Entre Argentine et Bolivie
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MJ
Iguazu, Uyuni, Altiplano, Cordillère, autant de noms mythiques qui résonnent à l'oreille des voyageurs comme des promesses de découvertes inoubliables. Nous partons pour 8 semaines à la découverte de ces espaces grandioses. En voici un aperçu:

13/06: Nous embarquons vers CDG puis, peu avant minuit, décollons vers Buenos Aires. Le vol se déroule sans histoire quand vers 5h du matin, encore endormis, nous entendons la commandante de bord nous annoncer qu'elle a du faire demi-tour en plein océan à cause d'une fuite hydraulique et que nous allons retourner à Paris. C'est une grosse déception car nous craignons de passer de longues heures d'attente et notre journée de redécouverte de Buenos Aires est fichue...

14/06 : vers 7h30 nous atterrissons sous la bienveillante protection des pompiers qui refroidissent les freins. Une fois dans l'aérogare il nous faut encore faire la queue au comptoir pour obtenir une carte d'embarquement sur le nouveau vol programmé avec un nouvel avion à 13H30. Avec un peu de retard nous nous installons dans nos sièges d'autant plus de plaisir que l'heure annoncée pour l'arrivée est 22h, donc pas trop tard pour profiter de l'hôtel réservé et récupérer un peu de ces longues heures de vol et d'attente. Cette fois, le vol se déroule sans contretemps et à 22h précises nous atterrissons à Buenos Aires. Les formalités de police se déroulent très rapidement, les bagages sont vite récupérés et, à la sortie, le guichet Tienda Leon nous tend les bras pour réserver une voiture qui nous emmène de suite vers l'hôtel en 45 minutes.

15/06 : un copieux petit déjeuner buffet nous cale avant d'affronter la fraîcheur matinale de l'hiver qui nous surprend un peu quand nous partons à la recherche d'un distributeur de billets qui nous délivre chichement ses pesos (4500 maximum par retrait). Un taxi nous conduit vers l'aeroparque. Nous redécouvrons la grande avenue du 9 juillet et ses encombrements et en 40 minutes nous sommes arrivés. En 1h50 Latam nous mène à Puerto Iguazu en survolant d'abord les buildings tentaculaires de Buenos Aires, le gigantesque estuaire du rio de la Plata puis les immenses étendues agricoles des plaines argentines qui, peu à peu, cèdent la place à des zones forestières denses. Juste avant l'atterrissage, nous apercevons le rio Iguazu qui déroule ses courbes et un nuage de brume marquant l'emplacement des chutes. Le bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre et à 15h nous pouvons déposer nos bagages à l’hôtel Lilian. Un peu affamés, notre première envie est de trouver un restaurant qui pourra calmer notre fringale. Le premier trouvé sera le bon et un biftec de chorizo accompagné de fritas papas aura vite raison de notre appétit. Une rapide découverte de la ville paisible aux maisons basses noyées sous la végétation nous mène sur les bords du rio. Le ciel gris, la poussière rouge des rues, la végétation créent une ambiance bien particulière et dépaysante.

IGUAZU 16/06 : nous empruntons le bus à la gare routière pour rejoindre le parc des chutes d'Iguazu, distantes d'environ 20 kms. L'ambiance est plutôt calme en ce début de matinée et la foule que nous craignions n'est, par chance, pas au rendez-vous. Suivant les conseils « avisés » de notre guide papier nous commençons par le circuit inférieur qui, par un système d'escaliers et de passerelles métalliques humides et glissantes, permet de découvrir la base de plusieurs cascades environnées de roche rouge et ocre baignant dans une végétation luxuriante. Le soleil est de la partie et des arcs-en-ciel soulignent la vapeur blanche qui s'échappe du pied des chutes. Le spectacle vaut particulièrement par le nombre et la répartition des cascades alignées sur un arc rejoignant les deux rives du rio. A la fin du parcours nous rejoignons le sentier supérieur qui domine les cataractes d'où s'échappent des volutes de brume emportées par la brise. Le bouillonnement et la puissance des chutes accompagnées du bruit permanent de l'eau constituent un remarquable spectacle mais nous laissent un peu sur notre faim car nous avons l'impression d'un spectacle déjà vu ailleurs et pas complètement exceptionnel. Heureusement la gorge du diable, dernier belvédère sur la rive argentine nous fera changer d'avis tellement la puissance du fleuve est impressionnante. Dans un fracas incroyable l'eau dévale une large gorge d'où remontent des nuées ballottées par les mouvements d'air.



Avant d'emprunter le petit train qui transporte les visiteurs vers la garganta nous avions achetés quelques empanadas pour calmer notre fringale mais les coatis voraces qui rodent autour des tables de pique nique se sont précipités pour déchirer le sac les contenant et nous en voler une grande partie !!!



Avant de quitter le parc, nous décidons de parcourir à nouveau le sentier inférieur dans le sens opposé et nous apprécions beaucoup ce nouveau parcours avec une luminosité différente du matin.

17/06 : aujourd'hui, nous partons sur la rive brésilienne. Le soleil est bien présent à nouveau et l'air matinal vif (6°). Le chauffeur du bus oublie un peu trop souvent de tenir le volant et de regarder la route mais le bus doit connaître le chemin... Le contrôle des passeports à la frontière est rapide et il n'est que 9h quand nous arrivons à l'entrée du parc. Après avoir acheté les billets d'entrée nous montons dans un bus à impériale. Croyant bénéficier d'une vue élargie nous nous précipitons à l'étage, ce qui nous permet de nous geler durant tout le trajet sans bénéficier du moindre paysage car la route serpente en forêt. Accompagnés par la foule des visiteurs nous empruntons le sentier en balcon qui domine le rio et rapidement offre des vues spectaculaires sur l'ensemble des chutes. Nous apprécions cette vue panoramique sur la rive visitée la veille. Le sentier rejoint rapidement les abords de la gorge du diable et une passerelle spectaculaire permet de plonger au cœur des embruns où les flots bouillonnants sont à portée de main. Il faut un peu se frayer un chemin dans la foule qui use et abuse des selfies devant les chutes mais le spectacle est vraiment impressionnant.



Difficile de se résoudre à quitter les lieux tellement la fascination est grande devant la force des éléments. De retour à l'entrée du parc il suffit de parcourir 200 mètres pour trouver le parc des oiseaux qui sera notre promenade de l'après-midi. Dans un cadre forestier plaisant et calme d'immenses volières permettent d'observer de près toucans, ibis rouges, flamands, perroquets colorés, etc...







Le parcours est très intéressant et la multitude de couleurs chatoyantes fascinante. Le même chauffeur de bus que le matin nous ramène à Puerto Iguazu avec toujours autant de fougue !!!
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LH Lhorizon Veteran ·
Bonsoir, Les images sont soignées, notamment les cadrages, ça donne envie de découvrir la suite...
Le blog voyages : http://derrierelhorizon.fr/accueil/
MJ Mjp Veteran ·
SALTA 18/06 : 15 minutes avant l'heure prévue, le bus nous attend devant l'hôtel pour nous mener à l'aéroport où l'enregistrement des bagages est très rapide. Nous survolons d'infinies étendues sans relief qui prennent un aspect de plus en plus aride. Peu avant l'arrivée, les sommets dénudés de la cordillère apparaissent en arrière plan sous un ciel bleu intense, tandis qu'au creux d'une large plaine s'étale la ville de Salta. Un taxi nous conduit rapidement vers le centre ville. Après un déjeuner dans un restaurant typique nous rejoignons le pied du cerro san Bernardo et, dédaignant les télécabines, nous grimpons à pied les quelques 1000 marches qui rejoignent le sommet. Cet exercice nous dégourdit après ces journées d'inactivité. Le soleil est ardent mais, heureusement, le chemin est bien ombragé. Du haut, une vue panoramique s'offre sur la ville.



Nous rejoignons ensuite le centre en traversant les quartiers résidentiels aux belles maisons de style espagnol avant d'arriver sur la place du 9 juillet entourée d'arcades et d'agréables terrasses.









19/06 : la journée est consacrée à la visite de Salta. Au petit matin, il fait frais dans les rues que le soleil n'atteint pas encore. Nous arpentons les rues piétonnes animées par de nombreux badauds. Un écran géant installé au coin d'une rue réunit les fans de foot qui vibrent aux exploits des joueurs de la coupe du monde.





Nous nous dirigeons d'abord vers le marché : comme partout on y trouve des stands alimentaires avec les inévitables carcasses de viande peu appétissantes, les stands colorés de fruits, légumes, épices, sacs de feuilles de coca et, évidemment, les bazars où se côtoient accessoires de téléphonie et plastiques ménagers.





Au fil des rues nous découvrons quelques belles façades ornées de balcons en bois.



Sur la place du 9 juillet le centre culturel offre un intérieur de grande beauté avec son escalier de marbre et ses verrières colorées.





Tout à côté, le musée de l'archéologie de haute montagne présente une passionnante découverte des rites incas et des momies retrouvées sur les sites sacrés de certains hauts sommets andins. En début d'après-midi, des hauts parleurs diffusant de la musique nous attirent et nous découvrons le défilé des enfants des écoles primaires réunis pour une cérémonie de reconnaissance au drapeau argentin : chaque enfant porte, parfois un peu crispé, un drapeau aux couleurs de l'Argentine et l'hymne national est entonné avec ferveur.





Nous poursuivons nos déambulations vers la cathédrale, l'église saint François aux murs roses et blancs éblouissants de lumière et aux fresques intérieures richement décorées, puis l'austère monastère san Bernardo avant de nous rendre à la gare routière pour vérifier les horaires de bus vers la Bolivie. Au retour, nous traversons le parc saint Martin, très fréquenté autour de son grand bassin.









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MJ Mjp Veteran ·
SALTA - PURMAMARCA 20/06 : chargés de nos bagages nous traversons le centre de Salta qui nous semble plutôt désert et rejoignons en une dizaine de minutes les bureaux de l'agence où nous avons réservé une voiture. Nous apprenons que c'est un jour férié. Une fois les formalités remplies nous partons dans un Duster Renault et traversons facilement la ville vers le nord pour emprunter la N9 par la montagne. La route longe d'abord le lit d'une large rivière bordée d'une dense végétation puis, par de multiples virages, grimpe dans la montagne recouverte de forêts avant de redescendre dans la vallée en longeant quelques retenues d'eau importantes. Après San Salvador de Jujuy nous décidons d'aller découvrir les lagunes de Yala. Après un rapide ravitaillement dans une épicerie judicieusement placée au bord de la route nous quittons la vallée principale pour remonter par une raide piste poussiéreuse vers les lagunes situées à plus de 2000 m. Dans un environnement boisé elles sont entourées par des hautes montagnes arides.



Après le pique-nique rapide nous redescendons dans la vallée et reprenons la route principale. Le paysage se transforme et nous sommes environnés de montagnes aux couleurs variées. De pauvres villages aux maisons d'adobe bordent la route. Nous faisons halte à Tombaya pour admirer l'église, caractéristique de la région, en bordure de la place ombragée. La vallée se resserre quand nous empruntons la route de Purmamarca, surplombée d'impressionnantes falaises rouges. Nous y trouvons facilement une chambre. Nous partons ensuite pour une balade à pied autour de la montagne des 7 couleurs sous un ciel intensément bleu. Notre guide préféré conseillait de partir en fin de journée mais l'ombre avait déjà envahi les abords du village. Ceci ne nous empêche pas d'apprécier un paysage très sauvage au cœur d'étendues arides parsemées de cactus.





Nous prolongeons la promenade hors sentier pour nous rapprocher de ces zones de roches multicolores et déchiquetées.





Enfin, un petit tour dans le village envahi de marchands d'objets artisanaux nous permet de choisir notre restaurant pour le soir.

PURMAMARCA - TILCARA 21/06 : premier jour de l'été en Europe, ici premier jour de l'hiver sous un ciel tout bleu avec des températures fraîches le matin (quelques degrés à 2000 m et chaudes sous le soleil ardent de la journée). En début de matinée nous retournons vers la montagne aux 7 couleurs magnifiquement éclairée par le soleil. Les maisons du village brillent aussi de belles couleurs.





De bonne heure, sur la place, les marchandes de couvertures et souvenirs sont déjà installées. Après quelques courses à la petite épicerie nous prenons la route vers Tilcara. Toujours entourés de montagnes riches en couleurs nous longeons la large vallée du rio Grande.



À Tilcara nous logeons au centre andin pour l'éducation et la culture. Nous empruntons ensuite la piste caillouteuse au dessus du village qui offre des vues impressionnantes sur la vallée pour atteindre la gorge du Diable (encore une !).



Après avoir acquitté notre droit d'entrée nous descendons rapidement jusqu'au torrent puis en une vingtaine de minutes, dans un paysage d'une grande aridité, au milieu des raides parois délitées de la quebrada de Alforcito nous atteignons une petite cascade. Évidemment, après notre passage à Iguazu, elle nous paraît bien modeste !



Nous retournons ensuite à Tilcara pour visiter le pucara, ancienne forteresse dominant la vallée. Des restaurations permettent d'observer les modestes habitations du village dorénavant entourées de multiples cactus.





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MJ Mjp Veteran ·
TILCARA - HUMAHUACA 22/06 : après un petit tour dans Tilcara pour nos achats quotidiens nous reprenons la route vers le nord en direction de Humahuaca distant d'une quarantaine de kilomètres. La large vallée est toujours entourée de roches aux coloris variés avec, cependant, une dominante de rouge. Le ciel est particulièrement limpide. Nous faisons un arrêt à Uquia dont le clocher de l 'église a pour particularité d'être détaché du corps du bâtiment. A l'intérieur, un surprenant retable baroque orne le chœur. Nous reprenons la voiture pour rejoindre le chemin qui mène à la quebrada de las Senoritas. Le cheminement dans un univers aride au milieu de parois rouges escarpées est un régal pour les yeux. Le sentier est la plupart du temps tracé dans le lit de la rivière à sec, balisé par de petits rubans rouges sur les arbustes. Au cours de la pause pique-nique un troupeau de chèvres accompagné de sa bergère nous surprend dans cet univers austère qu'on imagine inoccupé. Nous reprenons la marche en montée douce pour pénétrer dans un canyon étroit surplombé de falaises aux couleurs toutes plus incroyables les unes que les autres jusqu'à ce que le chemin bute sur un enchevêtrement de pics, de gorges et de cheminées. Une balade facile à ne pas manquer.





