Bonjour
Nous allons passer 4 jours en Sardaigne ( 3 couples)
Nous allons louer des motos et souhaitons visiter le Sud de la Sardaigne ( comme nous atterrissons à Calgliari)
Pourriez vous m aider sur le parcours à faire ( itinérant / changement d hôtel chaque jour) et sur les "choses" à voir, à faire.....
L objectif de notre séjour étant la balade, un peu de visite, des plages, des bons moments conviviaux à table....
Merci d avance pour votre aide, car nous ne connaissons pas du tout cette île.
Amicalement
Guillaume et Caroline
bonjour a tous!le 13 juin nous partons quatre motos pour la sardaigne dans la région de nuoro, je souhaiterai avoir quelques informations sur les beaux coins à visiter mais surtout les petits restos symphatiques aux prix ok merçi !
Bonjour et bonne année a tous . Cette année nous pensons faire un grand circuit avec notre très fidèle ancien camping car en italie et sicile . Nous sommes habitué aux grds voyages itinérants d'un mois et meme hors continents et ce .....toujours par les routes Nles . Mais nous n'avons jamais " Zoné " sur l'italie ! . Qui pourrait nous parler des aires d'arrèts nocturnes ? , des campings ?, des tarifs hivernaux ? , des prix ? , du climat de sécurité sur ce pays ? . Nous pensons traverser pour la sicile au plus bas de la botte . Merci pour toutes les infos bienvenues . Renée & Bernard 70a .
Bonjour,
Je cherche des conseils de personnes connaissant la Sardaigne !
Nous recherchons des vacances sur de belles plages (plongée, snorkelling, kitesurf), avec des escales dans de belles villes colorees avec d'excellents restaurants ! Nous recherchons des vacances assez calmes meme si nous sommes conscientes que la Sardaigne est tres touristique.
En lisant les differents posts, je pensais au parcours suivant : - Arrivee a Cagliari - Chia (avec un passage a Spaggia di Turueda) - Calasetta - Eventuellement Caloforte- Iglesias - Eventuellement Oristano - Nuoro - la cote Est - retour a Cagliari
J'aimerais avoir votre avis sur notre parcours en sachant que nous n'aurons que 10 jours sur place :
- est-ce qu'il faut privilegier Iglesias ou Oristano ? Ou est-ce que, par rapport a notre programme, ces etapes sont "moins" interessantes que les autres ?
- nous recommandez-vous Calasetta ou Caloforte ?
- nous avons beaucoup entendu parler d'Alghero, de Bosa et de Santa Teresa Gallura. Pensez-vous qu'il vaille la peine de zapper Chia / Caloforte / Calasetta / Cagliari au profit du Nord ?
Egalement, je vois beaucoup d'arnaques sur la location de voiture. Quelle agence nous recommandez-vous ?
Nous aimerions aussi faire quelques excursions en bateau (et eventuellement dormir sur un bateau). Quel est le meilleur endroit pour faire cela ?
Merci beaucoup pour votre aide !
Je cherche des conseils de personnes connaissant la Sardaigne !
Nous recherchons des vacances sur de belles plages (plongée, snorkelling, kitesurf), avec des escales dans de belles villes colorees avec d'excellents restaurants ! Nous recherchons des vacances assez calmes meme si nous sommes conscientes que la Sardaigne est tres touristique.
En lisant les differents posts, je pensais au parcours suivant : - Arrivee a Cagliari - Chia (avec un passage a Spaggia di Turueda) - Calasetta - Eventuellement Caloforte- Iglesias - Eventuellement Oristano - Nuoro - la cote Est - retour a Cagliari
J'aimerais avoir votre avis sur notre parcours en sachant que nous n'aurons que 10 jours sur place :
- est-ce qu'il faut privilegier Iglesias ou Oristano ? Ou est-ce que, par rapport a notre programme, ces etapes sont "moins" interessantes que les autres ?
- nous recommandez-vous Calasetta ou Caloforte ?
- nous avons beaucoup entendu parler d'Alghero, de Bosa et de Santa Teresa Gallura. Pensez-vous qu'il vaille la peine de zapper Chia / Caloforte / Calasetta / Cagliari au profit du Nord ?
Egalement, je vois beaucoup d'arnaques sur la location de voiture. Quelle agence nous recommandez-vous ?
Nous aimerions aussi faire quelques excursions en bateau (et eventuellement dormir sur un bateau). Quel est le meilleur endroit pour faire cela ?
Merci beaucoup pour votre aide !
Les grands projets se préparent, et souvent bien en avance. Plus le temps du départ approche, plus les doutes se font prégnants. Est-ce possible, est-ce que je ne tire pas trop sur la ficelle ? Mais d’expérience on sait que lorsque l’action est engagée, l’esprit se libère quelque peu, et les incertitudes reléguées au second plan, fournissent le piment de l’aventure.
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan Socompa
Cette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 jours
Dans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'Orpierre
A 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des Bergers
Avec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"
Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.
Dévoluy, massif calcaire
Nous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de Rioupes
Dans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passé
L’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommes
Une descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le Drac
Nous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouac
Dans un premier temps, quelques semaines avant de se lancer dans une nouvelle virée lointaine, nous décidons d’un tour de chauffe avec André, l’un de mes deux camarades engagés dans ce beau projet, plein d’incertitudes, 3000 km et 3 sommets dont deux 6000 en autonomie à vélo à travers le désert d’Atacama entre Argentine et Chili, que nous prévoyons de débuter fin septembre.
Volcan Tuzgle
Volcan San Francisco
Volcan SocompaCette expérience préparatoire va consister en un tour dans les Alpes, entre France et Italie, sur une distance de 600 km et 13 000 m de dénivelé en 9 jours, mais en configuration « lourde ». C’est-à-dire avec pas mal de matériel pour tester et voir ce que l’on peut améliorer avant le départ pour un séjour de longue durée dans les déserts andins. Nous voulons aussi éprouver les sensations en étant très chargés sur des montées longues. Je dois dire que je n’ai jamais voyagé si lourdement lesté en Europe !
Itinéraire de ces 9 joursDans toute entreprise humaine, le plus important est incontestablement le facteur humain. « Il n’y a de richesse que d’hommes », cette fameuse formule de Jean Bodin, philosophe du XVIème siècle, s’accorde bien, je pense, avec le voyage engagé à vélo. De la cohésion d’un groupe on est en mesure d’espérer la réussite, alors que chacun des éléments seul pourrait être amené à renoncer.
Mais il est nécessaire que se crée une cohésion, une vraie dynamique d’équipe. Cette courte équipée a aussi pour vocation à favoriser cette symbiose. De l’importance de l’entente dans les aventures risquées, outre le fait que l’on n’y arriverait pas sans participation active de chacun, lorsque cette symbiose s’est effectivement réalisée, on rentre avec des amis pour la vie. Et là, à mon sens c’est le plus beau des cadeaux que le voyage apporte.
Autant le contact avec les populations locales, même dans les coins reculés, où il n’y a pas grand monde, reste superficiel pour une multitude de raisons, autant la relation avec vos compagnons dans l’adversité se renforce et crée de vrais liens forts et durables. Donc, après une première phase de connaissance statique de trois jours en mars, où nous avons préparé notre voyage, bien qu’ayant gravi quelques cols des Vosges sous la neige, nous nous lançons dans une seconde dynamique, où chacun pourra évaluer le fonctionnement de l’autre, sans attendre de se retrouver dans le milieu hostile du désert et des hautes altitudes des Andes.
Nous voilà donc sur le départ pour 9 jours dans cette pré-aventure. Nous itinéraire enchaîne une succession de belles côtes bien raides, avec quelques portions de pistes, où il faudra pousser les vélos sur des kilomètres, et même quelques passages dans les prairies d’altitude du Queyras.
Sans l’avoir fait exprès, la période coïncide avec un créneau de canicule, où les 35 voire 40 degrés seront atteints tous les jours. Cela tombe bien, car ces conditions sur la « ruta 40 » en Argentine et dans la partie chilienne de l’itinéraire nous les connaîtrons. Ce qui va me permettre d’apprendre d’André quelques astuces pour lutter contre ces conditions difficiles, afin de se protéger la tête de la surchauffe. Je me méfie de ces chaleurs terribles, car j’étais passé près du coup du chaleur dans une traversée torride il y a 5 ans. Et cela peut s’abattre sur vous presque sans préavis, en particulier lorsqu’il est impossible de trouver un peu d’ombre.
