Bonjour à tous,
Voilà je prépare pour l'été 2011 un voyage de 5 semaines qui nous fera découvrir Borneo, Bali et Lombok, et je me pose beaucoup de questions...
Voici, dans les grandes lignes, ce que nous aimerions faire :
1. les 15 premiers jours dans les environs de Kuching :
- Rainforest World Music Festival (1 jour)
- Park Bako (2 jours)
- Parc Tanjung Datu (2 jours)
- Wetlands (1 jour)
- Parc Gunung Gading
- 2 jours dans une longhouse
Pour le logement j'ai trouvé des guesthouse pas trop chères, j'ai lu qu'il vaut mieux réserver à l'avance à cause du festival qui attire pas mal de monde à Kuching début juillet.
2. les 10 jours suivants à Bali
- 3 jours à Ubud
- pour le reste on ne sait pas trop (Munduk, Jatiluwih, Gunung Batukau, Pupuan, ...
3. les 10 jours restants à Lombok
- 3 jours à Sapit (ou village alentours) pour le Rinjani
- 2 ou 3 jours dans le sud entre Selong Blanas, Kuta et Ekas (merci les carnets de lolodesiles qui nous ont vraiment donné envie de découvrir Lombok)
- 3 jours à Gili Meno (j'aurais préféré Gili Gede ou Gili Nanggu mais çà m'a l'air vraiment trop cher pour notre budget, dommage)
Voici donc mes questions :
- sachant que nous partons du 5 juillet au 11 août, faut-il tout réserver à l'avance ?(nous ne cherchons pas des hotels 3 étoiles mais plutôt des guesthouse ou homestay)
- si quelqu'un ici est déjà allé au Rainforest World Music Festival (Kuching) et peut m'en parler çà m'intéresse !
- avez-vous des conseils concernant le village de Telok Melano (Sarawak) car j'ai trouvé très peu d'infos et pourtant çà a l'air exceptionnel
- que me conseillez-vous comme itinéraire à Bali (en évitant les endroits trop touristiques - oui je sais certains me diront que si je veux éviter les endroits touristiques je ne vais pas à Bali... mais quand même cela doit bien encore exister non ?)
- avez-vous une bonne adresse à me conseiller pour se loger dans la région de Kuta (Lombok, pas Bali)
- à propos du sud de Lombok, j'ai lu avec effarement que la superbe plage de Tanjung Aan se transformerait bientôt, avec la construction d'hôtels de luxe : ou en est ce projet ?
Bon cela fait beaucoup de questions,
Merci à ceux qui voudront bien me répondre,
Marie
Bonjour,
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Je prévois de me rendre 4 semaines en Indonésie, en routard, de la mi juillet à la mi août.
Je n'ai pas encore pris mes billets d'avion, mais je vois que les prix ont l'air assez élevés🤪, et je ne sais pas quelle est la meilleure solution (meilleur rapport qualité / prix, car le prix est important mais je n'ai pas non plus envie de me taper plein de correspondances et de passer 40 heures de suite dans les avions et les aéroports...😕). Est-ce que je dois prendre mon billet tout de suite, ou j'ai encore 1 ou 2 mois devant moi ?
Je précise que c'est mon 7ème voyage en routard (déjà parti 3 fois en Inde, 2 fois au Népal pour trekker, 1 fois au Cambodge). Les liens pointent vers mes récits de voyage.
J'ai besoin de quelques conseils pour me concocter un itinéraire sympa, préparer mes principales étapes. Cela ne me dérange pas de bouger tous les 2-3 jours si c'est nécessaire pour visiter plein d'endroits, j'ai souvent fait ça dans mes précédents voyages. Pouvez-vous me donner quelques conseils de lieux où aller (avec le nombre de jours conseillé pour y séjourner) ? Sachant que je n'aime pas trop les grandes villes, je préfère la campagne et la montagne, je souhaite passer quelques jours à la plage, plutôt pour l'ambiance apaisante "bord de mer"😎 car je ne pratique ni le surf ni la plongée et je nage peu. Par contre, j'ai envie de faire du vélo. J'aime aussi les petites villes tranquilles et les villages, les temples bouddhistes et hindouistes, et j'aimerais faire 1 ou 2 treks par exemple sur des volcans. Par contre je ne suis pas fan des parcs animaliers ni des zones infestées de moustiques.
Est-il possible et réaliste sur 1 mois d'aller un peu à Java, à Bali et à Lombok ? Quelles sont les principales différences entre ces 3 îles ? Le coût de la vie y est très différent ?
Compte tenu de ces indications, comment répartir au mieux les 30 jours dont je dispose ?
Quelles sont les principales différences entre l'Indonésie et l'Inde ? notamment pour les conditions sanitaires ? (vaccins, moustiques, autres maladies, précautions alimentaires...), les transports et les hébergements ? Faut-il faire un traitement contre le palu, ou bien de bons répulsifs suffisent-ils ? J'ai dans l'idée que l'Indonésie doit ressembler un peu (beaucoup ?) à certaines parties de l'Inde (Kerala), mais je me trompe peut-être...
Merci d'avance !🙂
Hello les voyageurs :)
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage, cette fois pour un petit mois à Sulawesi, une des îles d'Indonésie qui commence à faire parler d'elle mais encore très bien préservée.
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc) Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour, l'Indonésie et nous sommes maintenant en Australie🙂
Le contexte : - Du 19 mai au 12 juin 2017 - En couple - 9ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - Rantepao et le pays Toraja - Tentena - Les îles Togians - Gorontalo - Tumbak
Allez c'est parti :)
C'est parti pour un nouveau carnet de voyage, cette fois pour un petit mois à Sulawesi, une des îles d'Indonésie qui commence à faire parler d'elle mais encore très bien préservée.
Nos carnets de voyage précédents :
3 semaines au Myanmar Un mois au Laos Que faire à Hoi An : suivez le guide (activités, restaurants, logement, etc) Six semaines aux Philippines avec Les Gros Sacs (mars / avril 2017)
Pour rappel, nous sommes actuellement en tour du monde depuis le 1er septembre 2016. Nous avons déjà parcouru le Sri Lanka, le Myanmar, la Thaïlande du Nord, le Laos, le Cambodge, le Vietnam, les Philippines, Singapour, l'Indonésie et nous sommes maintenant en Australie🙂
Le contexte : - Du 19 mai au 12 juin 2017 - En couple - 9ème destination de notre tour du monde - Les Gros Sacs = Nous = Anaïs & Florent 🙂
Sommaire du carnet : - Rantepao et le pays Toraja - Tentena - Les îles Togians - Gorontalo - Tumbak
Allez c'est parti :)
Bonsoir à tous,
Mon mari et moi avons pour projet de partir 2 semaines en Indonésie durant le mois de janvier, ou fin mars (nous hésitons encore).
Afin de préparer notre voyage, nous effectuons des recherches sur internet afin de connaitre les "immanquables" de ce pays ! Seulement, compte tenu de l'immensité de cet archipel, nous sommes un peu perdu concernant l'itinéraire! Et puis difficile de choisir, à vous lire, on a envie de tout faire 🙂
Conscients que la durée de notre séjour ne nous permettra pas de faire/voir tout ce que nous souhaiterions, nous avons fait un listing des choses que l'on aimerait, si possible, faire durant ce premier voyage...
- Superbes plages - Plongée / Surf - Visite de temple, marché - Tribu Concernant la faune et la flore : - Voir des orang outan, Dragon de Komodo, tortues - Ascension d'un volcan - Cascade (dans la jungle?)
Bien entendu, s'imprégner au maximum de la culture indonésienne, et apprendre un maximum avec les indonésiens eux même, si possible pas dans les endroits les plus touristiques, un peu hors des sentiers battus... et passer des vacances au gré de nos rencontres, sans stress, sans se speeder et courir toute la journée :-)
Nous pensions ne pas réserver d'hébergement sur place, afin de ne pas se sentir obligé de partir lorsque l'on se sent bien à un endroit mais de se fixer une limite : par exemple 5 jours ici, 3 jours là...
Au fil de nos recherches, nous avons pu retenir quelques noms : pour les plages, surf, plongée : nalu lembongan pour les orang outan : sumatra Dragon de Komodo : Komodo, bien sur! Volcan : l'ascension du rinjani à Lombok
Mais tout cela reste flou pour nous, et nous ne pouvons imaginer ce que cela peut représenter, en terme de distance, timing, etc...
Nous hésitons également sur la présence d'un guide, pour un voyage hors des sentiers battus, mais en toute sécurité. Qu'en pensez-vous?
Concernant le climat, faut-il éviter la période choisi (pluie, ...) ?
Pourriez-vous nous conseiller sur un itinéraire pouvant coller avec nos envies, (si nos envies ne sont pas farfelues pour 2semaines, bien sur!) ?
Bonne soirée
Mon mari et moi avons pour projet de partir 2 semaines en Indonésie durant le mois de janvier, ou fin mars (nous hésitons encore).
Afin de préparer notre voyage, nous effectuons des recherches sur internet afin de connaitre les "immanquables" de ce pays ! Seulement, compte tenu de l'immensité de cet archipel, nous sommes un peu perdu concernant l'itinéraire! Et puis difficile de choisir, à vous lire, on a envie de tout faire 🙂
Conscients que la durée de notre séjour ne nous permettra pas de faire/voir tout ce que nous souhaiterions, nous avons fait un listing des choses que l'on aimerait, si possible, faire durant ce premier voyage...
- Superbes plages - Plongée / Surf - Visite de temple, marché - Tribu Concernant la faune et la flore : - Voir des orang outan, Dragon de Komodo, tortues - Ascension d'un volcan - Cascade (dans la jungle?)
Bien entendu, s'imprégner au maximum de la culture indonésienne, et apprendre un maximum avec les indonésiens eux même, si possible pas dans les endroits les plus touristiques, un peu hors des sentiers battus... et passer des vacances au gré de nos rencontres, sans stress, sans se speeder et courir toute la journée :-)
Nous pensions ne pas réserver d'hébergement sur place, afin de ne pas se sentir obligé de partir lorsque l'on se sent bien à un endroit mais de se fixer une limite : par exemple 5 jours ici, 3 jours là...
Au fil de nos recherches, nous avons pu retenir quelques noms : pour les plages, surf, plongée : nalu lembongan pour les orang outan : sumatra Dragon de Komodo : Komodo, bien sur! Volcan : l'ascension du rinjani à Lombok
Mais tout cela reste flou pour nous, et nous ne pouvons imaginer ce que cela peut représenter, en terme de distance, timing, etc...
Nous hésitons également sur la présence d'un guide, pour un voyage hors des sentiers battus, mais en toute sécurité. Qu'en pensez-vous?
Concernant le climat, faut-il éviter la période choisi (pluie, ...) ?
Pourriez-vous nous conseiller sur un itinéraire pouvant coller avec nos envies, (si nos envies ne sont pas farfelues pour 2semaines, bien sur!) ?
Bonne soirée
Bonjour,
Suite à un changement de programme de voyage, nous cherchons une nouvelle destination à faire en couple pour cet été en 3 semaines pour un budget max de 1500€ (23 jours exactement et nous ne sommes pas à 100€ près). Nous voulons voir de beaux paysages, être au contact de la nature et faire des activités variées et des découvertes (comme de la randonnée, des activités près de l'eau: snorkeling ou autre près de lacs, un peu de culturel serait bien). Nous avons pensé à la Norvège et à l'Indonésie. Le Pérou+Bolivie ont été évoqués mais les billets d'avion sont plus chers vu la date avancée. Ce sont des lieux totalement différents, nous aimerions donc vos avis et si vous avez des conseils suite à nos questionnements, ils sont les bienvenus.
Pour la Norvège, voici nos hésitations: Est-ce plus judicieux d'y aller en voiture, de prendre le ferry et de camper sur place ou bien de louer un van aménagé à Oslo après un vol ou simplement y aller en avion et se déplacer en train et en bateau pour les îles ou encore de louer un véhicule depuis un autre pays sur notre trajet avant de prendre le ferry? Nous savons que le coût de la vie sur place est élevé donc ce serait plutôt en mode camping. C'est très joli les fjords, les paysages mais est-ce assez varié en activités et paysages? L'itinéraire serait assez classique avec Oslo, les fjords, îles Lofoten, Preikestolen, Bergen... On le fera un jour mais on ne sait pas si c'est pour maintenant car c'est une destination accessible par avion et c'est vrai qu'on privilégie les destinations plus lointaines quand on a plus de 2 semaines d'habitude. Des conseils pour voir le soleil de minuit? J'adorerais voir des aurores boréales mais ce n'est pas la saison. Le budget pour paraît-il réalisable?
Pour l'Indonésie: Il y a beaucoup d''îles donc il faudrait faire des choix. On a repéré Bali (on en entend tellement parler qu'on a peur de la déception), Lombok, Komodo, Flores, Rajat Ampat (très beau mais loin, en vol interne?) ou Bunaken (loin) ou Gili (plus près mais plus touristique non?) pour le snorkeling et les belles plages. Peut-être que l'arrivée se ferait à Java et à part pour voir les temples et s'acclimater, on ne voudrait pas y rester trop longtemps. Je ne sais pas encore si c'est réalisable en 3 semaines mais cela permet de lier la rando/paysages, la détente, les découvertes et le snorkeling. Nous sommes ouverts à d'autres îles ou lieux, tous les conseils sont bons à prendre, nous voudrions juste éviter les grandes villes (mais on peut y passer). Je pense que le budget est réalisable. Je ne connais pas bien mais peut-être que la Malaisie peut aussi répondre à nos attentes...
Nous avons hâte de lire vos réponses 😉
Suite à un changement de programme de voyage, nous cherchons une nouvelle destination à faire en couple pour cet été en 3 semaines pour un budget max de 1500€ (23 jours exactement et nous ne sommes pas à 100€ près). Nous voulons voir de beaux paysages, être au contact de la nature et faire des activités variées et des découvertes (comme de la randonnée, des activités près de l'eau: snorkeling ou autre près de lacs, un peu de culturel serait bien). Nous avons pensé à la Norvège et à l'Indonésie. Le Pérou+Bolivie ont été évoqués mais les billets d'avion sont plus chers vu la date avancée. Ce sont des lieux totalement différents, nous aimerions donc vos avis et si vous avez des conseils suite à nos questionnements, ils sont les bienvenus.
Pour la Norvège, voici nos hésitations: Est-ce plus judicieux d'y aller en voiture, de prendre le ferry et de camper sur place ou bien de louer un van aménagé à Oslo après un vol ou simplement y aller en avion et se déplacer en train et en bateau pour les îles ou encore de louer un véhicule depuis un autre pays sur notre trajet avant de prendre le ferry? Nous savons que le coût de la vie sur place est élevé donc ce serait plutôt en mode camping. C'est très joli les fjords, les paysages mais est-ce assez varié en activités et paysages? L'itinéraire serait assez classique avec Oslo, les fjords, îles Lofoten, Preikestolen, Bergen... On le fera un jour mais on ne sait pas si c'est pour maintenant car c'est une destination accessible par avion et c'est vrai qu'on privilégie les destinations plus lointaines quand on a plus de 2 semaines d'habitude. Des conseils pour voir le soleil de minuit? J'adorerais voir des aurores boréales mais ce n'est pas la saison. Le budget pour paraît-il réalisable?
Pour l'Indonésie: Il y a beaucoup d''îles donc il faudrait faire des choix. On a repéré Bali (on en entend tellement parler qu'on a peur de la déception), Lombok, Komodo, Flores, Rajat Ampat (très beau mais loin, en vol interne?) ou Bunaken (loin) ou Gili (plus près mais plus touristique non?) pour le snorkeling et les belles plages. Peut-être que l'arrivée se ferait à Java et à part pour voir les temples et s'acclimater, on ne voudrait pas y rester trop longtemps. Je ne sais pas encore si c'est réalisable en 3 semaines mais cela permet de lier la rando/paysages, la détente, les découvertes et le snorkeling. Nous sommes ouverts à d'autres îles ou lieux, tous les conseils sont bons à prendre, nous voudrions juste éviter les grandes villes (mais on peut y passer). Je pense que le budget est réalisable. Je ne connais pas bien mais peut-être que la Malaisie peut aussi répondre à nos attentes...
Nous avons hâte de lire vos réponses 😉
Bonjour tout le monde !
Je recherche toutes les infos possibles pour partir seule à Bali !
Merci !
Je recherche toutes les infos possibles pour partir seule à Bali !
Merci !
ça y est on est de retour et que c'est dur !!!!!
nous sommes sous le charme de Bali pour tout : paysages, gastronomie, massages, shopping et gentillesse des balinais nous avons apprecié notre circuit en privé et avions un guide genial, nous avons deja prevu d'y retourner l'été prochain
les points forts furent Ubud et les Gilli
je mettrais qq photos quand j'aurais fait le tri 1200 à trier !!!!!!!!!
nous sommes sous le charme de Bali pour tout : paysages, gastronomie, massages, shopping et gentillesse des balinais nous avons apprecié notre circuit en privé et avions un guide genial, nous avons deja prevu d'y retourner l'été prochain
les points forts furent Ubud et les Gilli
je mettrais qq photos quand j'aurais fait le tri 1200 à trier !!!!!!!!!
Bonjour,
Nous désirons mon épouse et moi même effectuer un séjour à Bali durant La 2ème quinzaine de mars 2011. L'affluence touristique ne gâche-t-elle pas le charme de l'île. Quels sont les bons plans pour découvrir Bali en évitant les hordes de touristes.
Est-t-il préférable de confier la réservation des hôtels et voiture à une agence ou bien un vol sec est suffisant ?
Faut-il se limiter à Bali ou bien envisager de compléter le séjour par une visite de Lombok et/ou l'est de Java ?
merci d'avance pour les renseignements
Bonjour a toutes et tous (et en particulier ceux qui me "connaissent" ca faisait longtemps)
Voila je part le 6 Avril prochain en Indonesie et voila le programme qu'on a prevu, qui nous convient pas vraiment voila pourquoi je fais appel a vous :
Jour 1 : Arrive a Surabaya le soir apres 23h Jour 2 : Surabaya -> Borobudur il y a parait un bus de nuit partant a 1.30 du mat et arrivant a 6h30, quelqu'un peut confirmer ? Jour 3 : Borobudur -> Wonoboso Jour 4 : Dieng plateau Jour 5 : Dieng -> Wonosobo -> Yogyakarta Jour 6 : Yogyakarta Jour 7 : Prambanan Jour 8: Yogyakarta -> train vers Solo Jour 9 : Solo -> Sangiran -> Solo Jour 10 : Solo -> Malang Jour 11 : Malang Jour 12 : Malang -> Probolinggo Jour 13 : Probolinggo -> Bromo -> Bondowoso faisable en une journee ? Jour 14 : Bondowoso -> Ijen -> Ketapang -> Bali Jour 15 : Bali Jour 16 : Bali Jour 17 : Bali Jour 18 : Bali
Ce qui nous deplait c'est que l'on aimerai passer plus de temps sur Bali, a savoir 5 voire mieux 6 jours. Donc on cherche a tronquer quelque part, pour ma part je me pose la question, Solo et Malang valent ils vraiment le coup ? Pour le reste des commentaires, suggestions sont les bienvenues.
Pour Bali rien de planifier pour l'instant, on va surement flaner a Ubud et autour du lac batur mais niveau plage par ex aucune idee...
Bref, merci d'avance pour vos avis avisés 😉
Voila je part le 6 Avril prochain en Indonesie et voila le programme qu'on a prevu, qui nous convient pas vraiment voila pourquoi je fais appel a vous :
Jour 1 : Arrive a Surabaya le soir apres 23h Jour 2 : Surabaya -> Borobudur il y a parait un bus de nuit partant a 1.30 du mat et arrivant a 6h30, quelqu'un peut confirmer ? Jour 3 : Borobudur -> Wonoboso Jour 4 : Dieng plateau Jour 5 : Dieng -> Wonosobo -> Yogyakarta Jour 6 : Yogyakarta Jour 7 : Prambanan Jour 8: Yogyakarta -> train vers Solo Jour 9 : Solo -> Sangiran -> Solo Jour 10 : Solo -> Malang Jour 11 : Malang Jour 12 : Malang -> Probolinggo Jour 13 : Probolinggo -> Bromo -> Bondowoso faisable en une journee ? Jour 14 : Bondowoso -> Ijen -> Ketapang -> Bali Jour 15 : Bali Jour 16 : Bali Jour 17 : Bali Jour 18 : Bali
Ce qui nous deplait c'est que l'on aimerai passer plus de temps sur Bali, a savoir 5 voire mieux 6 jours. Donc on cherche a tronquer quelque part, pour ma part je me pose la question, Solo et Malang valent ils vraiment le coup ? Pour le reste des commentaires, suggestions sont les bienvenues.
Pour Bali rien de planifier pour l'instant, on va surement flaner a Ubud et autour du lac batur mais niveau plage par ex aucune idee...
Bref, merci d'avance pour vos avis avisés 😉
Bonjour les routards,
Nous sommes un couple de jeunes Français à l'assaut de Bali du 15 au 28 juillet prochains.
Nous comptons acheter nos billets très très prochainement et nous débrouiller là-bas, sac au dos. Nous prévoyons entre 350 et 400€ chacun pour 11 jours sur place, avec des chambres entre 10 et 15€ dans des guest-houses (nous voudrions être immergés complètement dans la culture locale et donc éviter les hôtels). Ce qui nous plairait, c'est de se poser 2/3 jours par "zone" et graviter de là en scooter/moto.
Et pleeeeiiiiiiinnnnn de questions ! 😄En parlant de sac à dos : combien de litres ? Je (la scribe, bonne situation) suis une demoiselle d'assez petit gabarit (1m63, 50-52kg 😇), 40 litres suffisent-ils ? (+ un petit sac à main à bandoulière pour la paperasse). Sachant que nous voudrions faire des mini-treks : par exemple une rizière, le mont Batur et, si nous avons le temps, le Kawah Ijen sur Java est.Quel guide version papier ? J'ai lu sur le forum que le Lonely Planet était le meilleur ? Routard et Petit Futé à éviter ?Vaut-il mieux réserver un taxi depuis la France pour l'arrivée à Denpasar le 16/07 prévue vers 19h ? Et réserver en suivant une chambre près de Denpasar pour la première nuit ? Où ? Pour la suite du périple, j'ai lu qu'on n'avait pas à réserver longtemps à l'avance, 2 jours avant suffisaient par téléphone sur place. Même fin juillet ?
Quel "circuit" nous conseillez-vous pour 11 jours ? Qu'est-ce qui est immanquable ? Quels lieux pas (trop) touristiques nous conseillez-vous ? Par exemple, Kuta ne nous attire pas trop A PRIORI.
Scooter/moto ? Nous n'avons pas le permis moto ni en France, ni international ! Néanmoins mon ami fait de l'enduro en France sur 125 et est donc à l'aise en moto. On peut voyager à 2 sur un scooter ou ça rame sévère ? Bus pour les plus grandes distances ? A quel rythme pour le bus, pour le scooter ? Combien de kilomètres max par jour ?Quelle organisation pour les treks ? Chauffeur ? Guide francophone ? Pensez-vous que nous aurons le temps de faire la traversée jusqu'à Java et au Kawah Ijen ? Ou vaut-il mieux carrément aller sur Lombok et voir le Rinjani (3 jours de marche non ?) et les plages qui ont l'air d'être encore plus belles qu'à Bali ?25$ de visa, combien la taxe de sortie du territoire ?D'autres conseils vous viennent à l'esprit ?
Bref, toute info sera bonne à prendre je crois.
Bonne route, ride ! Et merci d'avance pour vos précieux conseils...
Laure & Laurent
Bonjour à tous,
Malgré la quantité d'informations relatives à l'Indonésie, je vous propose ici un carnet de nos 3 semaines à Java/Bali/Lombok cet été (mi-juillet, mi-aout).
Java-Bali-Lombok 15/07/09 - 09/08/09 24 jours
Taux de change : 1 € ~ 11300 Rp Budget global par personne tout inclus (matériel, vaccins, spray, transport, hébergement, visites, souvenirs, frais bancaires…) : 1500 € dont vols internationaux : Lyon-Londres avec Easyjet, un seule bagage de soute : 91 € Londres-Jakarta via Dubai avec Emirates : 555 € et vol domestique : Denpasar-Jakarta avec Air Asia : 38 €
La répartition du budget n’est pas précise car nous (ou plutôt je) avons oublié le guide dans un DAB à Lovina. Le petit déjeuner est tout le temps inclus sauf au Citra à Bandung.
Le voyage aller entre Lyon et Jakarta
Hormis que l’escale à Londres Gatwick d’une dizaine d’heures ait été longue, pas grand-chose à signaler. L’aéroport de Londres Gatwick est composé de deux terminaux, Nord et Sud, relié par une navette aérienne en quelques minutes.
Le voyage avec Emirates jusqu’à Jakarta via Dubai s’est bien passé, la nourriture est de qualité tout comme les avions (Boeing 777). A l’arrivée à Jakarta vers minuit, il faut payer le « visa on arrival » de 25 $ avant de passer les douanes. Et là c’est long ! Quasiment 2 heures je pense.
Ensuite, nous avons pris un taxi BlueBird pour aller jusqu’à Jalan Jaksa moyennant 120 000 Rp tout inclus (autoroute notamment).
L’arrivée et les premiers jours jusqu’à Yogyakarta
J1 : Nous sommes donc arrivés vers 2h30 dans une Jalan Jaksa plus qu’animée ! Cela nous rassure car nous n’avons pas réservé d’hôtel et devons en chercher un en pleine nuit. Nous commençons à avancer et tombons rapidement sur 2 touristes nous indiquant que tout est complet… Ça commence bien. Nous continuons, faisons le tour du block en s’arrêtant notamment aux 2 Ibis mais ça ne sourit pas. Nous croisons au passage quelques rats mais sinon. Cependant, il ne règne pas de climat d’insécurité. Nous finissons par trouver à l’Istana Ratu dans Jalan Jaksa (350 000 Rp, eau chaude, clim).