Nous poursuivons ensuite la route vers Humahuaca, le paysage change petit à petit, la vallée s'élargissant et laissant apparaître les vastes étendues de l'altiplano. À Humahuaca, nous trouvons rapidement un hôtel et partons sans perdre de temps vers la montagne aux 14 couleurs pour arriver avant le coucher du soleil. À la sortie du village, des travaux barrent la route et nous devons louvoyer sur de petits chemins défoncés pour rejoindre la large piste qui monte à 4350 m vers le Hornacal. Arrivés là haut, nous sommes complètement étourdis par la beauté de ses plissements réguliers multicolores, et un peu aussi par l'altitude... Nous descendons lentement vers le belvédère en sachant, qu'à cette altitude rien ne sert de courir. Un léger vent atténue l'ardeur des rayons du soleil.





Après avoir admiré ce spectacle nous redescendons tranquillement vers Humahuaca en profitant du vaste paysage qui s'offre devant nous.

HUMAHUACA - IRUYA - PURMAMARCA 23/06 : le village est complètement désert et, à 9h, nous avons quelques difficultés à trouver une épicerie ouverte pour acheter notre provision d'eau. Pour la première fois, quelques nuages apparaissent au dessus des sommets, empêchant le soleil de nous réchauffer. Nous partons vers Iruya, petit village isolé dans une vallée de la cordillère. Pour l'atteindre nous empruntons une piste sur une cinquantaine de kilomètres en franchissant un col à 4000m. La montée se déroule dans de vastes paysages vallonnés avec en toile de fond des montagnes colorées. Nous traversons quelques modestes villages aux minuscules maisons d'adobe où la vie semble comme suspendue. Au col, une bise glaciale nous transperce le temps de capter quelques photos. Sur l'autre versant, les pentes sont beaucoup plus escarpées et la piste dévale par de multiples lacets.



Des plateaux suspendus au dessus d'abrupts délités accueillent de nombreux hameaux entourés de parcelles cultivées délimitées par des murets. La piste traverse à plusieurs reprises des gués où coule un mince filet d'eau à cette période. On imagine facilement que lorsque des pluies violentes s'abattent sur la région le parcours doit être autrement compliqué.



Le village d'Iruya apparaît enfin, établi de chaque côté du torrent surplombé de hautes parois.



Les ruelles pavées étroites sont bordées de maisons basses aux façades colorées. Beaucoup d'habitants portent encore des habits traditionnels.









Après un déjeuner dans une taverne locale nous reprenons la piste en sens inverse. Une fois la route 9 rejointe nous décidons de poursuivre jusque Purmamarca pour raccourcir notre trajet vers le paso de Jama, prévu le lendemain.
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MJ Mjp Veteran ·
PURMAMARCA - PASO DE JAMA - SUSQUES 24/06 : ce matin, le ciel est complètement gris et les nuages bouchent la vallée. Craignant le mauvais temps, et surtout la neige, vers le paso de Jama notre hôtelier nous conseille de descendre au poste de gendarmerie situé à 3 kilomètres pour nous renseigner. Les gendarmes nous rassurent en précisant qu'il n'y a aucun problème sur la route. Nous remontons donc sur la large route qui suit d'abord le fond de la vallée bordée de rochers aux couleurs scintillantes malgré le temps encore gris. En prenant de l'altitude nous perçons rapidement la couche de nuages pour retrouver un ciel bleu toujours aussi lumineux.



La route quitte la vallée pour escalader par de nombreux lacets les pentes raides qui mènent au col de Potrerillos à 4170 m. Sur le versant ouest, le décor change complètement avec, au loin, les Salinas Grandes qui déploient leurs immenses étendues blanches devant des chaînes de montagne colorées. La route traverse ensuite l'étendue plate du salar par une longue ligne droite.



Une fois le salar dépassé, la route s'insinue entre les montagnes à l'aspect de plus en plus aride. Quelques troupeaux de vigognes et parfois de lamas accompagnés de leur gardien animent ce paysage particulièrement inhospitalier. Le village de Susques apparaît au détour d'un virage.



Avec ses maisons basses adossées à la pente, le vent violent qui disperse des nuages de poussières, ses rues défoncées on pourrait rêver mieux comme halte mais c'est le seul endroit pour se loger entre Purmamarca et le col. Nous cherchons donc un hôtel et le premier trouvé sera le bon : les chambres sont simples mais propres avec de l'eau chaude, le tout à un tarif raisonnable. Il n'y a pas de chauffage mais les lits sont pourvus de grosses couvertures bien chaudes. Nous déposons les bagages et partons vers le paso de Jama, distant encore de 110 kilomètres. Les paysages spectaculaires sont changeant tout au long du parcours : désert caillouteux, salars, étendues d'herbes dorées, hauts sommets des Andes enneigées pour finalement atteindre la laguna de Jama, magnifique étendue alternant zones ocres asséchées, ruisseaux gelés, herbes blanchies par le givre et le sel. Un régal pour les yeux et nous faisons de nombreux arrêts photos malgré le vent frisquet qui balaye les hauts plateaux.









Arrivés au poste de douane nous devons faire demi tour et profitons de la station service pour compléter notre plein d'essence avant de retourner à Susques. Ce village qui semble si déshérité dispose quand même de plusieurs hôtels, d'un distributeur bancaire et d'un poste d'essence.

SUSQUES - SAN ANTONIO DE LAS COBRES 25/06 : la nuit a été fraîche : 12° le soir et 8° le matin dans la chambre. Seuls le soir, dans la salle de restaurant nous avons dîné emmitouflé et particulièrement bien dormi grâce aux épaisseurs de chaudes couvertures. Ce matin, il gèle dehors et nous ne traînons pas dans les rues pour rejoindre l'épicerie. Nous reprenons la direction de Salinas Grandes. Pour visiter les lieux où le sel est récolté nous utilisons les services d'un guide qui nous accompagne dans notre voiture et nous conduit vers les bassins creusés pour la décantation. Au milieu de cette immense étendue infiniment blanche nous découvrons des bassins aux eaux turquoise d'une grande limpidité tandis que notre guide nous explique le dur travail nécessaire à la récolte du sel.











Nous reprenons ensuite la route 79, large piste longeant sur plusieurs dizaines de kilomètres les bords du salar. Quelques rares petits villages témoignent d'une présence humaine limitée dans cet environnement si austère.







Nous roulons sans rencontrer âme qui vive si ce n'est quelques troupeaux de vigognes farouches ou des ânes et des lamas plus curieux.



Les paysages sont variés et somptueux: vaste plateau sans fin bordé de chaînes de hautes montagnes ou de mamelons, tantôt planté d'arbustes ras ou d'herbes jaunes, tantôt envahi de sable et de cailloux. À l'approche de san Antonio de las Cobres l'aridité est de plus en plus palpable. Le village aux rues poussiéreuses est situé à plus de 3800 m et, malgré le soleil ardent, il y fait plutôt froid. Les rares habitants rencontrés sont tous emmitouflés. Nous trouvons une petite chambre et partons pour une rapide découverte du village à l'aspect un peu désolé...



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DI Dioblotine ·
Waouuuu Les photos sont juste sublimes !!! Un bien joli voyage , vivement la suite !!
MJ Mjp Veteran ·
SAN ANTONIO DE LAS COBRES - CACHI 26/06 : il fait très froid quand nous quittons l’hôtel vers 9h pour prendre la route du col Abra de Acay. La large piste de la ruta 40 est très roulante sur les hauts plateaux et monte sans excès par de larges lacets au milieu d'une végétation de plus en plus rase. Le panorama est exceptionnel dans la douce lumière matinale.





Derrière nous vers le nord apparaît le salar des Salinas Grandes à plus de 100 kilomètres de distance alors que de hauts sommets enneigés surgissent de chaque côté. Les arrêts photos sont brefs car une bise glacée souffle. Au col, à 4895 m, le vent est encore plus violent et il faut faire des efforts pour marcher, le souffle un peu court sous l'effet de l'altitude et des rafales.



Je ne ressens par contre aucun problème de mal de tête ou de nausée. La descente est beaucoup plus raide sur une piste parfois étroite taillée, par endroits, dans des parois rocheuses abruptes qui imposent une conduite prudente. Quelques passages de gué sont gelés mais se négocient sans réelle difficulté.



Les paysages magnifiques et variés nous ravissent: d'abord, des pentes austères et arides avant de rejoindre la vallée du rio calchaqui entourée de parois rougeoyantes. Au fur et à mesure de la descente l'environnement devient moins sauvage, quelques maisonnettes apparaissent et des champs font leur apparition. Les herbes dorées sur fond de montagnes striées rouges forment un superbe tableau.





La vallée s'élargit et s'humanise et, à l'approche des villages, nous croisons quelques véhicules alors que nous n'en avions rencontré aucun durant toute la montée. Des troupeaux de vaches profitent de l'herbe des abords du rio.



Quelques kilomètres avant Cachi nous rejoignons la route de Salta et profitons du bitume pour les derniers tours de roue. À Cachi, nous trouvons facilement une chambre dans une jolie bâtisse agréablement restaurée avec un patio ensoleillé au calme.





Nous profitons ensuite de la température clémente pour parcourir les rues du village aux maisons blanches. Nous ne sommes plus qu'à 2200 m, . De tous les bars jaillissent les cris passionnés des supporters de l'équipe de football argentine qui joue sa qualification. Nous montons ensuite sur la butte du cimetière qui offre un vaste panorama sur la vallée et la ville.
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MJ Mjp Veteran ·
CACHI - CAFAYATE 27/06 : nous gagnons l'aérodrome situé au dessus de Cachi pour avoir un panorama sur le Nevado Cachi éclairé par le soleil levant puis poursuivons sur la route 40 vers le sud.



De nombreuses habitations en adobe , dont beaucoup menacent ruines, bordent la route .



Jusque Molinos la vallée ne présente pas de vue spectaculaire malgré la présence de montagnes de chaque côté.



À Molinos, plaisant village aux maisons blanchies et aux ruelles pavées, nous découvrons un centre d'interprétation qui présente une intéressante histoire de la vallée Calchaqui. Puis nous visitons l'église qui a la particularité d'avoir un chemin de croix tissé en laine de lama.







Le parcours devient ensuite beaucoup plus varié avec une succession de paysages sauvages et surprenants : roches rouges alternent avec des espaces pierreux gris, blancs, verts qui attestent de la variété géologique de la région. Des zones désertiques à la maigre végétation alternent avec des hameaux bordés d'espaces cultivés dont les quelques maisons témoignent de l'activité agricole. Quelques bodegas se présentent même au bord de la route mais nous ne voyons que de rares et minuscules champs de vignes. Un petit détour vers Angastaco, village isolé dans un décor de far west désertique, nous permet de trouver le comedor Machamama où nous déjeunons copieusement pour un prix modique. La route se poursuit au travers de plusieurs quebrada dont la plus spectaculaire, la quebrada de Flechas, traverse un ensemble impressionnant de roches blanches ou grises tourmentées par l'érosion. L'accès rapide à un petit belvédère près de la route montre l'étendue de la zone et la complexité du relief.



À l'approche de Cafayate, la vallée s'élargit et le rio Calchaqui brasse de belles eaux d'un bleu profond. Vingt kilomètres avant l'arrivée, le ripio laisse place à une route goudronnée à ma grande satisfaction après ces trois journées de conduite sur piste.

QUILMES - QUEBRADA DE LAS CONCHAS 28/06 : nous partons visiter le site de Quilmes. Dès la sortie de Cafayate les vignobles apparaissent de chaque côté de la route et les bodegas se succèdent. À Quilmes, un centre d'interprétation présente l'histoire et les modes de vie de la cité. Malheureusement, aucune explication n'est fournie en anglais ou français et aucune carte ne permet de comprendre clairement l'organisation du site. La ville qui accueillait plusieurs milliers d'habitants est établie sur le versant d'une colline et dominée par des forteresses. La visite permet d'observer la taille importante des habitations dont les soubassements ont été reconstitués.





Nous retournons ensuite vers Cafayate avant de prendre la route de la quebrada de las Conchas. Sur une quarantaine de kilomètres la géologie nous offre des formes d'une incroyable variété dans des palettes de couleurs innombrables. Gorges, surplombs, cannelures, fissures, plissements, strates se mêlent et s'entremêlent des deux côtés de la route. Des contrastes violents d'ombre et de lumières soulignent les parois verticales et resserrées de la gorge du diable et de l'amphithéâtre.





Après la gorge du diable nous repartons en sens inverse ce qui nous permet de profiter de nouveaux points de vue sur des formations rocheuses particulièrement soulignées par le soleil de fin de journée.

CAFAYATE - SALTA 29/06 : vers 9h, nous prenons la route de Salta et parcourons à nouveau la quebrada de la Conchas.



D'une manière générale, les sites sont plutôt dans l'ombre et les points de vue moins intéressants qu'avec le soleil de fin d'après-midi. Par contre, l'amphithéâtre et la gorge du diable, ne voient pas encore le soleil, ce qui permet de bien mieux apprécier les nuances de forme et de couleur des falaises. Tout en louvoyant au fond de la vallée sinueuse qui devient de plus en plus verdoyante nous gagnons la grande plaine agricole située au sud de Salta. À l'approche de la ville les villages se rapprochent et la circulation se densifie. Dans Salta l'animation nous paraît plus importante que lors de notre précédent séjour. Les drapeaux argentins se vendent comme des petits pains en cette veille de rencontre de football France Argentine.
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MJ Mjp Veteran ·
SALTA - TOLAR GRANDE 30/06 : Roland, français expatrié qui a créé l'agence Salta excursions vient nous chercher pour prendre la route vers San Antonio de la Cobres. La route emprunte la longue quebrada del Toro aux roches encore une fois très colorées, franchit le col de Abra Blanca à 4080m avant de redescendre vers San Antonio. Nous suivons la ligne de chemin de fer du train des nuages aux ouvrages d'art métalliques à l'aspect rouillé. À San Antonio de las Cobres nous déjeunons dans un comedor au centre du village. Le match France Argentine bat son plein et tous les convives ont les yeux rivés sur le petit écran. Quand les argentins marquent un but une clameur immense envahit la salle mais lorsque, quelques minutes plus tard, les français marquent à leur tour, c'est l'abattement. Tout au long du repas nous frémissons au rythme des supporters. Quand, à la fin du match, la France l'emporte, l'amertume des spectateurs est palpable.



