fait qq emplettes à la Groceries d'Escalante qui nous paraît bien mieux achalandée que la dernière fois en prévision de la randonnée des 2 jours à venir. Fin de journée tranquille au campground (on remplace la roue de secours avec sa crevaison lente par la roue réparée...) quand nous voyons arriver nos voisins : un minivan lourdement chargé (normal il en sort 8 personnes en cinq bonnes minutes, les derniers ayant visiblement du mal à émerger d'un profond sommeil) avec une grande remorque pleine de sacs-à-dos, glacières... Une véritable réincarnation des pieds nickelés : ça sort un bout de toile de tente, le touille un peu, le laisse tomber à terre, va se faire un sandwich en piochant dans la glacière, trouve un piquet, boit un coup. Tout ça X 8 sans aucune entraide ni coordination. On n'en revient pas. Il y a là 2 adultes et 6 ados qui nous donnent l'impression d'être en stage de réinsertion pour ados à problème. Quand l'un d'eux rote bruyamment, je ne peux m'empêcher de lâcher un retentissant « beeerrrkkk » en expliquant aux enfants : « bah quoi, c'est pas d'ma faute, c'est sorti tout seul ! » Au bout de 2h les tentes tiennent à peu près debout : le plus jeune, une dizaine d'années, n'en a pas et dormira dans une bâche en plastique (il y a un auvent - heureusement d'ailleurs car il a pas mal plu pendant la nuit- mais aussi un serpent non identifié que nous avons vu dans un buisson à qq mètres.) Bref, on est au spectacle ! A 10h tout le monde est couché, y compris les pieds nickelés mais comme ils ont roulé toute la journée en dormant, ils se lancent des vannes (certainement subtiles...) dont tout le camp profite jusqu'à ce qu'une dame vienne râler. Aucune autorité de la part des adultes dont l'un -sans doute le chauffeur- sitôt endormi, a ronflé très bruyamment toute la nuit (il ne m'a réveillé qu'à 4h mais Fred et les enfants en ont bien profité) Vive la vie en communauté ! On doit vraiment être des asociaux !

COYOTE GULCH Jeudi 04 août J16 On se lève aux aurores, non sans passer et repasser bruyamment à côté des tentes des affreux-jojos, ce qui dérègle le ronflement du chauffeur qui a des ratés et au moment où nous démarrons vers the Famous rando super perdue et sauvage, un des adultes, nous ayant vu préparer nos sacs-à-dos, nous demande où nous allons faire du backpacking. Quand je lui dis que nous allons à Coyote Gulch, il nous lance un enthousiaste « We too ! » « Very nice ! » lancé-je avec mon sourire le plus faux. Merdum ! C'est bien ce que je craignais hier en voyant leurs sacs-à-dos. Bon, on relativise en se disant que Coyote Gulch, c'est grand et qu'avec leur remorque ils ne prévoient sans doute pas de partir comme nous du Fortymile Ridge Trailhead. http://www.wildbackpacker.com/backpacking-trails/coyote-gulch/ Arrivés près du watertank nous prenons en stop un jeune américain qui va récupérer sa voiture au Trailhead (ils ont remonté un bout de l'Escalante river puis Coyote Gulch et sont sortis à Jacob Hamblin Arch. Je ne comprends pas pourquoi il n'est pas ensuite retourné à sa voiture car ce n'est pas beaucoup plus loin que ce watertank. Après coup nous pensons qu'ils ont préféré suivre les cairns qui mènent de JHA au watertank alors qu'il n'y en a pas pour rejoindre le 40 mile ridge TH : GPS indispensable) Il nous explique que le lit de Coyote Gulch est très agréable et que l'on peut y marcher pieds nus dans qq cm d'eau. Il nous dit aussi qu'il y a au moins 3 sources. Cool ! Il est déjà 10h quand nous démarrons la balade. Ne vous fiez pas aux apparences ! Marion n'est pas une enfant martyre : elle transporte les matelas, volumineux mais légers ! Après une heure de descente dans le sable mou (féchô!) nous parvenons au bord de la falaise qui surplombe la confluence de Coyote Gulch et de l'Escalante River. Les cairns nous mènent sans problème à l'unique passage qui permet d'en descendre : Crack in the Wall, une étroite fissure d'une quarantaine de cm par laquelle on peut se faufiler et qui mène au sommet d'une très grande dune qui plonge vers les rivières. Le décor est grandiose et dégage une impression très forte. Nous utilisons une corde (10 ou 15 m sont suffisants) pour descendre les sacs qui sont trop gros pour la fissure. En descendant cette grande dune de sable mou on espère bien pouvoir sortir comme prévu à Jacob Hamblin Arch (sortie réputée un peu acrobatique) car remonter par là ne nous dit rien du tout (il y a toutefois moyen de passer vraiment au pied de la falaise par un sentier plus ferme et ombragé une partie de la journée. Reste encore la dune au-dessus de la falaise qui doit être aussi bien toxique en fin de rando!) On aperçoit la très massive et aérienne à la fois Stevens Arch. Il nous faut environ 1h pour passer la fissure et arriver au fond du canyon : on aperçoit la verdure, puis le ruisseau. On vide les chaussures pleines de sable et tout le monde (sauf moi, j'ai la peau sensible, hé oui!) continue pieds-nus dans l'eau limpide. Pause pique-nique à l'ombre, bienvenue car il fait très chaud. On n'en souffre pas car on peut se rafraîchir à loisir. Pas le moindre taon ni moustique à l'horizon, cool ! Nous arrivons bientôt à la 1ère source, difficilement exploitable pour refaire le plein (on a notre filtre au cas où) Vers midi (soit 2h après le départ, pause pic-nic comprise) nous atteignons la 1ère cascade, puis la 2ème source 10 minutes plus tard (d'un bon débit celle-ci, on refait le plein en prenant une douche. Ça fait du bien!) La 2ème cascade nécessite qq acrobaties mais est négociée toujours pieds-nus. Le paysage est varié, alternant alcôves et petite arche. Tout le monde doit se rechausser brièvement pour la 3ème cascade (2h45 du départ dont pique-nique), à la sortie d'un chaos où se mêlent roches et branches, rien de compliqué toutefois. Enfin (4h15 dont pique-nique et innombrables arrêts photos/vidéos) nous arrivons à Coyote Bridge. Petit coup de pompe (bah oui on n'a pas l'habitude des sacs), grosse sieste à l'ombre dans le sable, et ça repart ! Il doit rester une petite heure de marche jusqu'à Jacob Hamblin Arch où nous prévoyons de camper. Ruissellement, Passage plus étroit, 4ème cascade, alors qu'on approche du but, on commence à entendre des cris « débiles » Je pense aussitôt à nos pieds nickelés mais non il s'agit d'une autre bande d'ados... Au moins aussi bruyante ! Pfff, le canyon résonne de cris de singes, ça glousse, ça caquette, ça siffle, ça roucoule, ça couine. On croise encore 3 personnes, « normales ». Puis encore 4 autres. La foule ! Et on aperçoit les toilettes : on est arrivé ! Il est 16h (6h de marche - pieds nus pour Fred et les enfants, pas banal, pauses comprises) Grosse déception : j'espérais pour notre première rando en backpacking pouvoir profiter d'une atmosphère magique, perdus seuls loin de tout au fond d'un canyon du Grand Staircase National Monument et nous voilà réduits à camper près de toilettes (nécessaires évidemment vu la fréquentation mais qui cassent un peu le mythe) en supportant une bande d'ados débiles. Le moral remonte en flèche quand le silence revient : ils sont partis, ouf ! Bon débarras !

On repère l'endroit par où l'on peut sortir du canyon (à 20 m à droite des toilettes qd on les regarde depuis le ruisseau), ça a l'air d'aller, on est confiant.

On se trouve un endroit douillet à bonne distance des toilettes pour installer les tentes (on a le choix, on est tout seul) qui - c'est pratique- se trouve juste en face de la 3ème source (d'un débit tout-à-fait correct, nous n'aurons donc pas à utiliser notre filtre. De l'Aquatabs suffira) et avec la vue sur Jacob Hamblin Arch. On se repose un peu et je pars avec Fred un peu en amont de l'arche : il y a une voûte gigantesque qui permet de bivouaquer à l'abri de la pluie, mais un peu loin de la source. Pas de risque de pluie pour cette nuit : le temps est au beau fixe. On aurait donc pu ne pas prendre les double-toits et les vestes de pluie (mais ça on ne le sait qu'après coup) Nous avions aussi pris les bâtons de marche, absolument inutiles eux. Ne parlons pas des pots de Nutella et de confiture (en verre!) que Fred a pris « pour le moral des troupes » (bah, c'est lui qui a porté la bouffe et les tentes : une douzaine de kg à mon avis tandis que les autres sacs ne devaient pas dépasser les 6-8 kg, eau comprise) On avait nos sacs de couchage « habituels » beaucoup trop chauds pour la circonstance, d'autant plus que nous étions au pied d'une falaise noire qui a réfracté toute la nuit la chaleur accumulée dans la journée. On a eu trop chaud cette nuit-là (la seule du voyage en fait)

Nous poursuivons encore un peu en amont et soudain inquiète, je tends l'oreille ! Non, ce n'est pas possible ! Si! C'est eux ! Ils apparaissent au détour d'un méandre : si l'un ou l'autre des enfants a encore l'énergie de grimper partout en criant, derrière c'est la Berezina ! Chacun des adultes porte 2 sacs, ils en ont visiblement plein les pattes. Fred va au devant d'eux : ils n'ont plus d'eau et ne soupçonnaient pas qu'ils étaient presque arrivés à Jacob Hamblin Arch. Il leur indique que la source est au prochain méandre, leur demande où ils vont bivouaquer et leur recommande d'être plus discrets que la nuit dernière. Nous regagnons les tentes, enchantés (!) pour aller annoncer la nouvelle aux enfants. Pfff ! Finalement on n'entend plus rien : ils ont installé leur camp sous la voûte et les adultes ont sans doute un peu plus d'autorité sur des ados crevés. Un peu plus tard, on voit arriver les adultes accompagnés d'un enfant, chargés de gourdes : ils passent devant la source sans la voir (j'te jure!). Je vais les voir et la leur indique. Ils ont marché 7h depuis Hurricane Wash Trailhead et pensent glandouiller dans le coin 2 nuits avant de remonter par le même chemin. Les adultes ne se sont pas absentés depuis 5 min que les cris recommencent : j'en remets une couche ! Alors que la nuit tombe, on voit encore passer un groupe de 6 personnes (de jeunes adultes « normaux ») Nuit trop chaude mais tranquille finalement (bon ils sont tout de même à plusieurs centaines de mètres)

Vendredi 05 août J17 On attaque la montée vers 6h30 : si on a le pied sûr, quelques notions basiques d'escalade, des sacs de taille raisonnable et une corde d'une dizaine de mètres, c'est tout-à-fait faisable (toutes ces conditions doivent être réunies hein!) Il y a un pas un peu délicat pour lequel Fred a assuré l'adhérence de nos chaussures en les tenant de la main, puis nous lui avons lancé une corde (que l'on peut fixer au rocher, il en est même usé) pour l'assurer à notre tour. Sans corde ce passage est risqué. En une demi-heure à peine nous sommes sortis du canyon. Je trouve l'arche plus belle du dessus finalement. Il nous faut en tout 2h pour retrouver la voiture : la rando est donc faisable en un jour puisqu'il y a en tout 8h de marche mais la fin est assez fastidieuse, on aurait eu du mal. Impression mitigée pour cette rando finalement, principalement à cause du monde que nous y avons croisé (on ne s'y attendait vraiment pas) Rapport effort (poids des sacs)/intérêt/ambiance pas terrible en fait. Sur les 8h de marche, seulement 4 dans le Gulch (mais la descente de Crack in the Wall vers le ruisseau est superbe!), 1ère et 2 dernières heures pas passionnantes. Attention : vu le débit somme toute modeste des sources, il n'est pas sûr qu'on les trouve lors d'un été très sec. Mieux vaut avoir un filtre.

EN ROUTE VERS DINOSAUR NM Vendredi 05 août J17 (suite)

Une longue étape de transition est prévue pour le reste de la journée : je voudrais me rapprocher autant que possible de Dinosaur National Monument, situé à 2h de piste + 8h de route ! C'est pas gagné, mais après cette grande balade, on devrait supporter un peu de voiture ! Nous prenons tout de même le temps de nous rafraîchir sur le parking du trailhead avant de retourner à la civilisation. Piste, route 12 toujours aussi belle vers Torrey où nous avalons des burgers pas mauvais, traversée de Capitol Reef (on aime!), Hanksville (je dors), puis Autoroute I 70 où... nous crevons pour la CINQUIEME FOIS, un peu avant la bifurcation vers le N et Rangely. C'est encore la roue AR D (ça vaut mieux, on change la roue sur la bande d'arrêt d'urgence) HEUREUSEMENT que nous avions l'indication et l'alarme de pression des pneus sinon nous les aurions certainement éclatés...

Cette fois s'en est trop, si on crève même sur les autoroutes, comment envisager de faire encore les dizaines de miles de piste au programme ?! On répare (encore une fois un bon trou, c'est dingue) puis on décide d'aller à l'agence Alamo de l'aéroport de Grand Junction (Fred a internet sur son tél) demander à changer de voiture. On le trouve facilement mais pour éviter d'éveiller les soupçons on va d'abord laver la voiture (déjà qu'elle est toute rayée et a une bosse!) Ils n'ont « en rayon » qu'un Chevrolet Tahoe : le gars nous indique que c'est plus petit que le Nissan Armada. « Pas grave », lui dit-on (le volume extérieur est le même) On fait les papiers, on vide notre voiture (1 milliard de bidules dans tous les coins) puis il faut se rendre à l'évidence, ça ne rentre pas ! La 3ème rangée de sièges du Tahoe, une fois repliée, ne rentre pas dans le sol comme sur l'Armada : il nous manque 40 cm de coffre. Retour au guichet, le gars est parti. La fille du guichet voisin prend le relais, adorable, nous propose de faire changer les pneus (ils ont un accord avec Firestone), téléphone, s'assure qu'ils en ont, trop tard pour ce soir, prend RDV pour demain, nous explique que nous n'aurons rien à payer puisque nous avons l'assurance CDW, que le gars de Firestone verra s'ils doit changer 2 ou 4 pneus) Bref, nous n'avons plus qu'à passer la nuit à Grand Junction où nous trouvons une chambre familiale (6 couchages) au motel 8 pour 80$ petit-déj inclus, faisons une lessive, un ravitaillement. Bref on optimise le temps perdu au mieux.

Samedi 06 août J18 Nous arrivons à la 1ère heure chez Firestone (tout près), le gars nous assure que les pneus avant sont encore bons (il aura raison) et une heure après nous repartons avec de bons gros pneus bien costauds : on a donc crevé 5 fois (dont 2 crevaisons lentes mais bon) avec les pneus arrière : voiture chargée et propulsion les sollicitent plus que les pneus avant. Ils ont même vérifié les niveaux, ça c'est du service ! Il n'empêche que ça reste pénible de devoir s'occuper de l'entretien normal (changer les pneus quand ils sont usés) d'une voiture alors que l'on est en vacances.

DINOSAUR NATIONAL MONUMENT Samedi 06 août J18 (suite) Après 2h30 de route pas désagréable, nous traversons le très glauque village de Dinosaur et entrons dans le parc de Dinosaur, côté Colorado donc (nous ne visiterons pas la partie Utah) http://www.america-dreamz.com/colorado/paysages/dinosaur_national_monument.php

La piste épouse les courbes douces du plateau, nous allons directement vers Echo Park Campground et faisons une petite halte à Whispering Cave : une fissure sépare une énorme dalle rocheuse et de la paroi et génère un courant d'air frais qui contraste agréablement avec la chaleur ambiante (35°C) Bien que nous soyons un WE, il y a plein de places au campground et nous en choisissons une à l'ombre, pas trop loin d'un point d'eau. Déception : pas la moindre vue sur la rivière depuis le camping, une épaisse végétation l'occulte complètement. Après le repas de midi nous partons pour la randonnée de Mitten Park Trail dont la 1ère moitié en ce début d'après-midi est déjà à l'ombre : on chemine à flanc de pierrier en contrebas d'une grande falaise de grès en remontant le cours de la Green River. Le sentier s'élève doucement puis on redescend dans une prairie fleurie avant d'arriver sur une plage de sable fin : la fraîcheur de l'eau refroidit très vite nos ardeurs de baignade (de plus le courant est assez fort) Un peu plus loin une autre plage est défendue par quelques taons : retour à la première, épargnée, pour une petite sieste. Impressionnante « biquette » de strates rouges !

Nous prenons tranquillement le chemin du retour (rencontré une jeune femme seule avec une petite bouteille d'eau... il fait 35°C), l'ombre a gagné du terrain et coupe la rivière en 2 (il est 16h) 2h30 de balade, sieste comprise

Les enfants préfèrent rester au camp tandis que je reprends la voiture avec Fred pour aller faire la rando de Harper's Corner Trail  http://www.nps.gov/dino/planyourvisit/harperscornertrail.htm Le parc est très étendu et on passe pas mal de temps sur les pistes/routes, heureusement fort belles. Cette balade en aller-retour de 2 miles offre une vue plongeante sur les méandres de la Yampa et de la Green River, qui ont modelé un paysage impressionnant. On reconnaît la biquette rouge : nous sommes juste au-dessus du Steamboat Rock et de Echo Park campground. Whirlpool Canyon est à contre-jour et la Green River ressemble à un ruban d'argent.

La route du retour est vraiment magnifique : le soleil rasant donne un cachet tout particulier à ce parc. Nous n'avons cependant pas ressenti le grand frisson comme dans les parcs de l'Utah, de l'Arizona ou du Nouveau-Mexique : je dirais que le parc est beau « à grande échelle » mais ça manque de petits détails géologiques à taille humaine (peut-être avons-nous visité le parc trop rapidement) C'est un parc de « points de vue » : on a le sentiment d'être au cinéma mais pas « dans le film » J'adorerais le traverser en bateau !

Quand nous arrivons au campground (quasiment 1h de route/piste encore pour redescendre), les tentes sont montés, le feu crépite sous la surveillance d'Arnaud tandis que les filles se sont réfugiées dans la tente, à cause des moustiques (bah oui on est partis avec le pschitt dans la voiture...) Il y a en a peu mais Caroline est leur proie favorite. C'est la pleine lune (eh oui lune montante à Yosemite il y a 3 semaines...) Elle illumine le steamboat. On finit par éteindre le feu pour bien profiter du ciel étoilé. Nuit assez fraîche, très calme.

RED DESERT ADOBE TOWN Dimanche 07 août J19 Cette région méconnue du Wyoming sud se situe à l'est de Rock Springs. http://www.america-dreamz.com/wyoming/paysages/chevaux_sauvages_red_desert.php Il s'agit d'un désert froid, situé sur la ligne de Partage des Eaux (Atlantique/Pacifique) actuellement menacé par la prospection minière (plus que menacé d'ailleurs puisqu'il y a déjà pas mal de derricks, pipe-lines un peu partout) pour la recherche de gaz et de pétrole. C'est aussi le domaine de dizaines de milliers de pronghorns (grosses antilopes) et de milliers de chevaux sauvages, qui se sont si bien adaptés au milieu que le gouvernement juge nécessaire d'en déporter chaque année une bonne partie afin d'éviter d'aggraver la désertification. Des associations luttent contre cette action jugée violente (on traque les chevaux par hélicoptère et on bouscule la hiérarchie des hordes en les séparant au hasard) Voir ce très beau blog : http://www.wildhoofbeats.com/blog/wild-horses-their-last-days-of-freedom-in-adobe-town

En route donc vers Adobe Town http://www.voiceforthewild.org/greatdivide/pubs/adobe_town_brochure_final.pdf et les chevaux sauvages du Wyoming.

Mon plan est de passer par la Yampa Bench Road pour quitter le Dinosaur NM, puis à partir de Baggs, Wy, de prendre une piste vers l'ouest pour rejoindre Adobe Town. Après quelques km sur la Yampa B Road, nous préférons faire demi-tour : elle est mauvaise, on n'avance pas et en plus on ne voit rien de spécial. On repasse donc par Vernal puis Rock Springs (très belle route 191 : géologie très variée, hauts plateaux désertiques, quelques lacs et rivières.) où nous déjeunons rapidement (ville minière sans grand charme. Il faut que je relise le bouquin de Rick Bass intitulé Rock Springs...) Il nous faut environ 1h30 de piste agréable (quelques biches et chevaux par-ci par-là, mauvaise sur les derniers miles) pour arriver à Adobe Town. A l'unanimité : on est déçu ! Bof quoi, on a déjà vu trop de badlands superbes pour vraiment apprécier ce fatras grisâtre. Le seul véritable intérêt du site est la piste qui y mène, belle sans être magique, mais j'aime ces douces prairies ondulées et ce Big Sky ! Au retour on aperçoit une horde de chevaux sauvages, près d'un point d'eau (comme souvent) Je profite des buissons de sauge pour m'en rapprocher discrètement. Ils ne m'ont pas vue. Pour les faire un peu bouger, je me montre : alerte Puis fuite ! C'est superbe ! Pas si mal Adobe Town finalement...

RED DESERT KILLPECKER SAND DUNES Dimanche 07 août J19 (suite) Situées à une trentaine de miles au N de Rock Springs, ces dunes font partie du champ de dunes le plus actif de l'Amérique du nord. C'est une zone de grand intérêt biologique où cohabitent animaux sauvages (cerfs, pronghorns, chevaux), quads (mais limités à la partie est des dunes) et exploitation minière (encore...) On peut camper sur le parking destiné au quads. http://www.duneguide.com/sand_dune_guide_killpecker.htm (Contrairement à ce qui est indiqué sur ce site, il n'y a pas d'eau, juste des toilettes sèches.)

La piste qui mène aux dunes est sans problème. Nous repérons la bifurcation vers les pétroglyphes de White Mountain où nous irons demain et prenons la piste vers la zone protégée interdite aux quads (panneau Wilderness Study Area ou qq chose comme ça) Au sortir d'une petite bosse, on tombe sur ce magnifique spectacle : une horde de chevaux sauvages, près d'une petite mare dunaire, avec le belle lumière de fin de journée, sur fond de dunes. C'est si beau que ne s'en approche pas : impossible de bousculer une telle harmonie. La piste continue, devient sableuse, très sableuse, trop sableuse. Le vent qui souffle fort a poussé le sable sur la piste, ça monte, on ne passe plus. Allégé de ses passagers, la voiture recule finalement sans difficultés (ça descend...) Dommage... On roule ensuite vers le parking des quads : en plein vent, pas très plat, avec des quads, bof ! J'avise en contrebas des dunes une prairie qui devrait être plus abritée. C'est le cas, l'endroit est très agréable, on a la vue sur les dunes, plein de bois mort pour le feu. On profite des derniers rayons du soleil, c'est beau !

Lundi 08 août J20 6°C au réveil : on attend que le soleil réchauffe un peu l'atmosphère avant de quitter les sacs de couchage. On a bien dormi malgré le bruit des pompes (pour les gisements de gaz?) apparu quand le vent est tombé (ça nous a rappelé Angel peak, https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa2009/great-sand-dunes-np) On a aussi entendu quelques coyottes. Petit-déj au coin du feu. En route vers les White Mountain Petroglyphes (http://www.frankstehno.com/sagemesa/destinations/wyoming/whitemountain/whitemtnpetrosintro.htm) Ils se situent sur cette falaise : l'accès en est très facile si bien qu'il y a eu pas mal de dégradations sur le site (pétroglyphes repassés à la craie, graffitis contemporains) Bref, pas transcendant du tout : seuls les gros nids d'oiseaux nichés dans la falaise très tarabiscotée pleine de cavités nous ont vraiment intéressés.

RED DESERT OREGON BUTTES Lundi 08 août J20 (suite) Au début de notre voyage de 2006, nous avions découvert le Great Desert Basin qui nous avait fait forte impression : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/les-chevaux-sauvages-du-great-divide-basin J'avais donc repéré sur les cartes Garmin un parcours par les pistes jusqu'aux Oregon Buttes avant de rejoindre South Pass/atlantic City. J'aurais mieux fait d'utiliser Google Earth car les pistes repérées n'existent pas (du moins pour certaines) On se perd un peu (beaucoup) sur des pistes parfois pas très faciles (je garde un oeil sur la jauge), on ne croise que quelques chevaux isolés (bizarre car cet animal aime vivre en société), quelques montagnes tabulaires, et on finit par retomber sur nos pattes et par arriver en vue des badlands. Ciel superbe encore une fois (c'est ce que je préfère au Wyoming)

On retrouve enfin la route et on file vers Atlantic City et South Pass.

ATLANTIC CITY SOUTH PASS Lundi 08 août J20 (suite) Ces 2 villages distants de quelques miles sont d'anciennes villes de chercheurs d'or. Atlantic city compte encore une quarantaine d'habitants et quelques résidences secondaires (!) On pique-nique confortablement installé devant la petite église (toujours ce beau ciel du Wyoming) avant d'aller faire un tour à South Pass où quelques passionnés rénovent patiemment les maisons du village, avec un souci du détail touchant. Il nous faut encore 2h de belle route avant d'arriver au super 8 de Dubois (assez cher, très belle vue mais petit déj indigent dans les gravats), notre dernière étape avant le parc du Grand Teton. On dîne dans le seul restaurant ouvert ( ? la crise?), quelconque (oublié le nom)

GRAND TETON 1 Mardi 09 août J21 Dubois est vraiment aux portes du Grand Teton NP et nous y arrivons vers 8h : grand beau sur les montagnes, comme en 2006, quelle chance ! On est (forcément) moins époustouflés qu'en 2006 mais c'est tout de même très beau. On en profite pour monter à Signal Mountain profiter de la vue sur le Jackson Lake d'un côté et la Snake River de l'autre. On file ensuite vers le nord et le PN du Yellowstone, qui jouxte celui du Grand Teton.

YELLOWSTONE SENTINEL MEADOWS Mardi 09 août J21 (suite) Il y a encore plus de monde qu'en 2006, c'est fou ! On file directement vers une balade que j'ai repérée au N de Old Faithfull au bout de la Fountain Flat Drive. Nous reconnaissons l'endroit où nous nous étions baignés la dernière fois (l'eau de la Firehole River est chaude : https://sites.google.com/site/sibellelaterreouestusa/yellowstone-sud-ouest) Après un pique-nique rapide, nous allons faire une balade très amusante (http://www.americansouthwest.net/wyoming/yellowstone/sentinel-meadows.html) d'un excellent rapport effort/intérêt (personne sur cette rando sauf sur les premiers et derniers 1/4h) On passe la Firehole River sur un pont situé près de Ojo Caliente Spring puis on traverse ce petit ruisseau « herbu » (eau à 40°C) et au sortir d'un bosquet on pénètre dans une vaste prairie qui semble plaire aux bisons (os à gogo, traces partout) On aperçoit des monticules jaunes clairs qui fument (3 ou 4) : chacun correspond à un geyser et c'est l'accumulation de sels minéraux qui a créé ces « collines » On grimpe évidemment au sommet prudemment mais avec délectation (personne, pas de panneau, pas de ponton, pas de barrière, ahhhh ! Que ça fait du bien!!!)