Premier jour : Orpierre jusqu’aux environs de Corps : 96 km 1759 m de dénivelé à travers le Dévoluy, col de Festre et col du Noyer Départ matinal de ce magnifique village d’Orpierre, dominé de son impressionnant Quiquillon, piton calcaire de 200 m de haut, haut-lieu de l’escalade, rendez-vous de toute l’Europe en dehors de la saison chaude.
Quiquillon d'OrpierreA 6 heures du matin nous roulons. L’air est frais. Une légère humidité, résultant du rafraîchissement très relatif de la nuit, avive les senteurs des plantes de Provence, toujours très odoriférantes. Le trafic est quasi nul. Nous chercherons tout au long de notre parcours à éviter les routes passantes, cependant sans toujours y arriver. Certaines jonctions de fond de vallée ne seront pas très agréables. Mais en ce premier matin, nous nous débrouillons assez bien. Les 30 kilomètres, en direction du pied du col de Festre, nous conduisent par des routes détournées et désertes, qui évitent l’axe très passant de la vallée du Buëch, puis celui qui mène à Veynes.
La première difficulté, le col de Festre offre une montée d’une quinzaine de km et 800 m de dénivelé. Cette entrée dans le massif du Dévoluy est magnifique. Sur notre droite les majestueuses parois du pic de Bure et de la crête des Bergers prennent de l’ampleur au fur et à mesure de notre progression.
Chaque fois que je les contemple, je pense à deux très grands alpinistes qui ont fréquenté ces lieux, et y ont tracé des itinéraires de haut vol. Tout d’abord René Desmaison universellement connu pour les très nombreuses escalades extrêmes qu’il effectua, mais aussi Jean Couzy, grimpeur talentueux, parmi les meilleurs, en outre polytechnicien. Mais hélas, en 1958 il fut victime d‘une chute de pierre dans cette magnifique face étincelante de la crête des Bergers, ce qui mit fin à une carrière qui promettait encore beaucoup de beaux exploits intellectuels et sportifs.
Pic de Bure
Crête des BergersAvec un vélo lourdement chargé et un entraînement presque nul, ayant préféré aller à la pêche à la truite depuis le 15 mars, je me traîne, j’ai même des débuts de crampe, ce qui m’arrive très rarement, très mauvais signe dans un col somme toute pas très difficile. Mon compagnon, par contre, caracole tranquillement devant. J’espère seulement qu’il ne va pas trop s’ennuyer à m’attendre dans ces débuts laborieux. Je sais par expérience que la forme vient assez rapidement au fil du temps, mais 9 jours c’est court, trop court. On verra bien, pour le moment, simplement chercher à appuyer au maximum sur les pédales en évitant l’explosion.
mon vélo pour pays "civilisés"Enfin, le col est atteint. Nous y faisons une halte dans le restaurant qui matérialise le lieu. Une entrecôte grillée requinque son homme. Bien qu’ayant demandé une cuisson « bleue », elle m’est servie pour le moins bien cuite. Mais ne faisons pas le difficile.

Dévoluy, massif calcaireNous reprenons notre chevauchée en direction de Super-Dévoluy et du col du Noyer. Pour y parvenir, il faut au préalable franchir le col de Roupes à 1430 m d’altitude. Une fois au sommet, une descente assez courte mène au pied du col du Noyer.
Col de RioupesDans un village nous faisons le plein de nos bidons. Deux jeunes grimpeurs belges en font de même. Nous engageons la conversation et parlons des escalades marquantes des environs, et puis aussi du Verdon et de ses « lignes » mythiques, ULA, la Demande, les Ecureuils… Aïe cela me rappelle des souvenirs qui remontent maintenant à 40 ans, voire un peu plus ! Nous avons une vue de toute beauté sur les montagnes de cet impressionnant massif calcaire du Dévoluy, en particulier sur le pilier Desmaison au pic de Bure, qui de profil s’impose à nous sur 600 m de hauteur, deux tours Eiffel empilées !
Pilier Desmaison Pic de Bure
Un signe du passéL’effet fatigue commence à se faire sentir sérieusement en cette première journée, au cours de la montée du col du Noyer. Il culmine à 1664 m.

Nous y sommesUne descente vertigineuse nous conduit dans la vallée du Drac, rivière impétueuse qui charrie en permanence ou presque des eaux boueuses.
Le DracNous allons bivouaquer à l’orée d’un champ. Le paysan propriétaire du terrain, nous ayant gentiment donné l’autorisation de nous installer. Il va même rester un bon moment à discuter avec nous. Une pluie d’orage généreuse aura la politesse d’attendre, avant de s’abattre, que nos tentes soient montées et que notre riz ait eu le temps de cuire et d’être mangé. Elle sera assez violente, présage d’un lendemain sans nuages.
Premier bivouacArles-Nice à pieds par la voie aurelia, première marche de printemps
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
Lyon-Marseille-Arles: je rêvais depuis plusieurs mois de marcher sur les traces des légions d'Auguste de Arles à Rome par la voie aurélienne(via aurelia). Première grande marche de printemps, après le canal de Midi et Garonne en 2008(550 kms) et la ruta de la plata entre Séville et Santiago (1000 kms ) en 2007 de l'andalousie à la Galice. Cette première marchede printemps peut se préparer le long des longues soirées d'hiver en surfant sur Google ou sur VF, croiser les informations des marcheurs au long cours, vérifier que le peuple étrange des voyageuses a pris son vol pour les premiers voyages de printemps. Gitanita croise toujours dans le continent amérindien, Béatrices s'est fixée aux pieds du Causse du Haut Languedoc en rêvant de voyages au long cours, d'autres préparent un second périple au pays des sassanides, périple de dix jours, avion, bus et train compris. On a les vacances qu'on peut... De son côté, la voyageuse du cirque a repris la tournée de son cirque en Turquie, à 300 kms d'Aleppo: bientôt, le petit cirque italien s'installera pour une longue tournée de six mois en Syrie, pour passer ensuite en Egypte... Mes compagnons de route au long cours ont préféré le Népal qu'ils préparent activement. Comme la météo est capricieuse, derrière le projet « Via Aurelia » en 37 jours(1000 kms) j'ai mis en réserve le ruta de levante de Valencia à Ourense, par Tolède et Avila et si la météo est vraiment capricieuse, le tour de Corse par le sentier littoral, la mer méditerranée est toujours pleine d'embruns...
31 Mars 2009: ARLES-SAINT MARTIN DE CRAU : Ière étape: 21 kms:
« préambule d'une longue marche de printemps »
Lyon-Marseille-Arles: il me faut rejoindre Arles, mais je passerai auparavant par Marseille au Consulat de Syrie déposer une demande de visa pour mon prochain voyage: les informations de VF m'ont révélé que la délivrance des visas syriens est beaucoup plus rapide à Marseille qu'à Paris. Recu courtoisement par le consul, je ne peux m'empêcher de penser qu'il représente une effroyable bureaucratie actuellement au pouvoir à Damas. Sa courtoisie n'efface pas ma mémoire.
A midi, je suis à Sainte Trophyme(Arles) que je connais déjà et comme la première étape projetée: Arles-Salon(39 kms) me paraît tartarinesque, je tente le coup de la partager en deux étapes: Arles-saint Martin de Crau cet après midi, Salon de Provence demain...
Pour une mise en jambe, il vaut mieux être prudent avant une marche au long cours: mes chaussures italiennes sont récentes: elles ont encore besoin d'être « faites », « culottées » ou « débridées » selon ce que l'on veut.
La bête, malgré ses piscines hebdomadaires, a besoin de remettre en route ses muscles longs et de vérifier l'état de ses tendons (tendinite 2007).
Le sac est neuf, il faut réapprendre à le remplir et à privilégier le choix des poches(clin d'oeil aux marcheurs au long cours...)
le jet de l'inutile se fait au cours des trois premiers jours. Bien entendu, j'ai une carte grossière de la Via Aurelia trouvée sur Google, que je complèterai par des cartes IGN au 1/100.000 et les informations précieuses des offices du tourisme traversés.