Nous poursuivons notre route par le viaduc métallique de Polvorilla, ouvrage d'art permettant au train de franchir un ravin à 60 mètres de haut.



La piste en bon état parcourt des paysages sauvages, franchit le col Abra Chorillos à 4560m. Au passage nous découvrons le village abandonné de Cauchari aux maisonnettes d'adobe, la gare de Laguna Seca puis le village de Pocitos aux petites maisons basses plus ou moins abandonnées.



La piste file ensuite droit pendant 12 kilomètres sur le salar de Pocitos, à la surface irrégulière et grumeleuse.



Ensuite, un véritable décor de science fiction se déroule le long du chemin avec des formes et des couleurs encore jamais vues. En particulier, le cheminement sinueux au milieu des mamelons du desierto del Laberinto est un ravissement.







La succession ininterrompue de ces paysages si surprenants est exceptionnelle. Les nuages ajoutent leur touche avec des irisations sur un large spectre de couleur. Petits canyons étroits et sinueux succèdent à de vastes plaines où la piste file droit sur des kilomètres. Le soleil commence à décliner quand nous atteignons Tolar Grande, véritable village au milieu de nulle part. Quelques rares habitants déambulent dans un environnement qui semble si hostile. Nous logeons dans une chambre simple où le petit radiateur peine à réchauffer la pièce.



TOLAR GRANDE 01/07 : la chambre est restée fraîche durant la nuit (11° au réveil) mais les couvertures du lit étaient suffisantes pour ne pas souffrir du froid. Vers 9h, il fait encore frais quand nous repartons en voiture. De nombreux nuages couvrent les sommets vers l'ouest. Nous joignons rapidement le site d'Ojos de Mar situé à quelques kilomètres de Tolar. En bordure du salar, des bassins d'eau turquoise abritent des stromatholites, organismes vivants ayant contribué à la création de la vie il y a 3500 millions d'année... Encore une fois, les contrastes de couleur entre la blancheur du salar, l'eau limpide et les teintes chaudes des montagnes proches sont envoûtants.





Nous rejoignons ensuite le site d'el Arenal, dune de sable dans un décor de mamelons rouges. Nous grimpons, en ménageant notre souffle car nous sommes vers 3600m, au sommet de la dune qui offre une vue étendue sur le salar de Arizaro. Nous sommes parfois un peu bousculés par le vent et ne traînons pas trop pour prendre les photos.





La descente de la dune directement dans la pente est un vrai plaisir, un peu trop bref car la dénivellation n'est pas très importante. Pour éviter le vent violent qui balaie le salar notre guide nous propose d'aller visiter une grotte de sel, surprenant tunnel naturel qui traverse de part en part un des multiples mamelons autour desquels nous circulons. L'ensemble paraît plutôt fragile et nous nous contentons d'observer les 2 entrées de la grotte et les concrétions de sel qui les ornent.





Pour le déjeuner, nous retournons au comedor où nous avons dîné la veille et nous sommes toujours les seuls clients : il n'y a pas âme qui vive dans Tolar Grande et les rares passants se pressent pour éviter la bise.



Dans l'après-midi nous traversons le salar de Arizaro, 3 ème plus grand salar du monde après Uyuni et Atacama. Nous avons l'impression de découvrir la planète Mars tant les lieux paraissent inhospitaliers. À perte de vue de tous côtés ce ne sont que terre et sel séchés et mélangés en mottes irrégulières. Au bout de 70 kilomètres nous découvrons la merveille du jour : le cône d'Arita aux formes parfaites comme posé sur la blancheur du salar. Les nuages poussés par le vent balayent le ciel et peignent de teintes changeantes le cône et le salar : tantôt gris foncé, tantôt rosé, tantôt marron clair ou foncé selon les caprices de la lumière. Nous gravissons ensuite en voiture une piste qui mène à un belvédère exceptionnel sur l'étendue du salar orné de son cône.



Au retour nous bénéficions des lumières de fin de journée qui colorent de rose les montagnes au pied desquelles se tient Tolar Grande.

TOLAR GRANDE - SALTA 02/07 : moins 6° en début de journée et nous ne ressentons pas vraiment le froid en sortant car il n'y a pas de vent. Nous prenons la route du retour. Sur la cordillère, les sommets les plus hauts sont couverts de neige fraîche scintillantes sous le soleil matinal. Les montagnes les plus proches s'éclairent petit à petit sous nos yeux. Nous reprenons la piste vers Pocitos avec une variante évitant le passage des siete curvas. L'aspect est différent de l'aller du fait de la lumière matinale.



À Pocitos nous changeons d'itinéraire par la route 129 qui passe par le col Abra de Gallo à plus de 4600 m. Au passage nous découvrons les paysages de la Puna avec ses touffes d'herbe dorées qui décorent les pentes, l'étendue blanche de la saline des Pastos Grandes et le village isolé de Santa Rosa de los Pastos Grandes surmonté de son sommet enneigé.



Des troupeaux de vigognes sauvages s'enfuient à notre approche et même un suri qui court comme un dératé en bordure de route. Nous faisons halte à San Antonio de las Cobres pour le déjeuner et reprenons ensuite la route pour rejoindre Salta où nous retrouvons un temps très nuageux et doux . Nous partons une dernière fois dans les rues de la ville pour la laverie, l'achat de billets de bus pour le lendemain et des courses au supermarché que nous avons quelques difficultés à retrouver. Les rues sont très animées dans la soirée et les files d'attente toujours aussi importantes aux caisses et aux distributeurs de billets. .

SALTA - YAVI 03/07 : il bruine au réveil. Après un rapide aller/retour au distributeur de billets nous gagnons à pied la gare routière. Le chargement des bagages est l'occasion d'une petite discussion avec l'employé qui veut nous faire payer 10 ARS alors que la personne du guichet avait confirmé que le transport des bagages était gratuit. Finalement nous lui laissons 5 ARS de pourboire. Le bus très confortable avec des sièges inclinables part avec 20 minutes de retard. Nous traversons de grandes plaines agricoles avant d'atteindre San Salvador de Jujuy où nous rejoignons la route empruntée avec la voiture au début du séjour. Aux arrêts, des vendeurs d'empanadas, biscuits ou verres de gelée font rapidement le tour du bus. Après Humahuaca la route rejoint l'altiplano avec ses grands espaces semi désertiques. Quelques villages perdus au bord de la route sont l'occasion de brefs arrêts. Pour les derniers kilomètres de nombreux passagers sont obligés de rester debout. L'influence de la Bolivie toute proche se ressent dans les vêtements et les visages des passagers. À la gare routière de la Quiaca, Marisol contactée par Roland nous retrouve et nous emmène à Yavi, distant de 18 kms, où elle tient une petite hospedaje. Elle est très sympathique et joviale. La chambre est sommaire mais propre, équipée d'un chauffage un peu capricieux.
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DI Diamina Globetrotter ·
Salut MJP,

Voilà un super parcours que vous avez réalisé.

J'ai visité la plupart des lieux que tu décris et c'est un ravissement de voir tes photos. la route qui mène à tolar grande a une autre lumière que celle que j'ai vue. Il y a beaucoup d'autres lieux que je revisite à travers ton carnet comme Susques, las grandes salinas. Mais ce qui me surprend le plus, ce sont les couleurs autour du cono de arita. Je n'avais pas eu ces couleurs blanches et rosées. Nous avons raté le belvédère au dessus du cono de arita et toutes tes photos me donnent furieusement envie d'y retourner.

C'est dommage de ne pas avoir continuer jusqu'à Antofalla pour son magnifique salar et jusqu'à antofagasta de la sierra, pour découvrir el campo de piedra pomez.

J'attend ta partie Bolivie.

Merci déjà de ce partage.😄
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
MJ Mjp Veteran ·
Merci du commentaire Nous avons aussi regretté de ne pas continuer vers Antofalla et Antofagasta car nous avons vraiment été fasciné par la région de Tolar Grande, mais il a fallu faire des choix et nous voulions passer plusieurs semaines en Bolivie
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TI Ticapi Globetrotter ·
Magnifique carnet est très belles photos. Merci pour ce partage.🙂

Je me réjouis de lire la suite, la partie Bolivie m’intéresse spécialement.

Pour un futur voyage, peux-tu me dire chez qui tu as loué la voiture?
MJ Mjp Veteran ·
Bonsoir, J'avais loué la voiture à l'agence Sixt du centre ville de Salta avec une réservation préalable par internet
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DI Diamina Globetrotter ·
Salut Mjp,

As-tu pu payer par carte de crédit pour ta réservation?
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MJ Mjp Veteran ·
Oui, j'ai payé par carte Visa
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DI Diamina Globetrotter ·
Re-coucou,

Merci pour ta réponse précédente.

Est-ce que le dollar blue et l'euro blue ont disparu? Y a-t-il toujours des arbolitos? des casas de cambio au noir? La carte de crédit est-elle acceptée sans supplément partout où tu es passé? Il y a 2 ans, quand nous étions allés en Argentine, j'avais dû me déplacer avec beaucoup d'espèces car la carte de crédit était très peu acceptée. J'avais emporté beaucoup d'euros que j'avais changés à Mendoza, première ville argentine où nous sommes arrivés, car nous étions arrivés en voiture depuis Santiago, par le paso del christo redentor.
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MJ Mjp Veteran ·
La carte de crédit est peu acceptée dans les commerces mais il y a des distributeurs dans beaucoup de villages. Par contre le montant du retrait est limité ce qui oblige à retirer de l'argent tous les jours ou presque avec des frais évidemment....
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DI Diamina Globetrotter ·
Par contre le montant du retrait est limité ce qui oblige à retirer de l'argent tous les jours ou presque avec des frais évidemment....

Bon, il vaut toujours mieux venir avec un paquet d'espèces alors. C'est plus sûr!! Surtout que je suppose que les DAB sont parfois à sec. Finalement, pas de grands changements en fait!!!
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NA Nat1009 Regular ·
Superbe récit et photos magnifiques. Vivement la suite.
JO Joleeeene Regular ·
Salut MJP, Merci pour ce beau carnet, Iguazu et le Nord Argentin sont très très hauts sur ma liste d'envies voyage donc je suis avec plaisir. Par curiosité, as-tu trouvé l'altiplano argentin aussi spectaculaire que l'altiplano bolivien ? Les photos de Tolar Grande sont superbes, cet endroit me fait rêver depuis des années... Myriam
DI Diamina Globetrotter ·
Salut,

Personnellement, la Puna, c'est-à-dire, partie Tolar grande, mina la Casualidad, Antofalla, Antofagasta de la sierra, Campo de piedras pomez, volcan Galán, est aussi extraordinaire que le Sud Lipez. Je suis allée aux 2 et j'ai adoré les 2 autant. Dans ces 2 régions, il y a des parties que je n'ai pas visitées mais c'est avec plaisir que j'y retournerai.
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MJ Mjp Veteran ·
Difficile de choisir entre altiplano argentin et bolivien: il y a des paysages très spectaculaires dans les 2 pays et aussi très différents. Et je n'en ai parcouru qu'une petite partie. A l'issue de ce voyage je me garde bien de donner une préférence...
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JO Joleeeene Regular ·
Merci Diamina et Jean-Pierre pour vos réponses. C'est vrai que ma question est un peu bête, les classements n'ont pas beaucoup de sens en matière de voyage. En tout cas, merci, ça me donne vraiment envie d'aller faire un tour dans le nord argentin. J'ai tellement aimé la Bolivie et le Nord chilien. Myriam
MJ Mjp Veteran ·
Nous quittons l'Argentine et voici la suite du récit en Bolivie

YAVI - TUPIZA 04/07 : notre téléphone s'étant calé tout seul sur l'heure bolivienne (1h en moins) Marisol doit venir taper à notre porte pour le petit déjeuner. Le « remis » vient nous chercher à 9h30 pour nous conduire à La Quiaca près du poste frontière. Nous présentons nos passeports, et croyant qu'il s'agit uniquement du contrôle de sortie d'Argentine nous ne vérifions pas le document qui nous est remis. Après avoir traversé le pont sans plus de contrôle, nous interrogeons une personne au service de l'immigration bolivienne qui nous informe que toutes les formalités d'entrée ont été traitées au premier poste et que nous ne sommes autorisés que pour un mois en Bolivie. Pour prolonger notre séjour au delà nous devrons nous rendre dans un service d'immigration dans une des villes importantes de Bolivie. Après avoir échangé nos derniers pesos argentins nous traversons Villazon, ville frontière et, immédiatement, nous changeons de monde : il règne une intense activité avec de multiples petites boutiques et les femmes sont nombreuses à porter les vêtements traditionnels avec jupe, tablier, chapeau.



Nous fiant à mapsme nous partons à pied vers la gare routière et quand nous rejoignons l'emplacement supposé, ne trouvons aucune trace de bus. Un policier nous indique qu'elle se trouve à plusieurs cuadra de là et nous conseille le taxi. Pour 10 bol celui-ci nous emmène au départ des minibus. Le premier n'attendait plus que nous pour être complet et nous partons immédiatement vers Tupiza. La route bien revêtue traverse d'abord tout droit des hauts plateaux désertiques puis redescend ensuite dans des vallées plus fertiles en louvoyant au milieu de reliefs colorés. Nous rejoignons Tupiza en 2 heures environ.



Nous partons ensuite visiter quelques agences qui organisent des tours dans le sud Lipez et le salar d'Uyuni. La ville au plan quadrillé est parcourue par de nombreux « tuk tuk » et l'animation se concentre autour de la place principale. Le retrait d'argent aux distributeurs s'avère laborieux : nous faisons de multiples essais avec nos différentes cartes sans succès. Le personnel de l'agence est incapable de nous renseigner. Finalement, nous questionnons 2 touristes qui viennent de faire retirer et ils nous précisent que les retraits sont limités à 500 bol mais qu'il est possible de faire plusieurs retraits consécutifs. Après une série de manipulations laborieuses nous sommes à la tête d'une liasse épaisse de billets de 10 bol. Nous retournons auprès de l'agence Torre pour savoir s'il est possible d'avoir un départ le lendemain mais nous devrons attendre un jour de plus pour partager un trajet à 4.