Couchés à 3 heures du matin, la nuit est courte. Le lendemain, nous quittons la chambre pour la gare de Gambir pour aller à Bandung le jour même. Nous trouvons une place mais il ne reste que l’executive avec clim (3h, ~ 50 000 Rp ? voir le site de Kereta Api).

Le voyage est confortable et agréable, nous arrivons à Bandung vers 17h. Et là, la galère continue ! Deux heures de marche pour trouver un hôtel qui n’est pas « full ». Nous n’avons pas vraiment compris comment tous ces hôtels/auberges étaient remplis à Bandung. Même le Moritz, repaire connu des backpackers était plein. Si quelqu’un a une réponse, je suis preneur. Ceci dit, nous atterrissons au Citra (130 000 Rp, eau froide, ni ventilo ni clim) pour passer la pire nuit de ce voyage, notre chambre donnant sur la rue. Pour couronner le tout, nous allons dîner dans un resto pas loin et nous faisons arnaquer en beauté. Il y a beaucoup de gens et plutôt des grandes tables. Les prix ne sont pas indiqués sur la carte mais vu le standing, on ne s’affole pas trop et commandons 2 plats. La nourriture est bonne mais au moment de payer, la note affiche 150 000 Rp ! On a clairement l’impression de se faire pigeonner. Je demande la carte avec les prix et en effet les plats sont à 70 000 Rp. Je demande les notes de autres tables et elles sont également salées sauf que le prix du plat ne dépend pas du nombre de personnes qui le mange. Finalement, après de longs pourparlers, nous payons et abandonnons. Nous n’avons même pas pu nous balader dans Bandung ce qui nous laisse un souvenir plutôt négatif de la ville, dommage.
J2 : Après une « bonne » nuit de sommeil, nous allons à la gare pour prendre un train classe moyenne en direction de Yogyakarta acheté la veille (8h, 120 000 Rp, ventilo). Le voyage vaut à mes yeux vraiment la peine, les paysages sont magnifiques et nous voyageons avec bon nombre de locaux. Le ventilo est suffisant et moins « coup de froid » que la clim et le train s’avère, avec le recul, être le moyen de transport le plus confortable. Le voyage passe relativement vite étant donné le spectacle aux fenêtres.
Yogyakarta et ses environs
Nous arrivons à Yogya vers 16h et il y a beaucoup de places disponibles dans les hôtels de Sosrowijayan. Nous choisissons finalement le Merapi (200 000 Rp, clim, eau chaude) où nous resterons 4 nuits. Le soir, nous dînons au Bladock, de bonne qualité mais plutôt cher (~70 000 Rp pour 2 jus de fruits, un plat et un dessert pour deux).


J3 : En ce 3ème jour, nous décidons d’aller visiter le Kraton le matin (~15 000 Rp). Le prix n’est pas excessif mais nous regrettons de ne pas avoir prix de guide car nous sommes peut être passés à côté de pas mal de choses tout seuls. Nous avons assisté à un spectacle musical d’un Gamelan (orchestre Indonésien).

L’après-midi, nous avons prix un bus climatisé sur Malioboro (le personnel de la compagnie est très sympathique et nous indique la marche à suivre) pour seulement 3000 Rp afin de se rendre aux temples Hindous de Prambanan. Le site est intéressant mais peut se parcourir assez rapidement.


En conséquence, le prix de 13 $ semble élevé à mes yeux concernant ce site qui vaut néanmoins le détour. Au retour, nous rencontrons un groupe d’écolières particulièrement intriguées par notre apparence (ceci est une remarque globale, les gens sont très intrigués par les touristes que nous étions, moins sur Bali).

L’une d’entre elles se charge de la traduction auprès de ses camarades dans un très bon anglais. Le soir, nous dînons au Superman qui affiche un excellent rapport qualité-prix (65 000 Rp pour 2 jus de fruits, 2 plats et un dessert).
J4 : Aujourd’hui, nous partons pour Borobodur. Pour cela, nous prenons un bus sur Malioboro pour aller à la gare routière où partent des bus pour Borobudur (1h30, 20 000 Rp mais le prix normal semble être de 10 000 Rp). Nous passons le temps en discutant avec un couple de Français d’une cinquantaine d’années habitués de l’Asie.
Depuis la gare de Borobudur, le site principal se situe à 1/4h à pied et l’entrée vaut 15 $, ce qui est encore assez cher mais plus en adéquation avec l’intérêt du site en comparaison avec Prambanan. J’ai été vraiment ébloui par ce site Bouddhiste grandiose par sa taille et son état général. Nous restons quelques heures avant de rentrer tranquillement vers Yogyakarta en bus.



J5 : En ce 5ème jour, nous décidons d’aller aux marché aux oiseaux qui a déménagé et se situe à présent assez loin plus au sud (se méfier car les plans de la ville ne sont pas du tout à l’échelle). Nous avançons donc en bus avant de finir à pied. Le marché est relativement vide mais la visite reste intéressante. On voit beaucoup d’oiseaux mais aussi des singes et des reptiles donc un énorme serpent enroulé dans une caisse en bois ouverte et dont le diamètre faisait largement 10 cm. Au retour, pour la première fois, la personne du bus nous a mal conseillés (il faut dire que plusieurs bus avec le même numéro n’ont pas forcément le même parcours) et nous avons voyagé une bonne heure avant de retomber sur Malioboro. Pour finir la journée, nous avons flâné un peu au marché central ainsi que dans les boutiques le long de l’avenue.
Gunung Bromo et Kawa Ijen
J6 : Après notre 4ème nuit au Merapi, nous sommes partis dans le cadre d’un tour de 3 jours organisé par Sosro Tour en direction du Bromo puis du Kawa Ijen (530 000 Rp sans négociation). Je déconseille cette agence pour sa piètre organisation. Le trajet en minibus est interminable et dure presque 12 h jusqu’à Sukapura, 10 kms avant Cemoro Lawang (nous devions dormir à Cemoro Lawang théoriquement). Nous avons changé 2 fois de minibus et poirauté à chaque fois. Nous avons subi leur organisation pendant ces 3 jours à regret et nous n’aurions pas fait pire tout seul. Par contre, pour le Kawa Ijen, ça semble compliqué en routard. Toujours est-il que nous arrivons vers 22 h au Sukapura Hotel (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) pour se lever le lendemain à 2h45 au lieu de 3h30 puisque nous ne sommes pas à Cemoro Lawang.

Le prix des Jeep pour le point de vue du Penanjakan annoncé à 70 000 Rp/personne à Yogyakarta est passé à 90 000 Rp. Un peu agacés et pas motivé pour faire partie de la file de Jeep, nous décidons d’aller au Bromo seulement à pied. Ce fut probablement un mauvais choix car la journée était belle et les photos à faire magnifiques. Nous avons un peu galéré pour trouver le chemin du Bromo de nuit et le lever du soleil n’était pas fantastique. Nous avons quand même eu le temps de se balader aux bords du cratère fumant, seul intérêt à nos yeux. De plus, je ne comprends pas qu’on puisse appeler un lieu parc national alors qu’il y a Jeeps, voitures, scooters et motos partout. En clair, nous avons été plutôt déçus du Bromo.