L'eau des sources coule en jolies ruisseaux multicolores dans la verte prairie : c'est assez sploutch !

Les bords du geyser suivant sont particulièrement acérés (si quelqu'un a une explication?)

On a un ciel terrible, je jubile !

On aperçoit depuis le 2ème dôme la cabane décrite dans le topo : là ça devient trrrès sploutch ! Elle était autrefois utilisée pour se baigner mais aujourd'hui ça n'est pas vraiment engageant : on dirait un bain d'acide! On adore cet endroit perdu (mais à moins de 2 miles de la voiture!) Des taons opiniâtres nous font déguerpir (on a eu l'impression d'être piqué mais finalement non : nos taons sont bien pires!) d'autant que le ciel devient franchement menaçant. On repasse près de Ojo Caliente Spring et on retrouve la voiture, avant la pluie finalement. On va faire un tour rapide à Midway Geyser Basin où la foule nous gave rapidement ! Je remarque en face (donc à l'est de la route) une vallée pleine de fumerolles qui me fait bien envie : on ira demain voir de quoi il retourne (c'est notre 2ème visite dans ce parc et on a déjà vu les « marronniers » la dernière fois. La pluie nous rattrapera un peu plus tard alors que nous asistons à l'éruption du Old Faithfull parmi des centaines d'autres spectateurs (ce geyser nous déçoit, comme la dernière fois)

J'ai réservé une cabin pour 3 (bah oui, il n'y avait plus rien d'autre) avec sdb dont nous nous accommodons sans mal à 5. Gros orage durant la nuit (rien entendu avec mes boules Quies... dommage!)

YELLOWSTONE BISCUIT BASIN Mercredi 10 août J22 On décolle un peu avant huit heures, le fond de l'air est frais (6°C) et ça fume de partout. IL n'y a pas grand monde aussi en profitons-nous pour faire un tour à Biscuit Basin (dont le parking était totalement embouteillé hier après-midi) Ça fume vraiment de partout : il y a même des trous sur le parking ! Ponton, geyser, ponton, flaque bleue, ponton, panneau, barrière : ça nous paraît bien fade après notre randonnée d'hier. Allons voir un peu de quoi il retourne dans cette vallée aperçue hier. En route nous apercevons un grizzly sur le bord de la route (photos floues pfff!), 2è (et dernier) ours du voyage.

YELLOWSTONE BALADE MAGIQUE Mercredi 10 août J22 (suite) Nous allons faire une balade courte (2h30 pause contemplatives comprises mais on peut prolonger) et quasi sans dénivelé qui vaut presque le voyage à elle seule. Je vous déconseille de la faire au début de votre séjour à Yellowstone : tout vous semblera ensuite bien fade ! On débute la rando un peu avant 9h et ça fume encore pas mal, ce qui facilite le repérage des sites géothermiques. Nous allons remonter une rivière d'eau chaude, multicolore. La traverser à plusieurs reprises pour le fun (attention c’est chaud - mais pas brûlant...) Découvrir des geysers aux couleurs des mers du sud rien que pour nous. Contourner des zones de boue écarlate. Sursauter quand ce sombre geyser outremer va se réveiller alors que nous lui tournons le dos. Fred va courageusement approcher sa main de l'eau (vraiment) brûlante rien que pour la photo ! Aller de découverte en découverte en remontant la vallée. Avoir le vertige au bord de ce gouffre abrupt. Trouver un geyser où seule la nature a jeté des trucs. Nous étonner des grosses bulles qui s'échappent de fissures invisibles Enfin repartir enchantés, émerveillés, sur un nuage... Il est donc possible à Yellowstone de trouver des endroits magnifiques non aménagés sans marcher pendant des heures et des heures. Un seul regret : l'absence d'animaux (mais nombreuses traces de bisons...) Voici où nous étions garés. 44° 31.084' N 110° 49.522' O De cet endroit il faut donc remonter la vallée se trouvant à l'est de la route (en regardant sur Google Earth, je me rends compte qu'il y a des bassins rouges que nous n'avons pas vus : avis aux amateurs!)

YELLOWSTONE MAMMOTH HOT SPRINGS Mercredi 10 août J22 (suite) On aime cet endroit super photogénique (mais on n'est pas les seuls!) Superbe ciel encore une fois ! Après une visite rapide, nous repartons vers Tower Roosevelt et la Lamar Valley. Comme tout le monde (!) on va chercher la tranquillité sur la piste de Blacktail Plateau Drive (erreur fatale : tout le monde fait comme nous et ça bouchonne presque. Paysages banals. Pas d'animaux vu la foule...) où nous décidons de pique-niquer pour ne pas avoir l'impresion d'avoir vraiment perdu notre temps à passer par là (à bon entendeur...)

YELLOWSTONE LAMAR VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Depuis ce matin on s'étonne du peu d'animaux rencontrés : ni cerfs ni bisons. Ont-ils tous décampé, leur 6ème sens les ayant avertis de l'arrivée imminente de l'énorme explosion attendue pour ce mégavolcan qui se trouve sous le parc du Yellowstone ? On commence à désespérer (et à s'inquiéter!) quand enfin nous apercevons un puis deux puis une dizaine de bisons juste au bord de la route. Ouf ! L'explosion n'est pas pour tout de suite (ou alors les bisons n'ont pas de 6ème sens...) Arnaud et Marion, juchés sur le toit de la voiture, aperçoivent alors au loin toute une file de bisons qui marche résolument vers l'ouest. On dirait des animaux en migration : nous nous garons un peu plus loin et marchons à travers les buissons de sauge pour nous rapprocher. Bien que plus éloignés, ils sont paradoxalement beaucoup plus impressionnants que ceux qui se faufilent entre les voitures sur la route. D'autant plus que la voiture est loin ! On se sent tout petit et vulnérable face à une telle masse de bestiaux. On se dissimule plus ou moins derrière un rocher pour ne pas attirer leur attention. Le but de leur « migration » est un lac situé un peu plus loin que l'on ne voit pas depuis la route. Une biche qui passait par là se fait courser par un jeune bison : on se cache un peu mieux ! On passe un bon moment à les observer puis une fois désaltérés la troupe fait insensiblement demi-tour et commence à brouter se rapprochant lentement mais sûrement de notre rocher. On préfère donc retourner tranquillement à la voiture avant que le triple-galop ne devienne nécessaire ! Encore plein de bisons un peu plus loin !

YELLOWSTONE GRAND CANYON Mercredi 10 août J22 (suite) En milieu d'après-midi, nous enchaînons avec une très belle petite rando au départ de Artist Point près du Grand canyon du Yellowstone en direction de Point Sublime. On a de la chance, le trail a été fermé jusque tout récemment à cause d'une attaque d'ours qui a fait un mort (gloups, même si on ne l'a appris qu'après...) Balade toute en contrastes : eau turquoise, vert tendre printanier des pins, roches rouges jaunes et noires, ciel d'azur : 2 superbes miles A/R. (croisé une dizaine de personnes)

YELLOWSTONE HAYDEN VALLEY Mercredi 10 août J22 (suite) Fin de journée dans la très belle Hayden Valley : je l'adore... On a vraiment vu plein de bisons cette année (mais quasiment pas de cerfs ni d'élans) Nuit tranquille à Canyon Village dans une cabin spacieuse mais qui ressemble à un baraquement militaire.

YELLOWSTONE NORRIS GEYSER BASIN Jeudi 11 août J23 La grisaille ne nous avait pas permis d'apprécier ce site en 2006. C'est à 20 mn de canyon Village, allons voir. Pas mieux en 2011 avec le soleil : on n'accroche pas. On dirait un terrain vague plein de remblai... Belles montagnes au loin qui nous font envie...

YELLOWSTONE POTTS HOT SPRING BASIN Jeudi 11 août J23 (suite) Notre balade magique nous donne envie de redégoter un coin « sauvage » Sur la route qui mène à West Thumb nous remarquons des fumerolles (il est encore tôt et le fond de l'air est frais) au bord du lac du Yellowstone. On se gare, et on descend vers elles à travers une forêt de pins. On découvre de belles mares multicolores, ça crachouille, ça fume, ça glougloute. Aucun aménagement, pas un chat, mais tout de même le bruit de la route pas loin au-dessus. Il y a là une lagune habitée par un troupeau d'oies que nous n'aurons pas le cœur de déranger. Marion fait son marché et choisira une « belle » vertèbre de bisons (traces et os partout) Encore un endroit étonnant mais un peu trop près de la route. De plus nous allons réaliser en prenant la voiture que l'accès à cet endroit est interdit (plein de panneaux le long de la route un peu après l'endroit où nous nous sommes garés...) Petit tour rapide à West Thumb pour comparer : les mares de west Thumb sont sans doute un peu plus belles mais... très aménagées. J'ai réservé pour nos 2 dernières nuits une cabin à Colter Bay dans le PN du Grand Teton. En route vers le sud donc, pas bien loin en fait...

GRAND TETON 2 Jeudi 11 août J23 (suite) Il fait moins beau ce matin et ça souffle sur le lac ! Nous allons faire un tour sur la piste qui part du sud de Signal Mountain et file vers l'est et la Snake River (la piste qui continue vers le sud en longeant à distance la Snake River est fermée) : bof. Le coin de Mormon Row a toujours autant de charme à nos yeux : bisons, chevaux, vieilles granges dans leur jus. Encore habitées pour certaines !

Petit pèlerinage à Schwabacher Landing où nous avions vu un élan la dernière fois : à défaut d'élan nous y découvrons une cérémonie de mariage assez intimiste (vestiaire derrière les buissons) : une dizaine de personnes, un violon et la Snake River et le Grand teton en toile de fond : pas mal !

Beau paysage de western un peu plus au nord. Séance DVD dans notre douillette cabin.

IDAHO Vendredi 12 août J24 Nous avons envie de voir à quoi ressemblent les Grands tetons depuis leur versant ouest. La Grassy Lake Road se faufile vers l'ouest entre Yellowstone et Grand Teton. On passe tout d'abord devant plusieurs emplacements de camping assez idylliques (mais à plusieurs miles de piste de la route) puis la piste grimpe dans la montagne (peu de vues, on est dans les sapins), redescend vers ce lac recouvert d'une quantité incroyable de nénuphars (jamais vu autant!) puis vers la plaine agricole de l'Idaho (le pays des Famous Potatoes!) C'est très rural puis en approchant de Driggs on rencontre des maisons de plus en plus cossues : on n'est pas loin de Jackson Hole, station de ski très prisée. On ne veut pas déjeuner dans cette ville, on veut de l'authentique alors on s'arrête à Tetonia lorqu'on voit un resto devant lequel sont garées plusieurs voitures (on choisit de préférence les restos où il y a tout de même quelques clients en évitant ceux où il n'y a pas un chat...) Stratégie mise en défaut de façon assez hilarante quand Fred (je vois encore sa tête ! ) se fait servir une énorme bouse de vache (un faux steack reconstitué côtoyant 2 Famous Potatoes, le tout recouvert de 2 litres de sauce diarrhéique figée et froide!) Impossible de ne pas rigoler ! On a oublié de faire une photo ! Le reste était à l'avenant.

Petite pause un peu à l'ouest de Jackson Hole là où arrivent les rafts qui descendent la Snake River (ça a l'air très tranquille) puis petit tour en ville et bon dîner dans un restaurant Thaïlandais (Thaï sapa je crois) Retour vers Colter Bay en passant par Oxbow Bend. Dernière nuit dans l'ouest, demain c'est l'avion...

RETOUR Samedi 13 août J25 Un dernier regard vers les glaciers (maigrichons) des Grands Tetons. Salle d'attente formidable de l'aéroport de Jackson Hole. Personnel convivial (vive les petits aéroports) 2 h coincés dans l'avion sur la piste pour cause de gros orage sur Chicago puis enfin on décolle vers 14h. Correspondance sans problème à Chicago (heureusement qu'on avait 4h, réduites à 2) Comme à l'aller avion confortable avec écran individuel, films, jeux... Puis à Londres et arrivée à Francfort (à J+1 13h30) où il ne manque qu'un sac (…) British Airways nous le livrera à domicile qq jours plus tard (comme d'habitude, on ne s'en fait plus)

CONCLUSION

Encore un belle virée dans l'ouest américain, même s'il faut reconnaître que l'impression de découverte s'émousse au fil des voyages (impossible d'y échapper je pense) Toujours autant de plaisir dans la préparation et toujours autant de facilité dans la réalisation : no stress ! Les Américains sont fiables et réglos (bon, une petite recherche avec Google ne nuit pas de temps en temps quand on a un doute)

4000 miles au compteur comme prévu « à la louche » La seule journée « pénible » prévue au programme a finalement été écourtée par la 5ème crevaison.

On s'est bien sûr félicité d'avoir pris de quoi réparer et regonfler : ça nous a évité de bouleverser nos plans. Le compresseur pèse moins de 4 kg (http://www.best-of-land.com/compresseur-tmax-p-299.html), le kit de réparation qq centaines de grammes (http://motardsardechois.free.fr/Page%20Futura%20Technique/RST%20consommables/Utilisation%20kit%20reparation%20pneu.pdf) Je ne sais pas ce que vaut ce type de réparation sur le long terme : à signaler donc en rendant la voiture (le problème ne s'est pas posé pour nous puisque les pneus ont finalement été changés) Pelle bien utile aussi pour creuser un peu la piste quand il manque qq mm pour mettre en place la roue de secours (cric un peu court?) Les plaques de désensablement n'ont pas servi (sauf pour s'asseoir dessus!), la sangle de remorquage non plus (ouf!)

Notre (tout) petit frigo électrique qui en est à son 3ème voyage a parfaitement fonctionné (il a fallu changer la prise-allume cigare qui ne correspondait pas avec celle de la voiture, trouvé sans pb dans le 1er Walmart venu) La batterie était assez puissante pour le laisser branché en permanence même la nuit (Pas osé toutefois dans les coins perdus loin de tout. La batterie du gros Suburban de 2009, elle, ne tenait pas le coup. Pas de soucis avec un Dodge Durango en 2006)

Un voyage un peu trop « civilisé » finalement : on a trouvé que les nuits en motels cassaient un peu le rythme et l'ambiance (surtout quand il y a du Wifi, difficile de résister!). On aurait du camper plus souvent mais je craignais d'avoir du mauvais temps pour la partie nord du voyage (nous l'avons eu en fait à Zion...et uniquement à Zion. Beaucoup de chance avec la météo!) On a eu parfois un peu la nostalgie de nos aventures de 2009 avec les Grisemote (coucou!)

Un budget explosé par rapport à 2009 : avion +30%, voiture avec 300$ de frais de drop off , cabins et motels, restos...La Californie n'est pas donnée ! Budget quasiment doublé donc, avec un niveau de confort certes supérieur et un voyage plus varié mais moins aventureux (on avait campé presque tout le temps en 2009)

AVION POUR 5 avec British Airways Francfort-Londres-San Francisco Jackson Hole-Chicago-Londres-Francfort 4 913,00 € 4X4 full size 25j chez Alamo via autoeurope frais de drop off à Jackson Hole 300 $ 1 483,00 € Houseboat 3 nuits 547,00 € Crane Flat campground Yosemite 14,00 € Trumbull Lake Campground 18,00 € Yosemite Gateway Motel 2 grands lits 133,00 € Furnace Creek Ranch 2 grands lits 155,00 € Quality Inn at Zion 2 grands lits 2 nuits 220,00 € 2X5 permits pour Coyote Butte South 36,00 € Escalante Petrified Forest campground 18,00 € Grand Junction Super 8 motel 3 grands lits 56,00 € Echo Park campground Dinosaur 6,00 € Dubois Super 8 motel 2 grands lits 81,00 € Yellowstone Old Faithfull lodge Frontier Cabin 1 grand lit+ 1 lit simple, SDB 88,00 € Yellowstone Canyon Lodge Pionner Cabin 2 grands lits, SDB 75,00 € Grand Teton Colter Bay Room Cabin 3 grands lits, SDB 2 nuits 289,00 € Essence : 15j/100, 6400 km 1 066,00 € Divers : resto, pique-niques 1 500,00 €

Total pour 25 jours à 5 9 303,00 €
Open
Du 28 au 28: 31 jours en solo dans l'Ouest! (vidéos)
31 jours de voyage 96 pages de roadbook sur-documentées 15 hôtels (allant de 70 à 240 € la nuit) 3 lessives 6300 kilomètres en voiture 450 kilomètres à pieds 1 paire de chaussures défoncée sur 3 3 kilos perdus 8700 € de budget (dont 1500 $ dépensés sur place et 225 € remboursés en cashback) 25 € de hors-forfait sur le téléphone 2200 photos 17 heures de vidéo (presque 500 Go) 5 mugs-souvenir ramenés en France 1 abonnement Spotify (9,99 €) 1 seul mec (1 mec seul)

Bonjour !

Après avoir préparé mon roadtrip dans l'Ouest américain pendant 7 mois grâce à ce forum, il me paraît assez naturel de partager à mon tour l'expérience que j'ai vécu sur place. Si avec ce récit je peux aider au moins UNE personne qui envisage une telle aventure alors ce sera une grande victoire ! Et quoi de mieux que de démarrer ce carnet un an pile après mon départ, c'était le 28 avril 2016...

Petite remise en situation : je m'appelle Yann, j'ai 28 ans, j'habite en banlieue parisienne et suis un solitaire dans l'âme. Au moment de ce périple je sors peu, je n'ai pas de copine et mon meilleur ami est un bonsaï Ikea. Je ne suis pas sportif du tout et n'ai jamais randonné avant. Je n'ai voyagé que deux fois dans ma vie : 5 jours à Madrid et 10 à New York. Je regarde beaucoup de séries et films américains et pourtant je ne suis pas du tout « fluent » en anglais... Je quitte le territoire serein, ou presque. J'ai juste peur que le bonsaï meure, sans eau.

Avec ces premières données, vous pouvez d'ores et déjà deviner à quel point la préparation de ce roadtrip fut laborieuse et à quel point le roadtrip en lui-même fut dépaysant ! Je le sentais déjà en parcourant les carnets sur ce forum et je l'ai encore mieux constaté sur place : voyager seul n'est pas une chose commune. Ce sera d'ailleurs l'angle principal de mon carnet.

Je n'ai pas l'intention ici de jouer au guide touristique. La longueur des randonnées ou l'intérêt des parcs sont déjà bien assez documentés sur internet. En revanche j'aimerais vous raconter mes journées telles que je les ai vécues en partageant mes ressentis, mes bonnes et mauvaises surprises et même quelques conseils simples et logiques que j'aurais aimé lire plus tôt.

Ceci dit, ne comptez pas sur moi pour vous donner de bonnes adresses de restaurant. J'ai justement profité d'être seul pour expédier les repas, en sauter certains et consacrer plus de temps à mes visites sur place. La plupart du temps, mon organisme a du se contenter de chips et de glaces :)

Petit rappel des étapes :

Los Angeles Williams Grand Canyon Page Monument Valley Moab : Arches et Canyonlands Capitol Reef Bryce Canyon Zion Las Vegas Vallée de la Mort Sequoia San Simeon Monterey San Francisco

A suivre...
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Etats-Unis: me faut -il quand même un visa pour un stage d'un mois et demi?
Bonjour à tous,

nouvelle sur ce forum je ne sais pas si je dois me renseigner pour un visa J-1, car je part en stage que pour une 40 aine de jours à New York. On m'a dit en plus que ce visa est cher est long à obtenir, n'y aurait t-il pas une autre solution? Etant étudiante j'ai juste 2 000 euros sur mon compte pour ce séjour (sans compter le billet d'avion et passeport que j'ai déjà).

Merci par avance pour vos réponses je suis un peu perdue et j'ai peur de ne pas pouvoir y aller à cause de l'argent.
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Tour opérateur pour la côte Ouest américaine, San Francisco et ses environs?
bonjour, je compte partir aux usa(cote ouest, san francisco, et c'est environs) en juillet avec ma copine qui n'est pas vraiment une aventurière... que me conseiller vous??organiser le voyage moi meme au risque de rencontrer quelles galères ou bien prendre un tour opérateur???

* organisation perso:quel budget total prevoir pour deux, deux semaines de voyagea san francisco et sa région?? * via un tour operateur:quel agence choisir??(sûreté, fiabilité, prix, etc) merci d'avance pour vos réponses et bon réveillon
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Ouest Américain, 14 jours en famille, que du Bonheur!!!
Ce voyage cela faisait longtemps que nous parlions de le faire avec les enfants, longtemps cela veut dire depuis la première fois où mon épouse et moi avons mis les pieds aux USA………. C’était en 2005 ! Notre hésitation venait entre faire New York en visite sur une semaine ou bien L’ouest Américain sur 15 jours ……

L’ouest nous le connaissons Laurence et moi pour y avoir roulé par 2 fois en Moto, une fois en 2005, pendant 15 jours en version « accompagné », puis une autre fois en 2009, pendant 3 semaines, libres comme des oiseaux et tout organisé par moi, Christophe, de A à Z. Puis nous avons découvert la côte Est avec une semaine en Octobre 2007 à New York, puis sans mon épouse je suis parti seul à la Bike Week de Daytona Beach en Février/Mars 2008, oui je sais c’est lâche de ma part, mais c’est elle qui n’a pas souhaité venir, il faut dire que l’ambiance y est un peu particulière, si vous voyez ce que je veux dire.

La décision donc de repartir fut prise avec Laurence, mon épouse l’année dernière au mois d’Août 2010.

Nous avons pris l’option de passer par une agence de voyage recommandée par des amis, car après des heures passées sur Internet à essayer de choisir le meilleur vol, la meilleure destination, la meilleure compagnie, je me suis rendu compte que l’agence de voyage « Plein Ciel » situé à Arpajon 91 nous proposait un vol avec Escale à Zurich via Los Angeles et retour idem, pour un prix que je n’avais pas trouvé sur internet, allez comprendre !! Nous avons établi notre itinéraire et nos priorité avec mon épouse et avons demandé à l’agence de faire les réservations de chambre d’hôtel pour toutes nos étapes, dans les villes que nous avions choisi, car nous ne voulions pas prendre le risque de ne pas trouver de chambre le soir en arrivant à destination, surtout avec 3 ados. Nous l’avions fait quand nous partions « Rider » en moto aux USA, mais là nous ne voulions prendre aucun risque et jouer la carte de la sécurité.

Le vol fut réservé en Novembre 2010, soit 3005 euros pour nous 5. Les chambres furent réservées et confirmées en Février 2011 (2 à chaque fois, car peu d’hôtel, du moins sur ceux que nous avions retenu, proposé des « Family Room ») pour un budget de 2800 euros.

Je n’ai réservé pour ma part qu’une chambre sur Los Angeles, en fin de parcours au Confort Inn sur Santa Monica Boulevard, car l’agence par laquelle nous sommes passés, n’avait pas de partenaire sur Santa Monica, et forcément nous avions prévu dans notre périple, une nuitée proche du Pier !

Restait à régler le problème du véhicule, qui à été soldé une semaine avant notre départ, nous sommes passé par BSP auto, très bon contact, personne au téléphone accueillante et disponible, notre choix s’est porté au final sur la catégorie « monospace » (après une hésitation sur un grand et gros 4X4), Dodge Grand Caravan ou équivalent, pour un budget, assurances comprises et kilométrage illimité comme bien souvent, de 536 euros.

Le week end précédent notre départ je suis monté, en moto, à la capitale, chez « Yes change », afin d’avoir un maximum de liquidité, et essayer, tant que faire ce peu, d’utiliser la CB sur place le moins possible. Les frais bancaire auprès de la BP val de France ne sont pas énorme en soit (2,5% du montant facturé et 2 euros de commissions par opérations) mais si nous pouvions ne pas l’utiliser sur place ce serait d’autant mieux. Lors de notre séjour, je ne la « dégainerais » que par 2 fois pour des sommes disons au dessus des 140$ (pour deux chambres à Laughlin et à Universal Studio pour payer les entrées du Park).

Pour nous véhiculer jusqu’à l’aéroport de Roissy, nous avons fait appel à une compagnie de transport de personne ( www.sefairetransporter.com ), très professionnelle, qui est venue nous chercher le matin du départ très tôt avec un trafic dernière génération aménagé pour le transport de personne (il ne faut pas oubliez que nous sommes 5, Laurence et moi, mon fils ainé Alex 22 ans, Maxence, 19 ans, et Axel 13 ans + toutes les valises et sacs cabines……………….La Clio de mon épouse ne pouvait pas tous nous accepter !! Et l’espace Renault ne fait plus parti de la Famille depuis qu’Alex et Max ne partent plus en vacances d’été avec nous). Cette compagnie est venue nous rechercher à notre retour pour la somme de 188 euros A/R (nous sommes au sud de Paris à environ 80kms de Roissy), c’est une somme il est vrai, mais je ne me voyait pas emprunter la ligne B du RER pendant 1H30 aux heures de pointes avec tous les bagages et sacs le jour de notre départ et idem au retour, et puis me direz vous, quel confort d’être pris et déposé au pied de sa porte!

Vendredi 08 avril 2011 Vol Paris-->Zurich-->Los Angeles

Lever tôt et valises bouclées, la nuit comme à chaque veille de grand départ, à pourtant était bonne mais courte, Laurence à pris soin de mélanger les affaires de tout le monde dans les valises des uns et des autres, on ne sait jamais, pour ma part et sur les bons conseils de ma Maman qui à été accompagnatrice de voyage pendant 20 ans de sa vie et qui à voyagé plus de 100 fois à travers le monde, nous avons fait des photocopies de passeport et pièce d’identité que nous avons réparti dans les 5 valises, au cas où, un homme averti en vaut deux. Nous sommes prêts pour le Départ, notre chauffeur est au RDV, voir même en avance d’ ¼ d’heure (il est 05h30, RDV avait été donné à 05H45 à la maison), nous lui offrons un petit café, le temps que tout le monde finisse de s’habiller et de se préparer, puis nous prenons le départ à 05H55, direction Roissy Charles de Gaulle, discussion avec le chauffeur tout au long du trajet, un jeune Algérien bien sympa, plein d’humour et d’innocence. Arrivé vers 07H10 à Roissy, nous sommes très en avance, mais c’est tant mieux, car il n’y a rien de plus angoissant qu’un départ comme celui-ci, peur des embouteillages, peur de rater l’avion, peur de l’incident du dernier moment, bref, une fois de plus on a préféré assurer plus tôt que de voir filer notre avion sous le nez, à cause d’une mauvaise organisation ou bien d’un retard. Le chauffeur nous dépose devant le terminal 2, il me donne son N° de portable pour le retour afin que nous puissions l’appeler dès que nous serons descendus de l’avion. Nous enregistrons nos bagages au comptoir de Swiss Airlines il n’y a plus qu’a attendre, devant un petit café, que l’embarquement se fasse à 09h50.

