Bonjour,
je prépare un voyage de 4 mois en Equateur et j'ai quelques interrogations. Vos expériences pourront peut-être m'éclairer.
Durant mon voyage, je vais passer env. 2 mois et demi (au maxi) très près de l'Amazonie. Ensuite je ferais un petit tour du pays, donc je vais passer sur la côte.
Enfin, je resterai environ 1 mois dans les andes (vers Riobamba).
Je vais re-soulever l'éternel débat sur les traitements anti-palu. L'amazonie est une zone3 je pense donc prendre du Lariam (si ca ne me rend pas malade) ou du Malarone. Ensuite, je me demandais si je pouvais prendre un traitement moins fort (savarine ?) lorsque je passerai sur la côte pacifique. Puis arrêter tout traitement pour la fin de mon voyage dans les andes. Que pensez-vous de cela ? est-ce qu'il est possible de prendre 2 traitements différents ? mon pb repose surtout sur le prix des médicaments, connaissez-vous des astuces pour avoir des prix moindres ?
Sinon, j'aimerais savoir s'il est nécessaire ou pas d'avoir du matériel spécial pour monter jusqu'aux lagunes au sommets de certains volcans ? j'aimerais éventuellement monter sur certains volcans, sans aller jusqu'au sommet car je suis débutant, faut-il prévoir des équipements particuliers? avez-vous des conseils pour une ascension à la portée d'un débutant?
pour l'argent à emmener, que conseillez-vous, carte bleue ou cheques voyages?
Voila, j'ai peut-etre oublié des questions que je poserai plus tard !
Merci d'avance pour vos conseils,
Antoine
Bonjour à tous,
Je voulais tout d'abord vous remercier pour ce magnifique forum et toutes les réponses que vous apportez. Mais il me reste tout de même une question à laquelle je n'arrive pas à avoir de réponse claire.
Je pars en Amérique du sud pour 7.5 mois, j'atteris à Quito en Octobre 2008 et repart de Quito en Mai 2009 mais en réalisant un tour de l'Amérique. Je ne reste pas plus de 3 mois dans chaque pays mais est ce que je risque d'avoir des problèmes pour monter dans l'avion sachant que mon billet retour dépasse la durée du visa touristique.
Je reste en Equateur 1.5 mois mais comment le prouver avec un billet d'avion de 7 mois. Merci pour vos réponses.
Sandy
Sandy
Bonjour,
J'aurais quelques questions pratiques par rapport à notre voyage .. :)
Nous partons à deux pour un mois au Pérou/Equateur .
Notre trajet sera plus ou moins :
Lima-Cusco-Lima-Huaraz-Trujilo-Tumbes-Cuenca-Quito ...
Questions pratiques : J'ai lu qu'il était bien d'emporter déjà des $ avec soi , mais j'ai également entendu dire que c'était mieux de prendre des euros, vu la baisse du $ ... Qu'en pensez vous ? Plutôt prendre des € ? En ce qui concerne l'Equateur, la monnaie est bien le $? Pouvons nous changer facilement des € en dollars ?
Nous partons sac au doc, et comptons voyager en minimisant nos dépenses , donc c'est sans doute plus prudent de ne pas prendre trop d'argent sur soi, et de disposer d'une carte Visa ?!
Autre point d'interrogation, qu'en est-il de l'utilisation d'une tente ? Nous aimerions faire un mini trek de 3-4 jours dans le coin d'Huaraz. Me doutant bien qu'il est possible de louer des tentes sur places, est-ce t'il vraiment indispensable de prendre la notre? ... Je suppose que la qualité sera quand meme meilleure ...
Troisième mini questions concernant les "filets métalliques" autour des sacs à dos . J'en ai entendu parlé et il parait que c'est parfois bien utile lors des trajets en bus pour éviter qu'on ne pique des choses dans notre sac. Mais cela n'attire t'il pas plus l'attention sur nous qu'autre chose ? Qu'en est-il d'un simple sac en toile de jute pour éviter d'attirer l'attention ?
Merci beaucoup pour votre temps :)
Questions pratiques : J'ai lu qu'il était bien d'emporter déjà des $ avec soi , mais j'ai également entendu dire que c'était mieux de prendre des euros, vu la baisse du $ ... Qu'en pensez vous ? Plutôt prendre des € ? En ce qui concerne l'Equateur, la monnaie est bien le $? Pouvons nous changer facilement des € en dollars ?
Nous partons sac au doc, et comptons voyager en minimisant nos dépenses , donc c'est sans doute plus prudent de ne pas prendre trop d'argent sur soi, et de disposer d'une carte Visa ?!
Autre point d'interrogation, qu'en est-il de l'utilisation d'une tente ? Nous aimerions faire un mini trek de 3-4 jours dans le coin d'Huaraz. Me doutant bien qu'il est possible de louer des tentes sur places, est-ce t'il vraiment indispensable de prendre la notre? ... Je suppose que la qualité sera quand meme meilleure ...
Troisième mini questions concernant les "filets métalliques" autour des sacs à dos . J'en ai entendu parlé et il parait que c'est parfois bien utile lors des trajets en bus pour éviter qu'on ne pique des choses dans notre sac. Mais cela n'attire t'il pas plus l'attention sur nous qu'autre chose ? Qu'en est-il d'un simple sac en toile de jute pour éviter d'attirer l'attention ?
Merci beaucoup pour votre temps :)
Bonjour
nous atterrissons à 2 h du matin à La Paz pour filer au plus tôt sur Coroico : les bureaux de change de l'aéroport sont-ils ouverts la nuit et leur taux de change est-il intéressant par rapport aux bureaux de La Paz ?
D'où partent les bus et minibus pour Coroico et quelqu'un a-t'il un hotel sympa et correct à proposer ?
Merci d'avance pour vos infos, Hubert
nous atterrissons à 2 h du matin à La Paz pour filer au plus tôt sur Coroico : les bureaux de change de l'aéroport sont-ils ouverts la nuit et leur taux de change est-il intéressant par rapport aux bureaux de La Paz ?
D'où partent les bus et minibus pour Coroico et quelqu'un a-t'il un hotel sympa et correct à proposer ?
Merci d'avance pour vos infos, Hubert
Salut , salut ! Comment va ?! Besoin d'un petit conseil , nous sommes actuellement à Tulcan en Equateur et nous aimerions filer rapide à Cali du coup on voudrait savoir si vous avez un plan pour une route pas trop longue et/ou un bon coin où s'arrêter entre deux qui ne détourne pas de trop ? Merci d'avance et bonne route
qui aurait , et récemment passé la frontière entre la Colombie ( Ipiales ) et l’Equateur ???
Il paraît qu’on peut y passer 10h .!
Nous pensons prendre notre retraite en équateur, coté pacifique et y vivre à l’année. Nous avons lu qu`il y a beaucoup de moustiques, souvent porteurs de différentes maladies plus ou moins graves.
Notre question : est-ce que les gens doivent à longueur de journée se prémunir (filets, insecticides, vêtements amples, etc.) contre ces insectes et en quelles saisons (quels mois) Quelles zones de cette partie de l’Équateur sont les pires, ou les moins pires ?
Autre question : qu’en est-il pour l’eau potable ? Est-ce qu’il faut toujours consommer de l’eau embouteillée, jusqu’à quel point ? Par exemple, peut, on se laver les dents ou laver la laitue avec l’eau du robinet ? Dans quels secteurs ? Si vous avez d’autres commentaires par rapport à vivre en Équateur, ils seront appréciés. Merci
Notre question : est-ce que les gens doivent à longueur de journée se prémunir (filets, insecticides, vêtements amples, etc.) contre ces insectes et en quelles saisons (quels mois) Quelles zones de cette partie de l’Équateur sont les pires, ou les moins pires ?
Autre question : qu’en est-il pour l’eau potable ? Est-ce qu’il faut toujours consommer de l’eau embouteillée, jusqu’à quel point ? Par exemple, peut, on se laver les dents ou laver la laitue avec l’eau du robinet ? Dans quels secteurs ? Si vous avez d’autres commentaires par rapport à vivre en Équateur, ils seront appréciés. Merci
Bonjour à tous,
Je suis entrain d'organiser ou d'improviser un voyage en Amérique Latine (que je compte débuter vers fin Février-Début Mars). Je commence par Cuba/ Equateur. comme j'ai pas beaucoup de temps, j'aimerais savoir si vous auriez des adresses à me filer tout d'abord pour le logement à Cuba et en Equateur à Quito (en particulier des adresses de "Chez l'habitant"). Je souhaite également apprendre un peu d'espagnol et je me demande si il ya des frormules: cours, logement chez des locaux! à Cuba et en Equateur.🙂
Je suis entrain d'organiser ou d'improviser un voyage en Amérique Latine (que je compte débuter vers fin Février-Début Mars). Je commence par Cuba/ Equateur. comme j'ai pas beaucoup de temps, j'aimerais savoir si vous auriez des adresses à me filer tout d'abord pour le logement à Cuba et en Equateur à Quito (en particulier des adresses de "Chez l'habitant"). Je souhaite également apprendre un peu d'espagnol et je me demande si il ya des frormules: cours, logement chez des locaux! à Cuba et en Equateur.🙂
Bonsoir,
Je partirai seule pour un mois minimum en Equateur. Cet été.
Aussi, je suis désireuse de vos conseils.
J'ai pour habitude de bourlinguer seule, Chili et Argentine les deux années passées.
D'ordinaire, je dors souvent chez l'habitant, ou en auberge.
Vos meilleurs plans seront les miens...
Je méconnais ce pays mais il m'attire furieusement.
Merci pour vos informations,
Françoise
Je partirai seule pour un mois minimum en Equateur. Cet été.
Aussi, je suis désireuse de vos conseils.
J'ai pour habitude de bourlinguer seule, Chili et Argentine les deux années passées.
D'ordinaire, je dors souvent chez l'habitant, ou en auberge.
Vos meilleurs plans seront les miens...
Je méconnais ce pays mais il m'attire furieusement.
Merci pour vos informations,
Françoise
Bonjour à toutes et à tous ,
Ma chérie et moi partons en voyage d'un an en Amerique du sud à partir du 19 Octobre.
Nous démarrons par la Colombie, arrivé à Bogotá.
Nous voulons faire une boucle , en partant de Bogota, si possible passer par la cote pacifique et espérer admirer les baleines, remonter vers la cotes caraïbes, redescendre vers l'Est et filer direction l'Equateur. Nous n'avons pas de timing précis. ( 3 semaines, 1 mois, 2 mois ?? on verra bien ..)
C'est juste une idée de base, mais nous sommes preneurs de chacunes de vos expériences afin de s'en inspirées !!
Nous voulons savoir si des gens ont fait plus ou moins ce trajet, les bons plans, les villes étapes sympa, celles qui sont peut être à éviter etc ...
On voudrait faire un circuit cohérent qui permettrai de ne pas (trop) revenir sur ses pas, voyant que les trajets sont quand même long et couteux
Merci d'avance à très vite
On voudrait faire un circuit cohérent qui permettrai de ne pas (trop) revenir sur ses pas, voyant que les trajets sont quand même long et couteux
Merci d'avance à très vite
Salut à tous !