Ensuite, retour à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner avant de partir. Là encore, nous devions arriver à Pos Paltuding vers 15 h pour profiter de la piscine de l’hôtel Cartimore (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) et finalement nous sommes arrivés vers 19h. Les chambres n’étaient vraiment pas terribles de notre côté de l’hôtel mais le repas correct et bon marché (~15 000 Rp/plat)
J7 : Nouveau lever à 3h30 pour être prêt à 4h. Bien sûr, nous partons encore en retard, à bord d'un minibus pas du tout adapté à la route. L’environnement forestier est vraiment agréable et nous arrivons au lever du soleil au pied du Kawa Ijen. Après un peu plus d’une heure de marche, nous approchons le cratère, magnifique ! Ce site est vraiment grandiose et beaucoup mieux préservé que le Bromo à mon sens. Nous rencontrons tout au long du parcours les porteurs de souffre ramenant plusieurs de dizaines de kilos dans des paniers en bambous. C’est vraiment impressionnant et force le respect. Pour l’anecdote, une Française s’est particulièrement illustrée. Elle n’a pas voulu donné un centime pour acheter les morceaux de souffre des porteurs, ce qui peut se comprendre, et s’est ensuite empressée de ramasser des petits morceaux par terre. Pathétique… Je suis ensuite descendu dans le cratère afin de m’approcher des émanations. Il y avait du monde mais cela n’enlevait tien à la beauté de l’endroit. Je ne suis pas resté longtemps car le vent tournait et les fumées ne sont pas très agréables, que ce soit pour les voies respiratoires ou les yeux. Après être remonté du cratère puis redescendus aux minibus, nous avons repris la route en direction de Ketapang après s’être arrêtés dans une plantation de café.




A suivre...
Java-Bali-Lombok 15/07/09 - 09/08/09 24 jours
Taux de change : 1 € ~ 11300 Rp Budget global par personne tout inclus (matériel, vaccins, spray, transport, hébergement, visites, souvenirs, frais bancaires…) : 1500 € dont vols internationaux : Lyon-Londres avec Easyjet, un seule bagage de soute : 91 € Londres-Jakarta via Dubai avec Emirates : 555 € et vol domestique : Denpasar-Jakarta avec Air Asia : 38 €
La répartition du budget n’est pas précise car nous (ou plutôt je) avons oublié le guide dans un DAB à Lovina. Le petit déjeuner est tout le temps inclus sauf au Citra à Bandung.
Le voyage aller entre Lyon et Jakarta
Hormis que l’escale à Londres Gatwick d’une dizaine d’heures ait été longue, pas grand-chose à signaler. L’aéroport de Londres Gatwick est composé de deux terminaux, Nord et Sud, relié par une navette aérienne en quelques minutes.
Le voyage avec Emirates jusqu’à Jakarta via Dubai s’est bien passé, la nourriture est de qualité tout comme les avions (Boeing 777). A l’arrivée à Jakarta vers minuit, il faut payer le « visa on arrival » de 25 $ avant de passer les douanes. Et là c’est long ! Quasiment 2 heures je pense.
Ensuite, nous avons pris un taxi BlueBird pour aller jusqu’à Jalan Jaksa moyennant 120 000 Rp tout inclus (autoroute notamment).
L’arrivée et les premiers jours jusqu’à Yogyakarta
J1 : Nous sommes donc arrivés vers 2h30 dans une Jalan Jaksa plus qu’animée ! Cela nous rassure car nous n’avons pas réservé d’hôtel et devons en chercher un en pleine nuit. Nous commençons à avancer et tombons rapidement sur 2 touristes nous indiquant que tout est complet… Ça commence bien. Nous continuons, faisons le tour du block en s’arrêtant notamment aux 2 Ibis mais ça ne sourit pas. Nous croisons au passage quelques rats mais sinon. Cependant, il ne règne pas de climat d’insécurité. Nous finissons par trouver à l’Istana Ratu dans Jalan Jaksa (350 000 Rp, eau chaude, clim).

Couchés à 3 heures du matin, la nuit est courte. Le lendemain, nous quittons la chambre pour la gare de Gambir pour aller à Bandung le jour même. Nous trouvons une place mais il ne reste que l’executive avec clim (3h, ~ 50 000 Rp ? voir le site de Kereta Api).

Le voyage est confortable et agréable, nous arrivons à Bandung vers 17h. Et là, la galère continue ! Deux heures de marche pour trouver un hôtel qui n’est pas « full ». Nous n’avons pas vraiment compris comment tous ces hôtels/auberges étaient remplis à Bandung. Même le Moritz, repaire connu des backpackers était plein. Si quelqu’un a une réponse, je suis preneur. Ceci dit, nous atterrissons au Citra (130 000 Rp, eau froide, ni ventilo ni clim) pour passer la pire nuit de ce voyage, notre chambre donnant sur la rue. Pour couronner le tout, nous allons dîner dans un resto pas loin et nous faisons arnaquer en beauté. Il y a beaucoup de gens et plutôt des grandes tables. Les prix ne sont pas indiqués sur la carte mais vu le standing, on ne s’affole pas trop et commandons 2 plats. La nourriture est bonne mais au moment de payer, la note affiche 150 000 Rp ! On a clairement l’impression de se faire pigeonner. Je demande la carte avec les prix et en effet les plats sont à 70 000 Rp. Je demande les notes de autres tables et elles sont également salées sauf que le prix du plat ne dépend pas du nombre de personnes qui le mange. Finalement, après de longs pourparlers, nous payons et abandonnons. Nous n’avons même pas pu nous balader dans Bandung ce qui nous laisse un souvenir plutôt négatif de la ville, dommage.
J2 : Après une « bonne » nuit de sommeil, nous allons à la gare pour prendre un train classe moyenne en direction de Yogyakarta acheté la veille (8h, 120 000 Rp, ventilo). Le voyage vaut à mes yeux vraiment la peine, les paysages sont magnifiques et nous voyageons avec bon nombre de locaux. Le ventilo est suffisant et moins « coup de froid » que la clim et le train s’avère, avec le recul, être le moyen de transport le plus confortable. Le voyage passe relativement vite étant donné le spectacle aux fenêtres.
Yogyakarta et ses environs
Nous arrivons à Yogya vers 16h et il y a beaucoup de places disponibles dans les hôtels de Sosrowijayan. Nous choisissons finalement le Merapi (200 000 Rp, clim, eau chaude) où nous resterons 4 nuits. Le soir, nous dînons au Bladock, de bonne qualité mais plutôt cher (~70 000 Rp pour 2 jus de fruits, un plat et un dessert pour deux).


J3 : En ce 3ème jour, nous décidons d’aller visiter le Kraton le matin (~15 000 Rp). Le prix n’est pas excessif mais nous regrettons de ne pas avoir prix de guide car nous sommes peut être passés à côté de pas mal de choses tout seuls. Nous avons assisté à un spectacle musical d’un Gamelan (orchestre Indonésien).

L’après-midi, nous avons prix un bus climatisé sur Malioboro (le personnel de la compagnie est très sympathique et nous indique la marche à suivre) pour seulement 3000 Rp afin de se rendre aux temples Hindous de Prambanan. Le site est intéressant mais peut se parcourir assez rapidement.


En conséquence, le prix de 13 $ semble élevé à mes yeux concernant ce site qui vaut néanmoins le détour. Au retour, nous rencontrons un groupe d’écolières particulièrement intriguées par notre apparence (ceci est une remarque globale, les gens sont très intrigués par les touristes que nous étions, moins sur Bali).

L’une d’entre elles se charge de la traduction auprès de ses camarades dans un très bon anglais. Le soir, nous dînons au Superman qui affiche un excellent rapport qualité-prix (65 000 Rp pour 2 jus de fruits, 2 plats et un dessert).
J4 : Aujourd’hui, nous partons pour Borobodur. Pour cela, nous prenons un bus sur Malioboro pour aller à la gare routière où partent des bus pour Borobudur (1h30, 20 000 Rp mais le prix normal semble être de 10 000 Rp). Nous passons le temps en discutant avec un couple de Français d’une cinquantaine d’années habitués de l’Asie.
Depuis la gare de Borobudur, le site principal se situe à 1/4h à pied et l’entrée vaut 15 $, ce qui est encore assez cher mais plus en adéquation avec l’intérêt du site en comparaison avec Prambanan. J’ai été vraiment ébloui par ce site Bouddhiste grandiose par sa taille et son état général. Nous restons quelques heures avant de rentrer tranquillement vers Yogyakarta en bus.



J5 : En ce 5ème jour, nous décidons d’aller aux marché aux oiseaux qui a déménagé et se situe à présent assez loin plus au sud (se méfier car les plans de la ville ne sont pas du tout à l’échelle). Nous avançons donc en bus avant de finir à pied. Le marché est relativement vide mais la visite reste intéressante. On voit beaucoup d’oiseaux mais aussi des singes et des reptiles donc un énorme serpent enroulé dans une caisse en bois ouverte et dont le diamètre faisait largement 10 cm. Au retour, pour la première fois, la personne du bus nous a mal conseillés (il faut dire que plusieurs bus avec le même numéro n’ont pas forcément le même parcours) et nous avons voyagé une bonne heure avant de retomber sur Malioboro. Pour finir la journée, nous avons flâné un peu au marché central ainsi que dans les boutiques le long de l’avenue.
Gunung Bromo et Kawa Ijen
J6 : Après notre 4ème nuit au Merapi, nous sommes partis dans le cadre d’un tour de 3 jours organisé par Sosro Tour en direction du Bromo puis du Kawa Ijen (530 000 Rp sans négociation). Je déconseille cette agence pour sa piètre organisation. Le trajet en minibus est interminable et dure presque 12 h jusqu’à Sukapura, 10 kms avant Cemoro Lawang (nous devions dormir à Cemoro Lawang théoriquement). Nous avons changé 2 fois de minibus et poirauté à chaque fois. Nous avons subi leur organisation pendant ces 3 jours à regret et nous n’aurions pas fait pire tout seul. Par contre, pour le Kawa Ijen, ça semble compliqué en routard. Toujours est-il que nous arrivons vers 22 h au Sukapura Hotel (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) pour se lever le lendemain à 2h45 au lieu de 3h30 puisque nous ne sommes pas à Cemoro Lawang.

Le prix des Jeep pour le point de vue du Penanjakan annoncé à 70 000 Rp/personne à Yogyakarta est passé à 90 000 Rp. Un peu agacés et pas motivé pour faire partie de la file de Jeep, nous décidons d’aller au Bromo seulement à pied. Ce fut probablement un mauvais choix car la journée était belle et les photos à faire magnifiques. Nous avons un peu galéré pour trouver le chemin du Bromo de nuit et le lever du soleil n’était pas fantastique. Nous avons quand même eu le temps de se balader aux bords du cratère fumant, seul intérêt à nos yeux. De plus, je ne comprends pas qu’on puisse appeler un lieu parc national alors qu’il y a Jeeps, voitures, scooters et motos partout. En clair, nous avons été plutôt déçus du Bromo.


Ensuite, retour à l’hôtel pour prendre le petit-déjeuner avant de partir. Là encore, nous devions arriver à Pos Paltuding vers 15 h pour profiter de la piscine de l’hôtel Cartimore (inclus dans le tour, eau chaude, ni ventilo ni clim) et finalement nous sommes arrivés vers 19h. Les chambres n’étaient vraiment pas terribles de notre côté de l’hôtel mais le repas correct et bon marché (~15 000 Rp/plat)
J7 : Nouveau lever à 3h30 pour être prêt à 4h. Bien sûr, nous partons encore en retard, à bord d'un minibus pas du tout adapté à la route. L’environnement forestier est vraiment agréable et nous arrivons au lever du soleil au pied du Kawa Ijen. Après un peu plus d’une heure de marche, nous approchons le cratère, magnifique ! Ce site est vraiment grandiose et beaucoup mieux préservé que le Bromo à mon sens. Nous rencontrons tout au long du parcours les porteurs de souffre ramenant plusieurs de dizaines de kilos dans des paniers en bambous. C’est vraiment impressionnant et force le respect. Pour l’anecdote, une Française s’est particulièrement illustrée. Elle n’a pas voulu donné un centime pour acheter les morceaux de souffre des porteurs, ce qui peut se comprendre, et s’est ensuite empressée de ramasser des petits morceaux par terre. Pathétique… Je suis ensuite descendu dans le cratère afin de m’approcher des émanations. Il y avait du monde mais cela n’enlevait tien à la beauté de l’endroit. Je ne suis pas resté longtemps car le vent tournait et les fumées ne sont pas très agréables, que ce soit pour les voies respiratoires ou les yeux. Après être remonté du cratère puis redescendus aux minibus, nous avons repris la route en direction de Ketapang après s’être arrêtés dans une plantation de café.




A suivre...
Bonjour a vous tous,
Je me permet de vous demander votre avis, parant pour Bali en Octobre.
Je suis a la recherche d'un hotel a Bali en bord de mer.
Voici mes préférences:
Hotel de charme. Calme et donnant sur a la plage, si possible sur la plus belle plage de Bali ;) Piscine Petit déjeuner de qualité
Budget: 150euro par nuit max.
J'ai en effet surfer sur agoda.com mais je ne trouve rien dans mon budget. La plus part des beaux hôtels sont a environs 350 500 euros la nuit...
Auriez-vous des hôtels a me recommander avec ce budget plus raisonnable?
Merci beaucoup par avance
Je me permet de vous demander votre avis, parant pour Bali en Octobre.
Je suis a la recherche d'un hotel a Bali en bord de mer.
Voici mes préférences:
Hotel de charme. Calme et donnant sur a la plage, si possible sur la plus belle plage de Bali ;) Piscine Petit déjeuner de qualité
Budget: 150euro par nuit max.
J'ai en effet surfer sur agoda.com mais je ne trouve rien dans mon budget. La plus part des beaux hôtels sont a environs 350 500 euros la nuit...
Auriez-vous des hôtels a me recommander avec ce budget plus raisonnable?
Merci beaucoup par avance
We’ve read it all about Bali: mass tourism, non-stop parties, ferry disasters, the kingdom of “Instagrammers,” pollution, “Bali belly”... But luckily, this island isn’t just about Kuta’s beaches and the Lempuyang Temple.
Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Sure, it’s not as exotic or off-the-beaten-path as other Indonesian islands (the Moluccas, Timor, Flores...), but we spent 3 weeks there and loved it!
Our (planned) itinerary in 7 stops: - Ubud (4 nights) - Sidemen (2 nights) - Gili Meno (3 nights) - Amed (2 nights) - Pemuteran (4 nights) - Munduk (2 nights) - Jatiluwih (2 nights)

We booked our accommodations in advance, and for the rest (drivers, activities...), we took it day by day with help from the homestays (making sure to contact them a few days ahead via WhatsApp).
In the end, it’s an “easy” destination, very affordable, and one that’s managed to keep a certain authenticity.