C'est parti, dans quelques heures nous y sommes!

Le vol Zurich/Los Angeles nous parait interminable, autant le premier tronçon Roissy/Zurich se fait en à peine 01H00, autant la deuxième partie est extrêmement longue, nous sommes pourtant choyés, c’est une très bonne compagnie et on y mange tout le temps, mais bon sang que ça n’en fini pas, surtout quand vous n’arrivez pas à fermer l’œil et qu’un Bébé pleure juste devant vous, avec des parents impuissants face aux larmes de leur enfant qui devait être fiévreux ou malade ce jour ci, c’est pas de chance! Le vol se déroule sans turbulence, passage au dessus de l’Irlande puis direction le Groenland et l’on traverse les US de NE en SO. Arrivé à l’heure de l’avion, nous empruntons d’interminables longs couloirs moquettés pour arriver finalement à la Douane où nous ne remplissons qu’un « custom declaration »pour l’ensemble de la famille, le passage s’y fait très rapidement pour une fois et nous récupérons nos valises dans la foulée, ouf ! Le compte est bon (pas comme en 2009). Nous sortons de l’aérogare côté « Tom Bradley international terminal » et repérons les panneaux ronds et mauves des « Rental Car »avec une petite voiture et une clé blanche dessinés dessus (pour nous c’est la première fois que nous louons une voiture, car à chaque fois nous louions une moto, donc prise des transports en commun ou taxis), l’attente se fait sur le trottoir, sous le panneau, patiemment. Nous voyons défiler et passer devant nous à plusieurs reprises les navettes de loueurs tels, Avis, trifthy, Rent a car, hertz, mais pas Dollar! Cela commence à m’inquiéter, aurions nous mal compris ou mal lu surtout quand vous voyez les bus des autres compagnies s’arrêter à plusieurs reprises devant vous. Je retourne au « « visitor information » pour demander et l’on me dit que c’est bien ici, là ou nous attendons, que la navette va passer, quelle est rouge et jaune et qu’elle ne devrait plus tarder. Effectivement, il fallait un tout petit plus de patience car la voilà qu’elle arrive, bondée de monde, nous peinons à rentrer dedans, nous y sommes !!!! direction le loueur qui se trouve à quelque miles de l’aéroport au 5630 Arbor vitae street Los Angeles CA.

Un petit ¼ d’heure plus tard nous sommes rendus chez Dollar, les enfants et Laurence attendent à l’extérieur tandis que je me présente au « Lobby Customer Rental », il y a un peu de monde, mais peu d’agent de chez Dollar derrière le comptoir, il faut s’armer de patience surtout après un long vol et un lever très matinal.

Entrée du Lobby chez Dollar

La fatigue commence à faire son effet. Mon tour vient et je présente notre Voucher, permis de conduire, Carte Bancaire et carte d’identité, je lis le contrat et préfère prendre, en assurance complémentaire, la Roadsafe (qui vous assure un dépannage quelque soit le lieu, le jour et l’heure de notre véhicule, crevaison comprise), à 5,99$ par jour, soit un supplément de 83,86$ pour les 14 jours, plus le Prepaid fuel à 82$, bref nous devrons nous acquitté à la restitution du véhicule de la somme 202,26$ y compris les taxes fédérales. Une empreinte de ma CB de 400$ en « Cash deposit » est faite, nous n’avons pas eu droit comme certain forumeur ont pu le décrire au travers de leur récit, à une insistance de la part des employés à vouloir nous faire prendre des tas d’assurances complémentaires, celle que nous avons, c’est nous qui l’avons choisie !!!!.

A la sortie du Lobby muni du fameux sésame, nous avons le choix des véhicules, des marques et des couleurs dans notre catégorie et nous nous dirigeons vers la section « V » pour mini van et van, située juste en face de la sortie du Lobby et de la barrière de sortie. Un Dodge Grand caravan rouge retient notre attention, et nous tend les bras car le reste du parc automobile est soit blanc ou bien gris clair, bof, puis nous commençons à le charger.

Le Dodge Grand Caravan que nous ne prendrons pas!

A ce moment là, un des employé, nous interpelle et nous dit plus tôt de prendre celui qu’il vient de déposer et laver, il est tout neuf, ou presque avec seulement 1733 miles au compteur, on défait tout et l’on remet tout nos bagages dans le Chrysler « Town & Country » Flexfuel bleu foncé….. superbement bien équipé, vitres fumées trois quart arrière, porte coulissante latérale électrique, ouverture du coffre électrique depuis la télécommande ainsi que les portes latérales, indicateur de présence de véhicule « angle mort » dans les rétroviseurs par un petit triangle « orange » qui s’allume lorsqu’il détecte un véhicule sur votre droite ou votre gauche, caméra de recul, ensemble stéréo très complet et performant, bref une multitude de gadget qu’il va falloir que j’apprenne à dompter, mais surtout, le point fort et que nous recherchions avant tout, la place et de confort pour nous 5, c’était une de nos priorité.

Le Chrysler Town & Country qui nous accompagnera

La température extérieure affichée au tableau de bord est de 56° F (il faut que je trouve comment mettre les instructions affichées en Français et en degré Celsius, ça me causera plus !), il fait moins chaud qu’à Paris mais c’est une température agréable. Nous nous présentons à la guérite située à la sortie, là une jeune femme me demande de représenter le permis, ainsi que le contrat, elle bip sur le pare brise côté bas conducteur le code barre et c’est parti pour l’aventure. La barrière se lève, nous passons les herse au sol, je sors et prend à droite sur Arbor Vitae street puis m’arrête plus loin pour mettre en route le GPS avec la carte TOM TOM acheté sur EBay quelques jours auparavant…………… pourvu que cela marche !!!, Je colle la ventouse sur le pare brise, clips mon GPS GO500, cherche une prise allume cigare, deux se présente à moi tout en bas de la console centrale au niveau du plancher. Mince mon câble est trop court, ça va pas le faire. Ouverture des différentes boites à gant et vide poche, enfin je trouve mon bonheur dans la console située entre les deux sièges avant, la partie supérieure se coulisse vers l’arrière pour laisser place à du rangement ainsi qu’à une autre prise allume cigare, je tends le cordon d’alimentation du GPS à son maximum, c’est bon c’est connecté, mais c’est vraiment très short ! Le GPS reste tout grisé, et bloqué sur une position, il n’arrive pas à prendre le signal, pourvu que l’on ai pas un pare brise « Athermique », ce serait ennuyeux, d’autant que je n’ai aucune carte détaillée de Los Angeles, je n’ai qu’une carte routière Michelin de l’Ouest Américain, on décide de reprendre la route quand même et là au même moment, magie nous avons l’itinéraire qui s’affiche à l’écran, ouf !!!!Petit soulagement surtout que la nuit commence à tomber et que je me voyais mal me diriger dans cette faune urbaine pour rejoindre l’hôtel. Le GPS nous annonce 25kms pour une petite vingtaine de minutes pour aller à l’Econolodge situé aux 777 N vine st..Il me tarde d’y être.

Les premiers kms à bord du Chrysler se font gentiment, la boite automatique avec levier situé à droite du volant, étagé à 6 rapports et séquentielle est très agréable, ce qui est surprenant, c’est le frein à main qui est ….. aux pieds ! Et oui il faut appuyer avec son pied gauche pour mettre le frein à main, je trouve cela un peu « archaïque », surtout pour un véhicule récent (le notre était de Février 2011) d’autant que sur l’espace Renault, le frein à main se mettait tout seul électriquement une fois le contact coupé. Les enfants sont assez surpris de ce qu’ils voient sous leurs yeux, les grosses voitures, les mustangs, camaro SS, Dodge Charger srt8, le trafic intense, les feux décalés de l’autre côté de l’intersection, les panneaux de signalisation, le droit de tourner à droite même lorsque le feux est au rouge etc….. Le GPS nous fait passer par un quartier assez chic, enfin nous voilà arrivé, je gare le véhicule sur l’une des trois places « customers only » situées juste à droite de l’entrée.

Notre Hôtel le lendemain de notre arrivée à L.A

Le réceptionniste me demande mon ID (pièce d’identité) et mon Voucher, les chambres nous sont attribuées, une avec un King size bed et un Flat TV l’autre avec 2 Queens size bed, c’est là que les enfants (Alex et Max) dormiront, nous nous dormirons à 3 avec Axel. Une fois la répartition des affaires refaite dans chaque bagage, nous allons mangé juste en face au SuBway, Il n’y a que la route à traverser à pied , la fatigue faisant, il est heure locale 20h30, mais chez nous cela fait plus de 24 heures que nous sommes debout, c’est assez dur et une bonne nuit devrait remettre tout cela d’aplomb………..

samedi 9 avril 2011 Los Angeles-->Barstow-->Laughlin

Réveillé et frais comme des gardons à 01h30 du matin on se dit Laurence et moi que la ça va pas le faire et nous somnolons jusqu’au petit matin, décidons de nous lever à 06h30 !! C’est pas grave c’est les vacances et nous ne sommes pas là pour faire des grasses matinées ! L’aventure va commencer.

Ce matin, au lever, la température affichée est de 56°F. Notre formule dans la réservation de nos chambres prévoit « accommodations » c'est-à-dire que vous allez au Lobby de l’hôtel vous servir en café et divers Donuts et Muffins (quand il y en à !) puis remontez dans votre chambre pour manger tout cela, ce que nous faisons, le vrai Breakfast attendra que nous soyons sortis de la ville.

Le petit déjeuner englouti et les douches prises, départ direction Barstow (j’avais prévu de faire Calico Ghost Town mais sur les conseils d’amis et forumeurs, nous zapperons de le faire)par la I40 vers 08h30 de Los Angeles avec un temps très ensoleillé, j’avais fait la météo avant de partir, je dois dire qu’ils ne sont pas plus doué aux USA que notre Evelyne Délia nationale pour prévoir la météo, on nous annonçait un temps pas « tip top », voir pluvieux, résultat il ferait même presque chaud et ensoleillé, on ne va pas s’en plaindre! Après quelques temps de route, l’on s’arrête vers 10h20 au Summit Inn à Oak Hill (que je n’avais pas trouvé sur le coup dans le GPS), et qu’ « Alain2904 », du forum, m’avait transmis, pour un petit Breakfast au comptoir comme les américains.

Le Summit Inn d'Oak Hill

1er vrai petit Breakfast pour les enfants dans un endroit rempli de vieilles choses dédiées à la Mother Road, j’suis comme un gosse ! Au menu la même chose pour tout le monde, on va pas faire compliqué, surtout que tout le monde est d’accord, 5 petits Pancakes, 2 œufs sur le plats « sunny side up » (la prochaine fois je les demanderais « over easy » car les enfants n’aiment pas le blanc quand il n’est pas tout à fait bien cuit), 2 tranches de bacon grillé, café/thé/chocolat chaud avec crème chantilly, nous laissons un petit mot sur le « Visitor Book » que le patron/cuisinier nous présente en nous ayant demandé auparavant « Where do you come from ? ».

Les 3 monstres et leur Maman

Petite séance photos, dedans, dehors. C’est un endroit très sympathique à recommander, prix d’environ 55 $ pour nous 5, boissons et tips compris, pas cher comme première expérience en famille ! Nous reprenons la route avec un petit peu plus loin un arrêt au Bagdad café à 12h30, petite collation, Alexandre laisse une carte de mon entreprise Dal’Alu au dessus de la porte d’entrée, séance photos dedans et dehors, des touristes mexicains nous prennent en photos derrière le comptoir puis nous adressons une dédicace dans le livre d’honneur et surtout dédicaçons comme en 2009 sur le T-shirt accroché au mur « Lelardfamily en force le 09/04/2011 », cela restera dans les anales , je remarque qu’ils ont toute une pile de livre de dédicace, celui que nous utilisons est daté de Début 2010, tant pis nous ne verrons pas notre empreinte laissée en 2009 !!. On reprend la route et nous nous arrêtons à Ludlow vers 14h00 pour prendre des photos de Trucks et faire un petit arrêt pipi, un film se tourne face à la station chevron, nous restons 2 ou 3 minutes et observons……….dès fois que l’on reconnaisse un acteur célèbre, une petite dédicace serait la bienvenue!

Tournage à Ludlow.......nous les reverrons à Monument Valley!

Puis nous reprenons la direction de Laughlin via un tronçon de la route 66. Arrêt à Amboy au Roy’s Café vers 14h45, la météo est plus clémente la température s’élève même jusqu’à 65°F (j’ai toujours pas trouvé comment on mettait les instructions en Français, ça doit être possible bon sang !).Séance photos devant le Roy’s et devant le sigle «66 » au sol, les enfants se prêtent au jeu des photos devant le sigle, ça fait plaisir même si cela ne leur évoquent rien, malgré un petit cours d’histoire très succin sur la création de la Mother Road, ils écoutent c’est déjà cela de gagné. Nous reprenons la route direction notre hôtel, l’Aquarius à Laughlin, petit Las Vegas frontalier avec l’Arizona (de l’autre côté de la rivière), avant la vrai démesure.

Un petit avant goût pour les enfants de Las Vegas

La voiture est garée au 4ème étage, il est 17h00, au self park situé sur la droite de l’hôtel, nous prenons les bagages direction le Lobby pour le Check in, 5 mns d’attente à peine et là Oups petit problème, notre réservation n’est pas confirmée! Ca commence !

Ils n’ont aucune trace de notre paiement, disons du paiement de l’agence. Ils ne nous retrouvent pas non plus par le Nom de famille. Heureusement nous avons pu avoir 2 chambres, et ce malgré que l’on soit un Week End, au 11ème étage, pour 148 dollars taxes comprises, nous verrons au retour avec Afat, notre agence de voyage, pour le remboursement de ces dernières. Cela commence bien j’espère qu’il n’y aura pas d’autres surprises de cet ordre là. Découvertes des chambres, bien et spacieuses, comme à chaque fois je dirais, la notre à une vue sur la rivière et le parking à Camping car, celle des enfants une vue sur la rivière, les terrains de tennis et la piscine qui sont situés en contre bas…………au dessus des tables de Poker et Bandit Mancho!!!





Nous sommes à la limite du Nevada et de l’Arizona. Valises à peine posées au sol, direction à 17h30 à l’Outlet Center situé juste en face de l’hôtel. Là Alex dépense ses premiers $ en s’achetant des casquettes Quick Silver, puis nous passons devant un magasin DC shoes, Laurence et moi croyons, au vu du logo, qu’il s’agit d’un magasin Dolce&Gabana, je ne sais pas si c’est fait de façon à tromper l’ennemi, mais en tous les cas, pour des novices comme nous, cela nous met le doute. En fait non, il s’agit d’un magasin connu des enfants, DC shoes avec des T-shirt, casquettes, jeans et chaussures pour jeune. Ken Block (l’as de la manipulation et de la dérive ultra précise avec une Ford Focus, j’avoue il maitrise le bougre !!) y a un rayon. Alex et Max s’achète T-shirt en promo, Casquettes à nouveau pour Alexandre, il aime bien les collectionner, puis ça lui évite de se coiffer le matin au réveil.



Le tour de l’outlet, qui est somme toute assez petit (il n’y a que l’étage du haut pour les magasins, le bas est dédié au « Food court », Mac do, Pizza Hut etc…) se fait très rapidement. Max et Laurence remonte chez DC shoe pour un dernier achat : des chaussures à un prix résolument bas 54$. En attendant nous sortons prendre l’air avec Axel et Alexandre et profitons pour faire des photos des alentours. De retour à l’hôtel petit détour au fond du casino pour voir les prix au Steak House ainsi qu’au Splash cabaret puis nous remontons dans nos chambres. Nous redescendons vers 20h40, la fatigue commence à se faire sentir, et décidons de manger au Café Aquarius, le Burger King étant définitivement fermé au grand désespoir des 2 grands, qui se voyaient déjà avaler leur premier Burger King, mais ce n’est que partie remise (nous n’avions pas trop envie de remanger dans un subway qui est présent dans l’enceinte du Casino!!) Au menu pour toute la famille …………….Hamburger ! Bon d’accord fait maison, mais Hamburger quand même ! Le mien je le choisi avec champignon et fromage, je dois dire qu’il très bon, nous nous en tirons avec le Tips pour 60$ boissons comprises, cela est raisonnable. Nous remontons nous coucher vers 10h00, la nuit sera réparatrice.

Dimanche 10 Avril 2011 Laughlin-->Oatman-->Seligman-->Tusayan

Lever ce matin à 07h00, nous prenons un petit déjeuner dans la chambre et Laurence va nous chercher des cookies au subway situé à l’intérieur de l’Aquarius. Tout le monde passe à la douche, Laurence s’aperçoit au travers de la vitre de notre chambre qu’il y a , au parking en contre bas là où tous les campings car sont stationnés, des vieilles voitures exposées, j’enfile un Jean, prend mon appareil photo et m’en vais photographier tout cela. Il s’agit en fait de la réunion d’un club, le Model « A » Ford club, avec de très beau véhicule, et surtout de très vieux passionnés. La température est clémente, il fait dehors 55°F.



Quelques Ford "A"......

...... toutes plus belles les unes que les autres.





Superbe!

A mon retour, nous bouclons les valises, descendons faire le Check out, il est 08h45, faisons un premier plein, et mettons du regular 87, car il n’y a que cela qui s’approche le plus du E85 marqué sur le bouchon du réservoir du véhicule (cela nous revient à 50$). Départ de laughlin vers 09h00, nous traversons le pont qui enjambe la rivière et nous nous retrouvons en Arizona, direction Oatman, je voulais faire le Hoover Dam, mais Oatman à retenu ma préférence. Nous y sommes 1 ½ heure après, les ânes et le combat de cow boys dans la rue sont au RDV. Après quelques emplettes, et achat de souvenirs, nous décidons de déjeuner au Historic Oatman hôtel (devant lequel se déroule le duel de Cow Boys), mais il est trop tard pour le Breakfast, c’était jusqu’à 10h30 et il est 10H45! Donc nous aurons droit au Lunch, hamburger pour tout le monde et chips « home made », pas trop mauvais, le prix, avec les boissons et le tip, environ 62$, c’est honnête et rapidement servi.

L'intérieur de l'Historic Oatman Hotel

Mon Casse Croûte du Midi, le début d'une longue série!!!

Nous reprenons la route direction Seligman avec arrêt chez Delgadillo, il est 14h15, et achat à nouveau de souvenirs. Photographie devant le cultisime logo Route 66 avec les enfants. Je leur raconte que Seligman, en règle général ne me porte pas beaucoup chance, pour preuve en 2005, lorsque nous avions dormi au « Historic route 66 motel » j’avais oublié le matin au départ pour le Grand Canyon, mon téléphone portable sur la table de nuit (le patron à l’époque me l’avait renvoyé en France), puis en 2009, lors de notre arrêt chez Delgadillo, j’avais mis mes lunettes de vues « claires » coincées dans le col de mon T-shirt et avais mis les lunettes de vues pour le soleil sur le bout de mon nez, je me suis aperçu, le soir arrivé à Williams, que je les avait perdu sur le trajet ! Donc direction Williams, sur la route je me rends compte que je prends le temps depuis ce matin de rouler tranquillement, et je me mets à consulter le planing journalier des choses prévues que j’avais mis dans le vide poche de la porte conducteur. Je me rends compte avec horreur qu’au programme était prévu de voir le Grand Canyon aujourd’hui !!!!!!!!! AArrrgghhhhh !!! L’angoisse m’envahie, mais en même temps, vu que ni Laurence, ni les enfants ne savent avec précision ce que nous faisons au jour le jour, je me dis tant pis ce sera pour demain avec Monument valley, faudra sûrement pas trainer, les enfants ne m’en tiendront pas rigueur (je prie très fort pour que nous ayons le temps de faire les 2 dans la même journée !). Arrivé à Williams nous nous arrêtons au Safe way à l’entrée de la ville, petit achat de gâteau pour les hôtels dans lesquels nous avons la formule « Accommodations »!! De nouveau arrêt pour achat de petit souvenirs en centre ville, je trouve pour mon collègue et ami Pascal une plaque en acier peinte, belle réalisation, représentant une Ford Mustang Fastback de 1965, de la même couleur que celle qu’il possède en France, il m’avait fait le même cadeau, voilà 2 ans en arrière lorsque je m’étais acheté la Ford Mustang GT California Special de 2007 ! J’espère que cela lui plaira. Quand à Axel lui, c’est un fusil en bois avec une épingle à linge collée au dessus et qui envoi des élastiques qui retient son attention, je lui prends, ça coute 7,99$ ! Tout le monde ayant trouvé un petit souvenirs, nous prenons la direction de notre hôtel à Grand Canyon, Tusayan plus exactement, au Holyday Inn express HWY 64, l’arrivée se fait vers 18h15, la neige est présente, j’espère de tout cœur que cela ne va pas compromettre la visite de demain.

La neige ne démotivera pas les troupes!!

Petit tour par le Lobby, check in, présentation de la Carte Bleue, de la carte d’identité et du Voucher, les chambres sont réservées ouf !!! , le réceptionniste me fait signer un papier pour que je m’engage à ne pas fumer et me prend l’empreinte de ma carte bancaire au cas où, pas de soucis, les enfants sont prévenus, attention sinon ça va nous coûter cher !! Nous avons droit si nous le désirons à une piscine couverte et chauffée ouverte de 19h00 à 23h00, pour le petit déjeuner demain ce sera entre 06h30 et 09h30, il était prévu dans notre formule. Ca tombe bien car il ne faut pas que l’on décolle trop tard, journée un peu chargée, du fait de mon oubli non intentionnel.

Pendant que j’essaie de me connecter à internet pour donner des nouvelles à la famille avec envoi de photos pour les Mamys respective, Laurence part en éclaireuse pour voir ce qu’il y a autour de l’hôtel pour se restaurer ce soir. A son retour, elle nous laisse sous entendre que ce sera Pizza Hut, une valeur sur, les enfants sont OK, pensez donc et nous voilà parti en voiture à Pizza Hut. Tout d’abord il faut faire le choix de la taille de la pizza ainsi que de ses ingrédients, le temps que tout le monde se mette d’accord puis nous commandons, je vois le compteur de la caisse enregistreuse qui s’affole, à chaque fois que les 4 membres de ma famille commande une pizza, au total avec les boissons cela nous coutera quand même la bagatelle de 90$ !!!!!!!!! Et oui les enfants et Laurence se sont commandé une pizza Médium au prix de 21$ pièce.....sans les taxes !! Pour ma part je me suis contenté d’une Small pizza !! Les pizzas 20 mns après arrivent, je me dis que l’on ne va jamais pouvoir tout finir vu la taille de ces dernières, ce qui s’avère exact quelques minutes plus tard. Mais bon nous avons demandé une boite pour mettre les restes dedans car évidement il en est resté et pas qu’un peu ! Vu le pris payé, je n’ai pas trop envie de gâcher, cela nous fera notre repas de demain midi, il reste de quoi !! Nous remontons à l’hôtel vers 20h40, dans la voiture la température affiche 30°F, va falloir se couvrir demain, nous rentrons dans nos chambres respectives et l’on se souhaite bonne nuit.

Lundi 11 Avril 2011 Tusayan-->Grand Canyon-->Monument Valley

La nuit ne fut pas trop réparatrice, la clim à fait du bruit, comme à chaque fois qu’il y a une clim j’irais presque à dire, mais surtout quelqu’un à du toucher au réglage (Axel ou Laurence) et c’est pour le coup qu’il à fait froid toute la nuit, puisqu’elle était réglée sur « Cold ». Le soleil est au RDV, c’est déjà une bonne chose, un beau ciel bleu apparait à la fenêtre de notre chambre, il est 06h45.Nous nous préparons pour aller déjeuner, c’est compris dans le prix de la chambre, la tranche horaire du Continental Breakfast est 06h30-09h30. Un peu de monde, il est 07h50, mais nous trouvons de quoi nous assoir, nous passons juste après un groupe, heureusement sinon il aurait fallu attendre ou bien déjeuner debout. Le petit déjeuner était très bien, machine à fabriquer les pancakes automatique, géniale! Je n’avais jamais vu, bacon parfaitement grillé, omelette avec du cheddar entre deux couches, bref très bon petit déjeuner, très complet, des fruits, jus de fruit, corn flakes etc….Nous faisons le Check Out vers 08h40 et partons pour Grand Canyon. Arrivé à l’entrée, et après s’être arrêté devant le panneau pour une photo familiale, je présente le «Pass America the Beautifull », acheté quelques semaines auparavant sur Leboncoin ( qui pouvait recueillir une autre signature) avec ma carte d’identité, le ranger nous donne le plan en français et c’est parti pour 03h20 de visite, nous allons avec les enfants à l’essentiel, nous, nous connaissons pour l’avoir vu deux fois. Ils sont admiratifs devant tant de grandeur et de silence, nous passons par les points de vue suivants : Grandview point –Yavapai –Mather point – Pipe creek vista –Yakee point et Navajo point.



Réglement de compte entre Frangins!

Avant de repartir vers 12h00 je refais un plein pour 60$, à la hauteur de la sortie Est à Navajo point. Nous sortons du park, sur la route nous finissons la Pizza de la veille qui au matin était très fraiche, puisque restée dans la voiture toute la nuit, et légèrement tiède, car positionnée depuis notre départ ce matin sur le tableau de bord au dessus des bouches de ventilation……….. On fait comme on peut, mais il était hors de question que l’on jette l’argent par les fenêtres. La route qui nous mène à Monument Valley et vraiment agréable, les enfants en profitent ainsi que Laurence, pour faire une petite sieste, tant pis pour eux ils loupent des paysages formidables. Nous arrivons vers 14h45 (mais 15h45 heure Locale), et entamons la visite de MV en Monospace et là …………ce n’est qu’émerveillement de la part des enfants.

C'est pas fait exprès!



Nous y restons 03h00, empruntons la piste en connaissance de cause (nous ne sommes plus couvert par les assurances dès lors que les pneus quitte le bitume). Nous avions déjà fait la piste en moto en 2005, mais pas en 2009, le chemin est un peu abimé sur le début , mais pour le reste, ça ne vaut la peine de louer en amont un 4X4 pour faire ce genre de piste, plus gourmant en essence et moins spacieux qu’un monospace !

Un peu poussièreuse la route tout de même.

Ils sont heureux et cela fait plaisir à voir. Ils se prêtent volontiers au jeu des photos. A 17h30 nous quittons Monument Valley, nous nous dirigeons vers notre hôtel qui n’est pas très loin, le Goulding Lodge, la réservation est effective, c’est déjà cela (après la déconvenue de l’Aquarius), et prenons possession de nos 2 chambres la 216 et 217, très propre, odeur très agréable, vraiment rien à redire, face à Monument Valley, que du bonheur et quelle vue, cela ne vaut peut être pas celle du View, mais qu’importe je suis heureux et ma famille aussi c’est tout ce qui m’importe ! J’avais demandé au réceptionniste l’heure limite pour manger, il m’avait indiqué 21h00, nous décidons donc d’aller manger, il est 18h30, aussitôt les valises posées. Au menu ce soir, au restaurant du Goulding, « Chicken Wings »pour Max et Axel, un « All you can eat soup&salad » pour Laurence, un « BBQ Ribs » pour moi et un « Chiken Breast » pour Alex, une petite bière sans alcool pour bibi et un Orange Juice pour les enfants. La vue au Resto est superbe, nous assistons au coucher de soleil sur Monument Valley, encore un grand moment, j’immortalise cela avec mon Canon 1000D.