J 'ai l'intention d'être émerveillé par les paysages, les montagnes, les cieux, les floraisons et les odeurs de printemps, les oiseaux et les animaux que je rencontrerai, les hommes aussi tout au long de mon long chemin... 1 avril 2009: Saint Martin de Crau-Salon de Provence: (28 kms) « la plaine de la crau fait toujours 70 kms de large »
ma voiture garée sur le parking de la gare, je contourne le premier rond-point d'Arles pour buter sur le vieux moulin de Van Gogh(en cours de restauration, la restauration à l'identique de la toile de Vincent bute sur la reconstruction de l'annexe en briques rouges au pied gauche du moulin) j'oublie de photographier la relique, hypnotisé par les arcades d'un pont moyenageux qui enjambe les canaux. La météo n'est pas au beau fixe: j'ai capoté le marcheur: K-Way-casquette américaine à longue visière, le parapluie oublié et qui fait déjà défaut...Heureusement, Zeus, Ouranos, dans leur Olympe, sont cléments: la pluie se mue en un crachin breton qui autorise la marche au long cours...
J'ai eu le choix entre le parcours dit « du patrimoine » qui suit le GR des alpilles et la longue plaine de la Crau (70 kms de Arles à Aix) j'ai privilégié le second itinéraire, ayant déjà fortement transpiré sur le premier dans une autre vie...des alpilles au Ventoux.
La plaine de la Crau reste une large plaine alluviale où les mas s'égrènent le long du chemin, les portails des domaines ouvrant sur de longues allées de mûriers. La plaine est verte et humide: l'eau sourd de toutes parts, de multiples canaux de dérivations: les cheavux camarguais, les grues, les canards sauvages, les aigrettes sont en harmonie avec le vert de ce printemps tardif: les odeurs, les parfums, les cris d'oiseaux se répondent, couverts souvent par le rugissement des diesels de la petite départementale, diesels fous qui ont quitté l'autoroute proche que l'on suit...
Au détour d'une allée de buis, le beau tympan roman de saint Geniès, à l'entrée de Rafèle entre Arles et saint Martin: platitude, longueur des kilomètres, seule la montagne sainte Victoire émerge au loin et nous rappelle qu'on marche sur Aix..
2 avril 2009: Salon-de-provence- Aix: 27 kms: « où le château de l'Emperi prend des allures de Marlborough »
Salon de Provence est sous la pluie: redondance avec la Fontaine de mousse de la place de la Fontaine: même le château de l'Emperi, à l'architecture toscane, ne respire pas le blond de la pierre d'Orgon. N'empêche, Salon est une ville que l'on dédaigne souvent, mais qui a de vrais airs d'Italie et Saint Michel et son vieux tympan roman valent le détour...
L'hotel de la poste, recommandé aux compostelliens(cf.ww.compostelle-paca...) regorge de marcheurs au long cours: un italien arrive de Rome et part sur Compostelle, un autre marcheur arrive ce soir: je n'aurais pas le temps de connaître sa destination: Rome ou Compostelle. Sur cet itinéraire, il arrive que l'on croise des flux de randonneurs dont on ne sait s'ils vont sur Rome ou sur l'Espagne.
Je n'oublie pas de faire tamponner mon « credential » d'agnostique: les cachets des hotels ou des offices de tourisme suffisent à mon bonheur, je crains un peu les couvents et les nonnes, j'attend l'Italie... La D17 m'offre à la sortie de Salon 17 kilomètres de Voie Aurélienne parfaite jusqu'à Eguille, une borne miliaire est fièrement dressée au KM 6 à la sortie de Salon, ma première borne milaire, elle a encore au flanc, la petite niche boite aux lettres des coursiers de l'empereur. J'imagine, sous le goudron de la D17 les amoncellements de graviers et les milliers d'esclaves morts à dresser cette longue voie entre ROME et ARLES, les légions d'Aurélien, de Marius et de Claude, jeunes légionnaires de 20 ans marchant sur les itinéraires des tables de PEUTENGER( avec espérance de vie de 30 ans et souliers de bois cloutés) j'apprécie d'autant mes Merrell et mes Trezeta(chaussures de marcheurs du XXI siècle après J-C)..
3 avril 2009 : AIX-TRETS-SAINT MAXIMIN (36 kms) où les métamorphoses de PICASSO au Musée Granet
La pluie tombe d'abondance, j'abandonne une partie de l'étape pour me consacrer au Musée GRANET d'AIX où m'attendent « les métamorphoses de Picasso », parcours initiatique à l'oeuvre du peintre de Vauvenargues (inhumé dans le parc du château) La première salle d'exposition me semble un peu « disney », façon cité des sciences de la Villette, avec musique initiatique si l'on effleure les cartouches des oeuvres du peintre, je préfère la recréation d'une femme nue couché avec couches numériques révélant le miracle de la création: merveille du numérique et de la pédagogie inter-active... dehors, il pleut toujours: j'irai dormir à TRETS, cité médiévale à 21 kms d'Aix, au pied de PUYLOUBIER, d'où je reprendrai mon errance jusqu'à saint Maximin la sainte baume.
L'hotel du Val de Trets, vieille maison provencale au pied des remparts, me réconcilie avec l'hotellerie francaise: j'apprécierai d'autant après ma longue marche le long du tombeau de Marius dans la plaine des Loubières(bataille de Marius contre les teutons...je suis toujours sur le voie aurelia)
ici des chiens errants me prennent en affection et je mettrai sept kilomètres avant de m'en séparer, en suivant une voie ferrée désaffectée pour effacer mes traces. Heureusement, une belle provencale, inquiète de leur présence et de leur propriétaire, les gardera pour moi, le temps que je m'éloigne...
Une halte à POURCIEUX, avec bistrot tenu par un étrange personnage déguisé en souteneur(gourmette en or, veste prune, pantalon noir, teint illuminé par les veilles et les costières du Var...) et une belle boulangère à la poitrine aussi généreuse que ses croissants au beurre et ses pissaladières. Mon dieu, que que la France des chemins est bonne...
3 avril 2009: Saint Maximin – Brignoles: « Marie-Madeleine a désormais deux tombeaux »
je vais déchiffrer ma deuxième borne miliaire de la voie aurelia grâce à Evelyne, hôtesse de l'office du tourisme de saint Maximin, bien plus compétente que moi sur le »noli ne tangere »du crâne de Marie-Madeleine, enchâssé dans la crypte de la basilique de saint Maximin. Moi qui lui dis qu'il s'agit d'une supercherie, les révolutionnaires étant passé par là en I793, elle me confirme que les restes précieux de la sainte avaient été cachés pendant la révolution et que le morceau de chair sanctifié par les doigts du christ sur le front de la pénitente est tombé du crâne lors de sa redécouverte... elle me précise même que si les restes trouvés dans le sarcophage de la sainte sont d'un homme, c'est que les chrétiens de l'époque, craignant que les sarrazins fassent main basse sur les reliques de Marie-Madeleine, avaient mis à sa place la dépouille du pauvre saint Isidore... croyant comprenne que pourra...
il n 'empêche que les sarcophage de la crypte, sarcophages paléo-chrétiens, romains ré-employés, valent bien ceux du musée archéologique d'Arles...et que le retable d'Andre de ROZEN et ses dix sept prédelles(1510-1520) me préparent sérieusement aux fresques de Giotto que je verrai bientôt dans quelques jours.
J'apprécie de plus en plus la culture et le charme des hôtesses des offices de tourisme: elles vous donnent envie d'approfondir et d'aller plus loi sur le chemin(pour mémoire, la seconde borne miliaire de saint maximin est entreposée dans le cloître de la basilique, elle a été trouvée sur le mont aurélien sur la même commune...)