TUPIZA 05/07 : nous partons dans la matinée pour une courte randonnée vers le canyon de l'inca. Au passage nous vérifions auprès de l'agence que le départ du lendemain est bien confirmé. À la sortie de la ville la piste traverse une zone de décharge avec de chaque côté des détritus de toutes sortes sur plusieurs centaines de mètres. Une fois cette zone peu accueillante traversée nous découvrons face à nous des roches colorées lumineuses sous le soleil de la matinée. C'est tout d'abord la porte du Diable, brèche entaillant la muraille rouge qui ouvre l'entrée du canyon.



Une végétation verdoyante côtoie les parois verticales et des reliefs ruiniformes de conglomérat dont la dentelle se détache sur le ciel bleu. Lorsque deux cavaliers arpentent l'endroit sur leurs chevaux nous nous imaginons dans le far west.







Au fond de la gorge nous contournons quelques vasques remplies d'eau puis grimpons sur les rochers pour pénétrer au cœur des parois. En retournant nous apercevons un mini van sur la piste. En regardant de plus près nous découvrons son immatriculation française : deux jeunes gens nous expliquent qu'ils parcourent l'Amérique du sud depuis 6 mois et nous proposent de nous redescendre au village. Nous déclinons car nous préférons continuer notre marche. L'après-midi est consacrée à un peu de farniente et au tri de photos à l’hôtel.

TUPIZA - QUETENA CHICO 06/07 : à 7h30 nous partons pour le tour dans le sud Lipez. Nous sommes accompagnés de 2 jeunes françaises, du chauffeur Luis et du cuisinier Marco. Les bagages sont vite chargés sur le toit du 4X4. Nous quittons Tupiza par la quebrada de Palala aux parois verticales très rouges, puis rapidement la piste prend de l'altitude. Luis nous explique de façon détaillée le programme de la journée et nous vante également avec passion les mérites du président Evo Morales. De profondes gorges entaillent la montagne de chaque côté de la Sillar, belvédère aérien sur les 2 versants.



Nous rejoignons ensuite l'altiplano vers 4000 m d'altitude. L'aspect est très différent de la Puna argentine : les immenses étendues sont plus accidentées et le relief apparaît très complexe avec de multiples vallées enchevêtrées. Sans quitter la haute altitude la piste louvoie entre tous ses vallonnements dans une succession de montées et de descentes parfois abruptes. Tout à coup, une vibration forte ébranle le 4X4 : première crevaison... Le changement de roue est rapide et nous pouvons repartir une quinzaine de minutes plus tard. Les troupeaux de lamas et quelques vigognes animent le plateau où pousse une maigre végétation d'herbes jaunes et de petits arbustes épineux. Vers midi nous atteignons Cerrillos, petit village d'éleveurs. Pendant que nous découvrons le village, Luis s'attelle à la réparation du pneu crevé : pour séparer le pneu de la jante il utilise une méthode inédite en l'écrasant avec la roue avant de la voiture. Marco prépare le déjeuner qui est servi dans une maison du village.





Nous reprenons la piste pour rejoindre Ciudad encantado, surprenantes formations de roches grises érodées aux formes torturées.





La piste reste à des altitudes comprises entre 4500 et 4800 mètres et est fréquemment coupée par des gués. Nous traversons san Antonio de Lipez puis l'ancien village ruiné de mineurs.







Le jour commence à décliner et de magnifiques lueurs rougeoyantes tapissent le ciel entre les nuages.



La piste traverse de nombreux gués, souvent gelés, qui imposent au chauffeur de faire un repérage et parfois d'ajouter quelques pierres pour éviter de s'embourber. Nous atteignons la laguna Morejon à la tombée de la nuit. Il reste encore 1h30 de piste et il est 20h quand nous atteignons notre gîte à Quetena Chico (4190 m). Les chambres ne disposent pas de chauffage et le duvet bien chaud est le bienvenu. Pendant que Marco prépare le dîner nous nous réchauffons autour d'un thé brûlant
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MJ Mjp Veteran ·
QUETENA CHICO - VILLAMAR 07/07 : au matin, le thermomètre dans la chambre affiche 6°, heureusement bien couverts dans un duvet chaud, nous n'avons pas eu froid. J'ai quand même passé une nuit assez courte, peut être à cause de l'altitude. Au matin, quand nous chargeons les bagages sur le toit du 4X4 l'air vif nous cingle les mains malgré les gants. Nous partons vers 7h30 sous un ciel d'une pureté exceptionnelle. Un premier arrêt dans une ferme de lamas nous permet de photographier le troupeau sous toutes les coutures, et notamment les pompons amusants qui ornent les oreilles des animaux adultes.





Les sommets s'éclairent petit à petit pendant que nous parcourons les pentes qui permettent de franchir la cordillère du Lipez. Nous montons à plus de 4500 m et resterons toute la journée au dessus de cette altitude. Au fur et à mesure de la montée la végétation s'amenuise et les hauts sommets enneigés de la cordillère frontière apparaissent. Surgissant de l'altiplano, la vision de la laguna Hedionda Sur aux eaux turquoise au milieu de bancs de glace scintillante est un ravissement.



Peu après, les rives de la laguna Kollpa blanchies par le carbonate de sodium offrent encore un spectacle fascinant.





Nous poursuivons ensuite jusqu'aux thermes de Chalviri situés dans un cadre merveilleux. Des volutes de vapeur surgissent des sources d'eau chaude au milieu d'un dédale de mousses aux couleurs chatoyantes. Deux bassins aménagés permettent de se baigner dans une eau à 30°. Pour notre part, nous préférons déambuler autour pour profiter du paysage.







La piste se poursuit en direction de la frontière du Chili, souvent bordée de rebords enneigés. Au détour d'un virage la silhouette massive du Licancabur apparaît. La vaste laguna Blanca, au nom bien mal porté, étale ses eaux turquoises à proximité. Au bord de la route un renard, à la fois gourmand et craintif, profite des miettes jetées à son attention.



La piste est encore longue et nous atteignons le bord de la laguna Verde en fin de matinée. Prise en partie par la glace seule une petite portion est vraiment verte. Mais la juxtaposition de parties gelées, d'eau turquoise ou verte et les pentes sombres de la montagne sont magnifiques.





Nous profitons d'une météo exceptionnelle sous un ciel bleu sans vent. Le copieux repas de midi est servi non loin de là à l'abri de murs ruinés. Nous reprenons la route suivie le matin jusqu'aux thermes. De là, par une succession de vallonnements nous gagnons progressivement de l'altitude pour rejoindre le site de fumeroles de Sol de Manana situé à près de 5000 m d'altitude. Nous circulons autour des cuvettes d'eaux bouillonnantes, des marmites de boue fumantes, des jets de vapeur dans une odeur marquée de soufre.







Par un long parcours d'altitude entre 4700 et 5000 m nous parcourons les vastes espaces de l'altiplano aux nombreux reliefs pour rejoindre la laguna Colorada. D'épais nuages commencent à envahir le ciel et nous craignons d'arriver trop tard. Par chance, des éclaircies nous permettent d'admirer le patchwork de couleurs répandues sur cette immense lagune. Quelques flamands cherchent leur pitance ainsi que des lamas qui arpentent les rives de la lagune.





La piste garde encore les traces de chutes de neige obligeant notre chauffeur à emprunter des pistes parallèles mal tracées durant la traversée de ce haut plateau. Avant d'entamer la descente nous longeons les rives de la laguna Capina exploitée pour l'extraction du borax. La nuit tombe pour les derniers kilomètres avant d'atteindre Villamar, étape du soir. L'hospedaje semble aménagée récemment, un petit chauffage dans la salle commune procure une très relative impression de confort mais il sera impossible d'obtenir plus de quelques secondes d'eau chaude à la douche. Au cours du dîner, un groupe de 4 enfants du village en costume traditionnel vient nous chanter 2 airs locaux.
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MF Mfdp Regular ·
Merci ! On attend la suite impatiemment...on prend l'avion demain pour Buenos Aires et on fera une incursion à Uyuni....
MJ Mjp Veteran ·
VILLAMAR - VILLA CANDELARIA 08/07 : l'itinéraire rejoint rapidement des zones de rochers fracturés aux teintes rougeoyantes sous le soleil matinal. Un premier arrêt à la « coupe du monde » permet de pénétrer au cœur de ce massif labyrinthique.



À peu de distance un chameau de roche attire tous les visiteurs. Quelques kilomètres plus loin le site d'Italiano perdido avec son dédale de roches rouge invite à la découverte. Nous grimpons facilement sur un des hauts rochers qui offre une vue aérienne sur l'ensemble du site.





Nous reprenons la piste jusqu'à la laguna Vinto où s'ébattent au loin quelques flamands tandis qu'un troupeau de lamas broute tranquillement au bord.



En fin de matinée nous arrivons à proximité de la laguna Negra : une courte marche au cœur d'un canyon conduit au bord du lac aux eaux plutôt bleutées que noires. Nous grimpons sur les roches qui dominent le lac et en position dominante nous pouvons apercevoir un chaos impressionnant de blocs érodés. Pendant notre marche, le cuisinier a préparé le repas de midi que nous dégustons assis sur les rochers chauffés par le soleil.







La route est encore longue dans des paysages désertiques à l'aspect austère et parfois un peu monotones. Au passage, nous faisons une incursion sur le rebord du canyon de l'Anaconda au fond duquel coule un ruisseau qui déploie ses méandres au cœur d'une végétation verdoyante.





Une halte à Juliaca, village désolé au bord de la voie ferrée permet de se rafraîchir d'une bonne bière artisanale avant de parcourir les derniers longs kilomètres qui conduisent à Villa Candelaria (3600 m). Malgré l'absence de chauffage l'ambiance est plus confortable et l'impression de froid moins vive que les soirs précédents. Un fois les bagages déposés nous repartons vers le bord du salar d'Uyuni pour assister au coucher du soleil.



Même si l'impression d'espace infini est particulièrement frappante le coucher du soleil nous déçoit un peu car seule une coloration diffuse vient éclairer le salar.

VILLA CANDELARIA - POTOSI 09/07 : départ matinal pour observer le lever du soleil sur l’île des Cactus en plein milieu du salar. Après un peu plus d'une heure de route droit sur le salar nous accostons au pied de l’île des Cactus. Un petit quart d'heure de marche au milieu de roches volcaniques très abrasives mène au sommet. Nous retrouvons un peu de monde, mais dans un grand calme qui permet de profiter à plein de la sérénité des lieux. Vers l'est la lumière du soleil commence à poindre. Le ciel se teinte de rose, tandis que la pointe des cactus commence à s'éclairer d'une chaude teinte jaune d'or. Les sommets des montagnes s'illuminent petit à petit et semblent à proximité alors qu'il faut parcourir plusieurs dizaines de kilomètres pour les atteindre.





Nous sommes favorisés par une météo très agréable avec un ciel totalement dégagé sans vent et le froid qui règne à cette altitude est tout à fait supportable. À la descente, un petit déjeuner nous attend à l'arrière de la voiture.



Après, nous sacrifions aux photos loufoques proposées par notre guide sur le salar. Au terme d'une longue et précise préparation photos et video s’enchaînent. La visite de l’hôtel de sel et des boutiques d'artisanat à Colchani seront très brèves car nous devons essayer de prendre un bus en début d'après-midi à Uyuni. Après le déjeuner, le chauffeur nous conduit à la gare routière d'où le bus vers Potosi est annoncé partir sans délai. Les adieux à nos compagnes de voyage sont donc rapides et nous transférons nos bagages dans la soute du bus. Une fois les tickets achetés nous n'attendrons qu'une dizaine de minutes. Il fait extrêmement chaud dans le bus et les places situées tout à l'avant, si elles offrent une vision panoramique, ne sont pas des plus confortables pour les longues jambes. La première partie du trajet se déroule dans des espaces vallonnés arides sans grand attrait. Ensuite des reliefs plus marqués avec des gorges et des canyons apparaissent. À Potosi, au milieu d'une circulation dense nous arrivons à la gare routière où aucun taxi n'est en vue. Nous nous frayons un chemin avec nos valises entre les voitures pour traverser l'avenue encombrée et patientons quelques minutes avant qu'un taxi partagé ne s'arrête. Il nous conduit à l'assaut des rues escarpées de la vieille ville pour rejoindre le confortable hôtel où nous avons réservé. Nous apprécions le luxe d'une vaste chambre, d'un chauffage efficace et d'une douche bien chaude après ces journées de voyage.
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MU Muriel18 Globetrotter ·
Bonjour Jean-Pierre

Merci pour ce carnet. Les photos me font rêver: elles sont toutes plus belles les unes que les autres! Vous semblez en plus avoir eu une météo exceptionnelle, du moins jusqu'ici! Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
MJ Mjp Veteran ·
La météo était effectivement favorable durant la quasi totalité de notre séjour en Bolivie. Nous avions choisi de voyager au coeur de l'hiver sur l'altiplano pour bénéficier des lumières très pures
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MJ Mjp Veteran ·
POTOSI 10/07 : la nuit a été excellente dans le confort de la chambre et, à notre grande surprise, nous ne ressentons pas les effets de l'altitude élevée (4060m). Les premières heures sont consacrées à des taches « annexes » : portage du linge à la laverie, qui n'est pas encore ouverte lors de notre premier passage et service des migrations pour prolonger notre visa limité à 30 jours. Nous avons quelques difficultés à trouver ce dernier service, les informations recueillies sur le site des affaires étrangères et sur un plan de la ville étant contradictoires. Finalement, après renseignement pris à l'office du tourisme nous nous rendons dans une maison jaune sans aucun signe extérieur. Nous sommes fort bien accueillis avec des considérations sur l'équipe de France de foot et on nous explique, qu'en fait, nous sommes autorisés à rester 3 mois en Bolivie sans formalités supplémentaire !!! la suite nous montrera que les renseignements fournis étaient erronés. Nous déambulons ensuite dans la vieille ville aux rues étroites, en forte pente et très animées.







De vieux bus poussifs et bruyants y côtoient quelques véhicules hors d'age. Nous visitons le marché, très calme et qui offre la palette habituelle de commerces. Nombre de femmes portent la tenue traditionnelle. Les maisons de la vieille ville ont des façades très colorées et souvent ornées d'un balcon fermé en bois.