Bonjour,
Voilà je n'arrive pas à me décider.
Je vais partir un mois en Asie du sud-est cet été (26 juin-28 juillet à peu près).
J'envisage de passer deux semaines en Malaisie et deux autres en Indonésie selon le trajet suivant (je n'ai pas encore décidé le nombre de jours à chaque endroit) :
Arrivé sur Kuala Lumpur je file direct : Perenthian-Tamen Nagara-Cameron Highlands-Malacca-Kuala Lumpur puis après quelques jours sur KL :
Jakkarta-Yoghyarta-Kawah Ijen-Denpassar (peut-être les alentours : Kuta, Ubud, Langbok)-Makassar (ou un endroit sympa dans le coin) et retour à Paris en passant par KL.
Tous mes vol se feront sur Air Asia (Paris-KL, KL-Khota Baru, KL-Jakkarta, Makassar-KL, KL-Paris) sauf le Denpassar-Makassar car je ne veut pas repasser par KL. Le reste du temps se sera bus et Ferry.
Est-ce trop (temps pour profiter et fatigue) ? N'est t'il pas judicieux de faire uniquement la Malaisie cette année et l'Indonésie l'an prochain ? Les voyages sont un gros kiff pour moi donc pas de soucis je retournerai dans cette partie du globe.
Si je me concentre sur la Malaisie cette année je resterais plus longtemps à chaque endroits et poursuivrais bien jusqu'à Singapour depuis Malacca et l'an prochain j'irais surement à Sumatra en plus de Java, Bali et Sulawesi.
J'aime les décors de carte postales, les excursions (en solo et pas trop fatiguante), m'en mettre plein les yeux (a pied, en scooter, dans l'eau, sur une montagne, sur la Lune...), aller à la rencontre des autres et découvrir d'autres cultures, le shopping et faire la fête (des vacances bien urbaines quoi ; à titre d'exemple je suis dingue de Tokyo et ça va être un crève coeur d'annuler mes vacances en avril).
Rien d'original mais qu'en pensez-vous ?
Voilà je n'arrive pas à me décider.
Je vais partir un mois en Asie du sud-est cet été (26 juin-28 juillet à peu près).
J'envisage de passer deux semaines en Malaisie et deux autres en Indonésie selon le trajet suivant (je n'ai pas encore décidé le nombre de jours à chaque endroit) :
Arrivé sur Kuala Lumpur je file direct : Perenthian-Tamen Nagara-Cameron Highlands-Malacca-Kuala Lumpur puis après quelques jours sur KL :
Jakkarta-Yoghyarta-Kawah Ijen-Denpassar (peut-être les alentours : Kuta, Ubud, Langbok)-Makassar (ou un endroit sympa dans le coin) et retour à Paris en passant par KL.
Tous mes vol se feront sur Air Asia (Paris-KL, KL-Khota Baru, KL-Jakkarta, Makassar-KL, KL-Paris) sauf le Denpassar-Makassar car je ne veut pas repasser par KL. Le reste du temps se sera bus et Ferry.
Est-ce trop (temps pour profiter et fatigue) ? N'est t'il pas judicieux de faire uniquement la Malaisie cette année et l'Indonésie l'an prochain ? Les voyages sont un gros kiff pour moi donc pas de soucis je retournerai dans cette partie du globe.
Si je me concentre sur la Malaisie cette année je resterais plus longtemps à chaque endroits et poursuivrais bien jusqu'à Singapour depuis Malacca et l'an prochain j'irais surement à Sumatra en plus de Java, Bali et Sulawesi.
J'aime les décors de carte postales, les excursions (en solo et pas trop fatiguante), m'en mettre plein les yeux (a pied, en scooter, dans l'eau, sur une montagne, sur la Lune...), aller à la rencontre des autres et découvrir d'autres cultures, le shopping et faire la fête (des vacances bien urbaines quoi ; à titre d'exemple je suis dingue de Tokyo et ça va être un crève coeur d'annuler mes vacances en avril).
Rien d'original mais qu'en pensez-vous ?
Bonjour à tous les esprits vagabonds,
On ne parvient pas à trancher entre ces 2 destinations. Avez-vous des arguments en faveur de l'une ou l'autre ? Dans les petites îles de la Sonde, on envisagerait : Flores, les archipels à l'est (Alor, …), Sumba, Timor. Mais là aussi, nous ne savons pas comment choisir.
Voici ce que nous cherchons : des coins hors sentiers battus des cultures traditionnelles (modes de vie, villages, habitat, coutumes) on est fort intéressés par les volcans et par les forêts, environnements sauvages, mangroves …
Et ce qui ne nous branchent pas beaucoup : plages, resorts, spectacles folkloriques, grandes villes.
Nous disposons de 6 ou 7 semaines sur place. Que peut-on visiter dans ce délai ? Précisons que nous préférons prendre notre temps pour approfondir une zone plutôt que de passer en courant. Par exemple, en 7 semaines, nous avons vu une partie de Sulawesi , qui correspondait bien à nos attentes. (Si vous avez besoin d'infos précises, on est à votre disposition).
Merci pour vos retours d'expériences. Cordialement
On ne parvient pas à trancher entre ces 2 destinations. Avez-vous des arguments en faveur de l'une ou l'autre ? Dans les petites îles de la Sonde, on envisagerait : Flores, les archipels à l'est (Alor, …), Sumba, Timor. Mais là aussi, nous ne savons pas comment choisir.
Voici ce que nous cherchons : des coins hors sentiers battus des cultures traditionnelles (modes de vie, villages, habitat, coutumes) on est fort intéressés par les volcans et par les forêts, environnements sauvages, mangroves …
Et ce qui ne nous branchent pas beaucoup : plages, resorts, spectacles folkloriques, grandes villes.
Nous disposons de 6 ou 7 semaines sur place. Que peut-on visiter dans ce délai ? Précisons que nous préférons prendre notre temps pour approfondir une zone plutôt que de passer en courant. Par exemple, en 7 semaines, nous avons vu une partie de Sulawesi , qui correspondait bien à nos attentes. (Si vous avez besoin d'infos précises, on est à votre disposition).
Merci pour vos retours d'expériences. Cordialement
Cher Alan
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.
Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...
Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.
J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁
Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎
Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....
avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »
C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)
Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂
Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »
Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠
Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂
Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j���ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu
L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.
C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !
Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !
Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…
Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...
Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉
Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !
La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕
Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛
Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…
Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »
Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits
et les marchandes de poisson
Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok
mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks
Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.
Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin
La route continue à monter à travers la forêt
pour atteindre le sommet
puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau
la belle plage de sable blanc
les couchers de soleil
les sorties de snorkeling
tout baigne quoi !
A suivre... La suite est un peu plus bas...
A toi qui a tant aimé le sud de Lombok et qui sait si bien transmettre ton amour pour cet endroit, je voulais te faire un petit cadeau. A lire à ta prochaine nuit blanche… 🙂
1 mois chez les Sasaks, à Lombok
Préambule
C’est mon premier carnet de voyage. Il ne donne pas de renseignements pratiques sur Lombok mais raconte une histoire vécue. D’habitude je n’éprouve pas le besoin d’en faire. Mais cette fois, j’avais vraiment besoin de raconter cette belle aventure humaine que j’ai vécue en Indonésie, avec les Sasaks, habitants de l’île de Lombok, et qui m'a profondément marqué. Bonne lecture.Afin de fuir Bali au mois d'août, je viens d'atterir à Mataram, la capitale de Lombok, l'île voisine... à défaut de n'avoir pas trouvé un vol plus loin !
J'ai trouvé une bonne adresse pour louer un scooter: à 3€ la journée, je ne discute pas le prix, d’autant que M. SUBHI (tel 08 19 29 200 027) est un des rares loueurs à accepter qu’on puisse passer ses scooters dans les ferrys ! Chouette alors, je vais pouvoir la faire ma traversée des îles de la Sonde ! 🙂
Dans mon guide, on parle « d’îles paradisiaques » dans la baie de Sekotong, au Sud Ouest. Apparemment peu de possibilités d'hébergements, ça doit être pour ça que c'est paradisiaque 😛 Après avoir acheté une carte très précise de Lombok au shopping center de Mataram, je me dirige vers Sekotong. C’est une belle route goudronnée, pittoresque, sur laquelle circulent parfois des véhicules hippomobiles...

Je décide d’aller jusqu’à la fin de la route, jusqu’à Bangko-Bangko, comme ça, pour voir…. A 30 km du but, le goudron laisse place à une piste empierrée qui se détériore au fil des kilomètres et qui se termine par une piste genre trial… 😏
J’arrive enfin dans le petit village de pêcheurs de Bangko-Bangko. Je trouve un villageois qui parle quelques mots d’anglais et lui demande s’il y a une possibilité de dormir dans le village. Après de longues tentatives d’explications, je finis par comprendre qu’un certain Suderman peut m’héberger. Il réside à 3km de là, dans le village de Seledong. La barrière de la langue complique un peu ma recherche mais je finis par trouver une jolie maison avec des peintures de Walt Disney dessus.
Suderman est un jeune Sasak d’une vingtaine d’années qui parle anglais. Il m’accueille avec un grand sourire et me montre la chambre. Il me propose de me préparer un repas, en l’échange d’1€ pour aller faire des courses dans le village. A la lueur de la lampe à pétrole, nous mangerons ensemble puis passerons la soirée à discuter avec son voisin, un sympathique marginal qui a décidé de vivre détaché complètement du matériel, de pratiquer la méditation et qui m’explique qu’il est heureux car il dort dehors, sous les étoiles… 🙂
Le lendemain, Suderman aimerait bien que je reste mais moi je veux aller voir ces fameuses « iles paradisiaques » non loin de là. C’est tout un archipel, apparemment la plus connue et la plus belle c’est Gili Nanggu, mais je choisis finalement Gili Gede, de peur que Gili Nanggu soit trop touristique ! Suderman m’a expliqué où je peux trouver des pêcheurs pour me conduire à Gili Gede. Je tente de négocier avec eux le prix de la traversée mais en vain… j’ai beau écrire dans le sable avec un bâton le prix que je veux payer, ils font mine de ne pas comprendre. Bah, tant pis, je paierai le prix pour touriste (3€…)
La traversée est rapide et le bateau me dépose sur une petite plage de Gili Gede. Avec ma carte très précise, je peux envisager de faire le tour complet de l’île à pieds. Je tombe nez-à-nez avec un petit papy qui parle un peu anglais et s’improvise comme guide. Nous passerons quelques heures ensemble. L’île est calme, et authentiquement peuplée de pêcheurs Sasaks qui adorent se faire photographier.

Par contre, les plages ne sont pas à la hauteur de l’idée que je me fais d’une « île paradisiaque » 😉
Peu importe, le dépaysement est là et les gens sont adorables. Je suis même invité par une famille à partager son repas.J’ai demandé à mon bateau de venir me rechercher à 15h. Avant d’embarquer, je remercie vivement mon petit papy de m’avoir guidé à travers ces villages pittoresques. Bizzare, il ne me demande pas d’argent. Gêné, je lui glisse l’équivalent d’1€ avec un « thank you for good guide » juste avant de monter dans le bateau, il me remercie avec un grand sourire.
Je remonte sur le scooter. J’hésite… il fait nuit dans 3h… je retourne chez Suderman ou je continue ma route ? J’opte pour la 2ème solution. Mon bouquin mentionne l’existence de cottages à Selong Blanak. C’est un peu loin mais il n’y a pas plus près.
J’emprunte une petite route secondaire qui s’élève à travers la montagne. La route est défoncée et glissante mais elle est splendide, je traverse pleins de villages Sasak, accueilli par des « hello Mister !» et une multitude de sourires. Heureusement que j’ai acheté une bonne carte, car je navigue en terre totalement inconnue… même dans mon bouquin...😛
A chaque fois que je demande ma direction, c’est un attroupement autour de moi, des rires, et des invitations à venir boire le café… Le temps passe et le soleil décline…
J’arrive enfin sur la côte dans le petit village de Sepi. Nouvel attroupement. Je demande « Selong Blanak ? » et là un jeune semble étonné et me fait un non de la tête + le signe du coupe-gorge. Gloups… 😐 Qu’entend-t’il par là ? La route défoncée est dangereuse de nuit ou bien il y a des méchants Sasaks dans le coin ? Impossible de savoir, son anglais est trop limité. Il me parle de « bungalow Pancing », un petit village beaucoup plus proche. La nuit est tombée mais pas le choix je dois trouver ces bungalows !
A la sortie d’un village, on m’indique Pancing d’un signe de la main, puis à l’entrée d’un autre, on me l’indique dans l’autre sens… J’en déduis donc que j’ai du louper un carrefour entre les 2… Et en effet, avec difficulté je finis par trouver dans la pénombre un petit chemin de terre. La chance me sourit : un scooter passe par là, je lui demande « Pancing ? » « ya » me répond-il. Ouf ! Me voila embarqué dans ce petit chemin, de nuit, au milieu des champs de tabac…
J’arrive enfin dans un village, et je demande « bungalows ? » On m’indique la direction. Et puis je redemande encore, et encore, et encore… m’enfin ces bungalows ils sont au bout du monde ou quoi ? Des enfants finissent par prendre pitié de moi et me conduisent en courant, moi et mon scooter, vers les bungalows.
Là, un gardien m’accueille. Ouf, il parle anglais…il me dit gentiment que c’est un centre de plongée mais qu’il est fermé. Seulement il fait nuit et je n’ai rien pour dormir. Le gardien est embarrassé… « C’est qu’il n’y a plus d’eau dans les bungalows... » « Tant pis au point où j’en suis… » « Il faut que je téléphone au propriétaire. Je ne sais pas quoi faire » « Tu crois que tu as vraiment besoin de lui ? On peut s’arranger tous les 2 non ? » Il réfléchit. Il finit par me proposer la chambre d’un employé de l’hôtel. C’est un lit superposé, il faudra que je dorme en dessous du jardinier. « Combien je te donne ? » « Je ne sais pas, ce que tu veux… Au fait, as-tu mangé ? » « Ben heu… non » « Ma femme a préparé un repas si tu veux » « C’est pas de refus ! Merci ! »
Nous passerons la soirée à discuter de pleins de choses. Il a 34 ans, comme moi, et il est sidéré de me voir célibataire alors que lui il a déjà une femme et des enfants ! Dans la conversation, Il m’explique que le propriétaire australien du centre de plongée est en conflit avec son TO, l’un veut 100$ la nuit, l’autre 150$...🤪 « ben dis donc, j’ai de la chance qu’il ait fermé son centre, ton patron ! » « oui, moi aussi je content que ce soit fermé, car je n’ai pas trop de travail. D’habitude, à cette période, je trime 18h par jour et je ne suis payé que 40€ par mois. Ce n’est pas très motivant et si j’étais mieux payé je travaillerais mieux». Je suis écoeuré… « Il est sacrément gonflé ton patron. S’il doublait ta paye, ça ne le ferait pas tellement boiter, vu le prix des chambres, tu ne trouves pas ?» « oui mais pour l’instant je n’ai pas d’autre travail. Il n’y a pas de travail dans la région. Tous les hôtels ont fait faillite, notamment celui de Selong Blanak où tu voulais te rendre…. »
Après une à peu près bonne nuit (ce jardinier, un sacré ronfleur…) j’ai droit à un petit déjeuner. Je paye ma nuit 8€ (une très bonne somme pour le pays). Ce matin il a plu et le chemin est très glissant. Mon scooter est incontrôlable et je finis par me vautrer dans la boue sous l’œil amusé des fermiers dans leur champ de tabac…
Continuons vers Selong Blanak… Petit stop au hasard d’un virage dans un petit village de pêcheurs qui cultivent des algues.

Depuis 10 bonnes minutes, 2 jeunes Sasaks en scooter me suivent. Je sens bien qu’ils veulent me dire un truc. Je stoppe. « hello mister… what is your name ? (etc…) veux tu venir prendre le café dans ma maison » « 🙂 ! si c’est pas loin… » Un des 2, Zamak, se propose de conduire mon scooter. Je lui laisse le guidon. Me voila à nouveau sur des petits chemins sillonnant les champs de tabac, passager d’un Sasak fier de transporter « son » touriste ! Me voilà arrivé dans le bled. Nouvel attroupement.
Je prête mon appareil photo à Zamak pour poser avec un Sasak tout content d’avoir été choisi.

On me sert le café puis on m’invite à manger. Voyageant léger, je n’ai rien à leur offrir à part de l’argent et il n’en est pas question. Gêné, je refuse la proposition. Je les remercie pour ce bon café et demande à Zamak de me raccompagner jusqu’à la route car seul je serai incapable de retrouver mon chemin. Au moment de nous séparer, il me demande : « STP – tu n’aurais pas un livre de grammaire anglaise ? » « Non, je suis sincèrement désolé » lui dis-je avec regret « Tant pis. Au revoir et merci d’être venu » « Merci Zamak »
Kuta n’est plus très loin. Je me dis « je vais aller acheter ce bouquin et je vais lui ramener ». Et puis je dois vite me rendre à l’évidence : je n’arriverai jamais à retrouver son village perdu au milieu des champs…🙁

Enfin j’arrive à un embranchement. Je me rends compte que j’ai loupé la route de Selong Blanak et que j’ai pris l’intérieur des terres. Tant pis, ou tant mieux ! Cap sur Kuta.
Kuta Lombok, c’est l’antithèse de Kuta Bali. Tranquille, peu d’infrastructures, belle plage. Aah, on est bien ici ! Je me trouve un hébergement tout neuf : je suis le tout premier client et je dois faire attention où je mets les pieds car la dalle en ciment pour accéder à ma chambre n’est pas tout à fait sèche ! Je vais faire un tour sur la plage. Pas un touriste ce jour là. 😎

Kuta, c’est un lieu d’hébergement pour surfeurs, et dans la journée, ils ne sont pas à Kuta mais sur les plages environnantes (surtout Mauwi). Je suis abordé par Monika, la seule vendeuse de la plage. Elle me propose des Sarongs. Elle est très intéressante à discuter et nous parlons un petit moment. Comme elle est sympa et parle très bien l’anglais, je finis par lui acheter un sarong et un petit collier en coquillages. Elle est contente car ce soir elle pourra se payer le bémo (2€) lui permettant de rentrer dans son village voir sa mère.
Selong Blanak est à 20km à l’ouest de Kuta. Aujourd’hui j’y vais, faut quand même que j’arrive à trouver ce bled, annoncé avec une plage magnifique dans mon guide ! Mon guide comporte également un petit encadré disant que l’endroit peut être un peu dangereux… Arf… ils sont tellement cool ces Sasaks que franchement… même pas peur !! 😛
La route qui mène à Selong Blanak est superbe et offre de très belles vues panoramiques sur la côte.
Petit arrêt de 2h de bronzette sur la belle plage de Maun. 
Nous sommes 5 touristes sur la plage… 😎
Je zappe la plage de Mauwi, avec ses surfeurs et son entrée payante, et j’arrive à Selong-Blanak en début d’après-midi.
Sitôt le scooter stationné, 4 enfants viennent me poser des questions en anglais. Il ont fini l’école à midi et reprennent à 15h. Ils me demandent si je ne peux pas leur donner un dico d’anglais ou bien un ballon de foot, mais je ne transporte pas ça dans mon sac à dos ! 😕
La plage est magnifique....

avec ces bateaux colorés
et ses habitants qui adorent se faire photographier !
Un jeune Sasak vient nous rejoindre et commence à me parler. Il s’appelle Dadi, il a 19 ans, et il m’explique qu’il veut pratiquer son anglais. Il a arrêté ses études au collège, mais n’a pas pu continuer au lycée car ses parents n’ont pas les moyens de payer 10 à 20€ de frais de scolarité par mois. Nous causons, nous nageons, nous sympathisons alors il me propose d’aller prendre un café chez sa mère.
« Par contre je te préviens ma maison elle n’est pas belle »
« M’en fous ! »C’est une hutte en tôle ondulée et en bambou, recouverte de papier journal en guise de papier peint. Je pense que c’est pour consolider le tout. Il doit les lire ces journaux car il connaît très bien les grands évènements de ce monde. Par exemple, il apprécie Jacques Chirac pour sa non-intervention en Iraq ! Ce n’est pas la première fois que j’entends ça en voyage, c’est fou ce que cette prise de position a rendu J. Chirac populaire dans le monde !
En sirotant notre café made in Lombok (avec un très fort goût de cannelle), il me parle de sa famille. Il vit ici avec sa mère et sa sœur, qui vient d’avoir un bébé. Il a un oncle et des amis à Kuta, mais ça fait au moins un mois qu’il ne les a pas vu faute d’argent. Le ticket de bémo coûte 1€… 😐
« Ben je peux t’emmener à Kuta en scooter 🙂 Je loge là-bas...» « D’accord mais uniquement si tu acceptes de me ramener, car je n’ai aucun moyen de locomotion » « Pas de problème » (la route est tellement belle !)