Coucher de soleil depuis le restaurant du Goulding

La nuit tombe, il est 19h00. Tout le monde s’est régalé, montant de la note tip, repas et boissons comprises 110$, vu ce que l’on a mangé c’est plus qu’honnête, le service fut impeccable et rapide. Retour à la chambre à 19h30, en même temps il n'y a pas grand-chose à faire, si ce n’est aller faire un petit tour à la piscine qui reste ouverte jusqu'à 22H00. Demain départ pour antelop et Las Vegas que les enfants attendent avec impatience, on ne va pas se coucher trop tard, la journée va être longue.

Mardi 12 Avril 2011 Monument Valley-->Antelop Upper-->Kanab-->Las Vegas

La décision à été prise depuis bien longtemps de me lever très tôt, afin d’admirer de lever de soleil depuis le balcon de notre chambre, sur Monument Valley. Lever donc à 05H20, la lumière commence à faire son apparition et le ciel s’éclairci, Quelques nuages viennent troubler ce beau lever de soleil mais qu’importe, j’apprécie chaque minute pendant ¾ heure, les enfants qui sont dans la chambre juste à côté de la notre avait programmé leur réveil pour y assister aussi, je vois des flashs qui crépitent un peu partout depuis les balcons, je vois que nous ne sommes pas les seuls ! Le spectacle est superbe et cela vaut vraiment le coup de se lever tôt.

Wonderful......

........Amazing........

......Superbe!!!!!!

A 07h30 tout le monde est prêt à partir, nous mangeons quelques choses vite fait avec les gâteaux achetés la veille au Safe Way de Williams, cela nous fera notre petit déjeuner en attendant de trouver mieux sur la route. Je profite des 5 mns d’avance que j’ai sur le reste de la famille, le temps que tout le monde ai fini de rassembler ses affaires, pour aller laver la voiture au self wash qui se situe en contre bas de l’hôtel à côté de la station service, il faut se munir de quarter de $, cela vous en coûtera 1$50cents, pour environ 2 mns de lavage haute pression, la voiture en avait grand besoin, elle était toute rouge, de notre escapade de la veille sur les chemins de Monument Valley, et l’on se salissait chaque fois que nous voulions monter à bord. La voiture toute belle et prête à reprendre du service, nous prenons la direction Page et plus exactement la direction d’Antelop Canyon Upper, les enfants attendent cela avec curiosité, au vu des photos que nous avions fait et qu’ils avaient aimé, lors de notre escapade en 2009. 02H00 après nous y sommes, je n’ai malheureusement pas assez de temps pour m’arrêter à « Horseshoe Bend », d’autant qu’il faut compter au moins un bon ¼ d’heure de marche à pied aller et autant au retour, puis pas sur que les enfants de si bon matin aient envie de se taper à pieds cette balade! Nous prenons 4 tickets, Laurence reste à la voiture, pour finir de lire son bouquin, le dernier Musso, car cela fait une somme d’une part et d’autre part elle ne tient pas plus que cela à le refaire (25$/pers), nous y allons pour le tour de 10h00, j’aurais préféré prendre le tour de 11h30, mais le temps jouant en notre défaveur nous avons pris l’option qui nous paraissait être la plus favorable pour l’organisation de notre journée. Il faut compter 3 miles pour se rendre en 4X4 à l’entrée, notre guide se prénomme Jamie, très sympa et très clair dans ces explications, du bonheur, de plus elle nous règle à tous nos appareil photos, car tout flashs est interdit.



Axel et son Grand Frère

Les enfants adorent cet endroit et prennent des photos de partout, puis à notre retour vers la sortie, nous commençons à apercevoir les rayons de soleil qui pénètrent tout doucement à l’intérieur du canyon d’Antelop, on s’imagine tout à fait ce que les autres groupes, passant après nous, vont pouvoir admirer. Nous reprenons la route vers 11h30 et nous arrêtons à Page au Quick Burger pour satisfaire l’estomac de notre Maxence, cela fera Breakfast et Lunch en même temps ! Une fois que tout le monde à l’estomac « câlé » nous prenons la direction de Kanab, en faisant un petit stop après le barrage sur un « View point » qui domine le lake powell. Les enfants découvrent qu’une petite partie du Lake Powel , peuvent voir en contre bas les House boat et admirer tous les reliefs accidenté de cette immense étendue d’eau. Nous nous arrêtons à l’entrée de Kanab, il est 14h15, à la station service Conoco Philips 66 avec son fameux logo sur les pompes ressemblant à celui de la Mother Road pour un petit plein d’essence de 55$, puis arrêt au Denny’s Wigwam & Curio , séance photos et visite du magasin, dommage le restaurant à l’arrière est fermé, j’aurais voulu que les enfants voient cet immense siège en bois, qui trône au milieu de la cour, tout sculpté avec en guise de pied des Santiags sculptées dans le bois plus tout le côté déco western qui entoure la cour intérieure de ce resto, où l’on y mange cela dit en passant des salades très complètes et gargantuesques ! Tant pis !

Station service Conoco Phillips à l'entrée de Kanab

Denny's Wigwam

Nous continuons notre route vers Las Vegas, à 17h45 nous voilà rendu à « Sin City » et arrivons par le NE de la ville, arrêt au Speedway, il n’y a personne, nous faisons un petit d’arrêt et voyons passer sur la route qui borde le Speedway une voiture de Nascar, je n’ai pas le temps de dégainer mon appareil photo, Alexandre oui, la voiture est dans la boite!





Arrêt enfin à notre hôtel au New York-New York, première impression, un peu déçus, je m’attendais à plus de démesure, à l’intérieur rien de transcendant, comme dans tout casinos, il y a une voiture à gagner, c’est une corvette, que les enfants s’empressent de photographier de toute part. Nous y passerons 2 nuits, nous avons fait ce choix là plus tôt que de reboucler nos valises le lendemain, pour un autre hôtel sur le strip. Après avoir fait le Check in et découvert nos chambres respectives situées en bout de couloir, l’une en face de l’autre, au troisième étage de la tour Chrysler, nous arpentons le Strip, il est 19h30, pas de temps à perdre, nous n’y sommes que pour 1 ½ jour et commençons à découvrir les casinos. En cours de route nous nous arrêtons dans la CVS/pharmacy située sur le Strip pour acheter 2 ou 3 bricoles, Maxence me fait acheter une boisson à base de Vodka qui je dois dire n’est pas mauvaise, et chose surprenante au moment de payer, le caissier me demande ma pièce d’identité ! Merci monsieur ça fait plaisir de savoir que l’on ne fait pas son âge ! Nous commençons la visite des Hôtel/casinos à commencer par le notre, puis l’Excalibur, le Louxor avec passage éclair à la boutique de Chris Angel, devant laquelle se tient une très belle moto en expo, le Paris las Vegas, où nous décidons de diner. Ce sera au restaurant « le Café », prix avec le Tips et boissons : 109$ (au menu une salade pour Laurence et moi avec des dès de poulets , bacon, salade, bleu râpé et sauce au bleu, et pour les 3 monstres du poulets grillé servi sur une gaufre avec des morceaux de bacon incrustés dedans , sucré salé très bon au vue des assiette vide ! Alex à pris un whisky-coca qu’ils ont oublié de nous compter, on lui à demandé son identité, Max à voulu prendre une bière mais moins de 21 ans, c’est pas passé).

Ce sera à celui qui ramènera le plus de carte distribuées sur le strip

Le louxor.....notre premier hôtel en 2005.

Le Paris Las Vegas et son "Café".

Axel est crevé et repart donc à l’hôtel avec Laurence, je continue la visite avec les 2 grands, le venitian, treasure island arrêt devant les fontaines du Bellagio, le César Palace. Plein les bottes on décide de faire demi-tour, nous nous couchons à 00H30, et il y a encore plein de monde dans les rues et dans les casinos……..nous ne sommes qu’un jour de semaine et pas un WE !!

Mercredi 13 avril 2011 Las Vegas

Debout à 08H10, nous ne bougeons pas de Las Vegas ce jour et la voiture se repose au parking de l’hôtel ce matin, tout le monde est prêt à partir à 09H00, pour ne pas faire la course nous allons diner en face au MGM et plus exactement au Rainbow Forest, bon accueil, breakfast tout ce qu’il y a de plus ordinaire 2 œufs au bacon, pomme de terre et poivron et 4 tranches de pain de mie blanc pour tout le monde, Jus d’orange frais pour les garçons et café pour madame et moi. Budget 95$ avec Tips, taxes, et boisson, là par contre ce n’est pas donné, mais bon on avait vraiment la flemme de bouger et d’aller voir plus loin. Du fait que c’est à côté nous allons faire un tour à la boutique MM’S, Coca cola, il n’y a pas à dire, ce sont vraiment de grands enfants ces Américains, la moindre petite faille et commercialement exploitée, tout est sujet à être vendu, du coup les logos se retrouvent apposés partout, stylos, T-shirt, briquet, cendrier, décapsuleur, balle de golf, chapeau….tout y passe, c’est complètement fou.





Je ne suis pas trop accroc de ces voitures, mais j'aimais bien les couleurs!

Coca Cola store, même démesure que MM'S

Il n'y a que l'embarras du choix, mais le contenu reste le même.

Une fois fini d’arpenter ces 2 boutiques nous retournons aux chambres et nous décollons vers 11H35 pour l’outlet premium center au nord ouest du strip. Je me trompe et me rend au Fashion center, plus dédié à la décoration intérieure haut standing des maisons, qu’aux T-shirt et chaussures !! En attendant c’est une très belle et moderne structure, j’apprécie beaucoup de plus il n’y a pas grand monde.. Renseignements pris auprès d’un employé, ce dernier nous informe sur ce que nous cherchions, c’est juste derrière !

Très beau complexe et très moderne.......découvert par hasard, pensant qu'il s'agissait de l'outlet premium!!!

Ce coup ci c'est le bon.

Depuis la passerelle qui nous mène du parking à l'Outlet.

Nous reprenons la voiture que nous garons au parking aérien, il y a du monde, les places sont comptées. Les enfants font leurs achats dans les boutiques comme DC shoe à nouveau, Levis, Guess, c’est un grand Outlet où la visite se fait agréablement en extérieur (quand il fait beau, ce qui était notre cas), ce n’est pas le cas de l’outlet se situant au sud du Strip, qui lui est se visite comme un centre commercial lambda. Au retour, nous nous arrêtons à Stratosphère tower, il est 14h45, allons nous garer au self parking, prenons un ticket pour visiter le haut de la Tour budget pour nous 4 : 58 dollars dont un enfant, Laurence n’est trop rassurée en altitude et préfère donc rester sur le plancher des vaches. Très belle vue, les enfants en prennent plein les yeux, moi aussi du reste, en 2005 et 2009 nous n’avions pas pris le temps de le faire.

Petit fou rire en haut de la Stratosphere Tower

Un couple de Suisse nous prend en photo tous les 4, des gens adorables qui retournent au USA pour la seconde , seul et qui ne parle pas un mot d’anglais, mais qui savent se faire comprendre !! Au retour vers notre hôtel petit arrêt au fameux sigle « Welcome to the fabulous Las Vegas », je demande à ceux qui sont devant nous de bien vouloir nous prendre tous les 5 en Photos, j’en ai fait de même pour eux, une chance il n’y a pas foule, et pas de mariés en vu.



Nous remontons le strip en voiture et laissons Laurence avec Max et Alex au niveau du Treasure island pour qu’ils aillent faire les boutiques, moi je décide de rentrer à l’hôtel avec Axel, crevé et avec la crève qui me « casse » un peu, bon sang de clim et de chaud et froid, de plus il faut que je tienne le coup, il n’y a que moi qui puisse conduire le véhicule, Laurence ayant oubliée son permis de conduire en France, promis la crève n’aura pas raison de moi ! J’espère tout de même que cela ira mieux demain. Le soir diner vers 21h00 pour ne pas aller trop loin au Denny’s qui est juste en face de notre hôtel, le serveur est sympa, les enfants apprécie ce que l’on y mange, ça change des Hamburgers, l’ensemble tip compris nous revient avec la boisson à 74$, nous avons avec le petit déjeuner de ce matin explosé le budget journalier ! Malgré la crève qui me fatigue, et le vent qui s’est levé nous décidons de prendre la direction de « Freemont street experience ». Nous prenons le Deuce à 22h35, 5$/personne pour 2H00, il faudra reprendre le Deuce au plus tard à 00H35, une fois arrivé sur place un peu déçu, pas trop d’animation, il y a du vent, les enfants et Laurence sont crevés, quand à moi je ne vous en parle pas, nous décidons de rentrer, et reprenons le Deuce sur Las Vegas Bld . Petit problème, le Deuce que nous devons prendre à un problème mécanique, le chauffeur nous annonce qu’il est « Break down !! »et vu qu’à partir de 23H00 c’est un Deuce toutes les 20 mns je vous laisse imaginer le temps qu’il a fallu que l’on attende dans le vent, certains prennent des taxis, beaucoup de ¼ d’heure plus tard un Deuce de remplacement arrive, nous nous engouffrons tous dans le bus pour nous réchauffer et arrivons dans notre chambre à 00H45, crevés, et transis de froid.

Jeudi 14 avril 2011 Las Vegas-->Parhump-->Death Valley-->Lone Pine

Ce matin c’est le départ pour la vallée de la mort, le Check out se fait en mettant les cartes d’ouvertures de portes dans la boite prévue à cet effet dans le hall en bas des ascenseurs. Nous prenons la voiture vers 10H00, arrivons sur Death valley en passant par Parhump , (remettons de l’essence pour 40$ )et l’Armagosa hôtel vers 12h00, où je me souvient avoir vu à l’époque sur Discovery Chanel ou MCM, une séance de spiritisme avec Chris Angel assez « Flippante » !



Arrivé à Dantes View vers 12H50, paysage magnifique, pas mécontent d’avoir fait ce petit détour de 12 miles, nous avons une vue merveilleuse sur une bonne partie de Death Valley, l’étendue de sel fait vraiment penser à de la neige, c’est surprenant.

Magnifique, j'imagine un coucher ou lever de soleil!

Nous refaisons les 12 miles en sens inverse et rattrapons la route pour nous arrêter à Zabriskie point, tout aussi merveilleux, nous prenons des photos, l’endroit est vraiment superbe. Arrêt vers 13H45 au Furnace creek ranch pour manger au buffet, nous sommes les derniers, il est vrai qu’il est un peu tard pour les Américains pour manger un morceau, cela nous coûte boissons comprises 60$, en même temps il n’y a plus grand choix, mais encore suffisamment pour rassasier l’estomac d’Alex et Max. Nous repartons vers 15H00 en direction de Badwater, artist drive, sands dunes puis direction notre hôtel à Lone pine le Best Western Frontier Motel, avec une arrivée à 18h30. Nous avons les chambres séparées avec les enfants, 159 pour eux, 112 pour nous près de la route, eux à l’arrière sans bruit. Axel dormira pour sa première nuit avec son grand frère dans le lit car ils ont une chambre à 2 grands lits, la notre n’ayant qu’un Queen size bed. Le check in s’est bien passé, mais j’ai eu peur un instant qu’il ne se reproduise la même chose qu’à Laughlin, les fiches avaient été rangées par le prénom et non le nom de famille, c’est le prénom d’Axel qui à interpellé le réceptionniste lorsque je lui ai donné les prénoms de tous les occupants, à tout les coup il s’est produit la même chose à l’Aquarius, j’en saurais plus à notre retour!! Les chambres sont bien mais sans plus, un peut vieillottes, nous avons une salle de bain presque aussi grande que notre chambre, mais après tout nous n’y sommes que pour dormir !!





Notre hôtel à Lone Pine, le Best Western frontier

Vue depuis notre chambre

Nous sommes partis manger vers 19H45 au Pizza Factory sur Main street à l’entrée de la ville sur la gauche en se dirigeant plein Nord. Il faut passer commande de ce que l’on souhaite manger à la serveuse qui se tient debout derrière le comptoir, payer d’avance et l’on vous prépare tout cela en un temps record. Pour notre part nous avons voulu changer un et avons tous pris des pattes avec une sauce blanche et des lamelles de poulets, un peu fade, mais ça cale bien, si nous avions su nous aurions pris une pizza XXL pour 28$, une fois coupée cela faisait 12 parts, plus économique surtout que Max n’a pas trop apprécié ses pâtes, soit disant la sauce avait un goût de chou fleur, et bien évidement il a en horreur du chou fleur !!!! Bref repas avec boisson sans tip puisque l’on s’assoit et on attend que la commande arrive, il n’y a pas de serveur qui fait le service, tout est payé d’avance, cela nous est revenu à 61$. Retour à la chambre, Laurence est parti faire sécher le linge que nous avons lavé à la « laundry » de l’hôtel avant de partir diner. Pour info le petit déjeuner est prévu demain matin entre 05H00 et 10H00. Check out jusqu’à 11H30.La crève va mieux, espérons juste que je passe une meilleure nuit, j’ai donné mon portable à Axel pour que demain quand il se réveillera, il ait l’heure, et il ne dérange pas ses frères.

Vendredi 15 avril 2011 Lone Pine-->Porterville-->Sequoia Park-->Fresno

Réveillé à 07H30, température de 11°C (c’est bon Maxence à su comment faire la modification dans la voiture, via le poste de radio, pour changer les informations d’Anglais en Français), douche et direction le breakfast qui est compris dans notre nuitée. Beaucoup de monde ce matin et peu de place pour s’asseoir, ce n’est pas grave, j’avale mon petit déjeuner et laisse la place aux enfants, en attendant je vais faire des photos. Nous décollons une fois les bagages rassemblés vers 09H30 direction le sud, la route va être un peu longue, mais les paysages sont sublimes. Vers 13H00, à la hauteur de Porterville nous nous arrêtons au « Black Bear Diner », j’avais vu sur la route une grande affiche publicitaire de ce « Diner », et je ne me suis pas trompé, très bon petit restaurant, équipe sympathique et service rapide. Je peux enfin manger mon premier vrai steak depuis le début du séjour, le bonheur, par contre ils ne savent toujours pas cuire les viandes, j’avais insisté sur le fait que je le voulais « very, very rare ! » et bien entendu je l’ai eu « medium », voir limite « well done », mais ce n’est pas grave il était fameux quand même!





Nous reprenons la route vers Sequoia Park, qui n’est plus qu’à quelques miles, nous y entrerons par le sud, par Three River il est 15h15, une fois de plus le pass acheté sur Leboncoin.fr fonctionne très bien, on me demande à nouveau ma pièce d’identité et c’est parti pour quelques virages et une longue ascension. Une première attente de 20mns en pleine ascension pour travaux nous fait perdre du temps, l’hiver à été rude visiblement, provoquant éboulement et déformation de chaussée. Nous ne pourrons pas visiter Morro Rock car fermé pour cause de neige, en effet la route est dégagée, mais la neige accumulée sur les côtés représente au moins 2,00ml de haut. Nous arrivons à Général Sherman, beaucoup de neige là encore, du monde, mais les accès piétonniers sont dégagés, ce coup ci je ne me ferais pas avoir et emprunterais le chemin le plus court pour m’y rendre, à savoir par le bas et son petit parking avec ses sanitaires!! A peine 5mns plus tard nous avons la possibilité de nous approcher du Général Sherman, même de le toucher, tellement la neige à recouvert les barrières. La température est de 10° alors que quelques miles auparavant nous étions monté à 21°, l’organisme en prend un petit coup tout de même. Beaucoup de monde se prêtent à la photo, appuyé sur le tronc de cette immense Sequoia !! Nous reprenons la route vers le deuxième point d’intérêt à mes yeux, le General Grant, un peu pressé en y descendant je croise un Park Ranger en 4X4, qui me met un coup de sirène, je m’immobilise sur la chaussée, il repart, nous descendons au parking au pied du General Grant et là derrière moi vient se garer le 4X4 du ranger, je me dis :« là c’est pas bon », il met un coup de talkie walkie en donnant le n° de la plaque et la couleur du véhicule puis vient à ma portière que j’avais pris soins d’ouvrir, tout d’abord, je lui dit en bon français que je suis : « Bonsoir », (il faut rester polie, c’est très important) comme cela il sait qu’il a à faire à un étranger, je pense que cette petite phrase d’introduction en français nous a sauvé la mise et à débloqué la situation, puis il m’explique que je roulais trop vite, je reconnais entièrement ma faute et m’excuses à plusieurs reprises, me dit que beaucoup de gens circulent et que je risque de provoquer un accident, j’acquiesce, il repart en me saluant, je le remercie, ouf tout est bien qui fini bien et tout rentre dans l’ordre!!



General Sherman

General Grant

Beaucoup de neige encore à cette saison.

Nous reprenons la voiture, il est 17H30, j’ai à peu près 120 kms jusqu'à Fresno, faut pas trainer. Une fois sur place le GPS ne m’amène pas au bon endroit, je retape l’adresse et là il me dit de faire demi-tour, car j’ai dépassé de 16kms ma destination finale……les boules !!! Finalement nous arrivons à bon port à 19H50, procédons au Check in, John, le réceptionniste, un jeune homme très sympathique me propose les deux chambres côte à côte communicante par une porte, sympa.



Nous sommes chambres 123 et 124, très belles chambres et très spacieuses, WIFI, écran plat. Il est 08H15 et partons diner au restaurant de l’hôtel (j’avais pris soins de dire à la réception lors du Check in que nous y dinerions) la personne nous accueillant y est très charmante, le restaurant est vide, chacun d’entre nous prend des plats différents pour une fois. La note avec les boissons comprises (jus de fruit pour les enfants, la serveuse leur à laissé la carafe, Diet coke pour Laurence et regular pour moi resservie deux fois) et tip compris de 17%) : 90$. Au retour je fais un détour par l’accueil et demande si demain nous pouvons prendre le petit déjeuner, il me dit que ce n’est pas compris, lui répond que c’est exact, mais lui demande où et de quelle heure à quelle heure est servi le breakfast. Il me donne les réponses attendues puis me tend deux tickets roses à remettre au serveur demain matin(« please present to server upon order ») pour un American Breakfast buffet. Je crois comprendre que nous ne paierons que trois American Breakfast sur 5, ce sera la surprise demain. Il est 10H20, nous sommes claqués et allons nous coucher.

Samedi 16 Avril 2011 Fresno-->San Francisco

Réveillés à 07H30, un petit coup d’œil par la fenêtre de notre chambre située au rez de chaussée, il fait un temps magnifique et une certaine douceur, nous allons déjeuner au restaurant de l’hôtel, donnons les 2 tickets au serveur et prenons tous un American breakfast buffet, avec omelette, œuf, bacon saucisse, fruit frais jus d’orange, café pour Laurence et moi, chocolat chaud pour les enfants. Cela nous revient avec le pourboire pour nous 5 à a peine 30$ !! J’avais vu juste, le serveur ne nous compte que 2 Buffets, le troisième il nous le compte en buffet enfant (pour Axel) donc moins cher que l’adulte, c’est tout bénéfices. Les valises sont bouclées et nous faisons le check out vers 10h10, en route pour SFO. L’arrivée se fait vers 13H30 par le pont D’Oakland, offrant une vue de SFO que je n’avais jamais vue jusqu’à présent.

Arrivée depuis le pont d'Oakland

Paiement du péage de 6$, je donne un billet de 20 et la dame au guichet avec des ongles d’une longueur extrême et de couleur, me rend en une ½ seconde la monnaie en billet pliés en 4 sur eux même !!! Etonnant ! Dans la foulée nous décidons, puisqu’il est trop top pour notre hôtel, d’aller à la rencontre du Golden Gate, qui se trouve comme à son habitude dans la brume, mais auparavant, puisque le GPS me fait prendre Van Ness avenue, je décide de faire un petit crochet par Lombard Street pour montrer au enfant cette route toute sinueuse qui est une one way et une rue vraiment atypique, j’arrive à me garer juste avant l’intersection Hyde et Lombard et nous descendons la rue en la photographiant de toute part, puis retour à la voiture et nous empruntons Lombard Street en Chrysler Town & Country (le pied), pour aller rejoindre le Golden Gate, que nous traversons dans la brume . Arrivé à vista point overlook à 14h45, beaucoup de monde et notamment d’asiatique, pas autant la dernière fois en 2009 !

Lombard Street.......Hé souriez, vous devriez être content d'être là!!

Je trouve enfin à me garer, séance photos puis reprise du chemin et direction l’autre point de vue situé à l’opposé de « vista point over look » sur les hauteurs, d’autant plus que la route est coupée à ce niveau pour travaux, c’est un peu la panique là aussi pour se garer. Petite marche d’à peine 10 mns et nous découvrons le Golden Gate au plus près.



Gulliver le "Retour"

C’est émouvant d’être là avec mes enfants qui je pense apprécient ce moment. Max nous fait allusion depuis le début à plein de monument comme celui-ci car il les a vus dans ces jeux vidéos! Comme quoi les jeux de PS, parfois ça peut avoir du bon !! On redécolle du Golden Gate, péage au retour de 6$, direction notre hôtel le Americania Best Western sur 7th street, près de market street, il est 16h00. Le valet parking nous indique où nous garer, nous mettons un petit papier autour de notre rétroviseur intérieur pour pouvoir la repérer, descendons les bagages du coffre et allons faire le check in, les clés de la voiture sont remises au Valet Parking. A nouveau papier à signer comme quoi nous ne fumerons pas dans l’enceinte de l’hôtel (initiale et signature), prenons possession de nos clés électronique et direction la chambre 416 pour Laurence, axel et moi et 429 pour Alex et Max. Valises à peine posées, il est encore tôt, direction le magasin « Abercombrie & Fitch » sur Market street repéré par Maxence sur Internet, afin d’acheter des vêtements pour Julie sa copine qui est dingue de cette marque depuis son voyage sur la côte Est des USA (Miami) il y a 2ans ainsi que pour Laurence. Ils font les boutiques, moi ce n’est pas mon truc et en attendant je vais faire un petit tour dans Powell Street et sur Union Square, j’y repère un resto dans lequel je me verrais bien manger un petit bout ce soir. Par contre ce qui m’a interpellé, c’est le nombre de sans abris, qui mon accosté gentiment mais en pleine journée. Quelle pauvreté, je n’ai pas souvenir que 2 ans en arrière il y en ait eu autant, pourtant nous étions dans le même quartier. Du coup je range le plan que le Best Western nous à donné , dans ma poche, car c’est ce qui attire l’œil des sans abris, puis je serre contre moi mon appareil photo, un sentiment d’insécurité me saisi, c’est la première fois du séjour. Le reste de la famille me rejoint, nous allons faire un petit tour vers LEVIS sur Union Square, le magasin ferme ses portes à 21h00 ce soir, mais rien d’intéressant, pas d’achat ce coup ci, ouf ! Le porte monnaie ne s’en portera pas plus mal ! Puis détour chez Macy’s juste en face pour essayer de trouver des affaires pour Axel. A la sortie du magasin vers 18H15, direction le petit restaurant repéré quelques instants auparavant, le Tad’s Broiled Steaks dans lequel nous prendrons pour ma part un steak avec pomme de terre au four, Alex un demi poulet grillé, quand à Max, Laurence et Axel ce sera hamburger maison le tout accompagné d’une salade avec sauce ranch et bleu. En boisson je prends une Heineken pression, Axel une eau gazeuse et Laurence, Max et Alex un regular coke. L’ensemble nous revient, sans tip, puisque nous allons nous servir une fois que le petit boitier qu’il vous donne se met à vibrer et s’illumine de toutes ses leds rouges en périphérie, pour la modique somme de 60$, c’est un très bon plan et je dois dire que c’est assez copieux.