La montée raide à la tour de la compagnie de Jésus se fait à vitesse lente compte tenu de l'altitude : en haut nous profitons d'une belle vue sur la ville ancienne avec le cerro Rico en toile de fond. Omniprésente, cette montagne « historique » veille sur la ville et nous apercevons les nombreuses traces de l'exploitation minière. La visite du palais de la Moneda dans un magnifique bâtiment de style colonial permet de mieux comprendre l'histoire de l'exploitation minière, symbole depuis toujours de cette ville si particulière.



Il nous faut un peu chercher pour trouver l'entrée de la cathédrale. Après avoir acheté son billet dans une petite rue située à l'arrière, nous sommes conduits à une entrée elle aussi à l'arrière. L'église relativement récente n'offre pas de trésor particulier mais les murs blanchis et les statues à caractère religieux aux formes et couleurs parfois naïves sont caractéristiques de l'Amérique du sud. Du haut du clocher la vue est encore plus intéressante sur les toits.





Quelques églises offrent, par ailleurs des façades à l'apparence variée. C'est, notamment, le cas de San Lorenzo dont le tympan est orné de statues mélangeant paganisme et christianisme.



POTOSI - SUCRE 12/07 : nous prenons notre temps dans la matinée avant de rejoindre en taxi le nouveau terminal de bus. Une imposante rotonde circulaire accueille les passagers et dans le hall les vendeurs des différentes compagnies tentent d'attirer le voyageur avec des cris tonitruants annonçant le direction. Après avoir acheté notre place pour Sucre et acquitté notre droit d'entrée sur le quai nous patientons en attendant le départ, 30 minutes après l'horaire annoncé. Une longue traversée de la ville permet de découvrir des quartiers aux maisons souvent inachevées perchées à flanc de collines. Trottoirs défoncés, épaves de voitures, ravins encombrés d'ordures forment un contraste saisissant avec la ville ancienne classée au patrimoine mondial. Sur l'altiplano le paysage agricole est constitué de nombreux champs quadrillés, de couleur rousse à cette époque de l'année. La large route revêtue pénètre ensuite dans une zone plus accidentée et sauvage : virages, fortes montées et descentes abruptes de succèdent dans une ambiance désertique. Le bus dévale les côtes à une allure plutôt rapide et les freins sont mis à rude épreuve. À l'approche de Sucre le paysage devient plus verdoyant, les habitations semblent mieux achevées et sont fréquemment enduites de blanc. Il règne une grande effervescence à la gare routière de Sucre et, comme à Potosi, il faut arrêter un taxi en maraude en dehors de la gare au milieu d'une intense circulation pour rejoindre l'hôtel réservé le matin même.
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MJ Mjp Veteran ·
SUCRE 12/07 : nous partons à la découverte du centre historique de Sucre, capitale constitutionnelle de la Bolivie. Dans le centre, presque toutes les maisons ont une façade blanche très lumineuse sous les rayons de soleil. De nombreuses façades sont également agrémentées de balcons fermés en bois. De paisibles patios colorés se cachent derrière ces façades.







Les rues sont propres, bien rangées et dessinées selon un plan quadrillé. Au passage, nous faisons halte à l'agence Condor Trekkers qui nous propose un tour au long du chemin de l'Inca et une marche dans le cratère de Maragua. Nous partons ensuite un peu au hasard des rues lorsque le son d'une fanfare attire notre attention. Des militaires en tenue jaune canari paradent sur la grande place.







Lorsque l'hymne national retentit tous se figent droits, y compris les nombreux badauds. Nous poursuivons notre découverte aux alentours de la place aux immeubles majestueux, tout repeints de blanc avec de magnifiques halls et escaliers intérieurs. Nous flânons également au marché et nous laissons tenter par un fruit (chirimoya) au savoureux goût moelleux. Le marché est relativement bien rangé et ordonné et on y trouve de nombreuses denrées alimentaires. Le premier étage est consacré aux multiples comedors qui cuisinent leurs plats directement sous l’œil des clients.





Églises aux façades rutilantes, arcades et patios fleuris se succèdent sans discontinuer.

Nous découvrons le verdoyant parc Bolivar et son ersatz de tour Eiffel orange. Pour clôturer notre découverte nous grimpons vers le mirador de Recoleta qui offre une vue panoramique sur la ville.



En fin de journée nous décidons de rejoindre directement La Paz car la découverte du parc Torotoro, envisagée un premier temps, nous paraît trop compliquée à organiser depuis Sucre. Nous réservons donc un billet d'avion pour La Paz et décidons de garder une journée de repos à Sucre.

CRATERE DE MARAGUA 13/07 : à 7h du matin nous partons vers les les villages Jalq'a. Nous sommes accompagnés de Dinelsa, guide, et d'Alex un jeune étudiant bolivien ayant étudié à Rennes. Une jeune anglaise complète le groupe. La route asphaltée au départ traverse des zones vallonnées couvertes de pins et d'eucalyptus. Ensuite, nous empruntons une portion pavée puis la piste de ripio jusqu'au sanctuaire de Chataquilla. Après un petit déjeuner nous empruntons à pied le sentier inca : pavé, il descend en larges lacets dans une profonde vallée. La pente est raide mais le sentier bien tracé et large à l'exception d'un passage où un éboulement a détruit le passage.



Nous retrouvons notre chauffeur à proximité de Chaunaca. Reprenant la voiture nous poursuivons en direction de Maragua par une piste sinueuse qui emprunte des pentes escarpées et ravinées. Le cratère de Maragua se dévoile peu avant le village : vaste dépression entourée de montagnes aux plis en forme de vagues présentant des tonalités de couleurs étonnantes.



Le copieux pique-nique de midi accompagné d'une bonne bouteille de vin de Tajira est servi sur une terrasse dans ce village à l'ambiance pas très avenante.



De nombreux champs cultivés parsèment les pentes. Un tracteur collectif aide les habitants dans leur travail Nous partons ensuite en direction du mirador de Ninu Mayo. Une petite marche d'une trentaine de minutes au travers de paysages arides conduit vers une dalle inclinée constellée d'empreintes de dinosaures. Au passage, nous apercevons quelques paysans qui utilisent deux ânes pour fouler leur récolte dans une aire circulaire. Tout à coté leurs petites habitations en adobe semblent bien misérables.



Le ciel gris et couvert ne permet pas de mettre en valeur ce paysage particulier qui prend des allures ternes. Avant de repartir vers Sucre nous faisons halte à la gorge du Diable, une cascade qui doit être spectaculaire dans la saison des pluies. Aujourd'hui, il ne coule qu'un mince filet d'eau un peu perdu au milieu de la végétation. Le chemin du retour emprunte une pente soutenue au flanc de laquelle la piste a été taillée en d'innombrables lacets.



SUCRE 14/07 : journée consacrée au farniente. Durant la matinée nous profitons des services de la laverie puis déambulons paisiblement au hasard des rues très animées en ce samedi matin. Sur la place un parti écologique cherche à recruter quelques partisans. Nous visitons le musef, musée ethnographique et folklorique qui présente des expositions intéressantes sur l'art religieux ainsi que sur les habitudes vestimentaires des femmes boliviennes.



Durant l'après-midi nous restons tranquillement à l’hôtel pour préparer la suite du voyage et essayer d'envoyer avec peine quelques photos. Le soir, nous assistons à un spectacle de danses folkloriques dans le centre culturel « origenes ». La richesse des costumes et la profusion des couleurs sont étonnantes. Durant 2 heures les danseurs nous éblouissent de leur vivacité.



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TI Ticapi Globetrotter ·
Merci Jean-Pierre pour cette suite.🙂 Etiez-vous contents de votre excursion au cratère de Maragua? Vers quelle heure étiez-vous de retour à Sucre?
MJ Mjp Veteran ·
L'excursion à Maragua est intéressante car elle elle permet de découvrir des paysages différents, certes pas forcément spectaculaires, mais intéressants au plan géologique et aussi la vie de villages isolés. l'excursion que nous avons faîte dure environ une douzaine d'heures (7 h du matin à 7h dusoir)
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MJ Mjp Veteran ·
SUCRE -LA PAZ 15/07 : à 8h30 le taxi nous attend devant la porte. En ce dimanche matin il nous faut un peu plus de 30 minutes pour rejoindre l'aéroport situé sur un large plateau aride. Une aérogare flambant neuve nous ouvre ses portes, mais nous sommes un peu dépités quand nous découvrons que l'avion est annoncé avec 25 minutes de retard à cause du brouillard à La Paz. Au fur et à mesure, le retard annoncé s'accroît et finalement le départ est annoncé à 13h. Il reste donc du temps pour errer dans l'aérogare, ce qui nous permet de suivre la finale de coupe du monde sur les nombreux écrans installés dans l'aérogare. Quand nous embarquons il reste 10 minutes de jeu et nous croisons les doigts pour que le score reste inchangé. 50 minutes de vol nous permettent de survoler les montagnes de Bolivie. À l'approche de La Paz, les hauts sommets enneigés de la cordillère font leur apparition cernés de gros cumulus bourgeonnants. Puis c'est la plongée fascinante en survolant la fourmilière de maisons en briques accrochées aux pentes vertigineuses de la capitale. Dès la sortie de l'aérogare un sympathique chauffeur de taxi nous prend en charge et nous conduit rapidement vers l'hôtel en empruntant la large avenue serpentante qui rejoint le centre ville. C'est la fête de la ville qui se prépare et, durant l'après-midi, nous profitons des puissants décibels de la répétition des musiciens. De la terrasse de l’hôtel nous découvrons les façades des buildings tout proches ornées de publicité.

LA PAZ 16/07 : en début de matinée nous partons à la découverte des rues autour de l’hôtel. Tout à côté, la façade de l'église san Francisco est illuminée par le soleil.



Nous gravissons ensuite les raides ruelles étroites jalonnées de boutiques encore désertes. Dans l'ensemble, les maisons sont plutôt délabrées avec un mélange de constructions anciennes et récentes.







Le ciel bleu nous incite à partir vers le belvédère de Killi Killi pour avoir un aperçu de la ville. À proximité de la place Murillo, la musique de fanfares nous détourne de notre chemin. Nous découvrons la place, bordée du palais présidentiel et du parlement, envahie de policiers, de militaires et de nombreux badauds. Lorsque retentit l'hymne national bolivien civils et militaires se figent au garde à vous.



Les préparatifs d'un défilé nous incitent à patienter mais, lassés de trop attendre nous repartons vers notre belvédère. Par de raides impasses et des escaliers escarpés que nous gravissons lentement compte tenu de l 'altitude nous atteignons le mirador qui offre une vue panoramique exceptionnelle sur la ville. De tous côtés des constructions s'accrochent aux pentes les plus extravagantes tandis que des buildings multicolores occupent le centre de cette gigantesque cuvette.



Nous retournons vers la place Murillo juste à la fin du défilé mais à temps pour apercevoir quelques uniformes chamarrés et assister aux danses d'hommes et de femmes arborant leurs costumes traditionnels.





Sur la place, les familles se pressent en nombre pour se faire photographier devant les panneaux fleuris au nom de chaque ministère.



Après un rapide tour dans la cathédrale pour observer la vierge d'el Carmen, objet de grande dévotion, nous retournons vers le centre historique. C'est jour férié et beaucoup de boutiques sont fermées. Au passage, nous observons une cérémonie durant laquelle un couple se fait recouvrir de confettis blancs sous les clameurs d'une nouvelle fanfare de tambours et cuivres. De nombreuses étals en tout genre bordent les ruelles étroites. Les plus étonnantes sont les boutiques de sorcières qui offrent toutes sortes de remèdes à base de plantes et aussi, des fœtus de lama.



Après le déjeuner, nous repartons vers la gare des téléphériques, véritables systèmes de transport en commun en cours de développement.



Des podiums sont dressés et un charivari de musiques bruyantes nous crève les tympans. La ligne rouge rejoint el Alto en survolant les multiples terrasses de la ville et aussi le cimetière où les tombes s'empilent sur plusieurs étages de petits immeubles. À el Alto, sur l'altiplano à 4095 m, c'est également la fête et les trombones s'époumonent.



La vue sur La Paz et les montagnes de la cordillère royale mérite vraiment le détour.

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MJ Mjp Veteran ·
LA PAZ - COPACABANA 17/07 : à 9h nous nous rendons à l'agence Europcar, située à 500 m de l’hôtel environ. L'agence n'a pas reçu trace de notre réservation de la veille par internet et nous devons donc attendre un peu avant que la voiture ne soit prête. On nous octroie un modèle supérieur au même prix. Au moment de faire l'état des lieux nous constatons que le réservoir est quasi vide : nous demandons donc qu'on nous fasse le plein et voilà encore une vingtaine de minutes supplémentaires d'attente. Le temps de passer à l’hôtel chercher les bagages il est presque 10h30 quand nous prenons la route. Dans la ville de La Paz, l'orientation est finalement assez simple : il suffit de remonter la large avenue principale empruntée en arrivant de l'aéroport. Les choses se compliquent quand nous arrivons sur le plateau à El Alto : aucune signalisation n'indique la direction, la circulation est très dense avec de longues files de minibus qui déversent et chargent leurs passagers. Les avenues sont très encombrées, de multiples stands de vente occupent les trottoirs. Il est temps de mettre en route le GPS qui nous apprend que nous ne sommes pas dans la bonne direction et nous remet dans le droit chemin par un dédale de rues bordées d'immeubles en briques plus ou moins achevés. Pour finir, nous louvoyons au travers de rues non revêtues complètement défoncées dans un environnement de banlieue sinistre.



La bonne route enfin retrouvée il ne reste plus qu'à s'acquitter du péage pour filer sur l'altiplano. Nous aurons parcouru presque 40 kilomètres avant de sortir de cette gigantesque agglomération. En arrière plan les sommets glaciaires de la cordillère brillent de tous leurs feux. Nous rejoignons les rives du mythique lac Titicaca, d'un bleu étincelant.



La route serpente entre lacs et vallons en traversant de nombreuses zones habitées. Des travaux d'élargissement rendent la conduite un peu compliquée pour trouver le bon cheminement entre parties défoncées et zones pourvues d'un revêtement tout neuf qui s'interrompt sans crier gare. Nous rejoignons ainsi un détroit de 800 mètres de large qu'il faut traverser sur une petite barge sommaire manœuvrée difficilement par un seul homme.



