Bonjour,
Je suis en train de préparer un voyage de 6 semaines (peut-être moins) vers fin Septembre à début Novembre en Amérique du Sud avec les destinations suivantes :
- Europe – Rio de Janeiro.
- Rio de Janeiro : 3 ou 4 jours
- De Rio à Iguacu en passant par la côte : Ilha Grande, Angra dos Reis e Parati. Peut-être une bonne dizaine de jours.
- Iguaçu: 2 jours en comptant les 2 côtés Brésil et Argentine.
- Nord de l’Argentine : Cordoba, Mendoza : 2 semaines ?
- Passage des Andes vers le Chili, Santiago et Valparaiso : une bonne semaine.
- Retour en Argentine et en route vers Buenos Aires : 3 ou 4 jours.
- Buenos Aires : 4 jours.
- Retour en Europe à partir de Buenos Aires.
Je ne suis pas à un jour près pour aucun de ces points de chute, ni pour le total du voyage. Je ne cherche pas non plus, maintenant même, à tout fixer au jour le jour. Je cherche seulement à cerner la durée totale du voyage de facon à pouvoir aller sur les sites de réservation des vols. Une fois les vols « dans la poche », je me pencherai de plus près sur l’itinéraire.
Ce serait donc sympa de la part des forumistes qui sont déjà passés par les endroits que j’ai cités de me donner leur avis sur le temps adéquat qu’il me faudrait compter, grosso modo. Bien évidemment, je ne refuserai pas les tuyaux intéressants non plus !
je voulais revoir mon bresil!!j y etais en 73!!! durant presque 4 ans!
tout le monde me deconseille car parait il que de nos jours on se fait attaquer avec armes et
tout ça de partout au bresil???????
je projette d y aller en routarde de decembre a mars????
bien sur j atterrirai a rio puis irai vers le nord et aussi le minas gerais ; manaus bellem?????
vous pensez vraiment que ça craint ???????
etant habituée a l asie où là; c est cool!!!!!!!!!!je me demande si je fais le bon choix pour mon hiver ???????merci si vous y etes maintenant de me dire vos impressions car je pense acheter le billet tres bientot
martine
Bonjour
Départ mi Septembre pour 4 semaines au Brésil On espère en profiter à fond sans trop passer notre vie sur la route. Le but est de visiter les alentours de Rio au Sud Ilha Grande, Paraty ( Porto Alegre ? ) Chutes d'Ignaçu. Ensuite aller vers le Nord Amazonie Manaus, Belem et redescendre Recife, Salvador de Bahia. Rien n'est figé ni les étapes ni la ville de retour. On arrivera par Rio, retour par Rio, Belem, Salvador ?. Quel serait la meilleure solution d'itinéraire(s).
Merci pour vos conseils précieux.
Gilles
Départ mi Septembre pour 4 semaines au Brésil On espère en profiter à fond sans trop passer notre vie sur la route. Le but est de visiter les alentours de Rio au Sud Ilha Grande, Paraty ( Porto Alegre ? ) Chutes d'Ignaçu. Ensuite aller vers le Nord Amazonie Manaus, Belem et redescendre Recife, Salvador de Bahia. Rien n'est figé ni les étapes ni la ville de retour. On arrivera par Rio, retour par Rio, Belem, Salvador ?. Quel serait la meilleure solution d'itinéraire(s).
Merci pour vos conseils précieux.
Gilles
Samedi 26 janvier
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son s��jour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Le jour tombe quand on arrive à La Souterraine pour prendre le train. Il souffle un vent aigre et on est content de se réfugier dans la salle d’attente bien chauffée de la gare. Le train part vers 7 h et arrive à Paris vers 10 h. Comme notre avion décolle à 13 h, on n’avait pas d’autre choix que venir passer la nuit ici. À l’hôtel, près de la Gare de Lyon, on est accueilli par un réceptionniste robot. Amabilité de façade, discours d’accueil répété sans doute des dizaines de fois par semaine. Enfin, on ne compte pas non plus s’en faire un pote. L’hôtel étant en travaux, on nous a surclassé. On ne va donc pas se plaindre. De fait, la chambre est plutôt grande pour Paris et joliment restaurée.
Finalement, on a une petite faim et on dîne d’un croque à la terrasse d’un petit restau en face de la gare. L’ambiance est décontractée. Autour de nous, un couple avec leur fille ado, deux couples de jeunes à une autre table, le garçon est sympa et efficace. Un vrai garçon de café parisien comme on les aime.
Dimanche 27 janvier
Même pas cinq minutes à attendre la navette pour l’aéroport. Pas eu le temps de se demander si elle passait ou non. Circulation très fluide jusqu’à Roissy. Un peu le bazar au scanner. J’oublie d’ôter mon ceinturon et je dois ressortir le déposer dans un bac. Ensuite la préposée me demande si j’ai du liquide dans ma valise. Non, bien sûr. Eh bien si, j’avais complètement oublié que j’y avais laissé deux bouteilles d’eau. Je ressors une nouvelle fois pour les jeter à la poubelle. Décidément, c’est pas le jour. Du coup, j’ai droit à une fouille de la valise. Comme je voyage léger, il n’y en a que pour une minute. Au moins, les employés sont assez décontractés et plutôt sympas.
Vol Joon. Avion neuf, personnel navigant très sympa. La patte Air France. Comme on est parti pour neuf heures de vol de jour, on risque de trouver le temps long. Je préfère les vols de nuit. Par chance, la sélection cinématographique est excellente et je regarde trois films : En guerre, I feel good et Les vieux fourneaux. Tous trois sont particulièrement d’actualité.
On atterrit à Fortaleza avec un petit peu d’avance. Le passage en douane somme toute assez rapide. Deux Finlandaises derrière nous sont ravies de m’entendre leur sortir les trois mots de finnois qui me restent de l’hiver passé dans leur pays. Dire que je l’ai connu avant elles ! Le privilège de l’âge…
L’aéroport est toujours aussi sinistre. Éclairages tristes, murs gris. Pas grave, on est au chaud ! Au bureau de change, la fille nous parle en anglais mais nous décoche un grand sourire en nous entendant répondre en portugais. Bien que la nuit soit tombée depuis une bonne heure, il fait encore 28 ou 29°. Et ce je ne sais quoi dans l’air qui nous dit qu’on est bien à Fortaleza et pas ailleurs. Un mélange unique de touffeur équatoriale et d’odeurs diffuses.
La route qui va de l’aéroport au centre ressemble enfin à ce qu’on attend de ce genre de route. Une quatre-voies jusqu’à l’Avenida Desembargador Moreira. Il y a dix ans, la quatre-voies ne s’étendait qu’à un kilomètre avant et après l’aéroport. Ensuite, c’était une deux-voies truffée de nids-de-poule et pas ou mal éclairée.
Petit tour de la Praça do Portugal et nous voici à l’hôtel Villa Maior, en bas de l’avenida Visconde de Mauá.
« Senhor Gilles ? » me lance le réceptionniste. Il prononce « Guiliss ». Je n’ai d’ailleurs jamais compris pourquoi les Brésiliens prononçaient mon prénom comme ça, puisque la prononciation est la même dans nos deux langues. Autre truc rigolo : comme sur les résas, on met toujours le prénom avant le nom, comme il se doit, ils doivent croire que c’est mon nom de famille. En tout cas, l’accueil très sympa et chaleureux. Dieu que je suis content d’être là ! D’ailleurs, je n’arrête pas de le répéter.
La réception donne sur la cour intérieure de l’hôtel construit autour d’une piscine. Celle-ci est entourée de trois bâtiments : celui de la réception avec les chambres dans les étages, un autre sur la droite construit de manière à donner l’impression qu’il s’agit d’une rue brésilienne typique et un troisième en face, le nôtre. Quelques palmiers. Parfait. Encore plein de monde est attablé autour de la piscine pendant que les enfants s’ébattent dans l’eau. La sono diffuse de la MPB, la música popular brasileira. Le décor est planté.
Vite, on dépose nos affaires dans la chambre. L’hésitation ne dure que quelques instants : allez, direction Beira Mar ! Nous ne sommes qu’à 200 mètres de la Feirinha da Noite, le marché nocturne de l’avenue qui longe le bord de mer. Un monde fou pour un dimanche soir, mais il est vrai que ce sont les grandes vacances des Brésiliens. Onze ans qu’on n’est pas revenu, mais hormis quelques gratte-ciels en plus, rien n’a changé. Les vendeurs de gadgets vendent toujours les mêmes gadgets, le mime peint en gris métallisé fait toujours son animation, les marchands ambulants de glaces ou de noix de coco sont toujours là. Tout juste si on remarque que tout est un peu plus aseptisé qu’il y a quelques années.
On s’installe à une table d’une gargote un peu à l’écart, à quelques mètres du trottoir, juste là où commence la plage. On se laisse bercer par le ressac de la marée montante en savourant – enfin ! - une caipirinha. Et en regardant les gens autour de nous. Sur la plage, un jeune serveur de la baraque voisine va de temps en temps sur la plage jouer avec son chien. À la table voisine est assis un jeune couple avec une petite fille et un petit garçon très occupé à chercher des cibles pour son fusil à flèche.
Lundi 28 janvier
Réveil à 6 heures du matin, en heure locale, soit 10 heures en France. On traînasse un peu dans la chambre jusqu’au moment où on se rend compte que si on veut trouver une table libre pour le petit-dèj’, il va falloir se grouiller. Buffet brésilien. On se rue sur les fruits – ananas, pastèque, goyave, melon et papaye. C’est la meilleure saison pour les fruits et on a bien l’intention d’en profiter. Surtout que trouver de la papaye mûre à point en France, ça relève de l’utopie. On est apparemment les seuls étrangers de l’hôtel. Les autres clients sont des Brésiliens du sud. On s’amuse à les regarder faire des selfies assis à côté de la statue de José de Alencar, l’écrivain cearense de l’époque romantique. Les selfies… Narcissiques comme ils sont, on se demande ce que deviendraient les Brésiliens sans leur smartphone.
Bon, et maintenant on fait quoi ? Comme on a pensé la même chose en même temps, c’est parti : on va dans le Centre, sans les appareils photo, juste les mains dans les poches histoire de prendre la température. Des amis qui ont aussi vécu ici, mais sont repassés à Fortaleza ces dernières années nous ont dit des tas d’horreurs. Fortaleza serait devenue un vrai coupe-gorge. À les entendre, il n’est pas question d’aller à pied à la superette du coin : il faut impérativement prendre un taxi.
Nous voilà donc partis sur le coup de neuf heures. Le soleil est déjà haut et il fait facilement 30°. Heureusement, on longe la plage par l’avenue Beira Mar et l’air de la mer tempère son ardeur. À cette heure, c’est calme. Quelques promeneurs, un courageux occasionnel qui fait son jogging. En réalité, on s’en rendra compte le lendemain, ce sont des lève-tard. Ici, on fait son jogging entre six et sept heures. Après, il fait déjà trop chaud.
On arrive à la plage d’Iracema. Tiens, le restaurant Tia Nair a finalement été démoli. Ce doit être récent, parce qu’on l’a encore vu dans Street View il y a peu de temps. Tout le quartier est salement sinistré. Des terrains vagues, des maisons à l’abandon, taguées à souhait. Le pire, c’est le Ponte dos Ingleses. La rambarde en bois est démolie sur plusieurs mètres. Les petites constructions en bois à l’entrée sont fermées et abondamment taguées. D’ailleurs, l’accès est barré par une palissade métallique où on lit que « prochainement », la convivialité des lieux va être restaurée, ou quelque chose comme ça. Eh ben, y a du boulot. C’est vraiment sinistre. Seuls l’Estoril et le Pirata font encore bonne figure dans cet environnement dégradé. Dans les rues voisines, même ambiance générale d’abandon.
On remonte jusqu’au centre culturel Dragão do Mar. Même chose. Les jolies façades des constructions alentour sont pisseuses et couvertes de tags. Le Dragão do Mar proprement dit s’en sort pas trop mal, mais on voit bien que plus rien n’est entretenu. S’il n’y avait pas des vigiles armés à différents emplacements stratégiques, ce serait sans doute bien pire.
De là, on traverse la place du Cristo Redentor avant de nous diriger vers le Centro. Là, au moins, rien n’a changé. Ça se serait même plutôt amélioré. Quartier commercial populaire où la bourgeoisie fortalézienne ne s’aventure pas. On fait une pause dans une « lanchonete », nom donné ici à un snack. Vitamina de graviola pour moi, vitamina de abacaxi et coxinha pour Marielle. On savoure nos boissons en profitant de la brise soufflée par les ventilateurs. C’est l’heure où les gens venus faire quelques courses dans le quartier font une pause.
« Dis donc, qu’est-ce que t’es rouge ! - Euh, tu t’es regardé ? »
Un coup d’œil dans la glace : aïe, c’est déjà foutu, on a bien trinqué. C’est à chaque fois la même chose. On est ici sous l’équateur et ça tape dur. Comme il souffle toujours une petite brise de mer, on ne rend pas compte qu’il faut vraiment se méfier du soleil et… quand on s’en rend compte il est trop tard. Tant pis, demain on sera bronzés.