4 avril 2009: où le GR 99 croise la via aurelia:
on avait laissé notre héros en contemplation devant sa deuxième borne miliaire: on avait oublié de dire que nos ponts et chaussées successifs avaient fait disparaître toute trace de la monumentale autoroute romaine. En Espagne, on marche encore sur les pavés de la Via Augusta. Dans le Var et les Alpes-Maritimes, la via aurelia s'appelle D17, Nationale 7, autoroute provencale. Alors, de temps en temps, pour retrouver les maquis et les buis, la guarrigue, le GR ou sentier de grande randonnée est la meilleur formule.. A Brignoles, c'est le GR 99 qui croise la via aurelia, il descend de BARJOLS et de BRAS, il a des odeurs de sangliers, de feuilles mortes et de poudre à fusil, il croise la piste des chasseurs locaux, l'on s'attend à tout moment à voir surgir, apeurée, une laie et ses marcassins. Malheureusement, je pense à Peter Mayle, de redoutables propriétaires terriens entourent leurs territoires de barbelés et de miradors et obligent le poétique GR à gravir collines et descendre vallons, sans raison, sinon la fièvre « propriétaire » d'un hobereau local(avec 4x4 et fusil à 3 coups) voilà pour le GR 99. Il en sera de même pour le GR41 et le GR 55, mêmes itinéraires tourmentés, à forte déclivité, mais où l'ascension terminée, l'estérel et les maures valent le détour. A partir du Muy, le GR prend le nom de GR 51 pour longer les crêtes de l'Estérel. Le pélerin-randonneu a le choix entre les départementales dangereuses et les sentiers de chasseurs: selon son humeur, son envie d'écologie ou de verdure, de nature ou de vieilles pierres, il peut opter pour l'une ou pour l'autre formule.La formule GR est toujours plus coûteuse en énergie: St Maximin-brignoles par le GR: 8 heures de marche, le même itinéraire par la départementale: 4 heures de marche...
Dans le premier cas, des odeurs de trohens en fleur, des buis, des chênes-verts, des chênes lièges, des guarrigues sauvages... dans le second cas, les odeurs de diesels mal réglés, et la mauvaise humeur des automobilistes qui vous frôlent rageusement, jaloux de leur territoire sur lequel vous empiétez...
5 avril 2009: Brignoles-Le Thoronet-Fréjus: « où l'on s'apercoit que ce n'était pas Aurélien qui avait commandité la via aurelia »
je ne sais pas pourquoi en arrivant à Fréjus je fredonne une complainte bretonne « de Nice à Concarneau », ce qui est sûr, c'est que je ne suis pas encore arrivé à Nice, même si mes étapes m'en rapprochent. Je devrais plutôt fredonner, comme Auguste en I7 avant JC, de ARLES à FREJUS et de ROME à FREJUS par la Turbie, voilà la belle idée de notre empereur, alors que nos légionnaires se gelaient à franchir les cols des Alpes et celui de Larche particulièrement, depuis des lustres...
Mais je vais être infidèle au parcours romain, à cause de mes amours cisterciennes: il me faut voir LE THORONET, après SENANQUE, SILVACANE et FONTFROIDE: THORONET, la plus simple, la plus sauvage, la plus austère des abbayes cisterciennes de Provence. Le randonneur des GR se sent en harmonie, avec son sac, avec la simplicité et l'évidence des architectures solesmiennes... il me faut cependant revenir à la Via Aurelia, et c'est à Fréjus que je prendrai mon troisième pied devant ma troisième borne miliaire, entreposée sous une arche des arènes, sans inscription, au milieu d'autres vestiges antiques. FREJUS est une vraie capitale archéologique romaine: on vient d'ailleurs de mettre au jour, en creusant un parking en face de la Poste, les vestiges du port antique de Fréjus: impressionnants...
Alors, que faire à Fréjus, sinon passer des arènes à l'aqueduc de la porte dorée, à la reconstitution d'une magnifique villa romaine au musée archéologique, contempler les colonnes romaines de ré-emploi du baptistère paléo-chrétien de la cathédrale, et surtout, comble du syndrome de Stendhal, tomber en pamoison devant les 18 prédelles du retable de Jacobo DRANDI (1410-1463) consacré à la vie de sainte Marguerite( la carte postale de ce retable est en vente au prix de 60 centimes à la librairie du cloître de la cathédrale)
FREJUS: Capitale gréco-romaine ou sarrazine ?
Voilà pour le patrimoine, que dire de la sociologie de ce chemin romain ? Les sarrazins ont depuis longtemps repris pieds en Provence et les défenses et les fortifications érigées au IX et X ièmes siècles sur les contreforts des Maures et de L'Estérel n'ont plus de signification et sont tombées depuis longtemps devant une immigration d'outre-méditerranée qui s'est installée curieusement au coeur des cités médiévales provencales...
Nous allons à prix d'or acheter les dars de leurs casbah qu'ils désertent pour les banlieues de leurs grandes villes, tandis qu'ils restaurent avec ardeur les vieux quartiers de nos bastides..les horribles ETAP-HOTEL, B and B, et autres F1 fleurissent dans nos banlieues et aux périphéries des villes traversées... subsistent avec bonheur des hotels Riviera (Fréjus) de l'avenir (Saint Martin de Crau) les kebbabs, les épiceries tenues 7/7 par Ahmed, Karim et Mamadou... Les petits-bourgeois gaulois paient sur trente ans leurs pavillons en parpaing, tandis que les descendants de Mohamed restaurent et font revivre de belles demeures médiévales oubliées au coeur de cités fortifiées.
Le soir, des brunes aux yeux de gazelle rient très fort entre elles aux terrasses des cafés construits sur les traces des anciennes fortifications. La provence sarrazine est une réalité dont il faut se réjouir: il n'y a pas de meilleure intégration que l'accent chargé d'ail et de senteurs provencales de Mahdi, Leila, Khaled et Mina, leur vitalité, leur humour et leur absence de qu'en dira-t-on. Parfois, je songe aux fantômes errants de ces belles demeures avec qui ils font si bon ménage.
Ce soir, je dormirai chez Mohamed, après avoir gravi les vieux escaliers aux tomettes provencales de son hotel chargé d'ans et d'histoires...
6 Avril: FREJUS – LES ADRETS : « où les crêtes de l'estérel font oublier la via aurelia »
si l'on suit le parcours historique de la via aurelia, on doit suivre le bord de mer de saint Raphael à Cannes, revêtu de bêton et de goudron... La via aurelia mérite mieux que çà: on choisira de remonter le cours du Reyron à Partir de Fréjus et de gagner l'ancien barrage de Malpasset: on franchira ensuite l'Estérel par les Adrets... Pas un véhicule, pas une moto, des allées de chênes-liège et des paysages sur l'arrière pays àvous couper le souffle.
Détail amusant, c'est aussi la région où l'on trouve le plus de l'espèce curieuse de « l'étrange peuple des voyageuses », surtout des voyageuses en « a », mais aussi des voyageuses en « o ».
Aux adrets, c'est une voyageuse en « o » qui va me faire découvrir l'estérel et son arrière-pays, nous échangerons sur nos raids réciproques, elle dans le sud-est asiatique et moi sur mes marches au long cours. Nous passerons deux heures sympas à échanger nos bons plans et nos itinéraires: demain, je suivrai à son initiative les rives du lac de saint Cassien pour rejoindre PEYMEINADE. Elle m'aura permis de raccourcir mon étape en m'offrant de découvrir les rives d'un lac walchensien. Je rejoindrais la via aurelia à MOUANS-SARTOU...
Je regrette déjà de laisser l'étrange voyageuse dans son petit village de l'Estérel, je sais qu'au détour d'un chemin, au retour d'un trek, je la retrouverai, plaine d'humour, de convivialité, de simplicité et d'ouverture aux autres.
Voyage-Forum a cela de bon qu'il nous laisse des amis dans les coins les plus inaccessibles et les plus surprenants. Je marchera demain en pensant à elle, la remerciant du fond du coeur des paysages qu'elle m'aura permis de découvrir et que mon itinéraire n'avait pas prévu.
L'Estérel laisse demain sa place pour le Massif du tanneron.
7 avril : Les adrets-Montauroux (14 kms) « où une vfiste change l'itinéraire de la voie aurélienne
Nostalgique de cette rencontre furtive avec « O » la belle vfiste(brune, 1, 77 m)je me retiens du sms de regret du style « n'ai je pas été trop tactile? Je me suis pourtant retenu »(lu dans les perles de VF)il me faut reprendre la route: mon compteur indique encore 764 kms avant ROME... heureusement, BORDIGHIERA, ma ville fantasmée approche...