Ensuite, la route parcourt une magnifique crête offrant des panoramas saisissant de part et d'autre du lac avant de plonger vers Copacabana.



Malheureusement, des monceaux de détritus jonchent les bords de route tout du long. À l'entrée du village le contrôle de police nous oblige à montrer tous les papiers du véhicule et le permis de conduire. Le policier peu aimable nous demande de payer 5 bol. Craignant une arnaque nous lui indiquons que nous avons déjà payé le péage à l'entrée et que nous ne comprenons pas. Devant son insistance nous payons et lui demandons un reçu que nous n'obtenons pas. Ne voulant pas perdre de temps nous finissons pas céder et partons à la recherche d'un hôtel. Le premier contacté est complet et nous trouvons une chambre au deuxième hôtel situé au dessus de port avec une belle vue panoramique. Il fait plutôt froid et nous demandons un chauffage à l’hôtelier. Un petit tour dans le village nous plonge dans une ambiance touristique à laquelle nous n'étions pas habitués : boutiques de souvenirs, hôtels, restaurants, bars se côtoient dans une musique étourdissante. Au bord de la plage pédalos et bouées, tous très kitsch, attendent les vacanciers.



ISLA DEL SOL 18/07 : à 8h30 nous embarquons sur le bateau qui nous mène à l'Isla del Sol. De gros cumulus encombrent le ciel et le soleil a un peu de mal à percer. Les rives de la péninsule suivie par le bateau restent grises en l'absence de lumière. Le bateau passe à proximité d’îlots quasi désertiques où poussent quelques rares arbres. 1H30 plus tard nous accostons au port.



À peine débarqués, à l'extrémité du ponton, nous devons nous acquitter de 10 bol/personne pour accéder à l'île. Nous empruntons un raide escalier rectiligne qui remonte vers le village de Yumani. Peu avant le village nous bifurquons vers le sud sur un chemin qui rejoint les ruines inca de Pilkokaina.





Même si l'île a développé une intense activité touristique avec de nombreux hôtels et restaurants la vie agricole traditionnelle reste très active. Nous croisons des paysans avec leurs ânes et leurs lamas.





Les pentes sont rayées de nombreuses terrasses soutenues par des murets et les traces de culture omniprésentes. Au retour de Pilkokaina, pour éviter de reprendre le même sentier, nous empruntons un beau chemin qui contourne par le versant ouest de l'île. Nous découvrons alors une baie très profonde et des pentes entrecoup��es de plissements rocheux aux couleurs variées. Les nuages se sont petit à petit dissipés et l'eau du lac a repris sa couleur bleu intense si particulière.





Nous rejoignons le haut du village et pouvons découvrir les glaciers et les neiges des sommets andins étincelants de l'autre côté du lac. Nous prenons notre déjeuner sur la terrasse du restaurant Pachamama et prenons tout notre temps pour profiter de ce merveilleux décor.





Nous louvoyons dans les ruelles pavées pour redescendre vers le port sans nous presser et attendre le bateau de retour à 15h. À Copacabana nous parcourons le village très bruyant et animé jusqu'à la cathédrale aux dimensions imposantes par rapport à la taille du village. Nous découvrons avec surprise la bénédiction des voitures ornées de bouquets de fleurs multicolores vendus aux stands situés juste devant le sanctuaire.

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MJ Mjp Veteran ·
COPACABANA - SORATA 19/07 : nous quittons Copacabana vers 9h. Au contrôle de police, nous nous faisons à nouveau délester de 5 bol. Le parcours de la route de crête nous permet à nouveau d'observer le lac Titicaca sur les deux versants. Devant nous les sommets glaciaires de la cordillère royale nous éblouissent. Le passage du petit détroit entre san Pedro de Tiquina et san Pablo de Tiquina est rapide. La mer est un peu agitée aujourd'hui ce qui nous vaut de payer plus cher qu'à l'aller ... Nous rejoignons ensuite la route à 4 voies en provenance de La Paz et pouvons filer sur l'altiplano dominé par la cordillère. Une lumière rasante jaunit les herbes offrant un joli contraste de couleurs avec les eaux bleutées du lac. De nombreuses parcelles cultivées parsèment le plateau. Nous quittons la route principale à la sortie de Achacachi pour une route également goudronnée qui se rapproche de la cordillère. Notre devons nous arrêter dans la traversée d'un village à cause du défilé d'une fanfare. Hommes et femmes se pressent endimanchés autour des musiciens. Nous reprenons rapidement notre route pour gagner un peu d'altitude et rejoindre un col qui domine la profonde vallée de Sorata. Devant nous se dressent les spectaculaires glaciers de l'Illampu et de l'Ancohuma, sommets de plus de 6000 m émergeant des nuages.





La route descend ensuite vers la vallée dont les pentes incroyablement raides sont couvertes d'un patchwork de champs. La végétation devient de plus en plus verdoyante. Après de multiples lacets Sorata apparaît avec ses maisons suspendues au bord du vide.



La route goudronnée laisse place à une piste poussiéreuse. En contrebas du village nous rejoignons l’hôtel implanté au creux de la vallée au milieu des bois. Nous disposons d'une chambre simple dans un bungalow au bord d'un pré : l'ambiance verdoyante est reposante après tous ces villages environnés de poussière. Après un sandwich rapide pris au soleil sur la terrasse nous empruntons le chemin escarpé qui monte vers le village où règne une atmosphère poussiéreuse. Nous consultons l'office du tourisme qui très aimablement nous renseigne sur les excursions possibles. Nous souhaitons aller vers la laguna Chillata mais l'accompagnement d'un guide est fortement recommandée, car les communautés de la région ne semblent pas apprécier les randonneurs isolés. Une des 2 agences située près de la place principale nous propose l'accompagnement avec le véhicule pour rejoindre le départ de la randonnée. De retour à l’hôtel, quelques gouttes de pluie nous font hâter le pas dans la raide descente pour éviter l'averse. L’hôtelier contacte un guide qui nous propose le même tour pour 100 bol de moins avec, en plus, prise en charge à l’hôtel.

LAGUNA CHILLATA 20/07 : notre guide, Ricardo, vient nous chercher après le petit déjeuner avec un taxi. Après avoir traversé le village, nous empruntons une piste qui monte dans des pentes vertigineuses en traversant de nombreuses zones habitées. La piste serpente au flanc d'une vallée encaissée dominant Sorata. Les champs cultivés occupent l'espace et nous prenons rapidement de l'altitude. Le paysage est très verdoyant et nous traversons plusieurs ruisseaux. Un premier arrêt nous permet de prendre en charge un jeune homme avec sa faucille qui ira préparer des ballots de paille pendant que nous monterons au lac. Un deuxième stop permet au guide de récupérer la clé qui ouvrira la barrière donnant accès à une route privée un peu plus haut dans la montagne. Petit à petit, la végétation verdoyante laisse place à de grands espaces vallonnés recouverts de touffes d'herbe jaune. Un peu avant 4000 m la piste s'arrête et nous poursuivons à pied dans des pentes dominées par les masses glaciaires de l'Illampu, 2000 mètres au dessus de nos tètes. Malheureusement, les nuages envahissent petit à petit le ciel ne laissant filtrer qu'une lumière assez pâle. Nous veillons à progresser lentement pour éviter d'être essoufflés par l'altitude.





En moins d'une heure nous gravissons les 250 m de dénivellation qui mènent à la laguna Chillata. Les sommets alentour se reflètent dans une atmosphère paisible sans vent. Durant notre pause, quelques brises viennent bousculer les nuages et nous profitons de passages ensoleillés momentanés.





Nous rejoignons ensuite la voiture pour y prendre notre pique-nique avant d'entamer la descente qui offre quelques passages de virages impressionnants au dessus du vide. Vers 14h, nous sommes de retour à l’hôtel. Nous profitons d'une après-midi de repos tandis que le ciel nous gratifie de quelques courtes averses éparses.

SORATA - COROICO 21/07 : des pluies sont tombées durant la nuit et, ce matin, le ciel est complètement noyé dans les nuages. La traversée de Sorata est assez laborieuse avec un camion qui bloque la circulation parce qu'un câble électrique pendouille au milieu de la rue... La remontée vers l'altiplano se fera presque entièrement dans le brouillard. Une fois passé le col la visibilité s'améliore mais le ciel reste complètement couvert. À Achacachi, la pagaille règne au marché avec voitures et camions arrêtés en désordre au milieu des rues. La route vers La Paz est ensuite rapidement parcourue. Compte tenu de la météo nous envisageons un moment d'aller visiter les ruines de Tiwanaku : notre GPS nous indique une route à l'entrée d'El Alto qui permet de rejoindre directement la route de Tiwanaku. Nous empruntons donc une superbe voie large, récemment pavée, toute droite dans une zone à urbaniser qui, au bout d'environ 1 ou 2 kilomètres, se perd complètement dans des chemins défoncés. Nous rebroussons chemin et, devant la persistance de la pluie, décidons de rejoindre directement Coroico. Commence alors une longue traversée urbaine d'El Alto et de La Paz qui, malgré une circulation réduite, nous prendra 2 heures. Pour dénicher la route de Coroico, mieux vaut faire confiance à son GPS car aucun panneau d'indication ne vient à la rescousse. Nous remontons sous la pluie l'excellente route qui mène vers le col de la Cumbre. Peu avant le col, la neige fait son apparition sur les bas côtés. Au col, à 4470 mètres, les enfants se donnent à cœur joie au plaisir des boules de neige et de la luge.



Très rapidement dans la descente, la pluie se transforme en neige, la route blanchit et la circulation devient chaotique : minibus en travers, voitures en glissade, camions et bus au pas ou arrêtés. Nous descendons au pas en louvoyant entre les obstacles avec de nombreux arrêts de la circulation.





À ce moment, je crains vraiment de rester bloqué et devoir passer la nuit dans la voiture à plus de 4000 mètres. Heureusement, petit à petit, nous réussissons à descendre malgré une certaine pagaille et à rejoindre la limite de la pluie. Une fois extirpés de notre piège neigeux nous profitons de la belle route asphaltée qui descend vers Coroico, non sans éviter au passage quelques petits éboulements de pierres répandues sur la route. Les derniers kilomètres sont parcourus de nuit. Au contrôle quelques kilomètres avant Coroico, le policier, sans doute lassé de sa journée, nous fait signe de continuer sans vérification et il est 19h quand nous arrivons sur la place de Coroico !!! La première chambre trouvée sera la bonne.
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TI Ticapi Globetrotter ·
Merci Jean-Pierre pour cette suite.🙂

Le coin de Sorata me rappelle nos Alpes, sauf que chez nous, la Laguna Chilata serait considérée comme un petit lac de montagne. C'est d'ailleurs assez surprenant que tous les petits plans d'eau soient considérés comme lagune.
MJ Mjp Veteran ·
Rien à voir avec une lagune de bord de mer, c'est évidemment de l'eau douce.
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MJ Mjp Veteran ·
COROICO 22/07 : c'est le grand bleu au réveil et, depuis la terrasse de l’hôtel, les sommets enneigés de la cordillère resplendissent. Les brumes envahissent le fond de la vallée et commencent à se déchirer. Les montagnes verdoyantes entourant Coroico sont couvertes d'une végétation exubérante : bananiers, fougères, arbres recouverts d’épiphytes poussent dans un savant foisonnement sur des pentes raides.



Pour profiter des beaux éclairages matinaux nous partons à pied vers le mirador situé au flanc du cerro Uchumachi. C'est une petite randonnée agréable qui offre une vision panoramique sur les environs de Coroico.







La neige fond rapidement sur les hauts sommets de la cordillère, signe de l'intensité du soleil dans cette région. Au passage nous faisons halte sur l'aire de décollage pour observer des patientes tentatives d'envol de deux parapentistes qui attendent le vent favorable.



Après le déjeuner dans un agréable jardin nous partons en voiture sur la piste qui mène vers les cascades distantes de quelques kilomètres. Une nouvelle fois, la traversée du village est un peu laborieuse dans les ruelles étroites encombrées de voitures stationnées des deux côtés.





La première cascade, sans intérêt ruisselle sur la route. Au pied de la deuxième, un bassin en bord de la piste poussiéreuse permet de se baigner. Nous nous arrêtons à la troisième un peu à l'écart. Après nous être délestés de 3 bol chacun nous grimpons rapidement vers le bassin situé au pied de la cascade qui coule sur une paroi noire haute de plusieurs dizaines de mètres. Des promeneurs barbotent dans l'eau tandis que des femmes lavent leur longue chevelure dans le déversoir.



Le paysage alentour est assez plaisant mais le tour en est assez vite fait.

COROICO - LA PAZ 23/07 : au lever du jour, une superbe mer de nuages recouvre toute la vallée en dessous de Coroico.



Nous reprenons la route vers La Paz et, cette fois, pouvons profiter du paysage sous le soleil. Les hauts sommets restent enneigés mais la fonte a été rapide. Aux abords de la Cumbre nous croisons de nombreux Vttistes qui s’apprêtent à descendre la « route de la mort ». Les bords de la route restent blanchis et les parois verticales plâtrées sous un ciel devenu nuageux.







La descente vers La Paz est rapide et nous retrouvons les faubourgs avec les constructions inachevées, les multiples camions et bus en cours de réparation au bord de la route. La circulation devient très dense avec principalement des minibus qui prennent en charge leurs passagers n'importe où sans se ranger. Il nous faut environ une heure pour rejoindre notre hébergement à Socopachi. Le quartier paraît très ordonné et propre par rapport à la ville historique visitée lors de notre dernier passage. Après un petit tour à la laverie, un tucumanes avalé sur un banc, un gâteau à la pâtisserie et un tour dans le supermarché très encombré nous retournons vers l’hôtel en passant pas le belvédère de Monticulo qui nous offre un nouveau point de vue sur la ville géante.
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MJ Mjp Veteran ·
LA PAZ - SAJAMA 24/07 : nous partons vers le parc Sajama. Il nous faut à nouveau traverser La Paz et ses embouteillages, et, surtout, El Alto dont la longue avenue rectiligne est toujours encombrée de centaines de minibus sur plusieurs files. Il nous faudra environ 1h30 pour sortir de cette agglomération tentaculaire. Au péage, le policier qui contrôle a l'air très perplexe avec le permis de conduire international que je lui présente, mais, ne voulant sans doute pas paraître ignorant, fait mine de l'examiner avant de me le rendre et de me laisser passer... Ensuite, une magnifique route à 4 voies traverse l'altiplano à l'aspect d'abord désertique. Petit à petit quelques champs cultivés font leur apparition. Dans les lointains apparaissent des cordillères enneigées. À Patacamaya nous abandonnons la route d'Oruro pour celle conduisant vers Arica au Chili. Nous croisons de nombreux poids lourds chargés de conteneurs. Certains d'entre eux ont la fâcheuse tendance à doubler dans les côtes ou les virages sans visibilité. Le paysage devient plus accidenté et nous observons à nouveau des formations rocheuses teintées de rouge.