En sortant, on pousse le pied jusqu’à la place du théâtre… José de Alencar. Très encombrée de stands de vêtements, ustensiles de cuisine et gadgets en tous genres. Des bâtiments dont on ne souvient plus très bien ont été démolies au fond de la place. Il faudra qu’on regarde nos vieilles photos pour savoir ce qu’il y avait là exactement. Je me souviens d’une boutique d’articles religieux, mais c’est tout. On refait une pause, cette fois dans la petite église de la place. L’ambiance est bien différente de celles de nos églises froides et souvent vides. On dénombre une trentaine de fidèles disséminés sur les bancs. L’église est évidemment grande ouverte et à l’intérieur on est bercé par le ronronnement des ventilateurs. On s’esquive au moment où l’office va commencer.
Retour à l’hôtel. Six bons kilomètres. On passe dans le premier quartier où on a habité, juste derrière l’archevêché. Ici, les rues ont conservé leur allure traditionnelle. Elles sont bordées de maisons basses, peintes en blanc ou dans des couleurs pastel un peu passées. Quelques-unes ont un étage ou une courette. Toutes sont fermées par des grilles. Quant aux murs qui les entourent, ils sont surmontés de tessons de bouteille ou de barbelés. Passé le Mercado dos Pinhões, on glisse progressivement dans le quartier bourgeois traditionnel d’Aldeota. Là, les maisons bourgeoises qui n’ont pas encore cédé la place à des immeubles modernes ou des centres commerciaux se cachent derrière une végétation luxuriante et de hauts murs peints en blanc, eux aussi surmontés de barbelés. Pour rentrer chez eux, les propriétaires ne descendent pas de voiture. Ils brandissent la télécommande du portail. D’ailleurs, un écriteau indique qu’il ne faut pas klaxonner, mais utiliser la télécommande. À ce genre de détail on voit que les choses ont un peu changé. Avant, Monsieur klaxonnait nerveusement à plusieurs reprises en rentrant chez lui, manifestant son impatience en attendant que la bonne vienne ouvrir le portail. Aujourd’hui, les nouvelles classes moyennes n’ont plus de valetaille, les familles sont moins nombreuses et les jeunes couples préfèrent s’installer dans un appartement.
On est à la limite du coup de chaud au moment où on arrive enfin à l’hôtel. Il est vrai que pour une première journée, on a fait très fort. Déjà 13-14 kilomètres au compteur, selon nos estimations confirmées par l’appli santé du smartphone.
Quelques heures plus tard, on est requinqué et on va faire quelques courses au Pão de Açucar. Autrefois, cette grande surface comparable à un Carrefour (le PdA appartient d’ailleurs au groupe) ou un centre Leclerc, était ouverte 24 h/24. Surprise : ça ferme à 20 heures. Eh bien, le Brésil a pris un sacré coup de vieux ! Et s’est embourgeoisé. À l’intérieur tout a été réaménagé. C’est beau, c’est brillamment éclairé, c’est riche et on trouve tout, absolument tout. Évidemment, la clientèle n’appartient pas précisément aux classes populaires. Avant, la première chose qu’on remarquait en entrant était l’odeur caractéristique de la carne de sol, cette savoureuse viande séchée au soleil et qui nécessite une préparation longue et compliquée. Aujourd’hui, ça sent, eh bien, comme n’importe quel marché. C’est aseptisé.
À la tombée de la nuit, on va dîner sur Beira Mar. Carne de sol, justement. Ensuite, un petit tour jusqu’au marché aux poissons sur la Volta da Jurema. Dans quelques jours on apprendra que les Fortaléziens, amnésiques comme toujours, ne connaissent plus ce nom. Désormais, on l’appelle simplement par le nom du quartier, Mucuripe. C’est en plein travaux tout du long : on est en train d’aménager des places de parking.
Retour à l’hôtel. On a marché plus de 22 kilomètres aujourd’hui. On n’en revient pas.
Demain, c’est juré, on se calme.
Mardi 29 janvier
Debout à six heures. Ce matin on retourne à Iracema faire quelques photos des fresques, mais aussi des dégradations du Ponte dos Ingleses. Devant l’ancien hôtel Iracema, un type dans les quarante-cinq ou cinquante ans, nous voyant faire des photos vient nous dire que l’établissement – enfin, la ruine – avait été racheté il y a quelques années, « du temps de Tasso », Tasso Jereissati, l’ancien gouverneur. Oui, bien sûr que je me souviens. Le type – pas Tasso – est très sympa et on discute quelques minutes. On apprend que Tasso avait un projet immobilier pour ce site, mais qu’il y a des tas de complications juridiques. Du coup, les arbustes accrochés aux derniers étages continuent de pousser… Au moment de nous séparer, le type me demande si « a senhora », Marielle, est française.
On remonte la Rua dos Tabajaras – dans le quartier, toutes les rues portent le nom de tribus indiennes depuis longtemps disparues – jusqu’au Pirata. Le quartier, un temps haut lieu de la vie nocturne fortalézienne, est bien décrépit. On est quand même agréablement surpris de voir que le petit hôtel où on avait séjourné en 1997 est toujours là. Le Pirata est le seul établissement à faire bonne figure avec ses façades fraîchement repeintes et bien entretenues. De là, on bifurque vers le Ponte dos Ingleses pour faire quelques photos de ce haut lieu de la désolation. Espérons qu’il sera remis en état rapidement.
Ensuite, on traîne sur le bord de mer à faire des photos des fresques. Une dame entre deux âges vient nous trouver. Apprenant qu’on est français, elle est toute heureuse de nous apprendre qu’elle a séjourné à Dijon il y a quelques mois. Il se trouve que nous sommes justement allés visiter la ville l’automne dernier. Elle se dit enchantée de son s��jour et de cette ville, qu’elle préfère à Lyon.
Retour à l’hôtel un peu après 8 heures pour le petit-dèj’. On fait traîner en nous laissant bercer par des chansons brésiliennes. Au moins, ils ont le bon goût de ne pas mettre de la variété anglo-saxonne ringarde comme c’est trop souvent le cas dans les hôtels touristiques. Il faut dire que la clientèle est 100 % brésilienne, principalement des états riches du sud du pays.
Comme hier on a fait un peu fort avec nos 22 kilomètres, on passe la journée à glander. À mesure que le soleil se déplace, les clients de l’hôtel vont s’asseoir d’un côté ou de l’autre de la piscine. Quelques femmes seules avec leurs enfants. Des familles. Les gamins s’en donnent à cœur joie. Déjeuner à un petit restau « au kilo » à deux pas de l’hôtel. Cette formule est très en vogue depuis quelques années. On prend un plateau et on se sert, comme à la cafète, mais on fait ensuite peser son assiette. Là, on reçoit un ticket avec un numéro. Si on veut se resservir, on repasse ensuite à la caisse peser l’assiette. On paie donc au poids. Un peu comme dans les restaus chinois de chez nous, qui ont une formule buffet. Pour le café – le cafezinho pour être précis -, une bouteille thermos est posée sur une table près de la sortie. On se sert à volonté, c’est inclus dans le prix.
Dans l’après-midi, on redescend s’asseoir un moment au bord de la piscine. À peine assis, un employé de l’hôtel m’interpelle : un coup de fil pour moi à la réception. C’est Diego qui me rappelle pour confirmer le RV demain matin. Il doit être télépathe ! Diego, c’est un jeune de Mucuripe qui travaille comme guide touristique culturel – ils sont quatre au total pour tout Fortaleza et peut-être même le Ceará. Il est tombé un jour sur www.aquiceara.com et m’a contacté pour avoir des photos de Fortaleza dans les années 80. On a donc convenu de se voir à l’occasion de notre venue.
En fin d’après-midi, le ciel s’est un peu couvert et on en profite pour aller dans un centre commercial acheter un cordon USB pour l’appareil photo. Manque de pot, je me goure d’itinéraire et on se retrouve dans l’avenue Barão de Studart. Au bout de cent mètres, je me rends compte que nous sommes à deux pas de l’épicerie de Thierry. C’est un Français qu’on a connu, et même hébergé quelques jours quand on habitait à Mucuripe en 1986. Au début des années 90, marié depuis peu mais ses finances étant au plus bas, il a décidé d’ouvrir une épicerie. Une activité considérée comme peu prestigieuse, mais sûre. Ça n’a pas trop mal marché et l’épicerie est toujours là. On n’a pas revu Thierry depuis une bonne douzaine d’années. En approchant, j’aperçois deux personnes dans la pénombre et j’ai un doute : après tout, il a peut-être revendu ? C’est sa fille qui nous accueille. Le doute n’est pas permis : elle ressemble comme deux gouttes d’eau à sa mère. Et nous apprend que Thierry est décédé il y a six mois. Cancer. Il n’avait même pas soixante ans. Pour nous, c’est un choc.
C’est encore sous le coup de l’émotion qu’on repart en direction du centre commercial où se trouve apparemment la seule boutique susceptible de vendre le cordon USB recherché. Sur la porte, une affichette : « volto já já » - je reviens tout de suite, tout de suite. On repart. À tous les coups, le papier est là depuis des lustres. D’ailleurs, le Shopping Aldeota dont une copine nous avait tant parlé semble assez mal en point. Boutiques fermées, éclairages sinistres, peu de monde. Pas folichon.
On va manger un truc vite fait sur Beira Mar, mais avant de rentrer, on s’arrête quand même boire une caipirinha. Il n’est que huit ou neuf heures, mais il y a un monde fou. Beaucoup de Paulistas et de Gauchos. Toutes les cinq minutes, un vendeur ambulant vient proposer des lunettes de soleil, des bonbons, des sculptures en fil de fer, des sculptures sur bois, des clopes et même des mini-enceintes pour smartphone… On en a dénombré au moins vingt-cinq en un peu plus d’une heure. Comment est-ce qu’ils font pour vivre ? Tout à coup surgit une femme portant une blouse blanche : une masseuse. Le jeune couple de la table à côté est partant. Le mec doit être chatouilleux parce qu’à un moment donné il part d’un fou rire. Au bout de quelques minutes, on voit les deux types assis à une table à quelques mètres devant la nôtre se gondoler. Nous, on pleure de rire. De même que la masseuse, qui doit s’éloigner un instant pour éponger ses larmes.
Mercredi 30 janvier
Ce matin on rencontre Diego. Il a créé une petite fondation pour la préservation de la mémoire du quartier. Il est venu nous chercher à l’hôtel avec une amie à lui, Rosalia. Elle est guide touristique aussi, et a vécu en France. Elle a d’ailleurs été mariée à un Français.
On se retrouve dans les ruelles de Mucuripe à découvrir son minuscule local, installé dans l’entrée d’une petite maison du quartier. Le coin n’est pas encore envahi par des tours. Dédale de ruelles bordées de maisons basses couvertes de tuiles romanes. Tout le charme d’un quartier populaire. Chez lui, Diego a réuni une impressionnante collection de livres et de photos du quartier. Il nous a même montré un court-métrage tourné sur la plage de Mucuripe en 1941, la même année que celle où Orson Welles a tourné It’s all true. Ensuite, déjeuner d’une moqueca de raia au Mirante, le quartier construit sur la dune et qui domine Mucuripe, avant de rentrer à l’hôtel. Diego et Rosalia doivent aller travailler, et on convient de se revoir samedi.
En fin d’après-midi, on va louer une voiture chez Hertz – ou plutôt chez Localiza. Hertz doit être trop difficile à prononcer pour les Brésiliens. 450 reais, soit 105 € pour 4 jours, kilométrage illimité. Cool. Une petite Nissan toute simple, ça fera parfaitement l’affaire. Et le litre d’essence coûte à peine un euro.
Dîner sur la plage. Ensuite on traîne un moment sur la nouvelle digue à côté de la feirinha da noite, le marché artisanal nocturne. L’endroit est très agréable. On peut profiter du bruit des vagues sans être gêné par la musique et la circulation de Beira Mar tout en contemplant les gratte-ciel du front de mer. Des familles ou des couples d’amoureux font de même. Je filme un jeune chien qui joue avec un petit chat noir et blanc. Je ne suis d’ailleurs pas le seul. Je discute quelques minutes avec le propriétaire du chien, un mec de Mucuripe, justement. Il me confie qu’il est très attaché à ce chien, qui a toujours veillé sur lui pendant l’année où il a dormi dehors…
Jeudi 31 janvier
Eh bien maintenant qu’on a une bagnole, allons donc traîner un peu sur les routes du Ceará ! On n’a rien prévu en particulier. Deux possibilités : le littoral est ou le littoral ouest. Notre préférence va au littoral ouest, on le gardera donc pour la bonne bouche.
On sort donc de Fortaleza par l’avenue Washington Soares. Par rapport à notre dernier séjour, il n’y a finalement guère de changement. Bien sûr, de nouvelles constructions sont sorties de terre un peu partout, les routes ont été élargies, le bétonnage a continué… en passant devant l’Unifor, l’université privée de la Fondation Queiroz, je me revois descendant du bus en 1985 ou 86. On m’avait parlé d’une possibilité de donner des cours. À l’époque, les terrains alentour n’étaient que des étendues herbeuses desséchées par le soleil. Aujourd’hui ce ne sont que centres commerciaux et établissements divers aussi rutilants et prétentieux qu’inutiles.