I4 kms après les Adrets, après avoir suivi les rives du lac de Saint Cassien, prêt à aborder le virage de PEYMEINADE, les klaxons compulsifs d'un véhicule que j'aurais pu prendre pour celui d'une boulangère livrant son pain me font me retourner et voilà-t-y pas que je retrouve ma vfiste en « o » que le hasard ou le destin remettait sur ma route...
Il est l'heure du café de I0 heures, le soleil est de la partie, nous voilà dérivant vers MONTAUROUX, village non inscrit dans l'itinéraire...mon destin sera-t-il lui aussi bouleversé?
Ma bonne étoile me suggère que ce soir, le gîte et le couvert seront assurés par Voyage Forum, merci Francois... la solidarité des voyageurs ou du peuple étrange des voyageuses me fera découvrir la gentillesse, la générosité, l'ouverture d'esprit de certains habitués du Forum: je ne regretterai pas le détour: non seulement, je vivrai au rythme et au coeur d'un village provencal, mais les curiosité du patrimoine de MONTAUROUX et de CALLIAN(village de Christian DIOR et de soeur Emmanuelle) n'auront plus de secret pour moi.
La voyageuse en « 0 » me fera découvrir les rouges corsés des coteaux du Var, j'échangerai contre son accueil un saint Estèphe, château BONIS, élevé et mis en fût au château...
bonjour,
nous souhaitons partir à 3 motos 15 jours en juillet pour faire les lacs de l'italie du nord et retour par l'autriche. y a t il un accueil en chambre d'hotes en italie ou vaut il mieux réserver des hôtels? quelqu'un a t il déjà fait ce genre de périple? conseils sur les étapes bienvenus.
merci d'avance
😏
Bonjour,
En prévision de notre voyage à moto en Toscane cet été, j'ai lu que les motos n'avaient pas le même type de contrainte que les voitures pour les ZTL, c'est à dire que nous pouvons circuler dans les centre villes.
Nous avons 2 motos de type trail (800 cm3), donc pas des scooters ni des vélomoteurs, mais plutot du assez gros gabarit, avec valises, etc...........
Est-ce que quelqu'un peut nous confirmer qu'en effet on peut circuler sans peur de recevoir une amende ?
Et quid du stationnement ? Est-ce que la maréchaussée transalpine est tolérante avec les motos ? Les parkings sont-ils payants ? Dans le cas où nous serions sur un parking payant , est-ce que les motos sont facturées ? Hors de question que nous nous garions en plein milieu d'une jolie place piétonnière, néanmoins l'idée est de se rapprocher le plus possible du centre afin de se déplacer ensuite à pieds.
Et pour les entrées des monuments, y a-t-il des problèmes avec les éventuels casques, sacs à dos, etc ?
Tout conseil serait grandement apprécié, merci beaucoup !
En prévision de notre voyage à moto en Toscane cet été, j'ai lu que les motos n'avaient pas le même type de contrainte que les voitures pour les ZTL, c'est à dire que nous pouvons circuler dans les centre villes.
Nous avons 2 motos de type trail (800 cm3), donc pas des scooters ni des vélomoteurs, mais plutot du assez gros gabarit, avec valises, etc...........
Est-ce que quelqu'un peut nous confirmer qu'en effet on peut circuler sans peur de recevoir une amende ?
Et quid du stationnement ? Est-ce que la maréchaussée transalpine est tolérante avec les motos ? Les parkings sont-ils payants ? Dans le cas où nous serions sur un parking payant , est-ce que les motos sont facturées ? Hors de question que nous nous garions en plein milieu d'une jolie place piétonnière, néanmoins l'idée est de se rapprocher le plus possible du centre afin de se déplacer ensuite à pieds.
Et pour les entrées des monuments, y a-t-il des problèmes avec les éventuels casques, sacs à dos, etc ?
Tout conseil serait grandement apprécié, merci beaucoup !
bonjour tout le monde
j'espere que vous allez bien !
je voulais savoir si quelqu'un a deja fait le voyage en bateau de tartous (syrie) a venise(italie) !?
a bientot les amis
Bonjour,
Partant en Italie les 15 premiers jours de septembre, nous souhaitons savoir s'il serra facil de faire du camping sauvage en Italie du nord, et plus particulièrement sur le lac de braie, le lac de garde, et s'il est possible de camper dans les dolomites.
Merci d'avance pour vos réponses.
Re: Camping sauvage près des lacs en italie du Nord (en réponse à...)
16 août 2010 à 19:58 Modifier Supprimer Citer Répondre
bonjour je fais un copié/collé d'une réponse que j'ai faite sur un autre post comme tu peux voir camping sauvage oui, mais toujours très discret , endroits planqués et tente montée la nuit tombée et démontée à 6h(hé oui je suis un matinal...)ne t'attends pas à des cadeaux de la part des italiens , ils n'ont pas de sympathie particulière pour les touristes en général (ce que je comprends vu les hordes , dont on fait partie ne l'oublions pas )ni pour les français en particulier, et le voyage itinérant moyens légers confort minimum comme nous l'avons fait est pour beaucoup totalement incompréhensible , pas du tout dans leur culture.J'ai directement posé la question les quelques fois ou la relation l'a permis (c'est possible mais y faut faire un effort d'approche), car les regards de tout poil(curieux , narquois , voire dégoutés !etc) que les passants jetaient rien que sur la remorque (pas vu une seule voiture avec une attache caravane sauf un mec qui trimballait une moto aussi rutilante que sa bagnole) comme si c'était une faute de gout... sûr qu'il y a de ça, si des gens qui connaissent bien les Italiens peuvent me dirent ce qu'ils en pensent, le tour des grands lacs que j'ai approché est très urbanisé et "chic", friqué quoi, de plus très escarpé, les dolomites , je connais pas ... pour ceux qui lisent ce post à la recherche d'infos de ce genre: rapide récit et comptes d'un voyage en Italie le plus économique possible: * Depart de Toulouse ; 1 bivouac sur aire d'autoroute (la dernière avant l'Italie, nous n'ètions pas les seuls, ça rassure!) à l'aller un au retour: 0E * Gênes une nuit camping sauvage sur les hauteurs de la ville à coté du garage qui nous a réparé un petit problème mécanique ; bus pour visiter la ville A/R 4E/pers; 10E/pers repas pris au bar de la plage * Lac d'Orta 4 jours / 3 nuits camping sauvage dans l'arrière pays, 10mn de voiture sur les petites routes et on est en pleine nature . Visite d'Orta petite balade à pied pour y aller : pas de frais de parking, pique-niques sur la plage publique la plus proche:0E * Iseo : camping ( un peu d'hygiene s'impose de temps en temps)13E/ pers, et restau car pluie diluvienne 22E/pers * Pour Venise nous avons fait du camping sauvage ( très discrètement, toujours!) sur la plage "via Berton" à CA ballarin juste à la sortie de Cavallino sur la presqu'ile de Jessolo (douches publiques pour se rincer de l'eau de mer , savon interdits), à l'est de la lagune une nuit à l'aller , une autre au retour de Venise ; bivouaqué sur le parking payant privé avec l'autorisation du gérant après la fermeture du parking au public à 22h30 sachant que nous partions à 5h du mat pour prendre le 1° vaporetto pour Venise, retour à 23h et re 5h du mat le lendemain etc 10E pour 24h cout du vaporetto 16E par jour par personne sur toutes les lignes à volonté indispensable pour visiter Venise par les lignes maritimes ( cout d'un billet valable une heure : 6.50E); une petite sieste l'après midi au Gardini Publicco pour récupérer de ces nuits courtes; Repas : pannini variés et parts de pizza à emporter avec 8 E par repas ça nous suffisait On a fait l'impasse des monuments et musées payants préferant les ambiances des rues, des quartiers, sauf le baptistère de Florence ,4E / pers * à Florence le camping associé à l'auberge de jeunesse" villa Camerata" nous a couté 28.50 E /jour pour 3 personnes tente et voiture bus direct 17, 1.20E le trajet pour le centre ville au pied de la montée d'accès au camping on peut profiter de l'infrastructure de l'AJ et son public cosmopolite pour les relations , et plusieurs employés à l'accueil parlent français (pratique) cela défie toute concurence en Italie! * Une nuit dans le Chianti , Voltera etc: camping sauvage à proximité de S.Gimignano :0E * A Pise , on y est arrivé à la nuit presque tombante, en contournant une usine et un centre de détente sportif à la recherche d'un coin pour casser la croute , on trouve derriere un vaste parking qui sert probablement d'aire d'attente de chargement pour les camions , mais complètement vide à cette heure ci , et agreablement bordé d'une pelouse bien entretenue idéale pour y jeter notre tente "jetable', départ à 5h du mat pour être sur le Campo de Pise complètement vide au lever du soleil (féerique), pas