Je suis en préparation d’un petit voyage en Amérique Du Sud. Pour l’instant j’ai juste pris les billets j’arrive le 19 février à Bogota et je dois rejoindre Lima pour le vol retour le 19 mars. Je compte donc visiter en un mois les 3 pays suivants : Colombie, Equateur, Pérou. Etant conscient que cela est assez restreint, j’aimerais savoir quel pourrait être la répartition des 30 jours sur ces 3 pays. Sachant que j’exclus de mon voyage la partie Amazonie pour me concentrer sur partie andine et un peu la côte. Voila ce à quoi j’avais pensé : - 10 jours en Colombie : 3 jours à Bogota, , 3 jours Cartagène, retour à Bogota en transit, puis descente en bus vers San Agustin pour 3 jours et enfin trajet en bus direct vers l’Equateur (Quito) - 4 jours en Equateur : 3 jours à Quito, 1 journée de randonnée au lac Quilotoa puis 3 jours à Cuenca pour filer directement vers le Pérou (Lima) - 11 jours au Pérou : 3 jours à Lima, trek de 5 jours au Macchu Picchu puis 3 jours a Arequipa pour ensuite rentrer à Lima et prendre l’avion. Au total ça fait 25 jours de bookés sachant que je laisse les 5 jours restants pour l’imprévu et les surprises.
Voila, pensez-vous que cela soit réalisable en terme de temps et de transports ? Avez-vous d'autres idées que cela soit en terme de destinations, de types de transports ou que sais je ?
Je vous remercie par avance,
Alexandre
Je suis en préparation d’un petit voyage en Amérique Du Sud. Pour l’instant j’ai juste pris les billets j’arrive le 19 février à Bogota et je dois rejoindre Lima pour le vol retour le 19 mars. Je compte donc visiter en un mois les 3 pays suivants : Colombie, Equateur, Pérou. Etant conscient que cela est assez restreint, j’aimerais savoir quel pourrait être la répartition des 30 jours sur ces 3 pays. Sachant que j’exclus de mon voyage la partie Amazonie pour me concentrer sur partie andine et un peu la côte. Voila ce à quoi j’avais pensé : - 10 jours en Colombie : 3 jours à Bogota, , 3 jours Cartagène, retour à Bogota en transit, puis descente en bus vers San Agustin pour 3 jours et enfin trajet en bus direct vers l’Equateur (Quito) - 4 jours en Equateur : 3 jours à Quito, 1 journée de randonnée au lac Quilotoa puis 3 jours à Cuenca pour filer directement vers le Pérou (Lima) - 11 jours au Pérou : 3 jours à Lima, trek de 5 jours au Macchu Picchu puis 3 jours a Arequipa pour ensuite rentrer à Lima et prendre l’avion. Au total ça fait 25 jours de bookés sachant que je laisse les 5 jours restants pour l’imprévu et les surprises.
Voila, pensez-vous que cela soit réalisable en terme de temps et de transports ? Avez-vous d'autres idées que cela soit en terme de destinations, de types de transports ou que sais je ?
Je vous remercie par avance,
Alexandre
Bonjour
Je souhaite me rendre à Mindo directement depuis le nouvel aéroport de Quito, existe t il un bus pr ça ?
Je voudrais éviter de repasser par Quito (j ai mis presque 2h la semaine dernière) pr ensuite repartir vers le nord ça ferait bcp de tps de perdu.
Sinon j envisage peut etre le taxi faut voir combien ça coûte.
Merci !
Je souhaite me rendre à Mindo directement depuis le nouvel aéroport de Quito, existe t il un bus pr ça ?
Je voudrais éviter de repasser par Quito (j ai mis presque 2h la semaine dernière) pr ensuite repartir vers le nord ça ferait bcp de tps de perdu.
Sinon j envisage peut etre le taxi faut voir combien ça coûte.
Merci !
Nous revenons d'Equateur, notre première expérience sud américaine avec nos 3 enfants (17,15 et 10 ans). Nous sommes enchantés de notre voyage dans ce pays aux paysages et à la population très contrastés. Nous avons goûté l'humidité de l'Amazonie (Cuyabeno), le vertige de l'avenue des volcans et la puissance des majestueuses baleines de la Costa. Donc, 3 semaines sur place qui sont passées si vite. Après nos 3 jours dans la forêt à chasser les bêtes (au numérique), retardés d'une journée pour cause d'orage sur Lago Agrio; merci à Marie et Philippe (agence Capac Nan) pour leur gestion de cet imprévu, nous avons filé au nord de Quito dans l'Imbabura. Retour à Quito pour une mémorable visite d'une journée guidée par Luigi au milieu des églises somptueuses, des artisans et des originalités cachées de la capitale. Ensuite, nous avons descendu l'avenida de los volcanos en commençant par le Cotopaxi, puis Quilotoa, et enfin le Chimborazo au sein d'une structure touristique gérée par une association de femmes dans une comunidad. Nous avons continué notre descente sur Riobamba, Alausi et enfin Cuenca, étape finale de notre périple dans les Andes équatoriennes. Pour clore notre séjour, nous avons passé 3 jours sur Puerto Lopez pour se reposer et admirer les baleines à bosse faire leur cabrioles.
Notre itinéraire, bien que dense, nous a paru équilibré. Nous félicitons notre organisateur (Capac Nan) pour la qualité de leur prestation, tant au niveau des hébergements que nous n'aurions jamais trouvés par nous même, que dans la sélection des guides locaux mais aussi et surtout du choix de notre chauffeur (Edward) toujours aux petits soins avec nous et à la conduite très prudente.
De retour depuis une semaine, le voyage est bien frais dans nos têtes 😇 alors si vous avez besoin d'info n'hésitez pas...
je reviens d'un magnifique voyage de trois semaines en équateur, et comme j'ai beaucoup puisé dans le site pour avoir des infos, je voulais faire un petit récap', en espérant que ça en aidera d'autres!
nous sommes arrivés à quito , et sommes partis directement à lago agrio, pour passer 4 jours dans la réserve de cuyabeno, au jamuh lodge (ils ont un site internet). l'endroit est sympa, efficace (balades en pirogue, observation des singes, serpents....., pêche au piranhas, visite à un chamane, d'une communauté...). un peu trop touristique à notre goût, mais ça reste pas trop cher.....
de retour à lago agrio on a pris un bus pour papallacta, une ville thermale près de quito: très beaux paysages andins, cascades, eaux chaudes. on était à l'hotel la pampa, cher (30 dollars) mais super sympa (piscines d'eaux thermales dans l'hotel ouvertes la nuit......).
on a ensuite filé à otavalo faire un tour au marché, et de là on a visité les cascades de péguche, sympa. le lendemain on a pris un taxi pour aller grimper le fuya fuya à 4200 m (600 mètres de dénivelé en 1h30), une bonne mise en jambe pour ceux qui veulent faire le cotopaxi par ex.
on a ensuite filé vers quito, pour faire la mitad del mundo et visiter quelques églises coloniales.
de là on est partis sur latacunga pour faire la boucle de quilotoa: on a pris un bus jusqu'à insilivi (attention réserver à l'avance, on a fait le trajet debout car il n'y a qu'un bus par jour). le lendemain on a marché 6 heures entre insilivi et chugchilan: magnifique++++. et le surlendemain on a fait chugchilan/ quilotoa à cheval, en 4 heures: génial. arrivés à quilotoa on n'avait pas trop envie de faire le tour du cratère, donc on a pris un bus jusqu'à banos.
on a passé deux jours à banos, pour faire la route des cascades en vtt, sympa mais un peu dangereux, y'a vraiment bcp de circulation. là bas c'est très (trop) touristique: les hotels des guides sont archi bondés, et à côté de ça y'a des tous petits hotels sympas et vides.....nous on était à la casa matilda, tenue par une équatorienne très sympathique: les chambres sont propres, pas chères, c'est 15 dollars la double (en plein centre).
de banos on est passés à riobamba pour faire la descente du chimborazo en vtt: excellent! en plus ça permet de monter à 5000 mètres!
on a fini nos vacances à puerto lopez où on a vu plein de baleines, une plage de rêve (los frailes), agua blanca, un village qui a su resté authentique.....la visite à isla de la plata vaut le coup, ne serait ce que pour voir les fous à pattes bleues.
niveau météo: peu de pluie, mais aussi peu de soleil. le pays est souvent dans les nuages, d'ailleurs on a hésité à faire le cotopaxi mais vu qu'il était tout le tps dans les nuages y compris le matin on a laissé tomber.....très froid le soir en montagne, et assez chaud au bord de la mer.
budget par personne: 900 euros de billets d'avion au départ de lyon+ 1000 euros sur place tout compris (hôtel, bouffe, trajets, excursions, taxis, souvenirs....)
leslie
niveau météo: peu de pluie, mais aussi peu de soleil. le pays est souvent dans les nuages, d'ailleurs on a hésité à faire le cotopaxi mais vu qu'il était tout le tps dans les nuages y compris le matin on a laissé tomber.....très froid le soir en montagne, et assez chaud au bord de la mer.
budget par personne: 900 euros de billets d'avion au départ de lyon+ 1000 euros sur place tout compris (hôtel, bouffe, trajets, excursions, taxis, souvenirs....)
leslie
bonsoir,
nous partons le 15 novembre prochain pour un mois en Equateur .
Nous avons des passports optiques. après avoir reçu de multiples informations sur la necessité d'un visa pour le transit via Miami nous sommes dans le brouillard face aux informations divergeantes.
donc si l'un ou l'une d'entre vous a vécu cette situation nous le remercions par avance de nous faire part de son expérience.
Salut à tous,
Je suis en train de monter un projet de reportage sur divers actions de protection durable de la biodiversité en Amazonie. J'aurais aimé avoir quelques renseignements sur les bus et / ou trains qu'il existe pour rejoindre Goergetown à Quito ?