Dadi tremble. Ses vêtements ne sont pas encore secs de la baignade et il n’a rien pour se changer. Afin de voyager léger, je n’ai pris, comme vêtements chauds, que des vêtements techniques de montagne. Je lui prête ma veste polaire Millet et mon pantalon Helly Hansen… en me gardant bien de lui dire qu’il en a au moins pour 150€ sur lui ! 🤪
Arrivés à Kuta, je le dépose au marché et on se donne rendez-vous le lendemain matin au même endroit. Surprise plus tard dans la soirée, Dadi me cherche partout ! Il n’a pas de chance : son oncle est parti à Sengkol et ses amis ne sont pas là non plus, il est seul et n’a rien à manger…
Gêné, il me demande si je veux bien lui donner 1 ou 2€ pour aller s’acheter à manger. Je suis gêné moi aussi, car nous sommes devant l’entrée du resto, et on vient juste de m’apporter mon repas… Soit je me tape la honte si je le fais attendre devant le resto, soit il risque de se sentir très mal à l’aise s’il rentre dans le resto. Il me faut bien prendre une décision, la moins pire : « viens plutôt manger avec moi »
C’est un resto pour touriste et chaque plat vaut entre 10 et 30000 roupiah (1 à 3€), ça m’embête qu’il voit les prix alors qu’il vit lui-même certainement en dessous du seuil de pauvreté. Mais le plus gêné c’est encore lui : il choisit juste un bol de riz blanc (0.30€) « Dadi, commande un plat comme moi. Prends ce qui te plait, je te l’offre avec plaisir »
Je le reconduis au marché… Je suis sûr qu’il va dormir dehors… Je lui propose le 2ème lit inoccupé de ma chambre, mais bon ça m’arrange qu’il refuse car je me voyais mal débarquer avec lui !
Il est inquiet : « Tu es sûr que tu viens me chercher demain matin ?» « oui, sûr » (il peut dormir tranquille, j’ai envie de récupérer mes fringues !! 😄) Le lendemain j’aurai la confirmation qu’il a dormi dehors : « Il a fait froid cette nuit, heureusement que ta veste orange m’a tenu chaud… »
Je le ramène donc chez lui comme promis. En route, on s’arrête dans un marché local et je lui prends une portion de riz enveloppée dans une feuille de bananier vu qu’il n’a pas mangé. Je lui fais également acheter un ballon de foot, sans me montrer, pour l’avoir au tarif local…
Arrivé à Selong-Blanak, je retrouve les enfants d’hier et je leur offre le ballon de foot dont ils rêvaient. Quel plaisir de les voir heureux, jouer au foot avec mon ballon tout neuf ! 🙂

Je reprends un café chez la mère de Dadi. Cette fois, pas de sucre dans le café, car pas d’argent pour en acheter. Son père cultive le tabac, et en ce moment la famille n’a aucun revenu car le tabac n’est pas encore assez mûr pour être vendu… Je ne dis rien, je ne sais pas si c’est une tentative déguisée de me demander de l’argent ou si c’est réel…
Il est midi. Je pense que sa mère va m’inviter à manger, comme le font volontiers tous les Sasaks. Mais le temps passe et pas d’invitation. Tant pis, je vais rentrer à Kuta et je mangerai ce soir.
Je démarre le contact du scooter mais je sens bien que Dadi est préoccupé et qu’il a quelque chose à me dire. « Loic, je suis désolé, je ne peux pas t’inviter à manger. Ma mère est en larmes, nous n’avons plus rien à manger. S’il te plait, je t’en supplie, donne moi 2€ pour que j’achète du riz » J’ai horreur des habitants qui mendient auprès des touristes… « Ecoute Dadi, il faut que tu me jures que c’est vrai » « Je te donne ma parole » « Alors je vais acheter le riz avec toi » Ironie du sort : le riz, c’est le voisin qui le vend ! Pour 2€, j’ai 4kg de riz. « Au revoir Loïc et merci de tout cœur pour tout ce que tu as fait pour moi ».
En revenant à Kuta, je m’arrête demander le prix d’un kilo de riz. C’est bien 0.50€… Puis je demande à Banu, le serveur de mon hôtel avec qui je passe mes soirées, si c’est encore possible, de nos jours, que des Sasaks ne mangent pas à leur faim. Il me le confirme 🙁. « Dadi ne t’a pas menti, et puis c’est quelqu’un de bien, je le connais nous étions à l’école ensemble »
Je suis choqué. Lorsque j’ai rencontré Dadi, ça ne se voyait pas sur sa tête qu’il ne mangeait pas à sa faim. J’ai de la peine pour lui. Il mise tous ses espoirs sur la construction d’un futur hôtel de luxe à Selong-Blanak, je regrette de lui avoir dit que je n’étais pas favorable à la construction de cet hôtel…
Quelque part vers Kuta, il y a une région peu traitée dans mon guide. Je demande au patron de l’hôtel : « C’est bien là bas ? Vous connaissez ? » « Oui, c’est magnifique. Les plages sont paradisiaques. Si vous allez là-bas vous ne voudrez plus en partir ! » Je décide donc d’ignorer le nouvel encadré de mon guide avertissant d’un potentiel risque d’insécurité dans le coin… et également les avertissements d’un guide local qui cherche à me faire peur pour que j’utilise ses services… Je suis persuadé que c’est faux, ils sont trop gentils ces Sasaks ! Et puis quand j’ai une idée dans la tête… 🤪
Pour me rendre dans cette petite presqu’île isolée, j’ai le choix entre la voie terrestre ou maritime. Par la route, c’est facile, il faut juste faire un long détour. Par bateau, on traverse directement une sorte de petit golfe. Pour le fun, je choisis l’option bateau. Pour cela j’emprunte une route en mauvais état, longe la somptueuse plage de Tanjung Aan et j’arrive dans un petit port de pêche.
Surprise ! Ce que je pensais être un ferry n’est qu’une petite barque de pêcheur ! Le seul pêcheur qui parle anglais dans le coin est un jeune au look branché avec une mèche blonde qui descend au milieu de son visage... « heu…Mister, tu crois vraiment qu’on peut charger un scooter sur un petit bateau comme ça ? »
« T'inquiète, la semaine dernière, j’ai chargé 2 scooters, avec 2 Australiens et 2 surfs »Nous commençons la traversée après une bonne dizaine de minutes à essayer de démarrer le moteur du bateau qui cale dès qu’on immerge l’hélice dans l’eau… très rassurant ! 😏
En plus il y a pas mal de vent, et plus on s’éloigne, plus les vagues sont fortes. Nous sommes trempés en quelques minutes…
Nous nous approchons lentement du village qui se situe de l’autre côté du golfe, il y a des maisons en bois flottantes de partout : ici, c’est un village qui fait de l’élevage de langoustes... Je suis content de débarquer après 45 minutes de douche ininterrompue à l’eau de mer. Z'avez vu je mens pas il y a une grosse goutte d'eau en plein milieu de mon objectif 😠

Ouf ! le scooter redémarre…
Sur la plage m’attend un jeune Sasak souriant et enthousiaste de voir débarquer un blanc chez eux. Il parle un très bon anglais et me pose pleins de questions. « ça ne te dérange pas j’espère ? J’ai besoin de pratiquer mon anglais » « Ben dis donc tu l'as appris où ton anglais ? » « Un peu à l'école et avec les touristes » « Donc t'es doué ! » « C'est rare de voir des touristes arriver en scooter par bateau. T'as payé combien? » « Une dizaine d'euros » « Ah ah comme tu t'es fait rouler! 😏 » « 🤪 🙁 😠 »
Nous causons sur la plage pendant une bonne ½ heure, pendant que mes affaires trempées sèchent sur moi au soleil. Le village est pittoresque : de jolis bateaux amarrés sur la plage, une jolie plage de sable blond avec au loin sa mangrove, des habitants qui vaquent à leurs occupations, ramassant je ne sais trop quoi sur la plage
ou triant des algues destinées à l’exportation pour l’industrie cosmétique 
Qu’il est bon flaner sur cette plage ! Partout des « hello mister ! » « boulé! boulé ! » (boulé = touriste en langue sasak), des rires, les gens adorent se faire photographier…. Ce jeune Sasak qui ne me lâche pas d’une semelle est un pêcheur, il a 20 ans (oui encore…) et il s’appelle Rumaji. Il me demande une cigarette mais je lui réponds fièrement "tidak mrokok" (je ne fume pas... j'ai appris la phrase par coeur car inutile de vous dire qu'elle me sert souvent...). En tout cas le courant passe bien tous les 2 🙂
Je me décide enfin à poursuivre ma route vers ces fameuses plages de rêve de Lombok. Rumaji me montre sur ma carte où elles se situent. Je pars avec mon scooter : une route chaotique, disons plutôt un chemin, puis de simples sentiers, me conduisent à travers la péninsule. L’endroit ressemble à une sorte de Finistère, aride, avec beaucoup de vent, mais en effet des plages particulièrement belles…

et désertes ! Enfin presque 🙂

Maintenant il ne faut plus trop traîner car le seul hôtel du coin est cher… Il me faut retraverser toute la presqu’île, puis remonter plus au nord pour trouver enfin un hébergement bon marché. Mais en route, je repense à ce village typique… je ne sais pas pourquoi, j’ai envie d’y retourner, et j’ai aussi envie de revoir ce jeune pêcheur avec qui j’avais eu un si bon contact. Je fais demi-tour.
Après quelques dizaines de minutes à me perdre, à tourner en rond, à revenir sur mes pas, à demander ma direction, je retrouve enfin ce charmant village. Je vais acheter un paquet de cigarettes et pars à la recherche de « mon Sasak ». J’ai du mal à me souvenir de son nom Ramaji ? Ramaju ? Les habitants ne connaissent pas. Heureusement, il est sur une de mes photos et je zoome son portrait avec l’écran de mon appareil numérique. « Aah ! Ru-Ma-Ji ! » « Oui c’est ça, Rumaji » Une nuée de gamins m’accompagne jusque devant sa maison 🙂

Dans le village c’est l’évènement : il y a un touriste chez Rumaji et en plus il le cherche ! 😇 Ravi, mon nouvel ami me fait entrer dans sa "rumah" et me propose de prendre le café « made in Lombok », au goût toujours autant épicé et sucré. Chez lui, pas de chaise, nous sommes assis à même le sol. A 20 ans, il vit déjà dans sa propre maison… et avec sa femme !
Nous sommes rapidement rejoints par son frère Rumawe, 22 ans, déjà papa de 2 jumelles… et sans oublier plusieurs dizaines de curieux qui squattent à l’intérieur et à l’extérieur de la maison car il n’y a pas de place pour faire entrer tout le monde…
J’essaye de faire le marrant et ça a l’air de plaire ! Je ne sais pas, je me sens bien ici, décontracté, ma réserve et ma timidité sont restées au vestiaire. Peut-être parce que je ne me sens pas jugé par les regards qui m’entourent… ou bien jugé moins jugé sur l'apparence qu’en Occident! Je traîne… ça tombe bien, Rumaji n’a pas l’intention non plus de me laisser partir : « Mister, Il y a de très beaux couchers de soleil ici. Si tu veux tu peux rester ici jusqu’au coucher du soleil » « Non, désolé il faut que je parte car je ne veux pas conduire de nuit » « Tu n’as qu’à dormir chez moi » « 🙂 Tu as de quoi héberger du monde ? » « Sans problème et en plus chez moi c’est pas cher comme à l'hôtel d'à côté! » « Wouah trop cool ! »
En attendant le coucher du soleil, Rumaji me propose de venir sur la plage avec lui car il doit aller tendre un filet de pêche. Je suis heureux : je me dis que je suis vraiment privilégié d’être le seul touriste dans ce village. Je n’en pas croisé un de la journée, ça y est je commence à être en « immersion » ! 🙂🙂
Il me montre son instrument de travail : c’est une simple petite barque tout en bois, disons plutôt une pirogue, avec un morceau de bambou en guise de flotteur, relié lui-même à la coque du bateau par 2 branches naturellement courbées. Il monte dedans avec son frère et commence à pousser avec un bâton pour partir. « Et moi ? » « Ah mais tu veux venir ? » « Ben oui !! » (c’est que j’ai des photos à prendre moi 😎)
La méthode du filet est simple : ici, le poisson est partout, il suffit de s’éloigner de quelques mètres du rivage et de tendre le filet : Rumawe pousse le bâton pour faire avancer doucement la barque, Rumaji déroule le filet hors de l’embarcation

Ensuite, de retour sur la plage, il suffit de tirer le filet

Hi… Hi… c’est Thalassa en live ! 🙂
Cette fois c’est l’heure du coucher de soleil... et mon objectif est toujours crade...

Une fois la pêche terminée, les 2 frères me proposent de me mettre à table avec un sourire non dissimulé. Huummm le bon poisson frais ! Mais ouille ouille ouille le piment ! Harri, un des voisins, semble captivé par mon Guide du Routard... car il est écrit en Français !!

Il est 20h. Nous retournons à la plage avec d’autres villageois pour regarder les étoiles. J’adore ce genre d’instant, ou, en position allongée, et l’obscurité aidant, les langues se délient, les silhouettes se dessinent… on se parle comme si on se connaissait depuis longtemps 🙂
Il est temps de retourner à la maison et d’aller dormir. Rumaji m’apporte un matelas et s’allonge par terre, à côté de moi. « Heu… Rumaji, elle est où ta femme ? » « Elle est partie dormir chez le voisin » « Pourquoi ? Je gêne peut-être ? » « Mais non ! Mais moi je suis musulman et lorsque j’ai un invité ça ne se fait pas de dormir avec sa femme » « Allons bon !... Et… tu dors sur le ciment toi? » « Oui oui… j’ai l’habitude… »
Le lendemain matin, j’ai droit à un petit déjeuner local : du poisson avec du riz ! (celui que j'ai pas fini la veille 😏) Il me fait visiter sa maison. Dans sa chambre il y a un lit sans matelas: c’est le matelas sur lequel j’ai dormi… Rumaji m’a prêté son propre matelas. Si c’est pas de l’hospitalité ça !! 🙂
Puis enfin j’ai droit à une bonne douche, sauf que chez lui il n’y a pas d’eau alors il m’accompagne chez ses parents, à 200m. Là, dans une petite pièce en plein air clôturée par des bambous, je retrouve la bonne vieille douche qu’on utilise dans les campagnes et dans mes chères îles paumées: un puits, un seau avec une corde, on plonge le seau dans le puits, on le remonte en tirant sur la corde et on se verse le contenu du seau sur soi. En répétant plusieurs fois l’opération c’est tout aussi efficace qu’une douche et tellement bon quand on est dans un pays chaud...
Rumaji voit bien que je vais partir… « STP Mister reste. Tu amélioreras mon anglais et moi je t’apprendrai l’Indonésien et les coutumes des Sasaks » Inutile de vous dire qu’il n’a pas besoin d’insister deux fois… 🙂 « Et puis tu peux rester le temps que tu veux : une semaine, un mois, un an même ! » « Merci Rumaji… Au fait, hier j’ai eu du mal à m’orienter et je pense que j���ai loupé certaines plages. Ça te dit de m’accompagner cet après-midi ? » « Avec plaisir ! » « Mais je ne veux pas abuser de ton temps » « En ce moment je n’ai rien de spécial, je n’ai pas besoin de pêcher tous les jours, je peux stopper mon travail quand je veux. Je ne suis pas salarié moi 😛 » « Super ! Au fait je ne m’appelle pas Mister, moi c’est Loic… » « Ok Mister » 🤪
Ni une, ni deux, nous voila repartis sur les petits sentiers sur lesquels je me suis perdu hier… Et effectivement, hier j’en avais loupé des beaux coins la vache !