Passé l’embranchement vers Cofeco et Prainha, la route a perdu son côté campagne. Les terrains occupés par les anacardiers et le manioc sont désormais occupés par des marchands de matériaux. Et ça continue comme ça tout le long de la côte jusqu’après Aquiraz. Des complexes hôteliers en veux-tu, en voilà là où il n’y avait que du sable. À Morro Branco, on renonce finalement à aller revoir les falaises de sable coloré de la Praia das Fontes. Après tout, on connaît tout ça par cœur et on a plutôt envie de juste traîner en bagnole pour nous évader de Fortaleza.
Cette année, on voit que la saison des pluies est un peu en avance. La campagne est très verte et la végétation a poussé avec une vigueur insolente. De Morro Branco, on décide de ne pas continuer le long de la côte, mais de bifurquer vers Pacajus et, de là, d’aller dans la Serra de Guaramiranga. Dès qu’on s’éloigne du littoral, on se retrouve dans une jolie région de collines, d’anciennes dunes colonisées de longue date par la végétation. Très peu de circulation, et la route est plutôt bonne, même s’il ne faut pas relâcher sa vigilance : des nids-de-poule attendent parfois en embuscade et on a un très mauvais souvenir avec ça.
À Pacajus, on perd un bon moment à tourner en rond pour trouver la route de Redenção. Il faut en effet traverser la fédérale, la BR116, mais impossible de trouver le croisement. On l’emprunte d’abord en direction de Fortaleza, mais au bout de quelques kilomètres, rien. Pas de sortie en direction de la montagne. Comme nous sommes sur une deux fois deux-voies, il faut rouler jusqu’au prochain « retorno » pour faire demi-tour. Là, rebelote. On refait quelques kilomètres en sens inverse puis on rentre dans Pacajus. Là, eurêka, au premier croisement il suffit de tourner à gauche… pour nous retrouver sur la BR quelques kilomètres plus loin ! Quelle histoire de fous. Cependant, on a aperçu en face, de l’autre côté de la BR, un panneau au-dessus de la route qu’on cherche. OK, c’est reparti pour un tour. BR jusqu’au retorno puis on guette la sortie à droite. Aucun panneau indicateur, mais tout de même une sortie tout ce qu’il y a de plus anonyme en rase campagne, à l’intérieur d’un virage, et qu’on manque de rater une nouvelle fois. Deux ou trois-cents mètres plus loin, victoire ! On est sur la bonne route. Dingue. Ils ont supprimé purement et simplement l’ancien croisement quand ils ont refait la BR, mais sans mettre aucun panneau indicateur. À l’usager de deviner ! On a un peu l’habitude, mais là ils ont tout de même fait fort.
Sur la route, toujours aussi belle et tranquille qui nous conduit à Redenção, on essuie une ou deux averses. L’arrivée de la saison des pluies est imminente et ce sont les premières escarmouches. En revanche, cela nous donne l’occasion d’apprécier les jeux d’ombre et de lumière des nuages sur les forêts qui couvrent les montagnes au loin.
Il est près de deux heures quand on aperçoit l’escalier blanc à flanc de colline conduisant à la petite chapelle qui domine la ville. On commence à avoir faim et on s’arrête à la sortie en direction de Quixadá, dans un restau bien typique. Comme on hésite devant le menu – on est assez tenté par les côtes d’agneau en ragoût – la patronne donne le coup de pouce décisif : il est justement tout prêt. Question rituelle : « Dá pra dois ? - Dá, sim. » Pour deux, ça ira ? - Oui, bien sûr. Elle nous demande tout de même s’il s’agit d’une pause déjeuner vite fait ou si on est gros mangeurs. On lui fait une réponse de normand. Quelle que soit notre réponse, on sait que ce sera bien cuisiné et abondant. Et on se retrouve avec trois beaux morceaux dans une sauce à se damner et quelques pommes de terre, du riz, de la salade, des spaghettis, et du pirão. On arrose le tout avec de la cajuina. Un vrai déjeuner cearense comme on les aime.
On repart en direction de Baturité, sur les premiers contreforts. Pas que cette montagne soit bien haute, puisque son point culminant est à 1500 mètres, mais les Fortaléziens viennent volontiers y trouver une fraîcheur relative. Tout le long de la route, je peste contre les limitations de vitesse délirantes et les radars – ils en ont mis partout, même jusque par ici. N’oublions pas, bien entendu, les gendarmes couchés de toutes sortes, excessivement nombreux et mal foutus, souvent aussi inutiles que dangereux. Les pires, ce sont les plots en plastique jaune qui dépassent de quatre ou cinq centimètres de l’asphalte – quand ce n’est pas des rues aux pavés disjoints des agglomérations – et ne demandent qu’à bousiller les amortisseurs. Qu’on les prenne au pas, en première, ou à dix kilomètres à l’heure, on ne peut pas s’empêcher de pousser un gros soupir d’exaspération.
Très sinueuse, la route est splendide. La région est relativement verte, même en saison sèche, mais les premières pluies ont accompli des merveilles et… on s’émerveille. Au détour d’un virage on découvre ici ou là une petite maison aux tuiles romanes parée de bougainvilliers avec un panonceau indiquant qu’il s’agit d’une auberge ou d’un « sitio », mi-maison de campagne, mi-fermette. Les rues à l’entrée des bourgs sont bordées de flamboyants en pleine floraison. On passe à l’occasion devant une petite église ou un couvent devant lequel se dressent de majestueux palmiers impériaux d’une vingtaine de mètres. D’ailleurs, je me rendrai compte sur le chemin du retour que ces palmiers, on n’est pas allé les chercher bien loin : ils sont endémiques et on les voit dépasser de la végétation basse par centaines sur les flancs de la montagne.
Après avoir tourné un moment en rond entre Baturité, Maranguape et Mulungu, notamment à cause d’une signalisation routière débile qui nous fait faire dix kilomètres dans un sens puis dans l’autre, c’est un peu à cran qu’on reprend la route de Fortaleza. Quelques kilomètres plus loin, un poste de la police de la route. On nous fait signe de nous arrêter. Il ne manquait plus que ça. Pendant que les keufs examinent mes papiers en prenant un air soupçonneux, comme il se doit. « O carro é alugado ? » La voiture est louée ? Je leur répondrais bien que, pas du tout, on vient de la chourer, mais l’humour qui fait la réputation des Cearenses n’est peut-être pas de mise. Finalement, ils me rendent mes papiers avec le sourire, le plus jeune ajoutant même « Allez la France ! ».
Par chance, passé Redenção, la route est belle et il n’y a quasiment aucun radar. On devrait arriver juste après la tombée de la nuit. Eh bien non : à Maracanau, non seulement il fait déjà nuit, mais des travaux et une déviation très, très mal indiquée nous obligent – nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – à rebrousser chemin dans une certaine confusion. Quelques mètres plus loin, je pile en voyant un petit bout de chat âgé de tout juste deux mois traverser comme si de rien n’était. La bagnole qui roulait parallèlement à nous en fait autant. Le chauffeur l’a fait par réflexe, sans trop savoir pourquoi, mais comme il fait nuit et qu’il n’y a aucun éclairage à cet endroit, il a dû penser qu’il y avait un nid-de-poule. Enfin, le chat est passé sans encombre et personne ne nous est rentré dedans. C’est l’essentiel.
On finit par se retrouver sur l’anneau routier puis, une dizaine de kilomètres plus loin sur la BR en direction du centre. C’est l’heure des embouteillages, mais comme j’ai loupé la sortie vers Aldeota on se retrouve sur l’Avenida Dom Manuel, ce qui nous fait finalement gagner du temps.
Vendredi 1er février
On est réveillé par l’orage. Le ciel d’un noir d’encre est fréquemment zébré d’éclairs et il pleut très fort. Avant de venir, la météo annonçait de l’orage toute la semaine, mais comme il a fait beau jusqu’ici, on n’y croyait plus. Seulement là, finie la rigolade. Il tombe des trombes d’eau.
Après le petit-déjeuner, une accalmie relative nous décide à prendre la route. Aujourd’hui on a décidé d’aller revoir quelques plages du littoral ouest, et puis l’orage va bien finir par se calmer.
En fait, ça ne se calme pas du tout, du tout. Ça ne fait même qu’empirer. C’est le déluge. Les voitures zigzaguent tant bien que mal entre les flaques – ou plutôt les mares – qui ont envahi la moitié de la chaussée, tantôt du côté gauche, tantôt du côté droit. On ne voit pas à vingt mètres. Avec toute cette flotte, on ne voit pas non plus les gendarmes couchés qui se rappellent brutalement à notre bon souvenir, même en roulant à trente à l’heure. Sans parler des nids-de-poule. Enfin on atteint l’avenue Bezerra de Menezes pour sortir de la ville puis l’embranchement vers la CE-85. Bonne surprise, c’est maintenant une quatre-voies. En 2007, ce n’était encore qu’une deux-voies. La pluie est de plus en plus forte. À soixante à l’heure, on a l’impression de prendre des risques insensés. Heureusement, il n’y a presque pas de circulation. Je suppose que tous ceux qui n’ont pas un besoin impératif de se déplacer ont préféré attendre.
La route qui part vers l’ouest traverse une région de caatinga, forêt de buissons et de petits arbustes ne dépassant guère 4 ou 5 mètres de hauteur, entrecoupée de zones un peu marécageuses où poussent de grandes herbes et des carnaúbas (palmiers rôniers). Comme la saison des pluies a commencé tôt cette année, c’est déjà très vert. Aux abords de São Gonçalo do Amarante, on longe la Lagoa do Cauípe, une très belle lagune dont le niveau a déjà bien monté avec toute cette pluie. Nous avons décidé d’aller jusqu’à Mundaú, à environ 150 km de Fortaleza puis de revenir en faisant des incursions sur les différentes plages.
On roule toute la matinée sous une pluie battante, pour dire le moins, qui met longtemps à se calmer. La route est récente et en bon état, hormis sur un petit tronçon où des nids-de-poule sont en formation. Sous cette pluie battante qui transforme la route en rivière, on ne les repère qu’au dernier moment. Par chance, ça ne dure pas. Je me verrais mal changer une roue par ce temps.
Quelques kilomètres avant Mundaú, on profite de ce que la pluie a presque cessé pour nous arrêter déjeuner dans un bled. Le téléviseur accroché dans un coin de la salle montre des images des inondations à Fortaleza, où il est tombé 55 mm. Pas si exceptionnel, mais à Fortaleza, c’est tout de suite la cata à cause d’infrastructures souvent déficientes. À Paracuru, il est tombé 70 mm et 90 à Crato, dans le sud du Ceará. On est somme toute plutôt bien lotis.
À la sortie de la ville, on constate que la route a été asphaltée récemment, elle aussi, sauf qu’on tombe aussitôt sur un tronçon de 3-400 mètres complètement défoncé (un panneau indique que c’est temporaire…) avant de retrouver un beau macadam bien propre. Pas de doute, on est au Ceará.
Mundaú n’a rien d’exceptionnel, mais je voulais revoir la route côtière entre la plage déserte et les dunes où le sable durci en galettes présente des configurations intéressantes. Le ciel est toujours aussi noir, mais la pluie a cessé depuis le déjeuner. Nous repartons vers l’est, en direction de Paracuru, non sans faire un petit détour par Flexeiras, qu’on ne connaît pas encore. Le village est plutôt mignon, avec ses belles maisons et autres pousadas pour les vacances. Seulement, on se demande comment on peut bien en vivre ici. Le taux de remplissage ne doit pas dépasser 50 %, et encore, pendant un mois par an. On voit bien que le reste du temps, ce doit être assez désolé.
Un peu avant d’arriver à Paracuru, on remarque des drapeaux plantés à intervalles réguliers sur un terrain déboisé de plusieurs hectares, avant de passer devant une petite guérite devant laquelle on a aménagé une petite allée de gravillons. C’est le bureau de vente du lotissement. Ils ont vu grand : il y a de quoi construire je ne sais combien de dizaines de maisons. Et on n’a pas tout vu : quelques centaines de mètres plus loin, on tombe sur deux ou trois autres lotissements du genre. Encore des projets qui vont faire pchitt, la conjoncture économique n’étant plus vraiment porteuse.
On se gare au bout de la route, là où on a aménagé une placette carrelée et des gradins descendant vers la plage. On a également aménagé un trottoir carrelé qui longe la plage sur deux ou trois-cents mètres. Bonne idée. D’ailleurs, cela semble un lieu de promenade assez prisé des mères de famille avec leurs enfants. Dommage qu’on n’ait pas trop le temps, et surtout que la météo est incertaine. On aurait bien poussé le pied jusqu’à l’endroit où la rivière traverse les dunes. Je suppose qu’elles ont encore progressé et remodelé le paysage.
Un peu avant Fortaleza, on décide de faire un crochet par Cumbuco. Là, pas d’illusion à se faire : il y a au moins vingt ans que la plage est pourrie par le tourisme. On s’arrête boire un guaraná. La serveuse doit faire le tour des établissements voisins pour échanger deux canettes de coca contre du guaraná. Ce petit service a un prix : on paie 12 reais pour deux malheureuses canettes !