Je vous remercie
Bonjour, je m'appelle Lindaay, j'ai 20 ans, et je viens de Belgique. Je suis en Equateur depuis janvier et je travaille avec les enfants des rues. Mon programme se termine fin mai, mais je prolonge jusque decembre. Je vais faire le tour des pays du sud, mais j'aimerais en profiter pour rencontrer une ONG plus dans le secteur medical, comme MSF par exemple, parce que apres cette experience je vais reprendre mes etudes mais je ne sais toujours pas si je me sentirai mieux comme medecin ou plutot dans le secteur de la cooperation a un niveau plutot politique. J'aimerais avoir l'opportunite de voir commenent c'est reellement. J'ai deja envoye un mail a msf pour savoir si je peux apporter une aide un mois en Colombie, mais en raison de mon manque de qualification, je ne sais pas si cela sera possible. Si qq'un peut m'aider et me filer des infos, merci d'avance. Je recherche aussi des gens qui travaillent dans le secteur de la cooperation en Amerique du sud, commerce equitable, ..qui accepterait de m'expliquer son travail, les difficultees rencontrees, ..Merci d'avance
🙂je pars cet été en Equateur puis au Pérou encore une fois
mais je cherche des infos sur le trajet Loja Piura et le passage de la frontière (temps, genre de bus, ...)
merci de votre aide
Ami(e)s voyageu(ses)rs,
je pense partir un peu moins de 3 semaines en Equateur en Septembre - Octobre de cette année. je me suis fait une idée de parcours mais tout avis / conseils / remarques étant toujours bonnes à prendre, je vous soumets mon itinéraire prévisionnel :
Jour 1 : Arrivée à Quito Jour 2 : Quito (vieille ville) Jour 3 : Pichincha ou Imbabura ? Jour 4 : Latacunga Jour 5 : Quilotoa + Lagune Quilotoa + descente cratère Jour 6 : Quilotoa à Chugchilan Jour 7 : Chugchilan à Isinlivi Jour 8 : Isinlivi à Sigchos puis bus pour Latacunga Jour 9 : Volcan Cotopaxi (sommet) Jour 10 : Banos (vierge + balancoire) Jour 11 : Route des cascades en vélo Jour 12 : Robamba Jour 13 : Chimborazo (sommet) Jour 14 : Cuenca Jour 15 : Parc National Cajas Jour 16 : Puerto Lopez Jour 17 : Isla de Plata Jour 18 : Retour Quito Jour 19 : Départ de Quito je suis habitué du mode solo et sac à dos en Amérique du sud (déjà 5 voyages : Bolivie *2, Pérou, Patagonie, Chili) et je suis surtout attiré par la montagne comme peu le montrer mon projet ci dessus (la forêt amazonienne n'étant pas une priorité pour moi). Cotopaxi et Chimborazo étant les priorités du voyage (donc du temps pour l'acclimatation), le reste est optionnel 😛
par rapport à mes 3 semaines, j'ai préféré privilégier la Sierra et donc fait une impasse sur les Galapagos (sans difficulté pour être honnête même si une partie de moi me dis que c'est dommage en étant si proche). j'ai donc opté pour la Isla de Plata (plus rapide et moins onéreuse) mais je demande si cela en vaut vraiment la peine de faire un détour pour cela ?? (même si tortue, fou aux pattes bleus, baleine, etc... ç a doit être top! !!)
voila si vous avez de commentaire, je suis preneur, pas encore pris mes billets 'avions et comme toujours, le programme me sert de file conducteur mais je me réserve le droit d'accélérer, zapper ou prolonger une étape en ne réservant jamais les hôtels/auberges...
Merci d'avance
je pense partir un peu moins de 3 semaines en Equateur en Septembre - Octobre de cette année. je me suis fait une idée de parcours mais tout avis / conseils / remarques étant toujours bonnes à prendre, je vous soumets mon itinéraire prévisionnel :
Jour 1 : Arrivée à Quito Jour 2 : Quito (vieille ville) Jour 3 : Pichincha ou Imbabura ? Jour 4 : Latacunga Jour 5 : Quilotoa + Lagune Quilotoa + descente cratère Jour 6 : Quilotoa à Chugchilan Jour 7 : Chugchilan à Isinlivi Jour 8 : Isinlivi à Sigchos puis bus pour Latacunga Jour 9 : Volcan Cotopaxi (sommet) Jour 10 : Banos (vierge + balancoire) Jour 11 : Route des cascades en vélo Jour 12 : Robamba Jour 13 : Chimborazo (sommet) Jour 14 : Cuenca Jour 15 : Parc National Cajas Jour 16 : Puerto Lopez Jour 17 : Isla de Plata Jour 18 : Retour Quito Jour 19 : Départ de Quito je suis habitué du mode solo et sac à dos en Amérique du sud (déjà 5 voyages : Bolivie *2, Pérou, Patagonie, Chili) et je suis surtout attiré par la montagne comme peu le montrer mon projet ci dessus (la forêt amazonienne n'étant pas une priorité pour moi). Cotopaxi et Chimborazo étant les priorités du voyage (donc du temps pour l'acclimatation), le reste est optionnel 😛
par rapport à mes 3 semaines, j'ai préféré privilégier la Sierra et donc fait une impasse sur les Galapagos (sans difficulté pour être honnête même si une partie de moi me dis que c'est dommage en étant si proche). j'ai donc opté pour la Isla de Plata (plus rapide et moins onéreuse) mais je demande si cela en vaut vraiment la peine de faire un détour pour cela ?? (même si tortue, fou aux pattes bleus, baleine, etc... ç a doit être top! !!)
voila si vous avez de commentaire, je suis preneur, pas encore pris mes billets 'avions et comme toujours, le programme me sert de file conducteur mais je me réserve le droit d'accélérer, zapper ou prolonger une étape en ne réservant jamais les hôtels/auberges...
Merci d'avance
Bonjour,
quand j'ai réservé un vol pour l'Equateur, j'ai obtenu les horaires mais la mention "billet electronique" ne figure pas sur le document.
Je compte imprimer la carte d'embarquement. Celle ci sera t-elle suffisante ou faut il impérativement le billet électronique ?
Merci.
quand j'ai réservé un vol pour l'Equateur, j'ai obtenu les horaires mais la mention "billet electronique" ne figure pas sur le document.
Je compte imprimer la carte d'embarquement. Celle ci sera t-elle suffisante ou faut il impérativement le billet électronique ?
Merci.
Bonjour,
Nous sommes une famille 2 adultes et 2 enfants de 10 ans. Nous commençons à voyager hors Europe. L'année dernière on est partis en Indonésie, et là on aimerait tenter un pays d'Amérique du Sud fin juillet début aout.
On aimerait allier randonnées, rencontre population, culture, animaux ... et mer, plages ...
On en demande beaucoup!!!
On a 1 mois de vacances.
Pourriez-vous nous dire quel serait le pays le plus facile à découvrir pour des 1ers pas en Amérique du sud? Equateur avec Galapagos? Perou? Auriez-vous des conseils en fonction du pays, sur où atterrir, itinéraires...
Merci d'avance pour vos réponses et conseils avisés!
Pourriez-vous nous dire quel serait le pays le plus facile à découvrir pour des 1ers pas en Amérique du sud? Equateur avec Galapagos? Perou? Auriez-vous des conseils en fonction du pays, sur où atterrir, itinéraires...
Merci d'avance pour vos réponses et conseils avisés!
Bonjour!
Je sais qu'il y a plein de posts sur les itinéraires, j'en ai consulté plein, mais j'aimerais quand même avoir des avis plus récents et personnalisés, si vous avez le temps. 😉
Alors, voilà! Je pars en Equateur pour 6 semaines, du 4 novembre au 15 décembre. Je vais au Galapagos du 7 au 19 novembre. Pour l'instant, mon itinéraire est très très sommaire (Je le commence.) et ressemble à ceci. Mes billets d'avion sont déjà achetés, alors impossible de les changer. Sinon, je vais voyager seule et je ne suis pas une grande sportive, alors je ne prévois pas faire de longues randonnées. Je parle quelques mots d'espagnol pour me débrouiller, mais pas plus que ça.
Je me demande aussi comment visiter l'Amazonie. J'envisage peut-être d'y faire du volontariat pour une semaine dans un endroit comme "Paseo de los Monos". Quelqu'un connaît? Et est ce que ça permet d'apprécier un minimum la région quand même ?(même si je sais que ce serait très différent d'un séjour en lodge dans la jungle.)
4 nov. Départ de Montreal 5 nov. Arrivée en matinée à Guayaquil. Visite/Repos/Délai 6 nov. Visite de Guayaquil 7 nov. Départ pour Galapagos (Santa Cruz) 8-18 nov. Visite des Galapagos, Excursions, 2-3 îles, À préciser 19 nov. Vol vers Guayaquil (Depuis San Cristobal) 20 nov. Départ vers Cuenca (4-5 hres bus) (?) 21 nov. Cuenca - Visite 22 nov. -11 déc. Optimiser visite des Andes, avec 1 semaine Amazonie (Cuenca, Banos, Quilotoa, Cotopaxi, Cotaccachi, Mindo, Otavalo, ) 12 déc. Quito 13 déc. Quito 14/15 déc. Départ de Quito vers Montreal
Merci à l'avance!!! 🙂
Je sais qu'il y a plein de posts sur les itinéraires, j'en ai consulté plein, mais j'aimerais quand même avoir des avis plus récents et personnalisés, si vous avez le temps. 😉
Alors, voilà! Je pars en Equateur pour 6 semaines, du 4 novembre au 15 décembre. Je vais au Galapagos du 7 au 19 novembre. Pour l'instant, mon itinéraire est très très sommaire (Je le commence.) et ressemble à ceci. Mes billets d'avion sont déjà achetés, alors impossible de les changer. Sinon, je vais voyager seule et je ne suis pas une grande sportive, alors je ne prévois pas faire de longues randonnées. Je parle quelques mots d'espagnol pour me débrouiller, mais pas plus que ça.
Je me demande aussi comment visiter l'Amazonie. J'envisage peut-être d'y faire du volontariat pour une semaine dans un endroit comme "Paseo de los Monos". Quelqu'un connaît? Et est ce que ça permet d'apprécier un minimum la région quand même ?(même si je sais que ce serait très différent d'un séjour en lodge dans la jungle.)
4 nov. Départ de Montreal 5 nov. Arrivée en matinée à Guayaquil. Visite/Repos/Délai 6 nov. Visite de Guayaquil 7 nov. Départ pour Galapagos (Santa Cruz) 8-18 nov. Visite des Galapagos, Excursions, 2-3 îles, À préciser 19 nov. Vol vers Guayaquil (Depuis San Cristobal) 20 nov. Départ vers Cuenca (4-5 hres bus) (?) 21 nov. Cuenca - Visite 22 nov. -11 déc. Optimiser visite des Andes, avec 1 semaine Amazonie (Cuenca, Banos, Quilotoa, Cotopaxi, Cotaccachi, Mindo, Otavalo, ) 12 déc. Quito 13 déc. Quito 14/15 déc. Départ de Quito vers Montreal
Merci à l'avance!!! 🙂
Bonjour à tous,
Nous partons 15 jours en Equateur dans quelques jours. Je me permet de vous soumettre notre programme pour avis !
J1 : Arrivée à Quito dans l'après midi, nuit Quito
J2 : Quito
J3 : Rando tranquille depuis Quito, ou Papallacta, ou Otavalo ou autre ? Bus le soir pour Banos
J4 : Banos
J5 : bus pour Puyo puis Tena pour passer ensuite qques jours en amazonie
J6 : Amazonie
J7 : Amazonie puis retour Andes : Riobamba (ou ailleurs)
J8 : Chimborazo (Vtt?)
J9 : Chimborazo/Cotopaxi/Quilotoa randos ?
J10 : Chimbo/Cotopaxi/Quilotoa randos ?
J11 : retour Quito pour prendre l'avion le soir pour Cuenca
J12 : Cuenca
J13 : Parc National Cajas
J14 : Parc National Cajas/Cuenca
J15 : retour Quito avion puis vol retour France
Qu'en pensez vous ? Que feriez vous le J3 à la journée depuis Quito ? Que proposez-vous à ne pas manquer dans les coins du Chimborazo et/ou Cotopaxi les J8, J9, J10 (+/-J11) ? Je ne sais pas trop comment organiser ces 3-4 jours... L'idée serais de faire la descente en vtt du chimborazo et le reste rando. Merci pour vos avis !