La neige fait également son apparition dans les versants ombragés. Au bord de la route, de petites maisons d'adobe recouvertes de paille abritent quelques pauvres éleveurs de lamas.



Des chullpars (tours en adobe utilisées comme tombeaux) bordent la route.



Le puissant volcan Sajama, auréolé de nuages, est omniprésent durant le trajet. Des rivières serpentent entre les flancs de montagnes ourlés de neige. À Lagunas nous quittons la route asphaltée pour une piste très roulante qui conduit au village de Sajama en une quinzaine de kilomètres. Il nous faut évidemment nous acquitter de nos droits d'accès au parc et nous constatons sur le registre que de nombreux visiteurs français nous ont précédé. Le village aux maisons basses étalées est situé sur un vaste plateau d'altitude encerclé de nombreux sommets élevés.





Nous trouvons une chambre avec de l'eau chaude et un radiateur électrique un peu poussif à l’hôtel Oasis situé juste à l'entrée du village . Malgré le radiateur il fait plutôt froid dans la chambre (9° à 6h le soir). Nous partons faire un tour du village pour profiter des belles lumières rasantes qui s'infiltrent entre les nuages et font briller la neige. Le repas du soir est pris directement à l’hôtel à 19h et à 20h nous tentons de nous réchauffer sous les épaisses couvertures.





PARC DE SAJAMA 25/08 : la nuit a été un peu longue après nous être couchés si tôt. Dans la chambre la température avoisine les 8° mais grâce aux nombreuses épaisseurs de couvertures nous n'avons pas eu froid. Nous partons vers les champs de geyser situés à 8 kilomètres environ. Auparavant, nous tentons quelques courses aux 2 épiceries du village : nous ne pouvons acheter que du pain et quelques tomates car il n'y a ni fromage ni charcuterie. Tous les volcans de la cordillère étincellent de blancheur autour de nous.







La piste est boueuse par endroits du fait de la fonte des neiges et les 4 roues motrices sont nécessaires pour chevaucher quelques ornières profondes. Le champ de geysers est entouré de pentes enneigées et les troupeaux de lamas sont nombreux tout autour. De l'eau bouillonnante jaillit des marmites colorées et les vapeurs et odeurs de soufre sont par moments rabattues par le vent.





Nous décidons ensuite de continuer à pied vers la laguna Altura qui semble proche sur la carte du parc. Le chemin monte d'abord en pente douce dans un cadre grandiose de sommets enneigés. Nous sommes à 4200 m et devons ménager notre souffle. Comme toujours sur ces montagnes andines, les distances et dénivellations sont difficiles à apprécier.



Après plus d'une heure de marche aucune lagune n'est en vue et nous sommes vers 4400 m. Je dois me rendre à l'évidence qu'il y a encore bien entre 30 minutes et 1 heure de marche pour arriver à l'endroit où je crois deviner un emplacement de lac. Le ciel devenant un peu menaçant nous décidons donc de faire demi tour avec beaucoup de regret. Dans l'après-midi nous roulons vers la laguna Huaynacota située au bord de la piste. Nous parcourons à pied les bords du lac dans lequel se reflètent les sommets environnants.





Le sommet du volcan Sajama se libère même de ses nuages nous permettant d'observer la calotte glaciaire et les chutes de séracs qui dévalent ses pentes.



SAJAMA - LA PAZ 26/07 : le froid nous dissuade de rester plus longtemps dans le parc Sajama. Nous repartons donc en direction de La Paz. Au retour, les paysages apparaissent sous une lumière différente avec le grand ciel bleu matinal. Même le sommet du Sajama montre totalement sa calotte glaciaire. À partir de Patacamaya nous apercevons les sommets de la cordillère royale. À l'approche de La Paz le contraste est frappant entre le désordre des constructions inachevées dans les zones en cours d'urbanisation et le tableau des hautes montagnes surgissant en arrière plan.



Il nous faut à nouveau traverser la longue avenue rectiligne de El Alto avec ses cohortes de minibus. Aujourd'hui, la circulation est « relativement » calme, ou peut être sommes nous un peu plus habitués. L’hôtel où nous avions réservé auparavant est complet et nous poursuivons vers le quartier de Socopachi. Nous restituons la voiture avec une journée d'avance et nous dégourdissons les jambes en retournant à pied à l’hôtel. Une nouvelle fois les bruits et les odeurs de la ville nous assaillent.
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LA PAZ 27/07 : nous flânons dans les rues pour trouver une agence qui propose des excursions à Tiwanaku et acheter quelques souvenirs pour les petits enfants. Après déjeuner, nous empruntons la ligne orange du téléphérique qui nous mène vers la place Villaroel en survolant à nouveau les maisons étagées sur les pentes. Sur la place, de nombreuses familles se promènent avec leurs enfants. Nous redescendons à pied vers le centre en empruntant de petites rues calmes bordées de jolies villas colorées loin de l'effervescence du centre où règne une grande animation jusque tard dans la soirée.

TIWANAKU 28/07 : nous avons réservé la visite de Tiwanaku avec un guide auprès de l'agence Bolivia Chacana Travel. À 8h30 le guide vient nous chercher à l’hôtel puis nous rejoignons le bus à quelques centaines de mètres. Après avoir rejoint El Alto par un lacis de rues toutes plus raides les unes que les autres puis louvoyé dans El Alto, peut être pour éviter les embouteillages, le bus rejoint la route de l'altiplano qui offre une nouvelle fois un panorama fantastique sur la cordillère royale dont tous les sommets sont complètement dégagés.



À Tiwanaku nous visitons d'abord le musée des céramiques puis le site pré-inca avec la porte du soleil, le temple de Kalasasaya aux murs parfaitement rectilignes et la pyramide de Akapana.













Nous nous rendons ensuite au site de Pumapunku et terminons par le musée des pierres avec ses monolithes. Au retour à La Paz, la principale avenue de la ville est fermée à cause de la parade des étudiants qui défilent en costume pour célébrer le folklore bolivien. Durant toute la fin d'après-midi et jusque dans la nuit les groupes en costumes colorés et les orchestres défilent accompagnés d'une musique assourdissante et des éclats des pétards et des feux d'artifice. Avant de rentrer à l’hôtel nous passons à la gare routière réserver nos billets pour Cochabamba.
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MJ Mjp Veteran ·
LA PAZ - COCHABAMBA 29/07 : lorsque nous arrivons à la gare routière à 8h30 nous apprenons que le bus de 9h sur lequel nous avons acheté les billets est supprimé. Nous pouvons transférer nos places sur un bus partant à 8h30, qui, de fait, partira à 9h ! La sortie de La Paz est compliquée par de gigantesques embouteillages car une course de voitures à pédales se déroule sur l'avenue principale ! Il nous faudra environ 1h30 pour traverser toute la zone urbaine jusqu'à la sortie d'El Alto. Nous parcourons la portion de route empruntée lors de notre trajet vers Sajama. Ensuite nous poursuivons sur l'altiplano en direction d'Oruro. À l'horizon, la pyramide du volcan Sajama perce l'altiplano à plus de 150 kilomètres de distance. Après la bifurcation vers Cochabamba, la paysage évolue : la route remonte en pente régulière sur les flancs de la cordillère. Des travaux d'élargissement de grande ampleur imposent de multiples zigzags dans la poussière avant d'atteindre le point culminant vers 4500 m. De petits villages ponctuent régulièrement le bord de la route. Sur le versant est la pente s'accentue avec une longue descente de 1800 m de dénivellation. Le trafic de camions est très dense dans les deux sens et les ralentissements fréquents. Petit à petit la végétation devient verdoyante et dans la vallée menant à Cochabamba nous apercevons des eucalyptus, des palmiers, témoins d'un climat plus clément. L'air devient plus doux et nous quittons le pull que nous avions porté quasiment tous les jours depuis l'arrivée en Bolivie. La ville de Cochabamba et ses banlieues s'étale sur plus de 20 kilomètres au fond d'une large vallée entourée de montagnes. Nous atteignons la gare routière après 8h30 de route, un peu fourbus et sonnés. Dans le hall, la foule et le bruit nous assaillent. Une nouvelle fois, il n'y a pas de taxi en attente et nous devons nous poster au bord de l'avenue pour en héler un. Le chauffeur ne semble pas bien connaître la ville et se perd un peu pour trouver le numéro de la maison d’hôtes L'atmosphère de la ville contraste beaucoup avec La Paz car nous apercevons de nombreuses avenues arborées et verdoyantes et les abords semblent relativement ordonnés.

COCHABAMBA - TOROTORO 30/07 : petit déjeuner frugal dans la chambre avec quelques biscuits et un thé avant d'aller au supermarché proche pour acheter un pique-nique et rassasier notre estomac avec un saltena. Un taxi nous conduit au terminal des minibus pour Torotoro situé à l'écart du centre ville. Nous avons de la chance car un minibus est presque complet et nous partons dès les billets achetés. La sortie de la ville est rapide. La route asphaltée longe un grand lac aux eaux ocres bordé de bases de loisirs. Quand nous bifurquons vers Tototoro la route devient pavée et nous sommes massés, secoués, bousculés, chahutés en tous sens, d'autant plus que des chantiers importants de construction d'une nouvelle route imposent de multiples déviations poussiéreuses. La route traverse d'abord des zones vallonnées et boisées, puis des zones montagneuses chaotiques avant de rejoindre le large lit d'un rio que nous suivons longuement. Un rapide arrêt dans un village nous permet d'avaler en vitesse notre pique-nique. Peu avant Torotoro la piste quitte le fond de la vallée pour remonter par une succession de multiples lacets. Les vallées se creusent, les roches se colorent et des plissements en vagues apparaissent. L’hôtel est situé à 10 mètres de l’arrêt de bus et nous apprécions de ne pas avoir à parcourir le village après 5h30 de route un peu éprouvante pour nos vieux os.



Une fois reposés nous partons à la découverte du village aux ruelles pavées. Le kitsch règne en maître avec les reproductions de dinosaures dans les rues.





Les hôtels sont nombreux attendant les futurs touristes qui viendront certainement plus nombreux quand la route sera terminée. Nous nous rendons au bureau du parc payer notre droit d'accès puis au bureau des guides car toutes les visites doivent être accompagnées.
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MJ Mjp Veteran ·
TOROTORO 31/07 : nous décidons de partir pour l'excursion « classique » vers le canyon de Torotoro. Après quelques emplettes sommaires, car il y a surtout des boissons gazeuses et des bonbons colorés dans les épiceries, nous rejoignons le bureau des guides pour nous inscrire. Un guide est immédiatement disponible et nous partons rapidement en traversant le village vers le rio, complètement à sec. Tout près, d'impressionnantes empreintes de dinosaures sont visibles.



Les reliefs en forme de vagues se détachent parfaitement sous le beau ciel bleu matinal. Nous rejoignons ensuite l'entrée du parc où nous devons montrer nos tickets puis descendons dans le lit d'une rivière asséchée : nous marchons sur de belles dalles fissurées et des ponts de pierre barrent le lit de la rivière.



Le canyon se creuse et nous débouchons au dessus des gorges bordées de parois verticales entre ombre et lumière à proximité d'un belvédère installé au dessus du vide. Ici, la profondeur des gorges est d'environ 300 m.



Nous poursuivons ensuite en balcon jusqu'à atteindre le chemin de descente. Parfaitement tracé, il rejoint le fond par un escalier d'environ 700 marches. De gros blocs encombrent le lit de la rivière et de belles vasques à l'eau claire reflètent les parois verticales. Nous descendons dans le lit de la rivière jusqu'à une cascade dégoulinant au milieu d'une épaisse végétation. L'ambiance verdoyante contraste avec l'aridité des falaises et du plateau surplombant. Des vasques ensoleillées pourraient inciter à la baignade mais la température de l'eau semble quand même bien fraîche.





L'endroit est idyllique pour une petite pause avant de rebrousser chemin et d'entreprendre la remontée. Nous prenons notre temps pour gravir les 250 mètres de dénivellation qui permettent de rejoindre le plateau à l'emplacement d'un belvédère équipé d'une buvette et de tables ombragées. Nous en profitons pour faire une pause pique-nique avant de reprendre le chemin du retour sous un soleil qui commence à devenir très chaud. Il est environ 13h30 quand nous rejoignons le village et nous décidons de poursuivre la randonnée en empruntant le circuit des 7 vueltas. Après avoir payé notre écot au bureau des guides nous quittons le village par un large chemin qui mène au pied des montagnes en forme de vagues.





Le sentier taillé dans les roches colorées s'insinue dans une gorge en grimpant raide. Le soleil nous dessèche un peu le gosier mais le paysage est spectaculaire. Nous pénétrons en quelque sorte à l'intérieur de ces mystérieux reliefs aperçus depuis Torotoro. Après 250 m de dénivellation nous quittons le chemin principal pour découvrir une zone de roches déchiquetées où se trouvent d'innombrables fossiles marins aux formes variées. Il ne nous reste plus, ensuite, qu'à reprendre le chemin à l'envers pour retourner vers le village que nous atteignons après environ 3h de marche.

TOROTORO 01/08 : aujourd'hui, nous décidons d'aller à la ciudad de Itas (cité des roches). Il nous faut passer à nouveau par le bureau des guides qui nous octroie le même guide que la veille et nous trouve le taxi qui nous conduit au départ du circuit à 21 kilomètres environ. Nous sommes les seuls visiteurs et n'ayant pas trop envie d'attendre que d'autres se présentent nous ne pouvons partager les frais du guide et du taxi. Nous partons donc sans attendre. Le chauffeur conduit très rapidement sur la piste sinueuse qui grimpe par de nombreux lacets au milieu de somptueux paysages de roches déchiquetées.