Enfin, la route de retour à Fortaleza est toujours aussi moche. De chaque côté de la route, des projets immobiliers et autres bâtiments abandonné. L’ensemble donne une sensation de désolation.
Samedi 2 février
Ce matin on a rendez-vous à neuf heures avec Diego. On a convenu d’aller au centre Quatro Varas, à Pirambu, puis au musée du cajou. Quatro Varas est un projet communautaire monté dans les années 80-90 par les habitants du quartier. Pirambu était alors particulièrement miséreux. D’ailleurs, passé une certaine heure, plus aucun taxi ne voulait s’y rendre. Le quartier avait la réputation d’être le plus dangereux du Brésil. Aujourd’hui, c’est simplement un quartier populaire, mais certaines réputations sont tenaces. Diego a son GPS et on arrive à se faufiler dans le dédale de rues conduisant au centre, tout près de la plage. Notre petite Nissan s’en sort avec les honneurs, mais… le centre est fermé le samedi. On s’y attendait un peu, mais là, on en a le cœur net. Diego est mort de trouille. Pourtant il ne faut pas exagérer, à cette heure-ci on ne craint vraiment pas grand-chose. D’ailleurs, il y a dix ans, on est venu ici faire des photos et filmer sans aucun problème.
On repart donc en direction du musée. Incidemment, il se trouve à Guadalajara, là où j’ai en quelque sorte découvert le Brésil en 1984. L’ ONG pour laquelle je bossais avait une petite mission là-bas. À l’époque, c’était encore la campagne. Les rues étaient plutôt des chemins, la plupart des maisons étant séparées par des terrains en friche ou plantés de manioc. Aujourd’hui, c’est complètement méconnaissable. Toutes les rues sont pavées et bordées de maisons, souvent avec un étage. La ville, quoi.
Le musée est installé dans un ancien sitio, c’est-à-dire une ancienne maison de campagne entourée d’un terrain. Celui-ci est ceint d’un haut mur peint en blanc, avec des fresques représentant bien évidemment des cajous de part et d’autre du portail. À l’intérieur, on découvre une végétation magnifique, avec bien entendu quelques anacardiers (l’arbre qui donne le cajou), des atiers, des sapotiers… D’ailleurs, Diego est tout aussi étonné que nous de découvrir un sapotier d’une bonne quinzaine de mètres de haut portant des fruits gros comme des oranges. Ce doit être un spécimen assez exceptionnel.
La maison est tout entière consacrée au cajou : tableaux, sculptures, littérature, photos, canevas… tout ce qu’on a toujours voulu savoir sur le cajou sans jamais oser le demander. Et il y a la boutique où on déguste une excellente cajuina, du jus de cajou qui subit plusieurs filtrations jusqu’à devenir parfaitement translucide avant d’être chauffé au bain-marie jusqu’à obtention d’une belle couleur dorée.
Le fondateur a mis vingt ans à mettre ce musée sur pied. Un passionné de culture, d’art et de traditions qui déplore l’immobilisme, voire l’incompétence des pouvoirs publics. On lui dit qu’on était bien contents que Diego nous accompagne, parce qu’autrement on n’aurait pas trouvé le chemin du musée. Il nous explique qu’il a trente-cinq panneaux indicateurs dans la pièce à côté, mais que pour chacun d’eux il faut une autorisation avant de le placer sur le bord de la route. Et comme les administrations se renvoient toutes la balle, ça peut encore durer des années. Décidément, le Brésil n’a pas changé. Sans doute pourrait-il aller installer ces panneaux lui-même, mais il se trouverait sans doute une ou deux bonnes âmes pour le dénoncer.
La visite terminée, on rentre à Fortaleza pour acheter des cartes postales. Diego nous a appris qu’en fait, on n’en trouvait plus nulle part depuis des années. On n’est pas surpris, il n’y en a jamais eu beaucoup, et de nos jours tout le monde fait des photos sur son smartphone et les envoie par messagerie instantanée. On trouve tout de même un kiosque au marché central où ils en ont encore quelques-unes. Le type les conserve dans une pochette en plastique jusqu’à épuisement du stock. Un coup d’œil rapide nous confirme ce que nous soupçonnions : elles sont moches et en mauvais état.
De là, on se rend dans un centre culturel aménagé dans l’ancien marché central. C’est de là que part le petit train pour la balade de découverte culturelle de Fortaleza. En attendant l’heure du départ, on va jeter un coup d’œil dans la salle du fond. Un concours de rap est en train de s’achever. C’est l’heure de la remise des prix et des photos. Les mecs se la jouent un max en prenant la pose. Enfin, sait-on jamais, ils rencontreront peut-être un succès planétaire un jour…
L’idée de cette balade en petit train ne nous emballe pas du tout, mais Diego a l’air d’y tenir. On n’a guère envie de se ridiculiser dans un de ces petits trains pour touristes comme ceux qu’on voit à Beira Mar avec des animateurs déguisés en Mickey ou Pluto. On est vite rassuré : c’est un truc organisé par une association culturelle et l’animateur n’est autre que le mec du musée du cajou. Un type intelligent qui nous a bien plu par son humour.
On n’est pas déçu : on sillonne le centre historique en nous régalant de ses commentaires. Telle maison bourgeoise ayant autrefois appartenu à une gloire locale mériterait d’être restaurée, mais hélas, il y a des problèmes juridico-financiers. Un peu plus loin, il explique que les maisons traditionnelles de la rue ont été démolies pour un énième projet aussi quelconque qu’inutile, que le gouvernement a engagé 170 millions de l’argent public – « notre argent ». En passant devant une maternité publique, il souligne que le Ceará ne manque pas d’établissements hospitaliers publics, comme celui-ci, et qu’ils valent largement les coûteuses cliniques privées vantées un peu partout. Tel ou tel autre bâtiment « devait être » restauré en vue de je ne sais quoi, mais « hélas »… Dans le train, tout le monde est hilare. « Les grands bâtiments sur votre gauche ? Ils vont être inaugurés dans deux ans. Ben oui, au moment des élections »…
Des visites culturelles comme ça, on en redemande.
À quatre heures de l’après-midi on se retrouve dans un restau sur Beira Mar pour déjeuner. C’est qu’on commence à avoir sérieusement les crocs. Dans la conversation, on reparle du mec du musée et tous les trois, on se dit qu’il nous rappelle quelqu’un mais pas moyen de mettre un nom dessus. Tout à coup, tout s’éclaire quand Diego dit « ah, si, euh, il me rappelle un certain… Gil… Gil... » sur quoi Marielle et moi on enchaîne en chœur : « Gilmar ! ». Diego : oui, c’est ça, Gilmar Chaves ! Il nous montre d’ailleurs une photo de Gilma sur son téléphone. Plus de doute. Et là, on est morts de rire. J’ai connu Gilmar en 1984 et passé pas mal de soirées avec lui à rigoler en buvant de la cachaça. Gilmar, c’est sans doute le pique-assiette le plus connu du Brésil, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver sympa. En 2001, on a même passé quelques jours avec lui à Rio. Il a toujours des tas d’histoires à raconter et connaît tout le monde. Il nous est même arrivé un soir de nous retrouver avec lui sur un podium où le gouverneur était en train de prononcer un discours pour l’inauguration d’un tronçon d’autoroute.
En sortant du restau, on raccompagne Diego à Mucuripe avant de rentrer à l’hôtel. Le soir, on ressort faire un dernier tour à pied à Beira Mar jusqu’au marché aux poissons. La promenade est bien agréable, même si on la connaît par cœur, mais on se dit qu’on ne pourrait vraiment plus vivre ici. Dans les années 80, c’était une expérience formidable, mais ça s’arrête là. Vivre en France peut laisser à désirer à cause des tracasseries administratives et autres, mais c’est de la gaminerie par rapport au Brésil. Ici, tout est compliqué, cher ou dangereux. Bien souvent les trois à la fois. Quand on ne fait qu’y séjourner en vacances, on a l’impression que tout y est possible. Seulement, il y a loin de la coupe aux lèvres. Combien de gringos sont venus ici des rêves plein la tête et ont tout perdu, les rêves, leur argent, leur conjoint, leur santé…
Avant de rentrer, on savoure une jarre de jus de maracuja. Enfin, plutôt deux tellement c’est bon et bien frais. Faut dire qu’ici, on est trempé de sueur en permanence et qu’il y a tout intérêt à bien s’hydrater. Nous avons déniché une table sous un raisinier et profitons du bruit des vagues et de la petite brise qui vient nous rafraîchir en savourant l’instant.
Dimanche 3 février
C’est le jour du départ. Après le petit-déjeuner on remonte faire les bagages. Il n’y en a que pour cinq minutes, mais on met une heure. On a du temps à revendre. En plus, un message d’Air France nous apprend que le vol de retour est retardé de deux heures. Nous décollerons donc à 22 h 30 au lieu de 20 h 30. Comme nous devons rendre la voiture à l’aéroport pour 16 heures, il faut encore trouver quelque chose à faire. L’éternel problème du dernier jour : il faut avoir rendu la chambre à midi, mais trouver le moyen d’occuper le restant de la journée. Que faire, donc ? Sortir de Fortaleza ? pour aller où ? on connaît la région par cœur et puis on n’a guère envie de risquer un pépin le dernier jour. Rester à Fortaleza ? Pour quoi faire ?
Finalement, on quitte l’hôtel sur le coup des onze heures. J’ai envie de jeter un coup d’œil à la Praia do Futuro. Pas notre endroit préféré à Fortaleza. C’est une longue plage où le vent souffle toujours fort. Le soir, c’est un coupe-gorge. D’ailleurs, les immeubles résidentiels ont mis très longtemps à venir s’y installer. Si on décide de venir habiter ici, il vaut mieux s’apprêter à racheter tout ce qui est électrique ou électronique presque tous les ans à cause de la rouille. En arrivant sur place, on se rend compte que la rue pavée longeant la plage sur notre gauche, bordée de quelques paillotes et où de rares cocotiers ont un mal de chien à tenir le coup est à présent doublée d’une avenue parallèle asphaltée. Sur notre droite, une large étendue déserte jusqu’à la dune où sont construits des immeubles résidentiels à l’aspect déjà fatigué à force d’être battus par les vents, le sable et le sel.
Arrivé au bout, on tombe sur le fameux pont franchissant la Sabiaguaba que des copains installés à l’époque sur la plage de Cofeco ont attendu plus de dix ans. Le pont est arrivé trop tard. On fait demi-tour au rond-point de l’autre côté avant de décider d’aller directement à l’aéroport. De toute manière, on est parti pour se faire chier jusqu’à l’heure du décollage, alors y aller un peu plus tôt ou plus tard ne change rien.
Le dimanche, la circulation est des plus fluides et on ne devrait mettre qu’une demi-heure pour y arriver. Il faut « juste » trouver l’agence Hertz, qui a déménagé temporairement à proximité de l’aéroport à cause des travaux en cours. C’est là que ça part de travers. Certaines rues sont désormais en sens unique, on est obligé de faire des détours, la signalisation est souvent mal placée, inexistante ou n’a pas été modifiée lors des réaménagements du plan de circulation. Enfin on arrive sur la bonne route, mais je loupe une sortie et on se retrouve quelques kilomètres plus loin sans pouvoir faire demi-tour. Et comme de juste, aucune indication de l’endroit où se trouve l’aéroport. De toute évidence, on n’est censé s’y rendre qu’en venant du centre de Fortaleza. Si on arrive par l’autre côté, eh bien, bonne chance, Jim. Avisant une sortie, on se retrouve à tourner en rond dans un quartier périphérique sans aucune signalisation. L’appli GPS du téléphone nous permet de nous repérer à peu près, mais on n’ose pas activer le mode données pour ne pas nous retrouver avec une note de téléphone salée. Du coup, on n’est pas tellement avancé. Une fois revenu sur la quatre-voies, je loupe la sortie suivante, apparemment la bonne. Le seul panneau indiquant l’aéroport se trouvait juste après la bretelle de sortie. Aucune indication, ne serait-ce que 100 mètres avant. Bref, c’est passablement énervés après avoir tourné en rond pendant une heure et demie qu’on arrive enfin en vue de l’aéroport. Par chance, l’agence Hertz est bien indiquée et on la trouve tout de suite. Ouf !
L’aéroport de Fortaleza a été reconstruit entièrement il y a une vingtaine d’années. On regrette l’ancien, qui avait tout le charme provincial d’un petit aéroport tropical. Tout était ouvert sur l’extérieur, il n’y avait évidemment pas de climatisation et on se faisait bouffer par les moustiques, mais c’était sympa. Le nouvel aéroport est évidemment mieux adapté à l’augmentation du trafic depuis cette époque. Par contre, il est sinistre. Tout n’est que marbre sombre, on se croirait dans un film de Costa Gavras sur les dictatures sud-américaines des années 70. Un bon point quand même : le food-court de la salle des départs. Des dizaines de tables et de chaises occupent un vaste espace entouré de restaurants où chacun peut choisir ce qui lui plaît. Il y a même une enseigne « Sushi do sertão ». Le sertão évoque des steaks grands comme la main plutôt que des sushis…
Bonjour à tous, je souhaiterai aller découvrir le Brésil en août, j'y resterai entre 18 et 19 jours environ.