Qu'en pensez vous ? Que feriez vous le J3 à la journée depuis Quito ? Que proposez-vous à ne pas manquer dans les coins du Chimborazo et/ou Cotopaxi les J8, J9, J10 (+/-J11) ? Je ne sais pas trop comment organiser ces 3-4 jours... L'idée serais de faire la descente en vtt du chimborazo et le reste rando. Merci pour vos avis !
Bonjour à tous,
Je suis actuellement en Equateur et je viens d'apprendre qu'il est possible de se faire rembourser la TVA (IVA ici) sur les produits équatoriens ramenés en France (ou ailleurs) ainsi que sur le logement dès lors que chaque facture unitaire dépasse US$ 50.
Il faut remplir un formulaire disponible à http://www.sri.gob.ec/de/356 et le déposer lors du départ avec les factures originales correspondantes et copie du passeport à un bureau qui se trouve à aéroport de Quito ou de Guayaquil. (faire un scan des factures avec son smartphone avant de les déposer)
On donne son adresse email et cela ouvre un compte où l'on peut consulter sa situation, le mot de passe étant son numéro de passeport.
Le remboursement s'opère par un crédit sur sa carte bancaire internationale. Je ne sais pas au bout de combien de temps.
Comme je n'ai pas encore essayé, je ne sais pas si ça fontionne bien ou pas du tout. Cela vaut quand même la peine de tenter le coup.
Peut-être certains lecteurs du forum ont-ils des retours d'expérience la-dessus ?
Je suis actuellement en Equateur et je viens d'apprendre qu'il est possible de se faire rembourser la TVA (IVA ici) sur les produits équatoriens ramenés en France (ou ailleurs) ainsi que sur le logement dès lors que chaque facture unitaire dépasse US$ 50.
Il faut remplir un formulaire disponible à http://www.sri.gob.ec/de/356 et le déposer lors du départ avec les factures originales correspondantes et copie du passeport à un bureau qui se trouve à aéroport de Quito ou de Guayaquil. (faire un scan des factures avec son smartphone avant de les déposer)
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Le remboursement s'opère par un crédit sur sa carte bancaire internationale. Je ne sais pas au bout de combien de temps.
Comme je n'ai pas encore essayé, je ne sais pas si ça fontionne bien ou pas du tout. Cela vaut quand même la peine de tenter le coup.
Peut-être certains lecteurs du forum ont-ils des retours d'expérience la-dessus ?
Voici le récit d'un voyage 23 jours en Equateur.
Les photos sont visibles sur le site:
http://mjpgouret.free.fr/equateur/equateur.html
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumi��re du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
2/09/2014: après 11h de vol l'avion contourne Quito, capitale cernée par les pentes raides de montagnes entrecoupées de ravins encaissés sur lesquels s'accrochent des constructions multicolores. Le soleil s'infiltre au milieu de la couche nuageuse pour teinter de couleurs chaudes les multiples collines sur lesquelles se déploie la ville entre 2300 et 2800m. Après un rapide passage aux formalités de police nous retrouvons notre chauffeur. Une nouvelle autoroute à peine achevée rejoint l'aéroport flambant neuf. Nous sommes un peu surpris de découvrir une végétation de pays sec avec des pelouses rousses d'où émergent quelques cactus. La route louvoie entre de profondes ravines et en 1 h nous rejoignons l'Auberge Inn, dont les chambres sont situées autour d'un agréable patio au calme. Un peu sonnés par le décalage horaire et l'altitude nous ne nous éternisons pas après le diner...
3/09: le réveil est très matinal car nous n'avons pas encore bien intégré l'heure équatorienne. Une rapide sortie nous permet de trouver une petite épicerie tout près de l'hôtel et d'acheter un ravitaillement minimum. Un taxi nous emmène en 20 minutes chez Avis auprès de qui nous avons réservé une voiture. L'accueil y est très attentionné et l'employé nous explique avec un schéma précis et détaillé comment rejoindre la route en direction d'Otavalo. La sortie de la zone urbaine semble interminable malgré une circulation fluide car, sans arrêt, nous traversons de nouvelles zones urbanisées avant de filer sur la Panaméricaine. Par une succession de montées et de descentes souvent soutenues la route dévoile en toile de fond, de tous côtés, des sommets fréquemment encapuchonnées de cumulus. Le soleil est cependant bien présent et, à cette altitude, il est ardent. Nous faisons une pause déjeuner dans un restaurant au bord de la route à Cayambe. Peu avant Otavalo, dans une large dépression apparaît le lac San Pablo surveillé par le volcan Imbabura. Nous quittons la Panaméricaine pour rentrer dans Otavalo, ville aux rues parfaitement quadrillées, où nous avons repéré un hôtel sur notre guide. Après quelques tours autour des carrés de maison nous trouvons l'hébergement envisagé, mais la ville ne nous semble pas très attrayante et nous décidons de rejoindre Peguche, petit village proche qui devrait être plus calme. Après quelques hésitations dues à notre carte sommaire nous trouvons la direction de Peguche. Une route pavée y mène et après quelques nouvelles recherches dénichons l'hôtel Aya Huma curieusement installé en bordure immédiate d'une voie ferrée tout juste rénovée. Après avoir déposé nos bagages nous partons à pied au beau milieu du ballast transformé en voie piétonne très fréquentée par les habitants et rejoignons la cascade de Peguche. Installée au cœur d'une forêt embaumant l'eucalyptus elle jaillit d'une vingtaine de mètres dans un violent fracas. Au retour nous traversons le village dont le calme n'est troublé que par le cliquetis permanent de métiers à tisser industriels. Quelques belles fresques colorées décorent les murs de constructions basses fréquemment inachevées. Pour le dîner, c'est très simple, il suffit de traverser la voie ferrée pour rejoindre le restaurant situé juste en face de l'hôtel...
4/09: aujourd'hui nous décidons de partir faire une première randonnée d'acclimatation vers la laguna de Cuicocha. Quelques kilomètres sur la Panaméricaine, élargie et refaite à neuf, avant de tourner vers Cotacachi sur une route également rénovée qui se prolonge jusqu'à l'entrée du parc. Au centre des visiteurs un garde dont c'est le premier jour d'activité nous accueille fort aimablement. Comme il ignore encore tout des itinéraires de randonnée il se déplace à l'entrée du parc pour chercher sa collègue qui fait tout son possible pour nous renseigner. Nous décidons de partir pour le tour du lac. La chaleur devient plus intense malgré les nombreux cumulus qui parsèment le ciel et cachent à la vue les plus hauts sommets. Mais le vent vient rafraîchir les ardeurs du soleil et la température est très agréable. La lumière est superbe et le lac au bleu d'azur contraste avec les pentes escarpées et sombres de la caldeira tandis que, sur le plateau, les prés dorés accrochent les rayons du soleil. Le sentier large et bien aménagé remonte d'abord vers une reconstitution de vestiges incas: calendrier solaire, calendrier lunaire, lieu d'offrandes et de purification. Quelques passages raides sont aménagés au moyen de marches. Le panorama est vaste aussi bien sur le lac que sur la région agricole d'Otavalo, dominée par l'imposant volcan d'Imbabura. De tous côtés des chaînes de montagne émergent. Des fleurs aux couleurs variées bordent le chemin tandis que les herbes dorées du paramo rayonnent même quand le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Lorsque les bords de la caldeira sont trop escarpés le sentier s'éloigne un peu pour contourner l'obstacle mais, bien vite, revient surplomber le lac. A peu près à mi parcours, un ravin encaissé interrompt la ligne de crête nous imposant une nouvelle grimpette d'une centaine de mètres que nous franchissons tranquillement. Craignant de souffrir un peu de l'altitude nous avons mesuré nos efforts et n'avons pas ressenti d'effet désagréable d'essoufflement. A la fin du sentier nous retrouvons une large route goudronnée qu'il faut suivre sur environ 4 kilomètres. Comme elle est peu fréquentée, ce passage est « avalé » sans ennui car la vue panoramique occupe en permanence le regard. Au niveau du restaurant du mirador, nous abandonnons cette route pour emprunter à gauche un large chemin qui redescend directement à l'entrée du parc. Après une rapide visite du centre des visiteurs nous descendons vers Cotacachi, paisible ville où il semble faire bon vivre. Les rues et la grande place sont bordées de bancs protégés de la pluie ou du soleil, c'est selon, par des auvents. En cette fin d'après-midi les habitants y papotent paisiblement. Une céramique géante de Pavel Eguëz rappelle à notre mémoire que la vie n'est pas toujours aussi tranquille pour les populations indigènes d'Amérique du Sud.
5/09: pour poursuivre notre acclimatation nous passons une nouvelle journée en altitude autour de la laguna Mojanda (3730m). Depuis Otavalo jusqu'au bord de la lagune 18 kms de route aux pavés irréguliers avec de nombreux trous nous gratifient d'une longue séance de massages vibrants. Peu avant l'arrivée à la lagune la silhouette élancée du Fuya Fuya nous domine. Quand nous quittons la voiture le ciel est gris et la surface de l'eau ne reflète qu'une terne couleur métallique. Un large chemin facile en pente douce mène au lac suivant. Par moments de violentes bourrasques de vent soulèvent une poussière pulvérulente qui envahit le chemin. Sans vraiment ressentir les effets de l'altitude nous réalisons cependant qu'il nous est interdit de marcher trop vite. Nous prenons donc notre temps pour rejoindre la laguna Chiquita. De là, le schéma prêté par notre hôtelier nous indique une boucle autour du Cerro Negro. Hésitants, curieux de découvrir ce qui se cache derrière les sommets nous avons très envie de partir sur cet itinéraire. Mais une observation du terrain ainsi que les indications fournies par le GPS nous dissuadent de nous engager dans cette boucle qui risque d'être longue et nous n'avons pas de vivres, si ce n'est quelques biscuits. Nous faisons donc 'sagement' demi-tour. Au retour, une halte nous permet de découvrir Otavalo, célèbre pour ses marchés quotidiens. Le marché artisanal nous paraît assez triste, sans âme et entièrement consacré aux souvenirs touristiques. Il n'est visiblement pas fréquenté par les populations locales. C'est une ville aux bâtiments récents qui ne retiennent pas vraiment l'attention. Seul le Parque Simon Bolivar, cœur central de la ville, dégage une atmosphère de tranquille animation caractéristique des villes sud-américaines.