On y mange très bien et pour pas trop cher.

On redécolle du resto vers 19H15, la nuit et la brume commence à tomber, beaucoup de sans abris sur le chemin du retour, pas agressifs pour un sous, sont de sortie, nous ne sommes pas accostés, nous arrivons à notre chambre fatigué pour ma part de notre journée et épuisé par cette après midi de marche et shopping.

La nuit et la brume tombe sur notre hôtel Best Western.

Dimanche 17 avril 2011 San Francisco (Visite d'Alcatraz)

Lever à 07H15 et beau temps pour ce matin. On s’est donné RDV à 08H30 pour que tout le monde soit prêt et que l’on aille déjeuner avant l’excursion de l’ile d’Alcatraz, dont j’ai fait une réservation quelques semaines avant notre départ, via leur site internet Alcatrazcruises. On décolle vers 08H40, en arrivant sur Market Street, on s’aperçoit que la file d’attente pour le Cable car fait presque le tour des ¾ de la plate forme en bois qui sert aux employés du Cable car à faire leur demi tour, Laurence fait la queue avec les enfants tandis que je vais acheter des One way tickets à 5$ par personne soit 25$. Nous montons dans le Cable car vers 09h20 et arrivons au terminus sur Hyde street à 09H50, nous remontons Jefferson Street et The Embarcadero au pas de course, avec une petite halte chez Boudin, achat de croissant, cookies, pain au raisin, chocolat chaud et café au lait que nous mangeons tout en marchand afin de rejoindre au plus vite Pier 33 , là ou nous devons nous rendre pour la visite d’Alcatraz avec présentation au guichet ½ heure avant pour un départ à 11H00, soit 10H30.

Petite halte chez Boudin près de Pier 39

Nous n’avons à pas pris le temps de déjeuner correctement mais ce n’est pas grave, nous mangerons mieux à midi. Départ à l’heure, arrivé à Alcatraz ¼ après, petite visite dans le musée et direction l’audio tour, qui est très bien fait, on se sent dans le truc tout de suite, l’histoire est parfaitement bien narrée, et le fait d’avoir son casque perso et de pouvoir arrêter lorsqu’on le souhaite le récit c’est super. Il faut à peu près une bonne heure pour en faire le tour, nous n’avons pas vu le temps passé, restitution des casques, passage obligé par la boutique tout est très commercial et ils exploitent dans les moindres détails tout ce qui à attrait avec Alcatraz et la vie sur l’ile (mug en acier dans lesquels les détenus buvaient, réplique plateau repas acier, réplique des clés qui ouvraient les portes etc…..)







Les grands se sont fait flipper en regardant sur internet la veille, soi disant que cette cellule serait "hantée"! Cellule 14, bloc "D"

Reprise du bateau vers 13H00, arrivé à Pier 33 nous nous dirigeons vers Pier 39 pour casser la croute. Nous mangeons au Chowder’s vers 13h50, Alex, Laurence et moi prenons un White Clam chowder, Max un Chiken strips & Chips, et Axel un Calamari Rings & chips, une desperados pour max, une heineken pour moi, et regular Coke pour le reste de la famille. Montant de l’addition 62$, nous mangeons à l’extérieur, il fait bon mais sans plus, beaucoup de monde se promène, nous sommes dimanche, ce doit être la promenade Dominicale des Américains, à moins qu’ils aient des vacances scolaires en cette période eux aussi.



Pas beaucoup d'otaries

Nous continuons notre marche à pied sur Pier 39 et allons voir les fameuses otaries, un peu moins nombreuses que les autres fois, est ce du à l’heure, il est vrai qu’il n’est pas très tard ? Il n’est que 14h45, nous remontons gentiment vers le départ du cable car situé sur Hyde street, la ligne Powell doit être en maintenance. Une grosse queue nous attend et un temps d’attente interminable dans le froid et surtout le vent, avec un musicien qui joue comme un pied, de la guitare électrique qui nous résonne dans les tympans. Nous avons à peu près perdu ¾ d’heure à attendre (une fois les tickets achetés), arrivé au moment de monter , la personne fait signe au groupe devant nous de stopper, puis demande si 6 personnes veulent monter sur les marches pieds, on ne se fait pas p*rier, on monte, trop marre d’attendre sans explications aucunes, avec des temps de départ entre chaque Cable car de l’ordre du ¼ heure, cela fini par énerver . Axel est heureux de pouvoir monter devant, comme dans les films, du coup nous nous faisons tout le retour ainsi, avec un arrêt un peu prolongé au niveau du musée du Cable car, à l’angle de Mason Street et Washington Street, à priori changement de service, car ce n’est plus le même conducteur asiatique qui est au commande. Nous reprenons la route quand tout à coup dans un virage en descente donnant à l’angle de Washington Street et Powell Street, on perd un patin de freinage en bois, décidément nous sommes maudit. Après quelques essais de frein en monté, le conducteur décide de reprendre la route pour finalement arriver au terminus à 16H50, Laurence étant descendu avec Max et Alex à Union square pour quelques emplettes complémentaires pour ma part, avec Axel nous décidons de rentré gentiment, il ne sentait plus ses jambes et moi ma vessie !! Trop fatigué pour ressortir après coup, Laurence descend au Subway du coin avec les enfants, leur estomac réclament, le mien n’en peut plus, ce soir ce sera la diète pour moi.

Il est heureux le p'tit père!



Lundi 18 avril 2011 San Francisco-->San Luis Obispo

Lever un peu sur le tard, car le check out est à 12h00, nous partons à pied sur Powell Street déjeuner au « Loris Diner », que nous apprécions tout particulièrement.







Les enfants découvrent ce que nous avons aimé , entre autre aux USA, tout le monde prend un breakfast Cable car à 10$99 et pour moi seulement 2 pancakes, l’appétit n’est pas trop là, un chocolat chaud avec crème chantilly pour Alex et Axel, un «orange juice » pour Max , un thé pour Laurence et un coffee for me. Très bien servi comme d’habitude, nous demandons l’addition, dessus est indiqué « gratuity » à 15% cela facilite les calculs, ils ont même mis l’option à 18% et 20%, nous prenons celle à 15% et nous payons 80$.Retour à l’hôtel, nous bouclons nos bagages, descendons faire le check out, au passage je donne mon n° de ticket et le « valet parking » nous amène notre véhicule, un petit billet de 1$ au passage, puis surprise l’hôtesse d’accueil me réclame 45$ pour les frais de parking, je trouve cela « un peu beaucoup cher » ! Mais résigné et surpris, je paie, ils m’y reprendront, dire qu’au Days inn sur Grove Street nous n’avions rien payé, je trouve que la somme est abusée, je n’ai pas eu le réflexe de demander un « Receipt », pour preuve de paiement auprès de l’agence, car je n’avais pas été prévenu que nous avions cela comme charge supplémentaire !!Petite déception de SFO. Deuxième point noir, les Sans abris sont, me semble t il, de plus en plus nombreux, font vraiment la manche bien évidement là ou il y a du tourisme, de plus il me semble qu’ils restent là ou ils sont, avant en 2005 et 2009 ils sortaient la nuit tombé et rentraient lorsque le jour pointait le bout de son nez. Nous repartons de SFO vers 10h45 avec un petit crachin direction San luis Obispo, en cours de route je m’arrête faire un plein d’essence à Mountain view, dans la silicone valley, lieu de naissance de Google. J’ai fait l’impasse de ne pas prendre l’adresse sur le net avant de partir et je m’en veux, j’avais prévu de nous faire prendre en photo avec les enfants devant le sigle « Google ». J’ai demandé au pompiste, mais ses explications étaient trop vaste, il ne connaissait pas l’adresse vraiment mais y passait tout les soirs devant lorsqu’il rentrait du boulot. Ce n’est pas grave, d’autant plus que tout le monde s’est assoupi dans la voiture, je passe mon chemin. Nous reprenons la route et nous arrêtons à nouveau vers 14H00 pour se dégourdir les jambes, Max à repérait un Mac Do et nous demande s’il peut avoir un Mac Fleury, du coup Axel enquille derrière suivi d’une boisson chacun. Alex, Laurence et moi restons sur notre breakfast de ce matin. Ils avalent tout deux leur Boisson et dessert dans la voiture et nous reprenons la route. Arrivée à San luis Obispo à 15H45, nous faisons le Check in, un couple de français de Bourgogne était juste avant nous pour le check in, nous échangeons quelques mots et regrettons chacun nos régions respective, lui sa bourgogne, moi l’ile de France et surtout les bonnes bières !!





Nous avons notre chambre à côté de celle des enfants, et décidons de faire une deuxième lessive, car le linge sale prend vraiment trop de place dans les sacs. Nous allons au lobby et demandons si ils ont une Laundry, dans l’affirmative (je n’avais pas bien lu le plan que le réceptionniste nous avait confié), nous achetons de la « Soap » et des « Coins » qui sont en réalité des pièces de 25cents pour la machine à laver et à sécher. Je n’avais pas compris ce que m’avais dit le réceptionniste, du coup j’avais compris qu’il y en avait pour 25$ (jetons et lessive !), je n’avais pas entendu que la lessive coutait 1$25, je n’avais entendu que la fin du« Twenty five dollars » !! Heureusement que nous avions à faire à quelqu’un de très honnête sans ça on se faisait rouler dans la farine. Nous en prenons pour 5 dollars (lessive, lavage, séchage), mettons tout cela dans la machine à laver avec des lingettes afin que les affaires ne déteignent pas entre elles, il y en a pour 40 minutes et décidons d’aller faire un tour au grand centre commercial situé juste en face de l’autre côté du boulevard. Beaucoup de magasin, et de quoi se restaurer, nous retenons un buffet, avec formule « All you can eat » mais il est un peu trop tôt (17h00), nous verrons cela dans 1h30, voir 2H00 le restaurant fermant ses portes à 21H00. Retour pour mettre le linge mouillé dans le sèche linge (et non ça ne se fait pas tout seul). Dans la chambre nous décidons d’aller Axel et moi , après diner, à la piscine, l’eau y est bonne (surement chauffée) quand au jacuzzi ça à l’air d’être un vrai bonheur. Finalement après la lessive nous décidons d’aller manger au buffet le « Home town buffet » et c’est une vrai surprise, pas cher, copieux et très bon, cela permet de gouter vraiment à tout, j’adore les « all you can eat », budget pour nous 5 avec la boisson : 60$, imbattable au vue de la quantité et de la qualité, je recommande vivement !







A ce prix là il ne faut pas se priver.

De retour vers 20H00 à l’hôtel, nous allons respectivement dans nos chambres, finalement je n’ai pas le courage d’aller me tremper dans la piscine, Axel me fait la tête. La nuit ne sera pas top, réveillé à 03H00 du matin, le frigo qui fait du bruit, le voisin qui marche au dessus de notre tête, on se demande si on ne va pas le retrouver sur le bout de notre lit tellement il y a de craquement, pourtant l’hôtel présentait bien et le cadre était plus tôt sympa, mais là ce fut le pompon et la déception.

Mardi 19 Avril 2011 San Luis Obispo-->Santa Monica

Ce matin c’est encore notre voisin du dessus qui nous réveille, heureusement j’allais dire il est 08H00, le temps de prendre la douche et d’aller déjeuner, car le breakfast est compris dans le prix de notre chambre, je ne sais pas à quelle heure nous allons décoller car tout le monde à l’air de bien prendre son temps pourtant nous avons prévu d’aller à Camarillo au 740 E. Ventura Blvd à l’Outlet premium qui se trouve à 02h30 de route, puis d’enchainer par le Northridge Fashion Center au 9301 Tampa avenue à Los Angeles pour ensuite aller rejoindre notre hôtel le Comfort inn au 2815 Santa Monica boulevard ou j’ai réservé une Family room pour nous 5, ce sera la seule du séjour du reste que nous aurons réservée par nos propre soins.



Nous décollons finalement vers 09H40, et comme prévu arrivons à l’outlet premium de Camarillo à 12H05, les enfants se dirigent vers Guess, Laurence va chez Levis pour acheter le Jean de Pauline dit « Popo » une Amie Lyonnaise, qu’elle trouve avec succès.

L'Outlet de Camarillo

Nous repartons de Camarillo vers 13H50, heureusement je commençais à tourner en rond, le shopping et moi cela fait deux, pour se diriger vers l’Outlet au 9301 Tampa avenue au Fashion Center Northridge. Alexandre trouve enfin la chemise à sa taille chez Abercrombrie et Fitch, les enfants découvrent ce qu’est un Mall , regroupant des enseignes telles que Sears, Macy’s etc. Nous en profitons pour nous restaurer, Laurence achète 4 grandes parts de Pizza pour 20$ plus les boissons, elles ne sont pas mauvaises, peut être les meilleurs que j’ai mangé depuis notre départ. Bon il est temps de retrouver notre chambre au Comfort inn sur Santa Monica boulevard au 2815, le check in se fait rapidement, nous avons nos deux clés électronique et prenons possession de notre chambre à 17h00, il y a bien le lit supplémentaire, comme demandé lors de la réservation, notre chambre donne sur le boulevard. Les enfants font deux ou trois essais d’affaires et nous partons pour Santa Monica Pier.





Je trouve à me garer dans un parking public, à l’angle de Colorado Avenue et de la 2nd Street, gratuit les 2 premières Heures et 1$ la demi heure supplémentaire, très bien d’autant plus que nous sommes tout à côté du Pier.

Sant Monica Boulevard.....l'hôtel n'est plus très loin.



Un peu de monde tout de même en cette période.



Laurence décide d’aller sur la 3 th st promenade, quand à moi avec les enfants nous prenons la direction du Pier, descendons le ponton, puis juste après le Bubba Gump prenons la décision d’aller sur la plage, descendons les marches et allons au bord du pacifique. Pas mal de monde sur la plage, le temps y est clément, séances photos avec les cabanes des maitres nageurs, nous passons sous le ponton pour se retrouver de l’autre côté, direction Muscle beach, puis retour sur le ponton, petit coup d’œil sur le menu du Bubba pour Max qui n’est pas très poisson et fruit de mer, Laurence nous appelle et nous la rejoignons sur la 3 th st promenade, il est 19h00. Nous prenons la décision d’aller manger au Johny rocket et là, déception, il est en travaux. Après avoir visionné le plan des rues et restos, notre choix se porte sur WHilshire avenue au California pizza kitchen, bon acceuil, notre serveur parle un petit peu français, tout le monde prend pizza, budweiser pour moi et eau + sirop pour les enfants.

3th street Promenade



Tout est très bon et servi rapidement, le tout nous revient avec le tip et les boissons (il a oublié les sirops des enfants) à 90$. Retour en reprenant la 2street au parking, nous payons avant de récupérer la voiture au pied des escaliers extérieurs il y a une borne de paiement, cela nous coûte 2$ (nous sommes restés avec les 2 heures gratuites en tout 4 heures sur Santa Monica) et reprenons la voiture direction notre hôtel qui se trouve à 6-7 mns du Pier de Santa Monica. Nous arrivons à l’hôtel il est 20h50, bien calé au niveau de l’estomac, les jambes tirent un peu suite à la marche que nous avons fait sur la plage et pour aller rejoindre Laurence pour manger. Axel dort au milieu des 2 grands lits, Max avec son frère et nous côté fenêtre. Internet marche pour les enfants, pour moi non, aller savoir pourquoi, soit disant que j’ai pas le bon « vista » ou je ne sais quel programme, qu’est ce que j’en sait !!! Max regarde pour rejoindre demain l’hôtel il faut compter environ 20mns, on verra cela demain, les derniers jours risquent d’être les plus chargé. Il reste tellement de choses à voir et à faire……

Mercredi 20 avril 2011 Los Angeles-->Hollywood Boulevard-->Santa Monica

Debout à 08H00, Max avait pris sa douche la veille, je me lance à l’assaut de la SDB, s’en suit Laurence, Axel et Alex. Tout le monde est près pour aller déjeuner chambre 127 à côté de la piscine à 09H00. Petit déjeuner continental copieux, avec gaufre à faire soi même, corn flakes, fruit, beignet, donuts, croissants, pain de mie, café, chocolat nous arrivons au moment du Rush et déjeunons dehors dans le patio, le temps est couvert mais in ne fait pas froid . Nous quittons notre chambre et je vais faire le check out vers 10h00 en rendant les cartes et le papier que j’avais apposé sur le « Dashboard » de la voiture et qui nous permettait de pouvoir stationner gracieusement pour notre nuitée, au passage petit tip de 1$ au valet parking. Direction Hollywood boulevard, il faut compter une petite ½ heure, le GPS nous fait longer Beverly Hill en empruntant Santa Monica boulevard.





Une fois sur place, la mission, trouver un parking, en 2009 c’était moins gênant nous étions en motos, mais là !!! après avoir tourné une dizaine de minutes, je trouve enfin un « public parking », pas trop loin d’Hollywood Boulevard et m’y engouffre, budget 15$ pour la journée et 20$ en VIP, 15$ suffiront, j’ai pas une tête de VIP puis nous arpentons avec Laurence et les enfants le Walk of fame, séance photos, Axel se fait prendre en photo devant l’étoile de Mikael Jackson qu’il à vraiment découvert à sa mort, shopping chez Guess pour Laurence et achats de souvenirs pour les enfants tels que porte clé et autres breloques , photos avec le signe « Hollywood » en arrière plan depuis la passerelle du deuxième étage de cette énorme structure située à droite du Kodak Theatre, du reste de là, Max me fait gentiment remarqué qu’il y avait un parking public situé juste derrière et nettement moins cher,4$ les 4 premières heures, j’ai les boules, mais tant pis.



Nous descendons assez loin sur Hollywood Boulevard à pied, nous arrêtons dans des Smoke shop et découvrons un univers que nous ne connaissions pas (en même temps nous ne sommes pas fumeurs). On trouve de tout à l’intérieur, des engins de taille, de forme, de couleurs, de matières, tous différents les uns des autres et proposés à la vente pour se faire plaisir avec un petit rajout de substance illicite, non compris dans la vente du produit, nos 2 grands nous font notre éducation, nous avons quelques métros de retard leur mère et moi, et quelques interrogations nous vienne à l’esprit concernant nos deux grands qui font mine de rien !

Les Fameux "Smoke Shop"

Nous remontons Hollywood boulevard côté « Madame Tusseaud » et nous arrêtons manger un morceau au Johny rocket situé au premier étage de cet énorme complexe rehaussé d’éléphants en posture assise, trop content d’en trouver un après notre déboire de la veille sur Santa Monica. Budget pour nous 5 boissons et Tip compris 82$.

Grosse soif mon Axel.

Nous repartons d’Hollywood boulevard vers 14H30, l’idée me prend de vouloir refourguer mon ticket de parking (c’est bien dans la mentalité Française !) pour moitié moins cher au premier pékin qui se présenterait, mais la jeune fille en charge de percevoir les sommes veille au grain et au moindre véhicule qui pénètre dans l’enceinte, du coup j’abandonne l’idée, de tout manière je ne l’aurais pas fait. Direction le signe d’Hollywood, disons pour le voir d’un peu plus près, je commence à m’embarquer dans des petites ruelles à sens unique qui grimpe dure, cela se rétrécie considérablement, je préfère abandonner l’idée et me rendre à un point disons plus stratégique et connu. Du coup je redescends, et m’arrête à la station service pour remettre 20$ d’essence, cette station est située à l’intersection de Franklin Avenue et N Gower Street et me permet de prendre avec mon zoom le signe disons d’un peu plus près.



Je ne veux pas embêter tout le monde avec cela, je sais qu’il y a d’autres « spots », plus connus, donc je laisse tomber et me dirige vers « Rodéo drive » et ses boutiques de Luxe, juste pour se faire plaisir, pour le plaisir des yeux. Après avoir vu ce qu’était de belles boutiques de luxe, nous faisons un arrêt devant le sigle Beverly Hill, photo en famille, prise par un Américain à qui j’ai demandé et qui a accepté sans sourciller.



Il est 16H30 et je me dit qu’il est temps d’aller retrouver notre dernier hôtel pour les 2 dernières nuits qui nous reste à passer à Los Angeles. Là, petit moment de solitude, le GPS ne trouve pas la rue, et les téléphones, allez savoir pourquoi, ne captent pas dans cette zone, je ne peux même essayer de retrouver l’hôtel avec une des applications que j’avais téléchargé sur mon I phone 4 avant le départ. J’essaie une dernière fois en précisant un point d’intérêt, un hôtel, et le nom de l’hôtel……………..suspens et magie il me sort le Best Western Dragon Gate Inn au 818 North hill street, mais écrit pour l’adresse : N hill st, je pouvais toujours essayer de taper l’adresse entière, foutu GPS !!!! Une ½ heure après nous voilà rendu à notre dernier hôtel il est 17h30, dans le quartier chinois, près du Down Town !? Pourquoi le quartier chinois me dis je et si loin de tout, me semble t il ? !! Le check in fait auprès du réceptionniste chinois, je m’acquitte des frais de parking pour 20$ (10 par nuit) et montons à notre chambre d’hôtel la N° 206 et 207, porte communicante entre les 2 chambres , très grandes donnant sur le côté de l’hôtel, premier reflex des 2 grands, comme à chaque fois que nous rentrions dans les chambres, s’assurer qu’internet fonctionne et là ça ne marche pas pour eux, je descends au lobby et demande, on me répond « no Password », seulement se connecter sur un des trois site proposé parmi la longue liste, je remonte et le donne au enfants, ils n’arrivent pas à se connecter, j’essaie de mon côté, cela fonctionne, ils ont les boules, moi pas, chacun son tour ! Une fois sur internet, je me mets sur Google Map pour essayer de m’orienter dans LA car j’avoue ne pas vraiment savoir ou être, et pourquoi avoir choisi un hôtel en plein milieu du quartier chinois ! L’explication me revient quand au choix de cet hôtel, il n’était pas loin des studios Universal, voilà pourquoi, j’ai l’explication ! Je redescends au lobby pour leur signaler que la télé ne fonctionne pas, quelques instants plus tard un asiatique vient toquer à ma porte et me répare cela en un rien de temps. Tout rentre dans l’ordre. Nous décidons une fois installé de repartir sur Santa Monica, pour manger au Bubba Gump (la veille au soir, nous ne nous sentions pas le courage d’y retourner depuis la 3 th Street promenade), que nous avions promis aux enfants.

Coucher de soleil sur Santa Monica Pier

Il y a foule ce soir sur la Freeway Santa Monica, nous nous garons au même endroit sur Colorado Avenue, descendons au Bubba, il faut compter 35mns d’attente, donc pas de diner avant 20H15, nous serons finalement appelé vers 20H30, descendons dans la salle du bas donnant sur la plage et parking. Serveuse sympa, un peu trop de musique à mon goût et brouhaha continu , pas simple pour essayer de comprendre ce que la serveuse nous propose en boisson et jus de fruit, sans pour autant recevoir un coup de massue au niveau de la note. Résultat, sirop avec de vraie fraise pour les 3 garçons, verre d’eau pour Laurence et moi, puis Shrimp Nat Cash ½ spicy, ½ garlic proposé par la serveuse pour Axel, Laurence et moi, une Cob salade pour Alex et Max, ce dernier retirera l’avocat qu’il n’aime pas !. Très bon, il ne reste rien dans les assiettes, nous avions pris en prime du Garlic Bread et des french fries (slides), Le tout avec le Tip nous est revenu à 108$, ce coup ci j’ai donné le compte en cache, et n’ai pas fait la même erreur qu’au Bubba Gump de Daytona beach, où la serveuse m’avait demandé à l’époque « do you need change ? » , je lui avait répondu « no », ne sachant pas trop à l’époque quoi lui répondre, et elle était royalement reparti avec 30$ de Tip, les crevettes ont eu un goût amer à ce moment là, mais ce n’est qu’après en ne la revoyant pas revenir que j’ai compris mon erreur !

Salut Forrest!



On ne m’y a plus repris ! Nous ressortons du Bubba il est 21h45, direction le parking, je met mon ticket pour payer avant de prendre la voiture et là il m’affiche 5$ pour 02H15, étonné je relis plus attentivement ce qu’il y a d’écrit sur la machine. Je n’avais pas lu que si nous arrivions après 18H00 (ce qui était notre cas), nous devions nous acquitter du prix fort, à savoir 5$, la veille, nous étions rentré dans le parking à 17H30 !!! Retour à l’hôtel à 22H30, car accident sur Santa Monica Freeway. Fatigué, nous nous couchons à 23H00.

Jeudi 21 avril 2011 Universal Studio

Debout à 08H00 , tout le monde est prêt à 09H00, nous descendons à la réception muni de nos tickets rouge pour le breakfast donné la veille par le réceptionniste, café, thé chocolat en poudre à mélanger avec de l’eau, waffles, petit muffins aux myrtilles, banane, bref tout est avalé et ingurgité en une ½ heure. Nous remontons dans nos chambres et décollons de celles-ci vers 09H40, direction Universal studios. Nous mettons à peine ¼ heure pour nous y rendre, sommes dans le parking aérien « Curious george » après s’être acquitté de l’entrée pour véhicule de 15$. Nous empruntons le city Walk jusqu'à l’entrée du parc, tout est grandiose, Euro Disney parait ridicule à côté.







Il commence à y avoir un peu de monde devant les guichets pour nous faire patienter 2 danseurs du Staff d’universal, déguisé en personnel de nettoyage se donne en spectacle sur le tapis rouge qui mène à l’entrée principale, divertissant et prometteur pour la suite de la journée.

En attendant d'avoir nos tickets, histoire de patienter!