Je ne sais pas me décider à savoir si je privilégie le Nordeste à partir de Salvador, puis descente au sud jusqu'à Itacaré en profitant des îles et de la plage. J'exclue la région de Recife et des Lençois.
Ou, dans un autre registre, le circuit classique Rio-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo.
Sachant que je souhaiterai visiter dans les deux cas l'Amazonie en 3 ou 4 jours en partant en avion jusqu'à Manaus à la fin du voyage.
Pensez-vous que c'est raisonnable d'inclure l'Amazonie ou cela fera trop? De plus, le circuit plutôt "baléaire" de Salvador se fait-il aux dépens d'un aspect "culturel" que l'on peut retrouver dans le Sud? Merci d'avance pour vos réponses.
Je ne sais pas me décider à savoir si je privilégie le Nordeste à partir de Salvador, puis descente au sud jusqu'à Itacaré en profitant des îles et de la plage. J'exclue la région de Recife et des Lençois.
Ou, dans un autre registre, le circuit classique Rio-Ilha Grande-Paraty-Sao Paulo.
Sachant que je souhaiterai visiter dans les deux cas l'Amazonie en 3 ou 4 jours en partant en avion jusqu'à Manaus à la fin du voyage.
Pensez-vous que c'est raisonnable d'inclure l'Amazonie ou cela fera trop? De plus, le circuit plutôt "baléaire" de Salvador se fait-il aux dépens d'un aspect "culturel" que l'on peut retrouver dans le Sud? Merci d'avance pour vos réponses.
Bonjour à tous !
En pleine préparation d'un futur voyage dans le Nordeste brésilien et l'Amazonie en mode routard , je suis un peu perdue pour mon initineraire Le voyage sera au mois de septembre pour une durée d'environ 3 semaines . J'avais pensé atterir à Salvador de Bahia, puis faire toutes les destinations suivantes :
-Maceo - Praia do Frances - Maragogi - Praia da Pipa - Fortaleza - Canoa quebrada - Icarai de Amantada - Jericoacoara - Atins - Lençois Maranhenses - Sao Luis Et pour finir Belem pour une excursion en Jungle amazonienne .
Pouvez vous me dire si cet itinéraire vous semble bien et réalisable en 3 semaines en se déplaçant en bus ? Y a t'il peut etre des villes à visiter que vous me conseillez plus que d'autres ? Je recherche de belles plages avec eau turquoise, mais aussi un dépaysement total avec de beaux paysages et une découverte de la culture brésilienne .
De plus, pouvez vous me confirmer que la météo sera propice dans ces régions au mois de Septembre ? À savoir ciel bleu et grand soleil 🙂
Je reste ouverte pour toutes autres infos, bon plans, excursions , conseils ..
Merci à tous !
En pleine préparation d'un futur voyage dans le Nordeste brésilien et l'Amazonie en mode routard , je suis un peu perdue pour mon initineraire Le voyage sera au mois de septembre pour une durée d'environ 3 semaines . J'avais pensé atterir à Salvador de Bahia, puis faire toutes les destinations suivantes :
-Maceo - Praia do Frances - Maragogi - Praia da Pipa - Fortaleza - Canoa quebrada - Icarai de Amantada - Jericoacoara - Atins - Lençois Maranhenses - Sao Luis Et pour finir Belem pour une excursion en Jungle amazonienne .
Pouvez vous me dire si cet itinéraire vous semble bien et réalisable en 3 semaines en se déplaçant en bus ? Y a t'il peut etre des villes à visiter que vous me conseillez plus que d'autres ? Je recherche de belles plages avec eau turquoise, mais aussi un dépaysement total avec de beaux paysages et une découverte de la culture brésilienne .
De plus, pouvez vous me confirmer que la météo sera propice dans ces régions au mois de Septembre ? À savoir ciel bleu et grand soleil 🙂
Je reste ouverte pour toutes autres infos, bon plans, excursions , conseils ..
Merci à tous !
Bonjour à tous,
Nous écrivons sur ce forum car nous avons besoin de conseils pour une partie de notre voyage au Bréil en Août-Septembre prochain.
Nous allons commencer notre séjour par une bonne semaine 'autour' de Belem, notre objectif est d'avoir un bon 'aperçu' de l’Amazonie.
Donc pensez vous qu'un séjour sur l'île de Marajo est une bonne option? D'autre part, après avoir lu quelques discussions sur ce forum au sujet de la traversée du delta, il semble que ce soit une bonne expérience, donc on voudrait rejoindre Macapa en traversant l'île de Marajo et revenir sur Belem est-ce possible? Et enfin pensez vous qu'il nous faut aller à Santarem pour 'vraiment' voir l'amazonie? Merci d'avance pour vos retours.
Bonne fin de dimanche à tous.
Paul et Marie.
Nous écrivons sur ce forum car nous avons besoin de conseils pour une partie de notre voyage au Bréil en Août-Septembre prochain.
Nous allons commencer notre séjour par une bonne semaine 'autour' de Belem, notre objectif est d'avoir un bon 'aperçu' de l’Amazonie.
Donc pensez vous qu'un séjour sur l'île de Marajo est une bonne option? D'autre part, après avoir lu quelques discussions sur ce forum au sujet de la traversée du delta, il semble que ce soit une bonne expérience, donc on voudrait rejoindre Macapa en traversant l'île de Marajo et revenir sur Belem est-ce possible? Et enfin pensez vous qu'il nous faut aller à Santarem pour 'vraiment' voir l'amazonie? Merci d'avance pour vos retours.
Bonne fin de dimanche à tous.
Paul et Marie.
Salut tout le monde je prépare mon voyage pour mon road trip en Amérique du Sud et ma première étape qui sera le Brésil et surtout le Nord Est et l'Amazonie.
Alors après avoir vu pas mal de sujet et site je penses arriver à Fortaleza, puis partir pour Jericoacoara - Lençois MArenhenses (apperement ça a l'air plus sympa depuis la petit ville d'Atins que Barreinrinhas puis faire Sao Luis ensuite la partie Amazonie.(itinéraire pour la première partie. EN faisant Belem- Macapa apparemment l'embouchure de l'Amzonie a l'air magnifique, puis remonter au moins jusqu'à Santarem voir Manaus. Tout cela en 2,5-3 semaines sera t'il faisable? Je penses que sera surement sur 3 semaines de mi janvier à début février la météo a l'air très mauvaise en Amazonie à cette période mais ce serait dommage de louper cela. ALors voilà j'aimerai vos avis sur la longueur des trajets , surtout sur la partie amzonie et les choses à voir et à faire par dans cet environnement extraordinaire.
Merci à vous.
Alors après avoir vu pas mal de sujet et site je penses arriver à Fortaleza, puis partir pour Jericoacoara - Lençois MArenhenses (apperement ça a l'air plus sympa depuis la petit ville d'Atins que Barreinrinhas puis faire Sao Luis ensuite la partie Amazonie.(itinéraire pour la première partie. EN faisant Belem- Macapa apparemment l'embouchure de l'Amzonie a l'air magnifique, puis remonter au moins jusqu'à Santarem voir Manaus. Tout cela en 2,5-3 semaines sera t'il faisable? Je penses que sera surement sur 3 semaines de mi janvier à début février la météo a l'air très mauvaise en Amazonie à cette période mais ce serait dommage de louper cela. ALors voilà j'aimerai vos avis sur la longueur des trajets , surtout sur la partie amzonie et les choses à voir et à faire par dans cet environnement extraordinaire.
Merci à vous.
Bonjour, je prépare mon voyage au Brésil pour 4 semaines et je suis bien preneur d'avis sur l'itinéraire prévu et la durée des étapes. Je pense prendre une location de voiture à Rio pour un circuit sur la Costa Verde puis le Minas Gerais. Merci pour votre aide.
Rio (4 jours) Rio-Foz do Iguaçu Foz do Iguaçu Iguaçu-Rio et route vers Angra-Abrao (Ilha Grande) Rio-Angra-Abrao (Ilha Grande) Ilha Grande Ilha Grande-Angra-Paraty Paraty Paraty-Sao Paulo Sao Paulo (2 jours) Sao Paulo-Tiradentes Tiradentes Tiradentes-Congonhas-Bel Horizonte Bel Horizonte Bel Horizonte-Ouro Preto Ouro Preto Ouro-Preto-Mariana Ouro-Preto-Petropolis Petropolis-Rio-Brasilia Brasilia (3 jours) Brasilia-Pirenópolis-Goias Brasilia-Rio
Rio (4 jours) Rio-Foz do Iguaçu Foz do Iguaçu Iguaçu-Rio et route vers Angra-Abrao (Ilha Grande) Rio-Angra-Abrao (Ilha Grande) Ilha Grande Ilha Grande-Angra-Paraty Paraty Paraty-Sao Paulo Sao Paulo (2 jours) Sao Paulo-Tiradentes Tiradentes Tiradentes-Congonhas-Bel Horizonte Bel Horizonte Bel Horizonte-Ouro Preto Ouro Preto Ouro-Preto-Mariana Ouro-Preto-Petropolis Petropolis-Rio-Brasilia Brasilia (3 jours) Brasilia-Pirenópolis-Goias Brasilia-Rio
Hello,
We’re leaving on February 19th for 13 days in the Northeast of Brazil, with my husband and our two kids (19 and 17). Here’s our itinerary: We’ll arrive in Fortaleza and stay in a guesthouse for 3 nights. Then we’ll hit the road with a private driver, heading to Pipa via the beach of Ponta do Mel, passing through Galinhos, São Miguel, and Natal.
Do you think this is a good itinerary?
Initially, I was planning to go from São Luís to Fortaleza (Lençóis Maranhenses...), but I was advised against it since it’s not really the season and the dunes and lagoons would’ve been empty. I can’t change the itinerary now, but I’m a bit worried I’ll be less impressed by this one. I’d love to know if it’s still worth it?
Thanks in advance!
We’re leaving on February 19th for 13 days in the Northeast of Brazil, with my husband and our two kids (19 and 17). Here’s our itinerary: We’ll arrive in Fortaleza and stay in a guesthouse for 3 nights. Then we’ll hit the road with a private driver, heading to Pipa via the beach of Ponta do Mel, passing through Galinhos, São Miguel, and Natal.
Do you think this is a good itinerary?
Initially, I was planning to go from São Luís to Fortaleza (Lençóis Maranhenses...), but I was advised against it since it’s not really the season and the dunes and lagoons would’ve been empty. I can’t change the itinerary now, but I’m a bit worried I’ll be less impressed by this one. I’d love to know if it’s still worth it?
Thanks in advance!
Bonjour
J'aurai souhaité avoir vos conseils et votre avis sur notre itinéraire au Brésil pour septembre 2019 (du 1 au 22 septembre) . Nous réfléchissons à l'itinéraire depuis quelques temps mais nous bloquons sur certains points
Je précise d'abord que nous pensons faire toutes les liaisons en vols intérieurs, rien n'est encore réservé mais nous aimerions commencer rapidement avant que les prix ne grimpent
Nous pensions commencer le 2 septembre par Sao Luiz (commencer par là pour espérer avoir les lagons le plus remplis d'eau possible) Ce qui serait prévu serait une demie journée à Sao Luiz, le lendemain matin transfert à barreirinhas après midi sur place, lendemain + matinée du surlendemain avant nouveau transfert dans l'après midi (au total deux demie journée + 1 journée complète) Nous pensions ensuite aller 4 jours en excursion dans l'Amazonie au départ de manaus
Nous pensions ensuite à passer 3 jours à Rio puis 2 à Iguazu...
En considérant tout cela il nous resterait quelques jours (2-3) mais nous ne savons pas où les passer ? Ilha grande ? Autres villes ou villages de charme à proximité ? Nous avions pensé à Salvador mais est ce intéressant d'y aller pour 2 jours ?
Merci d'avance
Maelle
J'aurai souhaité avoir vos conseils et votre avis sur notre itinéraire au Brésil pour septembre 2019 (du 1 au 22 septembre) . Nous réfléchissons à l'itinéraire depuis quelques temps mais nous bloquons sur certains points
Je précise d'abord que nous pensons faire toutes les liaisons en vols intérieurs, rien n'est encore réservé mais nous aimerions commencer rapidement avant que les prix ne grimpent
Nous pensions commencer le 2 septembre par Sao Luiz (commencer par là pour espérer avoir les lagons le plus remplis d'eau possible) Ce qui serait prévu serait une demie journée à Sao Luiz, le lendemain matin transfert à barreirinhas après midi sur place, lendemain + matinée du surlendemain avant nouveau transfert dans l'après midi (au total deux demie journée + 1 journée complète) Nous pensions ensuite aller 4 jours en excursion dans l'Amazonie au départ de manaus
Nous pensions ensuite à passer 3 jours à Rio puis 2 à Iguazu...
En considérant tout cela il nous resterait quelques jours (2-3) mais nous ne savons pas où les passer ? Ilha grande ? Autres villes ou villages de charme à proximité ? Nous avions pensé à Salvador mais est ce intéressant d'y aller pour 2 jours ?
Merci d'avance
Maelle
Bonjour à tous,
Je compte partir 3 semaines au Brésil fin août/début septembre et après avoir lu beaucoup de posts cocnernant les itinéraires, je commence à avoir les idées un peu fouillies !