Rumaji et moi n’arrêtons pas de parler. Une relation de frère à frère, ou de père à enfant, ou un peu des deux, je ne sais pas, est en train de s’instaurer. Il est curieux de tout et il aime apprendre. Malgré son isolement géographique, il a une opinion sur tout, et je suis épaté par ses connaissances géographiques et géopolitiques. Il connaît déjà le nom du nouveau Président français 3 mois après son élection… « Mais comment sais tu tout ça ? » « Dans les journaux… j’adore lire l’actualité. Et puis parfois je vais voir la télé chez ma voisine, ou je discute avec les touristes, j'en vois quelques uns chaque mois. Au viilage, mes amis ont pour consigne de venir me chercher dès qu'ils voient un touriste, car je suis le seul à parler anglais, et je veux absolument maîtriser l'anglais ! » Il m'épate, il m'épate...
Et puis vient la question que je redoute tant lorsque je voyage… La dernière fois qu'on me l'avait posé c'était aux Iles Andaman... « Loic, tu gagnes combien par mois ? » « Arf... toi d'abord 😛 » « Moi, je gagne en moyenne 1 million de Rupiah, soit 80€, mais c’est variable, ça dépend si je vends des langoustes ou pas, j’ai des mois à 50€ et des mois à 150€. »
Je réfléchis… mon interlocuteur est (très) intelligent, j’ai du temps devant moi, OK toutes les conditions sont réunies pour que je puisse annoncer le chiffre. « Moi je gagne 15 millions par mois » Evidemment la réaction est immédiate : « Wouahhh tu es très riche ! » « Attends, attends, maintenant j’explique ! Un chiffre ça ne veut rien dire, il faut tout ramener au coût de la vie» Je sors un morceau de papier et un stylo : « En Indonésie, 1 kilo de riz coûte 5000 Roupiah, en France c’est plutôt 50000. Donc toi, en Indonésie, tu peux acheter chaque mois 200 kg de riz, moi en France 300 kg. Par contre, moi en Indonésie, je peux acheter 3 tonnes de riz, et toi en France seulement 30 kg. Tu comprends la différence ? Oui en Indonésie je suis beaucoup plus riche que toi, et seulement quand je suis en Indonésie, et d'ailleurs ce c’est pas parce qu’un euro vaut 12000 roupiah que je suis 12000 fois plus riche que toi (saleté d'euro qui nous fait passer pour + riches que les Américains 😠). Par contre, toi en Indonésie, moi en France, nous ne sommes pas si loins l’un de l’autre : 200 kg de riz pour toi, 300 kg pour moi. En France, tout est très cher : par exemple le loyer de ma maison c’est déjà 6 millions. A la fin du mois il ne me reste pas beaucoup d’argent… » « 6 millions… par mois ? » « Ben oui par mois » « C’est énorme ! Ma maison elle m’a coûté 30 millions (3000€) » « Oui… en France pour 30 millions de Roupiah tu loues une maison pour 6 mois, en Indonésie tu en achètes une pour la vie.Et je peux te dire que mon loyer n’est pas cher… D’ailleurs, moi, je ne suis pas propriétaire comme toi. Je ne peux pas, je ne gagne pas assez. En France, pour s’acheter une maison, on est obligé de contracter un emprunt auprès d’une banque, puis on rembourse pendant 20 ou 30 ans » « Ha ha ha, vous payez des intérêts ! C’est stupide d’enrichir les banquiers. Moi pour payer ma maison j’ai emprunté à mes voisins et je les ai remboursés en 3 ans. On n’a pas besoin de banque ici, et puis la banque est bien trop loin » « A l’inverse, j’ai une voiture et toi tu ne peux pas t’en payer une » « Je n’en ai pas besoin » « Je sais mais c’est pour te dire que ce qui est inaccessible dans mon pays peut être accessible pour toi, et inversement. C’est pour te dire que je ne suis pas le millionnaire que tu imagines… Pour venir ici, j’ai économisé de l’argent mois après mois, jusqu’à en avoir assez pour venir… Tu sais Rumaji, ce n’est pas parce que le seul hôtel de la région facture la nuit à 30€ que tous les touristes ont les moyens d’y aller. Pour pouvoir voyager, chaque mois je fais attention à mes dépenses, comme par exemple l’électricité qui coûte très cher » « Combien ? » « Environ 1 million par mois, et c’est peu ! » « Moi je ne paye pas l’électricité. Nous avons l’électricité solaire gratuite. L’installation coûte 500€ et tu as de l’électricité à volonté et à vie. Chez moi la lumière reste allumée toute la nuit » « Oui d'ailleurs si tu pouvais l'éteindre... 😛 Et oui pour 500€ tu as 5 mois d’électricité en France, en Indonésie c’est à volonté et pour la vie ! Tu as un panneau solaire sur ton toit ? Je ne l’ai pas vu » « Non, moi je n’ai pas l’installation, car j’utilise peu d’électricité : je n’ai pas d’appareil électrique, j’ai juste besoin d’un peu d’éclairage. Alors je n’ai pas besoin de panneau solaire, je suis raccordé à mon voisin qui me donne un peu de son électricité »… Bon stop, on va arrêter la conversation car ça risque encore de me faire gamberger 🙁… après, de retour en France, je vais encore une fois me demander pourquoi je continue à vivre en Europe… 😠🏴☠️
Mais il enchaîne : « Je suis bien conscient que je suis heureux ici. Je suis pauvre mais heureux. J’ai une belle vie, j’aime mon village, j’aime mon métier de pêcheur, je sais que quelque part je suis privilégié. J’ai vu des reportages sur la télé de ma voisine qui m’ont montré que la vie en Europe n’était pas toujours aussi facile qu’ici. Je t’envie sur une seule chose : c’est de pouvoir voyager. J'aimerais tellement voyager moi aussi mais je suis trop pauvre pour cela" "Quels endroits as tu déjà visités?" "Mon village, la ville voisine, Mataram, et puis c’est tout. Je suis pauvre, je n’ai pas d’argent pour voyager" "Tu es déjà allé à Tetebatu, au pied du Mont Rinjani?" "Non" "Il y a 2 places sur mon scooter... ojek gratuit !" (ojek = moto-taxi)
J’allège mon sac à dos en laissant des affaires dans son armoire, qu’il referme à clé... et il me remet la clé ! Ahlala c'est vrai qu'ils sont dangereux ces Sasaks musulmans fanatiques 😏 Un rapide au revoir à sa femme et nous voila partis sur les routes! A chaque arrêt, on nous demande ce qu’on fout ensemble, ce à quoi nous répondons en nous désignant du doigt : « tourist Francis, tourist Sasak » 😏
Nous roulons... Nous nous sommes découverts plein de points communs. Comme par exemple cette fascination pour les cartes : lorsque je lui montre ma carte de l’Indonésie, il l’examine longuement, sous toutes les coutures, les yeux grands ouverts, rêveur… comme moi quoi! Ou encore ce même rejet des villes et ce goût si particulier pour les plages où il n'y a personne. « Rumaji quelle est ta date de naissance ? » « 1er janvier 1987 » « Hi hi j’en étais sûr… tu es Capricorne comme moi !🙂 »
Maintenant je sais qu’il m’apprécie beaucoup. J’ai remarqué que dans de nombreux pays musulmans, les bons amis sont très affectueux en public. Chez nous deux hommes qui se tiennent la main ou se passent le bras autour de l’épaule, c’est jugé soit incongru, soit avant-gardiste, selon la tolérance du juge… En Indonésie c’est très bien perçu, c’est signe d’une grande amitié. Et quand en plus c’est avec un touriste c’est un honneur… A l’inverse, on ne touche jamais à sa femme en public… c’est indécent 😉
Malgré tout ma culture occidentale reprend le dessus et je me sens très mal à l’aise quand il me fait cet honneur et je repousse régulièrement sa main… surtout quand c’est en présence de sa femme 😐!! Je tente de lui expliquer que si en France je faisais la même chose devant ma femme, elle serait très en colère !... Il rigole et traduit à sa femme, qui rigole à son tour… 🤪
C’est aussi ça les voyages : il n’existe aucun système de valeurs qui soit universel… Quoiqu’en pensent certains… Mes repères culturels sont chamboulés… j’adore 🙂
Bref, nous roulons donc... et au bout de 2h de route, nous approchons de Tetebatu

L’altitude s’élève et la température diminue. Ils sont frileux ces Sasak: ça tremble derrière. Je m’arrête et je sors ma fameuse veste Millet du fond du sac et me disant que tout le monde sauf moi aura porté cette veste ! Voilà mon passager prêt à affronter des températures qu’il ne connaît pas…
Nous trouvons au Selebuse Café une chambre sympa et pas chère. « Tu vois, Rumaji, ici c’est 5€ pour 2 avec le petit déjeuner inclus. Tous les hôtels ne valent pas 30€ la nuit ! » Emmi, le propriétaire de l’hôtel-restaurant, après m’avoir montré sa collection des copines européennes stockées dans son portable... 😏 nous sert un bon poulet puis nous fait une démonstration de magie. Franchement il est très fort : « Emmi, sur ton panneau, tu as écrit hôtel, restaurant, randonnées, informations touristiques, chambres à louer… tu as oublié de rajouter spectacle de magie ! »
Le lendemain matin je suis réveillé par d’étranges bruits d’eau qui émanent des toilettes. Notre touriste Sasak a l’air d’avoir quelques difficultés… « Mince, j’ai oublié de lui montrer comment fonctionne une douche et une chasse d’eau ». Ne sachant pas s’il est habillé, je le laisse se débrouiller 🙂
Après le petit déjeuner (lors duquel Rumaji découvre que les touristes mangent des trucs sucrés et non du poisson pimenté avec du riz) Emmi a dessiné une carte de la région sur le mur de son resto et nous indique les coins où il faut aller. Nous repartons en scooter sur les routes autour de Tetebatu, entre champs de tabac, bananiers et rizières.

C’est génial de voyager ensemble: outre le fait qu’on s’est franchement bien trouvés, il me facilite énormément le contact avec la population locale. Ainsi, nous passerons de bons moments à rire avec les trieuses de feuilles de tabac

et avec les planteuses de riz, qui nous offrirons même le café "made in Lombok" bien sûr !

Tiens, un mariage !

Nous rentrons au Selebuse Café. Pas mal de touristes s’arrêtent au restaurant. Rumaji n’a pas l’habitude des touristes, et dès qu’il en voit, il adopte toujours la même tactique : leur sauter dessus et les bombarder de questions. Certains moments sont savoureux… J’adore sa spontanéité et sa naïveté lorsqu’il demande systématiquement à un couple s’ils sont mariés ou juste amis, ou lorsque qu’il dit franchement qu’une personne est belle, qu’elle soit homme ou femme d’ailleurs car ici on ne fait pas la distinction comme chez nous... Ici, notre culture occidentale est parfois soumise à une petite épreuve et certains touristes ne cachent pas leur étonnement, ou leur méfiance, et me lancent des regards du genre « qu'est-ce qui fait, qu'est-ce qui veut, qui c'est celui-là? tu le connais ? ». Je ne dis rien, je savoure… ou pour m'amuser je réponds "oui, oui, c'est mon frère!"... Consternation 😏 ...mais intérieurement, je leur répond « oh oui, je le connais, c’est quelqu’un qui a un esprit peut-être un peu trop pur pour vous ! » 😛 Emmi est en forme ce soir et refait un spectacle de magie pour tout le monde, sous vos applaudissements...
Nous repartons de Tetebatu le matin. En partant, j'avais allégé mon sac à dos au strict minimum pour que mon Sasak de passager n'ait pas à porter toute la journée un « Sasak à dos » trop lourd ;-). Du coup, nous n'avons pas d'affaires de rechange. Je décide de m'arrêter dans une boutique de fringues pour touristes. "Rumaji tu choisis ce que tu veux"
Il a vite trouvé son compte en prenant une contrefaçon d'une marque manifestement anglaise (il y a le nom d’un grand couturier et "London" en gros caractères sur le T-shirt) + un bermuda de surf (une copie de Billabong). Et moi aussi je prends un « faux bermuda Billabong » + 2 T-shirt multicolores (que Rumaji n'aime pas...). Je négocie le tout à 20 euros. "Mais c'est trop cher !! Si tu vas avec moi au marché, tu as 10 articles pour ce prix-là!" "Oui mais je n'aime pas les articles vendus au marché. Ils sont à la mode Indonésienne, mais en Europe ce n'est pas mettable. Alors je préfère payer un peu plus cher. Mais ne t'inquiète pas, on ira aussi au marché. Ça te va, Mister Rumaji from London??" 🙂
Il acquiesce en souriant... le voila rhabillé à la mode anglaise pour le haut et australienne pour le bas ! Avec ses lunettes de soleil (copies de Hockley...) que je lui ai offert, c'est le vrai touriste de marque Sasak avec de fausses fringues de marque...
Comme nous avons la journée devant nous, je préfère faire un petit détour pour longer la côte Est, on ne sait jamais, si on trouve des belles plages désertes ! Nous arrivons au Port de Labuan Hagi. Là, une bande de jeunes nous observe. J’entends juste le mot « touriste » qui revient à chaque phrase, et ça rigole, ça rigole… Rumaji s’approche d’eux… « Je ne comprends pas ce qu’ils disent, ils ne parlent même pas le Sasak ! » « Oula, mais d'où c'est qu'il débarquent ceux-là? » Heureusement, depuis près d’un siècle, le Bahasa Indonesia est la langue qui fédère les milliers de dialectes d’Indonésie, et ainsi tous les Indonésiens peuvent se comprendre grâce à cet Esperanto asiatique...
Ce sont en fait les habitants d’une toute petite île, Gili Meringke, qui se trouve à quelques kms au large de Labuan Haji. Ils attendent le bateau qui les reconduit dans leur petite île. Elle ne figure pratiquement sur aucune carte. En tous cas, nous avons vite fait de sympathiser ensemble !

Nous sommes invités à venir séjourner sur leur île, il parait qu’il y a une plage de sable blanc… Malheureusement nous n’avons plus le temps, j’ai rendez-vous à Bali le lendemain ! Leur bateau arrive, et nous les regardons s’éloigner du port…

Retour à la maison. Rumaji est ravi d’avoir joué au touriste pour la première fois de sa vie. Il raconte nos aventures à ses amis… envieux !
Bon, cette fois, je n’ai plus le choix, je dois partir, demain j’ai un avion pour Denpasar car je vais rejoindre Carine. Je regarde encore une fois la carte de Lombok : 70 km de route. Bah, c’est pas si loin, je partirai cet après-midi ! Alors re-discussions avec les habitants, re-plouf à la plage, re-miam chez mon petit frère…
En partant, j’ai la gorge serrée. Rumaji me note son adresse sur un morceau de papier et me le tend, le regard triste. Je pense qu’à cet instant je dois avoir la même tête… Je laisse une partie de moi-même dans ce village où tout le monde me connaît et m’apprécie car « je ne suis pas comme les autres touristes » (ah bon ?). Et puis j’abandonne également mon petit frère… ce n’est qu’un au revoir, j’en suis sûr.
Je retrouve Carine à Bali. Je ne suis pas en super forme, je lui raconte ces deux semaines inoubliables que je viens de vivre… Avant d’aller à Lombok, j’avais pris soin de mettre une option pour un vol sur Maumere le 17/08. Lorsque que nous nous rendons au guichet Merpati à l’aéroport, une employée nous apprend que mon option a sauté car je n’ai pas payé à temps… alors que j’avais bien dit à son collègue que je venais régler mon billet le 14 août 🤪
Tous nos plans sont fichus en l’air… Là, je commence à m’énerver, à leur dire que ça ne m’étonne pas que leur compagnie de pacotille soit sur la liste noire, enfin le bon Français en vacances quoi 😛 En plus, mon interlocutrice est manifestement rompue à ce genre de mécontentement et ne prête aucune attention à moi…
Bon, on se calme… On réfléchit… « Heu… Carine, ça te dit d’aller à Lombok, puis à Sumbawa? » Elle accepte. D’un coup j’ai une pêche d’enfer ! Grand sourire à l’employée que je viens d’agresser : «Heu… finalement un vol pour Mataram vous avez ? » « Quelle date ? » « Là, maintenant, tout de suite » « C’est tout complet pour aujourd’hui et demain » « On ira en ferry (nananère!...) »
Nouveau coup du destin qui une fois de plus m’oblige à retourner au même endroit… Vous l'avez deviné: pour mon plus grand plaisir 🙂
Histoire de laisser Carine se remettre du décalage horaire, nous restons 2 jours à Sanur. J’ai horreur de cet endroit, où se succèdent boutiques, restaurants, hôtels… le tout collés les uns aux autres sur plusieurs kms de long... Nul de chez renul 🏴☠️
Allez, hop hop hop, taxi pour Padangbai et on saute dans le ferry. Nous sommes harcelés par des vendeurs en tout genre… et je décide d'en harceler un à mon tour... « Combien tes lunettes de soleil ?» « 5€ » « La pièce ? » « Ben oui ! » « Tu m’as pris pour un Américain ou quoi ? » « Donnes moi ton prix alors, c’est négociable sur tu en prends plusieurs » « 10 pour 10€ » « Ah ah ah ! A ce prix là c’est la banqueroute ! » « Hi hi, ben voyons » « Rooh allez 20€ quoi !» « Nan, 10€, j’irai pas au delà. » « Je peux pas, je perds de l’argent » « Tant pis pour toi, tu vas louper un beau billet rouge… » (et je lui agite un billet de 100000 Roupiah, qui correspond à la plus grosse coupure qui existe) « Ca va, t’as gagné, mais je choisis les modèles » « Merci mon ami ! » Et me voilà avec 10 paires de lunettes de soleil en plastique : que des copies de grandes marques, côté design elles assurent. 😎
Le ferry accoste au port de Lembar, puis nous montons directement en bémo dans la ville de Chakranegara retrouver ce cher M. SUBHI des scooters. Carine s’exerce un peu à rouler, c’est bon elle a déjà l’expérience de la Thaïlande.
En route pour la traversée de Lombok. Nous arrivons chez Rumaji en milieu d’après-midi. « Loïc ??!! tu es revenu ?? mais quelle bonne surprise, oh que je suis content !! 🙂 » « Ben moi aussi si tu veux tout savoir... 🙂 »
Gros attroupement dans la maison, en l'honneur de Carine et moi...