L’entrée pour nous 5 nous revient à 370$ , on ne voulait pas prendre le « pass front line » à 139$ par tête surtout qu’à partir du 26 avril il passait à 119$, le guichetier nous propose même pour 24$ le « all you can eat pass », non merci ça ira, le budget est assez conséquent comme cela, puis arrivé en fin de séjour on fini par compter un petit peu !!, Nous entrons donc dans ce fameux parc vers 10H15, nous dirigeons de suite vers les attractions The mumy, Jurrasik park, bref les attractions de Lower Lot en empruntant les « escalator », d’ailleurs ils sont en train de construire un bâtiment pour le film « Transformers », qui verra le jour dans les mois à venir très certainement.

En se dirigeant vers le Lower Lot (Jurassik Park etc..)

Une fois fini et trempé (merci jurrasik park !), nous remontons pour faire le tour de Universal studio en train, « le Studio Tour » avec un commentateur qui nous explique tout, en anglais bien sur, et qui dure 1h00, on ne voit pas le temps passer très sincèrement, météo des plus clémente, tout est très bien, nous avons droit aussi à KING KONG 360°-3D avec les lunettes 3Dque nous avons prise avant de monter à bord. Visite de la rue où est tourné Desesperates houswives, les dents de la mer, un crash de boeing des plus réaliste dans « la guerre des monde » (flippant d’autant que nous reprenons notre vol demain ) etc…… J’ai trouvé cela très bien et surprenant de réalisme, j’ai vraiment beaucoup aimé.

Les amateurs de la série reconnaitrons

Ensuite direction une petite collation chez pizza Hut, hamburger pour les enfants et salade pour moi, nous en avons pour 65$. Les animations s’enchainent tout au long de l’après midi. L’attraction que j’ai particulièrement aimé fut Waterworld avec de beaux effets pyrotechnique, belle mise en scène et des comédiens plein d’humour qui aiment jouer avec l’eau et le public, attention de ne pas s’ asseoir dans les premiers rangs, arrosage assuré, il faut être prévenu et protéger ses appareils photos et autres caméscopes.

Planquer tout........ça mouille.

Terminator 2 en 3D, très bien fait aussi mais beaucoup trop bruyant à mon goût au niveau sonore, Max s’en est plein au niveau de ses oreilles, le spectacle des Blues Brother est surprenant, les 2 chanteurs sont remarquables et chantent merveilleusement bien accompagnés d’une chanteuse et d’un chanteur Black, un quatuor « explosif » puis le spectacle « special effects stage » , pour tout savoir sur les secrets et trucages des tournages, très bien, même si je n’ai pas tout compris, mais c’était très bien et très amusant, avec la participation du public.





Un peu sur les rotules, normale il est 18h00, nous décidons de sortir du Park qui ferme à 19h00, pour nous balader dans le City Walk, demain c’est l’anniversaire de Max, Laurence décide de lui acheter chez Abercrombrie et Fitch une chemise qu’il avait vu à San Francisco, en attendant nous mangeons un morceaux de pizza (encore me dirait vous !) un « pizza combo family » avec le choix de 4 sortes de Pizza et 4 boissons, moi je prend une bouteille d’eau le tout pour nous 5 pour 32$, record battu, nous laisserons même 2 parts de pizza tellement elles étaient grosses. Les boutiques faites, nous quittons Universal studios vers 20H45 et arrivons à notre hôtel vers 21H00, fatigués tous de cette bonne journée, je m’arrête au Lobby et demande 5 tickets pour le petits déjeuner de demain matin. La dernière nuit va être bonne.

Vendredi 22 avril 2011 jour "J" le Retour

Ce matin grasse matinée, c’est le départ, les valises ont été faite la veille au soir par Laurence, le Check out doit se faire avant 11H00 et le petit déjeuner doit être pris entre 07H15 et 10H15. Nous descendons à 09H30, prenons notre temps, la personne est toute seule derrière son comptoir, je lui demande pour les enfants si elle à comme hier du chocolat en poudre, elle me répond non, visiblement ce matin elle ne veut pas faire d’effort, ils se contenteront de thé !!! Nous remontons vers 10H15, refaisons un dernier tour des chambres, laissons les bouteilles de shampoing et gel douche qui sont presque terminés, plus les sacs et emballages des différentes choses achetées tout au long de ces 14 jours. Les enfants et Laurence descendent au sous sol pour commencer à charger les bagages dans la voiture, je fais le check out il est 10H40, nous montons tous dans le Chrysler direction Santa Monica et sa 3th Street promenade. Nous y sommes 25 minutes plus tard. Voiture rangée sur Colorado Avenue. Il fait beau et 20°, marcher à pied nous fait du bien, Laurence et les enfants s’arrêtent chez Abercrombie et Fitch pour qu’Alex fasse l’échange d’une chemise manche courte achetée dans un autre magasin de la marque, pour une chemise manche longue. Pour ma part je me prélasse dehors sur un banc et sous le doux soleil californien, faire les magasins et y rester presque ¾ heure avec la musique qui vous tambourine les tympans, ce n’est pas mon dada.



Un dernier petit tour au Johny Rocket qui est ré-ouvert sur 3th street promenade











Nous remontons la rue piétonne jusqu’à Broadway avenue puis demi tour et arrêt pour la dernière fois dans le Johny Rocket dont les réparations ou transformations sont terminées, Je donne mon nom, le serveur me fait comprendre qu’il y a une petite vingtaine de minutes d’attente, il est 13H00, le monde commence à remplir la rue piétonne. Nous en sortons vers 13H40 après que le staff du Johny Rocket ait improvisé une danse « synchro » derrière le comptoir, ce fut sympa et convivial. Direction la plage pour marcher une dernière fois tous ensemble le long du Pacifique, prise en photo d’une belle corvette jaune sur le parking derrière Bubba gump, nous passons sous la jetée pour aller faire un tour de l’autre côté et voir le Carroussel qui à ouvert ses portes. Petit sitting sur un banc à l’ombre, car mine de rien le soleil Californien commence à bien « taper », puis nous nous dirigeons lentement vers le parking pour récupérer la voiture, nous nous acquittons de 5$, 2 premières heures gratuites pour tout stationnement compris entre 06h00 et 17h59, après c’est plus cher !! Le Gps m’indique 18 minutes pour rejoindre Dollar sur Arbor vitae Street. Arrivé sur Santa Monica Freeway, c’est bouché, bien sur il nous fallait cela le jour de notre départ, je refais vite fait l’itinéraire en évitant les autoroutes, il me fait sortir 300m plus loin et me fait rejoindre Lincoln Boulevard, il ya des feux, mais cela roule assez bien, c’est un peu plus long, de plus je ne sais pas comment se passe la restitution du véhicule et le temps qu’il faut prévoir, donc je préfère anticiper et ne pas arriver en retard. Arrivé à a peine 5kms du point final, le témoin d’essence s’allume !!! Diable j’ai eu le nez creux de ne pas avoir remis de l’essence, il fallait leur rendre vide, bah c’est pour le coup qu’il va être vide !

Dépôt du véhicule chez Dollar

L’arrivée se fait derrière le bâtiment où nous avions pris le départ, on passe une herse, surtout pas de marche arrière car les pneus ne vont pas apprécier, un employé nous fait signe de nous mettre dans une file d’attente comme lorsque vous prenez le ferry pour aller en corse ! « Hello » me dit il, « returning ? », « yes » je lui réponds avec un anglais parfait ! Il bip avec un appareil sur le pare brise le code barre côté conducteur, fait un rapide tour et jette un coup d’œil rapide sur l’état du véhicule extérieur et intérieur, vous donne un papier et voilà c’est tout !! Y a pas plus rapide, pourtant je lui demande confirmation à savoir si je ne dois pas me diriger vers le « Rental Customer » situé là ou nous avions pris possession de notre voiture voilà 14 jours ! Il me confirme que non, effectivement sur le ticket est indiqué la somme à devoir, vue initialement, plein et assurance complémentaire soit 202$. Nous débarrassons le véhicule de tout le bazard accumulé par nous 5 depuis 14 jours et veillons à ne rien laisser dedans, je prends en photo le compteur kilométrique, cela me permettra de comparer avec la photo prise le jour de notre arrivée, des kilomètres parcourus depuis le début de notre périple.Une navette arrive 5 mns après, nous montons tous à bord, le chauffeur nous demande quel est notre compagnie aérienne, je n’avais pas compris j’ai cru qu’il me demandait combien nous étions, puis ensuite j’ai cru qu’il voulait notre nom !!!! Y avait du bruit, et c’est vrai, mais bon d’accord je ne suis pas excusé !!10mns à peine de bus et nous voilà rendu à notre terminal, nous rentrons dans l’enceinte de l’aérogare côté « Tom Bradley » qui est étrangement vide, pas de foule, pas de queue au comptoir Swiss airlines, nous enregistrons nos bagages dans la foulée, ouf pas de poids excédentaire, pourtant les valises et sacs sont lourds.

Personne à l'aéroport......étonnant!



Petites haltes chez Mac Do pour un milk shake strawberry, un diet Coke et 2 bouteilles d’eau, pour 21$. Nous prenons la direction de la douane vers 17H10, et nous voilà en salle d’embarquement, notre avions décolle à 19H30, un peu de temps d’attente devant nous. Pareil il n’y à pas grand monde en salle d’embarquement, ce serait bien qu’il y ait des sièges de libres pour le retour, on peut toujours rêver !!! Effectivement on peut toujours rêver, l’avion est rempli, ce n’est pas de chance, nous aurons comme à l’aller pendant 11 heures un bébé qui va « brailler » pendant tout le trajet, c’est épuisant. Connection à Zurich où nous devons patienter pendant 02H30 avant notre vol pour Roissy. Atterrissage prévu à 19h20, l’avion est dans les temps. J’appelle en attendant que le couloir central de l’avion se libère, notre chauffeur, qui est déjà sur place. Super il ne nous a pas oublié. Nous sortons de l’aérogare il est 20h00 après avoir récupéré nos 5 sacs , 3 d’entre eux ont été visités par TSA, heureusement que nous avions les bons cadenas. A priori il ne manque rien à l’appel. Pas grand monde sur la route, ils sont tous au Grand stade où se déroule la rencontre Marseille/ ?. nous arrivons à notre maison à 21H00 précise, il fait encore tout juste jour, ça fait du bien de retrouver son Home sweet Home après 14 jours passés à arpenter les différents états de la côte ouest des Etats Unis. Ce fut une belle aventure familiale, les enfants ont été ravis de ces vacances, tant mieux c’était le but, c’était maintenant qu’il fallait le faire, avant qu’ils ne volent de leur propres ailes et quittent définitivement le « Cocon familial »

Au final, nous aurons parcourus, avec une moyenne de 9,7 litres/100, 2657 Miles, 45 heures 02mns 55s de roulage, auront mangé des Hamburgers et pizzas en pagaille, et surtout nous avons vécu une très belle aventure familiale, que les enfants ne sont pas près d'oublier.

Christophe</html
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18 jours en solitaire aux Etats-Unis
Bonjour à tous !

Une semaine plus tôt j'ai présenté une courte vidéo de 2 minutes regroupant essentiellement les time-lapses que j'ai capturés durant mon périple en solitaire aux Etats-Unis; vous pouvez la visionner sur YouTube via ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=-1aQD1Ja_3s

Après en avoir discuté sur le topic associé (http://voyageforum.com/...etats-unis-d6173621/), j'ai choisi de publier chaque semaine le récit illustré d'une journée de cet incroyable voyage !

Pour les personnes qui ne sont pas passées par ce topic, je me présente en quelques points:Matthieu20 ans, 4 moisEtudiant en Prépa au Lycée Faidherbe de Lille, filière MPPassionné de voitures, d'aéronautique et de nouvelles technologies Je vous joins préalablement mon Roadbook qui vous donnera une bonne idée de mon trajet: https//skydrive.live.com/redir?resid=79AB5337927...

Ceci étant fait, je vous souhaite une bonne lecture ! Notez que le premier jour est très peu illustré; il en sera tout autre pour les suivants.

SOMMAIREJour 1 en page 1: De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu'à Minneapolis...Jour 2 en page 1: San Francisco et de la compote de piedsJour 3 en page 2: Deux sommets, un musée plein de mange-fric, et des transports publiques atypiques Jour 4 en page 3: Un gros caprice chez HertzJour 5 en page 3: Course contre le SoleilJour 6 en page 4: Sur les lacs salés de Bonneville Jour 7 en page 4: Au bord du gouffre Jour 8 en page 4: Un fer à chevalJour 9 en page 5: Une journée au Grand Canyon Jour 10 en page 6: Une ville pas comme les autresJour 11 en page 7: 120°FJour 12 en page 7: La boucle est bouclée Jours 13 à 15 en page 8: Retrouvailles Jour 16 en page 8: ChicagoJours 17 et 18 en page 9: Dernière journée Les Etats-Unis ne me sont pas totalement inconnus; j'ai eu deux occasions d'y aller: une fois en 2009 avec les parents sur la côte Est (NYC, DC, Chicago) et une autre fois en 2010 dans le cadre d'un échange scolaire, dans le Wisconsin.

On m'a souvent reproché d'avoir l'esprit manuel d'une otarie, ce que je veux bien concevoir. En particulier, retenez que "l'ouverture facile" d'un paquet de gruyère râpé suffit à me dégouter de la vie...

Par ce voyage en solo, j'ai donc décidé de montrer que je pouvais me débrouiller seul. En fait j'aime me dire que ça fera office de service militaire, en plus cool bien sûr, bien que mon père ne soit pas trop de mon avis bizarrement !

Pour l'occasion, j'ai également prévu un matériel vidéo complet pour conserver le meilleur souvenir de cette expérience atypique. Un petit diagramme pour illustrer:



Bref, après une longue préparation, c'est le grand départ, le mercredi 7 août 2013.



JOUR 1 (7 août 2013): De Lille à San Francisco avec escale: du pâté jusqu’à Minneapolis…

Il est 4:20. Réveil, douche, déjeuner, dents, dernières vérifications : passeport, billet, tête etc. Voilà ça c’est fait ! Départ pour la gare Lille Europe où je prends mon TGV en direction de CDG à 6:02. Un dernier au revoir à Maman qui s’inquiète déjà alors que je trépigne intérieurement d’impatience à l’idée de partir vers l’inconnu; me voilà livré à moi-même !

Arrivé à CDG, je suis accueilli par un premier afficheur géant avec la liste des avions. Je cherche AF9300…. AF9300. Je trouve rien, je commence à paniquer, je vois un paquet de gruyère râpé dans ma tête, et puis je finis par me rendre compte du problème : « Et m*rde c’est écrit des deux côtés de l’afficheur ». Bref, je trouve finalement mon vol, Terminal 2E.



A la zone d’enregistrement, je remarque que tous les comptoirs Air France sont encore fermés tandis que Delta fait déjà circuler du monde. J’attends 15 minutes, 30 minutes… eh mais attendez : mon vol Air France est effectué par Delta ? Qu’est-ce que je fiche devant les comptoirs vides d’Air France ?!

Au moins j’arrive à prendre le train automatique sans me tromper de direction (facile en partant du terminus me direz-vous). Me voilà donc rapidement devant ma porte d’embarquement, deux heures avant l’embarquement prévu à 10:35. Mon avion est un Airbus A330-200. J’aurais préféré un B777 qui fait un peu plus « badass » avec ses deux énormes moteurs GE, mais après tout, l’A330 est mieux réputé pour sa fiabilité : je vais aux Etats-Unis, pas au sud du Groenland…



Ça n’empêche pas mon vol de partir presqu’une heure en retard faute de cabine pas prête. Cela promet pour l’escale à Minneapolis ! Le décollage se fait sans encombres. Je comprends toujours pas POURQUOI « all your electronic devices must be turned off » . Enfin bon, je savoure toujours autant le décollage; ah l’avion, quelle incroyable machine !

Plus tard j’apprends en discutant avec mon passager que celui-ci est un ancien policier de Los Angeles – dès lors je suis content d’avoir obéi aux ordres concernant les appareils électroniques… On discute un peu de nos voyages respectifs: lui revenait d’un périple en Europe et vantait le vin français !

Le service de Delta est correct sans plus; AirFrance fait mieux à mon gout. Surtout, on arrive une heure en retard à Minneapolis et juste APRES un avion chinois à l’immigration. Heureusement j’avais déjà parcouru VoyageForum donc aucun stress de mon côté. Pas le cas de tout le monde. J’essaye de rassurer quelques français ou bien je leur traduis les messages des agents Delta lorsqu’ils ne les comprennent pas. Je décide de rester avec un couple de français très sympa qui allait aussi à SFO.

A l’immigration j’ai eu beaucoup plus de questions que d’habitude !! « Why are you coming to the US? », « why are you traveling alone? », « do you have friends in the area? », « how are you renting a car? » etc.

Bref, je finis par passer, je récupère ma valise et j’attends le couple de français. Malheureusement Madame avait emporté du pâté de France, donc à la douane ça passe pas (d'où le titre du jour 1) ! Le couple m'incite à ne pas les attendre et je poursuis donc seul jusqu’au dépose bagage suivant. Au contrôle de sécurité je crois halluciner en voyant les énormes scanners corporels ! A la sortie du scanner, un agent me lance « You did a high score ! ». Peu importe la signification, j’étais surtout préoccupé par ma correspondance. Je réenfile tout à vitesse V puis sur les écrans, je lis à côté de ma correspondance : « departed ».

Reste donc à trouver le comptoir Delta pour transférer mon vol. Au début je demande sans le savoir au comptoir du lounge privé de Delta. On me répond gentiment: « If you do it here you’ll have to pay ». Je trouve finalement le comptoir pour les AUTRES gens, et on me transfert sur un vol pour SFO à 18:00… alors que ma correspondance était normalement prévue à 14:00. Je contacte donc l’hôtel pour prévenir de mon arrivée tardive et j’attends. Heureusement j’ai internet sur mon porta… j’ai rien dit. Bref j’attends.

Le couple de Français qui avait été bloqué à la douane me retrouve finalement. Un peu de compagnie c’est toujours plaisant ! On embarque finalement sur un Boeing 767-300 vieillissant. Fait amusant, je me retrouve en classe bétaillère côté hublot tandis que le couple de Français est placé en Business ! Durant le vol, j'aperçois au sol les grandes zones désertiques du Nevada que j'allais traverser quelques jours plus tard...



Après quatre heures de vol j’arrive ENFIN à San Francisco. Je trouve l’aéroport super ! Visiblement pas trop grand et très pratique; je trouve le BART facilement, quoique je me gratte un instant la tête en voulant prendre un ticket. $8.25 plus tard je pars pour le centre de SF. En sortant du BART vers 22:00 je dégaine ma GoPro et tandis que je filme, un passant me lance « Welcome to California ». C’est à croire que j’ai l’air d’un touriste avec mon backpack, ma grosse valise et ma caméra à la main !!

Je trouve aisément le Grant Plaza Hotel et je suis déjà surpris par le degré de la pente pour y accéder. Premier check-in de ma vie sans soucis, j’ai plus qu’à m’écrouler sur le lit. Ce que je ne sais pas encore, c'est que la vue me réserve une surprise...
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Voyage atypique entre l’Est et le Midwest
Enfin ! Trois ans après notre premier voyage aux Etat-Unis (un classique Washington & NYC en deux semaines), nous voilà, moi et mon frère, reparti pour les Etats-Unis mais cette fois-ci le parcours est bien différent, construit de A à Z sur nos envies, nos recherches, nos possibilités et opportunités…. C’est sûr, aucune agence de voyage n’aurait pu nous proposer un tel trajet ! 🙂

Le voyage se compose de deux parties : - une première à Washington, DC (mon coup de coeur!) et en Virginie. On en a profité pour faire ce qu’on avait pas eu le temps de faire la première fois à DC : visiter le capitole, monter en haut du Washington Monument, Mount Vernon… Puis direction la Virginie pour la visite d’une grotte, d’une base navale, de plages, de montages, une course de Nascar… Tellement de choses différentes !

- une deuxième partie à Chicago et ses alentours, ainsi que quelques jours en Iowa pour une rencontre enrichissante avec de la parenté éloignée, nos cousins américains (au 5ème ou 6ème degrés… à ce point là on ne compte plus vraiment). Au programme : visite du centre-ville, deuxième course de Nascar et stage de pilotage d’une voiture de Nascar, du vélo, visite de canyons, une virée dans l’Indiana et le Michigan, une vente aux enchères de bétail…

Si ça vous intéresse, j’aimerais partager avec vous le récit de ce voyage avec ses hauts et ses bas, ses rencontres et ses expériences, certaines bien meilleures que l’on ne pouvait espérer et d'autres qui ont bien failli gâcher nos vacances.

Jour 1

Dire qu'on aurait déjà du partir l'année dernière mais qu'à cause d'un problème de santé, on avait du repoussé. Cette fois ça y est, direction l'aéroport de Zurich, à environ deux heures et demi de route de Strasbourg en ce matin du 1er Septembre 2014. Le vol étant sous-traité par United, on avait quelques appréhensions : chez qui faut-il enregistrer les bagages ? Ou faire le check-in ? On avait même choisis nos places deux jours seulement avant le départ. Petite astuce : si vous acheté votre billet chez une compagnie (Swiss dans notre cas) et que le vol est opéré par une autre (United), vous ne pouvez pas choisir vos places lors de l'achat. Mais n'hésitez pas à aller sur le site de la compagnie qui opèrera le vol (United) pour mettre vos infos de réservation que vous avez reçu chez Swiss. Vous pourrez alors choisir votre siège, faire le check-in en ligne, etc. Ouf, j'avais essayé ça deux jours avant de partir. Il ne restait plus beaucoup sièges et heureusement deux places côte-à-côte à l'arrière était encore disponibles. Juste ce qu'on voulait !

Dernier stress : le poids de ma valise lors de l'enregistrement des bagages. Ouf ! J'ai 5 kg de marge. On est prêt à partir. Les hôtesses passent dans les rangées pour vérifier les ceintures. L'une d'elle lance en rigolant à la personne derrière nous : "Do you have your seatbelt on? You look very comfy! You're not supposed to". Bizarrement le décollage ne me fait plus rien. Jusque là c'était toujours le pire moment du vol pour moi. À force, on s'y habitue, tant mieux. On a bien aimé United. Les stewards et hôtesses étaient gentils, avaient tout le temps le sourire. La nourriture n'était pas mauvaise; en fait leur sandwich chaud avant l'arrivée était délicieux.



On longe tout Long Island, puis on aperçoit Manhattan sous les nuages.



On est à quelques minutes de Washington et on voit ces montagnes. On se croirait chez nous, dans les Vosges ! C'est d'ailleurs dans ces petites montagnes qu'on a prévu de passer dans une semaine.



On voit aussi une énorme averse pas loin. Heureusement, on l'évite. 😮



On atterrit à Washington Dulles à 15h28 heure locale. Une dizaine d'appareils United sont alignés. On devra d'ailleurs attendre quelques minutes pour avoir une place de parking.



On sort de l'appareil et on se prend un coup de chaud… L'air qui passe entre la plateforme et leur navette bizarre sur roues est vraiment chaud, lourd. Ca promet. Beaucoup d'humidité aussi et il y a même quelques gouttes de pluie, qui auront disparu quand on sortira de l'aéroport.

On arrive plus tôt qu'il y a trois ans. Dulles ressemblait alors à un aéroport de campagne vu le peu de monde qui passait l'immigration. Cette fois c'est différent. Il y a beaucoup plus de monde. On patiente. On envoi un message au propriétaire de l'appartement où on va loger. Puis c'est notre tour. L'agent d'immigration nous laisse passer sans problème. Il demande simplement quand on repart. Rien de plus, si ce n'est une photo et nos belles empreintes.😇

Première frayeur. Les bagages. On commence à penser qu'ils se sont perdus… On vérifie même les étiquettes des autres valises pour être sûrs qu'on est au bon endroit et que les bagages de notre vol sont déjà sûr le tapis… Et on attend, et on attend… Ouf ! Ils sont bien arrivés.

Après cette longue attente, direction Alamo. On se croirait presque chez nous, on se souvient parfaitement du chemin dans l'aéroport. Tout ça est familier. On se prend une claque en sortant… Plus de 30°C et extrêmement humide. Beurk, c'est pas notre tasse de thé la chaleur. On se croirait sous les tropiques. Toujours le même accueil, le même service pour la navette : au top. Puis un coup de froid. La clim'… Il va falloir s'y habituer.

Au comptoir on sera pris en charge par une employée de chez National. Alamo, National, en gros c'est pareil. Elle est apprentis alors ça prend un peu plus de temps. Mais elle a le sourire, alors nous aussi. Et puis c'est les vacances ! C'est la première fois qu'on peut choisir la voiture qu'on veut (dans notre catégorie). Ce n'était pas le cas chez Hertz. Notre choix se porte sur une Chevrolet (yes!) Malibu LTZ bleu-gris avec sièges électriques et en cuir.

On s'installe, on met le GPS et le tracker (une app sur l'iPhone qui enregistrera nos trajets en voiture). On se met en route pour Arlington où nous avons loué un appartement via Airbnb. On a du mal trouver le bon numéro d'immeuble dans le quartier. On demande à quelques personnes mais elles ne sont pas d'une très grande aide. Après 10 minutes de recherche dans cette chaleur étouffante, c'est bon ! Il s'agit d'un très joli bâtiment en briques rouges parmi plusieurs autres qui entourent un petit parc. C'est très calme. Le propriétaire est là, en train de rassembler ses affaires avant de partir. Nicholas nous reçoit très chaleureusement, nous fait visiter l'appartement, on échange quelques mots, etc. On reconnait tout de suite l'accueil américain, dans la bonne humeur et la simplicité !



Il est presque 19h. On se dit qu'on ne peut pas aller se coucher sans aller faire un petit tour en ville. On saute dans la voiture et direction le Mall. On fait juste le tour en voiture (Constitution Ave, retour par Independence Ave). Mais quel plaisir de revoir ses monuments ! Il faut dire que j'avais eu un énorme coup de coeur pour cette ville trois ans auparavant. Que ça fait du bien de revenir. Et que le départ sera difficile...





Et que ça fait du bien d'avoir la clim dans l'appartement en rentrant…😛
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Ouest Américain: Carnet d'un roadtrip classique de 3 semaines en août 2015
Bonjour, Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième carnet sur ce site qui en comporte déjà d'excellents.

Et puis je me suis trouvé 3 raisons: 1/ Pour remercier les "anciens" qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage (Itat, Durandale2, Jpg13, MaryElectra, Peggy16, Hiacinthe, Bastinj, Calisson94...etc). Ce carnet ne vous apprendra pas grand chose, mais j'ai cru comprendre que vous étiez friands de photos et d'anecdotes...

2/ Pour aider les "nouveaux" en insistant plus particulièrement sur les 2 points que j'ai eu le plus de mal a estimer: le timing et le budget ! Attention, il y aura des prix en € (pour les dépenses effectuées par internet avant le départ) et d'autres en $ (pour les dépenses sur place)

3/ Pour le plaisir de me replonger dans ce fabuleux voyage. Un an de préparation, 3 semaines de voyage, 2 mois pour trier 5800 photos et puis plus rien... Finalement, je me demande si cette troisième raison n'est pas en réalité, la première... faire durer le plaisir !