de problème pour se garer juste à l'entrée si tôt , et repartis avant l'afflux touristique... HEBERGEMENT, RESTAURATION, TRANSPORTS COLLECTIFS A part les Repas confectionnés nous-même, produits achetés en supermarchés : voyage france Italie A/R : 2 nuits :0E Gênes: 14E une nuit un repas Orta: 2 nuits : 0E Iseo(lac): 35E une nuit un repas Venise : 71E / pers pour 5 jours/4 nuits passés dans le coin; 4 repas Florence: 40E pour 3jours /2 nuits; 2 repas Pise: 0E pour 1jour/ 1 nuit total:160E/pers FRAIS D'ESSENCE ET PEAGES :135E/personne NOURRITURE ACHETEE EN MAGASIN, plus quelques POTS et glaces "italiennes" mmh, plus quelques babioles en guise de SOUVENIRS pour les copains de mes 2 fils , 17 et 19 ans : 100E/pers TOTAL du voyage:400E/pers soit 1200E en tout pour nous 3 pour 14 nuitées. Moyens : Une renault mégane diesel avec une petite remorque couverte ou étaient rangés les affaires personnelles et le petit matériel de camping , laissant la place pour que les 2 jeunes dorment dans la voiture sièges arrière repliés, moi-même utilisant un hamac ou une petite tente "jetable" . Certes , ce fut un " survol " de l'Italie du nord et Toscane , je reste un peu sur ma faim, j'avoue ! et puis nous allons alimenter le préjugé qu'ont les Italiens sur les Français "radins", tant pis à chacun selon ses moyens! et pour mes fils , ce premier voyage "on the road again" à la découverte d'un autre pays riche en histoire et aux visions à couper le souffle, au mode de vie sensiblement différent , de l'expérience d'être un touriste "ètranger" dans des lieux ou "l'on vous voit venir" et que notre manière d'être n'est pas neutre, a été une réussite . Voilà, à toutes fins utiles, et si vous avez des questions , je serai ravi d'essayer de vous répondre , ayant moi-même beaucoup utilisé les forums (et le guide du routard) pour préparer ce voyage .ciao
16 août 2010 à 19:58 Modifier Supprimer Citer Répondre
bonjour je fais un copié/collé d'une réponse que j'ai faite sur un autre post comme tu peux voir camping sauvage oui, mais toujours très discret , endroits planqués et tente montée la nuit tombée et démontée à 6h(hé oui je suis un matinal...)ne t'attends pas à des cadeaux de la part des italiens , ils n'ont pas de sympathie particulière pour les touristes en général (ce que je comprends vu les hordes , dont on fait partie ne l'oublions pas )ni pour les français en particulier, et le voyage itinérant moyens légers confort minimum comme nous l'avons fait est pour beaucoup totalement incompréhensible , pas du tout dans leur culture.J'ai directement posé la question les quelques fois ou la relation l'a permis (c'est possible mais y faut faire un effort d'approche), car les regards de tout poil(curieux , narquois , voire dégoutés !etc) que les passants jetaient rien que sur la remorque (pas vu une seule voiture avec une attache caravane sauf un mec qui trimballait une moto aussi rutilante que sa bagnole) comme si c'était une faute de gout... sûr qu'il y a de ça, si des gens qui connaissent bien les Italiens peuvent me dirent ce qu'ils en pensent, le tour des grands lacs que j'ai approché est très urbanisé et "chic", friqué quoi, de plus très escarpé, les dolomites , je connais pas ... pour ceux qui lisent ce post à la recherche d'infos de ce genre: rapide récit et comptes d'un voyage en Italie le plus économique possible: * Depart de Toulouse ; 1 bivouac sur aire d'autoroute (la dernière avant l'Italie, nous n'ètions pas les seuls, ça rassure!) à l'aller un au retour: 0E * Gênes une nuit camping sauvage sur les hauteurs de la ville à coté du garage qui nous a réparé un petit problème mécanique ; bus pour visiter la ville A/R 4E/pers; 10E/pers repas pris au bar de la plage * Lac d'Orta 4 jours / 3 nuits camping sauvage dans l'arrière pays, 10mn de voiture sur les petites routes et on est en pleine nature . Visite d'Orta petite balade à pied pour y aller : pas de frais de parking, pique-niques sur la plage publique la plus proche:0E * Iseo : camping ( un peu d'hygiene s'impose de temps en temps)13E/ pers, et restau car pluie diluvienne 22E/pers * Pour Venise nous avons fait du camping sauvage ( très discrètement, toujours!) sur la plage "via Berton" à CA ballarin juste à la sortie de Cavallino sur la presqu'ile de Jessolo (douches publiques pour se rincer de l'eau de mer , savon interdits), à l'est de la lagune une nuit à l'aller , une autre au retour de Venise ; bivouaqué sur le parking payant privé avec l'autorisation du gérant après la fermeture du parking au public à 22h30 sachant que nous partions à 5h du mat pour prendre le 1° vaporetto pour Venise, retour à 23h et re 5h du mat le lendemain etc 10E pour 24h cout du vaporetto 16E par jour par personne sur toutes les lignes à volonté indispensable pour visiter Venise par les lignes maritimes ( cout d'un billet valable une heure : 6.50E); une petite sieste l'après midi au Gardini Publicco pour récupérer de ces nuits courtes; Repas : pannini variés et parts de pizza à emporter avec 8 E par repas ça nous suffisait On a fait l'impasse des monuments et musées payants préferant les ambiances des rues, des quartiers, sauf le baptistère de Florence ,4E / pers * à Florence le camping associé à l'auberge de jeunesse" villa Camerata" nous a couté 28.50 E /jour pour 3 personnes tente et voiture bus direct 17, 1.20E le trajet pour le centre ville au pied de la montée d'accès au camping on peut profiter de l'infrastructure de l'AJ et son public cosmopolite pour les relations , et plusieurs employés à l'accueil parlent français (pratique) cela défie toute concurence en Italie! * Une nuit dans le Chianti , Voltera etc: camping sauvage à proximité de S.Gimignano :0E * A Pise , on y est arrivé à la nuit presque tombante, en contournant une usine et un centre de détente sportif à la recherche d'un coin pour casser la croute , on trouve derriere un vaste parking qui sert probablement d'aire d'attente de chargement pour les camions , mais complètement vide à cette heure ci , et agreablement bordé d'une pelouse bien entretenue idéale pour y jeter notre tente "jetable', départ à 5h du mat pour être sur le Campo de Pise complètement vide au lever du soleil (féerique), pas de problème pour se garer juste à l'entrée si tôt , et repartis avant l'afflux touristique... HEBERGEMENT, RESTAURATION, TRANSPORTS COLLECTIFS A part les Repas confectionnés nous-même, produits achetés en supermarchés : voyage france Italie A/R : 2 nuits :0E Gênes: 14E une nuit un repas Orta: 2 nuits : 0E Iseo(lac): 35E une nuit un repas Venise : 71E / pers pour 5 jours/4 nuits passés dans le coin; 4 repas Florence: 40E pour 3jours /2 nuits; 2 repas Pise: 0E pour 1jour/ 1 nuit total:160E/pers FRAIS D'ESSENCE ET PEAGES :135E/personne NOURRITURE ACHETEE EN MAGASIN, plus quelques POTS et glaces "italiennes" mmh, plus quelques babioles en guise de SOUVENIRS pour les copains de mes 2 fils , 17 et 19 ans : 100E/pers TOTAL du voyage:400E/pers soit 1200E en tout pour nous 3 pour 14 nuitées. Moyens : Une renault mégane diesel avec une petite remorque couverte ou étaient rangés les affaires personnelles et le petit matériel de camping , laissant la place pour que les 2 jeunes dorment dans la voiture sièges arrière repliés, moi-même utilisant un hamac ou une petite tente "jetable" . Certes , ce fut un " survol " de l'Italie du nord et Toscane , je reste un peu sur ma faim, j'avoue ! et puis nous allons alimenter le préjugé qu'ont les Italiens sur les Français "radins", tant pis à chacun selon ses moyens! et pour mes fils , ce premier voyage "on the road again" à la découverte d'un autre pays riche en histoire et aux visions à couper le souffle, au mode de vie sensiblement différent , de l'expérience d'être un touriste "ètranger" dans des lieux ou "l'on vous voit venir" et que notre manière d'être n'est pas neutre, a été une réussite . Voilà, à toutes fins utiles, et si vous avez des questions , je serai ravi d'essayer de vous répondre , ayant moi-même beaucoup utilisé les forums (et le guide du routard) pour préparer ce voyage .ciao

Bonjour à tous,
Nous désirons nous rendre en Slovénie en faisant une étape de quelques jours à l'aller ou au retour dans la province de Mantoue. Nous voyageons en caravane et n'avons pas de gros moyens, toutes les idées seront bienvenues tant pour l'Italie que pour la Slovénie. Nous sommes des pré-Pépés et mémés de 58 et 53 ans, nous aimons donc un peu de calme, merci d'avance
Bonjour,
Je viens tout juste d'acheter des vols pour Palerme, départ ce lundi.