C'est un pays tellement grand, et il y a tellement de choses à faire que c'est compliqué de faire des choix. Voici ce sur quoi je me suis arrété jusque là ... et vos avis me seront précieux !!
Rio - 3/4 nuits (vol) Iguaçu - 2 nuits (vol) Sao Luiz - 1 nuit (est-ce que ça vaut le coup d'y dormir ?) Lençois - 2 nuits (bus) Jericoacoara - 3 nuits Fortaleza - 1 nuit (vol) Recife - Porto de Galinhas - -3 nuits (vol) Salvador de Bahia - 5 nuits ( dont peut-être Chiapada D.) (vol retour France)
Qu'en pensez-vous ?!! Je sais que ç afait beaucoup d'étapes et que ce ne sera pas un voyage pépère, mais j'ai l'habitude !
Merci d'avance pour vos conseils :)))
Je compte partir 3 semaines au Brésil fin août/début septembre et après avoir lu beaucoup de posts cocnernant les itinéraires, je commence à avoir les idées un peu fouillies !
C'est un pays tellement grand, et il y a tellement de choses à faire que c'est compliqué de faire des choix. Voici ce sur quoi je me suis arrété jusque là ... et vos avis me seront précieux !!
Rio - 3/4 nuits (vol) Iguaçu - 2 nuits (vol) Sao Luiz - 1 nuit (est-ce que ça vaut le coup d'y dormir ?) Lençois - 2 nuits (bus) Jericoacoara - 3 nuits Fortaleza - 1 nuit (vol) Recife - Porto de Galinhas - -3 nuits (vol) Salvador de Bahia - 5 nuits ( dont peut-être Chiapada D.) (vol retour France)
Qu'en pensez-vous ?!! Je sais que ç afait beaucoup d'étapes et que ce ne sera pas un voyage pépère, mais j'ai l'habitude !
Merci d'avance pour vos conseils :)))
Bonjour,
je suis en train de préparer mon itinéraire pour un départ dans 15 jours. J'ai récolté pas mal d'informations, et mon problème est que je n'arrive pas à faire des choix parmi ce que j'ai sélectionné, tout me paraît si sympa.
Sud: 27 jours
Sao Paulo: 5 jours Rio: 9 jours Paraty 5 jours, Ilha Grande: 5 jours Arraial do Cabo: 3 jours
--> Est-ce que les plages du sud valent la peine en cette saison ? En fait ça serait surtout pour les ballades.
Mineras Gerais: 2 semaines
Belo Horizonte +Inhotim: 3 jours Sao Joao del Rei: 2 jours Tiradentes: 2 jours Ouro Preto: 3 jours Mariana: 2 jours Diamantina: 2 jours --> Vaut-elle vraiment la peine ? Car loin des autres.
Je pense également me balader dans la nature des environs de certaines de ces villes.
Goais 11 jours
Brasilia: 3 jours Goias Velho: 2 jours Pirenopolis: 2 jours Chapada dos Veadeiros: 4 jours
Centre 20 jours
Chapada dos Guimares: 4 jours Bom Jardim: 5 jours Réserve Pantanal: 5 jours Parque Nacional do Jalapao: 6 jours
Piaui: 7 jours
Parc national de la Serra da Capivara: 7 jours
Bahia 17 jours
Salvador: 5 jours Cachoeira: 2 jours Chapada Diamantina: 5 jours Ile de Boipeba: 5 jours
Rio Grande do Norte 8 jours
Natal: 1 jour (transit) Pipa + environs: 4 jours Maracajau (récifs): 3 jours
Pernambuco 8 jours
Recife: 3 jours Olinda: 2 jours Praia de Carneiros: 3 jours
Ceara 12 jours
Fortaleza: 1 jour (transit) Morro Branco: 4 jours Canoa Quebrada: 3 jours (Pas trop touristique ?) Icarai de Amontada: 3 jours
Maranho 10 jours
Sao Luis: 3 jours Alcantara: 1 jour Lençois Maranhenses: 6 jours
Amazonie
Para 20 jours
Ilha de Marajo: 4 jours Ilha de Algodoal: 3 jours Belem: 5 jours Bragança: 2 jours Alter do Chao: 6 jours
Amazonas 16 jours Manaus (ville + alentours: Ruínas de Paricatuba, Parque Presidente Figuereido (day trip): 5 jours Novo Airão (Parque Nacional Jau, Parque Nacional de Anavilhanas): 6 jours Tefe (Reserva Mamiraua): 5 jours
Total... 170 jours... Donc caser ça dans 120 jours, dur, dur, sans compter les imprévus...
D'où ma question. Quelles étapes élimineriez-vous, pour cause de répétition ou d'intérêt mineur et par nécessité, sachant que:
j'aime beaucoup la nature et les beaux paysages, mais balades light (un jour max), déambuler dans les villes coloniales et un peu de farniente à la plage. Je suis allergique au tourisme de masse. Je suis prêt à louer une voiture là où il le faut, mais préfère me débrouiller avec les transports publics (bus + avion +...). Je souhaite éviter les "tours" autant que possible. J'aime bien voyager sans trop me presser. J'ai compté large dans la durée des étapes afin d'y inclure les temps de transport ainsi que diverses ballades éventuelles dans les alentours. Le lieux en gras représentent les lieux que je tiens absolument à visiter.
Voilà. Un grand merci à ceux et celles qui m'aideront à faire ce pré-tri.
A plus.
Nico
Sud: 27 jours
Sao Paulo: 5 jours Rio: 9 jours Paraty 5 jours, Ilha Grande: 5 jours Arraial do Cabo: 3 jours
--> Est-ce que les plages du sud valent la peine en cette saison ? En fait ça serait surtout pour les ballades.
Mineras Gerais: 2 semaines
Belo Horizonte +Inhotim: 3 jours Sao Joao del Rei: 2 jours Tiradentes: 2 jours Ouro Preto: 3 jours Mariana: 2 jours Diamantina: 2 jours --> Vaut-elle vraiment la peine ? Car loin des autres.
Je pense également me balader dans la nature des environs de certaines de ces villes.
Goais 11 jours
Brasilia: 3 jours Goias Velho: 2 jours Pirenopolis: 2 jours Chapada dos Veadeiros: 4 jours
Centre 20 jours
Chapada dos Guimares: 4 jours Bom Jardim: 5 jours Réserve Pantanal: 5 jours Parque Nacional do Jalapao: 6 jours
Piaui: 7 jours
Parc national de la Serra da Capivara: 7 jours
Bahia 17 jours
Salvador: 5 jours Cachoeira: 2 jours Chapada Diamantina: 5 jours Ile de Boipeba: 5 jours
Rio Grande do Norte 8 jours
Natal: 1 jour (transit) Pipa + environs: 4 jours Maracajau (récifs): 3 jours
Pernambuco 8 jours
Recife: 3 jours Olinda: 2 jours Praia de Carneiros: 3 jours
Ceara 12 jours
Fortaleza: 1 jour (transit) Morro Branco: 4 jours Canoa Quebrada: 3 jours (Pas trop touristique ?) Icarai de Amontada: 3 jours
Maranho 10 jours
Sao Luis: 3 jours Alcantara: 1 jour Lençois Maranhenses: 6 jours
Amazonie
Para 20 jours
Ilha de Marajo: 4 jours Ilha de Algodoal: 3 jours Belem: 5 jours Bragança: 2 jours Alter do Chao: 6 jours
Amazonas 16 jours Manaus (ville + alentours: Ruínas de Paricatuba, Parque Presidente Figuereido (day trip): 5 jours Novo Airão (Parque Nacional Jau, Parque Nacional de Anavilhanas): 6 jours Tefe (Reserva Mamiraua): 5 jours
Total... 170 jours... Donc caser ça dans 120 jours, dur, dur, sans compter les imprévus...
D'où ma question. Quelles étapes élimineriez-vous, pour cause de répétition ou d'intérêt mineur et par nécessité, sachant que:
j'aime beaucoup la nature et les beaux paysages, mais balades light (un jour max), déambuler dans les villes coloniales et un peu de farniente à la plage. Je suis allergique au tourisme de masse. Je suis prêt à louer une voiture là où il le faut, mais préfère me débrouiller avec les transports publics (bus + avion +...). Je souhaite éviter les "tours" autant que possible. J'aime bien voyager sans trop me presser. J'ai compté large dans la durée des étapes afin d'y inclure les temps de transport ainsi que diverses ballades éventuelles dans les alentours. Le lieux en gras représentent les lieux que je tiens absolument à visiter.
Voilà. Un grand merci à ceux et celles qui m'aideront à faire ce pré-tri.
A plus.
Nico
Bonjour
4 semaines au Brésil, c'est long mais bien sur ce n'est pas assez. Compte tenu de la grandeur du pays il faudra faire des choix pour surtout ne pas passer sa vie dans les transport et partir aussitôt arrivé. Nous arrivons et repartons de Rio Voici les lieux où nous aimerions aller. Pourriez-vous me conseiller des choses à enlever pour un voyage cohérent ? Départ mi-septembre
RIO ILHA GRANDE PARATY Trindade Sao Paulo CHUTES D’IGUAÇU CHUTES D’IGUAÇU Puerto iguazu ARG Manaus Traversée Amazonie Santarém Santarém Alter do Chão ou et Jungle São Luis Atins Barreirinhas Parc national dos Lençóis Maranhenses Jericoacoara Fortaleza Recife Olinda Porto de Galhinas Praia dos Carneiros Salvador da Bahia Parque nacional da Chapada Diamantina Archipel de Tinharé île de Boipeba Praia do Forte Mangue Seco RIO
D'avance merci à tous pour votre aide
Gilles
4 semaines au Brésil, c'est long mais bien sur ce n'est pas assez. Compte tenu de la grandeur du pays il faudra faire des choix pour surtout ne pas passer sa vie dans les transport et partir aussitôt arrivé. Nous arrivons et repartons de Rio Voici les lieux où nous aimerions aller. Pourriez-vous me conseiller des choses à enlever pour un voyage cohérent ? Départ mi-septembre
RIO ILHA GRANDE PARATY Trindade Sao Paulo CHUTES D’IGUAÇU CHUTES D’IGUAÇU Puerto iguazu ARG Manaus Traversée Amazonie Santarém Santarém Alter do Chão ou et Jungle São Luis Atins Barreirinhas Parc national dos Lençóis Maranhenses Jericoacoara Fortaleza Recife Olinda Porto de Galhinas Praia dos Carneiros Salvador da Bahia Parque nacional da Chapada Diamantina Archipel de Tinharé île de Boipeba Praia do Forte Mangue Seco RIO
D'avance merci à tous pour votre aide
Gilles
Bonjour à tous,
Je pars 18 jours au brésil durant le mois de juillet 😎. J'arrive à Rio et je repars de rio. Avez vous des suggestions d'itinéraire? Les incontournables, les possibilités en 18 jours.
Merci d'avance pour vos suggestions et votre aide.
Je pars 18 jours au brésil durant le mois de juillet 😎. J'arrive à Rio et je repars de rio. Avez vous des suggestions d'itinéraire? Les incontournables, les possibilités en 18 jours.
Merci d'avance pour vos suggestions et votre aide.
Bonjour,
Nous partons en décembre pour 2 semaines au Brésil. Nous n'y sommes jamais allés. Je suis à la recherche de conseils pour définir un itinéraire sachant que le but n'est pas de courir pour tout voir puisque 2 semaines c'est court.
Pourriez-vous m'aiguiller sur des idées d'itinéraire ?
Merci par avance,
Stéphanie
Nous partons en décembre pour 2 semaines au Brésil. Nous n'y sommes jamais allés. Je suis à la recherche de conseils pour définir un itinéraire sachant que le but n'est pas de courir pour tout voir puisque 2 semaines c'est court.
Pourriez-vous m'aiguiller sur des idées d'itinéraire ?
Merci par avance,
Stéphanie
Bonjour,
Avec mon amie, nous partons au Brésil du 9 au 25 septembre prochain. Nous arrivons et repartons de Rio, et avions dans l'idée de faire : - quelques jours à Rio (4 ?) - quelques jours à Ilha Grande (3 ?) - Salvadore de Bahia et sa région moitié Salvadore et moitié parc national Chapada Diamantina
Qu'en pensez-vous ? 2 semaines c'est court, nous voulons profiter un maximum, sans être pris au piège du "tout faire sans avoir le temps de savourer" !
Merci d'avance !
Avec mon amie, nous partons au Brésil du 9 au 25 septembre prochain. Nous arrivons et repartons de Rio, et avions dans l'idée de faire : - quelques jours à Rio (4 ?) - quelques jours à Ilha Grande (3 ?) - Salvadore de Bahia et sa région moitié Salvadore et moitié parc national Chapada Diamantina
Qu'en pensez-vous ? 2 semaines c'est court, nous voulons profiter un maximum, sans être pris au piège du "tout faire sans avoir le temps de savourer" !
Merci d'avance !
Hi everyone,
I’d love to get your thoughts on the itinerary we’re planning for this summer (August) with our three older teens. We’ve booked our round-trip flight from Lyon to Rio. Originally, we were thinking of heading down to Paraty / Ilha Grande... but after checking, the water temperature seems a bit too cool, so we’d prefer to go to Bahia state for a bit more warmth. Our interests: discovering the people and cities, enjoying the beach and relaxation, a few short hikes, etc.