Oui, un an de préparation... Un an de lectures quotidiennes de guides, de blogs, de carnets, de discussions sur ce site. Un an à tenir ma langue pour préserver l'effet de surprise à ma femme et à mon fils. Et bien sûr, un an d'économies.

Quelques sites incontournables: west-usa-dream.blogspot.fr/ ouestusa.fr/ www.sunsetbld.com/sunset-guides.php#ca www.google.fr/maps/

Vite fait, pour vous situer par rapport à nous. Nous sommes un couple de 51 ans (Eric & Corine) avec notre fils de 16 ans (Antoine). Nous ne sommes pas du tout sportifs mais la marche ne nous fait pas peur. Notre anglais est très moyen. Nous avons déjà visité une vingtaine de pays à travers le monde, mais une seule fois sur le sol US, à Miami. Bref, si vous êtes plus jeunes et/ou plus sportifs, vous irez plus vite sur les rando.

Notre parcours, soit 4876 kilomètres au total:

A/ Los Angeles B/ Williams C/ Grand Canyon D/ Page E/ Monument Valley F/ Moab G/ Torrey H/ Tropic I/ Springdale J/ Las Vegas K/ Furnace Creek L/ Visalia M/ Fresno N/ San Francisco

J1. Dimanche 2 Août 2015 Nos billet d'avion sont réservés depuis Novembre 2015 directement sur le site American Airlines (3684 €/3pers.). Nos Esta (39 €/3pers.) depuis plus longtemps encore. Nous décollons de Lyon à 7h00 en direction de Londres pour une escale de 4h00. Puis re-décollage à 12h15 en direction de Los Angeles. L'avion est archi-comble. Beaucoup de français. Le nombre de films à disposition sur les écrans individuels est impressionnant. Le vol se déroule sans encombre, mais je déteste cette manie qu'ont les hôtesses de baisser systématiquement le store des hublots. On finit par ne plus savoir si c'est le jour ou la nuit et elles nous privent de la vue. Atterrissage à 15h15, avec 20 minutes d'avance. Le passage de l’immigration est très long (50mn). Des files d'attente interminables avec une majorité d'asiatiques. Plusieurs avions ont du arriver en même temps. Par contre, la récupération de la valise est rapide (10mn). Oui, LA valise. Nous n'en avons qu'une. Et nous avons chacun notre valise-cabine. Nous procédons ainsi depuis qu'une de nos valises a mystérieusement disparue il y a quelques années. Il est 16h30 quand nous sortons de l'aéroport pour prendre la navette "Rental Car Shuttle" en direction des loueurs de voitures. J'ai réservé un Midsize SUV sur locationdevoiture.fr (maintenant ils s'appellent www.carigami.fr/) 781 € pour 3 semaines. Leurs contrats sont clairs et en français: - Assurance tous risques (CDW) incluse, zéro franchise - Assurance vol (TP) incluse, zéro franchise - Responsabilité civile complémentaire incluse, 1 million USD - Taxes et frais locaux inclus - Couverture bris de glaces, pneus, toit et dessous de caisse - Drop off gratuit - Second conducteur gratuit - Annulation gratuite Et déjà, première boulette d'Antoine. Il oublie son téléphone portable dans la navette. Il s'en aperçoit alors que la navette commence à repartir. Un sprint plus tard, le problème est oublié. Arrivés au comptoir du loueur Alamo, il y a beaucoup de monde... Mais des bornes tactiles nous tendent les bras. On tente le coup. Ouf, on peut choisir la langue. Ça évite de faire des erreurs. Après avoir rentré les éléments demandés, très rapidement la machine nous délivre notre contrat. En plus, on ne s'est pas fait prendre la tête par l'employé qui essaiera de vous fourguer des assurances supplémentaires. Étape suivante. Se rendre sur le parking d'Alamo où se trouvent les SUV. On demande à un employé la marche à suivre. C'est simple. Vous choisissez une voiture, vous vous installez et vous quittez le parking. C'est tout ? Ben oui ! Ok. Sur le parking, il y a beaucoup de voitures mais 3 modèles uniquement : Des Nissan Rogue, des Chevrolet Captiva et des Jeep. Ce ne sont pas tout à fait les modèles que j'espérais. Nous attendons un peu, mais les modèles des autres voitures qui arrivent sont toujours les mêmes. Après avoir vérifié la présence de la roue de secours, l'état des pneus et de la carrosserie, la présence de prises USB et allume-cigare, le plein de carburant, notre choix se portera finalement sur une Nissan Rogue avec 8578 Miles au compteur.

Comme c'est moi qui ai préparé l'itinéraire, nous avons convenu que je ferai le co-pilote-photographe et Corine le pilote. Ça tombe bien, elle adore conduire et elle le fait pas trop mal... pour une femme (rho, ça va, je plaisante) Il est 17h30 et nous quittons le parking, non sans avoir signalé une grosse rayure sur le pare-choc arrière. Je suis quand même surpris qu'il n'y ait pas plus de formalité que ça. Même pas un petit briefing pour l'usage de la boîte auto. Bon, pour nous, pas de problème, nous avons une voiture boîte auto en France. Mais je me mets à la place de ceux qui n'en ont jamais conduit... N, D, R, P ça n'est pas forcément très parlant. 45 minutes plus tard, nous arrivons à notre hôtel grâce au GPS qu'un collègue nous a prêté. Nous avons réservé le Coral Sands Motel sur hotels.com en Janvier 2015. 320 €/3 nuits/3 pers. petit déjeuner non-inclus, parking gratuit, piscine-jacuzzi.



Il est situé sur Western Avenue, près de Hollywood Boulevard. L’accueil est sympa, les chambres sont petites mais propres. TV, frigo, cafetière.



Bien qu'il soit 4h00 du mat' à notre horloge interne, ici il n'est "que" 19h00 et nous avons encore assez d’énergie pour envisager une petite visite. Comme prévu, nous optons pour Griffith Observatory pour le coucher de soleil. Sur le forum, j'avais lu qu'il ne fallait pas suivre le GPS pour se rendre à Griffith Observatory car il vous fait passer par des rues résidentielles dont les habitants ont bloqué les accès tellement ils en ont marre de voir passer des dizaines de touristes. Nous passons donc par Vermont Avenue, mais je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir lu cette info. Beaucoup de voitures font comme nous et nous avançons au pas. Et quand je dis "au pas", je veux dire que nous irions plus vite à pied si on s'était garé en bas de l'avenue. Mais bon, maintenant que nous sommes engagé... Le parking est bondé et la file avance au rythme des voitures libérant une place. Malgré tout, nous assistons à un joli coucher de soleil sur le panneau HOLLYWOOD.



Un buste de James Dean, rappelle que le film "La fureur de vivre" a été tourné ici.





Griffith Observatory offre un beau panorama sur la ville. Nous en profitons jusqu'à 20h30.



Puis nous dînons près de notre hôtel, dans un restaurant mexicain, le "Rincon Oaxaqueno". 41 $/3 pers. Pas mal mais sans plus. Service rapide et sympa. 22h00, retour à l'hôtel pour un sommeil bien mérité. Ça fait 27h00 que nous sommes debout.

Parcours du jour. 40 kilomètres.

A suivre...
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Trois semaines magiques au coeur des parcs de l’Ouest américain avec nos 3 enfants
Bonjour à tous, Suite à notre 1er voyage en famille dans le Southwest il y a 2 ans, au cours de l’été 2015, je n'avais pas spécialement prévu de rédiger un carnet, préférant consacrer mes soirées à préparer en détail le prochain voyage.

Mais à force de lire des carnets, je me rends compte que chacun vit, ressent à sa manière chaque site visité, et chaque carnet, avec les photos et descriptions qui l’accompagnent, peut nous inciter ou au contraire dissuader d’explorer tel ou tel site.

Comme j’ai quasiment bouclé la préparation de notre prochain trip prévu cet été, et que je me languis trop du prochain départ, je me lance… avec beaucoup de retard. Cela me permettra de me remémorer d'inoubliables souvenirs vécus en famille.

Même si le voyage commence à dater, nous nous souvenons, du moins pour les plus grands, d’énormément de détails, parce qu’un 1er voyage dans le Southwest, cela marque... Même Timéo qui n’avait même pas 5 ans se souvient encore de pleins de choses. Comme quoi ce voyage nous a bouleversés !

J’espère que ceux qui se posent des question sur la faisabilité de certaines randos avec des enfants en bas âge, seront convaincus qu’on peut faire pleins de chose avec des petits bouts de 4, 8 et 10 ans, en préparant un minimum les randos avec gps.

Voici notre programme réalisé en 3 semaines 1/2 : - Las Vegas - Valley of Fire SP - Yant Flat - Cedar Breaks - Zion NP : un peu des 3 secteurs - Bryce Canyon - Kodachrome SP - Willis Creek - Boulder - Capitol Reef - Goblin Valley – Litle Wild Hose – Crack Canyon - Wedge Overlook - Buckhorn Petroglyph - Arches NP - Canyonlands : Island in the Sky - Un peu de Needles – Chessler Park, le reste étant « remplacé » par Durango - Mesa Verde - Monument Valley - Horseshoe Bend - Yellow Rock + Nautilus - Toadstool Hoodoos - Edmaiers Secret - White Pocket - Paw Hole - Wire Pass – Buckskin Gulch - Blue Canyon - Grand Canyon - Route 66 - Retour LV
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7 semaines de rêve dans l’Ouest US sans randonner (ou si peu) fin mai-début juillet 2016
Bonjour à tous! Encore l'Ouest US me direz-vous! Mais nous ne nous en lassons pas. Je crains juste de vous lasser un peu, vous, avec des endroits vus maintes et maintes fois. Mais ces partages d'expériences font vivre nos voyages encore et encore....

Je me lance donc sur cette 3e virée dans le Wild Wild West avec une question:

Est-il possible de s’éclater sans randonner (ou si peu) dans l’Ouest US ? YEP !😎 Et bien oui, on peut se faire rêver sans randonner ! Nous (plus très jeunes - 65 à 70 ans) :

- mon mari, JP, atteint d’une très méchante maladie, mais supportant bien un lourd traitement,

- moi, plus très gaillarde - l’ai-je vraiment été un jour ? pas sûr, en tous cas jamais grande randonneuse (j'ai abusé un peu en écrivant, mais les vraies randos remontent à tellement longtemps qu'il y a prescription).😉 - mon cousin et son épouse (ne vous étonnez pas de me voir les zapper dans le carnet : c’est pour ma sérénité😕).

Il suffira de s’adapter tout en admettant ses limites physiques. Les connaître, ses limites, c’est une chose; les admettre, c’est une autre histoire, et je l’apprendrai à mes dépens🤪 en cours de voyage, mais nous verrons ça plus tard. Quant à mon JP bien fatigué, il s’est avéré le plus vaillant de l’équipe.

Toujours aussi attirée par l’Ouest US (ouf, JP aussi !), j’avais quelques itinéraires sous le coude. Entre les nouvelles découvertes, les endroits que nous voulions approfondir, il y avait matière! Après moult réflexions, mon chéri et moi sommes tombés d’accord pour regrouper deux projets et rallonger le voyage. Après tout, nous avons le temps, et ça économise une traversée de l’Atlantique.

Ce sera une grande boucle LA/LA d’environ 10.000 km à travers pas moins de 8 états. Nous préférons rajouter une journée de plus et repartir de LA. Comme le vol est direct, nous savons par expérience qu’une journée de route nous fatigue moins que les longues escales, ce qui aurait été le cas si nous étions repartis de Vegas.

Du rêve hollywoodien à la folie de Vegas, en passant par - les régions les plus arides et parmi les plus chaudes de la planète dans la Vallée de la Mort, - les territoires indiens de l’Arizona (Monument Valley), - les Montagnes Rocheuses, et les pics enneigés du Colorado flirtant avec les 4000 m, - les Blacks Hills du Dakota du Sud, avec leurs collines sculptées et leurs « Badlands » (mauvaises terres), - le Wyoming dont nous avons rêvé de traverser à cheval les vastes plaines aux herbes sauvages, avec son merveilleux parc, le Yellowstone, - les roches flamboyantes de l’Utah, où l’on s’attend à chaque instant à voir surgir un indien emplumé.

Nous parcourrons des routes panoramiques parmi les plus belles d’Amérique du Nord, la Pacific Highway étant considérée quant à elle comme une des plus belles du monde. Partout, le vieux Far West sera présent avec ses villes cow boy et ses traces indiennes.

Comme nous savons que ce sera sûrement l’un de nos derniers vraiment grands voyages, je le veux topissime et je passerai des journées (des nuits parfois) à peaufiner l’itinéraire, glanant ici et là de précieuses informations et des conseils judicieux. Soyez-en remerciés mes cher(e)s confrères «forumers» de Roadtrippin et Voyage Forum.

Certaines étapes seront peut-être un peu longues, mais elles ne seront pas nombreuses. Nous aurons des plages de repos et nous pourrons prendre notre temps pour profiter de tout.

Nous avons prévu de sortir (un peu) des routes goudronnées et je préfère être sûre de notre véhicule. Nous louons donc un 4x4 chez Avis. J’ai obtenu un prix plus intéressant que toutes les simulations que j’avais faites sur la toile en les appelant directement. Au retour, il s’avère que des frais supplémentaires ont été facturés (une cinquantaine de dollars), et ils me seront remboursés rubis sur l’ongle sur simple appel téléphonique. Le Toyota Sequoia que nous récupérons à LA s’avèrera un compagnon sympa du début à la fin. Le pauvre aura bien mauvaise mine au retour. Comme en esthétique, voici la bête avant et après,

sauf que là, c’est l’inverse quant au résultat.

Pour les réservations d’hôtel, j’ai procédé comme à mon habitude : lieu/prix/qualité, en croisant plusieurs sites une fois que j’ai retenu l’hôtel. Avec un impératif cette année : loger sur les parcs, ce qui nécessite de réserver un an avant pour certains d’entre eux (Yellowstone et Monument Valley par exemple) – pas question de me faire avoir encore une fois, surtout pour le Yellowstone qui est pris d’assaut très vite. Je ferai un post à part pour récapituler les hôtels. Ah, un tuyau aussi : en prenant la carte AARP(1), j’ai fait de substantielles économies, leur tarif étant bien plus intéressant que le simple tarif senior proposé par certains hôtels.

(1)Pour les non-résidents US, la carte est un peu plus chère et valable un an seulement, mais elle est amortie très vite quand on part longtemps, ça vaut vraiment le coup. On peut même avoir des réductions, entre autres, dans les boutiques de certains Visitor Centers (nous l’avons appris sur place).

Pour les repas de midi, ce sera pique-nique tous les jours; le soir resto ou repas dans la chambre dans certains cas. Avec une vraie bonne table de temps à autre, car il en existe aux USA, ne soyons pas sectaires !

Si le voyage a été un rêve, le retour me réservera une surprise bien désagréable. Allez, j’en glisse deux mots, ça défoule. Ceux qui avaient vu mon programme lors de la préparation savent que nous avions embarqué nos cousins tant ce voyage leur avait mis des étoiles dans les yeux…. Et comme ils ne connaissent que les voyages avec tour operator, mon cousin était emballé. Et bien, son épouse, une semaine après le retour, m’a signifié dans un sms digne d'une cour d’école primaire qu’elle ne veut plus me parler. Si si ! Elle m’a trouvée trop directive (c’est vrai, c’est moi qui pilote et qui organise !!!! et jusqu’à présent, personne ne s’en était plaint). Et dire que je pensais à un petit barbecue débriefing, avec échange de photos etc., j’en suis restée baba ! Ah, voilà pourquoi ils n’avaient pas le temps pour quelques jours à la plage ! Voyons Mimi, réfléchis un peu😕. Quand je pense aux dizaines de voyages que nous avons réalisés avec des amis depuis 1974. Des dizaines, et pas toujours avec les mêmes personnes : ça dépendait du lieu, de la durée et de la date.... Quand je relis les carnets qui à l’époque restaient manuscrits, je me dis mais quels beaux souvenirs 🙂! Et bien, sur ce coup, c’est une première. En plus, nous avons adapté notre projet pour leur faire découvrir des lieux que nous aurions zappés si nous avions été seuls, sans parler des fois où, à l’inverse, nous nous sommes limités. Si j’hésite entre être verte de rage😠 ou consternée par un tel comportement, en tous cas, je suis bien peinée, disappointed. Honnêtement, avec le recul, ni mon mari ni moi n’avons encore trouvé le comment du pourquoi. Il faut dire que j’aurais dû me méfier : une personne capable de se brouiller avec nombre de ses amis, du nord au sud de la France, normalement, ça craint. Je devais manquer à son palmarès. Et être aussi naïve😇 à mon âge, ça tient de la bêtise😕 et je me donnerais volontiers des gifles. Mais il me semblait qu’avec le temps, elle s’était bonifiée. J’avais déjà lu sur le forum des histoires d’amis qui sont rentrés fâchés et je me disais mais quel gâchis, comment est-ce possible ? Maintenant, je sais. A 65 ans !!!! Fort heureusement, nous avons pu profiter de notre magnifique périple, mais c’est comme si un voile gris l’avait recouvert au retour. Je vais me consoler en regardant les photos et m’en tenir là, en essayant d’oublier le reste.

Mais je parle, je parle… Bon, j’arrête de vous lasser avec mes états d’âme. Je vous entends bien là : «Tu arrêtes, le forum n’est pas le mur des lamentations, tu nous parles de ton voyage et tu vas voir un psy pour le reste !»😉 OK, OK, Voilà l’itinéraire tel qu’il a été réalisé…. Un peu différent de ce qui était prévu… comme d’habitude ! Le roadbook propose, les voyageurs s’adaptent.



J1 – 21 mai – Voyage et arrivée LA Inutile de préciser que tout est prêt et que l’excitation est à son comble, comme toujours😏. Ah la magie des voyages ! On garde toujours cette capacité enfantine à s’émerveiller, sauf qu’on n’ose plus sauter partout par peur de se faire débarquer pour comportement suspect. Le Toulouse-Paris est à l’heure, 7h10 pétantes. Le vol est un tout petit peu agité, mais rien de bien grave.

1h40 pour la correspondance : faut pas traîner, mais ça suffit. A chaque fois, j’ai un petit doute. A Roissy, nous découvrons le gros navion qui va nous emmener Outre-Atlantique. Vu de la salle d’embarquement, il est moins impressionnant que lorsque nous l’avions vu lors de ses vols d’essais à Toulouse, en rase-motte au-dessus de nos têtes, en bout de piste.



Je pensais être subjuguée par l’intérieur, mais la configuration en petite cabines séparées par des rideaux ne donne pas idée de la grandeur de l’habitacle. Les places sont plutôt larges. En vol, je réussirai même à passer côté hublot pour rejoindre ma place, ne voulant pas réveiller le jeune dormeur côté couloir… et croyez-moi, je ne suis pas une sylphide. Ce jeune géant est peut-être bien sympathique, mais 12h de vol sans les chaussures, ça va pas le faire. JP s’arme de toute sa délicatesse pour lui susurrer discrètement à l’oreille de remettre ses baskets. C’est toujours un peu gênant ce genre de démarche, mais vraiment, le pouvoir de séduction de ce jeune homme se trouverait accru s’il désodorisait ses chaussures de temps à autre😛. Les repas sont tout à fait corrects : Salade du jardinier, vinaigrette au jus d’orange et coulis de tomate Poulet sauce au citron, boulgour aux épices OU Tortellini à la ricotta et aux épinards, sauce crémée - Dessert Champagne en apéritif. Le voyage est quand même bien long, avec quelques turbulences.

Il faut attendre d’être au-dessus de l’Utah pour voir autre chose que des nuages. Les photos ne donnent pas grand-chose…. 12.000 mètres, ça fait haut !

Mais nous arrivons à discerner quelques beaux paysages et à imaginer les roches rouges que nous verrons en fin de parcours dans quelques semaines. L’arrivée à LA est abracadabrantesque. Comme nos cousins viennent pour la première fois aux USA, pas possible de passer aux bornes automatiques – et pas question de se séparer : ils ne parlent pas un mot d’Anglais et semblent un peu perdus.

L’attente est dingue. C’est qu’un A380, ça en contient du monde ! Entre les enfants qu’ils font passer en premier (pas que les bébés) et la lenteur des agents au contrôle, ça n’avance pas. A un moment, un grand policeman black bien baraqué, comme on en voit dans les films, fait passer un groupe de soi-disant VIP. Nous avons atterri à 13h et il est plus de 16h. Là, les esprits s’échauffent un peu et, la fatigue aidant, le troupeau (nous sommes comme des bestiaux parqués devant les guichets) manifeste un peu de mauvaise humeur (quels râleurs ces Français !). On nous incite vivement à rabaisser notre caquet – pas commode le Monsieur. On s’en mettrait presque au garde-à-vous, tentés par un «Yes Sir» tonitruant. Nous allons ensuite acheter des cartes SIM pour les téléphones – ça prend du temps aussi : pas facile de comprendre quelle est la meilleure solution. Notre choix s’est avéré nul et coûteux par rapport à l’année dernière.

Si j’ai une leçon à retenir (et si je peux me permettre, un conseil à donner) : surtout, régler ce problème avant de partir. Chacun trouvera ce qui lui convient auprès de son opérateur. Le nôtre - que je ne nommerai pas – ne proposait rien d’intéressant.

On arrive enfin à récupérer la voiture. Oups ! J’ai payé avec ma carte Gold (pour les assurances) et le conducteur est JP. Quant à moi, je n’ai pas mon permis de conduire. Erreur de débutant🤪 d’une voyageuse qui se croyait sinon confirmée du moins avisée et prévenue. C’est utile une check-list, n’est-ce-pas ? A condition de bien la vérifier au moment de partir😉. Grrrr ! Avis nous arrange ça sans problème et nous découvrons ce qui sera un peu notre deuxième maison dans les semaines à venir ! Une Toyota Sequoia géante…. Avec un marchepied pour que je puisse monter. Ceux qui m’ont déjà lue savent que moi, j’escalade ce genre de voiture vu ma taille. C’est parti dans les embouteillages pour rejoindre l’hôtel à Hollywood : le Coral Sands Motel, où nous arrivons à presque 19h. Vous savez compter : cela fait 6 heures que nous sommes à LA ! Il va sans dire que nous sommes KO debout. La visite à l’Observatoire Griffith où nous devions dîner avec des amis d’amis (ceux qui étaient avec nous au Canada et en Louisiane) passe à la trappe. Nous nous croiserons, à un jour près dans la Death Valley. Tant pis, nous ferons connaissance à Paris pour échanger nos souvenirs. Nous dînons au Burger du coin et filons au dodo.
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USA - Terres rouges et pierres jaunes: 1 mois en Utah, Wyoming et Sud Dakota
L'année passée nous avions découvert la CALIFORNIE ainsi que certains sites de ce que les connaisseurs nomment le “grand circle”, c'est à dire le GRAND CANYON DU COLORADO, le LAC POWELL, MONUMENT VALLEY et BRYCE CANYON. Nous avions fait le choix de ne pas passer à MOAB, trop loin, trop chaud et surtout, nous estimions à juste titre que le séjour sur place aurait été bien trop court pour se consacrer pleinement aux trésors de la région. De plus, à la fin des vacances, nous étions fatigués que nous n'avions aucun état d'âme à oublier le détour par ZION pourtant prévu au programme. Ce nouveau voyage confirme ce sentiment : La dernière semaine est toujours un peu difficile. Aussi convient-il d'alléger le programme et de prendre son temps...

Cette année c'est avec un plaisir non dissimulé que nous avons prévu de retourner dans ces endroits que nous n'aurions certes pas autant apprécié si nous avions dû les visiter trop rapidement en fin de circuit, la fatigue n'étant pas la meilleure amie de la chaleur...

Le parcours prévoit donc les étapes suivantes du 1er juillet 2010 au 31 juillet 2010 :



Jour 1 : Un voyage stressant On a beau tout préparer depuis une année, les choses ne vont pas toujours comme on le souhaite... En ce jeudi 1er juillet, nous partons de Bruxelles pour un vol sans problème jusqu'à London/Heathrow, l'un des aéroports européen bénéficiant de nombreuses connexions pour l'ouest des USA. C'est à partir d'ici que cela se complique....

J'avais lu sur le forum les mésaventures de cette belge qui avait eu un problème à l'embarquement sous prétexte que son ESTA était refusé alors que depuis son domicile tout était correct et qu'elle avait reçu la confirmation qu'elle était "accepted"... Aussi je craignais un peu que nous n'ayons quelques problèmes du fait que les enfants venaient de refaire leurs passeports.

Et bien figurez-vous que c'est sur moi que le problème est tombé, moi qui ne suis pourtant pas belge mais française donc disposant d'un passeport français !!!

Arrivés au passage vers la zone internationale (zone d'embarquement ) du terminal 5, l'employée de British Airways m'annonce que mon ESTA n'est pas “accepted”. Alors nous sortons les documents imprimés depuis la maison qui indiquent que tout est en ordre mais rien n'y fait!

La dame tapote sur son ordinateur et re-tapote, toujours rien de positif…

1ère explication : La dame me dit que je dois refaire une demande avec mes 3 prénoms pour que ce soit accepté... Elle tapote et retapote et là, … toujours “not accepted” DAMNED !

2de explication : J'ai fait ma demande ESTA avec mon nom de jeune fille (normal, c'est ce qui est sur mon passeport) alors que j'ai fait la réservation British Airways sous mon nom d'épouse. Elle me propose de refaire une demande depuis son ordinateur avec mon nom marital. Comme il n'y a pas de file d'attente elle m'assiste pour remplir la nouvelle demande et là on doit attendre... combien de temps.. on ne sait pas, peut-être 1 heure.. L'angoisse monte, la colère aussi !...

La dame retapote sur l'interface de la British et rien n'y fait je suis toujours refusée. C'est alors qu'intervient mon “sauveur”, le gentil collègue d'à côté qui regarde l'écran de la dame et lui fait remarquer que cette gourde s'est trompée dans la saisie du n° de mon passeport sur son écran (l'interface de la British)!... et du coup, O, miracle, me voici accepted !!! Bon tout le monde peut se tromper ok mais j'attends toujours les excuses de cette gourdasse...

Et c'est là qu'on se dit : British Airways, plus jamais !

Ensuite c'est une longue attente qui commence tempérée par un déjeuner sympa dans un restaurant branché style “asiatique fusion” (il me semble que c'est comme cela qu'on dit) où l'on peut commander du riz ou des nouilles asiatiques avec divers composants etc.. C'est bon et ça cale pour se remettre de toutes ces émotions. En même temps moi je ne suis pas tout à fait tranquille vu que la dame m'a refait faire une demande ESTA avec mon nom d'épouse, c'est à dire pas celui qui est sur le passeport (il n'y a indiqué mon nom de jeune fille épouse nom marital). Je crains d'avoir des problèmes à l'arrivée aux USA ...