J'ai besoin de vos bons conseils et plans afin de réussir notre voyage itinérant.
On ne pourra certainement faire qu'une partie de l'île et ce sera la partie est.
Il y a-t-il des pièges à éviter dans la location de voitures et hôtels ?
Merci infiniment pour votre aide. 🙏
salut, début mai je pars pour un séjour itinérant en italie du sud et sicile, j'ai lu que près de otrante il y a une ancienne carrière de bauxite abandonnée qui forme maintenant des lacs aux berges trés colorées, quelqu'un pourrait il me tuyauter sur l'accés à prendre exactement pour rejoindre cette carrière et me dire combien de temps prévoir pour cette visite, je pense que rien n'est organisé , est ce même bien permis de s'y rendre ?
Je suis par ailleurs preneurs de tout bon tuyaux de visites concernant des sites naturels trés colorés et dont les roches peuvent prendre des formes étranges et tourmentées, aprés otrante et la région des pouilles je vais dans la baie de naple --> sicile et îles éoliennes, merci d'avance pour toutes vos infos!
Bonjour ,
Ayant en projet un séjour itinérant d'une semaine en Sardaigne au Mois de Mai 2013 , auriez-vous un guide pratique à nous conseiller pour bien visiter et séjourner facilement dans ce pays ? Notre organisation est la suivante : Vol "sec" et location de voiture, hébergement en B & B ou hôtels .
Merci pour vos réponses
Cordialement
Comme Nous envisageons de parcourir en itinérant la Via Francigena de Lucques à Sienne en Toscane , j’aimerais savoir :
- Ou passer une nuit à Lucques en Hotel petit budget ou camping
- Et surtout ou laisser une voiture durant 1 semaine ? connaitriez vous un établissement susceptible d’accepter cela ?
- Enfin y a-t-il des transports publics entre Sienne et Lucques (car je vais devoir récupérer la voiture au bout d’une semaine)?
Si quelqu’un a quelques réponses à ces questions pratiques …
- Enfin y a-t-il des transports publics entre Sienne et Lucques (car je vais devoir récupérer la voiture au bout d’une semaine)?
Si quelqu’un a quelques réponses à ces questions pratiques …
Nous souhaitons randonner en itinérant de gîte en gîte en Toscane au printemps 2009 (nous sommes trois amies entre 50 et 60 ans) pendant une semaine. Existe-t-il un topo guide de cette région ? Des cartes ? D'autre part, un exemple de circuit nous serait bien utile avec les destinations et les hébergements et si possible les prix, éventuellement les dénivelés.
Merci d'avance.
Amicalement.
F.
Bonjour à tous,
Je projette d'effectuer un voyage itinérant (voiture de location) cet été au mois de juillet. J'aimerais vous soumettre cet itinéraire indicatif pour avoir vos opinions (points de chute à modifier, distances à réévaluer) sachant que nous cherchons à voir un peu de tout ce que cette région du monde a à nous offrir (montagnes et lacs pour la rando mais aussi chateaux et patrimoine), quitte à revenir plus tard dans certaines des régions traversées.
J1 : arrivée à Munich en train depuis Paris J2 à 4 : Sud-Bavière. Châteaux de Louis II, Zuspitze, Garmisch... J5 : Sud-Bavière > Dolomites (Bolzano) avec arrêt rapide à Innsbruck J6 et 7 : Dolomites pour randonner J8 : étape au nord du Lac de Garde J9 et 10 : Venise J11 : étape nord de l'Italie (type Cortina d'Ampezzo) J12-13 : route du Grossglockner puis Zell am See J14-15 : Salzbourg/Hallstatt J 16 : retour Munich, visite J 17 : Retour Paris en train
En variante nous pensions potentiellement à abandonner Salzbourg pour rester plus longtemps au Lac de Garde et dans les Dolomites.
Merci d'avance pour vos suggestions/conseils avisés
François
Je projette d'effectuer un voyage itinérant (voiture de location) cet été au mois de juillet. J'aimerais vous soumettre cet itinéraire indicatif pour avoir vos opinions (points de chute à modifier, distances à réévaluer) sachant que nous cherchons à voir un peu de tout ce que cette région du monde a à nous offrir (montagnes et lacs pour la rando mais aussi chateaux et patrimoine), quitte à revenir plus tard dans certaines des régions traversées.
J1 : arrivée à Munich en train depuis Paris J2 à 4 : Sud-Bavière. Châteaux de Louis II, Zuspitze, Garmisch... J5 : Sud-Bavière > Dolomites (Bolzano) avec arrêt rapide à Innsbruck J6 et 7 : Dolomites pour randonner J8 : étape au nord du Lac de Garde J9 et 10 : Venise J11 : étape nord de l'Italie (type Cortina d'Ampezzo) J12-13 : route du Grossglockner puis Zell am See J14-15 : Salzbourg/Hallstatt J 16 : retour Munich, visite J 17 : Retour Paris en train
En variante nous pensions potentiellement à abandonner Salzbourg pour rester plus longtemps au Lac de Garde et dans les Dolomites.
Merci d'avance pour vos suggestions/conseils avisés
François
Bonjour,
Nous aimerions partir pour l'Italie ou la Sardaigne en itinérant en mode camping "tente" mais à voir les sites des campings, les tarifs sont HALLUCINANTS comparer à la FRANCE/ CORSE.
Quand on nous annonce entre 40 et 45 euros pour 2 personnes/ voiture/ electricité / emplacement tente alors nous ne comprenons pas!!!
Nous recherchons juste des campings simples sous les pinèdes pas trop loin des plages à la corse quoi....
Si quelqu'un peut nous éclairer sur les tarifs campings italiens du côté de follonica ou la sardaigne alors nous sommes preneur car les sites "camping tarifs" ne sont pas toujours très facile à comprendre..
Les Italiens ont l'air d'adorer les gros campings tout inclus etc.. avec des milliers de transats alignés sur les plages choses que nous détestons...
CDLT..
Quand on nous annonce entre 40 et 45 euros pour 2 personnes/ voiture/ electricité / emplacement tente alors nous ne comprenons pas!!!
Nous recherchons juste des campings simples sous les pinèdes pas trop loin des plages à la corse quoi....
Si quelqu'un peut nous éclairer sur les tarifs campings italiens du côté de follonica ou la sardaigne alors nous sommes preneur car les sites "camping tarifs" ne sont pas toujours très facile à comprendre..
Les Italiens ont l'air d'adorer les gros campings tout inclus etc.. avec des milliers de transats alignés sur les plages choses que nous détestons...