Distribution des lunettes de soleil. A voir leurs têtes, j’ai bien fait d’acheter ces lunettes…
Il encore temps d’aller à la plage, nous décidons d’aller nous baigner tous ensemble. Quels inséparables ces deux là 😉

Rumaji a envie d’aller pêcher ce soir à la tombée de la nuit. Il se met à chercher ce qu’il appelle le « food for fish». Il se met à creuser le sable de la plage et en ressort de gros vers… Beurk !

La récolte de food for fish est bonne. Il est l’heure d’aller manger. Après le spectacle du food for fish, on a vachement faim 😕

Puis nous irons finir la soirée avec... Rumaji bien sûr... à la pêche à la ligne, cette fois au bout de la jetée du village. A part des morceaux de corail, il ne pêchera rien du tout ce soir là. Grand philosophe il déclare : « C’est pas grave si je n’ai pas de poisson. L’essentiel c’était de passer un bon moment ensemble sous les étoiles… bon allons dormir »
Le lendemain j’emmène Carine sur ma plage préférée. Bien sûr j’emmène avec moi mon inséparable guide Sasak... Nouvelles séances photos avec les gamins du coin…

Soit dit en passant Alan, tu aurais du pousser encore un peu plus à l’Est, n’est-ce pas ? 😛

Puis en fin d’après-midi, nous allons voir l’équivalent du défilé du 14 juillet, sauf qu’en Indonésie c’est le 17 août et ce sont les écoles qui défilent au pas…

Malheureusement Carine ne vit pas des moments aussi magiques que moi. Elle a encore le décalage horaire et elle dort très mal. Elle est très fatiguée et finit par me confier qu’elle a besoin d’un hôtel pour se reposer. Pas de souci je comprends, d’autant qu’il est vrai que chez Rumaji le sommeil est difficile entre les chiens, les poules, la mosquée, le voisin qui balaye à 6h du mat... Nous allons à l’hôtel du coin et finalement on arrive à trouver une chambre à 8€ et non les 30€ annoncés par Rumaji lorsqu’on s’est rencontrés. Mais si on ajoute les repas hyper chers (l’hôtel est très isolé et tout est acheminé en 4x4), on arrive vite aux 30€.
« Tu sais, mon seul but dans cet hôtel c’est de dormir pour récupérer… Alors si tu as envie de dormir dans TON village ne te prive pas » « Ben non, quand même, on voyage ensemble, je vais pas te laisser tomber » « T’en meurs d’envie » « Mouarf... mais non » « Allez fiche le camp » « Merci Carine 🙂»
Et hop d’un coup de scooter je retourne au village. Les 2-3 kms qui séparent l’hôtel du village sont un véritable parcours de trial, avec tout ce qu’il faut : rochers, ornières, pentes à 30%, sable, trous béants, la totale j'adore ça (je flippe un peu pour les pneus quand même)…
Depuis plusieurs jours, j’ai une petite idée derrière la tête… Après le repas, je demande : « Rumaji… Je n’ai plus assez de temps cette année pour faire la traversée des îles de la Sonde que j’avais envisagée. Si je reviens l’année prochaine, tu veux me servir de guide ? » « Mais je ne suis pas guide, je ne connais même pas Sumbawa et Florès » « Oui enfin je me comprends, j’ai besoin d’un ami qui me facilite l’approche et le contact avec la population locale, si tu préfères… » « Ouaah… mais c’est trop génial ! C’est vrai ou tu me fais marcher ? » « Ben c'est vrai tiens ! Tu peux te libérer un mois entier ? » « Evidemment » « Et ta femme elle est d’accord au moins ?» « Elle sera super contente pour moi » « Génial ! Alors tu peux compter sur moi. Quand je promets un truc je le fais » « Moi aussi » « Parole de Capricorne !! »

Le lendemain, Carine a pu récupérer. « Bon on ne va pas passer tout notre temps ici tout de même ? » « Non non, on y va, y’a pas de problème ! 😕» (chuis dégoûté mais bon elle a raison, je vais pas passer mes 6 semaines de voyage au même endroit !) « On va où ? » « Ben vu qu’on a les scooters, que Bali en plein mois d’août bof, on peut tenter Sumbawa comme on avait dit…» « Oui pourquoi pas ? C’est bien Sumbawa ? » « Je sais pas. Le bouquin n’a pas l’air hyper enthousiaste… mais bon c’est en dehors des sentiers battus, et lis ce que Alan a marqué, et vu comment j’ai adoré Lombok et lui aussi, j’ai bien envie de me fier à lui et pas au bouquin 😛» Je lui tends ton carnet de voyage, cher Alan, dans lequel tu exprimes ta frustration de n’avoir fait que traverser Sumbawa sans t’arrêter…
En route pour Poto-Tano, le port de Sumbawa. Je quitte Rumaji cette fois pour de bon… un nouveau mauvais moment à passer mais les bonnes choses ont toujours une fin. Et puis je suis moins triste car je sais qu’on se revoit dans un an 🙂
Nous montons en scooter jusqu’à Labuhan Lombok, au Nord-Est de l’île. Le ferry pour Sumbawa finit par accoster. La traversée dure une bonne heure…
A Sumabawa, les paysages sont assez arides mais la route offre des vues dégagées sur de grands espaces. Le trafic est très faible, des hommes transportent des meules de foin à vélo, la route est bordée de cocotiers qui dessinent des ombres avec la lumière du soleil qui décline. Le tout donne une ambiance de « hors des sentiers battus » qui me plait. Par contre je ne sais pas où mon bouquin a vu de belles plages… 🤪
Nous sommes assez crevés et contents de trouver un hébergement dans la petite ville d’Alas. On se couche comme les poules mais quelqu’un frappe à la porte. « Il faudrait rentrer ton scooter à l’intérieur de l’hôtel » « Mouais » Je sors et pousse le scooter à l’intérieur de l’hôtel. Le gardien de l’hôtel est entouré par ses copains et ce petit monde m’observe… L’un d’eux parle anglais et commence à m’aborder. Il s’appelle Jules et... il a ENCORE 20 ans (décidement chuis abonné aux djeun's)... On cause... Tiens, j’ai plus sommeil ! 😛
Pluie battante le lendemain matin. Au lieu de rester à rien faire dans l’hôtel, je vais au marché d’en face histoire de prendre quelques photos de la vie locale… entre les vendeuses de fruits

et les marchandes de poisson

Nous poursuivons la route vers Sumbawa Besar. Les maisons sur pilotis sont très différentes de Lombok

mais les habitants sont aussi accueillants que les Sasaks

Arrivée à Sumbawa Besar. Coup de bol : les cérémonies de la fête nationale ne sont pas encore terminées et nous avons droit à un joli défilé de personnes habillées en tenue traditionnelle locale

La soirée à l’hôtel ne se passe pas très bien. Carine m’explique que le voyage est trop difficile pour elle, on passe la journée sur le scooter… Là encore, je comprends que nous n’avons pas tous la même façon de voyager et je lui propose de faire demi-tour et de quitter Sumbawa, sachant que, de toutes façons, j’ai prévu d’y revenir l’année prochaine…
Retour sur Lombok et cap vers le nord, via les pentes du Mont Rinjani. Nous nous arrêtons à Sapit, petit village de montagne niché au milieu des champs de tabac.

Si le temps n’est pas trop la partie, j’ai quand même droit à un beau lever de soleil le lendemain matin

La route continue à monter à travers la forêt

pour atteindre le sommet

puis redescendre pour atteindre la côte Nord.
Carine et moi devons nous rendre à l’évidence : nous ne sommes pas faits pour voyager ensemble. Elle fait beaucoup d’efforts de son côté, et moi aussi. Nous nous apprécions, alors nous nous forçons mutuellement à se supporter l’un l’autre. Mais il apparait plus sage d'envisager de visiter Bali séparément. Mais avant, nous passerons tout de même quelques jours de repos bien mérité sur les Iles Gili.
Gili Meno, en position centrale, nous paraît un choix stratégique pour visiter les 3 îles, et puis apparemment c’est tranquille… j’ai tout de même quelques hésitations avec l’alerte aux moustiques marquée dans mon guide de voyage… Carine maintient sa position pour Gili Meno, elle fera le bon choix, ce sera notre île préférée des 3… surtout par rapport à Gili Trawangan qui est nettement plus construite...
Aahhh la couleur de l’eau

la belle plage de sable blanc

les couchers de soleil

les sorties de snorkeling

tout baigne quoi !