What do you think of this itinerary? Too much time lost in transit?
Day Stop J1 Flight J2 Early morning arrival in Rio J3 Rio J4 Rio J5 Rio J6 Flight to Foz do Iguaçu J7 Foz do Iguaçu J8 Foz do Iguaçu J9 Flight to Salvador J10 Salvador J11 Salvador J12 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J13 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J14 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J15 Ilha de Boipeba J16 Ilha de Boipeba J17 Ilha de Boipeba J18 Ilha de Boipeba to Salvador J19 Salvador to Rio J20 Flight J21 Arrival in France Thanks so much for your help!!!! Flo
I’d love to get your thoughts on the itinerary we’re planning for this summer (August) with our three older teens. We’ve booked our round-trip flight from Lyon to Rio. Originally, we were thinking of heading down to Paraty / Ilha Grande... but after checking, the water temperature seems a bit too cool, so we’d prefer to go to Bahia state for a bit more warmth. Our interests: discovering the people and cities, enjoying the beach and relaxation, a few short hikes, etc.
What do you think of this itinerary? Too much time lost in transit?
Day Stop J1 Flight J2 Early morning arrival in Rio J3 Rio J4 Rio J5 Rio J6 Flight to Foz do Iguaçu J7 Foz do Iguaçu J8 Foz do Iguaçu J9 Flight to Salvador J10 Salvador J11 Salvador J12 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J13 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J14 Ilha de Tinharé: Morro de São Paulo J15 Ilha de Boipeba J16 Ilha de Boipeba J17 Ilha de Boipeba J18 Ilha de Boipeba to Salvador J19 Salvador to Rio J20 Flight J21 Arrival in France Thanks so much for your help!!!! Flo
Hi everyone,
We’re a group of 3 friends traveling from Salvador de Bahia to Belém in November for a month. To plan our route, I’d love some tips on the must-see spots. We’ll be traveling by bus and are mostly looking for nature, as well as pretty towns and villages.
Your advice will help us avoid missing too many great places. Thanks in advance to all of you!
Thierry
Bonsoir,
J'aimerai avoir un avis sur cet itinéraire prévu en février 2020 :
dimanche 9/02 arrivée 7H00 le matin visite RIO lundi10/02Visite de RIO mardi 11/02 Départ pour Salvador en avion 8 h 40 arrivée 10 h 45 mercredi 12/02 Visite de Salvador bus de nuit pour Lencois jeudi 3/02 Chapada Diamantina treck 3 jours vendredi 14/02 Chapada Diamantina samedi 15/02 Chapada Diamantina dimanche 16/02 Chapada Diamantina bus de nuit vers Salvador arrivée 4h30 lundi 17/02 retour à RIO en avion 6 h 20 Salvador arrivée + 2h00 à Rio ensuite bus pour Abraao +Ferry mardi 18/02 Ilha Grande mercredi 19/02 Ilha Grande jeudi 20/02 Paraty vendredi 21/02 Paraty samedi 22/02 Paraty dimanche 23/02 retour Paris à 16h30 de Rio (14h30 aéroport)
Je m'interroge le trajet qui commence le dimanche 16 /02 à 23h30 à Lencois et qui se termine le lendemain soir à Ilha Grande ; est il possible d'arriver par le bus le matin vers 4h30 et de prendre un avion à 6h30 ....à Salvador ?
Je vous remercie de votre aide et de vos remarques. Falbala
dimanche 9/02 arrivée 7H00 le matin visite RIO lundi10/02Visite de RIO mardi 11/02 Départ pour Salvador en avion 8 h 40 arrivée 10 h 45 mercredi 12/02 Visite de Salvador bus de nuit pour Lencois jeudi 3/02 Chapada Diamantina treck 3 jours vendredi 14/02 Chapada Diamantina samedi 15/02 Chapada Diamantina dimanche 16/02 Chapada Diamantina bus de nuit vers Salvador arrivée 4h30 lundi 17/02 retour à RIO en avion 6 h 20 Salvador arrivée + 2h00 à Rio ensuite bus pour Abraao +Ferry mardi 18/02 Ilha Grande mercredi 19/02 Ilha Grande jeudi 20/02 Paraty vendredi 21/02 Paraty samedi 22/02 Paraty dimanche 23/02 retour Paris à 16h30 de Rio (14h30 aéroport)
Je m'interroge le trajet qui commence le dimanche 16 /02 à 23h30 à Lencois et qui se termine le lendemain soir à Ilha Grande ; est il possible d'arriver par le bus le matin vers 4h30 et de prendre un avion à 6h30 ....à Salvador ?
Je vous remercie de votre aide et de vos remarques. Falbala
Hello à tous après avoir vu une super offre sur des billets pour le Brésil j'ai craqué et me voilà parti (à 2) du 14 septembre au 1er octobre à Rio de Janeiro.
Une chose est sure nous resterons 4 à 5 jours à Rio (sûrement 5) Et 3-4 à ilha grande pour faire de la plage et randonnée (sûrement 3 jours je pense que cela suffit...)
Pour le reste c'est le flou total !
L'itinéraire est très compliqué à faire car le pays est immense ! Je ne vois que la même chose partout les chutes d'iguacu et je crains que cela soit trop touristique et/ou trop cher.
J'hésite avec le pantanal également
Ou même Salvador
Mais tout cela implique un vol intérieur donc à voir...
Que me conseillez vous ?
Merci d'avance pour votre aide
Une chose est sure nous resterons 4 à 5 jours à Rio (sûrement 5) Et 3-4 à ilha grande pour faire de la plage et randonnée (sûrement 3 jours je pense que cela suffit...)
Pour le reste c'est le flou total !
L'itinéraire est très compliqué à faire car le pays est immense ! Je ne vois que la même chose partout les chutes d'iguacu et je crains que cela soit trop touristique et/ou trop cher.
J'hésite avec le pantanal également
Ou même Salvador
Mais tout cela implique un vol intérieur donc à voir...
Que me conseillez vous ?
Merci d'avance pour votre aide
Bonjour tout le monde,
Je prépare mon itinéraire pour cet été au Brésil en sac à dos du 26 juillet au 11 août compris et j'aurais besoin de vos avis éclairés sur le sujet car les distances sont importantes!
Voilà ce que je prévois de faire : Jeudi 26 - À 5h30 arrivée sao paulo (GRU). 10h45 arrivée à rio - vol pour iguacu Vendredi 27 - Chutes d'iguacu coté brésil LIEN 1 LIEN2 LIEN3 Samedi 28 - Chutes d'iguacu coté argentin Dimanche 29 - Transport pour bonito Lundi 30 - Bonito Mardi 31 - Pentanal Mercredi 1er aout - pentanal Jeudi 2 - vol pour brasilia - trajet pour chapada veadeiros Vendredi 3 - chapada veadeiros Samedi 4 - chapada veadeiros Dimanche 5 - trajet pour chapada diamantina Lundi 6 - chapada diamantina Mardi 7 - chapada diamantina Mercredi 8 - trajet pour salvador - vol de salvador à sao paulo - trajet pour ilhabela louer voiture ou bus par rte de sao sebastiao(belle rte). Jeudi 9 - ilhabela -trajet pour ilha grande et nuit là bas Vendredi 10 - ilha grande - trajet pour rio Samedi 11.08 - Rio de janeiro - départ à 22h20 de rio (GIG)
Pouvez-vous me dire si cela semble réalisable, si je rate des choses importantes à voir? J'hésite aussi entre le parc chapada diamantina et le parc chapada veadeiros; pouvez-vous me dire quelles sont les grandes différences entre les deux parcs et vos préférences? Je m'étais mis aussi sur une liste d'attente les endroits suivants, pensez-vous que je devrais échanger certaines de mon programme? : - parque de caparao - chapada de guimaraes - trilha do rio do boi dans parque nacional de serra geral - parque nacional apparados da serra
D'avance, merci! Daniel
Voilà ce que je prévois de faire : Jeudi 26 - À 5h30 arrivée sao paulo (GRU). 10h45 arrivée à rio - vol pour iguacu Vendredi 27 - Chutes d'iguacu coté brésil LIEN 1 LIEN2 LIEN3 Samedi 28 - Chutes d'iguacu coté argentin Dimanche 29 - Transport pour bonito Lundi 30 - Bonito Mardi 31 - Pentanal Mercredi 1er aout - pentanal Jeudi 2 - vol pour brasilia - trajet pour chapada veadeiros Vendredi 3 - chapada veadeiros Samedi 4 - chapada veadeiros Dimanche 5 - trajet pour chapada diamantina Lundi 6 - chapada diamantina Mardi 7 - chapada diamantina Mercredi 8 - trajet pour salvador - vol de salvador à sao paulo - trajet pour ilhabela louer voiture ou bus par rte de sao sebastiao(belle rte). Jeudi 9 - ilhabela -trajet pour ilha grande et nuit là bas Vendredi 10 - ilha grande - trajet pour rio Samedi 11.08 - Rio de janeiro - départ à 22h20 de rio (GIG)
Pouvez-vous me dire si cela semble réalisable, si je rate des choses importantes à voir? J'hésite aussi entre le parc chapada diamantina et le parc chapada veadeiros; pouvez-vous me dire quelles sont les grandes différences entre les deux parcs et vos préférences? Je m'étais mis aussi sur une liste d'attente les endroits suivants, pensez-vous que je devrais échanger certaines de mon programme? : - parque de caparao - chapada de guimaraes - trilha do rio do boi dans parque nacional de serra geral - parque nacional apparados da serra
D'avance, merci! Daniel
Hello,
We’re planning our first trip to Brazil from October 10 to November 7, 2025.
We’re a couple traveling with light backpacks using local transport.
Here’s our planned route:
Arrival in Rio de Janeiro, 5 days,
Tiradentes, Ouro Preto, Belo Horizonte, 7 days,
Flight from Belo Horizonte to Recife,
Recife, Olinda, 4 days,
Maceió, Penedo, 3 days,
Aracaju, 3 days,
Salvador de Bahia and surrounding areas, 5 days
Departure from Salvador de Bahia to Paris
Thanks in advance for any feedback you can share!
Of course, everything is flexible except for our arrival in Rio and departure from Salvador de Bahia.
Could you also recommend a neighborhood to stay in Rio? Alod
Thanks in advance for any feedback you can share!
Of course, everything is flexible except for our arrival in Rio and departure from Salvador de Bahia.
Could you also recommend a neighborhood to stay in Rio? Alod
Hi there, we’ll have 15 days total, which means 13 days of travel on the ground. We’re planning to visit Brazil during the second half of July. I’m not naive enough to think we can see a huge chunk of Brazil in such a short time, so I’m focusing on a specific area to make it relaxed and enjoyable.
We’re flying out of Madrid. I was thinking of spending 3 or 4 days in Rio, 3 days in Iguazu (I initially thought one day would be enough, but I’ve read it’s highly recommended to visit the Argentine side as well), 3 or 4 days on Ilha Grande, and 3 days in Paraty. I’m not entirely sure about Ilha Grande in July, but I’m looking for a place to unwind and enjoy the sea (if the water’s good then).
I’ve noticed a lot of people fly into Madrid and return from São Paulo (or vice versa). What’s the advantage of that? It doesn’t seem problematic (based on Google Maps, though I’m no expert) to navigate from Rio. Is there a more efficient order for visits to minimize travel time?
As you can tell, I’m just starting to plan, but I’ll need to book the international flights soon. I’ll probably have more questions for those of you who are patient enough to help! ;)
Thanks!!
We’re flying out of Madrid. I was thinking of spending 3 or 4 days in Rio, 3 days in Iguazu (I initially thought one day would be enough, but I’ve read it’s highly recommended to visit the Argentine side as well), 3 or 4 days on Ilha Grande, and 3 days in Paraty. I’m not entirely sure about Ilha Grande in July, but I’m looking for a place to unwind and enjoy the sea (if the water’s good then).
I’ve noticed a lot of people fly into Madrid and return from São Paulo (or vice versa). What’s the advantage of that? It doesn’t seem problematic (based on Google Maps, though I’m no expert) to navigate from Rio. Is there a more efficient order for visits to minimize travel time?
As you can tell, I’m just starting to plan, but I’ll need to book the international flights soon. I’ll probably have more questions for those of you who are patient enough to help! ;)
Thanks!!