De tous côtés des massifs montagneux apparaissent. Quelques passages surplombent d'impressionnants à pics lorsque la piste rejoint la crête. En un peu moins d'une heure nous atteignons l'entrée du site située à 3700 m. Durant 2h30 environ nous allons randonner dans un environnement rocheux exceptionnel. Grottes, canyons, dalles rocheuses striées par l'érosion se succèdent sans discontinuer avec, dans les lointains, des chaînes montagneuses qui se découpent en ombres chinoises nimbées de brumes.





Le sentier zigzague entre les passages rocheux alternant ombres et lumières.







Peu après le départ, une grotte une grotte est ornée de gravures rupestres.



Quelques courts passages d'escalade facile nécessitent de poser les mains et rendent la progression ludique. Deux échelles permettent de franchir un ressaut plus raide. Au retour, pour continuer à profiter de ces paysages exceptionnels nous demandons à notre guide de nous déposer 8 kilomètres avant Torotoro afin de terminer à pied. Nous suivons la piste peu fréquentée mais poussiéreuse et pouvons observer la vie des nombreux hameaux installés sur les pentes : petites maisons d'adobe, troupeaux de moutons, chèvres et vaches animent le paysage et témoignent d'un mode de vie immuable.





Arrivés vers 15h30 au village nos estomacs crient famine et, à défaut de trouver une épicerie, nous retournons à la pizzeria pour dévorer une omelette accompagnée d'inévitables papas fritas.

TOROOTORO - COCHABAMBA 02/08 : à 8h du matin nous réservons nos places dans le bus pour Cochabamba. Une seule place est déjà réservée et nous nous apprêtons à attendre un long moment avant que le bus ne soit plein. Nous patientons 1h30 avant de pouvoir partir. Au bout de quelques kilomètres le chauffeur laisse la place à un passager puis la reprendra quelques kilomètres avant Cochabamba. Les derniers kilomètres se passent à vive allure dans le rugissement des vitesses et nous nous félicitons rétrospectivement de ne pas avoir supporté ce conducteur pour l'ensemble du voyage. Une fois arrivés au terminus à 13h45, un autre chauffeur de minibus nous propose de nous déposer directement à l’hôtel pour 20 bols ce que nous acceptons avec plaisir pour éviter de chercher un taxi. Suite à une discussion avec un autre voyageur nous avons des doutes sur la validité de notre titre de séjour et les propos du service de la migration de Potosi qui nous avait garanti une validité de 90 jours. Nous fonçons donc rapidement vers le service de l'immigration situé à 25 minutes à pied de l’hôtel et qui doit fermer à 15h30. Nous y arrivons à 15h20 et en 5 minutes notre autorisation est prolongée d'1 mois sans autre formalité qu'un coup de tampon. Il ne nous reste plus qu'à réserver un billet d'avion pour Santa Cruz, ce qui est fait par l'agence située à 50 mètres de l’hôtel.
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MJ Mjp Veteran ·
COCHABAMBA - SANTA CRUZ 03/08 : quelques courses matinales au supermarché voisin nous permettent d'assister une nouvelle fois à un défilé avec fanfares : des enfants très jeunes, apparemment accompagnés de leurs enseignantes, arpentent l'avenue du Prado devant une fanfare claironnante. À 10h15 le taxi nous emmène en 15 minutes vers l'aéroport. L'enregistrement est très rapide et l'embarquement a lieu à l'heure prévue. Le temps se couvre sur le parcours mais les brumes nous laissent apercevoir un paysage sans relief où serpentent de larges rivières qui paraissent sèches à cette saison. 45 minutes après nous atterrissons à Santa Cruz et les bagages sont rapidement récupérés. Des taxis modernes attendent devant l'aérogare avec des tarifs affichés: on se sent déjà dans une organisation plus maîtrisée... de larges avenues avec peu de circulation conduisent vers la ville. En 30 minutes nous arrivons devant l’hôtel. Nous partons ensuite à la recherche d'une agence qui pourrait organiser une excursion d'une journée vers Samaipata mais les prix annoncés nous paraissent prohibitifs. Nous déambulons ensuite dans les rues bordées d'arcades autour de la place principale très animée comme dans toutes les villes d'Amérique du sud.







L'atmosphère est complètement différente des autres régions traversées en Bolivie : il fait chaud, ici le pull n'est plus nécessaire. Nous sommes également surpris par les maisons du centre ville qui, pour la plupart, n'ont pas d'étage.

SANTA CRUZ DE LA SIERRA 04/08 : la pluie a commencé en fin de nuit, forte, continue, à tel point que l'eau commence à s'infiltrer sous la porte de la chambre. La pluie ne cesse pas. Dans l'après-midi nous décidons quand même d'aller prendre l'air en visitant le musée d'art moderne. Heureusement, la plupart des rues sont bordées d'arcades qui nous laissent un peu à l'abri des intempéries, mais d'énormes flaques jonchent les rues et nous devons être vigilants pour éviter la douche quand des voitures passent.







Le musée présente des œuvres diverses d'artistes sud américains présentées autour d'un vaste patio agréable. Par contre, les œuvres présentées ne nous émeuvent guère. Le temps ne s'améliorant pas, il nous faut rentrer à l’hôtel rapidement. Pour dîner, nous allons dans un restaurant italien assez proche. Surpris par les tarifs, je m'aperçois qu'il nous reste peu de bolivianos et nous devons donc nous limiter à un plat de raviolis...

SANTA CRUZ DE LA SIERRA 05/08 : il pleut toujours, mais un peu moins intensément en début de matinée. Nous devons changer d’hôtel car le notre est complet ce jour. Nous attendons une éclaircie en fin de matinée pour rejoindre le nouvel hébergement distant de 200 mètres environ. Profitant des accalmies nous partons marcher dans les rues du centre ville.



C'est dimanche et il y a très peu de monde. L'ambiance est très humide avec de nombreuses flaques d'eau. Nous nous promenons jusqu'au premier cercle, boulevard ceinturant le centre ville avec des espaces verts entre les voies de circulation. Les curieux arbres au tronc en forme de bouteille y apparaissent.



Au détour d'un virage apparaît « l'avion pirate » qui aurait fait un atterrissage forcé à cet endroit avant l'expansion de la ville. C'est devenu un lieu de promenade et de jeu.



Nous retournons par les Pozos, immense marché étalé sur plusieurs rues et seul endroit animé ce jour.

SANTA CRUZ DE LA SIERRA 06/07 : le ciel est dégagé au lever du jour mais rapidement les nuages gagnent du terrain. Nous espérons profiter des défilés de la fête nationale. En fait, seule une modeste fanfare attend devant la cathédrale et joue à la sortie de l'office. Nous constatons, à nouveau, qu'en Bolivie toutes les cérémonies officielles liées à un événement historique, aujourd'hui l'anniversaire de l'indépendance, sont accompagnées de cérémonies religieuses.





Nous décidons ensuite d'aller visiter le zoo à pied. Il est situé à un peu plus de 2 kilomètres du centre ce qui nous permet de parcourir la ville en découvrant des quartiers aux immeubles récents et de traverser des zones résidentielles verdoyantes particulièrement calmes. En ce jour de fête nationale, le zoo est fréquenté par de nombreuses familles avec enfants. Nous pouvons y observer des animaux caractéristiques de la Bolivie depuis les perroquets criards et colorés jusqu'aux jaguars en passant par les tatous, les iguanes, les tortues, les serpents, etc...







Au retour, les rues sont toujours aussi calmes à l'exception des parcs et de la place principale.

SANTA CRUZ - PARIS 07/08 : le taxi vient nous chercher à l’hôtel avec 10 minutes d'avance. La ville a retrouvé son animation après le week-end. En 30 minutes nous rejoignons l'aéroport). À l'entrée de la zone d'enregistrement l’hôtesse nous invite à emprunter la file réservée aux familles et personnes de plus de 80 ans : nos cheveux blancs ont du lui faire pitié. Ce sera d'ailleurs identique au moment de l'embarquement. Nous parcourons les boutiques pour dépenser nos derniers bolivianos mais décidons d'attendre d’être en zone d'embarquement pour vider notre porte-monnaie. Au contrôle des passeports un policier zélé nous reproche d'être resté plus de 30 jours en Bolivie et de ne pas avoir de tampon sur notre passeport. Nous lui expliquons que nous sommes rentrés à pied à Villazon où le contrôle est unique entre Argentine et Bolivie, que le papier remis à cette occasion remplace le tampon et que nous avons prolongé la durée au service de la migration de Cochabamba. Il semble obtus et ne rien vouloir comprendre. Heureusement, une de ces collègues intervient et lui explique que nous avons raison... visiblement agacé il nous délivre le tampon de sortie avec réticence. Le vol GOL vers Sao Polo décolle avec 20 minutes de retard que nous rattrapons en vol. À Sao Polo le circuit de correspondance est effectué en 20 minutes de marche. Nous atterrissons à Paris avec un quart d'heure d'avance après un vol assez turbulent sur l'Atlantique.
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TI Ticapi Globetrotter ·
Merci Jean-Pierre pour ce beau carnet.
MU Muriel18 Globetrotter ·
Oui, merci pour ce récit en images. Personnellement, j'ai préféré le début (mais c'est parce que que je songe régulièrement à aller dans la région 😉) mais la suite semble avoir été variée, avec également de beaux paysages à découvrir. Muriel
Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m'enrichis (Saint Exupéry)
MJ Mjp Veteran ·
Pour terminer ce carnet voici quelques renseignements pratiques et prix sur les transports et aussi un avis sur certains restaurants et hébergements

Buenos Aires : Hôtel patios de san Telmo : la chambre est confortable, agréablement décorée mais manque cruellement de points lumineux (1020 ARS avec pdj) Taxi vers l'aeroparque : 280 ARS

Iguazu : Depuis l'aéroport, un bus assure la desserte en porte à porte des hôtels du centre pour 150 ARS/personne Bus pour les chutes côté argentin : 170 ARS/personne/AR Bus pour les chutes côté brésilien : 80 ARS/personne/AR. Ne pas oublier son passeport pour la frontière

Salta : Taxi de l'aéroport au centre ville : 350 ARS. Restaurant végétarien, le Chirimoya, à la cuisine finement élaborée pour changer des inévitables milanaises

Tilcara : Centre andin pour l'éducation et la culture : chambre très confortable (840 ARS avec pdj). Accueil francophone

Susques : Hôtel el Kaktus chambres simples mais propres avec de l'eau chaude, le tout à un tarif raisonnable (650 ARS la chambre).

Cachi : Villa Cardon (1000 ARS la chambre avec pdj), joli bâtiment agréablement restauré avec un patio ensoleillé au calme. Superbe accueil Cuisine végétarienne au restaurant Ashpamanta.

Tolar Grande : Hospedaje El Andino : simple et propre. Attention au froid durant l'hiver, le petit radiateur peine à réchauffer la pièce.

Villazon : Taxi pour le départ des minibus : 10 bol Minibus vers Tupiza : 20 bol/personne

Tupiza : Excursion de 4 jours dans le sud Lipez et Uyuni organisée sur place avec l'agence Torre : bon contact, guide et cuisinier très sympathiques et sérieux. Organisation bien rodée

Uyuni : Bus vers Potosi : 30 bol/personne

Potosi : Taxi vers le centre ville : 10 bol Taxi du centre ville vers le nouveau terminal de bus : 20 bol Bus vers Sucre : 20 bol/personne

Sucre : Taxi vers le centre ville : 15 bol Case Verde BnB : chambres autour d'un agréable patio au calme, à 2 pas du centre (265 bol la chambre avec pdj) Condor Trekkers : découverte du cratère de Maragua sur une journée, 400 bol/personne à 4 participants Spectacle de danses folkloriques dans le centre culturel « Origenes » : 170 bol/personne avec le repas. Spectacle coloré et intéressant mais repas quelconque Taxi pour rejoindre l'aéroport : 60 bol, 1 heure de trajet

La Paz : Taxi de l'aéroport vers le centre : 80 bol Hôtel « Rendez vous » situé au fond d'une impasse très calme dans le quartier de Socopachi : 260 bol la chambre Visite de Tiwanaku avec un guide auprès de l'agence Bolivia Chacana Travel : 75 bol/personne + 100 bol/personne pour l'entrée sur le site Bus pour Cochabamba : 50 bol/personne

Copacabana : Bateau vers l'Isla del Sol : 30 bol/passager

Sorata : Guide avec taxi pour la laguna Chillata : 400 bol

Sajama : Droits d'accès au parc : 100 bol/personne

Cochabamba : Taxi de la gare routière vers hôtel : 15 bol Minibus pour Torotoro : 20 bol Billet d'avion pour Santa Cruz : 390 bols/passager avec Amazonias Taxi pour l'aéroport : 35 bols

Torotoro : Hôtel Eden à 10 mètres de l’arrêt de bus, chambre simple et correctement aménagée (190 bol avec pdj) Droit d'accès au parc : 100 bol/personne valable 4 jours Excursions autour du village: 100 bol par guide à partager entre 1 et 6 personnes Excursion vers ciudad de Itas (cité des roches) : 100 bols le guide + 280 bols pour le taxi + 5 bols/personne pour la communauté qui gère le site

Santa Cruz : Taxi de l'aéroport au centre ville : 70 bols Taxi du centre ville vers l'aéroport : 70 bols + 10 bols pour le péage
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DI Diamina Globetrotter ·
salut JP,

Ce village qui semble si déshérité dispose quand même de plusieurs hôtels, d'un distributeur bancaire et d'un poste d'essence

C'est fou ça? Est-ce qu'ils t'ont semblé récent ces nombreux hotels dont tu parles, car, en 2012 quand nous y sommes passés, je n'avais pas eu l'impression d'avoir tant de choix que ça. Nous avions dormi à l'unquillar hôtel à 3800 m d'altitude. Il faudra vraiment que nous repassions par là, je n'avais pas pris la peine de visiter le bourg à l'époque!!!

Vous avez fait vraiment fort en allant la-bas en juin: il me semble que c'est un mois encore plus froid que le mois d'aout. Merci pour ce partage.
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
MJ Mjp Veteran ·
Bonsoir, Le choix n'est pas non plus immense: nous avons aperçu 2 hôtels le long de la route principale. Nous sommes rentrés à l'intérieur du village et nous y avons découvert l'hôtel el Kaktus où nous étions seuls.... Difficile de dire si ces hôtels sont récents
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