A suivre... La suite est un peu plus bas...
Bonjour a tous,
J'aimerais avoir des informations concernant la compagnie low cost AIRASIA qui est basée a Kuala Lumpur.
Quand nous reservons sur internet le prix du bagage en soute est il inclus? Ou faut il le rajouter directement a l'aeroport? Et si c'est le cas, quel est le prix.
Combien de temps il faut etre a l'aeroport avant le decollage? Comme ici en europe avec easy jet et ryanair 1h avant?
La compagnie est elle sure? Est elle souvent en retard?
Merci d'avance.
J'aimerais avoir des informations concernant la compagnie low cost AIRASIA qui est basée a Kuala Lumpur.
Quand nous reservons sur internet le prix du bagage en soute est il inclus? Ou faut il le rajouter directement a l'aeroport? Et si c'est le cas, quel est le prix.
Combien de temps il faut etre a l'aeroport avant le decollage? Comme ici en europe avec easy jet et ryanair 1h avant?
La compagnie est elle sure? Est elle souvent en retard?
Merci d'avance.
Salut les voyageurs,
Nous voici à J-3 semaines avant notre départ pour Sulawesi du 15 mars au 7 avril et j'ai quelques questions que je vais essayer d'ordonner un peu!!
Pour info on est plutot "rythme tortue", on aime prendre notre temps et pas courrir partout, nous poser quelques jours et silloner le coin en scoot, bref, vous voyez le profil.
Donc on a déjà fait un 1er choix : le nord et les Togians ça sera pour une autre fois!!
Nous arrivons à Makassar puis l'idée c'est vol vers Palu, repos du voyage vers Donggala (si vous avez des tuyaux sur des bungalows cheap en bord de mer 😉) puis Tentena, Pendolo, Rantepao, Sengkang, Bira et Makassar.
1er hic je n'arrive pas à me décider sur le sens, nord-sud ou l'inverse (commencer par Bira et finir par Donggala)!! Qu'en pensez-vous?
2ième interrogation les sous!! Où changer? J'imagine que les banques de Makassar sont bien mieux que l'aéroport mais il y en a t-il d'autres sur notre parcours pour éviter de nous ballader avec des tonnes de billet. Mieux vaut-il des dollars (en sachant qu'on perd au change ici et là bas) ou les Euros passent aussi?
Ah oui, pour le visa je n'ai rien fait. Rassurez moi, à l'aéroport de makassar c'est tjs OK (attente trés longue ou pas??).
Merci d'avoir pris le temps de me lire et au plaisir de découvrir vos réponses 😎
A bientot
Christelle
Bonjour,
Mon amie et moi souhaitons nous marier car nous n'en pouvons plus de vivre séparés. J'ai lu tous les posts sur le forum, et je dois bien avouer que je suis un peu perdu. Je crois comprendre que la solution la plus "simple" serait de se marier en indonésie. Je précise qu'elle est de confession musulmane, et moi non. je ne peux pas faire des aller retour perpétuels entre la France et l'Indonésie, raison financière, mais bon j'ai de l'argent de côté. quelle visa a telle besoint pour venir en france Merci à vous de vos conseils précieux. je compte sur vous tous.
Mon amie et moi souhaitons nous marier car nous n'en pouvons plus de vivre séparés. J'ai lu tous les posts sur le forum, et je dois bien avouer que je suis un peu perdu. Je crois comprendre que la solution la plus "simple" serait de se marier en indonésie. Je précise qu'elle est de confession musulmane, et moi non. je ne peux pas faire des aller retour perpétuels entre la France et l'Indonésie, raison financière, mais bon j'ai de l'argent de côté. quelle visa a telle besoint pour venir en france Merci à vous de vos conseils précieux. je compte sur vous tous.
Bonjour,
Après un voyage en Thailande en Fev-Mars 2013, nous partons en famille (deux filles 10 et 13 ans) en Juillet 2014 pour découvrir Bali et Lombok. Nous souhaitons alterner entre randos en forêt/montagne, et plage/snorkeling. Nous aimons voyager par nos propres moyens et nous passer de guide lorsque c'est possible pour privilégier plutôt les transports en commun sur les longues distances ou le scooter pour graviter autour des endroits que nous visitons. Pour ce voyage, les distances entre les étapes que nous imaginons n'ayant pas l'air très grande, nous pensons circuler exclusivement à scooter sur Bali. Quand pensez-vous d'après le circuit que nous imaginons ? Nous avons donc commencé à préparer un itinéraire pour planifier un minimum notre séjour, essentiellement pour réserver le vol en avion entre Bali et Lombok et deux escales pour lesquelles nous voulons assurer le logement.
J'aimerais connaitre vos avis ou propositions de visite concernant les lieux ou nous avons prévu de passer. Cet itinéraire est assez flexible et va donc évoluer en fonction de vos réponses et de notre réflexion : BALI : - Arrivé à Denpassar le 30/06 vers 21h00 et transfert à Ubud (Taxi) - 3 nuits à Ubud - réservation à l'avance GH avec piscine (?) - location de 2 scooters - rizière, temple, ... - 2 nuits à Munduk - forêts, cascades - 1 nuit étape autour du Lac Batur (on sait pas trop ou encore - des propositions ?) - 2 nuits à Amed - snorkeling - 1 nuit à klungkung (ou autre nous cherchons une étape entre amed et ubud qui sépare le trajet en deux - des propositions ?) - 1 nuit à Ubud puis transfert à Denpassar pour Vol vers Lombok Rmq : Le retour à ubud c'est pour rendre les scooters, mais c'est une option pour laquelle nous attendons des remarques sur la faisabilité du circuit en scooter. Sinon nous louerons des scooters à Ubud, Munduk et Amed et nous ferons les transfert soit en transport en commun soit en taxi privé - à voir
LOMBOK : - Transfert de l'aéroport à Senaru (Taxi) - 3 ou 4 nuits à Senaru dont le Trek Rinjani (on verra si on va jusqu'en haut ou pas) - 3 nuits à Gili Air - réservation à l'avance - snorkeling et farniete - 4 ou 5 nuits vers Kuta - location de scooter sur place pour graviter entre plage et montagne - Transfert sur Kuala Lumpur (via Denpassar ou pas en fonction du prix des billets vol simple) - 2 nuits à Kuala Lumpur pour visiter la ville et raccoucir le voyage retour dont l'escale est plus longue.
Nous sommes preneur de vos commentaires et vos conseils. Surtout si vous connaissez des ballades sympas qui mènent à une cascade (notament à Munduk et au Nord de Kuta Lombok), ou d'endroits à ne pas rater sur notre trajet, n'hésitez pas. Merci d'avance.
Après un voyage en Thailande en Fev-Mars 2013, nous partons en famille (deux filles 10 et 13 ans) en Juillet 2014 pour découvrir Bali et Lombok. Nous souhaitons alterner entre randos en forêt/montagne, et plage/snorkeling. Nous aimons voyager par nos propres moyens et nous passer de guide lorsque c'est possible pour privilégier plutôt les transports en commun sur les longues distances ou le scooter pour graviter autour des endroits que nous visitons. Pour ce voyage, les distances entre les étapes que nous imaginons n'ayant pas l'air très grande, nous pensons circuler exclusivement à scooter sur Bali. Quand pensez-vous d'après le circuit que nous imaginons ? Nous avons donc commencé à préparer un itinéraire pour planifier un minimum notre séjour, essentiellement pour réserver le vol en avion entre Bali et Lombok et deux escales pour lesquelles nous voulons assurer le logement.
J'aimerais connaitre vos avis ou propositions de visite concernant les lieux ou nous avons prévu de passer. Cet itinéraire est assez flexible et va donc évoluer en fonction de vos réponses et de notre réflexion : BALI : - Arrivé à Denpassar le 30/06 vers 21h00 et transfert à Ubud (Taxi) - 3 nuits à Ubud - réservation à l'avance GH avec piscine (?) - location de 2 scooters - rizière, temple, ... - 2 nuits à Munduk - forêts, cascades - 1 nuit étape autour du Lac Batur (on sait pas trop ou encore - des propositions ?) - 2 nuits à Amed - snorkeling - 1 nuit à klungkung (ou autre nous cherchons une étape entre amed et ubud qui sépare le trajet en deux - des propositions ?) - 1 nuit à Ubud puis transfert à Denpassar pour Vol vers Lombok Rmq : Le retour à ubud c'est pour rendre les scooters, mais c'est une option pour laquelle nous attendons des remarques sur la faisabilité du circuit en scooter. Sinon nous louerons des scooters à Ubud, Munduk et Amed et nous ferons les transfert soit en transport en commun soit en taxi privé - à voir
LOMBOK : - Transfert de l'aéroport à Senaru (Taxi) - 3 ou 4 nuits à Senaru dont le Trek Rinjani (on verra si on va jusqu'en haut ou pas) - 3 nuits à Gili Air - réservation à l'avance - snorkeling et farniete - 4 ou 5 nuits vers Kuta - location de scooter sur place pour graviter entre plage et montagne - Transfert sur Kuala Lumpur (via Denpassar ou pas en fonction du prix des billets vol simple) - 2 nuits à Kuala Lumpur pour visiter la ville et raccoucir le voyage retour dont l'escale est plus longue.
Nous sommes preneur de vos commentaires et vos conseils. Surtout si vous connaissez des ballades sympas qui mènent à une cascade (notament à Munduk et au Nord de Kuta Lombok), ou d'endroits à ne pas rater sur notre trajet, n'hésitez pas. Merci d'avance.
Bonjour à tous,
Nous sommes 2 semainesà Bali du 27 février au 13 mars porochain.
Nous hésitons pour faire l'un ou l'autre des 2 volcans (Ijen ou Bromo), petitdétour sur Java.... sachant que nous avons 2 filles de 8 et 11 ans.
2 questions: en cette période, les volcans sont ils accessible?
et lequel des 2 nous conseillez vous, la montée à Ijen est elle dure, dénivelée?les odeurs de soufre sont elles supportables pour les enfants ? Je pense que nous irons plutôt pour le coucher du soleil même si cela est moins spectaculaire.
Merci pour vos réponse Cordialement
Merci pour vos réponse Cordialement
Bonjour à tous,
nous commençons à réfléchir avec ma femme à l'organisation de notre futur voyage qui aura lieu en Asie. Nous allons partir pendant 3 semaines et nous avions pensé faire Bali Sud / Nord et Gili Air
Mais après réflexion ma femme me dit que nous pourrions peut être partager le séjour en deux parties, une partie en Thaïlande avec Bangkok et la visite de la ville + une ile style Ko Tao pour de la plongée et ensuite une seconde partie à Bali avec visite du pays en partant de Denpasar et en remontant vers le Nord puis fin du séjour sur Gili Air pour les tortues.
Pensez vous que cela soit réalisable sur 3 semaines sans avoir l'impression de courir ?
Le but de ce voyage est : - la découverte de la culture Bangkok et Bali - la plongée avec Raie manta et tortue si possible à Bali - Je n'ai pas encore regarder les plongées pour la Thaïlande
Merci à vous
nous commençons à réfléchir avec ma femme à l'organisation de notre futur voyage qui aura lieu en Asie. Nous allons partir pendant 3 semaines et nous avions pensé faire Bali Sud / Nord et Gili Air
Mais après réflexion ma femme me dit que nous pourrions peut être partager le séjour en deux parties, une partie en Thaïlande avec Bangkok et la visite de la ville + une ile style Ko Tao pour de la plongée et ensuite une seconde partie à Bali avec visite du pays en partant de Denpasar et en remontant vers le Nord puis fin du séjour sur Gili Air pour les tortues.
Pensez vous que cela soit réalisable sur 3 semaines sans avoir l'impression de courir ?
Le but de ce voyage est : - la découverte de la culture Bangkok et Bali - la plongée avec Raie manta et tortue si possible à Bali - Je n'ai pas encore regarder les plongées pour la Thaïlande
Merci à vous
Bonjour,
Nous cherchons des voyageurs ayant eu affaire a Balicontact pour avoir vos avis ....
Sont ils fiables ?
Avez vous organisé votre séjour via leurs conseils ?
avez vous été satisfaits ?
Par avance merci !!!
Ziza
Bonjour,
Je pars lundi à Bali en vacances, mais l'accroissement de l'activité du Mont Agung (alerte de niveau 3) et des activités sismiques autour (+ tremblement de magnitude 5.7 dans la mer de Java) m'inquiètent un peu. J'ai lu les informations sur le site du ministère, mais ils ne donnent pas vraiment de conseils (s'il vaut mieux ne pas se rendre sur l'île, etc.). S'il y a des personnes qui s'y rendent à cette période, votre avis m'intéresse. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'annuler ou de reporter le voyage ? Pas de panique bien sûr, mais on ne sait jamais...
Tout avis est le bienvenu !
Je pars lundi à Bali en vacances, mais l'accroissement de l'activité du Mont Agung (alerte de niveau 3) et des activités sismiques autour (+ tremblement de magnitude 5.7 dans la mer de Java) m'inquiètent un peu. J'ai lu les informations sur le site du ministère, mais ils ne donnent pas vraiment de conseils (s'il vaut mieux ne pas se rendre sur l'île, etc.). S'il y a des personnes qui s'y rendent à cette période, votre avis m'intéresse. Pensez-vous qu'il serait judicieux d'annuler ou de reporter le voyage ? Pas de panique bien sûr, mais on ne sait jamais...
Tout avis est le bienvenu !
Bonjour,
je cherche ma prochaine destination, ce sera en février pour seulement 15 jours. Je connais déjà Bali, Lombok, Java et Sulawesi, donc j'aimeras savoir dans les autres îles, quelles sont celles qui ont un climat favorable en fin février? et une bonne visibilité pour la plongée?
Merci beaucoup.
je cherche ma prochaine destination, ce sera en février pour seulement 15 jours. Je connais déjà Bali, Lombok, Java et Sulawesi, donc j'aimeras savoir dans les autres îles, quelles sont celles qui ont un climat favorable en fin février? et une bonne visibilité pour la plongée?
Merci beaucoup.
Bonjour à tous,
Je pars avec mon amie en Indonésie au mois de juillet pour 3 semaines .
Vue l'immensité du territoire nous avons un peu de mal à nous décider pour un itinéraire. Nous désirons faire 1 ou 2 trek de 2 à 3 jours, bien sur du snorkeling et de superbes plages. Ne cherchant les spots trop touristiques nous ne prévoyons pas de nous attarder à Bali.
Par ailleurs est-il envisageable de caler un trek à sumatra pour voir les grands singes.
J'attends vos conseils avec impatience.
Cordialement Pierre
Je pars avec mon amie en Indonésie au mois de juillet pour 3 semaines .
Vue l'immensité du territoire nous avons un peu de mal à nous décider pour un itinéraire. Nous désirons faire 1 ou 2 trek de 2 à 3 jours, bien sur du snorkeling et de superbes plages. Ne cherchant les spots trop touristiques nous ne prévoyons pas de nous attarder à Bali.
Par ailleurs est-il envisageable de caler un trek à sumatra pour voir les grands singes.
J'attends vos conseils avec impatience.
Cordialement Pierre
Je copie/colle mon message qui vient d'un autre post dont le titre n'est plus d'actualité.
Bonjour Je reviens à vous chers forumistes! Ca y est la décision est prise, les billets achetés! Nous partons donc 26 jours pleins à Bali. Aller retour Denpasar. Je suis en train de préparer le voyage car je pense qu'à certains endroits il faudra réserver bien à l'avance, sachant que nous serons 4 (2 adultes + 2 enfants 6 et 9 ans) J'ai plein de questions, merci d'avance si vous avez la gentillesse d'y répondre!
1) nous voulons faire au minimum 1 volcan. Le plus pratique aurait été le mont batur car sur place... Mais j'ai lu que la montée était difficile pour les enfants... Est ce bien le cas? Pouvons nous y aller de journée car plus prudent qu'à 3h du mat avec une frontale?? Sinon je pensais aller sur Java, pour les monts Bromo et Kawa Ijen. Est ce facile de partir 2/ 3 jours de Bali pour aller sur Java? Est ce qu'il faut prendre un tour organisé ou facile de se débrouiller seul? De quelle ville est ce le plus facile de trouver bus et autres pour s'y rendre?
2)On pensait rester 10 jours environ à Bali: Ubud et rizières, les montagnes de Munduk, quelques temples (lesquels sont à privilégier?). Est ce que le nord est vraiment "à faire" si on reste peu de temps? J'ai entendu parler de Lovina, ça me plairait mais courser les dauphins avec en bateau me dégoûte un peu... Est ce vraiment cela?? Parce que quand même des dauphins..... C'est juste un joli rêve! Est ce qu'on oublie des coins incontournables?
3) Comme dit plus haut, on a vécu un rêve éveillé aux perhentians pour la beauté des plages, la multitude de poissons.... quelles plages sont vraiment magnifiques? (sable blanc, baignade, snorkeling...) Nous pensons naviguer le reste du temps sur Lombok et les Gili peut etre. Y a t il d'autres iles vraiment sympa ?
4) J'ai lu qu'il y avait une croisière Lombok jusqu'à Flores. Ca a l'air bien mais j'ai peur de manquer de temps. qu'en pensez vous? Vaut il mieux rester sur lombok et découvrir l'île plus tranquillement?
5) On m'a parlé des iles Togian en Sulawesi. Est ce qu'on "perdrait" beaucoup de temps en transport? J'ai l'impression que oui....
Désolée pour ce grand message, les questions fusent dans ma tête et les images avec ! Merci! Marion
Bonjour Je reviens à vous chers forumistes! Ca y est la décision est prise, les billets achetés! Nous partons donc 26 jours pleins à Bali. Aller retour Denpasar. Je suis en train de préparer le voyage car je pense qu'à certains endroits il faudra réserver bien à l'avance, sachant que nous serons 4 (2 adultes + 2 enfants 6 et 9 ans) J'ai plein de questions, merci d'avance si vous avez la gentillesse d'y répondre!
1) nous voulons faire au minimum 1 volcan. Le plus pratique aurait été le mont batur car sur place... Mais j'ai lu que la montée était difficile pour les enfants... Est ce bien le cas? Pouvons nous y aller de journée car plus prudent qu'à 3h du mat avec une frontale?? Sinon je pensais aller sur Java, pour les monts Bromo et Kawa Ijen. Est ce facile de partir 2/ 3 jours de Bali pour aller sur Java? Est ce qu'il faut prendre un tour organisé ou facile de se débrouiller seul? De quelle ville est ce le plus facile de trouver bus et autres pour s'y rendre?
2)On pensait rester 10 jours environ à Bali: Ubud et rizières, les montagnes de Munduk, quelques temples (lesquels sont à privilégier?). Est ce que le nord est vraiment "à faire" si on reste peu de temps? J'ai entendu parler de Lovina, ça me plairait mais courser les dauphins avec en bateau me dégoûte un peu... Est ce vraiment cela?? Parce que quand même des dauphins..... C'est juste un joli rêve! Est ce qu'on oublie des coins incontournables?
3) Comme dit plus haut, on a vécu un rêve éveillé aux perhentians pour la beauté des plages, la multitude de poissons.... quelles plages sont vraiment magnifiques? (sable blanc, baignade, snorkeling...) Nous pensons naviguer le reste du temps sur Lombok et les Gili peut etre. Y a t il d'autres iles vraiment sympa ?
4) J'ai lu qu'il y avait une croisière Lombok jusqu'à Flores. Ca a l'air bien mais j'ai peur de manquer de temps. qu'en pensez vous? Vaut il mieux rester sur lombok et découvrir l'île plus tranquillement?
5) On m'a parlé des iles Togian en Sulawesi. Est ce qu'on "perdrait" beaucoup de temps en transport? J'ai l'impression que oui....
Désolée pour ce grand message, les questions fusent dans ma tête et les images avec ! Merci! Marion
Bonjour,
Nous prévoyons dans notre voyage en Indonésie en septembre 2013 de faire les visites classiques de l'est de Java (Mont Bromo, Kawah Ijen). Cela en partant de Yogyakarta pour ensuite rejoindre Bali par Ferry depuis Banyuwangi.
Désolé d'ouvrir un enième post sur le sujet mais je ne trouve pas vraiment de détails précis et assez récents... Nous ne souhaitons pas passer par une agence pour faire ces tours, nous ne sommes pas pressés et nous voulons en profiter :-)
Trajet en train (Sritanjung) de Yogyakarta à Surabaya (départ 7h15 arrivé à 12h33) Trajet en train (Sritanjung) de Surabaya à Probolingo (départ 14h23 arrivé à 17h08) 1 nuit sur Probolingo Trajet en bus pour monter à Cemoro Lawang 1 nuit sur place pour prendre le temps de visiter le coin du Mont Bromo.
Retour de Probolingo depuis Cemoro Lawang en bus Trajet en train de Probolingo à Banyuwangi (départ 11h13 arrivé à 15h56) 1 nuit sur Banyuwangi, Kawah Ijen le lendemain et prise du Ferry pour Bali en fin de journée.
J'ai aussi vu qu'il y avait un trajet en passant par Malang, je n'ai pas plus creuse encore
Pouvez-vous me confirmer la viabilité du trajet ? De plus le Kawah Ijen est-il accessible en ce moment ?
Je vous remercie par avance de votre aide !
Emilien
Nous prévoyons dans notre voyage en Indonésie en septembre 2013 de faire les visites classiques de l'est de Java (Mont Bromo, Kawah Ijen). Cela en partant de Yogyakarta pour ensuite rejoindre Bali par Ferry depuis Banyuwangi.
Désolé d'ouvrir un enième post sur le sujet mais je ne trouve pas vraiment de détails précis et assez récents... Nous ne souhaitons pas passer par une agence pour faire ces tours, nous ne sommes pas pressés et nous voulons en profiter :-)
Trajet en train (Sritanjung) de Yogyakarta à Surabaya (départ 7h15 arrivé à 12h33) Trajet en train (Sritanjung) de Surabaya à Probolingo (départ 14h23 arrivé à 17h08) 1 nuit sur Probolingo Trajet en bus pour monter à Cemoro Lawang 1 nuit sur place pour prendre le temps de visiter le coin du Mont Bromo.
Retour de Probolingo depuis Cemoro Lawang en bus Trajet en train de Probolingo à Banyuwangi (départ 11h13 arrivé à 15h56) 1 nuit sur Banyuwangi, Kawah Ijen le lendemain et prise du Ferry pour Bali en fin de journée.
J'ai aussi vu qu'il y avait un trajet en passant par Malang, je n'ai pas plus creuse encore
Pouvez-vous me confirmer la viabilité du trajet ? De plus le Kawah Ijen est-il accessible en ce moment ?
Je vous remercie par avance de votre aide !
Emilien
Bonjour,
Quelqu'un a-t-il déjà plongé avec Living Colours, sur l'île de Bunaken (Sulawesi) ?
Je cherche à recueillir avis et impressions (ambiance, cadre, qualité des plongées, compétences des dive-masters, organisation, bateaux, etc.)
Merci d'avance ! 🙂
Quelqu'un a-t-il déjà plongé avec Living Colours, sur l'île de Bunaken (Sulawesi) ?
Je cherche à recueillir avis et impressions (ambiance, cadre, qualité des plongées, compétences des dive-masters, organisation, bateaux, etc.)
Merci d'avance ! 🙂