06/09: en début de matinée un ciel sans nuage permet de découvrir les volcans Cotacachi, Imbabura et Fuya Fuya qui dominent la région d'Otavalo. Le sommet acéré du Cotacachi est encore enneigé. C'est samedi, jour du marché aux animaux parfaitement organisé: un secteur pour les vaches, un pour les porcs, les moutons, la volaille et autres cochons d'Inde. A côté, quelques vendeurs de cordes colorées et aussi quelques cantines où on fait cuire la soupe et griller des abats pas spécialement appétissants. De nombreux habitants y portent le costume traditionnel. Le marché est animé mais sans bousculade et, bien qu'il ne soit que 9 h du matin, il nous semble que le gros de l'activité soit déjà passé. Nous reprenons ensuite la route vers Quito; la lumière est limpide et les prés dorés flamboient tandis que les volcans se dressent fièrement à l'horizon. La calotte glaciaire scintillante du volcan Cayambe domine de toute sa hauteur les hauts plateaux sur lesquels se déploie un patchwork de champs cultivés et de serres. La petite route menant aux pyramides pré inca de Cochasqui est particulièrement inconfortable avec son revêtement de pierres irrégulières et nous secoue en tous sens. Mais le site est situé sur une pente offrant un vaste panorama sur la région de Quito et l'avenue des volcans. Le cône lumineux du Cotopaxi pointe dans le lointain. Nous visitons le site accompagnés par une guide qui pratique un espagnol facilement compréhensible. Les pyramides sont toutes recouvertes de terre et seul un lieu de fouille permet d'en voir la structure. La promenade autour des pyramides est plaisante avec de nombreux lamas qui se délectent avec gourmandise d'herbe rase et sèche. Nous reprenons ensuite la route vers Quito. Aux abords de la ville la circulation se densifie mais nous retrouvons facilement notre chemin pour rejoindre l'agence Avis. Le personnel y est à nouveau très accueillant et se démène pour nous trouver un taxi qui nous emmène à l'hôtel. Nous y retrouvons une famille avec ses 3 enfants (« notre tribu sur terre ») qui démarre son tour du monde et en profitons pour échanger quelques souvenirs de voyage.
07/09: nous partons pour six jours avec Rodrigo, notre guide de l'agence Equateur Voyages Passion qui a organisé parfaitement ces journées de randonnée. Notre premier objectif est l'ascension du volcan Guagua Pichincha (4784m) qui domine Quito. C'est d'abord une longue traversée des faubourgs de cette capitale qui permet d'apercevoir les maisons et immeubles colorés accrochés sur les pentes raides qui dévalent vers la ville. Ensuite, la route serpente au milieu des zones de cultures. Le patchwork lumineux et coloré des champs s'étale sur les flancs des montagnes jusqu'à une altitude élevée. Une longue piste poussiéreuse mène ensuite vers le refuge situé sous le sommet. Nous quittons la voiture vers 4400m. Le vent balaye vigoureusement les nombreux nuages mais le soleil perce quand même et illumine le paramo. Les premiers pas sont assez difficiles: il faut avancer lentement pour éviter de s'essouffler et nous sommes à l'écoute des réactions de notre organisme. Petit à petit nous trouvons un rythme régulier qui nous permet d'avancer sans essoufflement. Après une courte halte au refuge une traversée ascendante mène vers le bord du cratère. Le vent y est violent et les nuages partent à l'assaut des crêtes déchiquetées. Heureusement, une trace légèrement en contre-bas permet de rejoindre le sommet sans être bousculés. Louvoyant entre les blocs noirâtres nous prenons lentement de l'altitude sans véritable difficulté. En contrebas la bouche du volcan émet quelques fumeroles. Les pentes sombres aux roches déchiquetées composent un tableau sauvage. Nous retournons ensuite vers Quito où la traversée de la ville est toujours aussi longue puis empruntons la Panaméricaine, large route à 2 fois 3 voies récemment rénovée. Au passage le Cotopaxi nous offre la vision sublime de son cône immaculé perçant brièvement les nuages. A Latacunga nous quittons la Panaméricaine pour emprunter une route nouvellement aménagée en direction des plateaux andins. En fin de journée, les champs prennent une chatoyante couleur ocre et les nuages, que nous survolons, s'effilochent en rougeoyant au couchant. Après un passage vers 4000m la route plonge dans un vaste paysage de hauts plateaux vallonnés Nous faisons halte à la Posada de Tigua, belle hacienda blottie au creux d'un bosquet d'arbres autour desquels paissent côte à côte lamas, moutons et vaches. À l'intérieur, un poêle diffuse sa douce chaleur tandis qu'une fraîche bise secoue les arbres.
08/09: le vent a soufflé toute la nuit; il semble ne jamais cesser dans cette région. Au réveil, une somptueuse lumière éclaire les hauts plateaux tandis que rapidement quelques cumulus font leur apparition. Des gouttes de pluie transportées par le vent allument un arc en ciel insolite au milieu d'un ciel d'azur. Nous partons accompagnés d'un guide local, Jorge, habillé de manière traditionnelle avec son poncho et son chapeau. L'air matinal est vif et le vent permanent mais le spectacle des champs irisés de soleil est ravissant. Par une large piste nous parcourons ces vallonnements au milieu d'espaces sans fin. De temps à autre notre guide rythme la marche des airs enjoués de sa flûte. Des habitations isolées apparaissent au milieu des champs cultivés: fèves, oignons, pommes de terre sont les cultures principales de la région. En traversant une hacienda des enfants vêtus de leur uniforme d'écolier tentent d'attirer notre attention par des pitreries et des cris. Le chemin longe ensuite un abrupt ravin en formation aux curieuses formes colorées et tourmentées. Puis, après une brève remontée, un raide chemin sablonneux et poussiéreux s'insinue entre d'étroites parois jusqu'au fond d'un profond canyon aux falaises délitées. Là, paissent quelques chevaux tandis que les femmes de Quilotoa, village situé à 2 heures de marche, lavent leur lessive dans le ruisseau. Après la pause pique-nique nous entamons la remontée sur un sentier escarpé où le sable instable nous oblige à accélérer le pas sous peine de glisser en arrière. À cette altitude de plus de 3000m il faut prendre garde à ne pas s'essouffler, d'autant plus qu'il y a environ 250 m de dénivellation à gravir. Finalement, sans courir, mais avec un pas régulier nous rejoignons le vaste plateau dominé par les pentes du volcan Quilotoa. Une assez longue progression en pente douce permet de gravir ce plateau panoramique et, enfin, en suivant le fond toujours sablonneux d'un nouveau canyon nous atteignons le rebord du cratère. Du mirador la vue sur la caldeira circulaire est spectaculaire avec le lac aux reflets d'azur qui en occupe tout le fond. Le vent permanent nous a bousculé toute la journée et c'est avec grand plaisir que nous rejoignons tout à côté l'hôtel Churikawa où Rodrigo est arrivé avec nos bagages. L'atmosphère de la chambre est glaciale et son équipement spartiate sans chaise ni table mais avec un poêle à bois. Après la douche nous nous réchauffons d'un un potage, plat traditionnel en Equateur. Nous sommes à 3900m et, dès que le soleil disparaît, les rafales de vent incessantes refroidissent brutalement l'atmosphère et nous nous réfugions près du poêle de la salle à manger en attendant le dîner. Après celui-ci l'hôtelier vient allumer le poêle de notre chambre qui diffuse rapidement une douce chaleur. Malheureusement, celle-ci s'évanouit rapidement dès que la provision de bois est consommée.
09/09: des rafales ont tambouriné sur le toit avec des grains de sable sans interruption durant la nuit et, au lever du jour, le froid est vif. Pas suffisant, toutefois, pour interdire une rapide sortie matinale afin d'admirer le soleil frappant la lagune irisée qui prend des teintes changeantes selon l'avancée des nuages. Bien emmitouflés nous longeons le rebord aérien de la caldeira où les violentes bourrasques de vent nous bousculent parfois brutalement. Mais le paysage est magnifique et des tâches de lumière parsèment l'eau agitée par le vent. Notre itinéraire quitte ensuite le bord du cratère pour rejoindre des zones de culture par de raides chemins sablonneux. Le paysage est chaotique et de nombreux ravins rognent les pentes escarpées sur lesquelles les champs cultivés remontent jusqu'aux crêtes. De ci de là nous apercevons les femmes qui cultivent les champs, battent les céréales ou accompagnent leurs troupeaux. Après avoir traversé le village de Guayama San Pedro, établi sur un vaste plateau, le sentier plonge à nouveau dans un profond ravin par un chemin escarpé et sablonneux où nos pas soulèvent un nuage pulvérulent. Une passerelle artisanale construite avec des troncs en équilibre permet de traverser le ruisseau, heureusement peu large à cet endroit. Ensuite, le chemin remonte une courte pente instable et sablonneuse avant de s'assagir pour gravir les ressauts plus doux qui permettent de rejoindre Chugchilan. Les enfants en uniformes rouges ou gris sortent tout juste de l'école et animent le village tandis qu'ils prennent d'assaut les camions utilisés pour le ramassage scolaire. Tout près du centre du village se trouve l'hôtel Mama Hilda, joliment décoré avec des chambres plaisantes qui nous permettent de nous reposer durant l'après midi sans être frigorifiés comme la veille. L'altitude moins élevée, à 3200m, explique aussi la température plus confortable.
10/09: nous quittons Chugchilan par la petite route qui surplombe le profond ravin traversé la veille. Aujourd'hui, nous pouvons marcher en T-shirt car il n'y a pas de vent. La région est toujours très agricole et nous croisons régulièrement des paysans qui gardent leurs troupeaux ou cultivent leurs champs. Le chemin descend ensuite rapidement vers le fond du ravin au milieu d'un dédale de falaises plus ou moins écroulées. En suivant le cours de la rivière nous arrivons dans un village aux quelques maisons regroupées autour d'une petite église et d'une école où un groupe d'élèves est en train de s'aligner pour rentrer en classe. Divers modèles de ponts ont été installés pour traverser la rivière: simples avec des empilements aléatoires de planches ou plus élaborés tels qu'une passerelle suspendue avec rambarde. Notre chemin, quant à lui, emprunte un énorme tronc raboté installé 2 mètres au dessus de l'eau et dont la rambarde est particulièrement instable: nous traversons donc avec précaution. Jorge continue de jouer régulièrement de la flûte, notamment à l'approche des fermes pour tenter d'amadouer quelques chiens à l'allure agressive. Les villageois rencontrés semblent aussi bien apprécier ces claires notes de musique qui s'élèvent du chemin. C'est par un vallon étroit qui s'insinue entre des parois ravinées que nous remontons sur le plateau. Le sentier se poursuit ensuite en contournant plusieurs vallonnements où sont disséminées de petites fermes. A l'approche de Isinvili nous croisons à nouveau les enfants rejoignant leurs maisons isolées après l'école et nous retrouvons Rodrigo qui nous attend avec la voiture et nos bagages. Une longue piste remonte vers des hauts plateaux où la vue s'élargit à l'infini sur de vastes pentes et atteint près de 4000 m avant de redescendre sur le plateau central. Devant nous les sommets des Ilinizas et du Cotopaxi sont malheureusement couverts de nuage ne laissant apparaître que la base de leurs cônes. Quelques kilomètres avant de retrouver la Panaméricaine nous faisons étape à l'hosteria Quinta Colorada aux façades décorées de fresques représentant des volcans enneigés. Un grand salon avec de larges fauteuils nous permet de lire et de consulter internet confortablement installés.