Nous passons donc pas mal de temps a déambuler dans les boutiques du T5 et j'en profite pour acheter du thé et des cookies. Entre notre arrivée depuis 10h10 et notre départ de l'avion prévu pour 16h, il y a près de 6h d'attente !

Et c'est là qu'on se dit : “T'aurais pas pu choisir une escale un peu plus courte ?”

Des départs toutes les 5 minutes depuis ce terminal

La "gate", la porte d'embarquement, s'ouvre enfin. D'ici on peut voir le "gros navion" qui va nous conduire de l'autre côté de la mare... si tout va bien... et les va et vient des bagagistes ou autres ravitailleurs.

Que des oiseaux British Airways sur le parking !...

Une fois à bord de l'appareil qui doit décoller à 16h10, on commence a s'apercevoir d'un léger décalage dans le temps... C'est alors que le commandant et son équipage nous souhaite la bienvenue... Ah non pas tout à fait, c'est le commandant qui prend la parole pour nous expliquer que nous attendons un peu car les bagages ne sont pas encore tous arrivés...

Il est 16h45 lorsque le pilote reprend la parole pour annoncer que le départ est imminent... chouette !... MAIS que suite au crash du système informatique de gestion des bagages à Heathrow, il nous manque 70% des bagages ! En d'autres termes nous sommes 300 passages à bord et nous n'emportons que 96 valises !... Glups !...

Il propose aux gens qui le souhaitent ...de descendre... en sachant qu'ils devront attendre plusieurs jours avant de repartir et sans savoir où sont leurs bagages ! What a joke !

Étonnamment, personne ne veut descendre. Le commandant assure les passagers qu'aucune valise ne sera perdue et que chacun sera livré dans quelques jours, où qu'il se trouve aux USA. Il annonce également que des cartes de “compensation” seront attribuées pour permettre aux passagers d'effectuer les achats de première nécessité. Il présente ses excuses au nom de la compagnie etc...

C'est alors que je me souviens de l'année passée, au retour de Los Angelès. Nous avions 1h30 d'escale et c'était trop court pour que nos valises suivent. A l'arrivée à Bruxelles il nous manquait nos 4 bagages mais on n'étaient pas angoissés, c'était au retour de vacances. Le lendemain matin elles nous avaient été livrées à notre domicile.

Mais je me rappelle aussi ce que m'avait raconté un ami. Il disait qu'à l'ouverture du nouveau terminal 5 de la British Airways à Heathrow, ils avaient eu un tel crash de leur système informatique de gestion des bagages que pour ne pas engorger l'aéroport et permettre au trafic de reprendre normalement, ils avaient dû expédier tous les bagages en Italie pour les trier et les dispatcher à travers le monde... cela avait du prendre au moins une semaine voire plus!

C'est alors que les angoisses de la plupart passagers concernant le décollage, le vol etc... cèdent la place à l'angoisse de ne plus revoir ses valises, de devoir tout acheter sur place... C'est aussi là qu'en 30 secondes tu fais le point sur les endroits où il est possible que tu te trouves dans “quelques jours”, que tu fais le point sur les éventuelles modifs du parcours si tu dois revenir à Las Vegas.

Tu fais aussi le point sur les trucs indispensables qui vont te manquer à commencer par les piqures pour mon mari qui a déjà fait une flébite suivi d'une embolie pulmonaire après un vol en avion, les médicaments que tu dois impérativement prendre tous les jours comme ceux que je prends contre l'hypertension car ceux que j'ai sur moi pourront me faire tenir une semaine au plus... ..et puis tous les petits trucs indispensables à ta “survie” genre shorts, sandales -vu que nous sommes partis en jean et chaussures de rando et qu'à l'arrivée il fera 35°, slips, chaussettes de randonnée , crème solaire, anti-moustiques, les bredequins en toile spécialement commandés sur internet pour faire “les narrows” à Zion... bref l'angoisse pour moi encore une fois, alors que d'habitude je suis la zénitude incarnée !

Je n'ai pas le coeur à regarder les films, j'arrive tout de même à m'endormir un peu avec pas mal de difficultés.

A une heure de l'arrivée, le personnel de bord nous sert notre “petit déjeuner sandwich aux comcombres (on est sur British Airways faut-il le rappeler).

C'est alors que le commandant prend la parole. Londres lui a fourni la liste des passagers dont les baggages sont restés à Londres. Si l'on est positif on peut se dire que c'est bon signe car au moins ont les a retrouvés! Il commence a égrèner les numéros des sièges concernés. Plus un bruit dans l'appareil... Nous avons nos sièges en 39A, B, C et D. Nous entendons Thirty one, thirty two... pas de 39, ouf !!

C'est là que mon mari me dit “attends, il va redonner 2 autres listes dans 5 minutes !” Arghh c'est vrai, nous sommes 300 à bord et il y a au moins 200 personnes qui n'auront rien à l'arrivée ! Re-prise de parole du commandant qui se veut toujours aussi rassurant et précise que les bagages seront livrés demain soir .

Et c'est là qu'on se dit que c'est utile de toujours prévoir un petit séjour sur place à l'arrivée !

On écoute toujours aussi attentivement le commandant lire les numéros des sièges. Tous les “thirty” y passent sauf le “nine”. On est bien content mais est-ce que l'on a bien entendu ? On ne pourra le savoir qu'à l'arrivée …

Soudain je suis surprise par les paysages survolés : La vue des roches ocres et rouges me rassure et me remplit d'enthousiasme. Enfin, l'ouest sauvage, le désert, l'immensité !! Comme j'ai du plaisir à revoir ces paysages, ... pour un peu, je sentirais presque la chaleur qui se dégage de ses montagnes !

Comme c'est beau ! J'en oublierais presque le problème des valises ...

Je reste le nez au hublot et ne peux m'empêcher de prendre quelques photos, pour le souvenir plaisant de ce moment magique...



Quelques nuages moutonneux masquent partiellement la vue mais il n'y a pas de doute, On y est !



Les montagnes vues du ciel dessinent d'étranges vagues ...



Cette longue proéminence rappelle qu'ici plus qu'ailleurs, le glissement des plaques tectoniques a engendré de superbes paysages ...



Et puis soudain de l'eau !



Je distingue une marina. Mais quel est donc ce lac ?

Il est 19h30 quand l'avion se pose avec un maximum de délicatesse. Nous devions atterrir à 18h50 donc nous avons rattrapé un peu de notre retard. Avec environ 4 tonnes de bagages en moins, l'avion a dû voler plus vite !

Mon angoisse me reprends avec les formalités d'immigration. La file d'attente parait longue mais les guichets sont très efficaces et nous n'attendons pas 5' avant d'atteindre l'agent du service qui est très aimable comme d'habitude. En 5' à peine l'affaire est pliée. Je re-maudit la fille de British Airways à Heathrow !

Nous nous précipitons alors vers le tapis roulant des bagages...et...YEP ils sont tous là !!

Et c'est là qu'on se dit : Finalement une escale de 6 h à Heathrow c'est long mais c'est bien et ça aura au mois permis aux valises d'arriver très tôt pour être embarquées dans l'avion !

Soulagés nous quittons très vite l'aéroport, direction l'arrêt de la navette vers le Mac Carran rental center. Il y a là un jeune français paumé qui cherche aussi à se rendre au centre de location de véhicules. Il me dit ne pas parler l'anglais. Il vient de voyager en direct depuis Charles de Gaulle avec une nouvelle compagnie XL qui fait des vols promotionnels sur LAS VEGAS. C'est bon à savoir. Il va rejoindre ses potes pour un road trip et ils partent directement... Vu comme il a l'air d'avoir envie de dormir, c'est pas gagné !

Il fait nuit, la chaleur est écrasante (100°F) et là, sortie de l'aéroport, au milieu du ballet des limousines, je me sens super mieux ! Étonnant non ?

Nous embarquons dans la navette direction ALAMO !

Les employés de ce genre d'agence sont de redoutables vendeurs. On le sait bien, on avait déjà eu une proposition de véhicule de catégorie supérieure l'an passé par rapport à ce que j'avais réservé mais on ne s'en était pas plaint, au contraire, c'était super. Cette année j'avais réservé un Chevrolet Equinox et le gars nous propose la catégorie au dessus en vrai 4X4 à un prix défiant toute concurrence évidemment... sous prétexte que le modèle retenu ne se fait plus ??? Je le savais, je le savais...

Bon, le modèle au dessus il est tout de même bien tentant et c'est un vrai 4X4 alors que sur internet je ne pouvais pas y accéder vu que non accepté à l'abandon à Rapid city.

Mais là vu que c'est Alamo qui le propose, allez go !! Evidemment c'est plus cher vu que Patrick prend aussi l'option de l'assurance complémentaire pour frais de réparation “si l'on est perdu en plein désert” qui dit le gars … mais d'un autre côté, les frais d'abandon font 200$ de moins que annoncé par auto escape... comme quoi ... Dans le parking il y a plein de SUV et tout au bout de l'allée face à nous, j'aperçois un gros bazar blanc... et j'ai comme l'intuition que c'est ça la JEEP COMMANDER que nous a proposé le gars! BINGO !

Pour ceux qui ne connaissent pas c'est un modèle dont on ne peut pas dire que la ligne soit franchement design, mais c'est nettement plus “haut sur pattes” que l'Equinox.

Le coffre n'est pas plus grand à cause des sièges supplémentaires qui sont rabattus (ce modèle peut accueillir 7 passagers). Les bagages se retrouvent très en hauteur ce qui diminue un peu la visibilité à l'arrière mais d'après Patrick, le véhicule est agréable à conduire et très maniable. Moi je me dit que plus on est haut sur pattes, moins on a aura de problèmes dans des passages difficiles. J'ai fait une check list pour quelques vérifications du véhicule (roue de secours – elle est dessous, état du pare brise, km du prochain entretien, ). Il manque la notice et le double des clefs. Le gars nous dit qu'il n'y en a pas …

Bon, ben on le prend quand même hein ?!



Il est environ 22h quand nous arrivons au Caesars Palace. Je vous fais grâce des descriptions de couloirs interminables et des statues posées partout...Ave Cesar !

La chambre correspond à ma réservation... Non, elle est même mieux que ça ! En tout cas elle plait beaucoup aux enfants, surtout l'espace douche/bains.

Comment décrire cela ? Nous dirons qu'il y a 2 salles d'eau avec entrées séparées mais qu'elles sont communicantes par.. la douche qui est double ! Dans une des salles il y a un jaccuzzi, un lavabo, des WC séparés et... bidet avec une fontaine intégrée en son centre ! je ne savais même pas que cela existait encore. De l'autre côté, il n'y a qu'un lavabo et des WC séparés. Nous laissons ce "petit" espace aux hommes, avec Caroline, nous prenons immédiatement possession du côté "jaccuzzi" ... que nous n'aurons d'ailleurs même pas le temps de tester ! Il va sans dire que dans le style de ce palace dédié à la rome antique, le tout est recouvert de marbre et de travertin ... attention , ça glisse dans la douche !













Mais voilà : FAIM nous avons … Il est 23h et le food court est fermé ...après avoir demandé conseil à une vendeuse, nous allons nous restaurer au MUNCH BURGER, hyper branché et bruyant mais salvateur.

En fait nous comprendrons plus tard pourquoi l'endroit est recherché : ce café est situé à la conjonction de 2 phénomènes qui attirent les foules : L'un, l'espace de jeu des PUSSY CAT DOLLS est situé juste face au café et les filles qui se trémoussent autour des barres attirent pas mal de clients qui veulent allier plaisir des yeux à celui de l'estomac...Le deuxième, c'est la proximité de PURE, le night club à la mode du Caesars palace , et les personnes qui s'y rendent peuvent grignoter un hamburger en attendant qu'on veuille bien les laisser entrer......

Pour nous, pas question de boite de nuit car la journée a été très très longue et nous nous mettons au dodo vers 0h45 dans notre grand lit douillet.

Ah, quel bonheur !
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Changer le visa J1 en B2 en étant aux États-Unis?
Bonsoir tout le monde, Je viens de m'inscrire sur le forum j'ai vu qu'il y avait pas mal de réponses ici. Je suis actuellement aux USA et je suis venue avec un visa J1 en tant que assistante enseignante dans une école privée à Seattle. Malheureusement cela n'a pas fonctionner je suis tomber sur une sacrée mauvaise expérience. Suite à plusieurs problèmes j'ai été licenciée pour des raisons inconnues (apparemment ils ne sont pas obligé de me donner les raisons), le programme s'occupant des internes s'appel Amity et c'est aussi ce programme qui décide de la fin ou non de mon visa. Ils vont du coup devoir supprimer mon visa et on m'a demander de retourner en France le plus rapidement possible. Je ne veux absolument pas partir, j'ai tout prévu pour rester un an, l'argent, les dépense phénoménales pour pouvoir venir, j'ai une famille qui me propose de rester chez eux pendant 6 mois... Je veux absolument rester mais je ne sais pas comment changer mon visa et si cela sera possible!!!! c'est vraiment très important pour moi c'est quelque chose qui me tient à coeur et je ne veux pas avoir dépenser tout cet argent pour rien (visa, sévis fee, billet d'avion...) S'il vous plait j'ai besoin d'un max de réponse le plus vite possible. J'ai déjà été sur le site USCIS mais je ne sais pas trop comment m'orienter je n'ai pas vu de proposition pour mon cas, j'ai cependant rempli un formulaire pour un changement de visa mais le site demande 219 dollars pour finalisé le formulaire or je me demande si j'aurais assez de temps pour la réponse ou si je paierai cet argent pour rien (je ne peux pas me permettre de jeter encore plus d'argent). Autre question si mon visa est "cancelled" annulé, supprimé par le programme qui m'a fait venir ici est ce que je pourrai aller en france et refaire un visa B2 directement en arrivant?

MERCI BEAUCOUP D'AVANCE POUR VOS REPONSES !!!
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Différences entre la France et les Etats-Unis?
Bonjour tout le monde.

Afin de comprendre ce pays, pour que les voyageur comme moi soit préparé, je vous propose de nous donner tout les différence qu'il y a entre la France et Etats Unis.

Ce que vous aimez et ce que vous n'aimez pas. Les différences culturelles, les différence de mentalité, les différence administratifs pour les long voyages. Ce qu'il faut éviter de faire et que l'on fait en France.

Et bien d'autres choses qui vous passe par la tête, car comme dit Nicolas Hulot, la connaissance et le premier pas vers le respect.
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Partir six mois au Canada ou aux États-Unis
slt

j m'apel julien j'ai 25 ans ds 6 mois et j'habite a lyon et j'ai un rêve c'est de partir à l'etranger pour 6 mois au Canada ou au Etats Unis ayan deja visité la Californie ( L.A ( et tous ces quartiers Holywood, Bel air, Beverly hills etc..), Las Vegas, GC et Santa Monica) j'aimerai bien partir soit a Miami ou N.Y un probleme c'est mon niveau d'anglais n'est pas tres fameux j le comprend mieu k j le parle donc c 'est pour sa que j'ai mis le Canada sa serai peut etre plus simple pour moi. donc ben j'aimerais bien lire des experiences de certains d'entre vous, comment sa c passe pour pouvoir partir aussi longtemps? si on progresse bien niveau de la langue? si je serai pa tro perdu par raport a mon anglais? pour touver un job et un logement? enfin pour ceu qui ont pu realise ceci ben dite moi tou ceu qui faut savoir aussi bien pour le Canada que les States? merci d'avance et si toutefois y'orai des personnes qui serai motive come moi pour partir 6 mois faite moi le savoir qui sait on partira peut etre ensemble. Est pour ceux qui veulent savoir quelque chose sur la Californie ( enfin les endroits ou j suis allé voir ci dessus) pour les hôtels, les sorties, la vie las bas, les gens etc... demande moi j vous repondrez.
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14 jours pour une boucle Los Angeles / Denver / Las Vegas en voiture: réaliste?
Bonjour ,

Pourriez vous me dire svp si mon projet est réaliste . Je vais bientôt commencer un stage a los angeles . Le visa stagiaire permet de venir un mois avant le stage et de rester un mois après pour visiter . Je souhaiterais donc faire une boucle sur 14 jours pendant de mois de mars J 1 LA / Flagstaff d'une traite et en passant par la route 66(12h ) de route je crois J2 Flagstaff ->grand canyon , journée Grand canyon hotel ->tuba city J3 tuba city ->canyonland/arches Hotel par la . j4 arches -> Denver J5 Denver visite J6 Denver ->dinosaur monument et hotel par la j7dinosaur monument -> capitol reef J7 capitol reef depart soirée pour hotel pas loin de Bryce J8 journée Bryce depart fin aprem pour page hotel j 9 lake Powell hotel page j 10 vermillon cliff hotel pas loin de zion J 11 journee zion J 12 zion Vegas hotel Vegas J13 death valley hotel la bas J 14 death valley et depart LA fin de soirée

Mon plan tient t'il la route ? Si non, auriez vous suggestions à me faire pour le rendre plus réaliste ? Qu'est ce qui ne vaut pas le coût dans mon itinéraire, comment l'optimiser svp ?

Si il faut faire des coupes , je peut zapper la partie Vegas et Death V( car faisable un week end de LA ) et faire zion los angeles de 18 h le 14 ieme jour a 6 h du matin le 15 ieme jour , par exemple , cela me ferait gagner 2 jours et demi pour le reste du trajet.

Merci d'avance pour votre aide !
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Stage linguistique aux Etats-Unis avec StudyGlobal?
Bonjours à tous,

Je souhaite effectuer un séjour linguistique aux Etats-Unis (New-York, Los Angeles ou Las Vegas). Mon séjour se déroulera au mois d'aout, pendant 3 semaines. J'ai donc demandé des brochures de différents organismes (AILS, EF, StudyGlobal, Kaplan International, Nacel). J'ai remarqué que StudyGlobal avait des tarifs assez avantageux, mais, n'étant pas un organisme français, je me pose quelques questions. Les témoignages ne sont vraiment pas nombreux. Au nom de toutes les personnes qui se posent des questions sur cet organisme, je sollicite votre expérience et vous demande vos témoignages. Votre séjour aux Etats-Unis avec StudyGlobal s'est-il bien déroulé? Les excursions, sont-elles intéressantes?

Merci d'avance à celles et ceux qui répondront à ce message. Cordialement.
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Comment trouver une famille d'accueil pour Miami ou Londres?
Bonjour,

Je devrai partir en Floride cet été (Juin à fin Août), Miami. Je n'ai pas réussi à trouver réponse à ma question : comment trouver une famille d'accueil ?

J'ai trouvé des sujets qui en parlaient mais je n'ai pas de réponse. Avez-vous des liens traitant le sujet et donnant la réponser ? Avez-vous eu une expérience de ce genre ? Avez-vous une piste à me donner ?

Et dernière petite question, même si ce n'est pas la période, ça vaut vraiment le coût la Miami ? Car je devrais peut-être avoir le choix entre Londres et Miami...(c'est pour un stage)

Merci de vos réponses 😛
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Avis sur itinéraire dans l'Ouest américain?
🙂 Bonjour à tous,

Je démarre une nouvelle discussion car j'ai l'impression que celle déjà lancée s'est un peu essoufflée... Je suis venue sur ce forum pour vous demander conseils sur un circuit tour operator et vous m'avez tous conseillée de le faire par moi-même, alors ne me laissez pas tomber maintenant s'il vous plaît !!! Je pars donc avec ma fille de 15 ans qui veut absolument voir les villes (surtout San Francisco, sans rater los Angeles) et personnellement je ne veux pas rater les merveilleux paysages... Je vais de Las vegas à las Vegas (pas du tout intéressée par cette ville mais bon..) à cause des tarifs d'avion. J'ai cherché dans tous les moteurs de recherches et c'est le seul moyen d'avoir des tarifs intéressants (1400 euros pour deux aller retour et sans escale). Mon budget est assez serré donc impossible de faire Paris San Francisco et las Vegas paris, comme il aurait été logique... J'ai donc essayé de concilier les deux (villes et parcs nationaux) mais j'ai conscience qu'autour de Moab j'en ai un peu trop mis... j'ai donc besoin de vos conseils pour savoir ce que je dois malheureusement enlever ou si c'est possible de faire tout ça en se levant très tôt le matin ??? Voici mon itinéraire :

ORGANISATION VOYAGE ETATS UNIS

DEPART 27 JUIN

JOUR 1/27 juin : Arrivée Las Vegas repos JOUR 2/28 juin : visite Las Vegas JOUR 3/29 juin : Départ vers Los Angeles (nuit à LA) (430 km) JOUR 4/30 juin : visite Los Angeles (studios etc...) (nuit à LA) JOUR 5/1 juil : Visite nord LA / Départ côte vers San Francisco (nuit à San Luis Obispo) (305 km) JOUR 6/2 juil : départ pour San Francisco par côte avec arrêts dans les villes (405 km) (nuit à SF) JOUR 7/3 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 8/4 juil : visite San Francisco (nuit à SF) JOUR 9/5 juil :Visite San Francisco et départ le soir pour Yosémite (307 km) (nuit à Yosémite) JOUR 10/6juil : Visite du parc yosemite jusqu'à Lone Pine (nuit à Lone Pine) (315 km) JOUR 11/7 juillet : Départ vers death valley / Las Vegas (403 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 12/8 juillet : Départ pour le grand canyon (visite après-midi) (445km) / départ vers Page (nuit à Page) (225 km) JOUR 13/9 juil : Visite Horseshoe Bend / Antelope Canyon et départ vers Monument valley (nuit à monument valley) JOUR 14/10 juil : Départ vers Moab (310 km) / Dead Horse Point, Island in the Sky, Potash Road, (nuit à Moab) JOUR 15/11 juill : Moab / Arches, Capitol reef (nuit à Moab) JOUR 16/12 juil : Canyonlands the needles, Negro Bill Canyon, Fisher Towers, Lion's Back et départ pour bryce canyon (450 km) (nuit à Bryce canyon) JOUR 17/13 juil : Visite bryce canyon / départ vers Zion et visite de Zion (190 km) (nuit Zion) JOUR 18/14 juil : Départ vers valley of fire (visite) / départ Las Vegas (270 km) (nuit à Las Vegas) JOUR 19/15 juil : Retour Paris

J'attends vos conseils avec impatience !!! Si vous pouviez me préciser le temps nécessaire pour la visite de chaque parc, ça serait génial aussi !!!

Merci beaucoup d'avance !
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Septembre 2015: 2 semaines de backpacking (ou presque) dans l'Utah
L’année 2015 devait être une année blanche car j’avais dû faire pénitence pour tous les voyages déjà effectués là-bas ces dernières années. Seulement après avoir rempli la part de mon contrat (voyage en Namibie en début d’année), l’envie est revenu doucement, sournoisement, insidieusement… Il y a d’abord eu la lecture de nombreux carnets et messages sur le forum qui nous ont donné l’envie de découvrir des lieux comme par exemple White Domes. Puis de nouveaux horizons s’étaient ouverts avec la pratique du backpacking l’année dernière. Enfin, nous avions fait la connaissance au printemps de Thierry (alias WaveMaster) et sa femme, Lysiane, passionnés émérites de l’Ouest Américain et nos échanges ont contribué à conforter et nourrir ce voyage.

Préalables

1- Etablir un programme

Page blanche pour commencer…que mettre ?

Priorité 1 : backpacking presque uniquement Priorité 2 : lieux insolites Priorité 3 : journée tranquilles à mettre entre les backpacking Priorité 4 : caser le tout sur 2 semaines Priorité 5 : le mois de Septembre étant très variable au niveau du temps (période des orages), prévoir beaucoup de plans B

Très vite, nous avons mis 2 incontournables : Boulder Mail Trail et White Domes dans leurs versions backpacking. Puis, nous y avons mis 1 lieu qui nous donnait envie depuis plusieurs années : Little Colorado Confluence ! Ensuite, après plusieurs recherches sur la bible du backpacking dans l’Ouest Américain (backcountrypost.com), nous avons jeté notre dévolu sur Happy Canyon (dans sa version la plus simple et la moins risquée sur 3 jours). Enfin, un petit trek de 2 jours dans Owl Creek nous permettait de varier les plaisirs en terme de paysage.

Au final, nous avons donc prévu de faire au niveau du backpacking : White Domes sur 2 jours Boulder Mail Trail (BMT) sur 2 jours Happy Canyon sur 3 jours Owl Creek sur 2 jours Little Colorado Confluence (LCC) sur 3 jours

Ça, c’était le programme initial mais au final il va y avoir du changement ... malheureusement 🏴‍☠️

2- S’équiper

Nos expériences des années précédentes nous avaient laissé des souvenirs impérissables mais aussi des souvenirs de douleur liée au poids des sacs à dos. Il n’était pas rare que le sac dépasse les 25 kg (chargé en eau). Il était donc grand temps d’investir dans du matériel ultralight. Suivant les conseils de MLefevre, nous avons pris une tente Big Agnes Copper Spur UL2 (1.4kg) à la place de notre bonne vielle tente Decathlon ultra light T3 (3.5 kg quand même !). On a aussi pris des matelas ultra léger thermarest Neo Air Xlite (400gr) qui ont été excellent (confortable même si légèrement bruyant). Pour ma part, un nouveau sac à dos complétera mon matériel et fera fondre le poids total de 4kg.

3- Se préparer

Ces 5 treks peuvent se faire de différentes manières. Par exemple, il y a 5 possibilités pour aller à Little Colorado Confluence, 3 pour White Domes, 3 pour BMT, 3 pour Happy Canyon et 3 pour Owl Creek. Chacune de ses possibilités offrent des avantages et des inconvénients mais chacune méritent d’être étudiée. La préparation demande donc beaucoup de temps afin d’éviter de se retrouver bloqués ou de rendre ces treks pénibles (chemins trop exposés, passages trop techniques, trek trop physique, eau insuffisante en cette période de l’année). Bref, j’ai passé de longues soirées et ai échangé beaucoup sur ce forum. Au final, je pense n’avoir jamais autant préparé un voyage que celui-ci. Voici d’autres exemples d’aspects que j'ai du prendre en compte dans la préparation : LCC : difficulté des descentes (certaines sont simplement inenvisageables pour nous), végétation coupante et dense sur le premier mile depuis le bas du canyon, eau boueuse et rivière infranchissable si le niveau d’eau n’est pas proche de 0 à Cameron depuis 10 jours, problème d’eau des sources trop riches pour certaines composantes…. BMT par Death Hollow : Poison Ivy TRES IMPORTANT dans Death Hollow, risque de crue subite en Septembre Owl Creek : risque de Crue subite en Septembre, chemin non entretenu et difficulté à le suivre Happy Canyon : risque extrême de crue subite, difficulté de la piste d’approche (version 1), rappel technique (version 2), passages EXTREMEMENT exposés (version 3), impossibilité de traverser la Dirty Devil River en cas de pluie importante White Domes et les Canaan Mountains : Gestion de l’eau, risque de crue subite, ours (parait-il). Enfin, le facteur météo prédomine en Septembre et il nous a fallu penser à des plans B, C voir D.
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