CDLT..
nous partons à 3 en sicile fin avril pour 15jours en itinerant
nous souhaitons limiter nos etapes à 4 lieux(palerme, acirela, noto, agrigente)
avez vous des adresses pour acireale, noto ou leurs environs ainsi qu'agrigente
nous louons une voiture donc pas limités dans nos déplacements
merci à l'avance
PS:si vous avez aussi des propositions de balades à pied à la journée je suis preneuse
Je recherche des informations sur la Sicile en vélo. j'aimerais faire un voyage itinérant du 16 au 24 avril 2010 (Paris Catane) je ne fais pas de cyclo-camping je loge en gites, chambres d'hôtes, hôtels. J'aimerais avoir des informations : routes, itinéraires, logement...par des cyclos ayant déjà vécus ce périple, et si vous êtes intéressés pourquoi pas! merci à l'avance
Bonjour,
Nous envisageons de passer nos vacances d'été en Sardaigne avec notre fils de 5ans, en mode itinérant avec une location de voiture et 4 points de chute sur l'île :
- Arrivée à OLBIA (EasyJet depuis Lyon) (2 nuits) - STINTINO (3 nuits) - CAPO TESTA (2 nuits) - LA MADDALENA (2 nuits) - COSTA SMERALDA (vers cappricioli) (3 nuits) + 2 autres nuits à placer (périple de 14 jours) selon les lieux les plus intéressant.
Comme pour la Sicile (voir post avril 2014 Brasilia38 sur le Forum), nous avons un budget MAX (certes bcp plus important que pour la Sicile, la Sardaigne semble beaucoup plus cher quand même!) et recherchons des bons plans sympa notamment sur les hébergements (hôtels, chambres d'hôtes, camping, appartement...). Nous recherchons avant tout l'authenticité (pas d'hébergements jets sets ou ''bling bling'' - pas le budget de toute manière Lol) A la recherche de conseils sur les points de chute retenus, notamment en ce qui concerne les hébergements et vos avis/retours d'expériences en terme d'ambiance, plage, choses à voir...
Merci à vous.
Les Isérois (FRANCE)
Nous envisageons de passer nos vacances d'été en Sardaigne avec notre fils de 5ans, en mode itinérant avec une location de voiture et 4 points de chute sur l'île :
- Arrivée à OLBIA (EasyJet depuis Lyon) (2 nuits) - STINTINO (3 nuits) - CAPO TESTA (2 nuits) - LA MADDALENA (2 nuits) - COSTA SMERALDA (vers cappricioli) (3 nuits) + 2 autres nuits à placer (périple de 14 jours) selon les lieux les plus intéressant.
Comme pour la Sicile (voir post avril 2014 Brasilia38 sur le Forum), nous avons un budget MAX (certes bcp plus important que pour la Sicile, la Sardaigne semble beaucoup plus cher quand même!) et recherchons des bons plans sympa notamment sur les hébergements (hôtels, chambres d'hôtes, camping, appartement...). Nous recherchons avant tout l'authenticité (pas d'hébergements jets sets ou ''bling bling'' - pas le budget de toute manière Lol) A la recherche de conseils sur les points de chute retenus, notamment en ce qui concerne les hébergements et vos avis/retours d'expériences en terme d'ambiance, plage, choses à voir...
Merci à vous.
Les Isérois (FRANCE)
Bonjour !
Je commence à préparer mon voyage pour cet été, à trois et en famille. Ce sera un voyage itinérant en Europe de l'Est avec le pass InterRail, au départ de Paris. Le trajet et presque tracé, mais j'hésite à comment boucler notre voyage. La dernière destination que j'ai en vue est Milan, mais de là, j'hésite à faire soit Gênes, puis dans le coin de Nice, et remonter à Paris, ou plutôt monter à Genève, puis peut-être visiter Dijon, avant de rentrer. En sachant que nous sommes plutôt branchés culture, et nous aurions déjà bien goûté à la plage et tout le tralala.
J'aimerais savoir lequel des trajet sera le plus pratique en train, et quelles villes sont les plus intéressantes.
Si vous avez d'autres destinations à proposer, je suis également preneuse (:
Merci d'avance !
Merci d'avance !
Bonjour à tous,
je pars du 27 juillet au 6 août avec une amie en sicile. Nous souhaitons faire un séjour itinérant et peu cher. Nous allons surement nous déplacer en transport en commun et donc nous ne voulons pas nous charger avec une tente.
Est il possible de dormir sans tente dans un camping? Quelqu'un a-t'il déjà fait ça? la météo à cette période le permet-elle?
Merci par avance pour vos réponses.
andouté
Bonjour,
Je suis chargée d'organiser un voyage pour 5 en italie du nord en itinérant au mois de juin 2009, et j'aurais aimé savoir s'il est possible ou non dans ce pays de trouver facilement un camping sans réservation.
Merci par avance, Marlène.
bonjour,
nous allons dans les dolomites cet été avec nos deux enfants (12 et 14 ans), et nous recherchons un circuit itinérant sur quelques jours. Pensez-vous qu'il soit possible de faire les via ferrata les plus faciles sans accompagnateur?
J'ai un peu regardé les propositions des agences, mais d'une part je trouve cela assez cher, et j'ai l'impression que ce n'est pas destiné aux familles. Même les offres "rando liberté", c'est à dire sans accompagnateur sont assez chères.
Nous avons fait, il y a deux ans en Autriche, une location d'une semaine dans laquelle était compris deux nuits en refuge (d'accord, refuge rustique et nourriture simple, mais quel souvenir!).
merci de vos avis,
merci de vos avis,
Hi there,
A little week or rather ten days—second week of June—in Sardinia sound good to you? Let me know if you're interested. Departing from Sète with Corsica Ferry and returning the same way.
We’ll be moving around, spending a max of 2 days in any one town. If you love walking, perfect.
See you soon!
Thanks
Bonjour
Je cherche à m'organiser un séjour de 4 ou 5 jours dans les Dolomites en Italie ou j'aimerais pratiquer la via ferrata : soit en mode itinérant en mixtant avec de la rando soit en mode basé dans un camping ou un refuge et réaliser des via ferrata à la journée.
Si vous connaissez , merci de me donner des idées de parcours ou de via mythique car je peine à trouver de la doc la dessus... Merci
Si vous connaissez , merci de me donner des idées de parcours ou de via mythique car je peine à trouver de la doc la dessus... Merci
Bonjour à tous,
Nous prévoyons de partie en Sicile en Juillet sur 2 semaines, avec enfants de 8 et 4 ans. L'idée est de faire une découverte tranquille de l'île pdt une dizaine de jours puis aller dans les îles éoliennes.
Afin de ne pas faire trop d'itinérant et ménager les enfants, on cherche à se poser qqn jours à 1 ou 2 (voire 3 ?) - endroits d'où nous pourrions rayonner. Mais je ne me rends pas compte des temps de trajet / de la circulation.
Quels seraient de votre point de vue les points de chute idéaux, en bord de mer ?
Je me dis: - un stop sur la cote Nord pour voir Cefalu et Palerme - un stop à l'ESt d'où nous pourrions rayonner pour voir Catane, Syracuse, Taormine, l'Etna...
Mais Agrigente est-elle accessible aisément ou faut-il également y passer la nuit ?
Et puis si vous avez des bonnes adresses, je suis preneur également (critère n°1 : il faut une piscine et/ou une belle plage à côté) 😉
Merci
Nous prévoyons de partie en Sicile en Juillet sur 2 semaines, avec enfants de 8 et 4 ans. L'idée est de faire une découverte tranquille de l'île pdt une dizaine de jours puis aller dans les îles éoliennes.
Afin de ne pas faire trop d'itinérant et ménager les enfants, on cherche à se poser qqn jours à 1 ou 2 (voire 3 ?) - endroits d'où nous pourrions rayonner. Mais je ne me rends pas compte des temps de trajet / de la circulation.
Quels seraient de votre point de vue les points de chute idéaux, en bord de mer ?
Je me dis: - un stop sur la cote Nord pour voir Cefalu et Palerme - un stop à l'ESt d'où nous pourrions rayonner pour voir Catane, Syracuse, Taormine, l'Etna...
Mais Agrigente est-elle accessible aisément ou faut-il également y passer la nuit ?
Et puis si vous avez des bonnes adresses, je suis preneur également (critère n°1 : il faut une piscine et/ou une belle plage à côté) 😉
Merci