11/09: au réveil, le ciel est complètement gris et un léger brouillard a effacé tous les reliefs. Nous partons de bonne heure pour visiter le marché de Saquisili. C'est un des plus importants d'Equateur et on y vient de loin pour acheter ou vendre toutes sortes de marchandises. Au marché des animaux organisé en fonction des espèces on trouve vaches, cochons, moutons et lamas et tout ce qu'il faut pour emmener la bête achetée depuis le cordage jusqu'au fourrage. La foule se presse dans une ambiance bon enfant et les négociations vont bon train entre vendeurs et acheteurs habillés de leur costume traditionnel. Dans le centre ville on trouve répartis sur différentes places et dans les rues les marchés aux fruits et légumes largement approvisionnés et rutilants de couleurs variées, les étals de viandes et de poissons pas vraiment appétissants et tout ce qui peut être utile dans la vie quotidienne depuis les vêtements jusqu'aux bassines en pneus recyclés en passant par le mobilier d'aspect généralement assez kitsch. En fin de matinée nous prenons la route vers le parc de Cotopaxi. Le temps reste morose malgré quelques brèves éclaircies. Le paysage de hauts plateaux recouvert d'herbe rase dorée ou de lichens gris est vaste mais les sommets se dissimulent dans les nuages. Par moments, l'extrémité des langues glaciaires du Cotopaxi darde sous les nuages. Nous partons pour le tour facile de la laguna Limpiopungo. Malgré le ciel bas, quand la lumière perce entre les nuages le spectacle des masses nuageuses boursouflées au dessus de cet océan de paramo est saisissant. Nous rejoignons ensuite rapidement l'hostal Tambopaxi dont la situation privilégiée offre une vision panoramique sur le Cotopaxi. Une violente averse vient saluer notre installation et, un peu inquiets, nous regardons l'eau dégouliner le long de la large baie vitrée de notre chambre qui devrait nous offrir le Cotopaxi sur écran large. Puis, brutalement, les nuées commencent à se déchirer et les pentes glacées se dévoilent petit à petit derrière les interstices nuageux tandis que le plateau humide brille sous les éclats du soleil. Nous sortons rapidement pour entamer une série de photos en nous promenant sur le plateau. Spectacle formidable de ce cône quasi parfait qui surgit de la pampa dorée jusqu'aux glaces étincelantes. Mais l'éclaircie n'aura duré qu'une heure, car en fin d'après-midi le brouillard vient effacer le paysage. Cependant, nous constatons une nouvelle fois qu'en Equateur le temps est changeant car, dès le début de la nuit, un ciel étoilé de mille feux nous surprend. Le poêle installé dans la chambre diffuse une agréable chaleur qui nous évite d'être trop frigorifié en ce début de soirée.
12/09: la pluie est tombée une partie de la nuit et un voile uniforme de nuages se déploie sur les sommets au-dessus de 5000 m. La base du Cotopaxi est poudrée d'une fine pellicule de neige. Le ciel désespérément gris et les menaces de pluie nous incitent à modifier nos plans. Au lieu d'escalader le Ruminahui au risque de nous retrouver dans les nuages Rodrigo nous propose une petite randonnée sur le plateau en direction du site inca de Pucara Salitré. Malgré le ciel bouché la traversée à pied de ces hauts plateaux est vraiment plaisante, seuls au milieu de ces vastes espaces qui paraissent sans fin mais jamais monotones. Les espaces d'herbe rase ou de lichen sont entrecoupés de ravins aux rives abruptes dans lesquels les laves d'anciennes éruptions ont tracé leur chemin abandonnant au passage des roches déchiquetées. Quelques troupeaux de chevaux sauvages ou de vaches et de rares oiseaux apportent la vie dans cet univers isolé. Le site inca est établi sur une éminence offrant un large panorama qui permettait de surveiller aisément les environs. Il en subsiste seulement une enceinte en massives pierres jointives et, tout à côté, des cônes volcaniques utilisés pour des sacrifices rituels. De retour à Tambopaxi nous reprenons la voiture et retournons vers l'entrée du parc par une piste en tôle ondulée. Nous roulons dans la ouate car le brouillard a envahi tout l'espace. Une fois rejointe la Panaméricaine nous prenons la direction de Quito. Brèves éclaircies et averses alternent tout au long de la route. Nous retrouvons notre chambre à l'Auberge Inn et faisons nos adieux à Rodrigo qui reprend la route vers Banos.
13/09: nous partons à pied visiter la ville coloniale de Quito. L'ancienne ville occupe une surface relativement réduite mais vallonnée. Elle est quadrillée de rues perpendiculaires qui montent à l'assaut de raides collines. On y observe un étonnant mélange de constructions anciennes colorées et ornées de motifs architecturaux côtoyant des immeubles modernes sans charme. Dans le prolongement des rues apparaissent les constructions bigarrées qui s'étagent sur les nombreuses collines de la ville. Il règne une grande animation autour des principales places, notamment sur la plaza de la Independencia. Mais, le plus surprenant reste la richesse invraisemblable des décors des églises, en particulier la compania de Jesus, dont toutes les fioritures du sol au plafond semblent n'être qu'une immense feuille d'or. Nous déambulons dans ces rues une partie de la journée puis revenons vers le parc El Ejido, lieu de promenade très fréquenté en ce samedi après-midi. Pour terminer la journée nous observons, en bordure du parc, les nombreuses productions des peintres locaux qui exposent leurs tableaux dans l'espoir de trouver acheteur.
14/09: nous quittons l'hôtel pour rejoindre l'agence AVIS où nous avons réservé une voiture pour la fin du séjour. Le loueur nous propose de changer de modèle pour une Fiat UNO car le modèle réservé n'est pas en état (pneus lisses, comprenons nous???). Il s'avère que le coffre de cette voiture est trop petit pour nos 2 bagages et nous insistons pour avoir le modèle réservé. Finalement, par on ne sait quel miracle, une Chevrolet Aveo est bien disponible et nous pouvons prendre la route. Une nouvelle fois nous empruntons la direction de l'aéroport et l'orientation nouis paraît désormais simple. Nous nous dirigeons ensuite vers Papallacta par une route large et récemment bitumée qui remonte une large vallée pour atteindre un col vers 4000m. Quelques zones de travaux subsistent sans revêtement. La pente est soutenue et la voiture «peine» un peu dans cette longue côte. Nous trouvons le brouillard sous le col puis dans la descente sur le versant est une pluie continue nous accueille. La végétation change d'aspect: de nombreux arbres et arbustes verdoyants couvrent les raides pentes du Bosque Nublado. L'ambiance verdoyante et humide de l'Amazonie n'est plus très loin. L'ambiance est très particulière nous rappelant notre trajet sur la Carretera Austral il y a quelques années. Entre Baeza et Tena le soleil refait son apparition et les contreforts des Andes brillent d'un éclat particulier comme lavés par la pluie récente tandis que de gros nuages bourgeonnants grignotent le ciel. Nous traversons quelques villages à l'aspect plutôt triste. Les rivières commencent à devenir moins squelettiques et bouillonnent dans les rapides. A Tena, après quelques difficultés d'interprétation de la signalisation, nous trouvons la route de Puerto Misahualli qui s'enfonce dans la forêt à proximité du rio Napo. Juste à l'entrée du village nous faisons halte à la maison d'hôtes France America dont les cabanes en bois agréablement dispersées au milieu des arbres nous ont paru attrayantes. Sans être vraiment immergés au cœur de la forêt amazonienne nous en ressentons cependant rapidement l'ambiance. Moiteur de l'air, densité de la végétation et surtout les bruits divers et variés permanents: ça crisse, ça grésille, ça grince, ça siffle avec en bruit de fond les remous permanents de la rivière juste à côté. Une courte promenade nous fait découvrir le village modestement établi autour de sa petite place principale. Il y règne une ambiance assez nonchalante et détendue alors que les enfants gambadent autour des singes qui cabriolent sur les arbres. Tandis que les familles se baignent juste à côté de la plage sablonneuse des pirogues motorisées promènent les touristes sur le rio Napo et transportent aussi les habitants avec leurs bagages vers les villages accessibles uniquement par le fleuve.
15/09: à peine rentrés du dîner la pluie s'est mise à tomber et toute la nuit les averses de plus en plus fortes se sont succédées. Au réveil, nous sentons une brumisation nous rafraîchir le visage au travers de la moustiquaire. Tout baigne dans l'humidité, les brumes s'accrochent au faîte des arbres et le rio Napo dont le débit est devenu violent a pris une couleur marron. Nous tentons d'aller voir « el arbol gigante » tout près du village mais la pluie intense nous dissuade de quitter la voiture. Après avoir traversé le pont suspendu qui enjambe le rio Napo nous poursuivons vers la Punta. Au long de la route quelques glissements de terrain ont déposé leur couche ocre sur le bitume. À proximité du nouvel aéroport « international » une superbe route à 2 larges voies séparées vient d'être créée. Il faudra certainement attendre quelques années avant qu'elle ne soit saturée... Peu après la route bute sur le rio: quelques maisons colorées abritent les chauffeurs qui attendent le bac pour traverser vers Ahuano dans une ambiance de bout du monde sous la grisaille humide et tiède. Nous revenons ensuite vers Puerto Misahualli pour faire quelques courses à l'épicerie pompeusement appelée supermarché où l'équipement informatique récent avec lecteur de code barre fait regretter la traditionnelle calculette beaucoup plus rapide. La pluie ayant cessé nous en profitons pour faire quelques photos de ce village beaucoup moins animé que la veille. L'ambiance est surprenante avec ses maisons colorées qui se mirent dans les flaques des rues défoncées. Nous prenons ensuite la direction de Puyo par une belle route sinueuse au milieu de la forêt luxuriante dont les arbres lessivés brillent abondamment sous les premiers rayons du soleil. À Puyo, nous trouvons une chambre à l'hôtel Las Palmas, dans un bâtiment orné d'un beau balcon en bois dominant un jardin abondamment fleuri. Une fois les bagages déposés nous allons visiter le centre de réadaptation de la faune Yana Cocha (lagune noire en quechua) où quelques animaux de la forêt amazonienne peuvent être observés. De nombreuses fleurs aux couleurs vives illuminent la végétation des lieux. Alors que je m'approchais sur un sentier pour photographier de près quelques fleurs j'entends le bruit d'un plongeon soudain: quelle surprise d'apercevoir à quelques mètres un caïman apparemment dérangé par ma présence. Une belle frayeur rétrospective... En fin de journée, un petit tour dans les rues animées de Puyo nous mène vers la pizzeria.
16/09: nous quittons Puyo pour rejoindre la cordillère. La route parcourt une belle vallée encaissée dont les pentes raides sont couvertes d'une végétation serrée qui rappelle celle d'îles volcaniques telles que la Réunion. A rio Verde nous avons quelques difficultés à trouver le sentier qui permet de descendre à la cascade Palion del Diablo car celui-ci débute sous un porche en bois au milieu de boutiques de souvenirs. Il est large et bien aménagé avec quelques marches pour rejoindre environ 120 m plus bas un restaurant, porte d'entrée où il faut s'acquitter du péage pour accéder aux belvédères. À l'approche de celui situé à proximité de la cascade nous commençons à être largement aspergés par les embruns. Un petit passage sous les rochers permet au prix d'une quasi reptation de rejoindre les passerelles suspendues qui surplombent l'impressionnante et bruyante cascade. Après une rapide remontée nous reprenons la route bordée de nombreuses cascades. Des « tarabita », nacclles légères de téléphériques traversent fréquemment la rivière à belle hauteur. Utilisées pour transporter les marchandises d'une rive à l'autre elles sont devenues une attraction touristique prisée. Nous rejoignons ensuite Banos, petite cité touristique implantée sur un replat dominant une gorge profonde et trouvons facilement une chambre à l'hôtel Donde Ivan. La chambre est aménagée simplement, très propre et donne sur un patio joliment décoré. En fin d'après-midi, profitant de larges éclaircies la vision du volcan Tungurahua nous incite à remonter au delà du pont San Francisco traversant le ravin pour essayer de découvrir un point de vue dégagé sur le volcan. Nous remontons environ 200m de dénivellation mais la vue reste limitée par les arbres au travers desquels nous pouvons quand même apercevoir le sommet sur lequel s'accrochent encore les nuages.