Hi everyone,
Next April, I’m planning a trip (the 1st) to Brazil. I’ll have 12 days there (not counting the 13th day for the return). I’ll arrive on 22/04 in the early evening in Rio de Janeiro. The return flight is from São Paulo on 04/05 in the afternoon. I know 12 days is very little for such a big country, which is why I’ll focus on a relatively small area: the southeast (though "small" is relative!). I’ve started mapping out the main stops for my trip, which would be: - Rio de Janeiro: 4 to 5 days? - Ilha Grande and maybe Paraty: 2 to 3 days - Iguazu Falls: Brazilian and Argentinian sides: 2 days - São Paulo: 1 to 2 days
What do you think? Is this reasonable? There are about 250/260 km between Rio and Paraty. I’d like to make the trip by rental car. What do you think? A car is definitely much more practical and faster than the bus. 12/13 days is short—I can’t afford to lose too much time in transit. To get to Ilha Grande, I understand there’s a ferry that shuttles between the mainland and the island. From which city can you take the ferry? Mangaratiba? Conceição de Jacareí? Angra dos Reis? If I arrive by rental car, where can I park it? I think cars are banned on the island, right? That’s where I’m at with my planning. So many questions! 😕 A big thank you to anyone who takes the time to read my post and shares their valuable tips! 🙂
Next April, I’m planning a trip (the 1st) to Brazil. I’ll have 12 days there (not counting the 13th day for the return). I’ll arrive on 22/04 in the early evening in Rio de Janeiro. The return flight is from São Paulo on 04/05 in the afternoon. I know 12 days is very little for such a big country, which is why I’ll focus on a relatively small area: the southeast (though "small" is relative!). I’ve started mapping out the main stops for my trip, which would be: - Rio de Janeiro: 4 to 5 days? - Ilha Grande and maybe Paraty: 2 to 3 days - Iguazu Falls: Brazilian and Argentinian sides: 2 days - São Paulo: 1 to 2 days
What do you think? Is this reasonable? There are about 250/260 km between Rio and Paraty. I’d like to make the trip by rental car. What do you think? A car is definitely much more practical and faster than the bus. 12/13 days is short—I can’t afford to lose too much time in transit. To get to Ilha Grande, I understand there’s a ferry that shuttles between the mainland and the island. From which city can you take the ferry? Mangaratiba? Conceição de Jacareí? Angra dos Reis? If I arrive by rental car, where can I park it? I think cars are banned on the island, right? That’s where I’m at with my planning. So many questions! 😕 A big thank you to anyone who takes the time to read my post and shares their valuable tips! 🙂
Hi,
We’re considering a discovery trip to Brazil in summer 2025 for a maximum of 3 weeks, transport included.
Since the must-see sites are very far apart, we’ve selected the ones that seemed the most spectacular and have little or no equivalent elsewhere in the world.
Here’s what we’re thinking:
Outbound: 1 day Paris → São Paulo
Iguaçu: 2 days
Transfer: 1 day via São Paulo or Rio and São Luís
Lençóis National Park: 3 days
Transfer: 1 day via São Luís
Salvador de Bahia: 2 days
Transfer: 1 day via Rio
Rio: 4 days
Return: 1 day
What do you think?
I was thinking of adding a stop that’s easily accessible without flying from one of the places above. Ilha Grande? Tinharé Island? Any other suggestions?
Thanks in advance for your tips!
Virginie
Bonjour,
J'envisage un voyage au Brésil les deux premières semaines de novembre . 15 nuits sur place , 17 jours avec vol international de Montréal.
J'économise très gros en atterrissant à GRU , donc j'ai pensé prendre un vol intérieur et me rendre à GIG Rio . Ensuite les questions commencent ....
Sachant que la Costa verde est fort jolie et se situe entre ces deux grandes villes , j'aimerais rejoindre tranquillement avec des nuitées en chemin , Saõ Paulo pour reprendre mon vol international de retour .
Quel moyen de transport prendre ? Taxi ? Prix ???? Voiture de location ? Mais nous avons peur des grandes villes , de se perdre là où il ne faut pas , est-ce que le chemin est bien indiqué à partir des aéroports ? J'ai fait un estimé , il n'y a pas de frais de restitution pour une autre ville pour la voiture de location , est-ce trop beau pour être vrai ? Risque de vols de voiture de location, d'agression ????
Ensuite, nous passons 15 nuits et le dernier jour on prend le vol à 21:30, on a toute la journée pour se rendre à GRU saõ Paulo est-ce raisonnable de s'y rendre le même jour, je pense que malgré les imprévus de circulation , un vol si tardif ne mérite pas qu'on couche à côté de l'aéroport la veille ?
Isla grande semble fort belle, mais on n'aime pas particulièrement la marche et elle semble dépourvue de service et un peu trop sauvage , est-ce assez vrai ?
En 15 nuits, avons-nous le temps de visiter la région de Minas Gerais ? 😊 merci
J'envisage un voyage au Brésil les deux premières semaines de novembre . 15 nuits sur place , 17 jours avec vol international de Montréal.
J'économise très gros en atterrissant à GRU , donc j'ai pensé prendre un vol intérieur et me rendre à GIG Rio . Ensuite les questions commencent ....
Sachant que la Costa verde est fort jolie et se situe entre ces deux grandes villes , j'aimerais rejoindre tranquillement avec des nuitées en chemin , Saõ Paulo pour reprendre mon vol international de retour .
Quel moyen de transport prendre ? Taxi ? Prix ???? Voiture de location ? Mais nous avons peur des grandes villes , de se perdre là où il ne faut pas , est-ce que le chemin est bien indiqué à partir des aéroports ? J'ai fait un estimé , il n'y a pas de frais de restitution pour une autre ville pour la voiture de location , est-ce trop beau pour être vrai ? Risque de vols de voiture de location, d'agression ????
Ensuite, nous passons 15 nuits et le dernier jour on prend le vol à 21:30, on a toute la journée pour se rendre à GRU saõ Paulo est-ce raisonnable de s'y rendre le même jour, je pense que malgré les imprévus de circulation , un vol si tardif ne mérite pas qu'on couche à côté de l'aéroport la veille ?
Isla grande semble fort belle, mais on n'aime pas particulièrement la marche et elle semble dépourvue de service et un peu trop sauvage , est-ce assez vrai ?
En 15 nuits, avons-nous le temps de visiter la région de Minas Gerais ? 😊 merci
Bonjour à vous tous amis voyageurs.
Alors voilà je suis en préparatif pour mon futur voyage en Amérique du Sud et ma première destination sera le Brésil et un de ses lieux incontournables le(s) Lençois Marenhenses.
J'aurai voulu tout d'abord savoir quelle était la meilleure solution pour y aller, apparemment j'ai vu que le plus simple serait un vol depuis Rio même si la destination a l'air plus proche de la Guyane Française ça m'a l'air compliqué de venir de là bas. J'aurais aussi voulu savoir combien de temps y rester pour bien en profiter et que voir dans les alentours , est-ce que le fleuve Amazone est accesible sans trop de temps de trajet si je veux rester 2 semaines dans le coin, ou il y a des choses plus proche et plus intérressantes à voir? Et dernier point quel budget prévoir pour 2 semaines dans ces alentours sachant que j'ai déjà vu qu'un aller retour RIo Sao Luis coûtait environ 300 euros.
Merci d'avance pour vos réponses et vos partages ;).
Alors voilà je suis en préparatif pour mon futur voyage en Amérique du Sud et ma première destination sera le Brésil et un de ses lieux incontournables le(s) Lençois Marenhenses.
J'aurai voulu tout d'abord savoir quelle était la meilleure solution pour y aller, apparemment j'ai vu que le plus simple serait un vol depuis Rio même si la destination a l'air plus proche de la Guyane Française ça m'a l'air compliqué de venir de là bas. J'aurais aussi voulu savoir combien de temps y rester pour bien en profiter et que voir dans les alentours , est-ce que le fleuve Amazone est accesible sans trop de temps de trajet si je veux rester 2 semaines dans le coin, ou il y a des choses plus proche et plus intérressantes à voir? Et dernier point quel budget prévoir pour 2 semaines dans ces alentours sachant que j'ai déjà vu qu'un aller retour RIo Sao Luis coûtait environ 300 euros.
Merci d'avance pour vos réponses et vos partages ;).
Bonjour à tous,
Nous (couple de trentenaire) partirons au Brésil cet été (fin août-début septembre). Nous ne sommes pas en avance, nous n’avons encore rien réservé et travaillons encore sur l’itinéraire…
Nous voulons impérativement passer un peu de temps dans les parcs Lençois Marenheses et Chapada Diamentina. En fait, ce sont même les photos de ces deux endroits qui sont à l’origine du choix de la destination.
Partant de ce postulat, nous avons d’abord envisagé un itinéraire dans le Nordeste. Mais après avoir fait des recherches, nous ne sommes pas sûrs que le littoral du Nordeste corresponde vraiment à ce que nous recherchons.
Nous n’avons rien contre quelques jours de plage paradisiaque mais plutôt dans des endroits préservés qui offrent aussi des possibilités de visites, ballades nature, snorkeling, etc.
Bref, a priori, Rio et Ilha Grande me tentent bien davantage.
L’inconvénient, c’est qu’on arrive à un itinéraire qui est assez speed et qui ne permet pas de découvrir une région en profondeur. Ce n'est pas du tout la façon dont nous voyageons habituellement et ça me chiffonne.
Je vous le soumets donc pour avis et conseils. Etant précisé que je pourrais peut-être négocier un jour de plus.
Merci d’avance !
Jour 1 (19 août) : Arrivée à Sao Luis en début d’après-midi Visite de Sao Luis Nuit à Sao Luis
Jour 2 (20 août) : Alcantara Nuit à Sao Luis
Jour 3/4/5/6 (21 au 24 août): Excursion/Trek de 4 jours dans Lençois Marenheses (Sao Luis – Atins –Baixa Grande – Queimada Dos Britos –Santo Amaro –Sao Luis)
Jour 7 (25 août) : Vol Sao Luis – Salvador Bus Salvador - Lençois (Chapada) Nuit à Lençois
Jours 8/9/10 (26 au 28 août) : Trek de 3 jours dans la Chapada Diamentina (Vallée de Pati) Bus de nuit vers Salvador
Jours 11/12 (29 et 30 août) : Salvador de Bahia (peut-être Praia do Forte le jour 2 ?) Nuits à Salvador de Bahia
Jour 13 (31 août) : Vol très matinal pour Rio Journée et nuit à Rio
Jour 14 (1er septembre) : Rio Nuit à Rio
Jour 15 (2 septembre) : Rio Bus pour Paraty en fin d’après-midi et nuit à Paraty
Jour 16 (3 septembre) : Paraty (intérêt d’une seule journée à Paraty discutable) Nuit à Paraty
Jour 17 (4 septembre) : Départ pour Ilha Grande Après-midi et nuit à Ilha Grande
Jour 18 (5 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 19 (6 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 20 (7 septembre) : Matinée à Ilha Grande et retour à Rio Nuit à Rio
Jour 21 (8 septembre) : Rio Vol retour à 19h
Nous (couple de trentenaire) partirons au Brésil cet été (fin août-début septembre). Nous ne sommes pas en avance, nous n’avons encore rien réservé et travaillons encore sur l’itinéraire…
Nous voulons impérativement passer un peu de temps dans les parcs Lençois Marenheses et Chapada Diamentina. En fait, ce sont même les photos de ces deux endroits qui sont à l’origine du choix de la destination.
Partant de ce postulat, nous avons d’abord envisagé un itinéraire dans le Nordeste. Mais après avoir fait des recherches, nous ne sommes pas sûrs que le littoral du Nordeste corresponde vraiment à ce que nous recherchons.
Nous n’avons rien contre quelques jours de plage paradisiaque mais plutôt dans des endroits préservés qui offrent aussi des possibilités de visites, ballades nature, snorkeling, etc.
Bref, a priori, Rio et Ilha Grande me tentent bien davantage.
L’inconvénient, c’est qu’on arrive à un itinéraire qui est assez speed et qui ne permet pas de découvrir une région en profondeur. Ce n'est pas du tout la façon dont nous voyageons habituellement et ça me chiffonne.
Je vous le soumets donc pour avis et conseils. Etant précisé que je pourrais peut-être négocier un jour de plus.
Merci d’avance !
Jour 1 (19 août) : Arrivée à Sao Luis en début d’après-midi Visite de Sao Luis Nuit à Sao Luis
Jour 2 (20 août) : Alcantara Nuit à Sao Luis
Jour 3/4/5/6 (21 au 24 août): Excursion/Trek de 4 jours dans Lençois Marenheses (Sao Luis – Atins –Baixa Grande – Queimada Dos Britos –Santo Amaro –Sao Luis)
Jour 7 (25 août) : Vol Sao Luis – Salvador Bus Salvador - Lençois (Chapada) Nuit à Lençois
Jours 8/9/10 (26 au 28 août) : Trek de 3 jours dans la Chapada Diamentina (Vallée de Pati) Bus de nuit vers Salvador
Jours 11/12 (29 et 30 août) : Salvador de Bahia (peut-être Praia do Forte le jour 2 ?) Nuits à Salvador de Bahia
Jour 13 (31 août) : Vol très matinal pour Rio Journée et nuit à Rio
Jour 14 (1er septembre) : Rio Nuit à Rio
Jour 15 (2 septembre) : Rio Bus pour Paraty en fin d’après-midi et nuit à Paraty
Jour 16 (3 septembre) : Paraty (intérêt d’une seule journée à Paraty discutable) Nuit à Paraty
Jour 17 (4 septembre) : Départ pour Ilha Grande Après-midi et nuit à Ilha Grande
Jour 18 (5 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 19 (6 septembre) : Ilha Grande Nuit à Ilha Grande
Jour 20 (7 septembre) : Matinée à Ilha Grande et retour à Rio Nuit à Rio
Jour 21 (8 septembre) : Rio Vol retour à 19h