17/09: le soleil est bien présent dès le matin. Après un tour dans la ville et quelques emplettes au supermarché nous décidons de partir découvrir les villages de Patate et Salasaca en empruntant une petite route qui remonte à travers la montagne juste au dessus de Banos. Cette route excellemment pavée est raide avec de nombreux virages serrés mais assez large. Petit à petit le paysage se dévoile avec la ville de Banos implantée sur le rebord abrupt du rio Pastaza et surplombée par le Tungurahua décoré d'une corolle de nuages. Malheureusement, après le site des antennes les pavés laissent place à une large piste empierrée mais dont nous ne sommes pas certains de la viabilité avec un véhicule standard. Nous préférons donc faire demi-tour et rejoindre Patate par la route classique goudronnée. Juste à la sortie de Banos nous découvrons un panneau indiquant la direction de Patate par une route étroite qui semble suivre le fond de la vallée. Mais, rapidement, des glissements de terrain ont détérioré le goudron et un panneau précisant que la route était dangereuse nous dissuade de continuer. Nouveau demi-tour et cette fois nous empruntons la route principale. La route s'élève petit à petit au dessus d'une profonde vallée sur les pentes desquelles s'accrochent des cultures et de multiples serres. Patate est une petite bourgade blottie au creux des montagnes avec des rues rectilignes à angle droit semblables à de nombreux villages traversés durant notre séjour en Equateur. Nous reprenons ensuite la route vers Salasaca, réputée pour ses tapis de laine. Au passage à Pelileo, tout au long de la rue principale s'étalent de nombreuses boutiques de pantalons et de jeans, autre spécialité locale. À Salasaca, quelques boutiques sur la place ne présentent que des objets vus et revus sur tous les marchés et le magasin tout neuf d'artisanat local ne nous inspire guère avec ses femmes habillées comme au spectacle qui attendent les touristes à sa porte. Notre essai de découverte hors des sentiers battus a tourné court ce jour. Nous retournons donc à Banos puis nous baladons au hasard des rues. Quadrillée de rues bordées de bâtiments modernes aux façades multicolores on y trouve pléthore d'hôtels, restaurants, agences proposant des activités de plein air et autres boutiques de souvenirs. Seuls, les vendeurs de melcocha, friandise à base de jus de canne, perpétuent une tradition artisanale traditionnelle. Au pied de la cascade de la Vierge les piscines thermales aux eaux de couleur jaunâtre et à la décoration plutôt vieillotte accueillent les amateurs de bains. En fin d'après-midi, le volcan semblant vouloir évacuer les nuages qui l'entourent nous décidons de remonter vers le mirador Ojos del Volcan. Une petite couronne de nuages laisse émerger tout le sommet d'où s'élève une colonne de fumée. Puis, la chance nous sourit quand, tout à coup, un nuage noir et épais surgit du cratère, début d'un spectacle fascinant qui durera pendant au moins 45 minutes. Une succession d'explosions va déployer dans le ciel ses champignons de fumée et de cendres qui se noient dans les nuages teintés par la merveilleuse lumi��re du soleil couchant.
18/09: nous quittons Banos vers Riobamba, mais ne trouvant pas la route directe (peut être coupée selon le propriétaire de l'hôtel) nous gagnons Ambato pour rejoindre la Panaméricaine. En chemin nous profitons du spectacle du Tungurahua qui fume toujours et dont le versant ouest apparaît particulièrement haut et impressionnant. Puis le Chimborazo dévoile à nos yeux sa couronne de glace dégoulinante de cascades gelées. Sa silhouette massive se détache au dessus du haut plateau andin et nous profitons à nouveau de ce spectacle à plusieurs reprises sur la route qui se déroule entre 3000 et 3500m. Après Riobamba la route serpente dans une large vallée ondoyante dont les flancs sont recouverts de champs cultivés et parfois de bosquets de pins. La voie ferrée croise la route à plusieurs reprises. Puis la Panaméricaine plonge fortement à proximité d'Alausi alors que les vallées se creusent en de profonds canyons. Après Alausi nous traversons une longue zone sauvage au cœur d'un massif peu habité où la végétation devient plus rare et sèche. Une alternance de longues montées et descentes raides ponctue l'itinéraire. Le ciel est devenu menaçant et de gros nuages noirs boursouflés éclatent en brèves averses. à Zhud, une végétation plus verdoyante refait son apparition et les habitations deviennent plus nombreuses. La route est toujours aussi sinueuse et accidentée et nous rattrapons fréquemment des camions poussifs qui nous contraignent à la patience. Aux abords de Cuenca les montagnes s'amollissent (tout est relatif quand même) et la ville apparaît encadrée par un environnement de sommets élevés. Avec quelques difficultés d'orientation nous arrivons dans le centre historique pour rechercher un hôtel. Après un premier échec, nous trouvons une chambre agréable, bien éclairée mais sans lumière du jour à l'hostal Calle Angosta qui se trouve au calme à une dizaine de minutes à pied du centre ville. Une rapide promenade pour trouver un restaurant nous permet de découvrir des rues plaisantes avec des arcades à l'ambiance agréable.
19/09: nous passons la journée à la découverte du centre historique de Cuenca. Comme dans beaucoup de villes les rues sont quadrillées à angle droit et il est très facile de s'y repérer. De nombreuses maisons colorées avec des balcons côtoient des églises blanches ou en brique. Dans les rues les habitants vaquent à leurs courses dans une ambiance tranquille et bon enfant et la circulation des voitures se fait sans énervement. Les coupoles de la cathédrale s'atteignent par un escalier en colimaçon régulier où il ne faut pas oublier que la ville est quand même à 2500m d'altitude, faute de quoi l'essoufflement est garanti à l'arrivée. De là haut, on profite d'une vue à 360° sur la ville et les montagnes qui l'entourent. Il règne dans les marchés une joyeuse animation et on aperçoit régulièrement des femmes dans leur costume traditionnel toujours très coloré. Enfin, il ne faut pas oublier quelques boutiques proposant le célèbre Panama. En effet, c'est dans la région de Cuenca qu'est fabriqué ce célèbre couvre-chef. La tradition du tissage est séculaire et la réalisation peut être très complexe en fonction des motifs d'ornement.
20/09: le grand soleil du réveil nous incite à prolonger notre séjour à Cuenca pour aller randonner dans le parc Cajas. La traversée des faubourgs de Cuenca est rapide et une fois la ville quittée la route remonte le long d'une longue vallée bordée de pentes verdoyantes. C'est samedi et de nombreux cyclistes et coureurs à pied entraînent leur souffle en pédalant ou courant gaillardement dans ces montées longues et soutenues au delà de 3000m d'altitude. Dès l'entrée du parc la vallée s'élargit et nous découvrons un vaste panorama de crêtes et de mamelons rocheux recouverts de paramo entre lesquels se niche une multitude de lacs. Malheureusement un voile nuageux filtre la lumière. Nous tentons quand même quelques arrêts photo au bord de la route mais les gardes du parc nous imposent de repartir car la route est, selon eux, « muy perigrosa ». Nous poursuivons donc jusqu'au centre d'information situé près de la laguna Toreadora. Il faut s'inscrire au bureau avant de partir pour randonner. Nous décidons de découvrir le circuit N°1 qui semble intéressant car il passe auprès de plusieurs lagunes. L'itinéraire commence par contourner la laguna Toreadora puis longe ensuite la base du cerro San Luis avant de traverser un bois de polylepis, arbre à l'écorce lisse et rouge, le seul poussant à cette altitude de près de 4000m. Le sous-bois est touffu et il faut louvoyer entre les arbres et les blocs rocheux sur un chemin de tourbe souvent glissant. Le sentier redescend ensuite vers la laguna Unidas. Malgré l'absence de soleil, les couleurs sont surprenantes avec les herbes dorées recouvrant un dédale de monticules. A proximité de la lagune, le terrain devient tellement spongieux et humide que nous hésitons à continuer. Après avoir cherché un passage plus au sec nous renonçons et faisons demi-tour. Des échappées de ciel bleu commencent à apparaître et pendant une courte pause au bord du lac Toreadoro des filaments de lumière viennent miraculeusement éclairer les rives du lac et les touffes d'herbe captent immédiatement cette lumière. En reprenant la voiture nous poursuivons jusqu'au col situé à 4200m près des Tres Cruces, belvédère panoramique sur les massifs. Quelques petits maux de tête, certainement liés à l'effort en altitude, nous incitent à redescendre et nous regagnons Cuenca dans l'après-midi.
21/09: comme la veille, nous sommes réveillés par le carillon cristallin d'une église voisine. Le ciel est à nouveau gris, ce qui semble assez fréquent dans cette région. Nous reprenons la Panaméricaine en direction du nord pour rejoindre la petite ville de Canar à proximité de laquelle s'engage une route toute neuve vers Ingapirca. En cette journée de dimanche le site Inca est fréquenté par de nombreux visiteurs équatoriens. Il est situé dans une position dominante sur un amphithéâtre établi sur les pentes d'une quebrada. La visite permet de découvrir des vestiges de murs, de temples, de canalisations et même d'une voie inca pavée qui joignait le site au chemin de l'Inca voisin de quelques kilomètres. La visite guidée en espagnol est complétée par des panneaux explicatifs en anglais. Nous rejoignons ensuite la Panaméricaine sur laquelle nous trouvons le mauvais temps: pluie et brouillard compliquent la conduite d'autant que nombre de conducteurs équatoriens oublient d'allumer leurs phares même dans un brouillard épais. A nouveau, nous n'aurons rien vu du paysage autour d'Alausi noyé dans les brumes qui se précipitent sur les pentes des montagnes. Nous poursuivons jusqu'à Guamote, petit bourg situé sur le plateau andin et prenons une chambre à l'auberge Inti Sisa dépendant d'un organisme communautaire d'éducation. Nous terminons l'après-midi en parcourant les rues pavées du village aux nombreuses constructions inachevées lui donnant un air de far west avec sa voie ferrée traversant le bourg. On rêverait d'entendre le train siffler.
22/09: après le petit déjeuner nous visitons les espaces de formation et de fabrication de l'association Inti Sisa: salle informatique, classe maternelle et atelier de confection. La route, en partie non goudronnée, vers les lagunes Ozogoche nous semblant un peu aléatoire avec notre véhicule « standard » nous décidons de partir à la découverte des lagunes Atillo accessibles par une bonne route récente. La route remonte une longue et large vallée entourés de pentes tantôt verdoyantes, tantôt plus arides. Les espaces cultivés avec des champs en damiers alternent avec des zones de reboisement et des grandes étendues de paramo qui peinent à exprimer leurs couleurs faute de lumière suffisante. De nombreuses maisons isolées parsèment cette vallée et les habitants sont nombreux au bord de la route toujours vêtus de leurs habits traditionnels. Quelques grains de pluie et des bancs de brume nous accueillent à l'arrivée aux lagunes. Plusieurs lacs se blottissent entre une multitude de mamelons herbeux. L'endroit est sauvage, peu fréquenté et nous décidons de patienter en espérant qu'une éclaircie voudra bien faire exploser les couleurs. Mais nous n'avons pas de chance et en début d'après-midi, sous la pluie et sans espoir véritable d'amélioration, nous sommes contraints de repartir. Nous nous dirigeons vers Riobamba et le ciel reste couvert tout au long du chemin. Nous trouvons une chambre à l'hôtel Tren Dorado. Des patios apportent une note de calme à cet hôtel situé en plein centre ville à côté de la gare.
23/09: le temps est variable au lever du jour avec suffisamment d'éclaircies pour nous inciter à faire le tour du Chimborazo par la route des hauts plateaux à l'ouest. Après avoir traversé quelques villages situés sur les contreforts de la montagne la route passe au milieu de zones désertiques où de rares touffes d'herbe se mêlent aux cailloux sombres. Vers 4000m nous rentrons dans un brouillard épais qui nous fait douter. Puis, au bout de quelques kilomètres des déchirures apparaissent découvrant un immense plateau désertique où gambadent des vigognes craintives et curieuses. Une courte fenêtre permet même d'apercevoir le versant glacé du Chimborazo. La route se rapproche de la base de la montagne et les dieux de la météo sont avec nous puisque de larges éclaircies nous offrent la vision majestueuse du sommet. Sur le versant nord ouest dès que la route redescend en dessous de 4000m le désert cède la place à de grandes étendues agricoles et de petits villages s'éparpillent sur l'altiplano. À une telle altitude les conditions de vie doivent être bien rudes. Une longue descente au milieu des champs accrochés sur les pentes les plus raides mène vers Ambato. Un peu fatigués nous décidons d'y faire étape même si la ville ne présente pas un grand intérêt. L'hôtel Roka Plaza déploie ses chambres autour d'un agréable patio, très calme en plein cœur de la ville. Le prix de la chambre nous paraît cependant surévalué.
24/09: nous rejoignons la Panaméricaine jusque Quito. Nous retrouvons une circulation plus importante sur une route très large qui traverse le plateau andin bordé par les volcans emblèmes de l'Equateur. La plupart restent cachés dans les nuages mais nous profitons quand même d'une belle vue sur le Cotopaxi blanchi. À Latagunca c'est la fête de la Mama Negra et il y règne une joyeuse animation dans les rues où défilent fanfares, cavaliers et personnages costumés aux couleurs vives. C'est ensuite le retour sur Quito où nous sommes toujours impressionnés par l'étendue de la ville qui s'étale au milieu d'innombrables vallons et collines. Nous quittons la voiture de location et rejoignons l'Auberge Inn comme les fois précédentes. En fin d'après-midi, un petit tour vers le quartier de Mariscal nous dégourdit les jambes après ces journées de voiture.
25/09: le ciel est intensément bleu ce matin et particulièrement limpide. Nous décidons d'aller visiter la capilla del Hombre et la maison de Guayasamin, peintre équatorien, situé sur les hauteurs du quartier de Bellavista. Malgré la distance, environ 5 kms, nous décidons de partir à pied au long du Quito moderne ce qui nous permet de découvrir les styles architecturaux très variés qui se côtoient. Maisons basses d'allure coloniale sous l'œil de buildings de verre ou de briques, larges avenues bruyantes contigües avec des ruelles calmes, petites boutiques fourre-tout adossées à des halls commerciaux clinquants. Partout, des immeubles en construction semblent témoigner du grand dynamisme et de l'évolution de la ville. Pour atteindre le musée il faut quitter les grandes avenues par de petites rues escarpées qui permettent de dominer la ville et, ce matin, d'avoir une vue panoramique dégagée sur le volcan Pichincha. Implantée en position dominante à la limite de la zone urbanisée la capilla del Hombre présente de manière très sobre une partie des œuvres du peintre. Nombre de peintures sont consacrées à la ville de Quito et aussi à la représentation de la douleur et de l'exploitation des hommes liées à la guerre ou au travail. Dans un style parfois inspiré de Picasso ses évocations sont extrêmement vivantes et, dans un style dépouillé, traduisent parfaitement le dure situation des peuples sud américains. Tout à côté, son ancienne demeure, vaste et luxueuse maison blanche, présente une collection d'objets d'art impressionnante. En redescendant nous faisons un tour vers le grand parc Carolina entouré d'immeubles récents. Nous en profitons pour nous reposer un peu au calme: jeux d'enfants, pistes cyclables, stade de course à pied, vaste pelouse où s'entraînent des joueurs de football, aires de gymnastique, pédalos, il y a là de quoi satisfaire les besoins de loisirs de la population quitenos aisée. Toujours à pied, nous rentrons en longeant l'avenue Amazonas, très fréquentée, bordée de centres commerciaux et où une piste cyclable a été aménagée. Le plus souvent partagée avec les piétons une certaine vigilance s'impose pour se protéger des cyclistes intrépides et pressés.
En résumé, un pays aux paysages spectaculaires et variés avec une population particulièrement accueillante et souriante.
Bonjour!
Les 19 ans approchent et j'aimerai mettre mon rêve de voyage solo à exécution..
Le Monde est grand, et du coup, c'est pas facile de s'arrêter sur une destination..
J'ai déjà pas mal voyagé avec les parents (Etats-Unis, Guadeloupe, Turquie, Sénégal et, prochainement, Canada), un peu de mon côté avec des amis (Espagne, Hollande, Lituanie et Grèce) mais j'aimerai, pour une fois, voyager seule.
J'essaie de trouver une destination "safe" (bon après, je sais bien que c'est une question de précaution et de bon sens, m'enfin bon), qui soit intéressante (je suis plus attirée par la culture et les paysages dépaysants que par le tourisme balnéaire..) mais aussi une destination qui me permettra de rencontrer un max de gens sur la route (des locaux, des touristes, peu importe, mais de l'humain et de l'échange). N'ayant pas le permis, il faudrait également que je puisse me déplacer facilement (en stop ou en transports locaux!)
L'idée serait de partir en sac à dos, et de dormir en auberge de jeunesse, ou chez l'habitant, voire une ou deux fois en hôtel, si la fatigue se fait trop ressentir.
Période: juin ou juillet 2015, pour trois semaines Budget: 1000 euros
Merci d'avance pour votre aide!
Les pays qui m'attirent: Islande, Nouvelle Zélande, Costa Rica, Equateur, Chili...
Les 19 ans approchent et j'aimerai mettre mon rêve de voyage solo à exécution..
Le Monde est grand, et du coup, c'est pas facile de s'arrêter sur une destination..
J'ai déjà pas mal voyagé avec les parents (Etats-Unis, Guadeloupe, Turquie, Sénégal et, prochainement, Canada), un peu de mon côté avec des amis (Espagne, Hollande, Lituanie et Grèce) mais j'aimerai, pour une fois, voyager seule.
J'essaie de trouver une destination "safe" (bon après, je sais bien que c'est une question de précaution et de bon sens, m'enfin bon), qui soit intéressante (je suis plus attirée par la culture et les paysages dépaysants que par le tourisme balnéaire..) mais aussi une destination qui me permettra de rencontrer un max de gens sur la route (des locaux, des touristes, peu importe, mais de l'humain et de l'échange). N'ayant pas le permis, il faudrait également que je puisse me déplacer facilement (en stop ou en transports locaux!)
L'idée serait de partir en sac à dos, et de dormir en auberge de jeunesse, ou chez l'habitant, voire une ou deux fois en hôtel, si la fatigue se fait trop ressentir.
Période: juin ou juillet 2015, pour trois semaines Budget: 1000 euros
Merci d'avance pour votre aide!
Les pays qui m'attirent: Islande, Nouvelle Zélande, Costa Rica, Equateur, Chili...
Bonjour bonjour !
Je suis en ce moment en Equateur et voudrais passer en Colombie au niveau de Ipiales. Le problème est que je ne sais pas du tout par où commencer. Avez-vous des suggestions svp ? Sachant que je compte rester un peu plus d'un mois dans ce pays.
Merci beaucoup !!
Je suis en ce moment en Equateur et voudrais passer en Colombie au niveau de Ipiales. Le problème est que je ne sais pas du tout par où commencer. Avez-vous des suggestions svp ? Sachant que je compte rester un peu plus d'un mois dans ce pays.
Merci beaucoup !!
Bonjour,
J'ai dans l'idée d'effectuer un petit voyage en Equateur l'été prochain.
Le parcours serait le suivant :
Quito-Otavalo et ses environs-Tena-Puyo-Banos-Riobamba-Ingapirca-Cuenca-Puerto Lopez via Guayaquil-Quilotoa via Quevado-Latacunga (Cotopaxi)-Quito
Un véhicule normal est-il suffisant pour cet itinéraire ou faut-il envisager obligatoirement un SUV ou un 4x4 ?
Par ailleurs, connaissez-vous le nom d'agences (recommandables...😉)de location à Quito ?
Un dernier point routier : le trajet entre Puerto Lopez et la lagune de Quilotoa peut-il s'effectuer dans la journée ? (idem pour le trajet Cuenca-Puerto Lopez...)
Merci ! 🙂
J'ai dans l'idée d'effectuer un petit voyage en Equateur l'été prochain.
Le parcours serait le suivant :
Quito-Otavalo et ses environs-Tena-Puyo-Banos-Riobamba-Ingapirca-Cuenca-Puerto Lopez via Guayaquil-Quilotoa via Quevado-Latacunga (Cotopaxi)-Quito
Un véhicule normal est-il suffisant pour cet itinéraire ou faut-il envisager obligatoirement un SUV ou un 4x4 ?
Par ailleurs, connaissez-vous le nom d'agences (recommandables...😉)de location à Quito ?
Un dernier point routier : le trajet entre Puerto Lopez et la lagune de Quilotoa peut-il s'effectuer dans la journée ? (idem pour le trajet Cuenca-Puerto Lopez...)
Merci ! 🙂
Bonjour !
Billet en poche (il y une promo avec KLM jusqu'au 31 juillet : 783 euros pour un départ le 21 novembre sur quito et retour guyaquil le 9 décembre), je parcours ce forum avec anxiété et demande votre aide...
A lire vos préparations et retour sur cette destination qui me fait rêver, vous êtes sportifs, téméraires et plutôt "fortunés"...Pour une routarde qui est l'opposé de tout cela, que me conseillez vous sachant que de Quito (en zappant le marché de Otavalo)
- j'aimerai m'approcher de l'Amazonie (est ce interressant de rester à Tena pour des visites à la journée? suggérez vous une autre ville?)
- j'envisage Cuenca 3 nuits avec visite de Ingapirca (ne connaissant pas du tout l'amérique du sud ça m'attire)
- pour finir 5 nuits à puerto lopez avec excursion a isla de la plata
mais entre ces étapes sachant que je ne fais ni randonnées, ni vélo, ni plongées ni rafting mais peut rester des heures dans un bus local à contempler de magnifiques paysages bouche bée quelles étapes vous paraissent majeures ?
j'adore les marchés locaux pittoresques et la nature...
Merci d'avance pour votre précieuse aide,
Laurence







